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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 1 novembre 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La Tribune : journal hebdomadaire, 1895-11-01, Collections de BAnQ.

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[" 1 \u2019 Assembl be Logislutivé À \" TX 4 Ges A dA ie Th + ge Qu M NS Je AY Ji [ii nite by LT K nes des PORTE Mere ie) ca Vol.8.FEUILLETON LA VEUVE \u2014DE \u2014 MIGUEL.DEUXIEME PARTIS : LES DEUX GOUTTES DE SANG XI-\u2014-LES ANGOISSES D'UNE MÈRE ( Suite) Dolorès était rentrée dans la maison où habitait Marcus.Ce dernier, on ce le rappelle, occupait un petit appartement de garçon eur l'avenue des Champs Elysées, et, d\u2019après l'ordre de sa mère, le cocher avait mené la voiture dans cette direction, pendant la conversation de Dolorès et d'Anna.Bien qu'elle ne fit jamais venue chez le jeune homme, Anna s'était trop souvent fait décrire la maison et l'appartement, soit par Frasquita, qui s\u2019y rendait quelquefois pour prendre les lettres que Marcus adressait à sa mère, soit par Juanita, qui s\u2019y transportait en pensée, sur l\u2019ordre de celle-ci, pour qu'elle eût besoin d'aucun renseignement.Il était lard.Les concierges étaient couchés, les becs de gaz de l'escalier étreints.Aucune circonstance ne pouvait être plus favorable, et la veuve de Miguel passa sans être vue ni entendue devant la loge, puis monta les cinq étages qui menaient chez son fils, a travers l'obscurité, avec la même certitude que si la maison, l'escalier, tout lui eût été familier depuis lougtemps.Arrivée sur le palier.elle s'arrêta saus hésiter, devant celle des trois portes qui etait ln porte de Marcus, introduisit dans la serrure Ja double clet qui ne la quittait jamais que pour passer dans les mains de Fiasquita, lorsque Frasquita venait, prendre les lettres de Marcus, et Dolorès se trouva chez son fils.Une obscarité profonde y régnait, asi qu'un silence absolu.Cette obscurité et ce silence oppressèrent cruellement la pauvre mère, qui les peuplait tous ra fièvre de terreur, des plus terribles appréhensions.Marcus n'était-il pas rentré encore ?Et alors, que fai- eait-il depuis qu'il avait quitté, en proie au désespoir, la fausse Yendredi 1er Novembre 18395.Anita! Prise d\u2019une angoisse terrible, Dolorès ch-rcha de quoi faire de la lumière ; enfin, elle aiteignit nue table où elle sentit une bougir, et, près de la bougie, une boîte d\u2019allumettes, et fit enfin de la lumière, Marcus n\u2019était pas chez lui.La pendule sur la cheminée marquait plus de minuit.Il y avait bien une heure au moins, qu'il avait quitté la sœur d'Anita.Pourquoi n'était-il pas rentré ?Que fai- saît-il ?Dolorès resia là, debout, regardant ce qui l'entourait, sans rien voir, l'oreille tendue, écoutant le bruit de chaque voiture attardée qui passait sur l'avenue.Tout à coup, elle tressaillit.violemment, et il lui sembla que le mouvement de son cœur s\u2019arrêtait.Elle avait entendue l'écho sourd du battant de la porte cochère qui se refermait.Maintenant, un bruit de pas montait jusqu'à elle, à travers la cage de l\u2019escalier.Enfin, on s'arrêta, une clef tourna dans la serrure, et Marcus poussa un cri de surprise en voyant de la lumière, et en se sentaut dans les bras de sa mère.\u2014Toi ! toi! ici, balbutia t-il.\u2014Oui, mon fils chéri, répon- dit-elle toute livide des terribles avgoisees qu\u2019elle venait de savourer, pendant cette attente, qui lui avait paru d\u2019une longueur incomparable, et j'étais bien inquiète de ton absence.\u2014Il y a longtemps que tu es là ?; \u2014Oui, longtemps! \u2014 Mais comment es tu venue ?Comment se fait-il ?\u2014Ne enis-tn pas qu'il y a quelqu'un qui possède une clef.\u2014U'est vrai.Je n\u2019y pensais pas.\u2014 Je l'ai empruntée, et me voici! \u2014Oui, mère, te voilà! c'est le viel qui t'envoie.\u2014Ne t'avais-je pas dit qu\u2019avant huit jours.\u2014Ea «ffet.Tout en parlant ainsi, en phrases interrompues, Dolorès étudiait le visage du jeune homme, y suivait la trace de son chagrin, de son désespoir, dont la vue la poignardait.\u2018-C'est pourtant moi, moi, sa mère, qui suis l'auteur de toute cette souffrance, pensait-elle C\u2019est moi qui brise aon cœur de la sorte, et je le dois ! À travers son émotion, à rra- vers toutes les passions terribles Ah! qui soulevaient çon âme et ten- duient ses nerfs, quelque chose de doux et de bou la pénétrait.N'était-ce pas son fils qu'elle voyait, qu\u2019el'e entendait.Pour une minute, elle oublia tout le reste, n\u2019éprouvant qu'uu besoin immense de le consoler, de lui adoucir la douleur qui le torturait.\u2019 \u2014Tu es malheureux ?lui dit- elle tendrement.\u2014Oh ! oui ! fit-il.\u2014Qu'\u2019as-tu?Ne me cache rien.\u2014Oui, je te dirai tout, tout, chère maman.Elle s'appuya au dossier d'un fauteuil, comprenant qu'elle devait d'abord l'écouter avant de parler elle-même ; soalagée au fond d\u2019une horrible anxiété, devinant qu'à présent qu\u2019elle l\u2019a vait vu, il ne se tuerait plus; sentant bouillonner en eilu- même trop dea passion pour ne pas croire qu'elle lui infuserait un peu de cette passion dans les veines, et qu'elle arriverait a effacer en ce jeune cœur, la trace de cet amour maudit.Marcus, avec ce besoin de parler qui dévore tous les amoureux, surtout quand ils sont malheureux, par celle qu\u2019ils aimeat, se mit À raconter à sa mère la scène à laquelle nous avons assisté entre Anna et lui.\u2014Eh bien, lui dit froidement Dolorès, il fallait s\u2019y attendre.\u2014BS'y attendre! s\u2019écria til Ah l\u2019on voit bien que tu ne la con- Nails pas, que tu n\u2019as jamais vu Mlle Rivadarcos, entendu la voix d\u2019Anita lu dans ses beaux regards, où brillent l'esprit et le cœur, la bonté et la sincérité Aussi, même après ce qu'elle m'a dit, répété pendant une heure, je me demande si je ne suis pas la victime de quelque cauchemar, ou si je ne suis pas devenu fou, comme Juanita Pest devenue.Marcus avait caché sa tête dans ses mains.Tout à coup, il sentit deux mains froides qui saisissaient les siennes ; il releva la tête, cédant A cette pression, et resta muet, à la vue de sa mère, dont le visage était empreint d'une solennité et d\u2019une expression de douleur et de résolution farouche, qu\u2019il ne lui connaissait pas encore.\u2014 Mon file, t-elle lentement, je te répète qu'il fallait s\u2019y attendre.Nul ne peut renier le sang qui coule dans ses veines, et quand tu sauras la vérité, tu Alors, |.diras aves moi: \u201c Tant mieux que cette Auitade mes rêves n'ait existé que dans mes rêves ! Tant mieux qu\u2019elle se eoit mon - trée indigne du mon amour.J'en souffrirai moins, et je pourrai accomplir mon devoir avec moins de déchirement.\u201d \u2014Explique-to1.\u2014Oni, mon fils, le moment est arrivé de nous expliquer, d'arracher les derniers voiles dressés entre la réalité et toi! Ecoute-moi bien.Elle se rapprocha encore de lui, baissa la voix et commença ainsi : \u2014Je l'ai prévenu que tu ne portais pas ton nom, et je t'ai toujours tu le nom du misérable qui a assassiné ton père.\u2014Oui, tu devais me le révéler un jour \u2014Ce jour est venu.Marcus sentit un frisson glacé qui courait dans ses veines, comme il arrive quelquefois à l'approche des grandes catastrophes.Cependant, il voulut réagir, et dit : \u2014Parle donc! Que quelque saint et terrible devoir donne un but à ma vie, et me prête la force de la supporter, car sans cela.\u2014Ton pére s\u2019appelait Miguel Mussagaray, et toi tu l'appelles Pédro, sauf, ce détail), tu sais des tiens toute l'histoire lugubre et sanglante.Muintenant, il me reste à te Lommer l'assassin, celui que tu as juré de m'aider à frapper, à punir.\u2014Quel est-il 7 \u2014Ne l\u2019as-tu pas deviné ?\u2014Non, \u2014Il s'appelle Rivadarcos, il est banquier, et c'est sa fille que tu voulais épouser ! Sous cette révélation inattendue, Marcus chancela, puis il regarda sa mère, se demandant s'il avait bien entendu, s\u2019il n'était pas dupe de quelque hallucination.\u2014Ta comprends, poursuivit Dolorès s'arrétant, que mademoiselle Rivadarcos eût-elle été le modèle idéal de toutes les verlus qu\u2019on désire dans une jeune fille, tu ne pouvais unir le sang de la victime au sang du bourreau, le sang de Miguel au sang de Lopez ! \u2014Oh ! mon Dieu, balbutia le jeune homme, qui sentit à ces mots tout son amour gonfler son cœur dans ca poitrine.Dolorès se tut ane seconde, et ajouta: No 28 \u2014Le fils prêt ?Une sueur froids couvrait le visage de Marcus.\u2014Ainsi, dit-il, cet homme près de qui j'ai vécu deux ans, qui m'a accueilli avec bonté, qui m'a confié son honneur, ea ne me cachant rien de sa ruine probable et de ses efforts pour conjurer le péril, cet homme.\u2014Cet homme ést l\u2019ex-xénéral Lopez, le complice de Rosas, cet homme est celui qui a arraché ton père du mes bras, pour ordonner froidement la mort d\u2019un am à qui il devait tout, joignant l'ingratitude basse au crime hideux, cet homme est celui qui a fait torturer des enfants, et les a rendus à leur mère fous ! \u2014Et Mme Rivadarcos m\u2019appelait déjà son fils ! \u20148onge à Miguel! Songe à Juanita! Songe à moi ! Marcus se laissa tomber eur un siège.Il paraissait anéanti.\u2014Mon fi's es-tu prêt ?répéta Dolorès.Il y eut une courte et cruelle lutte daus ce cœur, où tous les sentiments se combattaient : l\u2019amour, la haine, la reconnaissance, la pitié, l'obéissance filiale le respect des serments faits.Comme au bord d\u2019un abtmo qui attire et repousse à la fois Il y avait du vertige dans ce cerveau et la gneene d'ane immense douleur.\u2014J'attends! dit encore Dolo- rès, avec une douceur étrange et qui annonçait pourtaut aucune faiblesse, aucune diminution de volonté \u2014Je suis prêt, dit enfin Marcus.Ma mére qu'exigez-vous de moi ?\u2014Ton devoir ! \u2014Je l'accomplirai.Quel est-il ?Une lividité cadavérique avait envahi son visage.\u2014Commandez! J'obéirai, dit- 11 encore.\u2014Tu renonces à Mile Riva- darcos ?\u2014J'y renonce ! autre chose ?\u2014Et Lopez ?Et l'assassin ?de Miguel est-il Exigez-vous \u2014Faut-il le frapper moi- même ?\u2014Oui.\u2014J'obéirai.(Acontimuer.) \u2014\u2014\u2014\u2018 > ++; Il y a eu quarante-neuf ans, le 19 septembre dernier que la Très Sainte Vierge est apparue à Lourdes, France, à la Bienheureuse Bernadette Sonbirous.i iggy eee quant ser ne aes an ae TRIBUNE.\u2014 \u2014 LETTRE P4S10RAL \u2014DES\u2014 Pères du premier Conoîle Provin- c1al de Montréal sur la presse NOUS, par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêque et Evêques de la province ecclésiastique de Montréal.Au clergé séculier et régulier, aux communautés religieuses et à tous les fidèles de la dite province, salut et bénédiction Apostolique.Nos très chers Frères, Les travaux du premier Concile provincial de Montréal sont terminés.Unis dans une même pensée, une même prière, Nous avons cherché, sous le regard de Dieu et avec l'assistance de son Esprit de conseil et de lumière, les moyens les plus aptes à vous affermir de plus en plus dans votre foi, dans l'observation des lois divines et dans le respect de la discipline ecclésiastique.La majesté du culte, la sainteté du clergé, la perfuction des religieux, le développement des œuvres d'éducation et de charité, enfin quelques-unes des grandes questions sociales agitées à notre époque, ont été l'objet particulier de notre attention et de notre sollicitude.Les résultats de ces travaux et les décrets qui les résument devront être soumis à la sanction .du Pontife Romain, chef de l'E- glise universelle, avant d'être promulgués et portés à votre connaissance.En attendant, Nos Très Chers Frères, Nous venons, avant de \u2018Nous séparer, vous\u2019 entretenir sur l\u2019an des sujets les plus graves que l\u2019on puisse traiter à l'heuru présente.Nous voulons parler de la presse, instrament puissant d'instruction, de moralité et de progrès, mais aussi, hélas ! dans bien des cas, cause de périls pour les âmes, de scandales et de ruines pour la £o- ciété.Bien souvent, du hant de la chaire et dans Nos lettres pastorales, Nous avons rappelé aux écrivains, particulièrement aux journalistes, les devoirs multiples qui leur incombent, s\u2019ils veulent demeurer fidèles à leur mission; mais Notre affection pour vous et Notre ministére Nous imposent l'obligation de vous parler de nouveau de cette question d'une suprême importance.Suivant la remarque d\u2019un illustre pontife, la cause \u201c que \u201c Nous servons 1ci, est la cause \u2018* de la religion, de la moralité \u201cet de la vertu.Nous croyons \u201cque c'est la cause do tous.\u201c Nous défendons la pureté des \u201c âmes, l'innocence de vos en- \u201c fants, l'honneur de vos famil- \u201c les, la grandeur de notre pays.\u201c Nous sommes ici sur des hau- \u201cteurs où notre droit et notre \u201c devoir ne peuvent être contes- \u201c tés par personne.Nous sommes \u201csur un terrain où les partis \u201c n\u2019existent plus, où tous les \u201ccœurs honnêtes doivent s'en- \u201c tendre et s'unir.\u201d 1 DES DEVOIRS DE LA PRESSE L'influence de la presse pour -1&bien est considérable.Elle a \u2018f&vorisé le progrès matériel, elle l\u2019a encouragé.soutenu vaillamment daus ses luttes, exalté dans ses conquêtes et elle n\u2019a cessé de mettre à son service sos re- Vues périodiques et ses journaux quotidiens.Les beaux-arts ont aussi reçu de la bonne presse un élan vigoureux et un pnissant appui.Elle a contribué largement au progrès de l'agriculture du commerce et de l\u2019industrie.La science elle même, sous toutes ses formes et A tous ses degrés, a été, grâce à la presse, vulgarisée et mise à la portée des intelligences les plns ordinaires.Nous lui devons enfin, du moins en grande partie, l\u2019heureux rapprochement entre des ponples autrefois presque complètement étrangers les uns aux autres Mises, par elle, en communications intimes et journalières, les diverses nationaiités se sont mutuellement aidées et fnrtifiées.Echangeant entre elles, non seulement les produits du sol et de l\u2019industrie, mais encore les résultats de leur expérience, leurs divers systèmes scientifiques, leurs vues et leurs programmes en matière d\u2019éducation, de politique et d'économie sociale, elles ont trouvé, en cet ensemble de connaissances universelles, des moyens plus efficaces d'amélioration et de progrès.Supprimer la presse, serait donc faire disparaître l\u2019un des leviers les plus puissants de cette civilisation nniverselle vers laquelle la génération contemporaine se porte avec uue ardeur infatigable et comme par un irrésistible besoin.Cependant, on ne saurait lui laisser une liberté détastreuse au bien des individus et à celui des sociétés, Il est nécessaire que la presse soit guidés et surveillée.Elle démeure soumise aux lois divines et humaines.Elle est liée par de graves devoirs, devoirs sacrés qui ne mutilent pas sa liberté, mais lui fixent simplement des limites légitimes et honorables et lui tracent la ronte à suivre ai ello ne veut pas s'égarer fatalement.Ces devoirs de ia presse sont de diverses sortes.Elle en a surtout de particuliers à remplir dans les questions religieuses, dans celles de la politique et dans le choix et la rédaction ds faits et nouvelles dont, chaque jour, elle couvre ses colonnes.EI Le pouvoir juridiotionnel que possède l'Eglise de Jésus-Christ n\u2019est prs soumis à la volonté populaire.Par son origine in- médiate, son objet et sa fin, il est supérieur à tout pouvoir humain.Personne n\u2019a donc le droit d'en entraver l'action, ni de s'en constituer le juge.Rappeler ces quelques principes, Nos Très Chers Frères, c\u2019est tracer d'avance le rôle de la presse catholique, c\u2019est poser les fondements de ses grands do- voirs envers la eaiute Eglise.Lo journal catholique, quelle que soit d'ailleurs la reison de son existence, ou sa couleur politique, ne doit jamais daus ses articles éditoriaux, ses correspondances, les faits qu'il relate, les nouvelles qu\u2019il publie, attaquer l'Eglise, ça divine origine, la légitimité de ses pouvoirs, la suprématie de son autorité, l\u2019infaillibilité de ses enseignements, 1a prudence et la eagesso de sa direction.Il 8ait respecter en \u2018toute circonstance, le sacerdoce, sa mission, ses représentants, ses œuvres, et se garde bien de dire quoique ce soit: qui serait de nature à le discréditer, à diminuer \u2018 4 + son influence gociale, à l\u2019entraver dans l'exercice de ses droits ot de see devoirs.Mais il est\u2019des moments on le journal catholique ne peut pas se contenter d'une soumias- sion négative à l'Eglise.Quand arrive l'heure de la lutte, de la calomnie, de la persécution, il doit affirmer publiquement sa foi et son allégeance à l'autorité religieuse.L'écrivain ambitieux do rem plir fidèlement ce rôle difficile, doit unir à la science beaucoup de modération et de prudence.Il est souvent dans la nécessité de se prononcer et de former l'opinion publique sur les questions 1es plus variées et les problêmes les plus délicats de l\u2019histoire, de l\u2019économie politique et des scionces sociales.Il lui faut donc les bien connaître, étre en mesure de les exposer avec clarté et de réfuter victo- torieusement les objections qu\u2019on lui oppose Et pour cela, l'étude est nécessaire, une étude sérieuse, approfondie, constante.S'\u2019a- git-il de traiter des sujets rela- tifsà la doctrine, qu'il ne s\u2019en rapporte pas à ses seules lumières, mais qu'il eache consnlter ceux qui sont les dépositaires de la foi et ses défenseurs auto- Tisés.La modération exige du joar- naliste qu'il évite les exsgéra- tions dangereus-s, les confusions regrettables et les écarts de langage.Elle demisnde encore qu'il sache respecter chez l'adversaire, les idéts et.\u2019les opinions que l'Eglise n\u2019a jamais, soit par ses pontifes, soit -par ses docteurs, déclarées confraires au dogme, à la morale où à la discipline.La prudence, enfin, veut qu'on ne soulève aucune discussion personnelle, qu'on ne transforme pas en questions de principe, des questions accidentelles ou purement historiques, et surtout qu\u2019on ne parle jamais au nom de l'Eglise.Ce n\u2019est pas à dire que l'autorité désavoue les journalistes qui se font les généreux defenseeurs de ses droits et de ses libertés ; au contraire, elle les encourage.les bé- nitetne cesse de leur adresser des avis et des directions.\u201c Mais elle tient à ne pas se rendre solidaire d\u2019une institution qui, imposée par les circonstances et née de notre organisation moderne, présente des inconré- nients.Par 13, du reste, I'Egiiso laisse à la presse catholique une latitude que ne sauraient avoir des organes officiels.\" Il est un autre devoir sur lequel Nous voulons insister, et que les Souverains Pontifes ont maintes fois rappelé et inculqué davs de solennels moments.Dans une lettre à Monseigneur l\u2019Archovêque de Tours, Léon XUI arésumé admirablement les enseignements de l'Eglise à ce sujet.\u201d \u201c Il est constant el manifeste qu\u2019il y a dans l'Eglise deux ordres bien distiucts par leur nature ; les pasteurs et le troupeau, c\u2019est-à-dire les chefs et le peuple.Le premier ordre a pour fonction d'ensciguer, de gouverner, de diriger les hommes dans la vie, d'imposer des règles ; l'autre a pour devoir d\u2019é- tre soumis au premier, de lui obéir, d'exécuter ses ordres et 14 res NES de lui rendre honneur.Que si les subordonnés usurpent le rô- le de supérieur, c'est de leur part, non eeulement faire un acte d'injurieuse témérité, mais encore c'est bonleverser, autant qu'il est ec eux, l\u2019ordre &1 sagement établi par la prévoyance du divin Fondateur de l'Eglise.S'il se trouvait par hasarl, dans les rangs de l\u2019épiscopat, un évêque ne se souvenant pas assez de sa dignité et paraissant infidèle à quelqu'une de ses saintes obligations, il ne perdrait, malgré cela, rieu de ses pouvoirs, et tant qu\u2019il demenrerait en communion avec le Pontife Romain, il ne serait certainement permis à personne d'affaiblir, en quoi que ce soit, le respect et l\u2019obéissance qu\u2019on doit à son autorité Par contre, scruter les actes épiscopaux, les critiquer, n'appartient nullement aux partieu- liers, mais cela regarde seulement ceux qui, dans la hiérarchie eacrée, ont un vouloir supérieur, et surtout le Pontife su- prème ; car c\u2019est à lui que Jésus- Christ a confié le soin de paître partout, non seulement les agneaux, mais encore les brebis.Tour au plus, quand les fidèles ont de grands sujets de plainte, leur est-1l permis de déférer la cause entière au Pontife Romain, pourvu toutefois que, gardant la prudence et la modération conseillées par l'amour du bien commun, ils ne se répandent point en cris et en cbjar- gations, ce qui contribue plutôt à faire naître les divisions et les haines ou certainement à les augmenter.\u201d XH La presse, eu sa qualité de puissance inteilectuelle, constitue, en politique surtout, une espéce d'aristocratic.Elle est, à la fois, le cu.trôle des pouvoirs, la protection des minorités, l'au- xilisire du législateur, le miroir de l\u2019opinion publique, la la.miére et le guide des él2cteurs De là, des devoira dont la gravité n'est peut-être pas toujours comprise.L'esprit de parti, l'am bition, l'intérêt personnel font, trop souvent, du journal un instrument d'injustice, de mensonge et de séduction.Les gouvernements oat une lourde responsabilité ; c'est à eux qu\u2019il appartient de sauvegarder et de promouvoir les intérêts de la nation.Dépositaires d'une autorité, dont ils ne sont pas la source, ils sont tenus de ne s\u2019en servir que dans les li- miteset pour les fins fixées par l\u2019auteur et le modérateur suprême des sociétés Administrateurs et dispensateurs des trésors de l'Etat, ils doivent les employer avec prudence et économie pour le bien commun, Ils ont encore l'obligation d\u2019éloigner les indignes des emplois publics, et de ne choisir que des hommes capables, par leurs talents, leurs aptitudes et lear intégrité, de les remplir honora - blement.Dans l\u2019accomplissement d\u2019obligations si nombreuses ot si diverses, les fautes et les abus sot si faciles.Il cat donc bon et utile que les gouvernements responsables soient tenus constamment sous l'œil du peuple, afin que celui-ci puiese les observer, les étudier, les louer, les blâmer et au besoin les forcer au respect de la justice ot da droit.! We BRUNE AS 3 .ASU AIT MN ~via + AA © à IIPS © C'est le rôle de la presse.Kile doit surveiller les hommes d'E- tat, mettre le peuple au courant de leurs actes publics, de leur manière de gonverner, de leurs projets et de leurs tendances.La presse représente aussi le droit ; elle fuit entendre, quand les circonstances l\u2019exigent, sa voix indignée, elle proteste avec énergie, lutte avec courage, soulève, en les maintenant dans les bornes de la modération et de la justice, les légitimes réclamations de tout un peuple, et finalement, c'est la raison qui l\u2019emporte, c'est le droit qui triomphe.On ne saurait le nier, lorsque la presse a devant elle des méfaits à redresser, des abus graves à signaler, des compromis désastreux à prévenir, son devoir c\u2019est le combat quotidien, et sa mission c'est d'empêcher que l'égoïsme et l\u2019improbité ne fiuis- sent par compromettre les inté- réts les plus chers de Ja nation.Cependant, si tous les partis politiques,sous la forme des gouvernements constitutionnels surtout, ont besoin de journaux qui soient leur organe auprès du peuple, l'expression fidèle de leurs idées, le soutien et les défenseurs de leur programme et les coopérateurs de leurs luttes, il n'en est pas moins vrai, Nos Très Chers Frères, qu'il n'est jamais permis de sacrifier le bien public au bien privé, ni de pousser le dévouement aû parti au point de violer le droit et la Vérité.Ainsi donc, le journal est tenu d'apporter dans ees discussions beaucoup de réserve, et de ne pas combattre systématiquement des mesures nécessaires et utiles au bien du pays, à sa paix et à son développement.En toute circonstance, le journal politique doit encore avoir pour règle de conduite le respect de l'antorité et celui de ia magistrature ; il doit éviter tout ce qui serait de nature à diminuer, chez le peuple, ce respect si nécessaire au bon fonctionnement de l\u2019État, à l'administration de la justice et, par suite, c\u2019est pour lui un devoirimpérieux de s\u2019opposer vigoureusement à l'ordre social.(A continuer) or > +025 \u2014\u2014\u2014 MOISE RAYMOND Chapelier et Manchonnier, No.169 Rue Oascades Place du Marché ST-HY ACINTHE.\u20140- SPÉCIALITÉ DES PELLETERIES.Manteaux, Casques, Manchons et tous les articles eu pelloteries faits sur commande.Réparations des polloteries et préparations spéciales pour éloi- guer et détruire les mites.MERCERIES.Choix et assortimont complet dans les dernières nouveautés et les meilleurs gouts.M.Raymond a 20 ans d'expérience dans ces articles.Il a travaillé dans les maisons les plus importantes de Montréal.N.B.\u2014Les personnes qui ont à faire réparer des fourrures, devront les confier le plus tôt possible àL M.Raymond.Ne manquez pas de faire une visite au magasin de M.Raymond pour vos pelleteries et fourrures pour l'hiver qui nous arrive.Plano A vendre & sacrifice, un magniti- que piano, (73) presque neuf, s\u2019adresser au bureau de LA TRIBUNE. 41æ population émervetllee DE LA GUÉRISON DE M.METOALFE DE HorNINa MILLS Souffrant beauroup de la sciatique pendant des années il étail devenu très infirme.Pndaut der ans il ne pouvait faire aucun travail Les Ftlules Roses du Dr Williams le rumenèrent à la santé, Extrait du \u201c She burue Fco- romist : \"\u201d L'avcomplissement du & rvive téléphonique lo-al entre Shel burne et Huaroing's Mills par MM.John Metcalfs H OH.Mar- lait, annon é6 dans nos co'onnes tout récemment, a été l\u2019occasion quia porté à la contui-sunce d'un representait de \u201c l\u2019Econo mist,\u201d la guérieou remarquable, 11 ya que'ques temps de M.Metcalfe le principal promoteur de la ligne.Pendant deux aus environ DM.Metcalfe to: ffrait terriblement de la sciatique, et était incapable de travailler.N\u2019étant pas forcé de garder complètement le lit, il était si infirme, que la forme courbée, qu'il montrait pendant qu\u2019il s\u2019avançait en boitant dans les rues, excitait une sympathie générale.La douleur se faisait sontir dans tique était jamais re: enue : \u201coni, une fois on d.ux, répondit M.Metcalfe,\u201d après tn'être exposé, mais je garde toujours quelques pilal s pour m'en servir dans ces ocenrions «telles me remettent wieux M.Met alle, qui est âgé de 52 ans est daus lv commerce de fleur «t d- provisions, et, comm» preuve qu'il peut faire une aussi bonne journée de tra- «ail qu'anpac«vant, nous pou- tous dire que la plus grande partie de l'ouvrage eu rapport avec l'r ction des six milles de ligne de téléphoiwe a eté fute par lui même M Metealfe, cita aussi plusieurs autres exemples OÙ ceux qui avaient fait veage des Pilules Roses avaient obte nu un graud bien, parmi lesquels se trouve une dame d'Hor- ning's Mills.L'Econowist, con- nalt un grand nombre de cas à Shelburne où la guérison a suivi l'usage de ce remède très bien connu.Le public est misen garde contre les imitations et les subs- titations, qu\u2019on représente comme * aussi bons.\u201d Ces médicaments ne sont vendus que par des détailleurs sans scrupule parce qu'ils retirent un plus grand profit dans ces imitations.Il n'y a pas d'autre re- la hauche et il ne pouvait &|mède qui puisse remplacer avec tenir ni marcher droit.Sa posi- succès les Pilules Roses du Dr tion ordinaire, comme l'ont re- Williams, et ceux qui ont besoin marqué tous les habitants d\u2019Har- qe remède, devraient insister T1 marchait courbé en avant ning's Mills, était de se courber en avant, avec une main sur gon genou.M Metcalfe dit: Pen dant deux ans environ je ne pouvais faire aucun travail.Les médecins de l'endroit n\u2019ont pù me faire aucun bien, et j'ai été à Toronto pour suivre un traitement, mais sons aucun résultat satisfaisant, J'ai essayé des applications électriques, mais inutilement.Je suis revenu de Toronto découragé, et j'ai dit que je ne preudrais plus de remèdes, qu\u2019il me paraissait que je devais miou- rir coûte que cuûte.Mon système était très délabré et les souffrances à certains moments me torturaient, J'ai perséréré pendant plusicurs mois dans ma résolution de ne plus prendre de remôdes, mais j'ai consent) enfin à essayer les Pilules Roses du Dr Williams que m'avait fortement recommandé un ami.Pou de temps après les avoir prises je me sentis beaucoup mieux, mon appétit est revenu et les souffrances ont diminué.Après avoir fait usoge des Pilules pendant quelque temps après, j'étais en état de marcher droit et reprendre mon ouvrage, dans toute Ja jouissance de la santé et de la force.Ceux qui me connaissaient ont été émerveillés du changement et sur ma recommandation un grand noum- bre.ont fait vssge des Pilules Roses.C\u2019est la première fois ce pendant, que je livre cie faits à la publicité.Lui ayant demandé si la gcia- pour avoir les véritables articles, qui sont toujours mises dans des boîtes porlaut les mots \u201c Dr Williams Pink Pills for Pale People.\u201d Si vous ne pouvez pas les obtenir de votre détailleur,on vous les expédiera franco de port sur Téception de 50 cts la boîte, ou $2.50 pour six boîtes, en adressant \u201cDr William's Medecine Co, Brockville, Ont., on Schenectady, N.Y.vibe Vieux chevaux \u2014Dans l'Ohio, il ya un encan mensuel de chevaux de toutes sortes.Depuis quelques mois, un fermier nommé Dolet, achète tous les vieux chevanx et paye jusqu\u2019à $8 et $3.50 chaque cheval.Il enlève ls peau qui vant $3.25 et avec la viande et les os, il fabrique de Pengrais qui vaut beaucoup plus Ecorner \u2014 Le plus simple moyen d'enlever les cornes, c'est de re servir da nitrate d'argent que tous les pharmaciens vendent en petits batons Lorsque le veau a 2 ou 3 jours, coupez le poil autour du bouton des cornes, humectez un bout de votre nitrate et frottez le bouton jusqu\u2019à ce qu'il soit bien rouge.St après quelques jours, le bouton ne tombe pas, répêtez l'opération, mais ayez soin de ne pas frotter la peau, et enveloppez le nitrate car cet ingrédient brûle fortement ; un baton de 15 cts est bon pour tous lus veaux du printemps.\u2014\u2014\u2014\"_}5e{}+ Mmes Terre 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TF th LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIE A ST-HYACINTHE, Que PARAIT LE VENDREDI, Abonnenent : (payable d'avance.) Unan.$1.00 6 mots, .50 ANNONOES 1re Insertion.\u2026.\u2026.la ligne 150.Insertion gubs.\u2026\u2026\u2026\u2026.* 740 Annonces élougtorme à prix modérée A.DENIS Nirecteur-Frapriélaire.ST-HvACINTHE, 1er Nov.1895 LETTRE PASTORALE Nouscommençons aujourd'hui la publication de la Lettre conjointe des Pères da Concile Œu- ménique de Montréal, sur la presse, .Ce document très important seralu avec attention par nos nombreux lecteurs qui y trouveront de sages enseignements, les plus sages instructions sur la liberté et la licence de la presse et les moyens de les combattre efficacement.Nous regreitons de ne pouvoir le donner en entier dans un seul numéro.or WD co- Commerce des Lacs M.W.Livingstone, de Détroit président de l'association Lake Carrier, était à Québec, vendredi soir et il a rencontré la chambre de coramerce, Il est descendu à Québec pour visiter le port et il a Gé surpris de voir une rade si avantageuse avec si peu d'activité Il travaille à déterminer le gouverne- mont canadien à creuser ses ca naux à 20 pieds, leur assurant tout le commerce de l'Ouest par les lacs et le fleuve St Laurent.Le port de Québec servirait à transférer les marchandises de la flotte des Lacs à la flotte de I\u2019Atlantique.- «> Mort subite de Myr O\u2019Brien C'est 4 8 hrs de l'après midi, le 24 courant, que Mgr O'Brien, prélat Domestique et Recteur de l'Eglise Saint-André, de Rome, est mort subitement d'une maladie de cœur, au presbytère de l'église Saint Patrice, à Montréal.M l'abbé Quinlivan, curé de la paroisse St Patrice, et M.l'abbé Fahey étaient avec le distingué prélat au moment de sa mort.Depuis quelques années, Mgr O'Brien venait passer ses vacances d'été au Canada Il y a quel- quelque temps, il est allé à St- Paul, Minn., sur l'invitation de Mer Ireland, pour assister à l'inauguration d\u2019un nouveau séminaire.La semaine deruière, il est resté deux jours à Beau- harnois, où il à assisté au procès de Shortis.Sa mort a causé une grande émotion parmi le clergé de l'E- Rlise St Patrice, car rien ne fai- Seit présager cetto fin prochaine.\u2014\u2014\u2014\u2014 + + .Mgr Satolli \u2014Lo Review trouve la;presse un peu sévèro envors Mgr Satolli surtout lo Messager ot dit : Mais notre confrére, n'a- t-dl: pas cru un instant que Mgr Satolli -no recevait le Chapeau Rouges que dans le but da le ro- tirer des Etats-Unis, sans l\u2019humilier ?\u2018C'est ce que plusieurs jour- nauxallemänds pensent, 1\u2019 Honorable M.Laurier L'Hon.Laurier vient de clore ea tournée rolitique dans la pro vince d'Ontario.Ingersol a regn sa dernière visite.Plus de 1000 personnes étaient réunies dans le patinoir qui était brillamment décoré.Lorsque l'Hon Laurier entra dans ia salle en compagnie de Sir Oliver Mowat, de Sir R.Cartwright et d'une vingtaine d'autres célébrités, ce fut une ovation inoubliable.Le plus grand succès à.couronné cette tournée très signili- cative dans les circonstances, ct tout fait présager un très grand succès à l'urne électorale.Sir Olivier Mowat a fait, à Ingersol, un discours qui ne peut manquer d\u2019avoir un grand effet eur la masse des électeurs d'Ontario.le 44 © \u2014< pren INFLUENCE INDUE Nous voyons par le Star, en date du 19 octobre, que l'évêque Bond et le dean Carmichæ! ont sigué un prolét, adressé au premier ministre Bowell, * contre la nomination de tout autre qu\u2019 un protestant de langue anglaise au poste de juge de la cour su- verieure rendu vacant par la mort de sir Francis Johnson.\u201d Voila que les révérends protestants, de l'aven méme d'un journal anglais, se mêlent d\u2019une question purement politique : la nomination d'un magistrat ! Qu'\u2019auraient dit les journaux protestants si Mgr Fabre et ses prêtres avaient signé une pétition demandant la nomination d'un juge français ?Sans aucun doute on leur anrait prodigué l'injure ; on leur aurait dit, dans les termes les plus grossiers, de s'occuper de leurs affaires.Et ces mêmes journaux trouvent tout naturel chez un évêque protestant ce qui serait de l'ix fluence indue chez un évêque ca- thelique ! Vraiment, on voit de singulières choses en ce pays ! La Vérité ager) Mme LAFRAMBOISE Aprés les dépositious des té moins, l'adresse de l'avocat de l'accusée, T.P.Foran, qui porte surtout à dire que c'est Asselin qui cest le conpadle En effet dit- il, les témoignages des quatorze témoins que vous avez entendus ont tous contredit, sur différents points, colui du témoin Assolin, qui a chorché par ses paroles, à Inculper une autre personne pour se décharger de tous soupçons que l\u2019on pouvait avoir contre lui.M.Foran, dans son discours, montre qu\u2019il n\u2019y a aucune préu- ve directe contre la prisontière.M.Fleming, pour la Couronne lui a succédé.Les jurés ont rendu un verdict d'acquittement en faveur de Mme Laframboise, qui a été aussitôt mise en liberté.ap of M.Marc Sauvalle abandonne la rédaction de la Patrie dont il a été, à deux reprises, le rédao- teur en chef.M.G.E.Langlois, du Monde, est chargé de la ré- daction de la Patrie.ANNIVERSAIRE Le 30 octobre 1894, s\u2019éteigaait cans le Seigneur, l'Honorable Honoré Mercier, dans la 54e an née de son âge, à sa résideme, à Montréal, à 8 45 hrs A.M.Le Canada perdait un de ses fi's les plus dévoués, un de ees citoyens les pius éminents, un patriote plein de zèle, un homme politique, capable, énergique et à vues larges; la Province de Québec un représentant qui avait brillé du plus vif éclat, et qui avait des plus contribué à la faire connaître partout avec honneur et avantage ; St Hyacinthe un concitoyen honnête, intègre et remarquable par ses qualites, civiques; sa famille un chef aimé, dévoué, fidèle et qui laiese un profond regret que ie temps peut adoucir mais jamais effacer.Douze mois se sont déjà écoulés depuis cette date néfaste et partout nous retrouvons les traces de la douleur qui s\u2019est emparée de la population qui n\u2019a pas oublié le voile de tristesse qui s\u2019est répandu sur tout le pays à la nouvelle de cette mort prématurée.Moutréal qui lui a fait des funérailles comme on n\u2019en avait jamais encore vues, s\u2019est souvenu et mardi dernier, le 29, la vaste enceinte de l'Eglise du Gésu était trop étroite pour contenir la foule qui se pressait au service anniversaire du regretté défunt.Non satisfaite de ce pieux tribut à un chef aimé et regretté, la métropole veut faire plus encore ; un pèlerinage comme on n\u2019en voit jamais, 60 rend aujour- d'hui même sur la tombe du grand canadien pour y déposer des prières et des couronnes.L'explosion de regrets que cette mort provoqua par tout le pays et les manifestations spontanées autour des restes de l'ex- premier ministre de notre province ainsi que l'immense cor- tègs funèbre quile condvisit à sa dernière demeure sont encore trop frais à la mémoire de nos compatriotes pour qu'il coit nécessaire de les évoquer.Tous ces souvenirs sont vivaces et se traduiront dans un avenir très prochain en un superbe monument à la mémoire du Canadien, du Patriote et do l'ami que tous pleurent encore.Devant ces manifestations publiques et solenuelles d'un peuple en deuil, la famille du regretté défant trouvera un adoucissement à sa douleur et ses fils chéris un puissant cncourage- ment à marcher sur les trac: de celui qui ponsait toujours à eur et leur a laissé d= si beaux exemples à imitor, taut dans la vie publique que dans la vie privée.\u2014\u2014} INFLUENCE Le Moniteur de Lévis, organe de M.Angers et du sénateur Landry, nous arrive avec les réllexions suivantes : \u201c Le juge Curran a été nommé malgré M.Ouiwet, tout com- |me le juge Purcell a en l'avan - tage sur M.Joseph qui était le candidat du ministre des Travaux Publics.Mais la constitution britannique est élastique, et M.Ouimet et sir Adolphe Caron sont censés accopter cette nomination de M.Ourrag, l'avoir même favorisée, puisqn\u2019ils continuent à rester dans le cabinet.Il y a des hommes qui préfèrent sortir d\u2019un cabinet plutôt que d'accepter cette glurieuse responsabilité ; d'autres moius fiers, consentznt à v rester.Affaire de goût, de tempéram ment et d'honneur.Mais dans tont cela, où donc se manifeste l'influence de nos ministres canadiens français.Ilsne peuvent obtenir même pour eux la distribution du patronage dans leur propre district ; on leur laisse néanmoins quelque chose, on lour laisse la responsabilité des injustices que l'on continue et des bétises qu'on commet.Nous plaignons sincèrement ceux qui restent dans le cabinet actuel avec le seul espoir que leurs sacrifices de chaque jour pourront contribuer au succès de la cause dont ile veulent comme nous le triomphe éclatant | et définitif.\u201d Mais 11 ne faut pas qu\u2019ils oublient que la question des écoles du Manitoba n'est pas la seule q\\estion en jeu.Il y a plus que cela.L'influence de la race française, celle de la religion catholique sont réellement les questions d'importance primordiale qui s\u2019agitent aujourd\u2019hui sur cette terre que les missionnaires et les soldats de la France ont scquise à la civilisation.On veut étouffer et annibiler l\u2019autre.Les écoles du Manitoba ne sont qu\u2019un incident dans cette lutte, et si on met tant d'acharnement et tant de fanatisme à entraver le règlement de cette difficulté, c\u2019est qu'on comprend que l'insuccès du règlement n\u2019est après tout qu\u2019un échec apporté à l'influence française et catholique.Et il y a des ministres cana- diens-françsis qui favorisout les vues de l'élément protestant ! En vérité ilssont bien à plaindre.en attenlaat que le peuple s\u2019en débarrasse.je >= eee.La Banque du Feuple Le bureau des directeurs de la Banque du Peuple a siégé avec le comité des déposants ct il a été décidé à l\u2019unanimité que Ja Banque du Peupie rouvrirait ses portes luudi le 4 novembre prochain.Il a également été décidé que le premier paiement de 25 p c.des dépôts qui ne devait être fait que dans six mois, serait fait dès l'ouverture de la Banque le 4 novembre.On coraprend toute l\u2019importance de cette décision, au commencement de l\u2019hiver et à veille du commerce des têles.Les déposants vont pouvoir immédiatement disposer du quart de leurs dépôts; pour beaucoup, c\u2019est plux qu\u2019ils n\u2019ont la { réellement besoin d'employer ; pour d'autres plus génés, ce sera un secours qui leur permettra d'attendre d'autant plus facilement les autres paiements, que les certificats inspireront plus de confiance et seront très facilement négociables.Les rentrées sont excellentes à la Banque du Peuple et se chiffrent de 25 à 40,000 pisstres par jour en ce moment et on peut espérer que les dépôts se- ront remboursés dans un délai beaucoup plus court que celui demandé aux déposants La Banque du Peuple ne paiera 25 p.c.de leurs dépôts qu'- aux déposants qui auront signé la circulaire de la banque où à ceux ni la signeront en présentant un chèque représentant le quart de leur dépôt, Et les autres déposants ?coux qui n\u2019ont pas signé, qui ne vev- lent pas siguer, qu\u2019est-ce que la banque un fera, demandera-t-on ?Rien ; la banque refusera leurs chèques ct se laissera poursuivre Lrs directeurs en ont ainsi décidé ; ils attendront de pied fvr- me, les ennemis de la banque et les spéculateurs qui ne savent gaguer d'argent qu'en barbotaut dans celui des autres.Les directeurs en agissant ainsi risquent leurs fortunes personnelles pour sauver les dépôts qu\u2019on leur a confiés.Leur conduite mérite l'approbation ein - cère de tous les honuêtes gens et l\u2019appui des déposants et des actionnaires La mesure qu'ils viennent de prendre est sage, utile ct prè- voyante, et nons sommes sûrs qu\u2019elle leur vaudra la signature d'un grand nombre de déposants qui n'ont pas encore signé.Le paiement immédiat des 25 p.©.anra aussi cet effet.Un dô- posant de la rue Ste-Catherine, dont le dépôt s'élève à $1,800, disait: \u201cQa change bien les choses, maintenant que je peux toucher $325 tout du suite, ja vais signer.\u201d B-aucoup qui son: dans son cas, f-ront conme lui et ils fe- rout bien pour eux, comme pour la ban jus et pour les déposanta.Il a également été décids par le bureau des directeurs d'envoyer immédiatement à Ottawa, les avis d'amendement à la charte de la banque, metlant la banque sur le même pied que lvs autres banques.Cette décision a été price pour mettre les actionnaires À même de £e prononcer en temps utile : les avis devant être publiés deux mois avant la présentatiou de la loi au parlement.Si les actionnaires acceptent ces amendements, la charte de la banque pourra être amendée dès la session prochaine.S'ils les repoussent, les avis ne seront suivis d\u2019aucan effet.Hk Les actionnaires de la Banque du Peuple sout convoqués en assemblée générale, pour mercredi le 27 novembre \u2014La Presse.NoTE\u2014Le président, M.Gre- uier a déclaré que la Banque ne serait pas ouverte pour la transaction do toutes les affaires, mais pour le règlement avec les déposants seulement.La Bauque a $4,800,000 dans ses routes et à sa disposition.Depuis l'annonce de paiement de 25 p.c sur les dépôts, un grand nombre de déposants ont signé l'arrangement demande, > W@W» co Ottawa, 26 \u2014 L'honorable M.G.B.Baker, M.P., cet arrivé ici hier après-midi ot s\u2019est rendu directement au bureau du premier Bowel!, où il a cu une en- travne avec ce dernier.La rumeur que M.Baker a accepté la position de sollicitenr général dans le ministère cst confirmée.M.Baker devra retourner devant le pouple dans Missisquoi L'élection aura lieu prochainement. LA TRIBUNE.rss
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