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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 7 septembre 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1900-09-07, Collections de BAnQ.

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[" 4 HE \u2019 4 asile el sie | pare Vor.13 JOURNAL HEBDOMADAIRE ST-HY ACINTILE, Que, VENDREDI, 7 SEPTEMBRE 1900 \u201cLA TRIBUNE \u2014\u2014 \u2014 No.19 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : ANNONCES 13re Insertion (la ligne).10e Insertion subséquente (la ligne).5e Annonces à long terme à prix modérés ; : A.DENIS, Directour-Propriétaire, Sr-HyaorsTus, 7 Serr 1900 Hom.M.Marchand.\u2014 Le Soleil, du 4, nous annonce que la santé de l'Hon.M.\\Marchand s'améliore sensiblement, Nos lecteurs seront heu- | reux de l\u2019apprendre.» | Québec, 4.\u2014 Sir C.A, P.Pelletier, président du Sénat, dit à ses amis que les élections générales n'auront pas lieu avant mars pro- à chain.II dit être bieu renseigné.x Club Laurier.\u2014Cette belle organisation qui porte le nom de Club Laurier, fera, cette année, son excursion au Parc Otterburn, à St-Ii- laire, comté de Rouville, dimanche, le 16 septembre.Le départ se fera à 9 heures, à la gare Bonaventure, Le président a onnoncé au milieu des applaudissements des membres du Club, qu'il comptait sur lu présence du patrons du club, Sir W.Laurier, de l\u2019Hon.M.Tarte, de l\u2019Hon.M.Bernier, et de tous les députés libéraux du district.M.L P.Brodeur, député de Rou- ville, dont la popularité est si grande, recevra les excursionnistes au parc Otterburn, et sera l\u2019un des principaux orateurs de la circonstance.M, Pierre Leclerc, ex-président du club Laurier, a encore augmenté l\u2019enthousiasme des membres en annonçant qu'il avait obteuu l'assurance que les libéraux de Sorel, de Berthier, de Vorchères, allaient prendro part au pique-nique qui aura lieu au parc Otterburn.De grandes excursions vont être organisées dans ce sens, par les chefs du parti dans ces différents comtés.Fredericton, N.B.\u2014 L'Hon.M.H.R.Emmerson, premier ministre du Nouveau-Brunswick, a offert sa démission, vendredi soir, au liente- pant-gouverneur McLellan, qui a immédiatement appelé l'Hon.M.LL J.Tweedie, le secrétaire-provincial, à former un nouveau gouvernement.M.Tweedie a, sur le champ, annoncé la constitution de son cabinet comme suit : Hon, M.L.J.Tweedie, premier ministre et secrétaire provincial.Hon.M.William Pugsley, solliciteur général, Hon.M.C.H.Labillois, commissaire des travaux publics, \u2018Hon.M.L P.Farris, commissaire de l\u2019agrieulbure.Hon.M.A, T, Dunn, inspecteur général, Hons.MM.H.A.McKeown et G.F.Hill, ministres sans portefeuille.On croit que M.Emmerson montera au Banc de la Cour Suprême, ou bien qu'il sera candidat aux prochaines élections fédérales, .a Comme une protestation Jeudi soir, l'Association des Ma- nufneturiers du Canadu a eu son banquet annuel à Toronto.Quatre cents industriels étaient présents et ont applaudi tous les orateurs célébrant, duns l\u2019éloquence, les temps meilleurs et la période de progrès dans lesquels nous sommes entrés, Les manufacturiers qui redoutaient l\u2019avènement des libéraux au pouvoir en 1896 sont les premiers à reconnaître désormais que jamais, au Canada, les affaires ont été aussi actives et aussi considérables dans le commerce, l\u2019industrie et l\u2019agriculture qu\u2019elles lo sont aujour- d\u2019hui, On peut prendre le banquet de jeudi comme une vigoureuse protestation contro les clameurs des.chefs torys qui, au lendemain du triomphe de M.Laurier, prédisaient la fermeture de nos usines, la banqueroute do nos industries nationales.Jamais les manufacturiers n'ont fait autant d'ouvrage et n'ont payé, autant de salaire que depuis que Sir Wilfrid Laurier est à la tête de nos affaires \u2014La Patrie.\u2014# Les deux attitudes de Sir Charles Lorsque Sir Charles Tupper ira dans l'Ontario, il devra expliquer ce qu'il entendait en disant, l\u2019autre jour au représentant de la Presse que Sir Wilfrid Laurier \u201c est trop anglais pour lui, avec son programme de Fédération impériale.\u201d Dans les circonstances où ces paroles ont été dites, elles constituent comme un mot d'ordre de Sir Chs Tupper & la province de Québec.C'est ce mot d'ordre que le chef tory doit expliquer, Dans l'Ontario, on veut savoir en quoi Sir Wilfrid Laurier est trop anglais à la convenance du chef tory.Dans l'Ontario, on sait parfaitement pourquoi Sir Charles Tupper estime que Sir Wilfrid Laurier n'est pas assez anglais, Ce que le peuple aimerait à savoir maintenant, ce sont les motifs qui ont induit Sir Charles Tupper à dire dans la province de Québec que Sir Wilfrid Laurier est trop anglais.La politique anti-impériale de Sir Charles Tupper n\u2019a pas encore montré son nez dans l'Ontario.Ses organes n\u2019en ont pas encore glosé et ils n\u2019ont pas encore accusé Sir Wilfrid Laurier d\u2019avoir un programme de Fédération impériale ; au contraire, ils l\u2019ont dénoncé comme un séparatiste qui espère voir un jour \u201c le Canada se détacher de l'Empire, comme le fruit mûr tombe de l'arbre.\u201d Sir Charles Tupper doit aller bientôt dans l\u2019Ontario, il faut qu\u2019il y dise laquelle des deux attitudes il adopte.Va-t-il' livrer bataille à Sir Wilfrid Laurier parce qu'il est trop anglais, ou parce qu'il n'est pas assez anglais ?Il à essayé les deux attitudes, laquelle gardera-t-il ?Ce sera en vérité assez étrange de voir Sir Charles parcourir l'Ontario en disant que Sir Wilfrid Laurier n'est pas assez anglais, après avoir déclaré -dans la province de Québec tout le contraire, La Patrie, 2 Surplus à Québec Malgré que sous l'administration Marchand, certaines taxes uient été diminuées et que d\u2019autres aient été pratiquement supprimées, le dernier numéro de la Gazette Officielle nous apprend que le gouvernement de Québec a réalisé pour l'année 1899-1900, un surplus de $18,192.57 Nous donnons ci-dessous le tableau des recettes et des paiements de la province de Québec pour l'année fiscale terminée le 30 juin 1900, RECETTES Dominion du Canuda.$1,278,991.82 Terres, Forêts et Pé- cheries.\u2026.1299,371.73 11,961.48 Administration de la Justice, timbresjudi- cinires, honoraires.247,798,81 Licences\u2014 Hôtels, boutiques, etc, (nette).580,139.77 Taxes directes sur les corporations commerciales.\u2026.\u2026.186,598.39 Taxes sur les mutations de propriété.139.80 Licences de manufactures et commerce.1,383.09 Droits sur les successions.conan 270,865.58 Taxes directes sur certaines personnes.16.00 Entretien d\u2019aliénés.79,718.87 Ecoles de réforme et d\u2019industrie.23,176.22 Gazette officielle de Québec.ver 17,879.89 Législation.12,572.63 Timbres d\u2019enregistrement.\u2026.\u2026.\u2026.68,003.49 Intérêt sur le prix du Chemin de Fer Q.MO&O.300,084.18 Intérêt sur prêts et dépbts.18,836.24 Taxes sur les subven- ventions de chemin de fer.644.83 Revenus inférienrs.23,544.16 Recettes totales.$4,421,716.98 DEPENSES Dette publique.81,538,059.20 Législature.\u2026.199,563.09 Gouvernement civil.285,872.35 Administration de la Justice.\u2026.526,107.06 Police.cone 25,635.31 Inspection des Bu.: reaux Publics.\u2026 9,000.00 Tustruction Publique, 438,758.37 Institutions Littérai- \u2018res et Scientifiques, 1,000.00 Arts et manufactures, 13,000.00 Travaux et édifices publics :\u2014 Ordinaire.92,209.15 .Extraordinaire.5,000.00 Agriculture.198,759.97 Terres, Foréts et Pé- cheries,.on.14970413 Colonisation et Mines 184,845.00 Immigration.\u2018 4249.63 Institutions de bienfaisance.44,570.75 Asiles des aliénés.340,400.00 Ecoles de Réforme et Industriclles.# 65,500.00 Services divers.186,480.57 Traitements et dépenses casuelles des ré- gistrateurs.85,000.00 Gazette Officiclle de Québec.18,000.00 Ecoles-du soir.21/08; :46 Conseil*d'Hygiène.\" 16/5000 Achat de Vaccin.2,000.00 Belmont Retreat (Institution McKay).500.00 Monument National, Montréal .,.2,500.00 Inspection des chemins de fer.,.180.50 Acte d'établissements : industriels de Québec.11,105.87 \u2014 Dépenses totales, .54,403,524.41 Recettes totules.\u2026 .S4,421,716.98 SUrplus.eee $18,192.57 Sir A.P.Caron et les contingents Le pamphlet No 6, préparé sous l'œil des alliés.de Sir Charles Tup- per dans la province de Québec, fait un crimo à M.Laurier d\u2019avoir fait participer le Canada à la guerre I\u2019 Afrique.Or, Sir A, P.Caron, en décembre dernier, faisait la déclaration suivante, à St-Jérôme, à l'assemblée convoquée par l\u2019Hon.DM.Nantel et M.Chauvin : \u201c Si nous ne restons pas Anglais, il faut que nous devenions Américains.J'aime à exprimer franchement ma pensée, fut-elle opposée au sentiment public.Nous devons du secours à l'Angleterre, quand l'Angleterre a besoin d'aide et de secours.Puisqu\u2019elle nous » rendu des services, nous sommes obligés do lui donner notre secours.Je ne puis pas blamer, moi, le gouvernement d\u2019avoir envoyé le contingent.Quand nous trouvons de nos fils qui veulent aller au Transvaal, JE CROIS QUE LE GOUVERNEMENT NE POUVAIT FAIRE AUTREMENT QUE DE LES ENVOYER.\" Mais le pamphlet No 6 n\u2019a pas dénoncé Sir A.P.Curon.\u2014La Pairie Canadiens et Acadiens Il a été question à là convention d\u2019Arichat, de l'unification des deux portions du peuple canadien de race gauloise, comme on peut en juger par la lecture de la résolution suivante : Proposé par M.J.V.Désaulniers, appuyé par M.Alf.Lambert.\u201cQue l'établissement de relations fraternelles entre les Canadiens- Français et les Acadiens par l\u2019entremise d\u2019une société nationale de bienfaisance serait de nature à unifier ces deux portions du peuple canadien de race gauloise ; Que ln société des Artisans Ca- ndiens-français étant déjà établie sur des bases financières solides et recrutant exclusivement parmi les fils de \u201cLa fille aînée de l'Eglise\u201d pourrait accomplir cette œuvre patriotique, toute en répandant les bienfaits ds la prévoyance chez votre population.+de PAPIER ROLLAND De l'Avenir du Nord.C\u2019est avec plaisir et orgeuil que nous avons appris l'immense succès remporté à l'Exposition universelle par 1a Compagnie de Papier Rolland.Le grand prix lui a été décerné pour la qualité et la beauté du.\"| papier & livres blancs.Il faut bien se rappeler que la Let les pays et que lo grand prix est la plus haute récompense accordée à l\u2019exposition.La maison Rolland a done le droit d\u2019être fière.Cet honneur rejaillit surtout sur notre manufacture dirigée par M, S.J.B.Rolland, Force d\u2019expansion Dans la Revue des Deux Mondes à paru un très court, mais très intéressant eb important article de Péminent publiciste Benjamin Sulte intitulé \u201c Croissez et Multipliez,\u201d par lequel il démontre à l\u2019évidence que la population canadienne-fran- çaise de l'Amérique a doublé par période de vinat-huit ans.Il ajoute qu\u2019en 1897 la province de Québec renfermait 1,282,987 personnes de sang français et même un peu plus que cu chiffre ; qu'il y en avait bien 200,000 dans Ontario et un million aux Etats-Unis eb que cette forcc d'expansion est en pleine activité, , Mais combien y en a-t-il au Mo- nitoba, dans le territoire du Nord- Ouest, à ln Colombie Anglaise, qui compte aujourd\u2019hui une population de 460,646 habitants, Je puis dire cependant avec connaissance de cause, que cette force d\u2019expansion ert en aussi pleine activité parmi les Canadiens des Etats-Unis qu'au Canada quoiqu\u2019on en dise, et pour preuve je présente à vos lecteurs le tableau suivant du nombre de Canadiens-français habitant maintenant les Etats-Unis d'Amérique par Etats : Ohio.Oklahama.Oregon.ooeus Pensylvanie.\u2026.Rhode-Island.,.° Texas o.oocvvvvens Vermont.Virginie Washington., Wisconsin Autres Etats, .N'est-ce\u2019 pas: que cette: £61 | pansion est - plus |plsiae activité.\u2026 - bine Alabama.500 Alaska.\u2026\u2026.\u2026.800 Arizona.300 Arkansas .cone 950 | Californie.30,000 Caroline.oe 200 Colorado.- 6,500 Connecticut.45,500 Dakota du Nord.18,000 Dakota du Sud.14,000 Delaware.300 Floride.8, 500 Georgie.100 Idaho.50 Illinois .100,000 Indiana.eens 6,500 ITowa.\u2026.\u2026.\u2026.26,000 Kansas.10,000 Kentucky.150 Louisiane. Ps James J.Jeffries a offert hier soir de rencontrer Fitzimmons d'ici à quatre semaines a Carson City ou San Francisco pour $20,000 de chae- que côté.>.Un prêtre qui célébrait la messe dans lu villa Curaso, Italie, don Antonio, a été empoisonné par un | toxique mis dans le vin du calice.L'effet du poison à été également ressenti par l'enfant de chœur - qui avait bu le reste du vin.* PA On rapporte de la région .dés Trois-Rivières, que depuis quelque temps plusieurs ours ont été vus à l'entrée de la forêt, près des terres à culture, à Ste-Flore et a Mont- Carmel.Les oultivateurs de ces paroisses font bonue garde, car \u2018ils z craignent que ces incursions n'aient , pour objet la visite de - leurs ty B ; i \u2018peaux de moutons.oo Thi 8.CANADA Méntréal, \u2014 La manufacture de pôles et châssis de MM.Brouillette ot Aumond, situé rue Ste-Catherine entre les rues Papineau et Shaw, a été entièrement détruite par un in- céndie, samedi matin, ® + _St-Ours.\u2014Au mois d'octobre prochain) le vénérable curé de St-Ours, » le chanoine O, Désorey, com- pl ètorn ses cinquante années de prétrise, Ses confrères, de concert avec la population de St-Ours, se préparent à lui faire une fête superbe.Ils Aoivent se mettre immédiatement à l'éuvié boür préparer le programme .Achats.\u2014 M.Auguste Sollasol, marchand de bois, de Milan, Aveyron, France, est actuellement de passage à Montréal.M.Sollassol avait l'habitude d'acheter du bois canadien, de la maison Guérard, de Marseilles, qui a également un dé- pot à Cette, mais cette année, il s\u2019est déterminé à \u2018venir lui-même au Canada pour faire sesachats directement.+ L'exposition régionale agricole et industrielle qui aura lieu à St-Jean les onze, douze et treize septembre, promot d'être des plus belles et des plus intéressantes.Cette exposition ombrasse les comtés de St- Jean, Iberbille, Napierville, Beau- harnois, Chambly, Châteauguay, Huntingdon, Laprairie, Missisquoi et Rouville.5, + Sherbrooke.\u2014 Pendant la retraite ecclésiastique, Mgr LaRocque n annoncé au clergé qu\u2019il détachait de la Corporation épiscopale le Séminaire St-Charles Borromée.Le Séminaire a été incorporé par fi acte dù parlément provincial en 1879.Depuis cette date, l'évêque et le supérieur avaient seuls la responsabilité des affaires temporelles.À l'avenir, le Séminaire formera une corporation distincte \u2018ayant à sa tête six directeurs nommés par l'E- véque, Lt Le Pont de Québec.\u2014 Le North American Philadelphia publie une gravure du Pont de Québec, qui couvre toute une page.Au bas, on lit: \u201c Une maison de Philadelphie commence la construction du plus grand pont du monde, c'est la Phee- nix Bridge Company.\u201d \u2018Après avoir donné une description détailléo, le journal américain continue : \u201c L'un des officiers de la compagnie à déclaré que l'ouvrage allait être poussé avec toute la célérité possible.Les pièces de fer qui doivent entrer daus la maçonnerie des culées seront prêtes à être expédiées à Québec dans trois semaines.\u201d * oF Changements ecclésiastiques \u2014 Por décision de Sa Grandeur Mgr de Nicolet, lors de la clôture do la retraite ecclésiastique, les change- mbhts suivants ont été offectuds dans le diocèse de Nicolet : M.l'abbé À.Jannelle, vicaire à la Baie, est transféré au vicariat de Drummondville; M.L.Comeau, curé de Notre-Dame du Bon Conseil, passe au vicariat de la Baie du Fébvro; M.A.Pratte, vicaire a \u2018Drummondville, est -nommé a la cure de St-Majoric; M.Orner Du- bois, do la cure de St-Majoric, est \u201c transféré à la cure de Notre-Dame , @tBon Conseil ; M.A.Lebrun, de la\u2018cure de St-Germain de Grant- +; ham, est nommé chapelain des RR, FF, du Sacré-Cœur, à Arthabaska- ville M.O.Milot, curé de l'Ave- DIE, prend'la cure de St-Germain - de\u2018Grantham, et M.A.- Gravel, celle ÉÉVAVenit se .compte des déposants à la caisse | d'Epargne des postes, le 31 juillet 1900, était de $38,483,628.83 - M.Alfred Bernier, quatrième fils de M.le sénateur Bernier, est parti de St-Boniface, dimanche soir, pour Montréal, où il entrera au noviciat des Jésuites, le 7 courant.LE * L'abbé mitré d'Oka, Dom Antoine, est parti pour Citeaux, France, afin d'assister au chupitre général de l\u2019ordre des Cisterciens réformés.Il sera de retour dans deux mois.\u201c+ St-Hubert.\u2014 La vieille gare du Grand Tronc, à St-Hubert, est devenue ln proie des flammes, lundi après-midi, et le feu, poussé par la bourrasque, a fait craindre pour le village.AR Few.\u2014 Mercredi aprés-midi, le feu à causé pour $50,000 de dommages, dans la fabrique de coton Dominion, de Ste-Anne, No 546 rue Nutre-Dame, près de la rue Frontenac, Montréal.Pas d'accident, * =» + Trois-Rivières.\u2014 Sept Ursulines du monastère des Trois-Rivières sont parties pour Grand\u2019Mère où elles prendront possession du couvent nouvellement construit et se chargeront de l'éducation des jeunes filles de cette ville industrielle.* # * Une des plus anciennes maisons de commerce.de Montréal, Tit1BAu- DEAU, marchandises sèches en gros, fermera ses portes, le 31 décembre prochain, après plus d'un siècle d'existence.La fortune de M.Alf.Thibaudeau, le seul propriétaire de la maison, est évaluée à plus d\u2019un million de dollars.Québec.\u2014On a appris ici que le R.P.O'Leary, le chapelain du premier contingent, est maintenant à Londres où il a été envoyé après une attaque de fièvre entérique.Au Cap on lui à présenté une médaille en reconnaissance de ses nombreux services.\u2014Le commandant général de la Milice canadienne, le général O'Grady Haly, est débarqué à Québec, lundi matin, .Jeune lauréat\u2014Le département de l'Instruction Publique vient d'accorder à Mlle Esthel-Yvonne de Besserer Corriveau, jeune gra- duéo ct médaillée du couvent Jésus- Marie \u201cMople-Wood\u201d Waterloo, les honneurs du diplôme académique, cotte jeune fille \u2018avait antérienre- ment obtenu avec \u201cdistinction\u201d son diplôme modèle.Mlle Corriveau est ln fille de notre ami M.À.J.de B.Corrivenu.: er Obituaire.\u2014 Le dévoué pasteur de l\u2019église St-Joseph de Montréal, rue Richmond, M.l\u2019abbé Joseph- Uldéric Leclerc, est mort subitement, jeudi matin, & 9 heures, en son presbytère, succombant à une syncope de cœur.M.le curé Leclerc est né à l'Ile Bizard, le 6 août 1836, et après des études brillantes, il fut ordonné prêtre, à Montréal, le 14 juin 1862, L'évêque l'envoya immédiatement, comme vicaire, à Vaudreuil.Quelques années après, il fut nommé chapelain du pénitencier St-Vin- cent de Paul, De St-Vincent de Paul, où il de- meurs vingt ans, M.l\u2019abbé Leclerc fut nommé ouré de St-Josoph, à Montréal.[ Le rogrotté défunt avait la direction de cette paroisse depuis 17 ans, et tous aimaient et vénéraient leur père spirituel.Depuis quelques années, M, l'abbé Leclerc avait été nommé cha- oine-honoraire de la cathédrale et i «vicaire forain, deux honneurs qu Caisse d'Epargne \u2014Le crédit du | .LA TRIBUNE lui méritaient les services rendus à la religion et à la cause de l\u2019éducation dy peuple, Ses funérailles ont eu lieu lundi.+ Un cultivateur nommé Lafleur, conduisant une charge de grain dans son champ, un de ces jours derniers, à écrasé à mort sa petite fille Âgéo de trois ans, qui s'était endormie dans les longues herbes, L'accident est arrivé à Brook, Ont.C\u2014O ETATS-UNIS Les bulles nommant Mgr Keane archevéque de Dubuque, ont été expédiées, .* D'après un almanach religieux, la population catholique du Maine serait de 95,000, dont 60,000 Canadiens.r La population totale de Chicago pour 1900 est de 1, 698,515.La population en 1890 était de 1,099,850 soit une augmentation de 598,825, ou 54,44 pour cent en dix ans.,* Washington, 31 \u2014 Le département de la guerre a donné des ordres pour envoyer trois compagnies du 24e d'infanterie et quatre com- pagnics du 25e à Manille par voie de Nagasaki.\u201c+ Un feu de forêt a déjà brûlé un territoire de huit à dix mille d\u2019étendue et menace maintenant les villes de Battle et de Rambe, Wyoming, Deux mille moutons, appartenant à Frederick Ceddes, de Saratoga, sont morts cb on pense que le berger mexicain a péri, ha D'après le dernier recensement, la population de Providence, R.I.est actuellement de 175,597 habitants, soit une augmentation de 43,- 457 sur la population de 1890, *» - New-York, 31 \u2014 On prétend qu\u2019Edison a inventé un appareil pour produire l'électricité du charbon, sans l'aide des engins et des dynamos.Cela révolutionnerait le monde de l'électricité et donnerait une impulsion nouvelle À toutes les applications de l'électricité.er Woonsoket, R.L,31\u2014Mme Frances C.Berthiaume, femme du Dr H N.Berthiaume, poursuit son oncle, Jesse Gobeille, de San Francisco, en recouvrement d\u2019une somme de $7,500.M.Gobeille était ces jours derniers à \\Voonsoket, où il a épousé Mlle Augustine Desrochers.Il a été pendant quelque temps le tuteur de Mme Berthiaume, alors Mlle Gobeille.ee.New-York.\u2014 Une dépêche de Milan dit que la condamnation de Bressi comporte d'abord un an de détention dans une cellule de six pieds de long sur trois de large, obscure, avec une planche pour lit, et, commo nourriture, du pain et de l'eau une fois toutes les 24 heures.Le silence absolu est de rigueur.S'il ne se conforme pas au règle- mont on mot au prisonnier la camisole de force ou les fers, ou encore on l'attache sur une planche.Il doit passer l'année sans travailler, sans lire, sans écrire et sans fumer.Peu de prisonniers peuvent supporter cette solitude prolongée : ile deviennent fous ou meurent généralement.Si Bresci vit et con- vailler en prison.ot New-York, \u2014Les anachistes amis de Bressi, ont été heureux d'apprendre que l'assassin avait été condamné à l'emprisonnement à, Perpétuité - serve sa raison, il devra ensuite tra- Bière et Porter de John Labatt ALE & STOUT Pan QE - i + - Lapa > DE LONDON, ONT.\u2014\u2014 Recommandé par los connalsseurs et tes médecins daus toutes les parties du Osnada.Voyez lentémoignages écrite dechivwistes éminente, NEUF MEDAILLE# D'OR, D'ARGENT DE BKONZE ET ONZE DIPLOMES obs tenus aux expositions aniversellos de France, d\u2019Auatralio, dos Etats Unis, du gansde, de la Jamaique, [udes Occiden- Esveur originalo ot fine, puroté garantie, Oes breuvages sontfs taspécialoment .pouroonvenir au clitaat de ce continent et no sont pas surpassbs.ASH 4 [EY mes P A Bw MN = g y ; Prix ] Spéciaux au Gros 7 7h hd 70 00 Lon y 8 \u2018 ( es Re Sven TER .On porte à Domicile dans toute 3 Aw; H & RFH) WoRLD's EXHIBITIONS & v | Ja ville, J.B.ST-PIERRE, Epicier, == 266 RUE OASOADES, THY SOINTEE, Téléphonez au No, 36.Cartes d'Affaires, A, BOURGAULT, AVOUAT 11 Rue St-Denis, - » ST-HYAOINTEE.BLANCHETTE & BEAUREGARD AVOCATS, 167 Rue Girouard - - - ST-HYACINTRE.BOISSEAU & BAZINET, NOTAIRES 18 Rue St-Denis, - 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tu d avoir vu chez mon père, mademoiselle de Gontrey, ma grand'tante.\u2014Oui, je me rappelle, \u2014Eh bien, elle hubite tout près de Maubeuge, daus son chateau de la Cerisnie.Nous nous rendrions directement chez elle et nous y passerions la nuit.Inutile d'ajouter que nous serons .parfaitement reçus.Denain matin, toi, bien reposé, frais et dispos, au lieu d'être\" brisé par la fatigue du voyage, nous prendrions à Maubeuge le même train qui amènera Jules La- trade et ses témoins.Comme cela, tu auras moins d\u2019une heure de chemin de fer pour arriver au lieu du rendez-vous \u2014Tu as accepté la proposition d'André ?dit le marquis, s'adressant à Gaston.\u2014Oui, \u2014S'il en est ainsi, je l\u2019accepte | aussi.Alors il fut convenu que les trois amis se trouveraient le suir, à cinq heures, à la gare de Nord.Voilà comment, sans dire où il allait, le marquis de Verveine avait quitté Paris à peu près à la même heure où les complices du vicomte de Sanzac enlevaient Aurore.De Charmeille ne s'était pas trompé dans ses prévisions.\u201d Dans le train qu\u2019ils prirent le lendemain matin, à Maubeuge, à onze heures quarante, pour se rendre en Belgique, au village de Rivert, se trouvaient Jules Latrade, ses témoins et le médecin, ami de l'ingénieur, Dans une boîte, dissimulée avec soins sous son vêtement, Gaston de Limans portait des armes, , Nos sept personnages descendirent àla station de Quévy et se dirigèrent à pied comme s'ils allaient à Rivert, vers le bois dont nous avons parlé, lequel n\u2019était pas très éloigné.On eut bientôt découvert une clairière, suffisamment cachée dans les arbres, où les deux adversaires, sans être génés par rien, pouvaient être placés en face l'un do l'autre.Une fois sur le terrain, le marquis et Jules Latrade se saluèrent, de même que les témoins, puis se retirèrent à l'écart, chacun de son côté.Les témoins commencèrent par mesurer ln distance, vingt mêtres, et deux baguettes, fixées en terre, indiquèrent les endroits où chaque combattant serait placé.Celu fait, sous les yeux des trois autres témoins, l'ingénieur chargea les pistolets, mettant dans chaque conon la même quantité de poudre.Les capsules furent aussi minutieusement examinées, \u2014 Monsieur de Limuans, dit M.Castel, les pistolets sont chargés, prenez celui qui vous plaira, Le jeune homme prit une des armies ct alla lu mettre dans la main du marquis pendant que le vicointe faisait de méme pour Jules Latrade.Les deux adversaires se placérent en face l\u2019un de l'autre, aux endroits indiqués, le chapeau sur la tête : ils s'aseujettirent sur leurs jambes, s'effacèrent en se tournant de côté et se tinrent prêts.\u2014Au troisième coup que je frapperai dans la main, leur dit M.Cas- | tel, vous tirerez ensemble.Les quatre témoins étaient sur une même ligne, le médecin un peu en arrière, Entre deux temps égaux, l'ingé- nicur frappa trois fois dans sa main.Les deux coup: partirent ensemble.Les combattants restaient debout ; mais soudain, unc tache de sang rouge se montra sur la redin- gotte du marquis ; puis aussitôt on le vit chanceler et il tomba.Le médecin, les quatres témoins et Jules Latrade lui-même s'élancèrent vers lui.Le marquis ne faisait plus aucun mouvement.Déjà le médecin avait ouvert sa Loîte, qui contenait ses instruments de chirurgie et les objets nécessaires à un pansement, puis s'était agenouillé et écartait la redingoto, le gilet, ot déchirait la chemise pour découvrir la blessure.Au dessus du sein droit, le projectile avait fait un trou par lequel lo gang coulait à flots, Jules Latrade, devenu très pâle, tremblait comme une feullle.\u2014Est-ce qu\u2019il est mort ?deman- da-t-il d'une voix altérée, \u2014Pas encore, répondit le médecin, qui se dépéchait de faire un premier pansement ofin d'arrêter l'hémorragie.\u2014Pouvez-vous voir si la blessure est grave, docteur ?demanda & son le vicomte, \u2014Non.\u2014Alors vous ne pouvez pas nous dire.\u2014Je ne puis rien dire encore.De grosses larmes roulaient dans les yeux d'André de Charmelle, Quant à Gaston de Limans, qui, nous le savons, aimait Adrien comme un frère, il pleurait à chaudes larmes.\u2014JI faut absolument le transporter quelque part, dit le médecin qui était parvenu a empêcher le sang de couler ct avait achevé son pansement.\u2014A une faible distance d'ici, sur la route, il y à une apothicairerie près de laquelle nous sommes passés tout à l'heure, dit M, Castel, \u2014Eh bien, il faut voir là.Faites \u201c| vous donner un matelas, une civière, ce que vous trouverez de plus convenable pour transporter le blessé.L'ingénieur et de Charmille partirent en courant.Ils repararent au LA TRIBUNE bout de vingt minutes, apportant, avec l'aide de paysans robustes, ce que le docteur avait demandé.On coucha le blessé sur un matelas placé sur la civière, et avec les plus grandes précautions, on le trans- portu à l'apothieairerie où une chambre fut mise obligeamment & la disposition du docteur.Ce n'est qu\u2019au bout de deux heures que le marquis reprit connaissance.Il vit près du lit ses deux amis et le médecin il les reconnut, les remerci du regard et leur tendit lu main à tous trois.Le docteur fit un deuxième pansement, en disant qu\u2019il croyait devoir attendre encore un peu avant d'extraire le projectile qui, heureusement, n'avait point pénétré à une grande profondeur, Jules Latrade et ses témoins étaient encore dans la maison, où ils avaient déjeuné, Avant de s\u2019éloigner, ils attendaient que le médecin leur eût dit ce qu\u2019il pensait de la situation du blessé.A quatre heures seulement, ils apprirent que le marquis était revenu de son évanouissement et qu\u2019il se trouvait aussi bien que possible.Le médecin ne répondait de rien encore, certains accidents pouvant surveuir, mais il n\u2019était pus sans : espoir.Jules Latrade qui, en définitive, étuit un écervelé, mais prs un mauvais garçon, se sentit subitement soulagé par les paroles du docteur.Le vicomte qui auait toujours l'air d\u2019être plongé dans une méditation profonde, restait silencieux et sombre.\u2014AÂlors, dit l'ingénieur à son ami, vous restez près de M.de Verveine, \u2014Vous devez comprendre, mon cher, que je ne puis l\u2019abandonner, \u2014La science à ses droits.\u2014Et le médecin son devoir, -\u2014Mon cher ami, je ne vous blâme pas, au contraire.\u2014Cependant j'espère pouvoir rentrer à Paris dans trois ou quatre jours.Le marquis ne restera pas seul ; ses amis ont déclaré qu\u2019ils ne voulaient pas le quitter.\u2014Nous devons espérer tous que rien de fâcheux ne viendra compro- inettre la guérison du blessé, dit le vicomte, sortant de son mutisme.\u2014Certainement, fit le docteur.\u2014Dans combien de temps pen- sez-vous qu\u2019il pourra revenir à Paris?\u2014C'est fort difficile à préciser, monsieur de Sanzac.S'il n\u2019y à pas de complications, si rien de grave ne se présente, enfin s1 tout marche comme je veux lespérer, dans deux mois, dans six semaines, peut-être même un peu plus tôt, il sera sur pied.Le regard du vicomte s'éclaira d'une lueur.\u2014Complètement guéri ?fit-il.\u2014Ou à peu près, répondit le docteur.\u2014J'ai du temps devant moi, pensa le vicomte.Le procès-verbal de la rencontre, rédigé en partie à Paris et complété dans l'auberge de Rivert, fut signé en double par les quatre témoins.Cette dernière formalité remplie, Jules Latrade, le vicomte et l'ingénieur reprirent le chemin de Quévy, ol ils allaient attendre le premier train pour Paris, XLVI Nous pouvons admettre que le vicomte de Sanzac, avant le duel, n'avait fait aucun caleul sur l'hypothèse d\u2019Adrien blessé par son adversaire.En voyant tomber le jeune homme et le sang ruisseler d sur sa poitrine, il éprouva une an- goiase horrible, ear la mort du marquis aurait singulidrement amoindri le résultat qu'il espérait de ses combinaisons machiavéliques, Dès que les paroles dü dôcteur l\u2019eurent rassuré et qu'il eut acquis la certitude que pendant trois semaines, quinze jours au moins, Adrien serait retenu loin de Paris, il comprit vito le parti qu'il pouvait tirer de la situation.Il se dit: \u2014Le comte de Lusserre remucra ciel et terro pour retrouver sn fille ; il à l'argent; une puissance.Sans doute, je défie les agents à su solde, qu\u2019ils soient de la police ou non, de découvrir l'endroit où j'ai plucé Aurore; mais lo comte et surtout la comtesse peuvent me soupçonner; il ne lo faut pas, parce quo celu me génerait énormément.Je ne tiens pas à être surveillé, Donc il faut que je m'arrange de manière À faire supposer, à faire croire même que le marquis de Verveine est l\u2019auteur de l'enlèvement.Cela me sera d'autant plus facile que le marquis a quitté Paris à l'heure même où Aurore était enlevée et qu'on ne suit point où il cst allé.Cette condition, que le secret du duel sera gardé, est encore un mai- tre atout dans mon jeu, Ln discrétion des gens de l'auberge ayant été grassement payée par Jules La- trade, ils ne diront rien.Les habitants de Rivert eux-mêmes ne sau- rout point co qui s'est passé A cing cents mètres de leurs maisons.De ce côté je suis parfaitement tranquille.Le marquis soupçonné, tous les doutes seront justifiés par son absence, et avant qu\u2019il revienne, prêt à prouver son innocence, j'aurai eu grandement le temps d'agir.Si le comte ct la comtesse étaient assez aveugles pour ne pas penser à lui, on pourruit les avertir par une lettre.C'est après nvoir fait ces réflexions que le vicomte étaît rentré à Paris.ll s'était mis immédiatement au lit afin d\u2019être prêts à quit-\" ter son appurtement de la rue de Grammont.Comme nous l'avons dit, le vicomte ne voulait pas qu'on eût l'œil sur lui.Pour se soustraire à une surveillance possible, il délogeait, non pour aller passer quelques jours chez une femme, qui demeurait rue de I'Evangile, 4 la Chapelle, et qui n\u2019avait pas refusé de lui donner l'hospitalité.Nous avons vu la comtesso de Lusserre se préseuter chez le vicomte un instant après son lever, ct nous savons que.la mère d\u2019Aurore, trompée par les paroles du fourbe, s'était retiré convaincue qu\u2019elle l\u2019avait injustement accusé.Tout s'arrangeait selon les calculs et les désirs du vicomte.Du premier coup et avec une facilité dont il s'étonnait, il avait obtenu 8 plus même qu\u2019il n'espérait.Cela lui parpissait être de bon augure pour le reste.Une heure après le départ de la comtesse, pendant qu\u2019il prenait une tasse do chocolat, il envoya la domestique lui chercher un fincre.Quand celle-ci revint, il était prêt à partir.La malle qui contenait le linge et les effets d'habillement dont le vicomte pourrait avoir besoin fut descendue et placée sur la voiture, dans laquelle le vicomte monta, non pas sans avoir jeté de rapides regards \u2018le long des trottoirs.Il ne vit aucune figure suspecte.Cependant, pour plus de sûreté, il donna l'ordre au cocher de le conduire à la gare de l'Est.\u2018Là, la malle fut descendue, portée dans In salle où l'un pèse les bagages, absolument comme si le vicomte - allait partir par le premier train, Un quart d'heure plus tard, quand il se fut bien assuré qu\u2019il n\u2019était pas l\u2019objet d'aucune surveillance, il fit prendre sa malle par un homme d'équipe, qui la transporta du côté de l\u2019arrivée.Un train arrivant d'À- vricourt venait d'entrer en gareg| Au milieu du va et vient des voyageurs et du mouvement des voitu- |.res, le vicomte, ayant l'air.d'être un voyages \u2018descondu du train, fit 7 reprendre et porter sa malle sur un fiacre par un second agent de la compagnie.Cette fois, tout à fait tranquillo, il se fit conduire vue de l'Evangile.Il avait à peine cu le temps de s'installer duns Ja chambro qu'on lui uvait préparée, lorsque Lory arriva, \u2014À lu bonne heure, dit-il, tu deviens l'homme exact par excellence.\u2014Je suis ce qu'il faut avec vous, \u2014L'esnctitude cst la vertu des bons serviteurs, Maintenant, parle, qu'as-tu fait ?Que suis-tu ?\u2014 D'abord, je dois vous dire que j'ai fait une découverte qui me parait fort drôle.\u2014 Qu'est-ce que c'est ?\u2014M.Delorme à un autre nom ?\u2014Ah ! fit le vicomte, les sourcils froncés.Quel est cet autre nom ?\u2014Pierre Rousseau.\u2014Pierre Rousseau ?répéta le vicomte avec surprise, ~Oui.C'est sous ce nom qu'il a loué I'nppartement de la rue du Rocher où il se fait appeler tantôt M.Delorine, tantôt M.Rousseau.\u2014Es-tu bien sûr de cela \u2014Oui, autrement, je ne vous le dirais point.\u2014S'il en est ainsi, Lory, tu as fait une découverte précieuse, qui nous sera certainement utile, \u2014Comment { \u2014Je te le dirai tout & I'heure.Voyons d'abord ce que tu sais.\u2014M.Delorme a été prévenu, le soir mème, de l'enlèvement de la jeune fille.\u2014Par qui ?\u2014Par madame Delorme.La chose ne lui a pas été du tout agréable.Il & couru boulevard Hauss- mann, où il a passé la nuit.Le cocher de madame Delorme est entré, je suppose qu'il a été interrogé et je ne sais trop comment il a expliqué la disparition de sa jeune maîtresse ; je no sais pas d'avantage ce qu'il pense de la bonne farce que je lui ai faite; mais il doit étre furieux contre moi, je me garderai bien d'aller me frotter près de lui ; s'il me rencontrait, il serait capable de m'étrangler.\u2014d'espère bien que tu sauras l'éviter, ce que jo te conseille la prudence dans l'intérêt de mes projets Du reste, je crois que quand même, tu te trouverais en face de lui il ne te reconnaîtrait point.Tu possèdes parfaitement l\u2019art de changer ton visage ; si je n\u2019eusse été prévenu, j'aurais hésité à te reconnaître avec ce superbe colier de barbe postiche, \u2014 Monsieur me trouve de son oût ?\u2014Oui.Continue.\u2014Le matin,le cheval et la voiture ont été ramonés par un garde du bois de Boulogne, ou je les avais laissés.\u2014Ceci nous importe peu.Après ?\u2014M.Delorme a pris un fiacre et s'est fait conduire rue Davy, chez l\u2019inetitutrice.\u2014Tiens, tiens, fit le - vicomte.Il n\u2019y est resté qu\u2019un instant, -IL est remonté dans le fiacre et- s\u2019est rendu rue Vanneau, au domicile de votre ami le marquis de Verveine.\u2014Bon fit le vicomte.\u2014On lui & répondu, \u2014co qui est vrai,\u2014que le marquis avait quitté Paris, la veille au soir, saus qu'on sût où il était allé.\u2014De mieux en mieux ! \u2014L'homme que j'évais chargé, par votre ordre, de surveiller \u2018lès démarches de M.Delorme, n\u2019a\u2019 pu me dire ce qu\u2019il a pensé du mar.quis, il parait qu'il n'avait pas du tout l'air content.\u2014Je comprends cela.\u2014 Ensuite M.Delorme s'est fait ramener boulevard Haussmatin, - puis chez lui, rue du Rocher.Pen - de tomps après son domestique: &,.porté une lettre cité d'Antin.\u2014Cité d'Antin ?A qui; 2 \u2014A une agence do\u2019 \u201cFenseigne- ments, CN \u2014Ou diable ty) ris\u2019 l\u2019existence de l'agence Serpin ?muïmu- \u201cra le vicomte._\u2014A midi, je remplaçai mon homme, qui était sur les dents, continua Lory.Je faisais le guet, rue du Rocher, lorsque je vis arriver, les deux mains dans ses poches ot Je nez en l'air, une do vos connaissances.\u2014Une de mes connaissances ?\u2014M.Gubiron.: \u2014Tu I'as reconnu ?exclama le vicomte, dont le front s'était assombri.\u2014Parfaitement \u2014 Diable, diable, fit le.vicomte en se tordant sa moustache.Voyons, après, que s'est-il passé ?\u2014Vous avez compris que Gabi- ron venait de répondre à la lettre portée par le domestique.II resta assez longtemps avec M.Delorme ou M.Pierre Rousseau, puisque c'est le même homme.Quand il est sorti de la maison je l'ai suivi.\u2014Nuturellemeut ! \u2014 Il est allé boulevard Hauss- mann, il a demandé le cocher et ils ont causé pendant plus d'une heure.\u20141II se renseignait.\u2014Faut croire.Après cela il s\u2019est transporté rue Vanneau.\u2014Parfait ! exclama le vicomte, dont les yeux se remirent à pétiller, Où est-il allé ensuite ?\u2014Où il est allé?il s\u2019est offert l'agrément de flâner dans le quartier, et j'ai fait comme lui.Cette fois, retrouvant tout à fait sa joyeuse humeur, le front du_vicomte s'éclaira.\u2014Bravo | fit-il.Et après un court silence : \u2014Eh bien, Lory, reprit-il, que pensés-tu de cela ?\u2014Je pense que M.Delorme a chargé Gabiron de retrouver la jeune fille.\u2014Deviner cela n'était pas bien difficile.\u2014Je perse ensuite que le dit Gabiron fait tout ce qu'il faut pour ne pas la retrouver.Remarque juste, approuva le vicomte.\u2014Pas malin, M.Gabiron, fit Lo- ry en riant ironiquement.\u2014Heu, heu, fit le vicomte, en hochant la téte, il ne faut pas trop nous y fier, Je ne crois pas Gabi- ron très redoutable ; mais n'importe, il faut nous défier de lui.Pour le moment il est sur une fausse piste ;c'est ce que je voulais.Seulement, un douto peut lui venir d'un moment à l\u2019autre, et il cherchera d\u2019un autre côté.\u2014Nous avons pris nos précautions.\u201c-\u2014Sans doute ; mais nous ne devons agir, néanmoins, qu'avec la plus extrême prudence.Suis-tu co que Gabiron a fait ce matin ?\u2014La même chose qu\u2019hier.Il est revenu rue Vanneau pour recommencer sa promenade sur les trottoirs.Il attend le marquis, qui ne révient pas ; c'est comme un fait exprès.Pas de chance, Gabiron ! \u2014Le marquis ne reviendra pas de'sitôt.\u2014Vous savez où il est ?\u2014Parbleu! .\u2014Pauvre Gabiron ! \u2014Läissons-le attendre._ Le vicomte pose ses coudes sur 1a table, prés de laquelle il était assis, appuya sa tête dans ses mains et se mit à réfléchir.Décidément, se disait-il, toutes \u201cles bonnes cartes entrent dans mon .Jeu les unes après les autres.C'est \u201cle comte luimême qui a lancé Gabi- TON sur une fausse piste, Il avait vale comtesse, pourtant.Mais voilà, pour des raisons que je me -dévine point, la: comtesse à voulu agirseule auprès de moi:; elle na , \u2018point fait part, de ses soupçons au ; -domte.Qui-sait, en se rappelant és jours.d'ainôur d'au | brefoi, peut\u201d % ' être n\u2019a-t-elle pas eu la force do m\u2019accuser devant son mari.Le comte sait depuis longtenps que le jeune homme qui s\u2019est intro- nuit près de sa fille, dans le jardin de la Cordelière, est le marquis de Verveine.C'est son ami, cet homme qu'Adrien n\u2019a pas pu reconnaître, qui l'a instruit sur ce point.I] n\u2019y à pas à on douter, depuis le jour où il a failli le tuer, le comte n'a pas perdu de vue le marquis.Il dpit savoir que celui-ci aime toujours Aurore,et je puis admettre qu\u2019il n'ignore pas que le marquis a reconnu à l'Opéra, dans mademoiselle Delorme, son innocente de la Cordelière.Naturellement, et cela devait être, ses soupçons se sont immédiatement portes sur l\u2019umou reux de sa fille, En vérité, tout cela s\u2019est arrangé comme si je l'avais combiné moi-même.Mais quelle singulière comédie a donc joué le comte, sous lc nom de Pierre Rousseau, vis-à-vis du inar- quis ?Je cherche à comprendre.Impossible ! Tout les actes de cet homme sont bizarres, même les plus simples.Il ne fait rien comme les autres.En lui tout est mystérieux, incompréhensible.Ah! il n'a pas changé, il est aujourd\u2019hui ce qu\u2019il a toujours été ; un misanthrope, un fou !.Le marquis o besoin d'argent, le juif Salomon l'envoie à M.Pierre Rousseau, qui lui cn prête.Le vieux juif vend ses créances à un particulier qui ne veux pas être connu.Eh bien, voila le sceret dévoilé ; l'acheteur mystérieux c\u2019est Pierre Rousseau, c'est-à-dire le comte de Lasserre.Ainsi, le comte prête de l\u2019argent au marquis et devient son unique créancier.Pourquoi ?Dans quel but ?.Je me perds dans un dédale de choses incompréhensibles, Après tout, jo suis bien bon, vraiment de me creuser ainei lu tête.En définitive, cela m'importe peu.Assurement, qu'il soit insensé ou non, le comte de Lasserre a ses desseins ; mais il ne se doute guère que je ne lui laisserai pas le temps de les mettre à exécution.Le vicomte releva la tête.Son regard s'était illuminé d'une clarté sinistre, eb son rictus se tordait dans un hideux sourire.\u2014 Monsieur le vicomte n'\u2019a-t-il pas quelque chose à me dire au sujet de M.Delorme ?demanda Lory.\u2014Si, et je vais, dès maintenant, to donner des instructions sur ce que tu auras à faire.Approche-toi tout près de moi ; ie pense bien que personne ici no songe à nous écouter; mais on n\u2019est jamais assez prudent ; je suis de l'avis de ceux qui disent que les murs ont des oroilles.Lory avança son siège et il se pencha en avant pour être plus près encore de son maître, Alors, voyant que son complice était près à l'écouter attentivement le vicomte se mit à lui parler à voix basse, presque dans l'oreille, Ce que disait le vicomte devait être bien effrayant, car Lory, tout scélérat qu\u2019il était, avait l'air épouvanté.Blême, les yeux écarquillés, il s'agitait sur son siège avec malaise.Cependant il laissa parler le vicomte jusqu'au bout, sans l'intor- rompre.Ç \u2014Eh bien, m'as tu compris ?lui dèmanda celui-ci, \u2014Oui, mais.~Quoi ?\u2014Dame ! c'est très sérieux, ça ; on risque sa tête, Le vicomte haussa les épaules.\u2014On' risque quelque chose quand on est assez bête pour se faire pincer, répliqua-t-il ; mais ce n'est pas itoi, Un vieux singe, qu'on peut ap- (Prendre à faire des grimaces.\u2018Bref, je t'ai indiqué les moyens de réus- \u2018sir ; peux-tu; oui ou non ?=\u2014=Cértainement,-on-peut faire la ( LA™1RIBUNE coup ; c'est égal, j'aurais mieux aimé autre chose, © \u2014Cest possible, nais nous n\u2019avons pas à choisir.\u2014Jo le vois bien, dit Lory en se levant, Maintenan\u2019, tu peux t'en aller, dit le vicomte, se levant à son tour tu as tout le temps de te préparer ; quand le temps d'agir sera arrivé, jeteledirai Lory, devenu très sombre, se retira en hochant la tête, Il était facile devoir qu\u2019il ne trouvait pas du tout de son goût la nouvelle besogne que lui commandait son maître, ( À continuer) INVASION JUIVE De la \u201cVérité,\u201d de Québec : D'après la \u201cPresse,\u201d de Montréal, il serait sérieusement question d\u2019établir au lac St-Jean deux cents familles juives, arrivées recemment de la Rouuanie.D'aprés le même journal, M.Dupont, agent de la société de colonisation du Lac Saint-Jean, aurait été appelé à Montréal pour s'entendre, à ce sujet, avec un certain M.Goldberg représentant de ces Juifs.Avec nos confrères, nous protestons contre ce projet d'établir ces immigrés juifs au sein de nos populations catholiques et canadien- nes-françaises.C'est um projet néfaste, ct s\u2019il est mis à exécution, nous aurons l'occasion de la regretter amèrement plus tard.MONOPOLES Chaque jour nous amène la création de nouveaux\"monopoles industriels.Ces groupements de capitaux représentent des sommesfabuleuses.Un journaliste'publiait dernièrement, sous une formé assez originale, la nomenclaturè des principaux monoples (Trusts) des Etats-Unis et la valeur des capitaux accumulées par chacun.\u201cJe dors, disait-il, sur un lit fabriqué par un trust de $12,000,000: je mets un sous-vêtement, fait par un trust de $30,000,000: les pantalons que je porte sont faits par un trust de $300,000,000 ; ma chemise vient d'un trust de $100,000,000 ; je suis chaussé avec des souliers faits avec Je cuir d'un trust de $125 000,000 ; je marche sur des tapis faits par un trust de $10,000,000 ; je porte des collets Fabriqués par un trust de $20,000,000 ; je brûle de l'huile vendue par un trust de 890,- 000,000 ; je mange du gruau fait par un trust de $3,400,000 ; je me sers d\u2019une cuillère faite par un trust de $50,000,000 ; je consomme du sucre fait par un trust de $40,000,- 000 ; jo consomwe du lait qui est livré par un trust de $10,000,000 ; je mange des biscuits faits par un trust de $55,000,000 ; je mange de la viande vendue par un trust de $117,000,000 ; j'emploie de la tapis- serio fabriquée par un trust de 850- 000,000 ; je porte des chaussures on cuoutchouc faites par un trust de $50,000,000 ; j'habite une maison construite en briques qui ont \u2018été fabriquées par un trust de 88,000,- 000 ; je me promène dans une voiture faite par un trust de $40,000, 000 ; mon cerceuil sera fait avec du bois dont la vente est contrôlée par un trust de $20,000,000, et ce cer- ceuil sera fubriqué par un trust de $18,000,000 ; ma pierre tombale en marbre sera faite par un® trust de 220,000,000, et le papier sur lequel j'écris a été fabriqué par un trust de $40,000,000.JOS.LEDUC, entrepreneur, cou- Vreur on métal, ardoise, gravois, etc.No 138, rue Cascades, ; St-Hyacinthe.Agent pour la machine- à écrire, \u2018Smith Premier; MARCHE DE ST.HYACINTHE SAMEDI.25 Août 1900.LEGUMES.Pois, le minot .oi Oignons do .7 9 Fèves do .00 0 00 do la terrinée.8 ro Patates,le minot.,.40 45 Oignons la tresse.10 45 CHOUX \u2026.\u2026\u2026\u2026cocmensecs .3 oo Céleri z pour.5 Rudis le paquet.I Silade, 2 pieds.Rhubarbe.le paquet.\u2026 Asperges, le paquet.Concombres,la pièce.\u2018 Tomates, la doz.8 12 GRAINS.Blé le minot.go 100 Biéd'iInde do .so 6 Avoine do 32 35 Sarazin do \u2026\u2026 45 50 Orge do .50 55 Gaudriole \u2018do .45 50 Graine de Mil do .VOLAILLES ET GIBIER Dindes la livre.12 1 Oxes do Poules le couple, so 6 Poulets do soe 35 50 Pigeons do os 15 Perdrix do or Canard do .so 6 VIANDES Bœut a lb.8 10 do 100 lbs.450 6 so Lard frais la Ib.9 10 do 100 lbs.6 35 65 do salé do .8 oo 10 00 Mouton la lb.ee.10 12 Veau quartier 60 1 co Veaula livre.10 12 PRODUITS DE FERMR.Beurre frais la Ib.24 35 do salé do 22 23 Gufs frais a douz,.14 15 Laine la lb.25 30 do filée do .65 70 Savon dO L\u2026.u0s00s 6 7 Divers.Miel coulé la Ib.\u2026\u2026 os 8 10 do en giteaux.10 12 Sucre d\u2019érable la Ib.10 Sirop d\u2019érable.« 90 I 00 Graisse do .lo 11 Tabac en feuilledo .10 25 Pommes la mesur.35 35 Fein par 100 bottes \u2026 6 00 7 oo Paille do .I 50 200 Peaux de bœuf la Ib.5% 6 do veau do .5 7 do moutonjeune 20 35 Cochon vivant vieux.0 00 © 00 do jeune.EMILE BERTHAUME, Clerc du Marché.Nouvelle Ligne \u2014DE\u2014 TELEPHONE ENTRE :\u2014 St-Hyacinthe, \u2014 Ste-Rosalie,\u2014 St-Simon,\u2014Ste-Hélène, \u2014 St-En- ène, \u2014 Duncan, \u2014 St-Germain, rummondville, \u2014 St-Cyrille, \u2014 Carmel, \u2014Mitchell, \u2014 Ste-Brigitte, \u2014Ste-Perpétue\u2014St-Zéphirin,-La Baie et Nicolet.Office Central, à St-Hyacinthe,au Bureau de LA TRIBUNE.St-Hyacinthe Tustré Historique de St-Hvacinthe (Français et Anglais) Gonténant*«\"100 Gravures BN LITHOGRAPEIE Des Edifices Publics, Religieux, Manufacturiers, Etc, de St-Hyacinthe.PRIX 25 Cts.En vente seulement au Bureau de CE JOURNAL Servante demandée On demande une servante.Bon salaire.Pas de lavage.S'adresser à A.PERRAULT, 183, rue Cascades, Peintres demandés\" 4 ou 5 bons\u2019peintres trouveront de l'emploi immédiatement en s'adressant à GEORGE CODÈRE & CIE, 248, rue Cascade jee Sé-Hyacinthe.3 \u2018 > L'IMPRIMERIE \u2014DE\u2014 La Tribune Est l'établissement le plus complet pour l'impression de.LIVRES, PAMPHLETS, ENTETES-DE-COMPTES ENTETES-De-LETTRES, CIRCULAIRES CARTES D'AFFAIRES, PROGRAMMES ETC, ETC, ETO TELEPHONE BELL 61 TELEPHONE DE DRUMMONDVILLE 4 VENDRE Un bon Piano carré.Un piano droit de seconde main.Kodak, contenant négatifs {pour 100 expositions.S'adresser au bureau de LA,TRIBUNE, INSIGNES SUR RUBANS CELLULULD et METAL POUR Soctétés Religieuses et de Bienfaisance CERCLES, AMAIEURS, | ETO.ETO.S\u2019adresser an BUREAU DE \u2018\u201c LA TRIBUNE\", ST-HYACINTHÉ = Cartes de Vriside COMMANDEZ VOS CARTES DE VISITE AU BUREAU DE.«__LA TRIBUNE ENGINS ET BOUILLOIRE, Depuis 8 forces jusqu'a 100, \u2014 LES \u2014 ENGINS et BOUILLOIRE 8 E.LEONARD & SONS ont totjours remporté les premiers mx à toutes les Expositions an Canads et A l'étranger et sont reconnus les .afleurs et les plus parfaite.= Ces ENGINS ET BOUILLOIRES sont en acier et sont vendus garantis sous tous los rapports.od St.n grand nombre sont en u Hyacinthe et dans le distriot, et donnent pleine satisfaction.Les prix sont plus bas que cenx \u2018de n'importe quelle autre maison.Pour informations, écrivez à des DENIS, ce RIBUNE\u201d Agent pourle district de St-Hyacinthe Cordeau&Lajois Fèue Piété ST-HYACINTHE, Bieres de Gincembre, SODAS ot Linneurs de temnerance Propriétaires de l'Eau Minérale \"HXCELSIOR LA TRIBUNE est publiée et imprimée A.Denis, domicilis en les itd et ¢ district de St-Hyaciuthe.Ce journal est-impr mé coin des rus Mondor et William, t1.é de St Hyacinthe."]
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