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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 27 juillet 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1900-07-27, Collections de BAnQ.

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[" & Vo.18 JOURNAL HEBDOMADAIRE ST-HY ACINTHE, Que, VENDREDI, 27 JUILLEX 1900 No.13 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIE A ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : Uni AN.os $1.00 6 mois.ANNONOES 1ère Insortion (laligne).\u2026.\u2026.Insertion subséquente (la ligne).5e Annoncos à long terme à prix modérés A.DENIS, Directeur-Propriétaire.Sr-Hyaorneue, 27 JuiLLer 1900 Parlement Fédéral Ottawa, 18\u2014 Aujourd'hui, à trois heures p.m, Son Excellence le Gouverneur Général s'est rendu avec le cérémonial ordinaire, à la Salle du Sénat, dans l\u2019édifice du Parlement, et à pris son siège sur le Trône.Les membres du Sénat étant assemblés, il a plu & Son Excellence d\u2019y faire requérir la présence de ia Chambre des Communes, et cette Chambre s\u2019y étant rendue, les Bills ont été sanctionnés au nom de Sa Majesté par Son Excellence le Gouverneur Général, savoir : Acte constituant en corporation la Compagnie du chemin de fer de la ligne de la Rive Sud.Acte modifiant l\u2019Acte concernant les droits d'auteur.Acte modifiant l'Acte du service civil.Acte modifiant l\u2019Acte du pilotage.Acte constituant en corporation la Compagnie de pulpe, de papier et de chemin de fer de l'Amérique Britannique.Acte à l'effet d'aider à prévenir et régler les conilits ouvriers, et de pourvoir à ia publication de la statistique industrielle, Acte modifiant l\u2019Acte de la milice.Acte modifiant l\u2019Acte modificatif de l\u2019Acte des banques, 1900.Acte contenant de nouvelles modifications au Code Criminel, 1892.Acte à l'offet de refondre et modifier la loi concernant l'élection des députés à la Chambre des Communes.À ces bills la sanction royale a été donnée par le greffier du Sénat dana les termes suivants : \u201c Aunom de Sa Majesté, Son Excellence le Gouverneur général sanctionne ces bills.\u201d Alors l\u2019Honorable Orateur de la Chambre des Communes a adressé la parole à Son Excellence le Gou- vernour Général comme suit : Qu'il Plaise à Votre Excellence : \u201c Les Communes du Canada ont voté certains subsides nécessaires pour permettre au gouvernement de faire face à certaines dépenses du service public.* Au nom des Communes, je présente à Votre Excellence le bill suivant : \u201c Acte pour accorder à Sa Majesté certaines sommes d'argent nécessaires pour subvenir à certaines dépenses du service public, pour les exercices expirant respectivement le 80e jour de juin 1900, et le 30e jour de juin 1901, et pour d'autres objets liés au service publie, que je prie humblement Votre Excellence de sanctionner.\u201d À ce bill la sanction royale a été donnée dans les termes suivants : \u201cAu nom de Sa Majesté, Son Excellence le Gouverneur Général remercie ses loyaux sujots, accepte leur bienveillance et sanctionne co bill\u201d Après quoi il a plu à Son Excellence le Gouverneur Général do clore la Cinquième Session du Hui- c|tième Parlement par le discours suivant : Honorables Messieurs du Sénat : Messieurs de la Chambre des Communes : En vous dispensant de vous réunir davantuge en Parlement, je désire vous remercier de l'attention soutenue què vous nvez donnée aux travaux d'une session d'une longueur exceptionnelle, Lorsque j'ai ouvert le Pariement, au mois de février dernier, les préoccupations de tout l\u2019Empire britannique étaient concentrées sur la guerre qui sévissait dans le Sud de l'Afrique.Les succès marqués qui ont couronné les armes de Sa Majesté et auxquels les soldats volontaires du Canada ont pris une part éminente et glorieuse justifie l'espoir que ln paix sera bientôt rétn- blie dans ce pays éloigné.Le grand nombre de projets de loi privée ayant en vue des entreprises industrielles, étudiés et passés durant la session est un fort indice du grand développement des affaires du pays, Je désire vous féliciter au sujet de l\u2019état florissant des revenus publics.Les fortes recettes ont permis & mon gouvernement de pourvoir libéralement au service public et de maintenir le Canada dans sa haute situation financière.Un trait caractéristique de ln sossion a été l'adoption de mesures qui devront avoir une influence bienfaisante sur l'avenir du Canada.Les modifications heureuses apportées à l'acte concernant les banques tendront à perfectionner un système de banque dont le Canada u le droit d\u2019être fier, L'augmentation de la préférence accordée pur notre tarif à ln Gran- de-Bretugne aura pour effet de stimuler le développement de notre commerce avec la mère-patrie.Lu mesure que vous avez adoptée relativement a l'admission des effets publics canadiens à la liste des valeurs de nature à fournir des placements aux fidéi-commissaires de la Grande-Bretagne a eu pour suite une législation similaire au Parlement impérial, ce qui, en temps et lieu, produira une amélioration importante dans les affaires do finance de la Puissance.Il y a lieu de croire que la législation de la présente session aura des résultats importants et avantageux.Je vous félicite surtout d\u2019avoir passé l'acte de la Conciliation qui, on pout l'espérer avec confiance, améliorers non seulement ln condition des classes industrielles, mais aussi favorisera davantage les rapports qui doivent exister entre le capital et le travail, Messieurs de la Chambre des Communes : Je vous remercie des généreux crédits que vous avez votés pour le service public, Honorables Messieurs du Sénat : Messieurs de la Chambre des Communes : Il me fait grandement plaisir de constater que la prospérité du pays continue sans diminuer, et j'exprime l'espoir ardent que la Providence ne Cessera de répandre ses bénédictions sur notre patrie.L'Orateur du Sénat alors dit : Honorables Messieurs du Sénat : Messieurs de la Chambre des Communes : C'est le plaisir de Son Excolleu- ce le Gouverneur Général, que ce parlement soit prorogé jusqu'à samedi, le premier jour de septembre prochain, pour être tenu en ce lieu, et ce parlement est, en conséquence prorogé jusqu\u2019à samedi, le premier jour de septembre prochain.Chronique de Françoise J'ai assisté ces jours derniers à la visite du jury chargé de visiter lo département de l'Instruction publique, et si je dois en juger par les expressions de sa haute satisfaction, satisfaction qu'il a exprimée à plusieurs reprises, nous pouvons nous bercer de l'espoir des plus hautes récompenses.On n remarqué que la province de Québec a non seulement, dans ce département, une exposition excellente, mais qu'elle tigure des plus avantageusement parmi les autres nations, On a constaté de plus qu\u2019il y avait eu un travail général dans l'organisation de cette partie de l\u2019udministration de l\u2019Instruction publique, tant de la part du gouvernement que de colle des maisons d'éducation particulières qui y ont pris part.Le jury à hautement félicité le gouvernement de sa bonne direction et des sacrifices pécuniaires qu'il a dû s'imposer dans cette organisation.Chacun des membres a pris avec lui le volume préparé par les soins du gouvernement provincial pour cette exposition.Ce volume, qui contient tout près de 400 pages, est bien propre à donner une idée cxacte des industries et des richesses de notre sol.Il à été soigneusement prépuré et je ne saurais mieux préciser jusqu\u2019à quel degré de perfection en disant qu'on en avait confié le travail à M.Arthur Buies.Notre grand littérateur canadien l\u2019a marqué au bon coin en faisant précéder ses précieux renseigne- tnents d\u2019une préface \u2018qui rappelle parmi tant de phénomènes politiques et sociaux l'existence d'un petit peuple de 65,000 âmes, abandonné il y à cent quarante ans, comptant aujourd'hui deux millions et demi et en mesure désormais d'apporter un concours vivant et fructueux nu développement humanitaire de la jeune et puissante Amérique Quelques écoles de campagne ont envoyés des enhiers de devoirs de leurs élèves.Ces cahiers sont feuilletés et lus avec attention ainsi que l\u2019attestent les nombreux témoignages que leurs lecteurs écrivent en marge.Ce sera de charmants souvenirs que ces lignes tracées par des mains inconnues et qui s'adressent à des enfants dans les veines desquels coule le même sang français.Le Canada a, ici, beaucoup de .! ; sympathies ; si on remarque notre pays plus que les autres, si on l'élève au-dessus du niveau des autres colonies c'est à cause de son origine première et de la fidélité dont nous avons fait prouve dans In conservation de notre langue.Les cahiers de devoirs des élèves confiés à la direction de Mile José- phine Gaudreau, institutrice à St- Pascal, portent plusieurs inserip- tions qui sont de nature à réjouir le cœur de leurs propriétaires.Sur une composition écrite par Alice Lavoie, je relève ces remarques flatteuses : \u201c Bravo, petite Canadienne | voilà qui est gentil et bien exprimé.\u201d Plus loin : \u201c La France et les Français, \u2018ma mignonne, ont beaucoup de leur cœur au Canada.\u201d Et encore: \u201c Vive le Canada ! pays.\u201d Sur le cahier de Anna-Marie Tardif : \u201cMes félicitations et compliments à la petite Canadienne.\u201d \u201cLu avec plaisir cette page pleine de bons sentiments.\u201d \u201c Au revoir à ln prochaine Exposition.Une Française envoie un amical bonjour à l'auteur de ces lignes.\u201d Aime ton Et l'on peut ainsi s'oublier des heures dans la lecture de ces gracieux et touchants messages.; * © Je suis heurouse de mentionner dans cette chronique le succès bien mérité que remporte la carte de la confédération canadienne, telle que compilée et dessinée par l\u2019un des nôtres, M.L.A.Desrosiors, du département des Travaux Publics à Ottawa.Cette carte gigantesque, mesurant vingt-trois pieds de longueur par douze de largeur, fait l'admiration des connaisseurs, qui ne se lassent pas de louer lu patience, l\u2019habileté et la science du bon dessinateur.Nous avons là, devant les yeux, non seulement l'aperçu d'un terri- toire\u2014et ce territoire est le nôtre\u2014 plus grand que l\u2019Europe entière, jouissant d'une position géographique merveilleusement avantageuse et belle, mais un spécimen du savoir-faire d'un de nos compatriotes qui, par son succès, contribue cnco- re à otre gloire.Ce travail est d\u2019un mérite tellement grand, que son auteur peut s'attendre à une mention spéciale à l'heure des récompenses publiques, FRANCOISE.Paris, 6 juillet 1900.ere Lord et Lady Minto sont partis pour Dawson City, hier.Ils seront de retour à la tin d'octobre.* L'Hon, M.Robidouæ \u2014 Wous re- grettous d'apprendre que l\u2019Hon.M.Robidoux, Secrétaire-Provincial, a élé, dimanche matin, victime d\u2019un accident qui a failli lui coûter la vie.M.Robidoux se préparait à prendre un bain quand il glissa et se meurtrit les côtes.Le Dr Réné Hébert qui se trouvait par hasard de pessage dans la famille, prodi- gua-ses soins au blessé qui devra garder le lit pendant Plusieurs jours.Paix ou Guerre De M.Paul de Cassagnac, dans l'Autorité, de Paris : \u201c Je ne connais pas de situation plus sotte ot plus ridicule que la sie tuation de l'Europe en général et de lu France en particulier, vis-à- vis de la Chine.\u2018 Est-ou, n\u2019est-on pas en guerre ?\u201c On ne doit pas être en guerre, assurément, puisque les ambassadeurs de la Chine à Londres, à Paris, à Berlin, continuent de résider et n\u2019ont pas reçu lours passeports.\u201c Et d'autre part, ce n\u2019est pas non plus la paix, puisqu\u2019uno fiévreuse activité règne dans les ports et dans les arsenaux ; puisque Guillaume, par métaphore véhémente, montre ln torche sanglante de la guerre éclairant l'Orient; puisque nous, de notre côté, nous fabriquons à la hâte, faute d'une armée coloniale qui nous manque toujours, de faux régiments d'infanterie de ma- rino, sous le nom de \u201c régiments de marche,\u201d et puisque, enfin, de toutes parts, des troupes européennes et japonaises s'acheminent rapidement vers la Chine, aux appels désespérés de nos chargés d'affaires, et avec ln crainto, quelque peu jus- titiée, d'arriver encore trop tard.\u201c Sans parler de la proclamation attribuée au gouvernement chinois, par laquelle la guerre nous est formellement et officiellement déclarée.: \u201c Il est vrai qu'en France nous avons l\u2019hubitude de cet état mixte, qui n\u2019est pas la guerre et qui n\u2019est pas la paix.\u201c Ainsi, par exemple et pour ne parler que des évènements les plus récents, nous venons de faire une tournée, une promenade, si vous le voulez bien, lo long des frontières du Maroc, durant laquelle un millier d'hommes n été tué, et qui nous coûte, la note vient d'être présentée au Parlement, la somme ronde de onze millions.\u201c On nous a expliqué que co n\u2019était pas lu guerre, mais simplement une expédition sciontifique, appuyée par quelques régiments et du canon.\u201d \u2014-0{.2< L'Hon.M.Bernier visitera samedi, le pénitencier de St-Vincent de Paul, .Le Journal de Waterloo, organe des conservateurs français des Cantons de l'Est, annonce qu\u2019il cesse de paraître.Ministre intérimaire.\u2014 L'Hon, M.E.Bernier, du revenu de l\u2019Iité- rieur, remplira les fonctions de ministre de la marine et des pêcheries pendant l'absence de sir Le Davies; + Là La nouvelle législature de la Co- .lombie Anglaise s\u2019est réunie jeudi dernier.La cérémonie d'ouverture a été présidée par sir Henry Joly, comme lieutenant-gouverneur.\u2026 * Ottawa, 23.\u2014 La sentence de mort prononcée contre le meurtrier Avila Bourassa a été commuée en un emprisonnement à vie, Il sers envoyé l'asile ; les ministres aux,\" : quels avait été soumise la\u2019 case: co étant venus à la conclusion \u2018que Se Bourassa avait.tué sa femme\u201d \u201cdans: an momait d'aliénaté \u2018mentale : as 2 puis, son corps.a ét haché.be - v = LA TRIBUNE.Echos de la guerre EN CHINE New-York, 19\u2014Le \u201cNew-York Journal\u201d de ce matin publie un cû- blegramme de Londres dans lequel \u201c il est dit que la situation s'aggrave à chaque heure.\u201c La révolte s\u2019est étendue à la Cliine méridionale, au centre et à l\u2019ouest de l\u2019Empire, aussi bièn qu'à ln Corée, ot toutes les concessions étrangères, ainsi que les ports de traité sont menacés.Il ne s'agit plus d\u2019un pur soulèvement révolutionnaire contre les étrangers, mais d\u2019une vraie guerre avec In nation et le gouvernement chinois, une guerre dont il cst impossible de prédire la résultat final.Il est maintenant clair que le gouvernement chinois n\u2019est pas seulement identifié aveo le mouvement, mais qu'il le dirige, qu'il est en communications avec les vice-rois dans les diverses parties de l'Empire, lesquels sont en parfait accord avec lui, eb quo si les vice-rois essaient de temporiser avec les puissances et prétendent déplorer l\u2019état de choses actuel, c'est simplement dans le but de donner plus de temps au gouvernement pour préparer ses moyens de défense.\u201d La dépêche ajoute qu\u2019on peut s'attendre prochainement à une bataille navale.Elle donne cette iuté- - ressante note : \u201c On affirmait dans les couloirs de la Chambre des Communes, cet après-midi, que lord Roberts serait envoyé de l'Afrique du Sud en Chine, vu qu'il est le seul officier qui soit d\u2019un rang assez élevé, qui ait assez d'expérience des choses d'Asie ct do renommée pour que les troupes étrangères consentent à marcher sous ses ordres.\u201d ++ Une dépêche de Shanghaï dit que la Russio a été en négociations zegrdtes avec le prince Tuan, par T'intermédiaire du vice-roi Li Hunk Chang.\u201c * New-York, 19\u2014Un journal de cette ville publie une longue dépêche de Londres disant que lo gouvernement russe a remis ses passeports à l\u2019envoyé chinois à St- Pétersbourg et à prié les membres de la légation chinoise de quitter la Russie, parce que le gouvernement impérial de la Chine donne son appui aux Boxeurs et dirige leurs mouvements., + New-York, 19, \u2014 M.Burn Mur- _ doch, agent de M.Pritchard Morgan, en Coree, qui vient d\u2019arriver à Londres aprés un voyage de soi- xonte jours, en passant par Via- divostock, le chemin de fer transi- bérien ct Moscou, dit que ln Russie, même avant son départ, mobilisait des troupes dans le centre, l\u2019est et l\u2019ouest de la Sibérie, et que près de 300,000 soldats étaient dirigés vers \u2018la Manchourie.=.Victoria, C.A, 19.\u2014On à appris par une lettre d\u2019un correspondant : \u2018de \u201cTien-Tsin, expédiéo le 7 courant que le Révérend V.G.Norman, avait été horriblement torturé par \u201cles Boxers, prés de-Tien-Tsin.Dé- \u2018pouillé de ses vêtements, le missionnaire à été attaché à un poteau, un collier de fer autour du cou ; \u2018On lui a donné des coups de cou teau, on l\u2019a arrosé de plomb fondu, Hong Kong, 19\u2014Ii Hung Chang et sa suite sont arrivés'ici hier soir et sont débarqués ce matin.Les Chinois ont été reçus avec une salve de dix-sept canons, Accompa- gnéd d'une garde d'honneur de Welsh | je \u2018Fusiliers et d'un corps de musique, jice-roi - s'est rend, à la bâtisse.'géivémmément on\u2019 a \u2018a été reou par.le gouverneur, sir Henry A.\u2018Blake, les généraux Gazalee et Barrow et les autres fonctionnaires, Li Hung Chang a été très discret.Iladit qu\u2019il avait reçu des nouvelles positives que les ministres ct les étrangers à Pékin, excopté le baron Von Ketteler, ministre allemand, étaient sains et saufs, le 8 juillet, et que l'édit impérial qui le rappelait à Pékin venait de l'impératrice et de l'empereur et non du prince Tuan, ++ Londres, 19\u2014On rapporte qu'une armée impérinle chinoise marche sur Wei-Hai-Wei, concession et for- teresso anglaise à l'entrée du golfe de Pet-chi-li, avec l'intention de jeter les Anglais dans le mer, en conséquence des renforts anglais sont expédiés en hâte à cette place, Les citoyens ici et à Bérlin demandent À grands cris que Pékin et les tombeaux impériaux soient détruits par le feu; c'est un projet qui va rendre la résistance des Chinois encore plus opinifitre et désespérée.hd Shanghai, 19.\u2014Plus de 100,000 Chinois armés et pourvus d'artillerie de campagne et de mitrailleuses, sont & moins de quarante-huit heures de marche de Shanghai.a Paris, 20.\u2014 Le ministre de la Chino à Paris a remis à M.Delcassé une dépêche de l'empereur de la Chine pour qu'il la communique au président Loubet.La dépéche a été expédiée jeudi, le 19 juillet, par le gouvernement de Sbang Tung, et demande la médiation de la France auprès des puissances étrangères.Lo télégramme ne fait aucune allusion aux ministres étrangers à Pékin, M.Delcassé n informé le ministre que la réponse du président Loubet serait adressée à la légion française à Pékin, où lo gouvernement impérial pourrait l'obtenir, mais le gou- vernoment de la république attendait jusqu'à ce qu\u2019il ait acquis la certitude que le ministre français à Pékin est suin et sauf.La réponse de M.Delcassé a été que lu requête ne serait prise en considération que lorsqu'on aurait la certitude absolue que les conditions suivantes auront été exécutées : 1.Une protection efficace devra être assurée au ministre de France et à ses collègues du corps diplomatique à Pékin, et ils devront tous pouvoir communiquer en toute liberté avec lours gouvernements respeotifs.2.Le prince Tuan et les hauts fonctionnaires responsables des évé- nements actuels devront être révoqués de leurs fonctions par le gouvernement, on attendant qu'ils soient châtiés, 3.Los autorités et les corps de troupes dans tout l'empire devront recevoir l'ordre de cesser les hostilités contre les étrangers, 4 Des mesures rigoureuses seront prises pour la répression du soulèvement des Boxeurs.Aussi longtemps que ces conditions n'auront pas été remplies, il n\u2019y aura pas lieu de suspendre l\u2019action militaire.- Bruxelles, 20\u2014Le consul de Belgique à Shanghaï envoie la dépêche suivante datée du 19 juillet: \u201c Sheng annonce que les étran- | gers étaient sains ot saufs le 19, \u201c Un décret impérial daté du 16 juillet ordonne au vice-roi de Tien- Tsin d'évaluer les dommages causés par les troubles et aux soldats de supprimer la révolte.\u201d *.New-York, 21.\u2014 Le correspondant du \u201cNew-York Journal\u201d à Londres, \u2018ait \u201c Des négociations diplomatiques se poursuivent activement entre les puissances touchant une coalition contre la Chine, Les bureaux des affaires étrangères do l'Angleterre et des Etats-Unis se mettent eu parfait accord sur la question de partage.\u201c Ces doux gouvernements .vont probablement se déclarer ouvertement contre le partage dans quelques jours.\u201c Un grand nombre de dépêches s'échangent entre le secrétaire d'état Hay et lord Salisbury, dans le but d\u2019en arriver à une politique identique pour les deux pays.«er .Marseille, 22.\u2014 Le bruit court que le gouvernement français a affrété quatre transports qui serviront à emmener des troupes en Chine.Des négociations sont entamées pour d'autres navires.On croit savoir que 30,000 hommes de terre et de mer seront envoyés en Chine.* » + Berlin, 22.\u2014 La situation sur la frontière russo-chinoise est beaucoup plus dangereuse qu\u2019on ne croyait.120,000 Chinois attaquent actuellement les Russes.Les rapports sur les résultats des opérations sont contradictoires, .Londres, 22.\u2014L'Amirauté a reçu, hier, le télégramme suivant de l\u2019amiral Seymour : \u201cTien-Tsin et les environs ont été complètement évacués par les Chinois.++ Washington, 23\u2014Le président a prêté l'oreille à l'appel du gouvernement chinois transmis par le ministre Wu, et a dit qu\u2019il était prêt À agir comme médinteur entre le gouvernement impérial et les puissances, mais seulement sous certaines conditions qui doivent d\u2019abord être remplies par le gouvernement chinois.La nature exacte des termes proposés par le département d'Etat ne peut être donnée avant demain.On s'attend à ce qu'alors, le texte de l'appel des Chinois et lu réponse du Président seront publiés.On sait cependant que la réponse s'accorde parfaitement avec la déclaration de principes faite par le secrétaire Hay dans sa note aux puissances et de plus qu\u2019elle accopte commo vraies les déclarations des Chinois concernant In sûreté des ministres étrangers à Pékin.Paris, 23\u2014Le prince Henri d'Orléans a demaudé au gouvernement français la permission de servir en Chine dans n'importe quelle condition.Sa demande sera probablement accordée.: .r Tien-Tsin, 15 juillet, par voie de Shanghai, 20.La journée d'aujourd\u2019hui a été entièrement consacrée au pillage de la ville indigène.Des marchandises, dont la valeur est estimée à plusieurs millions do taëls, ont été prises.La.ville entière est remplie do soldats de toutes les nationalités, avec leurs armes, qui enfoncent les portes des magnsins, forcent les tiroirs des bureaux et les portes des coffres-forts, et sortent de tout côté avec des étofles de soic, des fourrures, des lingots d'argent, des bijoux et de l'argent.Le général Dorword, le commandant des troupes anglaises, dit que les objets officiellement saisis dans la ville indigène représentant une valeur do plus d'un million de taëls Tous les objets saisis seront envoyés au secrétaire de la guerre en Angleterre, et les nations intéressées décideront ensuite ce que l\u2019on doit en faire.La ville a été divisée aujourd\u2019hui en plusieurs districts.Les Américains occupent la Porte du sud, les Anglais celle du nord, les Français celle de l\u2019ouest et les Japonais celle de l\u2019est.Les Américains, les Anglais ct les Français reçoivent de Takou des trains entiers chargés d'approvi- sionuements.*+ Londres, 23.\u2014 Une dépêche de St-Pétersbourg au \u201cDaily Meil dit qu'en dépit du démenti officiel, il est certain que la ville de Blago- vestchensk, capitale du district de l\u2019Amour, Sibérie, a été capturée par les chinois qui s\u2019y sont maintenus jusqu\u2019au 21 juillet, alors que le colonel Gribosky les en un chassés après un combat de 8 heures.Gribosky s\u2019est emparé de 8 canons et de 200 prisonniers, mais à subi d\u2019épormes pertes, 870 russes ont perdu la vie dans l'assaut donné à la ville.+ * * Londres, 23.\u2014D\u2019aprés le correspondant du \u201cDaily Mail\u201d à Chefou la défaite de Tientsin a tellement découragé les Chinois qu\u2019ils demandent à faire la paix.Le corree- pondant dit qu'on a fait plusieurs tentatives pour envoyer des messagers à Pékin, mais jusqu'à présent sans résultat connu ; il ajoute que le bruit court de nouveau que les Russes arrivent à Pékin par le nord.Il est impossible de confirmer ou de démentir ces dires, mais les uns ou les autres peuvent expliquer les cfforts faits par la Chine pour gagner du temps, .* Shang Hai, le 23.\u2014 Trois mille troupiers russes sont arrivés de Port Arthur à New Chong.Leur marche est barrée par 10,000 chinois des troupes régulières bien armés et bien exercés.Une bataille est infinente.Les chinois sont sur la défensive, mais ne permettront pas aux Russes d'avancer.x Londres, 24.\u2014 Des dépéches de Saint-Pétersbourg disent que la situation en Mandchourie est beaucoup plus sérieuse qu\u2019on ne le croit, On assure que les Chinois ont occupé Heilar, ol le personnel du chemin de fer russe est cerné et dans une situation désespérée.D'après le correspondant du 7i- mes, à St-Pétersbourg, le général Kouropatkine, le ministre de la guerre russe, sera le commandant en chef des forces russes en Chine, et il prendra probablement le commandement de toutes les troupes alliées, *.* Washington, 24 \u2014 Ce matin le ministre de Chine a reçu une dé- péche de Sheng, directeur des chemins de fer ct télégraphes à Shang- haï, disant que les ministres étrangers seraient envoyés do Pékin à Tientsin sous escorte, et que le gouvernement impérial les a protégés et leur a fourni des vivres, EN AFRIQUE Prétoria, 19.\u2014Methuen a occupé aujourd\u2019hui Heckpoort presque sans position.Ian Hamilton et Ma- hon ont continué leur marche au nord du chemin de fer de la baie Delagoa.Hunter fait la reconnaissance des positions occupées par les troupes de l'Etat Libre, entre Bethlehem et F'icksburg.\u201d *, + Londres, 20.\u2014 \u2014 «L'Express \u2018publie une dépêche de Lourenço Marques, disant que M.Kruger a fait couper ses cheveux ct s'est fait raser, - se Londres, 22\u2014Le général DeWet à encore réussi à couper les communications de lord Roberts par chemin de fer et par télégraphe et a capturé 100 Highlanders.Le rapport de ce hardi coup nous est donné par un télégramme du général Forester Walker, daté du Cap, le dimanche 22 juillet, et transmettant uno dépêche du général Kñox, Paris, 24 \u2014Une des plus terribles tragédies qui se soient déroulées en France dans ces dernières années a eu lieu au village de Goult-Lumiè- res, près d'Avignon, samedi soir.Depuis quelques mois, un nommé Jean-Baptiste Allemand, fermier dans les environs et âgé de 27 ang, faisait la cour à Marie Grégoire, fille de Hilarion Grégoire, le maire du village.Mais la jeune fille re£usait de l'écouter.Samedi soir, vers 9 lcures, les habitants du village étaient réunis sur la place publique pour écouter la musique, quand Allemand, armé d'un couteau de boucher long de 33 centimètres, s\u2019est élancé soudain au milieu de la foule, frappant A droite et à gauche comme un fou.Sa première visite a été Mlle Grégoire, qui à reçu un coup de couteau dans la partie gauche de la poitrine, un autre dans la joue et neufs autres coups dans l'abdomen.Lo mort à été presque instantanée.L'ossassin a ensuite tourné so fureur contre la mère de la jeune fille et, d'un seul coup de couteau, lui a tranché la veine jugulaire.Grégoire, en essayant de se porter au secours de su femme, & reçu à l'abdomen deux blessures mortelles, Allemand s'est ensuite élancé sur une demoiselle Ripert qu\u2019il a frappée au cœur d\u2019un coup de couteau, La, victime suivante a été une petite fille de 12 ans, Alexandrine Guiton, qu\u2019il a mortellement bles- séo.Il a frappé encore, mais moins griévement, Mme Pivet, femme de l\u2019instituteur de la localité, Mlle Hortense Roux, Camille Auphant et Frangois Sylvester.Enfin Alle?mand ne s\u2019est pas donné moins de quatorze coups de couteau ct est tombé sur les marches de la mairie, qui étaient couvertes du sang de ses victimes; il est mort douze heures après.En réponse aux questions du procureur de ia république, il a déclaré qu'il avait voulu se venger de Mile Grégoire et d\u2019une demoiselle Elodie Donnaud, à laquelle il avait fait également la cour à une certaine époque.C\u2019est en essayant d\u2019atteindre cette dernière qu'il à frappé Mlie Ripert.ETATS-UNIS Washiogton.\u2014Le cardinal Francis Satolli, le premier délégué du pape en ce pays, a été nommé préfet de la Propagande par le pape Léon XIIT.> Manchester.\u2014 À une assemblée des amis des Révérendes Sœurs du Précieux Sang, tenue hier après- midi, il a été décidé de faire un bazar pour venir en aide à cette communauté.Ce bazar sera tenu au monastère du Précieux Sang, le 10 septembre prochain.ha .Boston, Mass, \u2014 On a dit & un congrés de fileurs du Sud que dans le département du filage les Etats- Unis \u2018devançaient tous les autres pays du monde si tout ce qu'on dit d'une nouvelle invention de Vigtor Bélanger, de cette ville, est bien fondé.M.Bélanger, qui a publié jadis le \u201cCourrier de Worcester,\u201d est un jeune homme dont la fortune a changé subitement.Pauvre jusqu\u2019à ces dernières années, il se livra cn- tièrement aux inventions.Appnyé par M.Josiah l'ancien maire de Boston, M.Bélan- ger travaille depuis trois ans à l\u2019invention qui doit lui rapporter des millions, Oui, des millions; car la compagnie qui exploitera cette nou-, velle invention lui a accordé $2,- 500,000 on actions pour sa part, sans compter une forte somme en espèces, Quincy, L'invention de M, Bélanger cou- siste en une cirole à fileuse opérant dans une bande à air comprimé, ce qui augmente considérablement la vitesse de la machine & filar, .+ » Hartford, 20\u2014Quelques minutes après minuit ce matin, Charles B.Cross, le meurtrier de 18 ans, a été pendu à la prison de l'Etat.Il a reçu le coup fatal à minuit et neuf minutes.Pendant une couple de minutes sa charpente décharnée s'est agité par soubresauts au bout de la corde.Trois minutes plus tard les médecins ont constaté qu\u2019il était mort.hd Chicago, 24.\u2014 Une dépêche spé- \u201c ciale adressée nu Record, de Marshall, Mich., dit qu'il a neigé en cet endroit, hier soir, pendant quelques minutes, au cours d\u2019une tempête, Le vent a causé des dommages considérables.Des granges ont été renversées, des toits enlevés, des vitres brisées ct des vergers pres- qu'entièrement détruits.Lr Mackinac, Mich.\u2014 On annonce que le pure de l'Etat du Michigan, à Mackinac, sera bientôt dôté d'une statue à la mémoire du père Marquette.Il est question dans le Nord-Ouest de faire du ler août un jour de fête qu\u2019on appellera \u201cla fête de Marquette.\u201d C'est le général John C.Black, de Chicago, qui prononcera le discours de circonstance cette année à la réunion de la \u201cMarquette Association,\u201d à Mackinac Island.hd Washington.\u2014La compagnie Générale Transatlantique, par l\u2019entremise de l'ambassadeur Cambon, a produit une réclamation de $1,500,- 000 francs au département d'Etat, comme indemnité pour les pertes souffertes par suite de la saisie et la détention de deux de ses navires, le Manoubia et le Lafayette, pen- .- AJ dant les premiers jours de la guerre hispano-américaine.Ces navires ont été saisis alors qu\u2019ils tentaient de forcer le blocus établi par le gouvernement dans le port de la Havane.LS River Point, R.I.\u2014 Mardi, la Congrégation Canadienne Catholique de Centreville, R.I, était en liesse.Plus de mille personnes assistaient à une cérémonie des plus imposantes, occasionnée par la célébration des noces d\u2019or de M.Joseph Blanchard ot de Geneviève Brouillard.De cette union demi séculaire sont nés huit enfants, dont trois garçons, Joseph, Jean-Baptiste et Edouard, et cinq filles, Marie, Céli- na, Philomène, Alphonsine et Dé- lima.De ce nombre, six sont encore vivants.Célina et Alphonsine sont mortes.En même temps, leur fils Joseph, qui il y a vingt-cinq ans unissait sa destinée à Victorine Brouillard, célébrait ses noces d'argent à la grand'messe chantée à cette occasion.: Le petit-fils de ces vénérables vieillards, qui lui aussi porte le nom de Joseph, contractait aussi co même jour, mariage avec Melle Edouardina Hébert, fille d'Edouard, de River Point, R.I.\u2014\u2014 L'évaluation de la propriété foncière des 5 quartiers de la ville est de $3,212,400.Prds d'un tiers de cette propriété est- non imposable de par In loi et les règloments municipaux.ww - Lo dette de lo cité est de $485,000, sur laquelle les intérêts et nmortissements ont été payés à chaque échéance.La corporation a emprunté un peu plus du quart de sn limite d'emprunt, 20 ojo pour fins ordinaires.De 1874 & 1894 la corporation a aceordé $140,250 de bonus, tr Les recettes du conseil, en 1899, ont été de $74,356.85 réparties comme auit : Taxes foncières.$ 8,823.00 \u201c de résidence, d'a£- faires et mobilières.\u2026 Licences.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.Marchés, .Amendes.\u2026\u2026.\u2026 317.45 Arrérages.\u2026.\u2026.\u2026.1,965.01 Divers.16,586.58 Aqueduc et divers.26,694.12 - 5,520.09 8,003.10 6,438.55 874,356.85 Les dépenses ont été de $69,184 et 22 cts comme suit : + -\u2014_\u2014_\u2014 RE Rucs.8 9424.66 Eclairage.2381.07 Feu.oe 2,691.51 Police et santé.1,060.30 Aqueduc eb eau.25,358.21 Marchés.\u2026\u2026\u2026\u2026.120883 Salaires.ces 6,279.18 Intéréts et divers.20,684.40 $69,184.22 Il y a eu 10 feux en 1899, 2 en janvier, 1 en février, 2 en mars, 2 en aofit, 2 en septembre, 1 en novembre, Nos pompiers sont sortis plusieurs fois pour feux de cheminées ct fausses alarmes, 170 plaintes ont été portées devant la Cour du Recorder dont 100 pour ivresse, 20 pour offenses contre les statuts, 12 pour voies de fait, 7 pour vagabondage, 7 pour mendier sans permis, 7 pour troubler la paix, 3 regrattiers suns licence, 1 pour refus de pouvoir, 1 pour menace avec arme à feu, 1 buvette ouverte après heure règlementaire.Le rapport se termine par quelques détails sur les reccttes et les dépenses.Les contribuables peuvent se procurer ce rapport en s'udres- sant au bureau du conseil.Tomates Il y aura des tomates nouvelles sur notre marché samedi.Nos jardiniers ne sont pas en arrière, Reçu Rapports, Etats et Statistiques des Revenus de l'Intérieur du Canada.lère partie, Accise ; 2e partie, Poids et Mesures, Gaz et Elec- tricité.Concert La fanfare du Cercle Montcalm a donné un superbe concert, dimanche soir, au kiosque du boulevard Cirouard, devant un nombreux auditoire on ne peut mieux disposé.Les nombreux applaudissements de l'auditoire a montré à nos braves musiciens que leur belle et bonne musique lui faisait grand plaisir, Menulslers ?A une assemblée des charpentiers of menuisiers de cette ville, tenue & St-Hyacinthe samedi aprés- midi, on a jeté les bases d\u2019une société de secours mutuel, et plus de 60 membres signèrent les bases du règlement.Nous cspérons que les règlements seront étudiés avec soin, et qu\u2019on évitera les dangers inhérents aux unions ouvrières chez nos voisins de lu Grande République.Obituaire Le communauté religieuse Stc- Marthe a été sensiblement éprouvée par la mort de deux sœurs professes, Vendredi, le 20, Sr St Rémi, née Parmelie Messier, âgée de 36 ans, rendait son Âme à Dieu.Son service a été chanté dimanche matin par M.le Supérieur du Séminaire.Dimanche matin, le 22, Sr Ste Agnès, née Cléphir Pelletier, mourait à l\u2019âge de 48 ans, Son service a été chanté mardi matin par M.lo Supérieur du séminaire.Ces deux religieuses étaient de la paroisse de St-Hugues.Comté de Rouville\u2014 Le concours pour déterminer quelles sont les fermes les mieux tenues dans tout le comté de Rouville, s\u2019est terminé samedi dernier, le 21 juillet courant.Les heureux concurrents sont: Pour le concours des fermes les mieux tenues pour tout le comté : ler Prix, M.Jéthro Bachelder, de Rougement, 93.50 points; 2e, M.Pierre Paquette, de Rougemont, 91.50 points ; 3e, M.Ludger Guer- tin, de St-Jean-Bnptiste, 86 points ; 4e, M.Alexis Gladu, de Ste-Marie de Monnoir, 79.60 points; 5e, M.Joseph Loiselle, de Notre-Dame de Bonsecours, 74.10 points; Ge, M.Napoléon Bessette, de Ste-Angèle de Monnoir, 70.30 points, Ceux-là sont mal informés, dit le Soleil, qui pensent que le gouvernement fédéral a renoncé à acheter les plaines d'Abraham, On s'en convaincra avant longtemps.* + Réciprocité.\u2014Voici une dépêche importante qui devrait nécessiter une réciprocité de traitement dans notre pays.Pas de commentaires.Washington, 25.\u2014Le commissaire du revenu de l'intérieur a décidé que sur tout papier-monnaie canadien ou autres que ceux des Etats- Unis, les banques américaines qui le recevront, devront charger un escompte de 10 p.c., d\u2019après la section 20, do l\u2019acte de février 1875, *, Lachine.\u2014M.l'abbé Nazaire Pi- ché, curé de Lachine, et chanoine honoraire de l\u2019archevêché de Montréal, est mort subitement en son presbytère, durant la grund'inesse, dimanche.Cette mort soudaine fut annoncée aux fidèles à l'issue du service divin, et causa le plus douloureux émoi parmi l'assistance.Le défunt était universellement oimé de ses paroissiens, pour lesquels il était d'ailleurs un ami sincère et dévoué, un consciller fidèle eb un père effectueux; eb lorsque la triste nouvelle fut annoncée, ce ne fut que lamnentations et sincères regrets.Quoique âgé de 69 ans révolus, M.le curé Piché était encore très vigoureux et rien ne faisait prévoir une fin si prématurée.x Nécrologie\u2014M.Parker W.Nagle est décédé dimanche après-midi, à sa résidence à Rock Forest, dans le canton d'Orford.NM.Nagle était trouvé mourant dans son lit, souffrant d'une syncope du cœur.M.le curé St-Jean appelé en toute hâte à pu lui administrer les secour\u201d de la religion.Il expirait quelques instants plus tard.M.Parker W.Nagle était né à Waterford, Irlande.Son père, M.Gérard J.Nagle s'était établi à St- Hyacinthe et avait rempli une charge publique du département des Terres de la Couronne.Ilya une trentaine d'années, M.Nagle, père, était venu résider à Rock Forest.M.Nagle était âgé de 64 ans.Il lnisse cinq enfants, dont trois garçons et deux filles, * Londres, 25.\u2014Lord Salisbury déclare que tant qu\u2019il n'aura pas été prouvé que les légations sont en sûreté, il sera impossible de discuter les questions de médiation.* .Washington, 95.\u2014 On a déeou- vert qu\u2019un des codes secrets du département d\u2019état n été volé.On croit qu'il est tombé entro les mains du gouvernement chinois.Cela pourrait expliquer le mystère de la dépêche Conger.\u201c+ Berlin, 25.\u2014Le comte Von Buc- low, ministre des affaires étrangères, a répondu aujourd\u2019hui à l'e:m- pereur dé Chine, lui disant qu'il ne soumettre pas au gouvernement sa demande de médiation, tant qu\u2019il ne sern pas renseigné d\u2019une manière positive et certaine sur le sort des étrangers à Pékin, et que le gouvernement chinois n'aura pas offert - réparation ponr l'assassinat du baron Von Ketteler, ct donné des garanties que sa conduite future sera en harmonie avec la loi internationale et les usages de la civilisation, \u2014I1 est inutile de résister, nous voulons que vous ayez un bon ouvrage eb que votre linge paraisso bien.La vraie place pour cela est la Buanderie Nationale.NAISSANCE En cette ville, le 19 du courant, l'épouse de M.Aza Delisle, typographe au Courrier, un fils.LA:TRIBUNE Conseil de Ville 20 juillet 1900.En l'absence du mire et du maire-suppléant, sur proposition de M.Jos.Morin, sccondé par M.F.Gervais, M.l\u2019échevin 8, \u2018I.Duclos est appelé à présider ln réunion.Présents: MM.les échevins S.T, Duclos, Joseph Morin, O.Brodeur, Jos.Chenette, D.Dumaine, J.N.Lemieux, F.Authier et Frs Gervais.Lecture et approbation des minutes de la dernière séance, Le rapport du travail des pompes pour les deux dernières semaines est lu et sera déposé aux archives.Les chiffres offrent peu de di£- férence uvec les rapports précédents.Il est pompé de 5 à 6 millions de gallons d\u2019eau par semaine, et brûlé de 9 à 10 tonnes de chur- bon.Lue une requéte de MM.C.Des- saulles et G.St-Jacques, demandant de placer un abri pour leurs chaloupes au pied de la rue LuRocque.Accordée.Lue une lettre de In Cie d'Eclai- rage, en réponse aux questions posées pur lu corporation, informant le Conseil que ses demandes étaient sous considération.Lue une lettre de M.Jos.Cho- quette, J.Mathieu et autres, demandant que le trottoir en grano- lite au sud de la place du Marché, rue St-Antoine, soit continué en face de leurs propriétés, entre les rues St-Francois et Ste-Anne, aux conditions stipulées par le Conseil.Référée au comité des chemins, qui fera faire les travaux si possible.Il est ensuite donné lecture des protêts demandant des indemnités pour dommages soufferts par l'eau, Ja semaine dernière, dans les caves, Le comité des chemins s'adjoindra le surintendant de l\u2019Aqueduce, le chef de police et le conducteur des travaux d'égoûts pour fuire l'inspection ct rapport au Conseil.Quelques mots échappés en conversation feraient croire que ces requêtes n'ont pas leur raison d'être duns des cus de force majeure comme celui de la semaine dernière, alors que l'abondance de l'eau ne pouvant suffire à trouver son cours, a inondé plusieurs Caves.La corporation ne saurait être tenue responsable.Il est donné lecture de deux avis informant le Conseil que, si dans 30 jours il n\u2019a pas porté remède dans le cas des protêts de MM.Féo- dor Boas ct Moritz Boas, au sujet de dommages à leurs propriétés par la construction du viaduc de la rue Girouard et du détournement de la rue St-Michel, il sera poursuivi suivant la loi.Ces lettres sont laissées sur la table.Les divers comptes pour les derniers 15 jours sont lus eb ordre donné de les payer.Il est alors lu une requête de Madame veuve Noé Raymond, demandant des canaux d'égoûts, rue Raymond, pour ses propriétés qui en souffrent actuellement.Référée au comité des chemins, qui fera faire les travaux nécessaires pour réndre justice aux fins de la requête, Après les autres affuires de routine, M.le président du comité des chemins fit un rapport très intéressant sur les travaux accomplis et les travaux projetés duns \u2018son département.Parlant des inondations, il voit que par règlement il était chargé $5 pour l'ouverture d\u2019un canal d'é- goût par toute personne qui voulait se servir des canaux d'égofits; sans doute, ajoute-t-il, la corporation a fait quelques milliers do piastres, mais elle a acceptd des risques qui peuvent devenir très TA onéreux.Les requêtes en dommages reçues co soir, nous en donnent la preuve.Il m'est venu à l'idée que lu corporation ne dovruit rien charger pour ouvrir les éxoûts, mais elle devrait exiger un nete authentique des personres qui en font la demnunde, renonçaut à tout recours en dommiages par ln cuuso de ces égoûts.Ces actes seraient enregistrés et les risques réduits à leur \u2018plus simple expression, Cette idée fut bien reçue du Conseil, qui l\u2019étudiera.Sur lu question des trottoirs, M.Chenettu explique que ln demande de MM.Choquette, Mathieu et autres devra attendre son tour de rôle, lo pierre de bordure que nous avons décidé de mettre, ne peut pas être fournie aussi pronptement que nous le voudrions.Pour cette même raison, le trottoir de la place lu marché a dû subir un moment d'arrêt.La mémo chose sur ln rue Cascade, MA.Leduc et Duquette peu satisfaits de leur travail, rue Girouard devant chez M.le Maire, ont de- mnndé à faire un bout de trottoir en goudron entre les rues Désaul- niers ct du Séminaire, afin de montrer la différence entre les trottoirs en pierre et goudron, ct goudron seul.Le trottoir entre les rues Bour- duge ct Laframboise qui devait être fuit en pierre ct goudron ne sera pus dérangé cette année.Le bois étant encore bon.Par contre, le comité a fuit poser un trottoir en pierre sur la rue Ste-Marie, de la rue Girouard en descendant.C'est une rue large et bien fréquentée jusqu'à la rue Cascade.Maintenant, les travaux du nivellement, rue Girouard, à la tête de la rue St-Denis, ont trouvé des eritiques pour leur opportunité et leur prix.Le Conseil s'était engagé envers la banque, à faire niveler le terrain.Il ne restait qu\u2019à s\u2019exécuter.C'est ce que nous avons fait.La terre que nous enlevons est pla- céc ailleurs où il aurait fallu en charroyer, depuis le domaine près de l'Yamaska, ce qui aurait coûté plus cher.Le mucadam servira de nouveau, et tous ces travaux ne cofiteront pas plus de $400.Et le Conseil s'ajourne à vendredi, le 8 août prochain, à 8 h,, p.m.AUTOUR DE NOUS (Spécial à La TRIBUNE) STE-MADELEINE.\u2014 Le Dr À.P.Cartier, ex-député de St-Hyacin- the, a été élu, mardi, commissaire d'école, à l\u2019unanimité, en remplacement de M.Edouard Rousseau, commissaire sortant de charge.\u201c + STE-HÉLÈNE.\u2014 Avant de continuer la causerie promise, la semaine dernière, il nous faut annoncer la mort presque soudaine d'un vioux et très respectable citoyen de la paroisse.M.J.-Bte Messier rendait so belle âme à Dieu, jeudi dernier, entouré de l'affection des siens appelés en toute hâte au chevet du mourant.Les service et enterrement ont cu lieu au milieu d\u2019un large concours de paroissiens désireux de rondre ce dernier hommage à celui qui fut vraiment bon père de famille.\u2014Nous devons aussi donner avis aux nombreux admirateurs de M.Paul W.Dufault, notre ténor si apprécié de touto la Nouvelle Angleterre, et fils de notre concitoyen ME.Dufault, que nous aurons le plaisir do l'entendre dimanche soir, dans un concert de circonstance donné au profit des œuvres paroissiales, On y jouera la charmante pièce : \u201c Marie, ou, à la grâce de Dieu.\u201d Dans les entre'actes, M.H.Lalime, sétainariste de Sherbrooke, donne- 45 ru des solos de violon.Melle Bou- dreau chanter une romance et, pour la premiere fois, dans notre village, nous enténdrons du chant et de lu déclamation rendus par le phonographe puissant d'Edison.L'or chestre local fournira de loxecel- lente musique, Pour cette délicieuse soirée il y aura de bons sièges réservés aux prix populaires de 25 et 35 cts.> Maintenant, remplissons notre promesse en disant que nous avions laissé La Rivière du Loup Large purtout pour effectuer notre retour à Lévis afin de traverser les Cantons de I'Est.Nous profitons de quelques heures à notre disposition pour visiter la rivale de Québec, In patriede Fré- chette, cette ville d'abord?nommée pointe-Lévis et dont les habitants, sur couscil de notre grand poête nationale, ont fait Lévis, en I'honneur du dernier capitaine victo- ricux sous les armes françaises.Que de beaux édifices érigés ça et là.L'Hospice de St-Joseph de la Délivrance est déjà un monument d'une ville beaucoup plus populeuse.La belle statue de Mgr_Dé- ziel, qui orne l'avenue de la très belle église paroissiale, est bien la preuve que là comme dans tout le pays, on se souvient des grands disparus.Nulle part ailleurs on n\u2019est plus patriote qu\u2019ici où nous entendons glorifier les Cartier, les Champlain, les Frontenac, les Vau- dreuil, les Montcalm, les Lévis, les Laval, puis les Plessis, les Tasche- reau, les Papineau, les Mercier \u201cand the last but not the least\u201d, 1'dmi- nent premier ministre, l'hon.W.Laurier.Nous quittons la haute ville pour visiter la belle église de St-David de l\u2019Auberivière et pour mieux admirer les magnifiques points de vue qui charment nos regards étonnés.Nous lougeons la cote Lévisicnne jusqu'à la Chaudière en contemplant Québec et sa rade ou mouille dans le moment uno formidable frégate au fier drapeau d'Albion.Naturellement, nous vient à l'idée l'arrivée de Jacques-Cartier et celle de Champlain sursces rivages alors couverts de forêts vierges.Que d'événements glorieux dans l\u2019espace de trois siècles, notre pays n\u2019a-t-il pas vu s'accomplir?Quel contraste entre cette vue superbe de deux villes,belles et progressives, avec ces quelques misérables huttes, pauvres demeures des premiers habitants du beau Canada ! C'est en jetant un regard en arrière sur les débuts si difficiles et si humbles de l'entreprise de nos aïeux que nous sommes mieux à même d\u2019apprécier leur travail et leur dévouement aux intérêts de la patrie dont nous bénéficions si largement.Sans bien nous en rendre compte nous étions plongés dans une rôves= rie d'autant plus belle que nous avions pour reposer nos yeux fatigués la vue d'un soleil couchant ré- fletant ses derniers feux dans le beau Suint-Laurent.Petit à petit, nous nous éloignâmes de la jeune Lorette, Sillery et Pont Rouge pour nous diriger vers St-Agapit, Mé- thots- Mills, Ste-Julie, Somerset et Stunfold et pour constater que tous ces villages peuvent rivaliser victorieusement avec les anciens établissements des bords du Saint- Laurent.Le commerce de bois si florissant depuis quelques années surtout, & donné uno étonnante émulation pour le défrichement des terres.Lus paroisses surgissent comme par enchantement où encore quelques années passées n\u2019häbi- taiont que l'ours et l'orignal, maîirés ; des bois francs et des marais, Les clochers répondent aux \u2018elochiers .| comme ils servent de pointe de Îlement à ue population labo- Tieuse \u2018ot partout très heureuse d'avoir conquis un chez-soi sur la oret.Nous avons vu à Victoriaville uno église étonnante par ses proportions, belle et splendide, au de- \u201cdans comme au dehors.Les bancs de la nef comme ceux du chœur sont on érable piqué, ajouré, gondolé et ornés de moulures aussi élé- £antes que solides.Les colonnes, à bâses solides et aux panneaux décorés sont finies rondes et cannelées pour la partie supérieure.Trois galeries avec devantures en balustrade font un des plus beaux ornements de ce monument simple en dorures mais tout de même comparable on beauté aux belles églises de Longueil et St- Hugues.La vente, pour six mois, des seuls bancs de la nef a rapporté le joli montant de 81,225.Voilà une petite ville de quinzo cents Ames aidée d'une paroisse modeste qui n'ont point peur ni du progrès ni du soin d\u2019élever une royale demeure au divin Créateur, Ajoutons que la sacristie et le presbytère sont à l'avenant, que le champ des morts semble inviter à l'éternel repos tant il est propre et ombragé de beaux arbres, d\u2019allées au sable fin, d'un superbe chemin de croix et d\u2019un calvaire représentant Jésus oxpirant entre le bon larron tournant vers son divin maitre un regard d'amour et de repentir tandis quo le mauvais larron a la figure hideuse d'un damné reprouvé.Impossible de n'être pas remué en voyant ce groupe si éloquent par la pose diverse des personnages représentés.Honneur à l'artiste de ce chef-d'œuvre d'expression.Honneur encore aux artistes sculpteurs dont les fins ciseaux ont si bien taillé les monuments funèbres des familles Tessier et Plamondon, d\u2019Arthabaskaville.Nous venons de nommer le plus charmant endroit des bois francs, le joyau encerclé dans les chastes anneaux des pures ondes de la Ni- tolet.Que de fraiches ousis, que les villas Laurier, Lavergne, Poisson, Crépault, Pacaud, Plamondon, ete ?Nous renonçons, pour de multiples raisons, à en vanter les gloires: mais, qu\u2019on nous permetto d'inviter les milliers des nôtres qui nous laissent annuellement pour les manufactures ou autres appas améri- eains, d'aller visiter, au préalable, ces nouvelles paroisses dont le centre est St-Christophe d\u2019Arthabas- ka ; quand ils auront vu ce que l'énergie et le travail de ces colons ont produit, nombre de nos amis des vieilles paroisses vendront leurs biens pour aller tenter fortune sur cette terre promise qui comprend les beaux coimntés de lu Beauce, Mé- gantic, Wolfe, Compton, Sherbrooke, Richmond et Drumimond-Ar- thabaska.Nous donnons ces nom- broux détails pour convaincre les môtres de la richesse ot des sources de bonheur dont jouissent nos amis de cette région, sources intarissables pour l'homme de cœur, soucieux de ses vrais intérêts comme de ceux de son pays.Partout nous avons vu de vertes et magnifiques prairies, des récoltes \u2018pleines de promesses, sous formes de beaux légumes et de grains \u2018abondants.L'heure du retour vers les rives de I'Yamaska avait sonnée pour nous.En serrant la main à un lau- Téat du mérite agricole comme celle _d\u2019un-colon des premiers défriche- /Ments, nous promettons bien d\u2019y \u2018retourner l'an prochain.Nous saluons au passage: War- .wick, Danville, Richmond, et nous débärquons à Acton-Vale où noüs attendait la plus cordiale amitié, \u2018Après une'longue veillée en belle \u201ccompagnie d'aimables hôtes, nous \u201cgOltons'äu'repôs qui nous pérmet- reel ny oS me Era de continuer, frais et dispos, le lendemain, l\u2019agréable promenade.Une heure d'arrêt dans notre - [bien aimée ville de St-Hyacinthe pour embrasser une sœur religieuse et présenter nos amitiés à M.et Mde Emile Marin, puis, file gudéle vers d\u2019autres rives que nous visiterons ensemble, amis lecteurs, si toutefois vous tenez à la prose et compagnie de GUSTAVE.CANADA Sorel \u2014Le niveau du fleuve a monté de trois pieds depuis quelques jours.Ou n'a jamais vu l\u2019eau aussi haute à cette saison de l'année, \u2014MM.R.Lamoureux et fils ont décidé de rebâtir immédiatement leurs usines détruites par le feu, le 12 courant.On a déjà commencé à déblayer les ruines de la vieille fabrique et sur le même emplacement on construira la nouvelle, qui sera d'un genre plus moderne.M.Wm Boivin en sera le construc- tour.* Montréal.\u2014 M.P.Arthur Côté, City Editor de La Presse, à épousé lundi matin, le 16 courant Melle Elise Brunelle.Le mariage a été célébré par M.l'abbé Rousseau, dans la chapelle du Sacré-Cœur de l\u2019église St-Jacques.\u2014Notro sculpteur canadien, M.Philippe Hébert, vient justement de signer le coutrat avec l'archevêque Bruchési, dans lequel il s'en- gago à élever un monument à Mgr Bourget, en face de la cathédrale, en retour de la somme de vingt- cinq mille piastres.Hébert partira par le Dominion immédiatement pour la ville de Paris.LS Fraserville.\u2014 Toute la ville de Fraserville était cn liesse, jeudi, à l\u2019occasion de la visite de Son Excellence Mgr Diomède Falconio, délégué Papal au Cunada.Magasins et boutiques avaient fermé leurs portes ct une grande foule s'était rendue à lu gare, pour l\u2019arrivée du convoi rapide de Halifax, à bord duquel le «listingué visiteur avait pris passagé.Mgr Falconio fut reçu par M.F.X.L Blais, curé de cette paroisse ; M.l'abbé Huard, asst.-supérieur du collège de Chicoutimi, venu à la rencontre de Sa Grandeur ; par le pro-maire et les conseillers de la ville, par MM.les abbés Augustin Bernier, chapelain de l'hôpital ; Girard, de Notre-Daine du Portage; Léonce Vézina, vicaire de ln Rivière du Loup, ot M.Michaud, ecclésiastique du séminaire de Québec, et par un grand nombre de citoyens qui lui firent escorte, au son des fanfares, jusqu'au presbytère, Avant de laisser M.le Curé pour Chicoutimi, le Délégué le remercia cordialement et voulut bien lui exprimer toute la satisfaction qu\u2019il avoit éprouvée de voir vant de respect et d'empressement de la part de notre catholique population ; il expritna aussi son admiration pour la grandeur ct la beauté des divers points de vues qu'il avait pu admirer, grâce au retard du vapeur, et, appelant encore une fois les bénédictions célestes sur le pasteur et le troupeau de la Rivière du Loup.Mgr Falconio s'éloigna pour Chicoutimi, en compagnie du Révd Père Fisher, de M.l'abbé Huard et du vicaire-général de Chatham, M.le curé de St-Basile.hd Sherbrooke.\u2014 Notre jeune ami, M, Emile Rioux, qui vient d\u2019être reçu avocat après des examens très brillants est parti, hier, pour Sherbrooke, où il doit se fixer pour \u2018lédéltico de sn profession.PE ua tes \u2018 C8 LA IRIBUNE Nous sommes convaincu que M, Rioux a un bel avenir devant lui, Fils du juge Rious, qui était si respecté et si estimé dans tous les Cantons de l'Est, ce jeune avocat se trouve tout connu et tout désigné au public.A part cela, M.Emile Rioux possède des mérites sérieux et réels.C'est un garçon de grands talents, laborieux, qui a fait un cours excellent à l'Université Laval où il a obtenu le degré de licencié en droit.Son examen devant le Barreau a également été un grand succès, =.Sherbrooke.\u2014 Les directeurs de l'exposition de Sherbrooke poussent avec activité les préparatifs pour l'exposition do cet automne, qui durera du 8 au 8 septembre.De nombreuses améliorations ont été faites sur les terrains.Rien n'est épargné et tout annonce un très grand succès.* = * Plessisville, 20.\u2014\u2014Une enquéte a été tenue hier soir, à Drummond- ville, sur le corps de Coté, journalier, de St-Cyrille de Wendover, trouvé gisant sur la voie de l'In- tercolonial, après le passage du train No 33, express maritime, mercredi après-midi, D'après les dépositions, il appert que Côté s'est couché près des rails et qu\u2019en s\u2019éveillant au passage, il fut frappé à la tête.Il eut les jambes conpées, Verdict selon les faits, sans blâme à l\u2019Intercolonial.- * * La foudre \u2014Chaque été depuis trois ans, Watson Frères, de Dun- ham, ont eu un veau tué par la foudre, sur leur ferme.Le premier des trois à été frappé par le fluide électrique lorsqu'il courait, et il est resté debout, immobilisé daus la position de course.L'année dernière, à la même époque, un-autre veau fut tué par la foudre, et un troisième la semaine dernière.Ce dernier a été tué en mangeant, et l'action de l'électricité a été si prompte qu'on a trouvé l'animal mort, la langue entourant une touffo d\u2019herbe.+ - Québec.\u2014Vers les 7 heures jeudi soir dernier, toute une sensation a été causé sur la citadelle par un bruit qui ressemblait À une forte canonnade ; en entendant cette détonation, les soldats en gornison sur lu citadelle ont cru que toute la forteresse allait sauter et »'écrouler.Lo calme rétabli, on s'empressa de se diriger vers l'endroit d'où partait le bruit, et l\u2019on constata qu\u2019uno partic du mur qui donne sur les Glucis, s'était écroulée et était tombée dans le fossé avoisinant.Lu partie écroulée laisse une brêche d'environ 100 pieds de longueur sur 17 de hauteur.Ln partie qui est restée debout dopuis ln brêche jusqu'au bastion de l'est, menace ruine, et il faut que ce mur soit réparé immédiatement, Les travaux de réparation à cot endroit de nos fortifications nécessiteront une dépense d\u2019une ving- taino de mille piastres pour le gouvernement fédéral.À six heures, c'est à dire une heure avant cet accident, plusieurs ouvriers étaient occupés à réparer le tuyau des égoûts à l'endroit même où le mur est tombé.On comprend qu\u2019elle aurait été la triste conséquence de cet écroulement s'il se fut produit une heure plus tôt.Vendredi soir, les autorités de la Citadelle ont télégraphié la nouvelle au ministre de la Milice, à Ottawa, et celui-ci a immédiatement répondu que tous les travaux né- \u2018cessaires aux murs des fortifications seront faits sans délai, pour éviter de nouveaux accidents et que les murs en désagrégation seront dé- \u2018molis et reconstruits.Eat un AL d'nc BE Su1S064 (ADS TN CA TNUES Bière et Porter de John Labatt .0 LONDON, ONT.\u2014\u20140\u2014\u2014 Recommandé par les connaisseurs ot les médecins daus toutes les parties du Oanada, Voyez les témoignages écrits dochitaistes éminente, NEUFMEDAILLES D'OR, D'ARGENT DE BRONZE ET ONZE DIPLOMES ob.tenns aux oxpositions aniverselles de France, d'Austraîie, des Etats Unis, du Ganada sde la Jamaique Indes Oociden.es Bavour originalo ot fine, puroté garantie.Oes brouvages sont faits apécialement pouroonvenir au climat de ce conti- pont ot ne sont pas surpassbe.Prix Spéciaux au Gros « On porte & Domicile dans toute la ville, J.B.ST-PIERRE, Epicier, 266 RUE CASCADES, ST-HYACINTHE.Téléphonez au No, 36.Cartes d'Affaires.A, BOURGAULT, AVOOAT 11 Rue St-Denis, - - ST-HYACINTHE.BLANCHETTE & BEAUREGARD AVOCATS, 167 Rue Girouard - - - - Sr-Hyaorvrre.BOISSEAU & BAZINET, NOTAIRES 18 Rue St-Denis, - ST-HYAOINTHE BERNIER & MORIN, NOTAIRES Oommisenires de la Cour Supérieure, 169 rue Girouard, St-Hyacinthe.ASSURANCE SUR LA yin \u201cLA CANADIENNE\u201d résontant pour S8t-Hyacinthe Rep ot Jo District U.LEVEQUE, Ass.-Surintendant, No 8 Rue St-Donis, ST-HYACINTHE.Assurance Sun Life Bureau principal : Montréal.Magloire Laurence,\u2014\u2014\u2014ns.AGENT-GÉNÉRAL, 87 Rue Mondor, 3T=-ETACINTHE, Quo.L.E.MOREL, casavAvr rnenes, ST-IIT AGRSITDIIL.ACCORDEUR de PIANOS Prix : $1.50 Apnzsse : Hotel Ottawa.Tel.48.50 YEARS\u2019 EXPERIENCE TRADE MARKS DESIGNS .COPYRIGHTS &C.Anyone sending a skoteh nnd description may quickly nscortaln our opinion freo whether an invention 1a probably patentable.Communications strictiy contidentinl.Jiandbook on I\u2019stonts sont free.Oldest Agony for securing putonts, Patonts tnken through Munn & Co.receive speclat notice, without charge, in tho Scientific American.A handsomely Ilustrated wcekly.Tarsest cts culntion of any scientide journal, Torms, $3 8 MU four montus, $L Bold by all nowadenlers, & Co,scraroncwer.New York Branch Office, (25 F St.Washinaton, D.BOUILLOIRES ET ENGINS A VENDRE!) 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Vous êtes bien coupable, Louis, bien coupable ! \u2014Hélas ! je le vois bien maintenant.Pendant un instant le cocher pu- rut réfléchir ; puis, tout à coup, se frappant le front: \u2014J'y suis, j'y suis! s'écria-t-il.\u2014Que voulez-vous dire ?lui demanda le comte.\u2014Je sais comment il a su que mademoiselle irait rue Davy.\u2014Ah! fit M.de Lasserre.\u2014Oui, c\u2019est bien celu, je me souviens.\u2014Parlez, de quoi vous souvenez- vous ?\u2014 Quand mademoiselle est descendue, il était dans la cour, nous causions ensemble, Pour que mademoiselle ne le vit pas, il se glissa dans l'écurie, et il a entendu ce que mademoiselle me disait.\u2014Etes-vous bien sûr qu\u2019il a entendu ?\u2014Tout à fait sûr, monsieur.Mademoiselle n'a pas parlé bien haut, mais nous étions tout près de la porte de l'écurie.M.de Lasserre appuya sa main sur son front.Convaineu que l'homme en question était un complice de sa femme et du vicomte de Sanzac ; persuadé, d'autre part, que la jeune fille avait -été attirée rue Davy et que, préve-, nu par la comtesse, son agent savant le jour et l'heure où elle s'y rendrait, l'affirmation du cocher déroutait un peu le comte.Mais «quand il avait une idée, il n\u2019en voulait pas démordre.Il resta absolument convaincu que sa femme était l'auteur de l'enlèvement.Il n'avait plus rien à demander à Louis.D\u2019un signe il le congédia, \u2014 Vous parnissez plus tranquille, lui dit madame Delorme, \u2014Oui, répondit-il, grâce à ce que je viens d'apprendre, je suis maintenant rassuré.Aurore ne court aucun danger, et j'espère bien que demain je la ramènerai ici.\u2014Dans tout ce que Louis vous a dit, je n'ai compris qu'une chose : Aurore a été enlevée.\u2014Cela ne laisse aucun doute.\u2014 Pourquoi ?Par qui?\u2014Je le sais, \u2014 Ne pouvez-vous pas me dire ?.\u2014Rien, l'interrompit-il brusquement.Vous n'avez pas diné, allez vous mettre à table.Madame Delorme comprit qu\u2019il voulait être seul, Elle se leva aussitôt et sortit du salon.Alors M.de Lasseerre bondit sur ses jambes, le regard chargé de sombres éclairs, frémissant, terrible.\u2014Les misérables, les infâmes ! murmura-t-il d\u2019une voix tremblan- : ve te de fureur.Eux, toujours eux !.Oh ! les lâches, les lâches ! Et sans que je sache rien, sans que j'aie soulement un soupçon, ils ont pu compléter et mettre à exécution cette nouvelle infamie ! Ma fille, ma pauvre fille ! Un sanglot lui coupa la voix.Allons, allons, reprit-il, en se redressant avec une énergie farouche, il ne s\u2019agit point de pousser des gémissements, il faut agir ! Il jeta les yeux sur lu pendule.L'aiguille marquait neuf heures et demie.Répondant sans doute à une réflexion qu\u2019il venait de faire, un sourire étrange crispu ses lèvres, \u2014Voyons toujours, fit-il, \u2014II prit son chapeau et sortit précipitamment.Sur le boulevard, il arrôta un cocher de fiacro qui passait, ayant sa voiture vide.\u2014Rue Duvy, No 6, dit-il à l'automédon, en so jetant dans le coupé.Vingt minutes après, il était rue Davy, il entra dans ia loge do la concierge.\u2014C'\u2019est ici que demeure madame Durand ?lui demanda-t-il, \u2014Oui, monsieur.\u2014Est-elle chez elle ?\u2014Non, elle est sortie.\u2014J'\u2019en étais sûr, pensa-t-il.Il reprit à haute voix \u2014A quelle heure madame Du- rand était-elle sortio ?\u2014Vers sept heures, répondit lu femme, en lui lançant un regard de travers.\u2014Savez-vous où elle est allée ?\u2014Mes locataires \u2018n'ont pas de comptes à me rondre, répondit aigrement la concierge ; ils vont où ils venlent et font ce qui leur convient; ça ne me regarde pas.\u2014Je comprends cela: mais vous savez peut-être à quelle heura madame Durand rentrera ?\u2014Je n\u2019en sais rienZdu tout.Au fait, qu'est-ce que vous lui voulez à madame Darand ?\u2014J\u2019ai besoin de lui parler.\u2014Eh bien, ce sera pour un autre jour, attendu que madame Durand ne reçoit pas des hommes Ia nuit; et quand même elle rentrerait.vous comprenez.Dites-moi votre nom et je la préviendrai que vous êtes venu.\u2014II est inutile- que je vous don- no mon nom, je reviendrai demain matin.\u2014Comme vous voudrez, grogua la concierge.M.de Lasserre remonta dans le Y fincre ob se fit ramener boulevard Haussmann.Peut-être espérait-il que les ravisseurs d\u2019Aurore, songeant aux conséquences terribles de lour action, avaient renoncé à leur projet et fuit reconduire la jeune fille chez elle.Vain espoir ! Aurore n\u2019était pas revenue, .XL Le comte s'était rendu rue Davy avec la certitude qu'il n\u2019y trouverait pas la comtesse ; l\u2019absence de ln jeune femme, sortie à sept heures, peu de temps après l\u2019enlèvement, l'affermissait dans toutes ses convictions.La malheureuse ! Elle avait osé, une seconde fois, lui prendre sa fille.Maintenant, il allait être sons pitié pour la misérable ! il roulait dans sa tête toutes sortes de projets de vengeance et ne trouvait pas qu'il y eût un châtiment assez grand, assez terrible à infliger à une pareille coupable, qu'il mettait au-dessous des plus viles créatures.Après avoir accompagné Aurore, comme nous l'avons vu, jusqu\u2019à sa voiture, la comtesse était remontée chez ello, heureuse do la visite de sa fille, ayant au cœur toute la joie qui pouvait encore y entrer.Elle avait préparé et pris son modeste AS DE epas du soir; puis elle s'était habillée pour se rendre chez madame de Montesson, la fille cadette de M.Van Ossen, qui lui avait écrit le matin de venir la voir, M.de Lasserre passa la nuit chez madame Delorme; munis, malgré les instances de celle-ci et tout ce qu\u2019- elle put lui dire, il refusa absolument de se mettre au lit pour prendre le repos dont son corps et son esprit surtout avaient le plus grand besoin.Il est vrai que, dans l'état de fièvre et d'agitation où il se trouvait, il lui cit été impossible de fermer les yeux.Aflaissé dans un fauteuil ou étendu sur le canapé ou debout, arpentant le salon à grands pus, lan- cant toutes sortes «d\u2019imprécations, pleurant et sanglotant par instants après d'effroyables accès de fureur, et de rage concentrées, il s'enfonçait, se perdait au milieu du chaos d'idées qui grouillaient dans son cerveau malade.Quel moyen devait-il employer pour se faire rendre immédiatement sa fille?Il le cherchuit, mais il y avait une telle confusion dans ses idées et ses pensées qu'il ne purvenait pas à imaginer quelque chose de raisonnable, Il pouvait dénoncer le fait au parquet du procureur de la république, et aussitôt une légion d\u2019agents de la sûreté serait mise en compagne.C'était évidemment ce qu\u2019il avait de mieux à faire.Mais si le moyen était bon, il avait aussi son côté dangereux, et le comte faisait valoir plusieurs raisons pour se justifier à lui-même la répugnance qu'il avait de méler;{à cette grave affaire des hommes de justice.Il voulait que sa fillo lui fit rendue et que les coupables fussent punis; mais ilredoutait un éclat autour du nom de Lasserre, un scandale public dont Aurore aurait à supporter le contre-coup.Plus que jamais le comte de Lasserre tenait à rester dans l'ombre et l'oubli, caché sous lé nom de Delorme et celui de Pierre Rousseau.Après avoir porté sa honte seul, pendant des années, il ne voulait pas la rendre publique, il ne voulait pas la foire partager à sa fille.C'est ninsi que le malheureux passa la nuit, dans des angoisses inexprimables, formant mille projets et ne s'arrétant & aucun, Un peu avant sept heures, \u201cil se disposait à sortir lorsque l'honorable Chaminon fit irruption dans l'appartement en criant : \u2014 Madame, monsieur, on ramène la voiture ! Le comte descendit rapidement l'escalier.Dans la cour il se trouva en présence d'un gardien de la paix et d'un garde du bois de Boulogne.Louis était en train de dételer le cheval; mais il y mettait du temps, car il s'interrompait à chaque instant dans son travail pour accabler de caresses la pauvre bête qu\u2019il retrouvait dans un état pitoyable.En effet, le cheval était fourbu, efflanqué, couvert de poussière et crotté jusc'au ventre, Il ne paraissait pas complètement insensible aux caresses du cocher; mais, pour le moment, une épaisse litière fraiche, une bonne ration d'avoine et un fort coup de bouchon de paille ot d'étrille auraient mieux fait son affaire.Le comte de Lasserre interrogea le gardien de la paix et le garde du bois, et voici qu\u2019il apprit: Au petit jour, faisant su tournée dans le bois, le garde avait rencontré le cheval dans une allée, tnar- chant au pas eb à l'aventure.Il avait cru, d\u2019abord, qu'un accident était arrivé la veille; mais après examen, il acquit la certitude que la voiture n'avait point versé et que lo cheval ne s'était pas emporté ; il n'existait, en effet, aucun dé- sordre dans le harnachement du cheval, et la voiture ne portait pas la moindre trace d'un accident quelconque, Très étonné, mais renonçant à s'expliquer l'abandon de I'nttelage, le garde avait pris le cheval par lu bride et s'étuit rendu au bureau du commissaire de police de Neuilly, où le secrétaire du commissariat reçut sa décinration.Ce dernier avait déjà donné l'ordre de conduire lo cheval et la voiture à la fourrière, lorsqu'un gardien de la paix eut l\u2019idée de visiter l'intérieur du coupé.Duns une des poches de côté il avnit trouvé un carré de papier\u2014 qu'il présenta au comte, \u2014sur lequel une main peu habile avait écrit le nom et l'adresse de madamo De- lorme.Alors, au lieu de conduire l\u2019attelage à lu Fourrière, on l'avait amené boulevard Haussman, à l\u2019adresse indiquée.\u2014Maintenant, monsieur ajouta le gardien de In paix, si madwmne a une déclaration à faire, je suis chargé do lui dire qu\u2019elle devra se présenter duns Ia journée au bureau de M.le commissaire de police de Neuilly.Madmne Delorme, répondit le comte, n\u2019a aucune déclaration à fuire, aucune plainte à formuler ; l'abandon de son cheval et de sa voiture dans le bois de Boulogne, par suite d'une erreur involontaire de son cocher, est un fait auquel elle désire qu'on n'attache aucune importance.Je vous prie de dire cela à M.le commissaire de police ; vous le préviendrez en même temps que M.Delorme aura l'honneur de lui faire une visite aujourd'hui ou demain.Quant à vous, messieurs, je vous remercie: madame Delorme et moi nous aimons à reconnaître les services qui nous sont rendus; le commissaire de police de Neuilly vous remettra à chacun une gratification de la part de madame Delorme.Les deux hommes soluèrent respectueusement le comte et se retirèrent.Le père Chaminon, qui n\u2019avait pas perdu un mot de ce qui venait d'être dit, était stupéfié de la réponse du comte.\u2014Par exemple, se disait-il en hochant ln tête, si j'y comprends quelque chose, je veux bien que le diable m'emporte | Le comte alla prendre une voiture de place à la station lo plus proche et se rendit rue Davy.La concierge donnait un coup de balai sur le trottoir devant la maison.\u2014-Qui demandez-vous ?dit-elle à M.de Lasserre en le voyant ouvrir la porte de la loge \u2014Madame Durand, répondit-il.\u2014Ah ! je vous reconnais, c'est vous qui êtes venu hier soir.Eh bien, madame Durand est chez elle; je lui ai dit qu'un vieux monsieur était venu pour la voir, elle ne sera pas surprise do votre visite.Montez, c'est au troisième, la porte à droite.Le comte grimpa rapidement l'escalier ; arrivé sur le palier du troisième étage, il s'arrêta un instant pour reprendre haleine.Il paraissait calme, mais son cœur battait à se briser ot son regard avait gardé quelque chose de farouche.Ne voyant pas de cordon de sonnette à la porte, il frappa: Presque aussitôt la porte s'ouvrit et il se trouva en face de sa femme, en négligé du matin.La comtesse laissa échapper un cri de surprise.\u2014Vous, monsieur le comte, c'est vous ?dit-elle en reculant pour le laisser entrer, Sans prononcer une parole, le comte franchit le seuil, referma la porte et entra en même temps que la jeune femme dans lu petite, pièce que nous connaissons.Alors son rer regard devint fulminant et son visage prit une expression terrible.\u2014Mon Diou ! mais qu\u2019avez-vous donc ?s'écria la comtesse épouvan- téo, Il darda sur elle son regard de feu, \u2014Misérable ! infâme ! pronon- ça-t-il d\u2019une voix rauque, où est ma fille?Allons, répondez, où est ma fille 7 Lo cœur de la comtesse cessa de battre ct elle sentit un froid glacial dans tous ses membres, comme si son sang se ligeait dans ses veines, \u2014Mais.je.jo ne comprends pas.balbutin-t-elle, \u2014Ah ! vraiment, répliqua-t-il avec un ricanement étrange; oh! bien, je vais vous faire comprendre.Hier soir, à cinq heures, Aurore était ici, Ln joune femme baissu la tête, en murmurant : \u2014C'est vrai.\u2014En sortant de chez vous, dans la rue, à la porte de cette maison, Aurore u été enlevée.La figure décomposée, livide et les yeux égarés, la comtesse se re- dressu.\u2014Que dites-vous, mon Dieu ?que dites-vous donc ?exclama-t- elle affolée, en faisant un pas en avant.\u2014Je vous dis qu'Aurore a disparu, qu\u2019elle à été enlevée par deux hommes à votre solde, deux bandits vos complices ! Les yeux de la comtesse, subito- ment injectés de sang, se voilérent.Elle essays de parler ; mais elle ne put que pousser un cri étranglé, déchirant, horrible.Pendant une seconde ses bras battirent l\u2019air, son corps rejeté en arrière se raidib et elle tomba comme une masse sur le carreau où elle resta étendue ne donnant plus signe de vie.Le cri de la pauvre mère, exhalation de son âme, avait été plus éloquent que tout cc qu'elle aurait pu dire.\u2014Je me suis trompé.}'pensa le comte, elle ne savait rien, ce n\u2019est pas elle ! La flamme de ses yeux s\u2019éteignit et il enveloppa d\u2019un long regard la malheureuse qui gisait à ses pieds.Il se pencha sur elle avec I'intention évidente de la relever, de lui porter secours ; mais, aussitôt, il se redressa brusquement.\u2014Non, non, murmura-t-il avec une sorto de fureur, je ne veux pas, je ne veux pas ! \u2014Et il s\u2019élança hors du \u201clogement.Au bas de l'escalier il rencontra la concierge.\u2014Montez vite, lui dit-il, madame Durand vient de se trouver mal ; elle réclame vos soins.Il s'éloigna rapidement, pendant que la concierge effrayée s'empressait de monter au troisième étage.- Le comte se jeta dans sa voiture sans rien dire au cocher.\u2014Où allons-nous?lui demanda celui-ci.\u2014Je n\u2019en sais rien, Malgré cette singulière réponse, le cocher fouetta son cheval tout en se disant : \u2014En voilà un drôle de pistolet.! Après tout, ça m'est bien égal, je marche à l'heure et pourvu que je sois payé.Blotti dans un coin du coupé, le comte réfléchissait ou plutôt essayait de fixer sa pensée.À tort il avait accusé la comtesse, il le re: connaissait; il avait fait \u2018fausse route.Où chercher maintenant ?À qui devait-il réclamer sa fille ?- Il fallait tâcher de deviner, d'abord pourquoi Aurore avait été enlevée.Quel mobile avait fait agir le Ia: visseur?Quelles pouvaient être ses intentions ?Tout à coup, .une clarté se fit dans son esprit | troublé.et-il lui semble qu'e une main.invisible tragait sous ges Jeux, en lots mare re.- LA 1RIBUNE \u2018de feu, le nom du marquis de Ver- \u2018veine.Il tressaillit et s\u2019écria : \u2014C'est lui, c\u2019est lui! Après sa femme, pouvait-il accuser, raisonnablement, un autre que le marquis ?En effet, tout s'élevait contre Adrien; sa.coaversa- tion avec Aurore, chez la marquise de Montperrey, que la jeune fille avait fidèlement rapportée à son père, prouvait suffisamment au comte que le jeune homme était le coupable qu\u2019il cherchait.\u2014Le lâche, le lâche ! prononça-t- il d\u2019une voix sourde, Oh ! je le tuerai; oui, je le tuerai commo un chien enragé | Soudain, une idée nouvelle tra- Versa son cerveau, faisant surgir une hypothèse douloureuse, stupéfiante, qui se dressait entre lui et le marquis.Or, cette hypothèse lui montrait comme chose possible une entente entre Aurore et Adrien.Dans ce cas sa fille était le complice de son ravisseur, il l'avait en- - levée avec son consentement, tout avait été convenu entre eux, Quel moyen le marquis avait-il employé pour suborner sa fille ?Sans doute ils s'étaient écrit.L'homme qui s'était fait l'ami du cocher avait été leur messager.Sans doute encore, ils s'étaient ron- contrés quelque part.Et madame Delorme, chargée de veiller sur sa fille constamment, comme une mére, madamé Delorme n\u2019avait rien vu, rien soupçonné ! \u2014Oh ! oh! fit-il.Et, atterré, il pressait dans ses mains son front brûlant.Toutofois, dans son cœur, ln fibre paternelle essayait encore de défendre so.fille et il hésitait à croire qu\u2019elle eût pu le tromper ainsi.Quoi, Aurore capable d\u2019une pareille chose ! Non, non, c'était impossible! Et pourtant, sans son autorisation, sans lui rien dire, elle était allée chez son institutrice, chez sa mére, et elle avait su lui cacher cola.Donc elle avait pu le tromper d'une autre manière.Et 'affrcuse supposition rovenait persistante, opiniâtre, s'imposait, et la malheureuse idée s'incrustait dans sa pensée.Ainsi, après su temme, qui l'avait trompé, trahi, c'était sa fille, qu\u2019il aimait et adorait, plus encore peut- être qu'il n\u2019avait aimé et adoré la mère; c'était sa malheureuse fille, qui grossissait à son tour la masse des filles perdues ! \u2014Malheur ! malhour ! s\u2019écria-t-il avec désespoir.Mais pourquoi donc suis-je encore sur terre?Pourquoi donc no suis-je pas mort depuis longtemps ?Qu'ai-je fait dans la vie?Rien.Quels services ai-je rendus ?Aucun.d'avais quelque chose là, conti- nua-t-il en se frappant le front, et quelque chose aussi dans le cœur et dans l'âme ! Et tout celn a été dé- | truit, anéanti, emporté dans lo tourbillon du malheur! Aujourd'hui Qu'est-ce que je suis?Un corps saps nie, une machine dont tous les ressorts sont brisés, un spectre vivant! qu'il soit maudit, comme moi, le jour où jo suis entré dans cette misérable et exécrable vie ?Maintenant, qu'\u2019allait-il fairo ?Allait-il abandonner sa fille à sa destinée comme il avait autrefois abandonné sa femme ?Cette pensée lui vint.Mais il la repoussa aussitôt avec horreur.Non, il ne pouvait pas faire.celo.Il.avait trouvé sa femme indigne du pardon ; mais, si coupable que fût Aurore, il sentait qu\u2019il aurait la \u201cforce de lui pardonner sa faute.Avant tout, il fallait la retrouver, Yarracher des mains de son ravisseur, do ce misérable marquis de Verveine, dont il avait voulu faire - son gendre, à qui il aurait donné sa fille et qui la lui avait prise, l'infême! Ah! maintenant, c'était fini.Il aurait préféré voir Aurore dans un cercueil plutôt.que- de >.Ad matièr à un pareil misérable! \u201ca Sp Les créances du marquis étaient toutes entre ses mains ; il allait immédiatement le poursuivre ; il ferait vendre par autorité de justice, à vil prix, le domaine de Verveine, ses bois, ses fermes, tout ce qu'il possédait.Ce serait sa première vongeance ! En attendant, comment savoir où il avait conduit Aurore?Evi- demment, 1ls étaient partis ensemble.Quel moyen employer pour de- couvrir leur retraite ?Ces questions, que M.de Lasserre s'adressait, réveillèrent d'anciens souvenirs et firent jaillir de sa mémoire un nom: Gabiron, \u2014Oui, se dit-il, voilà l'homme qu\u2019il me faut: mais depuis seize ans, qu'est-il devenu?Est-il toujours un agent de la maison Ser- pin?Existe-t-il encore?Aujour- d'hui même, je le saurai.Après tout, si je n'ai pas Gabiron, l'agence me trouvera un autre homme.Le fiacre était arrivé sur les boulevards extérieurs que le cheval suivait tranquillement, marchant au pas.Lo comte eut la pensée de se rendre chez son ami Van Ossen pour linstruire du nouveau malheur qui lui arrivait et lui demander ses conseils.Mais il changea aussitôt d'idée.\u2014 Non, se dit-il, jusqu'à nouvel ordre Guillaume ne doit rien savoir.Après avoir réfléchi un instant : \u2014Si j'allais chez le marquis, dit- il; je suis certain de ne pas le trouver; mais, qui sait, je puis apprendre quelque chose.Il baissa un des panneaux vitrés de devant, \u2014Cocher ?eria-t-il.L'homme se retourna.\u2014Conduisez-moi rue Vanneau, no 20.\u2014Allons-y grommela le cocher, il vaut encore mieux aller là que nulle part.Et il fouetta son haridelle qui voulu bien partir au trot.Le comte de Lasserre ne fut nullement étonné quand le concierge de la maison où demeurait le marquis lui apprit quo M.de Verveine étuit absent.À une seconde question qu\u2019il adressu, la concierge ré- que je demande se trouverait là, vous reviendrez ici avec elle.D'ailleurs, quelle que soit la réponse qui vous sera faite, vous me l'apporterez immédiatement.Théodore, habitué avec le comte à obéir passivement, s'inclina et sortit.Le comte reprit sa plume et écrivit une seconde lettre.Celle-ci était adressée au commissaire de police de Neuilly.Il glissx dans l'enveloppe, avant de la cacheter un billet de cent francs.C'était la récompense promise aux deux hommes qui avaient ramené le cheval ot la voiture.(A continuer) nn ts CANAL DE TRENT.DIVISION DU LAO SIMCOE.\u2014BALSAM Avis aux Entrepreneurs PES SOUMISSIONS cachetées adressées au soussigné et cndossées sou- missiox pour je \u2018* Canal de Trent ** seront reçues à co bureau jusqu'à midi, verdredi, le 24 uoût 1900, pour in construction d'à peu près treize milles de canal, entre Kirkfeld et le lac Simcoe, qui sera divisé en deux sections.Les pluus, spécitications de l'ouvrage et les blancs de contrat pouventêtre vus au bureau de l'Ingénieur en chef du Département des Chemius de fer et Ca- neaux, à Ottawa, ou au bureau de l\u2019In- génicur surintendant, Peterboro, où des blancs de soumissions peuvent être obtenus le et après mardi, le 24 juillot 1900.S'il s'agit de sociétés, In soumission doit porter la signature actuelle du nom complêt, la nature da l'occupation et la demeure do chaque membre de la dite saciété.ot, on outre, nn chèque de ban- quaaccepté pour In somme de $1.500 doit necompuguer la soumission pour chaque section ; ces chèques acceptés doivent être endossés payable au Ministre des Chomins de fer et Cunaux, et il sera confisqué si les parties soumission- nonts refusent d'accepter lecontrat pour l'ouvrage ct aux prix et conditions mentionnés dans l\u2019offre soumise.Les chèques scceptés ainsi envoyés seront retournés aux parties respectives dont les soumissions ne'horont pas accoptécs.Ni la plus busse ni aucune des soumissions ne sers nécessairement ac coptée.Par ordre, 7.+ L.K JONES, Socrétaire, Dépt Chemins de fer et ca- maux.Département des Chemins, de fer ot des Caonux, Ottawa, 16 Juillet 1900.Les journsux insérant cette annonce sans l\u2019autorisation du Département ne soront puint payés.7\u201424\u20141900 ~~ Hf.pondit : \u2014M.le marquis est parti hier soir, vers cinq heures, sans dire à son valet de chambre où il allait ; il à emporté une valise de voyage, ce qui indique qu'il ne reviendra pas avant trois ou quatre jours.J'étais là au moment de son départ; je lui ai trouvé un air tout je ne, sais comment, il était pâle et pa-| raissait préoceupé et inquiet.Je, l'ai fuit remarquer à ma femme, en : lui disant: \u201cBien sûr, il est arrivé quelque chose de désagréable à M.de Vorveine.\u201d | Le comte n'avait pas besoin d'en \u2018 apprendre davantage pour se trouver suffisamment édifiée, Le doute ! n\u2019était plus possible.Co que venait de lui dire le concierge affermissait sa conviction.Il remonta dans le fiacre et se fit ramener boulevard Haussmann.\u2014Je ne sais rien encore, dit-il à ! madame Delorme, je cherche.| Jo vais rentrer chez moi, je ne sortirai probablement pas dans la journée.Si d\u2019une manière ou d\u2019une autre vous appreniez quelque chose, vous m\u2019enverriez Louis immédiatement.\u2018 Et il s'en alla sans lui avoir adressé aucun reproche sur son manque de surveillance, Aussitôt rentré chez lui, le comte écrivit une lettre qu'il mit dans une enveloppe.Cola fait, il appela Théodore.\u2014Vous allez tout de suite porter ceci À cetto adresse, lui dit-il, en lui donnant la lettre : vous romettrez ce pli à M.Serpin lui-même ou à son représentant, ou à son successeur.si:l'agence a changé de direc- AYA] Les Sept PICES gai du Dr.Howard.TOMACH (TABLETTES.] PECIFIC Guérissent tous les Désordres Digestifs, la Dyspepsie, l\u2019Indigestion, Douleurs, Vents.En forme de tablettes; bon reméde, facile 3 prendre, efficace.Le Lieutenant Colonel du 41ème Bataillon.Qui est aussi Régistrateur du Comté de Leeds, un ex-M.P.P., est un des plus anciens membres du Brock Lodge, No.9, LO.O.F., et est un des Ex-Grand-Maîtres de l'Ordre, à Ontario.Cet éminent citoyen soldat a beaucoup souffert de ln Dyspepsie et de I'Indigestion, depuiy des années, il dit : Messieurs :\u2014\u2014 J'ai pris vos SEPT Epices (Seven Spices), pour l'Indigestion et la Dys Pepsie, et j'ai trouvé que c\u2019était un remède de grande valeur, qui donne un soulagement prompt et efficace.Je puis le recommander à toutes les personnes qui sont sujettes à ces maladies souffrants.W., H.CoLæ Vente en boîtes seulement.Prix, 50 cents, chez les pharmaciens ou- s'adresser à DR, HOWARD MEDICINE CO., Brockville Ont.Envoi franc-de-port.Bventails Prix du grand éventail mu par l'électricité, pour jusqu\u2019au ler nov.1900 : Pour un, S15, payable d'\u2019avance ; pour deux, $25, payable d'avance.Petit éventail, 810, mé- mes conditions, avec droit d'arrêter de midi & 1 heare les jours que nouz serons obligés de faire usage de vapeur comme pouvoir moteur, La CIE DES POUVOIRS HYDRAULIQUES, 1 juin, 1m.Bon à savoir M.Jos.Leduc vient de faire des arrangements avec un spécialiste pour les couvertures en gravois ot en ciment, caves, trottoirs, en goudron, asphalte et en granolite, S'adresser à Jos: LEDUC, ferblan- teur.-Dans le cas où la personne tier.( M.O.Davip & CIE Maison à la Mode ! 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