Le Sorelois, 2 avril 1880, vendredi 2 avril 1880
[" m0 000 FN - «© 30 Mars 1880.\u2014tm.ÿ { J \\ + 3 Volume IL Sorel, P.Q.Vendredi, 2 Avril 1880 No.5.\u201cTe Sorellois.JOURNAL BI-HEBDOMADAIRE J.A: Ohenevert.Administrateur.¢ ublie dans les Enterets des Ventes de Michelien Derthier \u20ac Redige par un Comite de Collaborateurs, t Namesks.4 Charles Germain, Imprimeur.T.PA TEINTURIERS RKER & CIE.DE MONTREAL Etablis en 1801, ont obtenu le DIPLOME DE PREMIER PRIX.AUX GRANDES EXPOSITIONS DE 1868 & 1873 POUR LEUR MANIÈRE DE Teindre la Soie, Etoffes en Laine et en Coton, ET AUSSI POUR DEGRAISSER.\u2014\u201400e\u2014\u2014 Teinturerie et dégraissage de Robes de Laine, de Laine et Coton vu de Soie et Coton REMARQUES.Les Corsages de Robes d'Alpaca, de Cobourg et de Wincey, duivent être sé- : parés de le jupe.Les Robes d'Etoffe en Laine, et Coton, ou Soie et Voson., doivent être teintes en couleurs fonodes seulemeut comme enjbrun, violet, noir ou vert foncé.Les Robes cu Mérinos Français et en autres étoff:s fines doivent être défaites loraqu'elles portent beaucoup de rnitures.Robes de fantaisie, ct d'Étoffe commune.Robes en Mérinos fran- çuis et autres.coon 81.00 à 1.50 1.25 à 1,75 Teinturerie et dégraissage de Rides pour Dames.Robes en Éoia unie Veinte.\u2026\u2026.cc0crisare 50 à 2.60 7e bi ho 2.25 à 3.00 Jupou, jube et basque 2.2 3.Batioade, ja arenes a 1.50 à 2.00 Satin, Popelive «t Brocade, do.\u2026.\u2026.1.75 à 280 Moire Ant 2.25 à 3,50 Gilets vn Sois 70 à 1.25 Manteaux de 8 1.00 à 1,75 Gilets de Velours.1.50 à 2.00 Manteaux du Velours.1.75 à 3.00 Robes Nettes de 20e, à S0c, de moins que les prix ci dessous, Manteaux et Gilets pour Dunes, Manteaux ct Filets en Draps et cn Twoed degraissés et tuints : Manteaux et Gilets en Tweed, ct en Etoffs grossière dégraissés POUF csusesccccrccece ces 0,50 à 1,25 Do do do tuints 0,75 à 1,50 Manteaux et Gilets en Noié.\u2026.0,00 à 2,50 do do Velours 1,00 a 3,00 VETEMENTS D'ENFANTS.Uabiliements = Mérinos Français dégrais- sis ançals dégratr 0,40 à 0 do do do teint 0,50 à 1,00 Manteaux d'enfauts garnis, nettoyés saus être détaits par le procédé français Agent Caio des rues du Hoi et George, HABILLEMENTS pour MESSIEURS GILETS DE DRAP, dégraissés, 25 à 85 ots, ; teints, 50 ets.PANTALONS, dégraissés, 4 cts : teints, 75 cts.HABITS, de toilette dégraissés, 75 cts ; toints, 81,00 à 1,25, PALETOTS, dégraissés.3Bc.et 81.25 ; teints, 81,25.\u2014 TEINTURERIES DES ZHALES, Etc.Teintureries des Châles, ete.\u2014Car- réa, Büe, à 81,00 chaque , Echarpes, 81,00 à 81,50 Crêpe, 81,00 à 5,00 ; de Soie, The.à 82,35, suivant la coulent.Châles et Plaids de Voyage, dégraissés et pressés, Chiles ncttoyds, 50c.à 800.chaque.De Crêp:, 81,00 à 5,00 chaque.De Soie, 75c.à 81.50.Etoffes de prix, suivant les conditions.DIVERS.MOUCHOIRS.\u2014 Petits Mouchoirs en Suie ou en Gaze,.\u2026 15 à 30 ots.chaque , petits Mouchoirs en Crépe, 20 à 85 cts : Mouchoirs de Poche en Soie pour Messieurs 20 à 35 cts.; déduction de 5 cts, n\u2019ils sout nettoyés.GANTS, \u2014Gants de Coton ct Fil teints, 10 «ts; da Soie, 10 cts, à 15 cts ; de Kid, nuttoyés pour 13 à 20 cts : teints en noir, 25 à 30.DENTELLES, t:intes.\u2014 Dentelles de Soie, 3 cts, et plus suivant le largeur ; Vuiles et Vuilettes en Soie et en Cotou, depuis 20 a 60 cts.RUDBANS.\u20143 cts, par verge ct plus suivant la largeur.Couleurs de choix extra.PLUMES nottoyées, teintes ct frisées comme lorsqu'elles étaient fraîches à environ 3 cts, par pouce.Aucun article acc:pté au-dessous de 10 cents.F.LUNAN, pour le District de Richelieu.vis-à-vis la Banque du District de Richelieu SOREL.LOUER.in dv R.H.Kittson, en face session aw lor Mai.ADOLPHE BOUCHER, TAILLEUR.Me charge de la confection de touter capècer aha biflements r Messieurs et enfants d'après le DERNIÈRES MUDES qu'il reçoit tons les mois Ordres promptement executes Ilfournire sussi les weeda et fournitures pour See hubillemente des peroumen qui voudront lui Laisser le soin de ces achats.utolier est maintenent situé PRÈS DU MARCHÉ ontre le mi n de M.H.C.CHARLAND ot @HUTEL ILEBERT, près de la Cie.da Rickelive.EUREL.16 maso 1670\u2014ua ON DEMANDE us commis H .headin pour un magasin do Mar.B'adresser à ce bureau.Borel, 16 Mars 1880.\u2014jao.Bibdssement Arantagex, Le soussigué désirant se retirer d'uf- faires pour des raisons satimfaisantes offre à vendre son stock de Groceries qui, quoiquoi n'étant pus très considérable, est bien assorti.Ii louera aussi son magasin seul ou avee le logement au.dessus.Lie soussigué offre i In personne qui louerait le magasin et achéterait le Stock de demeurer avec luiau waga- sin, un certain temps, afin de l'aider à rder Is clientèle de l'établissement.es firtures du magasin sont disposées de manière à survir pour marchandises sèches ou groccries, Ce magasin est situé dansun des meilleurs endroits de la ville pour le commerce,surtout durant la saison de navigation.Conditions faciles, S'adresser au Propriéteire.JOHN MULLEN, .Rue de ls Reine.-Sorel.2 Mars 1880.juo.FEUILLETON No.1.LUCIE RODEY Par HENRY CREVILLE, I \u2014Es-tu bien sûre de l'aimer, Lucie.bien sûre ?Prends garde de tu tromper, ton erreur serait irréparable.La jeune fille sourit saus lever les yeux l'orgueil nuif de sou \u2018sourire rés pondit pour elle.\u2014Tu l'aimes ?ne crains pas de mo le dire; il faut savoir regarder bruve- ment dans son cœur; il n'ya pus de houte à avouer que l'on aime l'houme qui veut vous épouser.\u2018lu l'aimes ?Lucie leva sur sa mère son Lonuête regard, et le visage couvert de rougeur, mais sans hésiter, elle répondit :\u2014Je l'aime.9 \u2014Assez pour supporter avec lui les chagrius de In vie ?pour être heureuse de va joie, triete de son chagrin, pour le consoler et lo souteuir w'il se laisse abattre Ÿ assez pour supporter sa mauvaise humeur, son injustice même saus cesser do l'estimer pour les défauts qu'il pourrait avoir ?Lucie secoua doucement In tête: à dix-buit ans, peut-on admettre que l'homme qui vous aime sera uu jour injuste envers vous ?\u2014L'uimeras-tu quand il sera malade, peut-être iufirme, peut-être ruiné ?S'il meurt avant toi, lui fermerastu les yeux avec courage, trouvant uue auière douceur à penses que tu as la plus rude part, celle de ceux qui resteut, ct que le chagrin de te p\"dreluiu été épargné ?Lesyeux de euvedébordèrent des laruies, s& voix vu brisa: Lucie se jeta À son cou cn pleurant elle-même.\u2014Oh, wère ! dit-elle, que vous aves souffert quand won père est wert, pour ine parler ainsi après tant d'onuées! Mwe Béruel serra wa fille sur son cœur, et l'embrassa avec cette teudresso pieuse dont les geus qi ont beaucoup suuffert ont seuls le secret, puis elle l'écarta doucement et la fit aeseoir à son côté, \u2014C'est aiosi que tu l'aitucs?Alors tu l'uitme bico, reprit-elle en sou.irant, Ton amour te tiendra lieu de ien des choses.\u2026puut-être de tout ce qui pourrait lui manquer.\u2014Âlors, mère, vous consentez à ce que je l'épouse Ÿ demauda Lucie, les yeux encore humides, en regardant Mume Béruel avec anxiété.\u2014Oui, dit culle-ci du plus profond de son cœur, cu attachaut sur sa fille unique un regard inquiet ct résiqué ; oui, puisque tu l\u2019aimes, La jeune fillo appuya sa tête sur le sein de la veuve, l'entoura de ses bras et restau siusi muctte, immobile ; sa mète sentit avec quellu ardeur passionnée elle lu remerciait de son couseute went, \u2014Max à ses défauts, reprit Mme Béruel ; ne cruis pas que je veuille le critiquer, mais il faut que tu saches quels seront tes ennemis dans le wena.we, 11 -#tfuible, il ve laisse conduire facilement par uve fantaisie, ct par contre il vst vntété par crises quand il s'aperçoit quo sa faiblesse l'a mené trop loin ; n'abuse jamais de cette faiblesse, il t'en voudrait et towberait duns l'excès opposé, mais sois patichte, car il exorcera ta paticuce.\u2026 Gela te fait de la peine Ÿ \u2014Je crains, maman, répondit Lucie, que vous be soyez trop sévère pour lui, Mune Béruel sourit et soupira, \u2014\"l'u verras, avant six mois, si c'est moi qui me suis trompée, dit elle : ab ! ia chère eufi nt, c'est que le mariage, vois-tu, c'est irrévocable, aussi irréve- eable que la wort.Quand on a mal choisi, il faut savoir =upporter les von.séquences de son choix Ta u'à lu fin, \u2014Mais vous ue me biâtez pas, wère ?Mme Bérucl hézita un instant.\u2014Non, dit elle enfin, coname à regret, Il y » des hommes plus mauvais,.Max peut encore changer, il est jeune.Et puis tu l'aimes, il v'y à rieu à y faire, Le silence régna dans la chambre.Soudain un nuage obscurcit le soleil qui entraît à flots pur les feuêtres, et tout devint sombre autour des deux femuie- qui se tengient encore vnlacées, \u2014Souviens-toi, répéta la mère, que le mariage est éternel, indissoiuble, Un coup de sonuette retentit.; elles se séparèrent avec un sursaut, \u2014C'est lui ! fit Lucie eu se levant à demi.\u2014Va, ma fille, donne-lui ma réponse toi-même, dit la mère en lui serrant Is main.La jeune fille daus la pièce voisine ep Mine Bérucl, avant de l'y rejoindre, resta uu iustaut immobile, aborbée dans sa pensée et daus ves souvenirs, Tant de larmes lui mos- taient du eœur aux yeux à cutte minute solennelle, qu'elle ne pouvait se décider à contempler le jeune bonheur qui » préparait auprès d'elle.Enfin, faisant appel à tout son courage, elle entra dans le salon voisin.Leu fiuncés étaient debout, au milieu de Ja vaste pièce, ut se tenuieut lu main, Max souriait et scwblait plaisanter la jeune fille sur sa wine sérieuse, mais elle l'écuutait la tête bnissée avec une vague inquiétude, se demsuiant pourquoi il n'était pas, sins qu elle-même lein d'une émotion presque religieuse va moment qui fisit leurs deux exise tences.; \u2014Je vous remercie, madame, dit le jeune homme eu voyant entrer la wire de Lacie ; vous voulez kien we douner le cher trésor que je couvuitais.\u2026.[1 prit la wain de Muwe Béruel, lu réunit à celle de la jeune file et leu baiss toutes les deux l'une après l'autre, avec un respect ct use teudresso chevalures- ue, 4 Lucie releva la tête et jeta à #8 mère un regard plein de fierté.Max se mou- traitil pus tel que les plus exigeauts vussent pu le désirer ?Muie Béruel ré- poudit à ce regard par uu sourire ; le sort eu était jeté, clle n'avait plus à combattre maintenant, clle devait par conséqueut accepter tout et faire pour le mieux, \u2014Quaud me la donnerez-vous, cher madame ?demanda Max après un ius- taut de causerie.Il souriait à wa fi- sauvée qui u'évitait pas sou regard.\u2014Quaud vous voudres, répoudit la mire ; daus cing ou six semaines.\u2014\"Tant que cca! seria le jeune homme.\u2014C'est bien peu de temps pour re- connuître si vous vous couveucz, fit Mie Béruel avec un soupir, \u2014\u2014Nous nous convebols, Nous cb somiues sûrs, n'estce pus ?dit Max eu s tournant vers Lucie.Depuis trois ans que nous nous Voyons tuus les jours, uous avons pu nous vo assu- ter.\u2014[l n'en est pas moins vrai, reprit la mère, qu'au jour de l'an dernier, il J à trois où quatre mois, vous ne sou- giez pas à vous marier ; c'est le mariu- ge de votre cousiu George qui vous co a donné l'idée, \u2014OL ! s'écria plaisannweut le jeune flaucé, pouvez-vous croire que Lucie n'est pour vieu duns mon changement ?Vous tes bien sévère, mudame ; exquis sericz-Vous déjà votre rôle de belles mère ?Ne voulez-vous pas plutôt ervi- re avec moi que j'ai trouvé ici won chemin de Dumas ?Lucie souriait, ra mère ne put s\u2019cun- pécher d'admirer la grâce naive ct con- flaute de cu jeune amour, et l'entente la plus partaite régua dès lors eutre lee trois personnes, Six aeuaines ! c'est bien long quand on attend une date dans l\u2019inaction «t danse chagrin, mais c'est bien court pour les préparatils d'un mariage, Ou à certainctieut tuis plus d'une fois au com d'une impatience d'amoureux un désir d'en*üuir, qui n'était après tout que le vœu du marin aspirant su port pur une lougue et pénible traver sée.Les huureux de ee monde, (bu eo cas, sont les pauvres qui ue connaissent d'autres cmbarrus que ceux de la cérémonie ; mais lorsqu'il faut combluer les cunvenuaces socialus avec les devoirs de la famille, donner satisfaction aux exigences de ceux-ci, aux prétentions ivavoués de ceux-là, un wuriage des ient une rie de supplices, de déboires, de wécomptes qui ve cusseut pour le f- aucé qu'à la fn du repas de nocvs, heu reux encre quand à mauvaise chance ue Île poursuit pas plus loin ! Ce qu'il y » d'extraordinaire, c'est que la vuc de ces préliminaires eanay- eux, nu lieu de décourager les uutres jeuves eus, lus pousse souveur à se marier aussi.Les gens superstitueux disent qu\u2019on entend jautais parler du mariage sans apprendre bientôt qu'il s'en prépare un autre; il y adu vrai dans cette opinion, bien que lu fait ue se produise pas avec ube régularité frappante, Est-ce la poupe nuptale qui monte à la tête des célibataires ot les grise ?Laus le cas préseut, Il est certain que, sans le mariage de son Cousin Georges Varin, Max n'eût pas encorr vonyté à épouser Lucie, qu'il considérait cependaut depuia longtemps comme la plus charwante Glle du wonde, Max était devenu amoureux de Lucie, tout à coup, à cette noce, où le hasard, les convenasces, pour mieux dire, avaient fait de lui le garçou d'hun- neur de la jeune fille.Li l'avait vue cet fois, aussi jolie, aussi bien tise, plue à sise et plus elle-méme duns \u2018intimité de la famille, daus le luisser- aller de la vie de compagnie, puisqu\u2019il était son voisin tous Le v'est pandaut la célébration de la messe de wariage que le jeuve home wo dit qu'il avait trente-deux nus, que les gens sérieux se marient tous, et qu'il était temps de se rauger.Luciv était indiquée d'ailleurs, pur les circonstances, pour l'aider dans l\u2019sccomplissement de ce devoir ; il se seutait nimé, il se déclara qu'il était amoureux, Huit jours après il l'était réellement, et au ut de six jours du réflexion, total quinse, il demauda la maiu de Mlle éruel, Pour Lucie co mariage était autre chose.Sa môte l'avait élevée daus uue largeur d'idées qui avait valu muin- tes critiquas de la part de sen amics ; mais Muse Bérucl était de celles qui ne se luiweut pas troublerpar les discours viscux ; elle avait élevé sa fille Asa manière, et do lu sorte redoutait moius pour elle les chagrivs de la vie que si elle luicût laissé ignorer les rudes vé- vités de l'existence, -\u2014\u2014Vous lui laissez lire des romans ?demanduit-on d'un air effarouché, \u2014Certuivement | pas tous mais quelques-uns, les meilleurs, les plus vrais.\u2014Vous auciez bien de la peine à la marier, si vous continuez daus ees idées- Rn! \u2014Celui qui la prendra aura une vraie femme ; il y a des bomues qui préféreut celles-là.Ou avait pris, la voyant incorrigible, le parti de la luisser dire, non, celui de be pas la blâmer ; et même Lu- cic n'eût pas d'amics intinies, les mères mondaives craignant le coutact d'une jeuve Glle si singulièrement élevée.L'opinion de Mme lléruel était que Lucie ne pouvait qu'y gaguer, mais elle s'inquiétait un peu, en même tevips, de l'isolement daus lequel grandissait son cnfant ; elle se fit jeune pour lui tenir compagnie, s\u2019efforça de ls mûrir, afin qu'elle-wême put causer avce elle, et de la sorte prépars à sa fille vn esprit singulièrement ferme et développé, plus viril que son sexe, plus sérieux que sou âge.Avec tant de soins, tant de peines, Muse Béruel pouvait espérer que Lucie mauiait faire un choix irréprochable loraqu'il s'agirait de mariage; aussi est-eu avec une profonde surprise, wé- lée de décuuragement, qu'elle vit la jeune fille sc laisser entraîner peu à peu vers Max, que d'ancieus News de Faull et d'amitié amenaieut chez elle depuis un temps itumémorial.Mux Ilodey n'avait rien de cu qui pouvait justifier l'a- tuour de Lucie, aux yeux de la wère qui l'avait élevé; nun qu'on pis lui reprocher des vices où même des défauts importants, wais autant la jeune bilu était sérieuxe et réfléchie, autant Roduy était léger, superficici et inconstant.Mme Béruel passa bien des nuits blanches à se demander pourquui cette étrange inclination ; elle eût ju s0ré pondre que c'était précisément l'éducation donnée à son cofant qui l'avait portée de trop Loune Leure vers lu re cherche d'un idéal ; le manque de points de comparaison dans les causeries entre les jeunes filles, où ces demoiselles hubitlent si bien Îeurs prévendaut et même ceux qui ne prétendent pus le wvins du monde à l'honneur de leur in; l'isoleuent mural dans lequel elle vivait, au milieu du woods, car elle sortait beaucoup avec sa wire, tout wutaut que lus fillettes de son âge ; le besvin inné de teudresse qui est dans le cœur de lu femme, ce qui fat que faute d'amie elle aimern son chien ou son chat d'une manière exagérée, toutes ces circonatances avaient couspi ré à pousser Lucie vers l'homme qu'elle voyait le plus rouvest, avant wime qu'elle pût se reudre compte de cu qu'elle ¢prouvait, Quand elle sen aperçut, comme c'était ua cœur druit st une femme fière, elle se dit que son devoir était IA, là aussi son bonheur.Icureux âçe, heureuse nature pour laquelle le bouheur et iv devuir n'étaient qu'une seule ct même chose! Kt lie aiwa Max.comme vn aime à dix huit nus, c'est à-dire taus savoir ce qu'on fait.Ce fut un geond chagrin pour la mère ; clle nvuit rêvé autre chose; elle avait espéré pour ea fille un homme élevé dans d'autres idévs, d'autres principes, un homme qui eût fait un Meilleur cmplui desu vie : un mari digue, en un mot, de la fiwme exception.uelle qu\u2019elle s'était plu à faire de Lucie.Le hasard avait déjoué ses plans ; ello casayn de luster un peu ; mais, quand cile s'aperçut du dauger, il était trop tard, Kile cousulta d:ux ou trois vieux umis : tous furent d'aocord pour lui assurer que res Craintes étaient exagérées, que Max était uo Lomme char- wuut ; sn position d'iutéressé duns une graude w'aison de commerce lui faisait À ls fois dus revenus trèe beaux et de vombreux loisirs ; sa femme ne serait dune pas uégligée pour los affaires, comme il arrive sourent.Que pouvait- su reprocher à cet niwable garçon ?Quelques linisons passsgères avec des femmes dout la vertu n'avait été célébré par aucun podte ?Mais toos les homuies ne sout-ils pas daus le même cas?Mme Béruel avait elle ls prétention exorbitante de donner à eas fille un époux qui n'eût jamsis aimé d'autres femmes?Lu passé du jeune howme w'était-il au contraire ave garantie de l'avenir, puisque Max, après avoir, comme ou dit : * semé va fulle avoiue,\u201d aspirait aux douceurs du foyer ?La mère persuadée, von con eaincue, tents plus de r'oppos.r au destin ; et usud Max lui demauds le main de ucie, si elle reclama deux jours pour réfléchir, ce fut uniquement pour ja forme, peut-être aussi pour avoir le temps d'imprimer dans l'esprit de an fillequelques-unes des tristes vérités de la vie conjugale, mais sou cousiutes went était dunué depuis longtemps, quoique à regret, Ja nouvelle de ce mariage causa quelque surprise, Rodey était l'homie auquel on eût le moius songé pour épouser Lucie; octte \u201csavaute,\u201d come on ls nowwait aveg quelque ironie, épousait ce graud scélérat, cet nimable vaurien ?Ningulier ménage ! dinaient les vus en souriaut.D'autres, la bouche piucée ajoutaient : * Bien étrange, cn vérité, et bieu mul assorti * Celles-ci étaient lus demoiselles mou- daines qui auraient trouvé dane la personne de Max le mari de leurs rêves de fortunes et de plaisir, (À continuer } 0 RECETTES, Nourriture des poules pour les faire pondre, On fait séoher au four, à une chaleur euviron de 36 à 40 dégrés, des écorces de graines de lio ; puis ou les met dans un moulin à café, ou bien ou lus broie aves un pilou, de munière à en obteuir une sorte de farine grossière ; et on fait bouillir cette farine dans une quantité d'eau pour la bien délayer ; on ajoute du sou de blé, où de la fariue de gland st ou ch n'a à ss disposition.Il faut wéwe poids de chacune de ces substan- cen, quo Fou pétrit ensemble afin d'en former une pôte assez ferme pour permettre d'en faire des petites boules de ja grosseur d'une five, Cus boulettes sont données cu vourriture aux poules qui doiveut étre tooues chaudemuut pendant l'hiver, Mayen pratique pour fuire régner lu bonne harmonic duns une busse our, Chacun sait qu'il est très difficile, sincn impossible, d'élever ensemble plu- sicurs coys dans une basse cour.Les plus jeunes eunt toujours victimes de la Ju:ousic des plus forts.De Ji, la néces- nité souvent très pénaute d'élever les jeunes cons séparément, On remédie, puruit-il, d cet inconvé.vient en enduisant d'ail pilé les crêtes les volutiles battus.Cette simple précaution suffit ous assure-t-vu pour vw- pécher les querelles, Garautir les puis des ravages causés par leamuluts, Si vous voulez éviter les ravages des mulots en plartaut les pois, il fut praliner les graios dans de la vieille chaux avee uu peu d'eau, Poutes qui mangent leurs œufs.Veuton empêcher les poules de manger leurs œufs ?À cette question uous réponduns dans un seus afirwatif.Quand ou s'est aperçu qu'une poulu muuge ses œufs, ou prend un de ceux-ci, vb où le fait durcirsur la braise ; ou louvre ensuite cu plusieurs endroits, et on le porte à la portée de la poule ; wile 'empresse de le beequeter, mais elle est bientôt rubutée par la chaleur.Un peut encore vider un œuf de non blaze, par un trou pratiqué au gros bout de la coquille ; le jaune, qui est resté est crevé: on le mélange, en me.couant vivement avec du plêtre introduit dans l'œufde manière à le remplie, On le fuit alors duveir sous la cendre et on en préseute à la poule L'eff.t est certuin.L'un où l'autre de ces expédients au besoin renouvelé, aura promptetment raison d'uu vice qui restruint trop fre.quemmeut le produit des œufs, Bs Borellois.=\u2014=\u2014\u2014 VENDREDI, 3 AVRIL 1880.Sir A.T.Galt.Come aos leeteurs le savent, Kir Aluxander T, Ualt à été vommd roprd- sentant du Causdaen Angleterrb, et.ls semaine deruidre, los citoyens \u2018de Montréal lui donunient us graud diner, où lt ft un discours indiquant les causer du sa uomination.Sir Alexander dit queus wission n trois objuts priuei- paux : lus fluauces, limwigration et le diplomatie.Sir Alexauder nous fait entrovoir qu'en Angleterre nous pourrions nous pauser des services dus agents financiers du Canuda, et, par là, épargner une somme considérable que la Puissance paie annuellement pour commission et autres frais dune l'administration de la detts du Cauada.L'est là uno excellunto raison pour avoir un représentant en Angleterre, ear tout le mond: connult quo nous sumures complètement à la merci de vos agents financiers.Le \u201cHerald,\u201d de Montréal, prétend «ue si nous ne nous servous plus d'a- gente Anauciers, nous allons froisser les suscoptibilités des personuos qui can- trôlent le marché monétaire anglais et \u2018que nous aurous moins de chance pour emprunter.C'est voir les choses trop en nuir ; car il est eat certain que les finauciers de I\" Angleterre n'ont pas pour habitude ale se luissor guider par leur sympathie.B'ile nous prêtent leur argeut, c'est qu'ils connaisseut les revenus du Caua- da ct qu'ils espèrent être remboursés intégralement, capital es intérêts.Parfois, du facheux préjugés peuvent être habilement répandus contre nous ot nous «empêcher d'obtenir les fonds dont nour pourrions avoir besoin, mais la nomination do Sir Alexander a justement pour but de dissiper les préjugés «ju:certaius individus où certaines cour pargnies scraient disposés à répandre «ou répandraient dans le public anglu is cobtr« nous.Notre crédit est bieu établi en An.gluturre et nous croyons que Sir Alex- nuder Galt cst justement la personae qui pourra le msinteuir, vu qu'il eat parfaitomest en état d'expliquer uos rexoureeset de les faire connaître.Kir Alexander préteod que l'Angle- terse doit nous aider à faire le chemin du Pacifique et que l'ouverture des Territoires du Nord-Ouest importe autant à l'Angleterre, proprement dite, qu'Avcusmêmes, Ou sait que ls cons- truet vn du chemin do fer du Pacifique est uu vuvrage bien trop considérable pour lvs ressources de la Puissanco ou du moins il ne peutêtre coustruit immédiat ment sans affecter considéra- bletscnt le crédit de la Puissance.L'Auzictetre, qui est intéressév à l'ouverture de ces \u2018Territoires, pourrsit nous donner une garantie pour les emprunts où nous aider d'une autre manière, et, par là, elle favorisera l'im- migrat.on anglaise dans cetts partie du paye.oræqu\u2019une question se présentera et sera soumise à Ja décision des autorités impériales, Sir Alexauder sera là comte l'interprête du gouvernement de la Puissance.Nous le croyons bien qualifié pour cela et nous avons conflance qu\u2019il réussira dans la mission importante qui lui est confiée.Les deux partis politiques so sout unis pour la grande démrmastration qui eût lieu en son honneur,àMontréal,la semaine dernière, +t tous s'accordent à dire que Sir Alex.under cet bien l'honiuse qu\u2019il faut pour vpré enter lo Canada cu Angleterre, .« \u2014 mess = .CA ET LA Pimsnche prochain, 3 1 beure de d'aprés midi, au lieu ordinaire de réunion, il y aura une asscmblée du tous les membres du Club Cartier de Morel.Le but de ectte ass-wbléo est except.unnellement important et nous espérons que pas vu seul ne manquera à l'app-l, Outre eclu, dimanche prochain doivent avoir lieu les élections bi-anouelles da Club ct il ent de a plus haut: importance de choisir du buns officiers.Cetunie nous l'avons déjà dit, le club Cartier de Sorel compte aujourd\u2019hui daus ses rangs au-dulu de KO membres.Pendaut qüclques mois, les nénaces ont été suivies avec beaucoup d'assiduité par lo plus grand vombre d'entre eux.Muis, peu à peu, l'apathie proverbiale des Sorelluis pour toutce qui peut les iuetruire, nm repris le dessus et nous coustatous avec peine que les salles du Club ne sont fréquentées depuis quelques semaines que par le petit nombre.des causes du C.tteapathio sont uom beeuses: une ocpendant vous a frappé.Pendant quelques murs, les principaux v toyuns de colle ville no dédaiguuient 388 du venir su joindre à la jeunesse conservatrice de octte ville et actte jou- nwsse, cutrainde par cet sxviplo donné on haut bou, ussistait umsiquiment aux réuniens du Clul, Quand les mors bres honoraires essséreut de venir, les salles se vidérent bientôt.Nous eroyons dune que setis apathie pourrait être facilement vaincue, si lus clufs du parti conservateur de la ville de Surei vou- luieut se joindre u nous plus souveut Nous sumptoun sur leur concours, sus les deux dernières élections que nous avons cues, lo parti évbservateur o's eu qu'à se folieiter du evucours dus membres du club Cartier; oil veut que ce asucours ue lui fasse pas défaut à l'avenir, quo les chefu de ce parti eue courage la jeunesse de ectte ville, Uvue à dimanche prechaiu.Tous les membres, auvs exception, out droit de prendre part aux élections des nouveaux offeiers.Qu'on # lo dise.0 Nous saluons aves plaisir Ia nais- sauce du ** Bulletin du Club Cartier \u201d ublié pur lu Club Cartier de Montréal.in fondant ce nouveau jourual, les auteurs du ve projet n'ont pas voulu en faire an organe uilitant ; 66 sera uu revusil Où les conservateurs pourront puiser tous les renseignements dont ils uuront b woin pour evtubuttre les combats de In grande cause conservatrice.Le but des olube vst de fournir des wolduts ; l'objet du * Mulletin\u201d est d'armer cos sclilats de toutes pièces et do leur mettre ew main les armes nécessaires pour pouvoir reucontrer leurs udversairen de manière à les combattre d\u2019une manière victorieuse, Nous souhaitons prospéritéet longue vie au nouveau confrère et nous espérons qu'en grand nowbre de nus lecteurs s'elupresseruns de le recevoir, LS L'ancienne ésslise du St.Ours à failli devenir la paroisse des Baistues ven devdi dernier.Comme on le sait, tes porvissiens de St, Ours sent en cu wv- ment à construire un nouveau temple, à quelques pieds seulement de Fancien.Pour couvrir le clocher eu tôle gulvani- rés, les ouvriers sout oblisgés d'entretenir du feu.Ou suppose que quelque étincelles seraient tombées sur le toit, couvert de bardaux, de la vicille église et le fou aurait pris imuéilistement, Heureusement, ou s'upereut bientôt de ce commencement d'incendie et l'alarme fut aussitôt donnée, Les pompes furent sur les lieux eu quelques minutes et l'on n'eut aucune diffieulté à waitriser l'in- ceudie avant qu'il eut causé de grands dommages.Comme mesure de prudence en avait commencé à dépouiller l'église de ses urnewents, Lies ouvriers, employés aux travaux, ont montré, en cette circonstance, beaucoup d'habilité et de sanys-froid, Ni cet incendie n'avait pu être mnitrisé, les deux églises devenaient certainement la proie des flame mes, we Encore une nouvelle victoire à enré- gistrer pour le parti conservateur, M, Elisée Beaudet, marchand, de Québec, vient d'être élu député du comté de Chicoutimi ct Saguenay au Parlement provincial.Ni, comme tout nous le fait supposer, nousavons perdu le comté de Rimouski, l'élection par acclamation de M.Beaudet compense auplement getts perte.Comme nos lecteurs se le rappellent, M.Price, élu comme conservateur duus Chicoutimi, avait jugé à propos de marcher sur les traces du fameux Turcotte et c'est dû À cetto double trahison si M.July à pu se maintenir au pouvoir durant vingt wois, Le comté de Chicoutimi vient de venger noblement son honneur cu élisant M.Beuudet.Honneur à lui.À co pro- por nous duvous démentir tous les ruits de dissolution des chambres qui ont cireulé dopuis quelques remaines dans le publie.Le rninistère-Chapleau sera soutenu par une forte majoritd ct sera eu état de Faire adopter toutes les mesures qu'il jugers nécessaires, a Contrairement à l'attente universelle, le budjut à été adopté mardi dernier.Lu discuwion sur ce sujet, pourtant intéressant, à été d'une monotouie dé scapérante.M.T.White, wul à pou près, à fait uu discours à fond de train ch faveur du tarif protecteur, ot ce discours, bourré de faits «t de chiffres, est resté sans réponse.A ln séance de mardi, apris Jos diseours de MM, Suow- ball, ¥ 5 «t Farrow, personne ne se levant | esutinuer lu discussion, l'Uruteur décinra ts notion adoptée.Un croit que la discussion sera plus in- tévessaute lorsque lu question du chemin de fer du l\u2019ucifique viendra sur le tapis.Cette question promet d'être fertile en incidents de tous genres ct l'on à hâte de voir quelle attitude vont prendre MM.Blake et MacKenzie i l'égard du tracé adopté par le .gouvernement actuel.De graves méconten- teMents existent contre l'ingénieur-cn\u2014 chef de la Puissance, M.Flemming ; cet homtne, en qui tous les gouvernements depuis 1863 out placé toute con- flane:, semble être tombé de son piédestal; il y en à même qui demande sa tête pour toutes les depenses inutiles eucourues depuis que l'on a essayd de donner suite an projet du chemiu du Pacifique.Atteudons avaue de juger, ® x Les brefs pour ane nouvelle élection duns le comté de Chu puay mont é- Mis, Lait ontiaretion aura lieu le 10 avril prochain et la votation le 17 du même wois, Lie candidat libéral est lu fils de feu l'hon, Le, Hf.Holton et le candidat conservateur, M.Philémou Laborge.Ce que nous trouvons de cousque ! duuin e.tta élvet on, c'ust qu] :s libéraux | roudentent que ce comté fit partic Je ln succession de feu M.Holton.Malheu- reuminent pour uos adversaires, ils vont encore perdro ce gomté.Fes fos LE SORELLOIS, 2 Avril 1880.Revue Politique.Ou erolt géuéralemeut que Sir Johu u'annonçers sa politique » :r lo Paeiti- ue qu'après les élections générales eu u:sleterre, \u2014Le parlement provinsiai en de nouveau prorogé au 29 d'avril.It y « où lundi goir, à la salle du pa- tronaye, une assemblée dus libéraux de Québee dans lu but d'organiser uu aub politique.Muvivon cout persounes y assistaient, M.Letellier est le patros du clab.MM.der, pren de u, vioe-| nt.H.C.Seott, Isidore Thibaudeau, Recrétaires : MM.Pineau, Frémout, Lemivux, Trésorier: M.Bradley.Messicurs Langelier, Joiy, l\u2019ellesier, Casgrain, Riufret, Woods ct de Bt.ticurges ont adressé le parole, -\u2014rm-\u2014-\"2 Char allegorigue de MNS.JeansBuptiste.Nous publions ci-dessous lu deserip- tion du plan de oo char dont le dessein n été vxécuté avec un guût des plus artistiques par M.Elxéur Charest, architee- te de Québre.L'idée est Jue au com- wissaire ordounateur, M.J.N, Puquet, de quinous tenons cvs informations.Voiei : Le corps du char est une magnifique coquille [l\u2019intérieur émaillé] mesurant 13 pieds de longueur sur citi do lar- sour, Au centre de ls coquille, s'éléve un plédustal sur lequel est plucée une belle statue de St, Jean-Baptiste, grau- deur waturelle.Huit colonettes supportent une élégante coupole, dominant lu state ; sur celte coupole s'élévers un joli drapeau sur lequel onlira :\u2014No ciété St, Jean: Baptiste de Québec 1-L Bienvenue aux Sociétés Sœurs !\u2014Au- tour de ls coupole flutteront autaut d'o tiflamimes qu'il aeu de président - gét érauxgde puis ia fondation de in so ciété ; sur chacune «de ces orifiannme- serout inscrits le nom d'un président et l\u2019année qu\u2019il à été élu, À commencer pur le nom du président fondateur, M.5 P.Burdy, et ainsi de suite jusqu'au résident actuel, M.J.P.Rliéaume.distribuées autour de la coupoie, suru splendide.Le nombre s'élèvera, cru- yous-nous, i 16 ou 19, Au devant de la coquille, deux Anges tiendront d'une main une buuipe, féstonuée de feuilles d'érable, et autour de laquelle une bandérolle xe déroulera en trois plis, portant In devise de Ia Société : Non inatitutions, notre langue et nos lois; de l'autre main ces Anges tieu- dront chacun une trompe, comme s'ils voclumaicnt avee éelat, en ce grand Jour du lu patrie, notre belle devine nationale.Ce char sera trainé par quatre chevaux blunes, richement cuparaçonnés, et qui seront conduits à la bride jar autant d'homny:, qui porteront chacun wu costume en harmonie avec celui que portait St.Jean-Baptiste dans le désert Lan conatruction de ce char a été confiée à l'an de nos plus habiles ouvriers de St.Roch, M.Jean Baptiste Coté, sculpteur, sous la survoillaues de M.Elxéar Charest, architecte, À part ce char, nous ¢ evons dire ici qu'il y en aura un bon nowbre d'autres qui féront aussi l'ornement de la pro- i 24 juin, et dont plusieurs cn voie de construction.ici une liste de quelque-uus de ces chars allésoriques : 1.8t Jean-Baptiste; 2.l'Agriculture; 3.Laf®ress; 4.Le colonel de Sulaber.ry; 6, La Musique ; 6, La Petite Hermine; 7.Les churs des Menuisiers; 8, des Maçons, Tailleurs, de pierre, Briqueleurs et Platricrs; 9 des Éouchers; 10, des Tanneurs et Corroyeurs; 11.des Cordonniers, 12.des Ferblantiors 13.des forgeronr; 14, den Charrons et Caros- siere; 15.des Charpentiers.Plusieurs autres viendrout encore bientôt s'ajouter à cute belle liste.Tous nos compatriotes du Canada et des Etats-Unis devront comprendre mainteuant combien ls population fran- gaise de Québce, de Lévis et des paroisses environnantes et sérieusement décidée à ne rien épargner, ce qu'elle ne reculern devant aucun sacrifice ur faire de cette grande fête du 24 juin 1880, une démonstration grandiose ct digne de tout Je peuple canadien cu général et de la vieitle eité de Cliam- plait en partieulivr Avant de terminer, nous avons le plaisir d'anoncer aussi que la Société St.Jean-Baptiste a décidé du faire frapper uue magnitique médaille com- wémorative dont le prix modique rera À la portée de tout le monde; cette médaille sera reconnue en même temps comme Je soul insigne officiel des meu- bres de In Société.Nous ferons conuai- tre plus tard lus emblèmes que porte ectto médaille, Elle sora exécutée par un rtiste de haute resommde, Pour l'information générale, la presse française du Canada et des Etats- Unis est pride de bien vouloir donner publicité à ces quelques détails de notre organisation, 4.N.Duquer.Com.-Ordonuateur, 8.8.J.B.Q.eA CORRESPONDANCE.Guénison DU BEUAIENENT.Monsieur le Ilédacteur, J'ai l'honnvue de vous informer qu'une convention spéciale m'ayaut L'effet de tdutea cos oriflammes, ainsi rendu seul propriétaire de le méthode de guérison du Deaton si heureusement miss où pratique par Me, l'Abbé Lu.Delon, J'ai eutecpris la continuation d'uve œuvre qui se rocommnude déjà par taut de serricow brillants et sigua- és Cette méthode dont six mois de sucoès eoustauts établissont toute ls valeur, ne comporte pyénéralemeus ni remède, ni opératine.Elle consiste surtout dau» dus excreices de lunguaye présentant suecessivement toutes lus difficultés de prononciation que reucuntrent les bigues, La durée du traitement est de 20 four su-delà de ce terme cependant élève est libre da suivre les classes nouvelles aussi longtemps que cela lui semble avantageux.La guérison peut être garantie de la manière la plus ubsolue, unis toutefois à le condition expresse que le malade soit attentif, laborieux ct persévérant.L'âge n\u2019est jamais us obstacle au sucess, pourvu qua attention et la voloatd ne fussent pas défaut.Le montaut des honoraires se fixe de gré à gré et se paie muitié au commencement, moitié à la fiu du cours.Des logon spéciales sont données à coux qui le désirent, Les classes du prochain cours ouvri- rout le 5 Avril à 9 heures précises.Il est iudispeusable d'être absolument exact et retenir sa place d'avance, eur l'enseignement, pour être profitable, ue doit s'adresser qu'à un nombre trèsli- tits d'élèves, Veuillez agréer, Monsieur, l'expression du mes sentiments dévoués, Dr.L.LABERGE.Montréal, le 29 Mars (RS0, \u2014\u2014\u2014e >
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