La Tribune : journal hebdomadaire, 28 octobre 1899, samedi 28 octobre 1899
[" JOURNAL QUOTIDIEN Vou 12 ST-ILY ACINTITE, QUE, SAMEDI 25 OCTOBRE 1899 No.150 TEMPERATURE Probabilités pour les prochaines vingt-quatre heures: Pluvieux.\u2014\u2014\u2014 \u2014.Ww» co \u2014\u2014 \u2014 En Ville Personnel M.J.A, Cadotte ¢'est remis iv sa profession de huissier et de collee- teur.M.J.A.Casavant le remplace à l'Union St-Joseph.Accident M.Pomminville, électricien de ln Cie des Pouvoirs Hydrauliques, n reçu, Ce matin, un choc qui l'a renverse par terre, sans connaissance.Les travaux du vindue nécessitent certains déplacements de potenux électriques, ob eu transportant un fil il fut frappé.Après avoir repris ses sens, il cherehu où le til avait dû toucher un fil chargé, il ne put le trouver.Lo courant a été sus- endu iv midi, pour ne pas exposer es employés à des accidents plus graves.Les $54,000 Après ln séance du Conseil de Ville, hier soir, le nuire et les con- scillers se rendirent au bureau du greffier où se trouvaient MM.Cun- non, White ct Wiseman du syndicat du Tricot et M.Jules Laframboise de In banque des Cantons de l'Est, M.le waire, invita M.Cannon à faire les propositions que son syn- dicnt est disposé à Faire pour régler la question de lu créance du Conseil.Les représentants deln presse locale et de Lu Patrie de Montréal Assistnient à cette réunion, avec In bienveillunte permission de M.le maire.M.Cannon, qui en est à sn trui- sième visite à St-Hyneinthe, parnit être homme de chitfres et d\u2019affiures, Inisst comprendre le travail de recherches ct de perquisitions qui out été fuites depuis son premier voyn- ge, pur M.Wiseman chargé d\u2019étudier lu nature des obligations, des propriétés, de In fnbrique, et sa en- pacité de production et le marché pour écouler ces produits.Après G mois de travail, 11 savait nujour- d'hui tout ce qu\u2019il était de leur in- térét de savoir, Le syndient actuel est composé des créane.ers hypothécaires, et or dinnires de I compagnie mannfac- turière de St-Hyucinthe,du Granite Mills et de ln Boas Co, Après les renseignements obtenus on lui « demandé de trouver un moyeu, le plus avantageusement possible, de tirer parti de In propriété du Granite Mills, Ia rarement trouvé un amalgame de propriétés, d'intérêts et d\u2019affaires nussi embrouillé et qui ait été aussi mal administré.Néanmoins ila pu tirer tout celn au clair, définir les pouvoirs,les devoirs et les obligations de chacune des compagnies qui sont entrées dans cet amalgame industriel.Avec les autres membres du syndient ils ont évalué lu propriété ct ses moyens de production, équilibré le montant des créances de toutes sortes suivant leur ordre et leur caractère, et ils ont obtenu lu signature de toutes ces personnes, ceux d'Angloterre, comme les autres.Ils ont fixé le montant de débenture à émettre, à $650,000, dont $150,000 pour capital d'exploitation, $500,000 pour rarantir les porteurs d\u2019hypothèque, ils émettront du capital-action préférentiel au montant de $400,000 et du capital-action ordinaire pour les autres créanciers.Le capital de la compagnie sora de $1,500,000.Ils sont arrivés à la conclusion que l'établissement administré sur des bases strictes d\u2019affaires peut fabriquer pour $600,000 de marehan- dises par année, donnant de $90,000 à 8100,000 par année de surplus, c'est à dire 5 à 6 p.c.sur le capital de la compagnie.Maintenant, pour ce qui regarde ln eréance de ln ville qui actuellement est considérée comme une obligation de lu six où septième en- tégorie, ils sont prêts à donner des actions privilégiées pour le mon- tunt de lu créance.ls sont arrivés à ectte conclusion, espérant que ln ville accepterait cet offre qui les place sur une meillenre base que leur créance actuelle,sinon ils seront forcés de forclore les hypothèques ot procéder à In liquidation, M.le innire croit que le vote de la ville ne sanctionnernit pas cet arrangement.Quand même In charte permettrait au conseil d'opérer le changement de nature des oblign- tions, le conseil ne prendra pus sur lui de faire le changement saus consulter les contribuables.Il demande s'il ne serait pas possible de donner $20,000 de débentures et la balance en actions prélérentielles M.Cannon répond que ccln dé- rangernit leur arrangement ct qu\u2019il faudrait revoir tous les créanciers, et il ne croit pas la chose praticable.AM.Blanchette demande i M.Cannon si ln proposition suivante serait mieux reçue : Vous émettrez pour $700,000 de débentures, vous en donnerez $50, 000 & lu ville, comme garantie de sit créance.Vous ferez fonctionner lu fabrique eb si vous payez $50,000 de sa- fires par année lu ville vous paicra 5 pc.sur le montant de ces saluires, soit 82,500, ¢tunt l'intérêt dû annuellement sur les débentures que vous devez à ln ville ; et si vous payez jusqu'à concurrence de Ss0,- 000 annuellement de salaires, lu ville vous pruern 5 p.e.sur ee montant, soit 52,500 intérêt ot £1,500 sur le capital.De cette sorte In ville vous pniern le capital et les intérêts de ln dette que vous lui \u2018devez ct vous n'aurez pas payé un centin d'intérêt sur vos débentures qui vous seront remises au fur et mesure, Si vous étes foreds de faive Luilli- te, lu ville retira une portion de su créance sur un pied d'égalité avec les autres créanciers, M.Cannon snisit de suite ln vn- leur de cette proposition qui était tres avantageuse à In ville comme À su compagnie.Après s'être consulté nvec M.Ln- framboise, M.White et M.Wise- mun, il se décinre favorable à ce mode de règlement s\u2019il peut légalement le Énire accepter par ses collègues et les crénaciers.1 offre un nutre mode qui n'obtient pas l'assentiment des conseillers, Après avoir constaté que le Conseil était unanime à supporter la proposition de M.Blanchette avec l'assurance que lu ville voterait ln chose unanimement, M.Cannon dit qu'il va consulter le point légnl de la transaction et an informern le Conseil bientôt, atin de lui donner l'occasion de préparer un règlement et de lo fnire voter par ln ville, Par ce mode de règlement In ville assure le fonctionnement du tricot pendant 20 ou 25 ans, cn payant un bonus aunnel de $4,000 par année jusqu'à concurrence de sa créance.Si Ia Loutique ferme ses porces, la ville aura la faculté de retirer une forte proportion de sa créance, sur un pied d\u2019évalité avec les créanciers les plus privilégiées, HO tes A louer A In Providence, près du pont Barsalou, sur In rivière, une maison de brique,\u201412 appurtements.Cotte propriété, ancienne résidence de M.8.Bourgeois, jouit des comnodités de la ville et de I'nir pur de la campagne.Conditions faciles.S'adresser à l'évêché, au CHANOINE BEAUDRY, jac Un propriétaire, fort avare et non moins dévot, faisnit tous les matins cette prière : Que le Seigneur soit loué.ot mes appartements aussi, 4 + orresyonidance Réponse à \u2018Un Taxé\u2019 Jai été surpris de lire, dans La TRIBUNE, édition de vendredi, la correspondance de UN Taxt et je me permettrai d'y répondre sous ma signature personnelle, Une chose me frappe: c'est qu\u2019- aucun nom n'apparuisse au bus de cet éerit.y n de In muladresse dans cette correspondance : à propos des insinuations faites à l\u2019égard de notre Conseil de Ville et à l\u2019égard des gens qui sont à ln tête d\u2019une entreprise dont le but est le relèvement de là plus grande industrie que nous ayons à St-Hya cinthe ; à raison, aussi, de l'inopportunité de ln discussion qu'on veut y soulever.Dieu merci, notre ville possède un Conseil à l'abri de tout soupçon; les échevins qui en font partie sont de braves et honnêtes gens, LI! peut s'y commettre des erreurs, c'est le tas de toute institution humaine, mais il ne s\u2019y Fit pus de ennaille- rie.Nos échevins consacrent leur travail, leurs connuissances et leur dévouement à l'administration de ln chose publique et, ce, sans rémunération : sans doute, ils ne peuvent plaire à tout le monde, munis Pncecomplissement de In tâche ingrate qui leur incombe devrait leur assurer, sinon In reconnaissance du pulilie, au moins sa sympathie et l'exercice à leur égard de lu justice ln plus élémentaire, Si UN TAXE a des pluintes contre quelqu'échevin, il n non seulement le droit de les dive, il en a le devoir, même; mais il doit le faire sous sa signature, devant l'autorité compétente cb d'une manière spéci- tique.Quant à ce que In correspondance comporte pour les promoteurs de l'entreprise en vue, je ne sache pas qu'il me fnille insister fortement pour établir le hors-d'à-propos de In chose.Sont-ils français ou anglais, citoyens du Canada ou des Etats-Unis, ceux-là qui viennent pourrelever une industrie plus que chancelante, pour ouvrir toutes grandes à l'ouvrier les portes du Tricot, ainsi qu\u2019appelé communément, fermées depuis six longs mois?Je ne me le demande pas si ce sont des honnêtes gens ils ont droit à notre respect et at notre estime (et je ne sache pas qu\u2019ils aient donné sujet de douter de leur hon- néteté); s'ils viennent donner à notre population le secours de leurs capitaux et la vie de Pouvrier, ils meritent plas que Vestine et le respect dûs au vulgaire, ils méritent l'aide, l'appui, l\u2019encouragement de tous les citoyens.Le cri de nationalité ne doit pas être soulevé ici : c\u2019est mon humble opinion, Tu bonne volonté de tout le monde est nécessaire pour mener it bien toute entreprise et, particulièrement, celle du genre qui nous occupe.Que fait à l'ouvrier qui travaille pour gagner le pain de sa famille que sou lubeur soit rémunéré par l'or d\u2019un homme anglais ou par I'argent d\u2019un autre ?L'argent n\u2019a pas de couleur; il est toujours et partout le bienvenu, au coffre du riche cupitaliste ct, aussi, ch particulièrement, au foyer du travailleur.A.BOURGAULT.\u2014\u2014\u2014
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