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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 19 mars 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1897-03-19, Collections de BAnQ.

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[" m0 de Tien Eu tng) 3 brim Rn) 7 NER ae Fi ol.9.Yendred: 19 M: rs 1397.No Æ6 FEUILLETON YVES \u2014DE LA\u2014 (Suite) \u2014Non, répondit le recteur avec la même simplicité ; je n\u2019ai jamais «essayé de faire écouler le temps, mais seurement de Je mettre à profit.Voyons, Yves, un homme de ton âge et dans ta situation pent ecinployer utilement son existence ; il y 9 des taches partout; ce ne sont ja- muis les devoirs qui nous manquent, bien que nous manquions souvent aux devoirs, el souvent, ces devoirs peuvent se confondre avec le bonheur.Si ta vie te semble un peu lourde et solitaire au milien de la foule, Yves, pourquoi ne fc maries-tu pas 2.Beancoup de carrières civiles ou politiques peuvent s\u2019offrir à toi, et par dessus tout cela, quelle tâche douce et sacrée d'élever une famille et de former des ames pour nos deux patries: celle d'ici-bas et l\u2019autre, l\u2019infinie l'éternelle ! Yves sourit Nous sommes arrivés d'un bond à uneintimité plus sérieuse ct plus complète que notre camaraderie d'enfance, dit-il.Tu as, du premier coup, découvert le vide de ma vie et le sc- cret désir de mon cœur.Oui, je veux me marier; mais je serai difficile, Alain.J'ai horreur des Unions telles qu'en conclut de nos jours la coutume ou la mode C'est pourtant une chose grave de choisir la compagne de notre vie, celle qui doit tenir haut l'honneur de notre foyer, et pétrir entre ses mains les jeunes âmes de nos enfants ! Le recteur fit un signe d'ap- probatioïi: Oui, vertes, dit-il, c\u2019est une chose de la plus haute importance, quoigne heaucoup d'hommes prennent femme plus légèrement qu\u2019ils n\u2019achéteraient un cheval ou un chien\u2026 C'est dans cette déplorable légèreté qu\u2019il faut chercher la cause des troubles qui sffligent tunt de foyers ou des scandales qui les déshonorent.On épouse une inconnue on traite le mariage, cette chose sainte, avec mille fois moins de soins et d'attention que la moins Huportante des aflaires, puis on vient prôner le aivorce comme le remède des maux qu'on a se més à plaisir et dont on s'étontie de trouver le fruit amer! \u2014J'ai horreur de ces mariages te dis-je.Il fant que j'aime ma femme Je ne sacrilierais pas certaines convenances de posl- tion et de fortune, mais je n\u2019épouserais pas la fille d'au prince 8i je ne croyais pas pouvoir l\u2019aimer, \u2014Ceuci est fort bien, dit l\u2019abhé en riant.Cependant, s\u2019il faut flétrir les mariages d'argent el d\u2019ambition, et s\u2019il est nécessaire de tenir compte de la sywpathio de l'attrait qui sera une condi tion de nunheur ct qui atlénue- ra certains chocs inévitables, il ne faudrait pas se laisser entrai- per par une inclination souvent aveugle, qui s\u2019évanouit bien vite si elle n\u2019a point de bases solides.\u2014C'est mon avis.Ne me crois donc ni tou, ni romanesque, si je viens à Portzhihan en partie pour voir et étudier une femme dont l'extérieur 1n'a paru révéler des qualités originales, et dont la situation plait à ma mère.Le recteur le regarda avec surprise, puis se frappa le front.Il n'y a en ce moment à Portz- bihan que mademoiselle de la Fresuaye.C'est donc à elle que tu songes ?\u2014Oui, ou plutôt, c\u2019est à elle que ma mère a songé pour moi.La connais-tu ?\u2014A peine.Je lui ai fait ma visite d'arrivée, et elle me l'a rendus en m'apportant une grosse somme d'argent pour mes aumônes.On ls dit fière; cependant les paysans l'aiment, et ses domestiques lui sont attachés\u2026 Elle est, je crois, fort indépendante.\u2014Oui, ceci m\u2019épouvante quelque peu, tout en m'artirant Elle semble tout à fait différente des jeunes filles esclaves de la routine auxquelles mu mère m'a présenté L'abbé sourit de nouveau.Iras-tu aux Fresnes aujour- d'hui ?\u2014Non, je veux visiter ton église, et te consacrer le resto de wa journée.Le rectear ne demandait pas mieux que de faire les honneurs de sa paroisse.L'église, quoique de petite dimensiun, était ravissante Les voûtes avaient une élégance et une légèreté admirables, et l'abside était ne petite merveille.Le recteur en fit remarquer à Yvos toutes les beautés; il y avait découvert deux pierres tombales, #t avait déchiffré deux curieuses inserip- tions demi effacées.Grâce sux largesses de la châtelaine ds Fresnes, le mobilier était, quoique simple, en harmonie avec le petit édifice, et l'on venait de restaurer, dans nne crypte, un groupe représentant la Mise au tombeau du Christ, du même style Renaissance que le portail latéral et le porche de son presbytère.Il est remarquable, en eflet de trouver dans mainte église de Bretugne des restaurations de ce stylo ; ces mêmes édifices contiennent souvent un sépulcre avec des personragus de graudeur naturelle dont les types rappellvnt en rien l\u2019art indigène assez primilif à cette époque, ni les modèles qu\u2019auraient pu fournir les habitants du pays.Les archéologues croient pouvoir af firmer que des artistes italiens ou, tout ou moins, appartenant à l\u2019école itahenue, parconrurent le pays au XVIIe siècie, et que leurs œuvres furent ensuite co piées dans les églises qu'ils n\u2019avaient pas restaurées eux mêmes Yves eut le loisir d\u2019admirer la science sans prétention, mais très réelle de son ami.À mesure que les heures s\u2019écoulaient, il retrouvait de plus en plus, sous la robe du prêtre, cette bonhomie, cette simplicité, cette nai- velé même qui l\u2019uvaient tant charmé chez l'adolescent, parce qu\u2019elles s'allisient à une intelli- genco élevée ; et ce qui faisait le plus grand charmo de cette nature, c'est qu\u2019elle s'ignorait elle-même, se prodiguaut saus paraître consciente de ses trésors, La journée se termina par le souper frugal, suivi d'une bonne causerie.Mais comme dix heures sonnaient, l'abbé se leva et alluma une bougie.\u2018 Tu es un trop fidèle ami pour que je change mes habitudes ainsi que je le ferais si tu étais un étranger, dit-il.Je me suis fait une loi de me lever avec le jour, et j'ai ce soir, à achever un travail promis à l'un de mes confrères.Ile échangèrent une cordiale poignée de mains, et Yves se retrouva seul dans sa grande chambre nue, dont la petite flamme de ça bougie dissipait à peine les ténèbres.Mais un rayon de lune vint blanc hur les yeux ce champ de repos ol vien- vitres, et cédant au désir de voir la campagne baignée dans cette tranquille lumière, il ouvrit In fenêtre et se pencha au debors.Le spectacle était étrange el so- lenn-l.Les vieilles inurailles de l\u2019église se dessinnient avec un relief sombre sur le ciel étincelant d\u2019étoiles, et la lune éclairait si vivement le petit cimetière, qu'Yves distinguait les croix planiées sur les monticules de gnzon, ef, un pen a 'éeart, les pierres tombales chargées d\u2019armoiries rongees par lu mousse que le rectenr lui avait won- trées comme la sépulture des la Fresnaye.Tuut étint silencieux, solitaire.Une impression trisie, et d\u2019abord presque maladive, s\u2019empara du jeune homme ; les yeux attachés sur le cimetière où les croix noires formaient des ombres ssillantes et où les ar bres prennient des formes funtas- tigues, il éprouvait une sorte de terreur supersiitieuse, comme si les morts allaient se lever devant Jui et Ini révéler le secret de leurs tombes Cowbien de générations dormaient là ! Combien de vies b'etaient écouléus goutte à goutte, seconde par seconde, pour aboutir à ce lieu de repos! Quelles luttes avaient agile ces morts inconnus?ar quelles soullrunces avaient-ils bussé ?Quelles voies avaient-ils suivies ?Quels sillons avaient ils tracés 2 Que leur repos était profond ! Et c'étuit là la fin de toutes les agitatious humuines.Lu même terre, \u2014le memu lit de repos recevait paysaus et châtelains, la mème lumière buignuit leurs tombes pendant les tranquilles nuits d'été, \u2014et duns le moude mystérieux où étaient appelées leurs âmes, tous avaient paru devant le même Jug«, et avaient été examinés d'après les mêmes lois immuables sur l'emploi de leur vie fugitive, sur chacune de ces heures plongées au- jourd'hui daus l'abîme da passé.Par un bizarre rapprochement d'idées, Yves revit comme dans un éclair une nuit parisienne, nue soirée de printemps sur le boulevard, avec les calés remplis de monde, la foule animée et bruyante se pressant sur le trottoir, les théâtres étincelants, les voitures se auccédant en files interminables.C'est là ce que, bien souvent, il avait appelé vivre; c\u2019est ainsi que deux jours encore, il passait ses soirées.Et tout à coup il avait sous les nent s'amortir tous les bruits, où toutes les voix su taisent, ou les plus axités deviennent 1mmobi- les.La lune montait an ciel, avec son radieux cortége d'étoiles, nul passant n'apparaissait dans le chemin; à travers une fonêtre de l'église brillait ls petite lampe allumée devant le tabernacle, et les tombes abrirées par les grands arbres immobiles baignaient dans de molles et blanches clartés.Yves se dit que la vie est plei- be de contrastes, et ce soir là, il *ongea avec pitié aux foules parisiennes.VI C\u2019est une impression délicieuse, quand on quitte Une grande ville, que le premier réveil à la campagne.Comme les feuêtres d'Yves navalent pas de persiennes, il ouvrit les yeux beaucoup plus tôt qu\u2019à l'ordinaire, et vit sa chambre inondee de soleil.Il u'y avait au dessous de lui au- Lean roulement de voiture, aucun cri mulsonnant, aucune de Ces rumeurs Vulgaires qui ai- gnalent dans les centres populeux la reprise des travaux et des plaisirs.Les oiseaux chan taiont duns les arbres du cimetière, la cloche de l\u2019éxlise sonnait lentement et l\u2019on entendait duns le lointain le grave beuglement des vaches daus les prairies.Tout cela était si différent d\u2019un réveil parisien qu\u2019Yves, se sentant redevenir jeune, fut pris d'une folle envie de sortir sans retard et d'errer à l'aventure dans la campagne Comme il descendait, la servante parut sur le seuil de la cuisine Ne voulez-vous pas déjeuner, Monsieur ?\u2014Voluntiers\u2026 Où est M.le recteur ?\u2014M le recteur est à l\u2019église ; il dit sa messe À six heures.Et en ce moment, écoutez la cloche, il célèbre un service.Après cela il 1ra voir sys malades \u2014 Quand donc déjeunera-t il ?\u2014Oh! 1: déjeuner de M le recteur De me CuÂté pas plus de peine qu\u2019il ne brûle de bois, dit la bonne femme, en haussant les épaules.Un morceau de pain, c'est tout Mais entrez, Monsieur, el vous voulez bien prendre votre café dans la cuisine, car Jean-Marie est en train de balayer la salle.\u2019 Yves s'aporout que, si le ree- teur ne déjeunait guère, il prenait du moins soin du bion-être do ses hôtes.D'après ses recommandations, Annette avait éton- du une serviette blanche sur un coin de la table bien lavée, et y avait placé une grande tasse à fleurs, une mouche de beurre jaune comme de l'or, et un pain appétissant dont la croûte riva lisait avec la couleur du beurre.Elle versa dans la tasse du café très fort et do la crème épaisse, et Yves, amusé de tout cet attirail champêtre, commença à déjeuner de bon appétit.D\u2019aill-urs cette grande cuisine dallée, aux murs éclatants de blancheur, n'avait rien de désagréable ; les ustensiles étaient étincelants de propreté, des senteurs de printemps pénétraient par la fenêtre ouverte, et Yves, frileux, trouvait qu\u2019à cette heure matinale le togot qui flambait dans la grande cheminée était, dans son genre, très agréable à voir ct tout à fuit joyeux.Mais il ne s\u2019atfarda pas à causer avec Annette, bien que celle- ci ue demandât qu'à célébrer les vertus de son maître ; elle l'avait connu duos la ville où il avuit été vicaire, et l'avait suivi d\u2019autant plus volontiers qu'elle avait besoin d'wne place bien douce, vieille et usée comme olle l\u2019était Ayaut ceufilé sa serviette dans un rond en bois qu'on lui avait attribué la veille en en qualité d\u2019hôte, le jeune homme se dirigea d\u2019abord vers l'église Le recteur venait d'\u2019entier au confes- sionaal Yves erra sous les voûtes en ogive, examina de nouveau les vieilles tombes et les antiques statues, puis rejoignit son ami qui, ayant entendu une ou deux confessions, ôtait son surplis dans la sacristie.Que fais-tu maintenant, mon cher Alam ?L'abbé jeta un coup d\u2019œii sur le costume du jeune homme, et son regard s\u2019arrêta un instant sur ses bottines.Je vais dang des chemins où tu ne saursis m\u2019accompagner, vêtu et surtout chaussé comme tu Ves, dit-il en riant.Il faut commander au plus tôt A notre çordonnier une paire de sabots ou de souliers de bois, si tu veux m\u2019accompagner duns mes courses Et tu devras l'exercer d\u2019abord a user de ces indispensables chaussures.Ce matin jo dois aller à deux licues d'ici, et jo n'ose vraiment t'emmener \u2014Est-ce que tu n\u2019as pas do cheval ?\u2014Pos encore; nous verrons ccls quand j'aurai pu établir mon budget.D'ailleurs, rassure- toi ; ln paroisse est pen étendue, et je n'ai pas tous les jours d\u2019aussi longues distances à parcourir.\u2014Mais ne pourrai-je trouver à louer un cheval pour moi ?\u2014Oh ! sans doute ; nous nous occuperons de ccla tantôt.\u2014Eh bien! je vais errer an hasord en t'attendant.Tu seras libre après le diner de midi ?\u2014J'espère bien que oui.\u2014Voudras-tu m'accom paguer aux Fresnes ?\u2014De tout mon cœur.L'abbé, ayant chaussé de lourds sabots, caisit un bâton, serra amicalement la maiu de son ami et prit à travers champs un sentier que la pluie tombée pendant la nuit, avait rendu quelque peu marécageux.Yves s'orienta un instant, et ses yeux tombèrent eur la masse : de bois qui enveloppait le chû- teau des Frernes Un intérêt Lrès vif, très puissant, l\u2019attirait de ce côté, et cependant il ne pouvait avoir la pensée de se présenter à cette heure chez sa cousine, pour qui il n\u2019était qu'un étranger.Ce fut néanmoins du côté de l'avenue qu\u2019il se dirigea à pas Jents.11 retrouva aisément le carrefour des Trois-Croix, et s'engagea dans la majestueuse avenue.L'allée du milieu était assez large pour que le soleil y déver- sit entre les iangées d'arbres, des flots de lumière dorée ; dans les allées laterales, au contraire, les frênes formaient en se rejoignant une voûte pleine de frai- cheur, et le sol était couvert d\u2019une herbe épaisse tout émaillée de piles petites marguerites et do boutons d'or.Yves suivit une de ces allées, ct au bout de quelque temps, ayant tourné un coude brusque, il se trouva, sans s'y être attendu en vuo du château.' L\u2019avenue débouchait sur une pelouse immense, traversée a droite par un rideau de j'eu- pliers d'Italie au feuillage argenté et mouvaut Trois ou quatro groupes d'arbres énormes étaient semés de loiu en loin sur ce vaste tapis vert, mais lais- soient dégagée la façade du château C'était un édifice usseZ majestueux, bien quo suns élégance ftanqué de deux pavillons carrés percé de hautes et larges fenêtres à petits carreaux, et coiffé de toits aigus.Une grille le séparait de la grande pelouse, et par derrière s'étendait, au-delà d'un pare verdoyant, une forêt en mi- piature.lün dehors de la grille, à gauche, étaient bâties dus écuries wonumentales, et on entrevoyait plus loin, à travers lus arbres, les bâtiments d'une vaste ferme.Yves regardait tout cela avec une sorte d'émotion qui avait des causes diverses.D'abord, il songeait que co sol avait appartenu depuis des siècles à sa famille, cherchait à se représenter ce qu\u2019avait été le manoir antique qui, cent ciuquante aus auparavant, avait fait place à un château plus moderne.Les frênes, du moins, élaient contemporaine de la demeure disparue, et pour tout homme qui a lu cuite du passé, 11 y a une émotion indéfinissable à poser le pied là où s'est déroulée, obscure ou brillante, la vie de ceux qui l'ont précédé et dont il sort.Ensuite, Yves se disait que ce beau domaine si tranquille et si majestueux lui appartiendrait peut-être Un jour, que peut-être une partie de son existence s\u2019écoulerait sous ce toit seigneurial que sacs enfants courraient dans l'avenue et se rouleraient sur la pelouse.Cet avenir, qui lui semblait enviable, allait peut-être se décider le jour même; la première Impression est décisivo pour la plupart des gens, quand il s\u2019agit de ce genre de sympathie de nature à se transformer en un sentiment plus vif.Plairait-il A ea cousine ?Et pourquoi pas ?Sans être beau, il avait une prestance mâle et élégante à la fois, et cet air de distinction et d'intelligence que Jes femmes, quand elles ne sont ni sottes ui vulgaires, préfèrent chez l'homme à la beauté classique et & la régula- rité de traits qui s'allie souvent avoc l'insuffisauce et même lu sotiise.Clémentine avait témoigné le désir de connaitre sa mère et lui- même, et l\u2019amie qui avait suggéré cette rencontre avait dû insinuer quels réeultats elle pouvait amener.Yves était loin d'être riche, surtout si l\u2019on considérait la fortune de mademoiselle de la I'resnaye ; mais madame de la Hugonière avait point celle-ci comme étant désintéressée, plus éprise de noblesse que d'argent, et trop dédaigneuse de laroutine pour ne pas chercher avant tout ses propres convenauces, Donc, il pouvait lui plaire.Et elle?Yves était, il faut le dire, très favorablement prévenu Il n\u2019eût voulu pour rien au monde épouser une femme pour laquelle il n\u2019éprouvât point de sympathie, et en cette occasion, justement.parce que ses iutérêts matériels étaient eu jeu, ça délicatesse devenait plus ombrageuse ; mais 1l souhaitait vivement qu'elle lui plat, que l\u2019expression de son regard ue démentit point le caractère de franchise do ses traits, que sa voix fût douce, que ses manières n'cussent rien de trop masculin (Yves n'aimait pas les femmes masculines), et enfin, que l'indépendance à laquelle elle était accoutumée n\u2019eût pas altéré ce chirme attrayant qui, chez la femme, naît de la faiblesse et dé la douceur.Il rêva ainsi longtemps, et lorsqu'il revint à la réalité, il s'aperçat que le soleil montait sur l'horizon et que la matinee était déjà avancée.La crainte d'être surpris dans cetto visite fartive le décida, d'ailleurs, à re- preudre sans retard le chemin du\u2019 village.Le recteur n\u2019était pas encore rentré ; Yves s'installa dans son cabinet.Le fauteuil de paille n'était rien moins que moelleux, mais lo repos de cette petite chambre tranquille 1avitait à la rêverie.Yves, qui avait pris un livre au hasard, le posa tout ouvert sur ses genoux, et attacha un regard charmé sur le ciel pâle qui s\u2019encadrait dans la fenêtre ouverte.Un arbre balançait devant lui ses branches, si doucement, si moellement, que c'était plaisir de voir ces jolis panaches verts s\u2019incliner et se relever tour à tour, et de regarder le ciel à travers les interstices du feusllago.Dans cette douce quiétude, rêvant tantôt à ses années de collège, qui revivaient pour lui depuis la veille, tantôt à la jeune châtelaine qu\u2019il allait voir et.peut-être aimer, Yves dans une sorte de sommeil demi couscient qui luisembla la chose la plus délicieuse du monde, jusqu\u2019au moment où une main se posant sur la sienue, il vit devant lui la figure souriante du recteur, qui lui demandait des nouvelles de sa promenade matie nale et lui annonçait que le di- uer était servi.Yves raconta son voyage de découvertes, dont l'abbé s'amusa beaucoup, et lui-même décrivit le recoin pittoresque où il était allé.(Acontinuer.+ 0A.Une bonne femme est le meilleur meuble de la maison.tomba | Histoire de Contrebandiers Sgansrelle raconte, dans le Temps, l\u2019amusaute histoire que voici : J'ai été témoin d'une scène assez plaisante.Je revenais d\u2019Allemagne, moi, troisième dans un wagon de pre mière.Un de nos compaguons de voyage nous conte, pour pas- \u2018ser le temps, et avec une étourderie toute française, qu'il rapporte des cigares de contrebande ot qu'il en a fourré un pou partout dans ses poches, qu\u2019il est bien sûr qu'on ne les trouvera pas.À la frontière, nous descendons tous.Je le vois, quand il remoute dans le wagon, l'air penaud et mélancolique.\u2014On vous à donc pincé ?lui dis-je en riant\u2026 IL nous couts, moitié riant, moitié furieux, sa mésaventure.\u2014On aurait dit, ajoute-t-il, que les douaniers étaient prévenus.Ah! ils sont malins ces guail- lards là ! ils m'ont confisqué tous mes cigar-s et j'ai dû payer une umende de cinquante francs pour n'avoir pas de procès.Notre troisième compagnon de route avait jusque-là gardé le silence.El prit la parole: \u2014Serivz-vous assez bon de me dire ce que vous coûte en tout cette affaire ?No're homme dit un chiffre, je ne sais plus lequel.L'autre tire flegmatiquement son porte- monnaie, compte la somme.\u2014Permettez-moi, dit-il à l'homme aux cigares, de vous rembourser.C'est moi qui vous ai dénoncé ! Je porte sur moi, autour du corps, pour 60,000 francs de dentelles sujettes aux droite.En vous désiguant aux douaniers j'étais sûr de leur inspirer confiance.Ils n\u2019ont pas même eu l\u2019idée de me fouiller.Je puis garantir l'authenticité de cette histoire.\u2014N'est-elle pas plaisanto ?rd La Grèce \u2014Au sujet des troubles sur l'Île de Urète, île que la Grèce désire s\u2019annexer, il est intéressant de savoir que le roi Georges de Graco est curieusement apparenté avec les souverains d'Europe.Il est le fils du roi du Danemark, et frère de la princesse de Galles et de l'impê- ratrice donariére de Russie.Son fils aîné a épousé la sœur de l'empereur d'Allemagne.Il est l\u2019oncle du tzar de Russie, et la tzarine est par mariage nièco de sa sœur la princesse da Galles, Ou dit l'empereur allemand désireux de l'humilier; en ce cas il est possible que la reine Victoria prenne le roi Georges sous sa puissante protection afin de contrecarrer les plans de son fougueux petit fils.- A VENDRE.\u2014Un exemplaire du Dictionnaire Généalogique des Familles Crnadiennes, par l\u2019abbé Tan- guny, 7 volumes.Prix $12.00.Adressez, Bureau de LA TRIBUNE.Ne manque jamais son effet Si vous voulez être certain de guérir votre rhume prenez-le Menthol Cough Syrup.Le remède est infaillible z5 cts la bouteille.En vente partout.Change rare Comme nous voulons discontinuer le département des Tapis, nous vendrons au prix coutant tous nos Tapis et Rugs d\u2019ici à un mois.TraHAN & McNvry.Enseigne de lu Boule Roule.FÉLEATASITATSEREUESESE SEEN 4 | ChaussureS; # JOS.MORIN, Ÿ fl L No 104 Ruc CASCADES, Coin dela Rue St-Denis, 1 y Ÿ SR HYACINTHE.À fl i ASSORTIMENT DE CHAUS-|; Cl] SURES pour Hommes, termes et in Enfants, danstoutes leslignes.b li REL RBS BAS © 5 Ausai : Assortiment complet dell i Valises, Bacs de Voyage, Etc.[Ë i 4 GROS er sx DETAIL.|A i Verez et vous serez bien servis.by JOS MORIN, i 1: # Marchand de Chaussures v Ë 2 gas as asasasas a5a5a5at aa L.P.MORIN MANUFACTURIER DE 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MÉDECIN AVAIT DIT A M.DAVID MOORE La remarquable expérience d'une per sonne qui était invalide depuis des années.\u2014 Six mélecins la traité rent sans lui procurer aucun sote lagement.Elle duit le recouvre ment de sa santé au conseil d'un ami Du Journal, d'Ortawa : M.David Moore est un for mier bien connn et très estimé du comté d- Carleton, à quel ques sx milles du village de Richmond.M.Moore a été un invalide pendant plusieurs années ot les m°deins n\u2019ont pu s'uecorder sur la nature de son mul, et en outre leur traitement pour lui rendre la santé a échoué M.Moore fait le récit suivant de sa maladie et Gu recouvrement éventuel de se santé : \u201c Ma première maladie, dit-il, me vint à l'âge de 65 ans.Avant cette époque j'avais toujours été fort et en santé.J'eus une mauvaise toux e: je devins faible et en très mauvaise santé en général.J'ullai à North Gower consulter un médeuin qui après examen me dit : \u201c M.Moore, je suis désolé de vous dire que votre cas est très sérieux, et tellement que je doute si vous pourrez vivre deux mois.\u201d Il me dit que ma mala die était une combinaison d'asthme et de bronchite, me donna quelques remèdes et quel ques feuilles à fumer qui, dit-il, me soulaguraient.Je ne pris ni l'un ni l'autre, parce que j'étais certain que je ne souffruis d'aucune des deux maladies qu\u2019il m'avait dit et qu\u2019il ne comprenait pas mon cas.Deux jours plus tard j'allai à Ottawa et je cousultai l'un des plus éminents médecins de cette ville.Il m'exumina attentivement et déclara que mon mal était une maladie de cœur «ct dit que dans la condition où je me trouvais je pourrais tomber mort à tout moment.Je décidai de demeurer dans la ville pendant quelque temps et de suivre son traitement.Il écrivit queiques lignes sur une feuille de papier donnant mon nom, mon lieu de résidence et le nom de ma maladie, et me dit de porter ce papier dans ma poche pour lu cas où je mourrais subitement.Comme je he paraissais pas prendre de mierx avec le traitement du médecin d'Ottawa je quitiai finalement cette ville décidé à consulter un médecin demeurant plus près de chez moi.Je me fis examiner de nouveau et le médecin me dit que je n\u2019étais pas atteint de maladie du cœur et qu\u2019un grand nombre de ceux qui tiennent les manchous de la charrue .étaient plus atteints de cette maladie que moi.Je restai sous les soins deco médecin pendant longtemps mais je ne pris aucun mieux.J'eus «ensuite une attaque des grippe qui me laissa en me quittant une terrible douleur au cou et aux épaules.Cette douleur devint si atroce que je ne pouvais pas lever la téte de mon oreiller sans la soulever avec na main.J'ai été sous les soins de six médecine l\u2019un après l\u2019autre, mais au lien de prendre du mieux je devenais de plus en plus malade chayne jour.Le dernier médecin qui vint me voir me dit qu'aussitôt que la chaleur de l'été serait dieparue 11 me mettrait des emplâtres an cou et aux épaules pour faire disparaître la donl-ur, il ajouta qu\u2019il était certain de réureir, Jo me rendais à Richmond pour me faire mettre les emplâtres quand je rencou- trai M.Geo, Argus, de North rison inerveilleuse qu\u2019il avait oh- les Roses du Dr Williams, les essayer : Je me rendis à Richmond mais au lieu d'aller voir le médecin, j'achetai des Pilules Roses.retournai chez moi et je com mençai à en prendre.Avant d'avoir lini de prendre la deuxième faisaient du bien.Je continuai à prendre les pilules et ma maladie que les médecins ne pouvaient pas réussir à diagnosti - quer disparaissait de jour en jour.La doulenr que j'avais au cou et aux épaules disparut aussi et après avoir suivi le traitement pendant une couple du mois ie devins fort et en bonne santé.J'ai maintenant 77 ans et jo remercie Dien de pouvoir dire que je suis en bonne santé.Je continue à prendre de ces pilules de temps en temps, était convaincu que pour une personne de mon âge, c'est un excellent tonique.Après avoir suivi inutilement beaucoup d\u2019autres traitements médicanx, je suis certain que seules les Pilules IRo- ses pouvaient me ramener à la santé.\u201d Les Pilules Roses du Dr Williams purifient le sang, fortifient les nerfs, et chassent la maladie du rystéme.Daus des ceutalnes de cas elles ont guéri, quand tons les autres remèdes avaient fait défaut, prouvant ainsi qu'elles sont une merveille parmi les triom phes de la science médicale moderne.Les véntables Pilules Roses no sont vendues qu'en boîtes, portant la marque du commerce au long, \u201c Pilules Roses da Dr Williams pour personnes piles.\u201d Méfiez-vous des substituts en refusant toute pilule qui ue porte pas la marque de commerce enregistrée autour de la boîte.EE vet Déjd préls.\u2014 La Constance est déjà tout équipé, prêt à reprendre la mer et à courir sus aux contrebandiers.Le Savoy a aussi été examiné et attend des ordres pour reprendre le service entre Québec et l'ile d\u2019Anticosti.Ces deux vaisseaux sont à l\u2019Anse des Sauvages.C\u2019est un fait remarquable qu\u2019à cetle saison on peut naviguer jusqu\u2019à Québec aussi sûrement qu\u2019en plein cœur d'été.Le fleuve est libre de Québec au golte, dit le Soleil.#,# Prix spéciaux Durant ce mois, pour nos Tweeds et Etofles à l\u2019aletots.Trauan & McNuLty, Enseigne de la Boule Rouge.¢* Neilson Red Ash Coal * Le meilleur de tous les charbons, % Ti nous le faut, C\u2019est Ce que dit le public aussitôt après en avoir fait l\u2019essai.Uroduction en 1890 196,058 tonnes 6 en 1895 1.450,000 ** Vendu seulement par L.À.Plante 38 et 40 rue Concorde.\u201418 Déc.3 m.Gower qui me parla de la gué- |; tenne en faisant usage des Pilu- |: ) et 1 me recommonda fortement de | Jo boîte je m'aperçus qu\u2019elles me |: TT CTE 2 BIERE ET PORTER DF JOHN LASATTS | & goWN LABATp = DEF LONDON, Om.LONDON Canam 65 oy) ) total , 5 ALE & 6 OUT M a dr 2 5 © EPP ee queratritit ©) CoS ituconwando par les conunlusours ot 1) les médecine d.hin couton les partiesdu \u2018op Oanads.Voye.les cétuolguagos écrite de ohimisterdminonte, NEUFAEDAILLEN DOR, D'ARGENT ; DFE, BRONZE ET ONZE DIPLOMES obtenus aux exposftions univorsolies de France, d'Austraile, des Etata Unis, du Osuada,de le Jsmaique ,{ndes Occidon tales, I foire i Bavouryriginslcet no, pureté garantie, © dos bronvagonsont faits apôcisiomen t © pour conveulr an climat do cecontl 3 uentet nesont pas surpassés 5 PRIX SPROIAUX; © +L CECS © ON PORTE A DOMICILE @ DANS TOUTE LA = \u2018 at VILLFP 15) So ~ g J.B.$t.PIERRE, © 9 : 1EPforftt = (©) PROVISIONS, VINS ET LIQUEURS.\u20ac 256 RUE CASCADES ST-HYACINTHE.À TÉLÉPHONEZ AU No 36 $ A RY YX vv NN 206 ze SOCOCHGSGAGCHOHECOASOCESOSO ©) o666) LE MAGASIN DU BoN MARCH En Gros et en Detarl JOSEPH BRODEUR, Nos.228, 234, 242, et 244 Rue Cascades > SAINT-HYACINTHE FLEUR, EPICERIES, MARCHANDISES GRAINS, PROVISIONS, cp SECHER, SON, THES, SUCRES,| y Tein GRU, MELASSES, FRANÇAISES, MOULEF, GRAISSE.SOILS, Bro., Etc.Ero., Eto CACHEMIRES, Erc., Ere.Au plus Bas Prix.D \u2014\u2014p\u2014 Agent pour 1a célèbre 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lettrées, Ete., Eto.Atelier, 186 Ruo Cascades, Résidence, 153 Ruo Concorde.ST-HYACINTHE.LEONIDAS PICARD Menuisier BEntrepreneu.INFORME le public une BOUTIQUE de ~-MENUISERI E\u2014 RUE BOURDAGES ST HYACINTHE qu\u2019il a ouvert Près du chemin de fer du Grand Tronc, où il est prêt à entreprendre toutes sortes d\u2019ouvrages de menulse- vie, ainsi que Portes, Chassis, Falousies, etc.Cet établissement est muni d'un séchoir et monté d\u2019outils pertection= nés.Un olaneur et embouveteur est attaché à l'établissement Tout ouvrage fail sous le plus court délai, à des prix modérés.LÉONIDAS PICARD 80 YEARS® EXPERIENCE.TRADE MARKS; ; DESIONS, COPYRIONTS &c.Anyone sending a sketch and description may quickly nscertuin, free, whether an invention protinnly patentable, Communications strictly {onfidedtlal, Oldust, ugenoy for socuriné Patents maoricn.© havo a Wash 3 Patents taken through Munn & Co.receive special notico fu the SCIENTIFIC AMERICAN, beautifully illustrated, largest circulation of 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Montmagny, appelé à le remplacer comme contrôleur du revenu de l\u2019Intérieur.Ex # Ottawa \u2014 La campagne êlec- torale dans le comté de Wright promet d'être chaude et animée.M.J.M.McDougall a accepté la candidature conservatrice endossée par sir Charles Tupper.M.N L Champagne est le candidat libéral On sait que l\u2019élection aura lieu le 28 du courant.Mardi, le 16, ces deux candidats ont été mis en nomination.Ky# Bago! \u2014A uno assemblée des délégués libéraux de co comté, tenue à St Liboire, mardi, le 16 du courant, J.B.Blanchet, Ecr., a été unanimement choisi comme candidat a la représentation de Québec, en opposition à M.Macdonald, Ecr.M.Blanchet a accepté la candidature et va faire une lutte énergique.Avec tous nos concitoyens nous lui souhaitons plein succès.Î #,* Candidatures.\u2014 Les conservateurs de St Hyacinthe se réuniront samedi, le 20, à 11 hrs a.m.pour choisir un candidat.Il y aura dans l'après-midi assemblée généraie au Marché.\u2014Lundi, le 22, à St Liboire, les conservateurs du comté de Bagot auront une grande assemblée pour le choix d\u2019un candidat ot les ministres provinciaux présents feront des discours.se, .L'hon.M.Sifton a célébré mer- oredi son 36e auniversaire do naissance.Il est le plus jeune membre du cabinet.M.Fisher a 47 ans.M.Tarte, 48 M.Fielding, 49.M.Davies, 52.M.Blair, 58.M.Mulock, 54.M.Geoffrion, 54.M.Borden, 50.M.Laurier, 56.M.Dobell, 60.Sir Richard Cartwright, 62.Sir Henri Joly, 68.M.Paterson, 58.M.Fitzpatrick, 44 M.Scott, 72 Sir Oliver Mowat, 76.Wp L'Honorable sénateur Béchard a pris un pen do mieux, hier; -mais on désespère de le sauver, Le sénateur a, cependant, pas- 86 une assez bonne nuit.Notre Eau Il nous faut revenir sur Ja question de l\u2019eau que nous buvons, pour répondre un peu au Flammand du Courrier qui, trois colonnes durant, dans son numéro du 16, s\u2019évertue à faire vroire que nous ne savons ni lire ni écrire, et autres amabilités de cette valeur.Vraiment, confrère, vous avoz dû souffrir d\u2019une vilaine colique pour geindro ainsi à pleines colonnes.Serait-ce l'eau de l\u2019Yamaska qui vous trouble?Avez-vous avalé une bactérie pyramidale ?n'ayez point fraieur, nous ne vous recommanderons pas le traitement au melon ou au lhé, car nous savons que vous n'êles pas un buvenr de (hé, et que l\u2019rau du Yamaska vous répugne particulièrement.Nous ne chercherons pas à contredire votre assertion que \u201c des citoyens de notre ville ont déclaré que leurs chevaux eux- mêmes, refusaient de boire \u201d l\u2019eau de notre belle rivière, parce que vous ne pouvez pas la sentir vous-même, ce doit être vrai, Nos lecteurs nous pardonneront de ne pas suivre notre savant confrère à travers son long et spirituel écrit, au goût douteux.Notre conseil municipal travaille depuis assez longtemps a améliorer notre aquedue, en changeant la prise d'eau et la transportant en dehors des limites © Il a été résolu, depuis lors, de construire le nouvel établissement on dehors de la ville, à l'eau profonde, Nous savons nos édiles également très disposés à rendre notre belle petite ville aussi salubre que possible et prêts à recevoir les avis du Conseil d'Hygiène provincial, dans les cas exceptionnels, el A s'y conformer promptement.Ce que nous savons également c'est que le conseil n\u2019a refusé aucun renseignement ou rapport dont il fût en possession ou autre renseignement en temps d'épidémie, nonobstant les assertions contraires.Certain guidam a bien demandé communication de documents non encore soumis an Conseil, mais on lui a demandé d\u2019attendre et que d\u2019ailleurs ces papiers étaient incomplets.Nous sommes loin de blamer les officiels d\u2019en avoir agi do la sorte.Nos échevins sont des hommes comme les autres, cependant ils travaillent pour notre ville avec zèle ot désintéressement.Ils ne s'occupent guère des éclaboussures qui leur seraient faites par des étrangers sans vergogne.Encore une fois, pourquoi ce part: pris de blâmer notre conseil, de dénaturer les faits relat:- vement aux conditions sanitaires de notre ville, et de chercher à faire croire que l'intérêt de la ville en est lo moti.Nous défions le Flammand, do faire croire que son pot-pourri du 16 porte le cachet d'un admirateur de notro ville et de son administration.Nous connaissons sans les toucher et les voir, les causes de la maladie qui vous trouble, confrère.Oubliez les cas de fièvres typhoides qui contaminent votre cerveau ; ne vous effraiez plus du bassin qui contient un nombre anormal de bactéries susceptibles de se développer dans certaines \u2018| conditions.\u2014_- 6 GG vO A \u2014- \u2014 Le Grand Tronc La Chambre de Commerce de St Hyacinthe a eu mardi soir une nss«mblée très importante.Nos principaux fabricants, commerçants, industriels, financiers, ete, y figuraient en nombre.M, Richer occupait le fauteuil.Après la lecture du rapport annuel du président, 11 fut procédé aux élections qui curent le ré sultat nnanime suivant : Président, J.N Dubrule, Vice-Président, J.B.Brousseau Sec Trés., Dr E Ostiguy.Directeurs: E R.Blanchard, J.laframboise, TF.St Jacques, G.II.Henshaw, E H Richer, J A.Côté, 8.T.Duclos, L.J.Séguin.L'assemblée s'occupe alors de la question des prix de passage sur nos chemins de fer et de la suppression des billets-termes- comunués et das billets à moitié prix du samedi.L'assemblée est informée que la délégation n\u2019a pas eu beaucoup de succès auprès des auto rités du G.T.R., alle n\u2019a pu ob tenir qu'une réduction de 20 cts sur les billets de retour; pour les billets réduits du samedi, il est à pou-près inutile d'en parler, les autorités des deux grandes lignes C.P R.ct G T.R.ne veulent pas les rétablir.M Duclos, répondant à une demande, explique que vendredi dernier, il est entré chez M Reeves, gérant du trafic au G T.R., et 11 eut une longue conversation avec ce Monsieur, sur le sujet en litige.J'ai lait observer à M, Reeves, continue M.Duclos que St Hyacinthe ne voulait pas accepter un (raitement qui serait inférieur à celui accordé à St- Hilaire.Après de sérieux cal- culs, M.Reeves me demanda comment serait va un {aux de 2 cts par mille, égal à'$1.44; ce ne sera pas suffisant, répondis-je.St Hyacinthe accepterait peut- être un taux de $1 25 en dernier ressort, mais comme je parle pour moi seul, je ne veux pas rien conclure, d'ailleurs, notre Chambre de Commerce s\u2019assem ble mardi; écrivez un mot et vos derniers offres et la chose sera débattue.M.Reeves me dit là-dessus: c\u2019est bien, je verrai M liayes, et je vous écrirai pour mardi.En attendant dites à vos hommes d\u2019affaires de no rien changer à leur mode de recevoir ou d\u2019expédior leurs marchandises Mardi soir, un télégramme était reçu de M.Reeves disant qu'il n'avait pas pu rencontrer M.Hayes, encore absent.Après quelque délibération, il a été décidé d'ajourner la réunion ot de nommer MM.J.N.Dubrule, G.C.Dessaulles, E.H.Richer, S.T.Duclos, N.Picket, pour recevoir toute communication ultérieure des compaguies de chemin de fer et régler lo différend aussi avantageusement que possible pour le plus grand intérêt de St- Hyacinthe.St Hyacinthe n\u2019est pas seul à se plaindre de l\u2019ordre de choses actuel, écoutons le résumé des paroles qu'uu des hauts fonctionnaires du Grand Tronc a prononcées récemment : \u201c Il paraît évident, ajonte.t-il, que:le Grand Tronc est aujourd\u2019hui \u201c boycot te\" par une fraction da public voyageur Mais co n\u2019est pas seulement ià le senl grief \u2014celui des \u201c Commutation Dick-ts \u201d du pua- blic en général, et des fonetion- naires on particulier, contre les principaux directeurs du la compagnie.\u2014 Les fonctionnaires, naturellement, sont très réticeuls, à cause de la position délicate ol ils se trouvent.Mais il n\u2019en est pas moins avéré que l\u2019importation d\u2019une foule d'américains auxquels ou a confié quelques uns des emplois les plus luera- tifs, n fortement irrité les vieux fonctionnaires anglais, irlandais ou canudiens qu'on a ignorés volontairement.On pourrait citer plusieurs postes qui sont aujourd'hui occupés, 1ci, à Montréal, par des anciens fonctionnaires du Wabash Ry.Dua reste, cela n\u2019est pas surprenant, puie- que lo gérant-général, en bon patriote qu'il est, préfère encourager des américains au détriment des canadiens.\u201d Les hommes d\u2019affaires de St Hyacinthe paraissent bien décidés à agir prade:inment sur ln question ; à obtenir toutes les concessions possibles et raison- nablès, et à employer les moyens extrêmes pour y arriver.Les chemins de ler ont des {aux particuliers pour ceux qui voyagent souvent comme pour ceux qui ont beaucoup ds trafic; la chose est juste; un homme qui voyage une [ois par mois ne peut exiver les mêmes avantages que celui qui veyage tous les jours St Hyacinthe qui donne pour sept ou huit cent mille piastres do trafic par année a droit à un traitement plus avantageux que St Hilaire, par exemple qui en donne cent fois moins, comment expliquer alors que cette dernière localité jonisse du taux refusés à St Hyacinthe ?\u2018M.Reeves l'a dit, le trafic, voilà la corde sensible au Grand Tronc, comme au Pacifique.Eh bien, d\u2019après ce que nuus avons pu voir des dispositions de nos hommes d'affaires, cette corde sensitive servira énorme- ment au règlement judicieax de la difficnlté actuelle.Pour ce qui est des billets du samedi, il parait rationel de croire que dans quelques mois, aussitôt que les compagnies au ront constaté la diminution de la recette qui re peut manquer de se faire sentir, ces billets se- rout remis en usage, car pour ces compagnies la bourse est le seul mobile dirigeant leurs déci- £1018.Du l'union ct de l'entente et tout arrivera à point.\u2014\" 0 Ppmmm-mr\u2014 Le l\u2018romage M.le secrétaire de l'Industrie laitière, en cette ville, nous communique l\u2019article suivant : La question du fromage d\u2019étable a depuis plusieurs années d'Industrie laitière et de l\u2019Association des marchands de beurre et de fromage de Montréal.Des circulaires ont été, à dilférentes reprises envoyées, recommandant de ne pas faire de fromage avant le ler mai, ni après le 1er novembre.Les prix élevés du fromaga cet hiver out fait naître en bien des locahtés le désir d'ouvrir les fabriques plus \u2018tôt attiré l'attention de la Société | que de coutume cette aunée ; la seule vonvelle que quelques fabriques avaient déjà commencé à faire du fromage nous vaut les précieux averlissements qui suivent, tirés de The Montreal Gazelle, 15 wars 1897.\u201c An Rédacteur commercial de la Gazette, Monsieur \u2014Je reçois un câble de M Grant, qui nous explique la situation du marché au [ro- mage en Angleterre et qui sera du la plus haute importance pour les producteurs de lait canadien surtout au point de vue de la fabrication hative du fromage d'étable.I! suflira de rappeler aux cultivateurs l'encombrement du marché au fromage au début de la saison 1896, pour leur faire snisir que les prix déjà si bas au- raieut encore été plus bas, si les marchands de fromage n'avaient pas avisé fortement les fabricants de ne pas faire de fromage d\u2019étable, et si les fabricants dociles à ces avis n'avaient pas empêché la fabrication du fromage d\u2019étable.Aujourd'hui, il semble quo les fabricants sont disposés à ouvrir leurs fabriques de bonna heure et à faire du fromage d\u2019ô- table et il n\u2019est que temps de lear faire remarquer que cetta conduite nous fera perdre ce que nous avons gagné on restrei- nant la l'ibrication du fromage d\u2019établo au printemps et à l\u2019au- tomue de 1896 ; ct les prix réalisés pour le fromage d'automne étaient la meilleure preuve de la sagesse de nos recommandations.C'est pourquoi j'insiste pour que les fabricants suivent les avis donnés par M.Grant dans sou câble ; il est en mesura de bien connaître la situation du marché anglais, et ne 83 risquerait pas à donner parcil conseil à la légère.Je suis persuadé que si nos cultivateurs veulent étudier sérieusement la question, il leur faudra reconnaître que c\u2019est un bon conseil.Votre bien dévoué, ALEX.W.GRANT, Par O.S OxToN.Copie du câble de M.Grant ; LiVERPOOIL.\u2014Avisoz les fabricants de fromage de tont le pays de ne pas ouvrir leurs {fabriques avant le ler mai.On offre par milliers des fromages d'étables canadiens, à livrer sur le marché anglais, à des prix équivalents À 7 cte à Montréal.; ce qui cause un grand malaise sur le marché.Les plus gros commi1ss10 nnat- res anglais viennent de s\u2019entendre pour ne pas acheter de fromage d\u2019étable à auoun prix.Si les cultivateurs persistent à faire du fromage d'étable, ils vont tuer les prix du fromage d\u2019her- bocten même temps détruire toute confiance dans l'avenir du marché, Le stock de fromage d'automne on Angleterre suffira aux besoins de la consommation, au taux actuol, jusqu'au ler juillet.Les Etats exportent du \u201c filled cheese '* au mépris de la loi ; on efface la marque pour se soustraire aux prescriptions de la loi et on y met un double bandage.GRANT.Cette lettre et ce cäble peuvent se passer de commontaires. ERC, PRATT PY T VA VAS TNT TT STIR es vw PFT SE AIT TTT ET Tm mes dE LB TRIBUNE Chasse et Pêche Nous accusons, avec plaisir, réception d'un abrégé des règlements en vigneur pour la pro tection de la chasse et de la pe: che dans la proviuce de Québec Il y a cu plusieurs changements de faits depuis la dernière saison, spécialement dans la prohibition de la chasse du canard ct autres oiscanx sauvages durant la saison de chasse du printemps, et il cet à désirer que ces changements soieut connus, afin de prévenir des procédures contre ceux qui pourraient enfreindre ces règlements par iguo- ranco.Voici le toxte de cet abrégé : Saisons ou la chasse est défendue dans la province de Québec 1 Caribou, du ler février au ler septembre.2 Lo chevreuil et l'orignal, du ler jauvier au ler octobre N.B\u2014Il est défendu de se servir de chiens, collets, trappes, ete, pour faire la chasse de l'o- Tignal, du caribou ou du chevreuil.Mais il est permis de chasser, tuer ou prendre aussi le chevreuil (red deer) dans les comtés d'Ottawa el de Pontiac, depuis le 20 octobre jusqu\u2019au ler novembre de chaque année.11 est défendu de chasser, tuer ou prendre l\u2019orignal et le chevreuil dans les ravages (yarding) de ces animaux, ou en profitant de la croute de la noige (crusting) ; ou de chasser, tuer ou prendre, en quelque temps que ce soit, des laons ou broguarts, c\u2019est-à-dire les petits jusqu\u2019à l\u2019âge d'un an, de l\u2019orignal, le che- vrenil ou ic caribou.Nul (blanc ou sauvage) n\u2019a le droit, durant une saison de chasse, de tuer ou de prendre vivant plus de 2 orignaux, 2 caribous 3 chevreuils.Pour cn tuer un plus grand nombre, il faut avoir préalablement obtenu un permis du commissaire des terres de la couronno à cet effet.Après les dix premiers jours de prohibition, 11 est défendu aux compagnies de chemins de ler et de bateaux à vapeur, ainsi qu'aux rouliers publics, de transporter tout ou en partie, (a l'ox- ception de la peau,) de l'orignal\u2018 du caribou ou du chevreuil, sans autorisation du commissaire des terres de la couroune.3 Ours, du , ler juillet au 20 août.4 Castor, jusqu'au ler novembre 1900 5 Vison, loutre, marte, pékan, renard où loup-cervier, du ler avril au lor novembre.G Lièvre, du ler février au ler novembre.1 Rat-musqué, du ler mai au ler janvier suivant.8 Bécasse, bécassines, pleu- vier, courlieu, jaseurs (récollet,) du ler février au 1er septembre.9 Perdrix, de toute espèce, du ler février au 15 septembre.10 Macreuses, sarcelles, canards sauvages de toute espèce, (excepté Harles, bec-scies, huarts, goëlands), du ler mars au ler septembre.Et en aucun temps de l\u2019année entre une houre après le coucher ct une heure avant le lever du soleil.Ilest aussi défendu de se servir \u201c d'appelants,\u201d ete, durant ces heures de- probibi- tion.11 est de plus etrictement défendu de prendre au moyen de collets, ressorts, cages, ete, au cun des oiseaux mentionnés aux Nos 8, 9 et 10.Néanmoins, dans les parties de la l'roviuce situées à l\u2019est et au nord des comtés de Belle chasse et Moutmoreney, les habitants peuvent chasser \u201cen toutes saisons de l'année, mais pour leur nourriture senlement, les oiseaux mentionnés an No 10.11 Les Oiseaux Pêcheurs, excepté les oiscanx dela famille des Falcouides, le Pigeon-voya- geur (tourte,) le Martin-pêcheur, lu Corbeau, la Corneille, les Jaseurs (récollets), les Pies grièches, les Geais, la Die, le Moi- nean, les Ltourneaux\u2014Du ler mars an ler septembre.12 Eniever les œuls ou nids d'oiseaux sauvages, \u2014 En tout temps de l'année, N.B.\u2014Awmendes de $2 a $100 pour chaque infraction, ou emprisonnement à délaut de paiement.Quiconque n\u2019a pas son domicile dans Ja Province de Québee ne peut, eu auçun temps, faire la chasse en cetle province sans y être autorisé par un permis du Commissaire des Terres de la Couronne.Ce permis n'est pas translérable, LOIS SUR LA Pion Jl est défendu par la loi de prendre : Saumou à la ligne, du 15 août au ler fevrier.Ouananiche, du 15 septembre au ler décembre, Truite tachetée, do ruisseau ou de rivière, ete, (Salmo fonti- nalis) du ler octobre au 30 avril.Grosse truise grise, lunge,ton- ladi (salmo conlini:), du 15 octobre av ler décembre.Doré, du 15 avril au 15 mai.Achigan, du 15avnl au 15 juin.Maskinongé, du 25 mai au ler juillet Poisson blauc, du 10 novembre au ler décembre.Amende de $5 a $20 poar chaque infraction, ou emprisonnement à défaut de paiement.N.B\u2014La pêche a la ligne (canne et ligne) seule est autori- ste dans les lacs cet les rivières sous le contrôle du gouvernement de la province de Québzc.Toute personne non domiciliée dans la province de Québec est obligée de se procurer un permis du Commissaire des Terres de la Couronne, pour pêcher dans les lacs ou les rivières sous le contrôle du gouvernement de la province qui ne sont pas sous bail.Ce permis n\u2019est valable que pour le temps, l'endroit el les personnes qui y sont indiqués.Ceci s'applique aux sauvages comme à la race blanche.La pêche au moyen de filets est défendue dans les rivières ci-après mentionnées, ainsi que sur un étendu d\u2019un demi mille chaque côté de lour embouchure, ces rivières étant spécialement réservées pour la propagetion naturelle et artificielle du poisson, savoir : la Rivière du Nord, comté d'Argenteuil, la rivière au Saumon, comté d'Hunting- don, les rivières Magog et Mas- sawippi, comiés Stanstead ot Sherbrooke.Aucune personne no pourra durant ce temps de prohibition pêcher, prondre, tuer, acheter, aucune espèce de poisson ci- -des- sus mentionnée.\u201c, vendre ou avoir en sa possession Toute personne violant ces réglements sera passible d'une nmende y compris les frais, et à défaut de paiement sera sujet à l'emprisonnement.Les amateurs du sport et autres personnes désireuses que les lois de chasse et de péche soient mises en vigueur dans la Province de Québec sont instam- meat priés, dans le cas du contravention à ces lois, de donner tous les renseignements qu'ils ont en leur possession au secrô- taire du club pour la Protection du Poisson et du Gibier.Wat.J.CLEGILORN, Sucrétaire-houorsire.Clnb pour la Protection de la Chasre et la Pêche, 107 Board of Trade Building, Montréal.> re tree Dans l'Ile de Crète Au moment où tous les yeux sont tournés vers l'île de Crète, où de nouveaux massacres et la guerre civile entre chrétiens et musulmans a amené l\u2019intervention des grandes puissances européennes, on lira avec intérêt quelques renseignements sur cette île qui semble devoir être détachée prochainement de l'empire otloman et sur ses principales viiles, Candie, Rétino, La Canée sont de la Crète aux cent villes, les trois seules citées subsistantes, encore convient-il de n'employer ce titre de cité qu'avec toutes sortes d\u2019alténuations.À elles trois, elles n\u2019équivalent pas à l'agglomération de masons et d'habitants que représente As.mores, par exemple, Candie située à l'embouchure d'un petit fleuve, le Géofiro, a êté bâtie au IXe siècle par les Sarrasins, sur l'emplacement d'Héruclion, l'un des ports de la Cnosse.La distance qui sépare Candie de Cuosse ne dépasse pas une heure de marche, aussi dans l'antiquité Héraclion était-il relié à la métropole par des murailles qui rappelaient les longs murs du Pirée à Athènes.Au temps de la domination vénitienne, Candie jouissait d'une grande prospérité, Aujourd'hui, c'est une ville d'aspect entièrement turc par ses maisons, ses mos- qués, ses minarets et ses bazars approvisionués de tous les produits de l'Orient, Elle est entourée d\u2019une enceinte bastionnée à peu près triargulaire.À l\u2019intérieur uno muraille sépare la vieille ville de la neuve qui est la plus rapprochée du fleuve.Les fortilications datent des Vé- nitieus.Les guerres ot les trem- blemonts de terre ne lui ont rien laissé de sa splendeur d\u2019autrefois; Candie n\u2019est qu\u2019une carcasse de ville.Ses principaux monuments sont les restes de l'église Saint-François cet la vieille cathédrale latine dédice à saint Titus Sa population s'élève à 13 ou 14,000 habitants, en majorité musulmans.Son port est protégé par deux moles, mais il est tellement ensablé qu\u2019il no peut plus recevoir que de petits navires.Il est surtout fréquenté par les caboteurs de Trieste qui viennent y charger de l\u2019huile, des raisins, des caroubes, et y A apporter du saÿon de Marseille La Vanée vient immédiafe- ment oprès Cgndie ; pu popula; {ion est moms considefable\u2019 ot neler à 11, 900\" habltgnte; dont 6,000 musulmans.La Canée occupe l'emplacement de l\u2019antique Cydonia, La ville moderne, fon- dee en 1252, est le port principal de l'île, la ca:ntale commerciale et la résidence des consuls étrangers qui résident au faubourb de Khalépa.Ll'eoceupo sur la côte: nord le fond d'une haie protonde entre deux promontoires.La ville et le port se trouvent compris dans une euceiute quadrangulaire et bastionnée, dont la construction remonte à la do- wination des Vénitiens.Le port est fermé par un môle d'environ 400 mètres de long, sur l'extrémité duquel se trouve un fanal ; vu château en commande l'entrée et au fond se trouve une es pèce do citadelle qui contonail autrefois l'arsenal.L'on voit sur le port ces voûtes qui abritaient les gulères vénitiennes.Les armoiries d-s patriciens sont sculptées sur les purtes des principales maisons ot le lion de Saint Mare décore les murailles ce l'hôpital.Vue de la mer, La Canée présente uu assez bel ns- peet.Le commerce y est relativement uctifet porte sur les huiles, le savon, le froment, l'orge, les oranges, les cotonnad:s, les iudieunes et les soieries Las lrauçais y possèdent deux mai sous et leur chiffre d'alluires est sérieux.Les exvirons du la Canée sont riants.Toutautour s'étend une riche plaine avec de nombreux jardins plantés d'arbres fruitiers et principalement de cerisiers dont les fruits sont renommés à juste titre pour leur qualité et leur précocité ; à peu de distau- ce de la Canée sc trouve le bon mouillage de la Suède, où des flottes entières peuvent s'abriter.Lufiu, la troisième ville de ln Crète est Rétimo, sur la cote nord, a 80 kilometres sud-ouest de Candie Sa population s'élève à peine à 3,000 habitants et son commerce consiste principale- tuent dans les huiles, les raisins et les oranges.Tels sont les {rois contros, où presque simnltanément ont éclaté les troubles.Ce sont les seuls endroits où la population musulmane soit en proportion égale ou presque égale à la population chrélienne et se trouve si amalgamée avec elle.C'est sans doute cette égalité numérique et cc heurt quotidien qui ont fait jaillir là plutôt qu'ailleurs les prem'ères étincelles.Toutofois ce ne sont pas des Grecs purs que l\u2019ou retrouvera en Crète si la réunion convoitée s'opère.La domination vénitienne dont la durée fut de quatre cent cinquante ans a exercé une grande influence sur le métissage des Orétois, et au point de vue cthnique on ne reconnait l'ancien type dorien dans sa pureté que parmi les Sphakiotes, habitauts des montagnes les plus escarpées de l'ile, tandis que tout le reste de la population descend d\u2019un mélange de sang abo- rigôène avec les Italiens d\u2019ane part, les Slaves de l'autre.Jusqu\u2019ici nous n'avous parlé que des trois villes où se sont passés les événements qui préoccupent l'attention publique pourtant ce qui caractérise la grande île à peine un peu moins étoudue que la Corse, ce ne sont pas les villes, mais les villages.Ceux-ci sont nombreux, pitto- resquement situés à l'ordinaire et d: loin ils contribaent à l\u2019or- tement du paysage ; mais l'illusion cesse dès quo l\u2019on voit do près leurs pauvres habitations.Baties en bois, elles escaladont hardiment des peutes fort raides, plantées de sapin.Les hameaux de la plaine se composent prus- que toujoars de groupes do formes et du cabanes répandues sur un vaste espace.Mais là où les fermes et les unisons sont isolées, les nurs sont épais ot wis en état,de defense contre un assaut, preuve mami ste do scé.nes orageuses auxquelles les Crétois ne sont que trop accoutu- tds, Partout, dans la campagne, les fermes sout en ruines, les villages peu peuplés On n'entend ni marmures du voix, ui rires, ni joyeux cris d'enfants.Il est bien loin le temps on los muses et les sirènes se disputaient la sapré- matis du chant, où près du mout 1da les déesses prenaient un ber- wer pour jure de la prééminence de leur beauté.Et pourtaut c\u2019est bien toujours cette belle et victorieuse terre de Crète si fertile et si fécondo où les arbres et les (laurs s'élèvent avec uae head qua l'on ne retrouve nulle part ailleurs.Dès los premiers jours du printemps, peu de terre qui recouvre les roches calerires est pourpre du ronoucules.Les roses, [2s lis, ls nuémones, toutos les plantes des jardins étalent aux youx la vuriété de leurs couleurs.Le laurier rose, commun que l\u2019onen fait du charbon, atteint jusqu\u2019à quinze pieds de hauteur et pou- se dans le lit des torrents el le long des cours d'eau qui, en automne, ress:mblent a do longs rubans de flzars.Pourquoi faut-il que ce soient ainsi les pays auxquels la nature a prodig aé ses faveurs que dévastent de préférence les dissensions des hommes ?Ottawa \u2014 Le gouvernement suédois vient de notifier celui d'Ottawa, que M.Andrée quittera Stockholm pour le Spitzberg, vors la fin da mois de juin prochain, pour effectuer son voyage au pôle nord en ballon ot il désire que des instructions soient données aux officiers du gouvernement du Turritoire du Nord- Ouest et de la Baie d'Hudson de signaler le passage du ballon et de lui porter secours s\u2019il y a lieu.Ky KH Londres, 12.\u2014 Une dépéche d'Athènes donne les lignes suivantes du projet en vue du ré- glement final des difficultés crétoises, projet que la Grèce est prêt à accepter.En prémier leu les troupes turques seront rotie rées immédiatoment de l'île ; en second lieu, lo maintien do l\u2019ordre ssra confié aux soins do la flotte européenne et de l'armée grecque d'occupation dont lo commandement sera donné à un oflivier choisi par les puissances et plus âgé que le colonel Vas- sos ; en troisième lieu, les insurgés so soumettront aux puissances; en quatrième lieu, après trois mois, Ja question de l'autonomie ou de l'annexion à le Grèce sera soumise au vote populaire et en dernier lieu, la Turquie et la Grèce devront retirer leurs troupes de la frontière grecque, comme les puissances l'ordonneront. Le repos de la nuit Nous résumons ci dessous une intéressante conférence faite récemment par le célèbre curé de Wowrishofen, Mgr Kneipp, sur le \u201c Repos de la nuit.\u201d Dieu a fixé le jour pour le travail, etla nuit pour le repos.Malheureusement on pêche beaucoup contre cette loi salutaire.Très souvent la nuit est consacrée à des parties de plaisir, bien que chacun sache parfaitement que le repos est aussi nécessaire à l'homme, s'il vent se conser-; ver, que la nourriture, la lumière et l'air.La durée du repos doit se régler sur lasomme du travail exécuté.Pluscelui-ci a été lourd, soit qu\u2019il ait été intellectuel ou physique, plus long doit être le repos Sept heures suflisent en général aux persounes adultes et en boune santé ; c'était le principe des anciens Romains ; et comme ils ont reconnu que les heures antérieures à minuit sont les plus bienfaisantes pour le repos, c\u2019est deux ou trois heures avant minuit qu'on devrait sc coucher, 1l est égulement suge .de ne | pas prolonger son travail jus qu'au moment de se inettre au lit et de n'y pas entrer l\u2019estomac chargé d'aliments difficiles à digérer.Dans le premier cas, I'esprit est encore trop surexcité ; dans le second on empêche l\u2019estomac de se reposer, les organes digestifs étant mis dans lu né cessité de fonctionner.Conjuin- tement avec l'estomac, d'autres parties du corps sont mises en souffrance.Celui qui se couche avec un esprit accablé de préve- cupations ou avec un vstownac chargé d'aliments ne jouira nas d\u2019un sommeil bientaisant.lcI encore nos paysans mous donnent le bon exemple.Tôt rendus au travail ils ont accompli tôt la journée, et s'empressent de prendre leur repos Dans les villes, au contraire, une foule de gens, au lieu de se coucher à une heure raisonnable, passent une parfie de la nuit à la bras serie adonnés à des jeux et à des conversations frivoles et s\u2019imaginent que la bière favorise le sommeil.Mais la vérité est que ce n'est point la lourdeur des sens qui procure un sommeil sain.L'alcool pénètre dans le sang et lui communigue son poison.La plupart des maladies nerveuses, si communes à notre époque, sont dues aux nuits anormales, ct une des conditions exigées pour leur guérison, c'est le repos.Saus l'habitude d'un repos régulier les forces de l'esprit se perdent Le système nerveux tout entier ne se repose que dans le sommeil sain.Il est, cela va sans dire, un autre facteur encore d'un \u2018bon repos nocturne, c'est la cons cience que l\u2019on a d\u2019avoir, durant le jour, rempli son devoir envers Dieu et envers les hommes.Napierville L'église de ls paroisse de St- Michel de Napierville, a été mardi, le théâtre d\u2019une scène que se rappelleront longtemps ceux qui en out été les témoins, .Il y a trois jours, la jeune enfant de madame Provost demen- Tant à un malle et demi en dehors du village de St-Michel, succombait à une longue maladie.La petite fille avait 8 ans.Le médecin de la paroisse attesta la mort et l'on ensevelit l'enfant.Les gens de Ja paroisre vinrent prier pour l\u2019âme de la défante et on scella sur le cercueil son couvercle vitré, et un petit corbillard blanc venait chercher l'enfant pour la con- duure à l'église paroissiale, où le curé devait dire les prières des morts.Vers onze heures, alors que le service funébre était rendu an Libera, le desservant, M.le curé Taschereau, vit à travers la glace du couvercle du toum- beau, la figure de l\u2019enfant et fut surpris de la fraîcheur qui était encore sur ses traits malgré les trois jours d'encevelissement.Il discontinua l'office et fit mander le docteur Toupin, médecin de la paroisse, qui constutu que veile pour qui ou chantait la messe mortuaire, élait bel et bien vivante.On ramena la petite chez sa mère en pleurs qui fut surprise commo on le pense rn voyant reverir son enfant qu'elle croyait déjà rendue au cimetière.\u2018L'église était remplie lorsqu\u2019- on a découvert la léthargie.Inutile de dire que la chose a produit un vif éwoi qui n\u2019a pas pris de temps a se répaudre par toute le campague.De retour chez ra mére, l\u2019enfant n véeu jusqu\u2019à 4 houres do l'après midi.L'inhumation a eu lieu mercredi matin, à l'église de St Mich«l.Cet évènement a fait une sensation dans la paroisse EL ses environs.- -\u2014 \u20140.{ip + eee Sullivan à l\u2019échafaud Dorchester, N.D, 12.\u2014John E, Sullivan, coudamné à mort pour le meurtre de Mme Butcher et de son fils Harris, a été peudu ici, ce matin, dans la cour de la prison.À 7.45 heures, les bras liés, il fut conduit hors de sn cellule.Son apparence extérieure était très correcte ; il conserva l'aiti- tude qu\u2019il avait gardée pendaut tout son procès et lorsqu'arriva la fin, il ne faiblit pas le moins du monde.Sullivan marcha à l\u2019échafand d\u2019une façon insonciante, indiffé- rent eu apparence.Lorsqu'il arriva à l\u2019échafaud, il examina froidement la corde et lorsqu'on lui demanda s\u2019il avait queque chuse à dire, 11 répondit \u201c Non \u201d La mort du misérable n été instantanée et il a été déclaré mort 30 secondes après être tombé dans le vide.Son corps a ensuite été descendu et un jury a été formé, qui a déclaré que la mort était due à la strangulation ordonnée par la loi.C\u2019est le Révd Père A.D.Cormier, O.S.C., du coliège St Joseph, qui a annoncé a Sullivan qu'il ne lui était plus permis d'espérer et que le gouvernement fédéral avait refusé de commuer la sentence prononcée par le juge Haningtion.A ce propos, voici ce que dit le Père Cormier: \u201c Cet homme a merveilleusement du nerf.Aujour- d'hui lorsque je lui annonçai la teneur de la dépêche reçue du département de la justice, il re- gut cette communication avec le plus grand calme.Je ne pouvais pas cacher mon émotion quand je luidis qu\u2019il n\u2019y avait plus d'espoir pour lui.Comme j'étais agité, il me dit: \u201c Cher Père, que cela ne vous fasse pas de peine; vous m\u2019annoncez une nouvelle que j'attendais, \u201d \u201c Je craignais que l'érection de l\u2019échafaud ne troablat Sullivan \u2014Lui ayant parlé à ce sujet, il me répondit: \u201c Ne soyez pas inquiet, mon Père ; chaque clou qu\u2019on enfoncera dans la cons- traction de l\u2019échafaud, quand j'entendrai le bruit du marteau, contribuera à l'expiation de mes fautes.\u201d \u2014 Cette pensée de Sullivan me fit plaisir, Un œuf qui coute cher George ler, roi d'Angleterre, pendant un de ses voyages sur le continent, s'arrêta devant l'unique auberge d\u2019un petit village hollandais.Comme il avait faim, il demanda qu'ou lui servit deux ou trois œufs en attendant le départ de la voiture.L'auhergiste, très flatté d\u2019an pareil honneur, courut chercher dans le poulailler ses trois plus beaux œufs qu\u2019il prépara de son mieux.Le roi mangea avec un bon appétit et donna une pièce d\u2019or pour payer ce petit repos.\u2014Ce n\u2019est pas assez, dit l\u2019aubergiste : voici ma note, elle est de deux cent florins.\u2014Comment, s'écria Georges, deux cent Îlorins pour trois œuts c'est donc une marchandise bien rare ici ?\u2014Non, reprit l\u2019aubergiste, les œufs sont très ahondants chez nous: ce sont les rois qui sont rares, ct nous voulons garder un bon souvenir de l'honneur que nous fait Sa Majesté en s'arrétant dans notre humble village.Le roi sourit, paya, remonta daus son carosse et partit en disant à l'hôtelier : \u2014Adien, brave homme, c'est pour vous qu'on a fait le proverbe : Donner an mut pour avoir un bœuf Ottawa, 12.\u2014Toseph Turenne, garde-forestier au Manitoba, et beau-frère do l'Hon.Jos Royal, a été dustitué pour iugérence trop active dans la politique.Il sers remplacé par M.Martin Jérôme, ancien député.Nous lisons dans la Vérité : \u201c Pour réparer les brèches que font dans son budget les procès qu\u2019il Jui faut soutenir en ce moment; et aussi pour remplacer les sommes qui ne tombent pas daus sa caisse, par suite de la ré- pugoance croissante de plusieurs des abonnés de la Férité à se mettre en règle avec l'administration, M.Tardivel &a voit obligé de joindre à ses travaux de journaliste un emploi beaucoup moins important, mais qui pourrait facilement devenir plus lucratif.Il s\u2019est entendu avec le représentant au Canada de la puissante compagnie d'assurance sur la vie dite New-York Life, et il est aujourd'hui autorisé à agir comme son agent auprès des lecteurs de la Vérité.*
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