Le Sud : journal du matin, 22 janvier 1892, vendredi 22 janvier 1892
[" LA COMPAGNIE DR PUBLICATION \u201c LE SUD \u201d Propriétaire.Sorel; Vendredi/22: Jan., \u2014 pri EN EAN = =3EHJOUBNAL #4 LE SUD JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIK Eireaux : 48 Rue Augusta SUREL Téléphone No.50 NASA Ff LVN ad Sorel 22 Jan.1892.2A WON SN AU SURELUIS Le Serelois dans son numéro de mardi (paru mercredi], répond a notre accusation publiée: landi d'avoir fausté la vérité eu tournant, euivent ea louabie habitude, autour de la question et en rejetant sur d'autres le responsabilité de ce qu\u2019il avance.\u2018 La liste que nuus avoue pu- bliee, dit-il après avoir parie d'autre chose, contient aussi le - nom du Putreote et tout le monde sait que cette fouille est la propriéie de M.Rouilliard.| Môme en cela le Sorelois fait fausse route.Le Patriote tout comme l'Hochelaga et l'Impartial dont il fait mention, sout la propriété de la Compagnse de Publication \u201cLB SUD\u201d dout le président est l'honorable Sénateur, Gudvremont et le vice-président M.E.A.D.Morgau le candidat défait à le dernière élcctiou fédé- raie.M.Rouiiliard n'agit que comme directeur-geraut de Ja Compagnie et n'est ni plus ni woins qu'un employé du bureau de direction dont tout aussi per- tie M.James Morgan et Dau Mc- Cuithy des chefs conservateurs bien connus de cette ville.Le Fatrivte étaut publié et circulant dans le istrict de Riche- heu ne pouvait jas recevoir d'annonces pour le District de Montréal, et comme question de fait, Il n'en à jamais reçu et il u's jamais éte payé $400, ou au- cuny autre somms pour aucune autre aunouce du liveuce pour aucun district.La liste en question étaut fausse où ce qui coucerne le Patriote peut l\u2019être pour tous les auires journaux qu'elle contient.Le Sorelois attaque la question de coumissions demandées pour Impressions.Nous sommes bien site qu\u2019il ait amené la chose sur le tapis.Nous en recauserons jpeut-être un jour où neus serons à court de sujet, plus interessants pour noe lecteurs.Ayant un journal quotidieu à rédiger nous n'e- vous pas le tempe de uous retarder souvent à discuter à la façun du ,Serelois, surtout dans, un temps où Ja politique luisse \u2018peu de répit, eux jourualietes qui ue veulent pas être classés au nombre des momies égyptiennes.eee {me > EE PS LA COMMISSION ROYALE uébec, 21 \u2014 La Commission Roy- eu une séance,hior matin,à 10.20 -\u2014 = \u2014 alo a.mi.! x Lavoie, gérant de la banque Jacques-Cartier, M.Philippe Vallia.res, M.Chapais, d\u2019Ottawa; M.Ma- ohip, du département du Trésor; M.Jos Boivin, assistant-secrétaire Pro- vinolal ; M, A.H.Vorret, auditeur de la province ; M.Gustave Gronier greffier du Consell Exécutif, ont etd entendus comme témoins.Lavoie, gérant de la Banque | Jacques - Cartier, A Saint - Rooh de Québec, produit une liasse de chô- ues formant un montant de $11,500, tirés our la banque par M.Langlais.I1 ne pait pas s'ils se rapportent des Affaires privées, M.Lavoie à protosté fortement contre l\u2019action de Com» or.MN, Philippe Vallidres est ensuite asserments.I] 8 ou une entrevue aveo M.Mare er au sujet de l'ameublemont dei @ Justice de Montréal.à démontré à M.Moroier qu\u2019it Urrait fournir tous les meubles & \u2019eussi bonnes conditions que n'im-; gone quel manufacturier de moubles © ls province.M.Mercier lui a dif; qu\u2019il v verrait, M, Vallières lui 8 dit qu\u2019il faudrait lui donner les ordres de bonno heure afia de se mettre A l'ourage.Plug Card.il 6 un contrat avec le uvernement.Il en a une copie.I positivement de \\s déposer.devant la Ooramiesion, mais fl n° pe d'objection À la laisser voir pa es commissaires ainoi que Ia liste des effete fournis et le prix de chaque article.M.Vallidre dit que les con- trate que le gouvernement précédent fui donns étaient faits de la même maonière.Il à donné à M.Garneau Qno liste des prix avant la passation, du contrat.te liste est au dépar- Gement.Bi elle n'y est plus ce n'est me faute.Btnart insiste pour avoir la co- Pie, mals M, Vallidre refuse positi- +.Le uge Mathieu lui demande vois le ne.' Chepals, d'Ottawa, est ensuitn ooument.Le témoin lo qu'il put y avoir des objections à soe maria :e, regarda le curé d'un air désespéré, de cot air d'un chieu fidèle qui se voit cruellement fasppé par son maî-re eaus comprendre pourquoi on le maltraite ainsi, \u2014Eh non ! mon pauvre Maxime, n'y faut pas penser, Tu es faiblo, maladif, II faut remettro cela à plus tard, lorsque tu soras en âge, Macloune aiterré ne pouvait pas répondre, Le respeot qu'il avait pour le curé l'en auruit empêché, ei un sane go qu'il ne put comprimer, et qui étreignait à le gorge, ne l'eut mit dans Vimpossibilité de prononcer une seule parole.Tout ce qu'il comprenait c'est qu'or allait l'empêcher d\u2019épouser Marichette fet dans sa naive crédulité il considérait l'arrêt commo fatal.Il jeta un long d de reproche sur celui qui sacri- fait ainsi son bonheur, et sans songer à disouter le jugement qui le frappait si eruellement, il pertit cn courant vers le grève qu\u2019il suivit, pour rcotrer à la maison, afin d'échapper à la curiosité des villsgeois qui l'auraient vu pleurer.I?ve jot dans les bras do sa mère qui ne comprenait rico à sa peino, Le pauvre infrmo sanglota ainsi pendent une heure et aux questions réitérées de sa mère ne put que répondre : \u2014Mosieu Curé veut pas moi merier Maïchette.Moi mourir, maman | Et c'est en vaio quo la pauvre femme, dens sou lanzage baroque, teuta de le consoler, Ello irait elle-même voir le ouré et lui explquerait la chose.Elle ne voyait vas pourquoi on voulait empêcher sa Macivune d'epouser Gcuv qu'u ai malt, v Mais Macloune était fnconsolabls, II no voulut rien manger au ropas du soir et aussitôt l'obscurité venue, il prit son aviron et se dirgea vers la grève, dans l'intention évidento de traverser à la Petite-Misère pour y voir Marichette, Sa mêre tenta de le dissuader car le ciel était lourd, l'air était froid et de gros nuages roulaient à l'horizon.On allait avoir de la pluie ct peut-être du gros vent, Mais Macloune n'entendit point ou fit semblant do ne pas comprendre les objections do sa mère.I! l'embrases tendrement en la serrant dans ses brag et sautant dans son canot, il disparat, dans Is nuit sombro, Marichette l'attondait sur la rive à l'endroit ordinaire, L'obscurité l'empêcha de remarquer Is figure bouleversée* de son ami ot ello s'avança vers lus aveo le salutation accoutumée : : \u2014Bonjour Maclouve | 4 # \u2014Bôjou Maïchecte ! Et la prenant brasquement dans ees bras, il la serre violemment contre ss poitrine en balbutiant des phrases inco- érentos entracoupées de sanzlots déchie rants : \u2014Tu sais Maichotte.Mosieu Ouré veat pas nous autres marier.to pauvre, nous autres.to laid, moi.to laid.to laid, pour marier toi.moi voux pus vivre.moi veux mourir, Et la pauvre Marichette comprenant le malheur terrible qui les frappait, mêle æs pleurs aux plaintes ot aux sanglots du malheureux Maclouno.Le ils se tenaient cmbrassés dens la nit noire, sans s'occuper de la pluie qui commençait à tomber à trrreots et du vent froid du nord qui géwissait dans les grands peupliers qui bordent Is ete.- Des heures cotières 8e passèrent.La pluie tombait toujours; le fleuve agité par lu tempête était couvert d'écume t les varnes déferlaieut sur la grève ea venant couvrir, par iotarvalle, les pieds des auants qui pleuraicat ct qui balbutia ent des inmentations plaintives en so tenant ctubratséa, Lies pauvres enfants étaient trempés par la quuie froide, mais ils oubliaicat tout dans leur désespoie.Ils v'avaient ni linteilisencs de discuter la situation, oi le conr ge de seovuer la torpeur qui les vovahis-ait, lis passèrent ainsi la nuit et ce n\u2019est qu'aux premières lucurs du jour qu'ils se sépar rent dans une étreinte cvavale sive, Îts grelottai-nt en s'embrassant, car les panvics haïllons qui les couvraicat les protégeaicnt À p-ine contre la bise du por: qui ouffluit toujours oo tempête.Etat es par presseotiment ou simple ment par d'iuespoir qu'ils so direot : \u2014 Adicn, Maclouno ! \u2014A leu, Maichetto.Et la pauvrette trempée ct transie jusqu'à is moëlle, olaquant des dents, rentra ch.z sou oncle où l\u2019on ne s'était pas aperg t de sou abscoce, tandis que Mace loune lançait son canot dans los roulairs ct se dirigaait vers Lanoraie, TI avait vent coutraire et il fallait touto 600 ha- Lilité porr empêcher la trôle embarcation d'être submergée dans les vagues.It on cut bion pour deux houres d'un travail incossant avant d'atteindre la rive opposée.grolottant, la figure enluminée par le fié- vra ot tout co que put faire la pauvre Maric Gallien, pour réchauffer son en- funt, l'ut inatilo, Le docteur appelé vers lss neuf houres du matin déclara qu\u2019il eouffrait d'une lourésio mortelle et qu\u2019il fallait appeler c prêtre au plus tôt, woribond qui gémiasait dans le délire et @Eaminé sar 1e nombre de copies d'un lM : t il est lui-même l'auteur.bio t des chéques endossée » O Langelier et ver M.du departement du À ensei un mandet do 6331.44 ui balbutiait dos paroles incompréhen- Macloune reconnut copeudent le qui prisit à ses oôtés et il expire on lui régurd de doua eunse eibles, al Sa mère avait passé la nuit blanche à l'attendre, dans une inquiétude mor- i tolle.Macloune se mit au lit tout épuisé, 0 bon ouré apporta le vistique ew oonoernans jesudside de\u2019L'miscouate pour 1880.L'ordre en conseil démontre que ce montant était payable en terres.M.Vaillières entre de nouveau dans 18 salle avec les documents deman- 6s.Le juge Mathieu ordonne au sténogra he de les copier.M, Vallière dit que cet ouvrage est inutile, vu que l\u2019original est déposé au secrétariat.M.Machin est ré-examiné et produit un mandat pour 97,700 payable au chemin de fer de Drummond.M.Jos.Boivin assistant-secrétaire provincial, est ensuite examiné au sujet des chèques donnés au chemin do for plus hauts mentionnés M, Verret, auditeur de la provin- cé, dit qu\u2019il n\u2019a eu connaissance des paiements qu\u2019après qu\u2019ils ont été faits.M.Gustave Grenier, grofiter du conseil exécutif dit qu'une sommo de $181,500 a été payée à Langlais et une artied Allaire ct A Déschéncs.M.renier dit que le paiement de cette somime n'étant pas autorisé par un ordre en conseil, mais qu\u2019il a été fait BOUR la responsabilité porsonnulle des ministres.M, Langinis eat malade et n\u2019a pu ae rendre devant la Commission.La commission s'est ensuite ajournée à jeudi, le 28, à 10 heures a.m.époque où elle siégern à Montréal.La commission aura uno autre séance, en rette cité, lo 4 février.Ce sera la dernière de cetto commission royale, \u201cMACLOUNE I Bivn qu'on lut et donoë, au baptême, ic prénom do Maxime.tout le monde ad village l'appelait Maclouxe, Et cela, parceque sa mère, Marle Gal- lico, avait un défaut d'articulat'on qui l'empéchait de pronoucer distinetemens ton nom, Eile disait Mueluune au lieu de Maxime et les villageois l\u2019appclaient comme sa mére, C'était un pauvre hère qui était né et qui avait graodi dans la plus profonde et dans [a plus resp ctable misère, Son père était un brave batelier qui s'était payé, alors que Macloune était encore au berceau et la mère avait réussi tant bien que wa\u201d, co silant ca journée à droite et à gauche, À traîner une péci- ble existence et à réchapper la vie de son enfaut qui était né rachitique et qui avait vécu ct grandi, en dépit des prédio tions de toutes les commères des alentours, Le pa\" vro garçon était un monstre de laideur, Mal fait su possible, il avait ua pauvre corps malingre auquel so troue vaicot tant bicn que mal sttachée de longs bras ct do longues jambes gréles qui se termioaiznt par des pieds et des mais qui n'avaiont guére semblance hue maine.Ii état bancal, boiteux, tortue bossu come on dit dans nos campagn et le malheureux avait unc tête à l'aves nant : uuu véritable tête de macaque en rupture de ménagerie.La naturo avait oublié de le doter d'an menton, ct denx longues deots jaunfitren sortuieat d\u2019un petit trou circulaire qui lui tevait lieu de bruche, commo des défenses de bite féroce, Il ne pouvait pas mâcher ses alimeuts et c'était une curiusité que de le voir manger, Son iaaznge se composait de phrases incolérea:cs et de sons inartioulés qu'ii accompagunit d'une pantomime tris exe pressive.Ft il parvenait assez facile- meut à se faire comprendre, mime de ceux qui l'entendaient pour la première fois, En dépit de cette laideur vraiment repouz-ante et de cetto difficulté de lau- gage, Maclonne était adoré par sa mère ct aimé de tous les villagrois, C'est qu'il était aussi bou qu'il était Inid, et il avait deux grands yeux bieus qui vou- fixaient comme pour vous dira: \u2014C'est vrai! je suis bien horrible à voir, mais tel que vous mo voyvz, je suis le seu} support do ma vieille mè o mals- le et, si chétif que je sois, il mu faut travailler pour lui donner du pain.Et pas un gamin, môme parmi les plus méchan:s, aurait oso se moquer de m laidcur ou abuser de ra faiblense, Et puis, on lo prenait on pitié parceque Too dissit au village qu'une sauvszcsse avait jeté un sort à Mario Gallivn, quelques mois avant la naissanco de Mactou- ne.Celie sauvagesse était unc faiscuse de pavicrs qui courait los cempagnes ot qui s'coivrait, dès qu'elle avait pu awmas- ser ass.z de gros sous pour acheter une bouteille de whiskey ; et c'était alors une orgie qui restait à jamais gravée dans la mémoire de ceux qui on étaient témoins, La malheureuse courai: par los.fucs en poussant des oris de béte fauve et en u faisait entendre de le uiaison - \u2014Marirhette ! oh! Marichsite ! C'érait is taote qui prociamait l'heure de rentrer pour se wuttro au hit.Los ceux amoureux se d'-unaivot tristement la main en se regardaut fixe- meat, les yenx dans les your et: \u2014Raos0i Maizhette! \u2014Boosoir Macioune ! Et Mari-bette retrait au logis et Macloune retournait à Lanorai«, Lies choca sc pa-ssieut ainsi depuis plus d'u : mois, lorsqu'uu suie Macloune arriva plus joyoux qua d'habitude, \u2014ISôjou Maïchette ! \u2014 Bonjour Macloune ! Et le pauvre infirme sortit de mn gousset une petite boits cn onrtou blanc d'où il ura uo jono d'or bica modeste qu'il pas-a au doigt do Is jou fille, \u2014Nouy autres, mariés à Saiut Michel, Hein ! Maïchette ! Oui Macloune! quaud tu voudrss Et les doux pauvres déshérités se donuèent un baiser bien chaste pour soeller leurs fiançailles.Et ce fut tout.Lo marage étant décidé pour la Saint-Michel 1l o'y avait plus q 'à mettre les ban« à l'égliss, Los parents con- son\u2018aicot au mariage et il était bien inutile de voir le notairo pour lo cuv- trat, car los deux époux coumence- raient la vie commune dans ln misère et dans la pauvreté, I! ne pouvait être question d'héritage, de dovaire et de séparation ou de communauté de biens.Le lendoimaia, aus les quatre heures de selurée, Maoloune mit ses habits des dimanches et se dirigea vers le preshy- tro oi il trouve le curé qui s- prome- Bait dus les allées de son jardia, cu réoitau.on bréviaire, \u2014Boujour Maxime ! Le curé scul, au village, l'appclait de 000 véritable vom, \u2014Bôjou mosicur curé | = d'apprends, Matime, l'intention do te marier, \u2014-Juil mosieur curé ! Avec Marichetto Joyslle de Contre.mur } Zi Rosieu Curé.1 n'y fout asér, mon pauvre Mozime, Ta des Ps les woyens de Glre vivre une fomme, Et ta pauvre\u2019 mére, que devicadrait- elle sens toi pou: que tu a ol Sia ae | Mie lal denser do pain ?che et l\u2019inexprimablo désospérance ct en murimurant le nom de Marichette, VI Un mais plus tard, à la St.Michel, lo corbiliar:! des pauvres cond'iait au cimotidr de C'onreemur, Marichatto Jayelle morte Je phthisie galopante ches son onot de lu Petito-Misère Cus dux pauvres déshérités de la vie, du bonheur et de l'amour u'avaient même paseu lu triste privilège do ve trouver réunis dans la mort, sousio mê- mo t rere, dns un coin obscur du mômo cluelives, H.Bravaraxp, rt me rar ra = LA LANGUE FRANÇAISE AU NORD- OVEST Un vote wignitiennf Régina, Assa., 21, \u2014 LI v aru une discussion très-chaude, hier, A propos de la question des deux langues dans les délibérations de l'Assemblée législative.M.Haultain a propo.° $s aufil est désirable que dorénavan- les délibération de la Chambre soient ublides on anglais seulement.\u201d M.Taultain s\u2019est expliqué ot a dit que sa motion ne se rapportait qu'aux jeurnaux de la Chambre, et, que cette question en était unie d'économie tout simplement.Après considération «> comité à décidé que les joursaux dy In Chambre ne seraient imprimés que dans une soule languo.M, Prince, de St-Albert, à soumis un amendement (insistant sur lue rands services rendus au pays par es Canadiens-françaixet démontrant que leurs droits ne doivent pus être oubliés.II a fait un appel chaleu- aoux à ln Chambro, afin que cetis dernière vint rendre justice à la minorité, Durant le cours de son discours, i) & fait remarquer que M.Chinaleill.député de Battleford, avait d\u2019abord promis de seconder son ameadument mais quo postérieurement il la informé que, en su qualité de memlre du comité exécutif, i} ne pourraient acconder un tel amendement, M.Betts, de Prince Albert, a do.mandé ensuite A M.Clinskill d\u2019expli.quor ves principes.M.Mitchell, serondo l\u2018amendement de M.Prince, et dit qu'il est représentant d'un district où v il a une population française considérable et que ce serait leur faire unc grande injustice que do ne pas imprimer lo journal dans leur langue.MM.Clinskill, Nolin (qui s\u2019exprima en français) Olivier, qui suppor- târent lo comité exécutif, Sutherland Campbell, Twoed et Gayloy suivirent et M.Haultain, ayant réplique, le vote fut pris et l'amondement rejeté par 24 voix contre 4.La motion prin- cipalo fut emportée par ln même majorité.L'assemblée législative prend des mesures pour que les territoires soient représentés à l'exposition 1893 de Chicago.M.Brett à soulevé cotte question aujourd'hui pour la référer au comité d'immigration.M, Cayley luisuccéda en proposant un amendement au bili des licences pour In ventu des boissons, bien que a chambre eut déjà voté deux fois sur cette question, clle à renversé ta dernière déciston par un vote de 14 voix contro 10, Les estimés territoriaux pour la derniére année Anis sant lu 30 juin 1892 ont été portés devant la chambre, mais le Premier Haultain & annoncé un comité pour mercredi.Lo total des ontimés est de &s7,110, TELEGRAPHIE NOUVELLES D'OTTAWA Ottawa, 21 \u2014 L'hon.Mckenzie Bowell est revenu de Belleville, hier soir.L'hon.J.A.Quimet est arrivé de Montréal et l\u2019hon, ©.H.Fuppor sera de retour, demain, de la Nou- velle-Ecosse, Hier, le gouvernement a regu du gouvernement Impérial in promesse que les nouveaux traités de r'éciproci- té entre les Etats-Unis et les Indes Occidentales ne uniraient au Canada en aucuuc façon.La politique impériale n'admet aucun traité qui serait de nature à faire tort aux produits Anglais an coloniaux.Lo département de la marine à reçu une nouvelle carte du golfe St-Laurent pré- arée pour le service télégraphique.lle sera publiée dans quelques jours.PAS DE GUERRE AVEC LES ETATS-UNIS Un arenngentent A 'nintpbia Now-York, 21.\u2014 Hier, le ministre Moutt a déclaré au correspondant du Herald à Washington, que le Chili est Animé des meilleurs sentiments à l'égard des Etats-Unis, mais que les Américains ne connuissent pas le Chili.L'accusation portée contre ce pays, que les matelota du Baltimore ont été assaillis et tués parce que le ministre Egan et nutres oficicre américains sympathisaient avec Bal- macéda cst unc pure invention.Le ministre a dit : ** Le Chili est prôt à faire tout en son pouvoir pour faire une enquête dans le but de punir les coupables.Avant de s'assurer des faits, il lul eat impossible de répon- dro aux demandes du gouvernement Américain.Le Chill a conduit l\u2019affaire de la môme manière que les Etats-Unis ou tout autre pays l\u2019au- raiont vonduito, al ces désordres eus- sunt eu liou sur leur territoire.Il n\u2019y A eu ni délai ni hâte, au sujot do l\u2019enquête.L'affaire est maintenant entre les mains du Juge des crimes.Peut-être une donnera-t-il pas sa décision avant le ler février.La sentence dovra être onsuite révisée par d\u2019autres cours de justice, ce qui eu- traînera quelquos délais, Le ministre des affaires étrangères enverra, ensuite, sa réponse au gouvernement des BtotasVais.\u201d à Adresses d'Affaires.J LE DOCT.I.PHILIPPE, \u2014 DK LA FACULTÉ LE PARIS \u2014 MEDECINE \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 CHIRUHGIE.suc.BPRCIALITÉ.: Malsdio des feinimes, fufiam- mutions, Tumecurs ele.26 ~ Rue Berri Montreal \u2014 Af es de Consultations : B à 10 à.M.2 ro M.Taleptione Hell ow, J.ALCIDE CHAUSSE, ARCEITECTS Mesureu.et Evaluateur 1541, RUE STE.CATHERINE MONTREAL.ARCHITECTURE RELIGIEUSE et PRIVEE SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DES MINES EUROPÉENNE ET AME- RICAINE, PARIS, LONDRES,, BRUXELLES ET NEW-YORK, \u2014 Directeur; pour;la Puissance du Canada\u2019, A.ILECUVRED, IINGIENIKUR, Kent House.Québec.Pam de recherches, l'uteutes de ter- uit 8 wariers, Conrultutionr, Eastens de wonérala, Exploration, Avjentage, ba donation, Achat et veute de mines et \u201coduit- miniers.Oct 19, P1\u20141 nt AGHINCE 1:etecetivo.Nationale.JOS.GLADU - - O.MALO: Cor Avence re charge de touted re clini hes Dét:ctiver Légitimes pour Com Pui ties Ou cuuiviux, BUREAU: 48 RUEST.JACQUES, Triephone 2810, MONTREAL Di ol BhOSSENL CHIRURGIEN-OENTISTE, No 7 RUE et.LAURENT, MONTREAL.Deuté eatruites sans douleur par l\u2019élec tricite ou le gue.Devers tute d\u2019après len procedes, lee plus vouvesna, el uvec snutesisux de pre, miere cluere, SATISFACTION GARAXTIk.PRIX MC LEWES, Dr J.G.A.Gendreau CHIRURGIEN-DENTISTE No 20 RUE ST LAURENT Ja Fatrection de deuts saue dunleure par l'électricité.Deutiers fuite, d'après let procédes les plus nouveaux, Beli Toi phone 81H.DENTOSE DOCT.THIANG SOU Le mntlieur reméde existant coutre in dow eur de DENI.Est grant quéttr instants péucut toute douleur dentine.Len agente soil sUlorisés à ruinclitre l'argent vis cur d'insucués.Erauyec-ié ul Vous ¢n yurderes toujours daux votre misirob, Lu ducteus Chinets FHIANG SUU est jo seul pussenivul de ce secret, PRIX 85 cts.Adrecees 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sortumuent du bois de sciage et su char gerout de toutes entreprises qu'on voudia bien leur coufier.\u2014N'oubliez pas ia plage, ~ Coin des rues Prince et Provos, Provost & Cie.SOREL, P, Q.Wry, = ur cera 0 eee coven PEDICULARINE.| Het mbcéieus dre = = E aies grand: NN A ar dans toutes les pharmacies ; \u2018Son Eminence lo cardin - Taschoreau | P\u2014 iy 6 quelque temps \"fa momination de Myr Begin, évêque de Chicoutimi, comme coadjuteur de Son Eminence Jo cardinal archevéque de Québec.Comme on le sait également, la oéré monie d'intronisstion doit se faire prochainement, bien que le nouveau titulaire ne doive prendre possession de son haut office qu'après que Rome aura Choisi son successeur à l'évêché de Chi- coutimi, Cet événement important remet en pleine lumière le chef spirituel de Yar chidiockse et celui qui est appelé à lul éuccéder.Nous avons déjà publié des notes biographiques aussi complètes que possible sur Mgr Begin.Au moment où le cardinal Taschereau se prépare à prendre sa retraite, aprés vingt-un ans de glorieux épiscopat, il nous « paru à propos de rappeler les grands traite do cutte corrière si remarquable.Mer Tascherenu à étési bion raconté l'honorable juge Routhier que nous UO aTrtOUs mieux faire que de citer les + es palpitantes d'intérêt que le lettré : gistrat a écritos pour la publication » hommes du jour, Comme le droit de reproduction de ces serbes biographies est réservé, nous < :0ns à la graciouseté de l'éditeur, M.1.H.Tuché, le privilège de mettre sous les youx de nos lecteurs tout l\u2019article du avant biographe de Son Eminence, LE CARDINAL TASCHEREAU \u2014 - 11 y a dans chaque pays des familles pri- vi'égiées qui semblent destinées à marcher toujours À ln tête de la societé.Cette constance des honneurs s'attachant à un nom n'est pas le produit au hasard : elle s'explique par une véritable mission que le Providence impose à certaines fn milles, comme à certains individus, et «Ia se justifie par la perpétustion du taleut et de l'honneur.Telle est la famille de Son Fininence Je eardinal Tuschereau, Pune des plus ane ciennes et des plus bout placées die notre « PL chef de cette famille, au Canaila, à été Thomas-Jacques \u2018Fascherenu, vriginaure ile Touraine, qui vint s'établir \u20ac3 au commun cement du dix-huitième siécle, ct qui et tint, en 1736, la concession dni ser neu.rie eur les bords de la rnivivre Chaudière, En 1728, il avuit épousé, à Quebec, More Fleury-d'Eschamimult, petite fille de dol Liet, décourreur du Mississiqu.Il mourut en 174, laissant lait enfants, qui, à l'exception de Gubriel-l°Iz-ar, mou furent saus pustérité vu retournerent cn nce, Ce dernier eut quatre onfants, dont le plus jeune, Jean-Thomas, cpouss Marie anet, fille de l'honorable M.Jean.Antoine Panet, premier président dela Chomire d'Assemblée du Canada.* Jean-Thomas fut nommé juge.ut, après evoir fait honneur au banc judicinire pendant plusiours années, il mourut «lu choléra en JB} Ses deux fils ont ajaut- à son nom nu éclat dont il n'a pu jouir.L'un est Phono.table Jean-Thomus l'aschereau, juge en retraite de la Cour Suptéme, et l'autre est le sujet dde cotte esquisse.1 1+ cardinal Eleéar-Alexandre Toschéresn ev né à Sainte-Marie de la Best +, au wie Gr scigneurial de la fatnille, le 17 fevrier Dès l'âge de huit.ans, 11 entrait au Pei Fu: naivo de Quelieu, À soizo any, aps les plus brillants succès, il avait tecruimé eon cours clussique, et il partait pour l'Eu- top en compagnie de M.l'abbé Holmes, Cleat A Rome qu il entra -lans l'état ecclésiastique, quand il v'svait « ute que dix.«plans Un devine quels sentiments un séjour assez prolonge slang Ia ville des Papers dat inspirer au jeune levite, et quels hors puissants se formérent dès lors entre la Sainte Eglise et ce coeur junue, pur et plein d'aspirations élevérs L'illustre abbé Dom Guéranger «at alors a Rome, ut travaillait an re-tullisse- ment de l'ordre dex Hénésictius en France.Le jaune Taschermau fit sn connaissaner, #4 À voulut entrer daus le nouvel ordre, qui COUVCHKIL si bien à son goût naturel pour Ia vie mootastique et pour letiule, Mais biens Las réscrvait d'autres destinées dncin sa quatries M.Vatbe Holmes fur ut 850 irner sen pieux dessein et le riunenn à sa satutlle, afir qu'il rit In consulter à ce bujel Les avis de sg parents ot de aes die Fevteurs snuslificrent.ses projets : al entra au Némunaire le Québec, tas ta vie qui y mena fut brew celle d'un Wenahiein, \u2019 dus études théclogiques n'y sureu pas moins brillantes quéé ses études cnvotes, e:, le 10 septembre 1N42, al jul oid uns prétre.À dater de cette époque, ns vie à std de plus eu plus intimement liée à l'histoire du *enunaire de Quebec.Ce fut pour lui le tualzon paternelle, et nulne pourrait mieea que lui nous parler de cette famille dont à 8 été auceessivement le fils et le père.Aussi ne sommes-nous pas étonné dip Prendre par son biographe, Mgr Tétu, qu'it 8 écrit une longue histoire du Semmaire de Quebec, encore inedite.Pieux travail, qu'a dù inspirer un double amour, filial et paternel, Jusqu'à son élévation sur le aiège archi épiscopal de Québec, en 187), il ne s'est jamais élaigné de son cher Séminaire que temporairement ot pour des raisons graves \u2014la promière fois, pour aller soigner ler émigres irlandais, mala-les du typhos, à la Grosse-Isie, où il prit In fièvre «t faillit mourir ; la seconde fois, pour aller étudier le droit canonique à Reine, d'ou ol revint avec lo diplôme de docteur.Au Séminaire, il à enseigné tour à tour Ia rhétorique, la philosopiiie, le dogme, le morale et le droit canmuique.Ceux qui ont été acs élèves font Pelogy de an science, et vantent la méthode ct la clarte de on ene seignement.>L même temps, il a accnpé tous les tes de responsabilité ct d'humeur que e Conseil du Séminaire tenait a Ini contes.D! fut un des fondateurs de l'uniseraité Laval, et il est resté profondément attache et dévoué à cette institution, Elle n te pour lui comme enfant que son père aime autant plus qu\u2019il lui occasionne plus d'in quiétudes et de tousments.1! en n été ba persannification la plus eu vue depuis plus e trente ans, ct il a partagé ses peines et Ges joies, ses rovers vb nes triomphe Voyages en Europe, correspondance voln- euse, rédaction de navires, potemi- ues, Jottres pustorales et maudements, il eat imposé Lien des prines ot ses travaux le défeudre cuntie scs ennemis ; et si, nalement, il n'a pas véusei au de ses désire, il peut tonjours we rendre Je témmie passe qu'il n'a rien négligé pour nsvv-ve venir de cette œuvre inaguitiue, Ce fut pour lui une luntouteuxe épreuve de Juitter son cher Séminaire pour aller à l'archevêche.Les houneurs de l'épincopat n'étaient ps 80 esmpensation, ct nous croyons à son entière aincérité quand il disait dans wa j cemier mandement :\u2014' Dieu nous est to.Uwis Que nous n'avons ni recherché, ni dé «Ud cette charço redoutable dont nous\u2019 \u2018 en les ons, aujourd'hui plus et ls res sabliité.4 dut es adieux à cette l'oral adeisé pendast tent dap que jamais, Plus touchantes : \u201c11 m'était toujours ei doux et «À \u201cagréable, dit-il, de voir réunie vette nome lireuse furuille du Séminaire de Québec, de l'université Laval, du collège de Lévis, à la tête de Liquelle la Providence m'avais lacé comme supérieur et comme recteur 1 © savais que dans tous les cœurs mon affection avait un tidele écho, et je sentais que véritablement nous no faisions tous ensemble qu\u2019un cœur et qu\u2019une âme, dans la penate commune de servir la cause de la religion et de la patric, les uns en com- maisluut où en enseignant, los autres en ne préparant par l'obéissance et par l'étude à reiplir les deaseins de lu Providence, *\u201c Hélas ! messieurs, faut-il donc que des liens si étroits ee trouvent brisés Lout à coup ! \u201cIl y aura bientôt quarante-trois ans, un tout petit écolier de huit aru et domi eudassait pour la première fois le capot, et re rendait, livres et cahiors gous le bras, ou Séminaire de Québec, pour y commencer tard, apris une année de voynge en Europe, il entrait au Grand Séminaire, com.Inençait ses études théologiques, ot au bout de cinq ans, il montait pour la première fois au suint Autel Voilà toute l'histoire de ma jounesse, ** Les vénrrables directeurs du Séminal- re qui voulurent bien alors agréer mes services dorment Lous, excepté un seul, du sommeil éternel, et reçoivent Ja récompen- ne de leur dévouement au Séminaire.Diou seul counait ce qu'ils m\u2018ont accordé de chu- rité, et quelle fut ma douleur en les voyant disparaitre pou à peu de Ja scène de co monde.\u201c Mu vio sacerdotale de viugt-neuf ans, aussi heureuse qu\u2019elle pout l'être dans cette valléo de larmes, s'est donc écoulée tout entière à l'abri de ces murs vénérables que Monseigneur de Laval à élevés il y n deux siècles.Conte vous le voyez, messieurs, sur lo demi-sivele qui à blanchi tes cheveux, le Seminaire à où plus de part que Ia maison paternelle, *\u201c Melan ! encore une fais il faut quitter cette maison ot j'ai trouvé des pères du- voués, dca confrères pleins d'affection, des enfants qui m'ont payé au centuple par leur docitité le pen de bien que j'ai casayé de leur faire.J'avais esperé y vivre, y mourir, y reposer au milieu de ceux qui furent autrefois ines maitres el mes modèles Triste condition des enfants d'Adam, dont les projets les plus lezitinew aboutissent trop souvent k le déception ! Amen grand malhenr, j'ui préché, exnlté, recommandé et enseique l'ubéissan- ce avet trop de zèle pour avoir le droit de In\u2018y soustraire aujourd'hui.\u201d Il est dittivile de relire cutte page sans être étau ; mais ga parole so fit plus touchante encore et plua délicieusement tendre, lorsque les élèves du Petit Seminaire viurens lu teliciter sur son elevation uu troux suchis piscopal : ** J'av dis naguère, leur répondit-il, un bonus jardin que je cultivais avoc amour, en cumpagnie de frères dévoués, Nulle penses etrangure ne pouvait m'en arracher ; j'aimais & auivre l'épanouissement de cen frat.ches roses que le retour de l'année scolaire faisait eclore et que le soleil de l'étude, avec la louve rus\u201ce de lu piété, inûrissait peu À peu et convertissait en fruits de bénédiction.¢ Un matin, que je me garderai bien d'appelar un bçau jour, on vint me dire tout d'un coup: \u2018 Votre jardin s'est agrandi: il est devenu un vaste champ, un dio- cise, toute une province l\u2019 * leu j'ai dit: Fiat voluntas! Mais mon cher petit jardin Bern toujours À moi, com- mo je serai touiours à lui, C\u2019est là que ls divine Providence me placa justis, humble plante, pour n'y faire prendre racine et n'ahbreuver de suca bienfaisants ; je Lions à cette terre par trop de fibres pour qu'on m'en arrache rans me faire mourir.Je con- éens, puisqu'il le faut, À devenir un grand ihre, qui omhrage toute tune province, pourvu que mon cher petit jardin soit en- care là, près de moi, protégé par mes branches, etine réjouimsant toujours par sce fleurs et pur ace fruits\u201d.Je crois avoir quelque notion des divers genres d'éloquence sacrée, et je ne con- nats rien de plus suave, de plus én, de plus gracieux comme forme, de plus pathétique comme sentiment, de plus touchant voimne tableau, que cet admirable petit discours.Saint Françdis d'Assise, le poète de fa nature, et saint François de Sales, le poétique orateur du sentisient, n\u2019ont rien ecrit A plus naif ot de plus charmant.L'épr- epat ne devait pasôtre la «lernière étape de notre éminentissime compatriote dluns Le voue des honneurs.Apr - quinze aunces de labeurs et de peines, de travaux et de luttes, de courses apostotiques et «le voyages entrepris pour la cane de l'éslucation et pour le plus grand Hien de l'Eglise canadienne, il fut jugé dire des plan Hantes distinctions, et le Sauit-Prre voulut le revêtir de la pourpre vardinat ce, Ce fut une grande joie pour tous les Ca.taiens, ot lu preese, anglaise «2 française, protest et cativelique, fut unacime A eliciter chaleureusement le nouveau digni- tare, et 4 teinetuier le Soqverma-l'ontite de tnt avoir contre cet honnenr, Guebee fut alors témoin des f tes les plus pratulios-< qu'il ail jamais vues L'imposi- tien des ineunes dela nouveile dignité eb la codi=t, nu de ln busrette cardinalice don- nirent lieu aux plus imposautes solennités et A dis re jonissances extraordinaire, Touts e les parties du pays et toutes Jos Chars de ln sourd so alurent preustre pract ves fess ct ny freur repr-piscopat, Nous avous vous les veux les deux forts volumes in-5 qui les contiennent, et l'un se ferait datfictletoent une sdce de la variété et du nombre des suints qui y sout traites, Hen est plusieurs quine tonshent qu'à la ruhrijue, aux régles diuciplimaires et a administration des figlises et des fabriques, Mais un grand nombre abordent des questions d'un tnterët beaucoup plus gené- ral, et pourraient âtre lues avec profit jrur les lauques aussi Vien que par los protres, La zele du pasteur ne a'exerce pas oni quement dans {es œuvres de pièté qu'il faut établir, organiser et maintenir, dans les institutions de charité ot les innisrns d'écdu- cation qu'il convient de fonder et «te soutenir.{l ne s'arrête pas aculement aux Fêtes à célébrer, aux anniversaires à voninémo- rer, aux bulles etencycliques à promalguer, L'œil vigilant du pero et du chef spirituel ombrasse Loux les intercts religieux, sociaux CL ineine purement matériels de 808 enfants, T'antot sn parole leur enseigne lu vraie sloctrine sur les rapports de PEglivo avec l'Etat, et les prémunit contre les erroues de l\u2019incrédulité et du libéralisme.\u2018antôt elle «'él-ve contre l'intemperance, le luxe, l'émigration aux Etats-Unis, ls corruption électorale, les luttes acrimonicuses ot les dissentions intestines.LMo préche tn conciliation et la paix, l'union des pretres entro eux ut aveu leurs évêques.Uni jour, cllo dénonce les sncidtén secrètes, la franc-maçonnerie et toutes les orga.nisstions occultes qui ruinont la liberté du travail et suscitent la haine entre patrons et ouvriers Un autre jour, ello ensoigne aux électeurs leurs devoirs pondant les * élections, définit les droits et le role du clergé, expose les besoins du moment, dis- nipe les otiscurités, écluireit les doutes, et trace même aux deputés des regles conformes À l'enscignement de l'Esluo et aux véritables intérêts du peuple, Quand uno loi inique est votée, quand une sentence judiciaire Iesse los droits ot Ja liberté do l'Eglise, sa voix s'élève encore ct réclame justice.Quand un juurnal attaque lu religion ou méprise ses aninistres, quand une compaguio dmumnatique jones des pièces obscènes, elle so fait entendre de nouveau pour condamner ot proscrire.En même temps, un patriotiame éclairé inspira ot stimule non z°16 \u2018 apostolique ; eL il no doune pas seulement sc soins à la propagation de la foi, mais il encourage, Le- commande et favorise par tous lex moyens À an disposition Ia colonisation de won pays ot l'expinsion de sa ence, J'ai été particulièrement heureux, en feuilletant lo cinquième volume de la collection des A ents des Eréques de tébec, d'y trouver une circulaire privée nu clergé, rolative à lu colonisation do In.province de Manitoba, Quand j'si visité cette province, en sep: tembre 1850, j'ai regretté profoudémont Ye sog opapetriotgs, au ou d'ém ue cortaives luttes au- any | '.UL i.EPARGNEES La public Montréalais éparèné ds millier de Diactres on sohetari td irchaudives ode shes cliez nous pendant notte vente anuvolle À bou marohe, \u2018 Daines et miesjeurs le con prennent, on pre fitout oi\u2019 font des achats considerable.Se Causuer La vente commence lous les matins, à heures a.ui, Gants d'hiver à bon marché pour dames Kpais gants de cacyemire de o>uleur 106 Ganse en cachemire de couleur, 160 Gants en cachemire de couleur 200 Mitrines et Mançhettes perlées 140 Mitaines et manchettes perlé:s 180 .\u2018Manchottes periées tricuiées n le main 886 Manchettas perlées tricotérs à ls main 580 Gania en laine, tricotés à le main, de toute nuance 596 E, CARSLEY Draps pour Manteaux Une quantité de coupons de Dran pour Ulsters et Manteaux, réduits à moitie prix.Draps unis pour ulsters 20 paur cent de rû duction.Draps poil de chameau 20 pour cent de ré duction.Draps noirs pour mantewux 20 pour cent de téduction.Berges noires pour mauteauz, 20 ; our cent de rédnciion .Semi-sralotte, 20 pour cent de réduction Astrakans, 20 jour cent de réduction.S.Cansuer Vetements d'Enfants, Voicl le moment da ee procur-r des Vête- ents Enfants avec des réduct-ous merveile leased dans Yeo pix.Tous ces vit -iuents soul cane a slat garautis bie aller et sont bien fins.= Vitem nted'enfints pour la wai on 800 Vetements d'enfauts pour la maison 730 Vétenents d'enfants pour l\u2019école 99 Vé.em uta d'enfauts pour l'école 81 Vétements d'enfants pont la prom-nnide $1.Vêtements d'enfants pour vi-ite $1,50 Vetements d'eufunts pour parties §3 Vétements d'eufauts pour parties 32.50.& CARSLEY * \u2014\u2014 Fourrure ! Fourrure BO 18! BOAS! Ba ser + &1 d'Uurson, réduits Boas vu penn de renarh, red its \u201coo Pas en jeau de ly-:x vaturel, réduite Boas eu peau of out Wanawo ki, rédoite COLLETS TELPETE Coliety Ten pite en tuncton de Pere, reduits Colo ts Tes pie en ca tor de ours, réduits Coll- ta Tom; dre en pntou ratures, reduits Colietg Pempéte, en mon on gris, réduits MANCHONS Man-hous en peau d'o:r-ou, réduits Manclsons en mouton de Pera-, rod its Maschons en putois naturel, sedaita Maucisout «n custor de l'ouest, réduits ë&, CARSLEY DOXNETERIS POUR DAMES Hyais Das de Laine, 350 Frais Br de Laine, flni-extrn, 25e I pais Bas de Laine, fabrique ezecirle, 314 Epais Bis de Laine, a ia mud, 3Vo RAS DE CACHEMIRE Pour Pames, Has de Cach- mire, depuis 21e Pas re Cacheuvre, Taulous et Bouts en Mv tinos, 25- Yas Bas de Cachembie, \u201c06 Joiis ligne re Las de Cachemire 30e Fra de Cachemire, double-chevillr, 406 Ban ste Cachemire, de toute qualite Bas de Cachemire, à tabuis lon:.tierir jour Filicttes et Jeunes Filles Bo:uueternio pour Ga:çous, réduits 8.CARSLEY Costumes pour Garçons COSTUMES D'HIVER REDUITS Four enfants, costumes de mu elots, 70e l'en: enfants, co-tumes en tweoë, \u201c1,19 Tour jurg us, costumes en tweed, $1.90 Pout jeunes gous, costumes en tweed, $4.00 Custunes en tweed de toute sorte.Tweeds de tente sorte, R-d etions dans les pardessus.lour enfinta, paletota n'hiver, $1.20, Peur ga:guns, paletota d'hiver, $1,90, Porr jeaucu peus, palotots d'hiver, §4,38 Co-turnes de Collège, téduits, Costumes jersey réduits, oo S.Canetzr l'ardessus on ®
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