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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 23 août 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1889-08-23, Collections de BAnQ.

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[" / Voui2.0 PRE UE VESTES 77 EE SES = garer St-Hvacinthe, Que, Vendredi, 23 Aout 1889, JOURNAL HEBDOMADAIRE A.DENIS, Directeur-Propriétaire.{ BUREAU : 114 rue Cascades) w T= vy vy: ot P.U.VAILLANT, Rédacteur \u201cFEUTLLET JNO, me ES ETON SANS MERE \u2014_\u2014\u2014 DEUXIEME PARTIE INNOCENT OU COUPABLE?Il PREMIERS SOU PÇONS (Suite) -\u2014ll me semblait que mes ques- tious ennuyaieut M.de Sauves, et, dens ses réponses, il y avait sûrement des réticences et des arriére- pensées.\u2014Qu\u2019en avez-vous conclu ?\u2014Que M.Chanier était sans doute daus un endroit qu\u2019on devait ignorer.Je dois avouer cependant que j'ai eu une mau aise impression.Le doctenr se veprit, connneayant peur d'être allé trop loin,et dit après une demi-minute d\u2019hésilation : \u2014Une mauvaise impression.Non c\u2019est trop dire.J'ai été fort étonné quand, ayant conseillé à M.de Sauves, de porter une piainle à la prefecture de police sur la dispa rition de son heau frère, il m'a répondu : \u201c H n'est pas bon que la police mette le nez dans les affaires des gens.\u201d M{de Courneuve eut un haut-de- corps à peine dissimulé.\u2014Oli ! oh ! fitil sur deux tons différents.Et qu\u2019avez-vous répondu ?Le doctenr Garnier l'ut subitement très ennuyé de ce qu\u2019il venait de dire.\u2014Cependant il devait donner Pexplication qui lui était demandée.\u2014Que des honnêtes gens lels que les Chaniers et M.de Sauves ne devaient avoir rien à craindre de qui que ce soit, dit-il comme à regret.\u2014Merci de vos explications, docteur : répondit M.de Courneuve.\u2014J'aurais besoin d'interroger Mme Chaniers, le pourrai-je ce soir ?\u2014Non, pas ce soir, elle est trop souffrante.Je vous demande d'attendre jusqu\u2019à demain matin.Alors nous verrons.Le médecin parti, on introduisil la garde, Mme Nouvailles, que le juge avait envoyé chercher pendant l\u2019interrogatoire de M.Garniers, Elle paraissait dans un état d\u2019agitation extraordinaire et dit en entrant: Je viens de rencontrer le fourgon de la Morgue en bas du faubourg du Temple.Ca m\u2019a donné un coup tel qu\u2019il m'a fallu entrer quelque part boire du vulnéraire.Ah ! pauvre M.Chaniers !.Pauvre Monsieur !\u2026 Quand je pense qu\u2019il ma quittée si heureux d'avoir sa petite fille !\u2026 À quoi tient la vie |.din qui le guettait !.\u2014Quel gredin ?demanda M.de Courneuve qui cherchait uu indice quelconque dans l'insupportable bavardage de la garde.\u2014Mais M.de Sauves, pardi ! 11 tressaillit profondément, tandis que son visage aux lèvres sensuelle et sousiantes devenait d\u2019un rouge foncé.Et ce gre- Cétail la première fois, en effet, que le soupçon ué en lui, pre- nailcorps, se lormulait tout haut par un étranger.Mais il se ressaisil vite.'our faire parler Mme Nouvaille le plus sûr était de ne pas paraitre attacher» d'importance à ce qu'elle disait.\u2014On ne lance pas une si grave accusation sais preuves, dit-il sévèrement ; que savez-vous de cette affaire ?\u2014Elle se rengorgea.\u2014Je sais tout! fitelle avec le ton qu\u2019elle avait entendu daus les drames de la Porte-Saint-Martin, \u2014Expliquez-vous.-\u2014Pour lors, M.Chaniers, était fou de joie.JL voulait rester auprès de sa fenime, à la veiller, ainsi que la petits.Mais M.Garnier lui dit : Avec une garde comme Mme Nou- vailles on ne fait pas de ces choses.Ju lui confierais ma femme ou ma fille, c'est lu première de Paris.\u2014M.de Courneuve interrompit cet éloge très bien senti cepeu- dant.\u2014dJe sais, dit-il séchement.Ces détails sont inutiles, arrivons au fait, \u2014 Pour lors, M.Chaniers, le cher homine, descendit avec le docteur.En le voyant sen aller, jai eu le pressentiment qu'il ne reviendrait pas car.\u2014Arrivez-donc au fait, tout cela m'estégal.Après ledépart de M Chattiers, qu\u2019ivez-vous fait ?\u2014de me suls installée auprès de ma malade, \u2014Lt vous avez dormi ?\u2014 Monsieur !.Jamais Mme Nou- vaille n'a sommeillé dans ses gardes \u2014Bien, Alors, vous avez entendu quelque choses ! \u2014Rien.\u2014Vu?\u2014Rien.\u2014 Quoi, alors?.Je nai pasle temps.\u2014Au matin, comme le jour naissait à peine j'ai entendu un grand bruit dans le vestibule en bas.Un Grand bruit, non, j'ai peut-être tort de parler ainsi on causait vivement à voix base.J'ai cherché à savoir ce que c'élait.\u2018Elle s\u2019interrompit et rougil : \u2014Que monsieur le juge ne me croie pasindiscrèle pour cela, dit- elle tout à coup.Dans les maisons où j\u2019exerce, je ne cherche jamais à rien voir ni rien entendre ; mais le docteur avail défendu les émotions à ma malade, et mon devoir était de les éviter.\u2014Allez toujours, dit M.de Cour- neuve que loutes ces disgressions faisaient bouillir.Qu'avez-vous vu dans le vestibule ?\u2014M.de Sauves.Mais dans quel fait comme un voleur, sans chapeau, les véte.ments déchirés et souillés de boue, les yeux hagards, les cheveux tout droits sur la tête 7.\u2014Allons donc ! n\u2019exagérez vous pas ?.\u2014LElle leva les deux mains vers le ciel, \u2014Peut-on dire ?fit-elle.Mème que j'ai pensé : En voilà un qui vient de faire un mauvais coup pour sûr.\u2014Avec Mlle Suzanne, la femme de chambre, \u2014Que disaien-ils ?\u2014M.de Sauves demandait des nouvelles de sagœur.La jeuue fille aussitôt après lui avoir répondu n\u2019a pu s'empêcher de faire des questions sur l\u2019émotion extraordinaire dans laquelle il était.Cetle émotion est-elle bien exacte ?\u2014Pourquoi monsieur le juge doute-il toujours de moi?M.de Sauves était si eflurée, si boulversé qu\u2019il était tombé sur une chaise du vestibule, il ne pouvait plus prononcer une parole, mème au bout de quelques instants, il a éclaté en sanglot, et Mlle lui a dit: Mais d\u2019où vient celte émotion extraordinaire chez vous tonjours si fort ?\u2014Qu\u2019a répondu M.de Sanves / \u2014Rien de paisonnable ; ceci ou à peu prè : J'aime tant ma sœur ! Alors comme la femme de chambre s'étonnait de le voir couvert de boue des pieds à la tête, avecles vêtements déchirés, il a donné des explications invraisemblables, il a dit qu'il était tombé dans les décombres d\u2019une grande maison en cons.truclion.\u2014EL vous, qu'avez-vous pensé ?\u2014Qu'il s'était baltu sous l'averse avec un individu quelconque.H étail comme une personne qui en lullant cest tombé par terre.\u2014Ët comme M.de Courtenve demeurai! très lroid, ainsi que quel qu'un qui n'ajoute qu\u2019une trés médiocre créance à ce qui iui est dit Mme Nonvaille continué : \u2014Si monsieur le juge ne me Croit pas, qu'il interroge Mile Su- ZANUE en ma présence.\u2014Pas ce soir, répondit M.de Courneuve, je wai pas le temps Ce sera pour demain matin.\u2014Savez-vous autre chose ?\u2014Oui un jour, Suzanne a fait unescène à M.de Sanves parce qu\u2019il ne prévenait pas la police de la disparition de son beau frére.M.de Sauves a paru très contrarié et il a prié la femme de chambre de ne pas se mêler de ce qui ne la regardant pas.\u2014On fil signer à Mme Nouvailles sa déposition, et il fut convenu qu\u2019elle l'achèverait le lendemain ou les jours suivants.\u2014Il était fort tard.M.de Cour- neuve devait se retirer, il était du reste fixé.A moins d'explications catégoriques de la part de M.de Sauves, le juge le considérait d\u2019ores et déjà comme l'assassin de M.Georges Chaniers.Ill L\u2019ARHESTATION \u2014M.Marais attendait M.de Cour- neuve.\u2014Votre \u2019pion est-elle faite, monsieur le juge ?demanda Je chef de la sureté.\u2014Oui, répondit le magistrat, Jusqu'à preuve du contraire, M.de Sauves a assassiné son beau frère, Celui-cile centrecarrail,c\u2019est évident.M.de Sauves était-il ambitieux d\u2019argent ?Ou bien despote, ne voulant subir le joug de personne ?.Ou bien passionné pour son invention, et le refus absolu d'essayer la nouvelle machine inventée par Gages l\u2019a-t-il poussé äune résolution extréme ?.Tout cela est possible, Mais nous ne le saurons que lorsque M.de Sauves sera en notre pouvoir.Je vous prie donc de rachercher exactement où il est, le plus tôt possible, et de le faire cueillir par vos agents.\u2014Bien monsieur le juge, vous serez obéi.Un instant de silence se fit entre les deux hommes.\u2014Tout à coup M.Marais dit au juge : \u2014Tout ce que j'ai appris de mon Coté parmi les ouvriers, dans la foule, dans le quartier, est contre M.de Sauves, et cependant je ne puis croire cet homme coupalle.\u2014Pourquoi ?\u2014de vous l'ai déjà dit, M.de Sauves à le regard le plus droit, la physionomie la plus honnéte qui se puissent rencontrer ; i! me répugne infiniment de le considérer comme Un assassin.» \u2014Les bommes les plus Hhon- néles ne sont pas loujours maires de leurs passsions, dit M.de Courneuve.On peut-être d'une loyauté etd\u2019une intégrité parfai te, et céder à un moment de colère plus fort que notre volonté \u2014Alors, M.de Sauves racontera tout ce qui lui est arrivé sans mentir, \u2014 Nous le verrous bien.Dans tous les cas si M.de Sauves n\u2019est pas le coupable, qui le serait ?\u2014-Je ne lesais pas.Un vulgaire voleur peut-être, qui se sera introduit dans le cabinet pour fracturer la caisse.\u2014On en aurait trouvé trace.Et M.de Sauves n'aurait point hésité à patler de l'argent disparu \u2014Cur le voleur, une fois M.Cha- Hicrs assassiné, a eu {oul Je loisir de faire son coup.Oril n\u2019a man- quë aucune somme à lu caisse, le caissier vous l\u2019a dit.\u2014 Vous u-t-on parlé d'Engène Gages, l\u2019ouvrier de prédilection de M.de Sanves, monsieur le juge ?\u2014Oui et j'ai mème eu quelque SOUPpLONS.\u2014Moi aussi, .\u2014Mais les explications du caissier oul eu vile raison de ma méfiance.Gage a du s'engager pour mettre en nourrice la pelile fille quilui est née.S\u2019ileut volé M.Chaniers, il n'eut pas besoin d'en arriver 13, \u2014On assassine pour autre close que de l'argent.\u2014Quoi donc ?\u2014L'invention.\u2014IL n'avait besoin de tuer personne pour la connaitre, puisque depuis les premiers jours il avait été mélé à tous ses développements.\u2014Cest vrai.Mais voulez-vous me permettre toul de même de voir de près l'individu, et de savoir s\u2019il s'est bieu réellement rendu en Amérique ; si à l\u2019arrivée il travaille comme simple ouvrier pour la maison qui l'a embauché ou s\u2019il fait autre chose ?\u2014Cerlainement, failes ce que vous voudrez, plus il y aura de lumière, plus content je serai.Le lendemain, tandis que M.de Courneuve coutinuait son enquête M.Marais télégrafiait de tous les cotés afin de savoiroù était Pierre de Sauves.\u2014Aveuson, idée que Pierre, un honnête homme, ne devait pas mentir, il s\u2019adressa tout droit à Lille.\u2014M.de Sauves venait d'en partir et on le croyait à Calais.M.Marais fut très surpris quand lui fut remise la dépêche lui aunon- ant cela.\u2014À Calais ! M.de Sauves son- gentil à s\u2019enfuir, et les soupçons de M.de Courneuve seraient-ils jus- tiflés ?Précisément, le chef de la sureté avait à Calais un de ses meilleurs agents, lequel surveillait le départ des paquebots, où les auteurs d'un vol considérable devaient, croyait- on s\u2019embarquer.Ml lui envoya aussitôt ses or dres.;( \u201cSurveiller M.de Sauves.Epier pas et démarches.Essayer connai- tre ses intentions.S'il part pour l\u2019Angleterre, l'arrêter, mais sur paquebot seulement ; très important\u201d Pierre de Sauves avait quitté Adèle atrocement préoccupé.I! commençait äne pas trouver naturel l'absence prolongée et surtout le mutisme de Georges, La Tigresse n\u2019élait pas revenue à Paris, c'était vrai, mais l\u2019aberration de Georges pouvail-elle durer aussi longtemps ! Etait-il plausible qu\u2019il ne se soit informé auprès de personne de ce que devenait sa femme, son indus trie ?EL Pierre en ne prévenant pas la police, n\u2019avait-il pas fail fausse route, n\u2019avait-il pas commis une grande faute ?Et oui, elle devait être veuve, la malheureuse Adèle, Georges sans doute attiré dans quelque pièges y avait avait laissé sa vie.Ces nouvelles idées hanlérent Pierre tout le temps que dura son voyage.Un immense altendrissement avait succédé chez lui äà la colère qui l'agitait naguère contre Chas niers, il se sonvenait maintenant de la grande affection qui les avait unis ; de ce caractère gai, expansif, aimable, tout en dehors, un peu taquin, mais si \u2018droit et si bon.Etait il possible que ce garçon si plein de santé, de force d'intelligence, si heureux de vivre soit disparu pour loujourrs emporté par l\u2019implacable faucheuse qui s'appelle la mort ?Vraiment ils étaient trop malheureux, sa sœur et lui, On les eut dit désignés par quelque impinquable fatalité qui éloi- gnailconstamment d'eux le bonheur et marquait d\u2019une croix rouge le seuil de leur demeure,celte demeure cependant au foyer si honnête et si paisible.Maintenant c'était Adèle si tendre si alfeclueuse qui se voyait éternellement seule et malheureuse.À Lille il fut atrocemant préoceu- pé de ces idées douloureuses.Ses alfuires furent brillantes, Il passa avec la maison la plus importante de la ville un traité avantagenx qui assurait à l\u2019usine vn travail considérable et de beaux bénéfices.Mais son esprit était ailleurs.Et si évidente élait sa préoccupation que les chefs de la maison, MM Seger et Gaudot, s'en aperçurent et s\u2019en étonnèrent.Rentré à l'hôtel ou il était descendu, un Anglais avec lequel il avait déjà fait le voyage de Paris à Lille, lui dit : \u2014Pardon, monsieur, n'êtes-vous pas le représentant de la maison Chaniers de Paris ?\u2014Oui, monsieur pourquoi ?\u2014 Vous devriez aller en Angleterre où vos produits seraient acceptés avec enthousiasme surtout par les MM.Jokn Curie, dans Piccadilly street, et Donald Henderson, Regent street, 15 \u2014Je veux bien, monsieur, répondit Pierre.C\u2019est une idée qui mérite qu'on l'étudie.Où vous rever- rai-je ?\u2014Je vais partir moi-même pour New-York dans peu de jours, mais voici ma carte.EL l'Anglais Lendit à Pierre de Sauvesun carré de bristol assez grand, sur lequel l'ingénieur toujours préoccupé lut ces mots : WILLIAM ROSLIN \u2018Cinquième avenue NEW-YORK (RB, U.) 13a S9{quassy Bains; 2. h \u2014 LA TRIBUNE M.dr Sauves mit la carte dans son portefeuills, serra la main de l'Anglais en le remerciant, et monta dans sa chambre.\u2014I! à raison ge dit-il, ie devrais aller en Angleterre.Nous n\u2019avons pas de brevet là bas, j'en profiterai pour le prendre, et après je visiterai les maisons aveu lesquels nous pouvons entrer en relations., \u2014dirai à Bruxelles en revenant.Les compliments reçus chez les Gaudotà Lille l'avaient fortement oncouragé.Pierre consulta l'indicateur.I vit qu\u2019un train rorrespondant de Douvres partait le lendemain matin à dix heuros pour arriver à Calais amidi ct demi.De Jion s'embarquait pour Douvres à une heure trente, et l'on étaitä Lon- res vers cing heures et dem le soir.\u2014d'écrirai demrin matin à Adèle te changement d'itinéraire, se dit-il.I£t abimè de fatigue, il se coucha plus malheureux que jamais, en pensant qu'une catastrophe horrible élail sûrement arrivée à Georges.IL commença par s'endormir d'un lourd sommeil plein de rèves et de cauchemars.RR Quand il s\u2019éveilla le soleil était très haut et brillait à travers les persiennes closes comme au milieu du jour.Hgauta par terre etregarda la pendule.Elle marquait neufhenres et un quarl.\u2014J'ai juste le temps de m'habiller et d'avaler une tasse de café, se dit-il, je déjeunerai à Calais avant de m'embarquer, car j'aurai une heure de reste.Il sonna, et demauda avec sa note le café qu\u2019il désirait Doire avant son départ.\u2014Toult cela fut vite expédié.Mais quand tout fut réglé,et qu\u2019il se trouva dans l\u2019omnibus de l'hotel qui le conduisait à la gare, ses préoccupations de la veille le reprirent plus âÂpres, plus intenses que jamais.ll descendit instinctivement de voiture el se \u2018rouva devant le guichet sans savoir ce qu'il faisait ou à peu près.\u2014Ou allez-vous?interrogea l\u2019ageut de police chargé de surveiller la vente des billets.L'ingénieur, subitement ramcné à la réalité, le regarda ue comprenant pas encore ce qu'on lui demandait, Mais comme il leva les yeux, el qu'il vit audessus de sa tète : Haze- brouk, Dunkerque el Calais, la mémoire lui revint.\u2014Calais, dit-il, une première s\u2019il vous plait.Le distributeur luidonna sou billet.\u2014Vous n'avez que le temps de montoren wagen, luidit un em, ploye en lui montrant le chemin du quai au bout duquel on entendait les halétements de la machine encore captive.Pierre bouscula plusieurs personnes qui étaient devant lui, ect, en quelquas enjambées, il eut rejoint la voiture, au fond de laquelle il se .jeta.\u2014Drôle de figure fit observer l\u2019agent de police à l'employé distributeur.\u2014Oui, dit celui-ci, et il avait ou- Mié où il allait.\u2014Les geus qui n'ont pas la cous- cience tranquille ont de ces distrac tions-là.Le trajet ful encore plus triste que celui de Paris à Lille.I n\u2019avait pas écrit à Adèle, il lui écrirait de Londres.\u2014Mais avait-il raison de partir en ve moment, de la laisser seulo, quand à chaque instant lui apprendre la mort de son mari, ou même lui rapporter son corps ?11 ferait peut-être mieux de revenir à Paris.Il hésita foit perplexe.Cependant puisqu\u2019il était en route, n\u2019élait-il pas plus sage d'ailer jusqu'à Londres,ce serait deux jours de-retard seulement, et comme il n\u2019avait paseu de dépéches à Lille il pensa que tout était tranquille à l'usine.À la descente du wagon, sur le cier quisemhlait attendre quelqu'un sortie, connu, l'a:i] clair de celui-ci, impla- ment (ressaillir, pensée de monsieur de Sauves : \u2014Que me veut-il ?H s'arrêta, réfléchit quelques ins tauits, et coutinuant sa ronte, \u2014Bah ! se dit-il.doute.Je ne lb: conuais pas, cl ne Pai jamais vu ! Les baggages de Pierre se compo saiunt d'une valise el de plusieurs caisses d'échantillons et de dessins.It hela un commissaire, lui fit trausporter le tout sur le Daleau en la recherche d'un restaurant.| Tlentra data le meilleur qu'on | lui indiqua.Sous les tentes dont les grands festonsde coutil à larges raies rouges et grises floitaient agité par le vent, les tables étaient lressées et lou prenait soit le repas.soit ie café, \u2014Servez-moi tout de suite, dil Pierre en s'esseyant, je m\u2019embarque sur le baquebot de Douvres.Le garcon s'inclina, plié en deux, su serviette à la main.\u2014Mousieur a le temps, dit-il, le bateau ne lève l'ancre qu\u2019à une heure ct trente, il n'est que midi vingt \u2014N\u2019importe, faites vite.Le garçou voulant plaire au client partit en courant.Pierre, assis d lu petite salle, se mit à regarder devant lui.tl ne mangea pas.Il lui semblait qu'il avait faim ; mais quand il vit les côtelettes et le bifteak qu\u2019on lui servit; quant il sontit surtout 'odeur du restaurant qui s'élevait des tables voisines, son | estomac se forma, il ne put rien ava ier.a \u2014L'auddition dit-il au garçon.\u2014Monsieur ne veut pas de café du tout ?: \u2014Non.\u2014 Monsieur à le temps.Voici le bateau, là à côté, iln\u2019a pas encore sonné.\u2014 N'importe.IV jeta un louis de vingt franc.sur la table.Le garçod reviut avec la note el la monnaie, le tout étulé sur une assiette blanche qu'il balancçait en marchant.Pierre, à ce moment, leva les yeux.À quelques pas de lui, assis de- rant un bock a moitié plein, l'individu de la gare le regardait le menton appuyé sur ses deux mains croisées sur une Canne.Ce regard clair, insupportable de fixité, fit éprouver une singulière impression à M.de Sauves.\u2014Décidément c'est à mei qu'ilen veut, se dit-il.Et contrarié au dernier point, cédant à une sorte d'hypnotisme plus fort que sa volonté, il se leva et partit rapidement, sans même songer à -prendre sa monnaie.11 avait son billet.Le bateau n\u2019était qu'à deux pas de là.T1 s\u2019élança sur la légère passerelle êt prit place sous la tente à l'arrière.Pierre n\u2019éjait pas assis depuis cing minutes, que I'inconnu faisait à son tour son apparition sur le ba- lean, Il s\u2019approcha du capitaine, lui parla un instant, mais sans mystère ni importance.Celui-ci, un anglais très Îlegmati- que, approuva par deux fois de la tête, et eut l\u2019ais de lui dire.\u2014Allez ! ; ' Lindividu alors Pierre.\u2018Très polijil toucha !e bord de con chapeaus'approcha de aquaï même de Ja gare, il vitun in dividu ayant fa tournure d'un offi- | l'honneur de parler ?car il regardait attentivement cha- ; que voyageur se dirigeant vers la | Lorsque Pierre passa devant line Le hasard =ans ! pærtance pour Londres, et se mit à ! \u2014Pardon, monsieur, dit-il, vous | Lettre d'un anglais qui ap- êtes bien M.de Sauves, domicilié rue de la Tour, à Passy, n'est-ce pas.\u2014DParfaitement.Mats & qui ai-je fl ny d'eux.L'individu tira son portefeuille de sa poche en montrant une dépéche à l'ingénieur.\u2014de suis agent de li sureté da avait personne autour cablewent fixé sur lui, le fit légère- l\u2019aris, monsieur lui dit-il, et voici fustinetivement | Celle question se formula dans la.l\u2019ordre de vous atréter qui m'est ar- vive co matin, Pierre devint plas bane qu'un linge.\u2014Moi?.\u2026.rwv'arrêter Ya.fitil stupéfait et balbutiant.Pour quoi.Puis avec uae colete qui won.tait : \u2014Mais c'est indigne cela, suvez- vous ?C\u2019est violer atrocement la liberté des gens.Pourquoi nu'arré- tez-vous ?\u2014Je vous lu dirai = vous voulez me suivre.Etsi j'ai un conseil à vous donner, c'est de le faire sans révolte et sans bruit.Je n'ai pas hesoin de vous dire qu'ici tout le monde me prétera main forte si je le demande, ¢i que vous n'arriverez qu\u2019à un très grand scandale.Un homme de voire éducation ne doit pas être avide de ces choses il me semble.Lagent s\u2019exprimait bien, avee un calme parfail.\u2014Marchez, monsieur dit Pierre, en se levant, je vos suis.L'agent eut un imperceptible squ- rire.\u2014Non.dit-il avecson mème tleg- me, veuillez passer devant au contraire.\u2014Et mes hagages ! \u2014lÎls seront déposé eu lieu sûr soyez sans criinte.M.de Sauves obéit.\u2014L'inconnu avait raison ; ce que Pierre redputait pardessus tout ce «jui eut eté pour lui pire encore que ce qui lui arrivant, C'eut été des cris | un scandale, des commentaires.\u2014Mais qu'est-ce que c'est?de- manda-t-il de fiouveau quand il cut mis le pied sur le quai.\u2014Venez dit agent, le plein air ne vaut rien pour cerlaines paroles.\u2014M.de Sauves, de plus en plus ennuyé marcha à coté de son désagréable interlocuteur.Sa conscience était bien tranquille.Et cependant ces mots l'alier- raient : \u2014Ordre de vous arrêter ! \u2014Arréter ?lui, un honnête hou:- me qui n'avait jamais fait que du bien daus sa vie !.Mais les évènements les plus invraisemblables n\u2019arrivent-ils pas?\u2014Et en dévit de sa certitude d'é- tre loyal et droit autant que quiconque, malgré son incapabilité, son existence limpide et honorable, ces mots si profonds lui revenaient : \u201cSilon m'accusait d\u2019avoir volé les tours de Notre Dame.je commencerais par prendre la fuite.\u201d On arriva au poste de police qui se trouve sur le quai même.L'agent qui devait être connu, fit un signe imperceptible, et tout le monde s'écarta lrés respectueusement, M.de Sauves, les oreilles bourdonnantes, le coeur serré comme dans un étau, les jambes molles, le suivit dans une pette pièce meublée d'un bureau, d\u2019un fauteuil et de quelques chaises.Ils s'assirent tous les deux, how.melde la police derrière le bureau un peu à contre jour, l'autre en pleine lumière sur une chaise de paille, \u2014Mais enfin demanda Pierre, de quoi suis-je accusé ?\u2014Je n'ai pasordre de vous le dire.\u2014Alorsc\u2019est un piège que Vous m'avez tendu pour me faire venir ici, quand vous m'avez affirmé que si ju vous suivais, vous me l'apprendriez.(à continuer) | | | ! } | prend le français a Paris (Du Recueil Littéraire) \u201cComme j'ai faille jurement (serment) de toujours parler le français tant que je ne saurais pas ce langage celle languei ne trouvez pas mé- ; chant pneuvais), mou ami, que je m'en serve pour vous dire ce qui m'est arrivé sur le chemin en route) \u201clai d'abord percé (traversé: la Belgique, où j'ai eu un dissembla- We (différends avec le commis des impols de coté ndiserely) Mads ce West rien en similitude (comparaé- | sont du ce qui nest arrivé en en-i tranteu lrance : à propos de quel ques tomes livres) de tabac, j'ai dû payer le novau (Ëamenie.l'est vrai que j'y avais été pris du temps des droils rassemblés prérenisi, \u201cIne nous est rien abordé arre- vér ensuite, si ce nest qu\u2019eu sortant d'une poitrine (goryet de montagne, un troupeau du bouillis (bœufs) a effrayé nos imbéciles (vrémauxy qui Ont pris le défunt (morsi aux dents.\u2014lleurensement nous n'avons pas répandu (versé) \u201cde me sadisfais (plais) Inaucoup à Paris \u2014d'ai déjà vule Luxembourg, Notre-Femme (Notre Dame) le théatre de la Joie (Gaéeté, le Louvre, l'Opéra et ai.trez tonmbeaux +monuments), A cinq heures je vais chez le réparateur (restaurateur et souvent ensuite aux Diversités (Fa- viétés) OÙ Je ris comm.tn iusensé (fou).\u201cJe mie peins (figure) que vous serez bien étouné de mes avancements (progrès) daus le français quaud vous saurez que je l'ai enseigné (appris) tout solitaire (send) sans ouvrir une seule fois ma grad waman ram.maire.\u201d \u2014__ oe \u2014 VARIETES.Chez le docteur.\u2014Et qu'éprouvez-vous 7 Di'ntolérables démangeaisous dans les jambes.\u2014Très curieux.Je ne m'explie que pas du tout ces souffrances.Seriez-vous caissier par hasard monsieur ?\u2014Une belle vache * quel âge a-t- elle ?\u2014C'est-y que vous voulez cheter ?\u2014Qui.\u2014Elle n'a pas eucorc ses quatres ans.\u2014 Tiens, mais je croyais qu'elle avait sept ans quand vous l\u2019avez achetée.\u2014Je vais veus dire quand on achète c'est vieux; mais si c'est pour vendre, c'est jeune.Deux bohièmes à redingotes Ira- pées, blanchies a.collet et rougics aux coudes discutent.\u2014Moi dit l\u2019un je ne trouve rien de plus distingué qu'un habit noir.\u2014Oui mais un habit noir, là.bien noir.I'ha- \u2018Toto pratique la charité à sa manière.Toto rencontre un pauvre ho nme qui lui demande Paumone au nom de Dieu.Toto bravement donne le seul sou qu'il possède.Sainère le comble d'éloges el l'embrasse.\u2014Tu trouves que c'est bien, dis mere ?\u2014Certainement to.\u2014 Et bien ! pour ma peine situ étais bien gentille tu me donnerais daux sous !.mon cher To- Au tribunal correctionnel.Le président \u2014Prévenu, vous êtes accusé d\u2019un délit très grave ; vos noms, prénoms et professions, Le prévenu\u2014d'en frémis d'horreur.; Le président \u2014Faites-nous grâce de vos impréssions.: Le prévenu\u2014Mais je réponds,-à votre question : j2 m'aprelle Jean Frémy, doreur.\u2018Quinze Mille Dollars EN CHAUSSURES ! __ SACRIFICES ENORMES | DEUX MAGASINS CONSIDERABLES ! L'immense stock de chaussures do la Ma nufactare de J, Aird & Co, oa été vendu à M.L.A.Guertin, warehand de chaussures, a lets dans la S, et est maintenant ins- tlle dans ses deux vastes mnasins, Place du mares, ! Magasin No 1.\u2014Coln de la rue Casca- | des et St-François.Magasin No *.\u2014Coin de la rue St-An- i toine et St-François Wa: Bormard.) 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Revo.LAROGHELLE, DEROME Exe = DESNOYERS, Lo sxécuteurs testamentaires, St-Césaire, 26 juin 1889, 6 La Colonne Levi.- VOYEZ DONC ! VALANT DE CHAUSSURES $8000 98000 Est un chiffre suffisant pour assurer des chances.TGNovs ne faisons cependant pas une trop haute estimation du Stock que nous avons à vendre ; nous en donnons lo juste chitire, afin de ne pas tromper nos pratiques, Voyons maintenant les Chances.Il faut d\u2019abord songer que tout à été ; acheté à HERR et qu'il sera vendu i un prix tel que personne ne pourra dire qu\u2019il est possible de trouver quelque chose de moins cher, Nous avons choisi le temps que le marché à Chaussures est engorgé, et nous avons saisi l\u2019occasion de faire un marché d\u2019or.PENSEZ-Y ! 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L G Lalime 2 Cascades E Reeves 46 + Pagnnelo frères 118 sc FH Poitras 180 N P Viens 132 io J Dupont Concorde 8 Bourgeois 38 SL Antoine o DL Dumaine 58 V Marsereau 37 St-François O Brodeur 49 St-Simon Raymond Fréres N.-D.Su yacinthe L llèbert HUISSIERS : J Chaguon 48 Gironard H Marchessault, 21 SH Antoine N AJ Chäput, rne Girouatd N.-D A Bissonnel 46 31.Antoine HARDES \u201cAITES M O David 45°, Francois MO David fils St Simon Mathieu frères 22 Cascades OG Clément ti Hi Levi 43 St Fraugois INSTRUMENTS ARATOIRES .O Clialifoux & lits N D Sillyacinthe G Bedard 2 St François M Bousquet 7U Mondur LiBRAIRES E 11 Richer 67 St Simon 1.A Choguette & fréve 140 Cascades MEUBLES C A Simard 17 & 19 Cascades Jos Burque 32 et 38 Cascudes B.Masse 21 & 23 Cascades MAGASIN GENERAL S Bourgeois 38 St Antoine Raymond & frere N D S'-Hyacinthe Jos Brodeur 29,37 et 43 Cascades L G Lalime 2 + MARCHANDISES SECHES Bergerov & Cie 63 St Simon | Brousseau frères 47 St François G Daignault 102 Cascaces Ls Marier 62 u NG Leduc 96 MmeLs Gagnon 45 S'adresser à La \u2018PRIDUNE.H Levi 41 St François MAGASIN DE MODES Mme I' X Marin 64 Cas:ades Mme Laferrièra 87 \u201c Mme N Langelier 136 Mme M Moison 67 Delle C Gauthier 56 MEDECINS Dr Eug St Jacques 13 St Denis Dr J M LStGermain 71 Cascades Dr L V Benoit 50 St François Dr Turcot & frère 30 St Hvacinthe Dr P Frederic-Despars 74 Mondor Dr Emile St Jacques 148 Cascades Dr Mignault coin S'Hyacinthe el Girouard Dr 1, A Beaudry 66 Mondor Dr Aug.Mathieu, 3 William NOTAIRES F X A Boisseau 16 St Denis Bernier & Morin 32 Gironard JM Bordua 32 st H R Blanchard 18 St Denis J O Guertin Hotel-de-ville R Deschènes \u201c « Jules St-Germain 118 Cascades Taché & Désautels, 9 St-Denis ORGUES D'EGLISES Casavant frères, Girouard près du Sémmaire Eus Brodeur 33 Sle Auce ORIFEVRES E Lamarche L Beaudry G V Morin 47 \u201c J A Morin 49 PORTES, CHASSIS, Etc L P Morin 1 St Ante?tne Paquette & Godboui 30 William PHARMACIENS Dr Eug St Jacques 13 St Denis Dr J H L St Germain 71 Cascades Dr L V Benoit 50 St François PIANOS et ORGUES de SALUN A Denis 114 Cascades TABACS, CIGARS, Etc a\" « « 116 Cascades 36 St Frangois \u201c\" F.Charland 128 Cascades F D Renaud 59 Cascades VOITURIERS Choquette et Frère 46 Cascades J Larivière 1 St Dominique C Cormier 7 William TNoel 6 ** 4 44 WN EN INN] .EN A Vendre Primes eu epee DX (FAO TRATES OFFEUTES A TOUS LES Abonnés de \u201c La Tribune\u201d ANCIENS ZT NOUVE4 VX, Valeur | Montre en or (f.c.).\u2026Ô&10.00 1 Montre en agent.24,00 } Montre eu argent (Dame).\u2026 15.00 | 1 Ventre en argent.aoe.12.00 5 0 Moutre en nikel 7.00 J} Montre eu bikel\u2026 .\u2026.\u2026 6.00 1 Chuine de niostvew Hed plare) 5.00 Tu .\" 4.00 1 \u201c «\u201c «\u201c 3.50 1 0» \u2018 \u201c 3.00 15 1 contons peur poigne:s.\u2026 2.00 J Ses + \u201c \" 1.00 180g + ¢ chemise.1,00 184 + .\" 1.00 1 Net © \u201c \u201c 1.00 15 NVateur tonte ne, $125.00 Co 1 Sécenis Oljess sont exposés dutis cu crane du burcau au journal, Ten shonné (+ 1-4 an nou- vest aon journal Lo TRIBUNE, Teer ell Ipême leumps que son REÇU un NUMERO SPECIAL tui donvunt droit au tirage des op is ep-désaus, quel se fera jeudi, de v.elute iu bi (1889).li vanra 15 Chances.Lors eu Crage, le pretaier nu- LiC.o sobiitbl, guju ru lu tnontre vu ur du $00.00, le deuxième ga- guern Ia montre en argent de § 4.00 et ninsi de suite, jusqu\u2019à lu fin de la lisie Les noms des gagnants seront avssitôt publiés duus LA TRIBUNE er les «liflérents lots seront déli- Vita pur la poste enrégistrés.À DENIS, Directeur-propriétaire, La TRIBUNE, St-Hyacinthe.7 8 puges\u201430 colonnes.I Parait le vendredi de } chuque semaine.Abon- | nement, $1.00 par an, J payable d'avance.wg pe 4, 3 + + | 5 § § DE SALON et a Louer Conditions de Paiement faciles, Prin = + ro.- .4 bec. LATRIBUNE LA TRIBUNE JOURNAL ZEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE, Qut.PARAIT LE VENDREDI.d'avance) S1.00 50 Abonnement (payable PSN MiMicoocesecosssencce 0 GO imoOis.\u2026cersescesens wo ANNONCES : dreinsortion .Insertion subs.106.- C4 ln ligne te Annonces à long tormo à peix modérés.A, DENIS, .Directour-Proprietaira.ST-HYACINTHE, 23 Août 1889 Nos sincères remerciments à qui de droit pour l'envoi d'une brochure intitulée : \u201c Esquisse générale de la province de Québec, par l\u2019hon.I.Mercier.\u201d La Gazette de Montréal, dans un de ses derniers numéros, déplore le fiasco du projet de fédération impériale de sir Charles Tupper ot en attribue l'insuccès à l'attitude hostile des colonies australiennes.Il paraît que des apôtres de la fédération ont remporté dans ce pays la plus belle veste possible et ont dù retourner chez eux sans obtenir le moindre encouragement.Les assemblées semi-annuelles du Grand-Trone, tenues le 16 courant à Londres, montrent que les recettes générales ont.été de £1,818,900; recettes claires, £561,- 600, et une balance de £88,800 devant être distribuée en dividende de £3.80 pour cent par année sur le capital de garantie, laissant une faible balance.Le Chicago et Grand-Tronc montre un surplus de £2,400 contre £141 l'année dernière Le Détroit et Milwaukee montre un déficit de £16600 contre un déficit de £13-, 983 l'an dernier.Nous apprenons avec plaisir nos compatriotes de Marinette, Wis., depuis plusieurs années desservis dans une celise irlandaise, viennent d'obtenir de Mar Katzer, évêque de Green Day, la faveur d'être séparés de la congrégation irlandaise et d'être desservis par un prêtre parlant leur langue.Le Révd 1\u2019.I.Durin, missionnaire français d'une communauté religieuse est arrivé aux milieu d'eux avec une lettre contenant une autorisation et les instructions nécessaires.Nous félicitons nos co-religionnaires de ve succès inespéré, dû à leur patience ct à leuresprit de foi.Il y a eu, ditla Justice, à la résidence privée de honorable M.Mercier, une intéressante réunion de nos amis politiques, ayant pour objet la réorganisation du Conseil des arts et métiers et de l'agrieui- ture.Un grand nombre des membres nationaux du Conseil législntif de la province de Québec, de ln Chambre des Communes et de notre Assemblée lésislative s'y étaient donné rendez-vous.On y remarquait les ministres locaux, et presque toute la députation ministérielle locale, ainsi que les membres de l'opposition fédérale An district de Québec et des districts avoisinants.Cette réunion si nombreuse s'est occupée activement de la flestion importante des arts et de l\u2019agriculture, du soin de réorganiser d'une manière eflicace et pour le plus grand avantage du pays le Conseil qui doit présider à leur développement et à l'aide qu'on leur donnera.Le Star rapporte la condamnation d'un détaillant de liqueurs à $100 d'amende et à trois mois de prison pour avoir vendu de ln bois- .Son à uno personne à laquelle on lui avait fait défense d'en vendre.Ce jugement a été rendu sous l'autorité d\u2019une loi existante et qui est peu connue do la plupart des détailleurs de boissons énivrantes.Cette loi donne le pouvoir aux patrons, aux pères, aux mères, au Mari ou à la-femime, aux frères ou aûx sœurs, aux curateurs et aux tuteurs de signifier aux détail- leurs une défense de vendre de la boisson à leurs employés, aux membres de leurs tamilles qui sont reconnus comme en faisant un usage immodéré.Si après cette défense dûment notifiée, ils vendent de la boisson à de telles personnes, ils penvent être condamnés à l'amende et à la prison, comme dans le cas rapporté plus haut.Il ya plusieurs famillas qui ont le malheur d'avoir dans leur sein un membre qui les déshonore par ses excès et qu'elles parviendraient peut-être à guérir, n\u2019était la facilité avec laquelle il peut se procurer le poison qui l\u2018abrutit, et qui cependant n\u2019ont aucune idée du pouvoir que celte loi leur donne.Nous avons reçu une petite brochure de 14 pages, intitulée : \u201cThe truth about the Irench- Canadians, \u201d (La vérité en ce qui touche les Canadiens-Français), par John Talbot Smith, du N.-Y.Catholic World, et dont une traduction a paru dausla plupart de nos grands journaux canadiens.Dans cet étroit espace de 14 pages, l'auteur venge les Canadiens des accusations d'ignorance, de dégradation et de bigoterie qui leur ont été récemment lancées par une certainé presse anglaise.Il ridiculise l'idée que l'on s'est faite dans certains cercles, de la possibilité d'analiciser la province de Québec.Il parle avec beaucoup d\u2019éloges de la propreté, de la politesse, de l'hospitalité et de la sobriété des Canadiens.Statistique en mains, il fait une comparaison de la province de Québec avec celle d'Ontario.au sujet de la morale publique et de la valeur réelle de la propriété foncière.Il établit aussi que les établissements scolaires et le nombre de ceux qui les fréquentent y sont supérieurs à ceux d'Ontario.À part quelques exagérations insignifiantes, M.Smith semblo connaitre assez parfaitement notre histoire et nos tendances sociales et politiques, pour nous prédire un heureux avenir.Nous l'en remercions.Il nous arrive si peu souvent d'être appréciés à notre juste valeur par les hommes d'origine différente à la nôtre, que nous ne saurions y demeurer in- dilfévents.\u2014\u2014 LA FETE PATRONALE Vendredi dernier, la fête de St-Hyacinthe, patron \u2018de notre ville, a été celébrée à la cathédrale.Mer Moreau officiait à la grand'messe assisté de M.le Grand-Vieaire Gravel, et de MM.les Chanoines Larocque et Leclair, comme diacres d'honneur.et de MM.les abbés Beauregard et A.Kéroack, comme diacre et sous\u2014 diacre d'office.M.l'abbé P.F.Decelles dirigeait les cérémonies.Un éloquent sermon de circonstance a été donné par le Révd P.Charland, dominicain.La messe du 2nd ton a été magistralement exécutée par Je chœur, avec nccompagnement d'orgue.M.Peltier.organiste distingué de Montréal, et M.Couture.de passage en cette ville pour étudier l'orgue de la cathédrale, cette belle œuvre des frères Casavant, nous ont aussi fait entendre de la belle musique.A I'Ollertoire, le professeur Béique a rendu avec le talent qu'on lui connait, l'an des chels-d'œuvre de Lemmens : \u201cL'Orage.\u201d A l'élévation, Melle Lalramboise a chanté \u201cl\u2019Ave Verum \u201d de Dubois, avec beaucoup de grâce.M.l'abbé Racicot.de l'archevéché de Montréal, avait bien voulu se charger des solis de la messe du 2nd ton.\u2014\u2014\u2014 ee Les Canadiens dans le Massachusetts Spencer, 1-4 août.\u2014La clôture de la Convention des Canadiens- français du Massachusetts et du Rhode-Island a en lien aujour- d'hui.Les délégués étaient au nombre de 150.La question des écoles a été la plus importante qui y ait été discutée.Des résolutions recommandant l'établissement d'écoles privées pour l'enseignement de la langue française, et la formation de syndicats à cet effet, ont été passées.Il à aussi été résolu d'établir des clubs pour [faire naturaliser les Canadiens et d'organiser une fédération de toutes les sociétés canadiennes.On y a recommandé fortement aux l[amil- les canadiennes de parler et de faire instruire leurs enfants dans leur langue.La prochaine convention sera tenue en 1813.à Woonsocket, RL, et M.P.Douclter en a été élu président.Une résolution comportant l'en- français d'accorder un support à l'unanimité.On dit que cette convention est jamais été tenue.bien diflérente ont marqué cette convention : La nouvelle du décès de M.l'abbé Viens, curé des Canadiens de Spencer, et la présentation d'une adresse et d'une canne a M.IL A.Dubuque, avocat de Fall-ltiver ct député à la Législature du Massachusetts.-\u2014\u2014e Le canevas d\u2019un roman \u2014 Détails inédits sur la mort tragique du capitaine Miyneault et sur les recherches du.trésor qu'il larsse en héritage Il y a quelques jours, l'Electeur contenait le résumé d'un véritable roman dont le prologue se serait passé il y aau-delà de trente aus.L'affaire Mignenult, ce capitaine de Vaisseau assassiné par ses compagnons et dont le cadavre fut enterré sur une ile près de Boston, n'a pas laissé d\u2019intriguer ceux qui l'ont lue, tant par son caractère romanesque que par sa quasi-invraisemblance.Nous sommes heureux de pouvoir donner aujourd'hui sur cette intéressante \u2019 histoire, quelques détails qui ont purdessus toul le mérite d'une incontestable authenticité.Un père rédemptoriste, prè- chant une retraite à Windsor, lit par hasard la connaissance d\u2019un nommé Migneault.lin attendant pronoucer ce nom qui lui rappelait de bien tristes souvenirs, le révérend père ne put retenir an mouvement de surprise; il invita Migneault i venir Je voir, et lui raconta les détails qui suivent touchant la mort tragique du capitaine.Il tenait ces détails de la bouche même de l'un des assassins.M.Migneault, commandant d'une goëlette, dont l'équipage se composait de cing hommes Canadiens et Irlandais, faisait la pêche au cap Sud.Unv jour, il fit la dé- couveris de l'épave d'un navire, ensablé près dela côte d\u2019une ile.Poussé par la curiosité, il fit, aidé de ses compagnons, la visite de In cale du vaisseau, et quelle ne fut pas la surprise générale ! un chaudron rempli de pièces d'or et d'argent s'offrit à la vue.Ily avait là une somine très considérable, plusieurs l'artunes, suivant l\u2019expression du narrateur.La précieuse trouvaille [ut transportée dans ln goëlette de pèche et amené à une ile aux États-Unis, On mit à l'ancre et le capitaine Migneault permit à ses matelots de débarquer pour se divertir el fêter l'arrivée inattendue de leur fortune.Pendant leur absence, Migneault craignant à juste titre sans doute une indiscrétion de leur part, cacha le trésor dans l'ile, et à leur retour une querelle inévitable s'éleva.Le capitaine refusa nettement de découvrir le lien de la cachette, avant son retour au Canada.Les matelols ivres d'alcool se ruèrent sur lui, l'assommèrent à coups de chaine, et son cadavre lut enterré sur l'ile, près d'un peuplier.Mi- gneault avait promis de partager avec eux à une daté rapprochée.Après avoir consommé leur crime, les assassins se mirent à la recherche du trésor qui demeura introuvable.Ils s'emparèrent alors du vaisseau qu'ils vendirent à des armateurs, de Liverpool.Le capitaine avait trois sœurs et un frère mort sans enfants aux ragoment de tous les Canadiens- loyal et fidèle aux institutions, américaines y n aussi Été passée , In plus fructueuse qui ait encore | Deux incidents d'une nature ; | Etats-Unis, ses trois sœurs sont mortes aussi.Il était célibataire.Ti n'est pas permis de douter de la vérité de ces détails, puisque le révérend père les tenait, ,comme nous l'avons dit, de la bouche même du dernier survivant des assassins, sur son lit de mort.Tous les complices de ce dernier avaient péri dans un naufrage.Migneault à qui le père a raconté ce que nous avons dit, est parent du capitaine et demeure duns la province de Québec.Il a bien voulu nous transmettre ce qui précède de méme que ce qui suit.Le père lui avait remis une carte représentant le plan de l'île du trésor et sur laquelle étaient indiqués une fontaine et un peuplier, près desquels le capitaine avait êté enterré.Le jeune homme, se mit alors a la recherche du magot.Il se rendit sur l'ile en question, il reconnut parfaitement la fontaine, mais ne put retrouver le peuplier, il n'y avait plus que des jeunes pousses.ll travailla toutelois courageusement sans pouvoir trouver autre chose qu'un ossement, le poignet d'un homme qui avait dù être robuste.Il avait creusé deux pieds de profondeur.Un incident vint l'interrompre dans son travail.La femme du gardien de l'ile l'ayant aperçu lui demanda ce qu'il faisait Ii.Ne voulant pas dévoiler son secret, il s'en retira comme il put par une restriction mentale ; mais il fut forcé de discontinuer ses recherches.De retour à Brompton, il mit deux personnes dans le secret et retourna avec elles sur l\u2019île, pendant la nuit.Mais par suite de tempêtes, ct empêchés par les glaces très abondantes dans cet endroit.les trois chercheurs du trésor ne purent aborder pour la deuxième fois que quinze jours environ après leur première visite.On raconta au gardien qu'il ne s'agissait de rien autre chose que de retrouver le corps du capitaine, Ils obtinrent la pormission de travailler, , mais il appert que le sort était contre eux, la neige les robligea de discontinuer le cours de leurs intéressantes recherches.Ils n'avaient trouvé rien autre chose qu'un tibia! L'année suivante, Mirneauli tenta de nouveau l'aventure, mais encore sans succès, Il avait dépensé tout ce qu'il possédait.On lui avait conseillé de venir à Québec voir un M.X.expert en ces matiéres, trouveyr d'or et d'argent par le moyen de l'électricité et du magnétisme.Cet avis lui ayant paru bon, il vint à Québec et remit à ce monsieur, la carte dont nous avons parlé et plusieurs autres papiers.Ceci n'aboutit encore à aucun résultat pratique.Versle même temps, Migneault recut une lettre d'un journaliste de Boston qui s'offrait à faire connaitrait le lieu de la sépulture.Migneault répondit que cela n'en lait pas la peine, puisque du cadavre du capitaine il ne restait plus que quelques ossements.Il ajouta qu'il y avait Ja wn trésor de caché et qu'il serait pret a le partager avec quicouque pourrait le trouver.I disait en outre qu'il avait dépensé pour cette aflaire son modeste pécule et qu'il s'était vu forcé de faire le métier de bü- cheron pourfgagner sa vie.Aucune réponse ne vint.Alors Migneault découragé mit un terme à ces recherches qui prenaient son argent avec son temps et qui ne lui leraient probablement pas découvrir le Péron.Chercher un trésor dans cette ile quelque peu étendue qu'elle fat.présentait des difficultés qui ne pouvaient être surmontées qu'à force d\u2018argent et de travail.Mi- gneault ne pouvait produire l\u2019un, et était seul pour accomplir l'autre.C'est ce qui le décida d'abandonner, momentanément dun moins, la conquétedu.chan- dron d'or.\u2014\u2014\u2014\u2014 -aiPe PRIM ES\u2014Voyez les magnifiques primes offertes aux abonnés de LA TRIBUNE, exposées dans la vitrine du magasin de M.E.Lamarche.exhuwner et: humer ailleurs les! restes du cu,.\u2018aine pourvu qu'il © Meurtre affreux UN HOMME DE HULL.TUÉ A COUPS DE HACIUE Il y a un an demeurait à Hull un citoyen paisible et respectable du nom de Midas Bonsecours.Il était employé à la manufacture de M.E.B.iddy depuis de longues années, ses patrons étaient très contents de Jui et lui manifestaient la plus grande confiance.Marié récemment, Donsecours ne semblait pas heureux en ménage.Quoiqu'il ne se soit jamais plaint.ses anis ont cru s'apercevoir que le foyer domestique ne lui offrait pas tous les charmes et le bonheur qui font les délices des couples réellement nés l'an pour l'autre.Ceci semblait être l'impression parmi les membres de sa famille et ses amis intimes, sans qu'aucun d'eux, cependant, put donner ln véritable raison de ce nuage qui semblait obseureir la carrière de leur parent et ami.Bonsecours, était devenu morose et jongleur, mais jamais une plainte.jamais un seul.moi, ne pouvait laisser entrevoir la cause réelle du grand changement qui s'était opéré dans son varactère.Litait-ce réellement des malheurs de ménage comme quelques- uns le prétendaient.où était-ce un présentiment de ln fin tragique que son étoile malheureuse lui avait réservé.Nous pourrons peut-être former une idée des causes du malheur de cet infortuné, et nous connai- trons ce mystère lorsque seronl dévoilés au jour.les véritables auteurs de lu mort terrible et prématurée du.malheureux Bon- secours Il y a déjà quelques mois, Bon- secours se décida d'aller tenter fortune aux États-Unis.Ltait-ce réellement pour améliorer sa position ou pour se soustraire auprès de ses proches, à la houte quo lui causait la conduite de celle qu'il avait prise pour être à la maison le modèle du dévouement et de la piété.Personne ne peut le dire.Après avoir abandonné son poste à Hull il se rendit avec sa femme à Harrison, ville-de l'état du Wisconsin où se fait un grand commerce de bois.Bonsecours avait trouve de l'emploi dans une des grandes scieries de l'endroit et tenait en outre une maison de pension.Après quelque temps.Donse- cours ent à reprocher à sa femme sa trop grande intimité avec un des pensionnaires de la maison.Ces reproches furent inutiles.La lemme ne voulut pas abandonner son amant.Le malheureux époux ayant un engagement à finir à la scierie où il était employé se promettait de mettre fin à cette vie scaudaleuse tôt on tard.| Il s'adressa à l'amant de sa femme | qui persista tout de même à en- : tretenir des relations criminelles i avec cette femme infidèle.Inutile de dire que ce ménage était des plus malheureux, chaque jour voyait survenir une nouvelle chicane.C'était un véritable enfer sur la terre.Le 3 août.Donsecours et sa femme l'urent invités d'assister à un bal donné par an de leurs voi- sims, L'invitation fut acceptée.Donsecours s'y rendit seul, la femme était accompagnée de son amant.Vers minuit, Donsecours revint chez lui et se mit au lii, sa femme ne revint à la maison que vers les deux heures du matin, toujours avec sa même compagnie.Le mari irrité de ce qui venait de se passer fit un dernier appel à sa femme de cesser celte vie abominable.\u2018 La femme entra dans un- gran- furie, et demanda: son aimant de faire taire son ia: :.Alors une querelle s\u2019éleva entre les deux hommes.Ensuite on en vint aux coups de poings, et Don- secours se sentant dans son d oit, administra à l'amant plusicurs coups qui le mirent hors de combat.La femme furieuse de voir aon amant ainsi maltraité, snisit une hache, qu'il y avait dans nne chambre voisins, et s'approchant | deson mari, Pur en arrière, lui - ; : / LT \\ À ve \u2014\u2014 LA TRIBUNE administra sur la tête un coup\u2019 formidable, qui l'étendit par terre.Les deux amants entréerent dans une furie qui semble avoir été inspirée par le démon.Ce monstre, sous forme d'hom- - me, s'empara de la hache, et tendit d'un bord à l'autre la tête du mglheureux Bonsecours qui resta inanimé sur le plancher.La mort fut instantanée.Le reste de la nuit fut passé dans la plus grande orgie.le démon semblait s'être emparé entit- rement de ces deux étres abrutis par la passion.Ce meurtre épouvantable ne fut découvert que le matin lorsqu'un voisin rentrant dans la maison se trouva en face de cette scene horrible.L'alarnre fut aussitôt donnée par toute In ville.Le plus grand émoi s'était emparé de la population généralement paisible.La lemme et son amant furent aussitôt arrêtés et subiront leur procès au prochain terme de septembre.\u2014\u2014_\u2014\u2014 20 Le mariage ou la mort Un jeune homme d'Oltar
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