La Tribune : journal hebdomadaire, 16 octobre 1896, vendredi 16 octobre 1896
[" { JRE.Le TTT, 5 À ae La Assemblée Legislative - Tr : rife i ots ii: Va or E .wn Ari PEN AE oh Yol, 9.Vendredi 16 Octobre 1396.4 25 FEUILLETON BÉRANCERE meter, PREMIERE PARTIE FRANCE Xv { Suite) Tl fallait remercier pourtant ; mais comment s\u2019y prendre ?D'or- dimaite la reconnaissance sgem- blait à Dérangère le plus doux, le plus facile des devoirs.Le merci qui se trouvait an fond de son cœur mouniait tout naturellement à ses lèvres.Ah! que ne s'agissait-il du docteur Roland ! Mais avec lui, ce maitre impérieux, qui cbligeait en se cachant, sans avoir l'air do se tou- cier de vors, tout était difficile.La route, ce matin-li, ne pa- rat pas assez longue à Déran- gère.Elie composu et recomposa une vingtaine de petits discours imagina les brèves réponses qui leur seraient faites ; mais, quand eile franchit le perron entre denx baies de fours parlamées, elle avait déjà tort oublié, et ce fut en se fiant à l\u2019inepiration du moment qu'elle entra dans le cabinet de travail.Le comte écrivait.ll enlua presque saus se déranger, ct leva les yeux vers la pendule de Boule placée sur un support de porphyre.Pour la première fois, le secrétaire était en retard de dix minutes.C\u2019était un fâcheux prélude.Néanmoins la jeune fille, par un grand effort de courage, balbutia quelques mots qui finissaient ainsi : Comment vous exprimer ma reconnaissance, Monsieur le comte ?\u2014En ne m'en parlant pas, Mademoiselle.Parmi les choses qui me sout odieuses, les remerciements viennent en première li- que.Vous êtes jeune, vous; cette façon de penser Tous paraît cynique ; mais quand vous aurez vécu quelques anvées de plus, en apprenant à connaître le monde, vous apprendrez aussi à connaître ingratitude Les larmes jaillirent des yeux de Bérangère.Oh! je ne parle pas pour vous, reprit-il d'un ton moitié sérieux, moitié ironique.Vous êtes l'exception, ne le sa- Vez-vous pas ?Bérangère sentit son cœur se serrer doulourense- ment.Ce n'était pas l'amour- propre qui souffrait en elle, maïs la compassion qui s\u2019éveillait poi- guante.Que de cruelles déceptions cet homme avait di épron- ver pour ne plus croire à rien ! Quel vide dans ce cœur resté bon pourtant ! Le silence se fit.Bérangère garda les yeux attachés sur son papier blanc, attendant les instructions du comte.Mais il ne songeait guère au travail, et la jenne fille se sentait de plus en plus embarrassée de sa présence, qu'elle croyait importuue, lorsque la princesse Olga entra frat- che et souriante comme une fleur de printemps Il se dérida aussitôt.Ses manières, son langage, prirent le ton aisé, vif et animé de sa belle interlocutrice.Décidément, elle savait le charmer.Rassurez-vous, dit-elle, j'ai renoncé aux chinchillas.Dimitri peut dormir tranquille.Je n\u2019en aurais eu réellement be- goin gue pour l'hiver prochain, et d\u2019ivi là, 11 me viendra bien une nouvelle fantaisie.\u2014Je n'en doute pas.Et qu'avez-vous fait ces derniers jours ?\u2014 Oh! taut de choses plus fa- figantes les nnes que les autres ?Il faut une santé de fer pour résister à cette vie porisienne, \u2014Le ciel vous a bien duuée sous ce rapport comme sous tous les autres, dit-il presque galamment.Vous êtes d'une fraîcheur éblouissante.\u2014Ne m'en parlez J'ai une santé de campagnarde.C'est honteux! Vous douteriez-vous que j'ai dansé toute la uuit comme une pensivnnaire ?\u2014-Non certes, \u2014C'est ce que m'a dit la comtesse Balowska, que j'ai reucon- trée tout à l'heure chez le pâtissier anglais.Vous savez qu'elle n\u2019est pas complimenteuse.Eh bien, en me voyaut,\u2014mon voile relevé pourtant, \u2014 car ju mon- geais un petit pâté aux huitree, elle n\u2019a pu s'empêcher de s'écrier: Vraiment, chère belle, vous êtes blanche et rose comme si vous sortiez d'un bain de lait! Avouez qu'il y a quelque mérite à cet aveu quand où a soi-méme le teint couleur citron.\u2014La force de la vérité.Mais où douc avez-vous dansé ainsi ?\u2014Chez la baronne du Tussac.Je que que vous n\u2019avez pus seu- lemeut regardé votre invitation, Elle m'a exprimé les regrets les plus aimables de n'avoir pas mon cher cousin à cette fête digne des Mlle et une Nuits.Vous savez que l'hôtel est splendide : un vrai musée, avec ses tableaux ses statuettes, ses émaux cloison nés, ses bronzes et ses glaces, dont les cadres sont des mervetl- les de sculpture \u2014Que d'occasions pour vous admirer! Garcous que vous n\u2019en avez pas perdu une, La princesse rougit lérère- ment.Cutle remarque venait à point.Tout en parlant, elle regardait de temps à autre dans la grande glace de Venise faisant face à la porte vitrée qui s'ouvrait sur le jardin, et le comto avait surpris un ou plusieurs de ces regards.Vous êtes insupportable, dit- elle.Est-ce ma fau.e, si mes yeux ont rencontré cet éternel tentateur ?\u2014Et si vous avez été à lui comme l'alouette au miroir ?\u2014Non, mais j'ai voulu me rendre compto de l'effet que pouvait produrre une guirlavde de fleurs des champs -dans cette glace habituée à ne réfléter\u2026 \u2014Que ma figure rébarbative, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Vous mériteriez bien que je dise nun AMEN.Mais la force de la vérité, comme vous disiez tout à l'houre\u2026 Enfin, s'1l n'était pas ridieule à une femme d'assurer à un homme qu\u2019il est heau\u2026 très bean même.je vous dirais comte Sergo.Ici elle s'arrêta.Non mème à un cousin, il ne faut pas laisser voir tout ce gue l'on pense.Re- venons-en douc à la fete hier.II y avait des costumes ravissauts, car vous n'ignorez pas qu'il s\u2019agit d'un bal costumé.Le comte s'inclina gravement.Notre ambassadrice était splendide en Egyptienne ; la baronne de Wal- lensbach portait on ne peut mieux le péplum des dames ro- mainces ; sa fille, qui a dix sept aus à peine, faisait une ravis- saute abeille.Elle est svelte, aérienne, une taille de guêpe, le physique de l'emploi ; enfin sa cousine, Bettina de Gustein, était déliciense en Arlequine Blanche \u2014Mais vous ?\u2014Oh! moi, ditello d'un air modeste, cela no vaut pas la peine d\u2019en parler, hien qu'on m'ait trouvée en général assez réussie.\u2018 \u2014Mais enfin ?\u2014Eh bien, si vous tenez absolument à le savoir, j'éfais en pa pillou rose.Ce qui m'avait dévidée, c'étaiont les splendides rubis balais que le pauvre prin.ce Schersky m'avait ofler's l'année même de sa mort, et dont mon vostumier a tiré, pour les ailes, un parti merveilleux.Lo comte réprima un sourire.Cet hommage au défunt lui semblait quelque peu singulier.La princesse ne s\u2019en aperçut pas, et continua avec la verve qu'elle mettait à ces sortes do choses : Lady Stanley était superbe en Elisabeth d'Angleterre ; sa fille Harriet, charmante en neige.Mois vous verrez tout cela dans les journaux.Ce qu\u2019on ne saurait décrire, ce sont les ma- gnilicences de Ia décoration.Cela m'a rappelé notre dernière fête de Suint-Pétersbourg\u2026 Qael triomphe pour Alexandra, qui avait organisé tout cela avec vne merveilleuse entente, 11 faut l'avouer! Un éclair étiucella sous les noirs sourcils du comte, mais ce ne fut qn\u2018un éclair, Les ténèbres se firent aussitôt.A partir de ce moment, il ne répondit plus que jar monosyllabes ou par interjections impa- tientcs aux railleries el aux ame.nités de su charmants covsine Elie fluit par sn apercevoir, et, se levant languissamxent, mais le sourire aux lèvres: Il esl évident que ma gaieté vons fatigue cher comte.\u2014Moi ?pas le moins du monde.Vous vous en allez parce que vous le voulez bien \u2014Je le veux! Est-co qu'on peut vouloir ici quelque chose de son plein gré Ÿ Je coraptnis me reposer au moins jusqu\u2019à demain, et puis j'ai eu la faiblesse de prendre rendez vous à quatre heures an Skating palace avec Mme de Moutmayeux.C'est très amusant, ce patinage.Cela me rappelle en petit nos fêtes sur la Néva.De quelie force vous étiez ! Vous souvenez-vous d'avoir écrit mon nom avec le tranchant du patin, tout en décrivant vos courbes-de haute école ?C'était plus lisible que votre écriture ordinaire.Mais vous me laissez debout, comte.Je suis horrible- meut fatiguée, pourtant.\u2014Vous aviez annoncé votre départ.J'attendais votre bon plaisir.\u2014Avec résignation, ou plutôt avec impatieuce.Mou cher comte, vous avez lair d'un erin, comme discut vos amis les Fran- «ais dans leur langage do tous les jours.Ou plutôt vous me faites l'effet d\u2019avoir les nerfs, \u2014 mais les hoimmimes ont-ils des nerfs 2\u2014tendus comme des cordes à violon.Et cependunt vous n\u2019avez encore écouté que la moitié de mes plaisirs, où de mes fatigues, si vors aim«z mieux.Sa- vez-vous que ce pauvre papillon rose avait dû commencer sa soirée d'hier, dans un tont autre costume, ce qui compliquait encore les choses, par un diner à I'ambassade d\u2019Autriche, quo vous avicz refusé, à mon grand déplaisir ?\u2014Comment était-ce composé ?\u2014 Comme tous ces diners quasi officiels, On marge beaucoup et fort mal.Je dois avoir le menu dans ma poche.Je les collectionne pour mon chef, qui est totalement dépourvu d'imagination, La princesse introduisit avec peine sa main gantée dans une bonbonnière d'émail, un porte-monnaie grand comme une pièce de cinq francs, et d'où elle tira le menu en question.Vous allez vous demander comment :l se trouve dans mon cestume de tkatineuse.Eh bien, je l\u2019y ai mis exprès pour vous, \u2014list-ce qu'\u2019ainsi que votre chef, je manquerais d\u2019imagina- ton?demanda le comte, qui avait l'air de terriblement s\u2019ennuyer \u2014Taisez-vous.Votre pénitence seru de m'entendre jusqu'à la fin : À part le johannisherg, au- theutique et merveilleux, cela va sans dire, et la salade russe, À mon adresse, ainsi que la boinbe moscovite, s'il faut en croire co que m'a dit galamment l'ambassadeur, ce diner n\u2019avait rien que de très ordinaire.Hélas ! ils se ressemblent tous ! Pas Ja moin- (lre variante.Aussi je crois bien que j'aurais pu vous défiler tout cela d\u2019un bout à l'autre sans un grand effort de mémoire.Lo comte la laissa aller jusqu'à la fin ; puis, quand elle s\u2019arrêta : C'était des convives que jo vous parlais, dit-il avec un sangfroid superbe, et non pas du mean.Elie partit d\u2019un de ces éclats de rire par lesquels elle avait | couture de se tirer d'affaires : Oh ! bien, là aussi, pas la moindre variante.Tous les ambassadeurs et chargés d'affaires de la terre avec leurs femmes, puis quelques étuiles de première grandeur, choisirs dans la colonie étrangère* Après le diner, trois ou quatre cents personnes environ.Mais jo n°a1 pas en le temps d'atteudre le défilé.Il me fallait bien aller prendre mes + ai | LA TRIBUNE.Stade ailes roses avant de m\u2019envoler dhez la baronne.Sur ce, monsieur mon cousin, bonjour et bonsoir.Allons, un effort! Ne m'accompagneriez-vous pas au skating, quand ce ne serait que pour voir quelques types variés et charmants de skatineuses, auxquelles je me ferai un vrai plaisir àe vous présenter ?Il sembla réfléchir.Peut-être bien, dit-il, en tout cas, je vais vous mettre i votre voiture.Il alla jusque vers la porte; puis, revenant sur ses pas: Veuillez en mon absence, Mademoiselle, dit-il à Bérangère, relever tous les noms russes du dix-septième siècle qui se tronvent dans le dictionnaire dont je vous ai parlé.\u2019 Bérangère était seule.Elle pouvait attendre des heures, et des heures encore.L'absence du comte se prolongeant, il était évident qu\u2019il s'était laissé tenter par lés perspectives séduisantes du patinage à la roulette.Elle avait faim, et pressentait surtout qu'elle rentrerait fort tard chez elle; elle tira do sa poche un petit pain d'un sou, et commença le plus discrètement du monde son repas d\u2019anachorète.Mais, quelque précaution qu\u2019elle prit, il tomba sur le tapis de couleur sombre quelques miettes, très visibles par conséquent.Elle :c baiesait pour les ramasser, lorsque la portière se souleva, et le comte Serge entra sans bruit.Avait-il vu quelque chose ?Qu'avait-il pensé pendant qu\u2019elle se relevait tonte confuse, laissant à terre les trac:s innocentes du délit ?Bérangère no pouvait rien conjecturer.D'abord, parce- qu'eile n\u2019osa plus le regarder, occupée qu\u2019elle élair à faire disparaître le reste de son petit pain dans sa poche, ensuite, parce que la physionomie du maître n'avait jamais été plus impénétrable, plus impussible qu\u2019à cette heure.Ce qu\u2019il y a de certain, c\u2019est que le lendemain, vers trois heures, la porte s'ouvrit à deux battants,\u2014une porte à gauche, que Bérangère n'avait jamais vu s'ouvrir\u2014cet Dimitri, en tenue de maître d'hôtel, la serviette sur lo bras, prononça à haute voix la formule sacramentelle : Son Excellence eet servie.\u2014Pardon pour ce sauvage, Mademoiselie, dit le comte, qui so leva et s'avança vors la jeune fille interdite.Cela siguifie en bon français que vous êles attendue dons la salle à manger, où j'aurai l'honneur de vous nc- compagner.Bérangère était fort troublée.Que dovait-elle faire ?Obéir, sans douto.Elle s\u2019y rémgna par l'impossibilité do trouver une Téponse convenable qui aurait signifié non.D'ailleurs, le comte ne paraissait pas douter de son consentement.Sans lui offrir le bras, il marchait avec lo respect d'un chambellan qui trouve le moyen d\u2019être humble tout en passant le premier.Humble, lui ! le comte de Woronzoff ! Ces mots faisaient un singulier effet sur l'esprit de Bérangère par leur assemblage.Et cependant tont cela était vrai.C'est humblement qu\u2019il s'sr- rêla au milieu de la salle pour lm désigner sa place, humblement encore qu'il attendit quelle fût assise sur la chaise a dos- sier sculpté, élevée comme uu trône.Puis, changeant subitement d'attitude, il dit d\u2019un air souriant : L'histoire du petit pâté aux huîtres, racuntés par la priucesse Olga, m'a remis en mê- moire les habitudes parisiennes, avec lesquelles j'ai rompu du- puis quelque temps.Pardounez- moi, mademoiselle, de les avoir oubliées jusqu\u2019à ce jour.\u2014Je ne suis pas Parisienne,répondit Bérangère.On le devient vite.Regardez ma cousine Olga.Se douterait- on jamais qu\u2019elle est née à quatre cents lieues d'ici, sujette du czar de toutes les Russies ?Puis il salua respectueusement,et disparut par une porte opposée à celle qui leur avait livré passage.Bérangère resta seule avec Dimitri, mais il so multipliait de telle sorte pour la servir, qu\u2019elle aurait pu croire qu\u2019il y avait autour de la table une douzaine de serviteurs iuvisibles, versant à boire, avançant un plat, en présentant un autre, faisant appa-! raître tous les fruits de la saison, dveu des golées rares, dus compotes recherchées, dont la jeune fillo ne savait mêmo pas le nom.Du caviar, avait-il] murmuré au commencement du repas.Bé- rangére ne fut guère tontée par ce noir mélange qui lui rappelait les descriptions du bruet spartiale ; mais il y avait tant d'enthousiasme dans le ton con - centré avec lequel Dimitri avait prononcé ce mot unique: Du caviar, unc expression de désir si véhément dans ses petits yeux verts \u2014un vrai visage de Kalmonck, ce brave Dimitri\u2014 qu\u2019elle s\u2019en laissa metire une cuillerée sur son assiette.L'as- sietle était en porcelaine de Sèvres la plus fine ; un semis de boutons de roses on décorait la pite d'un blanc de neige.La cuiller était d\u2019or.Tout cela n\u2019empécha pas que le mets favori des Russes fût trouvé détestable par le palais délicat de Bérangère.Elle ve so permit cependant pas nae grimace en avalant la composition exotique, mais elle répondit résolument : Non, merci, à l'encore cncouraguant que murmurait le majordone.Du reste, tout cn mangeant a peine, elle était assez occupée de défeudre son assiette coutre les envahissements projetés par Dimitri.Elie aurait préféré pouvoir regarder en paix l'admirable décoration de cette belle salle en rotonde, avancant en saillie sur le perron du jardin, comme une sorte de pavillon, et éclairée par uno coupole vitréo qui formait le plafond.C'était .un jour doux ct voilé | qui tombait d'en haut à travers des vitreaux de riches couleurs.Il suffisait cependazt à éclairer comme il le fallait deux grands panneaux couverts de peintures, qui formaient les deux paus principaux de la moitié de la rotonde.Ces deux panneaux décoratifs, signés d'un nom illustre parmi les peintres de paysa- &e contemporains, avaient été payés cinquaute mille france, assura Dimitri Le prix n\u2019ajoutu rien à l\u2019admiration de Bérangère.Elle aimait les arte, ce premier des luxer, et pensait qu\u2019une grande fortune ne pouvait être mieux employée, après le soulagement des nicessiteux, qu\u2019à se procurer les plus nobles jouis- sances de l'esprit.C\u2019en était ane certes, ot des plus douces, que d'avoir sous les yeux ces repré- sontations presque vivantes do la nature.Comme celles devaient égayer le repas du solitaire ! 66 disait-elle.On n'est pas mal seul avec de pareilles merveilles pour charmer le regard Ces grands peupliers qui élèvent dans un ciel d\u2019un bleu pâle leur tête déliée ne vont-ils pas frisonner au premier souille de la brise ?Lo second panneau était plus frappant, plus vivant encore peut-être, et Dérangère lo regarda avco une telle attention, que Dimitri, flatté comme s\u2019il s'agissait d'uno œuvre de ses mains, s'avança pour lui servir de cicerone.Russie, murmura-t-il d'une voix émue.\u2014Oh! la Russie ! répéta Ba.ran gore.Llle ne connaissait pas la clémence des étés septentrionaux, el ne croyait, comme tant d\u2019autres, qu'à une ltussio emprisonnée dans ses glaces, ensevelie sous la neige, et grelottant de froid sous son pale soleil.C\u2019est beau, continua Dimitri de sa voix qui ressemb'ait à un murmure, eucore plus beau que cela.Il n\u2019avait que douze aus, voyez-vous, quaud ici, et il posait l'index sur un arbre isolé au bord d'un petit sentier tournant, son fusil lui partit entre les mains et lui enleva presque la moitié d'un doigt.\u2014Qui donc?demande la jenne fille.De qui me parlez-vous ?\u2014Eh! du petit père, sans doute, de Son Excellence, je veux dire.Je suivais la chasse, et jo no le quittais pas plus que sou ombre, car c\u2019était la première fois qu\u2019il avait un fusil d'homrae un vrai fusil! Une imprudence quoi! Et jo tremblais,\u2014d\u2019autant plus que c'était un 13, mauvais jour pour les chasseurs !\u2014Le fusil se prit en passant dans les branches de ce maudit sapin, qui vit encore.Il partit tout seul! Dil! paf! Et le doigt de mon jeune maître fut presque séparé en deux Tais-toi, me dit-il froidement, comuie je me précipitais eu avant pour aller à son secours Ce n'est rien.Je to défunds den parler à personne.Ju me serais fait hacher plutôt que de lui désobéir.Je l\u2019aidai à envelopper sa pauvre main dans son mouchoir, dont je fis des bandes ot des compresses, et cela alla ainsi peudant deux heures que dura lu chasse.Mais, en arrivant à la maison pour diner, il lomba évanoui tout raide On fut chercher le pape, qui était un peu médecin, pendant qu\u2019un exprès partait pour la ville.\u2014Et pourquoi donc avoir gardé le silence ?demauda Béran- gère.Cet acte d\u2019héroïsme était bien inutile \u2014Parce.quo le comte Michel, son père, avait dit, en lui remettant le fusil que mon jeune mai- tre £ollicitait depuis l'année précédente: Si tu te comportes mal avec lui, je te le retire à tout jamais.Et puis, il y avait là la priucesse Olga, qui riait avec de grands jeunes gens, et semblait le considérer comme un enfant.Quoi vous dire, enfin?Je n'ai jamais connu un petit lion comme celui-là.A quinze ans, son père étant mort, il allait, libre de ses actions, chasser l'ours bien au loin.Quant aux loups, qui ne manquent pas dans notre district, il n\u2019en faisait qu\u2019une amusette.À présent, soupira Dimitri, c\u2019en cat fuit de la chasse aux loups et aux ours, du cheval et de tout ce qui l'amusait.Il s'est mis dans les livres.Mais je crois bien, ajouta Dimitri en hochant Ja tête, que co n'est pas à ses livres qu'il pense.\u2014A quoi donc?sembla lui demander le regard de Béran- gère, bien que la question ne se formulät pas sur les lèvres de la jeune fille.\u2014Je savais bien, reprit-il, que tout ce qui fait le 18 décembre ne pouvait que mal tourner.Et un vendredi encore ! c'est-à-dire le jour le plus dangereux de la semaine la plus dangereuse du mois le plus dangereux de l'année.C'était vraiment teuter Dieu! Je l'avais dit au pope, à Son Excellence elle-même, Ils n\u2019ont fait que se moquer de moi, \u2014Ah ! l'accident d> chasse est arrivé le 15 décembre ?-\u2014Non, nou, je parle de l'antre, qui a été bien pis, et dont il ne se reldvera jamais sans doute.Son doigt blessé le 13 septembre est guéri depuis longtemps.Son cœur, blessé le 13 décembre, ne guérira, lui, que quand 1l ne battra plus, Dimitri, dans sa superslition, redoutait tellement ce jour néfaste, qu\u2019une fois par an, le 13 décembre, il gardait le lit vingt- quatre heures de suite, sans autre raison que ses craintes chimériques.Rien n'aurait pu le faire lever si ce n\u2019est un ordre exprès de son maître.Et le comte Serge aimait trop son dévoué serviteur pour lui impos:r une torture de vingt-quatre heures.Que crains-tu donc?lui demauda-t- il vn jour.Je crains lout, répondit Dimitri.Et cependant 1] était brave jusqu\u2019à l\u2019audace.Oui, le 18 décembre, l'oiseau qui plane au-dessus de notre tête doit nécessairement laisser tomber dans vos yeux la fiente qui aveugla Tobie ; le toit de la maison seigneuriale s'écroulera sous la neige ou s'effondrera sous l\u2019action d'un feu subit; le couteau de cnisine se retournera de lui- mêine dans la main Au cuisinier pour lui faire une cruelle blessure ; le chien deviendra enragé, ct la jument favorite prendra le mors aux dents.\u2014-Mais rien de tout cela ne t'est jamais arrivé, objectait le comto Serge.\u2014Cela peut venir, répondait Dimitri en hochant la tête, \u2018Acontenuer.! \u2014\u2014\u2014 0s QR 20e \u2014\u2014__\u2014\u2014\u2014 Si vons pensez a vendre votre ferme avant dix aus d'ici, quoi- qu'il arrive plantez des arbres fruitiers.D'abord un bon verger du pomumiers, puis des prnuiers, cerisiers et poiriers.Employez un arpent pour les divers petits lruits tels que framboises, groseilles, gadelles, ete, ete.L'on ne tardera pas à venir vous demander votre prix, et alors vous répondrez très probablement : * Je n'ai plus envie de vendre.\u2018 ee Société aissoute La société de plombiers, Archam- bault et Therrien, est dissoute de consentement mutuel, cette semaine, M.Odilon Archambault continue- raseul, au No 243, rue Cascades, presqu'en face de l\u2019ancienne place.Nul doute que ses connaissances, son Énergie et son aclivité lui attire- ront une large part de clientèle.Téléphone 79.eSATA RS i OhaussareS; i JOS.MORIN, i ET 1 i No 104 Ruc CASCADES, by Coin dela Rud St-Donis, I f ST HYACINTAE.Ë i ASSORTIMENT DE OHAUS-| qi 5 SURES, pour Hommes, d'ecomes et Ë trp Enfants, danstoutes leslig ues.; I F DRI TREBS BLS à 1: Aussi ¢ Assortiment complet det i Valises, Bacs de Voyage, Etc.L i EN GROS ET &N DÉTAIL.ji re | Verez et vous serez bien servis.by JOS MORIN, di Marchand de Chaussares, i fms as, nsasases asus A À VENDRE.La Magnitique propriété superbement bâtie, côté sud de la rivière Ya- maska, en face de la ville et occupée par Mr Jos.Leduc.La maison contient toutes les améliorations modernes.Pour les conditions, qui sont des 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certificats de la Banque du Peuple, au Bureau de La TRIBUNE.iy MESSE LA TRI BUNE.+4 HISTOIRE D'UN PERE LE BONIEUR EST REVENU ALORS QUE TOUTE ESPÉRANCE ÉTAIT ÉVANOUIE Sa fille commençait d languir et à perdre ses forces \u2014 Elle était prise d'hémorragi: et sa vie était en danger-\u2014 Muintenant elle a recouvré sa quté d'autrefois, el jouit d'une cxcellente santé, Du Courrier de Brantford : M.Thos.Clifr, qui demeure au No 75 rae Chatham.vient d'être admis à faire parti du por- sonnel du Graud \u201cTronc.M.Clift qui était gardien de la paix dans la grande ville de Londres, est un beau type d'Anglais, comme onen rencontre si souvent parmi les employés du Grand Tronc qui forment une belle classe de citoyens.Depuis son arrivée ici, M.Clilt a été l'un dés plus chauds défenseurs de la médecine bien connue, les Pilules Roses du docteur Williams, ot grâce à sa propagande, plusieurs douzaines de boîtes ont été vendues parmi ses amis ct ses parents.Un représentant du Courrier, anxieux de connaître pour quelle raison M.Clift se donnait tant de peine pour faire connaître les Pilules Iboses du docteur Williams, est allé l\u2019interroger.M.Clift a répondu avec em- preseement, racontant l'histoire suivante qui explique son zèle à la propagation d'nne médecine connue du morde entier.\u201cIl y aciug années environ, dit M.Clift, ma fille Lilly com- meuga à languir et à perdre ses forces : elle était dégoûtée de tous les travaux comme de tous les plaisirs.J'appelai auprès d'elle un médecin de Londres et il prescrivit l'exercice comme devant avoir le plus d'effet sur elle.Ma fille fit de son mieux pour suivre ces instructions, mais les exercices forcés l\u2019accablaient de fatigue et l'afluibliesaient de plus en plus.Un soir, mon épouse ct moi fûmes cifrayés par des cris qui partaient do la chambre de Lilly Jo me hâtai d'aller porter secours à ma pauvre enfant que je tronvai baignant dans son sang.Je courus au médecin, et il fit tout son possible pour arrêter l\u2019'hémorrhagie, mais il m\u2019avoua que lecas était des plus critiques.Lilly n\u2019était plus que l\u2019ombre d'elle-même, et pendant plusieurs semaines, quaud, avant de partir pour l'ouvrage, j'allais lui souhaiter le bonjour, il me semblait que c'était pour la deruière fois, Il y avait déja longtemps que ma fille était dans cet état, lorsqu\u2019un jour, un ami lui recommanda d'essayer des Pilules Roses du docteur Williams.Elle se décida à en faire l'essai et en peu de temps, un bien sensible se fit sentir.Elle continua à fairo usage des pilules et ne tarda pas à quitter le lit.Depuis trois ans, elle jouit d\u2019une excellente santé.Ce sont les Pilules Roses qui l'ont arra chée des mains de la mort cf qui m'ont couservé mon unique enfant ° Êtes-vous surpris maintenant de me voir recommander cette médecine & mes parents ct à mes amis ?\" Les Pilules Rores du docteur Williams, arrêtent la maladie à son début, restaurent le système et rendent lu santé au pa- tiont.Dans les cas de paralysie, maladies épinières, ataxie locomotrice, sciatique, rhumatisiae, érysipèle, scrofules, ete.ces pilules sont supérieures à toute autre médecine.Elles sont aussi un remède efficace pour les maladies qui rendent insupportable la vie d'un grand nombre de femme.Les hommes brisés par des excès de travail, où par les excès trouveront un remède efficace dans les Pilules Roses du docteur Williams.Vendues par tous les marchands ou envovées par la malle à 50 cts la boite ou 6 boites pour $2 50, en s'adressant à la * Dr Williams Medicine company,\u201d Brockviile, Ont, ou Schenectady, N.Y.Méfiez-vous des imitations ou autres marchandises vendues comme étant \u2018\u2018 aussi bonnes.\u201d BIERE ET PORTER DH JORN LABATIS 5 5 = 9 som LABATR DE LONDON, Out 8 > LONDON canarA \u20140\u2014 & 9 MERSTOUT emis 3 2 pipes que nutritir Po ©.A ALL.Recowtnaridé par les connalmsenrs et © Yomi Ll Los médecinn dann toutes les partion du a) £) Oanada.Voyez lus tômolguages écrits 2% ey de chitulatesstsinents © So NEUF HEDAILLES POH, I°ARGENT © © ER DE BRONZE EV ONZE DIFLOBES ob.© Tu Frauver d'Austentio, des Etats Unie, du ©; © ê = Caundn, do la Jamaiquo, [ndos Occtdou- © © hit Savouroriginaleet na, purots jarantie.2 a) Zin ñ Ponts coment au climat de co coutt- © © ZACK neutot no sont parsurpissés.©.© és ru @ 3 ; PRIX SPECIAUX des = GE / L AU GROS.2 Opn MRE \u2014 &S © ie na ue 8 EOE ON PORTE A DOMICILE Q © les ess, DANS TUUTE LA 2; © CES onms raion VILL © 2 ©) J.B.St.PIERRE, © © EPICIER.= o PROVISIONS, VINS ET LIQUEURS.= a 256 RUE CASCADES ST-IYACINTHE.3 Fe TÉLÉ EZ AU No 36 D ©) TÉLÉ PHONEZ AU No 3 G v PROPRES at a GT a LT TS ZA SR Te VI OER LOLI RLOL - \u2014 0800000 \u2014 \u2014\u2014 La Compagnie d'Assurance sur la Vie, The Colonial Mutual Life Association.Solide.Utile.Equitable.Cetto compagnie émet In Police la plns libéralo possiblo toutlen charg can 33 ojo meillour marché que les antres compagnies.Economisez votre argent tout en protégeant vos familles.Les fommes 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responsable d'aucune dette contractée en mon nom par qui que ce soit sans won consentement par écrit.NaroLÉoN CHAPUT.St Barnabé, 24 Sept.1896\u20141 m.Gartes d'Afaires, FONTAINE,ST-JACQUES & FONTAILE Avocats Rue Girouard Porte voisine de la Bangt.+ sacque ST-HYACINTHE, BLANCUET & BEAUREGARD AVOCATS Rue Gironard-\u2014No.STHYACINTUE.BLANCHARD BOISSEAU & BAZINET NOTAIRES No.18 Rue St Dent: ST-HYAGINTHE Docteur Menrt St-Germain \u2014NMEDECIN-CHINURGIRN\u2014 Ayant suivi sous le Dr Chrétien Zaugg, de Montréal, des cours spéciaux sur les maladies des yeux.du nez, de la gorge et des oreilles.Je donnerai une attention toute particultère aux aflections de ces or- ; ganes.41-94-12.m\u2014\u2014 mr \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Paquette et Godbout MENUISIERS-ENTREPRENEURS Coin des rues William of St-Casimir, St-Hyaciot Mannafactariers de Portes, Chassis, Jalousies el moulures de toutes sortes, Découpage et tournage exécuté promptement ntérionrsd'Eg ol£&$rp \u2014:Iaf1003 léges, 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près de Bran- ford, Ont, et la tribu des Six Nations l\u2019a sacré chef sous le nom de De To Rogh Tab Ile.Ce nom signifie Ciel I'wi.Æ 4H Trois des membres du guuver- nement Greenway, les honorables MM.Cameron, MeMillan et Watson sont délégués par M.Greenway pour avoir une dernière conférence avec M.Lanrier an sujet de la question scolaire.x, Le service postal est tellement amélioré par le Cunade que quantité de malles de Montréal en destination d'Europe qui sont généralement expédiées par voie de New-York, prendront pour la première fois, dimanche, la route de Rimouski.#4 # Le gouvernement Laurier a nommé M.À.J.McOoll juge de la Cour Suprême de la Colombie Anglaise.M.McColl est un aveeat distingué de New: Westminster et il était hautement recommandé par le barreau de sa province.Son traitement sera de $5,000.Fy Sir Richard Carlwright est dans un deuil pénible Son fils Lewis, comptable de la Banque de Montréal, à Lindsay, Ont, cst mort presque subitement à 7 h, dimanche matin.Sir Richard accouru par convoi spécial n'est arrivé qu\u2019une heure avant sa mort.Foy He L'hon.col MeMilian, le trésorier, et l\u2019hon.Robert Watson, ministre des travaux publics dans le ministère Greenway, sont arrivés lundi, à Ottawa, venant comme commissaires de la part du gouvernement manitobain, ayant reçu pouvoir, avec l\u2019hon.M.Cameron, secrétaire provincial, de terminer l'affaire des écoles.: Ils out eu une entrevue non officielle avec le premier et quelques-uns des autres ministres pou de temps après lour arrivée.Ils ont été en conférence avec M Laurier et M.Mowat.Le pays tout entier verra avec satisfaction disparaître cette question de l'arène fédérale.Quelqu'un ayant demandé au ministre Watson quel était l'objet de leur visite, il répondit : LA QUESTION DES ECOLES.On lui demanda ensuite s\u2019il comptait sur un règlement favorable et satisfaisant pour tous.\u2014 Notre présence à Ottawa, reprend M.Watson, est la meil- lèute preuve que nous sommes disposés à faire un tel règlement.La reine Victoria commenc: la soizantième année de son règne.Depuis son avènement au trône d'Angleterre, les présidents suivants se sont succédés aux Etats-Unis : Van Baren, Harrison, Tyler, Polk, Taylor, Fillmore, Pierce, Buchanan, Lincoln, Johnson, Grant, Hayes, Garfield, Arthur, Harrison et Cleveland.FX Le dernier numéro du Paris Canada anuonce la présence à Paris, à la date du 26 septembre, des personnes suivantes : Mgr L.N.Bégin, archevêque de Québec ; Révd.Th.G.Rou- lean, Québec; Révd Marie-Lonis de Bourmont, St Norbert, Manitoba ; Révd Julien Chaperon, St Norbert, Manitoba ; Docteur et Mme N.E.Dionne, Québec.+ M.Blumhart a quitté, samedi la direction de la Presse.Notre confrère, dont ls santé n'est pas (rès forte, ira, comme M Beaugraud, demander au soleil du Midi de la France, un climat plus doux et un repos bien mérité.M.Berthiaume a offert $6,000 par année à M.Decelles, le bibliothécaire des Commuaes.Mais celui ci n'a pas encore donné de réponse définitive.La Presse annonce que des changements importants auront lien prochainement duns la rédaction et l'administration de la Minerve.K4 4 Le journal du bord indique que le Canade a fait 410 nœuds dans une scule journée en pleine mer.La course a cependant été réduite à 225 et 286 deux autres jours par suite d\u2019un vent ext rê- mement violent.Malgré ces désavantages, il £crait arrivé à Québec le jeudi midi s'il n'eut été retardé par la brume dans le bas du fleuve.Il est évident quo duraut la belle saison, le Canada parti do Liverpool le jeudi et de Movills le vendredi arrivera à Québec le mercredi suivant.La distance parcourue par le Canada durant cette traversée a été de 2,637 milles.yk L'enquête préliminaire sur la plainte portée par l\u2019hon M Tarle contre M.Grenier s'est terminée vendredi.Le juge a réservé sa décision, mais on croit que Grenier sera condamué a subir un procès.Samedi soir, à Montréal, au retour do l'hon.M.Nantel et de quelques autres de ses collègues il y a eu, au St Lawrence Hail, réunion d'intimes au cours de laquelle il a été question d'organisation et surtout de l'affaire Tarte-Grenier.Toutes les rumeurs de désistement de la part de M Grenier ont été misos a néant dans ceite réunion et il est bien compris que si M.Grenier disparaissait de la cause, celle-ci continuerait quand même Ry Hk Co sont de tristes cultivateurs ceux qui refasent de lire les livres écrits eur l'agriculture.Oeux-là ne sont pas éloignés du temps où ils ponseront à aban- douner leurs terres pour ec chercher une autre ocenpation, car, aujourd\u2019hui, le profit n\u2019existo quu pour les produits de qualité supérieure et obtenus cn pou de temps.CRRA ho vi Députés-Ministres Il y a quelques jours, l'Zlectewr faisait une sortie contre les dé- putés-ministres, comme avant- coureur d\u2019une décision sérieuse qui devrait être adoptée par le ministère.Et voilà que le 10 octobre, le correspondant régulier de l\u2019Æfec- leur écnt d'Ottawa les grosses nouvelles suivantes : \u201cIl semble entenda que le gouvernement doit considérer incessamment la question des députés-ministres.Sir John A.Macdonald a posé comme règle qu: l\u2019offise de dé- puté-ministre était une nomination politique.Il est allé jusqu'à coasacrer'cette règle d'uns façon officielle daus un ordre en conseil, Un s'aperçoit que les nou veaux ministres ne peuvent pas exécuter leur politique et obte nir les meilleurs résultats possibles de l'administration de leurs départements respectifs, à moins d\u2019avoir comme députés dus gens franchement sympathiques, qui ne sont pas inspirés du désir de voir le gouvernement battu et n'ont pas, par conséquent, inté- rét a trahir, à toute occasion, leurs secrets d'office Ces députés qui ont été nom - més par sir John A Macdonald en vortu de la règle que nous venons de rappeler, c'est-à-dire pour des raisons politiques, sont naturellement tous d'\u2019ardents conservateurs.Quelles que soient leurs protestations de loyauté, en ce moment, on peut être sûr qu\u2019 1ls n'auront dans leur cœur aucune sympathie pour les nouveaux ministrer et qu\u2019ils no se sentiront pas à l'aise tant que leurs amis n'auront pas repris le pouvoir.On peut s'attendre qu'- ile travailleraient à la sourdin: et auraient recours aux mêmes intrigues que novs avons vues do 1878 a 1878 pendant lu règue de M.Mackenzie.Le gouvernement cest donc forcé, pour sa propre protection, mettant du côié tonte autre considération, de faire face à l\u2019armée de députés-ininistres qu\u2019il a trouvés cu office le 13 juillet.Les plus chauds amis du gouvernement et ses partisans Jes plus influents, tant à la chambre qu'au dehors, insistent, comme question politique, et comme nécessaire à la bonne administra - tion, sur lo renvoi de tous les députés-ministres dont les anté- cédonts ot les sympathies ont été conservatours et leur remplacement par des hommes auxieux de voir les ministres s'acquitter de leurs devoirs avec houneur, désirant travailler, de concert avec eux, pour obtenir les meilleurs résultats possibles de l'administration.Lo précédent établi pur sir John A.Macdonaid, dans le cas de M.Buckingham, en offrant a ces députés ministres d\u2019autres positions, dans le service civil, sera pout-être suivi.1! y a, sans doute, un ou deux députés ministres dont les sympathies sont acquises à la uou- velle administration et qui évi- deminent lui seront loyaux.\u201d \u2014\u2014 ee 00 En 00 2 A Paris le général Trochu est mort, à l\u2019Âge de 81 ans.En 1870-71, mes + EE TE il eut le commandement de Toulouse, puis il devint commandant à Paris.AV Ce ec Ah x a tpg LA PATRIE Nous lisons dans le numéro de samedi, de ce journal, le passage suivant au sujet de la vente de la Fatrie aux amis du gouvernement Laurier.L'écrit, qui comporte l'extrait ci dessous, est signé H.Beau- grand, .Malgré tout le cyaisme radical de cs Monsieur.il est à peu près certain que la Patrie passera sous peu en d'autres maius Nous le sonhaitons sincèrement pour le repos de la cons- ciencs publique.Voici ce passage : \u201c La Gazette, la Presse et le Monde annoncent la vento du la DATRIE, sans cependant donner de détails ou de chilfres \u201c Voici la vérité à ce sujet\u2014 tou\u2018e la vérité.\u201c La PATRIE cst vendue, c'est une chose claire comme la politique conservatrice.\u201c C\u2019est Dick While de la Gu- zette, M.Nantel du Monde et De- uis Poitras de la Presse et de lu Minerve qui ont présenté la Pa- TRIE à sir Chas Tupper coume cadeau de circonstance, à l'occasion de ses noces d'or.* C\u2019est M.Tardirel, de la Té- rité, qui a été chargé de collecter les $50,000 du prix de vente, parmi les bedeaux du Congrès anti-maçonnique ; la dite somme de $50,000 devant être déposée entre les mains de M.Cornellier le sympathique conseil de M Grenier, de la Libre Parole, Et après avoir payé les frais du procès, la balance sera versée eutre de pieuses mains pour faire dire des messes pour lu rapos de mon âme et pour la tranquillité de la conscience de Tarts.Si ma p\u2019tite histoire vous amuse Si ma p\u2019tite histoire vous amuse Je vais vous la recommencer Je vais vous la recommencer.\u201c Et voilà pour ce qui touche à la vente de la PATRIE \u201cEt que ceux qui ont dus doutes adressent une dépêche à Tardivel, à Fontenay-les-Oies, aux soins de Satan-Lucifer Belzébath & Cie.\u201c Ce serait bien le diable si on ne recevait pas de réponse, nement 6 (RS enn Un scandale à Québec À la demande de M.l'ocand, éditeur-propriétaire de l'Etecteur, le ministre des postes a Fit te nir une enquête sur l'administration du bureau de poste de Québec, et il appert de ces recherches que des centaines de numéros de l'Efecteur ont été détournés de leur destination, durant la dernière eumpague électorale, au préjudice, naturellement de ce jourual.Dans un article éditorial, M.Pacaud dit que mardi dernier, il a reçu une lettre d'une paroisse du comté de Gaspé, l'informant que le maître de poste de sa localité venait de vendre 100 copies de I'Electenr, qu'il avait interceptées aux abonnés en différents temps.Ce maiire de poste avait en la prudence d'enlever Padresse avec des ciscaux sur chaque numéro.Après avoir énuméré plusieurs cas de détournement de ce genre, l\u2019Electeur Ait : \u201c Nous aimons à dire que nous ue tenons pas responsable de tous ces dénis de justice, M.Bol- duc, l'inspecteur des postes.Tous les cas que nous venons d\u2019énamérer lui ont été référés dans le temps, et il semble avoir tait son possible pour nous protéger, mais sans succès.11 nous semble que 1'Electeur aurait été bien justifiable de demander une razzia complète dans le service des postes, à Québec.Nous avons cru plus digne et plus juste de n\u2019en rien faire.Nous avons représenté tous ces faits au ministre et lui avons demandé de faire une enquête régulière afin d'obtenir une preuve écrite de uos griefs et dé- termin>r quels étaient les coupables, C'est M.Sweetman, inspecteur en chef du Dominion, qui a conduit cette enquête, Le publie aura l'occasion de lire bientôt le texte même des témoiguag#s qui out été donnés.Peadant que nos adversaires politiques nons épuisaient en frais de cour, leurs employés aux postes cherchaient à ruiner notre journal, qui était notre seule ressource pour payer leurs maîtres.\u201d Nous racontions qu'un maitre de poste du comté de Gaspé avait vendu 100 copies de l\u2019E- leclenr qu'il avait détournées à nos abonnés.M.l'insp:cteur nous informe que ce fonctionnaire prévaricateur a été démis.Bravo ! oe CD co Chronique Nous empruntons a la chronique du Cultivalenr, le passage suivant qui a trait à une grande œuvre de bienfaisance qui intéresse toutes les villes de notre Province comme de la Puissance en géuéral : \u201cSans sortir de notre sujet, ous furoas observer qu'on a fort peu parié, dans les journaux de Montréal, de l\u2019intention du conseil municipal : d'établir une forme de refuge pour les mendiants.L'idée, cep:ndant, mérite d'être examinée très sérieusement, Dans cetle ferme se trouveraient tous les métiers : de sorte qu\u2019an lieu de mendier, les pauvres auraient là un git: et lo couvert, qu\u2019ils paicraient par leur travail.Ils pourraiunt mème sans doute, s'amasser quelques ressources, s'ils sont habiles dans leurs métiers Cela sera 1-il du goût des pauvres ?\u2014 Nous savons fort bien que beuncoup de ces malheureux tprouveut une vive répugnance, une graude honte, à demander l'aumône.Mais il en est d'autres qui ne sauraient s\u2019astreindre à aucune loi d'ordre.À ceux-ci, il faut la hberté d'allares, l'air et l'espace, même eu ville ; ils ressentent une répulsion instine- tive contre tout ce qui semblerait les tenir quelques heures à une tâche sériense.N'ayaut jamais travaillé, ils ne veulent pas lo faire dans la crainte d\u2019en prendre l'habitude.Ils préfère- raient aller en prison: parce que là, du moins, ils peuvent vivre & ne rien faire, et sont entretenus aux frais de l'Etat, Au contact.journalier de l'écume de la population, ces malheureux, s'ils ne sont déjà conta- minés, le deviennent fatalement ; 3 Puls 3 vd A 4 J HEE LB TRIBUNE, Shae c\u2019est donc un très mauvais service leur rendre et rendre à la société, que de les faire incarcérer.Mais on se beurtera, chez eux, à une opiniâtreté réelle, si on les envoie à la ferme de refuge.Et là, peut-on croire qu'ils ne feront pas un tort 1mmense parmi les autres pauvres?ls représenteront qu\u2019ils sont les parias du pays; qu'on veut les réduire à l'esclavage ; qu\u2019on attente à leur liberté.C\u2019est uinsi que s'alimente la plaie du socialisme, pleie qui s'étend de par l\u2019ancien et le nouveau monde comme une gigantesque tache d'huile.Est-ce une raison pour ne pas donner suite au projet conçu par nos édiles ?Non, certes! Mais il faudra Une surveillance si incessante ; il faudra diviser si hien ls différents métiers, afin d'éviter le contact immédiat ct incessant de ces pauvres déchérités, que fatalement les frais afférents à la ville, à la province et à l'Etat seront hors de proportion avec le résultat obtenu, avec les sacrifices qu\u2019itm pose la charité privée à ceux qui donnent jusqu'ici aux mendiants.Le moyen de réduire ces frais, ecrait de confier, sous le contrôle de l'Etat, la direction de cette ferme à des religieux comme ceux qui dirigent actuellement la maison de réforme de Montréal: ils ont fait leurs preuves, et leurs établissements au vieux monde comme aux Etats-Unis sont garants de leurs aptitudes.\u201d Ron.LE Fort.Le Grand Trone A St Hyacinthe De la Presse : \u201c Jeudi, à 1 heure, un train de marchandises obstruait la rue qui conduit à la fabrique de corsets.Lo signal de reprendre l'ouvrage s\u2019étant fait entendre, les ouvriers se mirent à traver- er la voie en montant sur les buiteirs d'accouplement des chars et en sautant de l'autre côté des rails.Plusieurs avaient déjà passé de cette façon quand lo jeune Dufresne tenta l\u2019esca- Jade à sou tour.Mal lui en prit, car au même moment, le tram se mit en mouvement et il eut le taton serré entre les buttoirs comme duns un étau et cruelie- ment écrasé.Ou put faire arrêter le train à femps pour éviter un plus grand malheur.Transporté à son domicile, le jeune Dufresne est sous les soins du Dr St Jacques, qui espère que le patient pourra s'en tirer suns amputation.\u201c Si ces jeunes gens qui traversent la voie de cette façon un peu trop acrobatique pour être prudente, no sont pas exempts de blame, la compagnie da Grand Trouc n'est nullement dans son droit, quand elle obstrue la voie publique, surtout aux heures Go sortie et de rentrée des ouvriers de la fabrique de corsets, et par son mépris pour Jes besoins ct privilèges du public, elle provoque les imprudences qui peuvent devenir fatales.Les rues de la ville appartiennent aux contribuables et le Grand Tronc pos plus qu\u2019un simple particulier, n'a le droit d'y entraver la circulation.\u201d Une suggestion Le mimstiére fédéral nous permettra de lui faire une petite suggestion.Il n'y a qu\u2019une seule province sur sept où une partie de la population ne connait pas l\u2019anglais: c'est la province de Québec.Nous suxgèrerious au gouvernement de voir à co qu\u2019il ne soit envoyé dans notre province que des lonctionnaires comprenant les deux langues.L'application de cett> règle pourrait n'être pas rigoureuse lorsque ces fonctionnaires seraient, par la nature de leurs fonctions, en rapport avec la classe instruite ; car il y a bien peu de canadiens français dans le commerce et les professions qui ne conuaissent pas l\u2019anglais aujourd'hui.Nous voulons parler surtout des fonctionnaires fédéraux ayant des rapports avec les classes peu instruites.Ces remarques nous sont inspirés par un cas récent.Le département des postes a envoyé pour faire une enquête un do ses officiers qui ne con- nait pas un mot de français 11 était appelé à examiner une quinzaine de témoins tous canadiens français dont au moins dix ue savaient pas l'avgiais.Nous comprenons parfaitement que le maitre général des postes a cru qu'il valait mieux recourir, comme d'habitude, aux services de l'inspecteur pour faire l'enquête en question Nous savons également que ce n\u2019est pas sa faute si son ius- pecteur ne sait pas le français C\u2019est un fonctionnaire de l'\u2019ar- cien régime.Mais tous les ministres devraient se faira une règle, lorsqu'ils enverront quelqu'un de leur département, soit de l'agriculture, eoit de la milice, soit des travaux publics, etc, dans la province de Québec, de s\u2019assurer qu'il comprend la langue de ceux avec qui il anra à conférer.Tunt que la langue française vestera laugve officielle dans notre province, les canadiens français out bien le droit de demander qu'on ne leur ra- fuse pas ce privilère.\u2014 L'électeur.\u2014\u2014\u2014\u2014 {Sa {Ep co I\u2019 Exposition Internationale On parle maintenant de re - mettre à 1598 ou même à 1890 notre exposition internationale.Cette dernière date paraitrait préférable à M.Smith, notre premier magistrat civique, parce qu\u2019il y aurait là une espèce d'examen préparatuirs à l'expo - sition de Paris en 1900.C'est bieu loin, 1899 ; mais mieux vaut tard que jamais.Quant à la faire en 1897, il n\u2019y faut guère penser.Toronto a presque la promesse d'une exposition du Dominion pour l\u2019au- née prochaine, et le gouvernement ne peut ainsi mettre en antagonisme deux grandes exposi- tious ayant lien en méme temps.A propos de Toronto, il nous revient que les directeurs de l'exposition de la grande ville d'Ontario, à uu banquet qui a suivi cette exposition, ont demandé pourquoi le gouvernement fédéral favorisait une ex: position internationale à Mont- réal, quand notre ville: n'a ni terrain ni les constructions nécessaires pour une entreprise do ce genre ?Le reproche est mérité.Il est évident que la question du site et des constructions est un des premiers problèmes à résoudre par ceux qui seront chargés d'organiser l'exposition interna- le chez nous.Pourquoi la compagnie d'exposition de Montréal ne prendrait-elle pas l\u2019initiativo de nous procurer un site conve nable et d'ébaucher au moins la construction de bâtisses, suivant un plan d'ensemble qu\u2019il ne resterait plus qu\u2019à compléter, une foie l'exposition décidée et pourvue de ses moyens pécuniaires ?La Presse.+ \u2014 Clarenceville Voici quelques détails supplémentaires au sujet de la condamnation du témoin Barry, Il a été amené de Swuetsburg, peu- dant la nuit, par le grand cou- nétable Gale.Le prisonnier a avoué, devant lo juge, que son précédent témoignage, donné sous serment, était faux.À midi moins quart, la cour s\u2019est ouverte et le président du tribunal, a demandé à Barry s\u2019il s\u2019avouait coupable à l'avcusation de parjare.Uui, a répondu le prisonnier, et je suis très peiné de ce que j'ai fait.Le juge Chauveau, en prononçant la sentence contre lui, adit alors: * Ce crime de parjure, que vous venez d'avouer, cst une des oflenses les plus sérieuses du code criminel ct, saus l'intervention du procureur général, je vous aurais donné le maximum de la peine, soit 7 ans de pénitencier.M.Cannon m'a dit que non seulement vous regrettiez co que vous avez fait, mais que vous ne connaissiez pas bion la gravité de L'offense que vous commettiez.S'il en eut été autrement, j'aurais fait un exemple de votre cas, alin que d\u2019autres ne se rendent pas coupable de ce crime à l'avenir.Je vous iinposs le ini- uimum de la peine, soit six mols d'emprisonnement.\u201d Barry, daus le cours de l'après-midi, a été transporté à Swucetsburg, par le grand connétable Gale pour y | purger sa sentence.Après cette condamnation, leu- quête a recommeucée et les deux ou trois derniers témoins que l'on avait à entendre ont raconté ce qu\u2019ils savaient du crime de Clarenceville, c\u2019est-à dire rien.Ou mot rien, résame tout ce que les témoins on dit durant cette longue et coûteuse enquête, concernant le meurtre de Clarence ville.Puis, après ces derniers témoignages, le juge Chauveau, M.Cannon, le représentant du pro- curour-général ; M.Morrison, le sténographe, et les trois hommes de police, ainsi que leur chef, le grand connétable Gale, se sont embarqués en voiture pour se rendre à la gare de Lacolle où ils ont pris le convoi du Grand- Tronc qui les a amenés à Montréal.Puis ils sont partis pour Québec.Lo grand connétable Gale a déclaré qu'il était très satisfait du résultat de l'enquête, mais noue doutons qu\u2019il soit très sincère dans ces affirmations, car, pour tous ceux qui ont pu con- verser avec les témoins, durant l'enquête, ils se sont convaincus que la justice n'était pas plus éclairés qu'avant.L'homme de Montréal, l'assassin présumé, celui-là même contre qui ou cherchait une preuve pour l'arrêter, peut se moquor dela justice, si vraiment il est l'auteur du triple meurtre Edy.Car, après cet échec, il cst probable que la police ne songera plus à poursuivre les auteurs du terrible drame de Clarenceville.re \u2014.Le \u201c Canada \u201d \u2014 La Patric du 10 : Le nouveau steamer de la li gne Dominion, le Canada, est arrivé daus notre port hier soir à 5.50 hrs, ayant battu tous les records quant à la vitesse de la traversée.Il y avait foule sur les quais quaud le beau vapeur est arrivé ; le capitaine en débarquant a été salué par des applaudissements.La plus grande distance parcourue par lo Cunadu est de 410 milles.Voici la distance parcourue chaque jour : 2 octobre 225 milles ; 3 octobre 334 milles ; 1 octobre 286 milles; 5 octobre 388 milles ; G octobre 401 milles ; 7 octobre 410 milles ; 8 oct, 335 milles.Ou peut se former une faible idée de la grandeur du Canada par les chiflres suivants: Les machineries seules pèsent 1152 tonnes.Il v a 9 mécaniciens et 56 chauffeurs pour 88 fournaises.L'équipage compte 134 personnes Le Canada a deux hélices.Dimensions, 510 pieds par 58.Il est muni de totites les améliorations mo lernes et peut transporter 200 passagers de première classe, 200 de seconde classe et 1,000 d'entrepont.Duns le salon 200 personnes peuvent aisément prendre place.Ce salon, qai est remarquable de disposition et Gout I'ameublement cst des pius riches, ust surmonté d'un sky light dont les verres sont peints de diverses couleurs et sur lesquels on voit Québee, Montréal, Toronto et Liverpool, ainsi que les armes du Dominion.Presque toutes les cabines sont situées au même étage que le salon.Le salon de seconde classe est situé a I'ctage inferienr, avee les cabines de seconde class:, peut contenir cent personnes.Il est aussi très richement décoré.Le steamer contient des machines à réfrigéraleurs pour le transport des provisions, viandes, etc, cloches électriques dans le genre des grands steamers qui circulent entre New- York et l'Ang\u2019eterre.Grâce à un lest permanent, il pourra traverser l'océan sans cargaison, à n'importe quelle saison de l'année.La bibliothèque, la chambre à fumer, la promenade, ete, sont incomparables.Mercredi prochain, à 1.15 hr.un lunch sera offert aux honorables membres du cabinet fédéral, ainsi qu'aux membres du Board of Trade, à bord du vapeur.e--0 Spore On télégraphie de Rio Janeiro au Times, de Londres, que les canadiens amenés de Montréal à San Paulo sont tiès désappointés.La chusse à l\u2019Alligator Voici un fait bien américain {raconté par M.C.Beecher Bun- nell, artiste bien connu attaché à la publication du Harper's et du Leslie's Weekly.M.Bunnell arrive de la Floride, où il a passé quelques semaines.Quelque temps avant son départ du pays des lucs fau- geux et des cayes, deux jeun:s Américains de famille riche, dont l'une a été élevéo à New- York ct l'autre à Chicago et toutes deux accoutumées au tir à ln carabine, voulurent se payer le plaisir do tuer un alligator.On sait gue c's animaux, ou plutét amphibies, se trouventon abondance en Floride.On sait aussi qu'ils ont la réputation d'aimer particulièrement la chair humaine, qu'ils dépècent avec des machoires variant de 15 à 36 pes de long, suivant la grosseur de l'animal Donc, les deux américaines prirent leurs carabines et partirent à la chasse, accompagnés de M.Bunnell et d'un domestique nommé Seady.À quelques milles du village, on se procura un bébé moyenuant la légère somme de 50 cents (les mères louent leurs bébés pour 50 cents, paraît- il) et.l'enfant fut confié à Seady, qui en prit soin le reste du voyage, dont le but était le lac harmonieusement appelé Tohopik- liga.Seady planta un poteau sur le rivage du lacet y attacha l'enfant.: ° Celui-ci, comme bien l\u2019on pense, fut indigné du traitement qu\u2019on lui faisait subir et se mit à crier.Cela faisait merveilleusement l'affaire des jeuuves filles ; les balles \u201c misses,\u201d en chasse- Te8:e8 consommées, se couchèrent à plat ventre, épaulèrent la carabine et attendirent la proie, qui ne tarda pas à venir, attirée par les cris du pauvru petit.En effet, au bout de.quelques moments émergea de l'ean une tête noirs et plate aussi grosse qu'un baril de farine, où rou- lsient deux yeux nonchalents dirigés vurs le bébé Lincore quel- gues instants, ct les crocs assoif- lés de sang, de l'alligator allaient broyer d\u2019un seul coup le petit être.Les curabines étaient en joue, mais les tireuses ne défaudraient- elle pas ?Leur main ne vacille- rait-elle pas au moment critique?Tout a coup deux détonations retentirent, ct le moastre s'arre- ia net, foudroyé : les deux balles avaient porté dans l'oreille.On détachn l'enfant, l'alligator fat embarqué sur un radeau pour être conduit au village, et on se mit en route pour le foyer.Sur le chemin, l'enfant fut remis à sa mère, qui parut toute surprise de le revoir et tomba dans un étonnement bien plus profond encore quand chacune des misses lui donna $5.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 {pe On se rappelle que M.Menier propriétaire de l'Ile d'Anticosti, a accordé dernièrement à un pa- rieien la permission de faire la chasse aux ours sur son ile pour en faire du jambon d'ours.Le parisien en question s\u2019est mis aussitôt à l'œuvre, et cinquante ours ont été abattus dans l\u2019espace de quelques semaines.Ça promet. 6 \u2014 ® : == \u2014 N= ILA TRIBUNE. BERNIER & CIE, \u2014\u2014 COMMERÇANTS DE \u2014 FARINES, GRAINS, GRAINES DE SEMENCE, Etc.\"1-2 A COMITE TES.ul it ee Whine, = REIS Za oa.sms ensilage, Entrepot : Station du G.T.R.Magasin : 274 & 278 Cascades.753 TH GRAINES DE SEMENCE : Mil, Trèfle, Blé,Pois, À =) Orge, Avoine, Blé-d\u2019Inde, Sarazi Betteraves, Carottes, Navets, meilleures qualités.FARINES de choix pour Boulangers ou Patisseries, Moulée, Son, Grain pour Engrais, etc, Sel et Platre pour terre.Wan va INSIGNES ; SUR RUBAN, CELLULOID et METAL POUR Sociétés Religieuses et de Blenfaisance, CERCLES, AMATEURS, ETC, ETC., S'adresser au \u2019 BUREAU DE \u201c LA TRIBUNE\", ST-HYACINTHE.La seule ligne F Us directe pour la i il France.Fi | Compagnie Centrale Transatlantique ly Ê | EsTrE New-Yonk ET LE HAVRE, iy TL 1 bn Les vapeurs de cette Compagnie, In M qui sont d'une grando vitesse, par- i fu tiront tous les samedis de Now- i 4 York pour le Havro de Ia jetéo No.[32 dela Rividro du Nord, au pied fi 1 de Ia rno Morton.by i Les Billets seront vendus de St- [F In Hyacinthe au Hâävre ou à Paris y fl fl compris chemins do fer ou autre- ji Jl ment, au gré des voyageurs.4 a Pour informations ou Billets de f Î I i passage ou le transport des mar- [; Ë chandises, s'adreseer à il 4 M.A, CONNELL, Ii] HuefüGlrouaru, st-Hyacinine.i I d5a525a5asasasasasanas a52d L.P.MORIN MANUFACTURIER DE PORTES, CHASSIS JALOUSIES Moutures, Plinthes, =AUSSI\u2014 BOIS DE SGIAGE Séché à la vapeur, préparé et brut &c Bois de charpente,fet Bardeaux, Blanchissage, Embouvetage, Sciage.Tout ouvrage fait promptement, et satisfaction garantie.Coin des rues St Foscth ci St Antoine.ST HYACINTHE Solentifio American Agency for x CAVEATS, TRADE MARKS, DESICN PATENTS, COPYRICHTS, etc.For Information and free Handbook writo to MUNN & CU, 361 Buoapwayr, New Yong.Oldest bureau for securing patents In Amserica Every patent taken out by us Is brought beforo tho publlo by a notice given freo of chinrgo tn the Scientific American at circulation of any sclentifie paper in the world.8 Lndidiy fllustrated, No intelligent mau should bo without it.Weekly, 23.000 Joan $1.50 six months, Address, MUNN &° CO, DLISTEUS 3GE Broadway, New York City, CORDEAU À et LAJOIE ae?AN Gi) Fabricantsde Brères d = AN icanisde Dreres ae as ZA Grngemèbre, Sodas et Wl @ liqueurs de tempe a 3 rancedeloutessortes Æ 2 Rue Piéré Mas ST-HYACINTHE.ON DEMANDE PT.USIEURS HOMMES OU FEMMES respectables, comme voyageurs, pour une maison de responsa bilité: pmfaite, dans la province de Québec.Salaire 37So, payable $15 par semaine avec dépeases.Emploi permanent.Rétérences Incluez une enveloppe estampillée portant votre adresse.The National, Star Building, Chicngo.\u201416 s.Nouveau Manuel du Précieux Sang \u2014-\u2014 OT \u2014 LE LIVRE DES BLUS Ce livre à 666 pages.C'utre un grand nombre de pieuses pratiques, prières et lectures, 1l contient un tableau très étendu d\u2019indulgences, sept formules différentes pour la suinte messe et le chemin de la Croix, et vingt-deux * Entretiens \u201d\u201d avec No- tre-Seigneur pour l\u2019HrunE p\u2019Apo- RATION en présence du Saint Sacrement Le prix varie selon la qualité de la rehure.Belivre ordinaire: 75\u20ac, Soc, goc, $1.00.Reliure du luxe: $1.35, 82.00, $z.50, 53.00.Les srais de TRANSPORT y compris.Toute personne qui aclètera ce livre recevra, en même temps, un pieuxet élégant petit Recueil de Prières.Adresser, comme suit, sa demande (y compris l\u2019un des prix spécifiés plus haut.MONASTÈRE DU PRÉCIEUX SANG, St Hyacinthe, P.Q.Canada ALF ST-PIERRE \u2014RELIEUR\u2014 Batisse de La Tnisunk St- Hyacénthe.\u2018Who ean think an ê \u2014 il ea of somo simplo thing to patent?Protect Shur 1dcas: they may bring you wealth, Write JOUN WEDDERDURN & CO, Patent Attor neys, Washington, D.Cf their 51,60 prizo of ADd Îst of tm0 DUndrod Ivontions wasted Co MARCHÉ DE ST.HYACINTHE SAMEDI, 10 Octobre 1896.LEGUMES.Pois, le minot \u2026\u2026.70ù go Oignons do.So 1 00 Fèves do wwe.I 350 200 do la terrinée.10 Patates, le mmot.30 Concombes nouveau.I 2 Oignons la tresse.:.10 25 CHOUX 000 sovom0c0s ve 2 3 Tomates la doz.5 10 Blédinde a 1a doz.5 10 Céleri 2 pour.5 Grains.Blé le minot.Blé d'Inde do .yo So Avoine do .25 30 Sarazin do .55 60 Orge do .35 40 Gaudriole do .50 55 Graine de Mildo .2 50 .\u2026\u2026.VOLAILLES ET GIBIER.Dindes le couple.2 00 2 50 Poules do 50 Yo Poulets do ee 25 40 Pigeons do oe 18 20 \"7IANDES.Bœut alb\u2026\u2026\u2026.\u2026see 3 10 do 00 lbs » 400 4 50 Lard frais la lb.09 10 do 100 lbs.5 00 do salé do .10 00 Mouton jeune, quart.50 90 Veau do ee 75 1 00 ProburTs DE FERME.: Beurre frais la Ib.20 22 do salé do .15 20 Œufs frais la douz.12 Laine la Ib.30 35 do filée do .65 75 Savon do L.\u2026\u2026.\u2026.\u2026 6 7 Divers.Miel coulé la Ib.10 13 do en gâteaux.10 Sucre d\u2019érable la Ib\u2026\u2026.8 10 Graisse do .12 15 Tabac en feuille do \u2026.10 15 Pomumes la mesur.S 10 Fein par 100 botts.8 oo Paille do 200 230 l\u2019eaux de bœuf la by.4 5 do veau do \u2026 5 do mouton jeune 15 25 Sirop d\u2019¢rable.So 100 Cochon vivant vieux.0 00 O 00 do jeune\u2026 1 00 2 ov Chances DUCHESNE, Clerc du Marché.E.F.CODERKE PEINTRE, TAPISSIER ET DÉCORATEUR 19 RUE ST LOUIS ST-HYACINTHE, Exécution prompte et prix modérés Ouvriers de première classe et matériaux de qualité supérieure.On demande 10 BONNES COL - TURIERES pour travailler dans les hardes d'hommes, ouvrage permanent.Gages de $3 à S5 par semaine.M.O.Davin, & Cie.Piano 550 Un piano en bon ordre, à vendre pour $50, partie comptant et la balance par paiements mensuels de $2 par mois.S'adresser à La ThiSUNE, fa ISA EEE >-d\u2019 Janv n, Blé-d\u2019Inde pour étre ete, des #25 LE MAGASIN DU BoN MARCHÉ | En Gros et en Detail JOSEPH BRODEUR, Nos.228, 234, 242, et 244 Rue Cascades SAINT-HYACINTHE FLEUR, EPICERIES, MARCHANDISES GRAINS, PROVISIONS, SPÉCrAr ECHES, SON, TRES, SUCRES.) 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