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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 31 mai 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1889-05-31, Collections de BAnQ.

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[" -4 Yo eu esd [ - ew St-Hyacinthe, Que, Vendredi, 81 Mai 1869.1A TRIB JOURNAL HEBDOMADAIRE I A.DENIS, Directeur-Propriétaire.(BUREAU : 114 rue Cascades) P.U.VAILLANT, Rédacteur FEUILLETON QUINZE ANS DE BAGNE (Suite du MARTEAU D'AcCIEN.) XVI LA LEVEE DE L'ECROU (Suite) 7 Le procès était clos, une paix silencieuse s\u2019imposait envers la mémoire du coupable dant ils porte- teraient le deuil.Ils pouvaient tout oublier, excepter pour elle, qu\u2019elle l'avait bien aimé, excepter pour lui qu\u2019il l\u2019avait longtemps respecté, Ils pleurérent avec une effusion naive, el, sans le vouloir expressément, il faisaient de ce chagrin profond une œuvre propitiatoire, comme si la sincérité de leurs larmes eût dû fléchir l\u2019au delà de la mort.Gabrielle, depnis quinze ans,était habitué à scinder sa pensée en deux.Une part était toujours en vedette et veillait sur le scandale.Au bout d\u2019une heure, madame de Monterey dit à son fils.en désignant par vn mouvement des yeux les fenêtres du pavillon, en face : \u2014IL faudrait la prévenir ! ! \u2014dy vais ! répondit Réné avec le courage d\u2019un candide et brave soldat.\u2014Non, répligua sa mère, pas toi! La démarche serait de ta part une humiliation intile ou une provoci- tion dangereuse.Laissons-la libre.Réné souna.Gabrielle chargea un domestique d'annoncer à madame Emilienne le malheur qui les frappait.\u2014Madame Emilienne est partie, répondit le domestique.Pourquoi au lieu de de dire : sortie, le domestique disait-il partie ?\u2014Depuis quand ?\u2014Mais depuis ce matin, un peu après l\u2019accident\u2026 La mere el le fils échangérent un regard tremblant.\u2014Prévenez-moi quand ces dames reutrerout, Le domestique sortit.\u2014Elles ne rentreront pas ! dit Ré- né accablé, \u2014LElles vont ramener la justice.soupira Gabrielle.\u2014Qu\u2019en fcraient-elles nant ?\u2014It y à toujours l'honneur à at- teincre.\u2014Ah \u2018je leur abandonne le mien ! s\u2019écria Réné en se tordant les mains.Mais toi ! \u2014Moi ily à longtemps que j'ai lout prévu ; je suis prète à cela,comme au reste.Elle a bien fait: elle ne pouvait rester ici.Depuis quinze ans, elle préparait ce départ,comme moi je préparais notre fuite.\u2014 Nous parlirons aussi n\u2019est-ce pas ma mère ?\u2014Oui, nous vendrons ce château mais ce ne sera plus une fuite, puisque nous n'avons plus rien à craindre pour lui.Réné et sa mère restèrent loute la journée el toute la nuit dans la chambre du mort, comme à un poste, le gardant à laffois par pitié et par crainte.Leurfeffroi devenait puéril, tant leur douleur était sine cère et naive.Au moindre bruit du dehors, Gabrieile® tressaillait et s'imaginait voir entrer solennellc- mainte- ment la justice, amenée par Emilien- ne.Sans doute on ne pouvait rien contre Gaston.Mais elle, ne lin.terrogerait-on pas ?ne forcerait-on pas Réné à déclarea que c'était bien avec ce marteau-là que Pierre Mortier avait été assassiné ?Il fallait donner satisfaction aux légitimes exigences de la veuve.On remuerait autour du mort son crime longtemps caché ; on empêcherait qu\u2019il ne fut honoré, même en effigie, pour que ceux qui verraient passer son cercueil pussent se dé- lourner avec mépris, avec dégoût.Mais la journée, la nuit encore la journée du lendemain s\u2019écoulèrent sans autre visiteau château de la Huproie que celles qui sont provoquées par la mort.Jusqu\u2019a l'heure des funérailles, aucun scandale ne menaçale nonde M de Monte- rey.Gabrielle voulut marder son mari et le protéger jusqu\u2019au bout.Elle supposait je ne suis qu\u2019elle profanation possible à l\u2019église,au cimetière, et ce fut, appuyée sur le bras de son fils qu\u2019elle suivit la bière dans laquelle le grand et cher coupable s'évadait du châtiment terrestre, Quand elle prit la tête du convoi en avant des domestiques du château et des ouvriers de l'ardoisière, elle se trouva en présence de madame Emilienne qui, en grand deuil, avec une sévérité d\u2019allitude qu\u2019on pouvait prendre pour du respect, élaitä sa place dans le cortége.Gabrielle chercha Florence.Elle eut été un gage de pardon.Mais Florence n'était pas veuve.Les deux veuves se regardirent sans se menacer, el, pour ainsi dire, sans s'interroger, comme deux adversaires qui sont sur le terrain ct qui trouveraient déloval d'ajouter ter une provocation à la réalité des deux épées.Réné vit aussi Emilienne ; une faible rougeur passa sur son visage.Il n\u2019eut pas besoin de chercher Florence.Il comprit qu\u2019elle n\u2019était pas là, puisque son cœur n'avait pas tressailli.La cérémonie eut la solennité qu\u2019exigeaient la fortuné et la situation de M.de Monterey, et de pou- vail fournir Péglice d\u2019un village.La curiosité du pays fut très satislai- le.En dehors'des grosses larme 3 d'argent couchées sur les teintures noires, il n\u2019y eut dé larmes visibles que dans les yeux de Gabrielleet «de Ré- né.Mais si l\u2019on n\u2019en vit pas duns les yeux d\u2019Emilienne, c\u2019est qu\u2019on ne songea pas à la regarder.La tête dans ses deux mains elle aussi pleurait amèrement.Etaikce su vengeance qu\u2019elle enterrait ?Non, c\u2019était le chev cadavre qu'elle n'avait pas enseveli, qu\u2019elle n\u2019avail pas vu, qui avait été mis en terre à la hâte, par les gardiens de prison, et auquel, pendant quinze ans, elle avait souhaité, révé, préparé des funérailles glorieuses.On ne doit pas oublier que madame Jean Mortier était dévote.Elle eut besoin de toute sa dévotion pour ne pas protester avec colère contre l\u2019injustice et presque l'ingratitude du ciel, qui lui refusait cette répa.vation si ardemment désirée, Il lui semblait qu\u2019elle perdait en core une fois, mais définitivement, Jean Mortier, et que c'était mainte- nantque le déshonneur de son mari était accompli.Quoi ! Passassin triomphait! Les.time publique Ini [faisait cortège ! Sa veuve le pleurait, était plainte, admirée, enviée, car on envie même un bean malheur, et elle, la a veuve du juste iminolé, crucifié, on exigealt delle une participation hypocrite à ce faux deuil ! Sans doute, tout cetappareil était un mensonge.Sans doute, il lui restait, à elle, des moyens de revan- ge ; mais l'œuvre qu\u2019elle allait accomplir serait plutôt une vengeance qu\u2019une réparation, et dans Je désordre de sa douleur, aiguisée par la douleur qu\u2019elle côtoyait, elle demanda au cie), l\u2019implacable dévote, la permission de se venger, sachant bien que Dieu, plus tard, se réserverait de pardonner, d\u2019amnistier.Quand tout fut fini et quand madame de Monterey rentra au château, Emilienne se présenta.Gabrielle l\u2019attendait.Réné qui se trouvait dans le salon près de sa mère, paraissait vouloir assister à l\u2019entrevue.Mais la veuve de Jean Mortier, après un salut correct, demeura si droite, si muetle, si inflexiblement résolue à ne rien dire de vant le jeune homme, qu'Emilien- ne dit à son fils : \u2014Laisse-nous ! Réné ne pouvait-désobéir.ll fut tenté d\u2019écouter à la porte ; inais il eut horreur de celte trahison.Sa mère avait du courage, plus de courage que lui.Emilienne était seule; c'était la mère de Florence.S'il la redou- tail, il n'osait la hair, et il avait peur, comme d\u2019une lâcheté, de la calomnier.Il devait céder la place à ces deux rivales en douleur ; il devait accepter le châtiment que la veuve de Jean Mortier apportail.Il entra dans la salle blanche et alla s'asseoir devant la table ou il avait crayonné le fatal dessin.La.il prit sa téle à deux mains el pleura encore, mais d\u2019autres flar- mes, plus faciles qne cellee du matin, de la veille, de l'avant veille.11 songeait que Florence était per- dueel qu\u2019il était inutile de vivre.XVII NEGLEMENT DE COMPTE Seules, en face l\u2019une de l\u2019autre, Emilienne et Gabrielle, qui avaient vécu pendant quinze ans d\u2019une vic commune, paraissaient étonnées de ce tète-à-tète.Inslantanémement, elles se rappelèrent la visite quo la femme de Jean Mortier à la femme de M de Monterey pour obtenir des renseignements, le lendemain de l'arrestation du tapissier.Les quinze années de stratégie réciproque disparaissaient comme un long réve.On se retrouvail au lendemain dn crime.Seulement celte fois, Emilienne avait lavanta.ge ; c'était son tour de dire : \u2014Le marleau est une preuve,votre mari est le meurtrier.Hélas ! quel avantage ! Qu\u2019en fe- rait-elle ?Gabrielle était debout.Elle avait peur, en s\u2019essayant, de paraître fai- Dlir ; mais elle redoutait, en recevant ainsi Emilienne, de paraitre se refuser à un entretien un peu long.Elle eut un geste vague pour montrer une chaire.Madame Jean Mortier suivit le geste s\u2019approcha de la chaise désignée, resta debout et s'appuya.Gabrielle s'accouda à un meuble.Différentes de traits, de physionomie, égales en beauté touchantes toutes deux en deuil, elle étaient des rivales de mélancolie, de dignité.On n\u2019eùt pu distinguer, au premier abord, celle qui était veuve que depuis deux jours de celle qui était veuve depuis quinze ans ; celle qui était chez elle, Je celle qui venait en visite, .Sey em Emilienne ne laissait voir aucune menace, ni compassion dans son regard.Ses larmes s'étaient séchées à la sortie de l\u2019église.Sûre de son droit, de son autorité, elle usait de son rôle, saus prétendre l'exagérer ni le diminuer.\u2014Excusez-moi, Madame dit-elle avec une froideur qui n\u2019altendait pas d\u2019excuse, si j'ai pensé qu\u2019il valait mieux en finir aujourd'hui avec les comples que nous avons à régler.Gabrieile dissimula le iéger frisson qui eflleura ses joues.\u2014Je suis à vos ordres, Madame, répondit-elle simplement.Emilienne reprit : \u2014Je n\u2019avais pas prévu mon brusque départ ; mais heureusement depuis que vous m'avez donné votre conflance, je me suis appliquée à ètre toujours prète à céder ma place à une autre.Mes livrer sont a jour, el.Gabrielle ne put réprimer son étonnement.\u2014Quoi ! c\u2019est pour cela que vous venez ?\u2014Sans doute ! Madame de Monterey regarda Emilienne pour déconcerter son ironie si elle raillait.Elle voulait être frappée et non égratignée, Les yeux noirs de l'autre veuve restèrent impénétrables \u2014Rien ne presse, reprit Gabrielle.\u2014Pardonnez-moi, madame, c'est pressant, au contraire.Je ne veux ni prolonger monséjour dans ce pays, ni revenir dans ce château.Madame de Monterey s'inclina et ne parul pas se courber ; mais elle redressa tout aussitôt la téte.Elle était brave.Elle songeait à Réné.Pour lui, elle se sentait forte, et puisque madame Jean Mortier ne se hälait pas de l\u2019attaquer, de le menacer, de la frapper, c'était elle qui provoquerait l'attaque, la menace, les coups.\u2014Je vous le répète, Madame, dit elle avec une douceur hardie, je suis à vos ordres pour cela\u2026, comme je l'étais pour le reste.Elle souligna les mois essentiels.Il failut bizn que madame Jean Mortier prit garde à celle insinna- tion directe.Elle abaissa les sonr- cils sur ses yeux noirs.\u2014Le reste, ditelle d'une voix sourde, presse bien mo ins maintenant.\u2014IL y aurait pourtant, repartit Gabrielle, de la justice sinon de la générosité, à ne pas nous faire attendre votre décision.Emilienne redevint farouche : \u2014Pourquoi serais je généreuse ?\u2014J'ai dit que vous deviez être juste.Vous ne pouvez pas en vouloir à mon fils autant qu\u2019à moi.C'est pour mon fils que je vous demande cela.\u2014Et si je n\u2019étais décidée à rien encore, répliqua la veuve avec énergie, sinon à devenir aussi étrangère à cette maison que j'aurais toujours dû l'être ?Ce queje dois à la mémoire de Jean, je le ferai : mais je le ferai comme il l\u2019éut fait lui même, s'il était revenu anjourd\u2019hui du bagne où votre mari l'a envoyé.H jugera de là-haut ma justice.Je veux une réparation qui ne soit ni un calcul d\u2019argent,ni une vengeance pure et simple.Il doit y avoir des moyens humains ; je les rechercherai, je consulterai ; je veux en finir d\u2019abord avec cette hospitalité dans laquelle vous m'avez attirée, où je suis restée pendant quinze ans, et qui me gêne.Sans doute, je Pai payée ; mais elle à été plus donco pour Florence que n'eût été notre vie à deux dans notre pauvre ménage.Dans vos précautions, vous avez aidé mon inquiétude maternelle.Je tiens compte de tout cela.Vous voyezbien que c'est une chose plus difficile à régler que les livres des l'usine.\u2014Vous ne me devez rien pour Florence.Je l'ai aimée, je l'aime encore comme ma fille.La réplique était audacieuse.Elle irrita madame Jean Mortier.\u2014Oui, celle amitié là.c'était votre piège, vous y êtes prise\u2026 Eh bien ! c'était aussi le mien.Avouons le ; nous avons été en cela bien coupables.Moi plus que vous encore ; mais Florence a le souvenir de son père pour se guérir vite : je la consolerai.\u2014Hélas ! moi, je ne consolerai pas Réné.Émilienne eut un mouvement d'impatience, comme pour repousser une lentalive ou une tentation d\u2019attendrissement.Gabrielle continua, en baissant Ia voix et en se parlant presque à elle même : \u2014J\u2019ai peurde son désespoir, il se tucrait ! \u2014 Dans votre famille on ne se tue pas ! répliqua brutalement madame Mortier.Gabrielle la regarda avec douceur : \u2014Voulez vous mettre Réné au défi ?\u2014Que me feraitla mort de cette innucent ?croyez-vous donc que je le haïsse ?\u2014Oh !si vous l\u2019aviez aimé un peu, vous l\u2019aimeriez oncore.\u2014Quand je l\u2019aimerais, je souffri- \u2018ais de le voirsouffrir, voilà tout ; mais je ne pourrais alléger son épreuve.Nos deuils seront durs à nos enfants.C'est vousqui Panrez voulu ! \u2014Je voulais le contraire, \u2014Duisque vous avez quilté Paris, la France, quand vous aviez peur que votre mari ne fut inquiété,pourquoi éles vous venue quand j'étais veuve ?Ah !.je sais bien que vous cles charitable, el que le remords vous semblait plus facile à apaiser C'était aussi une précaution ! On no pensait guère à M de Monterey pourtant, exceplé moi, qui ai toujonas eu un soupçon caché et fatal, \u2014Je le savais, \u2014Duisque vous le saviez, il fallait me laisser débattre dans ma misère avec ce soupçon, sans m'at- tirerici.Puisque ln vérité à fini par y éclater.Vous ne l\u2019attendiez pas ! \u2014dJe l\u2019attendais.\u2014Saviez vous que votre fils Lrou- verait cette preuve ?\u2014J\u2019ignorais que Réné eut gardé ce marteau, que son père avait jeté aufeu ; mais j'avais une autre preuve, moi, que je tenais volontairement en réserve, non pour vous empêcher d'atteindre à la vérite, si elle devait se produire, mais pour vous la rendre plus facile.\u2014Une autre preuve ! répéta Emi- lienne avec un sourirode sarcasme.2° \u2014Une preuve aussi décisive, répliqua madame de Monterey avec calme.\u2014Laquelle ?.\u2014Des billets volés à Pierre Mortier, dont un porle le numéro ing- crit par le notaire, \u2014Vous avez un de ces billets là.\u2014Oui.\u2014Vous ne l\u2019avez pas brûlé ?\u2014Non.\u2014Et vous me l\u2019avouez.\u2026 LA TRIBUNE \u2014Je vais vous le donner madame.Emilienne eut un mouvement de stupeur.Elle considéra Gabrielle avec méfiauce, avec hésitation.Cette femme, élait-elle folle ?voulait- elle l'écruser de sa grandeur ?\u2014Vous me donnerez cette preuve ?balbutia la vouve du tapissier.\u2014Sans doute.\u2014Je ne comprends rien alors à ces quinzes années de dissimulation.Madame Jean Mortier s'arrêta court, comme pour attendre une explication.Mais Gabrielle, qui reprenait la supériorité, qui voulait la garder, jugea inutile, dangereux, pou r le seul intérêt qui lui restât au monde, l'honneur de Réné, de s'expliquer davantage.Elle reprit avec calme : * \u2014Vous avez donc, madame, toutes les facilités pour l\u2019œuvre de réhabilitation, qui est votre devoir et que je vous envie.Il nous serait aussi pénible à habiter qu\u2019il vous est odieux.Je le quilterai pourtant avec regret: j'yai fant souffert ! Mais vous saurez toujours où nous atteindre.Nous ne nous déroberons pas & une responsabilité que j'ai toujours prévue.Vousn'enien.drez parler de nous que pour répondre à vos interrogatoires.Réné sait bien qu\u2019il a dit adieux pour toujours à Florence.Son désespoir me regarde.J'en aurai le remords, tuais vous n'en subirez pas la plain te\u2026Ô Maintenant, Madame, puisque vous croyez qu\u2019il est nécessaire que Je reçoIve vos comples.je suis prête.* Gabrielle ne pouvait sourire, dans un jour comme celui-là, mais Ja lumière qui passa dansses yeux avait la douceur et la piété d'un sourire \u2018de victime héroique.Emilienne,abaisaanl ses paupières sur ses yeux profonds qui se trou- blaientet d\u2019une voix redevenue soumise avec laquelle pendant quinze ans clle avait pris des ordres de madame de Monterey, lui demanda la permission d\u2019aller chercher les pièces de comptabilité relatives à sa gestion.Elle sortit.l\u2019endant son absence, Gabrielle qui ne bougea pas, qui avait peur de déranger quelpue chose de son courage, si elle dérangeait quelque chose de son attitude,tint ses regards ardemment atlachés à la porte qui communiquait par le vestibule avec la salle blanche.Elle Dénissait de loin, par une projection magnétique de son cœur, l\u2019enfaut pour le bonheur duquel «lle lutlait encoro, quand tout semblait perdu.Emilienne rentra avec un grand Livre sous le bras.Gabrielle, comme s\u2019il se fut agi de reprendreles habitudes régulières de comptabilité, la conduisit dans Ie petitsalon du premier étage, où d'ordinaire elle s'entretenait avec elle des affuiresdu château.Kille pril sa place ; Emilienne s\u2019assit comme d'habitude à l'angle du petit bureau, etles comptes furent arrêtés entre elles, sans qu'il y eut, dans les paroles nécessaires échangées à ce sujet, une inflexion de voix qui trahit une préoccupation étrangère.Dans cette apuremeut délicat, il \u201cy avait une particularité plus spé- -Cialement délicate.Gabrielle avait A donner & madame Emilienne des -Appointoments et des parts de béné- \u2018fices convenus entres elles, La veuve de Jean Mortier n'hu- wuilia pas Gabrielle d\u2019un refus.Elle trouva tout naturel que les con- -ditions stipulées fussent\u201d remplies.Ælle n'avait pas honte d\u2019un argent gagné ; elle jugea inutile den être fière au de le dédaigner.La dernière addition faite, la dernière signature donuée, Gabrielle se leva en déposant la plume.Madame Emilienne laissa tomber sur da table quelques papiers qu\u2019elle te- mail encore et qui avait servi aux vérifications.Les mains des deux fommes se trouvèrent rapprochées Ppoudant une seconde ; puis chacunz \u201cvetira la sienne.C'était ni.Mais on eut dit qu'elles cherchaient, l'une ct l'autre, à prolonger ceifé liquidation.Emili- se releva ientement et alla silancieu- sement vers la porte.Tout à couptelle se retourna en entendant le bruit sec que faisait Gabrielle en ouvrant le petit meuble où élaient enfermés ses papiers intimes.Un éclair jaillit des yeux d\u2019Emi- \u2018| lienne, et plongea dans l'inlerstice de cette mystérieuse armoire, quelle avait tant de fois regardée avec une curiosité ardente.Gabrielle surprit ce regard ; elle chercha ct trouva une enveloppe .cachetée, puis la tendant : \u2014Voici, Madame, dit-elle sans faiblesse, une lettre qui devait vous êlre remise, si j'étais morte\u2026 la première.Elle vous permettra de retirer de l\u2019étude de mon notaire une autre enveloppe dans laquelle sont les lettres volées à Pierre Mortier ct qui sont la preuve manifeste de l'innocence de Jean Mortier et de la culpabilité du mien.Emilienne hésitait à prendre l'enveloppe.\u2014Je vous en prie ! dit vivement Gabrielle, Emilienne obéit.Madame de Monterey retira ensuite du méme rayan trois cahiers qu'elle présenta encoreà la veuve u tapissier.\u2014Jenc vous demande qu'une grâce, madame, lui dit-elle doucement, c'est d\u2019'emporter ces cahiers et de les lire, \u2014Non, repartit Emilienne en se reculant.\u2014Ne me refusez pas ; ne me fai- les pas cette injure ! \u2014L\u2019injure n'est-elle pas de me croire curieuse de vos pensées secrètes ?\u2014Quand vous auriez eu ou quand vous auriez cetle curiosité, je la trouverais bien légitime, et ce serait d\u2019une conscieuce scrupuleuse.Nous n'avons eu jamais sur certaines choses de conversations intimes, de confidences échangées.Vous me disiez tout à l'heure que vous ne compreniez pas ma conduite \u2018pendant ces quinzes années.Ces cahiers vous l\u2019expliqueront peut être N'ayez pas peur ! ce - n\u2019est pas une plaidoirie.\u2014de n'aurai pas peur de cela ! répliqua Emilienne d'un ton de rancune, de défi,et pourtant de condescendance, Gabrielle continua avec simplicité; \u2014d'ai écrit, jour par jour, dans ce cahier, out ce que j'ai fait, et j'ai précisé l'intention de chacun de mes actes.Vous y trouverez bien des lâchetés.C\u2019est une confession inutile pour Dieu, mais que j'ai crue utile à moi-même.Elle m\u2019a aidé à vivre; c'est un Lémoignage sans réserve contre moi, contre celui dont je porte le deuil.Vous devez à votre deuil et à votre respect de celui qui.juge les juges, de le lire, cela achevera nos règlements de compte.ll n\u2019y aura plus rien à débattre entre nous ; plus d\u2019équivoque.Votre tâche sera bien simplifiée, et je crois que vous verrez miéux ce que vous ne voyez pas encore bien comment vous pouvez satisfaire la mémoire de l\u2019innocant, saus retirer aux héritiers du coupable leur droit à une expiation volontaire que Ré- né va commencer, cL que jai commencée ily a quinze aus, Emilienne lressaillit; une rougeur lui passa sur le visage : \u2014Je n\u2019ai pas besoin de savoir ce que vous avez souflert., Ft voulont corriger aussilôt la dureté de sa réplique, elle ajou- la.\u2014Je vous estime sans cela.\u2014Alors, vous me lirez sans prévention ; c'est lout ce que je vous demande.\u2014À quoi bon ?Rien ne peut modifier nos situations réciproques.\u2014Rien sans doute ; mais quand nous aurons fait l'uueet lautre, jusqu'au bout, notre devoir, nous aurons plus de courago pour couso- ler nos enfants, el ce courage nous restera par la conviction absolue, vous, que vous n'êtes pus injuste, moi,, que je ne suis pas lrop complice du crime que j'ai causé.Mon devoir s\u2019achève \u2018jen\u2019ai plus qu\u2019à attendre les eff-ts du vôtre.Madame Mortier, que Gabrielle intimidait par sa dignité simple, sentait qu'elle perdait du terrain : son droit ne suppléait pas.{dans cet entretien solennel, à l\u2019éducation à l\u2019habileté du langage.Chaque brusquerie de sa part lui paraissait compromettre quelque chose, Elle était embarrassée pour accepter ce qu\u2019elle avait toujours souhaité.\u2014C'est bien, madame, dit-elle en prenant les cahiers, j- vons promets de tout lire.Les deux femmes sorlirent du pe- lit salon et redescendiren: en silence, du mème pas égal, Dans le vestibule, Ein \u2018ienne qui se repentail d'avoir cé, prit une revange.Elle s'arrêta devant la porte de la salle.\u2014Vous voulez parle: à Réné?lui demanda doucement riadame de Monterey.\u2014Non; mais il doit y avoir là des papiers que ma fille m'avait pris pour les faire lire à votie fils.Ils me sont nécessaires.\u2014C'est juste ! Gabrielle allait ouvrir ia porte de la salle.Emilienne craignit d'avoir été brutale, elle la retint jar un geste et dit: \u2014Il suffira de me les renvoyer avec les effels que je ferai preudre demain.\u2014Non, répliqua vivement Gabrielle, il vaut mieux qu\u2019on ait pas ici la curiosité de les feuilleter.s\u2019il en est temps encore.Elle ouvrit la porte ; Hièné accoudé à la table, leva la tête.\u2014Mon enlant, Ini dit rradame de Monterey ,qu\u2019as-tu fait des journaux que Florence t'a prêtés ?Réêne redoubla de päleur.\u2014Je ne sais pas ! balbutia-t-il, Gabrielle chercha d'un long regard circulaire.Sur une table, dans nu angle de la salle, un domestique en faisant le ménage avait placé en tas ces feuilles ramassées sur le parquet,où Réné les avait laissées \u201ceux jours auparavant, \u2014 N'est-ce pas cela ?demanda madame de Monterey, qui les loucha comme on dit que Charles Ier d\u2019Angleterre toucha la hache, mais sans dédain.\u2014C'est cela! répondit Emilienne.Gabrielle s\u2019écarta, lais-ant la veuve du tapissier ramasser lc dossier du procès.Quand cile l'éut cnrot:lé sous son bras, Emilienne salua «| sortit par une des portes vitrées du jardin.La mère et le fils:e regarde- rent.Réné interrogeait arxicusement sats oser prononcer ur seule parole.\u2014Jure moi, lui dit s« mère, que quoi qu\u2019il arrive, tu ne te tueras pas?\u2014Pourquoi me demandes-tu cela?répondtt Réné.\u2014Parce que je ne veux pas mourir encore, mon enfant! répondit cette mire sublime,; dans un élan de foi.La fin au prochain numéro.en UD ele Enterré avec sa fortune Un homme pauvrement vêtu ct ayaut tout l'air d'être dans une misère affreuse, est allé au u.ois de février dernier, à Middletown \u201cNew-York\u201d et a réussi à se fire embaucher par un entreprenenr d'une ligne de chemin de fer en cours de construction.Quelques jours plus tard, le nouveau veau qui avait déclaré se nommer William Engan ct être originaire de Brooklyn a été tué par un éboulement pendant qu\u2019il travaillait, Le coroner, chargé de l'enquête d\u2019usuge, n\u2019ayant rien trouvé dans les vêtements du défuut, l\u2019a fait enterrer aux frais du comté, dans le cimetière de l\u2019asile des pauvres.Cependant, quelque temps après, une sœur d\u2019Eagau, Mme Corcoran, habitant Brooklyn, ayant lu, par hasard, dans les rjournaux le récit de l\u2019accident dans laquel sou frère avait Été Lué, n écrit aux autorités de Mid.dletown pour leur demander si l'on avait rien trouvé dans les vôtements du défunt.Mme Corcoran vient de se rendre elle-même à Middletown, et a fait exhumer lus restes do son frère.On a découvert alors sur le défunt une ceinture dis laquelle se trouvait £400 en billets de banque et un livret de caisse d'épargne représentant une somme de plus de 81,000.=\u2014\u2014-0.a Tarif postal Nous attirons tout spécialement l'atton- tion de nos lecteurs sur les changements de tarif ordonnés par l'acte 52 Viet.chap.20, passé à la dernière session du Parlement fédéral : Leltres ordinaires, Canada et Etats- Unis par once ou fraction d\u2019once.3 cts ordinaire pour la ville par once .À ct Journaux ct publications périodiques imprimés et publiés en Canada, moins d\u2019une fois par mois ct adressés à des abonnés réguliers, et journaux échantillons, par tb.ou fraction de lb ict.Journaux et publications périodiques non autrement pourvu en Canada, livres, brochures, publications de circonstance, circulaires, prix courant, afliches, el autres mativres,tout imprimé, paquets de graines, bulbes, racines, grefs, Patrons et échantillons de marchandises, par quatre ONCes OÙ fraction.ceeees ves000 02000001 CL, Manuscrit de livres ou journaux, épreuves, cartes, dessins, gravures, lito- graphies, photographies (non sur C verre), musique en feuille ou manuscrit, documents, partis imprimés el partie écrits (n'étant pas des lettres ou destiné à remplacer une lettre) tels que Titros, Police d'assurance, rapports d'école ou de milico, ou autres documents de cette nature, etc, elc.\u2014par deux onces ou fraction.1 ct.Enrégistrement\u2014Toute manière postale en Canada peut être enrégistrée au taux de.Lellres pour le Canada, Terreneuve, Etats Unis, et pays de l\u2019Union Postal, enrégistrement \u2026\u2026.Bts, On est prié d'observer que toute lettre mised la posto pour enrégistroment, doit être spécialement placés ontre les mains du maitre de Poste, ou autre employé autorisé qui délivrera invariablement un reçu en attestant la réceplion, Il faut de plus que les droits de port et d\u2019enrégistrement soiant payés d'avance, complètement, au moyen de timbres poste ordinaires pour le droit de port et d'un timbre d'enrégistremont pour le droit d'enrégistrement.Des avis rejalifs À ces recommandations et autres sont affichés dans les bureaux da Poste.A Nos Abonnés \u2014 Avis Important Le bon fonctionnement de l\u2019administration d\u2019un journal requert impérieusement : 10 Que tout abonnement soit payé d\u2019avance- 20.Que tout abor.né, en nous donnant avis de son changement dé ré sidence, ajoute au nom du lieu qu\u2019il va habiter celui de la place d'où il est parti.Ceci est tres important.Une supposition par exemple ; M Pierre Boyer de St Pic, nous informe de lui envoyrr son journal à St Rosalie et il ne ientionne pas St Pic, le lieu d\u2019où.il est parti.Résul- tal : comme nous avons peut-être deux ou trois personnes du même nom dans nos livres, il nous faut faire des recherches dans une liste de 5,000 abonnés pour trouver l\u2019ancienne résidence de M.-Boyer, auquel il ètail si facile de nous épargner ce travail, par un seul Irait de plume.3o.Pour refuser ou renvoyer un journal,il faut absolument ne rien devoir pour son abonnement, Sans cela, on continuera a le lui envoyer, et qu\u2019il le retire ou nondu but veau de poste, l'abonné est tenu d'après les dernières décisions judiciaire concernant les journaux,d\u2019en payer Pabonnement.4o, Le meilleur moyen de renvoyer un journal est de le confier au maitre de poste «e su iocalité, qui estobligé de le l'aire au moyen de blance imprimés qui lui sont fournis par le département.La plupart des fonctionnaires s'acquitlent assez fidèlement : d'autres le néglixent,ces derniers sont inslamment priés de se conformer à leurs instructions à cel égard Les Modes Françaises Illustrées.\u2014Parail tous les samedis \u2014 650, Rne Notre-Dame, Moniréal abonnementt: $2.50 par an.La Colonne Levi.3me Vente Annuellé SANS RESERVE Printemps 1889 LISEZ ATTENTIVEMENT.C'EST DANS VOTRE INTBRET.LES TEMPS SONT DURS ET L'ARGENT EST RARE.C'est pourquoi vous devez avoir le plus possible pour votre argent.Je vous demande d'entrer et voir par vous-même.Il n\u2019y a pus de bln- gue- C'est véritablement une vente pour faire place.VENEZ TOUS ! 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approuvons de tout cœur.\u201cIci, plus encore peut-être qu'au Canada, nous avons besoin de livres canadiens pour nous aider à retremper notre patriotisme, pour rafraichir dans nos cœurs les souvenirs de notre histoire nationale.Nos bibliothèques publiques contiennent en général, un nombre assez considérable de livres français, mais la plupart sont, ou hors de la portée de nos gens, ou fort détestables an point de vue moral.Le gouvernement de la province de Québec, au lien de dépenser des sommes énormes pour nous envoyer des agents de rapatriement, n'asirait-il pas plus sagement en venant en aide aux Ua- nadiens des Etats-Unis ?Pour- uoi l'argent employé ne le serait- il pas à doter d'un commencement de bibliothèque quelques-unes, au moins de nos paroisses canadiennes ?Ou bien encore, si le gouvernement se voit forcé de reculer devant une telle dépense, ne pour- rait-il pas agir de manière à diminuer pour nous le coût des livres canadiens ?Au prix actuels de la librairie, il nous est impossible d'acheter ces livres en quantité peu considérable, Il nous semble que les ministres provinciaux pourraient aviser et obtenir un résultat satisfaisant pour tout le monde.S'ils veulent, comme c'est leur devoir, nous tenir attachés aux souvenirs du Canada, ii ne pourraient faire mieux pour atteindre leur but.\u2014\u2014\u2014\u2014e PO Les canadiens aux Etats-Unis Le passage suivant d'un discours pronoacé par M.Blair, dans l'enceinte du Sénat des Etats- Unis, prouve quelle place honorable nos compatriotes ont su se faire chez le peuple américain chez lequel ils ne sont allés s'établir pourtant que depuis quelques annnés.\u201cIl y a maintenant, M.le président, dans ces Etats du Nord près d\u2019un million d'hommes, femmes et enfants, d'origine française.Et je ne crois pas qu\u2019il y ait maintenant dans toute la Puissance du Canada pius d\u2019un million et demi ou deux millions de Canadiens français.L'élément entreprenant, progressif et vigoureux de la population canadienne-française est dans les Etats-Unis aujour- d'hui plutôt qu'au Canada.Il n'y en a pas moins de cinquante mille dans l'Etat que je représente (le New-Hampshire).Etdans la ville ou j'habite, sur notre population totale d'environ 40,000 âmes, pas moins de quinze mille sont des Canadiens-français.\u201cComme le sénateur du Connecticut (M.Platt) à très bien dit, d\u2019après ses propres connaissances, ainsi j'affinne d'après mes observations qu'il n\u2019y a aucun élément de notre population étrangère qui mérite plus de sympathie ou un meilleur traitement que les Cana- diens-françuis\u2019 dans la politique gouvernementale que nous adopterons.Ils font partie de In classe la plus industrieuse de notre peuple; il appartiennent à la eatégu- rie des citoyens les plus honnètes et les plus respectable.* Plusieurs d\u2019entre eux deviennent chaque jour ou sont déjà possesseurs de propriétés loncie- res.Ils ne font pas seulement le métier de simple ouvrier de fabrique, mais ils embrassent tous les genres d'occupations connus à notre industrie.Ils ont leurs écoles, leurs, églises, leurs journaux et ilsont quelque chose de leur \u2018humahité.orgueuil national : et en autant que cet orgueuil n\u2019est pas un obstacle à leur naturalisation comme citoyens américains, qui voudrait voir disparaître cet orgueuil de race de l'Irlandais, de l'Allemand, de l'Anglais ou de l'Ecossais qui leur rappelle le souvenir de leur patrie natale ?Ceux qui ne sont pas orgueilleux de leur origine ne peuvent certainement pas être des citoyens américains désirables et siau cours de ce débat, il y a eu quelque insinuation ou injure lancée à la fave des Canadiens français des Etats-Unis ou sur le caractère général de ces immigrants, pour ma part, comme étant un de ceux qui les connaissent, je désire repousser quoique ce soit qui ait été dit contre cette population.J\u2019en invite plutôt l'accroissement.Je ne voudrais pas renvoyer de mon propre État on d'aucune autre portion de notre pays un seul immigrant canadien, qu'il soit canadiens-français ou autre.\u201d : > Une sèrieuso collision entre deux steamers près de Montréal HUIT PERSONNES NOYÉES Dépêche spéciale à La Justice du 23.Une sérieuse collision a eu lieu ce matin, sur le fleuve, en bas de Montréal, entre le steamer Polynesian de la ligne Allan, commandé par le capitaine Hugh Wylie et le steamer Cynthia de la ligne Donaldson, sous le commande\u2014~ ment du capitaine John Taylor.Ce dernier a sumbré quelques minutes après et huit personnes de l'équipage se sont noyées.Le Polynesian avait quitté le port de Montréal quelques minutes après 4,30 heures ce matin et était rendu en bas du chenal Varennes, en face de la Pointe-aux- Trembles quand il aperçut le Cin- thia venant du côté opposé.D'après les détails que nous avons pu obienir,il parait qu'il y a une déviation dangereuse dans le chenal à l'endroit ou la rencontre s'est produite, et grace à un malentendu, sur les régle- ments de la voie, le Polynesian a été jeté sur le Cynthia, en le frappant a babord el lui fit une trouée si considérable quil sombra en quelques minutes, la coque s'emplissant très rapidement, Les gens qu'il y avait surle pont eurent à peine le temps de descendre en bas et d\u2019avertir le reste de l'équipage qui dormait, de monter sur le pont et de se diriger 4 lanage vers la rive, seul moyen de sauver leur vie.Heureusement le Cynthia n'avait pas de passagers, car il n\u2019y à pas de doute que dans ce cas il y cût euun plus grand nombre de pertes de vie.Le Cynthia venait de Glasgow avec une cargaison générale, composée de fer.-u grande partie.Plusieurs iuatelots de l'équipage du Cynthia ont été retronvés sur le rivage où ils s'étaient rendus dla nage.Ils étaient sans le sou et essayaient d'obtenir passage dans les chars urbains, pour se rendre à la ville, au bureau de la ligne Donaldson.Le conducteur du char ne paraissait pas comprendre complètement leur situation, ou bien il a fait preuve de la plus grande in- Ces malheureux n\u2019a- Vaient pus sans doute d'argent sur eux, n\u2019uyant pas eu le temps de se prémunir avant de prendre la fuite du vaisseau qui sombrait.Le capitaine offrait sa montre en gageet promettait de payer en arrivant an bureau de la compagnie.Mais le conducteur du char s'y refusa, disant qu\u2019il ne pouvait mettre lt monire dans le sac.Lus matelots exuspérés semblaient décidés à s'emparer du char et à se faire voiturer lorcé- ment : mais ils obéirent à leur capitaine qni lesen dissuada.John Coates, le premier officier du Cynthia a été vu à bord de l'Alcides où il famait tranquillement sa pipe, drapé dans un vôte- ment qu'il avait emprunté à son frèré.Cet officier dit qu\u2019il savait bien peu de choses de la catastrophe.Il était en bas au moment ou il sentit un choc terrible ; il s'élança sur le pont et s\u2019aperçut que le Cynthia avait frappé un grand steamer qu'il recounut plus tard pour le Polynesian.Les deux vaisseaux séloignaient eït cc moment l'un et l'autre.Il eut à peine le temps de se rendre compte de ce qui arrivait lorsque le Cynthia commença à s'enfoncer.Ilne s'écoula que cinq minutes à partir du moment où le vaisseau sombra.Le capitain Taylor était à ce moment-là sur le pont avec le pilote, et le Cynthia tenait sur le côté de la rivière, sa véritable course à droite.C'est un règlement maritime qui prévaut également sur les rivières.que les vaisseaux se ren- contrentà gauche, position qu'occupe actuellement le Cynthia.Coa- tes prétend que c\u2019est la preuve que le Cynthia faisait sa bonne course, et comme le Polynesian fut frappé à droite, il prétend que ceci prouve d'une manière ou de l'autre qu'il était hors de sa voie.Il croit qu'il était survenu un accident au gouvernail du Polynesian, car autrement il n'aurait pu dévier autant que cela de su route, ou bien il était gouverné de la poupe immédiatement, ce qu'il considère être très dangereux, au lien d'être gouverné de la dunette, comme l'était le Cynthia.Le Cynthia a été construit à Glasgow.Son compagnon de chantier, le Tüania à fait naufrage il y à trois ans sur les côtes d\u2019An- ticosti.Sa cargaison comprenait près de 550 tonnes de gueuses de fer, 500 touneaux de charbon.L'officier Coates parle avec beaucoup de défaveur de l'hospitalité des Canadiens ; bien que les survivants de ce naufrage fussent trempés jusqu'aux os, personne ne voulut les recevoir, ni leur donner des vivres,et ils dûrent se rendre en ville à pieds.Quand ils arrivèrent au termi- nns des chars urbains, à Hochela- ga, le conducteur du chars No 166 refusa de les recevoir, comme nous l'avons déjà dit.Voici la liste des personnes qui ont perdu la vie à bord du Cynthic Hugh Irving, maitre cuisinier, de Glasgow ; Alex Nichol, matelot, de Glasgow; Andrew Vance, Charles McCracker, ct James Lew chauffeur, de Glasgow ; James Ferron, David Young, de Glasgow ; Charles Olackstock.Le Polynesian descendait à Québec avec 120 passagers.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014< db +\u2014-# Visite Pastorale La visite du diocése de St ILyacin- the par Sa Grandeur Mgr Morcau est commencée d\u2019hier, jour de l\u2019Ascension, Monseigneur est accompagné dans cette visite par M.l'Archidincre Bernard qui le précèdera de deux jours dans chaque paroisse, pour examiner les comptes, visiter les dépendances curiales etc.et de MM.F.Boivin curé de St-ILilaire, M, Decelles, curé de St-Roch de Richelieu, P.Z.Decel- lez,ussistant secrétaire et cérémoniaire.Voici l'itinéraire qui sera suivi au cours de cette visite : St-Barnabé.30 81 mai St-Judes.3 St-Louis,.3 4 juiu \u201c ~The = St-Aimé.56 \u201c St-Marcel.,.7 8 6e St-Hugues.V 10 11 « Ste-Héltne.111213 « St-Ephrem.18 1415 ow St-Théodore.1516 17 « St-André d\u2019Acton.17 18 19 « St-J.-Bte de Ruxton.19 20 21 « St-Valdrien.21 2293 « Ste-Pudentienne,.23 24 25 « Ste-Cécile de Milton 25 26 27 « St-Paul.\u2026.272029 w St-Césaire.20 30 juil.Ste-Pie.\u2026.1 25 St-Dominique.\u20183 4 5 « St-Liboire.Hh 6 7 « St-Simon.7 8 9 « Ste-Rosalie.910 11 + \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 I = eq Un phénomène singulier ocenpe de ce temps-ci l'attention des savants.Le vapeur Mauitohan de ln ligne Allan, arrivéà Philadelphie mardi, & traversé pendant son voyage une zone tellement phosphorescente qu'on aurait ert que lamer fait en feu.Une paranique générale s'est emparée de Cquiprge et des pissagers, et le capi.nine Dunlap aeu beatcoup de peine À rétahlir l'ordra. L'ANGLETERRE Ce pays était connu des Grecs et des Romains sous lenom de Bretagne, Il était pour eux un pays situé aux extrémités de la terre et habité par un peuple sauvage.Jules César l'envahit cinquante cing ans avant notre ère.Ille trouva, en eflet, habité par un peuple demi-sanvage, divisé en une multitude de petites nations indépendantes, appelées Clans.Ces peuples opposèrent une résistance héroïque à la conquête romaine.Cassibelan, Caractacus, Boadi- ciée attachèrent leursnoms à cette noble défense de la patrie Malgré la discipline et l\u2019invincible persévérauce des Romains, la Bretagne ne fut jamais entièrement soumise par eux.Cependant, sous le règne de Domitien, Agricola en soumit la plus grande partie.Ce fut le sort de cette terre de passer tropsouvent sous la domination de peuples envahisseurs.Après les Romains, ce furent les Angles et les Saxons, dont la conquête fut plus radicale que celle des Romains, car ils imposèrent à la Bretagne leur nom et leur langue.Puis ce fut le tour des Danois, enlin celui des Normands de France.C'est là que s'arrête ce mouvement envahisseur.La tribu des Angles était un peuple issu de la Germanie ou de la Scandinavie qui lui imposa son nom au VIe siècle, époque où elle fut envahie par cette tribu.Angleterre signifie, en eftet.terre des Angles.Ce pays de l'Europe comprend la partie méridionale de la Grän- de-Bretagne et forme avec l'Ecosse et l'Irlande, un seul royaume-uni de la Grande-Bretagne et de l\u2019Irlande.L'Angleterre proprement dite a une superficie de 876 mille milles carrés, et 18 millions d'habitants, elle a quelques montagnes au nord, à fh limite de l'Écosse, et à l\u2019ouest, dans le pays de Galles ; mais ces montagnes qui forment des chaines peu prononcées ne s'élèvent pas à une grande hau teur.Le reste du pays présente un aspect assez uniforme, frais, ver- dovant, riant même comme la Normandie en France.L'Angleterre a pour ville principale Londres, capitale du royaume britannique, située sur la Tamise ; York, la cité la plus considérable des régions septentrionales ; Liverpool, l\u2019un des ports les plus commerçants du monde, sur la côte nord-ouest ; Manchester, Birmingham, cités remarquables par l'importance de leurs manufactures ; Bristol, au sud-ouest, sur le canal où afllue la Saverne ; Falmouth, Exeter, Plymouth et Portsmonth, sur la côte méridionale ; Cambridge et Oxford, célèbres par leurs universités et Dou- vres, située en face de Calais, dans la partie la plus voisine de la France.Il y a aussi deux archevéchés, celui d'York et celui de Cantor- bury.10 Le pays se divise administrativement en comtés ou shires.Les voici par ordre alphabétique : Bedford, Berks, Buckingham,Cambridge,Chester,Cornonailles,Cum- bridge,Chester,Cornonailles,Cumberland, Derby, Devon.Durham, Dorset, Essex, Gloucester, Hereford, Hertford, Huntingdon, Kent, Lancaster, Leicester, Lincoln, Mid- dlesex, Monmouth, Northampton, Norfolk, Northumberland, Noth- ingham.Oxford, Rutland, Salop, Sommerset, Southampton, Stafford, Suffolk, Surrey, Sussex, Warwick, Westmoreland, Worcester, Witts, York et ses quatre districts.; Parmi ces peuplesenvahisseurs, il en est trois qui ont fourni le plus d'éléments au peuple anglais d'aujourd'hui : les Bretons ou Gaulois primitifs, les Saxons et les Normands; le peuple anglais est breton et saxon, son aristocratie est normande ; la langue anglaise porte ces (rois éléments dans la même proportion.Les mœurs des Anglais ne sont pas moins empreintes de cette différence.Les hautes et les basses classes \u2018n'y ont presque rien de commun: soins, occupations, manière de vivre, amusements, tout chez eux est si distinct, qu'on peut les prendre avec raison pour des nations différentes que le hasard a jetées sur le même sol et que leurs institutions et leur génie ont empêchées de se méleret de se confondre; de même que la loi mosaïque a empêché les Juifs de se perdre dans le monde chrétien ou musulman.C'est à la conquête normande que l'histoire de l'Angleterre, parce que cette conquête fait entrer cette ile isolée dans le mouvement de la civilisation européenne, et constitue son unité politique.Trois grands faits dominent cette histoire vraiment intéressante : cette méme conquéte normande, la rivalité de la France et de l'Angleterre, et la réforme religieuse du XVIe siècle.L'avidité, l'esprit de conquête et de domination, ont toujours été le partage des Normands.Etablis en France et en face de l'Angleterre, ils devaient naturellement l'envahir.C'est ce qui arriva en 1056.Guillaume, suivi d'une nombreuse noblesse normande et française, sous promesse du partage des terres et des vaincus, aborde en Angleterre, rencontre à Hastings le roi saxon Harold, le bat et marche vers Londres, qui lui ouvre ses portes et le fait éouron- ner roi.Rien ne saurait donner une idée de l'oppression que les durs vainqueurs firent peser sur les vaincus : la spoliation la plus complète fut leur lot.Guillaume retint pour sa part les trésors des anciens rois, l'orfé- verie des églises et ce qu'on trouva de plus précieux chez les marchands.Les églises normandes furent dotées aux dépens des églises saxonnes ; enfin les terres furent partagées entre les chevaliers et les soldats.Puis cette violente conquête dut se maintenir par une domination plus violente encore, Soulèvement des vaincus, extermination de la part des vainqueurs, c'est tout ce que présente cette domination qui devait être durable.Deux faits nouveaux se pré- sentérent alors, 10.La féodalité est introduite en Angleterre avec la noblesse normande qui, riche et puissante, se révolte souvent contre ses rois, et jette la base du gouvernement représentatit qui existe encore en Angleterre, d'où il a passé dans le reste de l'Europe; 20.Les rois d'Angleterre, comme ducs de Normandie, deviennent vassaux du roi de France.Ces deux faits expliquent toute l'histoire intérieure et extérieure de l'Angleterre.Au Alle siècle, pendant que l'Angleterre, par la conquête, par la œuerre, s'organise féodalement, la France s'occupe, au contraire, à détruire la féodalité, par la grande révolution communale, et marche ainsi en avant de l\u2019Angleterre et de l'Europe entière dans la conquête de l\u2019état civil, sinon de la liberté.Nous avons dit que les rois d'Angleterre avaient un pied en France, comme ducs de Norman- die; ils devaient tendre naturellement à y agrandir leurs possessions pour deux raisons : d\u2019abord pour fondre en un seul et même peuple les Saxons et les Normands en les réunissant contre la France, et ensuite pour s\u2019affranchir eux-mêmes d\u2019une vassalité qui les humiliait depuis qu\u2019ils portaient une couronne royale.Henri II, (1151), en épon- sant Lléonore de Guyenne, femme divorcée de Louis VII, roi de France, agrandit énormément ses possessions sur le conti- Nent ; mais elles furent plas tard arrachées à I'imprudence de son fils Jean par le vaillant et habile Philippe-Auguste.Les guerres de France ne devaient avoir d'importance que sous le règne d'Edouard III et de Henri V, (1827 et 1418.) A la mort de Louis de Hutin, Edouard III, qui avait des droits au trône de France par sa mère, commence véritablement ; La TRIBUNE \u2014\u2014\u2014 disputa la couronne à l\u2019hilippe IV de Valois ; alors commença cette Intte meurtrière des deux nations, qui devait durer cent uns et plus, qui, à l'Ecluse, à Crécy, à Poitiers, à Azincourt, devait exterminer presque toute la noblesse française, faire un roi de France prisonnier des Anglais, et les rois anglais couronnés roi de France, tandis que le véritable roi, renié par sa mère et par une moitié du peuple, était fugitif dans son royaume.À la fin, secondé par les communes et par une vierge œuer- rière (Jeanne d'Arc) wie fille du peuple, Charles VII reprend l'avantage, et les Anglais sont repoussés à jamais du con inent.Malheureuse dans le ; guerres de France, l'Angleterre.rentrée en elle-même n'y devait pas trouver le repos.Elle devait se déchirer dans la guerre des Deux-Roses, pour les maisons rivales de Lancaster et d'York, et déverser sur ¢lle-méme la rage qu'avait allumés les guerres étrangères.Cette guerre civile dura trente ans, coûta la vie à quatre-vingts princes, et extermina l'ancienne noblesse du royaume.Elle se termine à lu mort de Richard III, le bossu (1135), assassin des enfants d\u2019Edouard IV, et par l'avènement de Henri de Tudor, qui unit les prétentions des deux maisons.Le véritable vaineu l'ut l'aristocratie anglaise, décimée dans les batailles, décimée par les proscriptions ; le véritable vainqueur fut la royauté, qui deviendra, entre les mains des Tudors, la plus puissante de I'Euroje.L'Angleterre, ce pays de la liberté, en haine de l'anarchie des Roses, accorda un pouvoir absolu aux rois de la maison des Tudors, et lui voua une obéissance stupide, Henri VIII répudie et assasine juridiquement ses frames; il change par un décret la religion du pays; il fait couler pendant quatorze ans sur l'échuaud, sous différents prétextes, le sang le plus précieux de lu nation ; Edouard VI confirme lu révolution religiense.Marie lait décapiter Jane Gray, ferme les temples, rouvre les églises ct allume les bûchers, tue cette punvre Marie Stuart, fait la guerre à l\u2019Espagne, secourt HenriIV de son argent et de ses soldats.et la nation résignée, obéissantc, enthousiaste même, subit tout.approuve tout, loue tout : ceux :nême qui allaient mourir par les ordres du roi ou de la reine criaient sur l'échafaud : Vive le Roi! Vive la Reine ! {d suivre) \u2014\u2014\u2014\u2014> i151 | S| £1818 12 5 51512128 Z| =) |S = AMAL MPM PMP.M Montreal.6 4518 00]3 1515 20,1015 St-Lamber :7 2018 2013 35j5 40:1040 Belœil \u20188 0818 4714 0916 131117 St-Hiloire.\u2026\u2026\u2026.«8 1518 50/4 13/6 16,112: Ste-Madelaine \u2026 8 36| \u2026 \u2026|4 25/6 Bl.St-Hyacinthe.9 2319 13]4 40j6 45;1157 LE PACIFIC CANAD1EN,\u2014 South Eastern,) Depuis le 2 juillet 1885,\u2014Les trains laissent St«llyacinthe comme suit : 8.50 À.M.Train express venant de Sorel, Drummondville et St-Guilloume, arrivant à Montréal à 10,30 A.M., faisant connection à West-Farnham pour Stan- bridge, Marisville et les trains de jour pour Boston, Springfield et tous les endroits de la Nouvelle-Angleterre.450 P.M.Train Mêlé venant \u201cto Drummondville, Sorel et St-Guillaume, arrivant à Farnham à 6,50 P.M., faisant connection avec les trains pour Boston, Spring- fleld et tous les endroits de la Nouvelle- Angleterre.Aussi pour Montréal, St-Jean et Stanbridge.6.35 P.M.Train Express venant de Montréal, faisant à 5.10, connection & Farn- bam avec les trains venant de Boston, Stanbridge et Marieville, arrivant à Sorel et Drummondville à 10.40 P.M.10.30 A.M.Train Mélé venant de Stanbridge, Waterloo et Newport, faisant connection à Farnham avec les trains de Springfield, Boston et tous les endroits do ln Nourelle-Angleterre, arrivant à Sorel à r.eu T.A.MACKINNON.Surintendant-Général.L.E.BACHAND Libraire - Importateur ST-CESAIRE, Que.GRAND ASSORTIMENT (pe Tapisseries Nouvelles DANS TOUS LES PRIX PATRONS ET COULEURS VARIÉS.Livres Classiques, de Littérature, de Pièt: et pour distribution de prix.Papeterie, Imagerie, Articles de Fantai sie, Objets de Piété, l\u2019ourniture de Classe et de Bureaux, Moulures, Cadres, Chre- mos, Ete, ete, tie MANUEL Inspecteurs Municipaux Et des Gardiens d'Enclos Publics En rapport avec le Cove Cyvit el la JURISPRUDENCE, contonant de plus L'ANNEE MUNICIPALE Ou ce qui doit être fait dans les |?mois de l\u2019année \u2014Texte du C.M.tal qu'amendé, Par di A.CHAGNON, Avocat MARIEVILLE, Que PRIX + 30 CENTINS.LA COMPAGNIE DEAT MINERALE DE ST-HYAOINTHE MANUFAGTURIERS DE SODAS, GINGER ALE, GINGER BIERE, CIDRE CHAMPAGNE, Propriétaire du célèbre Philudor ! M, , LAJOIE, cidevant employé de M.Ledoux, est lu gérant de la manufacture ct invito le public en général à venir lui rendre une visite.COIN DES'RUES Mondor et Cascades St-Hyacinthe, Que."]
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