La Tribune : journal hebdomadaire, 25 septembre 1891, vendredi 25 septembre 1891
[" Âtsen:Hley i Vol, 4.-8islativs : St-Hvacinthe, Que, Vendredi 25 Septembre, 1891.JOURNAL HEBDOMADAIRE TRIBUNE A.DENIS, Directeur-Propriétaire, (BUREAU : 114 rue Cascades\u2019) A.J.DORION, Rédacteur FEUILLETON = | ts LARMES XIÈME PARTIE DI UN HEUREUX DÉNOUEMENT Vit HUIT ANS APRÈS Suite el fin: I y avait donc un secret; quel était-il ?Pour la comtesse, Mercédés était encore presque une inconnue.Elle savait qu\u2019elle habitait à Paris.De cette jeune fille qui était devenue son amie, elle ne savait que cela.En voyaut les dépenses qu'elle faisait, elle avait pu supposer qu'elle avait une certaine fortune ou qu'elle gagnait beaucoup d'avgent.Mais, enfin, quelle était donc cette chose mystérieuse que son grand- père connaissait et que Mercédès lui avait eachée ?Or, un malin, fa comtesse avail interrogé Pierre Rouget au sujet de Mercédès.Le vieillard hésitait à parler, \u2014Je ne sais rien d'elle, absoln- ment rien, dit Paule; avec moi, elle à toujours été mystérieuse.Pourquoi?Je sais qu\u2019il y a un secret dans son existence, En secret qu\u2019elle n\u2019a pas voulu me révéler ; ce secret, grand père, tu le connais, et Mercédès m'a dit que je le saurais par toi.Tu vois que tu peux parler sans crainte.\u2014C'est vrai, je connais le secrel le Mercédès: seulement.\u2026 \u2014Eh bien ?\u2014Je suis embarrassé ; je ne sais pas si je dois.\u2014Voyons, grand-père, ost-ce ajtle Mercédès serait, comme j'en ai eu In pensée, nne.\u2026 actrice ?\u2014I y a eu an peu de cela, mais elle est dans une belle position et n'a pas besoin qu'un homme lui donne du l'argent.\u2014tu \u2018dis qu\u2019elle est dans une belle position ?\u2014Oui.\u2014Alorz, elle est riche?\u2014-Je ne snis pas si elle a actuellement une fortune acquise, mais elle gagne quatre vingt ou cent mille francs par an.\u2014Mais qu: fait-elle done?\u2014Eile est danseuse à l'Opéra.\u2014En vérité! exclama Paule.Mais alors, grand-père, elle connaît cèlte fameuse Flora qu\u2019on a sur- nominée la Papillonne ?\u2014Oui, elle la connait, et même tres bien.Ecoute, Paule, Flora la l\u2019apillonne, c'est Mercédès.\u2014Dieu, est-ce possible ?\u2014 Voilà, Paule, ce qu\u2019elle ne pouvait pas te dire.\u2014Oh! la malheureuse, la malheureuse ! \u2014Paule, ne te hâte pas de la juger, lu le ferais trop sévèrement.Mercédès d'Argélias a trouvé grâce devant moi comme devant Etienne, sa mère et Mélie qui, eux aussi, savent tout.Mercéles, on si lu aimes mieux, Flora ln Papillonne, n'a ja.mais aimé 'e vomt: de Verdraine comme ou l'a cra à Paris.Le vieillard raconta alors à a vonitesse commentil avait appris d'abord par Étienne que le comte de Verdrame était à Paris où après que Mine de Broguiès fut devenue foi]e, 11 avait pris pour amie, c\u2019étuit ce que l'on croyait, une danseuse appelée Flora la l\u2019apillonne ; con ment il avait su ensuite que la dun- seuse Flora t'état autre que Mercée des, Ia file d' Toes Ramon.Pierre Rouget continua par le récit du voyage qu'il avait fait à Laris, accompagne de Mèlre, et rap port, dans ce qu\u2019elle avant d'esseu- tiel, la longue conversation qu\u2019il avait eur avec fa danrenre.La coultesse avait écouté silen- vicusement, en proie à une émotion puignaute, Elle n'était ni vindicative ni hai- neuze ; dans aucun cas elle waurait pui rendre le tmal pour le mal, et cependant etle comprenait que Mercé- dès ell accompli cette œuvre de vengeance terrible.\u2014lli bien! ta ne dis rien?fit Pierre Rouget, voyant que Laule, songeuse, gardait le silence.\u2014 elas! je n'ai rien a dire.\u2014Ta penses que Mercédès voupalile ?est \u2014Je ne sais pas.Si elle est coupable, c'est, comme elle vous l\u2019a dit, une affaire entre elle et Dieu.Moi, je pardonne.Je veux me souvenir seulement de ce que Mercedes a fail pour moi.La mort tragique du baron de Miray, suivie immédiatement du suicide du comte de Verdraine, avait causé Une profunde émotion à Grenoble.La population avait été frappée de stipeur.Et quand, presque aussitôt, on avait appris l\u2019attentat dont lu comtesse Panle avait été viclime, sn séquestration dans la tour du Moine, l'émotion avait encore grandi, el l\u2019on s'était livré à toutes sortes de commentaires.Pour tout le monde, le comte avait vengé sa femme eb il n'était plus aussi coupable qu\u2019on l\u2019avail eru d'abord.Et si, dans les premiers instants, on s'était apitoyé sur la triste fin du baron millionnaire, il n\u2019y eut bientôt pius personne pour déplorer su mort.C'était un misé- table, il devait finir comme finissent les misérables, lrécédée du drame de Verdraune, l'instruction de l'affaire de l'enlèvement devait exciter au plus haut point la curiosité publique, Pendant deux mois on ne s'occupa que de cela.L'affaire de la religieuse, on l\u2019appelait ainsi, prenait les proportions d\u2019une cause célèbre, et l\u2019intérêt qui s\u2019attachait à la personne de la comtesse Paule el à ses malheurs passionnait mème les plus indifté- rents.Les bandits payés par M.de Mi- ray élaient six; sur les indications fournies par Ernestine Pacaud, le cocher Brunet et les deux autres complices avaient été arrétés quel- (es jours après la délivrance de la comlesse.On avait pensé d'abord que la fille Pacaud, l'ex-religieuse, était la primeipale ; mais linstruction ne tarda pas i découvrir que le chef de Ia bande était Frnest Bargoin.C\u2019é tait lui qui avait été en relations directes avec M.de Miray, qui avait choisi et payé ses associés, qui avait tont conduit.On sut le role qu'il avait joué à Bellombs sous le nom de Julien Forestier, le soi-disant ingénieur au mins de fer économiques.Ct homme était nu dévoyé, ue truit et possédant assez de conniise Meur.Fils Jun maître tnaçor, il avait canique et élait entré, jeune encore, coume vondueteur de travaux chez un entrepreneur de travaux publics, : Peudant quelques aunées, 11 avait assez bien marché ; situation élail bonne, pour arriver 11 n'avail qu'à travailler.Mais peu à peu il se livra i la débauche ; le jeu le perdit.Il commit plusieurs détourue- ments an préjudice de son qruron, «qui le chassa honteusement, Il était devenu voleur, voleur it resta.It essaya cependant de se repli cer, mais il était connu, on ne voulut plus de lui nulle part, Alors il dut vivre d'expédients et devint chevalier d'industrie.En honime habile, 11 pratiqua l'eseroquerie sur une vaste échelle ; il fut le directeur Pune de ces agences financières qui n'ont d'autre but que de s'emparer de l\u2019épargne des naïfs et des nia; il fit de la fausse monnaie ; il était grec dans les tripots et ne dé daignail pas, à l'ocension, de s\u2019associer i des dévaliseurs de maisons.\u2018Tel était l'homme que M.de Mi- ray avait rencoutré un jour it Lyon, dans un saton i terlope, et dans lequel il avait reconnn un gree, en perdant au jeu quelques milliers de francs.Sachant parfaitement que Bargoin était un homme à faire n\u2019importe quelle vilaine besogne, le baron l\u2019avait retrouve pour Ini confier la mission (Juice NOUS S'IVONS.C'était Bargoin qui avait présenté à M.de Miray Romain, nn autre dangereux coquin, qui ne vivait, lui aussi, que d\u2019escroqueries et de vols.C'était Bargoin qui avait enrôlé les autres chenapans, complices du rapl; c'était lui qui avait loud la chaise de poste et les chevaux du relais.On caleula que l'enlèvement de la comtesse n'avait pas coûté moins de quarante mille franes à M.de Miray.Etait-ce l'amour on la haine qui avait fait agir le baron?Peut-être l\u2019un et l\u2019autre.so l'aifaire de ja religieuse ent son dénouement en cour d'assises, Ernest Bargom fut condamné à huit ans de travaux forcés; l£rnes- tine Pacaud à cing ans de réclusion et Roma également à cinq ans de réclusion ; les autres chacun à deux ans de prison.VII DENOUEMENT Près d'une année s'était écoulée.La comtesse Paule arrivant à la fin de son deuil et allait pouvoir quitter le long voile de crèpe des veuves.Rien n\u2019était venu modifier en quoi que ce soit la tranquillité monotone (le son existence.IEntre elle et Ltienne la situation restait la mème.fille avail vonlu prendre part au travail des champs, aller à la vigne, comme autrefois ; mais ses parenls s\u2019y étaient abso'ument opposés ; ils n\u2019en étaient pas à avoir besoin des bras de leur fille, Dien merci.Pau:e partageait son temps entre les soins à donner au ménage, des ouvrages de couture et l'instruc- service de la Compagnie des che- tion de ses fils, celle de Georges surtout, ftès avancé pour son âge, et pour qui le moment d'entrer au déclasse 5 il étint intelligent, ius- lycée était venu.Mais, hélas! Paule ne pouvail sances species pour avoir pu faire | pacer ses ils mau lycée, ni mème croire qu\u2019il étant récl'ement ingée dans un college; it lai manguait la vhose essentielle, l'argent.\u2014C'est crand demmage, se disait fut de bonnes étudess il avait ap- \u2018elle tristement, car on pourrait faire pris le dessin, la géométrie, la mé- | quelque chose de Georges et de son frere.Elle souffrait de se trouver dans l'impossibilité de faire pour ses enfants ce qu\u2019elle aurait voulu.Un jour qu\u2019elle parlait de cela à Pisrre Rouget, le vieillard lui dit que Mme Denizotet Etienne avaient déclaré que Georges d'abord et Llouard ensuite seraient mis par eux nu Iveër et qu\u2019ils se charge- tateut de tous les frais de leur éducation, \u2014 Parole en Pair, répondit Paule ; dans tous les cas, grand'père, tn penses bien que si cette proposition m'était faite, ie ne Vaccepterais point.Mas Étienne et sa mère ne par- latent plus de rien ct l'on pouvait supposer que ce qu'ils avaient dit n\u2019était réellement que paroles en Pair, Cependant ils avaient toujours les mêmes idérs; mais comme il n\u2019y avait pas péril en la demeure, Gears ges n\u2019ayant que huil ans et que, d'autre part, :ls sentaient bien que le consentement de la comtesse serait difficile à obteni>, ils ne se pressaient pas de faire connaitre leurs projets.La comtesse cansait volontiers avec Mélie, dans une sorte d'intimité, lorsque celle-ci venait chercher Georges et Edouard on les ramenait, La grande affection de la servante pour les enfants Jui avait valu \u2019amitié de la mère, et la comtesse ne traitait point Mélie comme une domestique.Ausst la pauvre hossue ne lux était pas moins dévouée qu'elle l'était à ses maîtres.Pau'e n\u2019avail pas oublié la démarche que Mélie avait faile auprès d'elle quelques jours avant son mariage, el elle en gardait à son ancienne et implacable eunemie, se- erétement, une vive reconnaissance, Un matin, Méêlie trouva la con - esse seule.Le père Rouget était allé faire une promenade au bord de la rivière et avait emmené les enfants, \u2014de vais les attendre, dit Mélie, \u2014Comment va Mme Denizol* demanda Paule.Hlle ne parlait jamais d'Etienne, tant elle avait peur de laisser deviner son secret.\u2014Ëlle va bien, merci, répondit Mélie.Mais voyez-vous, madame Paule, ma bonne maîtresse n\u2019est pas heureuse comme elle mérite de l'être, \u2014Pourquon cela ?\u2014H lui manque quelque chose.\u2014En vérilé, je ne vois pas ce qui peut mangner à Mme Denizot.\u2014Ce qui lui manqne, madame Paule, c'est une bru, comme ce qui manque à M.Etienne c'est une femme.La comtesse ne put s\u2019empêcher de tressaillir.\u2014Mais pourquoi ne se maric-l-il pas ?fit-elle, \u2014Pourquoi, pourquoi ?vous le savez aussi bien que moi, madame Paule ; il n'y à qu'une seule femme au monde qu\u2019il puisse placer à côté de sa mère; oh! si célle-là le voulait, M.Etienne ne dirait plus com- me toujours: je ne veux pas me narier, je Veux rester garçon ! La comtesse, devenue très pâle, baissa la tote, \u2014Madaume Paule, veprit Mélie, devenant tout à fait hardie, ily a neuf ans bientot que vous vous êtes marié: ce jour-là, au momeut où vous entriez à l'église an son des cloches qui carillonnaïent, M.Etien- ne à voulu se Iner de désespoir; si mere ob mot avons arrêté son bras.ist voulez-vous savotr les paroles qui ont produit le plus d'effet sur lui ?Je Ini ai dit : + Monsieur Ttieune, vous n'avez pris fe droit de vous tuer, vous devez Vivre pour Ceux qui vous aiment et que vous aimez, mème pour celle qui est maintenant la comtesse de Verdraine, car qui sait.si, avant qu'il soit longtemps, elle n'aura pas besoin de vous ?\u2014Depuis, madame Paule, M.Etienne n'a pas cessé mn mstant de penser à vous; voyons, dites, est-ce qu'il n'a pas mérité que vous l\u2019ai- mitz un peu ?\u2014Mélie, je vous en que.balhu- tia la comtesse visiblement troublée.\u2014Madame Paule, vous m'avez autorisée à vous parler avec franchise, laissez-moi vous parler au- jourd'hini à cœur ouvert.Vous êtes veuve, à la fin de votre denil rien ne bent vous empècher de vous remarier, Songez donc que vous n'avez que vingt-six ans \u2014le malheur m'a vieillie, je me crois une vieille femme.\u2014Oui, vous avez été malheureuse, vous avez énormément souffert ; mais j'ai de bons yeux et je ne vous vois pas vieille dn lout ; vous êtes toujours la belle Paule.Si vous vous le rappelez, je vous at dit autrefois que votre bonheur était ici ; 11 y est encore ; oh! madame Paule, ne le ropoussez pas! A SL Amand tout le monde dit que vous epouserez monsieur Etienne.On le ditet on le croit, [1 n\u2019y a que M.Etienne qui ne veut pas le croire, et quand on lui parle de cela il se fiche tout rouge, tant il craint que les bavardages des gens ne vous.contrarient, Voyons, madame Paule, si M.Etienne vous demandait en manage, ust-ce que vous le repousseriez ?-Mais je suis pauvre, Mélie, Lrès pauvre, el jai deux enfants ! s'é- ceria In comtesse éperdue.\u2014S'il ny avait que cet obstacle entre vous et M.Flienne, réplique gravement Mélie, il serait bientôt brisé.Sans être riche comme l\u2019était M.de Verdraine, M.Etienne a une belle aisance qu\u2019il serait trop heurenx de vous faire partager.Qu'est-ce que ça peut lui faire, à ni, que vons coyez pauvre?Est-ce qu\u2019il a jamais pensé à l'argent ?Quant & Georges ct à Édouard, vous savez comme on les aime chez nous; ils sont déjà les enfants de la maison.ailleurs, madame Paule, ii faut que vous pehsiez à enx.M, Etienne dit sonvent: © Iis ne doivent pas être élevés comme des paysans.\u201d [LL je sams qu'il a des idées qu\u2019on ne tardera pas & vous.faire connaitre.Moi, je pense comme M.ftienne, et je dis qu'il va falloir bientôt mettre au lycée votre petit Georges, qui est déjà savant comme un, maître d'école.Enfin, voilà, madame Paule, et si vous vouliez.\u2014Mél.e, je vous en prie, ne par.fons plus de cela.Lit servante regarda tristement: la comtesse en hochant la tète.\u2014Il est vrai, madame Paule, dits - LA TRIBUNE elle, que si vous Épousiez M.Euen- ne vous vous appelleriez Mme De- nizot, el pe\u201c l-être tenez-vous à garder votre tilre de comies-e, Ces paroles, proroncées simplement, sans aucune intention bies- saute, pénétrèreut cruellement qus- qu'au cœur de Paule.\u2014Al! s'écra-t-elle, en se dressant pile comme une morte, plat à Dieu que je ne l\u2019eusse jamais porté, co litre de comlesse ! \u2014Eh bien, répliqua vivement ia Lossue, oubliez les liuit années que vous «vez passées loin de Saint Amand, et faites ce que vous ferez si vous Cliez encore mademoiselle Paule Pérard.\u2014Ah! Mélie, vous êtes terrible ! \u2014Vous ne pouvez pas m'en vouloir, madame Paule ; que voulez- vous, j'aime mon maitre,je Vous aime aussi et j'aime vos enfants, el je voudrais vous voir tous heureux ! \u2014Assez, Mêlie ! assez, taisez- vous, je ne vous écoute p us, La pauvre bossue avail de grosses larmes dans les yeux.Elle prit la mam de Ia comtesse sur laquelle elle mil un baiser en murmarant : \u2014l\u2019ardonnez-moi ! \u2014Oui, oui, j: vous pardonne, Le père Mouget cl les enfants rettraient, Avec lu permission de leur mère, Mélie emmena Georges et Edouard.La comtesse n'ayant reçu aucune lettre de Mercédès et n'ayant plus entendu parler d'elle, avait pu penser que la duuseuse désirait faire oublier, Mais Mercédès n\u2019était pas cussi indifférente que Paule le suppposait.Elle avait écrit plusieurs lettres a Etienne, qui lui avait répondu, et elle étaut tenue amsi au courant de Ce qui se pussiuit à Saint-Amand.Un matin, deux lettres de la l\u2019a- pillonne arriverent à Saint Amand ; l\u2019une étant adressée à Etienne Deni- zot, l\u2019autie à là comtesse de Ver- draine.se À Eilenne, Mercédés révélait le souretque Pauls s'efforcait à c:- cher, ct ell: lun disait que le deuil de Mme de Verdraine touchant à sit fin, il pouvait miamntenanl, avec assurance, présenier su demande en Mariage.« Pavais promis à la comtesse, ajoultait-elle, do garder ce secret qu'elle m'a confié ; la situation entre vous êlant toujours la même et menaçant de s\u2019éterniser, je crois devoir intervenir afiu de brusquer un dénouement qui doit faire le bonheur de deux êtres dusuis long- lemps anis par le cœur, \u201c In méme temps que vous recevrez cetle letlre, la comlesse Paule et recevra une où je informe de mon indiscrétion, qui ne saurait être considérée comme une trahison impardonnable.\u201d Etienne faillit devenir joie.Ainsi, il était aimé ! C'était le ciel qui s'ouvrait pour Iw! Le méme jour, dans Paprés-mids il so présenta chez l\u2019ancien sergent, Lu vieillard était assis à sa place habituelle.Georges étudiait su leçon d'histoire.Edouard, à côté de son frère regardait les images d\u2019un livre.Paule, réveuse, travaillait machinalement à un tricot.Ala vue du jeune homme, son visage se couvrit d'une vive rougeur, et elle devint toute tremblante.Cependant elle l'attendait.\u2014Tiens, c\u2019est Etienne, fit yaic- ment l\u2019ancien sergent ; c\u2019est gentil à toi de venir nous voir, mon gar- gon; ta visite va nous distraire, Paule surtout, qui est toute drôle depuis ce matin.La joune femme s'était levée ct, gauchemen!, ne sachanj vraiment pas ce qu'elle faisait, elle avançait un siège, Georges et Edouard se précipitèrent vers Elienne, qui les embrussa, \u2014Eh bien, mon garçon, reprit le vieillard, à quoi devons-nous le plaieir de La visite ?\u2014Père Rouget, j'ui quelque chose fou de À dire à madame la comtese, et, avec sa permission, je parlerai de- vaul vous.\u2014Ah! fitle vieillard.Et voyant que Paule restait silen- ciense : \u2014Fautsitque je m'en aîlle ?lui demanda-t il, \u2014Nou, grand-père, tu peux rester, \u2014Madame la comtesse, dit Ltienne, avez-vons regu ce matu une lettre de Mlle Mercedes ?\u2014Oui, répondit-elle d'une faible, \u2014Paui recu aus-i une lettre de Mlle Mercédès, la voici, voulez-vous Ia lire?\u2014C'est inutile, mousteur Étienne, je sitis Ce qu'elle contient, -Panle, Paule, est-il vrai que vous m'aimez ?\u2014Oui, Étienne, mais.voix je vous aime; \u2014 Dites, Paule, dites tout ce que Vois pensez; ah! expliquez-vous sans contratute, librement, L'émotion lempécha de perler ; elle se contenta de moutrer ses enfants, \u2014Îls seront Etienne.mes fils! s\u2019écria I vit les yeux de Paule se mow! ler de larmes, I saisit une de ses mains qu'elle ne retira poiut.\u2014Paule, dit-il avec un accent de tendresse infinie, je vous ai toujours aimée, el aujourd\u2019hui je vous aime plus encore (ue je vous aimais il y a neuf ans.lly a neul ans, Paule, je vous ai demandé si vous vouliez être ma femme, je vous adresse la meme demande et j'ajoute: l\u2019aule, voulez-vous que je suis le père de vos enfants ?Ce fut Georges qui répondit : \u2014O ni, oni, mon bon ami Ltienne, maman le veut.\u2014Oui, maman Edouard.\u2014l'aule, vous avez entendu! s\u2019é- erin le jeune homme, La poitrine de la eomtesse se son.levait avec violence ; elle était prête à aulfoquer.Mais Etienne sentitque la main de Paule serrait la sicnne, et an bont d\u2019au instant elle murmu- rit.veut bien, «it \u2014 Étienne, soyez le père de mes anfants ! Pierre Rouxet s\u2019était rapproché.\u2014Ah ! ca, voyons, dit-il, qu'est-ce que cela veut dire ?Ai-je bien compris?Paule, Etienne te demande en mariage ettu acceptes, Mais c'est bieu, cela, c'est trés bien! Paule, il y a neuf ans que ti: aurais d faire comme aujourd'hui.Mas ne parlons plus de ce temps-là, laissons le passe, il est mort.Jl\u2019aule, c\u2019est maintenant que tu vis savoir ce que c\u2019est que le bonheur, le bonheur vrai.Ah! mon enfant, mes enfants! mais embrassez-vous donc ! \u2014Paule, le permettez-vous?demanda tirmidement létieune.Elle laissa tomber sa tête sus l'épaule du jeune homme et éclata cn sanglots.Le mariage se fit un mois plus tard.L'évènement surpril personne.était prévu, il ne La cérémonie eut lieu sang bruit, sans delat, en présence des témoins, de la famille et de quelques amis intimes, au nombre desquels se trouvaient Mercédès d'Argélias et les époux Gaspard.Etienne avait acheté une maison bourgeoise voisine de ceile de sa mère et l'avait Fait restaurer.Ce fut dans cette nouvelle demeure, qui allait être celle de la jeune Mme Denizot, qu'on servit le repas de noces.Au dessert, Pierre Rouget se leva, tenant sou verre à là main.\u2014dJe bois, dit-il, À la santé, à la prospérité, au bonheur de mes enfants, do mes petits-enfants et ar- rière-petits entants ! Tout de mème, continua-t-il, la vieille gitana du Trocadéro ne m'a pas menti: elle m'a prédit que je mourrais vieux, satisfait et heureux.Eh bien, maintenant, la mort peut venir me prendre quand elle voudra, je mourrai satisfmit et heureux.Le vieillard vida gallardement son verre et se l'assit.Etienne se leva à sou tour et dit : \u2014 Je remercie le bon papa Rougel du toast qu'il vient de porter; hous espérons lous que la mort ne sc ; presserä pas de le prendre et qu'il vivra longtemps encore satisfait eu heureux.Il nous à parlé de la prédiction qui Jui a été faite en lespa- gne ; moi je vais vous dire ce qui m'a élé prédit un jour>ur la place de Saint-Amand-les-Vignes.Tous les regards se portèrent sur Mercedes, \u2014Motisicur Etenne, fitelle, je Me rappelle ce que je vous ai dit.Etienne euvetoppa Paule de son regard brûlant d'amour, lui sourit et reprit: Mademoiselle Mercédès, je vous ai demandé si Paule w\u2019aimerait un jour el vous n'avez répondu : ** l\u2019eut- être.Espèrez, car il ne faut jamais désespérer ; luspirez-vous de voire teur afin de faire fondre la glace du sien; il faut lux faire comprendre, lui faire sentir comment vous lai- mez, Espérez, un jour elle vous aimera,\u201d Piule, pour cacher son trouble, embrassait Edonard qu\u2019elle avait pris sur ses retloux, Quand un se leva de table, Mer- cédès prit le bras de Piule et dit à létienne : \u2014Venez avec nous.Tous trois entrèrent dans une pc- lite pièce où ils s: trouvèrent seuls, \u2014Monsicur Etieune, dit Mercêdès, je W'ai pas à vous dire combien je suis heureuse de votre union, de votre bonheur à tous deux.Vous avez de la fortune et vous aves épousé la veuve du comte de Ver- draine, qui est pauvre, ut vous avez adopté ses enfants: mais les fils du comte de Verdraine ne seront pas ute charge pour vous, Georges et Edouard ont chacun une petite for- Lune.\u2014Que dites-vous! s'éerièrent en même temps Paule et Etienne.\u2014Vouei, continua la danseuse, el tirant un papier de son corsage, un titre de rentre sur PBEtat de vingt mille fraues; c'est \u2018ce que jai pu sauver pour les enfants de lu fortune de leur père, \u2014Ol ! Mercedes ! prononça Paule d\u2019une voix oppréssée, Et elle se jeta en pleuraut au cou de la vengeresse, le soir une autre surprise attendait les jeunes époux dans la chambre nnptiale.Sur un guéridon, une main mystérieuse aviut placé un cottret da- gent.G''est-ce que Paule à son mari.\u2014Je ne sais pas, répondit-il non moins étonné que sa femme, Mais, ma bien-nimée, vous pouvez ouvrir ce coffret.La petite clef était dans la serrure.Paule la tourna, leva le couvercle el poussa aussitôt une exclamation.\u2014Des bijoux, des diamants! fit Etieune.\u2014T'ous, les voith tous! murmura Paule Le lecteur a deviné.Les bijoux qui se trouvaient dans le coffret d'argent étaient ceux que la comtesse de Verdraine avait vendus au joullier de Grenoble pour retirer le billet faux des mains du banquier.Mercédès les avait rachetéss ils etaient son cadeau de noce à Mme Etienne Denizot, CONCLUSION cela?demanda Quatre ans se sont écoulés.Mme Etienne Denizot est aussi heureuse que la comtesse du Ver- draine a été malheureuse.Paule a mis le comble au honheur de son mari en donnant le jour à une petite fille, qu'ils ont appelée Isabelle en souvenir de la morte.La mignonne a deux ans el est jolie comme un anga.Mélie, la pauvre bossue, dont le dévouement semble grandir avec le bonheur de ceux qu'elle aime, raffole de la petite [Isaballe ; elle voudrait toujours l'avoir dans ses bras.Elle se dispute souvent à ce sujet avec la vieille Marianne, que Paule a fail venir à Saint-Amand et qui est près de sou ancieune maîtresse, sitér plusieurs de mes clieuts qui lutôt nue amie qu'une servante.1 doivent trouver mou absence incom- L'enfant, d'ailleurs, est 1dolâtrée préfiensible.de toute la familie, \u2014Elle sera plus belle encore que sit mere, dit Mélie, \u2014Elle ressemble Marianne, Peu de temps après le mariage de Paule, Pierre Rouget était venu demeurer avec ses petits-enfants.l'année dernière, il s'est éteint doucement, satisfait et heureux, entouré de tous les siens, à l\u2019âge de quatre-vingt-six aus.Georges et Edonard sont tons deux au lycée de Dijon ; 11s comptent parmi les meilleurs élèves et pro- metieut beaucoup pour l'iuvenir, Cicorges à déjà déclaré qu\u2019il vou- Init être soldat comme le grand-père à l\u2019autre, dit Rouget.Si c'est réellement une vocation, nous aurons un jour un comte de Verdraine dans le cadre de uns braves officiers de Parmce.\u2014Moi, dit Edonard, je veux être peintre, Uisous que le jeune garçon à déjà des goûts d'artiste et qu\u2019il dessine d\u2019une facon remarquabie.Flora la Papillonne est toujours danseuse à l'Onéra et continue à brille» au premier rang.Elle ne £ouge nullement à se marier, el l\u2019on se demande si l\u2019amonr n'aura pas raison un jour de su froideur et de son indifférence.Don Stephano ue se lasse pas dè son métier de montreur de bêtes, il ne s\u2019en lassera jamais, il mourra saltimbanque.Il est actuellement en Îlollande avec sa ménagerie.Miro vit encore; mais il est vieux, bii n vieux ; l\u2019âge n\u2019a pas aigri son Caractère, il est toujours le bon chien Miro.Aux jours de vacances, quand Georges et Edouard viennent à Saint-Amand, Miro, dans sa joiu de les revoir, semble rajeunir, Il a une allection toute particu.livre pour Ja petite Isabelle ; il est son gardien fidele et ne la quitte jumais, FIN FEUILLETON LE MÉDECIN des FOLLES \u2014 PREMIÈRE PARTIE L'HÔTEL DU GRAND CERF VIII DE NOUVEAUX VENI'S QI'T JOUERONT UN GRAND HOLE DANS CETTE HISTOIRE.(Suite) 1a jeune femme continuait à doi- mir d\u2019un profond sommesl, La vespiralion était calme et régulière.Les pulsations de Partére se trou vaient presque ramenées à l'état normal.La fièvre cédait.\u2014Vous le voyez, monsieur, dit Georges, tout va bien.Le banquier rayonnait de joie.\u2014Quelle sera _maintenait la durée de ce sommeil réparateur ?demanda t-il, \u2014Une heure encore au moins, deux au plus.En prévision du ré veil, à quelque moment qu'il se pre- duise, je dois vous donner mes ius- tructions.\u2014Donnez docteur, religicusement suivies.\u2014Rien n\u2019est plus simple et plus facile.Aussitôt que madame ue dormira plus, vous lui ferez prendre We cuillerée de celte potion, et vous continuerez de quart d'heure en quart d'heure.Je crois inutile de vous recommander la plus grande exactitude, Elles seront \u2014 J'aurai sars cesse ma montre à la main.\u2014Et maintenant, mousieur,adieu, ou plutôt au revoir.\u2014Vous me quittez, docteur ?\u2014Pour peu de temps.Ma présence vous est inutile et je dois vi- | \u2014C'est juste\u2026Allez donc, et à bientôt.\u2014A bientot.v \u2014Vous maflirmez eucote que je \"puis être complètement rassurée ?| \u2014Oh ! complètement, je vous en donue ma parole d'honneur, Georges Vernier sulua M.Dela- rivière et quitté ta chambre.En descendant l'escalier, mille | pensées confus tourbillonnaiene i dims son cerveau.Il avait sans cesse sous les yeux le duux visage de la malade { \u2014Est-ce la sœur de celle que j'aime ?se demanda-til.Est-ce samdre, Que signifie vel étrange ressemblance, eu faut-il Pattribuer à un cuprice du hazard 7 Je ose interroger, Comment savoir ?Au monient où le docteur allat sortur du Grand- Cerf en se posant tes questions, Fommbus du chemin de fer stationnait devaut la porte, Deux jeuties gens et deux Jeunes | femmes venaient d\u2019en descendre ot se ptéparaient à faire bruyamment irruption dans l'hôtel, En voyant le docteur dont [à phy.sionumiie, nous le savons, éliul re- marquablemenut belle, et dont les traits réguliers, Ia démarche à la fois pleine d'assurance et de sum- plicité, annonçaient guelga'un, les deux femmes s'arrélérent, Georges les salua distraitement, presque sans les regarder, et continua son chemin.H était difficile de s'illusionner sur la position sociale des nouvelles velñues, très jolies d\u2019ailleurs l\u2019une el l\u2019autre, lune brune el Pautre | blonde, L'élégance un peu trop tapageuse de leurs toilettes de campagne, la coquetterie ultra-voyante de leurs peuts chapeaux excentriques, l'ampleur exagérée de leurs chignons d'ébènie et d'or, les emanations vio- leutes de l\u2019opoponax, de l\u2019ylung- ylang et du champaka, leurs gants de peau de Suède montant jusqu'aux coudes, le nombre déraisonnable de leurs porte-éonheur, In cambiure de leurs bottives à talons pointus de dix centimètres de haut, le style particulier de Pénormé éventail soutenu à leur côté par une chai- nette ct par une agrale de vicil argent, enfin dans l\u2019ensemble et dans l'expression, cet indéfinissable je ne sais quoi auquel il est presque impossible de se tromper quand on a le coup d'wilun tant soil pen pori- sien, prouvait jusqud Dévidence que ces jolies personnes apparte- Daient au monde des artistes; et en effet, l'une était netrice aux Variétés; l\u2019autre peignait avee un cer- lain talent des toiles dont l'une avait été remarquée déjà à l'exposition.\u2014Oh ! mes enfants ! la jolie tète ! dit presqu'à voix haute la jeune femme blonde en suivant du regard George Vernier.\u2014Tout à fait un gentleman.appuya sa brune compague, \u2014(Gi, Un gentleman ! s\u2019écria d\u2019une voix fausse et grasseyante l\u2019un des cavaliers des deux, qu'est-ce que vous avez donc fuit de volre ju- geotte, Adèle ?mais c\u2019est Un pekin sans galbe, ce monsieur! Habit noir, pantalon noir, gilet noir et cravate blanche, avant sept heures du soir, et tout ça pas du bon faiseur, s'tl vous plait! oll est le chic?Ilomme de plaisir et clubmaun, jamais de la viel.Avocat s1 vous voulez, ou notaire,d la bonne heure.Peut-être mème employé des pompes lunèbres, et ça serait épatant ! \u2014Eh! répliqua l\u2019autre jeune homme, plus âgé de quatre on cing ans que sou compagnon quelle mouche vous pique, mon cher baron ?Liuissez donc là cet habit noir incorrect et cette cravate blanche in- solile que vous waviez jamais vus tel que vous ue reverrez probablement jamais! Entrons! il ast plus que temps de déjeuner! je meuss de faun\u2026 \u2014Fabrice a raison! appuyèrent les deux femmes.Bravo, Fabrice ! (A continuer ) ! | + CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District de St-Hyacinthe | LISTE DES LICENCES Emises pour le district de St Hyva- cinthe, du ter mai 1891 au 31 juillet | 1891: ST HYACINTHE 1891 Hotels Mai 1 F.H.Poitras, C.Brunelle, | 1.Beauregard, H.Bertrand, | AL Flibotte, | Jos Robert, H.Arcand, I.E.Perrault, M.Lapierre, \\ G.Beaupre, C.Ledoux.Ls Reeves E.Reeves, P.Cadoret.citer 1 I 1 1 1 1 de 1 ( 1 ! - 1 & Cie, 1 it 23 RICHELIEU (Village Mai + A, Tétrault, Mai r Z.Bessette.ACTON VALE 1 Chs Dufault, 1 Frs Morelle, or PPA Simmer, ! 1 St Amour X Cie.UPTON Mai Mui 1 .\\ Hottes, Mai 1 G Hétu.MARIEVILLE N Quintin, F V Labonté, M Bessette.ST CESAIRE À Fréchette, N Robidoux.ST DENIS IT St Germain, STE HELENE Jos Laferrivre.ST PIE Mai 1 Jos Gendreau, Mai 1 |?Auclair.STE ANGELE Mai 1 Jos Lambert.Mai + Frs Ledoux.ST JEAN BAPTISTE Mai: W Benoit ST CHARLES Mai : F X Messier.ST DOMINIQUE Mai 1 Jos Lemonde.ST HYACINTHE LE CONFESSEUR Mai 1 C Gaudette, Mai 1 Jos Sasseville.STE MADELEINE Mai 1 E Boucher.ST HUGUES A Houle.ST MICHEL J Leroux.ST HILAIRE Jos Auclur.BF Campbell, Nap Monast.ST LIBOIRE Mai 4 Ant Deliges.ST SIMON Mai 5 X Dupris, L'ANGE GARDIEN Mai 6 J Bte Dubé.ST DAMASE M Choinière.Mai 1 te te .Mai Mai Le ta Mai 1 Ma 1 Mai 2 Mai 2 Mai 1 D 30 ba 30 : ST HYACINTHE (Cité) MAGASIN EN DÉTAIL Mai 1 G Gaudette.1 D Bouchard.1 Jos Chartier, 1 'T Hébert, 1 H Bertrand, 1 M Fontaine, 1 O Brodeur, ¢ 1 V Marsereault, 1 Raymond & Cie, 1 l\u2019agnuclo frères, 1 Jos Dupont, 2 LG Lalime, 4 S Bourgeois.N.D.ST HYACINTHE Mai : F Martel.ST CHARLES Mai 1 O Téhert.ST CESAIRE Aus Plamondon.Jos Plamondon.ST SIMON Mai 2 L A Fournier.LAPRESENTAT ION Mai 6 G Yasson.STE MADELEINE Mai g Ÿ D Rainville, Mai 1 Mai 1 ST HYACINTHE + Cité) Crus (LiguEuns) Mai 3 Yamaska Club, ABBOTTSFORD Morer.ve Teupinasce Mai 2 D Sharkey.CANROBFRT Mai 4 C Hamel.Mai 4 NG Bou hard, ACTON VALE Mar oS LW Eidridee.ST MICHEL iN Martel.Juin 11 ST ITY ACINTHE (Cité) Exnortei.Leur Mai C Orsali ST HYACINTHE Corronrtiuns Mai 1 F Boucher, ST JUDES S Lafrenais.ST HUGUES U Gauthier.ST MARCEL Jos Brunel, U Prodeur.STE ITELÈNE 2 M Bérard.ST HUGUES Mai 4 E Phaneut.UPTON 27 L Z Phaneuf.ST PIE 30 S Maurica.ST CESAIRE Juin 12 I Grossman.Mai Mai Mai do additionnel) ST MARCEL Mai © Jos Brunel.ST HLGUES Mai g U Gauthier.ST HYACINTHE Crun (BiLtianp Mai 5 Yamaska Club (2 tables: ST HYACINTHE Birrnianns Mai 1 C Brunel t1 table) Mai 1 G Beaupré (1 table) \u2014\u2014 ST IIYACINTHE PoupnE A CANON EN DÉTAIL.Mai r Raymond & Frère, « 2 JH Morin, \u201c 4 S Bourgeois, \u201c 15 P Lapierre.ST CESAIRE Mai 5 J Bte Desautels.ST DENIS Mai 30 C Cheval.ST HYACINTHE ENCANTEURS Mai 1 J O Dion.MARIEVILLE Mai 14 Jules Massé.UPTON Juin 23 N Robillard, ST HYACINTHE Hore (Vix BT Biking) Mai 1 Benoit & Cie.P.Q.Bureau du Rev.St Hyacinthe, ! août 1891.| U.BEAUNOYER L.N.LUSSIER & Cie, Cartes d'Afaires Peintre, Tavissier et Decorateur Coin des rues 1 CONCORDE et WILLIAM ST-HYACINTHE.\u2014 Peinture de BDâtisses, Résidences ! privées, etc.| | | | ! | | | J.Voitures et enseignes peintes et : lettrées.«a t Meubles peints et vernis i neuf,\u2019 Ouvrage de Premiere Classe, ' Les personnes qui ont dez voitures ou sleighs à faire peinturer où ; vernir, feront bien de s'adresser à | U.BEAUNOYER, \u2019 H.MORIN, Place du Marché St-Hyacinthe.TIENT L'ASSORTIMENT LE PLUS.CONSIDERABLE ! 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I'S SPUNKEE New York HMrustrated News The Organ of Honest Sportin Amorica\u201d ALLTIESENSATIONSOFTHEDAY Pictured by the Foremost Artist: of the Counlry.Life in New York Gr Graphi ally Hustrated, Breezy hut respectable, $1.for a Year, 82 for Six Mohths.Do you want tn be posted ?Then send your Subscription 10 the NEW YORK ILLUSTRATED NEWS, 3 Park Place, New York City.Publichad every very Wednesday, dated Saturday, La TRIBUNE LA TRIBUNE JOURNAL «EBDOMADAIRE PUBLIE A ST-HYACINTHE, Que.PARAIT LE VENDREDI, Abonnement : (payable d'avance.) Tnan.1.00 6 mois.50 ANNONCES.{ro Insertion.In ligne Insertion subs.ecoe Annonces à long terme à prix modérés.A.DENIS, Dirceleur-Propriétaire.15e.Tic St-HvacinTuE, 25 Sept.1891 \u2014 \u2014 LE BUREAU DE POSTE __ Nous avons été les premiers à signaler le fait que les entrepre- ueurs du Bureau de Poste allaient Ianquer cette bâtisse d'inscriptions anglaises, tandis qu'ils n\u2019en mettraient pas une en français.Quelques jours plus tard, sur la foi d'un des direc- leurs des travaux, nous annon- çions qu'on su decidait à faire placer des inscriptions dans les deux langues.Quelle n'est pas la surprise aujourd'hui, de ceux qui pas- sènt près du Bureau de loste ot qui voient que les murs montent, avec des inscriptions auglaises telles que * Customs \u201c Erected 1890 \u201d * Post Office \u201d mais aucune en français N'est-ce pas qu\u2019on se moque Lien de nous ?Qu'est-ce que nous sommes après tout ?De pauvres cannacks, des membres de la race inférieure, qui doivent se tenir à quat\u2019 patl\u2019s devant messieurs les anglais.Le lait est bien prouvé par la conduite des entrepreneurs.Le Courrier de mardi écrit ce qui suit sur ce même sujet : * Les devis des bureaux que le gouvernement fédéral fait construire en cette ville, exigent que les inscriptions sur la pierre, soient gravés dans les langues anglaise et française.Les entrepreneurs n'ont pas suivi les plans, et, malgré les re montrances du surintendant des travaux, M.Chenelte, ils ont persisté à mettre les inscriptions du bureau de poste en anglais seulement.Nous ne comprenons point cette obstination et ce mauvais vouloir des entrepreneurs qui sont pourtant des vcanadiens- français.Quelle peut être leur idée ?Nous signalons la chose à l'at- ivntion du gouvernement.Nous avons droit d'exiger que les inscriptions soient françaises et nous espérons que le département des travaux publics verra à ce que l'ouvrage soit [ait tel qu'il doit \u201cêtre.\u2018Que les entrepreneurs suivent les devis.\u201d Nous n'avons jamais vu les devis et, par conséquent, nous ne savons s'ils exigent que les inscriptions soient en anglais et en français, mais ce que nous savons c'est qu\u2019un des directeurs des travaux nous a dit\u2014et nous avons vu-\u2014que sur les plans du bureau ne figuraient que des inscriptions anglaises.Quoiqu\u2019il en soit, il faut remarquer que le Département des Travaux Publics a changé de maître dernièrement et les entrepreneurs veulent peut-être faire plaisir au nouveau chef qui est Un pur,un vrai membre de la race supérieure.Vrai, ce serait à nous faire regretter le départ de Sir Hector.Le roi règne et ne ouverne pas C'est le régime constitutionnel anglais : * Le roi règne et ne gouverne pas \" C'est-à-dire que le chef de l'état est une machine automatique qui ne doit marcher que d'après le conseil de ses aviseurs.Seulement, la Vérité, de Québec, dit qu\u2019il peut marcher sur ces conseils tant que ses ministres le conduiront dans la bonne voie ; il peut encore faire quelques pas dans une voix inconnue, même risquée ; mais il doit gagent ses ininistres devient évidemment mauvnise.Nous nous plaisons à repro- crier halte-là ! si la voie ou l\u2019eu- / duire ici les remarques de la Vérité sur le régime constitution- ! nel.Ces remarques sont dé-\u2019 pourvues de toute hostilité et sont à notre sens la véritable\u2019 expression de la conduite d\u2019un\u2019 chef d'état sous le régime anglais.\u201cSans aucun doute, dit ia l'é- rité, ce que l'on appelle le régime constitutionnel anglais ou le gouvernement responsable, veut que le chef de l'Etat, le roi on son représentant \u201crègne mais ne gouverne pas.\u201d C'est la base même du régime C'est, encore une fois, une base bien peu solide et pleine de dangers.Mais, au moins, tichons de donner a cette formule un sens quelque pen raisonnable.Le chef de l'Etat règne mais ne gouverne pas.C'est-à-dire que dans la direction de la politique ordinaire du pays il doit se laisser guider par l'avis de vonseillers qui jouissent de la confiance de la chambre populaire.Pour qu\u2019un pareil principe de gouvernement soit admissible, pour un chrétien, ou même pour un paien qui possède une notion vague de la responsabilité humaine, il ne faut pas le pousser trop loin.Car il est clair qu\u2019on ne saurait reduire le chef d'un Etat au rôle de simple automate, de machine à signer.Aucun homme ne peut se dépouiller ainsi de la responsabilité de ses actes.Celui qui, par l'autorité dont il est revêtu, donne aux projets de loi et aux mesures administratives leur force légale, ne pourra pas échapper, devant le tribunal de Dieu, à le.responsabilité de ves lois et de ces mesures.Il aura beau dire qu'il n'y n apposé sa signature que sur l'avis de ses ministres ; un te: plaidoyer ne vaudra rien devant celui qui jugera chacun selon ses actes à lui, et non point selon les actes des autres.Donc pour que le régime dit constitutionnel ne vienne pas en conilit avec la grande loi naturelle de la responsabilité humaine, il ne faut pas interpréter la formule : \u201cle roi règne mais ne gouverne pas \u201d de manière à réduire le chef de l'Etat au rôle d'automate.Cela serait aussi criminel qu\u2019absurde.Que le chef de l'État, en vue du bien général, se dépouille de sa propre manière de voir, pour y substituer ln manière de voir de ses ministres, dans toutes les questions libres ow indifférentes sn point de vue moral, cela se peut admettre.Que le chef de l'Etat soit libre échangiste ou protectionniste, selon que ses ministres sont libre-échangistes ou protectionnistes ; qu'il soit pour ou contre la construction de telle voie ferrée, pour ou con- tro telle politique agricole, finan- cière, industrielle, selon que les ministres, les chambres et le peuple sont pour ou contre, cela peut paraître humiliant pour lui, mais enfin ce n'est pas immoral.Mais que le chef de l'Etat ait le droit d'apposer sa signature à un projet de loi ou à une mesure administrative qui viole la justice et la loi de Dieu, cela ne se peut pas Aucune fiction constitutionnelle, aucune prétendue responsabilité ministérielle ne saurait y tenir.Que M.Augers laisse carte blanche à ses ministres dans tout ce qui n'est pas évidemment contraire au droit, dans tout ce qui n'est pas certaineme=nt illégitime, nons le voulons bien.Qu'il force la note jusqu'au point de leur permettre des entreprises risquées, le régime constitutionnel le veut peut-être Mais s'il s'aperçoit qu'il y a dilapidation du trésor publie, qu\u2019il se commet des vols, des détournements de foads, des malversations, il ne peut plus, en conscience», se ré- lugier dans le \u201c laisser-fuire.\u201d \u2014 6.dl ++ re Un dit que la session fédérale se terminera dans quelques jours.La session locale qui va s\u2019ouvrir bientôt ne permettra pas aux esprits de rester longtemps en suspens.\u2014\u2014-\u2014\u2014 rem UN EXEMPLE ! Sir Hector Langevin et M.Cochrane, M.DT.sont exonérés des accusations portées contre eux.Pourtant elles étaient nombreuses ces accusations et que de dilapidations ont été prouvées.MM.Langevin et Cochrane ont été déclarés innozents par des commissions d'enquête où leurs amis étaient en majorité L'exemple part de haut.Comment les journaux conservateurs peuvent-ils maintenant condamner Québec faire ses enquêtes à sa guise ?lit, d'après le mème procédé, qu'auraient-ils pu dire d\u2019un résultat identique à celui obtenu à Ottawa ?Et pourtant il y avait bien plus à critiquer au fédéral qu'à Québec.Nous le répétons le mauvais exemple vient de haut.\u2014\u2014\u2014 >.Jean Pèle Mèle le chroniqueur de la Minerre est revenu ll a rapporté avec lui une immense paire de ciseaux dont il fuit un grand usage.Ça se voit! \u201c LE PASSEPARTOUT \" \u201cNous venons de recevoir avec plaisir le Passepurtont, journal satirique et caricaturiste, publié à Sorel.Le Pussepartout nous revient après la vacance, gai et pimpant sous une toilette nouvelle, plus govailleur, plus mordant, mieux illustré et plus original que jamais.Le présent numéro contient quatre grandes caricatures politiques pleines de piquant et d'actualité : \u201c Les grandes ma- nœuvres de la flotte Dleue \" \u201c Hier, Aujourd'hui et Demain,\" La littérature est originale et pleine de vie, comique à se tordre, et sans vulgarité.Le prix réduit à un sou le met à la portée de tout le monde.Qu'on le lise il en vaut la peine.\u201d 0 Poèles à fourneau\u20146 patrons différents chez Rayvuoxo & FrènE, St Hyacinthe.qui veut QUELQUES CHIFFRES Les cinq comtés les moins peuplés du Dominion sont : Sunbury, N.B.5,700 Ristigouche N B.8,300 Trois-RivièresP.Q.8,300 Québec-Ouest P.Q.9,209 Laval P.Q.9,400 Ces cinq comtés envoient cinq tories à la Chambre des Cum- munes, quoique leur population collective leur donnerait à peine droit à deux.Voilà, avec le gerrymander, dans Ontario, comment le gouvernement tory se fabrique une majorité.i Les catholiques des Etats-Unis forment aujourd'hui un sixième 'de la population du pass.Le re- | recensement décennal de 1590 leur accorde 10,000,000 sur un chillre total de 60,400,000 dA HLS, Le remaniement des collèges électoraux basé sur le dernier recensement serait comme suit : Après Ja Aujour- redistri- d'hui bution Ontario 2 y: ! Quénec 65 65 ; Nouvelle-Ecosse 2t 20 « Nouveau-Brunswick 16 1 | Ile du P.-Edouard 6 5 Manitoba 5 7 Nord-Ouest 4 + | Colombie-Anglaise 6 0 \\ \u2014_ \u2014 213 213 1 La députation a Ottawa sera donc ainsi diminuée de deux re- | présentants au prochain parle- | ment.t ! \u2014 co \u2014\u2014 ~\u2014 La Vérité et le Triflnvien sont à | couteaux tirés.; Quelle charité chrétienne dans ces journaux qui se prétendent atholiques surtout, avant tout je plus que tous ?I \u2014.LA LANGUE FRANÇAISE \u2014 Discours pe M.ARMAND Hon.M.ARMAND \u2014Honora- bles messieurs.A l'occasion du présent bill, je dirai au ministre de l'Intérieur que son intelligent et laborieux prédécesseur disait dans son journal la Guzette, de Montréal : \u201c Lors même que la population anglaise de la cité de Montréal serait en majorité, cette majorité anglaise devrait apprendre le français.\u201d Durant la dernière sessions j'ai été heureux d'entendre l'honorable sénateur pour la division d'Inkerman, alors ministre sans portefeuille, faire renteutir dans cette honorable chambre, toute sa sympathie, toute son admiration pour nos lois françaises.Aujourd'hui, que des circonstances impérieuses l\u2019ont placé à la tète du gouvernement de la Puissance,ayons l'espérance qu\u2019il en fera autant si nos institutions, notre langue et nos lois étaient menacées.Car non, bien certainement non, nous ne nous soumettrions pas à un acte aussi inique ; bien certainement non, nous ne cesserions un seul instant de faire usage de l\u2019un des plus beaux privilèges que la constitution britannique nous accorde : celui de pétitionner.Jo suis persuadé que dans le parlement impérial, plus d'une voix se fern entendre comme autrelois, lors de la guerre d'indépendance des Etats- Unis, un membre se levant du sein du parlement anglais disait à ses collègues : Messieurs, si j'étais américain comme je suis ang'ais, non, jamais je ne 1 me soumettrais aux griefs que vous voulez leur imposer.Je suis persuadé que les nobles Anglais, les braves Ecosseis, les enfants de la belle et verte Érin, s'uniralent à nous pour prier notre auguste, notre gracieuse et bien-aimée Souveraine l'impératrice des Indes, celle qui préside si dignement aux destinées de l'Albion, aux destinées de ce puissant et brillant empire, qui toutes les fois qu\u2019il a voulu marcher avec son allié naturel, la France.ils ont émerveillé le imnonde de leurs victoires, et ont lait trembler les souverains et les gouvernements sur le sort qu'ils pouvaient leur faire, tel on vit dans la guerre de Crimée, après les batailles de Balaclava d'Inkerman, d'Alma et de Sébas- topol, les Russes l'air devant leur armée comme autrefois les Sey- thes devant Alexandre, comme autrefois devant Napoléon 1er, à son entrée dans Moscou, à l\u2019heure de l'incendie.Je termine.honorables messieurs, en déclarant que moi pour un parmi mes co-religionnaires quiont la conscience de leurs devoirs, parmi mes co-nationaux qui ont la conscience de leur position, je ne supporterais au- eun gouvernement qui ne voudrait pas faire usage des droits constitutionnels qui seraient en son pouvoir pour que mes coreligionnaires et mes nationaux jouissent dans la l\u2019uissance des memes droits, des mémes privilèges que jouissent dans ma province de Québec mes concitoyens protestants et d'origine étrangère.Je ne demande rien de plus.comme aussi Je ne demande rien de moins Je suis persuadé que si vela se faisait tout irait bien, tous seraient heureux, et je puis assurer la mère-patrie qu'\u2019aussi longtemps qu'elle sera fidèle à la foi jurée, qu\u2019elle sera fidèle à nous conserver ce qui nous à été garanti par la foi des traités, nous et nos successeurs répétons et 1épèterons à l'envie ces paroles si loyales, si sincères de nos devanciers : que le dernier coup do canon qui sera tiré en Amérique pour les intérêts britanniques le sera par un Ca- nadien-français.Oui, honorables messieurs, soyez certains, persuadés et con- vaineus que le mur le plus solide, le talisman puissant, que l'on puisse mettre entre les frontières dela l\u2019uissance du Canada et le colosse américain qui semble croître et grandir en traversant les âges et en s'avançant dans la postérité,est incontestablement la conservalion de nos institutions, de notre langue et de nos lois.Et s\u2019il m'était donné de dire à nos intelligents et industrieux voisins que s'ils avaient la conscience de leurs intérêts, ils donneraient au milion de mes compatriotes qui sont passés sur leur territoire pour y vivre et y mourir avec eux, la liberté de leurs institutions, de leur langue et de leurs lois.Je termine en déclarant que je suis convaineu que si jamais, dans la l\u2019uissance da Canada,des hommes intolérants voulaient nous frapper duns nos affections les plus sacrées ils recevraient de l'Empire un ultimatum analogue à celui que viennent de recevoir les habitants de l'île de Terreneuve qui voulaient violer le traité des pêcheries existant avec la France.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014}- + [mme Fournaises-Pour passage,chambre, etc, des meilleures manufactures chez Ravyoxn & Fuène, St Hyacinthe. LA TRIBUNE LES DARDANELLES La détroit ou canal des Dardanelles, l'Heilespont des anciens, qui joue de nouveau daus la politique européenne un rôle si considérable, sépare, comme on sait, l'Europe de l'Asie.Sa largeur, à proximité de l\u2019Archipel, ne dépasse pas deux kilomètres ; en quelques endroits, on peut le traverser à la nage ; à proximité de la mer de Marmara, le détroit atteint une largeur de neuf kilomètres.On trouve à l'entrée des Dardanelles deux petites forleresses appelées Chèteau-d'Europe oi Château-d'Asie, et un peu plus loin, deux autres petites places fortes, Bovalli-Kalessie et Nia- sara-Douroun, Abydos, cette dernière localité rendus fameuse par l'aventure de ITéro et de Léandre et aussi par le pout de bateaux que Xer- xès y fit jeter sur la mer.À l'extrémité nord-ouest du détroit se trouve Gallipoli, ce qui le fait appeler détroit de Galli- poli.Les ouvrages de fortification construits par les Tars à l'en- | trée des Dardanelles étaient déjà formidables au siècle dernier.On regardait comme presque impossible, le passage d'une llotte sous le feu croisé d: cette succession de batteries rasantes ou plongeantes.Ten 1307, les Anglais, sous les ordres de l'amiral Duek- worth, forcèrent le passage, mais on a su depuis que leur diplo- imnatie avait préparé l'affaire, de façon à rendre la défense illusoire.Dans les dernières années, une partie assez importante du budget ture a été employée à l'achat de canons d'acier et à la construction de nouvelles dé- feuses à l'entrée du détroit.Si cet argent n\u2019a pas été trop mal utilisé et si l'étroit passage entre les batteries est garni de torpilles sous-marines, comme on l'affirme, il serait extréime- ment difficile, pour ne pas dire impossible, de forcer le détroit, à moins de débarquer à proximité des troupes en assez grand nombre et de prendre à revers les défenses turques.re =\" A tamiste, fumiste et demi Un Américain achète 8,000 ci- ares à un lranc pièce, va trouver un agent d'assurances, et fait assurer sa marchandise.Deux ans après, les cigares étaient consumés ou consommés, l'Américain réclame à la Compagnie la somme de trois mille francs, déclarant que la marchandise avait été \u201c détruite par le feu,\u201d et ilexhibe, à l'appui de son dire, les signatures de plusieurs témoius honorables.La Compagnie se rebifte.On plaide.Le tribunal se voit obligé de donner raison à l\u2019assuré et condamne l'assureur aux paiements et aux frais.Outrée d\u2019une semblable iniquité, la Compagnie consulte le Code pénal, et fait assigner le fumeur facétienx du chef \u201c d'avoir mis volontairement le feu à vue marchandise assurée.\u201d Lt le tribunal, avec la même intégrité sereine que la première fois, condamne notre Américain à 90 jours de prison.\u2014\u2014 rs Poèles de cuisine\u2014Carrés et avec extension, Ranges elc pour bois ou charbon.\u2014Patrons nou- veauy,\u2014les plus économiques\u2014As.sortimenl complel chez Raymoxp & Fnènr, St Hyacinthe jadis Sestos et Deux suicides au Niagara On mande de Niagara Falls (Ontario) que deux suiciles ont eu lieu pendant l'après-midi dans le Niagara.Vers deux heures après midi, une femme inconnus, paraissant âgée de vingl-cinq aus, s'est jetée dans les rapides, en amont du Prospect Park.Un nommé Caheim, de Philadelphie, a sauté bravement à l'eau pour tâcher de sauver la pauvre femme, mais il n\u2019a pu y réussir, et il a failli se noyer lui-même.Deux heures après, à Luna Island, Un jeune homme que l\u2019on suppose être un barbier de New-York nommé Ileimlich, s\u2019est précipité dans le fleuve en s\u2019ecriant : ** Adieu, je m'en vais.\u201d (Ltelques secondes après.cet infortuné disparaissait dans les rapides.\u2014 +. vo -> M.Auguste Léger, candidat libéral à Kent, N.B,, vient d'être élu par 75U voix de majorité.Cette élection s'est faite en grande partie sur les questions féderales et la victoire des libé- |raux est extrêmement signilica- \u201ctive dans les circonstances.NOCES D'OR Sault au Récollet, Des parents et amis de ia famille Péloquin, arrivaient de toutes parts et en grand nombre, le ÿ courant, pour assister une grand\u2019messe d'actions de grâces qui a été célébrée avec pomp: Je lendemain, à l\u2019église du Sault au Récollet, par le curé de l\u2019endroit.Des treize enfants encore vivants qui composent la famille de Monsieur Charles Péloquin [aujourd'hui âgé de 71 ausJet de son épouse [âgée de G9 ans] soit 9 garçons et 4 filles, 8 garçons et deux filles assistaient à leurs noces d\u2019or, tous accompagnés de leurs enfants et petits-enfants, ces | derniers au nombre de 3 qui formaient la quatrième génération.Le nombre des desceadants uni à celui des autres parents et amis, dépassait unc centaine de personnes.Un sermon des mieux choisis pour la circonstance à été prononcé par le vénérable curé de la paroisse, le Revd.M.Beaubien, qui a su toucher par ses pensées profondes l'auditoire qui encombrait l'église.Après que l\u2019office divin fut terminé les heureux et respectables vieil- la-ds se sont, escortés de leurs parents ct amis, transportés à la résidence d\u2019un de leurs fils, M.J.3.Péloquin, it {hôtelier du Sault, où un banquet leur a été otl'ert par leur hôte.Inutile d'ajouter que M.J.13.Pé- lo Juin s\u2019est admirablement bien acquitté de la tâche.Après une adresse qui a été lue et présentée par le plus jeune des fils de M.l\u2019éloquin, la journée s\u2019est pas- séc en amusements variés.On n\u2019a pas ménagé, non plus, les felicitations et les souhaits de circonstance.Plusieurs santés ont été proposées et bues avec entrain, entr\u2019autres par quelques bons amis des héros du jour, Nommons MM.D.S.Brunelle, M.D.Montréal, Q.A.Fournier, N.DP.St Jean, P.Q., son fils, Q, O.Fournier, étudiant en droit, de la méme ville, W.Lamontagne, con- tracteur de Montréal, de plus MM.Damase Caron, élève du collège de St Hyacinthe, son frère, Alphonse, commis voyageur, de Montréal, tous deux potits-fils de M.et Mde C.Péloquin, ainsi que plusieurs autres.De riches présents et souvenirs ont été présentés aux heureux vicillards par les parents ct les amis.Parmi ces derniers figurent l\u2019honorable juge Bourgeois, autrefois de St Hyacinthe.Les héros de lu démonstration sont nés à St Judes, comté de St Hyacinthe, où ils ont passé la plis grande partie de leur vie.UN AMI DE LA NorE.++ {ip oo LE PETIT JOURNAL (Paris) SUPPLEMENT ILLUSTRE Le numéro 5 cts.On s\u2019abonne chez M.E.LASSONDE, 1608 Rue Notre-Dame, Montréal.AMOUR RESICNE Tout en elle est menteu-.Tout est frivole ; C'est chose fille Que lui livrer son cœur ! \u2014Ah ! comme c'est vrai ce que chante là le capitaine, dit d\u2019un ton convaincu l+ major Lefèbre en avalant d'an trait son verre de punch : C\u2019est chose folle Que lui livrer son cour! \u2014Sernit-ce la raison pour laquelle vous ne vous êles pas marié, major, demanda Un sous- lieutenant ?\u2014Mon Dieu, oui, et, puisque Nous sommes tous réunis ivi pour fêter ma nomination d'\u2019olti- cier de In Légion d'honneur, si vous désirez connaître l\u2019histoire, je suis prêt à vous la raconter.\u2014Nous vous écoutons, dirent i les ofliciers qui se rangérent en -cercle près du major.\u2014Duisse cette de legon aux jeunes.Dans tous les cas, la voici : \u201cEn 1863 j'étais lieutenant, en garnison à Laval.Dame! je wavaiz pas le L>don que je possède et passais, à tort ou à raison, pour un assez joli garcon.Parmi les jeunes beautés de la ville qui brillaient dans les bals et les soirées, au premier rang figurait mademoiselle Alice Le- tourneur, fille de I'an des riches bourgeois de Laval.Blonde, blanche, élancée, des yeux superbes, vif et riours, le sourire éclairé par de véritables perles, Un grand charme émanait de sa personne, aussi j'en tombai éperdument amoureux, Ayant quelque bien et désirant me marier, je lui fis part de mes sentiments, et fus assez heureux pour être agréé Deux mois durant, je jouis d'un bonheur parfait.Tadorais Alice, qui, chaque matin, avec un sourire divin, me répélait qu'elle m'aimait et voulait être ma femme.Sur ces entrefaites, deux mutations se produisirent dans le régiment, et, à la 3e compagnie du 2e bataillon, nous arriva un jeune sous-lieutenant, monsieur linoul de P\u2019réval.Bien élevé, la moustache en croc, les dents d'un blane laiteux, la parole facile, très élégant et riche, monsieur de Préval devint bientôt la coqueluche de toutes les femines.Alice et moi devions nous marier le 15 du mois de décembre.Or, il advint qu'à l'occasion de la date mémorable du 2, pour faire sa cour à l\u2019empereur, le préfet donna un grand bal.Naturellement les ofliciers de la garnison et l'élite de la ville y furent invités.La soirée brillait de tout son éclat, quand, revenant de l'amer une cigarette, j'aperçus dans la serre, assis sur un divan, Alice let M.de Préval.Sans être guidé par un sentiment de jalousie, indigne de mon caractère et de celui de ma f'u- ture femme, mu simplement par la curiosité, à la faveur des palmiers nains et des fougères d'Australie, je me glissai derrière eux et j'entendis ces mots : \u2014Je vous aime de toute mon Ame, disait-elle, mais je ne sais comment dégager ma parole.\u2014Vous ne pouvez pourtant pas épouser un être de cette espèce qui vous rendrait malheureuse\u2026 Il fait aviser a 1 plus tôt \u2026 Voulant éviter le scandale, je me retirai sur la pointe du pied et je sortis de la serre sans avoir été aperçu ; mais j'étais bien décidé a ne pas laisser offense impunie Je comprimai les élans de mon cœur et la rage qui me rendait fou et, vingt minutes après, dans l\u2019intervalle de deux contredanses, touchant du doigt le bras du sous-lieutenant, je lui dis en le regardant bien dans les yeux : \u2014A quelle heure, demain matin, deux de mes amis auront ils la chance de vous rencontrer chez vous.monsieur de Préral ?\u2014Pour quel motif, mon lieutenant ?\u2014Je viens de connaître, à histoire servir l'instant, vos projets concernant mademoiselle Letourneur\u2026 \u2014Ah ! \u2014Ne vous semble-t-il pas que ; l'un de nous deux soit de trop ?\u2014Dès huit heures, vos amis pourront se présenter chez moi ; ils m'y trouveront avec témoins, répoudit-il en s\u2019inclinant.Le lendemain, à midi, nous étions sur le terrain.L'épée ayant été choisie pour arme de combat, à un siganl donné nous tombämes en garde.À la première passe, je lus légèrement eflleuré au poignet, mais, à la seconde, je ripostai par un coup droit et ma lame traversa, de part en part, la poitrine de monsieur de Préval.Atteint en plein cœur il tomba comme une masse.lluit jours après, mademoiselle , Letourneur entrait en relixion.Quand éclata la guerre franco- mée du Rhin ef gagnai ma eroix de chevalier à la sanglante ba- \u2018taille de Stl'rivat Lors de sonnieren Allemagne, mais je refusai de signer le revers et parvins à 3n'échapper., Rentréen France, le gouver nement de la Défense Nationale m'envoya au lt corps qui prit une part glorieuse aux combats livrés devant le Mans.Quand l'armée fut oblirée de battre en retraite et de se replier vers l'ouest, à Sillé-le Guillaume, je reçus un éclat d'obus daus l\u2019épaule gauche, et l'on m'évacun sur Laval.Le lendemain de mon entrée à l'hôpital, davs la religieuse qui assistait le médecin pour soigner les blessés, quelle ne fut pas ma surprise de reconnaître mademoiselle Alice Letourneur ! Malgré sa figure émaciée et extatique elle était toujours jolie ! Lorsque le chirurgien fut retiré et le pansement achevé, tournant vers moi ses grands yeux remplis de tristesse elle me dit : \u2014J'ai été la cause d\u2019un épou- rantable malheur et vous ai fait à vous-même beaucoup de chagrin.Me pardonnez-vous ?\u2014Non, lui répondis-je, car moi, je n'ai jamais cessé de vous aimer\u2026 Et je vous aime encore ! II me sembla voir une larme perler au bord de sa paupière au moment où elle baissa la tête en se retirant.Une fois ou deux, durant mon séjour à l'hôpital, je distingnai sa cornette blanche au fond de la salle, mais elle ne reparut pas à mon lit, Depuis, je n'en ai plus entendu parler.Quand je prendrai ma retraite, dans un an, j'irai m'installer à Laval, dans une maison ayant un jardinet sur les bords de ln Mayenne.Je tiens à finir mes jours dans la ville où, un moment, j'ai goûté les délices de l'amour partagé\u2026 Comme vous le voyez, on est bête à tout âge.Mais que mon exemple vous profite, jeunes gens .Ne vous fiez jamais aux douces paroles des femmes, dit le major en se versant un nouveau verre de punch !\u2026.\u201d \u2014Eh! major, qui sait, reprit le capitaine Gauthier, après un instant de silence, quand vous serez là bas à Laval, le souvenir aidant.peut-être vous déciderez- à faire souche de famille et à prendre femme ?\u2014Non ! répondit-il, jamais ! ! HENRI DATIN.\u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014 ON.SUCRBES 1a 41! 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