Le Sorelois, 7 août 1894, mardi 7 août 1894
[" | | | | PRIE DD L'ABONNAMENT \u2019 etna Hiition Bi-Hobdomadaire Vu au (layablo d'avaise-} cee Bix Muréhdoncsencenrrrcssenrarcncsnnsesses Eäition Hebdomadaire Un au (d'avance) pix Maviscrrerecssetes No.84, RUE AUGUSTA, EEE rc LG èue année ETS Un miracle à Glasgow | l'NE PUTITS FILLE ÉCOUSAISÉ SAUVÉE PAR UN CANADIEN On désespérait pour sa vie\u2014Su- jette à des évanouissements et à une malailie de cœur\u2014 Les docteurs disaient qu\u2019elle ne pour-! ait jamais en revenir\u2014 Une histoire merveilleuse.Du Glasgow Echo : Lu cas du \u201cLittle Nell \u201d, dont les journaux ont rupporté la mi- racuteuse guérison, accompagnée d'une lettre aubséquente du Rév.Samuel Ilurding, est unique dans ln série dea cas semblables à Glaegow.Le dernier de ces cas eat celui de Mlle Liszie Duncan, jeune femme qui & été ramenée à la vie.Elle était daus ce u'ou appelle le \u201c déclin \u201d\u2014maigris- saut énormément sous les yeux wéme de ses parents et won triste état semble avoir été connu de bien des gens.Conséquem- went, quand ou vit qu'elle avait échappé aux griffes terribles de Jamort et être, apparemment, wos bien qu'aucun attre à Glus- gow,\u2014la rumeur s\u2019en empara avec une rapidité étonnante et l'ou envoyn un reporter de I\u2019 Echo pour connaître le fond de la chose, ut cela eut pour résultat de le convaincre de lu véracité de cette étrange histoire.En arrivantau No 208 sitir- ling Road, une jeune femme au teint rose, ot qui ne sewblait en SOREL.vant une jeune fille exubérante de santé et les Pilules Roses du Dr Williaius ont jeté an inetru- mont dans les tuaira de lu Providence.\u201d TIRELIRE DK BAPTISTE Causerre (Du Moniteur de Lévis.) | Jeau-Baptiste à trouvé le sol eret de faire de l'uigout.Et il en fait.Lo rendement du bourre et du fromage, daus notre seule Province, ne chiffre daus les millions.Il ÿ à deu paroisses où il se paye «de $25,000.00 à $30,000 par esieon pour le lait et la erê- mo ; et dane ces paroisses plusieurs cultivateurs retirent de deux i trois cents pinstres pour leur part.C\u2019est inouï, Et pendant ce terups-là, anne s\u2019eu apercevoir, il a uméliors sa terre et quadruplé le nombre et la valour de son troupeau, ce qui ne lui a rien cofitd.Il ne res te plus qu'à suvoir quel parti Jean-Baptiste va tirer de cette situation, Va-til améliorer sa condition ?Va.til ramasser la manne qui tombe ! Va-t-l Scouomiser ?Va.til, comme le paysan frunçuis, thésauriser suns bruit pour plus tara, we constituer le prêteur ind.puieable des corporations publiques et des gouvernements ?LA JEAN- | aucune façon être malade, qui w'était autre que Mile Duncan, ecouluinit le reporter près de Mme Duncan, * Voici ma jeune fille, \u201d dit la were, * Dieu sait quel miracle me l'a conservée.Il y à dix huit luvie Lizzie commença à dépérir.Les couleurs l\u2019abandonnèreut complètement et elle sembla devenir auesi faible qu\u2019un roseau.Un dimanche matin elle dit : \u201cOb, maman, je ne puis me le- ser aujourd'hui, \u201d et avant d\u2019u- voir terminé ces quelques ruots, elle devint pâle comme un eada- \"re et elle tomba évanouie.J\u2019en- vyai quérir un docteur qui dit qu'elle avait une maladie de cœur.Quand il lu revit, son état s'était aggravé et le docteur dit : \u201c La pauvre petite est déjà bieu avancée, \u201d Nous croyions que la pauvre Lizzie ne vivrait pae ougtemps, Son visage ne portait plus aucune couleur.Elle dg.périssuit, les où faisaient voir des taillice sur ses joues comine #'ils devaient en percer la peau.Ses brus ct ges jambes n\u2019étaiont plus que des os.Le docteur dit : * Lizzie pout passer l\u2019hiver, mais, vil eu arrive ainsi, elle n\u2019ira pas plus loin.\u201d Un jour, copendant, j'eus la chance de lire plusieurs es où des personnes qui se mou- hient étaient revenues A Ia vie pr une nouvelle méthode scien- liique\u2014quelques pilules, nou de 1 nature des uutres remèdes, ais possddant des pouvoirs ex- | Imordinnires, appelées les Pilu- lt Roses du Dr Williams pour personnes pâles.Eh bien, Want que la première boîte fut Te, ily cut une amélioration Ele conttuua À en prendre et quand elle eut fini ea cinquième \u2018ile elle était parfaitement bien til n\u2019y à pas aujourd\u2019hui de Jeune femmne plue forte daus le SheFlien de Glaugow, quoique à Wu certain tompe olle était un Muelette vivant, Vous pouvez demander à n'importe quel voi- Sin,\" dit Mme Duncan en ter- micant,* où que quo co suit duns rue etils corroborerout vette Ustoire,\u201d \u201cJe tie gens plus forte que jo ne lui jamais été\u201d, ajoute ls jeu- be fille, * et cependant je puis à Pete décrire combien j'étuis Malade.J'étuis certainement sur © point de mourir.Je ue pouvais hi Monter ui descendre les esca- lers ; j'avais peur de marcher Ta les battements que je resson- lis au cœur, Je pris des Pilules edu Dr Williams tel que luère vous l\u2019a dit, ot jo res- veus qu'elles m\u2019out sauvé la vie.\u201d \" Mile Woud, ln dume qui attire a entron du reporter sur ce cas, l que les parents firent prendre Portrait de leur fille, car ils | Dyaient qu'elle irait bientôt id duns In tombe, Liasie lui A su visite une fuis et elle était ible qu\u2019elle dut ln ramener elle, ole changement,\u201d a jourd\u2019hui, il se furine des habitudes d'économie.Avec lu tendance qu\u2019il & au luxe, son umbition de figurer, sou orgueil de fuire parude de ses voitures, de ses | chevaux, de ses haru:uis, de mou- trer ses filles avec des fleurs à leure chapeaux et ses garçous avec des habits achetés chez le marchand du village, #'il ne chan ge pas, il sera toujours puuvre.| | paiera un peu du wes vicilles | dettes et mettra le reste sur le dos de ses enfants.Puis il se créera de nouveaux besuins, qui absorberont ses revenus et fivi- vont par l\u2019entraîner dans de nouvelles dettes, Pour cela :l faut quo, dès au- ! ce avec précaution, s'arrête quand + vos vence I wy a pus de moyen pus in fuillible de faire fortans que de fréquenter lu caisse d'épargne, Le cultivateur qui iru d'iposer cing plustros eet unwi sir du devenir riche qu'il est sûr qu\u2019il vit.Cur à compter du es jour al n\u2019uu- ru plus qu'une ambition, colle de grouir sou épargne.Une foule de petits besoins qu\u2019il croyait né- veasuires deviendront superflus, U n'ira plus acheter chez lo marchand, quand il pourra cou - foctionner à lu maison.Il no ti- | reru pas de guieté de cœur eur son ; dépôt À lu caivse pour avoir un | harunis plus luisant que celui de \u201cson voisin.Il fera compreudre à js fille quo leu fleurs qui mun- pren à von chapenu grossissent | \u2018autant lu dot qu\u2019il lui prépare.| En revanche, llaurn toujours {sous la adn argent nécessaire y Pour les dépenses utiles, qui vo : remboursent par une augmenta- | tion des revenus.Il achètera les linstruments agricoles les plus | pertoctionnés, lea vaches de meil- | leure ruce.Car tout ce qui pro- i duit est du capital, | Puis Jeau-Buptiste commen- ; cers à caleuler, Et quand ou calcule, c\u2019est pour le plaisir d'arrl- ver endessus, non pas seulement pour lu satisfaction d\u2019aligner des obuftres.Celui qui suit chaque jour où il en cut dans wes affaires, | est comme l\u2019homme qui marche i los yeux ouverts ; il ne va wem- bourber dune les tmsrnis, ni ve jeter duus lea puits, ni s'égarer | dans les vois sans issues.II nvau- le terrain ne paraît pra solide, revient même sur ses pus pour s'orienter quand il s'aperçoit qu\u2019il fait fausse route.N'est-ce pas comme cela que loit agir tout homme sensé, prudent ?; On pardonne à l\u2019homme aes bois de vivre au jour le jour, sans souci du lendemain.Car, dans sa vie nomade, il ne peut rien amasser.L'homme des champs, comme l'houme des villes, trouve, lui, dans la stabilité de son existeucu, le moyen d'améliorer ss condition.C\u2019est là que doivent tendre tous ses efforts.Ce doit être le but de sa vie, Mais Jeau-Buptiste est tôtu et routinier.Les couseils, les remontrances et lea discours n\u2019out rien fuit pour lui faire changer sa méthode de culture Où u muti- lement expérimenté sous ses yeux, Il n\u2019u été convaineu que par eu propre expérience, C'est eu essayant qu\u2019il a compris.Il en eera de même probuble- ment lorequ\u2019il e\u2019agira de lui faire comprendre qu'il peut s'enrichir, et s'enrichir bien vite, par l\u2019épargne quotidienne.I! faut qu\u2019il essaye, qu\u2019il commence.Car, ne le dissimulons pas, lo progrès réalisé sorvrra à peu de chose, n'améliorera pas ea condition, s\u2019il ne s\u2019habitue,dès le com- mercement, à sauver tous les aus par l'épargne une partie des revenus qu'il tire de sa terre.I! faut commencer une nouvelle campagne, non moins 1m- portante que la première Le curé, le conférencier, le ministre qui va présider les concours agricoles, | le journal qui cireule duns les cercles doivent lui parler do la tirelire ; «il reste eourd, que lu gouvernement en achète par dou- zaiue, et les distribue gratis dans les familles.Ce sera de l\u2019a:gent bien placé.Quand cette petite buîte carrée, sous forme do cotfre-furt, uvec son unique ouverture par où l\u2019argent entre et iie peut eortir, se éera installée eur la commode de Jean-Baptiste, quand surtout il y aura jeté son premier trente a0ns, nous répondons do son ave.mr.Car il ne s'agit que de commencer.El n\u2019y a rien de tentant, rien de séduisant, comme ce petit trésor qui @roesit tout seul, suns qu\u2019on s'en aperçoive.L'idée d\u2019u- voir là une réserve qui vous attend pour les mauvais joure, qui vous pormettra plus tard de vous reposer, sans être À charge à personne, est délicieuse.Et quand il y aura goûté, Jean-Baptiste en raffolera.Ily a aujourd'hui, danse presque toutes les paroisses, une tirelire qui vaut eucore mieux que le petit coffret en fer.Ce sont les caleses d'épargnes du bureau de poste qui payent l'intérêt eur les dépota qu'elles reçoivent.Les paroisses qui n\u2019en ont pas devraient en demander.Le gouver- ; dit Mie Wood eu termivant,\u201d à Merveilleux, Klle est malute-! Æn lui imposant lu loi du travail, Dieu ne luin pas défendu d\u2019en recuerllir les truite, Au contraire, il les lui offre comme ati- mulant, comme récompense des sacrifices que cette lui lui impose, Il n\u2019y à pas de vieillesse Lénie comme cette vieillesse sereine qui se repose d\u2019un louæ et pénible labeur, à l\u2019ubri des soucie et des besoins.C\u2019est le paradis de lu terre, l\u2019avant-goût du ciel.Jean-Baptiste duit songer aussi À son paye.Ev fuisant fortune.il enrichit son pays.La France étonne aujourd\u2019hui le monde par l\u2019immensité de ses ressources.Au sortir de la guerre franco-prussienne, Bismark fixa comme indembité de guerre un chiffre qui, dans ses calculs, devait \u201cpuiser toutes les ressources disponibles de son ennemie.Elle paya sans même s\u2019en apercevoir Et depuis, l\u2019épargne qui avait fourni les milliards de l\u2019in- demuité, fournit à demande pour toutes les grandes entreprise: de Plétat.Et ces richesses inépuisables ne sunt rien autre chose que les épargnes nceumulées du paysan, de l'artisan, de l\u2019ouvrier.Noa cultivateurs peuvent fuire du mênie, en consacrant chuque année à l\u2019épargue une partie de ce qu\u2019ils retirent de la fubrica- tion du beurre et du fromage.Kt daus dix ana, notre Province sera In plus richo de lu contédé- ration.Nos gouvernants, nos cor- poratious empruntorsient chez le | cultivateur commo l\u2019on fait en France.Et PAnglais passerait devant nous chapouu bas, Cur il n'y a rien de plus monsieur, aux yeux d'un Auginis, qu\u2019un homme riche.C\u2019est là de la chimère, du rêve, dira-t-on.Mais pourquoi ?\u201c Nous prétendons bieu su contraire que uous, qui ne somos pas jeunes, nous vivrons pour voir, le cultivateur de la province de Québec indépendant et riche.Ceux qui ont réussi à lui montrer comment fuite de l\u2019ar- out sur «a terix con.\u201cteront eur œuvre en lui cu-cig ant à faire de l'épargne.Nous voudrions que le curé de chaque paroisse entreprit cette tâche ; et le succès ne se fersit pas longtemps attendre.nement fédéral ne demande pag wioux que de les multiplier.La première chose à \u2018tuire d\u2019a- EE LE BORELOIS MARDI parues au bureau de poste de u puroive, est de w'adrosser nu député fédéral pour vu obtonir une Ensuite il v'ugit d'aller trouver tous les Jeun-Baptiste de lu paroisse et do leur dire : Toi, lu retires tous les mois vingt jiustres de lu vente du ton luit, tu iras en mettre cing À tu caisse, Toi qui ch rutires quuran- | ce, tu on tnottras dix.\u201d Et nina du suite, Mais il no Foudre pus © con- teuter de \u2018u dire Uno fuis ; il tua.dru do répéter À satiété, au pres.| bytére, sur te chewin, au cercle, ; eut chaire mde.Ku si colu ne sutlic \u201cpis, it fuuden tiste pur le bras ot la menor, bon 8rd mal ged, déposer sou ang | Plustres, sou premier cin pins.tres.Car don second, il iru lo i porter seul, nous lo garantissons, | Et ce juur-lk, ou pourrs dire que le clergé aura,aue autre fois, sauvé Jsuu-Buptiste.new - Une ouestion vitale Uni vieux médecin de Patent Hit, Lealocteur fewis, cerivit à he dat du 14 decembre dernies : #* Mon uit sn lat dernierement attirée sur une préparation dont l
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.