Le Sorelois, 22 mai 1893, lundi 22 mai 1893
[" fm Hiden Us a» (Poyably d'avatoë) souscoreesesessss vu (davance) oorrcecres pis pavidesassoncasesasncecenss ; 16 dun anxée FEUILLETON No 44 LECAPLTAINE \u2014AUX\u2014 Mains Rouges XVil LE BAUVRTEUR sJ,atte suns trêve, dit-il, lutte mortelle !\u201d La marée toutait, Les nau- fraÿgés, que le soutiment du dune y avait soutenue pondant le combat, se trauvaient en ce moment doublement exténués du besoin et «le fatigue.La rapidité du flux ne permettait pus de suivre la give pour gugner le che- t gravir la pente de la col- fine.Le sxuveteur indique les valleuses, =outenant les plus faibles, tendant la main à l'un, présentant à l'autre son épaule, varc-houtaut pour soutenir lo dernier, jusqu'à ve que les sept malheureux Masent arrivés au sommet ae lit faluiæ.i Alors le courageux sauveteur redescendit, souleva duns ses bras le matelot blessé, ot recom- Mença sott ascension.Quand il parvint à In porte de sn demenre, lui-miêtae défaillait.Une femme était debout aur nu \u20ac le scuil.Elle ouvrit la porte toute grande : les naufragés entrdrent.* Etla Iuchotte 2 demanda le souveteur.Marignie désignu lu porte d\u2019une petite chambre.Le tuble, sur Inquelle s'étaluit we tappe de toile Lise, était couverte de brocs remplis de ci- dee of de vin ; un pain de vingt livres s'offrait à l'appétit des malheureux, à côté de larges tranches de pore et d'une moitié de fromage de guyère.Au motuent de commencer le repas le sauveteur fit gravewent le sigue de lu croix, et les marins Vimitirent.1 fallait voir ensuite In voracité aver laquelle ils ee jetèrent sur lex aliments qu'on leur offrait.Le pain de vingt livres volait en miettes jet les regards affames fouilluient lu huche, quand Phôte dit d'une voix pleine de bonté, muis dans Inquelle on sentait Pourtant Fhabitude du comman- detent \u201c Assez pour un déjeuner, mes amis ! devmez maintenant, et Plus sûrement que surle tillue ; la mer est une marâtre qui so re- peut quelquefois de ses cruautés.elle poussera votre navire À la elite, et tout ne sera pas perdu ! Tenez, poursurvit-il eu ouvrant he porte placée à gauche de lu tukison, vous allez vous reposez li mieux que dans des cabines.La salle qui s'offrit aux re- gords des nuuvragés leur fit pousser un eri d'étounement.| es inuraîtles chaudement lam- hrissées de chêne étaient garnies de souvenirs de voyages, d'ine- truments de murine, de cartes ct d'armes aerochés avec un goût mgétieux.Des poteaux solides, auxquels on avait suspendu des hamacs, transformnient en bizarre dortoir ln moitié de cette vaste chambre.En face s\u2019allongeait une table énorme ; des outils, des voiles en miniature, des coques lilliputiennes attendaient Que l'ouvrier achevait de confec- donner des bricks ot des.frégu- es.Le sauvetour désigua les ha Mucs aux matelots, fermn la porte et rentra duns In première chambre.| \u201c Kt vous, dit-elle, maître, ne Vous reposez-vous point l pars 03 LAN BENS Gusidionns mL ET es = - oy asons0e , 060 §o.84.RUE AUGUSTA, SOREL.ma ss \u2014Tout à l'heure, répondit-il, | cot'abattait quelques-uns des ar! _ sol goous au plus pressé ; va chez | i les MAloin, le long de lu côte, et din à Rubot de ue rendre auprès du monceau de cendres qui représente À cette heure lu masure de tu Huchotte.En deux journées on peut rebâtir le tout, m dix ouvriers s\u2019en mêlent ; il s\u2019a- ! pit de prendre Ju Ia piorre dans |lu grotte aux Fudes, de couper de lu bruyère cl du gandt duns lu lunde,d\u2019abattre deux chênes dans te clus des Chênaies, tu vais, la! - Marisnic \u2014Vous aimiez tunt lour ombre À cus grande arbres, tuuître! \u201d Le sauveteursourit tristement.« < Vu, dit-il, quaud il fera trop | ,de soleil et que je ponserui à : \u201cmes arbres, jentrerai chez la Tuchotte, je verrai qu\u2019ils out donné de Lounes solives pour sou toit, et je ne regretterai rien.\u201d Lu vieille femme essuyn une larme qui coulait sur sa joue ridée, \u201cOh est lu justice ?dit-elle, Seigneur Jésus, où est la justice ?\u2014LA où nousattendent Anaïk et Guilanek, \u201d répondit le sauveteur uvec une sainte usstuurae- ve La mendiante sortit suns parler, et la porte se referma sur elle.Roscoff, car c'était lui, tomba sur un bane, étendit sos deux bras sur lu table et posu sun front lourd dans ses mains.Il était bien changé, bien vicil- li, le robuste quartier-maître de Tu Sainte-Aune, le hardi eapitai- ne dels Thémis, le commandant du Jupiter, Dans ves cheveux noirsse voy- nient des mèches argeutées ; sus tempes se creusaient sous la pression d\u2019une pousée amère ; son regard avait d\u2019impénétralles mystères, et au taille robuste se courbuit ; un soupçon avait broyé cet homme de fer, comme le fe- | tait la roue d\u2019an engrenage au malheureux qu\u2019elle aurait suisi entre ses dentsaigués Quand Anaïk fut morte, Ros- cotf ne sc sentit pas le courage de continuer lu lutte sourde que sou- tepiaieut ses calomniateurs.Il se retira de l'arène, douna sa démission, acte que chacun regardu comme l\u2019implicite aveu.de von crime.Le bruit courait qu\u2019on le destituait, comme ayant déshonoré lu marine française : pour! éviter ce châtiment, il se rayait lui-même des capres et se fnisait justice.Roscoff avait droit à une rotrai- te ; ses nombreuses croisières faites et les vaisseax capturés ramends en France lui constituaient une fortune de parts de prises, Nul ne pouvait cependant deviner, à voir son existence, que le come mundant Roscoff pit disposer chaque mois d\u2019une somme relativement élevée, Il fit nettoyer et aménagor lu maisontette d\u2019Anaïk.Les chan- goments qu\u2019il opéra se bornèreut À peu de chose : le principal fut l\u2019achdlifion de l'espèce.de dortoir dans lequel nous l\u2019avons vu introduire les naufragés.Il fit planchéier la chambre d\u2019Anauïk, mais elle no reçut aucun objet de luxe.Le binion de Guilanek demeura accroché à la muraille, et le rouet de la fileuse resta duns l\u2019embrasure de la fenêtre.Ta petite cellule que Mlle de Kéroulas uvait longtemps habitée fut respectée également.Roscoff acheta quelques morceaux de terre, afin de récolter lui-même le blé nécessaire ponr son pain.- Il joignit à ses champe le clos de ta Chénaie ?et de temps en temps, quand un incendie swerve.nait dans le pays ou qu'un P| hires, ot la tamille ruinée rebâtis- suit wn maison on mettait à fot une autre bar jue.Muiu Roucoif' r'offruit point cos dons lui-même : il se cachait pour los faire, dans la cvuinte de se voir refusé, les pauvres trou ! vaient & leur porte lo buis frai- chement abattu, tout sniguaut encore de sève ; ile l\u2019employnient ! Kiis ve demander d\u2019où il leur venait, et tentuient de pe porsiu- der qu'ils le devaient À quelque | uni touché de lour détresse, | Pendant gue l\u2019on uchevait la | barque ou que le charpentier eux- pendait les poutrelles, plus d'ane fois la voix auave d\u2019un ouvrier cntonna une complainte hizarre, commencant ainsi - Enfaute des tristes landes Où feuvit le genét ; Ramasseurs des guirlande Du goi de la forêt ; Chanteurs, faiseurs de sonues, Et swuneurs de | iniovus, Dans les plaines bretonnes Vite rasemblez-vous ?Gare à toi, faureat ai tu buuges, Pustours, aifitez les chiens là-bas ?Car je vais vous parler, mes gas.bu capitaine aux mains rouges, Alors le malheureux Roscoff s'enfuyait comme s'il efit été poursuivi par une malédiction.Ne pouvant arracher de la pen sée des gens du pays qu\u2019il était l'aasassin du vicomte de Kérou lus, il agit comme s\u2019il tentait au moins d\u2019expier son crime.Ou ne lui tint compte ni de ce que l\u2019on prit pour la preuve do ses remords, ni de son dévouement.À toute heure on le trouva prèt pour combattre tn ginistre et sauver des infortunés, mais nul ne lui tendait la main quand il venait d'accomplir sa tâche généreuse ; et quand ceux qui lui devaient Ia vie demandaient son uom, il se trouvait toujours dans la foule un homme prêt à racou- ter l\u2019histoire du passager de lu Thénis ; plus d'une fois le noyé qui s\u2019était cramponné an bras robuste de Roscoff, une fois hors de danger, refusa de vevrer sn main vaillante.Rienne décourages le rude lutteur, qui arrachait chaque jour À la mer une proie nouvolle.Ce n'était pus sa seule ennemie, il le savait ! Tes épaveurs ne lui pardon-; naient point ses sauvetages, Plus d\u2019une fois il trouva un assassin sur au route ; quand il In.vait désarmé, il se contentait de le garrotter, de laver le visage noirei, rendu méconnaissable, et d\u2019exposer en face du ciel cette face de Caïn- Pendant une partie du jour, Roscoft'restuit debout sur la côte, comme tne sentinelle attentive.Quand l'orage menaçait, il ne re couchait pas et attendait l\u2019heure de se jeter dans le péril.Il ne parlait à personne, hors à Marianie, qui ee chargeait des soins indispensables du ménage, pétrissait le pain et s\u2019occupait de taire Inbourer le champ.Ces deux êtres n\u2019avaient pas besoin de se parler pour se comprendre : de tempe en temps un mot dit par la fileuse, uue exclamation arrachée au marin, indiquaient ln direction suivie par leur csprit.lls s\u2019entretenaient alors d\u2019Anaïk, de Guilanek ; parfois même la pauvresse se hasardait jusqu\u2019à prononcer le nom du vicomte de Kéroulas.Le commandant du Jupiter portait la inain à ea poitrine, comme œil recevait une blossure, mais il ne s\u2019emportait point.\u201c Deux choses arriveront, maî- meme re =.__ \u2014 ; - LEBORELOIS LUNDI 22 MAI 1803 mmant 60 ANS = Perry Davis\u2019 A domentrs 52 morveil- tause puissance pour TUER tes DOULEURS INTERNES ot EXTERNES Ries d'otonaa:t denc qu'il se trouve sur Les Tablettes du Médecin Le Buffet de la Mére La Malle du Voyageur, Le Havresac du Soldat Le Coffre du Matelot La Selle du Cowboy L'Etable du Paysan Le e du Vélocipédiste La Cabane du Colon Le Panier du Sportsman DEMANDEZ LA NOUVELLE GRANDE BOUTEILLE de 266, ETABLI EN 1868 On trouvera toujout- à mon magasin des Montres, Pendules, Lunettes de première qualité, pouvant s'adapter à toute personne JONCS DE MARIAGE UNE SPÉCIALITÉ.Articles eu argent, tel- que couteaux, fourchettes, cuillers, vases pour fruits, corbeilles, pots i Peau, huilives, maviva- diers, goblets, ete, ete, le tout «de première qualité, à des prix tres nébuits, l'our réparations connue hosluzer, il défie toute compétition.4.E.PIETTE HORLOGER ET LIJOCIIER En face du Marché Richelieu ; Maisun Bran«wick, SOREL _ PEINTURES POUR PLANCHERS ISLAND CITY La seule sur le marche manus turée spécialement pour lex plancher Sans égale pour la durée SECHE en HUIT HEURES \u2014\u2014Salisfactivn Garautie\u2014- Demandez nos caëte + cle couleur + votre P.D.DODS & Cie, Nos 198-190 Rue McGill Montréal \u2014Manufacturiers de\u2014 PEINTURES HULLES ct VERNIS ete.BANQUE DOCH ELAG A L'UNE des plas SOLIDES du PAYS mn (14) ne Dépôts reçus et intérôte acostdés.Traites rendues et collectées ur toutes les principales villes du CANADA ET DEA BRTA?R- UNIS ARGENT Français, Anglais où Amésicain.ACIIETE KT VENDU, SUCCURSALE A BOREL w.IL M.DE3T TELEPHONE 9310 Gt CG.Gtraucher, Gi-bevset associe 00 Le moines Goushor à Toinsese \u2014Marchand de\u2014 Farines, Provisions.tre, disuit sentencieusement la pauvresse : le vicomte de Kérou- las reparaîtra, et le dofuaine redeviendra la propriété de ces vrais héritiers.\u201d chour perdait sou bateau, Ros, (A continuer) LARD, (RAISSK, URAIN, RTC, 1 31903 Rue des Commimatres où 216 5 Peu MONTREAL Nous nous chargsons de la vente de: uite Agricoles et faisons des avaures sur Oousignstions, - | Auût 1608 - le, l'otfre tous les avantages cousine Les hôtels les plus centortubles de HOTEL PICHE RUE AUGUSTA, SOREL Liqueurs ot cigares de d'échantillons, 06 tout le va \u2018 l'un trouve duns un tou hotel, Alp.Piche, Prop._ RUE AUGUSTA, SOREL Hotel Riendeau, ANCIEN HÔTEL == su es amélioration Houtréal, «4 les muvillonrs.Nous cravons done devoir engager ne peileront à Montréal, citer, 8 mai 100.\u2014jnu.DE LONDRES (ANGLETERRE) KTABLIE EN 1742.Fumet des polices en français ; ln première Cie d'Assurauce anglaise qui à élalsli une succursale au Canada, Montant des pertes payé depuis la fondition de la Cie.Burples aie fonds de réserve.Pépêt au Gonvernenient Félérat pour la fluruntie des assurés Cu nodding.av.Stéclatiations payées pouvtual $187,043, \u2014 AGENT A RORFL\u2014 W.M.DESY, Notaire AGENT GENERAL L'ASSURANCE F'EUV-VIE ACCIDENT ET MARINE ANCIEN HOTEL DU CANADA Rux pe LA REINK,\u2014 SOREL teurs le confort qu\u2019ils peuvent désires, TABLES de PUOL ut de BILLARD, Quant aux articles de consommation LIQUEURS, CIGARES, RAFRAICHIS- SEMENTS, ete, ils seront toujours chui- dis et le première qualite.\u2014AURSI\u2014 VIN CANADIEN Mannlucturé par fui-même, Ce vin est de premiers qualité, abso.Tuwent pur,et ue se vend (ue cing cents le grand verre.cuur etles cenries comptent parmi les plus vastes dde lu ville.Une visite eat re à donner un delat tout particulier ä ve jour de ke clôture, Cet home \u2018mage cuit bien légitime, car sl est une communauté religieuse qui mérite Ia reconnaissance des textholiques, c'est bien j\u2019Hôpital- Général, qui à fait tant de bien suts fire beaucoup de bruit.Es- leluves du devoir, toutes pénétrées de lu vertu d\u2019humilité, ces suittes femmes ont consacré depuis deux siècles au service de l'iuturtune une partie notable de leur existence : elles ont recueil- Hi le malaile et le délaissé, l\u2019enfant qui n\u2019a plue de mère et la mère quin'u plus d'enfant, la jeune fille à qui elles ont donué les premiers enseiguements de la \u2018vieet le vieillard qui attend \u201celles, mur sou lit de 1nort, «a dernière consolation.Il n\u2019est pus tètue jusqu'a pauvre misérable dont le cerveau est devenu paralysé, qui n'ait reçu daus cet asile les svitis les plus charitailes.Chacune des hospitalières a été de tout temps le soutien du puralytique, et selon l'expre-sion ce Job, l'œil de l'aveugle, le pred du hoiteux, [n\u2019y a pas sous le soleil de personnes plus douces, plus attentives, plus dévonees, Il convenait done qu'on associat à leurs joies eu ce jour trois fois mémorable, #,+ Dis ciny heures, jeudi watin ln voyait la frateruité des how- mes de Tiers-Ordre se diviger processionnellement de lu chapelle de Notre-Dame de Lourdes à l\u2019Hôpitul-général.Ce pile.rinage, tout à fuit édifiant, nous rappelle que les fondateurs du couvent de Notre-Dame des Anges ont été des Récollets où Frères Mineurs de Suint-Fran- \u201cçois d'Assise, Arrivés au pays en Lôl5, ces pauvres moines erige- tent d'utrordl une chapelle à la | busse-ville, eu attendant des ve- cours qui lear permettraient de bâtie nn convent avec tous ses Ucceseuitr = Ce ne lut que eix late uprèe qu'ils purent réaliser {leur projet.En 1621, leur uou- | velle église tut Lénite sous le vocable de Notre-Dame des Anges.C'était précisément à l'endroit oil =e trouve aujourd'hui l\u2019Hô- piral-ticnérat, L'Iietorique de cette fondation \u2018remonte douce aux premiers teraps [de ta colonie.[1 y aurait loug à :laconter sur ce premier monu- {ment de Québec, Rappelons seu- Îemont un fait peu connu, que (l'historien cepeuduut n'a pas ou- illié, C'était en 1622, Québec était tranquille, Champlain absent un course «l'exploration ou de «découvertes, Les Iroquois surgissent tout À coup, et au lieu de s'attaquer à l'habitation de lu busse-ville, 1ls v'eufuncent daus la rivière Suint-Charles, ot cou- tournatbitavec leurs cunots le méandre qui forme la l'uiute-aux- Fièvres, ils vieuneut useaillir le couvent de Notre-Dame dos Anges.Muis les religieux avaient ot Ia bonne inspiration de construire un rempart eu Lois, avec des bustions aux qualre coins, afin de we défendre coutre les iu- « cursions des sau Uette sage précaution sauve Québec du was sucre.Les iroquols fureut repoussés grâce à l'hévoïque défeu- w des religieux qui, de our petit tort,luncdrent 4 Venuewl des pro: jectiles mortels.Mudutue Hébert, qui uvait été témeiu de co fuit d'armes, le racouta bleu souvent sux issionnsires, et c'est par eux qu'il a été trausimle à lu pos térité.LI Lorsque les Récollots quittà- rent Québec, en 1029, ile croy- uient bien y revenir avant 1670.Mais les circonstanves déjouèrent leur plun, du reste trèe lounble.Daus l'intervalle leur couvent avait servi à «briter des fumilles.Ou ne w'attendait plus à leur retour.De 1670 à 1780, ces bons religieux, qui avaient trouvé dos protecteurs puissants aus Frou- teuac ot Talun, s'occupèrent à relever les ruines de leur aucien mounstère ; ils y ajoutèrent plu- sieurscurps de logis et l'église qui existe encore.Ce fut sur le seuil de ce modeste temple que, le premier jour d\u2019avril 1093, quatre religieuses de }\u2019Hôtel-Dieu, \u2018lévignées comme fondatrices du nouvel hôpital, vinrent se jeter uux pieds de Mgr de Baint-Va- lier pour recevoir ss Lénddiction.(\u201cest de cette heure solennelle que date l\u2019existence de l\u2019Hôpital- Genéral.La prise de pouseusiou du 1no- nustére des Récollets fut un évé- wement bieu remarquable dans l'hristoire de la Nouvelle-Franco.L'ututorité religieuse et civile s'étuient donné lu main pour lui donner le plus grand éclat.Frontenac, l\u2019ami et le protecteur officipl des Récollets, avait cou- tribué pour une large part à l\u2019érection de ces édifices.TI y allait plusieurs foie par année fuire des vetraîtes de dix à quinze jours C'était es maison privilégiée.L'intendant Bochart de Champi- gny avait été l\u2019un des organisa- tvurs du Bureau \u2018es pauvres «le la haute-ville, et, en cette qualité, il se trouvait à faire partie de l'administration temporelle de l\u2019hôpital.Ces deux personnages attiraient avec eux tout le per sonnel militaire et les fonctionnaires do 'Etat.Et lorsque vint I'lieure de la nouvelle fondation, tout Québec était rendu au couvent de Notre-Dame-des-Anges, Noua n'avions pus,tuardi,de gou- vernenr, ni d'intendant,mais nous pouvions compter un cardinal, trois archevêques, cinq évêques, quatre mousignors, tous lex chapelains de communeuntds, plusieurs citoyens marquants, et des dames distinguées.La commu- nuuté a dû être fière de cette af fluence.Je ne mi attarderai pus à entrer dans les details des «décorations extérieures du couvent, de la vhapelle, de la pompe de la cérémonie religieuse et de lu musique.L'ensemble était d'un goût exquis.Disons seulement un mot du sermon.C\u2019est le révérend Père 1a.won, 8.J.qui l'a prèché.Beau morceau d\u2019éloquence dont nous essuicrons de donner une trim courte analyse.Le prédicateur a d\u2019ubord sou- mairement raconté les débuts de l'humble monastère de Notre- Dame des Anges, érigé pur les Récollets entre les années 1618 et 1621, habité, de 1625 à 1027, par les Jésuites qui, à leur arrivée à Québeu, se trouvant sans logement, durent nevepter de vivre sous le tuit hospitalier «les religieux franciscuins.Ue fut de cet endroit isolé que partirent les missiontisires Brébeuf, etc.pour aller distribuer aux sauvages du Canada le pain de l'Evangile.l\u2019uis l'oruteur moutre Te rôle que joue l\u2019Eglise par ses couvents, ses monnstères ct ses hôpitaux, Combien grande est lu dif- téronce entre l'hôpital protestant ut l'hôpital catholique Le premier peut-être parfaitement tenu, les mulacles y recevoir tous les sucuurs de lu science avec nutant de promptitude et de vigilance, mue il leur mangue vette charité chrétienne ot catholique, que l\u2019on trouve si pure et si vivace dans le cœur de ln religieuse.Celle-ci ue 40 contente pas de pauser les blessures «lu corps, elle suit ouvrir avec sympathie son cœur à toutes les plaitites, à tous les mal- hours, à toutes les plaies de l\u2019&- me.Elle apporte un baume sou- vorain à toutes les blessures.la religieuse hospitalière est un modèle sous ce rapport.La femme du monde peut l\u2019imiter teropo- rairement, en se dévouunt à sa fu- mille, mais elle ne saurait consa- vrer toute sa vie aux malheureux dont les mouvements sont comprimés pur l'âge ou les infirmités.Le prédicateur « invité les femmes du monde qui se luis sent aller au découragement do- vant les tribulations de la viedo- mestique, du pénétrer dans une nalle d'hôpital.La elles puiseront des leçons Lien propres à les où courager dans leurs défaillances.Le vouvent vst une doole permanent de tontos les vertus chré- nes.(\u2018huoun peut oy instruive gratuitement et avec profit.la vévéreud l'ère à fuit une vourle revue du bien opéré par l'Hôpital Général.A combien d'infortunes il à ouvert es portes depuis deux conts ans Ÿ Aujour- d'hui encore les prêtres usés par l\u2019âge où ruinés par la waldo, sont heureux d'y trouver uu asile pour y abriter leurs vieux Joute.\u201c Bon port, dit l'oruteur, pour s'acheminer vers len rivages de l\u2019éternité ! * +, Plusieurs fois avant de mourir, Mgr de Saiut-Vallier avait dit aux veligiouses qui le ver vaient : \u2018 Mes filles, oubliez-moi après mu mort, inais n'oubliez mes pauvres.\u201d Ce testament d'un mourant à été exécuté au pied de lettre, du moins en dernière partie, car les hospitalières n\u2019ont pus oublié leur généreux fouduteur, Quant aux pauvres, toute lu populution est à pour attester qu\u2019elles n\u2019ont jamais ces- né de leur donner les soins les plus délicats comme les plus us- sidus.C'est l'œuvre de leur vie ! Ou dit qu\u2019il ne ue fuit plus guère de miracles.Si nous regar- lions de plus près, avec un vrai sentiment de cœur, rious verrions qu'il wen fait perpétuollement sous nos yeux, autour de nous : les miracles des héroïques dévouements, des actes de patience inébranlable, les miracles de la charité chrétienne.N.E.DiuNxE.LES FEMMES PARLENT Et voici ce qu'elles disent : Nous con- Naissous toutes (plus où moins) les misères et les souffrances attachées à nutre sexu,et si nous nous plaignons uelgue- fuis de ce quo uvus appelons l'injustice de Ia punition infligée le femme au pa.vadis terrestre,adinettons que nous avons un remède efficace à toutes nus douleurs et nous recommandons le \u201c gulateur de la santé de la ferume\u201d et les female Plasters\u201d\u201d du Dr Larivière à toute femme ou fille affectée du \u201c Beau mal\u201d sous quelque forme qu'il se présente, On l'em- pluie aux Etuts-Unisdans les communau- tén religieuses cb les hôpitaux.Les méle.cius du Bostun Electric Hospital certi- tient qu'ils emploient le Régulateur pour fortifier les nerfs et le sang, relever les forces, donner appétit et faciliter la digestion et dans tous les eas de maladies vommnnes aux femmes Pour toutes informations, écrivez au Dr J.Larivitre, Manville, RL Envoyer 25 cents pour un Jat.M, Evans & Sons, Montréal, P.Q.Agents généraux pour le Canada, A vendre dans toutes les pharmacies.A NOS ABONN.\u2018Tous ceux de nos abonnés qui out déménagé sont priés de nous donner avis de leur nouvelle adresse au plus tôt, afin qu\u2019il n\u2019y ait pus de retard dans lu distribution du journal.HEMOREUIDES ! 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