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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 19 juillet 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1889-07-19, Collections de BAnQ.

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[" - Vol.2.Fr EET St-Hyacinthe, Que, Vendredi, 19 Juillet 1889, | TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE A.DENIS, Directeur-Propriétaire.Pe sans FEUILLETO SANS MÈRE PREMIERE PARTIE VIII LE MYSTÈRE (Suite) \u2014Vous ne me dites pas la vérité, il vous a donné une somme considérable, une somme qui était hier dans le secrétaire de l'usine,qui n\u2019y est pas aujourd\u2019hui.\u2014 Comment est-ce possible cela, puisque vous Pierre,l\u2019honnête homme impeccable qui ne devez jamais avoir menti, vous m'avez affirmé, il n\u2019y à pas trois jours,que ni votre beau frère ni vous-n\u2019aviez pas d'argent ?\u2014C\u2019était la vérité, Nous n\u2019avions pas d\u2019argent à distraire de notre industrie, mais nous avions les sommes nécessaires à nos payements d\u2019ouvriers, à nos échéances.Elle eut une nouvelle flamme dans le regard, et avec une expression narquoisé qui de plus.en plus, disait le contrair=de ce qu'elle affirmait, elle répéla : \u2014Je n\u2019ai pas vu Georges.Du Teste, il adore sa femme, qui est très belle, parait-il ; que viendrait-il faire chez moi 2.\u2014Jeanne, ne soyez pas impitoyable.Ma sceur peut en mourir, el et Georges aujourd'hui est père de famille ; promettez moi de ne pas le revoir.Et pour vous remercier je ferai tout ce que vous voudrez.\u2014Me donnerez vous les cent mille francs dont j'ai besoin pour aller m\u2019établir à-Rio ?\u2014Je nelesai pas.D'où les sortira je ?Mais je ne vous tourmenterai pas au sujet des trente huit mille francs que Georges vous a donnés cette nuit.\u2014Oh ! ceux-là fit la Tigresse encore plns perfide et mystérieuse, je vous defie bien de me lés reprend- \u2014Je n\u2019essairai même pas, Mais par pitié, promettez-moi de ne pas Tevoir Georges, de ne pas l\u2019éloigner de sa maison et de son intérieur.Elle éclata de rire et dit: \u2014Vous étes in homme charmant mais je dois être à midi chez Hills pour déjenner, et je meurs de faim.\u2014Alors vous ne voulez pas me promettre ce que je vous demande?\u2014A quoi cela servirait-il ?Les promesses el les serments ne sont bons qu\u2019à être violés.C\u2019est du fruit défendu, ça.M.de Sauves vit bien qu'il n\u2019obtiendrait rien de Jeanna, et désolé, le cœur serrré d\u2019une bizarre angoisses, il la quitla.Maisavant de descendre, il jeta un regard sur le petit salon où il l\u2019avait attendue, où elle l'avait reçu.Des meubles boileux, recouverts de housses à la blancheur douteuse, lo garnissaient, Une table erncombrée de boîtes de poudre de riz, de rubans, de chiffons, tenait le millieu.Pas une chaise, pas un coin n'était libre ; partout, il y avaitsoit un paquet, soit une robe ou un man- leau, une caisse à chapeau ou autres.Aux murs quelques chromos étaient pendus, sans cadres, accrochés par quatres épingles.C'était le désordre et la malpropreté dans tout leur éclat.Malgré lui, il pensa au petit nid de Belleville, si propre, si élégant, si calme, et dans le moindre coin duquel, avec ses fleurs toujours si fraiches, ses mousselines si blanches, ses meubles si soignés, on sentait une si chaude atmosphère de bonheur intime, de sûre tendresse.\u2014Ah ! le malheureux ! se répéta- t-il de nouveau, le malheureux, qui va jeter son bonheur, son présent, son avenir au pied de celle créature Il est probablement rentré chez lui, à l'heure actuelle, mais je ne lui parlerai pasde ma découverle.Oh! non !.Ces paroles ne pourraient sortir de ma bouche.Et le cœur brisé, il reprit le chemin de l'usine.\u2014Où est monsieur ?demanda-t-il Elle sccoua la tête.\u2014 Monsieur n\u2019est pas rentré, dit- elle, et madame l\u2019a peut-être demandé dix fois.\u2014Pas rentré, répéta Pierre avec une nouvelle angoisse.Tout bas il pensa ; Mais Pierre de Sauves eut beau guelter toutes les personne qui entraient par la grande porte dela rue ; il eut beau écouter les voitures qui moutaient la pente si raide de Belleville ; nul ne ressemblait à Georges, aucun flacre ne s\u2019arréla devant l\u2019usine.Toute la journée se passa en des craintes folles, en une angoisse qui serrait le cœur de l'ingénieur.\u2014Mais pourquoi ne revient-il pas ?se demandaitil à chaque instant.À Adèle, qui voulait voir son ma- Ti et commençait à s'inquiéter de sa bizarre absence, il avait fallu faire uu conte.Georges avait été subitement appelé chez M.Chalandon pour une commande, .Le docteur Graniers avait dfendu au jeune homme de voir sa femme avant son arrivée ; alors Georges avait embrassé Adèle pendant son sommeil et avec de si grandes précautions qu\u2019elle n'avait rien senti.Elle crut d\u2019abord ce qu\u2019on lui disait ; mais vers le soir,elle s\u2019inquiéta davantage.\u2014A Quelle heure Georges re- vient-il ?demanda-t-elle à son frère.\u2014l1 ne peut pas tarder répondit Pierre.\u2014 Aussitôt qu\u2019il sera là, tu le feras monter, n\u2019est-ce pas ! \u2014Oui, sois sans crainte.La moitié de la soirée se passa.Un coup de sonnette retentit.\u2014Voilà monsieur! dit la garde.\u2014Adèle devint plus blanche qu\u2019un suaire.\u2014Non, dit-elle, ce {n\u2019est pas lui.Du reste il a sa clef, et ne sonne jamais.Pierre était dejà allé à la rencontre de Celui qui arrivait.C'était le docteur Graniers.- \u2014Comment va madame Cha- niers ?demanda-t-il à M.de Sauves, \u2014Elle est inquiéte, \u2014De quoi.Pierre hésita très ennuyé, Mais afin que le médecin ne fit pas fausse route, ou même pût l\u2019ai- 2 La R | cts Ra (BUREAU : 114 rue Cascades ) der dans les prétextes à inventer pour colorer l\u2019absence de Georges il fallait qu\u2019il connût la vérité, au moins en partie.\u2014Je ne sais ce qui se passe, dit Pierre en parlant péniblement comme si les mots n\u2019eussent pas voulu tomber de ses lèvres, mon beau- frère s\u2019estubsenté sans prévenir personne.\u2014Comment cela ?\u2014Depuis hier, quand il vous a accompagné il n\u2019a pas reparu depuis.\u2014Que me dites-vous là ?\u2014La vérité.\u2014Et il n°9 pas laissé un mot, un indice, quelqueschose ?\u2014Rien du tout docteur.\u2014Et vous son ami, vous ne vous doutez pas de ce qu\u2019il a pu faire \u2026\u2026.Pierre hésita.Allait-il lui parler de la Tigres se ?En une vision rapide, il vit le bonheur d\u2019Adèle, cette sœur adorée déjà si sérieusement menacé, et qui pouvaitsombrer à jamais, si la moindre indiscrétion était commise.\u2014Non, dit-il au bout de quelques secondes, je ne sais rien '\u2026 \u2014C'est étrange.Et vous êtes bien sûr qu'il n\u2019a pas couché à l\u2019hôtel ?\u2014La chambre qui lui avail été préparée est dans l\u2019ordre le plus parfait.Le lit n\u2019a pas élé défait.\u2014Et les autre pièces ?\u2014Pareillement.Tout à coup, le visage du docteur se rembrunit, il pensait à la raie lumineuse, vue par Georges Chanier entre les rideaux de son cabinet de travail, il se souvenait surtout de ce que le jeune homme lui avait dit alors.Mais il ne pouvait entrer dans l\u2019esprit du docteur, de se méfier à cet instant de M.de Sauves.\u2014Attendez donc, lui dit-il, je sais peut-être quelque Chose, Pierre sursauta.Quoi donc ?demanda-t-il.-M.Granier lui racont l\u2019épisode.\u2014Etes vous allé dans le cabinet ?dit-ilà l'ingénieur.\u2014Oui.\u2014Et vous n\u2019y avez rien constaté ?De nouveau la physionomie si droite de Pierre se voilà d\u2019une forte nuance d\u2019hésitation.Il ne voulait pas, ilne pouvait pas dire un mot de la disparition des trente-huit mille francs et de Georges.\u2014Non, rien, dit-il simplement, sans parler de la chaise renversée,ni du revolver trouvé au coin d\u2019un meuble.\u2014C\u2019eat que votre bean frère pensait que c'était vous que étiez dans le cabinet.Je voulais moi l\u2019accompagner croyant que quelques voleurs pouvaient vousdévaliser.Il m'\u2019a répondu : laissez, ce doit être Pierre.\u2014Vous me faites frémir ! fit Pin- génieur atrocement pâle.\u2014I! y a peut-être de quoi.Si M.Chaniers a disparu depuis ce mo- ment-là,c'est qu\u2019il lui est peut-être arrivé quelque malheur.\u2014Mais docteur, les assassinats ne se commetlent pasainsi, Il yau- rait trace de lutte.On aurait entendu du bruit, des cris, des appels de Georges.Et le corps ?.on le retrouverait quelque part ?., \u2014C\u2019est vrai mais tout cela est bizarre.\u2014-Bt ma sœur réclame son mari.Et j'ai à peine osé monter chez elle ne sachant que Ini dire, que lui ré- poudre.\u2014Ccci est très grave, car la grande fièvre, une flèvre mortelle va la prendre.\u2014Mon Dieu ! fit Pierre en chancelant.\u2014Que lui avez-vous dit?\u2014Que M.Chalandon avait envoyé chercher son mari de très bonne heure, et que pour ne pas vous désobéir, il était parti en l'embrassant sans la réveiller.-Et vous a-Lelle cru ?\u2014Oni, \u2014Î1 faut persister dans celte fable et gagner du temps.\u2014\u2014Où est Georges ?telle fut lu première question d\u2019Adèle quand elle vit son frère entrer dans £a chambre escorté du médecin.- \u2014Je te l'ai déjà dit, répondit Pierre, ton mari est chez M.Cha- landon.\u2014Comment n'estil pas encore revenu ?\u2014M.Chalandon l\u2019a peut-être -ame- né à la campagne, car c\u2019est Je lundi de la Pentecôte aujourd\u2019hui, et Georges n'aura pas osé lui refuser de l\u2019accompagner, car M.Chalandon qui est notre plus fort client, présente acivellement notre fortune, notre avenir, et il est un pen despote.\u2014Oui, mais il estbon.Si Georges lui avait dit que notre bébé venait de naître, il ne l\u2019eût pas amené, \u2018 \u2014Qui sait ?\u2014Je suis trop inquiète.Je ten prie mon bon Pierre, va savoir au juste rue de Charonne ce: qui esl arrivé.\u2014Je veux bien mais à une condition.\u2014Laquelle ?\u2014Que tu te calmeras et que lu penserasä ta fille.\u2014Que vous n'allez pas pouvoir nourrir, ajouta le docteur, si vous vous mettez l'esprit a l\u2019envers, Elle tourna ses beaux yeux suppliants aux paupières meurtries vers M.de Sauves : \u2014Je l\u2019en prie, lui dit-elle, va vite Pierre si tn ne veux pas qe je meure.Pierre en deux bonds fut en bas de l'escalier.Mais ce ne fut pas vers la rue de Charonne qu'il se dirigea.Ii revint chez Jeanne cours.Avec quelques louis il fit parler la concierge.La Tigresse élait sortie vers midi et demi avec un monsieur qui était venue la chercher en voiture, non pas pour la conduire chez Hills ainsi qu\u2019elle l\u2019avait dit à M.de Sauves, mais bien pour lui faire passer la journée à la campagne.La concierge avaitentendu quand elle avait dit au cocher en montant en voiture : \u2014Gare de Lyon, el très vivement.\u2014Elait-ce une victoria ?demande Pierre.\u2014Non, monsieur, un coupé de remise sans numéro.\u2014L'individu qui est venu la chercher est-il descendu ?\u2014Non, monsieur, il est resté dans un coin de la voiture.\u2014Et vous ne l'avez pas vu ?\u2014Un tout petit peu quoiqu\u2019il se cachât.\u2014Comment était-il.\u2014Jeune blond, rose et frais.\u2014Avec ou sans barbe ?\u2014Les moustaches seulement, mais très longues, C\u2019était le portrait de Georges Des- Chaniere.P.U.VAILLANT, Rédacteur \u2014 Elle n\u2019a pas prononcé le petit nom de ce monsieur devant vous ?\u2014Non monsieur.\u2014Vient-il chez elle d'habitude?\u2014C\u2019est la première fois que je l\u2019ai vu.M.de Sanves ne douta plus.\u2014Georges a eu un accès de folie, se dit il, Et lentement, le désespoir dans l'âme en pensant à sa sœur, i! re pritle chemin du petit hôtel.\u2014Eh bien ?lui demanda Adèle en l\u2019apercevant, Avec un aplomb qu\u2019il trouvait dans son immence affection pour sa sœur, Pierre répondit armé d'un calme imperturbable.\u2014Et bien, c'est ce que j'avais pré- vi.\u2014Quoi douc ?\u2014M.Chalandon avait chez lui un de ses amis originaire d'Amérique, je crois, dans tous les cas fabuleusement riche.Ce monsieur a vu avant-hier les produits de l'usine, il s\u2019en est engoué, et il a voulu sur-le- champ amener Georges dans un magnifique château qu'il vient d\u2019acquérir afin de le remplir de notre travail.Ce sera une commande énorme.\u2014Qui lui a faitnégliger sa femme et sa fille ?\u2026 Ca m\u2019étonne.: \u2014En devenant père de famille ma chérie, Georges a compris que de nouveau devoirs lui incombaient, \u2014Et il est parti sans m'écrire un mot ?.\u2014Il n'a paseu le \u201ctemps, il l'enverra sûrement une lettre dès son arrivée là-bas.Où est-il ?\u2014M Chalandon est avec eux, et personne danssa maison ne sait où.\u2014Pourquoi n'a-Lil pas envoyé de dénêche ?\u2014Dans le pays où est Georges, il n\u2019y a peut-être pas de bureau té- tégraphique.\u2014 Et sur la route, dans les gares de chemins de fer ?\u2014Ton mari aura eu peur de l\u2019émotionner par le pelit papier bleu dont l\u2019arrivée subite boulverse toujours un peu.Elle crispa ses belles mains pâles sur ses couvertures.\u2014On me trompe, tout cela n\u2019est pas naturel !.Malgré les asserhons de M.de Sauves, une fièvre violente prit la jeune femme.Toute la nuit elle battit la campagne.Le docteur Granier qu\u2019on\u2019 avait envoyé chercher de nouveau ne la quitta qu\u2019au jour.~-Elle a un tempéremment extré- mement vigoureux, dit-il à Pierre ; une autre serait à coupsûr morte cette nuit.Je vais aller voir quelques malades, je reviendrai après.Fantes bien attention.Ne la quittez pas.Au moment de franchir le seuil de la porte,le docteur se retourna et dit : \u2014Pourquoi ne prévenez-vous pas la préfecture de police de la dispa- rilion de M .Chaniers ?Pierre devint très rouge.\u2014Oh ! docteur ! fit-il avec rise répugnance marquée.\u2014C\u2019est que cette absence me pa rait de plus en plus inquiétan- Lo.\u2014Cerlainement, mais aussi faire mettre le nez à ces individus-là d&hs vos affaires, est pentêtre dangè- reux.: ut LAH TRIBUNE M.Granier eut un brusque haut- lé-corps.\u2014Dangereux ! répéta-til.Pour des braves gens comme vous, qu'est- ce qui peut donc vous être dange reux, Piorre qui svpposait toujours que son beau-frères était chez Jeanne Descours, né repondit pas.\u2014Croyez-moi, ingista lo docteur.suivez mon consoil.\u2014Je verrai, répondit l'ingénieur Gvagivement, j'aibesoin du réfle- chir.\u2018Mais deux choses harcelaient M de Sauves.\u201c Jeaune étail-elle ravenu de Paris el dans ce cas ponrquoi Georges ne rentrait-il pas à la maison ?Ensuite il avait son échéance, la plus considérable, toutes les répari- tions de l'usine et de lhôlel étant à payer pour le jour mème.Or, son beau-frère ayaut emporté les trente-huit mille francs avec lesquels on devait tout solder ce matin là, Pierredevait envoyer chez le banquier de la maison chercher la somme.Il appela le caissier.\u2014Monsieur Simon, lui dit-il, voici un cheque avec lequel vous irez chez M.Gérard, notre bampnier,toucher quaraute mille francs.Le caissier eut un mouvemun.de contrariété.\u2014Qu'av2z-vous ?decuanda Pierre Qui s\u2019en aperçul.*\u2014Mes ¢eritures sout trés en retard, monsieur, répondit-il car vous savez que je suis parti subitement samedi.De plus ma mère est toujours très malade, et je voudrais demander à monsieur l'autorisation de m\u2019en aller de honne heure.Alors si je pouvais ne pas faire cette course je l'aimerais mieux.\u2014Bien, répondit M.\u2018de Sauves qui devait sortir de son côle pour aller voir si Jeanne Descours était de ratour i Paris, bien je vais faire ma commission.Chez Jeanne, il wapprit rien, simon qu'elle n'était rentrée qu\u2019au matin et seule ; puis elie était ressortie un peu plus tard, sans dire où elle allait.À la banque malgré sou sang-froid il's'embrouilla dans les explications qu'il donna pouf demander de l\u2019argent.Et préoccupé ainsi qu'il l'était, de Ja gravité qu\u2019allait amener dans la situation de sa sœur l'absence pe»- sistante de Georges, il répondit à tort et à Lravers aux divers questions que lui posa M.Gérare.\u2014Qu'\u2019a donc M.deSauves ?demanda celui-ci à son secrétaire, Jorsque Pierre eut disparu.Lui, toujourssi pondéré, si caline si grave, ou dirait qu\u2019il a un coup de marteau dans la cervelle.\u2014Îl a peut-être subi quelques pertes qui le désolent,réponditl'employé Car il n\u2019est pas naturel qu'à-près avoir retiré quarante trois mille francs de chez nous, samedi dernier sous prétexte de payer l'échéance d'aujourd'hui, Ces messieurs viennent encore prendre quarante mille francs ce matin.\u2014C'est sans doute cela ; mais tout de même, il avait une drôle de Plyysionomie.\u2019 IX LA MAISON VILE L'euterrement de pauline Gages \u2018avait ôté fixé au mardi à onze heu- .res.Eu arrivant à l\u2019usine, après ses deux courses du matin, Pierre trouva tout le monde en Pair \u2014Que se passe-t-il ?demunda M.de Sauves à l\u2019un des ouvriers \u2014Le malheureux Gages a perdu sa femme, patron._ Pierre s'arrêta nel, les pieds cloué au sol.\u2014Gomment dit-il, celle pauvre Praline est morte !.M ne l\u2019avait pas su, ou si on le lui avait appris, dans la prévcenpa- Yion intense qui était lu sienne depuis deux jours, if no l'avait pas compris.*Noïe voudrions bien tous aller à la cérémonie, patron, dit l\u2019ouvrier un\u2019camarade est dans la peine.faut lui porter des consolations à homme.\u2014Ce qui est nqjurel.Je vous donne l'autorisation de quilter deux heures plus Lôt, ce matin.Tichez d\u2019être de retour à une heure cette après-midi.\u2014Peul-être deux patron, mais pas plus tard.\u2014Bien allez.Et Pierre plus désolé que jamais sien fut demander des nouvelles de su sœur qui ballait la campagne.Elle n'allait pas mieux, aussi dans son désespoir il n'eut point l\u2019idé de la quitter pour porter quelques cou- solations & Eugène, qui était cependant son ouvrier de prédilection.Celui-ci quand ses anis commencèrent Afarriver, leur] parut lelle- ment boulversé, tellement décom posé par le chagrin, qu\u2019il fit pitié à tout le monde.La morte était clouée depuis la Veille au soir dans son cercueil qui était maintenant exposé au bas du petit escalier, entouré de quelques cierges et recouvert du drap mortuaire.Les ouvrières de l'imprimerie où Pauline travaillait, avaient porté des fleurs ei des couronnes,avec cette sollicitude touchante que le peu- fie de Paris éprouve pour les morts qu'il a connus et aimés.Dans un coin de la petite cuisine, Mme Lureau faisait boire la petite orphr'ine.Elle tirait gloutonnement sur le biberon plein de de lai, et c'était bien la plus belle fillette que l'on puisse voir, toute rose, avec des yeux bleus d\u2019une extraordinaire -beauté, des cheveux bionds qui descendaient au millieu du front en une petite mèche dorée aussi fine qu'un duvet d'oiseau, ct une fossette coupant en deux un 1nenton blanc, déjà fin et joli.À côté Eugène assis, pleurait le coude appuyé au bout de la petite table.I! était habillé de noir pour là cé- réinonie, avec la redingote et le chapeau à la haute forme qu\u2019il avait achetés pour son mariage, et que Paurine avait si soigneusement serrés et pliés dans la commode depuis lors.Il baissait la tête, il avait les yeux horriblement goaflés, et les lèvres trem lantes.Or luiserrail la main ; ses cama- cet rade.très attendris balbutiaient quelques paroles a ses oreilles.\u2014n grand malheur mou pauvre vieus.\u2014! faut du courage.la gosse est la.Rien, il n'entendait rien, il ne voya'irien, il ne reconnaissait personne.\u2014Comme il a du chagrin ! disait ou autour de lui.\u2014 \u2018\u2019auvre homme, il en mour- Ta.T = si brave femme aussi ; il ne laa mplacera jamais cette créature.A« dehors toute la rue se remplis.sail | \u2018wd peu d\u2019ouvrieis,de femmes, d'enfants du quartier, qui tous et toutés connaissaient la morte ou son rmnari et parlaient d'eux.Bien triste pour un ouvrier, la maison sans femme .\u2014Ët la gosse encore à bien élever.\u2014Une terrible charge.\u2014Pauvre homme ur pen noceur, mais si bon garcon !.Lain les prétres arrriverent, et le pelit cortége se mit en marche vers l\u2019église toute voisine de St-Jean Baptiste ce Belleville.Eugène marchait én tête.En quittant l« maison, pendant t qu'o.hissait le cercueil dans le cho arortuaire, il eut un frémisse- mr de tout son corps, et laissa & niper un sanglot qui ressem- b.1d un hurlement de douleur puis .1 se cassa de nouveau en deux lalèvre tremblante, inconscient et net, IL suivit le corps 4 1'iglise, dans la rue, au cimetière, sans paraltre rien voir ni rien comprendre.Mais quand il\u2019 entendit lateire *.: ' RB i rai A saci i coin éra id a tomber sur le cercuil, ilse rejeta violemment en arrière, ses yeux ar- roudis parureüt lui sortir de la tête, son chapeau Lomba, et l\u2019on vitses cheveux se hérisser sur son front tandis que ses dents s\u2019entrechoquaient.On out juré que quelque cffvoya- ble apparition se dressait devant Jui l\u2019emplissant d'une de ces épouvantes subites qui vont se dénouer par la folie.En effet,il se mit à pousser des cris aigus cl sans voir les personnes qui l\u2019enlouraient, essayant de le calmer il s'échappa de leur maius et sen- fuit, ; À la porte du cimetière, quelques amis le rejoignirent et le firent entrer chez un marchand de vin, où on le (lt asseoir, puison le força à boire quelque chose.Sur les bords du verre, les dents du malheureux s\u2019entrechoquaient tandis qu\u2019à une table voisine, des croquemoris trinquaient et mangeaient uni morceau de fromage de brie el en buvant du beau vin bleu.Enfin Eugene Gages parut cependant reprendre possession de luimème.\u2014M faut rentrer à la niche mon vieux, lui ditun deses camarades d'atelier.\u2014damais c'est trop vide maintenant, Tous le regardèrent très étonnés.Le chagrin le faisait-il déraisonner?\u2014Alors dit l'un d'eux, qu'est-ce que tu vas faire ?\u2014Je veux partir, je veux m'expatrier.| , \u2014Et la gosse ?\u2014Ah ! oui c'est le point noir.Je ne peux pas amencr une eufunt de deux jours, c\u2019est sûr, et cependant je ne veux.pas rester ici.C'est pourle coup (qu'avec la niche déserte com- elle va l'être, je tomberais tont à fait \u2018ans le vice, et par conséquent dans le troisième dessous- Merci hien ! devenir une gouape un ivrogne, un propre-à-rien ! Non.J'ai promis à ma pauvre défunte deme relever au contraire.En souvenir d\u2019ellë,je vais essayer.\u2014C'est bien ça ! \u2014Alors que vas-tu décider ?Je placerai la gosse quelque part Je ne sais pas où, par exemple, Dans quelque endroit où je puisse la retrouver plus tard, puis je m'en irai en Amérique.Il ya des maisons à Paris où l\u2019on embauche des mécaniciens, on paye le voyage, el la bas on assure une haute paye.Je vais en chercher une.\u2014llya un commissionaire au fauboubg Poissionnère qui procure ces engagements dont tu parles.À quel endroit ?~«Un peu plus haut que le Con.servaloire ct vis-à-vis.Il y à un bateau dans la vitrine.\u2014Rue Auber ily enaun autre aussi.\u2014Rue Sainte-Cécile.\u2014Duans ce moment-vi ot deniäis de des ouvriers partout à l\u2019étranger principalenient dans l'Amérique du Nord.\u2014C'est là que j'uimerais mieux aller.\u2014Il faut prendre quelque avant de nous quitter, \u2014Nou merci, mes amis je pourrais pas.Jai la gorge serrée\u2026 d'ai trop de chagrin.de vais aller faire wes Courses.\u2014Tudevrais consulter d'abord M.Pierre qui est si bon pour toi, dt un des ouvriers de l\u2019usine.C'est lui qui a des bonnes raisons ; il te donnerait quelques bons conseils utiles.\u2014DOu bien M.Georges dit un autre.\u2014 Allons, viens à l\u2019atelier, tn an- ras bienle temps d'aller chez les agents après, Mais subitement Eugene; qui était déja debout, chancela; tandis qu\u2019une pâleur mort:lle envalitssiit chose 8¢s traits qui s: convalsaient denou-|.ne lu\u201d Révélation au lit de mort T1 y àcaviron 40 ans qu\u2019au colporteur allemand a disparu dans les environs de Woodsville, N.EL, et la manière dont an Lrouva ses boîtes et sou wagon, fit naître les sonpçons qu'il avait Élé assassiné, mais comme on ne trouva pas de ca- lavre, la justice ne pat agir avec efficacité.Dix ans plus lard, en creusant les fossés de la route, des ouvriers trouvèrent des ossements à proximité de l'endroit où le colporteur avait ditparu.Des bagues avant le nom gravé du mort ont servi âson identification.les soup- cous (ui avaient en premier lien, pesé voutre plusieurs iudividuz, reprirent plus de consistance, d'autant plus qu'on avait vu eu leur possession des marchandises avant appartenu l'homme disparu, T'oute- fois, il ne fut pris aucune mesure \u2018contre eux, et celui qui était le plus soupçonné, un fermier à l\u2019aise, veu- dit ses biens et quittale pays.Son nom est Alexander M.Greenough.II viut au Canada, et aprés avoir demeuré psudant plusieure annéesprès de Cowausville, il a du quitter la province pour éviter d'être poursni- vi comme faussaire.Du Canada il se rendit dans les Etats de l\u2019Amérique centrale, et de Ia au Chili.Il y à quelques semaines qu\u2019il est tombé sérieusement malade, et l'on croyait qu\u2019il en en mourrait.Sur ce qu\u2019il supposait être son lit de mort, il déclara qu\u2019il avait tué l\u2019Allenrand et di où il avait enterré son cadavre.L'endroit indiqué est le même que celui où les ouvriers avaient trouvé des ossements.La chose surprenante de l\u2019aifaire, c\u2019est Jue Greenough n'est pas mort, que su confession est écrite et dûment légalisée, et en route pour Woois- ville, tandis que Greenougl est gardé à vue par la police chilienne.On apprend que, dans sa confession, Grecnough a accusé de complicité un homuie qui demeurait pon loin du théâtre du crime, mais il est miort actuellement.: mm Terrible aventure d'un singe et d'un bébé Il ya quelque temps une dame anglaise qui demeuraitä Kingston dans la Jamaique, prevail passage sur un vaisseau qui faisait voile pour l'Angleterre, ayant avec alle son enfant agé de deux mois.Sur ce bâtiment il y avail un grand singe très fortet lrès agile, avec lequel l\u2019équipage s'amusait beaucoup.Depuis l'arvivé dela dame, il sc prit d'une (elle passion pour le béhé qu\u2019il passait des heures entières à regarder sa mere le bercer dans ses bras, l\u2019lusieurs lois il s'était approch* de lui dans le dessein évideurt de le saisir.Par une belle après tmidi, la vigle signala une voile dans le loirftain qui attira attention de l'équipage Le capitaine offrit po.iment sa [unet- qiti pour s\u2019en servir, déposa son bébé sur le solu, Mais &Hte avait 6 poine levé l'ins- frument qu\u2019utrérl sc fit entendre.Se déloufnant soudainement, elle aperçul uni matélôf qui poursuivait \"le grand singe gu avait saisi l\u2019enfant sous 'un de ses bras el qui montait avec lui dan#}\"u) des mats, Le singe n'élait pas encore rendu à la moitiéde son ascersiot que la pauvre mère tombait vanotg sur le pout.Le capitaine ne savait que faire, S'ilenvoyaitun matelot dahs laisserait tomber l'enfant pour se réfugier sur un autre ma\u2019 Pendant ce temps l'enfant criutetle singe loin de lui Faire du mal, s'élatl assis sur une vergue et le bergait dans ses bras comme il avait vu faire sa mère, dans le desssin de le consoler ou de l\u2019endormir.Apris avoir essayé sans succès de divers moyens pour engager le singe à descendre, le capitaine eut une idée lumineuse.1! ordonnaà tout son les cordages du mat lessinge cffrayé, | singe qui decendait avec précautions \u2018En touchant le pont il regarda autour de luiavec défiance.s\u2019avança vers le sofa et y déposn l\u2019enfant.Le capitaine s'en saisit,île remit dans les bras de la pauvre mère évanouie qui revint à elle en sentant son chés ri sur son sein.Ce fut une réjouissance générale à bord, car tous ces vieux loups de mer avaient senli leur cœur setrer à la vue du désespoir de la mère etdu danger quae vaitcouru l'enfant.Inutile d'ajouter que le grand singe fut enchainé pour le reste de la traversée.de, soussignt, déclare que madame Emmanuel Dupre, de St-Barnabé, ne m'a ja- Mais pris ni souslrait Un panier on quel.qu'autre chose que ce soil, #U que si l'on a pu dédaire telie imputation de certaines naroles quir moi prononcées à son adresse 12 18 juin slernier, c'est parce qu\u2019on m'a mal compris ou que j'ai mal exprimé ma penseb, St-livacinthe, 13 juillet 1859.NP, VIENS.Pélérinage Annuel DE ST-HYACINTHE A STE-ANNE DE BEAUPRE, Depart de Stvaeinthe, de la gare du Grand-Trone, SAMEDI, 17 AOÛT, à 2 HEURES, P.M.Départ de Montréal, du quai Bonsecours, par le batean Canada, i 4 hes POM.Retour i Stellyacinthe, lundi matin, 19 ail, par train special, partant de la gare Bonaventure à 4 hes, Prix du Billet : 82.75.En vente à l'Evéché, chez les RR, Pores Dominicains et chez Messivurs Choquoette et Nicher, libraires.Pour location \u2018Evèché.de cabines s'adresser à P.LAROCQUE, Chan.Curé «le la Cathé frale, Aux Modistes : \u2014 * Comme l'état de ma santé uxige absolue ment que je prenne du repos, jai décide de vendre mon magasin de Modes à des conditions très avantageuses.Mon établissement rst justement ce qu'il faut & une mordiste qui désireraït avoir un bon local.Le stock, acheté depuis ie printemps consiste en un joli assortiment de MAÎR- CHANDISES DE FANTAISIE, ARTICLES DE TOILETTE, Ete, le tout en très bon ordre et bien vendable, Jai nussi un 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