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Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 17 novembre 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
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Le matin, 1923-11-17, Collections de BAnQ.

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[" VOL.ITI \u2014 No 46 REDACTION: 58 Rue Saint-François-Xavier Chambre 8 Administration: 164 rue Saint-Denis Tél.: Est 893.Atelier, M.7309 ABONNEMENTS PAR LA POSTE Canada Etranger Un AN \u2026.too) (a+: $2.50 $3.50 Six mois .1.60 1.75 Directeur : ROGER MAILLET MONTREAL.SAMEDI, 17 NOVEMBRE 1923 CONTRE TOUS LE PI M S ABUS ET TOUTES LES INIQUITES Lin POLITIQUE ET LITTERAIRE Le Numéro: CINQ SOUS DEGONFLAGE \u201cNotre premier ministre est, pour les seuls Etats-Unis, un personnage représentatif et avec lequel il est bon et sage de compter.Là se borne la grosse influence des Domirmtons.Tsao-Kun ou \u20ac ras d\u2019Ethiopie est plus considéré dang les chancelle ries d'Europe que le Premier australien ou le che de l'Union sud-africain.Non pas au point de vue personnel, entendons-nous, mais au point de Ce d\u2019influence politique.Tous ces premiers sont : caudataires du titulaire du \u201cColonial Office\u201d, c'es tout.\u2019 \u2014 L'\u201cEvénement\u201d Non, tout de même! F Lapointe a réglé une question de sardine avec ETATS que nous passerons avant la République San-Marin.Ce n\u2019est pas parce que M.les de Journal d'avant-garde r Sur Uair duTemps.|| Comme tout bon démolisseur.LE MATIN est aussi entrepreneur en construction! De la nuance, de la nuance avant toute chose et pour cela dédaigne l\u2019impair J'ai failli, cette semaine, avoir une attaque d'apoplexie.Voilà qu\u2019un juge à condamné Pierry à six mois de prison! Vous savez bien Pierry, l\u2019homme qui avait accusé M.Stavert de pratiquer le sport du bootlegging.Il est vrai que M.Pierry n\u2019a pas déclaré que M.Stavert voyageait en barge : il s\u2019est contenté de parler d\u2019une automobile.Larivière, lui, s\u2019aperçoit que l\u2019on, est à charger une barge au Pied-du-Courant.Cette barge, le personnel de la Commission la bourre d\u2019alcool.Cet alcool-là, citoyen, est destiné à Vera-Cruz, (Mexique), pays qui n\u2019a jamais cessé d\u2019être humide depuis Christophe Colomb.\u2014 Larivière accuse la Kommission de pratiquer le bootlegging et on le laisse tranquille.Morale: si vous voulez accuser les hommes publics de crimes ne parlez pas moins que de barges, de tonnes, de millions.Safety first! Et, si j\u2019avais ces jours-ci quelques heures à perdre sur la paille humide, je vous prouverais la justesse de mon proverbe jusqu\u2019à l\u2019évidence, en accusant Mé- déric de m\u2019avoir dérobé six petites cuillers d\u2019ar- Bent la dernière fois qu\u2019il est venu dîner, fumer\u2014 et cracher, donc! \u2014 à ma pauvre, mais honnête maison, * * M.de la Palisse est mort.mais un quart d\u2019heure avant sa mort il était encore en vie.AM On vient enfin de découvrir Parkman, ce qui serait une grande joie pour mes cheveux blancs Bi je n\u2019étais chauve.On, a découvert un grand nombre de qualités dans son oeuvre, c\u2019est dire aussi qu\u2019on y a trouvé quelques défauts, La plus grande qualité pour un historien, c\u2019est paraît-il l\u2019exactitude et son plus grand défaut c\u2019est de se tromper.Bien! M.Parkman fut exact dans la plus grande partie de son ouvrage, dans quelques petites parties il s\u2019est trompé, Humane errarum.comme dirait le sergent Lafleur.Quand Parkman eut-il raison ?\u2014Parkman eut Jason chaque fois qu\u2019il a favorablement parlé de us, Quand Parkman eut-il tort?\u2014 Chaque fois quil a trouvé à notre histoire des côtés lésagréa- Il y a don des choses désagréables sur no- fre compte dans Parkman ?\u2014 Oui, il y a de ces thoses atroces dans Parkman.! Y a-t-il des choses désagréables et atroces dans l\u2019histoire des autres peuples ?\u2014Oui.il y a des choses désagréables et atroces dans l\u2019histoire de tous les autres peuples : Seuls, les canadiens- français, par leurs vertus, leur courage, leur civilisation échappent à la loi générale, mais Parkman n\u2019a pas respecté cette VERITE HISTORI- QUE-là Car voyez-vous la perfection n\u2019est pas de ce monde et c\u2019est même la raison pour laquelle j'ai perdu tout mes cheveux, Roncevaux ! Roncevaux! dans ta sombre vallée, l\u2019ombre du grand Roland n\u2019est donc pas consolée?.Or donc, il paraît que M.Simard sera Place les Patriotes lors de l\u2019anniversaire des braves de 37\u201d, Je rappelle pour mes nouveaux lecteurs que M.Simard est un citoyen honorable qui fait hon- heur au régime québequois, c\u2019est un apothicaire de renom, un type d\u2019organisation, Si Banting de l\u2019Ontario a découvert l'insuline, n'oublions pas que M.Simard est l\u2019inventeur de la pilule rouge.Pourquoi rouge et non pas bleue?.Ah! voilà, justement ! C\u2019est que M.Simard est \u201crouge\u201d.Pourquoi est-il rouge et non pas bleu?Ah! Zut! Vous commencez à m\u2019embêter.Or donc, M.Simard sera à la place des \u201cpatriotes\u201d pour la grande fête Eh bien, moi, si j'étais à la place de M Simard, je ferais comme M de Choufleury; je resterais chez moi ce jour- là Pourquoi ?Cette fois, je vous réponds: Parce que si j\u2019étais M Simard, je craindrais de voir tout-à-coup les fantômes de Hindelang, de Cardinal, de Lori- mier et de tous les autres bons bougres de la potence se dresser devant moi.\u201cComment! c\u2019est vous Simard\u2014me diraient les martyrs de 37\u2014 c\u2019est vous, l\u2019homme qui le premier avez incarné le mépris des libertés pour lesquelles nous sommes morts; vous qui pendant deux ans étiez au-dessus des \u2018brefs de prérogatives\u201d autant que les despotes et les soudards de notre temps ; vous qui n\u2019étiez pas élu, pas responsable ; vous qui n\u2019avez pas rendu de comptes ; vous qui.mais je serais déjà loin car je ne suis pag M.Simard, je ne suis pas un citoyen honorable.,\u2018 Je ne suis même pas apothicaire.T1 n\u2019est pas malin, du reste, de deviner que j'ai peur des morts ! * x\u201c « L\u2019étranger regarde avec un oeil d\u2019envie, de Chapdelaine le majestueux \u201cfour\u201d.M\u2019en revenant d\u2019une chasse à l\u2019orignal par des chemins montants, sablonneux, malaisés, j'ai pu accorder l\u2019angoissant problème de la colonisation quelques moments de réflexion dont il me tarde de vous offrir le fruit : la colonisation est une vaste blague.On s\u2019en doutait bien un peu ! Hémon n\u2019était certes pas obligé d\u2019écrire que le bonhomme Chapdelaine, à peine au sortir de l\u2019enfance, eut le crâne bourré par un a A lire en Page 3 IEV vs PAPYRUS SCE EERE REESE sil I= = Etats-Unis que vous la faites.Les ouvriers quront-ils un représentant au Parlement de Québec?Pourquoi resterions-nous infailliblement vingt-cinq ans en retard ?NON, MADAME ! Pas de surplus municipal La Commission Métropolitaine coûtera $300,000 à Concordia En dépit des prédictions mirobolantes de Médé- ric le budget municipal n\u2019enregistrera pas six cent mille dollars au compte créditeur à la fin de l\u2019exercice courant.La quote-part de la ville à l'administration de la Commission métropolitaine sera cette année de plug de trois cent mille dollars, ce qui aura pour effet de rogner Ja moitié du surplus.D\u2019autres comptes additionnels absorberont probablement le reste, de sorte que tout espoir de diminution de taxe, à supposer qu\u2019une diminution de taxes fut possible, doit être abandonné.Un original Le PROGRES DU GOLFE, la courageuse gazette que nos lecteurs habituels connaissent déjà, nous signale le service défectueux qui, pour les journaux hebdomadaires, semble exister dans l'administration des Postes.Le MATIN a déjà souffert de ces néyligences attribuables sans aucun doute à quelques ronds-de-cuirs constipés ou à quelque creature pauvre de ministre enrichi dans la politique.Les saboteurs de la Poste sont priés de noter que leurs brimades atteignent surtout nos abonnés, et que nous avons pris les moyens nécessaires pour faire connaître à ces derniers la cause de ces irrégularités, interruptions ou retards.Quand la bataille de la liberté de la presse sera gagnée dans cette province il y aura celle de l\u2019égalité à livrer.Et nous gagnerons celle-ci comme nous £agnerons l\u2019autre.Nous attirons en passant l\u2019attention des autorités postales sur la mesquinerie sournoise, le sabotage odieux de certains fonctionnaires et nous profitons de la circonstance pour remercier vivement et publiquement le PROGRES DU GOLFE de tout le bien qu'il nous a fait dans le passé.Alors que, suivant une sordide coutume journalistique, la majorité de nos confréres élevaient contre nous le traditionnel barrage du silence, le PROGRES DU GOLFE, dont nous sommes le rival immédiat pour le premier rang qu\u2019il occupe dans la presse hebdomadaire indépendante de la province, nous accueillait spontanément avec une cordialité à laquelle ces temps de muflerie ne nous avaient guère habitués, Bien, plus, la réclame toute gratuite de ce journal nous a valu près de cinq cents dollars d\u2019abonnements dans le district de Rimouski! Et il reste encore des infirmes d\u2019esprit pour prétendre que la publicité faite dans un journal hebdomadaire ne rapporte pas! Il appert que PROGRES DU GOLFE et MATIN vivront longtemps et, d\u2019autre part, la vie a bien des bizarreries, Si un jour le sort voulait que ces deux journaux fussent séparés par les idées; si la barricade politique arrivait à nous diviser, \u2014 il faut prévoir l\u2019improbable \u2014 il ne pourrait pas ne pas exister entre nous la passerelle où se rencontrent toujours les journalistes de bonne volonté, ceux qui s'efforcent de servir loyalement une cause qu\u2019ils croient juste.Remarquez bien que je n\u2019ai, de ma vie, entrevu M.Eudore Couture.affinités électives, dirait l\u2019autre.car je ne me souviens plus si c\u2019est Goethe! M.Eudore Couture dirige le PROGRES DU GOLFE dont il est propriétaire.Pour être le directeur d\u2019un journal qui existe depuis plus de vingt ans, M.Eudore Couture a la savoureuse originalité de n\u2019être pas un cochon.Et ce phénomène sera décrit et étudié dans un pamphlet que publiera prochainement votre serviteur, ROGER MAILLET.tas de poncifs (on est bête quand on est jeune) sur la mission, l\u2019œuvre de civilisation française, (M.David n'a-t-il pas déclaré que la hache du colon: était le bâton de maréchal de la civilisation française en Amérique\u201d?(1) la beauté, la splendeur, l\u2019héroisme, la noblesse du défrichement, de la colonisation, ete, etc, etc.) Hémon est mort trop tôt pour nous raconter que le père Chapdelaine séjourne aujourd\u2019hui dans les Etats avec Maria et son mari et un million et demi de Canadiens-français qui viennent de Québec, qu\u2019il est grand-père de deux petits Yankees qui voteront pour le président Wilson dans quinze ans d\u2019ici.Votre colonisation, M.Perrault, c\u2019est aux Et puis, la preuve que tous vos colons ont tort de vouloir se rapprocher de l\u2019esquimau, c\u2019est qu\u2019ils mourraient tous de faim et de misère sans les compagnies de pulpe.N\u2019avals-je pas raison de dire, en commençant, que l\u2019étranger\u2014 celui qui n\u2019a pas ses petites \u2018limites à bois\u201d \u2014 regarde avec un oeil d\u2019envie de Chapdelaine le majestueux \u2018\u2018four\u201d\u2019?PIERRE QUIROULE.(43 Textuel, Tous les partis se réclament du peuple.Tous les candidats, en .temps d\u2019élection, rappellent leurs origines roturières ; chacun prétend ressembler à l\u2019ouvrier comme un frère.Le \u201cbleu\u201d comme le \u201crouge\u201d, se dit ouvrier, l\u2019avocat se dit un ouvrier, comme le médecin d\u2019ailleurs et le vétérinaire, \u201cCandidat du peuple\u2019; voilà la formule essentielle.Et ce bon peuple qui cherche des protecteurs partout, en a élu beauooup de ces farceurs, mais depuis près de vingt ans, on peut dire qu\u2019il n\u2019a pas eu un seul véritable représentant à la Législature.En 1904, cependant, il s\u2019est trouvé un homme : pour réclamer en Chambre une loi des Accidents | du Travail, pour en proposer une rédigée de sa ;main, I] fallut cinq années de discours, de conférences,de pas et démarches à Sir Horace Archam- bault pour obtenir de notre ineffaible parti libéral, Padcption de cette loi.Des lois de ce genre existaient en Europe depuis 1880; en Canada depuis 1891; aux Etats-Unis depuis 1902; ce n\u2019est qu\u2019à compter de 1909, que notre province put bénéficier d\u2019une législation semblable, Il y a donc quatorze ans que nos députés brodent sur cet antique canevas.Depuis cette date qui fut un commencement et une fin, il ne s\u2019est pas trouvé dans notre députation, un seul homme assez renseigné et assez dévoué au bien-être des travailleurs, pour proposer une législation: sociale qui mettre notre province au rang des pays civilisés.Que la députation libérale de Québec ou d\u2019ailleurs nous dési- ne donc celui de ses membres passés ou présent qui fut \u2018l\u2019ami de l\u2019ouvrier\u201d.Est-ce Gouin?est-ce Taschereau ?est-ce Lacombe ?est-ce Perron ?(Point n\u2019est besoin de mentionner Médéric, cet \u201coverrier\u201d\u2019 par excellence!) Se trouvera-t-il un tel homme lors de la prochaine session à la Législature?Espérons-le pour la classe laborieuse, A venir jusqu\u2019ici aucun des deux partis qui se disputent le pouvoir, n\u2019a rien produit de semblables.Est-ce par intérêt, veulerie ou ignorance?Pour l\u2019instant nous voulons nous borner à constater le fait Ce n\u2019est pourtant pas la matière qui manque et le sort de nos prolétaires peut être amélioré de bien des façons.En fait de législation sociale nous n\u2019avons rien et notre province est à la queue de la Confédération avec l'Île du Prince Edouard.Il y a donc là un champ vaste et encore en friche.Ce qu\u2019il faut à nos ouvriers, c\u2019est un chef dévoué, renseigné sur leurs besoïns, au courant de ce qui se fait ailleurs, instruit des lacunes qui existent dans nos lois ouvrières, Bref, un homme avec un solide et substantiel programme de réformes sociales, Un programme de réformes sociales pour Québec, cela signifie une table des lois ouvrières qui ont été adoptées depuis vingt-cinq ans à l\u2019étranger et dans les autres provinces du Dominion, (Comme on voit, ce n\u2019est rien de bien compliqué).Voyons-en quelques-unes à la hâte, Notre loi des Accidents du Travail, est la plus arriérée qui soit au Canada, sauf peut-être en ce qui concerne l'Ile du Prince-Edouard, Il faut qu\u2019elle soit amendée de façon à assurer le paiement de l\u2019indemnité due en cas d\u2019accident, selon des dispositions analogues à ceux que renferment les lois de toutes les provinces canadiennes, à l'exception de deux, Il est urgent d\u2019abolir dans notre acte, cet article qui empêche l\u2019ouvrier gagnant plus que $1500.00 par année de s\u2019en prévaloir.Six provinces n\u2019ont pas de maximum prohibitif dans leur loi sur les accidents du travail.La maladie professionnelle n\u2019est pas reconnue par notre loi; elle l\u2019est cependant par l\u2019Ontario, la Nouvelle-Ecosse, l\u2019Alberta, le Manitoba et la Co- lombie-Britanique, Quand donc ferons-nous pour nos ouvriers ce que ces provinces ont fait, Enfin il est injuste de forcer nos ouvriers à payer des frais excessifs: ces actions devraient être prises de droit \u201cin forma pauperis\u201d, en particulier, les frais de médecins devraient être à la charge du patron.Voilà quelques réformes, en ce qui concerne une seule loi, qui devraient être exigées de notre gouvernement, Mais que d\u2019autres lois il conviendrait de réclamer encore ! Ainsi, cinq provinces ont une législation sur le salaire minimum pour les femmes; la nôtre dort dans nos statuts depuis son adoption ; trois ont un système de \u2018pensions aux mères\u2019 abar< nées ou veuves; la Colombie-Bri- tanique a un \u201cMaternity Protection Act\u201d; cette dernière province a une loi de pension de retraite pour les travailleurs, s'appliquant aux employés provinciaux, municipaux et des commissions scolaires ; cing provinces ont interdit les agences de placement privées; des mesures pour attenuer le chomage ont été prises un peu partout et en particulier, en Ontario, par un arrêté en conseil très important en 1922 ;\u2014 rien de semblable n\u2019a encore été fait chez nous.Qu\u2019attend-on pour agir à Québec?Il sem- \u2018ble ave les ouvriers ont manifesté leur mécontentement d\u2019une façon assez éclatante lors des dernière province a une loi de pension de retraite pour faire entendre la voix du peuple, dans l\u2019enceinte parlementaire, lors de la prochaine session?Y aura-t-il alors un \u2018député pour opposer avec fermeté les besoins des travailleurs aux appétits des brasseurs d\u2019affaires qui mènent le ministère, et pour obtenir une place plus large dans nos statuts, à la législation ouvrière?Camilien Houde, serez-vous celui-là ?RUY BLAS.[ | CE QUE LA FRANCE VEUT ! Paroles prononcées devant le monument aux morts de Sampigny par M.Raymond Poincaré.Notre sécurité.; i .Nous ne nourrissong aucun projet d\u2019annexion.Mais nous ne renoncerons pas a réc.amer des garanties permanentes de securité.Nos gages.b Rot ce qui se passe aujourd\u2019hui achève de montrer que nous avons eu grandement raison de prendre des gages.Qu\u2019attendons-nous d'eux?Rien que l\u2019observation du traité qu'ils ont signé avec nous.La solution.Nous sommes plus intéressés que personne à un règlement et nous n\u2019avong pas la folie de vouloir le retarder.Pag de dessaisissement.Nous ne saurions accepter que la commission des réparations fût dessaisie\u2026 Pas de réduction de dette.La France a été trop éprouvée son adhésion à cette réduction, C'est assez.La limite de nos concessions est atteinte.Nous ne la dépasserong pas.Voila quatre ans que nous faisons les frais des avantages accordés à l\u2019Allemagne, en dépit du traité.C'est assez.pour donner Papineau, enterré par le club \u201cReform\u201d, est ressuscité au club \u201cCartier-Macdonald\u201d! \u2014\u2014 Papineau! Faisons une courte disgression pour noter le silence cruel qui s\u2019est fait autour de ce nom qui remplit toute une époque et qui reste, dans son oubli comme dans sa retraite champétre de Monte- bello, auréolé de légende et de mystère et revêtu d'une gloire que l\u2019historien ne lui refuse plus.Son oeuvre fut rapide, elle fut violente.Mais sil est vrai que les commotions politiques de 1837 ont hâté, chez nous, l\u2019ère des libertés civiles et politiques, on ne peut pas légitimement refuser à Papineau une large part des bienfaits de cette conquête.I avait donné l'élan à des revendications depuis longtemps contenues dans le coeur d\u2019un pouple jeune, jaloux des libertés promises, fier de ses origines, entré résolument dans una révolution nationale\u2026 L\u2019HON.RODOLPHE MONTY.(Extraits d\u2019une conférence prononcée le 26 octobre 1923, au Club Cartier-Macdonald).Contre le \u201c\u201cbloc\u2019\u2019 enfariné\u2026 (By Brenton A, Macnab.) In the beginning of the Seventies there were about 10,000, perhaps 12,000, white people in Manitoba, another 1,000 of whites in the Canadian West exclusive of British Columbia, There were no railways.Macdonald had been cast out of office, Alexander Mackenzie, his successor, had declared at Sarnia to his constituents, on attaining power, that without railways in the West \u201cimmigration cannot be effected\u201d.But the Liberals went out of office in 1878, with less than two hundred miles of the promised transcontinental railroad constructed, though thousands of miles were talsed about, as if in prospect, _\u2026 On December 14, 1880, the Canadian Pacific contract was submitted to Parliament by Sir Charles Tupper, and under the Macdonald Administration the great work, as to linking up East and West, Atlantic and Pacific, was completed on November 7, 1885, when Lord Strathcona drove the last spike at Craigellachie.x x XX But even so late as 1891 the prohesyings of Sir Charles Tupper of 1880\u2014now so long ful- filled\u2014were being flung in his teeth by implacable opponents, because so little revenues had been derived from Western land sales to immigrants, Per contra the late Judge Longley, the Nova Scotia Liberal biographer of Sir Charles, records that it necessarily \u201crequired two decades, at least, to circulate knowledge regarding the Canadian North-West and to inspire confidence in its future ; then, the tide of immigration began to flow.\u201d Two rebellions meantime had taken place in the West, between 1870 and 1886.There was on record in Great Britain an official report of Imperial investigators, declaring that geographically and in point of climate; Manitoba and Prince Rupert's Land were not fit habitat for whites.Besides which the impending bankruptcy of Canada, as a whole, was freely prophesied, and these croakings paraded in the columns of London\u2019s leading financial papers, including the Economist, by writers of the Edward Farrer stamp, instigated by the death whispering brood of that political party to which Mr.Herbert H.Marler, M.P., St.Lawrence-St.George, now lends so much of his support as is not enlisted by the Big Interests of Montreal, This is a brief, but exact, historical background of the Canadian immigration: question, with which Mr, Marler, M.P., pretended to deal on November 6 instant before the United Hebrew Political Club in Prince Arthur Hall, in nonpartisan fashion, \u201cfor he believed that immigration, was not a party measure, but the greatest and most important national measure and requirement needed\u201d (?) to quote the Gazette's report of hig speech.But Mr.Marler\u2019s revealed attitude throughout, as I will show, was not only not void of partisanship; it was one of equivocation to the point of dishonesty, and mischievous as well, * * * For his audience, in the main, was made up, comparatively speaking, of newcomers to Canada, entitled to, and, no doubt, desirous of honest en- lightment, and not the distortions and perversions which they heard.The audiece, we may assume, saw in Mr.Marler a gentleman of social, professional and political note, ostensibly worthy of all credence and implicit trust.It is to be feared, it is quite plain, in fact, that Mr.Marler, on his part, on the other hand, saw in his assembled audience an occasion and opportunity to drum up in their minds a vivid prejudice against his political opponents for partisan exploitation in the future.Secure in Prince Arthur Hall against rejoinder and cross-question- ing for the moment, Mr, Herbert Marler garbled and twisted his chosen subject.I shall not follow the Gazettes tactics, which paper sees \u201cmuch of historical interest (which I deny) in what Mr.Marler said\u201d, while the paper mildly protests against his \u201cpartisan touch\u201d, to which \u201cthe retort courteous might be given\u201d.*® * * The words of the member of St.Lawrence- St.George assuredly call for something more, in my humble opinion, than a retort courteous, in the way of condemnation, I see in the Marler speech the utterance of a belauded public man, deliberately resorting to evasion and even pro- stitution of his public functions, while attributing to his political opponents quite unjustly these very things he himself is guilty of.It was a cowardly speech, too.Because Mr.Marler raised questions and made assertions which he did not raise and dared not assert in his parliamentary utterance on immigration when he had an opportunity to do so,~when facing informed public men, and not en audience ill-versed in public questions \u2014and when in the company at Ottawa of parliametary associates, who were not to be imposed on by scrap-book oratory and notarial armchair dogmatism applied to the alleged solution of great problems of which Mr.Marler has really shown that he knows nothing worth while, Not in the House of Commons did Ris harangues \u2019gainst harlotry prevail, for he was clad so thin that through his cobweb robe they saw his skin, while he declaimed,\u2014to paraphrase one of those Wise Old Chaps, So why suffer him in Prince Albert Hall un- rebuked?.x x x Now, to get down to business.What was Mr.Marler driving at?His \u2018 \u201d a priori was to the effect that he could make to his hear ers the statement with authority that following the removal of restrictions, the only qualification as immigrant would need to have to enter Canada would be sound mind and body and good moral character.In other words he said the door would be open to all immigrants who were sound \u2014\u2014to again quote the Gazette, : But even, as Mr, Marler spoke, the Minister of Immigration, Hon.James A, Robb, talking to an important gathering of newspapermen in Toronto, was thus reported in the Globe :\u2014 \u201cThat which Canada is, for good or bad, her immigrants have made her.That which Canada shall be, will be determined by the sons and an Edie Mr.Marler, M.P., Camouflages and Evades * i »! wi i i ; | i ! i | | daughters of immigrants now in the land.\u2014~those who are here today and others still to come.\u201d But, ! continued Mr.Robb, there had to be great care { exercised in the selection of the Dominion citiz- i ens.Unrestricted immigration was out of the question, if the newcomers were to blend into the nation\u2019s life, and aid in maintaining Canadian standards of Law and Liberty.We see Mr.Marler and Mr.Robb do not et all agree in classification.In three months, says the former, Canada will admit \u201call\u201d of sound mind and body and good moral character; the Minister severely qualifies all of this to the point of indefiniteness.Mr, Marler should name his authority, so as to restore his bona fides.He recalls the attitude of a certain Baron and magnate who once declared that Canada had done enough in the war.EE I Now, as to Mr.Marler\u2019s partisanship and equivocation, I have already shown that in Canada, from 1870 to 1890, and after, existed certain things, which were almost insurmontable obstacles to an easy inflow of immigration, and which the Macdonald ministry especially had to overcome,\u2014railways almost none up to 1885: two rebellions, unprecedented political obstruec- tion, calamity howling; in 1893, a period of panic and bank failures in the United States: when, too, was Coxey\u2019s army parading there, We all recall these handicaps, What says Mr, Marler, M.P,, of this period?He specifically disclaims partisanship in dealing with it, But he resorts to what may be termed notarial evasiveness in the \u201cyearly averaging\u201d of immigration, for the period 1881-1897, It is plain enough.Let us for the moment accept his average of 65,125 immigrants coming to Canada yearly, and a total of 1,107,141 as correct for the term named, Will Mr.Marler take it upon himself to deny that almost ten years of this period were iniatory and preparatory\u2014that five years of the ten were filled with the herculean task of financing and building the C.P.R.\u2014that the showing made was a most creditable one?He cannpt, in truth.I therefore assert that Mr.Marler\u2019s basis of computation is as absurd as dishonest, It is not every public man who would take it upon himself to juggle figures, before an uninformed audience, in this fashion.Mr.Marler did that very thing.KK Mr.Marler, on March 13th, 1923, made a set speech on immigration in the House of Commons (see Hansard): one will search in vain for any such citation of figures, The reason is apparent enough: \u201cnotarial averages\u201d would not \u201cgo\u201d for a moment in the presence of that body in dealing (Continued on page 4) Page 2 LE MATIN, SAMEDI 17 NOVEMBRE 1923 VOL.IIT \u2014 No 48 UN VOYAGE AU THIBET Impressions et aventures du docteur MacGovern Le docteur MacGovern, qui a pu récemment parvenir à Lhassa a écrit le compte rendu de son voyage dans le Thibet : ces récits et impressions sont \u2018\u2018copyrightés\u2019\u201d aux Etats-Unis et au Canada par le \u201cNew-York Times\u201d en Angleterre par le \u201cDaily Telegraph\u201d, en Australie par I'\u201cUnited Cable Service\u201d, aux Indes par I'\u2018Englishman\u201d, \u2014 en France par le \u201cPetit Parisien\u201d.Vici quelques passages de la prose du docteur, Le 30 janvier, après avoir franchi les passes du Thibet, le docteur MacGovern, à 5,010 mètres d\u2019altitude, par un froid intense, se mit en devoir de se grimer en homme de la basse classe thibétaine.\u201cCette opération fut des plus désagréables.Mes cheveux avaient déjà subi une préparation partielle, et le reste fut rapidement fait; mais pour me teindre la peau je dus me déshabiller entièrement et m\u2019exposer au vent glacial, tandis que Anaten me peignait, des pieds à la tête, avec une mixture de brou de noix et de teinture d\u2019iode.En dernier lieu, je dus m'occuper de mes yeux, Mes yeux étaient, en effet, le point faible de mon aéguisement.Je commençai d\u2019abord par me servir du jus de citron dans les yeux, malgré l\u2019atroce souffrance qui m\u2019atten-| dait, car le citron donne momentanément une teinte plus foncée à l\u2019iris de l'oeil; puis, je m\u2019enduisis les cils et les paupières de colle, afin de simuler une ophtalmie contractée par l\u2019effet aveuglant de la neige, et, pour plus noires\u201d.de sécurité, je mis des lunettes Tout d\u2019abord, le docteur MacGovern ne tenait pas à avoir affaire aux autorités, SOIT déguisement.Mais il prit peu à peu confiance dans \u201cUn berger qui suivait 1\u20ac même chemin que nous se joignit à la petite caravane et, me croyant le plus humble des serviteurs, ne cessa de me tenir une longue conversation, tout en tricotant, passe-temps très en faveur chez les paysans thibé- tains.Je me tirai très avantageusement de cette épreuve\u201d.Aussi il accepta de renoncer à camper en plein air lorsque ses domestiques menacèrent de le quitter si eux et lui continuaient à coucher dehors par un froid intense.7\u201d Deux marchands thibétains, le père et le fils, se joignirent à la petite caravane du docteur.\u201cVers le soir, nous arrivâmes au village de Yako, et ce fut ici que je fis ma première expérience d\u2019une auberge thibétaine.Elles sont toutes construites à peu près de la même façon: une grande cour avec des écuries rudimentaires le long des murs et, dans un coin, une toiture rustique formant abri, qui constitue la chambre des voyageurs, sans lumière.sans meubles, sans plancher et Un: brasero dans le coin sert de fourneau, et le combustible de la bouse de yak, achetés à la \u2018\u201cnemo\u201d, propriétaire de l\u2019auberge.et des provisions, peuvent être La nuit, les voyageurs s'étendent sur le sol en s\u2019enroulant simplement dans une couverte de peau de mouton.\u201cLes Thibétains ne se lavent jamais et leur corps est littéralement recouvert d\u2019une épaisse couche de crasse et de graisse qui les protègent contre le froid\u201d, Les peuples forts sont les grand Veuillot.peuples sales! prétendait notre Le pauvre Anglais dut se conformer à d\u2019aussi mauvais usages et, depuis son entrée au Thibet jusqu\u2019à son arrivée à Lhassa, il ne se lava même pas faire remarquer\u201d |! .Mal couché et pas du tout bien nourri, Jugez-en : \u201cLes repas thibétains se composent de viande, les mains \u2014 \u201cpour ne pas se lavé, le docteur n\u2019était pas fort de thé et d'orge.La viande est, ou du mouton ou du yak.Sa préparation est très simple: on la laisse geler dehors, ce qui est suffisant pour la conserver pendant plusieurs mois ; mais la chaleur des journées la dégèle suffisamment pour la rendre putride.La nuit, elle regéle, et ce processus continue jusqu\u2019à la consommation du dernier morceau.Cette viande est mangée crue, et les Thibétains apprécient hautement son goût abominable.Le thé, d\u2019une qualité inférieure, est importé de Chine en briquettes comprimées, et comme l\u2019adhérence s\u2019obtient avec difficulté, le thé est mélangé avec de la bouse de yak humectée, pour former un genre de ciment\u201d.Situation comique qui eût inspiré un Labiche: depuis qu\u2019il était déguisé en humble hère, le voyageur ne pouvait lus en public donner d\u2019ordre à ses domestiques, qui en profitaient pour le gourmander et lui faire mille avanies.Et comme ils étaient Thibétains, le docteur n\u2019avait pas la consolation, de rééditer le cri fameux du Régent : \u2014Tu me déguises trop ! Rouble et Tchervonetz La dévalorisation de l'un, l\u2019appréciation de l'autre, sont un enseignement de la guerre.LA RUSSIE NOUVELLE (Service de la RENTE, fait par VERSAILLES - VIDRICAIRE - BOULAIS, Limitée).La guerre a détruit bien des choses et la révolution qui en certains pays l'a suivie en a détruit beaucoup d\u2019autres.\u2019 Une partie des ri- chesseg lentement amassées de l\u2019Europe a disparu et quelques-uns des axiomes du capitalisme sont renversés.Les économistes de l'ancienne école doivent s\u2019incliner devant les faits et reconnaître que les peuples tombent en faillite et les gouvernements en carence.L'expérience leur a démontré qu'on ne peut avoir recours contre un pays à la contrainte qu\u2019on exerce contre un particulier.tendu, Personne ne croit plus que les fonds d'Etat soient les meilleurs et La plupart des capitalistes leur préfèrent des obligations les plus sûrs.industrielles dont le gage est précis! et le coupon exigible.La guerre, évidemment, a Mmig fin à plus d\u2019une légende.Il en est résulté une baisse des titres de rente à laquelle a correspondu la dévalorisation de la monnaie des pays défaillants, concurremment à l\u2019appréciation du papier-monnaie de banques particulières, C'est ainsi que deux devises ont cours en Russie: le rouble complètement déprécié et le tchervonetz qui vaut le dollar et fait prime sur la livre sterling.Le premier est émis par le gouvernement et le second par la Banque Russe, Celle-ci est une institution privée, en autant que pareille chose peut exister au pays des soviets, Elle est, bien en- dominée par le gouvernement, mais les politiciens n\u2019en font pas partie.Son directeur est un ancien ministre des finances du tzar.Son personnel s'est recruté parmi les financiers de l\u2019ancien régime.Tous travaillent très intelligemment à la bonne marche des services de cette institution, qui grandit rapidement.Ce phénomène de la monnaie du gouvernement ne valant plus rien et du papier-monnaie d\u2019une institution particulière faisant prime sur les devises étrangères leg mieux cotées, constitue le renversement d'un principe économique jusqu'ici admis sans conteste.Le rouble de 1923 en vaut 100 de 1922 et 1,000,000 de 1921.Il faut environ 230,000 roubles d\u2019aujour- d'hui pour faire un dollar de New- York.Quant au tchervonetz sa valeur est établie, maintenue, par des moyens sans précédents., C'est une coupure ayant l'apparence de la bank-note anglaise.Il est stipulé sur ga face qu'il sera remboursé par de l'or, mais à une date qui n\u2019est {pas fixée.La valeur nominale du tchervonetz est de $5.14, woit de 10 roubles-or, II est garanti moitié par de l\u2019or, des métaux précieux ou des devises étrangères à cours fixe et moitié par des Bons du Trésor à courte échéance, des marchandises ou des titres rapidement réalisables, Il convient de dire que cette proportion de garantie a été jusqu\u2019ici rigoureusement maintenue par la banque.L'or et les dollars en gage sont comptés à leur valeur nominale, la livre sterling à 95.16 p.c.; les effets de commerce a 90 p.c.,; les marchandises à 60 p.c.de leur valeur marchande.Bien qu\u2019il ne soit pas monnaie d'Etat, le tchervonetz a supplanté le rouble, resté en principe monnaie légale.Le tchervonetz remplace en Russie le dollar et la livre sterling, qui ont eu cours si large en ceg der- niéres années.Son prestige est tel que, dang les opérations commerciales cqurantes, on le préfère à l\u2019une et à l'autre.Jusqu\u2019ici le tchervonetz n\u2019est pas sorti de Russie, mais par la force même des choses il ne tardera pas à faire son apparition sur les principales places du monde.Soirée du 22 Novembre La séance de couronnement des Prix d'action intellectuelle aura lieu à la salle Saint-Sulpice, le jeudi 22 novembre prochain.Voici le programme musical qui sera exécuté par M.P.A.Asselin, ténor, et Mme Eva Plouffe-Stopes, pianiste, \u20181.Air de Jean.mer (Hérodiade), Massenet.P.A.Asselin.Prélude, York Bowen.Plouffe-Stopes.2 O.Paradis sorti de l\u2019onde.Meyerbeer.M.P.A, Asselin.Scherzo en fa mineur, Brahms; Etude en do mineur, Chopin, Mme Eva Plouffe-Stopes, 3.Source délicieuse (Polyeucte), Gounod.M.P.A.Asselin.Etude en forme de valse, Saint- Saens.Mme Eva Plouffe-Stopes.Billets en vente chez Edmond Ar- chambault, 312, rue Sainte-Cathe- rine Est, et chez Granger Frères, 43, rue Notre-Dame Ouest.UN MOT D\u2019'ANATOLE FRANCE Anatole France causait récemment avec quêlques amis, et c\u2019était le Parlement qui faisait les frais de la conversation \u2014On y trouve de czrieux sujets d\u2019observation, remarqua le maître, et je me souviens, notamment d\u2019un député qui caressait le désir d\u2019entrer à l\u2019Académie et qui crut bon de venir m'en informer, voici quelques années, Après quelques phrases banales de congratulations il me déclara soudain: \u201cMaitre, j'éprouverai une joie immense a devenir votre collègue\u201d.Ici Anatole France fit une pause.puis: \u2014C\u2019est facile, sieur.faites-moi puté ! Ne pouvant répri- M.Mme Eva cher mon- nommer dé- 1 \u201cTOUT A TOUS\u201d BIBLIOGRAPHIE LA REVOLUTON MEXICAINE et\u2019 la Dictature militaire, par Blasco Ibanez.Traduit de l'espagnol \u2014 | Vol.18-12cm., avec couverture illustrés, 7 fr.(Paris, Vuibert, éditeur).Voici un ouvrage qui, comme la; plupart des oeuvres fortes, a soulevé.déjà d'ardentes colères et provoque | Ta encore bien deg discussions.| C'est une étude, prise sur le vif, | de la dernière révolution du Mexi-1 que, \u201cce pays des éternelles révolu' | tions\u201d, L'auteur, le célèbre roman-' cier espagnol Blasco Ibanez, en a interviewé les principaux chefs\u2014ceux d'hier et ceux d\u2019ajourd\u2019hui \u2014 et brosse de chacun d'eux, morts ou vivants, des portraits inoubliables, d'une vérité souvent cruelle.Mentalité fataliste et résignée d'un peuple misérable qui se sent le jouet de quelques aventuriers \u2018sans scrupules, naiveté et cynisme des hommes d'Etat, pression éhontée du pouvoir contrebalancée seulement par la crainte de la prochaine révolution, toutes les causes de l\u2019anarchie mexicaine se retrouvent là, y sont crutées, examinées, analysées.Écrit dans un style simple et souvent sans apprêt, mais d\u2019une clarté limpide qui n\u2019exclut ni la couleur ni la vie, l'ouvrage nous donne du Mexique un tableau d\u2019un relief saisissant.À côté de certaines pages virulantes où l'ardent polémiste cloue au pilori de l'opinion certaines figures trop connues de ce malheureux pays, on lira avec délices diverses anecdotes savoureuses, pleines de charme et de finesse, qu'on croi-, rait échappées des Lettres de mon Moulin.Combien de pages suggestives où le souci de la vérité jusque dans le | détail ne le cède ni à la solidité nerveuse de l'expression n à l'ironie tantôt cruelle, tantôt attristée, tantôt un peu désabusée de l\u2019éminent écrivain! Car ce que nous montre avant tout cet ouvrage, c'est la vérité sur les événements qui se déroulent depuis dix ans au Mexique, mais la vérité telle que peut la voir un Iba- nez.Au moment où le gouvernement du général Obrégon fait tout ce qui est humainement possible pour se faire reconnaître par la France, l'Angleterre et les Etats-Unis, où il essaie d'obtenir à nouveau les capitaux du bas de laine français, la publication d'une étude aussi doeu- mentée sur les dernières phases de l\u2019histoire mexicaine ne peut qu\u2019intéresser très vivement le lecteur.\u201cL'école des Cocottes\u201d A L'ORPHEUM, LA SEMAINE PROCHAINE En dépit de son titre, l\u2019oeuvre est de haute classe \u201cL'Ecole des Cocottes\u2019, l'exquise comédie de MM.Aumont et Gerbi- don, que la troupe Calmettes nous servira la semaine prochaine, après le gros succès de La Huitième Femme de Barbe Bleue, au reste, a une histoire, Celle qui l\u2019inspira, et qui est morte prématurément, il y a quelques années, à l'apogée de sa triomphale carrière, fut une de ces presque reine qui remplit de son nom éphémère, les échos des deux mondes, M.Gerbidon s'était trouvé à la connaître, à ses humbles débuts dans un music-hall de province.Comme il révait de consacrer une sement et cyniquement, une LE MAGASIN Vous obtiendrez toujours: la meilleure qualité, le service le plus efficace et des prix beaucoup plus bas que les prix courants du marché, en faisant vos achats chez Dupuis Srères 447-449, STE-CATHERINE EST, - MONTREAL ||| DU PEUPLE HOTEL BREVOORT Cinquième Avenue RAYMOND ORTEIG, Inc.Les deux Hôtels et Res\u201caurants Français de New-York HOTEL LAFAYETTE University Place Avant de mettre la main à la pâte Assurez-vous que la farine que vous allez employer est bien la FARINE REGAL la meilleure farine pour réussir gâteaux et pâtisseries.AD IS SC me | Vendue partout en sacs de 7-14-24 14 et 98 livres, ot on barils de 98 et 196 livres.St.Lawrence Flour Mills Company, Limited MONTREAL ascension, il s'ouvrit de ce projet à son collaborateur habituel, M.Ar- mont.Par une curieuse rencontre, celui-ci méditait, de son côté, une comédie en trois ameublements, plutôt qu\u2019en trois actes: un cinquième à Montmartre; un appartement cossu, faubourg St-Honoré; un petit hôtel, aveune du Bois-de-Bologne.Le personnage central et le cadre il plus qu'à relier entre elles les trois images.D'une conversation naquit le professeur de belles manières, gentilhomme décavé est quelque peu méphistopélique, qui se venge de la société en lui façonnant, amoureu- dominatrice.Mais les auteurs ont eu le bon goût de ne point écrire une pièce à clef.Ils ont généralisé l\u2019anecdote.Ils l'ont agrémentée de toute leur expérience Parisienne.A l'origine, ils croyaient peut-être divertir seulement par une ingénieuse et piquante peinture: leur talent a dépassé leur dessein, et \u201cL'Ecole des Cocottes\u201d mérite de figurer parmi les meilleures comédies où s\u2019attestent les moeurs d\u2019une époque, Sous une forme plaisante, \u201cL\u2019E- cole des Cocottes\u201d, est une très jolie comédie de moeurs, dont certaines scènes rappellent leg plus grands auteurs.Sa qualité excellente s'élève d\u2019acte en acte.Sous des dehors amusants et légers, elle cache, suivant la bonne tradition francaise, beaucoup de bons sens, d\u2019élégance discrète, de jolis sentiments et une moralité dont l'indulgence n\u2019exclut pas la satyre.étaient déjà trouvés: n\u2019y avait AVOCATS Rés.2574 St-Denis Cal.799 W.Main 5228 Aldéric Blain, L.L., L.AVOCAT \u2014 ADVOCATE 50 Notre-Dame Ouest.Immeuble Duluth.Chambre 21 FELIX DESROCHERS AVOCAT 20, Rue ST-JACQUES, Ch.39 Tél.Main 7019 Rés.: 869, Rue ST-HUBERT Tél.Est 622 Hon.Rodolphe MONTY, C.P., C.R- Alfred Duranleau, C.R.H.S.Ross, C.R.Eugene R.Angers.J.C.Martineau.MONTY, DURANLEAU, ROSS & ANGERS AVOCATS SUITE: 90 ST-JACQUES TELEPHONE MAIN 140 ROLAND MAILLET Edifice LA SAUVEGARDE Main 2856 Tél.Main 1183 Rss.Melrose 224 Théodule Rhéaume, c.r.M.P.AVOCAT et PROCUREUR Chambre 63, édifice La Sauvegarde 92 rue Notre-Dame Est pièce de théâtre à ea prestigieuse DOCTEURS Téléphone Est 7580.Or J.M.E.Prevost Ex-élève des Hôpitaux de Paris, Londres et New-York | Pendant quatre ans dans les Hôpitaux Militaires en France et en Angleterre.Spécialiste en maladies sexuelles, maladies de la peau et maladies vénériennes.HEURES DE BUREAU: 10 heures À.M.à 8 heures P.M.460 RUE ST-DENIS, | Coin Sherbrooke, Montréal.Tel.Est 6958 Or.Albéric Marin Des Hôpitaux Militaires Vénériens, France, Angleterre.Traitement des maladies de la peau, voies urinaires, syphilis, Consultations: 2 à 5, 7 à 9.295 RUE SAINT.DENIS.DR RENE LAVALLEE CHIRURGIEN-DENTISTE Chambre 112, Bâtisse de la Banque d'Epargne 502 RUE ST-CATHERINE EST (Coin St-Timothée) Tél.Est 3226.Montréal NOTAIRES JOSEPH L.GIROUARD NOTAIRE 35 RUE ST-JACQUES Tél.Main 5030 Tél.Main 2287 Rés.Kocklana 349 J.E.C.DAOUST ARCHITECTE Diplôme de VA.A.P.Q successeur de GAUTHIER & DAOUST 180, RUE SAINT-JACQUES MONTREAL CHANGEMENT D'ADRESSE | Le Dr WILSON-PREVOST, du! 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