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Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 1 septembre 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
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Références

Le matin, 1923-09-01, Collections de BAnQ.

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[" \u2018+L, II \u2014 No 35 Rédaction: 162 rue Saint-Denis Chambres 300 - 301 Administration: 164 rue Saint-Denis Tél.: Est 893.Atelier, M.7309 Abonnements par la Poste Canada Etranger Unan.$2.50 $3.50 Six mois .1.60 1.75 Directeur : ROGER MAILLET MONTREAL, SAMEDI, ler SEPTEMBRE 1923 ET TOUTES LES INIQUITES AVC POLITIQUE ET LITTERAIRE CONTRE T OUS LES ABUS Le Numéro: CINQ SOUS LA RENTREE DES CLASSES Je supplie les ouvriers de renoncer à corriger leur progéniture, en continuant à leurs enfants cet héritage de taloches qu\u2019ils ont reçu de.temps ,immémorial.Une des causes de la déchéance physique, morale et politique de notre pays est due au manque de raisonnement qui préside à l\u2019éducation des fils d\u2019ouvriers.Les coups en font des révoltés ou des abrutis.HENRI ROCHEFORT.Journal d'avant-garde tod Questions actuelles LA MORT POUR LES SPECULATEURS Le gouvernement allemand, dans un sursaut d\u2019énergie, vient de décréter la peine de mort pour les spéculateurs en valeurs étrangères, Pourquoi la spéculation, en quoi que ce soit, n\u2019est-elle pas, dans tous les pays, en tous temps, punie de mort?La spéculation est un vol aux conséquences terribles.Des individus absolument improductifs, donc nuisibles, bâtissent des fortunes sur des achats et des ventes fictifs de valeurs dont le travail paie les déficits.Les agents de change, presque tous spéculateurs, presque tous véreux, faillissent; les banques ferment leurs portes malgré la soi disante inspection protectrice du gouvernement, entraînant dans le gouffre des fortunes acquises par le travail et les économies si dures à réaliser, le tout augmentant la haine du travail contre le capital, même honnête.Il est temps de copier Streseman et de punir de mort tous les spéculateurs.LE VIN DANS LES HOTELS Certains journaux annoncent que le premier ministre a l\u2019intention d\u2019autoriser la vente du vin, du vin de table surtout, du vin clairet, dans les hôtels où, enfin il pourra faire concurrence à certaines bières exécrables, frelaiées, dopées, que nous buvons à la grande joie des brasseurs millionnaires qui augmentent leur fortune aux dépens de notre bourse et de notre santé ! Si M.Taschereau se décide à faire passer ce projet, nous l\u2019en féliciterons sincèrement.Et ceci preuvera encore que le Mdtin ne combat les hommes politiques en raison de leur personne méme; il combat les hommes politiques qui par ignorance, par fainéantise ou par veulerie ne remplissent pas leurs devoirs politiques de voir et de prévoir et qui se souciant plus «le leur propre intérêt que celui de la nation, restent les esclaves soumis et obéissants d\u2019un groupe su d\u2019une coterie au lieu d\u2019en être les chefs.L'INSTRUCTION PRIMAIRE DANS L\u2019ONTARIO { Mardi dernier le premier ministre de l\u2019Ontario, l\u2019honorable Ferguson, annonçait des réformes imminentes dans le système d\u2019éducation de sa province.=: sF i ; és Je n\u2019ai pas encore sous les yeux le détail des |: réformes qu\u2019il a l\u2019intention de faire, mais il veut + en faire, il en, fera, et sera félicité par toute la t population ontarienne.Dans la province de Québec, qu\u2019habite une population aussi intelligente que celle de l\u2019Ontario, nous ne faisons rien, excepté des discours.Nous nous donnons des billets de satisfaction pleine et entière, Nous sommes heureux de notre infériorité manifeste et nous crions à tous les échos: Honneur à la provivce de Québec! Vive notre mission providentielle ! - Nous restons les deux pieds dans le même sabot, toujours ennemis de l'effort.\\ Le journal le Canada essaye de tromper ses .lecteurs, Nos écoles, toutes nos écoles, réclament des réformes importantes.Dans l\u2019Ontario, il existe un ministère de l\u2019Instruction publique, et les instituteurs sont beaucoup mieux payés que !es nôtres qui ergotent pour dix piastres de pension ! ! ! Où cet entêtement criminel nous mènera-t-il ?UN NOUVEAU MOLOCH Encore une banque qui devient la proie d\u2019une autre.La banque de Commerce, tel un brochet, vient d\u2019engloutir celle d\u2019Hamilton.L\u2019exemple de la puissante banque de Montréa] accaparant celle des Marchands se-répète.Bientôt il ne restera plus quequatre banques, puis trois, puis deux, puis une, une seule, qui sera toute puissante, la Banque, souveraine qui tiendra sous son joug tous les capitalistes, toute l\u2019industrie, tout le commerce.Cette Banque, comme l\u2019amour, ne connaîtra nulle loi; elle drainera dans ses coffres tout l\u2019on du pays.À sa tête, se placera un comité dit de direction; le veau d\u2019or sera son président.Elle achètera le blé aux \u2018cultivateurs de l'Ouest au prix le plus minime qu\u2019Elle voudra fixer.Déjà ces cultivateurs se plaignaient des prix trop bas que leur\u2019 offrent les compagnies de chemin de fer, et songeaient à se bâtir des élévateurs pour leurs grains pour se soustraire à l\u2019exploitation des compagnies et attendre de meilleures conditions de vente.Cette précaution sera inuti'e.La l\u2019unique Banque, aura tout en mains.\u201cCette fusion des banques est plus dangereuse qu\u2019un trust: elle supprime radicalement toute velléité de concurrence ou de compétition.La Banque de demain, par l\u2019énormité de ses ressources, contrôlera toutes ]es énergies, et avant tout l\u2019Etat lui-même.INCOGNITO ! L\u2019Etiquette qu sévit sur la vie des grands ou des puissants a son côté burlesque, quand elle ne l\u2019est pas entièrement elle-même.On nous annonce à coups de trompettes que le sympathique Prince de Galles va venir se repo- ger dans son \u201cranch\u201d canadien.Il ne veut pas être mis à nouveau à la torture officielle: pas de ces discours stupides, mal écrits, pleins de louanges bassement flatteuses et de protestations d\u2019amour, de fidélité et autres calembredaines ; pas de ba's où ses danseuses auront été désignées à l\u2019avance, placées comme par hasard\u2014 et ça ne se voit pas !\u2014sur son passage à portée de sa main.Alors pourquoi nous faire savoir qu\u2019il s\u2019ap- pe'lera le Duc de Cornwall pendant ce voyage dit incognito, qu\u2019il débarquera à Québec par tel bateau, qu\u2019il ira voir, toujours incognito Monsieur, Madame ou Mademoiselle X sept étoiles ?Le non moins sympathique, galant, courageux.ete., etc., roi d\u2019Espagne s\u2019appelle le Duc de Toledo quand il va flirter à Deauville.Et tout le monde sait que le Duc de Toledo c\u2019est le roi d\u2019Espagne et vice-versa, ce qui rappelle Mlle Nitouche ou Floridor c\u2019est Célestin et Cé:estin, c\u2019est Floridor.; Toute cette publicité est stupide.Banque, \u201c (suite à la quatrième page) LA CULBUTE DES BANQUES PELION SUR OSSA successif des banques dans notre beau pays?Nous ne le croyons pas.Car tant que dans les parlements durera le règne des ministres banquiers, tant que les petits avocats devenus des grands millionnaires de par la politique continueront à servir (?) et leur intérêt privé et l'intérêt général on peut bien s\u2019attendre aux plus gigantesques faillites.Comment voulez-vous, en effet, que des ministres millionnaires défendent le peuple pour un salaire de $10,000 par année alors que les maisons de haute phynance leur en versent 60 mille?Le seul remède consisterait'à donner à nos chers ministres un bonus de 350,000 par année.Hélas! ceux-ci seraient capables de l\u2019accepter et incapables de refuser les $70,000 de salaire- dividende que les gros établissements ne manqueraient pas alors de leur offrir.En attendant, les épargnes du peuple disparaissent dans le remous, les déconfitures s\u2019entassent comme Pelion sur Ossa; seules, pleurent et geignent quantité de petites gens sans importance: veuves, ouvriers, orphelins, artisans, boutiquiers, commis, le peuple erifin, ?a masse ignorante, donc faible, Nous ne pouvons que nous féliciter de toutes ces catastrophes car notre population est ainsi faite qu\u2019elle ne réagit qu\u2019après un nombre étonnant de coups de pieds.Faut-il vraiment s\u2019étonner de l\u2019écroulement| Les moutons ne veulent pas se rendre compte de l\u2019absurdité d\u2019un régime qui autorise un ministre de l\u2019agriculture à fonder \u2014 ô poème \u2014 une banque pour les cu'itivateurs, les moutons excusent un particulier qui a l\u2019audace de prétendre représenter au parlement son intérêt privé en même temps que l\u2019intérêt général?Eh bien, soit! .Nous ne souhaitons qu\u2019une chose, c\u2019est que le réveil se produise à temps.Mais de grâce oui, de grâce qu\u2019on ne vienne done plus nous faire:suer avec les \u2018\u201c\u2018progrès du bolchevisme\u201d, thème favori das politicailleurs vides d\u2019idées ! '.Les plus grands bolchevistes du Canada, ce sont les Gouin, les Fielding, les Graham, les Tas- chereau, les Dandurand et autrès Carons de la secte politico-phynancière.Ceux qui préparent les grèves, les paniques et les désastres sont les profiteurs et les valets du veau d\u2019or, .Ceux qui trahissent le pays et la race, ce sont ces faux grands hommes \u2018\u201cd\u2019action\u201d qu'on a\u2018 leurs surnommés ACTIONNAIRES et ce sont créatures.Les fauteurs de bolchevisme dans tous les pays ce sont les trustards et les autocrates.Ce qui est vrai dans tous les pays l\u2019est aussi dans le nôtre.! J.0.B.A propos dela Kommission Il ne se passe pour ainsi dire pas de jour que nous ne recevions au Mâtin quantité de questions ou d'informations qu\u2019il nous faut laisser au fond de notre panier.Nous n\u2019avons pas le temps ni les moyens de découvrir tous les pots- aux-roses; quand aux informations, nous sommes souvent contraints de les mettre de côté, attendu que nos informateurs ne nous offrent aucun moyen de contrôle.° Pourtant, tous nos amis devraient savoir que la discrétion, chez les journalistes, dépasse de beaucoup celle des médecins et des avocats.Il faut que l\u2019on comprenne une fois pour toutes qu\u2019il nous est impossible de publier quoi que ce \u2018soit que nous ne puissions vérifier.A titre de curiosité, et pour bien montrer le mécontentement engendré par la kommission de que'ques phrases un certain nombre de lettres \u2018que nous avons reçues: Quel est le contracteur dont le fils dit à tout | venant que son père a donné des comptes acquittés à certains hauts dignitaires de la Commission pour certaines réparations faites à leurs résidences et leurs maisons d\u2019affaires?\u2014 Quel est le contracteur qui a le droit et le pouvoir de dicter a la \u2018Commission ce qu'elle doit faire en temps et lieu?\u2014Quel est le nom de l\u2019officier supérieur qui, ayant refusé de faire ce qu\u2019on lui disait de faire, est obligé de donner sa démission, parce qu\u2019il a dit au président ce qu\u2019il en pensait?\u2014 Quel est l\u2019officier supérieur qui fait la pluie et le \u2018beau temps à la Commission parce qu'il est: \u201cThe man behind the throne\u201d et qu\u2019il tire les ficelles sales que son maître a peur de toucher?\u2014 Quel est l\u2019officier supérieur qui maintient une échelle de salaire avec laquelle les employés ne peuvent vivre; que lui-même se contente d\u2019un salaire de quatre mille piastres par année, avec limousine et chauffeur à son éternelle disposition ?\u2014 Quel est l\u2019officier supérieur qui, au lieu de faire son travail, fait certaines visites mystérieuses, dans l\u2019Ouest, ma chère?\u2014 Quel est le haut dignitaire qui a déjà dit à son chauffeur que ses deux collègues étaient des \u201cvoyous\u201d ?\u2014 Que] est le haut dignitaire qui refuse d'assister aux assemblées régulières de 'a Commission, tant que Simard II sera là?\u2014 Quel est le subatterne que l\u2019on congédia, sans raison, qui fit des démarches pour se défendre, mais que le Kaiser Simard IÏ refusa même d\u2019entendre?\u2014 Quel est l'officier supérieur qui, n'ayant rien à faire, se contente d\u2019espionner les employés?\u2014 Quels sont les officiers supérieurs que la Commission n'aura jamais l\u2019audace de congédier?Pourquoi?En connaissent-ils trop?\u2014Quel est le gérant qui fut accusé de vol, d\u2019ivrognerie, de conduite indécente et qui est encore à l\u2019emploi de la Commission ?\u2014 Que's sont les officiers supérieurs qui seront décapités d\u2019ici au premier de janvier?\u2014 Quels sont les départements dans lesquels on devrait enquêter?\u2014 Quels sont les hommes les plus populaires et les plus impopulaires de la Commission?Pourquoi?\u2014 Quel est le gérant qui, pour avoir vendu quatre bouteilles de Scotch fut condamné à la prison?\u2014 Quel est le gérant qui en vendit des milliers de caisses, qui défia la Commission, et qui régla à amiable avec une amende de mille piastres ?\u2014 Fuel est l\u2019officier supérieur qui, comme gérant \u2018Me magasin, laissa un déficit de près de cinq mille piastres sans qu\u2019ilne lui en coûte un sou ?\u2014 Quel est l\u2019officier supérieur qui conseille les gé- wants de faire du \u201cbootlegging\u201d, mais en prenant teurs précautions?\u2014 Quel est le magasin du bas de la ville qui fait du bootlegging au su et au vu le tous sans être inquiété?\u2014 Quel est le nom du rérant qui fit des milliers de piastres en faisant Mu bootlegging?Que] est I'anci~n ministre pro- wincial qui le protégeait?Que\u2019 est le conseiller législatif qui le protégeait?\u2014 Quel est le conseiller jégislatif qui prétend qu\u2019il n\u2019y a qu\u2019un seul entre- ipreneur dans la ville de Montréal qui puisse don- iner satisfaction à la Commission?\u2014Quel est le tonseiller législatif qui a forcé la main à son va- Jet Simard II à ce sujet?\u2014 Qu'est-ce que cette combinaison Mignault- Simard -Perron- Gouin, sans oublier leur valet DeGrandpré?etc., etc.Nous pourrions continuer ainsi pendant quatre colonnes.Que nos amis nous apportent des faits, des chiffres, des dates.Nous ferons le reste, M.Simard, qu\u2019il nous soit permis de résumer en Son Honneur le maire Médéric Martin reçoit $10,000 par année, ° Mais Charlie Chaplin regoit $1,000,000, et c\u2019est justice.Car comme bouffon Charlot beaucoup sur Médéric.x XX Il y a longtemps que.nous n'avons pas eu de meurtre à Montréal, MM.les assassins sont-ils en vacances, tout comme les juges?Ou bien c\u2019est-y que le sergent Ferdinand La- fleur aurait repris som \u201cquart\u201d avec le reste de la troupe?l'emporte de * Xk % Après les multiples faillites de banques, M.Joseph-Edouard Caron, ministre de l\u2019Agriculture, f/nde une banque \u2014 sa banque \u2014 pour les agriculteurs.Ce n'est pas le ministre de U Agriculture, prétendent les amis de J.-E., qui fonde cette barque, c\u2019est M.Jos.Ed.Caron.De même, évidemment, que ça west pas M\u2019, Joseph-Ed.Caron qui est le grand prêtre de Ce- rès au cabinet provincial: c\u2019est le ministre de l\u2019agriculture, Vous saisissez la nuance sans doute?Eh bien, pas moi! ¥* KK C\u2019est la mode d\u2019Ottawa que l\u2019on veut pratiquer à Québec: M.Nicol n'est-il pas, lui aussi, directeur d\u2019une banque?Ou nos banques sont bonnes, ow bien elles me le sYnt pas.Et si nos banques sont bonnes, M.Caron, pourquoi ne pas acheter des actions dans,la Banque Nationale à 99 dollars?($6.00 meilleur marché que vos Actions.) Auriez-vous plus confiance en M.Lavoie, ancien gérant de la banque Nationale, en votre acolyte, M.D\u20acnis, l\u2019homme qui a acheté des animaux de race pour votre département, qu\u2019en votre collègue au ministère, M.Jacob Nicol?xxx Et M.J.O.Lacroix, le talentueux examira- teur, n\u2019était pas nommé jugê.Et M.L.H.Rivet, qui aurait bien aimé à monter sur le banc, fut envoyé par le bon sire Lo- mer (qui n\u2019a jamais mis ses culottes à l'envers) vers des contrées d\u2019où l\u2019on revient rarement.Ah! combien de Rivet, combien de capitaines.(voir la suite dans Victor Hugo).¥* XK x Est-ce possible, Sophronie?Vous dites bien que le jeune Satanas avait promis son \u201cappui moral\u201d à Tétrault, dans Dorion, contre le cousin de tit-char PerrYn?Je croyais qu\u2019il l'avait promis à Perrier contre le Poulin fringant de sir Lomer?\u201cSatanas aurait-il lui aussi son couteau \u201cPour de ses ennemis fendre et trouer la peau?\u201d Nous avions toujours cru que ce couteau wé- tait qu\u2019un rasoir \u2014 un rasoir affilé par une éminence rousse.x à *X Combien reçoivent certains profeseurs d\u2019un: versité pour composer des discours à l\u2019usage des politiciens ?# XX Un lecteur mous demande les noms des députés gédéraux de Maskinongé, Berthier et l\u2019As- sYmption : Nous avons répordu que ces personnages, n'ayant jamais manifesté leur existence au Parlemert, N'EXISTAIENT positivement pas! Le public de MYntréal s\u2019ennuie de ne plus voir le portrait de M.Bijou Casgrain dans les journaux, AllOns, sénateur, un bon mouvement: faites quelque chose pour le peuplé, MH Or parle du juge L.P.Brodeur comme futur lieutenant-gouverneur: la famille de M.Alexandre Taschereau est donc toute placée! xxx On dit que M.Sauvé vient de faire une neuvaine dans le but d'obtenir du ciel que M.Leomyde PerrYn reste ministre de la Voirie.xxx Le sénateur Dandurand joue du veto derrière les rideaux, Tirez, tirez le rideau, M.le sénateur, en avez l'habitude.VOUS LE PORC EPIQUE, MAGNANCULTURE \u201cM.Magnan réclame à grands cris la liberté ides pères de famille.M.Magnan sait-il ce que c\u2019est que la liberté?On peut en douter, Pour \"apprendre, M.Magnan , pourrait lire la vie de Garcia Moreno, président de l\u2019Equateur, vengeur at martyr du droit chrétien.Garcia Moreno a Dpéré de grandes réformes dans son pays en sé guidant du principe suivant: \u201cLiberté pour tous et pour tout, excepté.pour le mal et les malfaiteurs.\u201d Pour Garcia Moreno, le pére de famille mégligeant de donner & ses enfants instruction suffisante était un malfaiteur, au même titre que le père de famille ne donnant pas à ses enfants une nourriture corporelle suffisante.Garcia Moreno, par sa loi de 1871, a décrété pour son pays l\u2019instruction primaire gratuite et obligatoire.\u201d .LE BOMBARDIER.-\u2014 LE DEFI DE MACNAB Le baron Atholstan n\u2019a pas daigné répondre a notre ami Macnab, Pris en flagrant délit de fraude et de mensonge, le putride baron s\u2019accroupit derrière ses sacs d\u2019écus mal acquis et s\u2019efforce de rallumer la mèche de son pétard mouillé (the Whisper or Death).La conduite du lord Atholstan dans toute cette affaire \u2014 et dans presque toutes les autres \u2014 est un déshonneur pour le titre qu\u2019il porte, déshonneur qui rejaillit sur l\u2019ordre des lords tout entier, Le propriétaire du Star, lord Atholstan ! Atholstan, un lord?Un lord, ça?Laissez-moi rire! C\u2019est tout au plus ud pauvre homme, l\u2019homme le plus vil et le plus justement méprisé de e Montréal.R.M.Hon.Arthur Meighen and Hon.\u201cNed\u201d Macdonald The new minister in Nova-Scotia distinguishes himself in unseemly manner and measure (By BRENTON A, MACNAB.) NOTE, \u2014 In proper protest, as a Nova Scotian, 1 write.Hon.Arthur Melighen, a distinguished public man, the honored leader of a great party, while in my native province recently, was wantonly insulted and slandered in unheard of fashion, without excuse, without provocation, on his part.All rules of restraint, every semblance of courtesy, all of the traditional rules of Nova Scotian hospitality; \u2014 these were cast aside by Hon.E.M.Macdonald, Minister of Militia \u2014designate in his public references to Hon.Arthur Meighen.Humiliation, shame and dishonor were put upon Nova Scotia by the new Minister of the King administration.The decent people of the province, too, were put under odium and reproach, I, therefore, desire to make it clear to \u201cLe Matin\u201d readers what manner of man Hon.E.M.MacDonald \u201cis, and show the methods employed by him in pursuance of his so-called duties in Nova Scotia.I have accardingly made plain, in the plainest possible language at command, my warranted indignation and deep resentment, confident that I shall carry the judgment of those who read this deserved denunciation and rebuke of Hon.Arthur Meighen\u2019s assailant.\u2014B.A.M.Mr.Roger Maillet, the Director of Le Matin, in the last issue of this outspoken journal, pungently and aptly drew attention to the illustrative example of Hon.E.M.Macdonald, Minister of Militia, whose election to a porfolio is now pending in a Nova Scotian constituency.While declining to be a Laurier candidate in 1917 in Pictou as Mr.Maillet pointed out, te-day Mr.Macdonald takes ministerial rank at Ottawa, without adverse comment so far as Le Soleil newspaper of Quebec is concerned.And while the Quebec paper, said Mr, Maillet, has unmeasured denunciation for Hon, Arthur Meighen, styled by that journal \u201cthe Father of Conscription\u201d, it has none whatever for Mr.Macdonald, nor Mr, Fielding, nor Mr, Maclean (of Halifax), nor the various other former Liberal members who either signified approval of conscriptipn in their acts, or became Unionist members and ministers; and then resumed their old party affiliation once the war was over.x X If Mr.Meighen was \u201cthe Father of Conscription\u201d, as alleged by Le Soleil, adds Mr.Maillet, then the three gentlemen named (and others, too,) were of his family.They consequently are entitled to share, in their respective degrees, the same blame put upon \u201cPère\u201d Meighen by that paper.Mr.Maillet\u2019s points, I think, are well taken concerning the Soleil\u2019s well-known and illiberal partisanship, daily and duly established, in order to keep up the prejudice against the Federal Opposition leader in the minds of the Quebec paper's readers.I do not intend to further labor the point.The conscription issue of the late war has become a dead issue in the political dry boneyard, except in papers of the Soleil stamp, and in the face of the present-day problems confronting Canada.Requiescat in Pace.> Px x x * But it surely is of interest to the readers of Le Matin now to learn how Hon.E.M.Macdonald, who is the Minister of Militia\u2014designate in these piping times of peace in Canada, is at the moment demeaning himself in Nova Scotia.There he makes war.There he recently attacked Hon, Arthur Meighen from another and opposite angle than that of the Soleil\u2019s thrusts, Mr.Macdonald charged in public that the whole Meighen family\u2014the whole d.d family ! as the slang phrase has it\u2014and its relatives, too, were shirkers in wartime.; Speaking at North Sydney during the just- ended bye-election in North Cape Breton-Victo- ria.Hon.Mr.Macdonald sought to make public sentiment against Hon.Ma, Meighen, on the eve of polling, in charging that the lattef\u2019s relatives, and those of his wife, too, (place aux dames!\u2014 les Macdonalds sont toujours une race galante!) were remiss in going overseas.The Minister of Militia was so successful that the Ottawa administration candidate, Mr.Kelly, was elected\u2014 but by a minority vote of 1000\u2014in a three-cor- nered contest, that number more of the electors voting for the Labor man, so-called, and the Conservative candidate, than for the \u201ctriumphant\u201d Liberal, It is openly charged, and not denied, that \u201cRed Dan\u201d Macdonald (one of the numerous clan) was a life-long \u201cLiberal\u201d, despite his \u201cLabor\u201d pretensions, and put in the breach by his honorable Chieftain, to spoil the chances of the Meighen candidate.And so Mr.Kelly n.wo XX Hon.Mr.Macdonald, in the speech referred to used these words, with much melodramatic posturing and emphasis.(I have at my disposal a verbatim report of this most interesting speech.) :\u2014 \u201cNot One of Meighen\u2019s relations on either side went to the war.Yet Meighen talks about the sacrifices for the war.\u201d » The real point of the particular utterance quoted here is that a son, of Hon.Mr.Macdonald did go to the front, saw some service, was wounded, His father every chance, given and taken, has not since ceased to boast the act in Parliaments (vide Hansard) and out of it; never hesitated to blatantly and complacently couple up that not altogether uncommon action of his son in Nova Scotia, where are many gallant men (with a not inconsiderable sprinkling of professional was \u201cheros\u2019\u201d) in conjunction with His own action, in, retiring in neutrality from public life, and.from the Liberal party practically, in 191v, when the war was still on and until it was over, Thus Mr.Macdonald in .Pictou.# Sk And in the Ottawa convention of 1919, after Sir Wilfrid Laurier \u2018died, Mr.Macdonald, who deserted him thus, did not join the French-Can- adian delegates from Quebec in voting for Mr.Mackenzie King\u2019s leadership.(Now let the Soleil speak up!) He marked his ballot as of first choice for an Ontario aspirant, and spoke for him also.And, now, the Minister of Militia, soon to seek election\u2014the neutral Macdonald of 1917, with new-found zeal-\u2014casts about him with avidity, for cause of reproach on the part of those who did not go to the front.He singles out the Meighen family and its connections as especially blameworthy, With what truth?Not much, indeed, XX Had Hon.Arthur Meighen cared to beast about it\u2014as Hon.Mr.Macdonald did surely trumpet his son\u2019s quite proper action overmuch \u2014what would the Meighen record show as compared with that of the Macdonalds of the Honorable Minister\u2019s ilk?First of all, it would reveal that Mr.Macdonald uttered a wicked falsehood at North Sydney! That falsehood is established by the fyles of his own department.But Mr.Macdonald did not take the trquble to examine em, One of Mr.Meighen\u2019s brothers, it is true, remained in Canada during the war to care for an invalid wife and a young family.This lady even now is incapacitated, just as was she during the war period, It seems to me just, that this perfectly valid reason, one as well properly put forward in the cases of many hundreds of other good Canadians, without question shoud free from malevolent criticism such as that of Macdonald, those who were so unfortunately cireum- stanced.Besides that, anyone who knows Warden Meighen of the Manitoba Stonv Mountain penitentiary, will surely protest against any attempt to asperse oy belittle him, either in regard to his spirit and inclination to serve his country, or his fighting capacity.He makes the fight to reclaim unfortunates his own.Wo When recently removed from the wardenshin of the Maritime penitentiary at Dorchester, N.B., and sent West, several of the Maritime con- viets pleaded to be allowed to go to Manitoba with Warden Meighen, so attached haa they become to him, so devout was their belief in his spirit of humanity, so well had he striven for their mental, moral and spiritual regeneration, and a return to good citizenship when the time came for their release.One conviet, a foreigner, who had been taught to read and write.under the prison tuition, penned a letter to the Warden, begging to be taken along.It was a touching epist'e, if ever there was one.These happenings surely do mot betoken anything else than the acts of à trve-hearted, gnoë man, and not a shirker, I have no brief from Hon.Mr.Meighen 1» write thus.I do it as a matter of simple justice, as a deserved rebuke to Hon.Mr.Macdonald, whose taste in the remarks given here was execrable.Indeed, I am not at all sure how Mr Meighen regards my various writings.He does not control my pen.I have never consulted him in that respect.Certainly I did not, as was quite apparent, in recently dealing so frankiy with Mr \u201cBuck-Passer\u201d Ballantvne, seeing that both Messrs.Meighen and Ballantyne are on the same platform to-day at Cartierville.I again say now that Mr.Ballantyne coes not strengthen the Cou- servative cause in Montreal, I have \"earned the above facts, a: they cone cern W len Meighen's official acts, from \u2018A (Continued ou pay 1) rester debout, au pouvoir \"quatre ans, a laquelle il persiste lui : tête, désertée et repoussée comme ; une épave compromettante et péril- 'leuse.: Alors pourquoi les chefs et délégués \u201c du parti l'ont-ils approuvé d'emblée .fidèle?Mais surtout, pourquoi l\u2019ou- - trager?\u2019 , histoire ayant un - EL NOTRE OPINION ET QUESTIONS DU JOUR LA VOTRE SUR LES Ly \u201cJustice\u201d, nouvel organe conservateur de Montréal n'y va pas de main morte au sujet de la persécution ministérielle contre la presse, Pas un parlement au monde, pas même l\u2019empereur d'Allemagne, l\u2019autocrate par excellence, pas même le tzar, maître temporel et spirituel de toutes les Russies, n'auraient eu l\u2019ignorante audace de faire insérer, dans les statuts de leur pays, une loi aussi criminellement injuste, aussi contraire à toute notion de sens légal, et aussi attentatoire à la liberté du citoyen.Il faut savoir gré à la \u201cJustice\u201d de continuer le bon combat, La majorité de la presse est trop portée à l'oubli.même sur des questions qui concernent son existence.* x Contre ces \u201csuppléments\u201d en couleur qui s'efforcent d'être comiques et que donnent en pâture, aux enfants, les grandg journaux, la \u2018\u2018Gazette\u201d s\u2019insurge.Quoi de plus bête, en effet, quoi de plus colossalement sot et plat que ces pages \u2014 textes et dessins\u2014 quoi de plus propre à enniaiser l'enfance?x XE XE Parlant de M.A.R.McMaster, un imbécile qui signe \u2018de Bergerac\u201d, écrit ceci.Finalement il vota contre le gouvernement sou, Prétexte le budget était trop protectionniste pour ses principes libre-échangistes, et il passa, armes et bagages, à la queue du parti ouvrier-bolchéviste.I! y \u2018était encore, à la fin de la que sesson; aujourd'hui, il fait la visite de son comté, expliquant à ses électeurs, qui l\u2019ont élu comme bon libéral, pourquoi il de bord, et cherche à se faire pardon- est l\u2019autre ner sa volte-face.\u201cCyrano de Bergerac\u201d devenu créchard! Elle est savoureuse! Jo- criss accusant un homme qui n\u2019a pas voulu changer de \u201c\u2018volte-face\u201d! Délicieux! x *% x Heureusement que le bon \u2018Progrès du Golfe\u201d est là! Quoi qu'on pense des politiques de M.Andrew MacMas- \u2018ter, ce député demeure principes .| digne de notre estime et de motre respect.Son attitude présente est d'un hom- toire est celle de la longue vue d'u-: ne vieille fille rance qui naturellement détestait le sexe masculin.M.Caron a beaucoup d'esprit et \u201cqui en termes galants.\u2026\u201d x + M.Edouard Lavergne dénonce, dans l\u2019\u201cAction Sociale\u201d, les méfaits de la bière et s'attaque à la publicité des brasseries: Ici, c\u2019est une longue procession de chameaux conduits par des esclaves qui portent au désert, avec la bienfaisante liqueur, la prospérité et la joie, là, c'est un canadien robuste et vigoureux assis au bord du quai de Québec et levant sur ses épaules un énorme tonneau tandis que 3'éloignent au large des goélettes char- c\u2019est gées a plein bord; ailleurs, une famille attablée, un père, une mère, des enfants juqu\u2019au bébé, y tiennent en mains le verre à demi vide, et les figures rayonnent de Ailleurs ce sont de simples cartes de visite qui offrent des compliments au nom de l\u2019insi- joie et de santé.dieuse liqueur, et pour finir, quelques-uns portent cette légende qui est une revendication à l'honneur d\u2019avoir été la première a faire le plus de mal! \u201cLa bière que buvait votre grand\u2019 père\u201d.Un loustic n'a pu résister à la tentation d'écrire au-dessous: \u201cIl est mort le vieux fou!\u201d M.Edouard Lavergne oublie que les premiers à établir une brasserie au pays furent les Jésuites.* x x Dans le même journal, M.Tho- mag Poulin, chroniqueur ouvrier répond aux scribes de la crèche qui abreuvent nos malheureux compatriotes émigrants de leurs injures ordinaires: Allez voir s\u2019ils sont déserteurs ou ambitieux les cultivateurs qui depuis deux ans ont eu de mauvaises récoltes, ont été mis en banqueroute, ou s'ils ont réussi à éviter ces éceuils, n\u2019ont pas pu vendre à des prix viables les produits de terre.leur Allez voir s\u2019ils sont déserteurs ou ambitieux, ces braves.compatriotes qui depuis quelques années s\u2019attachent avec désespoir à leur lot de colonisation, mais qui ne pouvant vendre pour vivre, doivent partir.\u201cme logique, sirtcère et fidèle à son drapeau, nonobstant les sordides in- ,Jures dont le couvrent copieusement: les organes libéraux, qui ne voient! dans sa rupture avec son parti quel motifs de cupidité, de déception et de vengeance.Chose certaine, M.MacMaster est un homme qui sait comme dans l\u2019opposition, debout sur cette \u201cplateforme\u2019\u2019 monumentale érigée par les libéraux en choeur il y a à se cramponner quand il y a belle lurette qu\u2019ils l'ont eux, chefs en De deux choses l\u2019une: ou le programme adopté au congrès libéral de 1919 était absurde et insense, comme un \u201ccredo\u201d au lieu de le répudier comme une hérésie sociale et politique; ou ce était sage et conforme aux honnétes aspi- programme rations de ce méme parti, et alors.pourquoi reprocher et faire un crime au député de Brome de lui rester Du \u201cSoleil\u201d (20-8-23).A ce moment l'honorable ministre (M.Caron) narra à l'assistance une rien d\u2019égrillard Allez voir s\u2019ils sont déserteurs ou ambitieux ces journaliers ou artisans des villages qui n\u2019ont pas frap- !pé coup depuis deux ou trois ans.Allez voir s'ils sont déserteurs ou ambitieux les ouvriers des villes qui chôment en moyenne de trois à six mois par année depuis cinq ans.M.Poulin peut se persuader que les calomniateurs à gages ne se dérangeront point.Les thuriféraires du parti \u201clibéral\u201d ne se dérangent que pour toucher l'or de Judas, x ¥ x Du \u201cMonde Ouvrier\u201d: Si nous voulons garder la supré- la province de Québec, faisons en sorte qu\u2019au moins les immigrants de race matie de la race française dans latine qui viennent vivre au milieu de nous s'adaptent à nos moeurs et de * faire s'assimiler à nous; à force les repousser ils finissent par cause commune avec la race anglo- saxonne qui, elle, les accueille a N'\u2019est-i} de constater qu\u2019il y ait, ici, au mi- des Grecs \u2014 par exemple \u2014 qui n'ont de français, mais qui parlent l'anglais bras ouverts.pas pénible lieu de nous, des Italiens et jamais appris un traitre mot couramment?Est-ce que cela ne devrait pas nous ouvrir les yeux! x *x x La feuille ministérielle du distriet da aujourd'hui est contredit celui d'augmenter sa population afin de l\u2019aider à traverser sans trop de difficulté la période de malaise et qui dure depuis la guerre qui, heureusement, diminue d'intensité tous les jours.|ment fédéral actuel qui vient de \u2018créer un ministère distinct de l'immigration.D'autre part, le 13 mars dernier, le député Evans, prononçait, à la Chambre des Communes, \u2018cette parole: \u201cPourquoi le gouvernement in- vite-t-il des nouveaux venus à prendre la place des vieux agriculteurs expérimentés qui ont échoué, et ne se donne-t-il pas même la peine de \u2018scruter la cause de cet échec?C\u2019est là, à mon sens pure folie.\u201d M.Cahill, de son côté, disait: \u201cQue mon honorable ami, (le ministre de l'immigration) veuille bien dépenser à cette fin non pas $100,- 000,000 et il gardera en une semaine plus de monde au Canada que la compagnie (la compagnie de colo- nsation) n\u2019est requise d\u2019en amener en douze mois.\u2019 L'insignifiance et lillogisme du \u201cCanada\u201d sont en train de devenir proverbiales.De l'\u2018\u2018Evénement\u2019': Le moissonneur d'occasion qu'on engage à Québec, sans doute, ne songe pas à s\u2019établir définitivement dans les provinces de l'Ouest.À ce point de vue, il fait probablement moins bien l\u2019affaire des compagnies de transport.Mais l'intérêt général du pays voudrait qu'on donnât du pain aux Canadiens avant d'embaucher d\u2019autres Autrement, l'immigration devient une mesure de mauvaise foi évidente, puis- qu\u2019elle tend à peupler l'Ouest d\u2019étrangers inconnus tandis que le chô- de l\u2019Est à chercher fortune aux Etats.Unis.L'annonce que M.Meighen viendrait parler à Cartierville, a fait descendre M.Bourassa de sa tour éburnéenne: recrues, mage force les vieilles familles Cette fause manoeuvre peut, toutefois, produire un résultat négatif avantageux: empêcher l\u2019acoquinement des conservateurs et des libéraux protectionnistes.Ce projet, cher aux gros sacs d'écus, aux gens à forte panse et de pensée nulle, continue de faire son chemin dans les coulisses politico-financières.S\u2019il devait aboutir, le pays entrerait dans une ère d\u2019abrutissement sans égal.efforts et des contre-coups périlleux, dont le moindre ne HI n\u2019en sortirait que par des serait pas la broissante animosité entre l\u2019Ouest et l'Est.De la \u201cMinerve\u201d: Plus de trente-et-un millions, soit $12.00 par tête, ou $72.00 par famille de six personnes, c\u2019est ce que le gouvernement a reçu cette année des contribuables québecquois pour prix de ses services comme intendant, trésorier, gendarme, frère de charité et commis de \u201cbar\u201d (il y aurait trop d'ironie a ajouter: feux).garde.Il en a dépensé, nous raconte-t-il, $28,000,000, et plus, et\u2026 retient la différence: c'est SON surplus.Car c\u2019est ce qu\u2019il y a de Un une autre singulier avec les surplus.passe-passe, de chiffres, et il, disparaissent aus- autre tour de interversion si subitement qu\u2019on vous les a montrés, ils se volatilisent, tout ce qu'il y a de plus volatilisé.Exemple : celui de l\u2019an dernier, ces beaux cinq millions dont on ne retrouve plus la trace dats les opérations financie- res du dernier exercice.Vraiment, M.Nicol est un incomparable magi- lui de foi, car je crois bien qu\u2019on l\u2019aurait cien; il est fort heureux pour qu\u2019il n\u2019ait pas vécu aux siècles rôti à petit feu, à seule fin de lui apprendre à ne pas faire jaillir ain- C'est ce qu'a compris le gouverne-| .lest indispensable à la ménagère qui désire faire des gâteaux et pâtisseries appétissants, légers, délicieux et nourrissants; cela parce qu\u2019elle est faite avc le choix des meilleurs blés canadiens dans les moulins les mieux outillés et les plus modernes.LE MATIN, SAMEDI ler SEPTEMBRE 1923 VOL.IIT \u2014 No 35 LA FARINE REGAL | Vendue partout en sacs de 7-14-24%4 et ; 88 livres, ot en barils de 98 et 196 livres.St.Lawrence Flour Mills Company, Limited MONTREAL A NEW EDITION On sale at Desjardins, Five Hundred Copies Only MACNAB\u2019S CELEBRATED PAMPHLET OF THE DREADNOUGHT SERIES, ENTITLED \u201cTHE TWIN GODS OF PUBLIC PERFIDY: TASCHEREAU \u2014 GOUIN\u201d.chester Streets.Orders filled: Tel.Melrose 2622 W.PLAIN SPEAKING FOR THE PLAIN PEOPLE! TWENTY-FIVE CENTS THE COPY.Corner of Guy and Dor- Capital payé H.W.Beauclerk Paris, France.Banque de Montréal .$27,250,000 Fonds de réserve .27,250,000 Actif total de plus de -$650,000,000.00 BUREAU DE DIRECTION Sir Vincent Meredith, Bart., Président Sir Charles Gordon, G.B.E., Vice-Président MM.Le Très Hon.Lord Shaughnessy, MM.G.B.Fraser C.R.Hosmer kcv.o.Son Honneur Henry Cockshutt H.R.Drummond J.H.Ashdown D.Forbes Angus E.W.Beatty, kc.Wm.McMaster L\u2019Hon.Sir Lomer Gouin, x.cmo.Lt.-Col.Herbert Molson, Gen.Sir Arthur Currie, Harold Kennedy C.M.G., M.C.James Stewart G.C.M.G,, K.C.B.Sir Frederick Williams-Taylor, Directeur-Général.La Banque a plus de 600 bureaux au Canada, à Terreneuve, aux Etats-Urfis, au Mexique, à Londres, Angleterre et à Elle a des correspondants dans tous les pays du monde, ce qui facilite les transactions générales de i banque à l'étranger.BANQUE DE MONTRÉAL Fondée il y a plus de 100 ans.F.E.Meredith, rc, Licences, Etc.\u201c L'ETUDE DE COMPTABILITE \u201d 150 RUE MENTANA, MONTREAL.EST 3717M Cours méthodique de haute comptabilité.Service de librairie.Audition.Ecrire pour détails.Expertise.La prévention des feux de forêts Il y a quelques années, on pouvait tenir les chemins de fer res- conflagrations qui ponsables des Chemin de Fer National du Canada Les recettes brutes du Chemin de Fer National du Canada pour la semaine.terminée le 21 août, se sont élevées à $4,983,693, soit une augmentation de $438,505 ou de 10 p.¢.sur la période correspondante en 1922, .Le total des recettes brutes du ler janvier au 21 août s\u2019est élevé à $152,559,185.90, ce qui représente une augmentation de $16,967,- 497.18 sur la période correspondante l'an dernier.\u2019 L\u2019ECONOMIE AUX ETATS - UNIS Les banquiers déclarent que pendant des cinq années dernières l\u2019économie s\u2019est extraordinairement développée aux Etats-Unis.Ils calculent qu\u2019un Américain sur cing possède maintenant des économies qu\u2019il convertit en valeurs de portefeuille, alors qu'avant la guerre on en comptait à peine un sur dix.Comme on le voit, à quelque chose malheur est bon.\u201cCHANCELIER DE L\u2019ECHI- QUIER\u201d.soir, sur une route, pendant que le chauffeur allumait les lampes de l\u2019auto, Lloyd George descendit pour regarder la lampe d\u2019arriére, Malheureusement, le chauffeur croyant que Lloyd George était à l\u2019intérieur, partit à toute allure pour rattraper le temps perdu, et n\u2019entendit point les appels du Chancelier\u2026 qui se trouvait à cinq milles de sa propriété de Surrey.Il se mit à arpenter la route, tout réjoui de la vue d\u2019un bâtiment dont le portai; était bien éclairé.C\u2019était l\u2019Asile des fous du comté, Il était sûr de trouver là une voiture.A son appel, le portier lui demanda avea brusquerie ce qu\u2019il voulait, Lloyd George expliqua.Le portier secoua la tête et s\u2019apprêta à fermer la porte.\u2014Mais je suis le Chancelier de l\u2019Echiquier.\u2014Oui, oui, dit le portier.Nous en avons déjà six ici, Allez jusqu\u2019à la barrière, tournez à gauche et vous arriverez chez vous avant demain main, Comme i] n\u2019avait rien de mieux à faire, le Chanceier reprit sa route et il vit bientôt, à sa grande joie, son chauffeur qui revenait.Il s\u2019était aperçu à destination qu\u2019il avait perdu dévastaient plusieurs provinces du da même aujourd'hui.Près de la moi- Canada; mais il n\u2019en est plus tié des Voies du Pacifique Canadien sont situées dans des régions forestières, spécialement dans l'Ontario et la Colombie-Anglaise ; pendant, depuis longtemps, elles ne sont la cause d'aucun feu.ce- Il faut l\u2019attribuer aux précautions que l\u2019on prend.Avant chaque voyage dans ces régions, les locomoti-| ves du Pacifique Canadien subissent un examen minutieux; les mé- ingénieurs ont caniciens et les ordre de ne pas laisser tomber de cendres chaudes sur la voie ; ils doivent, s\u2019ils remarquent le moindre feu, en avertir immédiatement les garde-feu, qui prendront les mesures nécessaires, De plus, le Pacifique Canadien maintient des équipes qui, après le passage des trains en forêt, parcourent Ja voie; la compagnie coopère ainsi avec les gouvernements fédéral et provinciaux, et avee les autres organisations pour la prévention des feux de forêts, A différents endroits, il y a des appareils à incendie, comprenant deux wagons-réservoirs, chacun d'une capacité de 7,000 gallons d\u2019eau, pourvus de pompes puissantes et d'environ 3,500 pieds de boyaux.De fait, ces appareils ne sont pas utilisés seulement à combattre les feux de forêts, mais aussi les in- Un service bancaire dans le Cette Terre-Neuve et 110 aux Indes Occidentales, Cuba, Amérique Centrale et du Sud, ainsi qu\u2019à Londres, New-York, Paris, les parties du monde, offre au public un service bancaire direct Nous vous invitons à consulter nos gérants, qui se feront un plaisir de placer toutes nos facilité, à votre disposition.| LA BANQUE ROYALE DU CANADA monde entier banque avec 572.succursales au 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grands besoins du Cana- faire rentrer aussitôt.Chancelier de l\u2019Echiquier.Un| mis à sa recherche.villages situés le long de la voie.ACE cicux, on en raménerait plus de 50 pour cent dans| M.M., ouvrier bonnetier, demeurant à yeux, lui confia le métier qu\u2019il convoitait.M.|plusieurs années, a des phobies, des terreurs, les le droit chemin.Ne serait-ce pas rendre à la so- LA MAITRISE DE OOI-MEME AU MOYEN DE L\u2019AUTOSUGGESTION CONSCIENTE PAR LE PROFESSEUR COUE AE.(Suite) J\u2019en reviens à mes exemples.Le jeune M.âgé de 11 ans, demeurant à Troyes, était sujet nuit et jour à certains petits accidents qui sont inhérents à la première enfance; de plus il était kleptomane et, naturellement, il mentait aussi.Sur a demade de sa mère, je lui fis de la suggestion, Dès la première séance, les accidents cessèrent pendant le jour, mais continuèrent pendant la nuit.Petit à petit, ils devinrent moins fréquents, et finalement, quelques mois après, l'enfant fut complètement guéri.En même temps, la passion du vol s\u2019atténuait, et, au bout de six mois, il ne volait plus.Le frère de cet enfant, âgé de 18 ans, avait concu contre un autre de ses frères une haine violente, Chaque fois qu\u2019il était un peu gris, il éprouvait l\u2019envie de tirer son couteau et d'en frapper son frère.Il sentait que cela se produirait un jour et il sentait en même temps que.après avoir accompli son crime, il se mettrait à sangloter sur le corps de sa victime.Je lui fis éga:ement de la suggestion, Chez lui, le résultat fut merveilleux.Dès la première séace, il fut guéri.Sa haine pour son frère avait disparu et, depuis lors, ils furent tous deux bons amis, cherchant à s\u2019être agréables l\u2019un à l\u2019autre.Je l\u2019ai suivi pendant longtemps; la guérison persistait toujours, Quand, par la suggestion, on obtient de sem- \u2018lables résultats, ne semblerait-il pas utie, je di- raj plus, indispensable, d\u2019adopter cette méthode 6! de l\u2019introduire dans les maisons de correction Ÿ Je suis absolument certain que, par une sugges- ciété un service immense que de lui ramener sains et bien portants des membres auparavant rongés par la pourriture morale ?On m\u2019opposera peut-être qu\u2019il y a danger d\u2019employer la suggestion, qu\u2019on peut s\u2019en servir pour faire le mal.Cette objection n\u2019a aucune valeur, d\u2019abord parce que la pratique de la suggestion serait confiée à des gens sérieux et honnêtes, aux médecins des maisons de correction, par exemple, et que, d\u2019autre part, ceux qui cherchent à s\u2019en servir pour le mal n\u2019en demandent la permission à personne, Mais, en admettant même qu\u2019elle offre quelque danger (ce qui n\u2019est pas), je demanderais à celui qui me ferait cette objection quelle est la chose que nous employons qui soit sans danger.Est-ce la vapeur?Est-ce la poudre?Sont-ce les chemins de fer, les navires, l\u2019é'ectrieité, les automobiles, les aéroplanes?Sont-ce les poisons que nous, médecins et pharmaciens, employons chaque jour à dose infinitésimale et qui peuvent foudroyer le malade si, dans un moment d\u2019inattention, nous avons le malheur de nous tromper dans une pesée ?QUELQUES CAS DE GUERISON Ce petit travail serait incomplet s\u2019il ne ,contenait quelques exemples de guérisons.Je ne citeraj pas toutes celles dans lesquelles je suis intervenu; ce serait trop long et peut-être aussi quelque peu fatigant.Je me contenterai seulement d\u2019en citer quelques-unes des plus remarquables, Mlle M.D., de Troyes, souffre depuis huit ans d\u2019un asthme qui l\u2019oblige à rester assise sur son lit pendant la plus grande partie de la nuit, cherchant à remplir ses poumons qui lu refusent leurs services, Expériences préliminaires qui la montrent très sensible, sommeil immédiat, suggestion.Dès le premier jour, amélioration énorme, Mlle D,.passe une bonne nuit, interrompue seulement par un accès d\u2019asthme #1 lui dure un quart d\u2019heure, Au bout de très peu de temps, l\u2019asthme disparaît complètement, each jo Sainte-Savine, prés Troyes, paralysé depuis deux ans à la suite de lésions à la jonction de la colonne vertébrale au bassin, La paralysie n\u2019existe que dans les membres inférieurs, la circulation du sang est presque nulle dans ces membres qui sont gonflés et congestionnés au point d\u2019être violacés, Divers traitements, même le traitement antisyphilitique, ont été appliqués sans résultat.Expériences préliminaires bien réussies, suggestion de ma part, autosuggestion de la part du sujet pendant huit jours.Au bout de ce temps, mouvement presque imperceptible de la jambe gauche, mais cependan tappréciable.Nouvelle suggestion.Huit jours après, amélioration notable.De huit en huit ou quinze jours, amélioration de plus en plus grande avec disparition progressive de l\u2019enflure, et ainsi de suite.Au bout de onze mois, lelernovembre 1906, le malade descend seul ses escaliers, fait 800 mètres à pied et, au mois de juillet 1907, il rentre à l\u2019atelier, où il continue à travailler depuis ce moment, ne conser- tvant plus trace de paralysie.M.A.G.,, demeurant à Troyes, souffre depuis longtemps d\u2019une entérite que différents traitements n\u2019ont pu guérir Le moral est très mauvais, M.G.est triste, sombre, insociable: il est poursuivi par des idées de suicide, Expériences préliminaires faciles, puis suggestion, qui produit un résultat appréciable dès le jour même, .Pendant trois mois, suggestions journalières d\u2019abord, puis, de plus en plus espacées, Au bout de ce temps.la guérison est complète, l'entérite a tout à fait disparu, le moral est devenu excellent.Comme cette guérison date de douze ans, sans l\u2019ombre d\u2019une rechute; on peut la considérer comme comp'ète.M.G.est un exemple frappant des effets que peut produire la suggestion, ou plutôt l\u2019autosuggestion.Tout en lui faisant de la suggestion au point de vue physique, je lui en faisais également au point de vue moral et il acceptait aussi bien l\u2019une que l\u2019autre.Aussi prenait-i) en lui une confiance chaque jour grandissante.Comme il était excellent ouvrier, il chercha, pour gagner davantage, à se procurer un métier de bonnetier, afin de travailler chez lui pour le compte d\u2019un patron, Quelque temps ahrican Q Das 0 G., grâce à son, habileté, fit rendre à son -métier un produit beaucoup plus grand que les ouvriers ordinaires.Enchanté de ce résultat, l\u2019industriel lui en confia un autre, puis encore un autre, etc, de telle sorte que M.G., qui serait resté simple ouvrier s\u2019il n\u2019avait eu recours à la suggestion, se trouve maintenant à la tête de six métiers, qui lui procurent un très gros gain.Mme D.à Troyes, 30 ans environ, phtisique au dernier degré.Amaigrissement chaque jour grandissant malgré la suralimentation.Toux, oppression, crachats; elle semble n\u2019avoir plus que quelques mois à vivre.Expériences préliminaires dénotant une grande sensibilité ; suggestion, amélioration immédiate, Dès le \"endemain les symptômes morbides commencent à s\u2019atténuer.L'amélioration devient chaque jour plus sensible, le poids de la malade augmente rapidement, bien qu\u2019elle ne se suralimente plus.Au bout de quelques mois la guérison semble complète.Cette personne m\u2019écrit au ler janvier 1911, c\u2019est-à-dire huit mois après mon départ de Troyes, pour me remercier, Elle me fait savoir que, bien qu\u2019elle soit enceinte, el!le se porte à merveille.A ces cas, que j'ai choisis anciens avec intention, pour montrer que la guérison est durable, je peux en ajouter quelques-uns plus récents.M.X., employé des postes à Lunéville, perd un enfant en janvier 1910.D\u2019où commotion cérébrale qui se manifeste chez lui par un tremblement nerveux incoercible.Son onc'e me l\u2019amène au mois de juin.Expériences préliminaires, puis suggestion, Quatre jours après, le malade revient, i] me dit que son tremblement a disparu.Nouvelle suggestion et invitation de revenir huit jours après, Huit jours se passent, puis quinze jours, puis trois semaines, puis un mois.Point de nouvelles.; Peu après, son oncle revient et me dit qu\u2019il a reçu une lettre de son neveu.Celui-ci va tout à fait bien.Il a réintégré son poste de télégraphiste qu\u2019il avait dû abandonner et, la veille, il a passé une dépêche de cent soixante-dix mots sans la moindre difficulté.Il aurait pu, ajoutait- il dans sa lettre, en passer une p'ûs longue.Depuis lors pas de rechute.i M de Nan veurasthénique depuis fonctions de l\u2019estomac et des intestins s\u2019accomplissent mal, le sommeil est mauvais, son humeur est sombre et des idées de suicide l\u2019assiègent ; il titube en marchant comme un homme ivre, il pense continuellement à son mal.Tous les traitements ont été impuissants et son état va tou- Jours en empirant; un séjour d\u2019un mois dans une maison, spéciale ne produit aucun effet.M.Y.vient me trouver au commencement d\u2019octobre 1910, Expériences préliminaires relativement faciles.J\u2019explique au malade le mécanisme de l\u2019autosuggestion et l\u2019existence en nous de l\u2019être conscient et de l\u2019être inconscient.Suggestion.Pendant deux ou trois jours M.Y.est un peu troublé par les explications que je lui ai données.Au bout de quelque temps la lumiére se fait dans son esprit; il a compris.Je lui fais de a suggestion et il s\u2019en fait lui-même chaque jour.L\u2019ex- malade qui, naguère, se tonsidérait comme le plus malheureux des hommes, s\u2019en trouve maintenant le plus heureux.Non seulement il n\u2019y a pas de rechute, mais encore i] est impossible qu\u2019il s\u2019en produise, parce que M.Y.est convaincu qu\u2019il ne peut plus retomber dans le triste état où il se trouvait autrefois, M.E., de Troyes, Attaque de goutte ; la cheville du pied droit est enflée et douloureuse, la marche est impossible.Les expériences préliminaires le montrent très sensible.Après la première suggestion, il peut regagner, sans le secours de sa canne, la voiture qui l\u2019a amené.Il ne souffre plus, Le lendemain, il ne revient pas, comme je lui avais dit de le faire.Sa femme vient seule et m\u2019apprend que le matin son mari s\u2019était levé, qu\u2019i] avait chaussé ses souliers et était parti visiter ses chantiers à bicyclette (ce monsieur est peintre).Inutile de vous dire ma stupéfaction.Je n\u2019ai pas suivi ce malade, qui n\u2019a pas daigné revenir chez moi.J\u2019ai su qu\u2019il était resté longtemps sans rechute, mais j'ignore ce qui s\u2019est preduit depuis lors.(A suivre) VOL.III \u2014 No 85 LE MATIN, SAMEDI! ler BEPTEMBRE 1923 | L'ANGLETERRE EN MARCHE VERS LA Ipendant deux années; alors, la ba-|de prendre côte à côte le gouverne- lance est répartie, sur une période |ment: cela s'appelle \u201cl\u2019Union sa- (de trente-quatre années, en de fal- crée\u201d, et vous trouverez des tas de |bles annuels portant à la fois sur|braves gens pour vous expliquer que c'est très beau.Il n'est, en - FÉDÉRATION IMPERIALE eet) On sait qu\u2019une grande conférence impériale doit se tenir à Londres au début d'octobre, Les délégués des Dominions y siègeront à côté des ministres britanniques, et des questions de premier ordre, et qui n'intéressent pas seulement le monde anglo-saxon, y seront débattues.; Imaginons que demain le Royaumé-Uni et ses Dominions, qui sont quasi indépendants, forment une vaste fédération, Croit-on qu\u2019il n\u2019y aurait rien de changé dans l\u2019uni- rs?Tout simplement une puissance plus importante que toutes les autres se serait constituée.,L A l\u2019heure acuelle, le groupe anglo-saxon ressemble assez à l\u2019ancienne confédération germanique, que l\u2019on envisage l\u2019ordre politique, l\u2019ordre militaire et naval, ou l\u2019ordre économique.L'Angleterre ne peut obliger le Canada ou l\u2019Australie à entrer dans une guerre dant ils ne voudraient pas.L\u2019Afrique australe ou la Nouvelle-Zélande pourraient opposer à ses marchandises des taxes prohibitives.Si demain se formait la Fédération, dont Joseph Chamberlain, le père d\u2019Austen Chamberlain a eu l\u2019idée, il y a 35 ans et plus, la situation se madifierait du tout au tout.Cette Fédératton auraii des affinités assez précises avec l\u2019Union américaine et deviendrait un Etat superposé à tous les Etats qui en seraient les parties composantes.run capital et sur un intérêt qui di-| minuent d'année en année jusqu'à paiement total.Aucune autre compagnie au Canada, me dit-on, n'offre de tels avantages aux co lons.\u201c M est évident que de telles conditions ne soient une source d'aucun tort malencontreux pour le colon, puisque après avoir fait un dépôt de $210 sur l\u2019achat d'un quart de section (160 Acres), il n'a que des paiements annuels de $200 a faire.Pour le recrutement et le transport de colons d'outre-mer, la compagnie maintient une organisation consdérable et coûteuse \u2018en Angleterre et en Europe; elle a deg bureaux à Londres, Glasgow, Bruxelles, La Haye, Copenhague, Chris- tiana, Varsovie, Bucarest, Vienne, Prague, etc.; son travail se poursuit au moyen d'une campagne active de publicité et l'emploi libéral de conférenciers, de vues cinématographiques, d'expositions, et d\u2019autres moyens de publicité, tous soumis à la règlementation des gou- , Jadis une telle conception effrayait les Anglais, aussi ve des pays ners.bien que les gens du Queensland ou ceux de la Natalie, ne organisation semblable exis- Mais il n\u2019en va plus de même.Déjà certaines colonies |te aux Etats-Unis, au Canada, dans indépendantes se sont groupées en unions, en Commonwealths avec un exécutif central: c\u2019a été le cas de l\u2019Australie, après ceux du Canada et de l\u2019Union Sud-Africaine.Va-t-on faire à Londres, cet automne, un nouveau pas vers l\u2019étape définitive qui sans doute est inévitable?Plusieurs points vont être évoqués.D'abord plusieurs ministres coloniaux (c\u2019est l\u2019attitude de M.Hughes, le leader australient, et du premier de la Nouvelle-Galles du Sud) voudraient qu\u2019un cabinet impérial fût institué à Londres.Les affaires étrangères seraient gérées en commun par les représentants de la métropole et par ceux des Dominions.Ces derniers, durant la guerre mondiale, étaient en fait consultés dans les grandes circonstances, Le chef du Foreign Office, s\u2019il restait un Anglais, serait assisté constamment d\u2019un Australien, d\u2019un Canadien et d\u2019un Sud-Africain.En second lieu, on envisagera la participation des colo- nfes aux dépenses militaires et navales de la métropole, L'Angleterre se plaint de succomber sous le poids de ses charges, alors que \u2014 dit-elle \u2014 certaines de ses dépenses ne sont consenties que dans l\u2019intérêt des Dominions.Et elle cite l\u2019exemple de l\u2019arsenal de Singapour, qui est évidemment de toute actualité.En troisième ligne viendra le problème douanier.Le Canada consent une réduction qui va jusqu\u2019à 55 p.c.de son tarif général aux articles de la métropole.La Nouvelle-Zélande fait des diminutions qui vont de 10 a 20 p.c.L'Australie, elle aussi, assure une préférence à la mère atrie.: P Celle-ci en a grand besoin dans les conditions présentes de son industrie: aussi demande-t-elle une préférence encore plus accentuée, \"Mais les Dominions réclament la réciprocité.Comme on le voit, c\u2019est tout le système politique et douanier de l\u2019Angleterre qui va être mis en cause.Et le monde entier est intéressé en ce grave débat.| Victor VIVIER.M.BEATIY REPOND AUX ATTAQUES DU \u201cSTIR\u201d eet, mp 2 - Nous publions ci-dessous le texte|bas et nullement prohibitifs.Le de la réponse du président Beatty|prix moyen pour la vente de terres Vendre à un prix raisonnable à qui- aux articles du \u201cStar\u201d de Montréal, inon-irriguées, en 1922, fut de |cOnque veut les utiliser à des fins |- mettant en cause le Pacifique Ca-{$15.06 par acre.de colonisation; si non, pas n'est nadien, De plus amples recherches faites Le 15 août 1923.[en vue de connaître les dépenses en- tous les principaux centres de l'Ouest, il y a des bureaux dirigés par des représentants compétents, qu ont pour fonction de recevoir les nouveaux arrivés et de les aider le plug possible à choisir leurs terres et à s\u2019y établir avec succès.Sans cette publicité intensive et cette organisation, il y aurait peu ou pas d'immigration au Canada.Car, en fait, celle-ci dépend directement de la vente des terres, puisque c\u2019est le produit de ces ventes qui sert à défrayer le coût de notre organisation de recrutement.Des groupes d\u2019Européens sont dirigés et reçus à leur arrvée par des agents de colonisation compétents.C'est à la compagnie qu'il faut attribuer l'arrivée de 7,000 moissonneurs de Grande - Bretagne ; c\u2019est encore grâce à elle que, le printemps dernier, 1,000 ouvriers de ferme ont été amenés dans l\u2019Ouest; de concert avec l'Armée du Salut et autres semblables organisations, elle pourvoit à la demande d'aide domestique.Un examen des faits ci-dessus devrait, je pense, prouver que la compagnie n'a été ni parcimonieuse dans l\u2019octroi de ses fonds d'immigration, ni gênante pour ceux qui devaient en disposer; elle n\u2019a pas non plus l'intention de l'être dans l'avenir.Comme le \u201cStar\u2019\u2019, le Pacifique Canadien croit que le plus grand besoin actuel du Canada, c\u2019est une plus grande immigration.Le \u201cStar\u201d s\u2019abstient de dire si l\u2019emploi du mot \u2018\u201cmain-mise\u201d comprend ou non une compensation.\u2018Si oui, qu\u2019il me suffise de dire que les terres de la compagnie sont à besoin de réponse, à moins qu\u2019une politique de confiscation ne soit \u2018effet, pas besoin d'avoir un pro- Lgramme commun pour gouverner ensemble, puisque, même si l'on avait un programme, on ne l\u2019appliquerait pas.Par contre, j'aimerais assez que les hommes qui veulent administrer en commun aient une conception à peu près identique de leur fonction et que, chargés d'incarner ensemble l'Etat, ls se fassent, les uns et les autres, deg devoirs de l'Etat, des idées qui ne soient pas absolument inconciliables.Je n'ignore pas que ce voeu leur paraîtra utopique et un peu ridicule.Indvidualistes ou socialistes, les ung concevant l\u2019Etat comme un succédané de la Providence et les autres ne lui assignant que le rôle d\u2019un bon gendarme, ils ne se trouvent pas du tout gênés de ce fait pour gouverner côte à côte.Mais il n\u2019est pas prouvé que les choses en aillent mieux, ni que les expédients à quoi, en dernière ana- égal.GIN CANADIEN CROIX DOR Aussi indispensable au pêcheur que ses agrès et ses appâts, pour rehausser son plaisir et le protéger contre les effets fâcheux de l\u2019humidité, LE GIN CROIX D\u2019OR, fabriqué à Berthierville, Qué., sous la surveillance du Gouvernement Fédéral, est sans FINEST CANADIAN GENEVA fa) Rectifié quatre fois, vieillit en entrepôt.Trois grandeurs de flacons: Gros\u2014Moyens\u2014Petits.The Melchers Gin & Spirits Distillery Co., Ltd., Montreal.ee ue MONTREAL, Comson pe, rage o | AVOCATS Rés.2574 St-Denis Cal.799 W.Main 5228 | Aldéric Blain, L.L., L.| AVOCAT \u2014 ADVOCATE 50 Notre-Dame Ouest.Immeuble Duluth, Chambre 21 | FELIX DESROCHERS AVOCAT 20, Rue ST-JACQUES, Ch.39 Tél.Main 7019 \" Rés.: 869, Rue ST-HUBERT Tél.Est 622 | \u2018Hon.Rodolphe MONTY, C.P.,, C.R- ' Alfred Duranleau, C.R.H.S.Ross, C.R.Eugene R.Angers.J.C.Martineau.MONTY, DURANLEAU, | ROSS & ANGERS | AVOCATS SUITE: 90 ST -JACQUES TELEPHONE MAIN 140 lyse, les ministres finissent presque toujours par se résoudre en soient Plus heureux.Pour tout dire, il en résulte une étrange apparence de désordre, une législation confusu et de déplorabes conflits d'intérêts.Chacun, dans la mêlée, ne semble aspirer qu'à \u2018tirer son épingle du jeu\u201d; les causes qui triomphent ont moins l'apparence d'être les plus justes que d'être les mieux défendues; le gouvernement lui-même vit pression consacrée, que pour \u2018les gouvernements qui gouvernent\u201d.Essayez d'évoquer les noms des hommes qui, depuis la Révolution, ont marqué leur place, non seulement dans l\u2019histoire, mais dans la formation des esprits: aucun ne fut un libéral, au sens que l'on se plat à donner aujourd\u2019hui à ce mot.Les Jacobins ne l'étaient guère, qui réclamèrent pourtant \u201cla lberté ou la dans 1 improvisation, ou, COMME| ort\u201d; Casimir Périer ne l\u2019était i 1- | .; parlait M.Clemenceau, dans l'en [pas davantage, qui fut le grand mi- pirisme, nistre de la monarchie de Juillet, ni En fin de compte, tout le monde parle de l'intérêt général, mais per- Guizot, qui en fut le ministre le plus durable.Rappelez-vous les noms des hommes qui furent tour à tour les plus symboliques ou les plus populaires sous la Ille République: Gambetta, Ferry, Combes, Caillaux, Clemenceau n'eurent pour la liberté qu'un amour intellectuel et qui ne se traduisit par aucune concession.Ainsi il apparaît que le culte de la liberté est fortement tempéré chez mous par la superstition de l'autorité.Comment les Français concilient- | leurs ils ces deux aspirations de coeurs contradctoires?Je ne me charge pas de le dire et méme j\u2019imagine qu'ils ne songent guère à les concilier.la liberté, parce qu\u2019elle mante, et l'autorité, parce est prestigieuse, et ils ne qu'elle se sou- ROLAND MAILLET Edifice LA SAUVEGARDE Main 2856 Tél.Main 1183 Rés.Melrose 224 + Simplement, ils aiment Théodule Rhéaume, crM.P.| est char- AVOCAT et PROCUREUR |Chambre 63, édifice La Sauvegarde 92 rue Notre-Dame Est cient point de choisir entre ces deux | amours, qui leur tiennent pareille- mént au coeur.Robert de Jouvenel.sonne n\u2019a plus l'habitude de regarder au-delà d\u2019un intérêt immédiat ou très particulier.Et l'Etat, qui ne demande qu'à faire son devoir, ignore quel est son métier.* * +# Arr.tez au hasard un homme dans la rue, demandez-lui s\u2019il désire voir l'Etat intervenir dan$ ses affaires et dans quelle mesure il souhaite que e Parlement légifère sur ses intérêts, à lui, passant.Son premier cri sera pour vous répondre qu\u2019il ne demande à l'Etat et aux législateurs que de lui ficher la paix; il ajoutera même probablement qu'il paierait ses impôts de meilleur coeur s'il était seulement assuré de voir diminuer le nombre des fonctionnaires, celui des services publics et surtout le contrôle de l'administration sur la producton.Car les Français, quelle que soit leur condition, ont été formés aux traditions du libéralisme.Ils ont gardé une admiration superstitieuse pour la vieille formule, \u201cle moins de gouvernement possible\u201d, et, s'ils n\u2019ont pas tous le même respect de la liberté individuelle, du moins nourrissent-4ls presque tous la mê- rances.Chaque jour des milliers de visiteurs, anxieux de se renseigner sur le Canada, son commerce, son industrie et ses ressources naturelles se français, si passionnément attachés en apparence au dogme de la non- me défiance contre les interven- Le succès du train sur route contions du pouvor central.tenant les échantillons des produits | x x x canadiens qui parcourt en ce moment Cependant, les mêmes citoyens la France dépasse toutes les espé- adoptée au Canada, \u2014 politique qui intervention des pouvoirs publics, A Monsieur l'éditeur, le \u201cStar\u201d, Montréal._Cher Monsieur: Une série d'articles publiés dans le \u201cStar\u201d de Montréal, sous le titre de \u201cThe Whisper of Death\u201d, et tout spécialement celui du 7 août dernier, concernant les concession, de terres de la compagnie du Pacifique \u2018Canadien dans l\u2019Ouest du Canada, a attiré l'attention des administrateurs de cette compagnie.En leur nom, je profite du fait qu\u2019on a mentionné-], compagnie, pour nier toute relation entre cette dernière et les articles en question, et pour corriger les nombreuses inexactitudes qui apparaissent clairement dans l\u2019article ci-dessus mentionné, particulièrement dans l'affirmation que la compagnie offre des terres à des prix prohibitifs qui ont pour cffet de décourager l'immigration et la colonisation.Cependant, je tiens à remercier le \u201cStar\u201d de ce qu'il donne crédit à la compagnie des services qu\u2019elle a rendus au Canada, en le faisant connaître au-dehors, en peuplant l'Ouest de colons désirables et en cffectuant le transport par terre et par cau d'une manière apparemment satisfaisante pour le public voyageur.Néanmoins, profitant de l'occasion que nous donne le \u201cStar\u201d, j\u2019estime à propos de mettre le public au courant de ce que le chemin de fer du Pacifique Canadien a fait et fait actuellement pour attirer les émigrants dans ce pays, et pour développer la plus grande industrie du Canada: \u2014 l'agriculture.S'il s'en trouve qui croient que le Pacifique Canadien a demandé et demande, encore deg prix élevés pour ses, terres arables, l\u2019examen des chiffres' officiels suivants à ce sujet devrait sans aucun doute faire disparaître une telle erreur.° Jusqu\u2019à la fin de juin 1923, le chemin de fer du Pacifique Cana- dion a disposé de 18,194,737 d'âcres de terres arabes, pour lesquels.un prix moyen de $7.87 par âcre a élé perçu.Durant la même période Ja compagnie a, de sa propre initiative, assuré 6 l'établissement d'au- delà de 100,000 fermiers l'Ouest Canadien.En comparant les prix auxquels des terres de même qualité que cel- de la compagnie ont été ven- il est manifeste que les prix dans les 3 aues, a as a | : : : , exigés par cette dernière sont très,cun paiement n\u2019est ensuite requis mettre d'accord sur rien acceptent courues par la compagnie pour la colonisation de l\u2019Ouest, jettent une plug grande lumière sur son activité.Jusqu\u2019au 30 juin de l\u2019année courante, les dépenses de la compagnie pour l'établissement de systèmes d'irrigation, pour l'installation de fermes modernes et préparées pour le premier occupant, pour des prêts aux colons leur permettant d\u2019élever des bâtiments, de se procurer du bétail, ete\u2026, pour expositions agricoles, pour le développement de l\u2019élevage, et d\u2019autres façons, pour l\u2019octroi de terres et l\u2019aide à l'agri- cuture au Canada, s'élèvent à la somme de $64,646,000.Une comparaison deg dépenses faites par le gouvernement \u2018dans le même but nous montre qu\u2019elles sont fort inférieures à celles de Ja compagnie.Ceux qui sont au courant de l\u2019immigration savent très bien que la compagnie a toujours été de l'avant dans tout mouvement qui tendait à augmenter l'immigration dang notre pays et qu'elle a maintes et maintes fois poussé le gouvernement à supprimer les obstacles et à ouvrir plus grandes les portes.La politique de la compagnie a été d\u2019encourager la venue de travailleurs et de producteurs de toute nationalité désirable, mais surtout ceux du Royaume-Uni, du nord de l\u2019Europe, et des Etats-Unis, ) a vendre seg propres terres | itien de la voirie?Ne nous doivent- Tout en cherchant de préférence ils rien de plus que de maintenir | à des|dans les sentiers du devoir un cern\u2019ont dans le fond de leur coeur de vraie tendresse que pous \u2018les gouvernements forts\u201d ou, selon l'ex- ne répondrait pas aux aspirations d'un gouvernement ou des habitants d\u2019un Dominion britannique.rendent à l'exposition.Le camion du chemin de fer national du Canada que nous voyons reproduit ici attire particulièrement l'attention des Fran- + ANADA SOUVRE PRÈS DESAL ae DOCTEURS Téléphone Est 7580.Or J.M.E Prevost Ex-élève des Hôpitaux de Paris, Londres et New-York _Pendant quatre ans dans les Hôpitaux Militaires en France et en Angleterre.Spécialiste en mala- dieg sexuelles, maladies de la peau et maladies vénériennes.HEURES DE BUREAU: 10 heures A.M.à 8 heures P.M.460 RUE ST-DENIS, Coin Sherbrooke.Montréal, Tel.Est 6958 .Or.Albéric Marin Des Hôpitaux Militaires Vénériens, France, Angleterre.\u2018Traitement des maladies ; de la peau, voies urinaires, syphilis, Cons sultations:.2 à 5, 7 à 9, cia 295 RUE SAINT.DENIS, DR RENE LAVALLER CHIRURGIEN-DENTISTE Chambre 112, Bitisse de In ; Banque d'Epargne 7 cais.Il est en tête du train, portant \u2018sition canadien, au Hâvre, M.Dior, mi- 502 RUE ST-CATHERIN - : .| J ST le numéro |.Au centre, il montre nistre du commerce et de l'industrie (Coin St-Timothée) une vue générale d'Ottawa avec le \u20acn France, admira la longueur et Tél.Est 3226 .Chateau Laurier et la gare Union l'importance du Chemin de fer na- \u2019 * Montréal et tout autour des paysages et des tional du Canada.ll a été vivement scènes canadiennes prises dans toutes intéressé par ce réseau et la part qu il NOTAIRES les parties du pays.Sur un des|®, Prise au développement du Domi- panneaux de la voiture est une carte Mle soir.la voiture du Chemin de du Dominion montrant le réseau du |g, national du Canada est éclairée JOSEPH L GIROU Chemin de fer national du Canada.!avec art et les panneaux de verre - ® ° En regardant cette carte, lors de \u2018trans i la dé ; : IR - > parents qui la décorent sont d'un l'inauguration officielle du train expo- [tres bel effet.NOTA E Bien a vous, E.W.BEATTY, Président.\u2014 \u201cFEU L\u2019ETAT\u201d Une histoire de la féodalité au XXe siecle.Sous le titre de \u201cFeu I'Etat?, parait aujourd'hui, en librairie, un petit volume de Robert de Jouvenel.Nous publions ici les premieres pages de ce livre, où se trouve posé l\u2019un des problèmes les plus grâves de l'heure: celui du rôle de l'Etat en face des tiums économiques.Les Français versent à l\u2019Etat, bon an mal an, et sous des formes diverses, la cinquième partie environ de leurs revenus.Que leur doit l'Etat en échange?En d'autres termes, de quoi sont chargés les hommes publics à qui nous confions leg destinées de notre pays avec l'administration de notre argent?Sont-ils uniquement préposés a ja sauvegarde de notre sécurité tant extérieure qu'intéricure, a l'admi- nistratjon de la justice et à l\u2019entre- grands consor- colons désirables et à établir dans tain nombre de fonctionnaires gé- ce but leurs avantages, la compa-|néralement en uniforme: militaires, gnie a cependant aidé de son mieux/!préfets, diplomates, magistrats, can- le colon à se procurer des terres ltonniers, gendarmes, pédagogues, privées ou autres.Les rapports gabelous et facteurs?des agents de la compagnie ne sont| Ont-ils, au contraire, la respon- pas basés sur le nombre de ventes sabilité de la prospérité nationale?de terrains lui appartenant, mais Doivent{s intervenir dans la pro- sur le nombre des colons qu\u2019ils ont duction, pour en fixer les règles et persuadés de venir s\u2019établir au Ca- pour y aplanir les conflits?Doi- nada.vent-ils veiller personnellement à ja Les termes de la mise en vente de bonne marche de ce qu\u2019on appelle ces terres démontrent clairement les services publics?l'intention sincère et vraie de la | Il ne me paraîtrait pas inutile, je compagnie de stimuler l'immigra- l'avoue, que ceux qui assument la Canada.bles en versements égaux dans un délai de dix années, Ce délai fut plus tard porté à vingt ans, et, en définitive, cette année, on l'a étendu à trente-cinq ans, Ce sont là les ventes dites \u2018ventes par amortissement\u201d; elles n'exigent qu'un dépôt initial de 7 p.c, du prix total; au- : 2 t + + \u2019 tion.Durant nombre d\u2019années, des charge de faire fonctionner l'entre- | terres ont été mises en vente, paya- prise nationale eussent préalablei | I } I ment réfléchi, sinon sur l'avenir, sur lequel ils nous mènent, au moins | sur le rôle qu'ils ont personnellement choisi.| | Je n\u2019ai pas la candeur de m\u2019indigner que des hommes venus des horizons politiques les plus divers, et qui n'ont pris la peine de se | Burcau principal succursales à Montréal.FTA FETE pv TRAVAIL 1923 35 RUE ST-JACQUES TéL Main 5030 JOSEPH PROULX Ko ah RU NOT.= \u201d Si g #.89 RUE ST-JACQUES Go Ly, Téléphone Main 2959 POT pe ae TRAVAILLEUR ECONOME ! Contemple avec fierté cette belle et grande ville, ses superbes édifices, ses immenses usines, ses chemins de fer, son port magnifique! Tout cela, nous le devons à la puissance de l'ECONOMIE et au génie du TRAVAIL.Ton bras vigoureux, mû par le sentiment du DEVOIR envers ton Pays, ta famille, et envers toi-même, a rendu possible cette splendide cité, orgueuil du GLOIRE A TOI! 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Fage 4 Hon.Arthur Meighen and Hon.\u2018Ned\u2019 Macdonald (Continued from page 1) Nova Scotia and New Brunswick newspapers, which also referred to the delicate state of her wife\u2019s health on, departure.x x X Then again, as I happen to know, Hon.Arthur Meighen has another brother.He, as I likewise know, of a surety,\u2014as the record shows, \u2014 served three years during the great war as an infantry private, Considering, as we must, Hon.Mr.Meighen\u2019s influence at the time, how easy it would have been to arrange that his soldier brother be taken from the ranks.It was not done.That fact is worth a thought by the boasters, and by right-thinking people, as well, Is it to Arthur Meighen\u2019s credit, and that, too, of Private Meighen?What says Le Soleil?x x * I now, having said the above, feel perfectly free to say, on the other hand, in the case of the son of Hon, E.M.Macdonald, that the same rule was not observed.I say that things were made very \u201csmooth\u201d for him, Every returned soldier in Nova Scotia knows it.I know it likewise, because it was the subject of widespread comment, which I heard first hand when living in Nova Scotia a year ago.I heard it from many and reliable quarters.I heard it from Liberals who had served in the war.More than that, Major Macdonald, on his return from overseas, and after taking high office in the G.W.V.A.of Nova Scotia, threw up that place of trust when it did not fit in with his political ambitions, ands thus and so he abandoned his war comrades in peace times.They had become critical of the Nova Scotia Government\u2019s actions.That Gov- - ernment Major Macdonald now supports as a member of the Legislature of that province.So much for that.Score one for the Meighens! x xx Again, the brother\u2014the sole brother\u2014of Mrs.Arthur Meighen, who is a Quebec lady, from the Eastern Townships, served throughout the period of the war in the flying conps.As for other relatives of Hon.Mr.Meighen and his good lady, several more of them went overseas, There their bodi\u20acs remain, interred \u201cIn Flanders\u2019 Fields\u201d, y; What has the slanderous Macdonald to say now?Let him speak up! I need hardly refer to the war service of Brigadier-General Frank S.Meighen of the Montrea} Grenadier Guards, a cousin of the Opposition leader, whose war and post-war records are well and favorably known in, this city.\u201d kK XE And, spo, Hon.E.M.Macdonald,the minister.designate of to-day, who deserted Laurier in 1917, and hid in his tent, who made his devious way back into Parliament in 1921, thus uttered an absolute and malicious falsehood in North Sydney in 1923\u2014following the same tactics as} those of Le Soleil, to which Mr.Maillet has pro.| perly drawn attention.xxx Hon.Mr.Macdonald made his way to Parliament, in 1921, by unqualified and emphatic promises, which I might, if space permitted, quote in extenso.He pledged that the duties on American and other coals would be raised, that the duties on unmanufactured steel, too, would go up.He promised more work and more pay.He capitalized the prevalent discontent in the most flagrant and exaggerated fashion.He represents a coal and steel constituency in Nova Scotia, But these promises were not kept.They were impossible of performance\u2014and Mr.Macdonald knew it whep they were made! .What with Les \u2018grub\u201d\u2019\u2014free everything \u2014in Pictou County, in December, 1921, it was not an election at all, It was a riot\u2014a phantasmagorical jamboree\u2014in which the unemployed men of the mines and steel works were stampeded to the polls under delusive and surely absurd promises of a most heavenly time, when should Mr.King and \u201cPawky Ned\u201d Macdonald enter upon occupancy of the Seats of the Mighty, with a Tariff from Revenue in the political offing.I know, for I was in the province at the time.Nova Scotia never saw the like of it before! It was stuffed turkey and pound-cake during the election! Afterwards?.Well, Pictou\u2019s quota to the exodus to Unclesamland ran well into four figures in the past year.The mismanaged Hector celebration\u2014a story yet to be told in detailk\u2014 under Macdonald auspices largely and a government grant, came later, as an offset not long since.Such are the Macdonald concepts.\u201cNed\u201d Macdonali is the aspirimg Roorback of Canadian politics! .* * Besides that.Hon.Mr.Macdonald is\u2014in Nova Scotia\u2014a covert enemy of Government Ownership of railways, though professing otherwise.He sicced his pack of barking dogs on Sir Henry Thornton when that appointment to the C.N.R.presidency was announced.This course on his part was dictated chiefy because he is one of the C.P.R.'s \u201chandy men\u201d.And we hear it said the C.P.R.is not in politics! Hence the recent puffery of the Nova Scotian in the Whitewashing Gazette of Montreal.In Montreal, more- so than in Nova Scotia, Myr.Macdonald quite openly favors private monopoly in connection with Canaaian transportation, In short, Mr.Macdonald is a professional, practical, shifty and unscrupulous politician, whe has lowered the tone of public life in Nova Scotia immeasurably, in fashion somewhat as Messrs.Gouin and Taschereau have degraded it in Quebec.Mr.Macdonald, as I could easily show, if put to it, wastes no sentiment on \u201cfriendships\u201d that promise him no profit.So he left Laurier.In big business he automatically chooses the side with the largest \u201cwad\u201d.His special stock-in-trade is bluster and bully on the platform and in Parliament.He is a star performer in these respects.He is a cunning, unscrupulous manipulator as well.x % It is thus well to give Le Matin\u2019s readers the exact Number of Hon, E.M.Macdonald.I know that gentleman.I went to school with him.We wrote examination papers at the same time ! Mr, Macdonald\u2019s reference to Mr, Meighen at North Sydney was quite characteristic of the gentleman from Pictou, from his schoo?days onward and upward (?) The Liberal papers in Nova Scotia, in very shame, I assert, refrained from printing the mean and scurrilous falsehoods (I am a believer in calling a spade a spade, despite the journalistic pussyfooting prevalent to-day, and which the Gazette on Wednesday justified!) which he uttered, knowing well, as these journals did, the indecency and indefensible swankishnesg involved.xxx We may, all of us, be sure that Hon.Mr.Macdonald will not dare to repeat the North Sydney statement in Parliament, face to face with the Opposition leader.To do so would invite a deserved castigation.But, just the same, I hope Mr.Meighen will administer a sharp dose without any further provocation, if I may express such a view in my capacity, as an outcast from the English-speaking Liberal-Conservative Assc- ciation of Montreal, with its \u201cTony\u201d Whites, | porcine Fosters, slippery Websters and \u201cbuck- passing\u201d Ballantynes, and such other types of the \u201ctrustard\u201d breed, Macdonald deserves a verbal \u201cwalloping\u201d such as Arthur Meighen\u2014 More punch to his excoriatory powers !\u2014knows fine how to administer on occasion! He should \u201cgo to it\u201d! It will do the Nova Scotian \u201cstatesman\u201d of the Gazette\u2019s nomenclature a deal of good to squirm for the nonce, instead of pouring forth bellow and bluster as is his wont! + Kk # Even after the North Cape Breton election was over, and won, in a fashion, as we see, the Minister of Mi'itia-designate saw fit to issue a signed statement as indecent, as false, as Macdo- naldian, as the North Sydney speech.He designated Hon.Mr, Meighen\u2019s words, conduct, actions and tactics, in the electoral battle just ended, as the most disgraceful that Nova Scotia ever heard or witnessed, as coming from a party leader.We may be sure that Mr.Meighen, in point of fact, gave no shadow of cause for such an accusation.The characterization of Mr.Meighen by Mr, Macdonald was as visionary, malicious, unmeaning and absurd,\u2014and inhospitable\u2014as were Mr.Macdonald's other statements regarding the Opposition leader's relatives respecting war service.His own words more accurately and fully describe Mr.Macdomald\u2019s own utterances, conduct and attitude.In fact, in his ascription to Mr.Meighen of the attributes of a political swashbuckler, this Nova Scotian super-tub- thumper undoubtedly drew from and upon his own, distorted mentality, his own actual and habitual conduct, Thus we have explained the uninviting verbal portraiture so lavisly and so justly flung at the leader of the Federal Opposi- ion.Mr.Macdonald, as I have made plair, sought to hang the grimy, ill-smelling, florescent bou- quetry of his habitual degeneracy in language, actions and thoughts, so far as he was able, upon one, whose straigthforward walk and conversation in public life, the Nova Scotian would do well to imitate, and not sneer at, lie about, and Otherwise misrepresent! But that is impossible.We never yet, even in this scientific age, have been able to fabricate silk purses from the flapping lugs of the squealers of a pig-sty; nor from the protruding auricles of the braying jackasses of Canadian politics.\u201cIt can't be did!\u201d x ox % Not in the case of Macdowald Nor in the instance of the talcum-powdered, but still undisguised, porcine Gouin.Nor, again, in considering his mulishly, light-heeled successor, l\u2019honorable le premier de Québec, M.Taschereau, No, siree! Jamais! ! Nuthin\u2019 doin\u2019! ! BRENTON A MACNAB.LE MATIN, SAMEDI ler SEPTEMBRE 1923 (Suite de la première page) Le Prince de Galles, je roi d\u2019Espagne, la princesse Zita et la reine de Roumanie peuvent voyager en \u201cStates Room\u201d, juste comme un homme d\u2019affaires, sans rien dire à personne.Le Prince de Galles peut aussi bien se faire Imprimer \u2014 et non graver \u2014 des cartes de visite |et s\u2019enregistrer à l\u2019hôtel! comme étant JEAN-BAPTISTE MARINGOUIN, Rédacteur au Mâtin et il passera inaperçu.Pour grands que sont les rois, ils sont ce que nous sommes Et peuvent se cacher comme les autres hommes.LA FAILLITE DES MORALISTES J'adore ces moralistes genre Lord Alliance Day, Comité des Seize, etc, qui veulent réformer l\u2019humanité à coups de décrets, de règlements ou de lois et abaisser l\u2019esprit général au niveau du leur.Le plus drôle de l\u2019affaire c\u2019est qu\u2019ils finissent tous par disparaître n\u2019ayant laissé derrière eux que le souvenir de leur ridicule.Nous avons eu, au début de la guerre, les vieilles jeunes filles de l\u2019Ontario qui voulaient em- pêchar l\u2019envoi du tabac aux soldats grelottant dans les tranchées; aux Etats-Unis, des réformateurs généreux, y compris des juges, ont fait badigeonner à leurs frais les gorges des adultes afin de leur rendre la cigarette nauséabonde; les tramways de Montréal interdisent encore de fumer en plein air, sur les plateformes d\u2019arriére.Et malgré tous ces efforts l\u2019usage de la cigarette se répand avec une vitesse qui effraie les marchands de cigares, Les moralistes ne comprennent pas l\u2019évolution humaine.Il en est de même pour ceux qui tonnent contre les jupes trop courtes ou les corsages échancrés des jeunes femmes ou des jeunes filles.Ces pauvres êtres ont des yeux qui ne voient, sur les poitrines blanches et bien, faites que la sarabande de leurs désirs louches qui comme des nuages noirâtres leur cache toute la beauté féminine.Et malgré tous leurs efforts, les plus pures, les plus dévouées, les plus délicates des femmes continuent à suivre leur mode, qui, inconsciemment peut-être, est un signe d\u2019évolution: et cette évolution continuera, malgré tous les moralistes, et les femmes continueront à se faire belles et désirables afin que les générations futures soient moins laides que la nôtre.Les prohibitionnistes sont du méme acabit ; ils sont atteints de super-gastrite, au propre comme au figuré, Le président Harding serait une de leurs victimes.Les bonnes habitudes, la sobriété, la beauté, la délicatesse, le bon ton, toutes les qualités, tous les perfectionnements physiques et moraux ne se décrètent pas.Ils peuvent s\u2019obtenir par une lon- ue suite d\u2019efforts intellectuels.L\u2019instruction et l\u2019éducation seules peuvent les faire progresser, DYSCOLE.Les mineurs en grève Les délégués des mineurs d\u2019anthracite semblent décidés à ne pas céder aux suggestions des propriétaires de mines, et menacent ces patrons d\u2019une grève terrible pendant laquelle ils vont faire donner toutes leurs réserves afin de s\u2019assurer la victoire, et pendant laquelle le public ignorant des faits exacts, souffrira du manque de charbon.Il est connu, archi-connu, que les mineurs ont été depuis trop longtemps, dans tous les pays, honteusement exploités par leurs patrons.Il y a à peine 25 ou 30 ans, ils travaillaient encore sous terre pendant 12 heures au minimum et ne revenaient à la surface du sol qu\u2019après la nuit tombée pour redescendre dans les puits avant le lever du jour.Qu\u2019on lise Germinal, D\u2019un autre côté, les employeurs n\u2019ont jamais, dans aucun pays, tenté d\u2019améliorer le sort de leurs ouvriers tant que |es réformes tendant vers ce but c\u2019est-à-dire la réduction du nombre d'heures de travail, l'augmentation du salaire, l\u2019allocation d\u2019indemnités en cas d'accident de travail, amélioration des conditions hygiéniques, etc.etc, ne leur aient été arrachées à coups de grèves ou de révoltes.Peu, bien peu, trop peu de grandes compagnies \u2014 les plus indifférentes en général au bien-être de leurs ouvriers et des plus férocement égoïstes \u2014 prennent actue!lement quelque intérêt au sort de leurs salariés, et trop souvent encore, c\u2019est uniquement parce qu\u2019elles y trouvent certains profits: diminution du nombre des accidents, permanenca du travailleur et son assiduité, augmentation de la production, meilleure qualité du travail et aussi, ne l\u2019oublions pas, la réclame tapageuse de leurs produits sous la forme humanitaire, Le public, dans la grève probable des mineurs, va être la tête de Turc dans cette lutte entre le Capital et le Travail.Je viens de dire que les patrons ne m\u2019étaient généralement pas fort sympathiques, d\u2019autant plus que leur capital provient trop fréquemment d\u2019héritages, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils n\u2019ont rien fait pour le gagner.Mais il faut admettre aussi que les mineurs semblent vouloir exiger des salaires de ministres ou d\u2019ambassadeurs, telles Leurs Majesté$ les Maçons qui ne se trouvent pas satisfaits avec un salaire dépassant cent piastres par semaine, aux Etats-Unis.Les mineurs sont peut-être dans le même cas, et alors, il ne sera jamais trop tôt pour couper court à leurs ambitions démesurées, Il est déjà trop regrettable qu\u2019un boxeur puisse faire fortune alors que les intellectuels végètent dans une gêne discrète.Etendre cette anomalie économique serait détruire l\u2019ambition légitime, l\u2019amour de l\u2019étude, ce serait retarder le progrès humain qui n\u2019est dû, absolument, sûrement, indubitablement, qu\u2019aux intellectuels dont l\u2019intelligence et l\u2019étude ont fait une élite, Quoiqu\u2019en disent certains journaux, la grève ne peut être déclarée illégale, la mine ou l\u2019atelier n\u2019est pas le bagne.Mais on peut, s\u2019il y a lieu, renouveler l\u2019exploit de Briant lors de la grève des cheminots français, alors qu\u2019il savait, lui, l\u2019Allemagne fort menaçante, prête à profiter d\u2019une circonstance, et qu\u2019il ne pouvait le crier à la Cham- fre, et mobiliser les mineurs comme i] mobilisa les soldats, jusqu\u2019à ce qu\u2019un tribunal impartial ait résolu la question, les produits du travail allant alors à l\u2019Etat et non aux propriétaires de mines.Il est aussi possible que les mineurs soient aussi honteusement exploités que les hommes de chantier et les journaliers employés par les entrepreneurs pour la construction de nouvelles voies ferrées.Mais alors c\u2019est au ministre du Travail ou de l\u2019Industrie à étudier la question avant que les travailleurs ne soient morts de faim ou tués par les soldats mis au service du Capital, représentant trop souvent des \u2018nouveaux riches\u201d industriels bien peu intéressants.Une étude sérieuse des manières de faire de la Direction, de sa compétence et de ses aptitudes, une vérification des bénéfices et surtout des dépenses, faites si souvent à dessein de cacher l\u2019énormité des revenus et à maintenir au minimum Véchglle des salaires, doit étre faite très sérieusement et très attentivement.~ POURQUOI CE SILENCE ?Larivière a juré que la Kommission des Liqueurs faisait du bootlegging ! Le gouvernement et la Commission des liqueurs n\u2019ont pas fait arrêter Larivière pour parjure et l\u2019ont laissé jusqu\u2019ici dans ume parfaite tranquillité, ce qui laisse toute cette affaire dans un jour curieux.On s\u2019est demandé, dans quelques journaux, pourquoi le gouvernement et la commission des liqueurs n\u2019avaient pas fait arrêter Larivière, s\u2019il était coupable de parjure.On s\u2019appuyait sur le dilemne suivant, Ou Larivière a menti ou non.S\u2019il a menti comment se fait-il que le gouvernement le laisse en liberté et autorise ainsi les plus odieuses machinations contre l\u2019autorité et l\u2019ordre public.D\u2019autre part, s\u2019il a dit vrai, ce qui alors expliquerait pourquoi on laisse Larivière en liberté, pourquoi le gouvernement n\u2019institue-t-il pas une enquête pour laver le gouvernement et les membres de la Commission qui ne sont pas coupables, et châtier les prévaricateurs?Qu\u2019attend M.Simard \u2014 d\u2019ordinaire si loquace dès qu\u2019il s\u2019agit de se vanter, \u2014 qu\u2019attend M.Simard pour répondre à cette question que nous lui posons publiquement ?| Et quoique M, Simard ait fait la première partie de sa fortune à vendre des pilules, croit- il que le public soit prêt à avaler celle-là ?TETES D'HOMMES : GUEPRATTE Un communiste, parce qu\u2019il a défendu Marty 3 la tribune de la Chambre et réclamé sa libération?Non, simplement un homme d\u2019honneur, épris de justice, qui met sa conscience au-dessus des idées de n'importe quel parti.Un homme d\u2019honneur et un brave.Jamais chef ne connut une telle affection de ses subordonnés, Lors de V'attaque des Dardanelles, il commandait l\u2019escadre française et avait son pavillon sur le Suffren.Torpillé, le Bouvet coula en trois minutes, et l\u2019on put croire qu\u2019un autre cuirassé, le Gaulois, qu\u2019un obus ture venait d\u2019éventrer, allait subir le même sort.Guépratte vit cela.\u2014La place d\u2019un amiral en chef, dit-il, est auprès de ses enfants qui vont mourir !\u2026.Il fit done armer la chaloupe-amiral, et quitta le Suffren pour se rendre sur le Gaulois.Quand il y arriva, sous les rafales de projectiles, les matelots, qui se croyaient perdus, ne songèrent plus qu\u2019à mourir avec lui, en beauté.\u2014Salut, mes enfants ! Alors les \u201cenfants\u201d se rangèrent, immobiles sur la bande du cuirassé, rendirent spontanément à leur chef les honneurs réglementaires, la musique jouant \u2018La Marche des cols bleus\u201d, comme dans le port de Toulon.Et Guépratte monta sur Je Gaulois.Grâce à son habileté manoeuvrière, le navire échappa au naufrage, et put aller s\u2019échouer sur une plage voisine, à l\u2019abri des obus.Les hommes pleuraient.Guépratte souriait.Voilà comment comprenait son devoir et se faisait aimer de ses matelots, le plus grand chef qui osa défendre Marty, officier de la flotte qu\u2019il avait commandée, Le Capital et le Travail sont, grâce à la morgue insolente et plusieurs fois centenaire du Capital, comme chien et chat, Reformer leurs caractères n\u2019est pas chose aisée, mais le public qui paie et souffre de leurs dissensions peut les obliger à marcher droit et à ne pas inutilement ruer dans les brancards, ; \u2019 oda | Ven Questions actuelles | ! .Le Cahier de Polémarque.Les bateaux de guerre se suivent et comme les jours se ressemblent tous sauf que les urs sont bleus horizon et les autres couleur de fumée.Ils Ont un air rebarbatif commun et une grosse gueule qui menace de cracher des boulets, des projectiles de toutes sortes, si l\u2019entente cordiale tourne à l\u2019aigre.Les poissons qui ont émigré du vieux monde regardent avec inquiétude la trai- née noire que laisse sur l\u2019eaw bleue du Saint-Lau- rent l\u2019ombre des sinistres engires de mort: \u2014Mes amis, cessez de frétiller d'\u2019allégresse, dit une baleine, grosse comme une maison, qui avait eu la queue emportée par un torpilleur, lors de la dernière guerre, ces vaisseaux de mauvaise Qugure ne me disent rien de bon.C\u2019est pour les fuir que nous sommes rendus dans ces parages qui ne valent pas ceux que nous avons quittés, parce qu\u2019on y grelotte tout le temps, mais nous y trouvons un refuge contre les agents destructifs que les humains ont inventés pour tuer leur espèce et la nôtre.\u2014T'ais-toi donc, radoteuse, réplique un dau- Phin, ce qui fait le malheur des uns fait le bonheur des autres.Tw peux te trouver très méritoire de t'empiffrer de menu frétin, mais moi, qui ai le goût du faisandé, je suis charmé de changer de cuisine, Ce fut notre \u201cboum\u201d, à mous, que la guerre! Quelle aubaine quand les Allemands nows expédiakent pour wotre petit déjeuner des milliers de cadavres morts dans toute leur graisse, au lieu de ces carcasses, de ces squelettes qu'on nous jette de temps à autre.Autrefois nous pouvions d\u2019un tour de queue virer ces chaudrons à l\u2019emvers.Mais aujourd'hui, essayez donc de jouer avec ces cuirassés bardés de fer, vous y laissez vos arêtes et votre peau.\u2014Egoïste va, pour la satisfaction de tes boyaux, tu voudrais voir la mer transformée en champ de bataille.\u2014Hum! la carnine est un excellent tonique.\u2014C\u2019en serait fini de la paix de ces eaux limpides.Le tonnerre qui gronde dans l'air ne cause aucune frayeur aux potssons.L\u2019éclair brise ses lances sur ce miroir fluide, mauvais conducteur de sa colère.La foudre quand elle tombe dans l'eau rate ses effets.Mais quand ces mitrailleuses ambulantes éparpillent dars les flots le contenu de leurs obus, l\u2019océan est troublé jusque dans ses bases que l\u2019on n\u2019a pu atteindre avec la sonde.Pourquoi ces machines à faire du néant s\u2019amè- nent-elles ici?Les échos des forêts vierges n'ont pas encore retenti de ces terribles clameurs.Les habitants de ces pays neufs régénérés par des siècles de paix ont oublié cet art meurtrier qui va coûter la vie à l\u2019Europe, pourquoi cette civilisation quintescenciée vient-elle prêcher le retour à la barbarie, et promener dans le continent la menace des futurs carrages?N\u2019est-il pas à craindre que la voix de ces sirènes éveille les instincts guerriers qui ne dorment que d\u2019un oeil dans le coeur des hommes, dont les ancêtres ont fait le coup de feu em Amérique?Notre marine de guerre, plutôt engin d\u2019élection que de mort, peut renaître de ses cendres.Vous ne connaissez pas la folie du monde, le panache de fumée noirâtre, qui taquire la trogne du soleil, peut agir sur l'esprit des politiciens, comme le lambeau de pourpre sur le taureau dont la placidité est reconnue, Des visions de haut fourneau, de laminoires, de fabriques de munitions, de forteresses, de bastions, de razzias, de tranchées vont hanter leur imagination.L\u2019espoir de jongler avec les millions én des spéculations hardies qui déplaceront la richesse des individus et des peuples seul capable de faire battre leur coeur, erfantera des horreurs auprès desquelles la pêche à la ligne, au harpon, au filet n\u2019est rien.\u2014Comme on est éloquent, ma commère, quand on a le ventre plein.Faites ce que je dis et von pas ce que je fais.Morale facile ! Mais si tu savais ce que les hommes pensent d'eux-mêmes, j'entends ceux qui sans avaler leur langue sont muets comme nous et se replient dans le silence de leur conscience pour réfléchir sur les tristesses de leur destin.Ces bimanes ont tellement perverti leur nature et mal interprété le sers de la vie qu\u2019il vaut mieux qu\u2019ils disparaissent de la terre.| Ils se sont ravalés en dessous de l'animalité.Les inventions de leur progrès tournent à leur perte, Lewr sciewce sert à les rendre plus sots et plus malheureux.Ils sont à chercher et ils la trouveront la cartouche de dynamite qui enverra pro-|' mener leur planète dans le vide, Tu as tort, ma vieille, de faire du sentiment, la bétise est communicative.N\u2019us aurons ici comme ailleurs des processions à perte de vue de ces vaisseaux mortuaires.Hs silllonneront la sérénité de nos lacs de réseaux couleur d\u2019encre.Le jeune Canada va- t-il s\u2019aviser de faire des niches à la camarde, mai- tresse sur terre comme sur mer?\u2026 Ce dialogue des poissons qu'om croit muets, parce qu'ils ont l\u2019habitude des savants de se taire quand on ne réclame pas leur avis, fut interrompu par des acclamations frénétiques qui s\u2019entre- croisaiert sur les deux rives: \u2014 Vive la France!.Vive la France! .Elles montaient vers le tricolore gloriewz, petit roitelet qui battait de l\u2019aile sur le dos de la bête apocalyptique et atténuait l'ombre que projetait la masse noire sur l\u2019azur de notre mère d'eau douce comme l\u2019âme canadienne, Tous re voyaient que les trois couleurs lumineuses comme celles qui dominent dans l\u2019arc-en-ciel de la paix.Les coeurs battaient à l\u2019unissor de la bannière et s\u2019enflaient comme elle d\u2019espérance ensoleillée et de joie délirante.C\u2019est la France qui nous visite, qu'elle vienne vers nous sur le dos d\u2019ure ânesse, comme le Christ, ou cramponnée à la carapace d'une tortue en fer, qu'importe, hosannah.À défaut des palmes, nos érables agitent devant elle leurs rameaux verts, le Mont Royal lui fait son plus respectueux salut: Bénie soit celle qui vient au nom de ses penseurs, de ses savants et de ses artistes, nous apporter le rayon ambulant de son génie ! Chacune de ses visitations est pour mous pdques fleuries.UN ROMAN CANADIEN LES HABITS ROUGES (1) La race canadienne est à l\u2019heure actuelle pour les romanciers, une source féconde d\u2019études psychologiques ; après \u201cMaria Chapdelaine\u201d, voici \u201cLes habits rouges\u201d, roman rappelant des événe- ments touchant la rébellion du Canada en 1837 : les habits rouges, ce sont les Anglais, Il est toujours intéressant de lire l\u2019avant- propos d\u2019un livre; l\u2019auteur, en général, y dévoile quel fut son dessein, ce qu'il a cherché à suggérer au lecteur; l\u2019oeuvre qu\u2019il croit avoir réalisée; ce qu\u2019il désire qu\u2019on y trouve; par la suite, au cou-' _.Yeau\u201d, 1 yol, 21 fr.\u201d (1c R.de Roquebrune: \u201cLes Habits Rouges\u201d, roman canadien, aux \u201cEditions du Monde Nou- ~ VOL.III \u2014 No 35 ~ * \u2014 | rant des pages, on suit mieux les développements | subtils de la trame du roman, à moins que le dangereux maniement des mots, n\u2019ait trahi la penséa * de l\u2019auteur ou la forme même de celle-là.\u201cJ'ai donc tenté, écrit l\u2019auteur des \u201cHabits rouges\u201d, M.R.de Roquebrune, dans sa préface, en \u2018animant une époque canadienne, de faire vivre ceux qui y ont vécu, Pour cela il m\u2019a paru que ! c\u2019eut été une faute de goût de sembler faire l\u2019a- ; pologie d\u2019une cause ou d\u2019un homme.Je n'ai pas ; voulu faire ce que la technique élémentaire commandait, une histoire qui eût un commencement et une fin, et une psychologie qui fût l\u2019échelle hus maine\u201d, L'auteur a-t-il réussi dans son entreprise ?presque, pourrait-on dire car ses héros à défaut d\u2019une âme complexe et tourmentée, vivent d\u2019un coeur ardent et juvénii; et la fraîcheur qui se dégage de leurs visages de vingt ans aux boucles b'ondes, brunes, ou rousses, anime d\u2019une vie sentimentale intense les pages du roman, Les personnages historiques tels que: Lord Gosford, le général Colborne, Papineau, Lorimier, etc, sont découpés un peu à la manière de Malet dans ses manuels scolaires; du reste ils ne sont là que pour servir d\u2019armature aux événements; et expliquer pourquoi et comment le lieutenant d\u2019Ar- montgorry, d\u2019origine canadienne française, après avoir pris du service aux habits rouges, se trouvant un jour dans une bagarre, passe spontanément aux révoltés canadiens, se bat contre les Anglais, est fusillé comme rebelle alors qu\u2019il aime et est aimé d\u2019une Anglaise, la file du gouverneur.et aussi pourquoi, Henriette de Thavenet l\u2019ardente patriote, se vêtit de noir pour pleurer le lieutenant Fenwick tué par les siens.De tout cela i] résulte une suite d'images simples et attachantes dans la beauté de l\u2019hiver, de l\u2019été, du printemps canadien.Le style est évocateur et tend à éveiller directement en nous les sensations qu\u2019il décrit, il rend facilement l\u2019atmosphère évanouie de ces .\u2018°heures troubles.Mais sur les routes neigeuses, la torpeur de l\u2019été accablant, dans le charme ingénu du printemps, la joie du bal, le désordre tragique de la mêlée, ce qui domine, c\u2019est la grâce enfiévrée de la jeunesse ,qui croît, aime et pleure, Claude HARIEL-ROCHE.Les leçons du passé PAR UN VIEUX LIBERAL (Suite) Notre presse réactionnaire, dont les rédace teurs comme les propriétaires, sont la plupart des libres-penseurs, aurait jeté des cris de pintade si un tel incident se fut produit de nos Jours.Ce Michel, qui est probablement Michel Bibaud, concentre toute son indignation dans une Épitre satirique qui fut certainement plus sen- Bible au sacrilège saxon que des explosions d\u2019épi- vhetes injurieuses et des avalanches de textes bi- Dliques hérissés de bêtes mauvaises.Nous ne voyons pas dans les gazettes du temps des pages consacrées à des bénédictions de cloches, à des Konventums, à des célébrations de noces d\u2019or et de diamants qui commencent par des bénédictions* nuptiales au pied de l'autel et finissent à dix heures par un dodo à poings fermés des re-mariés Kravés de victuail\u2019es, dont leur boulimie laissée sibre ce jour-là, a fait une consommation gar- antuesque.Nombre de ces vieux conjoints, comblés de jours et de mérite, ont fait leurs adieux au monde dans ces festins pantagrueliques.Nous ne chloroformons pas nos vieillards, fous les gavons de dindes, de porc frais, de pâtés, de crème brûlée, de beignes, alors qu\u2019on les a mis préalablement en état de grâce.Ces banquets sont bien dans la tradition, mais on ne voit pas dans l\u2019ancien temps\u201d qu\u2019ils commencent par une messe.Ces braves gens qui défendirent les droits He l\u2019Eglise au prix de leur sang ne donnaient pas tans l\u2019exagération et le scrupule.Ils n\u2019endossaient pas le manteau blanc de la religion pour combattre leurs propres combats.Ils se défiaient d\u2019un trop grand déploiement de zèle qui, au lieu de servir leur cause, leur eut été préjudiciable.: Vertueux sans ostentation, comme le veut saint François de Sales, c\u2019étaient des saints gais, un peu rabelaisiens, qui riaient du mot, mais s\u2019abstenaient de l\u2019acte, qui s\u2019appelle l\u2019adultère.Au sortir de la domination française, qui avait été pour eux une sorte de retraite fermée d'une durée de deux cents ans et plus, ils avaient encoré une grande austérité de moeurs tempérée \u2018le gaîté gauloise.Ces gens ne connaissaient pas le théâtre, du moins dans les campagnes; même s'ils avaient su lire, ils n'avaient d\u2019autre bouquin à dévorer que Je petit catéchisme, Cette jeunesse qu\u2019on dressait à l\u2019oeil, et ne pouvait s\u2019ébaubir que sous la surveillance des parents, privée du plaisir de la danse défendue en chaire, avait pour unique Bpectacle la messe du dimanche et les processions religieuses.Il ne faut pas s'étonner de cette pré- idilection pour le rite et le symbole plutôt que pour la doctrine.Pour eux, les détails du culte et la forme extérieure du mystère se confondent \u2018avec la vie nationale, avec l\u2019histoire du pays.(A suivre.) \u2014Si je vous prête cet argent, quelle garantie me donnerez-vous ?\u2014La parole d\u2019un honnête homme.\u2014Eh bien! revenez avec cet honnête homme et vous aurez l\u2019argent, * x X ENTRE JEUNES FILLES : \u2014Je voudrais bien me marier, et je ne me montrerai pas exigeante ! \u2014 Comme vous avez raison ! \u2014Oui! pourvu qu'il soit riche, intelligent et bien physiquement, je prendrai le premier venu.DIALOGUE D'ENFANTS : \u2014Ma grammaire! je la sais mieux que toi, ma grammaire!.Tiens, quand il n\u2019y a qu\u2019un chevau, comment qu'on dit ?\u2014Eh bien! quand il n\u2019y a qu\u2019un chevau, on dit un cheval, et quand il y a beaucoup de chevals, on dit des chevaux ! .Le MATIN est publié par Roger Maillet, à Montréal, rue Saint-Denis, 162, ch.300-301.Il est imprimé par la Compagnie d'imprimerie \u201cLE MATIN, limitée, 71a, rue St-Jacques."]
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