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Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 10 novembre 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
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Le matin, 1923-11-10, Collections de BAnQ.

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[" VOL.III \u2014 No 45 REDACTION: 58 Rue Saint-François-Xavier Chambre 8 Administration: 164 rue Saint-Denis Tél.: Est 893.Atelier, M.7309 ABONNEMENTS PAR LA POSTE Canada Etranger Un an .ORS $2.50 $3.50 Six mois .1.50 1.75 -§ Directeur: ROGER MAILLET NUNIREAL, SAMEDI, 10 NUVEMBKE 1925 CONTRE TOUS LES ABUS ET TOUTES LE POLITIQUE ET LITTERAIRE INIQUITES Le Numéro: UINQ SOUX SIMPLE QUESTION À M.PERREAULT Pourquoi cherche-t-on à fonder de nouvelles paroisses, quand le nombre des fermes abandonnées autour des vieilles paroisses va grandissant?Journal d\u2019avant-garde DE L\u2019OUVRAGE POUR CAMILLIEN Le travail et HOUDE ! ses victimes Au lieu de perdre son temps à poursuivre \u201cI'Action Sociale\u201d de Québec pour des futilités qui n\u2019intéressent personne, l\u2019honorable Antonin Galipeault aurait mieux fait de se mettre sérieusement à l\u2019étude des questions ouvrières dont il ignore encore le premier mot.Les Errements de Mme Angers Parlant devant la Fédération Nationale St- Jean-Baptiste, la conférencière, Mme Albertine Ferland-Angers aurait, si nous en croyons le rapport des quotidiens, avancé ceci: \u201cSi l\u2019Anthologie des Poètes Canadiens ne contient pas de poésies religieuses, ce serait une grave erreur de conclure que celles-ci sont exclues de notre littérature.\u201d De deux choses l\u2019une: ou Mme Ferland-An- gers a lu l\u2019Anthologie des Poètes Canadiens ou elle ne l\u2019a pas lue, Si, comme nous avons lieu de le croire, elle ne l\u2019a même pas examinée, elle montre beaucoup de déloyauté en jugeant un ouvrage qu\u2019elle ne connaît pas, Si, au contraire, elle l\u2019a lue, cela nous prouve qu\u2019elle veut, comme beaucoup d\u2019autres, calomnier une oeuvre qui à pourtant souffert bien des médisances sans la sienne.La conspiration du silence s\u2019est établie auteur des oeuvres trop rares laissées par Jules Fournier.L'\u2019envie et la jalousie de certains, jointes à la mauvaise foi, à la sordide rancune de plusieurs autres ont été causes de l\u2019oubli qui semble vouloir se faire autour de ce journaliste et polémiste de talent, emporté trop tot, et qui, à 54 ans, occupait dans la presse et ia littérature du pays une place à laquelle ni Mme Ferland-Angers nt beaucoup d\u2019autres ne pourront jamais prétendre.L\u2019Anthologie des Poetes Canadiens, nen uc- plaise à Mme Ferland-Angers, contient des pièces religieuses, Nous en citons quelques-unes : La Messe de Minuit (Pierre Chauveau), No- tre-Dame de Montréal (Joseph Lenoir), La Chapelle de Tadousac (Louis-Joseph Fiset), Les Morts (Octave Crémazie), Ultima Verba (Pam- phile Lemay), Au Colisée (Basile Routhier), Feu de joie au Cimetière (Abbé Gingras), Les Cloches de la Basilique (Eudore Evanturel), Noël intime (Louis Dantin), Noël du Pastoureau (Gaston de Montigny), Le Cap Trinité et Stances aux Etoiles (Charles Gill), Derniers Sacrements (Englebert Gallèze), Les Communiantes (Emile Nelligan), Moine et Jet de Sagesse (Guy Delahaye), Vêpres monastiques (Alphonse Désilets).i Nous aimons à croire que la conférencière de la St-Jean-Baptiste aura sous peu l\u2019occasion de ke faire entenare de nouveau et qu\u2019elle en profite- Ka pour corriger une erreur que nous préférons mettre au compte d\u2019un manque de lecture.| DES HAMEAUX.ON N\u2019ABANDONNE PAS LES MOUCHARDS ! Certes, on les \u201cdégomme\u201d au besoin, mais on leur laisse la jouissance des trente deniers de Judas Iscariote.Atmosphére d\u2019arbitraire, de lacheté et de persécution.Montréal, 5 novembre 1923.Monsieur le rédacteur, Vous vous souvenez, n\u2019est-ce pas, qu\u2019un certain nombre d\u2019instituteurs furent mis à la porte, il y a deux ou trois ans, pour avoir osé demander un salaire raisonnable et un peu plus de protection, \u2018 Nos commissaires furent obligés de récompenser ceux qui furent les agents, des directeurs- secrétaires, etc, d\u2019une association de \u201cbriseurs de grève\u201d, en accordant des promotions aux faux- frères, Cette année, nos commissaires, reconnaissant l'incapacité, l'ignorance de deux de ces mou- lhards, furent obligés de les déqualifier du principalat, en les réinstallant professeurs, mais en leur laissant leurs salaires de principal, 822.00 ou $24.00 ; alors que comme professeurs ils devraient n\u2019avoir que $17.00 ou $13.00, proporticnnellement à leurs années de service scus la commission scolaire: voila du favoritisme, Cependant, que font nos commissaires à l\u2019égard de ceux qu\u2019ils destituèrent vour le seul fait d\u2019avoir appartenu au \u201cfien-Etre\u201d et d\u2019avoir travaillé pour le bien-être des instituteurs de Montréal?On leur donne $400 de moins que leurs confrères, Que firent nos commissaires avec ces deux principaux destitués?Voici: Pour camoufler la honte, le déshonneur de ces derniers et d\u2019eux-mêmes, nos commissaires décidèrent de les échanger comme des meubles, On prit celui du District Ouest et on l\u2019envoya dans le District Est, on fit de même pour celui du Nord.Ces commissaires sont certainement des admirateurs de la Réciprocité.L'élection des commissaires telle qu\u2019elle se pratique à Montréal assure à nos commissions scolaires le règne de l\u2019arbitraire, de la lâcheté, de la mouchardise et de la persécution.Ce qui se passe du reste aux commissions scolaires dégage depuis longtemps un arome auprès duquel le parfum des abattoirs est un encens exquis.AMICUS PLATO.LE LIVRE D'UBALD PAQUIN ENFIN UN VRAI ROMAN CANADIEN M.Ubald Paquin, notre collaborateur, publie un roman canadien intitulé: \u201cJules Faubert\u2019.C\u2019est une oeuvre forte qui cadre avec la mièvrerie que l'on nous sert périodiquement.Une compagnie américaine de cinéma est en pourparlers avec l\u2019auteur afin d'obtenir l\u2019autorisation de représenter Jules Faubert à l\u2019éeran.Par la vie intense contenue dans chacun de ses chapitres, ce.roman ne manquera pag de passionner le lecteur.L'action se déroule & Montréal, et aussi dans I'Abi- tibi, que M.Paquin connaît bien pour y avoir vécu trois ans.Jules Faubert, dont la publication constituera Pun des principaux événements littéraires de l'année, sera en vente chez les libraires à partir de jeudi prochain.On pourra aussi se le procurer en s\u2019adressant chez l'auteur: Ubald Paquin, Rapides de Lachine, au prix de 20 sou Ayant pris la peine de parcourir le compte- rendu des principaux discours de hon, Antonin Galipeault, je regrette de n\u2019y avoir trouve que de l\u2019emphase, du saint-jean-baptisme et de la redon- d'ance du plus mauvais aloi, car, vous le pensez bien, M.Galipeault, à l\u2019instar de tous ses collègues québecquois, ne connaît de l\u2019ouvrier en général que ce qu'il faut pour lui bourrer le crâne.Et c\u2019est bien la raison pour laquelle notre bonne vieille province est si merveilleusement en retard quant à sa législation ouvrière.Le MATIN l\u2019a déjà dit: Ce n\u2019est pas avec des mauvais discours d élèves de rhétorique que l\u2019on peut assurer aux populations ouvrières une juste part d\u2019équité sociale.Mais, direz-vous, n\u2019avons-nous pas une loi des \u201caccidents de travail\u201d?.Pardon, nous avons une ébauche de loi, une loi mal faite, incomplète, incohérente, comme seule sait en fabriquer notre légisiature provinciale, où la plupart des députés.grands lecteurs de la Presse, sont incapables d\u2019écrire à peu près correc- tement une lettre personnolle.Cette loi des \u201c\u2018accidents de travail\u201d serait-: elle parfaite quant aux simples accidents qu\u2019elle n\u2019en comporterait pas moins une injustice épou-| vantable.En effet, si d'une part, il survient un accl-! dent A Pouvrier au cours de son laheur cuctidien.| cet ouvrier a droit à une indemnité ; si, d\u2019autre part, ce même travail, prolongé quotidiennement, détermine, chez ce même ouvrier, en peu d\u2019années, une grave maladie, notre ouvrier meurt tout doucement et il n\u2019est pas sûr que ses patrons aient le souci de lui envoyer des fleurs! Pour MM, Galipeault et autres savants sociologues et économistes (genre Paradis) c\u2019est là une question fort embêtante; le plus commode évidemment, c\u2019est de l\u2019ignorer.Le MATIN veut savoir : 10 Pourquoi la loi distingue \u2018\u201cl\u2019accident\u201d et se permet d'ignorer la \u201cmaladie\u201d de travail ?20 Si l\u2019armement médical actuel des mines, usines, manufactures, chantiers, ateliers est suffisant ou méme existant?30 Si le gouvernement fait quelque chose contre l\u2019ankvlostomasie, les troubles de la vision dans leurs rapports avec les maladies professionnelles, le danger du travail aans l\u2019air comprimé, les intoxications professionnelles ?40 Si non, pourquoi ?MM.Galipeault et al ignorent-ils donc qu\u2019elles sont légion les industries dangereuses et insalubres?Faut-il leur rappeler que l'emploi du plomb, à lui tout seul, détermine des maladies, des désordres dans 135 ou 140 corps d\u2019état?Savent- ils que le blanc de céruse, interdit dans plusieurs pays, provoque chez des milliers de peintres les terribles affections saturnines : coliques de plomb, maladie des voies respiratoires, voire paralysie ?Savent-ils qu\u2019il y a, entre autres parias, les ouvriers et les ouvrières des couperies de poil qui, pour la chapellerie, par exemple, manipulent le mercure à l\u2019année ?Connaissent-ilslesort des allumettiers et allumettières qui meurent entre 30 et 35 ans?Connaissent-ils l\u2019existence des caoutchou- tiers, empoisonnés par le sulfure de carbone?Sont-ils au courant de existence des meuliers, des faienciers, des briquetiers, des brossiers, des cardeurs de matelas, trieurs et emballeurs de chiffons, etc.tous ceux qui, vivant au milieu des poussières sont terrassés en pleine jeunesse par les affections pulmonaires?Et les verriers?Et les mineurs?Et nos braves débardeurs du port de Montréal avec cette curieuse maladie professionnelle qu'ils appellent le \u201cgrain\u201d et qui les foudroie en quelques heures?Si M.Galipeault, au lieu de s\u2019acharner, comme son maître, à persécuter la presse pour des vétilles, s\u2019était appliqué à étudier ces questions, ne croyez-vous pas qu\u2019il aurait, pour une fois, mérité le salaire qu\u2019il retire du peuple?Mais nous savons par expérience qu\u2019il ne faut pas compter sur les hommes du régime québec- quois pour obtenir la moindre mesure empreinte de justice et de bon sens, C'est pourquoi je demanderai à notre vaillant ami Camillien Houde, député de Sainte-Ma- rie, \u2014 circonscription ouvrière, \u2014de bien vouloir, dès la prochaine session, présenter en amendement à la loi du travail, une mesure à l\u2019effet d\u2019indemniser, ne flit-ce que pour une faible part, les victimes des maladies.professionnelles.Cette loi, notez-le, s\u2019il-vous-plait, n\u2019aura pas seulement pour résultat de donner un morceau de pain aux invalides, aux déchus \u2014 nous pourrions dire, hélas ! aux déchets \u2014 du TRAVAIL, elle déterminerait enfin les industriels à multiplier les mesures d'hygiène, de sécurité en faveur de leurs ouvriers, 'e 1a! Et, chose qui n\u2019est peut-être pas à dédaigner, cette mesure frapperait le régime en plein ventre, c\u2019est-à-dire en pleine caisse électorale.On sait ce que je veux dire.THOMAS VIRELOQUE.Pourquoi ne montre-t-elle pas exemple?Puisque l\u2019Angleterre est si marrie de voir les dettes de l\u2019Allemagne si énormes qu\u2019elle veut obliger la France à diminuer sa part ae justes réparations, pourquoi ne renoncerait-elle pas elle-même à sa dette?Il n\u2019y a pas de danger qu\u2019elle le fasse: je le sais.Ce que l\u2019Angleterre veut c\u2019est que l\u2019Allemagne paie tout, absoli.ment tout ce qu\u2019elle doit à I\u2019Angleterre.& I\u2019Angleterre seule, et que la France mutilée s« décide encore à ne rien recevoir ae l\u2019Allemar- afin de l\u2019aider à lui faire concurrence, On a bien raison de dire que les besoins du vartre affecte le cerveau ! DYSCOLE.ENFIN! ENFIN\u2018 ENFIN! Exit Simard On sent, même à travers les phrases ampoulées de la grose presse vénale, que le départ de M.Simard est accueilli par le public avec un soupir de satisfaction.M.Simard, malgré l'art de bluffer qu\u2019il possédait et cultivait bien avant d\u2019entrer dans l\u2019opulent fromage que lui valut surtout une puissante parenté, n\u2019est jamais parvenu à nous impressionner favorablement, Nous raconterons un jour sa fabuleuse histoire, elle en vaut la peine.Cet homme d\u2019une culture médiocre n\u2019avait ni l\u2019envergure, ni la finesse nécessaire pour jouer le premier violon de la Commission ; aussi s\u2019empres- sa-t-il, dès les premiers jours, de se draper dans le mystère et le silence.Mais jamais le peuple, si simpliste qu\u2019on le suppose, ne s\u2019est laissé prendre par le faste et les attitudes de matamore de ce charlatan politique, L'organisation de la Commission des liqueurs n\u2019est pas son oeuvre, Elle est celle de son personnel immédiat, \u2014 un personnel d\u2019élite, il nous fait plaisir de l\u2019avouer \u2014 et de quelques techniciens dont le renom fut toujours étouffé avec l'habilité d\u2019un expert de la réclame, Pour nous, M.Simard restera l\u2019homme de la première période de la Commission des liqueurs, période où la Kommission chargeait sans la moindre vergogne des barges d\u2019alcools au Pied-du-Cou- rant, alors qu\u2019elle faisait emprisonner les petites gens trouvées coupables d\u2019avoir vendu un petit verre de vin au détail.Cette période fut aussi celle des fausses arrestations, des confiscations illégales, des stupéfiants, des distilleries clandestines, des tavernes malpropres, des bières frelatées, des véritables boissons hors de prix, de l\u2019exploitation organisée , de la mouchardise mon- navéo, du sang, de la honte et de la boue, période contre laquelie le peuple de Montréal, exaspéré, s\u2019empressa ce réagir avec tant de vigueur, le cinq février dernier, Voilà pour le règne ae M.Simard.Mais du cas si spécial de M, Simard se dégage une autre leçon, M.Simard était conseiller législatif avant sa nomination aux liqueurs; par son départ, il le redevient pour ainsi dire automatiquement.Comment, en principe, les électeurs de Re- pentigny furent-ils représentés à la chambre haute pendant ces quelque deux années ?En pratique, il n\u2019est 'pas un citoyen pour nier que cette omission ait eu la moindre importance dans l\u2019administration du pays.Ce qui prouve bien, encore une fois, l\u2019inutilité prodigieuse de cette institution, de cet hospice de politicailleurs.Nous souhaitons à M.Simard de vivre assez longtemps pour assister au détronement \u2014 plus prochain qu\u2019on ne le croit \u2014 des Médéric, des Kelly des Simard et tatti mercanti.Car tout se paye, M, Simard, en ce monde et même dans l\u2019autre, ; VERCINGETORIX.+ LE MARTYRE DES INSTITUTEURS Les créatures de M.Taschereau se font-elles \u2018des rentes à même les traitements des instituteurs.Une correspondance qui laisse supposer les pires exactions.Montréal, 5 novembre 1923.Monsieur le rédacteur, Vous voudrez bien me permetre l'usage de vos colonnes pour mettre le public au courant d\u2019un fait qui a toutes les apparences d\u2019un joli scandale, Un mien, frère, instituteur depuis près d\u2019un quart de siècle, rude travailleur autant que doux éducateur, a déjà reçu son contrat d\u2019engagement selon le libellé ordinaire et la mention du salaire.Constatation, faite, son salaire avait subi l\u2019augmentation régulière de cent dollars; donc le dit salaire était voté par la commission de ce district et porté au budget lequel est contrôlé, ne l\u2019oubliez pas, Mais voici ce qui déconcerte les plus puissantes imaginations: en marge du seul contrat ae l\u2019instituteur (et non pas en marge des deux autres copies) apparaît la mention suivante : \u201cL\u2019augmentation annuelle de $100.00 sera retenue et ne sera payée qu\u2019à la fin de juin 19.si cet instituteur ne reçoit aucune MAUVAISE NOTE pendant l\u2019année scolaire ; dans le cas contraire, le traitement annuel sera de $.\u201d C\u2019est-à-dire $100.00 de moins que le traitement mentionné sur le contrat ! Suivent les initiales du directeur-secrétaire de la Commission.Or, je crois, qu\u2019un\u2014(tout ce que vous voudrez) \u2014 quand il y a $100.00 en jeu \u2014 peut bien donner une mauvaise note ! Done cet instituteur est condamné d\u2019avance, quoi qu\u2019il fasse, à payer des rentes à X.! car, monsieur le rédacteur, je vous le demande, où avez-vous vu dans les livres des commissions scolaires qu\u2019il y eut des rentrées de fonds provenant d\u2019une \u201cMauvaise Note\u201d ou des salaires des instituteurs?Et mon frère m\u2019affirme qu\u2019il y a ainsi des centaines d\u2019instituteurs dans son cas | Aujourd'hui, l\u2019on s\u2019étonnerait de tels procédés chez les nègres, mais chez nous ça peut passer, Les Canayens trouvent même ça \u201cben fin !\u201d Brimé par en haut, brimé par en bas, brimé de tous les côtés, tel est le sort de l\u2019instituteur.Verrons-nous la fin de ce calvaire?Il serait temps d\u2019élever l\u2019instituteur du rang de parias qu'il occupe ici au rang qu\u2019on lui accorde dans les autres pays.Seulement, allez donc expliquer ça aux profiteurs ignares autant que prétentieux du présent régime ! JOS.MILLIER.Macnab and LES VICTOIRES DE L\u2019AMI MACNAB His Claymore 0 He makes a couple of Journalistic Detractors in Nova Scotia \u201cCome Across\u201d\u2019 with Hearty Apologies (Special to Le Mâtin) Nova Scotia's decent political element is thoroughly enjoying the discomfiture which has fallen upon journalistic detractors of Brenton A.Macnab.His denunciation, of Hon.E, M, Macdonald for that minister's falsehoods about Hon.Arthur Meighen, which originally appeared in Le Matin, and was reproduced in, a daily paper in Macdonald\u2019s constituency\u2014The News of New Glasgow\u2014wuas the cause of much heartburnings on the part of the editors of the Macdonald press.The Halifax Herald, the Tory organ, with whose railway editor Macnab also had to do, in denunciation of the former's course in instilling mischievous ideas in the minds of the C.N.R.employes, thought to use the Macdonaldian abuse of the Montreal man with impunity.What resulted 1s best told in a despatch from Montreal to the New Glasgow paper, as follows :\u2014 THE MERRY, MERRY WAR.Brenton A.Macnab Has Taken Steps For An Actinn In Libel Against The Halifax Herald.(Special to The Evening News).as above.Promptly came the retraction and apology from the paper as follows: \u2014 THE QUOTATION NOT TRUE, B.A.Macnab protests to the Herald against a quotation which was published in the \u2018Railway Herald\u201d cole umn, copied from the Eas\u2018ern Chronicle, of New Glasgow.The quotation in question was used by the Editor of the \u201cRailway Herald?in discussion of the differences of views which had arisen between him and Mr.Macnab regarding Maritime rights.The quotation referred to a bye-election in Guysboro County some years ago, and Mr, Macnab informs ug that it contains imputatione in regard to him which are untrue.The Harald does not wish to be unfair to Mr.Mae- nab; and, accepting his statement that the contents of the quotation that refer to him are untrue, promptly and cheerfully accedes to his request and withdraws the remarks in respect to which he complains\u2014The Halifax Herald.In reproducing the withdrawal, the New Glasgow News remarked pithily :\u2014 We understand that Mr.Macnab gave the Halifax Herald its choice between an action at law for libel or an apologetic withdrawal, With a laudable desire\u2014 MONTREAL, Oct.15.\u2014 Brenton A.Macnab, the! well-known writer and journalist, has instructed Mr, F.L.Mier, K.C., of Amberst, N.S., to demand an apolcgy and retraction from tie Halif:x Herald.That paper reproduced in its railway column the statement that Macnab, in 1904, carried the \u201cswagbag\u201d in the Guys boro by-election, that assertion h:ving originally ap-, peared in the columns of the Eastern Chroncle of New Glasgow, (Macdonald\u2019s Organ), whence it found its way into the Herald's railway column under the aegis of the rattled and peeved editor of that column, Falling a retraction by the Halifax Herald, on Mr.Milner's request, Macnab has instructed his Montreal lawers, Messrs, Monty, Duranleau, Ross and Angers, to take an action for libel in the Montreal courts, under the law, which provides that proceedings in the circumstances may be taken in Quebec province, because the Halifax paper ha a circulation here \u2014 an already ascertined fact.Discussing the matter Mr.Macnab said: \u2014 \u201cThe Eastern Chronicle's statement is a very old falsehood.The coincidence of my ten days\u2019 stoy in New Glagow at the time of the Guysboro by-election, had to do with matters contained in the late A.C.Bell's (late M.P., Pictou and then Senator) spcech to be found in Hansard of the same year.I was not then\u2014or ever\u2014con- cerned with swag bagging.\u201cMy stay in New Glasgow at the time resulted in the amendment of the Nova Scotia Election law, whereby) paupers and lunatics were put on the woters\u2019 lists and qualified voters of Conservative leanings left off.\u201cSo long as James A, Frasr of the Eastern Chronicle made the swag bag charges they were not worth re-; futation in law, because they came ready made from his| well-known imagination, to which no attention need be, paid in such a case.| \u201cBut when the Halifax Herald, with a province-wide circulation, reproduces these silly Fraser falsehoods, the | case calls for somewhat different treatment.We shall now see what evidence Fraser wil] furnish in justification.i [ say there is no evidence and never was any; and 1 think: Senator Tanner who knows the facts, will say the same | thing.\u201cThere's another point at issue, too.I have a shrewd idea that the Eastern Chronicle's abusive and libellous article containing the \u201cswagbag\u201d statement was not of Fraser's own, or actual, composing, though he approved of it.We may, perhaps, hear of that under oath.1 think it bears internal evidence of its real origin.\u201cThat\u2019s what I want to get at-\u2014the real fellow away in behind.\u201c1 shall subpoena Mr, James A.Fraser, the editor of the Eastern Chronicle, as plaintiff's witness, if the Herald does not maks a proper disavowal.\u201cI am not going to let the Herald gang get away with that statement.It\u2019s a lie.It's a criminal lie, as it stands in that paper.Il give the Herald crowd a chance to prove it otherwise.But they can\u2019t.I will soon make that clear enought.Two can play at this newspane\u201d game.I have nothing to learn from the Halifax Herald amateurs.\u201d x x FE Mr.Milner, K.C., than notified the Herald UNE GROSSE RUMEUR Un homme qui a l'habitude d\u2019être bien renseigné, nous affirme que l'honorable Mackenzie- King aurait mis sir Lomer Gouin en demeure, selon la formule célèbre, de \u2018se soumettre ou de se démettre\u201d.Selon notre informateur, l'harmonie ne règne guère au sein du ministère libéral.M.King en aurait assez de se faire traiter de \u201cwavering Billy\" et d'acrobate, On sait déjà que sir Lomer n\u2019a jamais été autre chose qu\u2019un tory déguisé, tandis que les tendances libérales de notre jeune premier ministre sont connues de tout le monde.Et puis, nous a encore confié l'homme bien informé, M.King se rend compte enfin du grand danger qu'il y a pour un premier ministre, de na- raître, même indirectement, l\u2019homme des monopoles et des grosses combines.Les récentes catastrophes financière, le succès de sir Thornton dan, l\u2019administration des chemins de fer, la lamentable faillite des \u201cWhispers of Death?\u2019 du moralement hideux baron Atholstan auraient été les cause, immédiates de la mésentente accentuée entre le Premier et son ministre de la Justice.Notre journal allant sous presse samedi matin, de très bonne heure, croit être le premier à \u2018annoncer cette nouvelle qui, même si elle était contredite par la presse à gages, n\u2019en est pas moins vraie, toujours selon l'informateur de bonne foi qui la tient de source authentique.; Sir Lomer se soumettra-t-il ou bien s\u2019en ira-t-il en faisant claquer les portes?Nous le saurons prochainement.\"LE PATRIOTISME DE M.SIMARD On voudrait bien savoir si l'honorable Simard qui défend impétueusement à Montréal icy intérêts de la Roumanie, s\u2019occupera maintenant des intérêts que le Canada devrait retirer des vingt-cinq millions qu\u2019il a \u2014 under the circumstances \u2014 to be fair to Mr, Macnab\u2014 which was not in evidence when the obnoxioug quotation was gleefully reproducted in its columns\u2014the Harald has announced that \u201cthe quotation\u201d was not true.All of which goes to show that Mr.Macnab is a dangerous man to take liberties with, The Halifax Herald's withdrawal, however, did not at all suit Mr.Macnab; so he forwarded another letter to Mr.F.L.Milner, K.C,, this time for insertion in the Herald, leaving it to be understood that if it were not published, there would be \u201cdoings\u201d.The Herald published it.Here it is: \u2014 (Mr.Macnab first quotes the Herald's apology as above), And then: \u2014 1 The paraglaph quoted above from the editorial cc.- umng of your paper of October 7 inst,, leaves something unsaid._ First of all, I have never discussed \u201cMaritime Rights\u201d with the editor of the \u201cRailway Herald\u201d.I have, however, in letters to The Morning Chronicle.The Pictou Advocate (refused publication and afterwards appearing in the New Glasgow News), in the paper last named, and in Le Mâtin of Montreal, pointed out, and specified instances wherein this editor in my opinion, was deliberately prejudicing the employes of the C.N.R., against the Executive and Management, for reasons best known, to himself and the paper to which he contributed; and that whatever the reasons were, the effect upon the discipline, or even success of the C.N.R.was that these were, perhaps, adversely affected.I also selected certain sayings of this editor and rcommented on them in the sense indicated and paid no attention whatever to the abusive rejoinders which my course called forth.There was no mention of Maritime Rights ag such, on my part.Every available derogatory utterance used against me in print in Nova Scotia was clipped by this editor and published in your paper, viz., the Putnam sneers at Pic- tou, the Advocates\u2019?fling, and finally the Eastern Chronicle falschoods, and these comprised a downright libel.x x x Now I am not averse to give and take in rough and tumble journalism; and rather enjoy being called \u201ca skunk.\u201d \u201ca lemon,\u201d \u201ca boomerang,\u201d \u201can excommunicated editor,\u201d \u201can Ishmaelite of Journalism,\u201d \u201cback number,\u201d \u201ca volcano near Mount Royal.\u201d \u201ca pipe dreamer,\u201d \u201ca plug telegrapher,\u201d \u201ca hireling of C.N.R.officialdom,\u201d?\u201cjudas\u201d (please use a small \u201cj\u201d) and a few.other things which have escaped my memory, as I write offhand.These epithets, Sir, touch not my honor, equanimity, or conscience.But they do serve to arouse my sense of humor, which being Scotch, perhaps is not so superficial as that of those who {ind relaxation and relief in unrelieved.deadly, hackneyed and withal stupid and dull epithet flinging.But when that perverse Old Scrapper, James A.Fraser, of the New Glasgow Eastern Chronicle (whose originally under spur usually pleases me more than the others) penned the ancient, exploded yarn in his casting over Nova Scotia, in The Herald, that was another (1094) and your railway \u201ceditor\u201d grabbed it for broad- castng over Nova Scotia, in The Herald, that was another matter.That did touch my honor\u2014my good name; and \u201cshow me\u201d became my watch word instanter.Because no such thing can be shown, But since you have asserted it, on Fraser's say so, I presume you will allow me to say this.In March, 1904, I was sent down to Nova Scotia from Montreal to look into the voters\u2019 list stuffing: in Guysboro, especially, be- causé there was an election on there.The late A.C.Bell, then an M.P.of New Glasgow, afterwardy dealt with what I accomplished, in the House of Commons in the same year.He produced there and put on Hansard a series of affidavits of which for yéars I had the originals, showing how Conservative voters were left off and paupers (and lunatics, too, as I recall it) were put on in -Guysboro under the Nova Scotia franchise law as worked there, and applicable to the Dominion election of that year, but later in the year.The law was.in consequence, amended at Halifax.I «nent some ten days on this work in New Glasgow at the Norfolk House, The work of getting the affidavits was done in Guysboro County by a lawyer.under my directioa.The conduct of the Guysboro campaign itself was directed by the late J.F.Stairs, of Halifax; and Messrs.Rell, Tanner, Gregory, Jennison and Aitken (Lord Beaverbroow) were some of his lieutenants.I had nothing to do with it in any detail except as I discussed it, and, I think, wrote some posters and despatches, I positively avow that I never saw, handled, or knew of a \u201cswag-bag\u201d if by that is meant money for bribing electors \u2014and what else does it mean?I do not believe there was any such fund.Anyway, if there was, it never came to my knowledge.Fraser's ire was aroused against me, because I wrote and managed to get into the Eastern Chronicle?\u2019s columns, an amusing acrostic in verse.\u2014\"\u2018Foolish Fraser\u201d it was, while ostensibly praising his man, Sinclair.The town laughed heartily at him.He abused me up hill and down dale.But it was my laugh.James A.Fraser, in his ragings, even went so far as to put in print in his paper the pious wish that \u201cI would break my d\u2014d neck\u201d on the journey to Montreal; and in the same article accused me of \u201cswag-bagging\u201d as well, which no one believed was otherwise than one of his vain imaginings, which it was.Recently the same charge was repeated by him.And the railway editor of The Herald fell for it.* So far as Fraser is concerned, at the present moment, I shall give him every opportunity to prove his charge.But as the Herald is not involved in that aspect of the case, I need not go into it.BRENTON A.MACNAB, ., Montreal, Oct.22, 1928.dans un moment d\u2019égarement, nous voulons le croire \u2014 prêtés à la dite Roumanie?(Continued on page 2) Page 2 LE MATIN, SAMEDI 10 NOVEMBRE 1923 Macnab and His Claymore (Continued from page 1), So much for that.During the 1921 elections in Cumberland Co., NS., certain incidents of almost classic Grit savagery, in physical, verbal and written, H.J, Logan\u2019s (now M.P.) partisans against Macnab, who forced the fighting and put up a campaign of old-time Nova Scotia strenousness in behalf of Col.Bent, D.S.0.,, C.M.G, who opposed Logan.Macdonald and Logan were privy to the appearance in the field of a \u201cFarmer-Soldier\u201d candidate.Logan won handsomely.But when, the fight was over, his bitterness against Macnab, (who carried on, too, after the election in the local papers) was such that Logan\u2019s campaign sheet editor\u2014the paper is now no more\u2014lost his head, and like Nero, did some fiddling before his paper went completely up in smoke.He, too, apologized abjectly to Macnab.This is what the Amherst Press said in June following the 1921 elections: \u201cMr.B.A.Macnab has taken exception to certain statements, relative to him, which appeared in the Free Press.We wish to assure Mr.Macnab that anything that appeared in the Free Press under that date in reference to him referred only to his political activities.The particular expressions to which exception wag taken are: \u201cAnanias,\u201d \u201cPolitical Poltroon.\u201d\u201d \u201cWe know he is down and out.\u201d \u201cSends forth more filfth,\u201d \u201cIfe knew how narrowly he escaped being tarred and feathered in December in Amherst.\u2019 Since Mr.Macnab considers that these statements are injurious to him in his private and personal capacity, we unreservedly withdraw them and expresg regret for having made him.\u201d 2e 7 av 8 X To Le Mâtin\u2019s representative Mr.Macnab said :\u2014 \u201cI don\u2019t attach much importance to these grit\u2014or Tory\u2014 slanders in Nova Scotia, But we'll see who put \u201cOld Jim\u201d Fraser of the New Glasgow Fastern Chronicle up to repeating his almost twenty-year-and slander.I think I know now in fact, but not in law, ; \u201cWe will see, further, if, when the Newfoundland investigation is over, some of my grit slanderers in Nova Scotia, come out of that mess as well as Icase out of the charges wantonly made against me.\u2018Wait and see!\u2019 ; \u201cSome of the Montreal Whispering Brigade\u201d, continued Macnab, \u201cthink they have a license to go about and slander me in siblant fashion in this city.Let them come out in the open.That\u2019s all I ask.God knows I have done that; and I have not finished.I am not stabbing in the dark, I am on record; so, too, are my charges.I repeat, let these cowardly whisperers come out in the open, 2 as * \u201cDo I fight fair?Let me quite Sir Wilfrid Laurier on that point, Before his death I wrote him the \u2018following letter, \u2014I was always a personal admirer of Sir Wilfrid Laurier :\u2014 \u201c \u2018Montreal, Nov.20, 1916.\u201c \u2018Dear Sir Wilfrid Laurier:\u2014 \u201cWill you allow me, as one who, while not agreeing with all of your public policies, yet has a very kindly feeling towards you, based on your personal rectitude and whose other personal characteristics give rise to admiration \u2014 to wish you many happy returns of your birthday.One would be lacking, indeed, in good spirit, if the testimony of your admirers alone would not move him to say a word at thig time.And in my case, I have in mind other considerations, which render it a pleasure to pen a message of good will, .\u201c \u201cYours sincerely, (Sgd.) \u2014 \u201c\u2018B.A.MACNAB.\u201c\u2018Rt.-HON.SIR WILFRID LAURIER, \u201c \u2018Ottawa.\u2019 \u201cWhat were these \u2018cosiderations\u2019?Not material.The politician does not live from whom I have ever asked a favor of any kind.These considerations were based on long and intimate chats about the French Canadian people, and the literature of Scott and Burns, and much more of the same sort of thing.Besides le Vieux Coq was showing his age.\u201cHere is Sir Wilfrid Laurier\u2019s reply to me: ¢ \u2018Ottawa, Nov, 22, 1916.\u201c\u2018My dear Mr.Macnab: \u2014 \u201c \u2018Accept my thanks for your very kind message.1 appreciate it all the more, that it comes from me whom I have always found to fight fair, \u2018 \u201c* \u2018Believe me, yours very sincerely, \u201cWILFRID LAURIER, \u201c \u2018Mr, Brenton A.Macnab, \u2018\u201c \u2018Montreal.\u2019 \u201cI want these whisperers of Montreal to come out in the open.There is where I pitch my tent,\u201d said Mr.Macnab in conclusion.LA POLITIQUE EN FRANCE Le prochain Parlement On connaît la personnalité de \u201cProbus\u201d et l'importance du groupement qu'il a fondé, \u201cl\u2019Association France\u201d.Voici, fait par lui, pour les lecteurs de l\u2019Echo de Paris, exposé dw programme des Républicains Rénovateurs: L\u2019avenir de la France dépend des élections prochaines, il dépend surtout de l\u2019oeuvre du Parlement qui en sortira.display, were exhibited by! Servir son pays; l\u2019admirable ouvrier Keufer, qui a lutté toute sa vie pour rendre meilleur le sort de ses compagnons de travail et qui consacre sa vieillesse à exprimer sa double foi dans la dignité du métier manuel et dans la grandeur de la pensée française ; l\u2019animateur et le chef de la Compagnie Générale \u201carbitres\u201d de notre Ligue.Qu\u2019il me soit permis de rappeler; aussi les membres de notre comité d'honneur : MM.Poincaré, Henri Bergson, Gustave Lanson et Emile Picard et aussi Mare! de Préval, le jeune soldat tombé sous les obus allemands et dont la mère, dans une admirable lettre, m\u2019envoyait la cotisation pour notre oeuvre \u201ccomme le testament de ses 21 ans\u201d.Cette Campagne pour les idées, c\u2019était le premier stade de! l'oeuvre à accomplir.Elle a entièrement réussi.qu\u2019il est aujourd\u2019hui.Existe-t-il à l\u2019heure présente des Fran- cais qui osent nier que la natalité est, pour nous, le premier des! problèmes, ou qui s\u2019inscrivent en faux contre une large politique sociale.En est-il qui ne veuillent réformer l'administration 2 exposés, avec la réforme constitutionnelle et l'organisation régionale, Or, le chef actuel de l\u2019Etat voulait bien me dire, quelques heures avant d\u2019accepter l'élection à la magistrature su- préme: \u201cSi je suis candidat, ce ne sera qu\u2019à la condition formelle de proclamer la nécessité de l'organisation régionale et de la réforme constitutionnelle.\u201d Vous savez qu\u2019il a tenu parole.Les idées se sont imposées depuis l\u2019époque où, sur le front de Lorraine, je les défendais en écrivant \u201cLa Plus Gran- programme, si beaucoup d\u2019autres en acceptent la plus large part, si le président de la République a proclamé dans ses messages la nécessité des réformes fondamentales, la moitié seulement de l\u2019oeuvre est faite.Nous avons appris à penser; il faut apprendre à agir.Et pour cela, il n\u2019est pas d\u2019autre moyen que de constituer, | au-dessus des partis actuels, dont certains peuvent comporter ; des éléments excellents, une vaste Fédération qui maintienne parmi ses membres une \u201cstricte discipline\u201d, en vue d'assurer la \u2018réalisation des grandes réformes\u201d impatiemment attendues! par le pays, de garantir la \u201cstabilité gouvernementale\u201d, de don- | ner au \u201cParlement une méthode de travail\u201d, rationnelle et productive, \u2018 L'Association \u201cFrance\u201d, aidée par la Rénovation Démocratique, et bientôt, je l'espère, par d\u2019autres très grandes lignes, prend l'initiative de constituer cette Fédération.Les \u201cRépublicains Rénovateurs\u201d, élus à la consultation prochaine, accepteront les directives d\u2019un conseil, comprenant un très petit nombre d\u2019hommes, les uns étrangers au Parlement, les autres appartenant au Sénat ou à la Chambre: ces derniers .seront chargés de maintenir l\u2019ordre, chacun dans l\u2019Assemblée où il se trouve, d\u2019être les chiens de garde, ou suivant la locution expressive anglaise, les fouets, les whips de la majorité.Ne vous récriez pas, en disant que les députés n\u2019accepteront pas, J'ai fait ma principale affaire de connaître les députés, pendant ces dernières années.Cette discipline, ils la souhaitent, ils l\u2019appellent, ils veulent seulement qu\u2019elle leur soit offerte par des hommes ayant assez d\u2019intelligence et de dévouement aux intérêts généraux du pays.Nous avons été assez heureux pour en, grouper suffisamment dans notre Ligue, de sorte que nous n\u2019avons rien à craindre à cet égard.Aussi bien, dans les Ardennes, dang les Vosges, dans Je Haut-Rhin, dans les Savoies, dans les Landes, dans la Mayenne, en attendant que ce soit dans la France presque entière tout ou partie de la dé- pution sortante nous a déjà donné son concours et demandé le nôtre, Il fallait quelque chose encore.dernier, prononcé par M.Poincaré à la tribune de la Chambre, nous l\u2019a donné.Nous avons vu ce grand Français, non content de poursuivre l\u2019oeuvre la plus difficile de politique extérieure, énoncer les principes généraux autour desquels doit se former la majorité de gouvernemnnt pour la législature prochaine.Cette politique, c\u2019est la nôtre, Nous avons, pour l'appliquer, une doctrine mirement réfléchie dans nos conseils, un organe de réalisation, autour duquel viennent se grouper des sections départementales toujours plus nombreuses.L'avenir s\u2019ouvre devant nous, Pour réaliser notre oeuvre, il faut que nous groupions une majorité trés large beaucoup plus étendue qu\u2019aucun des partis constitués jusqu\u2019à ce jour.Il va de soi que devront s\u2019y rencontrer des hommes qui jusqu'ici n\u2019étaient pas toujours côte à côte, Nous aurons tout d\u2019abord, c\u2019est un point sur lequel nous voulons insister avec force, des croyants et des incroyants, des chrétiens et des positivistes.Assez et trop longtemps la question religieuse a été la base des classifications politiques.Le principe général que les élus rénovateurs seront tenus d\u2019accepter en la matière, c\u2019est celui qu\u2019impose dans la situation actuelle du pays, la justice elle-même : \u201cIndépendamment de I'E- tat à l\u2019égard des organisations religieuses, respect des religions par l\u2019Etat\u201d, c\u2019est-à-dire que tous les Français, que toutes les Françaises, se sentiront à l\u2019aise dans la République des Rénovateurs, qui s\u2019inclinera devant la grande force morale que les religions constituent, sans en imposer directement ou indiree- tement à personne, soit la pratique, soit \"abandon.C\u2019est aux chrétiens et aux philosophes que nous faisons appel, comme aux cultivateurs et aux citadins, comme aux industriels et aux ouvriers, comme à ceux qui ont pris le noble rôle de serviteurs de l'intelligence, Irons-nous au hasard ?Laisserons-nous des partis, trop mal définis ou trop peu étendus, se quereller devant les élécteurs pour constituer ensuite des cartels au gré des intérêts, ou constituerons-nous \u201cla Fédération des Républicains Rénovateurs\u201d qui sera l\u2019appui de la\u2019 majorité organisée et disciplinée de demain?Vous avez déjà fait votre choix, Vous êtes des nôtres.Dites-le nous.En- Le discours du 15 juin sur des bases nouvelles ?Ce sont les principes que nous avions! de France\u201d.Mais si deux cents députés ont adhéré à notre! CHASSEURS La chasse n\u2019est pas Transatlantique, mon éminent ami Dal Piaz ; le professeur sport s@nguinaire que l\u2019on croi Tuffier, ce maître de la science médicale, pour ne citer que les comme peuvent en témoigner deux! américains qui reviennent d\u2019une excursion dans le nord dOntario.est vrai que ces deux sportsmen ont: (abattu chacun un orignal, mais 'plus de ces trophées, ils rapportent | dans leur sac une bonne oeuvre qui: «doit leur faire encore plus plaisir.: L'histoire est racontée par G.Poole, tWillet, Ont., sur la ligne du Chemin, ide Fer National du Canada à un |camp tenu par M.W.D.Bruce.| C'est à ce dernier endroit que MM.! Ray A, Graham, de la Graham Mo-' (tor Trucks, de Détroit et Wm.! Rauff, de la Dodge Bros., de ployé au camp.truire et plus tard de s\u2019étab bien d\u2019autres.IL EST TEMPS accomplissez-en vous-mêmes.quoi vous priver d\u2019un des Tout vous y invite.Les Laure chasse unique au monde; rendre.semble le plus propice, poursuivre; car tous, depuis voureuse perdrix jusqu\u2019à orignal, depuis chevreuil, s\u2019y trouvent en ab ce, rant, sont pris dans le tourbil affaires, la chasse procure u phorisme: est un repos\u201d.tie de chasse?Mange-t-on est heureux ou adroit, Comme exemple, citons le fois.chasse, c\u2019est authentique.Saint-Jean-Baptiste, M.J P.représentant pour .A 12 .ê hemin de Fer Oui, dans le domaine des \u201cidées\u201d, nous avons eu un plein [chasse et la pêche du Chemin de à v4 .|National du Canada qui conduisit! succes, Rappelez-vous l\u2019état des esprits en 1914.Voyez Ce Les deux américains en question à: me ville, rencontrèrent le héros de l'aventure, un petit Canadien-fsan-| çais d'une quinzaine d'années, em-| Apprenant que l'ambition de l\u2019enfant était de s\u2019ins- une ferme, les deux chasseurs décidèrent de la contenter et avec la permission des parents, ils placèrent l'enfant dans une école canadienne, à Monteith.Ils paieront pour son éducation.Cette histoire de chasse vaut Il est grandement temps; la saison de chasse bat son plein.vous contentez pas d\u2019entendre raconter les exploits de vos amis, mais, grands plaisirs offerts à l'homme ?à proximité, sont un territoire de les grandes facilités existent pour s\u2019y Le Pacifique Canadien traverse entièrement la région, vous n'avez qu'à choisir l\u2019endroit qui vous selon Pes- pèce de gibier qu'il vous tente de l'énorme] le lièvre jusqu'au | Et ce n\u2019est pas seulement le sen- jtiment sportif qui doit vous pousser; à ceux qui, toute l'année du- version indispensable et vérifie l\u2019a- \u201cChangement de fatigue Et qu\u2019y a-t-il de plus propre à faire oublier les tracas des affaires que les émotions d\u2019une par- avec plus d\u2019appétit qu\u2019au retour d\u2019une longue marche dans les bois, surtout quand le gibier que l'on vient de tuer fait les frais du repas?| Chose fréquente, quand un chasseur by M.John Basler, de Mont-Rolland, 985, \u2018qui dang quelques heures au de la première journée de son exPé- billets sont 85c., dition, abattit deax chevreuils, sept lièvres et quatre perdrix.Heureux! ou adroit?Sans doute les deux à la Et ce n\u2019est pas une histoire de La Symphonie de Montréal, le 20 nov.1923 Le trésorier-général de la Société rubé, noug transmet le programme du deuxième concert de la Sympho- BEAU GESTE DE DEUX en M.E.la, la boisson favorite la mê- | VOL.III \u2014 No 4» nn ( 1} = , pr \u2014 = SSE etre em - : ] > ye 3 toujours le \u2014 , Ail \\ 4: = if wi At _ gS \\_ VN Z / Il 4 - ) \\ L p _ ® Il existe une boisson saine dont l'âge a corrigé la verdeur et affiné les qualités, de ceux qui vivent au grand air: LE GIN CROIX D'OR, fabriqué a Berthierville, Qué., sous la surveillance du Gouvernement Fédéral.Rectifié quatre fois, vieillit en entrepôt.The Melchers Gin & Spirits Distillery Co., Limited, Montreal.GI Trois grandeurs de flacons: Gres-Moyens-Petitse IEN y N CANAD RA lir sur entier, Ne \u201d .< change sur l'étranger fonctionne 3 Pour-| admirablement.Elles permettent à x E.plus la Banque d\u2019offrir à ses clients l\u2019avan- pedi Cd ntides, + a « plus près, grâce à la concurrence, plus toute opération de change.$ la sa- ondan-; lon des ne di- Fondée il y a CHANGE SUR LETRA La Banque de Montréal possède un réseau de fils directs particuliers qui relient ses principaux bureaux du Canada et des Etats-Unis.possède aussi ses propres bureaux à Londres et à Paris et elle a des relations établies de vieille date sur les marchés financiers du monde Grâce à ces facilités, le service du tage des meiileurs cours, établis au NGER wg] rT rr 0 s | ~ | 2 à es J rs rd J ee a : i \u2014\u2014t\u2014F\u2014\u2014= \u20141 i \u2014 ne » À NM pm Fin pred nS, ; I 5, HAE I j a Geet\" ee ss , i Sur i: pont d\u2019A - vi-gnon, tout le monde y pas- se, |e \\ Les messieurs font comm\u2019 ci, / \u201cVujours oH.2% x / Meilleure \" Sur Te pont d\u2019Avignon En cadence l'on v danse Sur le pont d'Avignon L'on y danse tout en rond Pour les autres chansons à publier du \u201cU\"BON VIEUX TEMPS.\" : \u2018 _est votre chanson favorite \u201d 1 I 1 (5 a 1 =e == ] ve o \u201c4 ; fe ft D.C, les a =< = =] NZ 2 +\u2014 {+ 1 3 ! + : ; pot VARIANTE POUR RONDE ENFANTINE: Reproduction musicale autorisée par Canadian Pacifie Rallway, Écrivez-nous quelle et { A bl A PT \u201cPrime par la force et par la Qualité?Rés.t mo-| Compagnies\u201d ban-i Rés: \u2018 L'Acte! Extension University\u201d, 159, Les classiques d'une valeur de $50, \u2014\u2014\u2014\u2014 a en aman En boite J2 1b.Le Tabac de Qualité s métalliques d'une \u2014 et en paquets t Manufacturé par \u201cImperial Tobacco Company of Canada Limited\u201d 2574 St-Denis Cal, 799 W.Main 5228 Aldéric Blain, L.L., L.AVOCAT \u2014 ADVOCATE 50 Notre-Dame Ouest.Immeuble Duluth, Chambre 21 FELIX DESROCHERS AVOCAT 20, Rue ST-JACQUES, Ch.39 Tél.Main 7019 | 869, Rue ST-HUBERT | Tél.Est 622 Hon.Rodolphe MONTY, C.P.,, CR | Alfred Duranleau, C.R.iH.S.Ross, C.R.\u2018Eugène R.Angers.J.C.Martineau, IMONTY, DURANLEAU, | ROSS & ANGERS AVOCATS | | SUITE: 90 ST-JACQUES | TELEPHONE MAIN 140 | KULAND MALLLEL Edifice LA SAUVEGARDE Main 2856 -\u2014 ) Tél.Main 1183 Rés, Melrose 224 Théodule Rhéaume, c.r.M.P.AVOCAT et PROCUREUR Chambre 63, édifice La Sauvegarde 82 rue Notre-Dame Est DOCTEURS | Téléphone Est 7580.Dr J.M E Prevost Ex-élève des Hôpitaux de Paris, i Londres et New-York .| Pendant quatre ans dans leg Ho- pitaux Militaires en France et en Angleterre, Spécialiste en mala- diez sexuelles, maladies de la peau et maladies vénériennes.HEURES DE BUREAU: (10 heures À.M.à 8 heures P.M.460 RUE ST-DENIS, Coin Sherbrooke.Montréal.i Tel.Est 6958 | Or.Alhéric Marin \u2018Des Hôpitaux Militaires Vénériens.France, Angleterre.| Traitement des maladies de Ia | peau, voies urinaires, syphilis, Consultations: 2 à 56, 7 à 9.295 RUE SAINT.DENIS.Un service bancaire dans le monde entier Cette banque ave: 572 succursales au Canada et À Terre-Neuve et 110 aux Indes Occidentales, Cuba, Amés rique Centrale et du Sud, ainsi qu\u2019à Londres, New-York, Paris, Barcelone et avec ses correspondants dans toutes les parties du monde, offre au public un service pancaire direct dans tous les centres financiers et commerciaux.Nous vous invitons à consulter nos gérants, qui se feront un plaisir de placer toutes nos facilités à votre disposie-\"- tion.\u2019 \u2018 - LA BANGUE ROVALE DU CANADA NE COMMANDEZ PAS SEULEMENT \u201cDE LA FARINE\u201d, MAIS COMMANDEZ DE LA Farine Regal ( LA MELLEURE AU MONDE avec laquelle vous ferez toujours des pâtisseries savoureuses, légères, appétissantes.Vendue partout en sacs de 7-14-2414 et 98 l'vres, et en\u2019 barils de 88 et 195 livres.fa ; S Peuga 4° - ( THE \\ .| REGAL + St.Lawrence Flour Mils FLOUR .SU LE Company, Limited, pod MONTREAL.Vous obtiendrez tonfonrs: Ja meilleure qualité, le serviced le plus efficace et des prix beaucoup plus bas qua les pris courants du marché, en faisant vos achats chea _\u2014\u2014 LE MAGASIN DU PEUPLE 447-649, STE-CATHERINE EST, HONTREAR DR RENE LAVALLEE CHIRURCIEN-DENTISTE Chambre 112, Batisse df la Banque d'Epargne 502 RUE ST-CATHERINE EST (Coin St-Timothée) LES BELLES FOURRURES Nos nouvelles séries contiennent les modèles les plus récents et les plus distingués, depuis la gracieuse petite cravate en taupe jusqu\u2019au luxueux tour de cou en renard ou en vison.EMMAGASINAGE DES FOURRURES La maison se charge de l'entretien et de la conservation des 35 RUE ST-JACQUES Tél.Main 5030 Tel.Main 2287 Res.Kockiand 349 J.E.C.DAOUST ARCHITECTE Diplome de VA.A.P.Q.successeur de GAUTHIER & DAOUST 180, RUE SAINT-JACQUES MONTREAL CHANGEMENT D'ADRESSE Le Dr WILSON-PREVOST, du) Wyoming Apartment, New-York, a: transféré son domicile à i 28 Ave d\u2019lena, Paris (xvie) | Téléphone: PASSY 12.87 4 OYSTERS AND LOBSTERS DESJARDINS, for strictly fresh oysters, bulk and shell; live and i boiled lobsters cooked on premises every day; from 25c each; new i dulse sea weed.Open every night.| Up.3168.Corner Guy and Dorchester.| | | | { ' HOTEL VICTORIA | COTE DU PALAIS, QUEBEC : Un des plus chics hôtels de Qué- :bec.\u2014 Quelques minutes de mar- | Tél.Est 3226.Montréal fourrures qui lui sont confiées par sa clientèle.; CHAS.DESJARDINS & CIE, Liitée NOTAIRES 130, RUE SAINI{-DENIS JOSEPH L.GIROUARD Ci LE ome [MPRIMERIE A COMPAGNIE d\u2019imprimerie \u201cLE MATIN (Limitée)\u201d, a l\u2019honneur de signaler\u2019 au public les vastes transformations qu\u2019elle vient d\u2019entreprendre pour satisfaire-les besoins de ses nombreux clients.KXKX Confinée jusqu'ici dans les travaux de journaux et de circulaires, la compagnie vient d\u2019acquérir un matériel nouveau qu\u2019elle transportera, le ou vers le ler février prochain, dans un édifice mieux situé et que l\u2019on est actuellement à construire pour son usage.\u2018 Sitôt installée, la compagnie, aidée par un personnel d\u2019élite, sera en mesure che de la gare Union, \u2014 Excellente cuisine, service parfait.\u2014 Belles \u2018grandes chambres.\u2014 Prix : $3.00! ret plus; avec bain: $3.50 et plus.Touristes et hommes d'affaires, venez au Victoria et vous serez satisfaits.MENRI FONTAINE.Prop.d\u2019exécuter divers travaux de ville, tels que: BROCHURES, AFFICHES, ENTETES, LIVRES, PANCARTÉS, ENVELOPPES, REVUES.BUVARDS, CARTES.CATALOGUES, CALENDRIERS, Ete.+ LE MATIN, (ltée), Imprimeurs, Montréal. LE MATIN, SAMEDI 10 NOVEMBRE 1923 VOL, 111 \u2014 No 49 Propos de Théâtre LA QUINZAINE ARTISTIQUE Nous venons de vivre une quinzaine fort in-! teressante, Les ballets russes de Pavlowa sont venus d\u2019abord nous saturer de beauté et de joie visuelle, Puis la Comédie française nous a donné une primeur que Paris même n\u2019a pas encore applaudie.Et les Chanteurs de la Sixtine ont fermé la marche, avec deux concerts qui ont fait accourir les foules comme les élites.Ajoutons à cela deux reprises, celle d\u2019\u201cAmoureuse\u201d et celle des \u201cVignes du Seigneur\u201d.Quelques concerts ont brillamment broché sur le tout.Les amateurs de spectacles et d\u2019auditions n\u2019ont eu, comme on ait, que l\u2019embarras du choix, \u201cLe Piége\u201d, de Lucien Gleize, a été bien accueilli.La critique nous a semblé plus enthousiaste que le public, lequel a reçu la pièce avec une correction froide.Seul le jeu prestigieux de M.Blancard a entraîné, vers la fin de la pièce, l\u2019interruption tant attendue, Pas un applaudissement jusqu\u2019à cette scène finale ; rien, sauf à la fin de chacun des deux premiers actes, des salves lé- £ères, destinées peut-être à complimenter les artistes d\u2019avoir su tirer aussi bon parti d\u2019une oeuvre médiocre, Au risque de contredire aux affirmations de la critique, je me permettrai de trouver \u201cLe Piège\u201d ennuyeux, mail bâti et quelconque.C\u2019est un thème d\u2019opérette-bouffe traité en mélodrame.Une vieille se cache derrière une porte pour faire du travail de détective-amateur.Ce qui la pousse à ce faire, c\u2019est la lecture d\u2019un billet doux trouvé sous un candélabre et destiné à l\u2019induire en erreur, Car celle, la perfide, qui cacha le billet, savait que la vieille l\u2019espionnait.Micmac, complications, pot aux roses, On découvre qu\u2019une dame très digne trompe sans raison un mari-perle; que le fils de cette dame n\u2019est pas de son père légal.Un effroyable raseur, président du conseil pardessus le marché, est le mauvais génie de cette femme coupable, Tout cela se corse, se tarabiscote; les femmes coupables sont des monstres ; la vieille, qui est la seule respectable de la bande, est une vénérable dinde, sans relief.Inutile de donner plus ample détail de ce roman-feuilleton-cinéma.La psychologie y est d\u2019une insignifiance désolante et la pièce ne tient que par la grâce de Dieu et l\u2019enchevrêtement des complications scéniques.Comparez cette oeuvre a \u201cAmoureuse\u201d, tragédie classique habillée à la moderne, et voyez si la multitude des fantoches qui se trémoussent vaut les trois héros de Porto- Riche.Je m\u2019imagine que \u201cLe piège\u201d ne tiendra pas trois semaines à Paris, dans un théâtre sérieux.Si l\u2019auteur eût traité son sujet en comédie- vaudeville, i] avait un filon excellent et fécond en ressources.Faire de cela une piéce sérieuse a été une erreur, probablement irrémédiable.Et qu\u2019on ne vienne pas dire que ce soit là du théâtre de la jeune école! Cela ne ressemble ni de près ni de loin à du Jean-Jacques Bernard, à du Jean, Sarment, à du Paul Géraldy ou à du Lenormand.C'est du sous-Berstein, Mille regrets d\u2019avoir à le dire.Ce qui n\u2019empêcha pas, d\u2019ailleurs, les artistes de l'Orpheum de nous avoir donné une interprétation surpassant de beaucoup le mérite du drame, Mme Dariez a tiré bon parti d\u2019un rôle ingrat et a réussi à rendre son personnags tolérable.Mme Barlett et Mlle Clairin ont joué avec toute la distinction possible la douairière pieuse et la femme perfide que tout bon mélo se doit de mettre en évidence.M, Hiéronimus, dans un rôle superficiel, assez incohérent, a mis toute la chaleur et I'entrain qui lui sont coutumiers.Au dernier acte, on avait pitié de lui tant il se donnait de mal à donner quelque vigueur à l\u2019inexistant, C\u2019est M.Blancard qui a eu le triomphe de la soirée, Lui aussi a su éviter le pathos et le vide sonore que ce mélodrame rendait presque obligatoire.Il a été émouvant de sincérité, ménageant avec le plus grand soin ses effets, et donnant par instants dans le pathétique le plus vrai, celui qui procède, non de la phraséologie dudramaturge mais de l\u2019art de l'interprète.M.Blancard connaît la valeur du silence et sait faire parler sa physionomie bien plus éloquemment que les tirades de l\u2019auteur.M.Calmettes a joué avec autorité ; très sobrement.Mais l\u2019incohérence de son rôle était telle qu'il n\u2019a pu donner son habituelle mesure.* * * Les ballets russes d\u2019Anna Pavlowa ne sont pas tout à fait une primeur.Ils possèdent toutefois ce don de plaire toujours et de ne jamais paraître \u201cdéjà vus\u201d, On a beaucoup parlé dans tous les journaux de la splendeur et de la beauté parfois grandioses de ces spectacles, Il n\u2019y a pas à y contredire.Ensemble et détails sont aussi près de la perfection qu\u2019il est humainement possible, Si nous avions à distribuer des prix de splendeur et de puissance évocatrice, nous couronnerions les \u201cChopiniana\u201d, qui sont du très grand art et que rien dans le genre ne surpasse, ni chez Jan Borlin ni chez M.de Diaghilev, ni chez les Duncans.Ce n\u2019est qu\u2019une vision ; on entend le seul cavegn qui frissonne avec les robes blanches dans la lumiére bleue nuit, Les danseuses parais- sont éthérées, diaphanes, Il est difficile d\u2019imaginer spectacle plus vraiment beau.\u201cDyonisios\u201d est intéressant, mais moins achevé, Quant aux divertissements, le \u201cCygne\u201d, le menuet Directoire sur la musique de Sapho, la Rhapsodie de Liszt et la danse hollandaise nous ont semblé les meilleures pièces de chaque genre.Ajouterons-thous que Pavlowa vieillit ?Ce serait sans doute imperti- \u2018nent et nous n\u2019en dirons rien, Sans crainte, cette lois, nous sommes en droit de vitupérer contre \u2018orchestre horrible dont Pavlowa se fait suivre.C'est tout A fait le type de ce que l\u2019homme du peu- He appelle un \u201ctrois-demiards\u201d, x % x Les Chanteurs de la Sixtine! Le public n\u2019a pas su tout ce qui s\u2019est dit dans les salles de rédac- \u2018ion à leur sujet.Un journal de province, qui se lonne pour tâche de combattre par tous les moyens tout ce qui peut nous \u201cdessaler\u201d, lanca un zanard quelques jours avant la venue des chan- \u2018eurs.Il y disait que le nonce du pape aux Etats- Unis avait déclaré que ces chanteurs n\u2019étaient pas zeux de la Sixtine.La pieuse feuille, naturellement, imprimait cela en huit points noir et casait le canard bien en évidence, D\u2019où l'information venait-elle?Sans doute de la même source qui alimente la documentation théâtrale de cette guc- nille, La nouvelle était malveillante et pouvait faire un tort énorme aux concerts déjà fixés.M.Bourdon fit faire aussitôt une enquête diligente auprès de l\u2019archevêché de New-York qui lui répondit que le journal se trompait, et fournit à l'appui un vaste dossier, que j'ai eu l\u2019avantage de lire, Mais la feuille tartufarde n\u2019est pas de celles que les textes peuvent convaincre.Elle dut cependant garder un silence prudent et se vengea sur la troupe Calmettes à qui elle prodigua des injures perfides pendant son séjour à Québec.Les chanteurs de la Sixtine sont donc venus.Ils ont donné deux concerts à Montréal.Notre- Dame et St-Patrice ont refusé du monde.Il convient de louer la perfection d\u2019ensemble de ce choeur et la maîtrise remarquable de Monsignor Rella, qui est un chef accompli, Si les soprani ont faussé au début de l\u2019audition, il ne faut pas trop les blâmer: ils descendaient à peine de chemin de fer.Mais où l\u2019on, est fondé à formuler une critique nette c\u2019est à l\u2019examen du programme.Presque tout fut du Perosi.Evidemment, Perosi est le \u201cpatron\u201d de I\u2019établissement, on lui fait fgr- \u2018 cément la place large.Mais ce n'est pas une rai- 'son pour ne pas donner aux maîtres anciens la place d\u2019honneur qui leur revient.Palestrina eut l'honneur de deux morceaux: c\u2019est peu.Une seu- 'le piece de Viadana, rien de Vittoria, rien des maîtres français et flamands, Roland de Lassus, etc.de même mieux composer le programme.tonne de ce que la critique ait été à peu té et la grande souplesse de ses moyens, est objecte que la Sixtine ignore les maîtres contemporains de l'étranger, on s\u2019étonne tout de même qu\u2019elle ignore aussi Roland de Lassus et Vitto- ria, Ceci pour le concert de Notre-Dame, le seul que j'ai entendu.Avec ces quelques réserves, et la saison.l\u2019une un chef-d'oeuvre, l\u2019autre une affaire plutôt quelconque, Il aurait mieux valu qu\u2019on retardât davantage ces reprises, venues trop vite après un premier cycle, Le public a été clairsemé; on s\u2019y attendait.Ce n\u2019en est pas moins malheureux, cdr la pièce de Porto-Riche est peut-être ce qu\u2019il y a de mieux dans le théâtre contemporain, et les \u201cVignes du Seigneur\u201d valent tout de même qu\u2019on ne les manque pas.La feuille québecoise dont nous parlions tout à l\u2019heure a poussé des cris d\u2019orfraie à la production d\u2019\u201cAmoureuse\u201d dans la vieille capitale, mais cela a servi de publicité à la troupe ; les spectateurs se sont rendus très nombreux et fort enthousiastes à l\u2019Auditorium pour y applaudir le drame anathématisé par ces fanatiques sans mandat.On nous annonce pour la semaine qui commence dimanche \u201cLa Huitième Femme de Barbe- Bleue\u201d, Il se trouvera sans doute des plumitifs pour intervenir au nom des principes.Comme l\u2019énergumène québecois, ils n\u2019auront ni vu ni lu la pièce.C\u2019est une comédie d\u2019Alfred Savoir, pleine de brio et d\u2019esprit.C\u2019est une oeuvre simple, sans surcharges, d\u2019une jolie finesse d\u2019analyse.est sévère; Pawloski, sceptique et difficile à contenir; Régis Gignoux, Robert de Flers, Colette, Pierre Mille et dix autres ont eu de beaux éloges pour l\u2019oeuvre et son auteur.La semaine prochaine, analyse et un essai de critique assez détaillés.Louis FRANCOEUR.LA LITTERATURE CANADIENNE AU TEMPS DE PAPINEAU (Suite.) M.l\u2019abbé Camille Roy, dans Nos origines littéraires, traite comme quantités négligeables les pionniers de notre littérature: \u201cLes classes dirigeantes de la colonie française et le clergé, surtout, allaient donc jouer un rôle dans la réédification de notre fortune politique.Pouvaient-ils tout aussi bien et aussi efficacement travailler à la création de notre littérature ?\u201d écrit-il.I] faut mettre les choses au point et le surtout sur le dos de qui il appartient.Ce fut l\u2019élite de notre société surtout qui prit à son actif la charge de coordonner les éléments d\u2019un monde futur qui ressemblait un peu à cette masse uniforme de l\u2019univers avant que l\u2019Eternel y vint mettre son \u201cfiat lux\u201d séparer la lumière des ténèbres.Le rôle du clergé et pour cause était de s\u2019effacer.Son, action indirecte devait se rendre invisible, Il eut le mérite de pousser les autres en avant, car il avait tout avantage à se faire oublier.Son influence planait déjà sur nos destinées, mais secrète et craintive.A part Mgr Plessis, qui s\u2019est affirmé souvent avec courage, les autres membres du clergé sont restés dans leur coquille.Ils furent également réticents dans leur production littéraire.Quant à travailler à la création d\u2019une littérature, voici une autre thèse de mots qui nous ahurit.On ne fait pas une littérature comme on casserait un verre, , \u201cC\u2019est donc la lutte pour la vie qui absorba pendant de très longues années la meilleure et la plus grande part de notre activité\u201d, dit-il encore.N\u2019en déplaise au critique québecquois le primo vi- vere n\u2019exclua pas l\u2019idéal de l\u2019esprit des colonisateurs du pays, La douleur patriotique née de l\u2019oppression étrangère fut plutôt un stimulant de la verve de nos premiers auteurs, L\u2019amertume, en s\u2019amonicelant dans les coeurs, ne s\u2019y cristalisa pas, mais jaillit avec impétuosité.L\u2019Anglais, en voulant comprimer ce jet, comme un enfant qui met le doigt sur un robinet ouvert, en reçut dans la figure toute la lance fluide.C\u2019est par les fers que notre pays accoucha de sa littérature.Un vent de libéralisme, venu on ne sait d\u2019où, se mit à souffler dans les esprits.Les poules qui avaient couvé cette nichée de canards gloussaient éperdument en les voyant prendre le large.En quelques années, la face de notre benoîte province fut transformée.La société canadienne changea complètement d\u2019aspect, d\u2019idées et de caractère.Tous les mois, des journaux et des périodiques voyaient le jour.C\u2019étaient, après la Gazette de Québec, la Gazette de Montréal, le Ca- nadier, la Minerve, le Populaire, que les patriotes appelaient le \u201cPopu\u201d, le Courrier, le Spectateur, de Montréal, l\u2019Ami du Peuple, le Courrier Canadien, le F'antasque et la Quotidienne, qui vint au monde en pleiné effervescence révolutionnaire.Le directeur et l\u2019imprimeur de cette spirituelle gazette, François Lemaître, fit quatre mois de prison pour des articles tendancieux parus dans sa feuille, ce qui ne l\u2019empêcha pas après sa libération d\u2019en continuer la publication.Avec autant d\u2019esprit et de bravade que les mousquetaires Fournier et Asselin, Lemaître sut rendre furieux comme une bande de dindons qui vient d\u2019apercevoir un chiffon de flanelle rouge cette soldatesque stupide et vaniteuse qui s\u2019ébrouait sur nos places publiques, au point d\u2019enflammer comme des crêtes leurs favoris roux et de leur faire lâcher des cris rauques quand ils apercevaient un Canadien-fran- çais, Ils pouvaient écraser les \u201cfrench dogs\u201d de leur morgue méprisante, mais ils enrageaient quand ces derniers leur sautaient aux mollets ou leur barraient le passage avec une grimace de leur mufle.On se plaignait à Lemaître de la variabilité de son caractère.\u2014Vous ne seriez pas de si belle humeur, dit- il, si vous veniez passer quatre mois sous les ver- roux.Le brave type! Il s\u2019excusait encore de ne pas avoir le visage comme une porte de prison quand son patriotisme l\u2019avait martyrisé et ruiné, Est-il croyable que notre journalisme puisse se réclamer de pareils ascendants, quand au lieu de mourir pour ses principes, il en vit gras et dodu.Comme notre presse a dégénéré depuis ce temns, On se demande comment la révolution a pu éclater en méme temps aux quatre coins de la province et même se propager Jans ie Haut-Canada, car Papineau apres tout ne pouvait remplir le ciel el la terre, C'étaient cas petites gazettes grandes comme la main qui essaimaient partout les principes libertaires, UN VIEUX LIBERAL.(A suivre) ' | | t Josquin des Prés, genius is nowhere better revealed than Rien de l\u2019école moderne Rectoral address recently at St.Andrew\u2019s, the.(Perosi excepté, bien entendu) ; on aurait pu tout great Scottish University, Read this\u2014-read it Je m\u2019é-'with merited pride, all pres headed Scots, who prize above all Free Manhood muette là-dessus, Ce fut assurément une lacure | and Independerce! sérieuse, car Perosi, malgré sa pvodigieuse facili- | in- | I = ~ .+ comparablement plus théâtral et moins religieux times in different places and ages, it came over |Tieur à la normale, semble être celui d\u2019un enfan que M, de la Tombelle ou Vincent d\u2019Indy.Si 'on!some Primitive Man, that he desired above every-! de 14 ans, | le regret que les applaudissements, licites chez nos ithe psychology of his age (whereas we, of cours compatriotes irlandais, ne le soient pas chez nous, ' know the psychology of all the ages), he referr il reste que le concert donné par les chanteurs ita-\u2019 his impulse to the direct orders, guidance, or lead-' liens a été l\u2019un des gros événements artistiques de ing of his Totem, his Guardian Spirit, his Disem- Antoine, qui n\u2019est pas doux; André Beaunier, qui nous espérons pouvoir donner de la pièce du jeune dramaturge une Hoots! Verra Weel Said! \u2014_\u2014 nr The illuminating power of Rudyard Kipling 8 | in his ye hard-fisted, hard- ! .{ \u201cNot once upon a time, but at many different ; * * * thing to escape for a while from the sight ond been an excellent Tribe, or it may have been an abominable one, but whichever it was he had had enough of it for a time.Knowing no more than e, ed, bodied Ancestor, or other private God, who had On a repris \u201cAmoureuse\u201d et les \u201cVignes au: appeared to him in a dream and inspired his ac- Seigneur\u201d à l\u2019Orpheum.Les lecteurs du Mâtinition.He took some pains and practised a cer- savent ce que nous pensons de ces deux piéces,! tain amount of self-denial, to get and prepare ra-| tions, * * * \u201cHe may have wished to go forth on some.utterly useless diversion, such as hacking down al tree or piling up stones, but whatever his object was he intended to undertake it without the advice, interference, or even the privity of his Tribe.He might appreciate the dear creatures much better on his return; he might hatch out wonderful schemes for their advantage during his absence.But that world be the side issue.The power that possessed him was a desire to own himself for a while, even as his ancestors, whose spirits had, he believed, laid this upon.him, had owned them: selves, before the Tribes idea had been evolved.Morally his action was unassailable; his personal God had dictated it.Materially, his justification for his departure from the normal was the greasy, inconspicuous packet of rations on his shoulder.Because, if a man has not his rations in advance, for any excursion of any kind that he proposes to himself, he must stay with his Tribe.\u201cHe may swear at it aloud or under his breath.He may tell himself aid his friends what splendid things he would do were he his own master, but as his Tribe goes, so must he go\u2014for his belly\u2019s sake.When and as it lies, so must he lie, Its people must be his people, and its God must be his God.| \u201cSome men may accept this dispensation; some may question it, It is to the latter that 1 would speak.\u201d : x x x \u201cAmong the generations that have preceded you at this University were men of your own blood\u2014many and many\u2014who did their work on the traditional sack of peasemeal or oatmeal behind the door\u2014weighed out and measured with their own hands against the cravimgs of their naturel appetites, \u201cThese were men who intended to own themselves, in obedience to some dream, teaching, or word which had come to them.They knew that it would be a hard and long task, so they set about it with their own rations, on their own backs, and they walked along the sands to pick up driftwood to keep the fire going in their lodgings.\u201cNow what, in this world or the next, can the world, or ary tribe tn it, do with or to people of this temper?Bribe them by good dinwers to take larger views on life?They would probably see their hosts under the table first und argue their heads off afterwards.Offer \u2019em money to shed a conviction or two?À man doesn\u2019t lightly sell what he has paid for with his hide.Stampede them or ! coax them or threaters them into countenancing the issue of false weights and measures?Itis a little hard to liberalize persons who have done their own weighing and measuring with broken teacups by the light of tallow candles.\u201cNo! Those thrifty souls must have been a narrow and an unfractuous breed to handle; but, by | their God, in Whose Word they walked, they owned themselves.And their ownership was basea upon the truth that if you have not your own rations you must feed out of your tribe\u2019s hands, with all that that implies.\u201d * * * \u201cOne thing that stands outside exaggeration Or belittlement, through all changes ir shapes of.things and the sounds of words, is the bidding, the guidance that drives a man to own himself ared upholds him through his steps on that road.The bidding comes, direct as a beam of light, from that past when man had grown into his present shape, which past, could we question it, would probably revert us to a past immeasurably re-| moter still, when a creature, mot yet mam, felt within him that it was not well for him to jackal round another brute\u2019s kill, even if he went hungry for a while.\u201d Wood OE \u201cNow the eternal question still is whether the profit of any concession tluit a man makes to higi Tribe, (or fellows) against the Ugit that is in him,! outweighs or justifies his disregard of that light.\u201cA man may apply his independence to what is called worldly advantage, and discover too late that he laboriously has mace himself dependent On a mass of external conditions for the maintenance of which he sacrificed himself, So thus he may be festooned with the whole haberdashery of success, and go to his grave a castaway.\u201cSome men hold that the risk is worth taking.Others donot, IT ISTO THESE I HAVE SPOKEN.\u201cAnd make the council of thy heart to stand; for there is none more faithful unto thee than it, \u201cFor a man\u2019s soul is sometime wont to bring him tidings; More than scvew watchmen that sit on high on a watch-tower.\u201d THE GAZETTEER.Next week\u2014\"\u201cA4 Word ir Season\u201d.Mauvaise comparaison Le chroniqueur ouvrier de l'Action Sociale, voulant démontrer que les syndicats ne divisent pas le travail, écrit ceci: \u201c \u201cLes armées alliées au cours de la grande guerre étaient de différentes nationalités ; elles combattaient sur un front commun, visant à atteindre le même but, et cependant elles marchaient à la suite de leur drapeau à elles.Des agents de liaison en nombre suffisants étaient placés aux endroits voulus pour établir les contacts nécessaires.\u201d M, Poulin oublie que la victoire des alliés ne devint possible qu\u2019après l'unité de commandement confié à une \u2018seule tête: Foch.Bien que visant au même but, les armées alliées ont piétiné sur place pendant plus de quatre ang précisément à cause de ces drapeaux différents.Tout ouvrier qui est en mesure de se rendre compte que le capital est international devrait comprendre que le travail doit l\u2019être aussi, Pour le reste, nous attendons ans ! Plus la liquidation de la dette sera longue, \u2018l\u2019abbé.Qu\u2019y feraient-ils, mon Dieu, si ce n\u2019est de que l\u2019on nous prouve que l\u2019union, ou mieux l\u2019unité de commandement, ne fait pas la force.Les intellectuels aux Etats-Unis où le péril américain | agréablement de l\u2019inconscience ou de Une statistique aussi inconvenante qu\u2019inté-, ressante, annonce que les super-hommes des Etats-Unis, se groupent comme suit au point de maintenant à tous les échos vue intellectuel : 20 millions d\u2019inteltectuels.45 millions de citoyens dont le cerveau, infé- t 15 millions de citoyens faibles d\u2019esprit dont sound and the smell of his Tribe.It may have l\u2019intelligence serait celle d\u2019un enfant de 8 ans.| 25 millions d\u2019intelligences médiocres.| Edison avait déjà affirmé une opinion sem-! blable, Voilà où conduit le base-ball et la prohi-, bition, Il est probable que dans nombre de pays le pourcentage des intellectuels n\u2019est guère plus, élevé; mais les citoyens de ces pays, qui ne font pas partie du groupe des intellectuels, ne se prétendent pas des surhommes comme les Américains ; de basse classe qui sont une si accablante et si bruyante majorité, Je comprends parfaitement maintenant que ce sont ces 75 millions de non valeurs qui imposent les blue laws et la prohibition aux intellectuels découragés.Jamais elle n\u2019a été mieux prouvé la fausseté de ce dicton populaire que deux têtes valent mieux qu\u2019une; c\u2019est là qu\u2019il ne faut pas oublier la théorie de la relativité, d\u2019Ernstein ou d\u2019autre.Ainsi toutes les intelligences de toutes les grosses têtes \u2014 grosses mais vides, genre potiron \u2014 de nos gouvernants actuels ne peuvent égaler l\u2019ombre de la valeur de feu Wilfrid Laurier, Cependant une statistique semblable à celle des Etats-Unis, faite dans la province de Québec éclairerait les masses.L\u2019immense et presque insurmontable difficulté, c\u2019est de trouver des examinateurs compétents.Je venais à peine de terminer ce petit article lorsque mes yeux tombaient, jeudi, sur la dépêche suivante de la Presse Associée: \u201cLsraél Zangwill, I'éminent littérateur juif d\u2019Angleterre, a dit aujourd\u2019hui à la League for Political Education ce qu\u2019il pense des Etats-Unis.\u201cIl y a plus d'honneur, de justice et de dignité en Angleterre qu\u2019aux Etats-Unis, Le Ku Klux Klar, qui est une espèce de mouvement \u201c\u2018coutiste\u201d exagéré, y crèverait de ridicule, mais les Etats-Unis n\u2019ont pas le sens de l\u2019humour.\u201d M.Zangwill regarde comme une horreur le service postal, la presse, les chemins de fer américains et le Central Park, Les Etats-Unis comptent trop de bricoleurs, On y pense sans agir; on y agit sans penser.Les Etats-Unis n\u2019ont pas le sens de la honte.Le journal du dimanche pèse quatre livres, Le monde s\u2019en portait mieux quand le peuple lisait la Bible et Shakespeare, Les Etats-Unis ont les meilleurs demi-lettrés du monde.C\u2019est le pays du simulacre.\u201d M.Zangwill n\u2019a pas craint de déclarer que l'Angleterre possédait plus d'honneur, de justice et de dignité que les Etats-Unis : On pourra juger, en établissant certaines comparaisons, à quel point notre peuple s\u2019américanise.La campagne contre l\u2019esprit et les moeurs yankees ne sera jamais trop vigoureuse.LOGIC.Cette conférence internationale , La recherche de la capacité de paiement de l\u2019Allemagne semble être une de ces idioties qu\u2019un cerveau brumeux peut seul inventer pour les besoins de la cause, I! en est de l\u2019Allemagne comme de cette jeune fille qui travaillait dans une usine, recevait un petit salaire et s\u2019acheta un manteau de fourrure de 500 piastres payable à tempérament parce qu\u2019elle n\u2019avait pas de cavalier.Il n\u2019est pas question de la capacité de paiement de cette jeune fille; elle doit payer; son versement hebdomadaire pourra bien être réduit et conséquemment elle mettra plus longtemps à _liquider sa dette, mais elle devra la payer, cette dette, toute entière, avec les intérêts.Il en est de même de l\u2019Allemagne, Elle s\u2019est endettée de 132 billions de marks-or par ses crimes sans nom, ses ravages scientifiquement monstrueux, ses méthodes barbares d\u2019agir.Elle doit payer ce montant, avec intérêts, que ce soit en 10, 50 ou cent mieux la future génération allemande comprendra l\u2019énormité des crimes ignobles de la génération allemande actuelle.Mais cette recherche de la eapacité de paiement de l\u2019Allemagne n\u2019est qu\u2019un prétexte pour tenter de diminuer sa dette afin de reprendre tranquillement la \u2018\u201cbedide gommerce\u201d et empêcher la France de devenir plus puissante encore.Le souvenir de Napoléon est encore vivace dans les cerveaux anglo-saxons et toutes leurs manoëu- vres le prouvent.C'était si beau.voyez-vous, de régner en Europe en menaçant tantôt l\u2019un, tantôt l\u2019autre! Or, plus la France sera grande, forte, prépondérante en Europe, plus il faudra agir correctement en politique, et suivre les principes de la justice et du droit.C\u2019était bien beau de pouvoir voler l'Egypte, le Transvaal, de s\u2019accaparer toutes les colonies allemandes, et de prendre n\u2019importe quoi à n\u2019importe qui, suivant l\u2019occasion, sans que personne ne puisse rien.C\u2019était vraiment trop beau pour durer! GALLOPHILE.Ce que devrait être une taverne M.\u2019apbé Lemire, maire d\u2019Hazebrouck (France) en donne une définition excellente, Un reporter du Matin (de Paris, cette fois) questionnait dernièrement l\u2019abbé Lemire sur l\u2019opportunité d'ouvrir des salles de danse à Haze- brouck, \u201c\u2014Des dancings à Hazebrouck?répondit détériorer la chère figure traditionnelle de notre petit, de notre solide et honnête pays flamand?Parlez-moi du brave estaminet (l\u2019estamimet, c\u2019est la taverne flamande) paisible, salon du pauvre, récréation des honnêtes gens où l\u2019on trouve encore le pot-au-feu, où allumer, dans la cendre rouge, une bonne pipe couronnée d\u2019un généreux toupet, la boisson modique et loyale, la.\u2014 il cherche le mot et trouve \u2014l\u2019avenance de la patronne, son honnêteté aussi, toutes choses, enfin, qui plaisent aux hommes et rassurent les familles.Mais laissez Hazebrouck et Obernai tranquilles avec vos tangos.\u201d Nous souhaiterions à Montréal quelques- unes de ces bonnes vieilles tavernes, Nous souhaiterions surtout que notre population eut enfin, pour l'hiver, une boisson.loyale à déguster.Maintenant que l\u2019ancien vendeur de Vin Saint- Michel, l\u2019ex-président de la commission des li- quéurs, est parti, peut-être que M, Cordeau \u2014 qui tient dans son bec un fromage \u2014 se décidera-t-il à nous donner le vin, le bon vin de France à un prix loyal, dans des tavernes loyales.Pour chaque | établissement dans le genre des tavernes d\u2019Haze- | brouck que l\u2019on ouvrirait chez nous, c\u2019est dix bou-| ges, dix \u2018\u2018blind-pigs\u201d qui disparaîtraient.J.0.B Tempérance M.Bourassa, dans un article récent, se moque l\u2019incohérence ou de l\u2019inconsistance du Dr Dubé qui, après avoir prêché une sorte de sur-prohibition, jette l\u2019enthousiasme que fait naître chez lui le système des liqueurs Tas- chereau-Simard, Je crois pouvoir assurer que ce médecin ne parlait pas au nom de toute la profession médicale et que le Dr Dubé prêche aujourd\u2019hui pour le gouvernement comme il préchait autrefois pour le parti qu\u2019il croyait probablement le plus fort.Mais ça, comme dit l\u2019autre, c\u2019est son affaire, Je suis comme M, Bourassa en faveur d\u2019une saine tempérance.Mais je suis convaincu que les règlements relatifs aux hôtels, les restrictions imposées à la vente des liqueurs, les demi-prohi- bitions aussi bien que les prohibitions complètes, absolues, totales, n\u2019amèneront jamais la tempérance, On ne fera jamais disparaître l\u2019alcool de la surface de la terre puisqu\u2019il existe partout, dans le pain que nous mangeons, dans la pomme de terre comme dans la bâche que nous avons mise au feu pour la faire cuire, puisque tout Ie monde peut fabriquer soi-même son alcool sans faire au préalable des études transcendantes.Ce qu\u2019il faut, c\u2019est apprendre à s\u2019en servir, \u2014 ou à s\u2019en méfier, ou à s\u2019en priver.Quand une maman tient les desserts dans l\u2019armoire, ils sont vite disparus le jour où la maman oublie ses clefs, Cette éducation \u2014 et non instruction \u2014 relative aux desserts comme aux liqueurs spiritueuses doit être faite aux enfants, très tôt, dans les écoles, mieux encore que dans la famille, par des lectures, des conférences, au moyen de tableaux comparant les foies, les estomacs, les poumons, etc, des hommes sains et ceux des alcooliques.La crainte de alcool mise dans le cerveau de l\u2019enfant y reste mieux gravée que tous les sermons sommifères ou les doctes théories ne pourraient réussir à le faire dans un cerveau d\u2019adolescent ou d\u2019homme.N'oublions pas que Sparte avait obtenu des résultats merveilleux rien qu\u2019en montrant à sa jeunesse la déchéance répugnante d'ilotes grisés à dessein, LOGIC.L'honorable (sic) Médéric Martin n\u2019a pas encore expliqué aux citoyens de Montréal ce qu\u2019il voulait dire par cette parole historique: \u2018La ville de Montréal a progressé malgré nous.\u201d * * * L'honorabie Simard ira reprendre sa place au Conseil Législatif.S'assoiera-t-il entre Médéric et M.Kelly?* * * L\u2019honorable Léonyde Perron récompense-t-il suffisamment sa cohorte de détectives privés?L\u2019honorable Athanase David a-t-il vraiment prononcé la phrase suivante: \u2018Vous êtes comme les chacals qui suivent les caravanes et qui s'emparent des restes et des charognes pour s\u2019en faire un drapeau!\u201d x x + L\u2019honorable Paradis s\u2019est-il retrouvé depuis sa fameuse sentence: \u201cCette institution, comme la femme de Putiphar, ne peut-être soupçonnée!\u201d S'est-il retrouvé, ce Paradis perdu?L'honorable Alexandre Taschereau peut-il nous faire comprendre pourquoi Médéric Martin fut nommé Conseiller législatif par un gouvernement qu\u2019il venait de traiter de bandit et de voleur?x XX L\u2019honorable Séguin sait-il bien qu\u2019il habite un palais qui devait coûter $750,000 et qui, même inachevé, a coûté quatre millions.¥* 3 L'honorable lecteur peut-il questions délicates?nous éclairer sur ces .POLITIQUE ETRANGERE.Le président Ebert\u2026et le Prince héritier L\u2019Angleterre et la France s\u2019entendent pour réclamer de la Hollande le maintien en exil de l\u2019ex-prince héritier d\u2019Allemagne et empêcher son retour en Allemagne.La Hollande va être bien ennuyée, car enfin, il lui est difficile de maintenir prisonniers sur son territoire un citoyen étranger, Là où mon, étonnement grandit outre mesure, c\u2019est au moment de penser que ce hobereau mental qu\u2019on appelait le prince héritier et qu\u2019on honorait lâchement parce qu\u2019il était le premier enfant de Guillaume, a l\u2019inconscience, l\u2019impudeur même, de vouloir retourner dans le pays qu\u2019il a si puissamment aidé à mener à la déroute, à la débâcle, à la banqueroute, à la mort |\u2014 Et là où ma stupéfaction n\u2019a plus de bornes, c\u2019est quand je vois que le président Ebert, d\u2019une république allemande de banqueroutiers frauduleux, semble vouloir admettre le retour du prince dans le territoire de cette république.L'empire allemand se désagrège \u2014 et continuera à se désagréger malgré tous les efforts an- glo-américains parce que le mensonge ne peut jamais réussir toujours, \u2014 N\u2019est-il pas assez troublé pour y laisser rentrer ce saltimbanque qui ne peut devenir qu\u2019une cause de complots et de troubles politiques ?En 1878, la République française, qui voulait vivre, «décréta l\u2019expulsion des princes, mesure moins radicale que la guillotine, et s\u2019en est bien trouvée, Le président Ebert, en admettant seulement la seule possibilité du retour de l\u2019ex-prince héritier, continue à jouer un rôle plug que louche, un rôle qui pue son réactionnaire vingt lieues à la ronde.E.C.V.SERAIT-IL SUR SON CHEMIN DE DAMAS ?L'honorable Jacob Nicol ne craint pas de partager l\u2019opinion du MATIN Une profonde pensée du trésorier provincial Parlant de Montréal, le talentueux honorable Jacob Nicol a déclaré, l\u2019autre jour, au Club de Réforme: \u2014J\u2019estime qu\u2019il y a encore beaucoup de vie dans le vieux cheval.-\u2014Tout ce qu\u2019il faut, c\u2019est qu\u2019il soit bien conduit par un bon chef! Remarquons immédiatement que M.Nicol n'a pas dit: \u201cla vieille vache a lait.\u201d Pour le reste, nous nous entendons.11 faut, en effet, une bonne administration et un bon chef pour conduire.Oui, il nous faut un bon chef.Nous manquons d'un bon chef.Tout le monde sait cela.Seulement ce n\u2019est pas tous les jours que le MATIN et M.Nicol sont d\u2019accord sur le compte de honorable Taschereau.PICPOC.Le MATIN est publié par Roger Maillet, a Montréal, rue Saint-Denis, 162, ch.300-301.Il est imprimé par la Compagnie d\u2019Imprimerie \u201cLE MATIN, limitée, 7la, lrue St-Jacques."]
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