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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 10 août 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1888-08-10, Collections de BAnQ.

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[" Vol, ler.St-Hyacinthe, Qué, Vendredi, 10-Aout 1888.LA TRIBUNE A.DENIS, Directeur-Propriétaire.serment du Corsaire XVi L.A HAINE DE SOBEIA Suite \u2014Mon fils, dit-il, les Bédouins *pillards dévastent en ce moment une partie de nos tribus, Les mes sagers de divers donarsson venus ici dénoncer le vol de leurs troupeaux.On a tué des femmes, brisé ie crâne de jeunes enfants, enlevé des troupeaux de chamenux et de moutons.ll est temps de mettre un terme ices abominations.lève une petite armée de jeunes hommes, poursuis les voleurs, ot reviens sous la tente paternelle quand tu pourras me dire que ces tuisérables sont chatiés.\u2014 Vous serez vbéi, mon répondit le jeuste homme.+ Rejoignant alors Sobéia qu\u2019il trouva occupée des préparatifs du.repas du soir, il lui annonça son prochain départ, et saus s'adresser d'une façon directe à Jocelyne il ajouta qu'il avait besoin de ses armes Celle-ci alla les preudre au ratel- lier.Elles étaient belles, Iuisantes, et vraiment Gites pour nn brave, Effravée de l'expression de douleur réflétée par le visage d\u2019Abdal- Jah.Mile ae Miviue lui diti voix basse : \u2014Faites votre «devoir, mais \u2018cherchez pasla nrort.Il répoudit par on gesle signifiant: + Que vous importe ; net s'éloigna, afin d'aller recruter des guerriers \u2018pour l'expédition projetée.père, ne Au bout de trois jours tout étail prêt.Au nomment où Aludallals se mettait en selle, Sobéia haisa son étrier, ethan dit: \u2014Ne te désole point, fils de mon ame ! Par Famqur que j'ai pour loi, je jure qu\u2019i ton-relour tu relrouve- vas l'esclave docile.Jocelyne en le voyant, s'éloigner leva la gin et traça daus l'air un signe de croix.Il prit ce geste pour une bénédiction.\u2018 Sohéia s'était bien gardée de révéler à son fils par quels moyens elle entendait réduire Jocelyne à l'alié- issance.Depuis \u2018que l'infortunée habitait les tentes, la haine dela femme du cheik augmentait: Elle accusait facelyne d'avoir jeté à son {ils an sort mauvais, d'en avoir fait Ja proie de quelque génie mal faisant, \u2018Tant qu'elle crut possible de l'attendrir, de la gagner, elle se contraignit, imposant sileuce à sa jalousie miternelle par tendresse pour le fils que sa passion troublait jusqu'à Ja folie.D'ailleurs en présence d'Abdallah que pouvait elle ?Nd l'aurait-il point sans fin défeniue, mème contre elle.Sobéia gardait conscience de sos Impuissance el s'abstenait de maltraîter la jeune fille, D'ailleurs elle mettait sur le compte d'une puissante idée veligi- euse le refus qu'elle faisait d'épouser Abdallah.Mais depuis le retour de son fils, depuis qu\u2019elle avait eu l'adresse de lui arracher.l'une après l'autre ses confidences, elle connaissait les conseils du saint du Sahel, et qait svque son fils eut renié le prophète plutôt que de renoncer à Jocelyne.Son indignation fut grande.Le fanatisme musulman activa davantage sa haine contre Mlle de Miniac.Il ne s'agissail plus de vendre celle-ci infidèle à sa foi, c'est Abdallah qui offrait de devenir renégat au fond de I'ime ! C'est Abdallah qui déshonorerait sa famille et sa tribu pour celte fille aux cheveux blonds qui lui tournait la tête.S'taitil assez humilié devant l\u2019étrangère que les flots jetèrent à la côte comme une dernière épave.Que de larmes mal dissimulées dont ses paupières restaient rouges ! Quels cris de douleur sans cause apparente, de courses sans but dans la montagne, On eût dit qu\u2019il jetait aux lions le défi de le dévorer.11 ne caressiil plus ses petites sœurs ; il restait distrait près de sa mère.Mais tout cela allait changer.L'étrangère, fille de gitours, apprendrait que les fidèles adorateurs d'Alalt les méprisent plus que leurs chiens, Al !il ne suffisait point à la fille franque d'être épousée, elle ressentait de l'horreur pour cenx à qui elle devait de vivre encore.Sobéia comprit que le premier coup à frapper était de séparer de nouveau Ganetle et Jocelyne.Puis que Me révoltée avail daigné supplier Abdallah de lui rendre son amie, elle {ui tenait grandement au cœur, Ganette appelée par Sobéia hors de la tente n'y reparut plus.Lorsque Jocelyne en demanda la raison, la femme du cheik se contenla de répondre : \u20141'esclave vsL occupée au loin.Ce n'était que le commencement d'une persécution cruelle avec la double peusée de venger son fils et de soumettre Jocelyne à su volonté, lit femme du cheik devint pour la taptive an véritable bourreau.Or jela Jocelyuc dans une sorte de treu noir bâti avec des pierres du torrent, Profitant de son sonumneil, Sobcia Ini retira ses vêtements comme si avec eux elle espérait lui faire dépouiller sa résolution.Elle n'eut plus pour se couvrir qu'un lanmbeau de couverlare.On lui abandonna d\u2019une main avare des aliments qu'enssent dédaignés les chiens de chasse d'Abdallah.Durant les premiers jours Jocelyne garda le silence, mais affamée, demi-nue, elle se demanda si cette mère n\u2019était point capable de la tuer afin de la châtier de ses dédains \u2014Que vous aije done fait ?dit-elle en se (raînant devant Sobéia, \u2014Tu n'aimes pas mon fils; répou- dit celle-ci.\u2014Je connais ses qualités, je les admire ; il est doux et bon, jamais il he n'eut punie de mes reluscom- me Vous le faites, \u2014T'u serus sa femme ! Tu consentiras à dormir sous sa tente, où tu mourras désespérée dans l'abandon et les supplices.Oh ! ne crois point que je te souliaite pour fille! Je désirais pour bru une Mle J\" Afrique dont jamais un homme waurait vu le visage.Une musulmane persuadée que sou mari et sou maitre, et non une étrangère qui le laisse sans pitié devaut elle le front dans la poussière.lille de l'ange du Mal ! cœur de Licresse ! Tu as changé mon enfant! Ce n\u2019est plus le guerrier qu'aduuiraieut les jeunes hommes de la tribu, que les pères citaient pour exemple, Est-il capable de diriger une troupe de Kabyles, celui qui ne commande pas à sa folie?Oh! je te vaudrais morte ! Morte, enlends-tu bien! Sil ne s'agiseail que de te tuer, j'aurais vile cueilli des herb s qui feraient de toi un cadavre avant ce soir\u2026 Mais Abdallah te pieure- rait, el je ne veux pas voir pleurer Abdallah.Et puis, tu nesouffrirais pas assez, sorcière aux yeux hleus ?Au milieu d\u2019une tente agonie tn auras le temps de réfléchir; la crainte de la mort te décidera peut-être.Car enfin tu es jeune, bien jeune.\u2014Faites de moi ce que vous von- drez, je ne serai jamais la femme de votre fils.Avyez pitie.Tenez, je ne lui ai point avoué ces choses, dans la crainte de redoubler sa peine.Vous êtes femme, vous me comprendrez mieux.Dans mon pays, ma mère a disposé de ina maîn et de ma vie.fiancée d'un homme que j'aime, je lui garderai la foi promise jusqu'au dernier sonffle\u2026 \u2014Un antre! répéta Sobéta marchant dans l\u2019étroit espace où Jocelyne se trouvait enfermée, tu en préfères un autre à Abdallah.Estil donc possible qu'un Frangi soit plus bean, plus magnanime et plus fort ! Eh! gue m'importe, après tout! Celni-liest loin, il estmort peut-être.Daus tout les cas il esl à jomais perdu pour toi ! de quoi te servira une fidélité lolte à la parole donnée ?Tu expireras loin de lui, dans les lourments, quand il te serait possible de vivre heureuse et honorée., \u2014de ne saurais trahir men serment, répondit Jocceiyne, \u2014Sais-Lii comment on (raite les esclaves révollées.\u2026 \u2014Qu\u2019importe ! répliqua Jocelyne.\u2014On les fonaille comme des chiens ! On les meurtrit de coups, on les fail mourir sous le bâton.\u2014Comme vous profitez de l\u2019absence d'Abdallals ! \u2014Oui, oui, tandis qu'il t'est pas la pour te défendre contre moi tout en le maudissant, je te rendrait souple comme la bride de son cheval.Résigne-toi ! dis adien à tes réves.Que demain je te tronve docile.\u2014Ni demain ui jamais i Sobéia ferma la porte de la prison, Jocelyne demeura seule dans le Elle ne gardait aucune espérance, Dans la folie de son :unour malernel outragé, croyaikelle, par les refus de ln cap- live, Sobéia pouvait commettre un crime.Comment la lerail-on mou- rit # Lentement, la femme du choik On ne se servirait pas de poison, daus In crainte d'attaquer les sources de la vie, on se conten- leriitde latorturer dans sa chair jus.qua ce qu'elle consentit à trahir Pierre de la Barbinais, & renoncer au salut de son père, pour devenir désespoir et la nuit, Fava dit.la compagne du fils du cheik.Si robuste que soit notre volonté, la terreur de la souffrance est instinctive, elle sempare à la fois du cerveau pour le troubler, des nerfs Joceivue ne ferma Elle devina pour tes Lordre.pas un mstantles yeux, que le soleil se levait à la raie d'ou qui passa sous sa porte.Dans la matinée Soba raient-nne hestialité brutale ; grandes, sonples et robusles, elles parais- sitient éprouver one joie crnelle à la pensée d'obéir aux ordres de leur maitresse.: \u2014ÂAs tu réfléchi?demanda Sobéia.\u2014Oui, \u2014Tu obéiras.\u2014de refuse.Sobéia ne répliqua point.Elle fit un signe et les deux nègresse se précipitèrent à [a fois sur Mlle de Miniac.Tandis que l\u2019une delle Ini serrail les mains i les broyer,Sobéia entra accompagnée de deux négresses, C'étaient deux créatures qu'on anrail dit taillées dans du granit noir d'E- gypte.leurs laces ¢erasces respi- JOURNAL HEBDOMADAIRE arracha le haillon couvrant les épaules de la jeune fille.\u2014Frappe ! dit-elle à l'autre ni- gresse.: Celle-ci hrandit une lanière de cuir assouplie par un bain de lait, el la laissa retomber en sifllant, \u2014Dix coups, ajoute Sobéiz, Jocelyne poussa un cri de doulenr aiguë, se tordit, plenra, demanda grâce, puis au dernier coup elle tomba sur le sol.\u2014 Lave ses plaies, dit Sobéia à l'esclave noire qui venait de remplir le rôle de bourreau.Celle-ci prit dans une fiole une eau auromalisée, la versa sur les épaules de Jocelyne ; le sang cessi de couler, les douleurs de chaque blessure s'avivèrent, mais un soulagement presque subit se fit sentir un moment après, \u2014Cède, dit la nègresse, Sobéta est terrible.\u2014J'aime mieux mourir, répliqua Mlle de Miniae.La lemme du cheik revint chaque jour passer deux heures près de Jo- celvne.Elle s'efforcait de la cou- vaincre que sou bonheur serait assure si elle devenait la femme de son fils.lrvitée par le mulisme de la jeune fille elle oubliait bientôt ses promesses pour se répandre eu nouvelles menaces, Une semaine se passa de la sorte.Au bout de ce temps Sobéia demanda encore : \u2014Accepleras-ni, mon époux ?fils pour \u2014Jamais.Le lendemain les deux nègresses revinrent, docelyue n'essaya pas mnème de résister, Elle reçut agenouillée sur le sol, le con maintenu parles doigts d'une des Sahariennes, les mains prises dans un étau de chair, dix coups de celte lanière de cuir qui lui enlevait des lambeaux de chair et faisait jaillir son sang en rosée, Mais plas faible cette iois, elle s'évanouit au neuvième et roula sur le sol.Estelle morte ?demanda Sobéia.\u2014Pas encore.La fetbme du cheik sortit à demi épouvantée de son œuvre.wpeadant elle la continua.Al ternant les promesses et les menaces, les caresses ct les lortures, elle épuisa sur l'âme cl le corps de celle en.faut délicale ce que peut inventer une barbarie raffinée.\u2019 supplice, 11 arriva à Jocelyne d'appeler : \u2014Abdallah ! Abdallah ?\u2014Seras-lu su femme ?\u2014 Jamais.\u2014Meurs donc ! Et le pied de la musulmane s'abattit sur la poitrine de Jocelyne.Les trois femmes sortirent à la fois, sans Lourner la tête.Presque au mème instant on entendit réperentés par les échos de la montagne des cris de joies,des sons d'instruments et des détonnalions joyeusus.Le douar tout entier se porla au- devant de la troupe qui s'aumoncait d'une facon victorieuse.Abdallah ramenait à leurs tenies les Kabyles qui venaient de refonler au désert une armée de Bédouins pillards.Le cheik, fier de son fils, se rendit au-devant de lui avec les anciens de la tribu que leur faiblesse empéchait désormais de prendre part aux choses de guerre, el qui se contentaient d'aider le chef dans le rendement de la jnstice et la pacification des familles.Abdallah, en apercevant son père, Pendant une de ces heures de BUREAU : 114 Rue Cascades.lança joyeusement en l'air son mousquet démasquiné, puis sautant \u20181 terre, il s'avança vers lui, Le capitaine devait rendre comple de l'expédition, avant que le fils se crut le droit de presser son père d'une mille étreinle.\u2014Allah nous protège, dit le jeune homme avec une dignitë fière, nos ennemis sont vaineus.L'ange de la mort a comple les dmes des dix héros ; je ramène cinq blessés.Une acclamation des soldats d'A b- dallah prouva au cheik que son fits ainé s'était conduit glorieusement, Le cheik adressa de chaleurenses paroles aux Kabyles, rendit grâce à Dieu et au prophète, el prit aveu Abdallah le chemin de sa ter.te, À peine le jeune homme se trou- va-t-il assez éloigné de ses compagnons, pour qu'il lene fil impossible de l'entendre, qu'il demanda.\u2014Jocelyne, mon père, parlez-moi de Jocelyne Le cheik répondit.\u2014Ta mère n\u2019a promis de la rendre docile à tes vœux.\u2026ÔMa mère ! répéta le jeune homn- me d'une voix agitée, ignorez-vous qu'elle hait celte jeune fille.\u2014Sobéia l'aime du moins.Mais déjà l'inquiétude s'était emparée de l'âme d\u2019Abdallah, il courut à l'endroit où se trouvaient su mère CL ses SUIS, Les petites Miles se jetèrent dans ses hyas, \u2014 Ja veux voir Jocelyue, dit Ab- dallah, \u2014Avant d'embrasser ta mère?La fille des Frangi l'emportera-telle toujours sur moi ! Accorde le reste de celte journée à celle dont Un es.toute la vie.\u2018lu verras demain ton esclave.\u2014Je veux vois Jocelyne ! répéla le jeune homme en se rapprochant, davantage.Non point que je la dit qu'elle \u2018conrt un danger.lyne est soulfyanle.;, J'ai du lui donner nn asile à prrè- \u2014Ganetle lit serl, Gifietle est près delle?\u2014Non, Ganetle est dans la montagne, .La voix de Sobéia devenait Lasse et tremblante ; l'effroi la prenait, Si, en pénétrant dans l'immonde réduit ou elle avait enfermé Jocelyne, On celle-ci avait subi son martyre, Abdallah la trouvait morte.Lu colère étincelait déjà daus les prunelles du jeune homme, ses poings se crispaieut ; Sobéia prise de terreur tomba su r les genoux.\u2014J'ai peut-être en tort, fit-elle.Je voulais la contraindre à obéir.Arracher par la force le consentement qu\u2019elle refusail.Je ne pouvais te voir malheureux, Abdallah.Tu comprends.Jocelyne est esclave.\u201c EL tu l'as Lraitée en esclave 7 Ali?misérable femme?St tn ne m'avais pas porté dans ton sein\u2026 Je veux la voir, vivanle ou morte, ear je le comprends, maintenant, tn Pas lorturée.Sobéia fit quelques pas en chancelant, et désigna du doigt le réduit.servant de prison à Mlle de Minjac D'un conp d'épaule Abdallah en jeta la porte eu dedans, puis it poussa un rugissement de lion Llessé en apercevant évanonie, sanglante, celle dont il avait l'ait l'objet de so culte, Il l'enleva comme une enfant et Ja rapporta dans la tente.Entassant les tapis et les fourrures il prépara nn fit pour l\u2019infortunée, et dit à l\u2019ai- née de ses sœurs : préfère, mais nn secret instinet me- \u2014Demain, j'ai dit demain.Joce-.na ATTRIBUTE, f \u2014Léila, je l'ai toujours trouvée bonne, soigne \u2018cette jeune fille par affection pour moi.Puis se tournant vers sa mère.\u2014Qui l'a frappée, ast-ce toi ?\u2014Les filles du Sahara.\u2014Bien.\u2014Ganelte peut-elle êlre revenue avant la fin du jour ?\u2014Oui.\u2014Fais-ia prévenir.Abdallah retourna près de son pêre.\u2014Je suis maintenant un homme, dit-il, me permets-tu de le parler en homme ?\u2014Celui qui d'une bataille à tous les droits.\u2014Les nègresses qui ont füstigé Jocelyne serunt mortes cette nuit.\u2014 ll sera fait ajnsi.\u2014Quant à ma mère.La voix d'Abdallah s'étrangla dans sa gorge.\u2014Quant à ma mère qui a commandé la torture dont se meurt celle \u201cdont je voulais faire ma femme, vous la jugerez.\u2026 Je ne la connais plus.\u2014Le jeune homme aêle de Léila.Celle-ci multiplia les soins autour de la jeune Alle, tandis que Sobéia, muelle et farouche, la tèle ensevelie dans ses mains répétait ; \u2014Le fils de mon âme m'a maudite pour amour pour l'étrangère ! Il m'a mandite ! Ganelle revint dans la nuit.Comme elle approchait de la tente, elle ve heurta à deux longs corps noirs rigides déjà ; c'étaient les cadavres des deux négresses.\u2014Un faible sourire erra sur les lèvres de Jocelyne en reconuaissant Ganette.\u2014Ma croix est lourde, lui dit elle, je.tombe sous le poids.Xvi UN GRAND COUR.Abdallah et Jocelyne sont assis à l'ombre d'un bouquet de dattier.La jeune fille plus belle que jamais sous si pitleur i revétu un costume oriental, car il ne reste pas un lambeau de cette role de deuil qu'elle porta si longtemps.Pour la première fois elle à quitté la tente où l'ont soiguée Léila et Ganette.La main de Mlle\u2018de Miniac repose fraternellement dans celle d'Abdallah.Tous deux poursuivent l'entretien commencé.\u2014Aiusi, ma mère a dit vrai, en affirmant que vous êtes flancée dans votre patrie ?\u2014Ou ; si je vous l'ai caché;à vous d'est que je redontais les emportements de votre tendresse et de votre Jalousie.Mais mon affection pour mon fiancé ne m'empdche point de vous rendre justice.Vous dtes noble et bon, Abdallah ! Dieu mit en vous le germe de grandes vertus que le christianisme rendrait plus pures encore.Vous èles digue de prier le même Dieu, de vous agenouiller devant le mème autel.\u2014Je l'aurais fait pour toi.\u2014 Il fallait y être entrainé par amour pour lui seul.\u2014Parle-moi de toi, Jocelyne.Ce m'est plus l'heure des secrets, tu as quitié la France\u2026 \u2014 Afin de me rendre à Alger négo- -cier la liberté de mon père prisonnier du Pacha, et celle du capitaino Pierre de la Barbinais, mon fiance.\u2014La somme qui fut trouvée dans votre ceinture.\u2026 \u2014Devait payer la rançon de mon père.\u2014Je suis cause qu lu as bien souffert, Jocelyne.Ma mère n\u2019a vu qu\u2019une chose, le mépris témoigné à son fils.Nous sommes des Kabyles ; nous des montagnards aux passions ardentes.Nous ne comprenons pas cer- wins raffinements de langage, certaines nuances dans les sentiments, mous passons de la tendresse à la hâïne ! Vois-tu, Jocelyne, nous sommes de la race des lions, nous savons déchirer et rugir, ramper jamais.-Mais nous gardons aussi la générosité du lion et tu l'apprendras - revient vainqueur ne s'était point trompé en comptant sur le J'avais fait de toi l'objet de mon espérance, cette espérance tu la bri- | sus comme un jouet fragile.Qu'Al- }Jahète bénisse, cependant ?car tu as {souffert à cause de moi el tu ne m'dccuses pas.Je ne connais point l'homme qui sera lon époux, mais | j'ose le dire à la face du ciel, devant l'immensité du désert, il ne saurait | te chérir plus que moi.: * \u2014Je le sais ! je le sais : «it Joce- \u201c1yne.\u2026 t \u2014Tout a l'heure quand je l'ai vue | apparaître sous ces vétements, j'ai | senti mie reprendre cette folie de ma tête ut de mon cœur.C'est fini ! Mais la chrétienne ne dépussera point le musulman en générosité.Jocelyne se souviendra éternellement d'Abdallah.\u2014Mon frère ?\u2014d'ai cru mourir de donleur, je me résigne ; si je pleure, le vent du désert sèchera mes larmes.Quand tu seras heureuse, là-bas, Lu te souviendras de la montague,du vieux cheik, et tu rediras mon nom.C'en est assez pour moi ?Toule tu vie appartiendra à un autre, mais cette joie, tn me la devras.da Mlle de Miniae.\u2014Tu es libre, Jocelyue.\u2014Libre, moi ! \u2014Demain tu quilleras la monla- gne, moi-même je te conduirai à Alger.\u2014Vous feriez cels, vous, vous ?\u2014En es-tu surprise, Jocelyne ?La jeune fille s'agenouilla lentement devant lui.\u2014De cette heure je vous comprends el je vous admire, dit-elle, de cette heure je vous bénis ! Les grands yeux bleus de Jocelyne étaient pleius de larmes, ses mains jointes tremblaient., Abdallah la força de reprendre sa place.\u2014Donnez-moi la fin de cette journée, dit-il, car nous partons à l\u2019aube.Tout seras prêt, mes ordres sont donnés.Il demeurèrent tout le soir sous le bouquet de dattiers, et la nuit seule les ramenisons la tente, Les sœurs d\u2019Abdallah semblaient tristes, elles aimaient la donce esclave chrétienne ; quand à Sobéia, humble et timide devant son fils, depuis le crime commis par elle, c'était avec peine qu'elle dissimulail la joie cansée par le départ de celte esclave rebelle que rien v'avait pu assouplir ni dompter.Longtemps après que les femmes se furent retirées pour se livrer au sommeil, on entendit la gnzla du jeune homme accompagner le chant suprême de l'adieu.À l'aube il était debout.Une litière atlendait Mile de Miniac ; un groupe d'esclaves devait la porter jusqu'à Alger en se relay- aut toutes les trois heures.De plus cing cents jeunes hommes, choisis parmi ceux qu'Abdallah avait amenés contre les Bédouins, serviraient d'escorte À l'étrangère qui s\u2019éloignait de la montague avec un cortège de princesse.Sur un chameau se trouvaient les bagages.Abdallah avait entassé pour Mlle de Miniac dans des coffres incrustés de nacre les plus riches étoffes, des bijoux de prix ; elle n\u2019avait en le courage de rien refuser, dans la crainte d'attrister davantage ce grand cœur.Mlle de Miniac prit congé du cheik avec une dignité mêlée de reconnaissance; elle embrassa les enfants, chercha Sobéra pour Iui pardonner, mais celle-ci s'était enfuie en redoutant d'être nue dernière fcis.humi liée par la magnanimité de la chrétienne.Ganelte prit place dans la litière en face de Jocelyne.Ce qui leur arrivait était lellement inattendu qu'elles y croyaient à peine.À côté de la litière se tenait Ab- dallah, quelques amis le suivaient le gros de l'escorte marchait un peu en arrière, surveillant le pays, car on pouvait craindre que l'ennemi repoussé la semaine précédente tendit une embuscade ou recommençat ses razzins.On avancait lentement dans la crainte de fatigner Jocelyne.Les heures de halte la rapprochaient d'Aballah.Il mettait une délicatesse exquise à s'efforcer\u201cde bannir la tristessé dont son âme débordait.- Depuis trois jours on descendait les sentiers abruptes et difficiles de la montagne, quand soudainement de chaque côté de la gorge étroite au fond de laquelle se Qrouvaient les voyageurs deux troupes de Bédouins s'élancèrent contre les cavaliers protégeant la litière de Jocelyne.Un premier combat s'engagea, rapide, acharné.Les Kabyles munis d'armes à feu portèrent l'épouvante daus la troupe des Bédouins armés seulement de sabres et de piques.Debout devant la litière, Abdallah la défeudait en héros.Chaque coup de son mousquet abattait un homme.Cependant l'effroi commencait à s'emparer de son âme.| car les cavaliers qui devaient protéger la petite caravane étaient alors en arrière, el nul ne pouvait dire si en dépit des prodiges de valeur ac- \u2014Que voulez-vous dire ?demuaa- ! complis, Abdallah, ses esclaves et une poignée d'amis tiendraient con- i tre ce parti de Bédouins jusqu'à l'aur- rivée du ranfort.Le chef des pillards devina vite que la litière renfermait une proie (ligne d'être convoitée : suivi de ses soldats il tourna ses efforts du ce cû- té etse précipita du côté d\u2019A bdallah.Armé d'au mousquet celui-ci tirait, changeait sou arme pour une autre chargée que lui tendait un esclave.Le Bédouin brandissant son sabre se jeta sur Abdallah.Un coup de (nousquet renversa le pillard sur le sol.Un cri de découragement jaillit de la poitrine des siens.L'esclave préféré du chef de la baude voit tomber son maitre, lève sa pique et atteint à la poitrine Abdallah qui tombe de cheval et roule à côté de la litière de Jocelyne.Les Kabyles semblaient perdus quand'de bruyantes délonnalions se succèdent.Les cavaliers de l'escorte arriveut de tonte la vitesse de leurs montures et massacrent les Bédouins qui s\u2019enfuient épouvantés dans les seMtiers pierrenx de la montagne.Ou ue pouvait les ÿ poursuivre Le corps d'Abdallali est relevé ; Jocelyne quitte salitière, s'agenouille près du blessé et ne cède à personne le droit de panser sa plaie.Elle en lave les bords d\u2019une main légère, et plus d'une larme roula sur la poitrine déchirée du jeune homme.Ses regards se fixaient sur Joce!y- ne avec une surprise heureuse.\u2014Tu daignes t'occuper de moi.disait-il ; tu pleures.Je snis trop heureux.Elle lui commanda le silence du geste, et le fit porter dans la litière ou il occupa la place de Ganette.Celle-ci monta sur le chameau chargé des bagages.fl était impossible de songer à poursnivre la route commencée, mais les amis d'Abdallah connaissaient à peu de distance un douar on il leur serait possible de trouver de l'eau et des vivres pour eux, des soins et une tente pour le blessé.Les esclaves marchaieut lentement dans la crainte de le fatiguer davantage, le plus souvent il gardait les yeux fermés ; quaud il les rou- vrail, il apercevait Jocelyne pile d'angoisse, se demandant si Abdlal- lah paierait de sa vie sa conduite généreuse.Ce fut seulement vers la unit que l'on pénélra dans le douar, \u201cEn apprenant l'arrivée du fils du cheik blessé, chacun offrit une hospitalité généreuse, Ce fut chez le plus au- cien de la tribu que l\u2019on conduisit Abdallah, Jocelyne et Ganelte, car les jeunes filles ne purent se résoudre à abandonner un homme qui leur avait douné tant de preuves de magnanimité.Le marabout du douar, habile daus l'art de guérir, fut mandé Il acconrut, apportant des breuvages et des herbes.Dss qu'il eut inspecté la b'essure, une tristesse profonde se répandit surson visage.Abdallah était perdu.1l comprit tout de suite, et ne parut point s\u2019en attrister, Jocelyne ne le quittait pas.Il lui purlait sans cesse d'une voix plus basse et plus faible, mais dans laquelle vibraient encore les Lendresses de ce cœur fldèle.; L'ange Arasfield va descendre me chercher, disait-il, encore quelques jours et c'en sera fait de moi.Mon père me regretlera j'étais son orgueil et l'espoir de sa vace.Ma mère me pleuvera, ma mère qui m'aimait et te liaissait pour ce mé- me amour.Je t'ai défendue, je t'ai sauvée, Allah est bou ?que pouvais- je attendve de mienx que la mort, puisque ta ne pouvais m'appartenir.Elle s'efforça d'arrêter le flux de ces paroles suprèmes Lombant de ses lèvres brulées de fièvre en épuisant ses dernières forces ; mais c'était en vain.\u2014Puisque je meurs, laisse-mioi te le dire.Je comprenais ce que tu me disais des beantés de ta religion en te voyant si parfaite\u2026 Les hourvis ne peuvent approcher des vierges ehrétiennes\u2026 Tu m'attirais sans, fin par des chaînes invisibles vers un but mystérieux.\u2018Touten refusant de devenir ma femme, tu l'emparais de mou cœur, de ma raison ct de ma vie.La imort m'est douce, fille de France, puisque j'expirerai près de toi, sous le royon de tes yeux bleus plus beaux que les étoiles.\u201c Elle le regarda profondement, agenouillée près de sa couche, afin qu'il la put mieux voir.Depuis l'heure ou le danger couru par Ab- dallah lui semblait imminent elle songeait que cette âme qui s'était donnée à elle d\u2019une façon si complé- te devait appartenir à Dieu.Par quelles voies miséricordieuscs alti- rait-il ce jeune homme héroïque ?Comment la clarté se faisail-elle dans cette ânte ?Jocelyne le savait.De la tendresse humaine il monterait à l'amonrinfini.° La nuit etait douce, pure.pleine d'un calme sublime.On avaët relevé un des pans de la tente, elle blessé pouvait voir le ciel d\u2019un bleu intense, sur lequel rayonnaient les constellations.Pas un bruit, pas un souflle.\u2014Mon frère, reprit la jeune fille, en employant à son tour ce lukoie- ment oriental qui semble à la fois caressant et fort, mou frère,par tout ce que je reconnais de plus sacré je te jure que si tu y COUseNs, nous ue serons pas à jamais séparés.\u2014La mort vient lente, bien lente, maiselle vient, Jocelyne.\u2014Qu'est-ce que la mort ?deman- da-t-elle.Je sais bien que ton cœur cessera de battre, que tes yeux se fermeront a la lumière de ce monde, qne tes lèvres ne s'ouvriront plus pour me parler, mais ton âme restera vivante, car ton âme est immortelle.\u2014Elle ira dans le paradis des Croyants, reprit Abdallah, et ce paradis je le trouverai triste et vide, puisque je ne t'y retrouverai jamais.\u2014Veux-tu me précéder dans mon ciel à moi ?La nous nous rejoindri- Ons après les jours que Dieu me fera vivre.Tu auras oublié ce que ta tendresse avait de violence pour n'en garder qu\u2019une joie sereine et consolante.Nous jouirons d'une éternité de joies pures dout jamais le Corau n'a pu te donner l'idée.Alors lufbéniras les épreuves dé la terre, et tn me suivras sans fin en chantant l'alleluia de l'amour.\u2014Répète-moi que cela est possible.\u2014Possible, si Lu le veux.Abdallah et tiens je tre Lai jamais prié, c'est toi qui l'agenonillais et demandais grâce, tn le sais.Mais à cette heure suprème nos rôles changent.Pour la bonté que tu témoignas à lon esclave, pour ta compassion et tou héroïque tendresse, je l'oitve des joies sans prix.\u2014d\u2019écoute ! J'écoute murmura * Abdallah.| \u2014Le marabout que tu consullas sur-la montague t-+ dit qu'il consi- | dérail Aïssa comme un prophète et | qu'il invoquait Miriam sa mére.Je te jure, moi, qu'Aisst notre Christ est le Dieu unique, le maître fêter nel.(à continuer}.! 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