La Tribune : journal hebdomadaire, 22 mai 1896, vendredi 22 mai 1896
[" ; Fa ° 7 ne - se i 3 EEE Ly Dif ea TEE) Hd , ly ly 01 Ao Vol.9.Yendred) 22 Mai 1396.No ZL FEUILLETON SIMONNE RAR eT te Fe eet TL RL LT Vv ( Suite) Dans ce tcwbillen mondain qui, tous les ans, de novembre A avril, partout, au bruit d-s rires naturels ou forcés, le rivage du golfe de Gênes, d\u2019Hyères à Bor- dighe:a, les approches du carnaval jettent nue recrudescence de folie et de fièvre.Le carnaval, c'est tout l\u2019hiver de Nice, le grend éclat de rire jeté par les fuvorisés du sole1l ou par les transfoges des pôles.Lui fini, il semble qu\u2019on ait vaineu la neige et la brume, et l'on peut regagner Paris qui appartient de droit au carême.La pénitence s\u2019ubserve mal, là-bas, sur un rivage où les roses s\u2019accordent à peine un mois de répit, et combien Éd'oiseaux de passage rcgagront: à tire-d'aile la capitale, après s'être immergés huit jours dans un bain de chaleur lumineuse! Il fallait donc une bien puissante attraction pour que, cette snnée-là, le carnaval ayant 1etardé ça venue jusqu\u2019en mars, on négligeât de s\u2019occuper de lui pour re parler que de la fête indienne qui se préparait à Saint-Jean.Car les bouches n\u2019en tarissaient pas, car les oreilles en étaient pleines, car les échos ce fetiguaient à en annoncer au monde les splendeurs projetécs.À Hyères, à Saint-Raphaël, à Cannes, à Nice, à Monaco, sur la lisière même de la côte d'Italie, il n\u2019était bruit que de cette féerie.On allait se répétant qu\u2019an grand seigneur archi-million- naire, oncle de deux jeunes filles adorablement belles, transfor mait tout son domaine en palais enchanté, et jamais la mer Tyr- lhénienne, qu: a pourtant vu tant de prodiges, depuis Lucul- lus donnant un repas de trois millions jusqu\u2019à Polycrate de Samos lassé de sa fortune et jetant son anneau dans les flo's, n'aurait assieté à la réalisation d\u2019un plus fantastique caprice d'imagination déchaînée.Peut-être la rumeur publique, vires acquiri eundo, amplifiait-elle les hypothèses et les conceptions en passant de bouche en bouche Les plus enthousiastes, à coup sûr, n'étaient pas les mieux informés, et la foule bénéficiait des racontars, selon la parole profonde de Tacite: \u201c L'inconnu est toujours magnifique.\u201d Cependant, ceux qui avaient eu l'occasion de voir les préparatifs dissiont qu\u2019on n\u2019exagérait guère.Raham-Sing avait fuit grand dans le domaine de l\u2019ébloui:sement.Si l'œil d'un psychologue avait pu sonder cette âme de vieillard.il se fût détourné devant l'iutensité du désespoir que révélait cette grandiose folie.Le vawab avait voulu jeter l\u2019or à pleines mains Cette profusion de richesses, c\u2019était son cœur, sa pensée, ça vie métallisée qu'il dépentait.Do ses biens passés, les Anglais vainqueurs scrupuleux, en retenant la terre eur laquelle il avait dressé son trône, lui avaient laissé l'équivalence transitoire cette rente presque fabuleuse qui permettait au prince déchu de continuer à vivre selon son rang.Eh bien! 1] lui agréait maintenant de rassembler cette fortune consolatrice injurieuse, suprême ironie jetée à sa déchéance, pour en faire l'instrument d\u2019un miracle humain, pour montrer aux vivantes, dans une auréo!e incomparable, l'être ché- 1i, enfant adorée dont il comptait les dernières heurs de sé- Jour ivi-bas Depuis que la fête avait été décidée en primipe, le nawäb, pris d'un scrupule, avait tenu à consulter le docteur Pé- jarry.Les deux vieillards s\u2019étaient trouvés face à face, me pouvant se mentir l\u2019un à l'autre Et pourtant, le savant praticien n'avait pas voulu prononcer de sentence.Il s\u2019était contenté de hocher la téte pour conclure finalement par ces mote : Bash! pourquoi la chagriner, pauvre petite ?Holkar avait trop l'expérience de la vie pour ignorer l\u2019art de ces adoucissements, de ces euphémismes au travers desquels on peut lire de cruels arrêts.En conséquence saisi par la révolte contre la dureté du sort, il avait voulu lui jeter comme un défi.Et, c'était pour cela qu\u2019à cette heuro, dépassant même les désirs de sa nièce, il avait apporté tous ces coins à faire de cette fête nn véritable évènement.Le jour vint.Une atmosphère de printemps lui versa la frai- cheur de res brises et les senteurs de ses bourgeons naissante, La sève, partout en éveil, gonflait les branches et faisait éclater les écorces pour livrer passage aux larmes de joie du renouveau.La mer, plus calme ¢t plus bleue que jamais, alan- guistait ses vagues à l'entour du riant promontoire, comme pour attester qu\u2019elle allait payer son tribut à ces exal'ations du délire humain.Vers deux heures, les inv ités arrivèrent, empressés, frémissants d'imj atience mal contenue Simonne et Ge-maine, en toi lettes claires, accompagnées de Mme du Méa), les recevaient, faisant les honneurs de la mai- ton, En arrière, le nawâb, très simplement vêtu à l\u2019earopéenne escorté de Charles Kerval, ouvrait à ses hôles de passage toutes les portes de la maison.A quatre heures, les derniers retardalaires étaient présents.Ce que l'on a l'habitude d\u2019appeler l\u2019élite de la société, toutes les autorités locales, toutes les aristocraties et les opulencer, françaises et étrangères, avaieut répoudu à l\u2019appel.Alors les enchantements commencèrent.Afin de réserver les salons pour ia fête du soir, on avait converti le perron et ses alentours en une tente somptueuse dont un plancher volant faisait une salle de bal pour le jour.L'orchestre, dissimulé derrière un motif de verdare, épandait ses plus pures notes dans les échecs sonores, au gré des couilles que prodiguaient la mer.Le bo:quet d'cucalyptus avait reçu le buffet, ct les allées qui y mensient éfuient bordées de guirlandes de fleurs, de pavillons muticolores dont les battements emplissaient de vie les pauses des harmonies musicales.C'était un luxe inoui de tentures resplendissantes, de tapisseries hors de pair, dont l'étalage arrachait aux plus sceptiques des exclamations de stupeur.Aux arbres pendaient des fruits, de vrais fruits, conservés ou expédiés des régions où le soleil avait déjà mûri les dons de Po- mone : chatselas de Corinthe et muscats de Chypre, pêche des jardins d'essai du khédive, bananes récoltées dans l'Inde, avec les mangues qui achevaient à Saint-Jean une maturité hâtive.Au pied de ces arbres, s\u2019allon- geaient des plates-bandes où des fraises penchaient leurs têtes rouges au milieu de corolles fécondées, comme confuses de se rencontrer là, elles, les files de prédilection des cèdres du Liban avec fant d'autres chefs-d'œu- vre de la vie végétale.Plus loin, sous une voûte de roches, trois sources jaillissaient de fentes 1n- visibles, sources intermittentes, en filets clairs, en nappxs ou en cascades.Et il ne fallait pas s\u2019y tromper.Cur à l'une on remplissait son verre d\u2019un Ai écu- maux, à l\u2019autre on pouvait s'eni- rrr Ces nectars de Sauternes, tandis que la troisième ne ver- gait que des parfums saturant l\u2019aur de leurs suaves émanations Plus loin encore, dissimulées au milieu de leurs sœurs vivantes, des fleurs mécaniques s\u2019ouvraient au contact des mains qui les approchaient, et selon le goût de chacun, les hommes {1- raient de leurs calices de superbes havanes, d'odurants manilles indéfiniment renourelés, ou des bonbons, des caramels, des chocolats marqués de l\u2019estampille de Marquis ou de Boissier.La fille du préfet de Nice, exquise créature de seize ans, vit s'envoler de l'une de ces corolles une nuée de papillons : elle jeta un cri de eurprise, et tout le monde l\u2019imita Quoi! l\u2019on était qu\u2019en mara et les brillants lépidoptères étaient nés sur l'appel d'une incantation ?C'était donc un mage que ce nawâb ! Oui c'était un mage, un enchanteur do la fortune, digne frère de ces sorciers de l'Inde dont on raconte tant de choses extraordinaires.Les papillons voltigèrent quelque temps, comme si le pollen de ces fleurs à surprises les eût gri- tés.Puis ils retombèrent en pluie.Des mains avides se tendirent vers eux.Quelques-ans s\u2019évanouirent, pareils à des buées et une fraicheur d'eau parfumée vint mouiller quelques beaux fronts.D'autres se posèrent légers sur des épaules nues, eur des bras blancs, sar les os des galons et des uniformes.Celui \u2018qui par une sorte de choix, vint ge placer sur la main mignonne de la fille du préfet, avait une tête de ja/s, un corps d'onyx transparent, des ailes de filigrane d'or et des yeux de saphir, Des applaudissements éclatèrent unanimement: Non, jamais, on n'avait rien vu, conçu de pareil.Tout à coup, pendant une accalmie de l'orchestre, alors que les couples de danseurs au grand jour se fermaient pour les prochains quadrilles, il se fit an grand bruit da pépiements et de battemeuts d'ailes.Le ciel se voila à l'instant.Dis myriades d'oiseaux des îles, vivants, ceux- là, rendus à la liberté, tourbil- lonuérent dans l'espace.Leur vol plana au-dessus du rocher, où bon nombre vinrent se repo- ger entre les deux azurs enns bornes.Beaucoup, eflrayés par le murmure des voix admiratrices, s'enfuirent vers les jardins d'alentour.Quelques-uns, affolés, se donnant les audaces de l'hirondelle, prirent leur essor vers l'horizon lointain, comme ti cette nappe bleue, qui leur parlait peut-être des terres on se cachaient leurs nids, n'avaient pas dû lasser leurs ailes insensées.Ët ce fut ainsi, de surprise en surprise, que passèrent les heures trop cour:es, jusqu\u2019au moment où, sur l'appel d\u2019une conque marine, l'eau claire des deux baies se couvrit de voiles -sou- daines.Des barques apparurent qui semblaient sortir des rochers, vêtues de couleurs vives qui en rajouniseaient les carènes Elles vinrent, à la façon des écuyèrent d\u2019un cirque, se ranger autour de la pointe, comme pour saluer les hôtes de la villa enchantée et recevoir un signal attendu.Et, brusquement, elles se formèrent en cercle, leurs arrières se touchant en un ordre symétrique qui permit à toutes les étraves de faire face à l\u2019horizn Sur ces étais d'un nouveau genre un plancher surgit, si solide, si uni, construit avec une telle promptitude, qu\u2019il offrit aux danseurs émerveillés comme une nouvelle salle de bal, avec cet attrait irrésistible qu\u2019au liea de la terre immuable, on avait l'eau sous les pieds.Quand la foule curieuse eut pris place sur ce radeau merveile leux, ne laissant sur la rive que les pradences trop méticuleusos, le yacht de Simonne se fit le convoyeur du troupeau, et l'on alla danser à un demi-mille en mer, l\u2019orchestre latent des barques alternant ses concerts avec les mélodies envolées do la côte.La nuit seule apporta nu terme À cette première partie dn programme.Mais le soleil n\u2019ent pas plus tôt caché sous l\u2019occi- > + LA TRIBUNE.SS ss dent, ses rayons jaloux de tant de splendeurs, que la villa et les jardins s\u2019embrasèrent de lueurs polychromes.Les incandescences de l\u2019électricité mirent des astres factices dans les branches encore nues des arbres et jusque dans les corolles si fécondes naguère en surprises.En même temps, les trois sources de la grotte improvisée versèrent des ondes lumineuses dout les teintes changeantes n'otérent pourtant aucune saveur aux liquides épanchés.Alors aussi, malgré les friandises et les fruits croquéz à belles dents par les jolies invitées, une table tomptueusement servie fut roulée sur le plancher au-dessus duquel se dressait la tente.Les bons vins, les mets délicats y mêlèrent leur fumet aux parfums de l'atmosphère, et les conversations du repas accompagnèrent les morceaux choisis de l'orchestre.Simonne profita de cet instant.gustrologique pour se dérober aux compliments enthousiastes, [aux ou sincères, que lui valaient les merveilles de la fête.Elle entrana Germaine et Mme du Méal.Comme clle truversait le vestibule encore dans l'ombre elle se heurta à Raham-Sing.Débordant de j« ie orgueilleuse, l\u2019enfant se jeta dans les bras du vieillard.\u2014Oh! père ! \u2014s'écria- t-c1le,\u2014 vous êtes un magicien sans pareil ! Il la prit dans ses bras et lui baisa longuement le front.\u2014Ainti, tu \u20acs cou:tente, petite Simonne ?Ainsi tu ne trouves rien à dire à notre fête ?\u2014Je ne trouve qu\u2019à vous admirer, mon oncle.\u2014A m'admirer.seulement ?Elie l'enveloppa de son regard plein de filiales tendresses.\u2014ÂA vais-je donu besoin de cela pour vous aimer, 1époudit-elle.Et, réservant à son tour une surprise au cœur du vieillard troublé : \u2014C'est à moi, maintenant dit- elle, d'entrer en scène.Vous saurez me dire après si je possède aussi bien que vous l'ait des métamorphoses.Comme il cherchais A la retenir, \u2018à l\u2019interroger, elle mit un doigt sur sa bouche.\u2014Chut ! Soyez aussi sage que moi.Je n\u2019zi point cherché avant l'heure à pénétrer vos eccrets.Elle s*nfuit et courut dans sa chambre se mettre aux mains de Parvâti.Le nawäb contemy la du seuil la salle du banquet improvisée, pleine du rire et des exclamations des convives Douloureusement scu front se plissa.11 proféra une parole amère.\u2014Riez, vous autres, réjouis- sez-vous.Oubliez quo je suis votre hôte en ce moment et que, pour la première fois peut-être, le désespoir cest devenu l\u2019amphitryon du plaisir.Il était dans l'ombre.Des tables encore chargées de mets, .nul ne pouvait distinguer ses traits ou même sa silhouette.Et, lui-même, absorbé par un souci unique, ne vit pas l'ombre de Kerval épaissir la sienne et décroître progressivement dans la direction de la pagode hindoue, dont il avait condamné la porte depuis ce jonr, où il y avait conduit Mlle d'Illey.Chsoun de son côté, les deux hommes \u2018éprouvaient le besoin de se recueillir.(Acontenuer.) Patrons à anvoquer dans les circonstances suivantes Accidents de voyages \u2014Sainis Anges Gardiens, N.-D.de Roc- Amadour.Agonisants.\u2014Saint Sebastien, Saint Joseph, Saint Benoit.Boitenx \u2014Saint Claude.Brûlures\u2014Saint Jean évangéliste.Cancers \u2014Saint Crilles, Sainte Adegonde.Chancres.\u2014Szint Fiacre.Choses oubliées.\u2014 Saint Antoine de Padoue.Dangers \u2014 Médaille miraculeuse, Médaille de Saint Benont.Ecrouelles \u2014 St Marcou.Enfer \u2014St Patrice, St Nicolas.Empoisonnements.\u2014 St Jean évangéliste.Epilepsie \u2014 St Jean-Baptiste.Epidémies.\u2014N -D.de Four- vière, N.-D.de la Garde, St Eloi Feu sacré.\u2014St Geneviève, St Antoine, N -D.des Ardents, St Martial.Fistule.\u2014St T'iacre.Fièvre \u2014Ste Geneviève, Ste Godelive, Ste Clotilde, Ste Al- degonde, St Sigismond, saint Josse, St Julien de Brioude.Folie \u2014St Mathurin, St IIu- bert.Gale.\u2014Ste Reine, Gelée \u2014St Urbain.Goutte.\u2014St Stapiu Gravelle \u20148St Fiacre, St Emi- lien.Grêle \u2014St Abdon.Témorrsgies \u2014 Médaille de St Benoit, Ste Luce.Hérésies \u2014 St Sébastien.Hernies.\u2014St Emilien.Iucendies.\u2014Ste Agathe, St Ni- ! colas, St Laurent, St Josse.Influences maligues.\u2014 Eau bénite, Rameau bénit, Fleurs de la Féte-Dicu, Ste Clotilde, St Jean- Baptiste.Insultes.\u2014St Georges.Lopre.\u2014St Lazare, Saint Laurent.Maladies des bestiaux.\u2014Saint Blaise, St Roch.Maladies des enfants.\u2014Sainte Aldegonde, Ste Clotilde, Saint Blaise, St Valérie, St Maurand, Saint Claude, St Gilles.Maladies des Éhevaux \u2014Ssint Eloi.: Maléfices.\u2014~Médaille de Saint Benoit, Sainte Croix, Eau bénite Maux de dente.\u2014Ste Apeline, Maux de gorge, St Blaise, Ste Aldegonde.Maux de tête, Ste Apolline, St Denis, Ste Aldegonde.Maux d'yeux.\u2014Ste Luce, Ste Geneviève, St Ignace.Moit subite \u2014Ste Barbe, Ste Adegonde, Ste Brigitte, St Christophe, St Michel.Morsures des serpents.\u2014Saint Paul, St Hubert.Orages.\u2014Cierges béuits, Saint Christophe, St Abdon.Objets perdus.\u2014St Antoine de Padoue, Ste Anne.Paralytiques.\u2014Ste Clotilde.Peste.\u2014Ste Rosalie, St Sébastien, Saint Roch, N.-D.de la Garde.Pluie.\u2014St Médard, St Léonard, St Isidore.Plaies.\u2014St Roch.Possession du démon.\u2014Saint Mathurin, Ste Aldegonde, Saint Hubert.Rage \u2014St Hubert.Récoltes.\u2014St Mare, Les Rogations, St Abdon, Sainte Rade- gonde, Sécheresses.\u2014Ste Solange, St Spasmes.\u2014St Jean-Baptiste.Stérililé des femmes \u2014 Saint Gilles, N.D de licsse.Teigne.\u2014Ste Reine, Tentations.\u2014St Nom de Jésus, N.-D.de Bonne-Délivrance, Médaille de St Benoit, SS.Anges gardiens, St Michel.Tempête sur mer \u2014St Nicolas, Ste Anne, N.-D.de la Garde.Tonnerre.\u2014St Chrittophe, Ste Barbe.Voleurs.\u2014Saint Nicolas.>\" La première communion Voici l'angélique histoire d\u2019une petite fille de neuf ans, de la Co'ombie-Britaunique La pau- vie enfant n'avait pas fait su première communion, cr elle était trop jeune ; inais elle désirait tant recevoir le bon Dieu! Elle ve trouver le missionnaire : \u201c Pére, je voudrais fuire la communion.\u201d \u2014 \u201c Tu veux faire la communion ?Mais tu es trop jeune ot tu ne connais pas l\u2019l£u- charistie.\" La chère petite revint à la charge, mais insista vsinement.Un jour, vers l'heure du midi, elle était seule dans l\u2019église Contre son habitude à pareille heure, Mgr Durieu, passant près de là, voulut faire une visite au saint Sacrement.Il entra sans être remarqué.La pieuse eufant priait tout haut devant le tabernacle.\u201c Chef, mou père le prêtre dit que je ne te connais pas Mais je te counais Tu es le Fils de Dier, tu es l'Enfant qui est né dans l\u2019étable de Bethléem, tu as véeu à Nazareth, on Ua trouvé dans le temple parmi les hommes de lu prière ; tu as fut les Apô tres, tu leur as donné {a prière ; lu es mort eur la croix, tu es ressuscité le troisième jour.Tu vois que je te connais.Lh bien, je te demande une chose que tn ne me refuseras pas, toi, ouvre les youx du prétre afin qu'il voit que je te counaus.\u201d\u2019 Le missionnaire pleura sans doute d'attendrissement.Il s'cequiva san- brait.Le soir, après le chant des vé- pres, dans l'église, au milieu de l'assistance, le Père appelle la fervente enfaut : \u201c Viens ici, toi.Combien de fois astu visité Notre-Seigneur aujourd'hui ?*\u2014 \u201c Quinze fois.\u201d \u2014 \u201c Qu'est-ce que tu lui as dit ?La petite hésite une minute ot lève son regard timide vers le mission- noire: \u201c Père, jo lui ai dit du mal de toi.\u201d lt elle reprend ce que l'on vient de lire.Le père s'adresse alors à l'assemblée : \u201c Vous voyez que le bou Dieu écoute les prières bien faites.Je n'avais pas coulume d'aller à l'église à l'heure où cette enfant s'y trouvait ce matin.Aujourd'hui le Grand-Bs- prit m'y a poussé.\u201d \u2014 * Mon enfant tu as bien fait de venir prier, le Chef d\u2019en haut m'\u2019a ouvert les youx; je vois que tu conuais Jésus-Christ ; tu feras la communion \u201d Et la voilà qui se met à pleurer.Aprés le premier moment d\u2019émotion : * Pere, dit-elle, au milieu de ses larmes, je suis si contente, qu'il me semble que je suis au Paradis.\u201d © +- Pen La société Noreau & Sicotte ost dissoute de consentement mutuel.M.A.Noreau continuera seul les \"maires à la même place, rue cas cudes.Il se provose de fondre le vieux stock pour faire place à son assortiment nouveau qu'il attend.Léonard.Ses meubles seront de premier choix e: »:8 prix des plus minimes, M.Menier, l'industriel si connu qui a acheté l'Ile d\u2019Anticos- ti, ne lardera pas de venir faire un four dans son nouveau et vaste domaine.Incessamment une cargaison formidable doit être débarquée dans l'i'e, de façon à donner à ses premiers habitants tout le confort compatible avec les difficultés qu'ils auraient à surmonter.Un grand nombre de Iran- cais ont déjà demandé l'autorisation à M.Menier de s'établir sur son île, mais le propriétaire n\u2019a encore donné aucune réponse.On sait seulement qu\u2019il se montrera fort difficile dans le choix des colo:is, et qu\u2019il leur interdira formellement l\u2019usage de l'alcool et le plaisir de la chasse.Ces deux interdictions sont très sages.Du moment que M.Menter a engagé de gros capitaux pour exploitation, pour l'élevage des animaux à fourrure, il est élémentaire qu'il veille à leur multiplication.Quant à Ia prohibition radicale de l\u2019alcool, on ne peut trop féliciter M.Meunier d'en faire uue condition absolue de séjour dans son île.Québee, 12\u2014Un gros caurgo- bout aux allures massives, avec sa machine tout à l'arrière, est «ntré dans le port à 5 heures sumedi matin, et a jeté l'ancre au large.C'est le Savoy, dont on parle tant depuis quelqu : temps, le pionnier ds la colonisation daus Vile d\u2019Anticosti, dont M.Honri Menier s'est rendu acquéreur au prix de 800,000 francs, une bagatells pour lui ! C'est le pilots Paul Pâquet qui l\u2019a conduit du Bic jusqu'a Québee.Il porfait pavitlon et équipage an- g'ais.À six heures, son nouveau comuandant, M.le capitaine J.B Délanger, s'est rendu à bord et a hissé le pavillon français.Il est actuellement au quai de la Reine où il restera proba - blement plusieurs jours.Sa cargaison sera sans doute transportée a l'île par goélette.Lu car gaison du Savoy est la plus disparate qui se puisse imaginer.Remarqué entre autres choses, uotamment un petit chemin de fer à voie étroite pour ie ballast, ce qui indique l'intention du propriétaire de faire des routes là-bas.Il y a aussi des embarcations de différentes grandeurs, des fits de provisions et de cun- serves, des [usils de chasse, des charrues, des palissades en fer | et en treillis, de quoi organiser de la façon la plus coafortable la maison du goaverneur et sans doute aussi celle qu'occupera M.Menier pendant trois mois de chaque année.A n'ai plus que votre parole, n'est- ce pas aussi une dette d'honneur ?Fox sourit, loya le marchand pour cette marque de confiance, et le paya, en disaat : \u2014I] faudra bien que Sheridan attende, car votre créance est la plus ancienne.\u2014 fe Pm\u2014 VARIETES Lamentation voyageur.\u2014Je vous plains, lui dit quel.qu'un.Tous les soirs, un nouvel hôtel ! \u2014Oui.Ce qu'il y a de vrai- mont div, c'est, chaque nuit, de changer de punaises ! *4 + Citons un calembour qui serait de M.Felix Faure lui- même.Un photographe, sortant du cortège du bœuf gras, s'approche devant l'Elysée, du président de la République, et lui demande : \u2014Monsieur le président veut- il bien m\u2019autoriser à prendre un instantaué ?\u2014Âvec d'autant plus de plaisir, aurait répondu le président, que j'ai été un instant tanneur ! \u2014=2=\u2014\u2014_\u2014={tt +\" rare Meubles C\u2019est le temps de se procurer des meubles à bon marché.M.A.No- reau, continue les affaires de l\u2019ancienne maison Noreau et Sicotte, et est décidé à vendre tout l\u2019assortiment en mains, a grand sacrifice, d'un commis- pour faire place à l\u2019importation du | printemps.l'rofitez-en tous.BIERE ET PORTER 30HN LABATT LONDONCANATA ALE & STOUT A om | N eal ; Zr : ks I+ Ne { ZA Go a AWAGOLO AY The FNC J WoRLD's EXHIBITIONS © J.TELEPHONEZ AU No 36 \u2014\u2014 3.St.P PROVISIONS, VINS ET LIQUEURS.DE JOHN LABATIS DE LONDON, Ont.Le brouvage lo plussalutaireponri*usage xoneralet sans superieur commetonie que nuteitif Recommandé par les connaisseurs et lou médoctns aus toutes les parties du Uanais.Voyez lon témolguuges écrite de chimisteadminenty, NEUF MEDALLES DOR, D'ARGENT DE BRONZE ET ONZE MP LOYMEN obtenus aux expositions uuirerselles de Frauce, d'Auvtraîle, des Etats Unis, du Cannda, do la Jawniquo, Indes Oociden- tales.Bavouroriginale ot fe, pureté garantie, cos brouvages aunt faits apéclalement pourcouveuir an clftuat de ceconti- nontotno sont parsulrpassée.PRIX SPEOIAUX AU GROS.ON I'ORTE A DOMICILE DANS TOUTE LA IRRE EPICIER.256 RUE CASCADES ST-HY ACINTITE.- = | LIVRES OFFERTS.3 Martyr dol\u2019amonr Aux 5 Leremords d\u2019un faussaire , 6 Rêves dorés * 7 Drame de l'hôtel Woron- 70 8 Les fiancailles de Toretto 9 Le sacrifice d'un fils 10 Le conrenr de dot 12 Itoman d'une jeune fille pauvre 13 Lo roman d\u2019un crimo 14 Trahison vaineue par l'amour 15 Ln vengeance du fiancé 17 Les deux Jeaunes 18 Misérablo fanssaire ! 19 Le martyr d\u2019une mère 20 Ln charmeuso en timl jours q nom ct COUPON DE PRIME.Détachez ce conpon et remettez-le avec ets, ou 23cts pour 3 volumes au choix, au bureau de co journal, et vous recevrez les numéros | demandés franco par la poste dans les huit ouvrages désirés par numéro sculement.NOM .ec.csssssoscoacesenons0von senc en 00008 AUTCSIO.a0ssc000ssove0 01000 Ouvrages désirés Nos.\u2014 | | lecteurs de \u201c La Tribune\u201d, | | pres-postes, pour chaque volume désiré | ui stivront votre envoi.Ecrivez votre adresse très lisibloment, et désignez les | | | etscauue La Compagnie d'Assurance sur la Vie, The Colonial Mutu al Life Association.\u2014\u2014 Solide.Utile.Equitable.Cotto compagnie émet la Police la plus libérale possible tout en chargeant 83 ojo meilleur marché que les autres compagnies.Economisez votre argont tout en protégeant vos familles.Les femmes sont assurées sans extra et sur tous les systèmes, Examinez lo tableau suivant et constatez le Bon Marché.SYSTÈME VIE ENTI \u2014 ERE AVEC PROFITS.20 sos vo sovacee sun evvcvesme 13075] F4 cévcese rence 21 vorvoses soosvasecse cossasess 13.80] 35 socsoccse one 22 oovvensuers croveuve vo veeses 13.00] 30 + vvassos vu000e 23 seresesesssrnancs sve sssnenes 14000] 37 soccracsonse se 24 vesnscscs sasecssas cccneeusese 140 15| 38 25 essser eee14.30| 39 26 \u2026 + 14.50] 40 27 ++ 28.[rr verersrennnie 25070 x SMT rene cessesst sian ns seve 20.00 vere sen sone 1B.00|4B srocccurssacss son0u0tes 000010 27.55 2+nou v0e 1 18.600149 +000 400000 vouso neenneann2B 55 srrses cocsacess à 0 6 6 00 00006 29.60 aossos s0sc00t0 040000 30.75 La compagnie émet aussi des Polices d'Epargnos pour des périodes de 10, 15 et 20 ans par lesquelles l'assuré retire le montant do la Police en argent à la fin de la période.Pour toutes informations s\u2019adresser à Burean : No.3 Rue St-Deuis.Téléphone 246.J.U.VANDRY, Agent Général pour le District de St-Hyacintho.à 26 U BEAUNOYER Magasin de Peinture, Huile, Ver nis, Vitres, ete.Peintures & Matériaux d\u2019artistes.95 RUE CASCADES, Vis-A-vis la Station des Pompes) ST HYACINTHE.Boutique de peinture attachée au magasin.\u201419-3 mM.Defense d'avancer Je soussigné, donne avis que je ne serai responsable d\u2019aucune dette contractée en mon nom par qui que ce soit sans mon consentement par écrit.Moise Jouv, Acton-Vale 29 Fév.1896.\u20143 m.VICTOR COTE MARCHAND LUE CHAUSSURES Place du Marché, St-Byaclnthe, M.Victor Coté a l'honneur d\u2019intormer ses anciens amis et le public en général qu'il vient de réouvrir son Magasin de Chaussures dans le bloc de M.Gadoret, porte voisiné de MM.Brousseau et Bergeron.à 29-8.91 POMMIERS Grand avantage pour ceux qui veulent planter de bonne heure.Le soussipné offre en vente des POMMIERS dans les meilleures\u2019 variétés.livrables à la station de Rou- gemont.Prix $35 le 100.À.FRÉGEAU, Rougemont, Cartes d'Affaires.FONTAINE, ST-JACQUES & FONTAN!B Avocats Rue Girovard Porte voisine de la Bangu » sacque ST-HYACINTUE, BLANCHET & BEAUREGARD AVOCATS Rue Girouard\u2014No, ST-HYACINTHE, BLANCHARD BOISSEAU & BAZINET NOTAIRES No.18 lue St Dent: ST-HYACINTHE J.C.DESAUTELS! 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TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE, Que PARAIT LE VENDREDI, Abonnement : (payable d'avance) tnan.81.00 6 mots.50 ANNONOES 1re Insertion.\u2026.\u2026\u2026.laligne 15c Insertion gubs.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.* The Annonces A long terme à prix modérés 4.DENIS D recleur-Propriélaire, Sr-HvACINTHE, 22 LETTRE PASTORALE DE NN.SS.lés Archevèq \"es et Evèques Mai 1896 des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal et Ottawa sur la QUESTION DES ECOLES DU MANITOBA.NOUS, par la Grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêques ct Evêques des provinces ecclésiastiques de Québec, de Montréal et d'Ottawa.Au clergé séculier et régulier et À tous les fidèles de nos dio - cèses respectils, salut et bénédiction en Notre Seigneur.Nos Très Chers Frères, Appelés de par la volonté même de notre divin Sauveur au gouvernement spirituel des Egliees particulières confiées à leurs soins, les Evêgnes, successeurs des A pôtres, n'ont pas seul\u2018ment la mission d'enseigner en tout temps la vérité catholique et d'en inculquer les principes salufaires dans les âmes, ils ont encore, en certaines circonstances criliques et périlleuses, le droit et le devoir d'élever la voix, soit pour prémunir les fidèles contre les dangers qui menacent leur foi, soit pour les diriger, les stimuler ou les soutenir dans la juste ravendi- cation de droits imprescriptibles manifestement méconnus et violés.Vous connaissez tous, N.T.C.F., la position très pénible faite à nos coréligionnaires du Manitoba par les lois ivjustes qui les privèrent, il y a déjà six ane, du systèmo d'écoles séparées dont ils avaient joui jusque-là en vertu même de la Constitution du pays, système d'écoles s1 important, s1 nécessaire, dans une contrée mixte, à la saine éducation et à la formation des enfants d'après les principes de cette foi catholique qui est ici-bas notre plus grand bien et notre plus précieux héritage.Nous n'avions, certes, pas besoin N.T.C.F., des décisions des tribunaux civils pour connaître toute l'iniquité de ces lois Mamitobaines, atfentatoires à la liberté et à la justice, mais il a plu à la Divine Providence, en sa sagesse ct en sn bonté, de ménager aux catholiques l'appui légal d\u2019une autorité souveraine et irrécusable, en faisant recon naître par le plus haut tribunal de l\u2019Empire Ja légitimité de leurs griefs ct la légalité d\u2019une mesure fédérale réparatrice.En présence de ces faits, l'Episcopat canadien, soucieux, avant toutes choses, des intérêts de la religion et du bien des Ames, ne pouvait se dissimuler la gravité du devoir qui s\u2019'imposait à ça sollicitade pastorale et qui l\u2019obligeait à réclamer justice comme il l\u2019a fait.Car, si les Livéques, dont I'an- torité relève de Dieu lui-même, soul les juges naturels des questions qui intéressent la foi chrétienne, la religion et la morale, s'ils sont les chefs reconnus d'une société parfaite, souveraine, supérieurs, par sa nature et par sa fin, à la sociélé civile, il leur appartient, lorsque les c'reonstances l'exigent, non pas seulement d'exprimer vague- meut leurs vues et leurs désirs en touts matière religieuse, mais encore de désiguer aux fidères ou d'approuver les moyens convenables pour arriver à la fin spirituelle qu'ils se proposent d'atteindre.Cette doctrine est bien celle du grand Pape Léon XIIT dans son Encyclique /m- mortale Der: \u201c Tout ce qui, duns les choses humaines, est sacré à un titre quelconque, tout ce qui tou-h» au salut des âmes et au culte de Dieu, soit par sa nature, soit par rapport à son but, tout cela est du ressort de l\u2019autorite de l\u2019Eglise.\" Nous tenions, N.T.C F, à rappeler brièvement ces principes inhérents à la constitution mème de l'Eglise, ces droits essentiels de l'autorité religieuse, pour justilier l'attitude prise par les membres de la hiérarchie catholique duns la présente ques tion scolaire, et pour mieux faire comprendre l'ob ivation où sont les fidèles de suivre les directions épiscopales.S'il y a, en effet, des circonstances où les catholiques doivent manifester ouvertement envers I'Eglise tout le respect ct tout le dévouement auxquels elle a droit, c'est bien lorsque, comme dans la crise uotuell , les plus hauts intérêts de la foi et de la justice sont en cause et réclament de tous les hommes du bien, sous la direction de leurs chefs, un concours clficace.Nous avions espéré, N T.C.F, que la derniére session du parlement fédéral mettrait un terme aux dillieultés scolaires qui divisent si profondément les esprits ; nous avons été trompés dans ces espérances.L'histoire jugera elle-même des canses qui ont retardé la solution attendne depuis si longtemps.Quant à nous, qui n'avons en vue que le triomphe des éternels principes de religion et de jus- lice confiés à notre garde, nous qu'aucun échec ne pourra jamais déscspérer ni détourner de l'accomplissement de cette mission divine, qui fut celle des Apôtres, cux-mêmes, nous sentons, cn présence de la lutte électorale qui s'engage, qu'un jmpérienx devoir nous incombo : ce devoir, c\u2019est d'indiquer à tous les fidèles soumis à notre juridiction et dont nous avons à diriger les consciences, la seule ligne de vonduite à suivre dans les pré sentes élections.Dovrons-nous tout d'abord vous rappeler, N.T.C.F., combien le droit que vous accorde la constitution de désigner par vos suffrages les dépositaires du pouvoir public est noble et important ?Tout citoyen digne de ce nom, tout canadien qui aime sa patrie, qui la veut grande, paisible, prospère, doit s\u2019intéres- ser à son gouvernement.Or, le gouvernement de notre pays, de ce peuple jeune encore, mais capable d'occuper une place distinguée parmi les autres nations sera ce que vous l'aurez fait vous-mémes par votre cnoix el votre vote.C'est dire, N.T.C.F, qu\u2019en règle générale et sauf de rares exceptions, c'est un devoir de conscience pour tout citoyen de voter: devoir d'autant plus grave et d'autant plus pressant que lus questions débattues sont plus importantes et peuvent moyen d'atteindre ce but, c'est de n'élire à la charge de répré- sentants da pruple que des bom- mes sincèrement résolus À favoriser de toute leur influen :e et à appuyer ea Chambre une mesure pouvant porter un remède efficace aux maux dont soulire la minorité manitobaine.En vous parlant ainsi, N.T C.F., untre intention n\u2019est pas de nous inféoder à aucun des par:is qui se combaltent dans l'arène politique ; an contraire, nous tenons à ré-erver notre li- avoir sur vos destinées une in- | Perté.Mais la gnestion des éco- fluence plus décisive C'est dire encore que votre vote doit être sage, éclairé, hon-' nête, digne d'hommes intelh gents et de chrétiens.Evitez donc, N.T.C., les excès si déplorables contre lesquels, bien des fois déjà, nons avons dù vous mettre en garde, le parjure, l'intempérance, le mensonge, la calomnie, la violence, cet esprit de parti qui fausse le jugement et produit dans l'intelligence une sorte d'aveuglement volontaire et obstiné.N\u2019échangez pas votre vote pour quelques pièces d\u2019une vile mounaie ; ce vote est un devoir et le devoir ne se vend pas.Accordez votre suffrage nou au premier venu, mais a celui qu\u2019en conscience et sous le regard de Dieu vous jugerez le plus apte par les qualit: s de s u esprit, la f-rmeté de son caractère, l'excellence de ses principes et de sa conduite, à remplir le nob'e ministère de 1-gislateur Et pour que ce Jugement soit plus éclairé et plus'sûr, ne crai- gN Z pas de sortir du cadre res treint où les dires d'un journal et les opinions d'un ami enchat- nent votre csprit; consultez, quand il le faudra, avant de voter, les personnes que leur instruction, leur rang, leurs rapports sociaux mettent en éta' de mieux connaître les questions qui s'agiteut et de mieux apprécier la valeur relative des candi- duts qui briguant vos euffrages.Ce sont 11, N.T.C.F, des principes généraux de sagesse et de prudence chrétienne qui sap.pliquent à tous les temps et à toutes les élections auxquelles les lois du peys vous permettent de prendre part.Mais, dans les circonstances où nous trouvons à l'heure actuelle, le devoir des électeurs du Cnnada,notamment des électeurs catholiques, revêt un caractère spécial d'importance et de gravité sur lequel nous sommes désireux d'appeler plus particulid- rement votre attention Uno injustice grave a été commiso envers la \u201cminorité catholique an Manitoba ; on lai a enlevé ses écoles catholiques, ses écoles séparées, ct l'on veut que les parents envoient leurs enfants a des écoles que leur conscienne réprouve.Le Conseil Privé d'Angleterre a reconnu le bien fondé des réclamations des catholiques, la légitimité de leurs griefs et.le droit d'intervention des autori - lés fédérales pour que justice soit reudue aux opprimés.Il s'agit dozc présentement pour les catholiques, de concert en cela avec les protestants bien pensants de notre pays, d\u2019unir leurs forces et leurs suffrages de façon à assurer la victoire définitive de la liberté religiense et Je triomphe de droits qui sont garantis par la constitution.Le les du Manitoba étant avant tout une question religieuse, intimement liée aux plus chers intérêts de la foi catholique en ce pays, aux droits naturels dvs parents, comme aussi an respect dû à la constitution du pays et à la Couronne Britannique, nous eroitions trahirla cause sacrée dont nous sommes et devons être les déf -nseurs, si nous n'usions de notre autorité pour en assurer le succès.Remar juz vien, N T.C.TV, qu'il n\u2019est pus permis à un ca - tholigue, quel qu'il soit, jo irna- liste, électenr, candidat, député, d'avoir deux ligavs de coaduite au point de vue religieux : I'une pour la vie privée, 'antre pour la vie publiqu: et de fo ler aux pieds, dans l'exercice de ses du- voirs sociaux les obligations que lui impose soi titre de lils soumis de l\u2019Église.C'est pour cela que Notre Très St Père le Pupe Léon XUII, dans son Ency-liqu > Libertas prestantis-imum, condamne ceux qu \u201c estiment que dans Lout ce qui cone-rne le gouver- nemeut de In société huwaiue,.dans les institutions, les mœurs, les lois, les fonctio.1rs bubliqu -s, l'instruction de lu jeunesse, oa ne doit pas plus faire attention à l'Eglise que si olle n\u2019existait pas.\u201d Pour lu même raison, il dit ailteurs (Encyclique Tmmor- tale De): \u201c Avant tout, il est nécessaire (ne tous les catho!i- ques dignes de e: nom se déter- mineut à être ct à se montrer les fils très d ivoués de l'Eglise ; qu'ils repoussent sans hésiter tout c3 q ii sorait incompatible avec cette profession ; qu'ils se servent des institations publiques, autant qu\u2019ils le pourront {aire en conscience, au profit de la vérité et de la justice.\u201d C'est pourquoi, N.T.C.F, tous les citnoliques ne d :vront accorder leur suffrage qu\u2019aux candidats qui s'-ngageront for- mallement et solennellement à voter, au Parl-maut, en faveur d'une législation rendant à lu minorité catholique du Manitoba ls droits scolaires qui lui sont reconnus par l'Honorable Cons il Privé d'Angleterre.Ce grave devoir s'impos: à tout bon catholique, et vous ne seriez justifiables ni devant vos guides spirituels ni devant Dion lur-même de forfaire à cette obligation, Nous avons pn, jusqu'à présent, nous féliciter de l'appui sympathique d\u2019un grand nombre de nos frères séparés ; ils ont compris que, dans un pays de races ct de religions différentes comme le nétre, il est nécessaire, pour le bien général, d\u2019user de cette largeur de vues qui sait respecter la libarté de conscience et tous les droits asquis.Nous ozons fa\u2018re un nouvel appel a leur esprit de justice et a leur patriotisme pour que, joignant leur influence à celle des catholiques, ils aident de tous leur pouveir à obtenir enfin le redress:ment des griets dont so plaint à si juste titre une partie de nos coreligionnaires.Ce que nous vou'ons, c\u2019est le triomphe du droit et de la justice : c'es\u2018 le rétabliss -ment des droits et privi'èges de lu minorité calholique romnrine eu matière d\u2019éd rcation, à nos frères du Manitoba ; de manière à mettre les catholiques de cette province à l'abri de toute attaque et du toutu légistation injuste ou arbitraire ° Nous comptons pour cela, N.T.C.F., s tr votre esprit de foi, sur votre obéissance.No 18 avons ia ferme confiance qu», soumis d'esprit et de cœur aux ensei- guem2nts de vos premiers pas - teurs, vous saurez, s'il le faut, plicor au-dessus de vos préférences et d: vos opinions per- | sonnelles, les intérêts d'une cause qui primo toutes les autres, de la cause de la jasti :e, da l'ordre, de l\u2019harmonie dans lus diff:rentes classes qui corn posent la gran le famille canadienne.Sera la présente Lettre Pastorale luc et publiée an prôae de toxtes les églises paroissiales et autres ou se fait l\u2019oflie public, le premier dimanche après sa réception et le diminche qui précèdera la votation.Fait et signé, à Montréal, le (six mai, mil huit cent quire.| vingt saize.t Époyanv Cits, archsvêque d: Montréal.Ÿ J.Tomas, arch>vêque d'Ottawa.L N., arch -vêque de Cyrèn> admin.de Québec.\u2014 L.F., évêque des Trois Rivières.L.Z, évêque de S: ly.cinthe, N ZÉPILIRIN, évêge du Cy- thère, Vie.apost.de Pontiac, EupHÈGE, évêque de Nivo- let.ANDRÉ ALBERT, évêque de St-Germam de Rimouski.MicHEr Titomas, évêque de Chicoutimi.1 Joserit MEDARD, évéq te de Valiey field, + PAUL, évêque brooke.+ MAxXIME, évêque de D:uzi- para, coadjuteur de l'IE 7.d> St-Hyacinthe.\u2014_ ?\u2014 \u2014 de Shor- Par ordre do nos S>ignours, ALFRED ARCIT \\MBAULT, chan,, chancelier Ce mandement ost accempa- gné d'uns circulaire an clergé, signée par les mêmes évêques, or lonnant la lecture du dit mandement sans commentaires, au prône, le promier dimanche après sa récaption, et le dim inch » qui précèdera la votation.\u2014e Sir Charles Tapper a déclaré à un reporter du Witness qu'il avait l\u2019intention do présenter d nouveau la loi réparatrice à la prochaine session.Mais ce qu'il n\u2019a pas expliqué, c'est comment il pouvait concilier cette intentio1 avec le fait qu'il avait jusqu'i :i accepté une trentaine du candidats anti-reme- dialists, c'est-à-dire opposés à cette même loi réparatrice.\u20ac ges ESS LA TRIBUNE.++ Etrange Aberratton La Vérité publie un discours fuit par Joseph Martin, l'auteur de la nouvelle loi scolaire de Manitoba, à Winnipeg, devant ec électeurs, et ajoute : \u201c Ce discours de Joseph Martin, persécuteur des nôtres, devrait être tiré à des milliers d'exemplaires et mis entre les mains de chaque électeur fran- gais et catholique de la contédé- ration.\u201c Si, après avoir lu ce discours de Joseph Martin, il y a un seul Canadien-français qui vote pour M.Laurivr et ees candidats, c\u2019est que ce Canadien français n\u2019a pas de cœur.\" Plus loin le même journal publie une apprécia\u2018ion de sir Adolphe Caron, par le World, de Toronto, dans laquelle il est dit que sir Adolphe a toujours été conservateur et s\u2019est rarement moutré Caradien-français, et condamne sir Adolphe sur cela de là même manièr: qu'il a cou- damné M Laurier sur les dires de Joseph Martin ll est done bien vrai qu\u2019en ce pays, Nous He pouvons avoir rien de mesuré en temps d'élee- tion ct que l'approche du scrutin fait tourner les plus fortes têtes.Le directeur de lu Vérité était le dernier homme que nous aurions cru susceptible de se laisser gagner par la fièvre élve- torale et, grande a été notre stupeur, cn lisant l\u2019énoucé de cette (trange doctrine qui s* rélute d'elle-même par sou absurde exagération.Quoi, un journaliste sérieux croira avoir fuit son devoir en jugeant de cette manière tranchée nos hoimnmes publics sur les stmples dires d'iudividus intéressés à parler ainsi! L'on prendra un discours de husting, un article de journal parlison dit et fait au milien de la tourmente électorale, alors que les politiciens emploient tous les Moyens por arriver à leurs fins el, avec cela, l'on pourra flétrir saus rémission, couspuer et honnir des hommes publics hono - rés de la confiance d'un grand nombre de leurs concitoyens, animés peut-être des meilleurs sentiments, travaillés probablement du désir de faire leur devoir conscienclensement et l'on se proclamera journaliste impartial et intègre ! Cet écrit de la T'érité, en ce qui regarde M.Laurier, nous regrettons d'avoir à le dire, et il nous cet pénible de le constai-r, est injuste, mensonger et diffamatoire; nous le démoutrerons facilement à uotre confrère, s\u2019il le désire.Il en cst de même pour celui qui concerne sir Adolphe, si la Térdé n'a pus autre chose pour s'appuyer que l'écrit du World, Ce jugement sans appel sur de simples énoncés d'élection, peut.aller de pair, du rests, avec la ridicule position que prend la Périté, lorsqu'elle conseille de voter pour les candidats de MM.Angers et Taillon et de pas voter pour sir Charles Tupper Elle aurait mieux fait de s'en tenir à son projet d'un centre ca'holi- que ; il v avait an moins du bon sens dans c:tte proposition, quoique ce serait jouer un jeu dangereux L'idée de séparer la cause de MM.Angers et Taillon qui sont ministres de celle de leur cher sir Chawrlys Tupper, lorsqu'ils n\u2019ont et ne peuvent avoir qu\u2019un programme, lors qu'ils n'ont ot ne peuvent avoir qu'un but, lorsqu'ils n'ont et ne peuvent avoir qu'un» organisation commune, est du dernier cocasse.Vraiment; nous nous dema»- dons si le directeur d: lu l'érité était bien à son bureau la s*- maine dernière, s'il ne s\u2019est pas plutôt fait jouer quelque tour pendable par un mauvais far cur, on oncore, s'il n\u2019a pas êté victime de queique conspira- t\u2018on, ourdie par s's enn mis, pour détruire l'influence de son journal, tellement la Périté de la semaine dern'ère ressemble peu à la Vérité que nous avons habitude de lire.Nous dirons simplement à notre conf ère que nous nous fu- sous un devoir de couscience de soutenir M Laurier dans la présente lutte el nous prétendous avoir autant de foi éclairée, de cœur et de patriotisme qne l'on en peut avoir à la 1éritd.Nous cotreilierons fortement aussi au directeur de la Vérité, dans son propre iutérèt, de relire, de sang lro'd, ce qu'il a écrit ls semrine dernière et de faire loyal mant et noblement les ré aralions que , demandent le cas qui nous o.- cupe\u2014Le Progrès de l'Est.DRAHESAVGLANT La rue St Dominique, à Mont- ren], à été lundi matin, le théâ tre d'une tragédie sanglante, Vers onze heures, dus coups de revolver se firent entendre dans la maison portant le No 195, occupée par M.Victor Pons, IL-uriste, et ex so ililsur au théa- tre de l\u2019Opéra frauçais.Les détonations attirèrent l'attention des voisins qui, iinmédiatement, eu rendirent sur le lien dn drame.Un reporter dn Monde cournt aussitôt s\u2019enquérir de ce qui venait de se passer et voici la triste histoire qu'il apprit : Mme llousseau, épouse de M.J.B.Mousseau, victime de la tragédiu et séparés de bon gré d'avec sou mari depuis quatre jours, pensionnait chez M.et Mme Tous, du consentement même de M Rousseau.Rousseau, paraît-il, regretiant cette séparation, tenta vainement de ramener sa femme au logis.Ce que voyaut, Rousseau alla lundi matin en cour du Recor - der demander un mandat d'arrét contre sa femme Il obtiut cz qu'il demanda, mais avant que le mandat fut signifié, Rousseau, pris de colèré se rend.t a la résidence de Pons dans le but d\u2019y voir sa femine.Suns attendre qu'on lui ouvrit, il défouça lu porte ct entra.Mme Rousseau, Éépouvantée, courut se renfermer duns une chambre où Pons était é:endu sur un lit.Rousseau ne se possédant plus, cria à celui-ci: \u201c Je vais te tuer, il faut que je te tue ; \u201d alors prenant un bâtou il en frappa Pons, qui voulant \u2018revolver de calibre 82 et tira sur son assaillant.Le revolver en question était chargé à six coups.Pendant que Rousscau le frappait de son bâton il tira les six balles du revolver et jeta son arme par terre.protéger sa vie s\u2019empara d\u2019un, Rousseau, blessé au cœur, dans l'abdomen ainsi qu'au cou, abandonna la partie et sortit de la maison.ll ne fut pas aussitôt rendu dehors qu\u2019il tomba dans la rue.L'ambulance mardée en toute hâte transports le blessé à l'hô pital où il expira aussitôt qu'il fut arrivé.Daus l'intervalle les constables Mathieu, Mailhot et Douil'ante s'etaient rendus à la résidence de l\u2019ons et l'avaient arrêté.Le prisonnier [ut conduit à la caserne de la police No 4, coin des rues Ontario et avenue de l\u2019Iôtel de Ville, La femme de la victime est une jeune francaise, elle est mère d'une petite fille de 8 ans, et est sur le point de donner le jour à ut nouvel cufant.lle est des plus aff+ctée de la mo.:t ds so.mari.Le meurtrier l\u2019ons est d'origine française et sa victime est un belge, Dons et Rousseau étaient beau frère.Le coroner à tenu une enquête inardi après-midi; après l'audi- {isn des témoins, les jurés ont déclaré que J.LB.Kyusseau était mort ds suites d'un coup do pistolet tiré par ozs en délen- dant sa vie.Pons a de suite été hhéré.M.te chevulier Keroucl C\u2019est avec le plus vif r.gret que vous apprenons de Québec, la inorl de M.Franço!s Kéroack, chevalier de l'Ordre du Saint- Sépulere et camérier de eap et d'épie de Sa Sainteté Léon XI.Le défaut était un homme d'aifiires dans lë véritable sens du mot Il a joué un rôle im- portaæt dans l'administration civique de Québec et surtout dans la corporation municipale du faub>urg de Saint-Sanveur avant l'annexion de ce faubourg à la ville.ll a été maire de Saint- Sauveur pendant plusieurs années, et c'est grâce à son dé-j vouement si ce faubourg a fuil sous son administration de si rapides progrès.Le nom de M.le chevalier Ké- roack était mêlé à lu plupart des soclétés de charité et de bien- {usance de Québ:e, ER ENS A EEE Commerce de chevaux \u2014\u2014 Les yankees ne viennent plus acheter nos chevaux, pour l'ex- ceLent motif qu'ils en oct eux- même un trop plein considéra- bie, qu'ils tâchent d\u2019écouler on Angleterre, même à l'état malade.Il fallait trouver pour nos chevaux, d'autres débouchés ct on a mis tout en œuvre, pour en fac:- liter l'exportation vers l\u2019Angleterre, lu terre classique pour l'importation des produits de l'industrie agricole, et ces efforts ont été couronnés d'un succès plus grand qu\u2019on n'avait osé espérer.Cette saison, dans Ja première semaine, le Montevidean à chargé 147 chevaux en destination de l'Angleterre, le Pumeranian en a pris 100 à son bord, le Mongolian en a pris 49 et le Concordia 45, ce qui donne un renvni de 341 chevaux, chiffre qui n\u2019est pas à déduiguer.Il a fallu faire un département spécial pour contemir le choix de tapis et prélarts, chez Brousseau & Bergeron.MADRID sont tombees sur Madrid et les provinces avoisinantes, et le peuple a consiléré ce phénomène météorologique comme un oflet de la protection de St Isidore, patron de la ville de Ma lrid, auquel le peuple avait demandé, le à mai, de la pluie et la suppression de l'insurrection cubaine.Dis milliers de persounes ont visité la cathédrale aliu de faire des prières d'action de grâces et St Isidore où leur croyance en la réponse du saint à leurs prières s'est mauilestés par la destruction de la chasse eu argent renfermant ses rehques que la foule s\u2019es\u2019 partagée.Si la police n\u2019était pas intervenue, la châsse entière aurait été mi-e en moreeaux et emportée.\u2014\u2014 et ¢ - GRAINES DE SEMENCE : Mil, Trèfle, Blé Pois, Ÿ à a LiL TE mi esang Lg \" NOUVELLE BOUTIQU E H.N.BERNIER, Plombier, Et poseur d'appareils de Ohauf fage, d'Eclairage, de Bains.Cabinets d'aisance, Eviers\u2019(Sinks) etc, d'a Près les systèmes les plus perfectionnés.TOUJOURS EN MAINS: Tuyaux en grès, Agrès de Fremageries, de Puits Artésien: TUYAUX,POMPES et VALVES De toutes sortes, RUE ST-ANTOINE, vis-a-vis le Marché - St-Hyacinthe.E.F.CODERRE PRINTRE, TAPISSIER ET DECORATEUR 110 RUE CONCORDE ST-HYACINTHE, Exécution prompte et prix modérés, Ouvriers de première classe et matériaux de qualité supérieure.St-Hyacinthe Iustré Historique de St-Hvacinthe (Français et Anglais) Gonténant« 100 Gravures EN LITHOGRAPHIB Des Edifices Publics, Religieux, Munufacturiers.Ete., de St-Hyacinthe, PRIX 25 Cts.En vente seulement au Bureau de- CE JOURNAL Solentifio American Agenoy for For information and free Handbook write to MUNN & CO, 56! 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En Gros et en Detail JOSEPH BRODEUR, Nos.228, 234, 236, 242, et 244 Rue Cascades SAINT-HYACINTHE FLEUR, EPICERIES, MARCHANDISES GRAINS, PROVISIONS, SECHES, SON THÉS, SUCRES, TAEIS EN LAINE, , TAPESTRY, GRU, MELASSES, COTONS et MOULÉE,| GRAISSE.INDIENNES à la livre Ero., Ero.Erc., Eto Erc., Exc Au plus Bas Prix.DEPARTEMENT DE GROS Nos.27, 29, & 33 DÉTAIL 35, 43, RUE CASCADES Agent pour la célèbre Farine forte à Boulanger: \u2018The Lake of the Woods Milling Co, Kewatin.Les Commerçants sont spécialement invités à veui- /.iter les Marchandises de Toutes Sortes.Cotons et Indii\u2026 à la livre que nous recevons chaque semaine des Etats-Unis.N.B :\u2014 Argenteries données en cadeaux aux acheteurs.LATIMER fai > KEEL 5 Semoirs, Une visite est sollicitée.cru Boite, B.P.160.Téléphone, 118.JOSEPH, BRODEUR & PERREAULT.CES MESSIEURS ONT SUR LA RUE LAFRAMBOISE A SY-HYACINTHE, Des Voitures de toutes sortes et de tous les prix Phætons, Concords, LA VILLE ET LA CAMPAGNE, Buggys, Bxpress, aux conditions les plus faciles, \u2014_\u2014) Instruments Aratoires des plus améliorés.\u2014() \u2014 Bouleverseurs, Sarcleurs, \u2014 AUSSI \u2014 Engrais Chimiques, Phosphates, etc.Herses, ETC, ETC.Ete., Ete, #7 Tout est confectionné avec des matériaux de première classe et par des ouvriers de grande capacité et expérience.LATIMER & PERREAULT, 20 RUE LAFRAMBOISE."]
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