Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
vendredi 7 décembre 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le matin, 1923-12-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" VOL, III \u2014 No 49 REDACTION: 58 Rue Saint-François-Xavier Chambre 8 Administration: 164 rue Saint-Denis Tél.: Est 893.Atelier, M.7309 ABONNEMENTS PAR LA POSTE Canada Etranger Un an .oe ee $2.50 $3.50 Six mois .1.50 1.75 Directeur : ROGER MAILLET MONTREAL, VENDREDI, 7 DECEMBRE 1923 A CONTRE TOUS LES ABUS ET TOUTES LES POLITIQUE ET LITTERAIRE INIQUITES Le Numéro: CINQ SOUS Le cinq décembre 1923, Roger Maillet, directeur du MATIN, a été condamné a cinq jours de prison.NOUS EN PARLERONS LA SEMAINE PROCHAINE Journal d'avant-garde \u2014 BEBE uestions actuelles ENCORE UNE ACTION D\u2019ECLAT ! Notre premier ministre latin, M.Tasche- reau, a fait preuve tout dernièrement de son aristocratique énergie, et s\u2019est écrié: La carrière du notariat restera fermée aux femmes comme celle d\u2019avocat ! ! _ Le notariat est une profession légale dont l'utilité a été très souvent niée.Un simple bureau dans toutes les mairies, avec l\u2019instituteur ou le curé de la paroisse comme officier ministériel, pourrait au besoin remplacer le notaire auquel on Pourrait rappeler \u201cLes noces de Jeannette\u201d: Et vous Monsieur le Notaire qu n'avez plus rien à faire, emettez dans le tiroir Vos lunettes, vos manchettes Et votre bel habit noir ! Eh bien cette profession tranquille, calme, sédentaire, pacifique, qui n\u2019exige qu\u2019une qualité: le délicatesse, a réveillé toutes les fureurs guerrières dans l'âme de M.Taschereau, et il en a excommunié les femmes ! Le plus drôle de l\u2019affaire, c'est que cette vie de notaire, trop \u2018calme, trop insipide, n\u2019est aucunement désirée par les femmes qui ont trop d\u2019énergie, de combativité, d\u2019agressivité même pour s\u2019y résigner.Notre premier ministre latin, M.Tasche- reau, n\u2019est pas un évolutionniste, c\u2019est un retardataire tranquille, sice n\u2019est un rétrograde.Et quelle énergie ! ! A PROPOS DE LA RUHR ! Le général Smuts trouve aisément les remèdes à tous les maux.Il les donne pour rien.Il distribue ses conseils comme d\u2019autres des prospectus.et on en fait le même cas.de ses conseils.En deux temps, trois mouvements: En avant, arche ! et: en place, repos ! le général Smuts mettrait fin aux troubles européens.D\u2019abord, et c\u2019est là tout, la France n\u2019a qu\u2019à quitter la Ruhr, où sa présence empêche les Allemands de travailler.En quoi la présence d\u2019une armée franco- belge dans la Ruhr peut-elle plus empêcher les mineurs de descendre dans la mine, que l\u2019armée anglo-franco-belge n\u2019empêche les autres commer- Çes et industries de marcher en Rhénanie ?Est-ce que la présence de l\u2019armée allemande dans tout le nord de-la Fraree de 1870 à 1873 a empêché l\u2019activité de tous les Français de se manifester dans toutes les branches y compris l\u2019agriculture?La proximité de la caserne de la rue Peel ou de la rue Guy, constitue-t-elle un empêchement au libre commerce dans les environs ?\u2018Tout le monde sait que dès que l\u2019Angleterre touchera sa part des revenus de la Ruhr, la léga- Tité de l\u2019occupation de ce territoire allemand sera devenue indiscutable, Et alors ces pontifes politiques, leg Curzon et les Smuts vont dégringoler de leur piédestal en carton.LA CROISIERE DES FLOTTES La flotte américaine et la flotte anglaise, toutes deux presque au grand complet, vont faire une tournée mondiale pour faire connaître à tous qu\u2019il ne faut pas blaguer avec ces professeurs d\u2019impérialiste pacifisme, et qu\u2019en cas à insubordination à leurs désirs, ils sont un peu la.Je ris, non je souris plutôt, et de pitié, de voir ces nations qui voudraient exiger le désarmement chez les autres pour leur imposer leur paix, faire la parade agressive de leurs flottes meurtrières, L\u2019AFFAIRE BLANCHE GARNEAU On dit.qu'on est enfin sur la piste du ou des coupables, Ce n\u2019est pas la première fois, c est vrai, que nog fins limiers sont sur la piste, mais enfin, à force de le dire, ça deviendra peut-être par être vrai un jour.Co ; Souhaitons qu\u2019on en finisse enfin avec cette affaire en trouvant le ou les coupables.Après quoi il y a encore onze meurtres dont il faut trouver encore le ou les coupables, i Co Aussi remercions tous ceux qui ont empêché nos fins limiers d\u2019oublier toutes ces \u201cmaudites affaires\u201d pendant le sommeil de leur perpétuelle digestion.LE DEPART DE M.NAGGIAR LE MATIN se joint à tous ceux qui _regrettent le départ de M.Naggiar, le distingué consul de France à Montréal dont l\u2019activité fut si grande.Nous lui devons beaucoup de subventions du gouvernement français et quelques oeuvres d\u2019art.Que nos meilleurs souhaits l\u2019accompagnent./ DYSCOLE.L\u2019EXPOSITION ADRIEN HEBERT C\u2019est aujourd'hui, le 7 décembre, que prend fin, à la bibliothèque Saint-Sulpice, l\u2019exposition Adrien Hébert.Bien que cette exposition ait suscité des commentaires auxquels les critiques ne nous ont pas habitués, bien que le Devoir, la Patrie, le Canada et ls Presse aient noté, avec quelques variantes mais sur un ton inusité, ia nouveauté, la force, l\u2019âpreté des oeuvres d\u2019Adrien Hébert, nous sémmes à peu près certain que le monde officiel ne s\u2019est guère dérangé.À cela, rien d'étonnant, car le peu que nous connaissons de cet artiste, indique chez lui, ur manque déplorable des qualités nécessaires pour \u2018arriver\u2019, On nous assure, en effet, que M.Adrien Hébert néglige de faire la cour aux hauts personnages.Il ne donne pas de grands dîners dans le dessein de décrocher Quelque rix ou quelque position officielle; il n\u2019invite même pas es politiciens au théâtre; bien plus, poussant à l\u2019extrême une inconcevable aberration mentale, il semble interdire à son pinceau les procédés faciles du rânan, du chrome, du poncif et de la fioriture.M, Hébert ne sait pas dans la couleur pour dames et, de ce simple fait, il s\u2019aliène des phalanges de bourgeois pour qui le pompier Massenet et l\u2019ineffable Henry Bordeaux sont les étalons (mesure!) de la Musique et de la Littérature.Dans le portrait, M.Hébert se révèle un caractériste fougueux.Il cherche, non pas ce galbe invraisemblable, ce grain qu'on dirait emprunté au derrière des singes, ce li photographique qui fait que presque tous nos Jortral- Tiotes ne peuvent généralement-peindre un homme de trente-cinq ans sans lui donner un air de premier communiant, il cherche ou plutôt il fouille-sous la peau pour faire ressortir l\u2019âme et l'esprit.i portrait, si ressemblant, de Marcel Dugas, illustre bien cette manière, Le masque du bon poète en prose nous apparaît, dès l'entrée.On reconnaît l\u2019artiste au visage tourmenté par le rêve.L'on devine et sa fierté et sa bonté.La figure de M.Fernand Préfontaine dénote, derrière un verre épais, des yeux d\u2019une très vive intelligence, un sceptisme non dénué d\u2019indulgence, La tête du pianiste Léo Pol Morin, fine et nerveuse, se dressant dans un décor laurentien est parfaite.M.Pierre Dupuis l'air Un peu bonasse mais M.Roquebrune est triomphant, Signalons le profil du docteur Mercier, le portrait du compositeur Mathieu et celui du peintre par lui-même, Nous parlerons longuement la semaine prochaine, des paysages de M.Adrien Hébert.\"PICTOR SCULPTO.Le (Gr-=-r-and Congrès de Colonisation de Québec Trois jours de discours, trois séances par jour, trois points très clairs: les incendies, en forêts, sont causés par le feu; la terre vaut mieux que les roches pour la culture ; les millionnaires ne se font pas colons, Trois points très embrouillés: Les ministres sont-ils plus amis avec les marchands de bois qu\u2019avec les colons ; les terres sont- elles pour les colons ou les colons pour le service des marchands de bois ; la colonisation est-elle morte, agonisante ou en léthargie ?Si l\u2019hon.ministre de la colonisation de la province de Québec a organisé ce congrès avec l'espoir d\u2019entendre complimenter son département, il.doit être fort désappointé, car les critiques sont venues de tous côtés, Je n\u2019ai pas besoin de dire que les colons co- lonisants étaient peu nombreux, mais en revanche il y avait beaucoup de marchands de bois et de détenteurs de limites, Les colons étaient représentés par les curés qui, pour la plupart, ont jeté le cri d'alarme et fait voir la triste position dans laquelle se trouvent nos pawisses de colonisation, Ils ont déploré les façons par trop cavalières avec lesquelles les colons sont traités aux ministères des terres et de la colonisation, Ils ont revendiqué pour leurs ouailles plus de protection, plus d\u2019aide et plus d\u2019égards de la part des représentants des autorités, Les détenteurs de limites et marchands de bois ont bien plaidé leur cause, ils n\u2019auront pas à souffrir de la séparation des domaines forestiers et de colonisation, et la classification des terres n\u2019affectera pas leur commerce, Si au cours du congrès on a entendu nombre de harangues ampoulées et vides de sens, comme celles des ministres, des députés et de quelques- uns des employés, on a aussi écouté avec plaisir des prières sérieuses, des travaux bien faits, résultats d\u2019études et d'expériences.Citons en passant le travail de M, Thomas Maher, ingénieur forestier, qui vient de terminer une inspection de nos terres et forêts et nous donne ses conclusions.Elles ne sont pas favorables au ministre de la colonisation, puisqu'il conclut à la faillite de notre système de colonisation, Citons aussi le travail de M.Amédée De- nault, sur \u201cLa désertion des campagnes, ses causes et ses remèdes\u201d.Le ministre s\u2019est objecté à la formation d\u2019une commission pour la classification des terres et aux crédits aux colons par le gouvernement.Il résultera peu de choses de ce congrès, mais à son grand ébahissement, le ministre a entendu quelques gèns lui dire ce que l\u2019on pense de ses méthodes de colonisation.Pour la semaine prochaine, je vous donnerai une étude plus complète des travaux du congrès.A.L, GAREAU.i BILLET DU SAMEDI IL SE VAUTRE, HEIN ?Avant même qu'on sache des nouvelles de l\u2019élection \u2018{|d\u2019Halifax, on était au courant du manque d'harmonie qui existe chez les nouveaux libéraux, \u2018La Presse\u201d nous donnait mercredi, le portrait de treize bons \u2018\u2018rouges\u201d triés sur le volet, absolument purs, dénués de toute teinte suspecte et méritant les éloges des chefs En effet, ces douze apôtres (plus un) sont ceux qui ont organisé le triomphe du premier ministre libéral à Montréal.Le triomphe était humide et la procession avait des faux airs de noyade, mais c'est un détail qui ne dépend nullement de ces libéraux dévoués, Irénée en tête.Mais, dirent les curieux, comment se fait-il qu\u2019Irénée ait organisé une réception alors qu\u2019on l'avait justement expédié en Europe et qu'il n\u2019est revenu que depuis mardi dernier?C\u2019est justement le drôle de l'histoire.Jusqu\u2019à l'arrivée ou le retour du doux Irénée, le docteur Poulin s\u2019était donné entièrement à cette gigantesque organisation.Travaillant jour et nuit, comme un cheval, on peut le dire, il a tout vu, tout prévu, tout arrangé et peut-être tout payé.C\u2019est grâce à ses labeurs que tout a marché comme sur des roulettes, la procession, la réception, la fanfare et le reste.Pour un rien il aurait même préparé des discours ou des paroles bien \u2018senties pour les nombreux orateürs, Mais à peine descendu du bateau, Irénée prit ombrage de cette intervention pourtant absolument nécessaire à un beau triomphe et c\u2019est pourquoi il est allé rendre visite à la \u201cPresse\u201d afin que cette brave dame retire le portait de Poulin pour mettre le sien.Poulin, malgré sdn dévouement, son travail, son zèle et toutes les belles qualités inhérentes à un ancien député de Taschereau, a été mis hors des cadres de la \u201cPresse\u201d et moralement censuré par l'organisateur en chef, même quand cet organisateur n\u2019organise pas, Et c\u2019est aussi pourquoi nous voyions mercredi, la sympathique figure de l'ancien député de St-Jacques à a place d'honneur parmi ces treize sommités du parti, faisant face à M.Alfred Legault et dominant de sa belle taille 1a sympathique figure de l\u2019éloquent Joseph Elie, ex- candidat dans Vaudreuil, Jacques-Cartier et Soulanges, sans compter un ou deux quartiers de la ville.VA-T-EN VILLE, CHANGEMENT D'ADRESSE La rédaction du MATIN a transporté ses bureaux sur la rue Saint-François- Xavier, 58 (chambre 8).Prière d\u2019y adresser toute correspondance relative à la rédaction.\u2018The Whyness of the Wherefore\u2019 I wonder how any one with a lesser rank thaw \u201cBaron\u201d, conferred by the Conservatives, would like to pick up the outside papers, and read these things about his paper and himself?\u201cThe Montreal Daily Star, after whispering itself almost to death, has at last abandoned whispered innuendoes and comes out definitely against the leadership of Rt.Hon.Arthur Meighen.A good man for the Conservative party.\u201d Or this: \u201cThe Star was able to assassinate some Conservative candidates, in Montreal in 1921, but Mr, Meighen is proof against its stiletto.Not only on the question of party leadership, but on all public matters, the Star\u2019s opinion counts for less than nothing with the Conservatives of Canada.\u201d HOEK XK These two utterances appear in an Eastern paper, owned by a Conservative Senator.Why and wherefore?Well, for one thing, apart from death whispers, \u201cemergencies\u201d in statesmanship, personal deviltry, and stiletto plying of the Venetian bravo order, have we not just read this in the Atholstanian Herald, in puffery of an Oath-Breaker-in-Office :\u2014 \u201cIt is no exaggeration to say that Canada is glad to have Sir Lomer Gouin back again and also to know that he is in good health, It is true that some of his political opponents spread the rumor that he was ill and would retire, because théy know that as long as he remains in the Government not only the province of Quebec but the whole country will have confidence in the administration, But such a rumor only serves to emphasize the regard in which he is held and to bring forth expressions of that regard.\u201d As if it were not shameful enough to see Atholstan control a \u201cLiberal organ\u201d; what about the words of that organ under his control ?The lack of public spirit which calmly accepts such things with complacency ig confined, in great|.part, to Montreal, oN Fok instance, and otherwise, we read what the Toronto Mail and Empire (Conservative) has to say: \u2014 \u201cIn nominating Premier Ferguson of Ontario for Hon, Arthur Meighen\u2019s successor as Conservative leadèr, Baron, Atholstan does not display a growth of originality with age.Sixteen years ago he nominated Premier Whitney as Sir Robert Borden\u2019s successor in the same office, Sir James Whitney in 1907 gave the same reply to Baron Atholstan\u2019s proposals as did Hon, G.Howard Ferguson on Tuesday last, Sir Robert Borden remained and won; Hon, Arthur Meighen intends to remain as Federal leader, and his chances of success appear even brighter than Sir Robert Borden\u2019s in 1907, when Baron Atholstan would have relegated him to private life.The cases are wonderfully parallel, and the cause of the publisher\u2019s attitude in each case is strikingly similar.Sir Robert Borden in 1907, and Hon.Arthur Meighen in 1921, refused to take dictation on railway affairs from the magnate, and both had the temerity to question the accuracy of the Baron\u2019s statements.Both earned his displeasure; Sir Robert survived this catastrophe, and Hon.Arthur Meighen proposes to do likewise.\u201d Recently, as we know, Mr, Ferguson took advantage of his appearance on the same platform with the Federal Conservative Lender at a Toronto function to put a quietus on the rumor that he aspired to the post mow held by Mr, Meighen.He was quite content to remain in the position he held, \u201cI don't think there is any doubt as to who will be the next Premier of Canada,\u201d Ferguson added, turning to Mr.Meighen to the accompaniment of cheering.x x X Meantime the \u201cgreat philanthropist\u201d of the Star shouts TUBERGULOSIS Nowhere to Go for a Cure And in the same breath, or issue, the Siar, for the Baron, asserts: \u201cMr.Meighen gets fourteen thousand dollars a year for remaining in his present position!\u201d x x X .Why does not Baron Roorback come oul plainly and demand the money for tuberculosis hospitals from Taschereaw's rummy-beery wad?That is what the Baron is working up to, probably with Taschereau's cormivance and consent and prearranged approval, Mais non! The Star would not get enough advertising out of thal simple, straightforward process, Taschereau, too, would not be sufficiently \u201cforced\u201d to do it, minus Star prodding, in thc face of the insistent demands of his hungry following for \u201cpork barrel\u201d appropriations, more dear to them than healing the tubercular sick! He wants ar \u201cexcuse\u201d, The Baron and the Premier need advertising of their virtues (?) \u201cStarlight\u201d\u2014and Quebec \u201cMoonshine\u201d statesmanship! + And the people pay for both.The twin \u201cphilanthropists\u201d of journalism and politics would cabbage the credit, and will hereafter boast it as an asset of virtue and philanthropic motivation.x x XK They thus have become\u2014both of them\u2014 \u201cThe people\u2019s fable and the scorn of all\u201d and both are held in the \u201cjust contempt to which pretenders fall.\u201d .x XK X To put the idea in a less classic sense: Such politics and journalics no more shall pass in muster, We spot \u2019em quick, and make our kick; We kmwow their signs and played-out lines: Old stuff and bluff and bluster.Their schemes in thus contriving bunk.Now show a lack of lustre, Now, too, as we regard their tricks, We grab our burco-buster! THE GAZETTEER.NEXT WEEK\u2014More! A la démonstration de jeudi dernier, le \u201cCanada\u201d a vu 100,000 personnes, la \u201cGazette\u201d 10,000 et un monsieur que nous croyons conservateur n'en a vu que 5,- 000.Qui croire, Seigneur, qui croire?ROR Ok Il est vrai que, dans opinion du \u201cCanada\u201d, un \u201crouge\u2019\u2019 vaut dix hommes ordinaires et ceci explique la différence d\u2019estimé faite par lui et son confrère anglais, moing porté à voir dans les partisans de MM.King et Taschereau des gens doués de ¢dixiquité\u201d, si l'on nous permet ce néologisme.x x x Quant au monsieur (que nous continuons à croire conservateur) qui n\u2019a vu que 5,000 personnes, il est sans doute porté à estimer un libéral pour à peu près l\u2019ombre d\u2019un homme, ce qui lui permet sans doute de chanter: \u201cEh, quoi, j'aurais peur de l\u2019ombre d\u2019un homme\u201d?\u201cQuand un homme entier ne me fait pas peur.\u201d x x Il n\u2019en reste pas moins vrai que la procession était plutôt clairsemée et qu\u2019il y avait encore de la place au Manège.Mais, c'est la faute de la température qui pleurait de joie à l\u2019arrivée d'Irénée.Le beau temps de la Foi aveugle, où un homme était rouge parce que son père était rouge ou \u2018bleu\u2019, parce gue son pére avait été conservateur, est passé.Il y à aujourd'hui une foule de gens qui regardent l\u2019homme et l\u2019étudient avant de 8\u2019occuper de sa nuance politique.Le jour où cette habitude sera générale nous pourrons peut-être avoir de bons députés et de meilleurs ministres, LA FICHE MUNICIPALE UN MOYEN DE BATTRE MEDERIC Je passais l\u2019autre soir dans une de nos rue: les plus fréquentées quand je vis une grande foule à la porte d\u2019une salle, Ma curiosité orai- naire de bon reporter jointe au désoeuvrement qui meublait ma soirée me poussa à m\u2019enquérir des raisons qui avaient amené là ce \u201cgrand concours\u201d de peuple, Comme aisent nos journaux encore plus grands que tous les concours.\u2014\u201cComment, vous ne savez pas,\u201d me demanda soudain un vieux monsieur à mine proprette, \u201cest-il quelqu\u2019un à Montréal qui puisse ignorer cette assemblée monstre ?\u201d J\u2019avouais sans honte mon ignorance que je mis sur.le compte d\u2019une foule d\u2019occupations trop longues à énumérer.Cependant j\u2019insistais pour savoir, \u2014\u201cEt bien, me dit le vieux monsieur avec cet air béatement satisfait des gens qui comptent vous faire une surprise, ce sont des électeurs qui ont résolu de faire battre Médéric aux prochaines élections municipales\u201d.\u2014Tiens, mais ils sont nombreux! \u2014Dites qu\u2019ils sont légion ! Un coup d\u2019oeil dans la foule m\u2019y fit voir des gens de tout monde et de toute condition.Il y en avait de bien mis et d\u2019autres moins bien, avec un grand nombredefortmal mis.Certains semklaient à l\u2019aise et même riches tandis que d\u2019autres avaient plutôt l'air besogneux, Enfin, il y en avait pour tous les goûts.Il y avait aussi des dames, beaucoup même.Peu étaient jolies car c\u2019est une caractéristique de la femme qui s\u2019occupe de politique de négliger les charmes et les appâts qui sont le délicieux apanage de celle pour qui l\u2019amour vaut mieux que toutes les politiques de tous les partis.Je pourrais ouvrir ici une grande, une énorme parenthèse pour expliquer comment je partage les vues de ces jolies femmes, mais cela m\u2019entraînerait un peu loin et tout à fait en aekors du cadre de mon sujet.: Avec la foule j\u2019entre dans la salle qui est déjà à peu près pleine et avec elle je regarde un monsieur venant de se lever sur l\u2019estrade pour réclamer un silence qui se fait lentement avec ses premières phrases, \u201cMesdames et messieurs, dit-il, vous connaissez tous le but de notre réunion: il est donc inutile de repasser les mille et une raisons qui militent contre Médéric comme premier magistrat de la troisième ville française du monde.Il y a assez longtemps que ce baroque et prétentieux personnage fait \u2018rire de nous\u201d comme on dit vulgairement, Malgré un secrétaire dévoué, il fait bourdeg sur bourdes, commet impairs sur impairs et il est temps de le remplacer par un monsieur plus décoratif\u201d.(Longs applaudissements), \u201cCependant, mesdames et messieurg ce n\u2019est pas tant la candidature du citoyen distingué sur lequel nous comptons pour nous faire honneur qu\u2019il s\u2019agit de discuter ce soir, mais bien les moyens de faire battre Médéric coûte que coûte.J\u2019aimerais à entendre les propositions qui peuvent être soumises par les citoyens distingués, (ça, c\u2019est un cliché volé à la Patrie\u201d), que je vois réunis ce soir\u201d, Et l'orateur se tut et Ia foule réfléchit sans loute à cette anomalie qui fait qu\u2019un groupe d\u2019idiots réunis dans un but politique devient tout de suite une foule de citoyens distingués.Un vieux monsieur, qui semblait dater de la Confédération ou d\u2019avant, proposa la mise en nomination du citoyen Eugène Walter lequel, pen- sait-il, aurait l\u2019appui de la compagnie Montreal Light, Heat and Power, Cette proposition, aussi sotte que grenue, provoqua quelques rires et pas mal d\u2019interruptions que le président calma en disant : \u201cJe connais le citoyen Eugène et je l\u2019estime beaucoup.mais il ne semble pas jouir de cette popularité indispensable à tout candidat qui veut réussir sous notre beau régime démocratique.\u201d Les échevins qui sont dans la salle rient.Comme ils sont tous venus là incognito, mais sans regrets, il m\u2019est impossible de les nommer.L'un d\u2019eux propose un autre monsieur pour faire la lutte à Médéric, mais son collègue de droite dit : \u2018Pas moyen de le faire élire, il boit trop!\u201d \u2014C\u2019est possible, en effet, mais il à commencé si jeune, Et l\u2019autre de rétorquer: \u201cL\u2019avaleur n\u2019attend pas le nombre des années,\u201d Un bootlegger bien connu propose qu\u2019on fasse tout simplement disparaître Médéric pendant les deux mois qui précéderont l\u2019élection.Un Bowser, K.C., Conservative Leader and Major Fawcett Taylor, Manitob er, are among the bi who will attend the paskatoon, Decembe aunched to place Conservative candidates in every cba- stituency in the Dominion and Provincial electionas s AIDONS NOTRE DIRECTEUR A PAYER SON AMENDE Pour des raisons qu'il croit ignorer encore, notre directeur M.Roger Maillet, vient d\u2019être con- dammé à cing jours de prison ou a quelque dollars d\u2019amende.L'approche des Fêtes et le développement accentué du journal ne permettent malheureusement pos à M.Roger Maililet d'opter pour la paille humide.4 Mais nos lecteurs ne perdent rien pour atten- re.En attendant, le journal ouvre une liste de souscriptions.pour aider notre infortuné directeur a se mettre en règle avec les tribunaux de son pays._ On est libre de payer en nature ou en especes; mais la valeur de chaque souscription ne peut dépasser la somme de cinq sous.Nos fidèles amis, lecteurs, abonnés, annonceurs et collaborateurs sont priés de faire parvenir leurs généreuses offrandes au numéro 58 de la rue Saint - François - Xavier, AVANT LUNDI SOIR, ultérieures.Si le total de, souscriptions dépasse le montant de l'amende, le reliquat du vil.métal sera employé à doter quelques crétins notoires d'un abonnement d'honneur au MATIN., Quant à ce pauvre M.Maillet, il tentera d'expliquer la semaine prochaine l'horrible forfait qui a failli lui valoir le sort de Sylvio Pellico.LA REDACTION.chambre 8, Montréal, pour éviter des poursuites exil à Laval des Rapides lui ferait du bien, Ce moyen trop radical est repoussé par l'élément honnête qui, comme dans toutes les assemblées du reste, domine toujours, Un monsieur très digne, notable commerçant, me dit-on, et qui ressemble à s\u2019y méprendre aux portraits de sir Georges-Etienne Cartier, de- , z \u2018+ .\\mMande qu\u2019on fasse nommer Médéric ambassadeur à Paris, La procession du mardi- ras appro et Médéric Y serait certain d\u2019un, succès pu que celui de la Reine des reines ou du Boeuf Gras, On fait tout de suite voir l\u2019inanité de cette proposition puisque Médérie est rouge et que le gouvernement ne \u201cplace\u201d que des bleus.est alors qu\u2019un jeune homme à l\u2019air isé demande la parole et dit : \u201cMessieurs de tout temps, l\u2019argent a contribué au succès des élections, Un homme d\u2019Etat bien connu du siècle dernier 1 a dit: \u201cLes élections ne se font pas avec des prières\u201d et ses fils le savent mieux que personne, Il faut donc avant tout organiser une souscription de maniè .| sidérables, re à disposer de fonds con- \u201cUne autre vérité, ajoute le j (ai-je dit qu\u2019il était jeune homme ¢ : pâle?), c\u2019est que nous ne pouvons rien faire sans la publicit i l'appui des grands journaux \u201d $ et qu'il nous faut \u201cCependant, néanmoins et toutefois il savoir employer ces fonds et diriger cie faut cité.Dans le cas qui nous occupe, j'ai observé que le plug grand journal du pays faisait battre tous ses candidats et perdait toutes ses causes devant le public.C\u2019est pourquoi je propose qu'on, offre $100,000 à la \u201cPresse\u201d afin d\u2019appuyer la candidature de Médéric, mais en réalité pour le faire battre puisque l\u2019insuccès des candidats de ce journal est devenu proverbial,\u201d Cette proposition fut un trait de \u2018lumière pour les auditeurs qui applaudirent le pâle jeune homme à tout rompre.Immédiatement, les sousfriptions arrivèrent considérables tant en.espèces qu\u2019en nature.Une dame donna cing piastres et un exemplaire du \u201cCenturion\u201d - un Jeune commis offrit trente sous et une copie exacte des jugements du juge Cimon.Un gros commerçant promit cent piastres et dix abonnements au \u201cMATIN\u201d et un autre se contenta de promettre son appui moral.Mais les souscriptions continuent et nous comptons que le montant exige sera trouvé pour les Fétes, ou plus Nous tiendrons nos lecteurs au courant, THEODULE, Paste-Pot& Scissors Age tempers temperament.\u2014The Montreal Star.Perhaps! Shakespeare, better in respect to aged roor he says: \u201cIt is as dangerous kind of course, as it is virtu any undertaking\u201d, however, puts it bacchinalians, when to be aged in any ous to be constant in X x x Those political forecasters who hitch the Stellar Baron, the \u201ctwilight putter to leer of journalism in St, Antoine Street and Hon Robert Rogers In pro-convention plots respecting Conservative leadership, are invited to scan the news that Messrs.Meighen and Rogers are to meet at a western Philippi, It Is announced that: \u201cMr, Meighen, former Premier of Canada; Hon.G.Howard Ferguson, Premier of Ontario- Hon Rogers, former Minister of Public Works; Dr, Robert Tolmie, former Minister of Agriculture; Hon.W.J.in British Columbia, a Conservative Lead- g guns of the Conservative party Provincial convention to be held at r 11, and an organization will be Be it also noted that Hon.Mr.Ferguson carries a message from an Ontario Conservative convention that the leadership of Mr.Meighen is rot in question, *¥ Ok x The movement to expurgate Lon ellow\u2019s \u201cEvangeline\u201d from the Ontario sors! books brings out this comment in a Halifax paper :\u2014 \u201cIs the harmless, snooded, demure, little maiden to go?Must she slip down from her pedestal and away out of \u2018the valley,\u2019 Nova Scotia?\u2014the Annapolis Valley \u2014 and from \u201cThe weeping for Lycidag would be as high joy compared with what would happen.\u201cAnd in addition to losing in the realm of romance, and in things of the spirit, we would suffer in other ways, neighbors.Evangeline helps to bring them to us in large and increasing numbers.leave us good money, we would be sorry to have to confess, in this late enlightened day of internationalism that we had discovered dangerous and un-British propaganda in the simple talg of love in Acadia, We get along very well with our New England When they come to us, and \u201cToronto is too sensitive.And it should be calm.\u201d , To which comment may be added that mischievous politicians\u2014Grit and Tory alike\u2014 (Continued on page 2) rage x Les Chinois achètent le LE CANADA, CENTRE DE blé canadien Montréal.\u2014 D\u2019après en grande demande sur les marchés d'Extrême-Orient.seront encore plus recherchés\u2019 lars- que la situation politique de la Chine favorisera l'essor du commerce, \u201cLe Céleste Empire\u201d, dit M.Bros- tedt\u201d, est actuellement divisé trois factions qui ont leurs châ- teaux-forts dans le nord, le sud et le centre du pays.Cette région est au pouvoir pour le moment.faction combat les autres assistons en Chaque et nous là-bas à une sorte de guerre féodale assez.semblable à celle que se livraient les barons du moyen-âge.L'élément modéré de la nation s'efforce en ce moment de reconcilier les trois partis et d'amener la stabilité politique de la Chine.\u201cEn attendant les actes de banditisme sont nombreux car les enlèvements et les vols de grand chemin que l'on rapporte ont très souvent la politique pour motifs, Une faction enléve un chef de la faction rivale et cette dernière remet la politesse à la première occasion.\u201d M, Brostedt ajoute que lorsqu'un occidental parle de ces actes de banditisme à un Chinois de la haute lasse, ce dernier pour toute réponse lui montre des journaux américains ou canadiens où sont rapportés les crimes commis à New-York ou Montréal.L\u2019agent oriental du Chemin de Fer National du Canada est d'opi- ion que la stabilité politique de la Chine amènera aussitôt un grand développement économique et \u2019'exécution d\u2019un important programme erroviaire.Lorsque l\u2019intérieur de 2 Chine sera doté des chemins de fer dont il est destitué à l\u2019heure ac- 1elle, un excellent marché sera réé pour le bois canadien.Parlant du blé canadien, M.Bros- edt dit qu\u2019il rivalise sur les mar- hés chinois avec le blé manchou.Les vaisseaux de la marine mar- hande du gouvernement canadien en transporte de grosses quantités aux ports chinois.Malgré le nombre de moulins chinois la farine ca- adienne est aussi très recherchée.A propos du Japon, M.Brostedt Hit qu'il va se relever rapidement du Hernier désastre et que le Canada sera sans doute appelé à fournir beaucoup de bois pour la reconstruc- ion des maisons.| TUE LA BACTERIE ffet antiseptique attribué au Tabac Les hommes qui fument la pipe ont un avantage sur ceux qui ne fument pas, d\u2019après un docteur américain qui a fait du service comme chirurgien avec le Corps Expéditionnaire américain, dans la guerre ondiale.\u201cPendant la guerre,\u201d dit-il, *\u201cj\u2019étais en charge de plus de 500 soldats dans un poste entouré de marais, et la ysenterie faisait de terribles avages.J'ai noté que les plus grands fumeurs, qui s\u2019en al- aient la pipe à la bouche, n\u2019at- rappaient pas le mal, J\u2019ai toujours fumé et en ai été exempt.Ainsi, fumer est en réalité une grande protection contre les aladies.\u201d D\u2019après le \u201cPériodique Pas- eur\u201d, une revue publiée par le élèbre Institut Pasteur de Paris, l\u2019usage du tabac est ortement antiseptique et tue, pn quelques instants, le com- encement de la bactérie du M.Bros- | tedt, gérant-général du Chemin de ; Fer National du Canada en Orient, | Qui arrive de Hong Kong, le bois, | le blé et les fruits canadiens sont Et ces produity TOURISME Montréal.\u2014 M.D.B.Mulligan, gérant général du service des hôtels du Chemin de Fer National du Canada était de passage hier, à Montréal, en route pour Winnipeg.I] revenait de New-York où il fut l'un des principaux orateurs à l\u2019assemblée annuelle de la New York State Hotel Association, D'après M.Mulligan, la convention des hôteliers américains tenue à Montréal en juillet dernier et l\u2019excursion\u2019 des hôteliers des Etats- Unis qui ont traversé le Canada en septembre pour aller assister à l'ouverture d'un hôtel Biltmore, à Los Angeles, ont beaucoup fait pour stimuler l'intérêt du tourisme américain à Jl\u2019endroit du Dominion.\u201cLes Américains\u201d, dit-il, \u201créalisent de plus en plus les avantages du Canada comme centre d\u2019amusement et de tourisme durant les vacances.Les hôteliers qui sont passés ici l\u2019été dernier, se proposent de revenir et ils incitent leurs amis à les imiter.\u201d L'été dernier M.Mulligan accompagna les hôteliers américains qui se rendaient à Los Angeles vig le Chemin de Fer National du Canada et il les reçut en cours de route au \u201cChâteau Laurier\u201d, à Ottawa, au \u201cFort Garry\u201d, à Winnipeg et au \u201cMacdonald\u201d, à Edmonton, tous hôtels du réseau national.À Los An- geles, M.Mulligan, gagna le tournoi de golf.A la convention qui fut tenue dernièrement à New-York, M.Mulligan parla du Canada.La réunion se termina rar une grande fête à l'hôtel Commodore.Le\u201c\u2018clou\u201d de la soirée fut un cirque complet qui donna une représentation dans la salle de bal de l\u2019hôtel, Théatre du Grand Guignol à POrpheum Semaines du 10 et 17 Décembre Le théâtre de l'épouvante, de la terreur et du rire, que M.Gauvin nous fera entendre les semaines du 10 et 17 décembre prochain, fut rendu, il y a quarante ans, par le célèbre Oscar Méténier et dès le début, Paris devint friand à l\u2019accès de ce genre qui apportait enfin une sensation nouvelle aux habitués blasés des théâtres du boulevard, Depuis lors, le succès ne s\u2019est jamais démenti et c\u2019est une forme de l\u2019art dramatique qui compte de nombreux fervents.Il n'est pas un étranger qui passe à Paris sans aller assister à une représentation au petit théâtre de la rue Chaptal.Le théâtre du Grand Guignol au- jourd\u2019hui universellement connu, grâce à ses retentissants succès, est le Théâtre de Paris dont les spectacles parfois osés, offrent toujours un incontestable cachet littéraire.Le programme, naturellement très éclectique, comprend des pièces en un et deux actes, signées des noms les plus aimés du public.Dans ces spectacles, le public trouve toujours ce qu'il] a si judicieusement appelé la piéce \u201cgenre Grand Guignol\u201d, piéce soit comique, soit dramatique d'une note originale, quelque fois empoignante, mais avant tout littéraire.Ses drames, rapides, sont toujours poignants et vrais, car ce théâtre ne saurait vivre de conventions.On y présente la réalité de la \u201cVie\u201d, avec ses Violences, ses ardeurs, ses déchaînements, ses brutalités, mais aussi sa \u201cBeauté\u201d dans la \u201cVérité\u201d.Ses comédies sont toujours littéraires, spirituelles, déchaînant le rire par l'imprévu de leurs coups de Fholéra, diphtérie et méningi- .ties.théâtre et la finesse de leurs repar- La Floride s\u2019intéresse au Dominion \u201cLe peuple américain et la population de la Floride en particulier s'intéressent de plus en plus au Canada, non seulement au point de vue du tourisme, mais du commerce aussi bien\u201d, déclare M, C.W.Johnston, gérant du risme du réseau.ont assisté aux séances du service des voyageurs.ville, Floride, délégués, représentant tous les grands réseaux américains y assistaient.Au cours de ces réunions l\u2019on manifesta beaucoup d'intérêt à l\u2019endroit du Canada, _ Après la convention, les dé- légues visitërent la Floride et Cuba en automobile, La délégation canadienne fut aussi reçue en Georgie et en Caroline du Sud où elle n\u2019entendit partout que des compliments sur le Canada, M.Johnston dit que les propriétaires de vergers de pamplemousses et d'orangeries ont l\u2019intention de pousser la vente de leurs fruits en Canada et qu\u2019ils sont bien renpignés sur le Dominion, Les Canadiens qui passent l\u2019hiver en Floride ont beaucoup contribué, prétend M.Johnston, à faire connaître le Dominion là-bas et lui-même a été étonné du nombre d\u2019Américains qui passent l'hiver dans le sud et l\u2019été en Canada où les attirent le climat sain et les sports, M.Johnston rapporte que la Floride traverse en ce moment une ère de prospérité et qu\u2019il s\u2019y fait de nombreuses ventes de terrains, UN ROI QUI S\u2019EN VA \u2014 Vous voulez dire qu\u2019il abdique?Mais non, il n\u2019abdique pas et les choses se passent bien plus simplement.Il s\u2019en va sans déclarations solennelles, sans grands gestes, en disant: \u2014 Je vais prendre des vacances, faire un petit voyage a Iétranger; de grace, ne vous dacupez pas de moi! Il file \u201cà l\u2019anglaise\u201d, sans di- Te au revoir à personne et en s\u2019efforçant de dérange le moins de monde possible, Toe Ses ministres lui avaient en- Voyé un ambassadeur qui lui avait dit, avec toutes les formes dont il était capable: \u2014 Sire, votre peuple en a assez de vous! \u2014 Fort bien, a répondu le roi, je suis pas un mujle et j'ai horreur de paraître m\u2019imposer.Du moment que mon peuple ne souhaite plus m'avoir pour roi, je n\u2019hésite pas: je m\u2019en vais, Quoi de plus simple: Pourquoi surtout attendrai-je qu'on vienne me massacrer ou tout au moins me chasser de Mon trône, à coups de pied dans le derrière?On m'avait engagé, je ne fais plus l\u2019affaire; qu\u2019on se quitte au moins bons amis.Et surtout faisons, selon un mot célèbre, \u201cI\u2019économie d\u2019une révolution\u201d.Quelques légitimistes ont cru devoir protester : \u2014 Mais, Sire, votre rôle de roi.le mandat que vous tenez de Dieu.l\u2019éminente di- gnité de votre personne.LE MATIN VENDREDI 7 DECEMBRE 1923 CT les refroidissements Gin Canadien ur Réchautfer Par les Temps Froids vous éviterez en prenant à temps un verre de Croix d'Or .Fabriqué à Berthierville, Qué.; sous la mang et les frissons baronnet Melchers VOL, IIT \u2014 No av LES PREMIERS BANQUIERS DU PAYS PASSENT EN REVUE LES DEVELOPPEMENTS QUI SE SONT PRODUITS DURANT L\u2019ANNEE A l'assemblée annuelle de la Banque de Montréal, sir Vincent Meredith, prési lent, passe en revue la situation financière et agricole au Canada et traite des carastéristiques principales de la loi de revision des banques.Sir Frederick Williams-Taylor, gérant général, insiste sur la nécessité au Canada de l\u2019abaissement du coût de la vie et des taxes.service des voyageurs du Chemin de fer national du Canada qui arrive de Floride avec M.C, K.Howard, agent général du tou- Tous deux de la convention annuelle de l\u2019Association américaine des agents Cette convention a été tenue à St.Petersburg et à Jackson- Environ 500 rectifié quatre fois et vieilli en Limited < M Cc surveillance du Gouvernement Fédéral, TROIS GRANDEURS DE FLACONS: Gros 42 onces - Prix $3.80 Moyens 26 \u201c a ¢ 253 Petits 10 * « 1.10 The Meichers Gin & Spirits Distillery Cou ontreal Gin Canadien ROIX =D Or entrepôt.I'S A quoi George de Gréce a répondu fort justement.\u2014 II est possible que Dieu m\u2019ait donnë Wn mandat; mais, dans ce cas, ce n\u2019est pas un mandat clair: regardez plutôt comme on a été souvent détrôné dans ma famille: le moins qu\u2019on puisse dire de mon mandat royal, c\u2019est qu\u2019il est à é clipses.En ce ce qui concerne ma dignité, je ne la place pas de la même manière que la plupart de mes collègues, les autres rois, et même je trouve qu\u2019il n\u2019est pas digne du tout de tant s\u2019obstiner à demeurer chez des gens qui n\u2019ont aucune envie de vous garder, Ainsi dut parler le roi qui règne au pays de Minerve et des sept Sages.Renan eût admiré que ce prince d\u2019origine germanique se fût ainsi élevé au niveau de la sagesse par le seul contact du sol et par la contemplation de l\u2019Acropole.Et iln\u2019eût pas manqué de le donner en exemple à tous ses cousins, Hohenzollern, Wittelsbach ou Co- bourg.Convenons, d'ailleurs, que Friedrich-Wilhelm de Hohenzollern et Rupprecht de Bavière ont une excuse, qui est de ne pas avoir encore régné.Georges de Grèce ne l\u2019avait pas.Ainsi s\u2019expliquent les ronfi- dences qu\u2019il faisait, il y a quelques mois, à des Français de passage dans sa capitale et qu\u2019il recevait dans son palais: \u2014 Dans quelques jours, vous serez à Paris: vous avez bien de la chance.Mais je ne désespère pas de vous y rendre votre visite avant trop long temps., Sans doute se souvient-il au- jourd\u2019hui de cet engagement.Le roi de Grèce n\u2019abdique pas: Robert de JOUVENEL, Les Moulins qui Chantent ; Puisque nous possédong enfin une société d\u2019opérette -ca- nadienne, comprenant des éléments remarquables, dirigée avec compétence, il nous reste à lui donner l\u2019encouragement qu\u2019elle mérite afin qu\u2019elle puisse vivre et se perfectionner.La qualité des deux spectacles offerts depuis le commencement de la saison, \u201cLes Brigands\u201d et \u201cLa Cocarde Tricolore\u201d, est une gerantie de celle de \u201cLes Moulins qui Chantent\u201d, opérette en trois actes, musique de Van Oost, qui sera donnée au Monument national, le mardi 11 décembre, L'orchestre est sous la direction de M.Albert Rober- val.BEAU RAPPORT DU CAN.NAT.Le rapport financier que vient de rendre public le Chemin de Fer National du Canada, indique une autre substantielle augmentation dans les recettes nettes d'opération pour le mois d'octobre et dans les recettes nettes pour les premiers dix mois de l\u2019année.Les recettes brutes ont augmenté de $1,407,686 ou de 5 p.c.en comparaison du mois d\u2019octobre 1922.Déduction faite des dépenses d\u2019opération qui s\u2019élèvent à $21,228,- 525 le revenu net d'opération pour Octobre 1923 Recettes brutes \u2026 $26,391,995 Dépenses \u2026.\u2026 «we 21,228,625 Recettes nettes .5,163,470.Dix mois $207,950,226 195,928,941 12,021,285 Recettes brutes Dépenses.Recettes nettes D \u2014 Diminution.le mois s\u2019éléve à $5,163,470, alors qu\u2019en octobre 1922 il était de $3,- 295,695.Le net pour octobre 1923 représente une augmentation de $3,317,- 500 sur le mois précédent et de 56.7 p.c.sur le mois d'octobre 1922.Les recettes nettes du Chemin de Fer National du Canada durant les premiers dix mois de l\u2019année 1923 se sont élevées à $12,021,285 alors que l'an dernier elles furent seulement de $3,823,007 durant 13 méme période.Le tableau suivant donne les recettes brutes, les dépenses d\u2019opération et les recettes nettes comparées pour le mois d\u2019octobre et les dix premiers mois de l\u2019année: 1922 Augmentation P.C.$24,984,309 $1,407,686 5.6 21,688,616 D460,091 D2.1 3,295,693 1,867,777 56.7 $189,366,655 $18,583,571 9.8 185,543,648 10,385,293 5.6 3,823,007 8,198,278 21.4 ALLONS-NOUS REVOIR SUR TOUTES LES MERS LE PAVILLON DE LA PUISSTNTE ET RICHE LIGNE HANSEATIQUE?COMMENT LES ALLEMANDS \u201cMIRENT DEDANS\u201d LEURS AMIS LES ANGLAIS ET AMERI- CAINS.(Service de la RENTE, fait par Versaille-Vidricaire-Boulais, Limitée.) \u2014)\u2014 On a dit des Anglais et aussi des Américains qu\u2019ils ont un écu à la place du coeur.L'expérience des évé- nements récents permet d'ajouter qu\u2019ils ont surtout la mémoire de l'argent.C\u2019est ce qui explique qu\u2019avant même que la paix soit réellement faite entre l'Allemagne et le monde civilisé ils aient renoué des relations commerciales avec elle, Le Canada étant pays d'empire britannique, cela nous vaut l'invasion des produits allemands.A l'heure où, grâce à un service maritime qui relie Hambourg à Montréal et à St.John, cette invasion menace de s'aggraver, il est intéressant de savoir en quelle posture se trouve le grand port allemand.Hambourg assiste, sinon sans regret.du mois sans émoi, à l\u2019écroulement de l\u2019ancien empire des Hohenzollern.Hambourg retourne à son passé.Peut-être rêve-t-elle de reconstituer cette puissante ligue hanséatique, dont elle était une des gloires.Déjà elle est redevenue ville libre Son sénat fait ses propres lois et tend ouvertement à s\u2019affranchir du Reich.Hambourg a récemment lancé un emprunt d'un million de livres sterling qui fut couvert en quelques jours, et discrètement, par les Anglais et les Américains ayant des intérêts dans le grand port de la Bal- tique.Elle prélève elle-même les fm- pôts dont elle frappe les navires qui stationnent dans ses eaux.Ces impôts sont les plus lourds du monde et elle exige qu\u2019on les lui paye en or, Enfin, elle vient de mettre en circulation un papier-monnalie, le Hamiburg-mark, dont elle a parfaitement réussi à stabiliser le cours.Ce papier est gagé par un peu d'or, beaucoup de livres sterling et de dollars-papier, par des effets de commerce de tout premier ordre.Pour empêcher qu\u2019il ne disparalsse dans le bas de laine, on ne lui donne cours que pendant quinze jours.Hambourg est peut-être le seul grand port qui ne se soit pas ressenti de la crise mondiale des frets maritimes.Depuis deux ans, elle Jouit d'une prospérité sans précé- dent.Ses maisons de commerce, ses banques, ses villas, se sont multipliées.Ses banques sont devenues des institutions formidables.Les anciennes ont doublé la capacité de leurs locaux, les nouvelles se sont installées princièrement.Des quartiers entiers ont surgi Ce sont de véritables villes pourvues de parcs, de squares, dont toutes les rues sont larges et soigneusement tenues.On peut circuler en automobile pendant des heures dans ces artères bordées d'immeubles dont le luxe tout neuf en impose.Stinnes a fait construire, À proximité des quais, des entrepôts tmmenses, qui rivalisent avec ceux de New-York.Le commerce est florissant.La ville elle-même est prospère.Les huit ou dix compagnies maritimes allemandes installées à Hambourg font de très belles affaires avec la Tchéco-Slovaquie, avec l'Autriche qui renaît rapidement, avec la Pologne dont les finances se réétablis- sent peu à peu.L'activité du port est redevenue presque normale.Ses constructurs maritimes ont remis à flot presque le tiens de sa flotte d'avant-guerre.Il y a quelques semal- nes, la Hamburg-Amerika Linie rachetait, avec quelques dollars, une émission d'obligations qu'elle avait placée à Londres et à New-York, remboursable en marks, et qui lui avait, dans le temps rapporté des millions.A l'origine de l'opération, les marks étant déjà dépréciés, Américains et Anglais pensalent mettre dedans leurs bons amis de Hambourg.Or, c'est le contraire qui est arrivé.Quand un voleur en vole un autre, on dit que le diable en rit.Et nous aussi, cette fois.Si toute cette prospérité n\u2019avait pour base de l'argent volé aux réparations il n\u2019y aurait rien a dire, si ce n'est que la cxmelote allemande, transportée par les navires de Hambourg, fait à notre industrie \u2014 la plupart du temps avec la complicité intéressée des exportateurs anglais \u2014 une concurrence ruineuse contre laquelle il y aurait peut-être L'occasion a été fournie, A l'assemblée annuelle de la Banque de Montréal, d'obtenir la connaissance complète de la situation actuelle et de juger des perspectives de l'année prochaine au Canada.Sir Vincent Meredith, et sir Frederick Willlame-Taylor, gérant général, dans leurs discours aux actionnaires ont traité de la façon la plus intéressante des importants développements qui se sont produits au cours de l\u2019année écoulée et la façon dont le pays s'en est trouvé.Il a insisté particulièrement sur les faits saillants intéressant le pays lui- méme attaquant les importants pro- bl(mes de la finance canadienne, de la situation agricole, de l'immigration, du fardeau des taxes et passant en revue la situation tant en Grande-Bretagne qu'aux Etats-Unis.Sir Frederick Witlliams-Taylor a récapitulé les progrès accomplis par la Banque au cours de l\u2019année écoulée et a touché à d'autres points lm- portants dont la solution tendrait à améliorer la situation générale au Canada.Sir Frederick a émis l\u2019opinion que la situation économique du Canada ne sera pas satisfaisante tant que le pays ne réussira pas à faire balancer le revenu public et les dépenses, y compris celles des chemins de fer.Sir Frederick a aussi exprimé l'avis que le Cantda ne pourra progresser comme il le devrait tant que le coût de la vie en ce pays et les taxes ne seront pas moindres qu'au delà de la frontière.Ie remède au mal, toutefois, signale-t-il, est entre nos mains et praticable.Il a déclaré que le Canada possède des avantages inappréciables comme lieu de résidence, de travail et de divertissement\u2019 Cela devrait être évident pour tout le monde, comme on l'est pour nos amis des Etats-Unis, qui ont à l'heure actuelle pour $850,000,000 ou plus de placements commerciaux au Canada.DISCOURS DU PRESIDENT Sir Vincent Meredith, baronnet, président, adressa la parole aux actionnaires en ces termes: L'année bancaire a présenté plusieurs perplexités.Nos profits, de méme que pour les autres banques canadiennes et étrangéres, ne sont pas aussi considérables que pendant la guerre et les années qui ont suivi.Je suis certain qu'il vous a été agréable d'apprendre que nous avons pu payer notre dividende régulier et, en plus, distribuer un boni de 2 pe.\u201cLa diminution de nos profits est due en partie au fait que nos clients ont moins emprunté et suhtout À cet autre fait que nous avons cru que, par suite des conditions désavantageuses qui se présenterajent, nous devions tenir notre réserve à son plus haut degré, afin de nous permettre de prêter lorsque les besoins du moment l'exigeralent.\u201cIl y a aussi le fait que nous payons plus de taxes sur notre capital.Nos ressources sont si considérables, cependant, notre pouvoir de rendement.est si fort, que je n\u2019ai pas de doute que nous continuerons à faire des profits substantiels.LA LOI DE REVISION DES BANQUES La loi revisée des banques n'implique pas de principes nouveaux.Les pouvoirs et les privilèges ds a banque demeurent sensiblement les mêmes qu'auparavant, n'étant ni augmentés, ni diminués; mais on a vu à donner plus d'autorité aux vérificateurs et plus de responsabilité aux directeurs, espérant par là sauvegarder davantage les déposants et les actionnaires Il ny a aucun doute que, malgré toute le sévérité de la loi, la solvabilité des banques \u2014en cette matière comme en toute autre-\u2014dépend de l'intégrité, de la diligence et de la penspicacité des administrateurs.La loi amendée permet.aux banques de continuer à aider largement au commerce et à la finance il y a bien certaines restrictions, mais ces dernières ne sont pas de nature à empêcher de faire de justes profits en suivant une sage direction.En certains milieux, on croit que l\u2019argent placé dans les actions de banque profite énormément; cependant, le capital n'a pas cherché grandement cette source de placement.Ainsi, de 1886 à 1901, le capital des banques canadiennes resta stationnaires, et dans les vingt années sui- lieu de la protéger.vantes de développement commer- |mie En faisant cette cial intense, ce capital ne fut augmenté que de $60,000,000.Les ressources des banques, À part les dépôts, dérivent plutôt, depuis plusieurs années, de la réserve de profits accumulés que du placement du capital nouveau, état de choses qu'il pourrait être désirable de corriger 4 mesure que le commerce prendra de l'expansion, afin de maintenir une circulation de billets adéquate.LE FARDEAU DES IMPOTS Je n'ai pas à m'excuser de parler de nouveau la nécessité de réduire les impôts fédéraux, provinciaux et municipaux, afin de diminuer la pression qui se fait sentir sur le commerce et diffère le développement de nos ressources, Dans toutes les branches du commerce, les profits sont grandement diminués par cette accumulation de taxes qui retarde les entreprises et décourage l\u2019écono- remarque, je n'oublie pas certains signes récent d'amélioration.L'augmentation des revenus du gouvernement férérai assurera l'équilibre du budget, à la fin de l'exercice financier, et s'il en résulte une réduction des taxes commerciales, en plus de la diminution des dépenses, ce sera dndubitable- ment pour le bien général.DISCOURS DU GERANT GENERAL Bir Frederick Wilgiams-Taylor, gérant général, récapitulant les affaires de la Banque, dit: La position économique du Canada ne sera satisfaisante gue lorsque nous aurons réussi à équilibrer les revenus publics avec leg dépenses, y compris les chemins de fer.Je crois devoir faire remarquer au gouvernement que l'intérêt dans les finances du Dominion serait activé par la publication régulière dans la presse de chiffres standardisés et simples, donnant dans son essence la positlon du pays, y.compris le résultat de l'exploitation du réseau national.Trois choses nous retiennent actuellement en arrière, deux qui sont communes À tous les pays qui ont pris part à la guerre dàs le commencement et qui cherchent .aujour- d'hui à équilibrer leur budget, à savoir: le coût élevé de la vie et l'élévation des taxes De plus le Canada souffre du manque d\u2019une population adéquate.A mesure que les deux premières choses disparaitront, 11 s'ensuivrs certainement un plus fort volume d'immigrants et ce qui est encore plus important, nous pourrons garder les gens qui viennent ici, de même que notre augmentation naturelle.La se trouve le salut &cono-; mique du pays.Le remède est & notre portée et on peut s'en Mervin Nous n\u2019avons qu'à conduire nos faires publiques et personnelles adh manière plus économique que ne font nos voisins, le peuple le p riche et le plus prodigue au mondes L'adversité donne d\u2019amères legons, mais les épreuves que nous avons su» bles depuis deux ans me sauraien manquer de produire de bons effets AVANTAGES INAPPRECIABLES | DU GANADA | Nous ne devons pas cependant baisser pavillon, car il n\u2019y a aucune raison de le faire.Le Canada possède des avantages immenses dont bénéficie son peuple.La chose devrait être évidente pous tous \u2014 et elle l'est du moins pour nos bons amis des Etats-Unis qui jusqu\u2019à présent ont placé $850,000,000 ou plus dans ce pays \u2014 et ces avantages nous amèneront sans aucun doute avec le temps la population dont nous avons besoin.On ne doit s'attendre cependant à une grande prospérité que lorsque l'agriculaure, la principale industrie de ce pays, deviendra plus rému- nératice.Les fermiers, depuis quatre ans, ont traversé de mauvais jours, par suite des bas prix obtenus pour leurs produits et du colt élevé des accessoires, Ce triste état de choses persiste encore aujour- d'hui.C\u2019est le résultat des conditions non pas locales, mais universelles, de conditions qui sont loin d'être exclusives au Canada.L'agriculture cependant ne sauralt \u2018subir une dépression permanente.Une amélioration devra tôt ou tard se produire, fardeau pour cette (ndustrie vitale.Qu'il me suffise de vous dire que des prêts courants de cette banque plus de $33,000,000 ont été faits à i population agricole, Paste-Pot and Scissors (Continued from page 1) should cease to exploit this way-back tale for up- to-date provocation of racial prejudices.Evangeline and Gabriel typify Acadian steadfastness; and the poem\u2019s popularity among English readers 13 an expression of the same idea which acclaims Washington and Oliver Cromwell, the one a \u201crebel\u201d, the other ?>\u2014whose bones once hung in an iron cage in London! Oh! these cheap politicians! \u201cA plague upon both your houses!\u201d \u201cThe Gleaner\u201d is of Jacobite forbears.He has just read the following with \u201can emotion\u201d: After the battle of Culloden, the British Government of the day proceeded by legal enactment to ont- law the clan songs.It was felt that so long as there were clan songs in the North of Scotland, there would be Pretenders in the South\u2014and in France.The stream was to be choked at its source.The nerve of rebellion was to be cut by depriving it of its inspiration, by taking from it its spiritual dynamic.It was another trbute to great words, i But nevertheless where\u2019s the inconsistency in \u201cThe Gleaner\u201d having penned these wards?The old order changeth! Liberty hath charms to soothe all past defeats! Wi th\u2019 drone o' th' pipes 1\u2019 the bluid we hae shed: Th\u2019 skirl o\u2019 th\u2019 chanter gaes aye tae th\u2019 held; Waterloo, Talavera, Th\u2019 Marne an\u2019 \u201cTh\u2019 Ridge,\u201d Lang Syne i\u2019 yon matter o\u2019 bishop an\u2019 bridge.Sae Th\u2019 Lions o Scotland hae gang tae their dree: They\u2019ve ken'd fu\u2019 th\u2019 message o\u2019 \u2018Bonnie Dundee.\u201d We a\u2019 loe \u2018Th\u2019 Mairch o\u2019 Th\u2019 Cameron Men,\u201d \u201cTh\u2019 Cawmels air Comin\u201d\u2019, \u2018\u2018\u2019Fh\u2019 Laiird o\u2019 Cockpen\u201d; Thaur's \u201cEdinbro Toun,\u201d \u201cTh\u2019 Cock o\u2019 Th\u2019 North;\u201d E\u2019en \u201cAuld Jock Mackenzie\u201d isna wioot worth, Bit th\u2019 chune when\u2019s braw fechten\u2014tae this a\u2019 agree\u2014 Is th\u2019 saul-stirrin\u2019 strain o' Auld \u201cBonnie Dundee!\u201d The mercenary Scotch?The tight-wads?When \u201cPrince Charlie\u201d was amongst.them in their post-rebellion misery of 1747, with a $150,000 price on his head?Nothing doing! a I clip the following from a newspaper in Hon, E.M, Macdonald's constituency in Nova Scotia, Macnab is evidently carrying the war into Africa.The New Glasgow News says: B.A.Macnab, in a letter in another column, makes it still plainer, if need be, how the anti-government-con- trol-of-railway Plotters of Nova Scotia have played their double game, nder cover of alleged violated Confederation pledges, the plotters would have it, by sheer misrepresentation, that the prevailing railway rates, fixed by the Railway Commission, inflicted a special and flagrant handicap on Nova Scotia, whereas these rates were common to the whole of Canada.It has been shown quite clearly, too, that these high rates were instigated by the C.P.R., primarily through the adoption of the higher McAdoo wage scale under peculiar circumstances.Equally plain is it shown that the Laurier-Fielding promises were vainer, even than those made at the Union, and that the railway projects behind them were madly executed enterprises which have really given color of necessity, so as to keep up the high railway rates now prevailing, if the capital obligations of Liberal creation are to be soon over-taken.The Halifax Herald-Macdonald-Logan scheme of segregating the Intercolonial with independent Moncton management, politically controlled, if carried out as planned, would have discredited the whole idea of government contro] of the Canadian National, something the Montreal monopolists were aiming at in this particular fashin, as well as by trying to prevent the acquisition of the Grand Trunk, thus leaving a gap between the Intercolonial and the Far West, by excluding the rich traffic bearing section of Ontario.The whole conception of the monopolists was a desperate one, utterl subversive of the people\u2019s will and the public weal.Small doubt Hon.E.M.Macdonald was the leader of the movement in Nova Scotia.LE MATIN is the only Montreal paper which has dealt with this aspect of the railway question.Such a view as that of the Nova Scotia paper would never see the light in Montreal except for LE MATIN.The press monopoly in Montreal is a scandal and a shame.The complacency of our citizens under this condition is the measure of their dependence upon that press for information, \u201cPaste Pot and Scissors\u201d will bear some watching on the part of truth-seekers; those who would read what is said by the press outside of Montreal, In this city befuddlement in print has become a fine art, .st ses See wR 28 23 Macdonald received his answer in Halifax.Halifax was lost to the Liberals for twc reasons\u201d 1.\u2014The promises of Mr, King, of Macdonald, of Mr, Fielding in 1921 to Nova Scotia were grossly violated., 2-\u2014Macdonald, the new minister, sought to impose his own candidate upon Halifax, so as to widen his influence, by bringing the Provincial Capital under his sway.Halifax knows Mac donald, and rejected his plans, and candidate.7 AN The Conservator of Brampton (Ont.) says likewise in the above connection.: purchase, the Canadian National System would have been left \u201cup in the air\u201d without any eastern terminals, and the splendid and growing system of national transportation which we now have would have been an impossibility.The result would have been, beyond doubt,! that, in a few years, the C.N.R.would have been on the; bargain-counter, passing eventually into the control of its great rival on advantageous terms, To have acceded to such a request would have been a base betrayal, not only of the North-West, but of the whole Dominion of Canada.To all such pleadings Mr.Meighen was as adamant.His! speech at Hamilton beforz the associated boards of trade revealed his unbounded belief that the Canadian National Railway will yet prove to be the greatest and most profitable of Canada\u2019s assets.Some day the people of Quebec, who have put Sir Lomer Gouin in power, to attempt the destruction of the C.N.R.in the C.P.R.interest, will realize the foresight and patriotism of the truly Liberal Toronto Globe in preventing that calamity and practically assuring the redemption of Canada generally from railway monopoly.With some features of the Globe's policy I do not agree; but I do not dispute its patent honesty, and the informing scope of hoth its news and editorial views, It is agains! newspaper monopoly; and it opens its columns to those who are frankly opposed to its concepts.In turning from the Globe to the tawdry and superficial Athol- stan - Casgrain - Tramways - controlled Montreal Herald, the degeneracy of Liberal preachments in Montreal at the behest of Big Business, is almost indescribable.The Big-Busines-backed Liberal\u2014and Conservative\u2014politicians of Quebec are courting a rude surprise one of these days, wher.the French-Canadian people of this province realize the fra id vt upon them in the name Had Mr.Meighen not put through the Grand Trunk|.\u2018the weather and the health of near relatives?of \u201cpolitics\u201d, and under the aegis of a bastard journalism; how their generous sentiments have been distorted by racial and religious appeals, in order to win their votes; to create a body of politico-business bandits, headed and financed by \u201cthe stand-and-deliver\u201d issuers of the orders of cunning Capitalism, with headquarters in St.James Street, What, ask I, has Mr.Bourassa to say about this aspect of affairs in Quebec?se se 7 2 Did any reader ever feel like this, as he regarded some splendiferous four-flusher who had \u201ctapped\u201d him for a loan, and thenceforth, on meeting, turned the chatter in the direction of If I should die tonight And you should come to my cold corpse and say, Weepinig and heartsick o'er my lifeless clay\u2014.If I should die tonight, And you should come in deepest grief and woe\u2014 And say: \u201cHere's that ten dollars that I owe, I might arise in my large white cravat And say, \u201cWhat's that?\u201d hould die tonight 1 And you should come to my cold corpse and kneel, Clasping my bier to how the grief you feel, if I should die tonight ! SY ind you should come to me, and there and then Just even hint \u2018bout payin\u2019 me that ten, I might arise the while, But I'd drop dead again.Sure thing! _ I think that\u2019s a funny, mirth-provoking verse, But not any more so that this utterance of the stodgy Le Canada: \u201cSi the formation of the present ministry at Ottawa, ne Gouin has incarnated in the administration an element of force and stability.He is pre-eminently the man to properly represent the interests of Montreal at Ottawa.We refuse to believe certain rumors that have been circulated recently to the effect that Sir Lomer\u2019s health iz impaired, We prefer to think that, on the contrary, his robust constitution will allow him to give to his country and the Liberal party many fruitful years of service.This is a wish that is being expressed on all, hands on his return.\u201d | > pA 7 So I quote this in proper rejoinder ;\u2014 Blow ! kd Go on and blow ! BA It seems to me that if I told you No, Don\u2019t blow, You'd go and do it anyhow.And so Go on and blow |! Blow I.That don\u2019t make it So ! O, No, Sir, No | Na ue x %X X Those milk dealers, who have jumped th price on the babies of Montreal, after a profitable season, are again in the \u201cpublic eye\u201d, That eye is, for the moment, fierce-appearing, but, lacking |any action on the part of the Ottawa \u201ccombines chaser\u201d, Hon, James Murdock, its fierceness ig about as helpless, in a remedial sense, as the placid gaze of a cow.Wherefore I again quote: Why cow, how canst thou be so satisfied, So well content with all things here below, So unobtrusive and so sleepy-eyed, So meek, so lazy, and so awful slow?Dost thou not know that everything is mixed, That naught is as it should be on this earth, That grievously the world needs to be fixed, That nothing we can gain has any worth?That times are hard, that life is full of care, Of sin, of trouble and untowardness That love is folly, friendship but a snare?.Putt! cow, this is no time for laziness ; The cud thou chewest is not what it seems, Get up and moo! tear round, and quit thy dreams} And that is not the end of \u201ccow literature\u201d, for I have just read that one Tom Griffey (as depicted by a rural reporter)\u2014 \u201cwhen out to milk old brindle caow last week, took hold of a tit that had been dragged through the Driers and Brindle went one way and Tom through the wire fence with a large knot on his left shin bone the size of a walnut and as black as the ace of spades.Tom feels awful sore but didn\u2019t know the cow had been in the briers until his leg was almost broken, Tom saved hia self from the wire by placing his leg in front.\u201d This probably explains the jump in prices.Anyway, it sounds as reasonable as that put forward on behalf of the Milk Combine of Montreal.THE GLEANE™ OL.III \u2014 No 49 LE LIVRE D\u2019UNE PAYSANNE ILLETTREE MAMIE écit dicté par une Paysanne russe à la soeur de Tolstoi Voulez-vous connaitre up chef-d\u2019oeuvre?Lisez ce récit, qui vient de paraître, on traduction fran- aise, chez l'éditeur Grasset.I] a, dans sa simple et sobre brièveté, une beauté, une andeur telles, que beaucoup de Russes restent sceptiques r son origine et l\u2019attribuent à Tolstoï lui-même.M.Charles Salomon, cependant, qui le présente au public ançais, affirme le contraire : Il y avait \u2014 dit-il \u2014 à quelques centaines de mètres de sndia Poliana (la propriété des Tolstoi), une femme nommée nissia.Les malheurs de sa vie l\u2019avaier:t conduite en Sibérie.uelques années après son retour, vers 1882, elle avait épousé bedeau du village, Comme beaucoup de paysans russes elle ontait bien et Madame Tatiana Andreievr:z.Kouzminskaï, peur de la comtesse Tolstoi, qui l\u2019écoutait volontiers, avait re- gilli son histoire.Tolstoï jugeait avec enthousiasme le récit e sa belle-soeur lui avait soumis: il était toujours disposé a jacer très au-dessus de ses propres écrits ce qui sortait direc- pment du peuple, Pourtant, il avait été d\u2019avis que cette his- pire, si elle pouvait irtéresser un certain public, n\u2019était pas estinée au peuple: c\u2019était trop une peotographie, avait-il pen- #, et l'idéal en était presque totalement absent.Photographie, peut-être, et à peine retouchée, mais photo- raphie qui a pour nous une valeur inestimable.A quarante ans de distance, c\u2019est toute la Russie des len- emains du servage qui apparaît dans le récit de cette vieille Rysanne, Il ne saurait être question de la résumer.Fun bout a l'autre, De telles choses ne valent que par le détail, par la couleur, par la tonalité morale, Qu\u2019Anissia ait été mariée, ou plutôt livrée, contre son peur, à un homme qui la \u201cdégoûtait\u201d\u2019, mais à qui elle finit par habituer, qu\u2019elle ait été brimée par sa belle-mère, convoitée ar un des vieux de la famille, contrainte à s\u2019en aller chez \u2018autres paysans, qui bientôt la renvoient à leur tour; qu\u2019elle Be soit tout à fait abîmée, après des couches \u201cparce qu\u2019on ne pi donna pas le temps de se remettre\u201d, que son mari Danilo, ou, dépourvu d\u2019initiative, enclin à la fainéantise, se fasse ondamner pour vol, et qu\u2019elle se décide à l\u2019accompagner vo- pntairement en Sibérie, il n\u2019y a là rien qui diffère essentielle- ent de ce qui a été la vie de millions d\u2019autres femmes du peu- le, sous la double servitude conjugale et sociale.Mais ce qui donne à ce récit \u2014 suivant la juste expression e Ch.Salomon \u2014 une antique et biblique grandeur, c\u2019est qu\u2019il st, dans sa nudité absolue, dépouillé de toute littérature, une xtériorisation sans pareille de l'âme des paysans russes, de peur infinie résignation, de leur apparente passivité, jusqu\u2019au our où, quand ils prennent conscience d\u2019injustices subies, leur ésespoir se mue en de frénétiques révoltes, Lorsque, l\u2019année dernière, pendant le procès de Moscou, pe travaillais dans mon bureau, à la troisième Maison des So- iets, j'avais devant moi, collées au mur, des affiches de pro- Il faut le lire, Lp NLA LIN pagande, violemment enluminées, où l\u2019on voyait des paysans enchaiînés, des femmes hurlant sous le knout des soldats, ou des bandes de cosaques, avec leurs officiers, cigare en bouche, mettant le feu à de pauvres isbas, et je me disais que de telles images, impossibles chez nous, car elles n\u2019y correspondraient à aucune réalité, aidaient à comprendre bien des fureurs et bien des représailles, Mais combien cette impression se renforce quand on lit, chez Anissia Skvortsov, les chapitres \u2014 interdits par la censure tsarîste \u2014 où, sans un mot de commentaire ou de récrimination, elle raconte comment, dans quelles conditions, et à quel prix, elle fut autorisée à suivre son mari condamné pour avoir volé une vache, à la déportation en Sibérie.Ici encore, tout résumé est une trahison, Nous avions lu, en frissonnant, la Maison des Morts, de Dostoievski, Mais ceci nous fait descendre encore plus à fond dans les cercles d\u2019enfer de l\u2019ancienne Russie.Je ne connais pas eu monde de Calvaire plus affreux que celui de ces volontaires de la déportation, de ces femmes, avec leurs petits, qui, pour ne point lâcher leurs hommes, acceptent d\u2019être emprisonnées avec eux, de les accompagner jusqu\u2019au bagne, à des centaines de lieues de leur village, sous la pluie, sous la neige, semant des morts sur la route, avec la perspective, quand le mari lui-même meurt, d\u2019être abandonnées à leur sort puisqu'elles sont libérées ! Citons seulement ce trait final, qui achève et tous les autres.\u201cDanilo, le mari d\u2019Anissia, tombe, avec ses compagnons de chaîne, de la télègue filant, avec force cahots, sur les bosses et les ornières du chemin.Blessé à la tête, il meurt, quelques jours après à l\u2019hôpital.Suivant la formule consacrée, un surveillant annonce aux siens \u201cqu\u2019ils doivent vivre et vivre longtemps avec lui\u201d; et le récit continue : J\u2019éclatai en sarglots.J\u2019attirai vers moi les enfants et poussai des gémissements, Qu\u2019importait que ce fut défendu?Et je disais: ; \u2014 Mon ami, mon.bon ami, tu m'as entraînée sur une terre étrangère et tu m'y as abardonnée.Et me voici seule avec mes enfants, avec nos petits enfants.Si j'avais su, si j'avais pu savoir, je serais restée au village, Les enfants poussaient des cris.Autour de nous, les gers pleuraient.Et moi, je recommençai mes plaintes: \u2014J\u2019ai défait mon nid, brin à brir.Pourquoi aujourd\u2019hui retournerai-je au pays?Où reposerais-je ma tête?Dù ap- puyerais-je mes bras?Il ne me reste rien.La femme du surveillant de Uhépital entra.Je la saluai.\u2014Ma petite mère, permets-moi d'aller à la chapelle, avec les enfants, pour revoir le corps de mor mari.\u2014Attends, me dit-elle.On vous appellera qu\u2019il y aura dix cercueils, J'attends.Un jour, deux jours se passent.Le troisième jour, je renouvelai ma prière.Et, comme l\u2019autre fois pour Dachka (sa petite fille morte en route) : \u2014C\u2019est un peu tard pour le chercher à la chapelle.beau temps qu\u2019il est erterré, \u2014Comment, dis-je, et votre promesse ?\u2014Ft puis après?Et, de nouveau, je m\u2019entendis dire : \u201cSi on vous laissait faire, on ne pourrait plus se garer de vos larmes\u201d.Je dis: \u201cPeut-être qu\u2019on n\u2019a même pas dit l\u2019office des morts?\u2014 Si fait, l'office a été célébré pour tous.On re peut faire autrement\u201d SI ON VOUS LAISSAIT FAIRE, ON NE POURRAIT PLUS SE GARER DE VOS LARMES.Qu'ils retiennent et méditent ce mot, ceux qui devant la grande pitié des émigrés russes, se demandent comment il est possible que, du jour au lendemain, tout un monde se soit écroulé, aux idées sanglantes de mars 1917! Pendant des ans, pendant des siècles, on s\u2019était garé des larmes d\u2019un peuple.L'heure est venue qui devait tout payer! E, VANDERVELDE.renforce = à l\u2019église dès Ilya Le Peuple de Bruxelles.VENUKEUL [ VEUrMDIES 197 FAUX d 6 1-2 P.C.SANS RISQUES (A propos de l'emprunt obligataire | de la \u201cRegent Knitting Limited\u201d) Fondée en 1912 par MM.de Ton- nancourt, Lemieux et Marcoux,, avec un capital versé de-$25,000, la \u201cRegent Knitting Mills, Limited\u201d, a aujourd'hui un actif total de plus de $2,500,000, \u2014 Ses bénéfices moyens depuis cing ans, tous inté- | réts payés, ont dépassé $80,000 par | année.\u2014 Elle emploie dans ses tri- coteries de Montréal et de Saint- Jérôme (Terrebonne), plus de 600 ouvriers.l\u2019emprunt obligataire de $600,- 000 qu'elle vient de mettre sur le marché a un double objet: \u2014 1.Mettre la compagnie à l\u2019abri d\u2019une crise de crédit bancaire comme celle qui a failli suivre la disparition de la Merchants\u2019 Bank et de la Home Bank.\u2014 2.Lui permettre de s\u2019a- 72 1b.En boites metalliques d'une \u2014 et en paquets grandir à Éaint Jérôme pour y installer toute sa machinerie et économiser ainsi chaque année, avec $25,000 de loyer, $20,000 de salaires.Aux souscriptions de son emprunt elle donne en gage des biens d\u2019une valeur de $1,300,000, en pleine productivité.\u2014 De 1926 à 1935, il sera remboursé pour $270,000 d'obligations.Pour la protection des prêteurs, notre maison sera représentée au Conseil d\u2019administration.Tous renseignements supplémentaires sur demande.VERSAILLES - VIDRICAIRE - BOULAIS (limitée).\u2014 Montréal, rue S.-Jacques, 90.\u2014 Québec, Immeuble de la Banque Nationale.AVOCATS Rés.2574 St-Denis Cal.799 W.Main 5228 Aldéric Blain, L.L., L.AVOCAT \u2014 ADVOCATE 50 Notre-Dame Ouest.Immeuble Duluth.Chambre 21 FELIX DESROCHERS AVOCAT 20, Rue ST-JACQUES, Ch.39 Tél.Main 7019 Rés.: 869, Rue ST-HUBERT Tél.Est 622 Hon.Rodolphe MONTY, C.P,, C.R- Alfred Duranleau, C.R.H.S.Ross, C.R.Eugene R.Angers.J.C.Martineau.MONTY, DURANLEAU, ROSS & ANGERS AVOCATS SUITE: 90 ST-JACQUES TELEPHONE MAIN 140 La France dans la Ruhr M.Olivar Asselin nous prie d\u2019annoncer que, pour l\u2019honneur du nom canadien-fran- cais et sur les instances de plusieurs, le vendredi 14 décembre au soir, à la Salle S.- Sulpice, sous le patronage des anciens combattants de langue française, sous la présidence du R.P.Doyon, dominicain, ancien aumônier militaire, et au bénéfice du fonds de secours du 22e, il fera sur \u201cla France dans la Ruhr\u201d une causerie \u201c\u201cdénuée d'artifices\u201d.Le prix des cartes est 50 sous; elles sont en vente chez Déom Frères, à la Pharmacie DOCTEURS Lecours, chez Granger Fréres,| à la quincaillerie DeSerres et à Téléphone Est 7580.la nharmorie Prévost (rue Laurier à urement).Dr d, ME, Prevost Tél.Main 1183 Théodule Rhéaume, c.r.M.P.AVOCAT et PROCUREUR Chambre 63, édifice La Sauvegarde 92 rue Notre-Dame Est | Ras.Melrose 224 Mürie à Point #2 Pour les-autres chansons a publier du | \u201cBON VIEUX TEMPS,\u201d écrivez-nous quelle - ast.votre \u201cchanson favarite.PE Ian Ex-élève des Hôpitaux de Paris, Londres et New-York Pendant quatre ans dans les Hôpitaux Militaires en France et en Angleterre.Spécialiste en mala- dieg sexuelles, maladies de la peau et maladies vénériennes.HEURES DE BUREAU; 460 RUE ST-DENIS, Coin Sherbrooke, Montréal, Tel.Est 6958 Dr, Albéric Marin Des Hépitaux Militaires Vénériens, France, /inSleterrs.Traitement des maladies de la peau, voies urinaires, syphilis, Coa.sultations: 2 à 5, 7 à 9.295 RUE SAINT.DENIS.DR RENE LAVALLEE sen vatau Moulin\" CHIRURGIEN-DENTISTE Chambre 112, Bâtisse de la Banque d'Epargne Manofacturé par \u201cImperial Tobacco Company of Canada Limited\u201d NE COMMANDEZ PAS SEULEMENT \u201cDE LA FARINE\u201d, MAIS COMMANDEZ DE LA Farine Regal \u2018 LA MELLEURE AU MONDE avec laquelle vous ferez toujours des pâtisseries savoureuses, légères, appétissantes.Vendue partout en sacs de 77-14-2436 et 98 livres, et en barils de 98 et 196 livres.St.Lawrence Flour Mills Company, Limited, : MONTREAL.Po THE \\ REGAL FLOUR | CSN LES î Un service bancaire dans le monde entier Cette banque avec 572 suceursales au Canada et À Terre-Neuve et 110 aux Indes Occidentales, Cuba, Amérique Centrale et du Sud, ainsi qu\u2019à Londres, New-York, Paris, Barcelone et avec ses correspondants dans toutes les parties du monde, offre au public un service rancaire direct dans tous les centres financiers et commerciaux.Nous vous invitons à consulter nos gérants, qui se feront un plaisir de placer toutes nos facilités à votre disposie tion.LL 2 su ua 8 LA BANQUE ROYALE DU CANADA 10 heures A.M.à 8 heures P.M.\u2018 La Mutuelle de Montréal VOUS OFFRE DES GARANTIES ABSOLUES ET VOUS FAIT FAIRE 35 P.C.D'ECONOMIE SUR VOS PRIMES.DEMANDEZ A VOIR NOS INSPECTEURS.NOUS N\u2019AVONS PAS D\u2019AGENTS.La Cie d\u2019Assurance Mutuelle de Montreal CONTRE LE FEU Edifice \u201cLA SAUVEGARDE\u201d, MONTREAL TELEPHONE: MAIN 6955.y r\u2014\u2014 ess 4 502 RUE ST-CATHERINE EST prete = (Coin St-Timothée) Ma - Han ven va Tél.Est 3226.Montréal =e Fara] == \u201d a NOTAIRES == at / \u2014 7 JOSEPH L.GIROUARD NOTAIRE 35 RUE ST-JACQUES Tél.Main 5030 Tél.Main 2287 Rés.Rockland 849 J.B.C.DAOUST ARCHITECTE Diplôme de l\u2019A.A.P.Q 17 7 ¢ Le : 7 fair\u2019 mou - dre son grain A.che.val sur son éme ss à\u2018.me Ma ptt: Mam - zell Ma « successeur de GAUTHIER & DAOUST 180, RUE SAINT-JACQUES Vv - 2 3 Pendant que le moulin marchait Le meunier, qui la voit venir, (bis) (bisf S'empresse aussitôt de lui dire, { (bis) Attachez-donc votre âne, EH Le loup a mangé Pane, Ma p'tit mamzell' Marianne, Ma p'tit mamzell\u2019 Marianne, Attachez-donc votre âne Catin, Le loup a mangé lane Catin, ne al derrier\u2019 le moulin, Par derrièr\u2019 le moulin, Reproduétion musicale autorisée par Canadian Pacific Railway.mem .Eat we rer wore] MONTREAL cd wv w = w wv ee ee i Es + Het + Ar 4 CHANGEMENT D'ADRESSE Le Dr WILSON-PREVOST, du g + a ~~ STE rs =r Wyoming Apartment, New-York, a ! reed +5 7 7 {+++ += 7 = - K transféré son domicile à rian = me.A che-val sur son 4-neCs fin, s'en al-lant au mou - lin 28 Ave d\u2019lena, Paris (xvie) \u2018Mariana\u2019 se mit 3 pleurer (bis) Le loup tout a 'entour rédait (bis) Cent écus d\u2019or lui a donnés (bis) \u2018Ma p\u2019tit mamzell\u2019 Marianne, Pour acheter un âne Catin, Téléphone: PASSY 12.87 HOTEL VICTORIA COTE DU PALAIS, QUEBEC Un des plus chics hôtels de Québec.\u2014 Quelques minutes de marche de la gare Union.\u2014 Excellente cuisine, service parfait.\u2014 Belles grandes chambres, \u2014 Prix: $3.00 et plus; avec bain: $3.50 et plus.Touristes et hommes d'affaires, venez au Victoria et vous serez satisfaits, 4 Pour acheter un âne, HENRI FONTAINE, Prop.En r'venant du moulin.OYSTERS AND LOBSTERS DESJARDINS, for strictly fresh oysters, bulk and shell; live and boiled lobsters cooked on premises every day; from 25e each; new OREO JE dulse sea weed.Open every night.Vous obtiendrez toujours: la meilleure qualité, le service le plus efficace et des prix beaucoup plus bas que les prix courants du marché, en faisant vos achats chez LIMITEE LE MAGASIN DU PEUPLE 447-449, STE-CATHERINE EST, - MONTREAL \u2014\u2014 LES BELLES FOURRURES Nos nouvelles séries contiennent les modèles les plus récents et les plus distingués, depuis la gracieuse petite cravate en taupe jusqu'au luxveux tour de cou en renard ou en vison.EMMAGASINAG= DES FOURRURES La maison se charge de l\u2019entretien et de la conservation des fourrures qui lui sont confiées par sa clientèle.CHAS.DESJARDINS & CIE, Limitée 130, RUE SAINT-DENIS HOTEL BREVOORT HOTEL LAFAYETTE Cinquième Avenue University Place RAYMOND ORTEIG, Inc.Les deux Hôtels et Restaurants Francais de New-York TIn, 8148 Corner Guy and Dorchaster.Province de Québec, District de Le dit Adrien Pharand, de la C Montréal, Cour Supérieure, No 830.|et du District de Montréal, dés.Dame Anna Gravel, épouse com-|deur.Une action en séparation mune en biens de Adrien Pharand,|biens à été intentée an cette ce journalier, de la Cité et du District!le 17 novembre 1923.de Montréal, dûment autorisée a J.L.GODIN, ester en Justice, demanderesse, vs Procureur de la demandere. -age 4 Deslauriers, M.P, Smells Something! LE MATIN VENDREDI 7 DECEMBRE 1923 VOL.III \u2014 No 49 \u2014 puis.Après un quart de siècle nous nous sommes retrouvés, par un hasard aussi grand que celui \u2018qui nous avait fait connaître.La vie avait été | plus clémente pour elle que pour moi, car les cinq Souvenirs d un Montréalais (By Brenton A.Macnab) , There was some supremely senseless and mischievous chatter at one of the Liberal Clubs last week by Dr, Deslauriers, M.P.Consider it.No more\u2014no less\u2014than an allegation, clothed in piffloug rhetoric by the Doctor that Baldwin\u2019s election programme means a more rigid \u201ccentralization\u201d of authority concerning the British Dominions by, and in, London.Consider it further for a moment; ponder on this cheap nonsense of Dr.Deslauriers.i What is Baldwin's frankly stated policy, as it affects Canada?Simply this: there is much unemployment in the British Islands, there is much dumping of foreign-made\u2014especially Ger- man-made\u2014goods there.These are the products, in some cases, of starvation wages on the Continent, of a valueless currency in a world sense.Baldwin proposes a tariff against these goods in his election programme, an import duty, So as to preserve the British home market for British manufactures.Upon that step he bases the hope thatthe British unemployed would be employed.That, coupled with a measure of preference in favour of the British Dominions, a step calculated to give the overseas fraternity-in-as- sociation an advantage, in moderate degree, in the markets of the Motherland.Canada\u2014and Quebec\u2014ig includea.That and nothing more.XX OX That dual step, according to Dr, Deslauriers is a deep-laid plot, or something of that kind, against Canadian autonomy, Could anything be more ridiculous ?Could any supposition be builded on more flimsy pretence than the utterance of the Member for St.Mary's?I think not, Why, then, such an utterance?We leave it to Dr.Deslauriers and any of our readers who agree with him, to consider and justify his words as reported, if it can be done.It is, I think, a sheer misrepresentation of a step due to a dire economic necessity, in regard to which the British Cbnservative leader is doing his utmost to honestly remedy a post-war condition in Great Britain in a practical, straightforward fashion, such as we do not often see in the politics of any country, I think also Dr.Deslauriers has shamefully, and wantonly, and wilfully, misrepresented Baldwin's course\u2014why, again?For his own petty purposes, in a spirit far removed from that of truthful Liberalism, by the attempted perpetuation of prejudices, of fears, of fallacies, reminiscent of the Quebec bloc era.I claim this statement is not too strong.Let us consider the utterance otherwise, Let us probe this mischievous fallacy in its real aspect.TR a Canada.under Mr.Fielding, one of Dr.Des- lauriers\u2019 political chiefs,\u2014under Mr.Fielding, again, in association with Messrs.Laurier ana King, the party leaders of Dr.Deslauriers, past and actual;\u2014under Mr.Fielding, then, Canada has pursued exactly the same programme as Baldwin\u2019s, \u2014 that of Preference and Protection, \u2014that of \u201ccentralizing\u201d Canadian trade, to an appreciable degree, in respect to our imports, \u201cin, London\u201d.Did our autonomy suffer?No! Have we heard any strident protests from Dr.Deslauriers in regard to such a step on the part of hig leaders?No! Why not\u2014if Dr, Deslauriers be consistent?Why not, if he is in such deadly fear of \u201ccentralization\u201d, and an excess of Downing Street power as it affects Canadian statesmen,\u2014 if it be an attempt to interfere with our autonomy through trade regulation?Why has Dr.Deslauriers waited until Baldwin imitated the Liberal-Canadian policy in application to Great Britain before he uttered his farcical protest?WO A step further: Mr.Mackenzie King himself freely grants the right and power of British tariff-making to British statesmen, without interference, or comment, or criticism.He has recently done so in England.He has reiterated that stand on landing at Halifax on his return from the London Conference.Dr.Deslauriers hag doubtless read his words.He cannot plead ignorance, But he pleads otherwise and ignobly.Still another point: Laurier, too, said in his day, that Canada had made her own choice in tariff matters, when dealing with the introdue- tion and operation of the Canadian preference to Great Britain.The same statesman said, too, that Great Britain was similarly, and surely, entitled to do so.We may admit that he hoped, while asking nothing of the sort, that some measure of preference would be given to Canada.x x X Up to the present time that preference has not been deemed advisable by successive British Governments, But now, we are assured that if Baldwin, be elected, Canada shall have a preference,\u2014and that the British party leader shall protect English manufacturers; shall thereby re-employ the idle.That is all.That and nothing more, Dr, Deslauriers, perhaps, is a greater authority than Laurier, Fielding and King.Is he?His penetrative power, perhaps, is keener?Is that it?Or is it just an idea that he holds, in common with those of his peculiar and prejudiced kind?x x XK How shall Dr.Deslauriers\u2019 idea, so based on prejudice and unreasoning false pretences, be fittingly described ?How better, indeed, than by the quotation of the expression from the old nursery book :\u2014\u201cFee- fi-fo-fum; I smell the blood of an Englishman?\u201d ba BY ¥ Is that the trouble with Dr Deslauriers\u2019 nose?% x X If Dr, Deslauriers is like most Liberals we know he favours Free Trade in theory.Great Britain, under his cherished free trade, was equally aspersed by such as he,\u2014as plotting against Canadian autonomy.If Dr.Deslauriers is a follower of Gouin, he is a Protectionist, in practice, at the moment \u2014 he has not denied it, at any rate.Protection and Baldwin, according to Dr.Deslauriers, now mean forces against autonomy, too, So also the British preference proposals submitted to the electorate of the Islands.x XX X Dr, Deslauriers is hard to please.There is no pleasing him, He is a politician of the Mederic Martin type.He pleases himself regardless of fact, of consistency and of truth ;\u2014regard- less of the very record of the Liberal party of Canada.He is a law unto himself.He would outlaw many men of higher standing than himself, in the name of autonomy! x % x \u201c\u2018Fee-fi-fo-fum !\u2014I smell\u201d.Le bon docteur is afflicted with what may be termed catarrhal autonomy sniffles He can smell only as his catarrh allows him, \u201cPhysician heal thyself!\u2019 BRENTON A.MACNAB.A travers les choses et les gens \u201cInstaure omnia in Christo\u201d: telle est la devise de I\u2019Action Catholique.N\u2019empéche que ce mé- me journal se moque du latin dans ses commentaires sur une réclamation.en dommages contre lui.Le confrére s\u2019exprime ainsi: \u201cChez nous, les actions n'ont plus, & rigoureusement parler, d\u2019appellations spécifiques, Et, l\u2019on n\u2019est plus formaliste comme jadis, Toutefois, les avocats désignent, avec des noms anciens, leurs actions d\u2019aujourd\u2019hui.Nous avons donc des actions pauliennes, rédhibitorres quanti minoris, de in rem verso, confessoires, négatoires, etc.etc.Il ne faut jamais craindre les mots, même s'ils ont un aspect rébarbatif.\u201d Oui, mais: \u201cad litem\u201d, ce n\u2019est pas comme pour une enseigne ! >.se p23 on Durant la guerre, alorg que nos compatriotes se faisaient joyeusement casser la g.dans les rangs du glorieux 22ième, le gouvernement canadien, unioniste, avec le consentement du \u2018War Office\u201d, avait autorisé pour notre régiment le nom de \u2018\u201822ième Régiment Royal Canadien Français\u201d, ce qui plût beaucoup à nos héros, ainsi qu\u2019à tous nos compatriotes du Canada; mais voilà que la guerre étant terminée, le gouvernement canadien libéral, sans le consentement du \u2018War Office\u201d, et sans plus se soucier de nos héros que d\u2019une guenille, dénomme notre régiment et le rebaptise \u201cRoyal 22nd.Regiment\u201d, (Voir les Ordres de la Milice Canadienne, No 47).Voilà un petit chapitre sale de notre histoire politique que \u201cLe Soleil\u201d n\u2019enrégistrera pas.x XX Le public sait avec quel acharnement ces Dons apôtres des Caisses Populaires ont, de tout temps, combattu l\u2019ingérence du ministère fédéral des finances dans leur tenue des livres; mais tout le monde ne sait pas qu\u2019il y en a des tas de ces coopératives qui font casse-cou, laissant pour déplorer leur chute, les nombreux gogos qui se sont laissé plumer, Je lisais, l\u2019autre jour, dans un journal de Québec, un avis de vente, sous la loi des faillites, de l\u2019actif de \u201cLa Caisse Populaire de Sainte- Euphémie\u201d, comté de Montmagny.Pauvres Euphémiens ! Quand donc pourrez- vous compter sur la force de caractère des hommes d\u2019Etat pour recevoir votre part de protection ?x XX kK Voilà quelque temps, un quotidien local (\u201cLa Patrie\u201d, pour ne pas le nommer) annonçait qu\u2019elle venait d\u2019apprendre, grâce à l\u2019indiscrétion d\u2019un fonctionnaire, que la saisie de drogues faite à Montréal, voilà une couple d'années, valait $75,000 et non $35,000, On se rappelle que dans la nuit qui suivit la saisie, quellqu\u2019un en vola pour $35,000 dans les bureaux du grand connétable.Lorsque Charles Lanctôt apprit la nouvelle de ce vol extraordinaire, il s\u2019esclaffa comme une baleine, De longtemps, il n\u2019avait oui d\u2019une aussi bonne farce.Peut-être bien que, malgré qu\u2019il soit en ce moment à Paris, il en rit encore ! T\u2019assistant Procureur-Général savait, il y al deux ans, que les drogues valaient $75,000, et si \u201cLa Patrie\u201d est en retard, c\u2019est peut-être qu\u2019elle n\u2019a jamais demandé d'informations à M.Lanctôt.Dites donc, mon cher directeur, puis-je, sans nuire à vos reporters, suggérer aux frères Tarte d\u2019interviewer le chef Dan Lorrain pour savoir ce que sa police a fait dans cette affaire de vol?me x x x Le correspondant de la presse canadienne, à Londres, a crudevoir pondre deuxcolonnes de bonne copie, l\u2019autre jour, en transmettant à nos journaux la biographie des Canadiens qui étaient candidats aux élections d\u2019avant-hier en Angleterre.Je ne les connais pas tous, mais je suis certain de Maurice Alexander, que le correspondant présente comme ayant un \u201cDistinguished War Record\u201d.Je ne puis laisser passer une telle fumisterie, car je sais pertinemment que ce métèque qui était commis payeur de la Zième Division Canadienne, refusa de suivre celle-ci au front.À la dernière heure, il prétendit avoir un bras plus court que l\u2019autre, mais c\u2019est en vain qu\u2019il sollicita le chirurgien colonel Delaney, de Québec, de le réformer.Ce brave Delaney le souffleta d\u2019une réponse aussi.énergique que celle de Cambronne, à la bataille de Waterloo.\u201cNon, mille fois non! s\u2019écria-t-il! Le Kaiser aussi a un bras plus court que l\u2019autre, mais il est à la tête de ses armées! Or, vous, son cousin, allez-y\u201d\u201d! x x x Le premier ministre de Québet veut bien que notre province prenne charge du sanatorium des tuberculeux à Sainte-Agathe, propriété du gouvernement fédéral à l\u2019usage des volontaires canadiens qui ont contracté la terrible maladie durant la grande guerre ; mais M.Taschereau impose comme condition qu\u2019il faudra en chasser tous les ex-soldats qui y sont, et que jamais plus un glorieux de la guerre n\u2019y mettra les pieds.Voilà une déclaration qui mérite d\u2019être signalée à vos lecteurs.Je sais bien qu\u2019Alexandre, qui n\u2019a rien de l\u2019autre, surnommé \u2018le Grand\u2018, \u2014 on dit même du nôtre qu\u2019il n\u2019est que la doublure d\u2019Alexis Beau-Fouet\u2014a horreur du sang, de la guerre, voire de la bataille.Preuve, qu\u2019il fit infliger de la prison a Olivar Asselin pour I\u2019avoir simplement mouché; mais ce n\u2019est pas une raison pour M.Taschereau de parler d\u2019une façon aussi arbitraire, au nom dès citoyens de notre province.J\u2019en suis un de ces gars-là, et je conteste à notre Alexandre le droit d\u2019étaler sa lâcheté personnelle en mop nom, comme en celui des milliers d\u2019électeurs qui pensent comme moi, D'abord il y a la question économique.M.Taschereau a oublié de dire que dans les hôpitaux ou sanitoria qui n\u2019appartiennent pas au gouvernement fédéral, ce dernier paie pour les soldats qu\u2019il y fait traiter, le même prix que des gens cossus paieraient eux-mêmes, s\u2019ils en étaient les internés, La chose existe depuis des années, et sou- ventes fois, elle a été discutée à la Chambre des Communes; mais, évidemment, not\u2019 premier ministre tient la soldatesque.armée en horreur.Bon: pour mettre fin à ce potin qui menace de devenir pot-au-feu.je dis qu'Alexis Beau- Fouet travaille bien pour décrocher
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.