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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 15 juin 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1888-06-15, Collections de BAnQ.

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[" Vol, ler.fr, > Al later St-Hyacinthe, Que., Vendredi, 15 Juin 1888 No.8 JOURNAL HEBDOMADAIRE A.DENIS, Directeur-Propriétaire.UNE BUREAU: 114 Rue Cascades.FEU LE * Sorment dn Corsaire LLETON.VI Esciaves.Suite) -\u2014Jocelvne ! Après l'héroïsme, le matyre.Maisce cri de la Barbinais restait inconscient ; et bientôt des paroles incohérenles se succéderent sur ses lèvres, Il se croyait toujours sur le pont de son navire,fluttant contre les Turcs, donnant son sang, offrant si vie, se rattachant à cette suprème espérance que Servan docile à ses ordres, allait mettre le feu aux poudres, et que la frégate sauteraitcou- vrant de ses débris les fustes karba- resques dont quatre au moims se l'ouveraieut ensevelies dans son désastre.Celte follie délirante aggravait l'état de la Barbinais.La violence de ses mouvements déramgeait les appareils ; les blessures se rouvraient ; le sang voulait de nouveau, et Vernon commençait à désespérer du salutde son blessé, quand Servan un bandage autour du front, les poignets meutris el à demi brisés, des- vendit de son hamac et Sapprocha de celui de Pierre.\u2014Monsieur le chirurgien, dit-il, confiez-moi la garde du capitaine, ele saignerai wien, je vous lejure.Avant d'étremous se, j'habitais l'hospice.Plus d'un fois j'aidai les sœurs; avez confiance.Et puis, voyez-vous, je garde un appareil pour les blessures de M.Pierre?\u2014Toi, pauvre enfant?\u2014Oni, mansieur.Tout le monde ignore.Au millien du tumaulte de de la Dbatallie, on ne s'inquiëètait guère d'un -enfant\u2026 Mais Galhauban avait eu-des dontés pour moi, el je tenais à les reconnaitre.1 fallait prouver à Lous que l'orphelin était digne de se battre avec les corsaires malouins.Aussi quant il me sembla que le Sirius, pris entre quatre feux, ne se sauverait jamals, grimpai au mât, et au milien du tourbillon de fumée des mousquets, et des éclats des grenades, j'avrachai notre pavillon\u2026 Le Sirius est pris, c'ett possi- Lle, mais nous n'avons pas asnené le drapeau.Et l'enfant tira de sa poitrine un haillon de soie blanche noirci, troué, déchiqueté, mais qui pour Lous représentait encore l'honneur de l\u2019équipage.Vernon serra Servan dansfses bras ==Cache-le bien ! fit-il, cache-le bien ! \u2014Soyez Lranquille ! je ne le rendrai qu'au capitaine ! D'ailleurs, j'ai mon idée : où Un malelol ne passe pas, se glisse un enfant.Galhauban n'a fait jurer de lui faire honneur, je tiendrai ma promesse.Maintenant, me croyez vous digne de soi- goer mon capitaine ?\u2014Oui, oui, répondit Julie Vernon avec émotion ; Dieu nons le rendra peut-être, cependant.11 n'acheva pas, car il sentait an fond de l'âme que mieux valais mille fois mourir que de vivre pour devenir prisonnier des Tures.Après quelques jours de Lraversée les minarets d'Alger se moutrèrent au milien de bouquets de palmiers, et bientôt on entra dansle port.Deux des blessés avaient saccom- bé.Poigne-d'Acier ne dounait plus d'inquiétude, Galhauban maugréait et jurait toute la journée, mais chez le matelot il s'agissait d'une habitude si invétérée, qu'après avoir récité son Confiteor, il recommeuçail sans s'en apercevoir.Pour le maire d'équipage c'était simplement une énergique forme de langage el jamais il ne lui vint à l'esprit de songer à offenser Dieu et les saints en les prenant à témoins de la conduite des pirate.s Au moment où le reis du vaisseau barbaresque entrait dans le port d'Alger, en remorquant le Sirius, afin d'annoncer son succès il fil tirer un coup de canon, mais il ne put arborer à son propre navire le pavillon du vaisseau pris, ce pavillon que Servan cachait dans sa poitrine comme une relique sacrée.Le vaisseau ture fut rangé le long du quai ; puis le pacha, informé de la victoire remportée envoya à son bord le « contrôleur des prises, » Il s\u2019agissait d'exercer le droit de caraporta, el de s'assurer de la valeur du Sirius À cette époque le gouvernement nessédait un seul vaisseau.Les navires composant la force maritime de la Turquie, étaient la propriêté de particuliers, n'ayant pas le droit de refuser à l'État le service que celui-ci demandait.La Course était l\u2019unique source de fortune des particuliers et du gour- vermeil.Quand un homme possédant un ou plusieurs navires avait résolu de mettre 3 la voile, il choisissait sa croisière.Ces croisières embrassaient outre la Méditerrannéé, le Détroit de Gibraltar, le cap Molinero, Gat, Palos Saint-Martin, Saint-Sébastien, Ma- jorque Minorque, le Cap Corse, Cos- siue, la rivière de Gênes, le golfe de Naples.Il semble, en lisant l'énumération des endroits servart-de théâtre aux déprédations des navires turcs qu'Alger devait passèder de vaste chantiers de construction, et faire venir du Nozd les bois, les voiles, les cordages nécessaires pour le grée ment des vaisseaux.M n,en était rien.Sans doute on demandait à la province de Bougie, le bois nécaissaire à la fabrication du fond et des quilles du navire, mæis le reste était pris sur les vaisseaux chrétiens.Le droit de coraporta comprenait la faculté de s'emparer des mâts, des manœu- tres, des cordaxes el des voiles des vaisseaux conquis.Au pacha revenait de droit le hnitième de la valeur de ces prises.Quand le contrôleur après avoir parcouru le Sirius eul évalnéce que pouvaieut valoir encore ses mils, ses agrès brisés, ses toiles brulées, il descendit daus l\u2019entrepont où se trou- vaieut ceux des matelols survivant à la bataille et à leurs blessures.chacun d'eux font interrogé sur sa nali- onalité, son Âge, ses aptitudes.Tous purent répondre, hors Pierre la Barhinaisdout la pensée reslait encore la proit du délire.fl restait plus à inserire que Ser- van; mais en vair le chercha-l-on sur le vaisseau, it devint introuvable.Au moment où le navire remorqueur du Sirius entrait dons le port d'Alger.le miousse grimpant à -la hauteur d'un sabord, amincissant son corps déjà si frèle, passe à travers la fenêtre étroite, puis brusquement il se lnissa tomber à la mer, Nul ne surprit cette évasion.Le reis craignant-une réprimande, n'insista point sur I'absence du mousse, Il fut indiqué au procès-verbal\u2019 que l\u2019on avait oublié de constater sa\u2019 mort surveaue à Ja suites de blessii- lias.alta À siesta mab res graves, Ces premières formalités remplies, on procéda au débarquement des esclaves qui, du navire malonin devaient être conduits à une sorte d\u2019entrepot général où ils resteraient jusqu\u2019à ce qu'une guérison parfaite de leurs blessures permit de les mettre en vente et d\u2019en tirer un bénéfice.Il se laissèrent conduire où on voulut, muets et mornes, le front baissé, l'ame déchirée, regrettant amèrement que Dieu ne leseut point retirés de se monde avant de permel- tre qu\u2019on les chargeat de fers.La Barbinais ei Grand-Pommier, un de ses matelois, furent seuls, en raison de la gravité de leurs blessures, dans l'impossibilité de marcher au lieu de leur destination.On dut les y transporter.Mais ce ne fut point à la pitié qu\u2019ils durent d\u2019y être conduits d'une façon supportable ; devenus une marchandise,il s'agissait de l'avarier le moins possible ; mais si la lit'ère sur laquelle on plaça les blessés fit presque douce, en revanche la population ne manqua pas d\u2019accabler d'injures les marins du Sirius, Ceux qui allaient à pied se trouvaient rédnits à l\u2019impuissance de faire un mouvement.mais les regards furieux qu'ils jetaient sur les insulteurs prouvirent assez quelle était lenr indignation.Chacun d'eux portait lu trace de blessures reçues de face, en braves, à la poitrine, à la tête ; des linges sanglants entouraient leurs fronts et leurs membres,et pourtant sur leur passu- ge, hommes, femmes, enfants, les voyant désarmés, les traitaient de lâhces et de « chiens de chrétiens ».Ils furent conduits dans une salle assez vaste, et comme chacun d\u2019eux portait les traces d\u2019un coup de mons- quetou d\u2019un conp de sabre, on laissa le chirurgien au milieu d'eux.Vernon prit pour aides deux mousses, Mériadec et Hervé, qui témoig vèrent un zèle égal pour soigner les blessés.Le capitaine délirait toujours.Dans ses paroles incohérentes revenaient tantôt le nom de Jocelyne ; tantôt il multipliait les encouragements aux marins du Sirius.Pour lui la bataille allait s'engager.Jamais il ne comprit qu\u2019elle était per due.Vernon aurait préféré le voir plongé dans le désespoir que ne pouvait manquer de lui assurer la défaite, car de l'heure où il retrouverait le sentiment de la réalité, j\u2019ex- ces de la souffrance morale pouvait amener une terrible rechute, An bout de quelques jours Poigne d\u2019Acier, Galhauban et Jean-la-Gre- nade pouvaient bouger leurs membres endoloris ; mais 4 mesure que les blessures guérissaient, on doublait le poids de leurs chaînes.dans la crainte d\u2019une évasion qui eût été une perte considérable, non seulement pour le capitaine qui s'était emparé du Sirius, mais encore pour le Pacha.On nourrissait les captifs de ragont de mouton et de monceanx de riz qui finirent par leur faire regrtier l'ordinaire du (bord.Certes plus d'une fois ils avaient raillé la cuisine du maître Coq, combien à cetle heure ils s'en s-raient régalés! Sur le Sirius, ils se moquaient du Rix-Pain- Sel le rognenr de portions mais à celte heure où les bidons étaient vides où le boujaron no s\u2019emplissait jamais d'eau-de-vie, îls sentaient de fameux trous dans l'estomac, et maudissaient millefois Mohomet d'avoir proscrit le vin et les liqueurs fortifiantes.Un antre mal les rongoait : l'ennui.Ces matelots-accontumés à la-vie:de bord, aux heures de quart, ne sivaient\u2018gne faire de leurs mains ~ a Taher ad i N'importe quel travail leur eut semblé préférable à l\u2019inaction forcée, et cependant quand à ce sujetils exprimaient leur souci, le chirurgien répondit.\u2014Camarade, nous vivons ensemble ; déjà compatriotes nous voilà devenns frères par le malheur.Un jour viendra où vous regrelierez les heures que vous maudissez maintenant.Sans doute nous souffrons, mais l'avenir qui nous est réservé n'est-il point mille fois plus épouvantable encore ?Je vous en conjure, rassemblez votre courage, foi tiflez- vous dans la foi, dans l\u2019amitié, afin d'avoir assez d'énergie pour endurer l'esclavage.-L\u2019esclavage ! s'écria Galhauban, croyez-vous donc, monsieur, que je le subirai une seule heure ?moi le premier matelot du Sirius, le mécré- aut qui m'achètera fera, je vous assure, un mauvais marché! A peine svrai-je rendu dans sa demeure mau- dile que mie faisant une arme de n'importe quoi je le tuerai, atssi vrai que nous somines ici face à face.\u2014Non, lu ne le feras pas, Gal, hauban.\u2014Qui m'en empèchera ?\u2014Ta conscience.\u2014Vous ne croyez cependant pas, monsieur, que ces Turcs ià soient des hommes comme nous ?\u2014Ce sont des hommes ! Si au lieu d'être vaincus nous nous trouvions vainqueurs, te croirais-tu le droit de les assassiner ?Non! Les lois de l\u2019hnmanité te linterdiraient plns encore que lon intérét personnel.Pourquoi veux-tu exiger de gens h\u2019ayant ni tes mœurs ni ta croyance, des vertus de eompassion que tu dois à Ja civilisation et a lu foi 7 Seras-tu le seul malheureux ?Tous nous souf- frivons et lous nous serons vendus comme esclaves, et traités avec la dernière riguaur.Les questions religieuses, queslions passionnées pour les Turcs, nous vaudront une aggravation de peine.Tu mourrais plutôt que d'abjurer ta foi, n\u2019est-ce pas ?Tu dois vivre plntdl que de renoncer au devoir qui le commande de te inontrer supérieur à ta mauvaise fortune.\u2014Vivre ! monsieur Vernon ; je consentirais à vivre quand on devrait me nourrir de riz à l\u2019eau, et me condamner à boire du bouillon de grenouilles! Mais songer qu'on me vendra comme une bête de somme, que je devrai obéir à des Mahométans, servir sur leurs vaisseaux, des vaisseaux qu\u2019on nous aura volés, jamais Je ne le ferai, jernais, voyez-vous ! \u2014Le chirurgien posa la main sur le bras de Galhauban.\u2014 Certes, lui réponditil, je crois plus aisé de subir la torture qui brise les os, que d'endurer quotidiennement des mauvais traiteinenils et des injures.Mais Dieu nous garde, camarade ! Il voit ce que nous souffrons et à nos douleurs il mettra nn terme.\u2014Quand je vous le dis, nous mourrons ! \u2014\"Tu oublies la revzanche ! \u2014La revanche ! Regardez nos mains et nos pieds ! Nous sommes des prisonniers, nons deviendrons des forçats ! \u2014Galhauban, depuis que les croisades nous jetèrent sur l'Orient, les Turcs sont pour nous d'irrévocables ennemis, et nous avons louL à redouter de leur cruauté ! \u2014Vous voyez bien, monsieur, vous en couvenez ! \u2014Laisse-moi aehever.Le Turc, mou,lâche, efféminé dans ses harems est sans industrie, sans force et sans marine.Il devient-voleur pour ac- quérir ce qui lui manque.Tu l'as appris en entendant le récit qu\u2019on nous a fait de la vente et du démembrement du Sirius.A peine notre pauvre navire se trouvait-il dans le port, qu'en raison du droit de Cara- porta, les agrès du grand mât revenaient au gardien du port ; tandis que les agrès du mât de misaine devenaient Ja propriété du vaissean capteur.Quant à la coque, cette coque fine et légère, sortie des chantiers de Solidor, on la vendra dans le palais de Bab aHassan, el les pirates en parlageront le prix, dans la même proportion que les marchandises et les esclaves.\u2014 Quand je vous dis\u2026 \u2014Alors on nous vendra.\u2014Tonnerrede Brest! on vendre Galhauban ! -\u2014\u2014Remercie le ciel de tou habileté de marin.Tu n\u2019iras pas au bagne, toi ! Les vaisseaux pirales des Turcs ont besoin de matelots habiles.Ils font des Manres leur canonniers ; la plupart des manœuvres sout confites à des chréliens.Comprends-tu, maintenant?Un homme adroit et courageux qui se trouve en face d'un port où qui passe dans les eaux d\u2019ur navire, saute à la mer et reconquiert sa liberté ! Le Reis du navire capteur a du compter tes coups durant la bataille, tu seras un de ceux qui se vendront le plus cher, et celui qui gardera le plus de chance da se sanver.\u2014Est-ce vrai, monsieur Vernon, qu'on essaiera de me faire abjurer ma religion ?\u2014Tu es trop vieux pour qu'ils le tentent.Parmi nous, denx êtres seuls sont exposés aux persécutions de ce genre ; les deux mousses ! Oui, si ces pauvres petits êtres domptés par la douleur se faissaient musulmans, peut-être se verraient-ils comblés de faveurs par le Pacha luimê- me, mais excepté les hommes d'une haute situation qu'on tente de lier par l\u2019abjuration, les Tures ont ence- re le bon seus de comprendre que celui qui trahit son Dieu trahira soir maître.\u2019l'u resteras chrétien, mais ln seras csclave\u2026 Pourtant je ne l'ai parlé que d\u2019une des chances qui tar restent de reconquérir (a liberté ! Dieu à mis dans le cœur de certains hommes une charité que rien ne rebute et n\u2019effraie.A- chaque malheur fondant sua l\u2019humianité il envoie un moyen de guérison.On à vu parfois à Saint-Malo des moines quêteurs sollicitant les aumônes des fidèles en faveur des captifs ; ils viendront ici ; ils rachèteront des prisonniers, ils les rendront a leur pays, a leur famille.La nouvelle de la perte du Sirius excitera un regret général.Il n\u2019est pas un matelot rentrant dans la Cité des Corsaires avec sa part de prise qui ne sacrifle quelques écus pour aider à notre rachat.Tu reverras Saint-Malo Galhauban, tu- chanteras encore dans le cabaret de la mère Cachalot.\u2026 \u2014Cà monsieur, c\u2019est impossible T J'étais comme les autres, gai es inê- me un peu fou, on est à terre, c\u2019est pour rire, n\u2019est-il pas vrai ?Mais je ne rirai plus jamais, sinon quand le ciel permettra - que j'étrangle un chien de Ture.J'étais fler, voyez- vous, de m\u2019ètre toujours trouvé à bord de navires rentrant pavoisés dans le port, et la cale remplie de marchandises.Je m'étais accontu- mé à être vainqueur, à lever ka tôte, et à compter parmi les plns intrépi des matelots de ta Course, Me voilà vaincu, je m'en souviendrai toujours?Toujours ! Il n'y aura point de pile flanqués'aux\u2018lures si\u201dDien permet sed Nie sat Veil tudes pent + > que\u201dje, redeviènné libre qui puisse > \u201cfes A AS me consoler d'urie défaite\u201d MERE 4 ty ag da indé dé fincas + oh fre \u201c \u2018 à hes \u2014 PP.dt 2e\" wed - RIBUNE, ~\u2014Galhauban, tu te consoleras à la prochaine victoire.Lé-seul serment que je te demande, est celui de ne jamais oublier*tes\u2018cämarades et de te venger ensuite le mieux que tu pourras.\u2018 \u2014Jocelyne ! Jocelyne ! afpéla le capitaine.Vernon courut à la Barbinais.Celui-ci s'était dressé sur son lit, et tendait les bras à une vision lointaine.Grice aux soins du jeune chirurgien, les blessures des mains et des bras se trouvaient cicatrisées ; la plaie de l'épaule se fermait rapidement ; seul le coup de sabre qui avait manqué de fendre en deux la tête de Pierre, laissait encore un sillon sanglant.\u2014Vernon s'assil prés du lit du blessé.\u2014Votts roverrez Jocelyne, lui dit- il, de loin elle pri¢ pour vous.Ello vous aime.\u2014Est-ce que lacroisière n'est pas finie ?demanda Pierre.Je me suis battu! J'ai mis le feu au vavire turc.11 flambe ! Il éclaire la mer & plusienrs fieues.Oui, mais i cette clarté j'aperçois d'autres navires.Ils sont cing, huit, dix.Les Turcs! les Turcs ! toujours, encore! Vive le roi ! Et Notre-Dame d'Anray nous soit en aide ! Ah ! mes braves camarades ! Mes loups de mer ! En avant ! i l'abordage ! a I'abordage ! Il agita les bras, puis soudain pris du vertige, il retomba sur son oreiller.\u2014Ne le guérirez-vous douc pas, capitaine ?\u2014Hélas ! répondit celui-ci, tandis que la raison est perdue, il ignore les malheurs survenus, les douleurs A subir.Quand il renaitra au sentiment de la réalité son désespoir sera d'autant plus affreux qu'il gardera moins d'espérance.\u2014Et j'ose me plaindre ! murmura Galhauban.ll quitta le chirurgien et rejoignit les deux mousses.Quelquesunes des paroles de Vernon lui restaient sur lecœur.À mesure que l\u2019état de sauté de la Majorité des prisonniers devenait meilleur, on augmenta de soins et de prévenances à leur égard.Vers la fin du jour on emmeua au bain les mieux portants.Ile revinrent de ces étuves le corps reposé.Un repas presque recherché leur fut servi.Ne fallait-il point soigner sa marchandise, et la préparer pour le vente ?Les matelols essayèrent un moment de refuser ce nouvean genre do vie ; alors ce fut a coups de bâtons qu'on les força de se baigner, de manger des choses nourrissantes, On lour ota les fers serrant leurs bras et leurs chevilles.Leur défl- auce augmentait en même temps que les égards dont il devenaient l\u2019objet.Copendant jamais on ne leur parlait de vente d'esclaves- Un jour Vernon demanda à un des Turcs qui apportail les repas : \u2014Où sommes-nous ici ?\u2014Dauns une des dépendauces du palais du Pacha.\u2014Quand en sortirons-nous ?\u2014Quaud vous aurez un maître.On ne lestrompait pas ; les Pachas d'Alger très défiants au sujet de la bonne foi des reis ramenant au port une riche prise, commençaient par mettre les hommes sous la garde de leurs soldats.Les survivants du Sirius habitaient dans le palais.Mais de ce palais ils ne connaissaient que la vaste chambre blanchie à la chaux et garnie de minces matelas sur lesquels ils dormaient.Un matin Pierre se souleva sur son lit, et promena autour de lui un regard dans lequel il n'était plus possible de trouver trace de folie.\u2014Où suis-je ?demanda-t-il à Ver- nou qui accourut, \u2014Au milieu de tes amis, \u2014Mon navire.Le chirurgien hésita, Parle, dit-ii, je puis tout entendre.\u2014Le Sirius est vendu.Nous sommes prisonuiers ?Vernon inclina la tête.=\u2014Cest bien ! répondit la Bbinais, je comprends.Je me souviens.Apfës la victoire, la défaile ! Ecrasés sous le nombre.Mon Dieu! mon Dieu\u201d Le \u2018 Il fit signe aux matelois d\u2019approcher.\u2014Ce qui se passera, mes amis, sera plus terrible que la plus épouvantable bataille ! Mais Dieu nous garde ! Dieu nous sauvera, nous sommes chrétiens et nous sommes Bretons ! I\\ semblait, du reste, que les mécréant eussent atlendu la guérison de Pierre de la Barbinais pour arrè- ter comment se passerait la vente des esclaves.On ne dérogeait point aux usages habituels, et cependant on devinait que le Pacha portait un vif intérêt à toul ce qui concernait le Sirius.La bravoure de ses matelots, la nature du navire monté pareux, ce que le reïs capteur avait raconté des prodiges de courage réalisés par la Barbinais, tout concourait à l'intéresser au plus haut point.Cependant il ne se prononçait pas encore.Soit indécision, cruauté ou désir de juger par lui-même du degré d\u2019énergie des Malouins, il décida que le jour mème où le chirurgien déclarerait que ses soins cessaient d'être indispensables, la Barbinais ct ses compagnons seraient conduits devant lui.Ils étaient treize, plus les deux mousses.Plus d'une fois, en les regardant d'une façon menaçante, leurs gardiens prononcèrent le nom de « Batistan » mais ils ne comprirent pas.Pourtant ce mot éveillait en eux l'idée vague d'une humila- tion et d'une souffrance.Une dernière fois on les conduisit au bain, puis à la place des [ambeaux sordides qui les couvraient, on leur distribua des vêtements propres.Enfin on les enferma dans une cour intérieure dépendant du palais du Pacha.ls y restèrent longtemps, exposés a un soleil brûlant, jusqu\u2019à ce qu\u2019un grand bruit de portes ouvertes, de sabres trainant sur les dalles, d'hommes se précipitant agenouillés sur le sol, les tirit de la torpeur dans laquelle les jetaient celle lumière vive, celte chaleur dévorante.L'entrée dans la cour d'hommes armés de bâtons, sortes d\u2019exéculeurs précédant Jacoub, les avertit que l'heure d'un changement nouveau dans leur existence venait de sonner.Alors, au lieu de courber le front ils le relevèrent, résolusa tout subir plutôt que de s\u2019humilier devant le vainqueur.Le Pacha, sans doute pour les frapper davantage de respect et de crainte, s'était fait précéder et suivre d,un grand appareil militaire.Vêtud'habits magnifique, Jconstellé de pierreries, le regard fixe et dur, s'appuyant sur la poignée d\u2019un sabre enrichi de rubis et d'émerandes, il s'avança et promena longtemps son regard à l'expression hautaine et glacée sur le groupe des Malouins.Ensuite il s'avança du côté de la Barbinais.: Celui-ci comprenait assez la langue turque pour entendre ce que Baba-Hassen demandait à son vizir.Cependant il ne le laissa pas deviner, craignant que cette nouvelle doundtencore plus d'intérêt a sa capture.Le pacha n'avait point besoin de cela pour souhaiter garder pour lui le capitaine du Sirius.La loi lui donnant le huitième des hommes saisis il comptait en réclamer deux : La Barbinais d'abord.En dépit des papiers trouvés dans son coffre Baba-Hassen refus de reconnaître le maître du Sirius comme le capitaine d'un naviro destiné à protéger la navigation de bâtiments marchands faisant au loin le commerce.On s,agitait en ce moment beaucoup en France.La Turque redoutait que Louis XIV entreprit contre elle une guerre sans merci, et tout ce que le Reis du navire vainqueur raconta persuada an Pacha, comme à ses ministres que la raison du voyage de la Barbinais était toute politique, et qu\u2019on devait bien moias le considérer comme un Coasaire que comme un envoyé du roi chargé de s'Âseu- rer de la puissance de la force navale de la Turquie.Le Pacha étendit donc la main dans la direction de la Barbinais.\u2014Ce chrétien est a moi {- fit-il.Le visage de Pierre conserva son calme marmoréen, mais une douleur subite l'atteignit au cœur.Il comprenait qu'une fois prisonnier d'un tel maître, toute espérance de liberté serait perdue.Les yeux froids du Sultan inspee- tèrent de nouveau les matelots du Sirius ; il désigna Galhauban du geste.\u2014Celui-ci ramera sur la galère.Puis le pacha couvert de brocard et de pierreries, les janissaires, les noirs disparurent, la porte se referma el les caplifs se retrouvèrent dans la cour seuls avec des gardiens.On lia les mains de Galhauban et celles de la Barbinais, puis on fit descendre à celui-ci les triples étages d'un escalier souterrain.Ils furent alors poussés dans une vaste pièce, à peu prés obscure, et daus laquelle se trouvaient couchés une centaine d'hommes, de toules conditions et de lous les âges.\u2014Salut, frères ! dit la Barbinais d\u2019une voix grave.\u2014Quelle cambuse! grommela Galhauban en haussant les épaules.Tous deux cherchèrent une place pour se coucher et dormir.Le sommeil seul désormais leur permettai t d'oublier.A peine se furent-ils assis sur le sol, qu'un mouvement lent el presque solennel s'opéra parmi les prisonniers.On en vit se lever avec peine, s'appuyer contre les murailles, marcher en tremblant dans là crainte de froisser les membres d\u2019un ami malade, de blesser un agonisant.Dans leurs yeux caves le regard brillait ; leur teint blafard s\u2019animait d'une rougeur subite, et s\u2019inclinant vers les nouveaux venus, ils murmu- rérent d\u2019une voix tremblante : \u2014La France! parlez-nous de la France ! IX L'Évané Le choix fait par le Pacha devait être suivi de près par la mise en vente des infortunés compagnons de la Barbinais.Plus d'une fois encore après le départ du capitaine ils retombèrent dans de sombree accès de désespoir ; mais alors Vernon le chirurgien s'efforçait de relever leur courags.ll semblait que Pierre son ami lui eùt légué lesoin de garder les matelots du Sirius à la hauteur de leur infortune.Aussi ne manquait-il jamais de leur montrer non pas seulement la liberté par le rachat, et le retour au pays après mille épreuves, mais encore les chances d'évasion que le hasard leur réservait.Il possédait assez l'expérience des hommes pour savoir que l'aiguillon de l'espérance les garderait forts au sein de la captivité.En eflet, pour ces âmes viriles, l'idée de ne devoir qu\u2019à eux-mêmes leur liberté semblait plus noble que celle d'attendre un rachat rendu difficile par le grand nombre des formalités à remplir.Cette direction donnée à leur esprit eut pour résultat de conserver en eux une énergie dont quelques jours auparavant il se sentaient incapables.\u2014Les deux mousses seuls pleu-| terraient.Encore Hervé relevait il souvent lo courage de son petit camarade.glotant.Les religieuses y rempla- ons grandi, nous serions morts paisiblement\u2026 Je le connais, le cimetière de là-bas, on y est tranquille\u2026 Ici qu'allons-nous devenir ?Le capitaine s'efforgait de nous rassurer, mais ua soir je l'ai bien entendu dire a M.Vernon : « Je ne tremble y \u2014 Médecin, ila soigné et guéri | : les blessés du Sirius.\u2014 Pourquoi avons-nous quitté | l\u2019hospice ! s'écriait Mériadee en san- | continua et las enchères commenct- q J ; | rent.Chacune d'elles était incrite çaient les mères que nous n'avons | sur le livre du courtier.Il la répé- pas connues ; les prêtres se mon.| tait à haute voix, s'efforçant de sti.traient bous pour nous.Il serait; muler le désir des acheteurs Vi i i ! = .devenu facile de cavailler dans les | émunérant les qualités morales et chantiers de Talard, du Val, de Tri ; physiques du sujet.chet, de Salidor.En face de nous | la mer égayés par des voiles n'eut | pa jamais élé effrayante\u2026 Où nous avi | le plus célèbre d\u2019Algor mit une en- que pour les petits.On s\u2019efforcera de les faire changer de religion.« \u2014Est-ce que tn apostasierais, toi?moi,'on me tuerait plutôt! \u2014La mort, répliqua Mérianec.C'est un moment à passer\u2026 S'il s'agissait \u2018de m'étrangler ou de me trancher la tête, je pourrais être sûr | de moi.Mais la torture.le feu, le fer, la faim.Je ne sail pas! non! je ne sais pas ! Effrayé, gardant conscience de sa faiblesses il mettait sa tête dans ses bras et sanglotait.\u2014Tu n'es pas matelot, s'écriait alors Hervé indigné.\u2014Non, je suis un mousse.Un pauvre petit anfantsans mère, élevé , par charité, comme Loi, qu'on ramassa sur Je grand chemin.Mourir ne\u2019 me fait pas penr, mais souffrir ! Je | ne saurais pas souffrir.! \u2014Son camarade le prit dans ses bras.| \u2014Si les maudits tentent de nous : faire renoncer à notre foi, ce sera en même temps; 10s souffrances | seront pareilles: ma constance te donnera du courage.Tu dis que | nous sommes des enfants ! tu te, trompes \u2018 Dès qu'on est chrétien on : est un homme ! | Les matelots éprouvaient une grande pitié ponr les petits, et bien qu'ils s'efforçassent de les rassurer, ils n\u2019étaient pas\u2019sans crainte sur leur avenir.\u2014 Enfin, trois jours après que Pierre et Galhauban eurent été séparés de leurs compagnons, ordre fut donné de conduire ceux-ci au Balistan.C'était le marché où se vendaient lee chrétiens.Ils furent menés après qu\u2019on les ent baignés, parfumés, et vêtus d\u2019habillements convenables.Certes, Jean-la Grenade.Poigne-d'Acier et les autres eurent plus d'une fois la tentation, se voyant libres de leurs mouvements, de tomber à poings fermés sur leurs gardiens.Leur rébellion aurait été chatiée par la mort, et pour eux la mort était une délivrance.Müis les paroles de la Barbinais, les couseils de Vernon leur gardèrent une fermeté stoïque.Après avoir prouvé que nul matelot ne se bat mieux que les Bretons, ils voulurent qu'on admira leur tranquille courage dans le malheur Par exemple, les Turcs be perdraient rien pour attendre.Tout moyen serait bon plus lard pour s\u2019en venger.Cenx qui les appelainnt maintenant « chiens de chrétiens » leur demanderaient un jour grâce à genoux.On placa les prisonniers sur trois rangs.Quand ils entrèrent au Ba- listan une foule assez nombreuse s'y trouvait déjà.Parmi les spectateurs amenés là les uns par curiosité, les aûtres par spéculation, un grand nombre raillait cruellement ces glorieux vain- eus.L'insulte jaillit plus d'une fois de la bouche des Turcs insolents : Ise prisonniers ne parurent point les entendre.Enfin un des courtiers prit Ver- uon par le bras, et lui fit faire par trois fois le tour du warché.Ceux qui avait le désir de mettre une enchère regardaient tonr a tour le visage, et la démarche du prisonnier.\u2014 Quel âge a-t-il?demanda un vieillard.\u2014 \u2018Trente ans, répondit le cour- \u2014 Sa profession ?La promenade autour du marché , cn Un vieillard à barbe blanche qui ssait lui-mème pour le médecin chère assez considérable pour que Vernon espérat l'avoir pour maître, La physionomie de \u2018Yousouf etait grave et douce.Le chirurgien pensa que le docte vieillard souhaitait (A Suivre.) 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STITILAIRE .\u2014 Los courses anuneiles du Club auront lieu celte année, le 30 juin et le 1 juillet, sur le rent du Club près de ia station de.Les bourses formant une somme Belwœil.de SI,60u.MARIE-VILLE Mr.O.Dauray, notaire et sa jeune et jolie arrivaient ici le 7 courant par le dame, train du soir.M.Dauray était autrefois président de la bande de Marieville, et un.des plus forts musiciens du pelit seminaire, A'l'occasion de «on meriage, les musiciens da collège, ses nombreux amis du village sont allés an débarcadère le recevoir Ini el sa dame et ont recon luit les jeunes éqoux jusqu'à la demeure de M, Louis Dauray, père du marié.Inutile de dire que musique, el reception ont été Drillantes et des plus sympatiques Bonheur aux jeunes époux.ST CHATILES Mr.grandement surpris disngnche dernier en voyant arriver chez lui près de quarante tes citoyens les plus notables de la paroisse : il fut bientôt instritit de l'ohjet de celte «démonstration.Une adresse lui fut présentée par M.Gervais lui exprimant en «quelque mots la porte que la paroisse fuit relativement au départ de cet homme qui a fait tant de bien ici : Les pauvres surtout perdent en lui un honami, car il avait toujours de l'onvrage à leur donner; la paroisse perd un bon adminsstraleur : depuis nenf ans que ce monsieur est président des commissaires d'écoles il à toujours rendu justice à qui de droit.M.Bonin répondit en termes heureux à l'adresse qui ini fut présentée; remercia tout le monde ; en terminant ila ajouté qu'il n\u2018onblierait jamais ses amis de Saint- Charles.Allent s'établir à St-Illlaire, il compte avoir le plaisir de les voir souvent.\u2014M.Arsène Dupuis, employé au Pacili- que Canadien, et son «\u201cpouse, ont visité, la semaine dernière, en Voyage de noce, les villes de Sherbrooke «de Sl-Hyacinthe.H voulurent aussi voir le inagnitique village de St-Uharies, sur le Richelieu, mémorable par la bataille de 1837, Sur le lieu du combat, on voit encore quelques ruines lle maisons incendiées, le soir du 25 novembre, Îlest fortement question, en ce moment, d'ériger Un monument pour les braves qui sont restés sur le champ de bataille.Le lieu sinistre est silué entre deux col- Jinse séparées par un petit ruisseau de dix à douze pieds de largeur ; c'est en cet endroit que quarante-deux de nos braves canadiens trouvérent la mort.M, ct Mde Dupuis visitèrent ensuite l'école moilèle, dirigée depuis vingt denx ans par M.Gervais.Les élèves profitèren Lde la bonne occasion pour demander un congé qui leur fut accords, \u2014lua lromagerie do St-Chsrles, dirigée par M.F, Bordua, presse tous les jours dix meules d'excellent fromage.Les messieurs Langevin qui ont acquis le domaine Seigneurial portent tous les jours, à lu fromagerie, audelit de cinq cents livres de lait, UPTON Durant I'orage de mercreili de la semaine dernitre, la foudre est tombéo sur la grange et l'étable£de Mr.Jos Ballayd de cette parcisen, En moins d'une heure tout à été riduit en cendres.Les dommages sont considérables.ACTON Il est probable que Mr V, Morin, notaire de St Hyacinthe va venir s'établir à Acton pour remplacer M.E.D.Tétreau, nommé la charge re régistrateur le Bagot, et qui nous laissera bientôt pouralier s'étoblir à St-Liboire, André Bonin, entrepreneur, fut M.0.DAVID, FiLs Marchand- Tailleur 3T-SIMON, PLACE DU MARCHE ST-HYACINTHE ASSORTIMENT CONSIDERABLE DE HARDES FAITES, DRAPS & TWEEDS Importés d'Europe.Toujours les patrons les plus nouveaux et les prix les plus bus.No.61, RU Aussi, Chapeaux, Corps et Calecons, Chemises, Collets, Sacs de voyage Ke.8&\"Un Tailleur de première classe est attaché i cet établissement.Ba , \u2018PLOMBIER, COUVREUR, ét No.29, Rue St, ANTOINE dr; ST.HYACINTHE, QUE.APPAREILS DE CHAUFFAGE A LA VAPEUR ET A L'EAU CITAUDE SINKS, TUYAUX A L'EAU ET A GAZ, POMPES, ROBINETS, ETC,, ETC.SPÉCIALITÉ :\u2014Couvertures en Fortranc, Tèle, Bardean Métallique, Ardoise «6 Tôhe Galvanisée, Le tout à Prix Moderes, Satisfaction garantis, D, @& LADIME Marchand de Marchandises Seches \u2014 HAUTES NOUVEAUTES \u2014 Groceries VINS & LIQUEURS ienceset Verreries 3 \u2014 -\u2014 h dd Fa Ferronneries, Huiles, Peintures VITRES, ETC., ETC., ETC.EN GROS1& EN DETAIL Coin des Rues Bourdages et Oascades, St-Hyacinthe, Vis-û-vis Je Pont Barsalou et la Manufacture de Laine.LE PLUS HAUT PRIX EST TOUJOURS DONNE POUR LA LAINE ET LE TABAC, ETC.Faisant le commerce de Chapeaux de Faille en Gros les Marchanids et les cultivatenrs trouveront toujoursü placer leurs CHAPEAUX soit pour ARGENT ou MARCHANDISES avec plus d'avantages qu'ailleurs, Taujours en mains les flanelles de la Ole.Manufacturiére et le produits du tricot, Bas, Corps et Caleçons, Etc.Etc.5 LE MAGASIN DU BoN MARCH\u2019! 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quélquefois dle t un ou deux pauvres diables qui font et entretiennent tout un, rang, tont un trente arpents.: De là/ encore, Se Ait de, petites misères, de.tiraillements, et surtout d'impraticables che- \u2018mins; ©.\u201d Ja Et la routine est là, \u2014l\u2019on ne veut pas déroger à ce qu'a fait mon père; et mon grand père\u2014et les chemins sont affreux.\u2026 Dans les municipalités où les conseillers ont en assez d'esprit de progrès, assez d'esprit pratique pour flanquer là la routine, et charger la corporation de l'entretien des voies publiques, l'on \u2018remarque que leurs chemins, soit en hiver, soit en été, sait en automne, sont toujours beaux, et que c'est plaisir de.voyager en aucune saison de l'année.Puisque l'on ne veut pas être raisonnable, qu'avec la faculté qu'a chacun d'entretenir mal ou plutôt de ne pas entretenir du tout son chemin,\u2014qu'\u2019après tout chacun n\u2019est jamais satisfait de la part qui lui advient, pourquoi ne pas trancher la difficulté en amendant la loi comme ceci : Tout chemin public quelconque dans une municipalité est à la charge de cette municipalité qui seule est tenne aux travaux d'entretien.Ainsi nous aurions de beaux chemins et tout le monde serait satisfait.Passons au Code de procédure.Nous voici bientôt à la vacance.L'on suit qu\u2019un défendeur, poursuivi pendant ce temps, n'est tenu ni de comparaître ni de plaider.Nous avons toujours pensé gne la vacance était en faveur des juges et non des débiteurs ; or ces derniers sont au fond, plus réellement er» vacance que les hauts magistrats, et ils en profitent surtout au détriment des pauvres diables de créanciers.Nous voudrions qu'au moins, ils soient tenus de comparaître, soit en personne soit par procureur, et qua défaut, jugement soit enrégistré contre eux dans les cas où le greffier seul peut donner jugement.Le système actuel est tout simplement dérisoire.L'ordonnance de 1667, dite ordonnance civile et de procédure civile.la seule enrégistrée au Conseil Supérieur de Québec, et qu'aucune disposition statuaire n\u2019a révoquée depuis la cession jusqu'à nos jours, exempte de saisie \u201c les chevaux, bœuls et autres bêtes de labourage.\u201d La section 3 des Statuts Refondus du Bas-Canada, reproduite par l'article 556 de notre Code de procédure civile, exemptant do saisie certains effets et animaux, n\u2019est pas limitalive, mais indicative ; elle ne crée pas un droit nouveau, mais elle constate un\u2019 droit existant déjà.: Lt c'est ce droit ancien que reconnait et consacre le chapitre 34, 45 Victoria, lorsqu'il déclare insaisissables \u201c deux chevaux de labour ou deux bœutfs de labour.L'ordonnance da 1667, les exemptait fous de saisie ; le statut limite à deux cette exemption, \u2014c'est li toute la diflérence.Or, grâce à cette ælorieuse incertitude du droit qui permet à la magistrature et au barreau de n'être jamais d'accord,\u2014l'on ne s'entend pas sur la signilication de \u201cchevaux de labour.\u201d A Marieville, la Cour a décidé que tout cheval \u2018était de sa nature cheval de labour, qu'il appartiennent à un cultivateur ou à un particulier qui n\u2019a pas même un pied de terre à labourer ; à Montréal, les cours ont décidé le contraire.Etdepuis 1882, l'opinion est indécise, incertaine, flottante.Ne serait-il pas sage de la part de la législature de trancher la question, et surtout de rédiger un amendement de manière à laisser au moins un cheval à tout homme, charretier outout autre qui nesa viciét celle de sa famil- e avec son cheval, ses voitures et ses attelages.Car, c'est\u2019 de la cruauté que d'enlever à un homme, l'animal aved lequel il gagne au jour la journée la vie do sa famille.Me mento, .Mercier.7 rDavid ; is.mensueliidinis gus ! : fim Cet article 556 est bien mesquin : entr'autres ladreriesy que surtout qui l'emporte sur toutes les autres, celle-ci : la réserve de dix volumes à tout débiteur indis- linctivement.Etes-vous avocat, médecin, notaire, prêtre, ministre, ou bien êtos-vous forgeron, ouvrier, charretier, scieur à la petite scie,\u2014 Yous êtes tous sur un pied d'éga- ite! La loi, sans distinction de personnes, réserve dix volumes au choix du débiteur.N'est-il pas ridicule qu\u2019un homme de profession qui, à toute heure du jour et de la nuit a besoin d'étudier et de consulter les ouvrages qui traitent de son art, soit sur un pied d'égalité avec un forgeron, etc.\u201c La défense de saisir les livres des ecclésiastiques, dit Guyot, devrait être étendue à lous les livres des gens de lettres et sin\u2014 gulièremeut des juges et des avocats.\u201d Loin de la, ils ont moins de privilege que le dernier des ouvriers auquel l'art.556 fait certaines réserves.La législature devrait ici adopter l'opinion du grand jurisconsulte Guzot.J A.C.me PETITESSES Le journal le plus petit, le plus mesquin, le plus étroit, le plus salopiot selon l'expression d'un vieux français, \u2014 c\u2019est Le Monde, \u2014 lc plus immonde engueunleur de tous les journaux bleus de Montréal, et il faut dire, de la province.Pour se poser auprés des Anglais qui le méprisent, et lécher les faveurs des irlandais qui ne le lisent pas, il flagorne les uns et les autres tout en insultant le premier ministre de son mieux.Il l'accuse de ne pas leur donner de représentant dans le cabinet.M.Mercier leur a cependant dit : \u201c Donnez-moi un homme, messieurs, un homme acceptable, et ce sera fuit.\u201d Maintenant, il le met en désaccord avec le député-ministre qui, ni un ni deux, veut flanquer le premier ministre pardessus bord, et s'en créer un à son choix.Le procédé est un peu vif, mais au Monde, la délicatesse est inconnue ; le plus grossier, là, est le mieux accueilli.\u201c M.Mercier qui a toujours suivi servilement ses partisans, \u201d dit le Monde, \u201cse propose de courber l'échine encore une fois.\u201d Nons voudrions bien savoir si jamais le cabinet provincial a eu à sa tête, un chef plus indépendant, plus ferme et plus libre dans ses agissements, que l'hon.Mercier.Le Monde rêvait sans doute à l'hon.M.Chapleau lorsqu\u2019il a écrit cetle phrase ; l'on sait qu\u2019il a beaucoup de sympathie pour l'homme qui fait quevwe dans le cubinet fédéral, l'homme aux déceptions, le grrrand orateur du grrrand parti, tout /ræichement rasé par le garçon à papa, le jeune Hon.Tupper.Le Monde, pour criailler contre le cabinet Mercier.se mot en frais de s'ésine et crée des places pour les amis qui ont travaillé pour le gouvernement actuel.Il a même imaginé des magistrats per dedimus.Cette institution n'existe nulle part dans le monde judiciaire.Il y a bien des Commissaires per dedintus potestutem, mais leur fonction est gratuite etne leur rapporte pas un centin.Le Monde a-t-il lâché cette bourde par ignorance ou pour mentir tout simplement.Les deux suppositions sont également vraies.courir après lo juif Salombn, le Monde u bien droit d'inventer, à titre do représailles, toutes espèces de contes à l'adresse du Premier.Mais au moins qu'il ne*se prenne pas dans ses propres filets.Les Modes Frang:.ises Illustrées.\u2014Paralit tous les samedis \u2014 650, Rue Notre-Dame, Montréal, | abonnèment 92.50 par an.nous lui devons, il bn\" est \u2018une | Depuis que M.Mercier l'a.fait TERLE ADEA Un Pont détruit par le Vent Six porsonnse blèssees dent doux Mortelloment Le coup de vent qui a précédé l'orage de mercredi après-midi a été la cause d'une terrible catas- trophèe à-Eastman.Une partie des chevalets ou ouvrages en treillis (environ 2,000 pieds de longueur) vis-à-vis le village d'Eastman, sur la nouvelle voie du Pacifique Canadien, a été renversée par l'ouragan tandis que les ouvriers y travaillaient.Plusieurs eurent le termps de se sauver mais six d'entre eux, qui se trouvaient à l'endroit le plus élevé, soit à une hauteur de 55 pieds du sol, sont tombés avec les lourdes pièces de bois dont il n'est pas resté une seule en place.Pas un ne fut tué sur le coup, mais tous furent plus ou moins blessés.On manda immédiatement du secours, et bientôt un train spécial partit de Waterloo, amenant les docteurs Frégeau et Phe- lan, M.le Dr Pagé, de Stukely Sud, se rendit aussi sur les lieux de l'accident.L'un des blessés du nom Lip- sey est mort ce matin.Un autre du nom de\u2019 Courtemanche, de Farnham, mourra probablement.- ip + \u2014_ Aux Jeunes Demoiselles Nous empruntons au Magasin Pittoresque la rude apostrophe suivante, adressée aux jeunes demoiselles de l'Angleterre, par une de ces dames auteurs qui composent des nouvelles pour la jeunesse : \u201c Vous, chères petites, vous, élevées pour le mariage !\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.Allons done ! pas plus qu\u2019une pauvre poulette pour conduire quatorze poulets.Chères filles ! que savez-vous pour la cuisine, vous qui savez tant pour le salon ?Où prenez-vous de l'exercice, vous qui usez tant de sofas?Croyez-moi, apprenez moins de piano et sachezau moins faire un pudding ; ayez plus de franchise et moins de fausse modestie ; déjeunez bien et serrez-vons moins.Ah! comme j'aime ces bonnes filles enjouées et bruyantes, à l'œil brillant, aux joues roses, au large corsage, qui peuvent repriser les bas, tailler leurs robes, raccommoder les habits, faire manœuvrer un régiment de marmites et de casserolles, traire les vaches, engraisser les oies, fendre du bois et abattre un canard sauvage comme la duchesse de Marlborough, et qui n\u2019en savent pas moins tenir leur place dans les salons.Mais vous, avec votre air de Mater dolvrosa, Votre moue dédaigneunse et votre mine de prude; avec votre taille de guêpe, votre teint plombé : vous, bourreaux de musique, lectrices insatinbles de romans et de contes bleus, esclaves de la mode et enfants de la paresse, crovez-vous que vos semelles de papier, vos bas de soie et vos jupes de mousseline vous tiennent lieu de mérite?Non, non, ce n'est point parmi vous que je vois \u201c de l'utu- res épouses et des mères de famille pour la vieille Angleterre.\u201d \u2014 0.Une réforme du Calendrier On s'est bien souvent occupé de cette difficulté qui résulte pour dater, de la non concordance des dates et des jours de lu semaine.Le nombre 365 n'étant pas exactement divisible par 7, le nombre des jours de semaine, et, tous les quatre ans, la ditliculté se trouve compliqué parle fait du 2e jour dont le mois de février bénéficie, l'année étant Dissextile.Frappés des anomalies du calendrier grégorien, bien des chercheurs ont depuis longtemps essayé de trouver une solution au problème qui, ces temps derniers, a été l'objet de quelque attention de la part de l'Académie desScien- ces et des Sociétés savantes.En décembre dernier, la Société astronomique de France mit la question au concours, et le premier prix a été décerné au projet présenté par M.Gaston Armelin.Ce projet conserve \u2018la semaine, et pour faire cadrer cette division avec les autres divisions du temps, il partage l'année en 4 trimestres de 91 jours chacun.Ce nombre de 91 étant exactement divisible par 7, chaque trimestre contient ainsi un nombre entier de semaines, soit 13 semaines exactement.Ces 91 jours de chaque trimestre sont répartis de la manière suivante : Le premier mois a 31 jours et commence un lundi.Le deuxième mois a 30 jours et commence un jeudi.Le troisième mois a 30 jours et commence un samedi.Tous les trimestres sont semblables.Comme ces 4 trimestres ne donnent que 364 jours, le jour en plus est mis en dehors des mois et des semaines ; il est jour complémentaire, et placé au jour de l'an.De cette façon, la parfaite harmonie des trimestres n\u2019est pas rompue, et par suite toutes les années se ressemblent.Le mois de 28 jours est supprimé.Les années bissextiles, il y aurait un second jour complémentaire qui serait placé à la fin de l\u2019année.L'adoption de ce nouveau calen?drier serait de la plus grande utilité, attendu que les mois de 31 et de 80 jour se présentant dans un ordre régulier et constant, et commençant toujours par les mé- mes jours, qui ne pourraient être qu\u2019un lundi, un jeudi et un samedi, on saurait toujours à l'avance et facilement quel jour de la semaine tomberait tel ou tel quantième.Que l'on cherche, par exemple, le 17 mai eu le 25 septembre.Mai, deuxième mois du trimestre, commencerait un jeudi, d'où le 15 serait un jeudi, et le 17 un samedi.Septembre, 3e mois du trimestre coramencerait un samedi, d'où le 22 serait un samedi, et le 25 un mardi.Il est à souhaiter que l'Académie des Sciences porte son attention sur cet excellent système, très simple et facile à appliquer.\u2014\u2014\u2014\u2014l-e->-e L'ART DE FAIRE FORTUNE Lisez et soyez convaincu ; c'est le célèbre Barnum qui a résumé en dix commandements l\u2019art de devenir riche.Ce nouveau (?) messie publie uinsi ses commandements : PREMIER COMMANDEMENT Choisissez le genre d'affaires qui convient à vos inclinations : II Que votre parole soit toujours sacrée.III Quoi que vous fassiez, faites le toujours de toutes vos forces.Iv Ne faites usage d'aucune boisson énivrante.v Espérez sans être trop visionnaire.VI N'éparpillez pas vos eflorts.VII Avez de bons employés.VIII Faites de la publicité.IX Soyez économe.X Ne comptez que sur vous mé- me.etl ¢ sb HUISSIERS : J Chagnon 48 Girouard H Marchessault Providence N J Chaput Rosalie À Bissonnet 46 St.Antoine HARDES FAITES M O David & fils 45 St François M O David fils St Simon Mathieu frères 22 Cascades OG Clément 109 + IMPRIMERIES Le Courrier 58 Cascades L'Union 17 St Denis La Tribune 114 Cascades INSTRUMENTS ARATOIRES : O Chalifoux & fils N D StHyacinthe G Bedard 2 St François M Bousquet 70 Mondor LiBRAIRES EH Richer 67 St Simon L A Chogeette frére 140 Cascades MEUBLES C A Simard 31 St Antoine J N Cadotle 32£et 38 Cascudes MAGASINS GENERAL S Bourgeois 38 St Antoine Raymond & frere N D St-Hyacinthe Jos Brodeur 29, 37 et 43 Cascades L G Lalime 2.+ MAGASIN DE MODES Mme F X Marin 64 Cascades Mme Laferrière 57 \u201c Mme N Langelier 136 © Mme M Moison 67 « 42 St-François 37 .traitement de ces différentes affections, « Delle GC Gauthier 35% MÉDECINS Dr Eug St Jacques 13 St Denis Dr J H LStGermain 71 Cascades Dr L V Benoit 50 St François Dr Turcot & \u2018rère 30 St Hyacinthe Dr P Frederic-Despars 74 Mondor Dr Emile St Jacques 148 Cascades Dv PY Bernier coin StHyacinthe et Gurouard ; Dr L A Beaudry 66-Mondor NOTAIRES FX ABoisseau 1G St Denis Bernier et Morin 32 Girouard JM Bordua 32 s H R Blanchard 18 St Denis J 0 Guertin Hotel-de-ville R Deschènes .\u2018 Jules St-Germain 24 Girouard : 9 M Chatbonneau 22 St Denis MARCHANDISES SÈCHES Bergeron & frère 63 St Simon rousseau frères 47 St François G Daigneau 102 Cascades Ls Marier 62 .R St Jacques 104 « NG Leduc tb + N Plante 66 MmeLs Gagnon 45 = | Mmel, V Sicotte 6+ H Levi 40 St Antoine ORGUES D'ÉGLISES Casavant frères, Gironard près du .Séminatre Eus Brodeur 31 Ste Anne APPAREILS DE CHAUFFAGE À Bloudin 143 Cascades J Leduc 99% \u201c C E Brodeur 29 St Antoine ORFEVRES E Lamarche 116 Cascades F X Durocher 57 L Beaudry 36 St Frangois J A Morin 49 \u201c PORTES, CHASSIS, Etc L P Morin 1 St Antoine Paquette & Godbont 30 William PHARMACIENS Dr Eug St Jacques 13 St Denis Dr J H L St Germain 71 Cascades Dr L V Benoit 50 St François PIANOS et ORGUES de SALON A Denis 114 Cascades TABACS, CIGARS, Etc Charland et Pariseau 43 St François F D Renaud 59 Cascades VETERINAIRES A Beauchamp 2 Laframboise J Therrien St François VOITURIERS Choquette et Frere 46 Cascades J Larivière 1 St Dominique C Cormier 7 William T Noel © \u201c JOSEPH LEDUC FERBLANTIER Plombier & Couvreur RUE CASCADES Vis-à-vis chez MH.Pagnuelo Frères ST-HYACINTHE Couverture en Ferblanc, Couvertures, en Ardoises, Couvertures en Tôle galvanisée, Couvertures en Bardeau Métallique.Seul agent pour le Bardeau Métallique.OUVRAGE GARANTI PRIX MODÉRES.et Dr.L.A.BEAUDRY No.66, RUE MONDOR.Batisse Sarazin & Menard, sera à la disposition des malades à toute heure du jour et de la nuit.Il soignera toutes les maladies, el spécialement les affections des veux et des oreilles.L.A.BEAUDRY, M.D.C.M.G6, Rue Mosnon, St-llvacinthe A.BLONDIN Plombier Sanitaire POSEUR DE FOURNAISES A eau chaude et à vapeur BASSE & HAUTE PRESSION 148, Rue Cascades SAINT-HYACINTHE, QUE. 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