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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 29 octobre 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1897-10-29, Collections de BAnQ.

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[" Tica ani Ce rN rs pn ra = pm tn ove: ripen chee ROSES TV RMR ep A Yol.10.Yendred: 29 Octobrel397.FEUILLETON MELLE EYA \u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019Americaine Xi PARTIE ET REVANCHE ( Suite) Le jour suivant, en effet, Mlle * Montgiscard était assise dans le boudoir de miss Eva.\u2014Comme vous voilà triste ! disait celle-ci.Ne le nieg pas.J'en suis la cause.Votre père veut vous marier.Irène en convint, s\u2019étonnant d\u2019une pareille devination.\u2014C'est tout simple, reprit gaiement Eva, je suis créole et je suis enfant, les enfants, vous savez, on ne peut rien leur cacher, surtout lorsqu'ils arrivent du Nouveau Monde! J'ai lu, je lis encore dans vos grands yeux noirs que Dom Lopez la Barbe- Bleue vous fait grand peur! \u2014Oh! ne parlons plus de celui-là.Je vous en cônjure ! \u2014Soit !.\u2026.Mais il y en a d\u2019autres qui ne sont guère plus rassurants.N'est-il pas vrai, ma chère Irène ?\u2014Hëlas ! répliqua-t-elle en devenant pensive, lorsqu\u2019u ne jeune fille a le malheur d\u2019être par trop riche, ce n\u2019est pas sa personne que recherchent les prétendants c\u2019est sa dot! J'avais deux amies plus âgées que moi.Deux millionnaires aussi On m'a vue danger a lour noce en qualité de demoiselle d'honneur! L'une, pauvre Hortense! n'eut pas même sa lune de miel.Au bout d'un mois à peine son mari la battait.Ah! maïs je vous l\u2019atteste, il l\u2019aurait tuée !.Elle préféra mourir de chagrin ! À vingt ans ! L'autre plaide en séparation.Elle s'est jetée dans le tourbillon des plaisirs.Un dénouement encore plus cruel ! Ah vous êtes heurense, miss Eva, d'être née dans un pays où le mariage est autre chose qu\u2019une affaire d'argent.\u2014Le mien, reprit celle-ci, ne M'inquiétera guère! 11 est d\u2019avance arrêté, là, dans la tête et dans le cœur! J'ai mon prince charmant, qui ne faillira pas! Mais vous avez aussi le vôtre, AIL AM ca, te ANS ce esses i Irène, et qui n'a pas failli.On l\u2019a calomnié.\u2014Ah! miss Eva, si je pouvais Vous croire.En ce moment, la mulâtresse aunonça M.Georges Dumesnil.Eva, poussa Irène derrière les rideaux qui masquaient la porte de sa chambre et lui dit à voix basse : \u2014Cachez-vous Ecoutez ! Mais il y va de son bonheur et du vôtre.C'est le seul moyen de connaître la vérité.Lorsque Georges entra dans le boudoir, il n'y trouva que miss Eva.Son portrait, autre toile de Pénélope, exigeait encore quelques restouches,.\u2014Fh ! bonjour, monsieur mon peintre! lui dit son gracieux modèle ; j'espère que nous allons bien travailler aujourd\u2019hui.Mais il faut d\u2019abord que je vous gronde.Et, comme 1l la regardait tout surpris : \u2014 Qu'est-ce que c\u2019est, l\u2019histoire de Mouaco ?poursuivit-elle ; on en cause beaucoup trop en ville, et vos amiss\u2019en affligent.Ah ça ! mais, se demandent-ils, M, Georges Dumesnil serait donc joueur ?\u2014 Ah ! se récria-t-il, vous avez pu croire.\u2014Pas moi! l\u2019interrompit-elle avec ga fine naïveté d'adolescente, pas moi, qui suis l'amie de Marthe, et qui, par elle, ai reçu confidence de votre secret.\u2014Mon secret ?\u2014Mais oui, je sais bien pourquoi vous jouiez.\u2014Miss\u2026 \u2014Souvenez-vous, d'ailleurs, que sir John était là quand M.Montgiscard vous a dit: Pourquoi n\u2019avez-vous pas trois ou quatre cent mille francs! c'est dommage ! \u2014En effet.\u2014Vous voyez bien que je Fais tort.Ce n\u2019était pas dans le but de vous enrichir, c'était pour avoir le droit de prétendre à la main de celle que vous aimez.\u2014Moi ! Osez me dire que vous ne l'aimez pas ! Et, les bras croisés sur la poitrine, sa jolie tête rejetée en arrière, un irrésistible sourire sur les lèvres, elle provoquait un aveu.\u2014Plus bas ! au nom du ciel! plus bas! répétait l'artiste, palpitant, éperpa.\u2014Mais nous sommes souls ! reprit Eva.Ne vous êtes-vous pas enccre aperçu que j'étais votre amie, Une amie discrète et qui mérite toute votre confiance?Ingrat! me la refuserez- vous donc toujours ?\u2014Eh ! bien ! s\u2019écria-t-il, obéissant à ce regard qui le magnétisa, eh bien! enfant cruelle, puisqu'il faut que vous m'ouvriez le cœur pour voir ce qu'il y a dedans ?eh bien! oui.je l\u2019aime ! je l\u2019aime ! \u2014 Allons donc ! fit in petto miss Eva.Georges, emporté par sa passion, ne s'arrêta pas en si beau chemin.Il poursurvit : \u2014Oh ! si vous saviez comme j'ai souffert en la retrouvant ici, entourée, courtisée par tout ce qu'il y aderiche et de plus brillant ! Je enis pauvre, obssur et j'étais jaloux ! Je me désespérais ! Et pourtant, ils ne convoitent en elle que sa beauté, son opulence.Ce que je voudrais, moi, c'est son cœur, c'est son Ame! Ah! je lui ai donné la mienne ! Eva semblait au comble de ses vœux.Flle approuvait du geste et du sourire, un sourire qui la rendait encore plus jolie.\u2014Mats c\u2019est qu\u2019il va très bien pensait-elle.De mieux en mieux Ne dirait on pas que je le souffle! \u2014Un jour enfin, continua l\u2019artiste, son père me témoigna quelque intérêt.Gagnez cette somme semblait-il me dire, et je vous préfère à tous les autres Ce me fut comme une inspiration de tenter le sort.Il m'a trahi.Je ne m'en plains pas, Mon art me reste, et le travail! La conquérir autrement serait indi- gue d'elle! mais il me faudra du temps.Si du moins elle savait! Patience ni courage ne me feraient défaut si je pouvais espérer qu\u2019elle attendra.Il n\u2019acheva pas, les rideaux venaient de se ruuvrir, démasquant Irène.Et déliciensement émue, des larmes dens les yeux : \u2014dJ'attendrai, dit-elle.XIV L'AMI CHAMPRIGAUX A quelques jours de là, Marthe arriva chez miss Eva plus tôt que d'habitude.Nous ne tarderons pas à dire pour quelle cause elle avait devancé l'heure, et sans avoir le temps de prévenir son élève.Comme elle traversait le salon les accords du piano frappant son oreille, elle s'arrêta, surprise d'abord, puis charmée, mats avec une nuance de regret.Vainement la mulâtresse insistait pour l'annoncer, Marthe l\u2019écarta du geste, ct paraissant tout à coup sur le seuil du bou- dotr : \u2014Miss, dit-elle.avec un ton de reproche, pourquoi m'avoir dissimulé votre talent ?Vous seriez de force, si des revers vous y contraignaient, À donner aussi des leçons.Eva, qui d\u2019abord avait rougi, commençait à se remettre d\u2019un trouble passager.\u2014Je suis dans un de mes bons jours, répondit elle.Et d\u2019ailleurs Marthe, lorsque Je vous ai priée de venir ici, c'était surtout pour revoir nos vieux maîtres avec une musicienne digne d'eux.Que trourez-veus là de blessant ?Le cachet, répondit la sœur de Georges \u2014Oh ! le vilain mot ! se récria miss Eva.Quant à moi, si nos rôles changeaient, si je devenals à mon tour la moins fortunée, Marthe, je m\u2019estimerais heureuse d'être même votre servante, car je suis ot de tout mon cœur, votre bien sincère amie ! Marthe, touchée de cet affectueux élan, reconnut ses torts, et la jeune Américaine s'empressa de les pardonner.\u2014Une amie! reprit-elle de son accent le plus câlin, voilà ce qu'il me faudrait.Ah! ai vous vouliez, si tu voulais! Vois comme je suis seule.Howel me cherche une compagne.Appelons tranchement les choses par lear nom.une demoiselle de compagnie.\u2014Oh ! fit Marche, Georges s\u2019y refuserait, et Jacques aussi.Nous avons reçu de ses nouvelles ce matin.Il arrive tantôt\u2026 C'est pourquoi j'avais devancé l'heure.cria miss Eva, prenant résolument l'habitude du tutotement.Va! ne fais pas attendre ton fiancé ! mais qui sait ! lui-même peut-être, il te demandera d'acquiescer à mon vœu.Dans ces derniers mots, il y avait comme une arrière-pensée.Marthe n\u2019en fit pas la remarque, elle se hâta de réintégrer le domicile fraternel.Quelques minutes à peine s\u2019étaient écoulées depuis son retour, lorsque la sonnette retentit, agitée par une muin franche- ment impatiente.\u2014Et moi qui te retiens! s\u2019é.- Un homme entra : c'était Jacques Champrigaux.Marthe elle-même vous l\u2019a dit ce n'est pas un jeune premier ; 1l ressemble plutôt à Coquelin qu'à Delannay Une grosse tête avec beaucoup de cheveux crépus tirant sur le roux ; des traits irréguliers, la bouche grande et le nez original ; mais des yeux et des dents à faire envie.Sa physionomie ouverte pétille d'intelligence.On y devine ce bon sens gaulois, qui jadis était la marque distinctive de notre caractère natinnal, la volonté, la droiture, la bonté.Bien qu\u2019il ait dépassé la trentaine et commence à prendre un certain embonpoint, Jacques est encore alerte et souple.Pen de distinction, mais du tact, de l\u2019adresse et de la promptitude en toutes choses.Un de ces hommes qui sont toujours jeune, au moins de cœur.Il avait déjà reçu l\u2019accolade de Georges, qui l\u2019amenait vers Marthe.Jacques bondit aussitôt vers elle et, fougueusement, 1l l\u2019étreignit dans ses bras.Comme elle s\u2019en dégageait, quelque peu confuse : \u2014Bah ! se récria-t-il, est-ce que tu n\u2019es pas ma promise! Est-ce que tu n\u2019es pas ma ferame ! ; Et, s\u2019éloignant an peu pour l\u2019examiner plus à l\u2019aise : \u2014Pauvre madame Champri- gaux! reprit-il avec une tendre émotion, comme ce guevx de ' Paris me l'avait abimée! Mais que m'écrivais-ta donc, toi, Georges ?A t'enténdre, sa santé se rétablissait a vue d'œil.Je la trouve encore pâloite Il me faut des couleurs ! As-tu consulté les meilleurs médecins?J'entends que rien ne soit épargné pour nous la rendre .accorte et sous riante.Ah ! c\u2019est mon bien, Les réparations sont à ma charge.Jacques ! fit-elle d'un ton de reproche en lui désignant sa robe de deuil.\u2014Ah! oui, la morte ! murmu- ra-t-il avec une soudaine altéra= tion dans la voix et sur le vie sage.Dieu m'est témoin que je I'ai bien regrettée, bien pleurée.Mais si, comme je le suppose, elle nous voit, elle nous regarde, \u2018son pardon nous est assuré.Pas vrai, maman ?Oela ne vous offensera pas que vos enfaîts- soient heureux, soient joyeux: de se retrouver_ensemble ! Il y eut un triple épanchement, quelques larmes.Puis Champrigaux, reprenant sabolle\u201d humeur : Team LE tes ows =f ar ll \u2014Par ainsi, causons à cœur ouvert.Mais en déjeunant ! J'ai une faim de loup! Faudra que j'aille ensuite à l\u2019ordre, chez mon singe, autrement dit, mon patron, l'illustre Montgiscard ! Déjà Marthe avait disparu pour activer.les préparatifs du repas.Jacques examinait les tableaux les esquisses.\u2014Pas mal! Très bien ! dit il avec une justesse d'appréciation attestant que, s'il n\u2019était pas artiste, il avait du moins le sentiment de l\u2019art.Puis, tout a coup: \u2014Rovenons à tasœur! Il y avait six mois que nous ne nous étions vu, et j'approuve à présent que tu lui aies caché ton grand prix.Le climat de Rome eût été dangereux pour elle.\u2026\u2026 Mais celui de Nico ne vaut rien pour toi.Voyons! sois franc, que s'est-il passé ?\u2014Ah ! mon ami, mon frère\u2026 J'ai le soleil dans le coeur! \u2014Possible ! mais ça ne m'é claire pas suffissmment.Traduis moi ce langage hyperbolique en simple prose.George n'avait pas de secrets pour Jacques.Il lui raconta tout mais avec une si respectueuse gratitude, avec une telle adoration quo l\u2019idoie elle-même s'en fût déclarée satisfaite.\u2014Baste ! fit Champrigaux.mais c'est tout un roman ' La rude soirée de Mouaco te préparait uno jolie revanche le lendemain.Espoir et courage! Le patron, stimulé par sa fille et par l'ami Jacques en rabattia peut- être.Malheureusement, tu n\u2019a pas le sou.\u2014C'est à la lettre, reconnut Gcorges, car j'abandonne à Marthe ma part d\u2019héritage.Ah ! je le veux.Les titres sont entre tes mains, ils n\u2019en sortirent pas\u2026 C'est, je crois, trois ou quatre mille livres de rente.\u2014 À peu près, répondit évasivement Jacques, qui semblait ne pas vouloir qu'on lui rappelât ce dépôt.11 avait rougi.\u201c Marthe reparut, annonçant avec unc gracieuso révérence que ces messieurs étaient servis.Le repas fut des plus animés On avait tant de choses à so dire.On parla de miss Lva.\u2014Jc ne serais pas fâché de la connaître, dit Champrigaux.Ça m'a l'air d\u2019une bonne potite fille.Faudra voir.\u2014Puis, au dessert : \u201c \u2014Le café! s'il vous plait?.L'heure sonne où ju dois me diriger vers la demoure du nabab Il en revint tromphaut : \u2014Gcorges! prépare tes pinceaux ! J'ai mis dans la tête de Montgiscard, auquel je rapporte des commissions monstres.Ah ! mes enfants, j'en ferai un Crésus de cet animal là.Bref, il te commande le portrait de la villa Montgiscard, un jour de grendes eaux, quand Nicaise a lâché la rivière ! Le jeune peintre parut médiocrement flatté du sujet.\u2014Bah ! reprit Jacques, il s'agit d'une simple pochade, et rien ne t'empêche d'y mettre des Personnages.Par exemple, elle! Cette dernière obrervation ne manqua pas de produire un revirement.\u2014Par ainsi, conclut Champri- aux, nous irons ce soir, vers les dix lieures, pour.terminer l'af- \u2018 faire.C'est convenu.Mais l'ha- SE bit noir et la cravate blanche sont de rigueur.Cyprien traite les gros bonnets de la localité.Il voulait m'avoir avec eux.Pas de ça, Lisette! J'aime bien mieux diner ici, en famille ! En effet, nos trois amis restèrent ensemble jusqu'au moment où Marthe, quelque peu fatiguée par les émotions de ce jour, renvoya ses deux frères, dont l'un devait se transformer en mari.Ils arrivèrent à la villa comme on sortait de table pour prendre le café dans un délicieux salon à l\u2019orientale.Georges n'eut que le temps d'échanger un regard avec Irène; elle se retira dès qu\u2019on eut distribué les cigares.Il y avait id quelques fonctionnaires éminents, quelques étrangers de distinction, entre autres Dom Lopez de Bayadas.Le déplaisir du Brésilien se traduisit par une grimace, lorsque l\u2019amphitryon dit en montrant les deux nouveaux venus : \u2014Je vous présente monsieur Georges Dumesnil, un artiste de beaucoup d'avenir, un grand prix de Rome, et Jacques Cham- prigaux, autre lauréat daus son Jeune temps.Le prix d'honneur au concours général! Il est au- jourd'hui mou collaborateur, mon lieutenant.\u2014Capitaiue, l\u2019interrompit Tuc- ques, depuis quand n'appelez- vous plus les choses par leur nom.Je suis tout bounement votre commis-voyageur.Un murmure circula parmi les assistants.L'un d'eux se fit l'interprète du sentiment éné- ral ; \u2014 Quoi! mousicur, après de tels succès universitaires, vous n'avez pas aspiré plus haut que le négoce ?\u2014Mais, répondit fidvrement Champrigaux, je ne vois rien au- dessus.Le négoce est, à mon sens, une profession qui ne le cède en rien aux autres, et pour laquelle on n'a jamais trop de savoir.Tenez, messieurs, j'étais dernièrement en Angleterre, ce pays marchand et qui s\u2019en fait gloire, et l'un de mes clients me tenait à peu près ce langage.Mais j'abuse peut-être.Permet- tez-vous que je continue ?Autorisé, supplié par tous, il poursuivit : \u2014 Mon anglais avait remarqué que, dans une famille française comptant plusieurs garçons, coux qui manifestent dès le college uno certaine intelligence, de l'initiative, sont destinés aux carrières libérales, aux fonctions publiques, ot que des autres, les ignorants, les imbéciles, on a coutume de dire: Oh! celui-ci n'est pas fort, nous le mettrons dans le commerce.; \u2014Fh bien! fit un monsieur décoré, voilà qui me semble très logique.\u2014Tel n\u2019est pas le sentiment de mon Anglais, répliqua Jacques.Chez nous, mo disait-il, nous pratiquous tout le contraire ; les mieux doués de nos fils, novs en faisons des négociants.Ils se tireront d'affaire ! Quant aux moins favorisée, aux moius alertes d'esprit et de corps, ils seront tonjours assez bons pour revêtir une toge, un uniforme et donner des signatures.\u2014Je proteste ! se récria Dom Lopez, et dans mon pays, les serviteurs de l'Etat.\u2026\u2026 \u2014J'ignore comment les cho- ses se passent an Brésil interrompit Champrigaux, mais j'ai cru m'apercevoir qu\u2019en France, à part quelques exceptions fort honorables, nos fonctionnaires sont d'autant plus glorifiés, d'autant plus rétribués qu'ils sont moins utiles.Exemple: l'humbie facteur de la poste, qui agne trente ou quarante sous par jour, à peine de quoi vivre, rend plus de services à l\u2019Etat que le consul de Monaco Celui- là coûte cher, et je crois que, même en fait de signatures, il n\u2019en a jamnis donné d\u2019autres que pour émarger ses appointe- wevts \u2014-En conclnez-vous, deman- da-t on plaisantement que le commis-voyageur soit le premier de ss concitoyens ?\u2014Non pas! grands dieux!.Mais il mérite pourtaut d'être réhabilité dans leur estime! C'est l\u2019un des p'us actifs tiavail- leurs de cette fourmiliière humaine qui s'appelle une nation, il repand, 1l écoule les produits de son pays ; et multipliant leur valeur, il contribue pour sa honne part à la fortune publique.Tout vst là.Accroitre la recette suns augmenter la dépense, No rien prendre au budget, lui rapporter bvaucoup, au contraire Voilà mon critérium, je m\u2019incline devant ceux qui le réalisent.Mes héros sont les agrieul- teurs et les négociants, messieurs voici mon patron.Il est l'un et l\u2019autre Il a eu grandir sans rien demander à persoune, et je ne cunnais personne, même parmi les plus titrés, les plus galonnés, dont il ne soit au moins l'égal ! Il a défiiché tout un cauton.Il fut l'exemple et lo stimulant d'uue viile qui, grâce à notre industrie,\u2014les vius ou les spiri - tueux, messieurs ! \u2014 tend a devenir la plus riche de France.Si Béziers vlevait une statue, je souhaite que ce soit la sienne\u2026 Bt ce jour-là, messieurs, si je suis encore de ce monde, moi qui n'ai Jamais crié ni vive ceci ni vive cela, je cricrai: Vive Montgiscard ! \u2014Vive \u2018Montgiscard ! répéts rent tous les assistants, y compris Dom Lopez de Bayadas, trop heureux de masquer sa défaite sous une ovation en I\u2019honneur du père d\u2019Irène Nous nous dispenserons de peindre la jubilation de celui-ci.Avec des simagrées modestes, il se gonflait, il se pavanait.Ce n\u2019était plus Nicaise, c'était Jucques qui venait de lâcher toutes les rivières de son orgueil.Aussi, quand les autres se furent retirés, quand ils ne restèrent plus là que Georges et Champrigaux : Té! viens que je t'embrasse ! cria-t-il à ce dernier; toi, je t'aime! Puis, après une chaleureuse accolade : \u2014Ils ont raison là-bas quand ils prétendent que tu devrais être mon associé.Mais, bagasse ! je me suis mis dans la coloquinte que tu veracrais tes économies dans ma caisse! C'est bien le moins,n'est-ce pas ?Croiriez-vous monsieur Dumesnil, qu\u2019il allègue ne pas eu avoir! Peccarre! Mais qu'est-ce qu\u2019il fait de son argent, jo me le demande! Un étrange et brusque changement venait de s'opérer sur la physionomie expressive de Jacques.Il ne riait plus, il semblait contrarié, inquiet.Ce trouble augmenta lorsque le frère de Marthe eut émis cette idée : \u2014À défaut d'économie, 11 peut maintenant vous offrir la dot de sa femme.\u2014Greorges ! interrompit Cham- prigaux avec un cri douloureux Je t'en prie, tais-toi ! \u2014Sa femme ?disait Montgis- card, ah! oui, votre sœur\u2026 Je m'en souviens.Mais elle a donc une dot ?\u2014 Oui, monsieur, trois ou quatre mille francs de rentes, répondit le frère, en dépit des efforts du £ancé pour qu'il ne parlât jas.\u2014Représentées par quel capital ?questionna le négociant.\u2014Des valeurs espagnoles.Oh !.je me rappelle les avoir vues entre les mains de ma mère avant qu'elle te les confiat, voici plus de dix aus.Cette dernière partio de la réponse s'adressait à Jacques, qui, par une incompréhensible aberration, s'emblait au comble de l\u2019effroi.\u2014 Quelles valeurs ?demanda Moutgiscard.Ecartant la main que Cham- prigaux teutait de lui jeter sur les lèvres Georges répondit : \u2014Drs actions de la Banque de Tolède et Cordoue.Le milliovnaire éclata de rire : \u2014Té!.vous me la baillez forte.Mais voilà dix ans que cette compagnie-là ne paie plus, Bille a fait faillite ! (Acontenuer.) \u2014\u2014 es lp *® Pen Guéri avec wne bouteille Montréal, 20 Octobre 1896.Roy & Boire Drug Co.Messieurs : M'étant servie de votre MEn- THOL COUGH SYRUP pour un cas de bronchite et toux qui me faisait beaucoup souffrir depuis plusieurs années, je suis heureuse de pouvoir certifier que l'usage de deux bouteilles m'a parfaitement guérie, c\u2019est avec plaisir que je le recommande au public.Madame A.RoGERs, Epicerie, 508 Amherst.TERRE A VENDRE À St Nazaire d'Acton, 12e Rang, à 4 milles de l'église, une terre d\u2019en- viton 72 a-pents en superficie, dont 45 en culture, avec bâlisses, granges, écuries, etc, aussi sucrerie de Soo vaisseaux.Conditions faciles Pour informations, s'adresser au propriétaire.VALMAR DucLos, St Nazaire d\u2019Acton.15 Sept.1897.\u20141 m.AVIS est par le présent donné que Joseph Pierre Léonard Delphis Girouard, de St Hyacinthe, étudiant et bachelier en médecine, s\u2019adressera à la législature de la province de Québec, à sa prochaine session, pour obtenir qu\u2019il soit passé un acte auto risant le collège des médecins et chi rurgiens de la province de Québec à admettre .le dit Girouard à subir l\u2019examen requis par la loi pour l\u2019ud- Mission à in pratique de la médecine et de la chiruigie dans la province de Québec et autorisant aussi le dit collège à lui accorder la licence requise pour l'exercice de cette protes- sion dans la province de Québec.J.P.L.D, Ginouann.St Hyacinthe, 28 Sept.1897.A VENDRE.\u2014Un exemplaire du Dictionnaire Généalogique des Familles Canadiennes, par l'abbé \u2018l'an- Euay, 7 volumes.Prix $13.00.Adressez, Bureau de LA TRIBONK.NES Ee a CROAT ALAR | ul | LR i ATR Hi Ha INSIGN ES SUR RUDAN, CELLULOID ct METAL POUR Soctètés Religieuses et de Blenfanisance CERCLES, AMAIEURS, ETC, ETC.S'adresser an BUREAU DE \u201c LA TRIBUNE » ST-HYACINTHE.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014a La Consomption Guérie Un vieux médecin retiré, ayant reçu d\u2019un missionnaire des Indes Orientales la tormule d\u2019un remède simple et végétal pour la guérison rapide et permanente de la Consomption, la Bronchite.le Catarrhe, l'Asthmeet toutes les affectons des Poumonset de la Gorge, et qui guérit radicalement la Débilité Nerveuse et toutes les Maladies Nerveuses ; après avoir éprouvé ses remarquables elfets curatifs dans des milliers de Cas, trouve que c\u2019est son devoir de le faire connaître auxmalades.Poussé par le désir de soinger les sout- trances de l'humanité j\u2019enverrai gratis & ceux qui le désirent, cette recette en Allemand, Français ou Anglais, avec instructions pour la préparer et Pemployer.Envoyer par la poste un limbre et votre adre-se.Mentionner ce journal.W.A.Noyes, 820 Powers\u2019 Block, Rochester, N.Y.3 Septembre 1397.TERRE A VENDRE Dans la paroisse de St Barnabé, bas du rang St Amable, aboutant à la rivière, à 3 milles des églises de St Hugues et St Barnabé.et 2 mille de St Simon, une terre de 4 arpents par 38, clôturée en cèdre et bien entretenue, dont 120 arpents en bon état de culture, le reste est en érable bien boisée, comprenant une sucrerie de Soo vaisseaux.Le sol est de bonne terre forte.Une bonne grande maison, grange, étable, hangards et autres dépendances en bon ordre, 4 puits fournissent une eau bonne et abondante outre la rivière.Cette terre appartient à M.7.Nicolas Choquette, résidaut actuellement 4 Manville, R.L Pour plus amples informations et conditions de vente s\u2019adresser sur les lieux à ALFRED LAMOUREUX, Procureur.Possession immédiate.St Barnabé, 18 juin 1397.ài-Hyacinthe Hustré, Historique de St-Hvacinthe (Français et Anglais) bantenant 100 Gravures EN LITHOGRAPHIE des Edifices Publics, Religieux, Munufacturiers, Etc, de St-Hyacinthe PRIX 25 Cts.En vente seulement au Bureau de CE JOURNAL TNE r= Su LA TRIBUNE.= / 3 Un sauvetage Emounvent UN ENFANT SAUVÉ D'UNE MANIÈRE MERVEILLEUSE Florence Sturdivant de l'île Grindstone sauvée d'une mort prématu rée \u2014 Ses parents voyaient qu'elle était en danger, mais ne pouvant rien faire pour lui venir en aide.Cumiñent elle a été sauvée.Dans les mille îles il y en a une appelée Grindstone.Elle a sept milles de longueur et trois de largeur.Les habitants de cette île sont des gens bien renseignés qui s'occupent de cultu re et travaillent comme carriers pour gagner leur vie.Dans la demeure d\u2019un des ha- hitants de cette ile, vit Florence J.Sturdivant, la fille âgée de quatre ans de M.et Mme Wil liam Sturdivant.Aun mois de février 1896, Tlorence fut atteinte de fièvres scarlatines, ce qui la rendit très faible ; elle devint si malade que les medecins n\u2019avaient aucun espoir de la sauver.C'est à cette époque critique, quand on eut perdu tout espoir, que l'ange de lu sauté fit sou apparition sur la scène, fit disparaître les douleurs et les souffrances que la petite Florence endurait et lui redonna la santé et la force.Nous allons permettre au père de faire le récit de la maladie et de la guérison de sa netite fille.FLORENCE J.STURDIVANT M.Sturdivant dit : \u201c Florence fut atteinte de fièvres Srarlatine et nous mandâmes de suite le médecin.Il lui donna une prescription que nous suivimes i la lettre et nous donnâmes à l'enfant les meilleurs soins Au bout de quelques semaines, la fièvre commença à disparaître, muis Florence était encore très faible.Elle se plaignait de douleurs atroces au dos et à l\u2019estomac.Nous fimes tout , ce qui était en notre pouvoir pour la soulager, mais sans obtenir de bons résultats.Le médecin lui-même ne pouvait rien faire ponr lui donner du sonla- gement.\u201c Finalement, au bout de qua tre mois de traitement, nous trouvâmes notre patiente complètement épuisée.Nous fimes alors mander un autre médecin, etson diagnoctic fut le même que celui de notre propre mére.cin, et dit qu\u2019elle souffrait de fièvre scarlatine.II prescrivit un traitement que nous suivimes à la lettre pendant trois mois, mais au lien de s'améiiorer la santé de Florence continus à empirer, \u201c Mme {Sturdivant et moi étions complètement découragés.Un des frères de ma femme qui était en visite chez nous, nous conseilla de faire usage des Pilules Roses du Dr Williams, J\u2019en achetai une boîte et Florence commença de suite à en prendre.Nous étions alors au mois d'octobre 1896.Après avoir pris ce pilules pendant quelque temps, nous remarquâmes un grand changement pour le mieux.Ses forces commençaient à revenir et elle pouvait s'asseoir dans son lit.meilleur appétit.Nous nous apercevions qu\u2019elle avait les yeux plus clairs.* Nous acceptâmes une autre quantité de pilules et nous sui- Ë vimes de près les changements pour le mieux qui se produisaient de jour en jour.Florence devint finalement assez forte pour pouvoir se tenir sur ses jambes.Elle prenait rapidement des forces et ses douleurs disparaissaient graduellement.En un mois, elle recouvra la eanté et ses forces d'autrefois, \u201c Nous ne saurions louanger trop hautement les propriétés curatives des Pilules Roses du Dr Williams.que sans elles notre enfant serait avjourd'hui dans le même triste état de santé\u2014une véritable invalide\u2014si elle en eut la force de résister aussi longtemps à la maladie dont elle était atteinte \u201d Signé : WILLIAM H.STURDIVANT.Signé et assermenté par devant moi, ce sixième jour d\u2019avril 1897.H.W.MorsE, notaire public.ABJUR A TION La paroisse du Cap a la Mag- deleine vient d\u2019être témoin pour la troisième fois depuis un quart de siècle d'une cérémonie 1mpo- sante.Il y avait église comble pour assister à l\u2019abjuration et au baptême d\u2019un protestant converti, M.Arthur Young de la paroisse de St Maurice.Les premières lueurs de la vraie lumière évangélique lui vinrent, après l'assistance de la grâce divine, sans doute, de sa pieuse épouse, Bibiane Boulard.A la naissance de leur aînée, le père serendit au désir dela mère en présentant l'enfant au baptême catholique au Cap Depuis ce temps il songea sérieusement à se faire catholique et troura dans la personne du digne curé du Cap, le zèle et la charité qui devaient seconder le mouvement de la grâce dans son âme.Tout l'été il s\u2019oceupa à apprendre la doctrine catholique et ses prières, et dimanche fut le grand jour fixé pour la régénération du catéchumène.io Une bonne offre, \u2014W.W.Ogilvie de Montréal, et le sénateur Sanford qui possède d'immenses étendues de terre près de Wes- borne, dans le comté de Marquette, Manitoba, près du Lac Manitoba, sur la ligne du chemin de fer C.P.R., disent qu\u2019à tout homme marié, doué d'énergie et d\u2019expérience, il est prêt à concéder une certaine étendue de terre aux conditions les plus favorables, ot à le mettre en état d'exploiter la ferme avec succès.LR $7,800 données Aux personnes qui feront la plus grande quantité de mots avec les lettres contenues dans la phrase suivante : \u201c Patent Attorney Wedderburn.\u201d Pour plus de particularités adressez- vous au National Recorder, Washington, D.C.\u2014 Elle avait |\u2018 Je suis certaino { dasdececagcecseaenIIE 4 ne BIERE ET PORTER DF JOHN LABATTS = = « 3 9 JOMN LAAT, e DE LONDON, Ons = = NDGA! Cause À @ ALE & STOUT Le rrenvagele plussalutairepouri*anage \\\\ © APRES À roneraletsanssuverleurcommetoni- ® = rar queastritit i are ÿ ©) [LL eRe WY Recommandé par les connaisseurs et e DED, Caves 43 les médecins dans toutes les parties du 2 een > 4 Canada.Voyez les témoignages écrite P Z A do chimistesbminentr NEUF MÉDAILLES D'OI, ARGENT : DE BRONZE ET ONZEDIPLONES obtenus aux expositions universelles de Frauce, d'Australie, des Etate Unis, du Canada ,de ln Jamsique,[ndes Ooclden tales.RRR Saveurariginaliet ina, purstégarantie ces breuvagessont faits apécialomen t pourconvenir au ollmat do coconti 7 4 = 5 7 Oy Bs ueutot nexont pamurpassok S ; rent Bay F I.© From if À ¢ PRIX SPEOIAUY © 75 PREIS ul % 4.3 AU GROS = = EX Ak nl 4 Ip ~~, 2 © 2 4 CA, iE = ON I'ORTE A DOMICILE & = El gratos.iris DANS TOUTE LA = - pe @ AWARDED AT The s 9 TFS) WoRLD's EXHIBITIONS © VILLE 5 [0 J.B.St.PIERRE el ©) CER.| © © EPICIER.5) J PROVISIONS, VINS ET LIQUEURS.= 5) 256 RUE CASCADES ST-HYACINTHL.a = TÉLÉPHONEZ AU No 36 a SEN ET CECE LE MAGASIN DU BON MARCRÉ ! Ein Gros et en Detail JOSEPH BRODEUR, Nos.228, 234, 242, et 244 Rue Cascades SAINT-HYACINTITE FLEUR, EPICERIES, MARCHANDISES GRAINS, PROVISIONS, SPECI AL EE, SON, THÉS, SUCRES, MARCHANDISES GRU, MELASSES, FRANCAISES MOULEF, GRAISSE.SOILS, ' rc, Exc.Erc.Ero CACHEMIRES, Etc.Erc.Au plus Bas Prix.\u2014) \u2014 Agent pour la célèbre Farine forte à Boulanger, Grenier de L'Univers, du Manitoba.Les Commerçants sont spécialement invités à venir visiter les Marchandises de Tuutes Sortes.Cotons et Indiennes d la livre que mous recevons chaque semaine des Etats Unis.N.B :\u2014 Argenteries données en cadeaux aux acheteurs Boize, B.P.160.Télénhone, 118 &RPP PPODIPE ENGINS ET BOULLORES DEPUIS 3 FORCES JUSQU'A 100 \u2014\u2014) DE (\u2014 ==, LEONARD & SONS == ont toujours remporté les premiers prix à toutes les Expositions au Canada et à l\u2019étranger et sont reconnus les meilleurs et les plus parfaits., Ces Engins et Bouilloires sont en acier et sont vendus garantis sous tout rapport.Un grand nombre sont en usage à St-Hya- cinthe et dans le district, et donnent pleine satisfaction, Les prix sont plus bas que ceux de n\u2019importe qnelle autre maison, On peut voir un de ces engins et bouilloires à l\u2019établissement de \u201c La Tribune.\u201d Pour informations, écrivez à A.DENIS, Agent pour le district de St-Hyacinthe, ST-HYACINTHE, Que Cartes d'Affaires.BLANCHETTE & BEAUREGAR , AVOGATS, RUE GTROUARD, - - - ST-HyaoINTHE.Blanchard, Boissean & Bazinet, Notaires 18, RUE ST-DENIS, ST-HYACINTHE.FONTAINE ST-JACQUES & FONTAINE, AVOCATS, RUE GIROUARD, porto voisine de la Banquo Enstern-Townships, ST-HYACINTHE.JOSEPH LEDUC, Entrepreneur Forblantier Plombior et Couvrour 128, - Rue Cascade, St Hyacinthe.THEO.DAOUST, ARCHITECTE 103, Rue Saint François-Xavier\" Coin do la Rue Notre.Dame, Bâtisse du Séminaire, LC _Mentréal.Téléphone 2452.H.N.Bernier & Cie, PLOMBIERS.Poscurs d'appareils de chnuffage ete TUYAUX DE GRES ET CINENT, 116 rue St-Antoine, ST-HYACINTHE.Edmond Fournier Relieur, RUE CASCADES, En arrière du magasin de A.J, DUBUC & Cie ST-HYACINTHE.0, JACQUES Peintre- Entrepreneur DECORATEUR, LETTREUR TAPLSSTBR,.BLO.SPÉCIALITÉS : Décorations d'Eglises, Théâtres.maï- , e0Ds peinturées, enseignes lettrées, Eto., Eto, Atelier, 186 Rue Cascades.Résidence, 153 Rue Concorde.ST-HYACINTHE, Paquette & Godbout MENUISIERS.ENTREPRENEURS, Coin des ruese William et St-Casimir,.(St-Hyacinthe.Manufacturiers de \u201cPortes, Chassis, Ja- lousics ot moulures de toutes sortes.DÉCOUPAGE ET TOURNAGE, cxéon- té promptement, Spécialité : Intériours d'Églises et de Collèges.AFFICHES À VENDRE A CE BUREAU, Prix -t Gots.Maison à Louer, Maison à Vendre, Magasin à Louer, Bureau à Louer, Chambre à Louer, Boutique à Louer, Terrain à Vendre.° Terrain à Louer, Maison de Pension, Pas de Crédit, Un Seul ° LA TRIBUNE.+= \u2014 LA TRIBUNE JOURNAL HEEDOMADAIR PUBLIÉ A ST-BYACINTHE,Que PARAIT LE VENDREDI, Abonnement : (payable d'avance) Unan.$ 1.00 6 mots.80 ANNONOES 1re Insertion.\u2026.\u2026.la ligne 156 Insortion gub8.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u201c* The Annonces à long terme à prix modérés} 4.DENIS Dérecteur-Propriélaire ST-HvACINTHE, 29 Oct.1897 Québec.\u2014 Les chambres provinciales sont convoquées pour le 28 novembre, pour la dépêche des affaires.+ Wy 11 se confirme que 1'Hon.M.Tarte se propose de faire mettre bientôt en liberté, Grenier, son calomniateur.ny Le Dr Ross, de Ste Flavia, sera, paraît-il, candidat libéral au siège vacant du Dr Fiset, à Ri- mouski, et sera élu par acclamation.M, Ottawa.\u2014Le gouvernement ne prendra pas possession an chemin de fer de Drummond le ler novembre, comme 1l 66 l'était proposé.Le gouvernement a été informé que c'était l'intention du gouvernement impérial de dépenser $5,000.000 pour augmenter les fortifications militaires du Canada.#4 # Elections \u201411 parait décidé que les élections générales de la Province d'Ontario se feront en février prochain, à la suite de la session.Ces élections se feront pendant la session fédérale à Ottawa.ey L'Hon.Dr Borden a télégraphié aux autorités militaires a Halifax, de distribuer immédiatement aux victimes de l\u2019incendie de la ville de Windsos, tous les costumes militaires qui ont été rendus depuis quelques années pour être remplacés par des neufs.LR L\u2019Hon.M.Thibaudeau, président du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, l\u2019hon.W.La- rue, vice-président, l'hon.M.Duffy, ministre des travaux publics, l'hon.M.Stephen, l'hon.M.Turner et M.F.X.Lemieux, sont allés ia semaine dernière faite l'inspection du chemin de fer de la Baie des Chaleurs.Contestations d'élection \u2014 M.le juge Mathieu a renvoyé la contestation de l'élection de Jacques Cartier sur les objections préliminaires.' \u2014M.Kaulback, député con- sorvateur de Lunenberg, conserve sou siège, la contestation a été retirée.\u2014L'Hon.Atwater est mainto- nu dans la division St Laurent, Montréal; le contestant ayant fait défaut de comparaître.\u2014Lo requête en contestation de l'élection de M Tellier, dans le comté de Joliette, n\u2019a pas été appuyée par une enquête et sur défaut du requérant de comparaître, la contestation est renvoyée et M.Tellier, maintenu Lotbinière, Qué.\u2014Le nouveau quai récemment construit par le goavernement d'Ottawa, à Lot- binière, a été solennellement béni le 20 courant, par le curé de Lot binière, M.l'abbé Paradis, en présence d\u2019une foule énorme de personnes de la localité et même des paroisses voisines.M.le Dr Rinfret, M.P., et M.Laliberté, M.P.P., ont prononcé d\u2019éloquents discours.L'hon.M.Tarte ministre des travaux publics, a fait le principal discours, en cette occasion.#,* Ottawa.\u2014 Les élections par tielles dans trois des divisions de Québec suront lieu le 18 novembre.Les nomivationr auront lieu huit jours plus tôt comme l'exige la loi.Voici les noms des officiers- rapporteurs qui ont été nommés : Drummond et Arthabaska : J.S.Doucet, avocat, d'Arthabaska- ville; Rimouski: Bic; Témiscounta : F.Sirois, shéril de Fraserville.FH J.E.Danjou, du Le taux si minime auguel le gouvernement Laurier vient d'emprunter, ne pourrait il pas suggrérer quelque reforme qui puisse faire bénéficier d'une fa- gon plus directe les emprunteurs de l'excellent crédit da pays ?Il y a là un joli problème.Que de prêts de première classe grèvent aujourd'hui les propriétés de nos cultivateurs, portant des taux d'intérêt de 6, 1, et même 8 pour cent.Il devrait y avoir moyen de convertir ces hypothéques a gros intérêts en des placements de 4 pour cent.x, * Bunquet.\u2014 L'Hon.G.M.Dé- chêèné, ministre d\u2019Agricalture, a êté jeudi le 21, l'objet d\u2019une belle démonstration de la part de svs collègues et de ses nombreux amis, à l'occasion de son prochain mariage.Un banquet splendide au club de la garnison réunissait autour du jeune ministre, l'élite de la sociéte Québecquoise.L'Hon.M.Marchand, premier ministre de Québec, occupait la présidence.Il avait à sa droite l'Hon.M.Déchéne, l\u2019Hon.M.Parent, l\u2019Hon M.Robidoux, l'Hon.M.Archam- bault et M.P.A.Choquette, M P.À sa gavche, l\u2019Hon.Chs Fitzpatrick, l\u2019Hon, Frs Langelier, le colouel Duchesnay, l\u2019Hon.M.Turgeon, M.Talbot, M.P., M.Jules Tessier, M.P.P.Après avoir fait honnevr au menu exquis, M.le président proposa le toast au héros de la fête.Il fit, dans les termes les plus digues, un brillant éloge de son jeune collegue, y joignant ses meilleurs souhaits de bonheur et de succès continus dans sa carrière déjà si bien commencée.L'Hon.M.Déchône y répondit en termes qui firent une vive impression chez ses auditeurs.L'Hon.M.Robidoux appelé à dire quelques mots, s\u2019attacha surtout à faire un hommage délicat de la carrière de son jeune collègue.Ce fut court, mais un véritable feu d'artifice.Chaque tirade provoquait des bravos et des applaudissements enthoun- dañs sou mandat.siastes.M.J.Chrysostôme Langelier a été nommé surintendant des gardes-forestiers.- Hy ® Elections.\u2014Mardi prochain sera un jour d'élections dans un bon nombre des Etats chez nos voisins Il y aura peu d'élections par acclamation.Nos canadiens en grand nombre se sont fait naturaliser et leur vote devra compter dans le scrutin.#4, + Arthabaskaville.\u2014 À la convention libérale tenue le 22 con- rant, à Kingsey Falls, cinquante deux délégués de Drammond et Arthabaska assistaient.Un seul délégué manquait M.Louis La- vergne, notaire d\u2019Arthabaska.a été choisi comme candidat unanimement.Sir Wilfrid Laurier assistait à la convention.HF Le Surelvis du 22 courant croit savoir que le gouvernement fédéral a des projets de travaux importauts qui seraient exécutés avant longtemps dans les limites de la cité.Il ne peut en dire davantage cette fois, mais il reviendra sur ce sujet.En atteudant, il peut dire que si ces travaux sont exécutés, ce sera alors une ère de prospérité pour Sorel comme nous n\u2019en avons jamais vu.Hy Vancouver.\u2014Sir Charles Tup- per est arrivé ici, de retour de le région du Kootenay, qu'il est allé visiter dans les intérêts de la compagnie minière qu'il représente, H a confirmé, au cours d'un entretien avec un journaliste, la uouvelle que son fils sir Hibbert devait venir se tixer ici pour y exercer la profession d'avocat, en société avec l'hon M.Peters, premier ministre de l'Ile du Prince-Edouard.\u2014Sir William Van Horne, président de la compagnie du Pacifique, est aussi à Vancouver.Il a déclaré que si le gouvernement réussissait avec son service rapide sur l\u2019Atlantique, la compagnie du lJ\u2019acifique établirait un service tout aussi rapide sur le Pacifique jusqu\u2019en Australie.Il y aurait amsi une ligne di- recto et des plus rapides entre l'Angleterre et la plus éloignée de ses colonies.HF Inauguration.\u2014Comme il a été annoncé, l'Iuauguration de l'In- tercolonial jusqu\u2019à Montréal, vid ie D.C.R\u2026 avait liea le 22 du courant.Environ 200 excursionnistes ont fait le trajet.Le train laissait Montréal à 9 hrs a.m, se composant de trois chars ves- tibulen, quatre chars à passagers et le char réfectoire bien approvisionné, Le temps était très beau ; trois ministres, les hons Tarte, Borden et Fisher, des sénateurs, députés fédéraux et locaux, des entrepreneurs, représentants de la Presse etc., ont pris part à la fête.Le trajet a duré 7 heures de Montréal à Lévis.Pour le retour, le train a passé sur le G.T.R.La voie est excellente et tous ont été enchantés du voyage.Le champagne a coulé \u2018en abondance, le pain a manqué.Les recettes du chemin cette année ont été de $86,997.61; lorsque la nouvelle extension sora en pleine opération, et que le chemin sera en parfaite exploitation, on croit que les recet- tes couvriront le loyer.Produits de la Laiterie Nous avons, il n\u2019y a que quelques semaines, reproduit une série d'articles sur les Vaches Laitières, leurs qualités, leur amélioration, la qualité des diverses races de l'espèce Bovine, leur alimentation d'hiver et d'été, la valenr et la qualité de la nourriture la plus propre a leur faire donner beaucoup de lait, les rations de nourriture à leur donner, le soin à leur donner à l\u2019étable, la tenue des étables, l\u2019époque des vêlages, la traite des\u2019 vaches, le som du lait et son transport à la fromagerie ou beurrerie afin d'inculquer aux patrons des notions très propres à les intéresser et à les instruire.Nous aurions voulu donner des conseils pratiques sur la réception du lait et la fabrication du beurre et du fromage, mais nous avons cru avec raison que tous les fabricants, lorsqu'ils sont venus prendre leurs diplo- mes à l\u2019école de laiterie, avaient reçu des savants professeurs de l'école, MM.Leclaire et Bour- beau, toutes les instructions nécessaires pour Juire leur besogn- avec science et produire des articles de première qualité.Nous avions raison de le croire car les prix, médnilles et diplômes remportés à Chicago, et depuis à Toronto ont prouvé que les fabricants de la proviuce de Québec sasaient fuire le beurre et le fromage.Il est de plus admis par les meilleures autorités, entr\u2019autres par le professeur Robertson que le climat, l\u2019eau et les excelleuts pâturages de la province sont les plus favorabl-s de la Puissance à la production du lait, et a sa fabrication pour le marché! Etant douc admis ia supério rité du climat de notre province, les avantages exceptionnels que fournissent l'eau et le pâturage de nos fertiles fermes de même que l'habileté de nos fabricants, ; comment expliquer le fait que nos produits sont cotés comme inférieurs sur le marché et de faits n\u2019obtiennent pas les plus hauts prix.C'est à résoudre ce problème que les directeurs de notre école de laitério travaillent en ce mo - ment.M.Castel, le dévoué ge- ciétaire de notre société d\u2019Industrie laitière, MM.les professeurs Leclaire et Bourbeau n'épargnent rien pour faire obtenir à nos produits la place qu\u2019ils doivent occuper sur le marché.Samedi dernier, le 23, nous assistions à une réunion de fabricants convoquée par ces messieurs pour prendre cette question en considération et la résoudre à l'avantage des fabr- ques et des nombreux patrons de l'industrie laitière.Voici la liste des fabricants et vendeurs de fromage présents à la réunion de samedi : MM.Samuel Dion, Upton; Elphège Gauvin, St Théodore ; Louis Côté, Upton ; Joseph L«- france, St Nazaire ; Michel Houle, Ste Hélène; Elphège Hétu, Upton ; Norbert lrédette, St- Dominique ; Jos.Laliberté, Ste- Rosalie ; Ed.Durocher, St Ours ; F.X.Brunette, Ste Hélène ; L.de Graudpré, St Théodore; A.Deslauriers, Z.Tétrault, H Char- land, St Simon ; Treflé Lemoine Ste Hélène ; J.Richard, Ste Rosalie; N.Chabot, Ste Madeleine ; John Maurice, Upton; Z.La- palme, Acton, représenté par M.Savoie ; D.Jutras, St Eugène de Grantham ; J.A.Archambault et G Côté, St Hyacinthe.Une bienveillante invitation de M.Castel nous procurait le plaisir d'assister à cette conférence qui avait lieu dans la salle da conseil de comté sous la présidence da M.Bourbeau.Plusieurs personnes prirent part à la discussion qui nous dévoila des faits extraordinaires sur l'achat et la vente du fromage, entre acheteurs et vendeurs et nous firent comprendre \u2018que le pstrou en définitive était le perdant dans ces transactious.Nous n\u2019avons pas l'intention de nous immiscer dans ces faits et gestes, pour le moment, nous y reviendrons probablement plus tard pour faire comprendre aux patrons qu'ils ne sont pus suffisamment versés dans les afluires commerciales pour rencontrer les petites ruses inévitables dans les transactions en général, et surtout dans celles qui sont aussi importantes que les produits de la laiterie et qui s> chiffrent par des dizaines de millions de piastres, et que les subdivisions en svizième, huitième et quart de centins sont bien de nature À les désorienter lorsqu'ils ont affaire aux acheteurs.Le projet d'une chambre pour la vente du trumage et beurre est venu eur le tapis et semble rencontrer l'approbation de ia grande majorité des persounes présentes.Dejà une semblable chambre existe dans le distriet de Bedford et M.Leclaire a donné lecture de svs règlements pour les soumettre à l'assemblée et permettre aux intéressés présents d'en parler avec leurs patrons ou leurs associés et les étudier pour les traiter en connaissance de cause lors de l'assemblée extraordinaire qui est convoquée pour le 13 novembre prochaiy, et arriver a uno solution pratique.La fondation d\u2019une chambre de commerce des produits de la laiterie à St Hyacinthe, sera le plus sûr moyen d'arriver à mettre fin à la dépréciation de nos produits, à leur faire obtenir les prix qu\u2019ils iméritent, et à déjouer les petites ententes, les petits présents et autres procédés peu svonables qui pourraieut être préjudiciables aux véritables intérêts des patrons.Aux Etats-Unis, comme dans Ontario, les chambres de commerce existent et la vente des produits se fait ouvertement, au plus haut et dernier enchérisseur.Les prix sont toujours plus satisfaisants Le district de Bedford possède une chambre de commerce ev elle fonctionne au grand avantage des patrons; les ventes rapportant toujours }, # ou # de cts de plus que dans notre district.Pourguoi ?parce que les ventes se font ouvertement à l'enchère et que tous les fabricants s'entendent et supportent ldur association.Dans uotre district il est possible d'arriver à ce résultat, il s'agit de s'entendre, d'y mettre du la bonne volonté et de prendre une résolution énergique ; rompre avec les méthodes sur- rannées et ruineuses aux iabri- ques.L'assemblée du 18 novembre devra amener ce résultat. aa LBL TRIBUNE.«5 ND = 5 Dans un prochain numéro nous publierons la constitution et les règlements de la chambre de commerce de Bedford afin d\u2019en permettre l'étudé avant l'assemblée de novembre.Le Dr W.Grignon Nous reproduisons les quelques lignes suivantes du Colo- msaleur Canadien.Elles sout un très bel éloge fait au dévouement et à la science que le Dr W.Grignon a toujours apportés aux intérêts de l\u2019agriculture : \u201c Cet habile conférencier, jo1- guant l'action à la parole, a pour ainsi dire régénéré l\u2019agriculture de son district par la diffusion des connaissances agricoles.Il a contribué puissamment à faire adopter à ses concitoyens les méthodes de culiure les plus perfectionnées, et a leur faire choisir les meilleures espèces d'animaux et de grains de semence.Personne n\u2019a su, mieux que lui, tirer parti des avantages excep- tionuels offerts par la ferme expérimentale à ceux qui veulent s'instruire, Les résultats obtenus out été merveilleux et son mérite est graud eu proportion.\u201c Nous aimons à citer les observations que M.le Dr Grignon livre de temps à autre à la pres se, parce qu'il s\u2019est intéresse de préférence aux petits et aux pauvres et que rien ne lui plait davantage que de signaler leurs succès.\u201d \u20140-.-\u2014> Il veut tuer sir Wilfrid Rendu fou par l\u2019ébriété, et brandissant un revolver du calibre 382, un nommé Ferdinand Carrier, venant, croit-on, de Ri- mouski, s'est élancé dans la rue Wellington, à Ottawa, jeudi dernier, faisant fuir devant lui les passants effrayés.Comme 1l arrivait au Rideau Club, il a com - mencé à crier qu'il cherchait sir Wilfrid Laurier pour le tuer.lin même temps, il pressa la détente et une détonation retentit, la balle allant sifller aux oreilles de l\u2019échevin Berkley Powell, qui se trouvait non loin de la.Celui- ci rentra aussitôt au Rideau Club ot manda la police.Les constables McEwen et Joliat furent envoyés pour arrêter Carrier qu\u2019- ils reucontrèrent près du bureau du consul des Etats-Unis.Il avait encore son revolver i ia main ot cherchait le premier ministre.Il tut désarmé en un clin d\u2019œil et conduit au poste de police.Quatre des six chambres du revolver étaient encore chargées, et Carrier avait deux boîtes de cartouches dans ses poches.On croit que Carrier est un matelot, car il porte un habit bleu.avec des boutons jaunes sur lesquels on voit une aucre, et ne se rappelle plus rien.Le magistrat l'a envoyé pour une semaine en prison pour permettre aux médecins de constater si l'individu est fou ou non.\u2014\u2014 mm L'impression que crée la lecture des dépêches d'Europe, c'est que ce qu'il faut le plus redouter dans le moment, c'est une guerre entre l'Allemagne et l'Angleterre.Ces deux puissances semblent se guetter chaque jour avec des airs féroces.Les autres puissances fout de la diplomatie.Edmonton .(Suite) Je suis allé passer un dimanche à Stony Plain, chez mon vieil ami le comte Charles de Cazes, agent des Indiens.M.de Cazes administre cinq réserves, avec un soin, un tact, une iutel- ligence remarquable.J'ai été heureux d\u2019enteudre M.A.E.Forget, le très distingué commissaire général des Indiens, après une tournée d'inspection, reconnaître que M.de Cazes était celui de ses agents qui avaient le mieux réussi à inspirer le goût du travail aux Indieus placé sous son commandement.Il est arrivé à faire broder de jeunes sauvagesses !! M de Cazes a bâti un moulin à farine, à vent, au milieu de la réserve de Stony Plain.Les Indiens viennent y luire moudre leurs grains tout comme les vieux habitants de par chez nous se rendaient autrefois au moulin banal.M.de Cuazes a profité de cer- talus accidents de terrain pour établir une porcherie qui lu fournira à l'aveuir tout le lard fumé que le gouvernement distribue en \u201crations \u201d aux Indiens nécessiteux.Notre ami est aussi fier de ses 140 cochonnets que de son jardin, qui produit du tabac excellent, des choux, du céleri, des citrouilles, dont trois primées à l'exposition régionale, pesaient cent trente livres ! Nous avons mangé un melon de ce jardin, qui rappeleit par plus d'un point les beaux produits de nos grande jardiniers, les célèbres frères Décary, de Notre- Dame de Grâces.L'éducation militaire que M de Cazes reçut à Rome et au Canada, le qualifient éminemment à occuper ce poste C'est tout un petit gouvernement que l\u2019administration de cinq reserves.Comme les gouvernements constitutionnels, M.de Cazes ren- coutre sur son chemin parfois un peu d'opposition de la part de certains sauvages punis, \u201c fourrés au bloc,\u201d mais la droiture de mon ami a toujours jusqu'ici triomphé de l'oppontion.La police montée est un important facteur dans ls bonne administration, comme dans la prospérité de l'immense domaine public que l\u2019on appelle les Ter- Titoires du Nord-Ouest.La vue d\u2019un seul \u201cred coat,\u201d\u201d suffit à inspirer confiance à l'honnête colon ; d'un autre côté, le galop d\u2019an patrouille jette l\u2019effroi dans les centres ou nichent les voleurs de chevaux, les incendiaires et les paroissiens qui ont maille à débrouiller avec la justice.Les hommes qui composent ce corps sont des sujets souvent remarquables ; ils font de très boune besogne daus le Nord- Ouest et ils ont été fort remarqués dans l\u2019escorte du Très Honorable Sir Wilfrid Laurier, aux fêtes jubilaires de Londres.Pour vous donner un exemple de l'efficacité du service de cette police, permettez-moi de vous raconter ce que j'ai vu avant- hier, dimanche le 3 courant.ln allant au Yort Saskatchewan, MM.Villeneuve, St Laurent, Le- moine et moi nous vimes une colonne de fumée s'élever au- dessus de la forêt qui borde les terres cultivées au Nord-Est du Fort.Un feu de prairie ! nous écridmes nous, et un violent en.core! Nous avions acquis une certaine expérience, le dimanche précédent, chez notre ami Per- ras, où nous avions tous donné, habit bas, pour éteindre un de ces feux, allumés par une étincelle tombée de la pipe d\u2019un fumeur.Le pelit tison d\u2019une allumette jetée dans l'herbe sèche de la prairie, suffit pour allumer un incendie, que la moindre brise pousse avec la rapidité du galop d\u2019un cheval.Le feu, dans les prairies, c'est l'enuemi.Or, le rôle de la police montée, est tout tracé.Aussitôt que le factionnaire, do garde, au Fort, signale une colonne de fumée à l\u2019hori- zou, il doune l\u2019alarme, et de suite un piquet d'hommes monte à cheval ; on attèle un énorme camion-citerne, rempli d'eau, avec sacs, sceaux, fascines, etc, et tout ça parl au grandissime galop dans la direction de l\u2019incendie, à 15, 20 ou 30 milles à la ronde.Les hommes de police, donnent l'alarme sur toute la route ct préviennent les colons de combattre le feu.Rendus sur lo théâtre de l'in- ceudie, 1ls prennent le comman- demeut des colons, les dirigent, en travaillant eux-mêmes comme des héros, fout une enquête sur les lieux, pour découvrir l\u2019origine du feu et l'incendiaire et reviennent faire rapport.Or, dimauche après-midi, pendant que nous visitions le Fort en compagnie du Major-Com mandant, deux hommes de police, apparurent couverts de poussière, de sueure et de sure Ils se présentèrent au major Griesbach et rapportèrent qu'ils avaient réussi, avec l\u2019aide des colons, à éteindre l'incendie que uous avions remaiqué en venant trois heures auparavant.Le major leur demanda s'ils avaient eu le temps de faire leur engnête, \u201c Oui!\u2019 répoudirent- ils.\u201c Connaissez vous l\u2019incendiaire,\u2018\u2019demauda le major, \u201cOui ! répondirent-ils de nouveau.\u201d \u201c C'est bien.\u201d répartit le commandant ; \u201c à demain, à neul heures, au rapport !\u201d Et voilà Le major m\u2019apprit que la loi frappe inexorablement les imprudents qui mettent le feu a la prairie, en jetant ainsi une allumette mal éteinte, de deux cents dollars d\u2019amende, ou de six mois de prison.\u2018 Dura lex, sed lex.\u201d Les homestead, sont éloigués des centres ; tous les jours on se plaint de l'énorme quantité de milliers d\u2019âcres de terres fertiles, que détient la compagaie du Pacifique et qu\u2019elle ne vend pas à moins de $3 00 I'acre.S1le gouvernement rachetait] une partie de ces terres et lus convertissait en homestead, il n'y a pas de doute que ces belles plaines se couvriraient avant longtemps de vigoureux colons.C\u2019est d'ailleurs la politique du gouvernement de développer ce Nord-Ouest, qui coûte aujour- d'hui près de cent millions de dollars au Canada.Les découvertes de l'or dans la région du fleuve Yukon, sont une raison nouvelle pour inciter le gouvernement à s'occuper immédiatement de cette partie du pays.On se rend aujourd\u2019hui au Klondyke, par la voie de mer, en déharquant sur le tern- toire amériçain ; inutile de dire que les voyageurs, sont tondus et pressurés, par les officiers de la douane américaine et par les * Shylock \u201d qui les guettent à l\u2019arrivée.L'actif député d'Alberta, M Frank Oliver, le propriétaire- rédacteur de L'Edmon Bulletin, l'a dit et redit dans son journal.\u201cIl faut que le gouverzement fédéral ouvre une route carossa- sable d'Edmonton à Dawson City, 1870 milles, toujours sur le territoire canadien, des le printemps prochain.\u2019\u2014 En effet, nous avons déjà'la route par eau d\u2019Edmonton au Klondyke, par Athabaska landing, le grand lac des Esclaves et la rivière MacKenzie ; mais la route de terre, fa.vileà construire, dans ses premiers mille milles avec des terres propres à la culture, la bor- daut de chaque côté sur un parcours d'au-delà de cinq cents milles, au nord-ouest d'Edmonton, devrait être la route nationale.JThabite 4 Edmonton le Queen's Hotel.Iu face de Phôtel, s'ouvre une avenue de cent pieds de largeur, qui se prolonge dans la prairie, où elle se termine en trail.C\u2019est lu route que preu- nent les trains de voyageurs pour Athabaska landing, 90 milles par terre, puis par eau.Tous les jours, 1l nous passe sous lus yeux de petites caravanes de gens courageux, partant avec leur bateau, monté sur un \u201c Express Wagon,\u201d suivi de chevaux \u201c paquetés,\u201d portant leurs provisions, ete, etc, pour le Klon- dyke via Mackenzie river.Tous ces gens-là, hivernero-z.en route, dans les postes de la Cie de la Baie d'Hudson, ou ailleurs, ou 118 pourront.Notre ami M.Francis Lemoi- ue, est à construire un pont qui devra relier les deux rives de la Saskatchewan, entre Edmonton et Edmonton Sud.Les travaux sout commencés depuis le 7 septembre, M.Lemoine avait entendu dire que cette rivière charriait de la poudre d'or.Il fit essayer la première pelletée de gravois qu'il remua sur le rivage, à l'endroit où il doit as- szoir uu pillier, à l'essai dans la \u201c pan.\u201d M.Lemoine trouva une centaine de couleurs.On appelle \u201c couleurs,\u201d en termes de mi- veurs, les petites parcelles d\u2019or, méêlées au sable noir et gris restant au fond du plat, après un lavage soigné.Encouragé par ce prospect, notre sympathique entrepreneur de travaux publics donna instruction à son coutremaître de faire laver les gravois destinés à fabriquer le béton de ce pilier avec un soin particulier, au-dessus d\u2019un grix- ley sous lequel il fit étendre un morceau d'étoffé de laine.Le soir, suns avoir perdu de temps, tout en lavant le gravois destiné au béton, on retira la petite couverte, on la lava dans une cuve, pour en détacher les parcelles d'or qui auraient pu s'attacher aux poils de l\u2019étoffe; on jeta dans le foud de cette cuvette quelques gouttes de mercure; on agita, on brassa le tout, sable noir, sable gris, couleurs et mercure, puis ou décauta.On relava le tout, on décauta de nouveau, pour ne garder dans la \u201cpan que te vif argent, que l'on versa dans un morceau de chamois\u2014on tordit ce chamois ; le mercure s'écoula à travers On retira ensuite du chamois un petit pein d\u2019amalgame.C'était la poudre d'or amalgamée avec le mercure.Oa plaga cet amalgas me sur une simple pelle.On fit chauffor.Le mercure se volatilisa et laissa sur la pelle, un petit bloc d'or pur, de la valeur de deux plastres soixante-quinze cents.M.Lemoine n\u2019en reve- uait pas.S'adressant à MM.Villeneuve et Saint Laurent et à moi, il nous dit: Ne croyez- vous pas que c'est un crime de bâtir an pont sur un fonds d\u2019or et de faire du béton avec du sable contenant autant d\u2019or! Ne devriez-vous pas en prévenir le gouvernement ?C'est fait.J'ai entendu bien souvent faire l\u2019éloge de notre beau régiment, le 65ème, daus nos courses à travers l'Alberta.Nos petits pousse-cailloux ont laissé daus ce pays un souvenir de gaieté, de bonne humeur, d'endurance et de vaillauce, qu\u2019il m\u2019a fait grand plaisir d'entendre de la bouche d'Anglais, qui les ont vus à l\u2019œuvre.C'est bien dans les T'erritoires, que le proverbe \u201cIln'ya pas de sot métier, il n\u2019yaque de sottes gens,\u201d trouve son application.Je vous disais plus haut que ju loge au \u201c* Queeu's ILotel.\u201d Mon propriètaire est un charmant garçon, 27 ans, très grand, beau blond, ancien soldat de la Police montée.M.Neville White, est le fils de feu Sir Wil liam White, ambassadeur de Sa Majesté Britannique à Constantinople, qui signa avec Lord Salisbury le fameux traité de San Stefano Sir William White mourut ambassadeur d\u2019Angeterre en Tar- quic, en 1891.Son fils unique tient aujourd\u2019hui un bon petit hôtel à Edmouton.Je le recommande à nos amis.M.White parle français comme un parisien de ruce.Je 'entends sonner de nouveau la cloche du diner, vu que je n\u2019a: pas répondu au premier appel.Il était temps, n'est-ce pas, qu\u2019un ami charita- ble vint au secours de vos lecteurs, car, Je crois, Dieu me pare donne, que j'ai dû vous en écrire plus long que vous ne m'en aviez demandé.Sans rancune, Toujours, tout votre, G.A.DrOLET.\u2014\u2014 ie amd Navigation.\u2014 Les compagnies du Pacifique Canadien, de Navigation, Ontario et Niagara et Richelieu et Ontario sont à amat- gamer leurs intérêts pour contrôler la navigation sur le fleuve et les lacs conjointement avec le système du Pacifique.Les magnats millionnaires de ces com: pagnies ont uni leurs têtes et sont à acheter tout le stock disponible des compagnies de Bateaux pour assurer le \u2018contrôle de leur direction.La consolidation des compagnies de transport qui s'effectue présentement, est une affaire à trois.La compagnie Canadienne du Pacilique y cst représentée par M.James Ross et M.E B.Osler ; celle du Niagara par sir Frank Smith et M George Goo- dorham, et celle du Richelien par l'Hon sénateur Forget et quelques-uns de ses amis.N'est- il pas vraisemblable qu\u2019il résul- tora de leurs efforts réunis l'une des plus puissantes combinaisons qu'on aura jamais vues dans les annales du voiturage en Amérique et mème daus le mon- de entier ?deme ue ~ Titohburg Le Réveil de Fitchbnrg change dé propriétaire.L.J.Latour fait \u2018ses ndirux a son public et à ça chentèle dans le numéro du 21 de cette feuille.M.René de Oha- lus, le nouvel éditeur proprié- \u2018taire prend la direction de cette feuille qu'il rédigeait sons l'an cienne administration.Voici comment il explique sa ligne de conduite : * Premièrement, le Révei/ veut être et sera toujours une fouille morale et foncièrement catholique.Laissant de côté les polémiques plus ou moins acrimonieuses que votre prédécesseur aurait pu avoir avec le clergé, dans un autre centre, par le passé : nous nous efforcerons toujours d'aider notre clergé, de le soutenir au besoin.\u201c Nous n'avons rien tant à cœur que l'avancement de notre Tace et sa participation au mou- | vement général.Nous croyons que le clergé est encore, comme il l'a été au Canada, l\u2019auxiliaire le plus sûr et le plus fidèle que notre peuple puisse s\u2019adjoindre pour atteindre le but que la Providence Jui destine dans cette république.Le rôle de notre curé canadien, pris dans son ensemble, a toujours été bienfaisant et nos centres n'auraient ras atteint le degré de développement auxquel ils sont parvenus sans son aide.\u201c Nous serons donc toujours, comme nous le disions dans le programme original, catholique en religion, indépendant en politique canadien et patriote.\u2014\u2014 oe GP vo \u2014\u2014 \u2018 Conférences Pedagogiques Conformément à la décision prise par le comité catholique du Conseil de I'Instruction publique et approuvée par le gouvernement, je ferai dans mon Gistrict d\u2019inspection une série de Conférences Pédagogiques.Il est du devoir des instituteurs et des institutrices a\u2019assister, à leur choix, à l\u2019une ou à l\u2019autre de ces coniérences, soit dans leur municipalité, soit dans une des mu- Dicipalités voisines.Il leur sera accordé 75 cts par jour pour payer leurs dépenses.St Lambert.\u2014 Vendredi 29 et samedi 30 octobre, à l\u2019école catholique, (ancienne chapelle.) St Michel d'Yamaska.\u2014Mer- credi 3 et jeudi 4 novembre, à l'école du village.St Aimé \u2014 Vendredi 5 et ea- medi 6 novembre, au couvent.Sorel.\u2014 Mardi 9 et mercredi 10 novembre au couvent.St Roch.\u2014Jeudi 11 et vendredi 12 novembre, au couvent, Contrecœur.\u2014 Mardi 16 et mercredi 17 novembre, à l'école du village.St Antoine \u2014Jeudi 18 et vendredi 19 novembre, au couvent, Belœil.\u2014Mardi 28 et mercredi 24 novembre, à l\u2019école des garçons.Varennes.\u2014Mardi 30 novembre et mercredi 1er décembre, à l'externat du collège.Messieurs les curés et les commissaires d\u2019écoles sont respectueusement invités à honorer ces réunions ;de leur présence pour en accentuer davantage l\u2019impor- taïce et en augmenter - l'effiça- cité.d'écoles de transmettre aussitôt que possible à chaque instituteur et institutrice une copie de \u2018cette circulaire.La séance dun premier jonr s'ouvrira à 9 heures du matin, et j'espère que personne ne man quera de faire acte de présence.B.LIPPENS, 1217, rue de Montigny, Montréal.19 octobre 189\".Mariage Fashionable Mardi matin a eu lieu, en la chapelle Saint Louis, de la Basilique, l\u2019un des mariages Jes plus fashionables que nous ayons vu depuis longtemps à Québec: l'honorable G.M.Déchéue, mi nistre de l\u2019Agriculture, conduisait à l\u2019autel Mlle Angéline Hu- don, fille de ¥ime Vve T.Hudon Les nombreux amis des époux encombraient la coquette chapelle décorée pour la circonstance av:c un goût exquis.La béné 1ction nuptiale a été donnée par l\u2019abbé Fernand Du- puis, curé de Berthier, et confrère de classe de l'honorable M.Déchêne.L'hon.et Mme Déchêne sont partis par le convoi de 12 40 hrs du Grand Tronc, accompagnés jusqu'à la gare par une nombreuse suite en équipages de gala, Nous prions les nouveaux époux d'agréer, avec nos plus chaleureuses félicitations, nos meilleurs souhaits de bonheur.oct Le procès Lapierre Sherbrooke, 28.\u2014Ce matin, jugement a été rendu en cour d'assises dans le cas des époux La- pierre, accusés d\u2019avoir odieusement maltraité l\u2019une de lours enfants, le potite Oélina, âgée de 10 ans.Le témoignage de l'enfant, de la petite martyre comme on l\u2019a justement appelée, a révélé des faits révoltants.C\u2019est vraiment miracle que l'iniortunée ait survécu aux mauvais traitements qu'on lui a infligés La belle-mère, l'infàme mégère a prouvé par son témoignage que, loin d'être insensée, elle jouissait d\u2019une intelligence plus qu'ordinaire.En dépit de ses arguments, de ser explications plus ou moins boiteuses, le jury a rendu un verdict de coupable.Ce matin, Lapierre et son épouse ont été condamnés à cinq ane de pénitencier.Ty Montréal, 26.\u2014 Cinq prisonniers de Sherbrooke sont passés ici, hier, en route pour le pénitencier ; les époux Lapierre seront séparés; le mari ira à St- Vincent de Paul et la femme a Kingston.NORTA BROOFIELD Une lettre de Mgr Beaven, évêque du diocèse de Springfield, a été lue d\u2019après son ordre BUX trois messes dimanche dernier.Dans cette lettre, Sa Grandeur condamne énergiquement l\u2019action des catholiques de lan- Que française qui ont abandonné l\u2019église St Joseph et déclare que toutes les démarches qu'ils pour Je prie MM.les commissaires ront faire à l'avenir en Vue de la on \u2014\u2014 construction d\u2019une église ne recevront pas son approbation ni celle des autorités diocésaines.En terminant Mgr Besven demande à la paroisse de prier pour le retour des inécontents à l\u2019église.On sait que ces derniers ont acheté un terrain dans le but de se construire une église, croyant que, _ure fois l\u2019église finie, l'évêque ne tarderait pas à leur accorder un curé d'origine fran- co-canadienne.\u2014_ San Francisco \u2014Un chercheur d'or vient de trouver à Uoffee Creck, Californie, Un lingot véritablement formidable dont la valeur est de 43,000 piastres.Jusqu'ici, le plus gros lingot connu avait été trouvé en Australie ; il valait environ 42,000 piastres, et avait reçu le nom de Welcome Nugget, ou lingot bienvenu.On ne dit pas quel nom a été donné à la monstrueuse pépite que l'heureux mineur a déterrée, mais qu'importe un coup de pioche de 43,000 piastres, c\u2019est un joli coup de pioche! x, Contingent de chinois \u2014Ua con- vol spécial, venant de Vancouver, à amené à Montréal, mardi matin, deux cent cinquante chinois récemment arrivés de Hong (Kong par le puquebot Empress of Jupan.11 y avait au nombre de ces chinois plustenrs membres importants de l'administration civile du céleste Empire.Ils ont Été rencoutrés à la gare par un certain nombre de leurs compatriotes déjà fixés à Montréal.Les nouveanx venus out été conduits au refuge chinois, rue Lagauvhe- tière, où il y a eu grande réception.Foy Caire, 26.\u2014 Une colonne de tronpe commandée par le général Hunter est partie de Be«rber, sur le Nil, pour essayer de délo ger Osman Digna, de Albera River, mais l'on s'attend à ce que Digna n\u2019attendra pas que les troupes anglo-égyptiennes l'attaquent.Les détails reçus de la vengeance prise annoncent que les deux rives de la rivière de Berber à Metemner ont été dépeuplées.Les derviches ont tné tout membre de la tribu ennemi en état de porter les armes, et ont amené les jolies femmes sous leurs tentes, après avoir choisi 150 jolies filles, qui ont été envoyées au Khalife Un grand nombre de femmes et d'enfants ont été jetés à la rivière.LE Chicago, 21.\u2014 Après soixante-six heures de délibération, le jury du procès Luetgert, ne pouvant en arriver à un verdict unauime, a été déchargé de fonctions par le juge Tu- thill.Neuf des jurés voulaient li condamnation, t10is étaient pour l\u2019acquittement du fabricant de saucisse, accusé du terrible crime que l\u2019on sait ; celui d'avoir assassiné sa femme et d\u2019en avoir fait bouillir le cadavre dans une cuve remplie de potasse caustique.C\u2019est après soixante et six heures de délibèration que le jury, dans le procès Luetgert, est venu fa\u2019re part au tribunal de sa décision.Lorsque Je chef du jury a prononcé les paroles sacramentelle: \u201c Nous ne pouvons nous entendre sur un verdict,\u201d Luetgert a gardé la même attitude impassible qu\u2019il a tenue durant le cour du procès.Tout au plus il a -donné la main à son fils Arnold, à son avocat et à ton associé, William Charles.Il a été immédiatement reconduit en prisoner Miel pur, qualité supérieure, à vendre au monastère du Précieux- Sang, St Hyacinthe.Une montre en argent gratis Une MONTRE EN ARGENT, pour dame, sera donnée à toute personne qui nous enverra une liste de 1z abonnés d\u2019an an à LA TRIBUNE avec le montant de l'abonnement.Une MONTNE EN ARGENT, pour homme, sera donnée à toute personne qui nous enverra une liste de 1S abonnés d\u2019un an à LA THIDUNE, avec le montant de l'abonnement, Ces montres sont garanties.LA TRIDUNE, St Hyacinthe.Garrison, N.-Y., 25 \u2014Un terrible accident de chemin de fer vient de se produire sur la ligne du New- York Central, à quelque distance de cett- ville.Le train express, parti de Buflülo samedi soir, à destination de New-Yn:k, a déraillé pres de la rivière Hudson, et le train entier a été précipité dans la rivière.Vingt huit personnes ont trouvé lu mort dans ce terrible plongeon.Un grand nombre d\u2019autres ont été grièvement blessées.On ne saurait préciser au juste la cause de cette catastrophe.Le mécanicien et le chauileur auraient pu seuls éclaircir cette affaire, mais tous deux sont morts.On à rettouvé leurs cadavres dans la locomotive même.Les dernières nouvelles du terrible accident du New-York Cen'ral portent le nombre des moits à 19.Ce chiffre est probahlement exact.\u2018Tous les cadavres ont été reconnus, moins celui d\u2019une femme et de quatre Chinois.Le cadavre de Mme Robert Lindsman, de Utica, a été reconnu la nuit dernière ; ce qui laisse encore cinq victimes dont les noms sont encore igncrés.Chuncey M.Depew, président de la Cie dit que l\u2019accident n\u2019est pas dû au pur hasard mais à l\u2019eflet criminel de la dynamite.Les Futs matériels le prouvent et te détective en chef de la Cie et ses hommes ont une information qui leur permet de travailler a trouver positivement le criminel, qui pour une mesquine vengeance à causé la mort de plus de vingt personnes.Province pk QUEBEC District de St apie | DANS LA COUR DE CIRCUIT CANADA, No 578 Dame Cordélix Gaucher, des cité et district de St Hyncinthe, veuve de Henri Bertrand, en son vivant hôtelier, du même lieu, épouse séparée de biens de [.ouis Adolphe Plante,hê- telier du mème lieu, et ce dernier en autant que besoin est pour autoriser et assister su dite épouse aux fins des présentes, Demandeurs.vs Madame veuve A.Béchard, et R.R.Menard, tous deux ci-devant de la paroisse de St Hyacinthe, dit district, et maintenant aux Etats-Unis d\u2019Amérique, Défendeurs.Il est ordonné aux Défendeurs de comparaître sous un mois de la dernière publication du présent avis.St Hyacinthe, 25 Oct.1897.ROY & BEAUREGARD, G.c.c.Fleurs, Plants, Fruits Tous ceux qui auraient besoin de.Plants pour Jardins, Fraises, Framboises.owes, Prunes, Peches, Groseilles, rbres pour ornements, Sanles pleursurs pour cimetieres, eto., eto,, otc:, Pourront s'adresser à co bureau ŒF \u2014 Toute demande par la malle recovra une prompte attention.Snidromerd Camille Lussier, Agent pour une des meilleures maisons de ce genre, a 68 Le Montréal.3 Oclobre, 1897.ALULANT A RICHMOND.$ le on \u2014 2g 8|z|8 12 Ql = = 51=|-|#18 A.M,P.M.JP.M/P M Montreal\u2026|7 5011 005 20/8 30 &t-Lambert|8 10)4 20/5 50j8 51 Belwmil .|8 40/4 53/6 219 2 St-Hilaire.\u2026|8 4314 50/6 24/9 24 Ste-Madele [8 54]5 10:6 335] .St-Hyacin.[9 10,5 30 6 50/1000 Britannia M|, .[5 48} ol +00.St-Liboire .|9 30 > 20 vovossl ces Upton.\u2026.\u2026.|9 38 canons s00e0s Aton Vale|g 50,6 08].|1036 Richmond.[1045]7 03l.|1130 Sherbrooke.1126:7 55{.1215 Manville.]1103]7 28].|1150 Arthabaskajt136[8 tUy.[1238 LÉVIS .\u2026noocvco| 1 16]1033].|2 45 P.M.[PM \u2018AM &r Le samerli, lo Train Local loisse Mont.réal à 1.45 P.M.au lieu do 5,30 WLLANT A MONTREAL tls 19 |x 8|=3|É/é/818 2 16159 |/5|=S 15 gS Ess |g & gle 1g |£ PMA MANA NEM Levis.ocv0oo]8 FHpcocoastoosne |Ÿ Ffuo 0e Arlubaska [1024].9 2.Danville 10537].57).Sherbrooke .[3 40].y 3613 24 Richmond\u2026j4 3 104ul4 15 Acton Valals 00].1:30}4 55 Upton.[5 10 114415 07 St.Liboirg.|5 15 115015 13 Britannia M.| jui 48[11551000, St-Hyacinth{ä 30|7 30{1075}1¢105 27 SLe-Madelsi.r5 4517 AZ/HO2O/12 June St-Hilaire.\u2026|5 2617 s5/1034| 12446 0 Beleil .3 aT 911037] 1243(C 03 St Lambart.|6 3:48 F1 110)1 1576 40 Montréal.|G 5018 30|1130)l 35/7 00 A MA M|A.MIP.MJPM.LE PAQIFIQUE CANADIEN 9 Mai 1897.Les trains laissent St-Hyacinthe tous les jours excepté le dimanche.815 A.M.Express de St Guillaume avec connections suivantes : A Furnbam : \u2014pour Boston
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