La Tribune : journal hebdomadaire, 2 novembre 1900, vendredi 2 novembre 1900
[" Ar EN mn gfe bean \\ASSmSISe eg syed) AT JOURNAL HEBDOMADAIRE DUNE Vor.18 8T-IIYACINTHE, Que.,, VENDREDI, 2 NOVEMBRE 1900 No.27 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIE A ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : Un an.cenee.$1.00 G Mois.0.60 ANNONCES 13re Insertion (laligne).,.10e Insertion subséquente (la ligne) sous be Ann>nces à long terme à prix modérés A.DENIS, Dirocteur-Propriétaire.Sr-HyA0INTHE.2 NovEMBRE 1900 La lutte dans St-Hyacinthe Engagée nu dernier moment, la lutte dans St-Hyacinthe n'est pas sans présentor quelque intérêt.Cet intérêt ne réside certainement pas dans les probabilités d\u2019une victoire pour les conservateurs ; le sort du Dr Cartier est décidé et il le connaissait bien avant d'accepter la condidature.Cette opposition inutile n\u2019est remarquable que par l\u2019esprit dans lequel on l\u2019a faite ct tout l'intérêt consiste à savoir si le conservateurs atteindront leur but qui est de neutraliser par là, l\u2019effet que produit la parole de M, Bernier dans les comtés circonvoisins.C'est surtout pour M.Taillon que le docteur s'est offert en victime, Cette noble action aura-t-elle son digne couronnement?il est tout probable que non, car quand même M.Bernier ne pourrait pas allor dans Bagot, l\u2019ancien premier-minis- tre éphémère n\u2019y jouit pas d\u2019une assez grande popularité pour supplanter le vaillant M.Marcile, L'idée de retenir M.Bernier dans son comté, ne saurait être comme l'ont cru les conservateurs un gage assuré de leur victoire dans Bagot, Richelieu et Nicolet.Cette opposition ne causera qu\u2019un peu plus de fatigue à l\u2019'Honorable Ministre de l'Intérieur.Elle ne pourra l\u2019empêcher d'aller rencontrer M.Taillon pour le ramener à la vérité quand il s'en écarte.Il trouve même le moyen d'aller dans Nicolet, Richmond & Wolfe, Richelieu, et dans beaucoup d'autres comtés pour prêter main-forte à nos amis; ce qui déconcerte les adversaires, \u2018 L\u2019Hon, M.Bernier ne craint pas la fatigue ni surtout le résultat du 7 novembre dans St-Hyacinthe, où tous les libéraux et même nombre d'anciens conservateurs se sont chargés de le remplacer pour lui laisser le plus de latitude possible.Ils travaillent dur et ils font une bonne garde, les fidèles de ce comté, et puisque M.Cartier s\u2019est offert en victime, ils sont décidés à l'immoler aussi dignement que le mérite pareil dévoûment.Le coup de grâce qu'ils lui accorderont avec tant d\u2019obligeance, mereredi prochain, va le délivrer & jamais des nombreux soucis qu'occasionne la vie politique.oe > +0 as: ~\u2014 Tenez-vous bien, M.Taillon, le vent de la prospérité souffle fort dans Bagot ; vous n\u2019y êtes pas profondément enraciné \u2018et vous ne pesez pas beaucoup, .* Pauvre homme ! arriver si tard et repartir si tôt ! \u201d =r Reprenez votre candidature, et rendez-moi mes pilules ! ! ! ._ = » M.Bernier est médecin lui aussi à, ses heures ; pour guérir la inanie \u2018être député, il n\u2019est pas battu.der nous en parlerez, hein, M.Cartier ?Xè LA PRESSE et les journaux tory Certains journaux tory bliment la Presse de l'attitude qu'elle a prise ces jours derniers, à l'égard de Sir W.Laurier.On lui reproche d\u2019avoir de l'admiration pour ce grand Ca- nadien-Français.Daus un pays comme le nôtre, où il y a deux races constituantes, n'est-il pas tout naturel que les individus de l'une d'elles aient à se glorifier de voir un des leurs au premier poste du pays?Ceci est vrai surtout des Canadiens-Fran- çais ; pour qu\u2019un des nôtres puissent atteindre à un si grand honneur, il faut que les mérites qu\u2019il s'est acquis par ses talents, ses études ct ses qualités soient bien réels, car il est choisi comme chef d\u2019un parti par des députés dont In majo- lité appartiennent à la race eng'aise.Puisque nous sommes en mivo- rité, lorsqu'un des nôtres est parvenu à s\u2019attirer la confiance de tout un pays, n'a-t-on pus droit d\u2019être fiers de cet enfant de notre race, conservateurs comme libéraux ?Il aurait fallu être rouge fanatique pour ne pas reconnaître dans Sir Georges-Etienne Cartier un homme qui a fait honneur à notre race ; de même pour ne pas voir dans Sir Wilfrid Laurier un grand homme, il faut être archi-castor.On dit que si la Presse avait des éloges à faire au premier-ministre, elle aurait bien pu choisir un moment autre quo celni-ci ; mais, c\u2019est quand un homme est attaqué qu'on doit le défendre.Les torys craignent que l'électorat ne soit influencé par ces écrits qu'ils ne peuvent qualifier d'injustes.Puisque ces journaux ont tant à cœur de ne voir aucune pression s'exercer sur les électeurs, quand M.Laurier a été attaqué sur un champ qui quittait le terrain de la politique, pourquoi n\u2019ont-ils pas protesté comme ils le font aujourd\u2019hui?La Presse s\u2019est chargée de cetto noble mission : elle a détruit éloquemment cette influence néfaste par les quelques articles qu'elle a publiés récemment.Tous ses lecteurs qui n\u2019ont pas les yeux bouchés par le fanatisme l\u2019approuvent de grand cœur, car il est vraiment noble pour elle d\u2019avoir vengé l'hon- eur du nom Cunadien-français et d'un de ses plus dignes représentants, malgré ses tendances conser- vätrices.Dernier appel Le prochain numéro de LA Tiu- BUNE, fera connaître au public les noms des glorieux vainqueurs du sept novembre.C'est donc pour la dernière fois, que nous nous entretenons avec nos lecteurs avant l'élection, avant le grand jour qui verra la fin de la bataille devant décider du sort du gouvernement et de nos amis Nous avons cou- fiance, pour de multiples raisons, que le résultat de lu lutte nous sera favorable.Nous sommes trop patriotes, nous avons pour chef un homme si grand, qui fait tant 'admiration de toutes les intelligences supérieures, que nous no pouvons entretenir aucun doute qu'on le maintiendra à la tête du gouvernement pour l'honneur et l'intérêt du pays.Toutefois, pour atteindre co noble but, il faut faire appel À l'électorat qui ne sait pas toujours comprendre ses meilleurs avantages.Attiré quelques fois par de vieilles attaches de parti ou par le miroitement de promesses, il se laissera tromper parfois si un bon consciller n'arrive au temps opportun pour le guider dans la bonne voie.Nous faisons donc un supréme el dernier appel aux amis de la cause libérale et les exhortons à travailler ferme pour les divers candidats qui donneront le majorité œw plus grand des Canadiens.Ainsi donc, donnons dans Snint- Hyacinthe une si bonne leçon au candidat conservateur que de sa vice lui et son parti ne songeront plus à nous Créer d\u2019ennuis.Soyons unis pour être forts, oublions les querelles personnelles, ct donnons au plus digne représentant de notre district une majorité nvec laquelle devru compter le gouvernement ; en un mot, affirmons-nous.Autaut le premier ministre est digne du soutien de ses compatriotes en particulier, autant le Ministre de l\u2019Intérieur « droit à l'appui de ses électeurs dout il à sans cesse depuis 18 ans servi les intérêts, et qui n\u2019est qu\u2019au début d\u2019une carrière toute pleine de magnifiques promesses.Nous n\u2019entretenons aucun doute sur l'esprit patriotique des électeurs d\u201dYamaska, de Richelieu et d\u2019Ar- thabaska.Ces comtés et ceux de toute la région avoisinante soutiendront certainement le gouvernement.Allons dans Bagot mnintenant où l\u2019ennemi a dressé ses batteries, On fait une guerre do corsaire à notre ami Marcile, à ce brave père de 12 enfants, à ce cœur vaillant et fort.Pas un coin de ce beau comté qui n\u2019ait été fureté et souillé des traces du torysme.Partout s'étale dans le comté,la malsaine littérature bleue- orange, pour corrompre et faire Va- chat des consciences.Malgré cette plaie, nous avons confiance en l\u2019esprit de droiture des électeurs de Bagut, et nous sommes convaineu que p:rsonne ne sc laissera tromper.Redoublons de zèle d'ici au 7 novembre.Assurons la victoire à celui qui depuis deux ans a su faire honneur à son mandat, en s'occupant sans cesse des intérêts de ses électeurs, et cela au détriment de sa santé, de ses affaires et de son repos.Electeurs de Bagot, ayez de la reconnaissance pour les services rendus.Faites-vous un devoir d'élire un des vôtres, celui qui a grandi au milieu de vous, qui connait les besoins de son comté et qui sera l'homme à promouvoir vos intérêts, Envoyez en chambre un partisan du gouvernement qui a été uno des causes de votre présente prospérité, de la paix qui règne au pays et qui conduira lo beau Canada à ses glorieuses destinées.XXX Un journal qui progrease Le Monde Illustré sons l'impulsion de sa nouvelle direction s'améliore constamment.Il réunit maintenant les meilleurs écrivains et dessinateurs de notre race et publie un beau supplément musical tous les quinze jours.Son numéro de Noël, en couleurs, sera dit-on insurpassable ; celui dé la Toussaint qui vient de paraître est splendide.Bureaux, 42, Place Jacques-Cartier, Montréal.Belles assemblées de St-Marcel et de St- Hugues Nous recevons les meilleures nouvelles des assemblées contradictoires de Bagot.Dans chaque paroisse des foules enthousiastes ont écouté, dans un silence admirateur, les ora teurs de dimanche, Nos amis ont eu des avantages signalés, à St-Hugues, surtout.M.McDonald, toujours fielleux, et ne sachant jumais reconnaître les mérites d\u2019un adversaire, s'était plu à jeter du discrédit sur le candidat Marcile, Mal lui en prit, car M.D.À.Lufortune, dont la réputation oratoire n'est plus à faire, relevant le gant si maladroitement jeté par le directeur du Journal, rappein aux électeurs in belle victoire do 98.11 dit : Cette si belle assemblée, paisible, respectable, n'est-elle pus présidée par un homme dont la valeur et le mérite sont bien supérieurs à tout ce que peut produire M.Muc- Donald?Et pourtant, si j'ai bonne mémoire, le distingué M.L.T.Brodeur a bol et bien été mis de côté, il y a deux ans seulement, pour permettre à un homme d'au moins égale valeur, d'être élu à sn place, Cette virulente apostrophe amena los rieurs du côté de l\u2019orateur, et l\u2019insulteur s\u2019en fut cacher su honte au sein de la foule.A mesure que la campagne se poursuit, la voix du candidat lité- ral prend de l'ampleur et la convie- tion parait évidente sur les figures de ceux qui ont l'avantage d\u2019entendre les discours raisonnés de M.Mareile, C'est en vain que M.Chycoine chercha à gagner l'opinion publique en faveur de M.Taillon.Les arguments bleus ne prennent plus dans Bagot, ct partout on se prépare à donner le coup de grâce aux derniers rayons d'espoir des conservateurs.Nous félicitons les électeurs de ces bonnes dispositions et nous les encourageons à ne plus retourner au joug qui trop longtemps pesa sur les épaules de tous les contribuables.Bagot, comme le reste du pays.veut un gouvernement de progrès et d'affaires, XXX \u2014\u2018 0.DANS ROUVILLE Comme à St-Hyacinthe, dans Rou- ville, l'opposition n'a été déclarée qu\u2019au dernier moment, La personne qu\u2019on a choisie pour retenir M.Brodeur dans son comté est un certain M.David, de Montréal.Hier après- midi, une assemblée contradictoire, tenue à St-Hilaire, à fait voir clairement que c'était bien là le but de cette opposition.Le premier orateur a été M.le docteur Choquette, qui a résumé en une courte allocution les principaux actes du gouvernement Laurier ; il a démontré aux électeurs que le pays serait bien ingrat s\u2019il allait remplacer les libéraux par les conservateurs, M.Poulin, le candidat qui perdit son dépôt dans Iberville, vint ensuite; il n'a parlé que quelques minutes, juste assez pour dire un petit mensonge.M.Brodeur lui succéda ; il lui tit d'abord rétracter ce qu\u2019il vénait d\u2019avancer,puis il montra qui avaient \u2018été les instigateurs de cette\u2019 lutte inutile, de ces personnes qui- vou- ~ laient se venger d\u2019avoir perdu leur dépôt, MM.J.A.Fournier et M.Poulin.L'oruteur à ensuite lu à l'assemblée un document prouvanb la fausseté d'une insinuation de M, Fournier, qui acru, après l'avoir interrompu à plusieurs reprises, qu'il valait mieux pour lui se retirer.Après avoir énuméré quelques uns des services qu\u2019il a rendus à son comté, M.Brodeur \u2018laisse la parole à son adversaire.M.David a fait un discours rempli de mots harmonieux mais dans .lequel il n'y a aucun grief contre le gouvernement.Cet inconnu perdra son dépôt, mnis au moins il aura le mérite de le perdre poliment, non pas comme l'aurait fait M.Fournier, un do ses lieutenants.L'assemblée, composée d'au moins 1,500 personnes, s'est dispersée en criant des hourras pour M.Brodeur et pour AM.Laurier.Une interessante brochure On vient de nous faire parvenir un livre très bien fait dans lequel on traite de l'importance de la pros chaine élection et de l\u2019avenir du pays.[ Nous engageons tous ceux qui ont à cœur les véritables intérêts du pays, de le lire et relire en famille.Tous y trouveront des renseignements précieux.Le jeu des pires ennemis de notre race y est mis à découvert par une plume patriotique ; à côté du poison, on y indique comment en guérir les maux ct les prévenir dans bien des cas.Nous ferons connaître quelques unes des vilennies mises à nu en \u2018donnant comme exemple le chapitre intitulé ; \u201c Le clergé, les Canadiens Français sontignorants et déloyaux.Le Mail and Empire, organe reconnu des conservaleurs, imprimait en novembre dernier, les honteuses remarques qui suivent : \u201c Il à été beaucoup parlé de I'attitude de Québec, en ces derniers temps.Québec, à l'instar de l'Irlande, a deux populations distine- tes; & Québec comme en Irlande, les gens instruits et intelligents sont loyaux et anglais jusque dans la moëlle, tandis que dans les deux pays les citoyeus ignorants sont sous le contrôle des prêtres et sont les ennemis de l\u2019Empire.\u201d Cet outrage aux Canadiens-Fran- çais et à nos concitoyens Irlandais, cette insulte au clergé catholique ne sont qu\u2019une faible partie des diffamations de la presse tory à notre endroit.À les en croire, nous sommes une race inférieure et déloyale et on ne cesse de faire de honteux appels aux passions les plus mauvaises.Bientôt nous ne pourrons plus arborer nos drapeaux français dans nos fêtes nationales ou religieuses et il faudra les remplacor en tout temps par le drapeau anglais.Que pensez-vous, compatriotes, d'une telle oligargie.Tout est prétexte contre notre race, depuis les comédies du vieux Tupper aux jongleries du cher Hugh John.Mais, lisons la brochure pour être bien renseigné.XXX rs Les statistiques accusent, ou l'Etat de Now-York, une augmep: = tation de 1,270, 156 âmes dans Ia: \u2018population.Celle-ci est\u2019 maifiéen CC de 7, 268,009 es: [oy L'huile de charbon M.Taillon, M.Monk et la plupart des candidats \u2018conservateurs continuent à essayer d'exploiter la question de l'huile de charbon contre le gouvernement Laurier.Or, remettons sous les yeux du publie des faits que nous avons déjà mis au jour.Le gouvernement Laurier, en arrivant au pouvoir, s'est empressé de réduire la taxe sur l'huile de charbon afin d\u2019en diminuer le prix.A lu session de 1897, les droits ont été réduits de 16% par cent.Le gouvernement Laurier a en même temps fait disparaître les restrie- tions imposées par le gouvernement conservateur quant à l'importation, au transport et à l\u2019inspection.Ainsi, l'inspection ne pouvait se faire que lorsque l'huile était en quarts.Le gouvernement Laurier en a permis l'inspection, soit que l'huile fût dans des chars réservoirs ou même dans des bateaux-réser- woirs.Il n\u2019y avait que certains ports où l'huile de charbon pouvait être importée en chars-réservoirs, Le gouvernement Laurier a augmenté le nombre de ports où l'huile pouvait être importée et inspectée.On ne pouvait pas, sous le régime consorvateur, se servir de wagons-réservoirs ou de vaisseaux -ré- servoirs pour vendre l'huile à domicile Le gouvernement Laurier a aussi enlevé cette restriction.On sait que le transport par bateaux se fuit toujours à meilleur marché que par chars, et c'est pour cela que le gouvernement actuel, dans'le but de mettre l\u2019huile à aussi bon marché que possible, a permis l'importation et le transport de l\u2019huile dans des bateaux-réservoirs.Les puits d'huile de pétrole appartiennent à des cultivateurs canadiens, mais les raffineries, qui avaient été protégées à outrance par le gouvernemeut conservateur, viennent de vendre et de se livrer entre les mains du gigantesque monopole qui s'appelle le \u201c Standard Oil.\u201d D'abord, en se servant de conduits dont la construction avait été autorisée par le parti conservateur en 1887, lorsqu'ils ont accordé la charte du \u201cDominion Oil Pipo Line Co.\u201d le \u201c Standard Oil \u201d à fermé la raffinerie de Petrolia pour tout monopoliser et amener l'huile brute à la raffinerie de Sarnia, Ils se sont ensuite concertés avec le Graud Tronc et le Pacifique pour empêcher l'importation de l'huile américaine, cb à cetto fin il à été convenu entre le \u201c Standard Oil \u201d et le Grand Tronc et le Pacifique que ces derniers chargeraient 20 cents par cents livres pour le transport de Sarnia à Montréal, et 35 cents de Niagara Falls à Montréal, quoique Niagara Falls se trouvât à \u201877 mailles moins loin de Montréal que Sarnia.Les compagnies indépendantes so sont alors révoltées contre cet état de choses et ils ont porté plainte devant le gouvernement, en alléguant ce combine qui avait été formé entre le \u201c Standard Oil\u201d et le Grand Trone et le Pacifique.Le gouvernement, afin de venir au secours de ces compagnies indépendantes, & d\u2019abord voté une som- \u2018me suffisante pour faire les frais de cette enquête.D'ordinaire ces enquêtes sont faites aux frais des parties, mais dans le cas actuel, le gou- Vernement, voyant qu\u2019il s'agissait d\u2019une question d'intérêt public, a voulu lui-même faire les frais de cette enquête.\u2018De plus, il a permis à l\u2019une des compagnies indépendontes de s'ins- \u201c\u2018\u2019éaller sur les bords du canal La- \u2018chine et d\u2019y placer des réservoirs \u2018où,elle pourrait décharger son huile.\u2018des bateaux saps.frais.de transhor: dement, me .i Ces réservoirs sont maintenant à se construire sur le bassin Wellington, à Montréal, et sous peu ils seront prêts et le transport de l'huile par bateaux pourra se faire par ces compagnies indépendantes sans être obligées de passer par les exigences du combine des compagnies de chemins de fer et du \u201c Standard,\u201d Enfin, le gouvernement a annulé, le ler mai dernier, les taux de fret exorbitants que les compagnies de chemins de fer chargenient sur l'huile américaine.C'est lo première fois dans l\u2019histoire du pays qu'un gouvernement entreprend de sauvegarder les droits du peuple en annulant des taux de fret que les compagnies do chemins de fer avaient adopjés\u2014Lu Patrie, Un devoir national On lit dans Les Debats : Un de nos lecteurs nous demande quel parti politique nous appuyons dans la présente lutte.Cette question nettement posée mérite une réponse et nous allons la donner le plus catégoriquement possible.Nous sommes indépendants des partis politiques, nous ne sommes les champions d'aucun drapeau, mais nous n\u2019hésitons pas à déclarer que nous désirons le maintien\u2018 au pouvoir du gouvernement Laurier.Il est vrai que son attitude sur la guerre du Transvaal nous a déplu et les courngeuses protestations de MM, Bourassa et Monet ont reçu, les lecteurs de notre journal s\u2019en souviennent encore, notre adhésion entière, mais serait-il sage de renvoyer Laurier, coupable à nos yeux d'avoir autorisé le départ des contingents pour l\u2019Afrique, pour lo remplacer par Tupper qui a poussé lo premier ministre dans cette voie et qui lui fait Un crime de ne pas avoir fait plus qu'il n\u2019a fait, Nous ne le croyons pas, et le peuple de la province de Québec pensera comme nous, nous en soinmes Convaineus.Laurier est un des nôtres, sa grande personnalité, sn grande éloquence, ses manières distinguées et surtout le nom français qu'il porte nous font un devoir de lui prêtez notre concours, L'on pourrait difficilement nous convaincre que les intérêts de notre race, seraient mieux placés entre les mains de T'upper, Wallace & Cie qu'entre les siennes.Les questions purement administratives nous font ui chaud ni Froid, nous laissons aux politiciens de profession le soin de les pusser au crible bleu oufrouge.Mais au dessus du terre-à-terre de la politique, qui repose sur le grand principe : ôte-toi que je m'y mette, il y à, pour nous, des intérêts supérieurs que nous ne devons perdre de vue, Depuis 1896, Sir Wilfrid préche la concorde et l'harmonie entre les diverses provinces.Il musclé le dogue du fanatisme ontarien, don- nons-lui un nouveau coup d'épaule pour l\u2019écraser tout-à-fait, Suivant nous, c\u2019est un devoir national pour nos compatriotes d'appuyer Sir Wilfrid Laurier, L'honneur de la race, les intérêts de la province de Québec exigent impérieusement que nous donnions notre appui à nos meilleurs hommes, La Presse voit la sltuation du même œil que nous, C'est aussi ln pensée de tous les vrais patriotes.\u2014\u2014\u2014\u2014 Le révérend M.Théophile Maré- & chal, curé de St-Jacques l'Achigan, est décédé samedi dernier, au presbytère de M.l\u2019abbé Maréchal, son frère, curé de Notre-Dame de Grâce.Le détant était âgé de 63 ans et originaire de St-Henri.Les funérailles ont eu lieu à St- Jacques de l'Achigan, mardi, le 80 octobre.TA TRIBUNE Grève à Falleyfield Jeudi derniér au soir, la ville.de Valleyfield était dans un état d\u2019é- bulition.Une émeuto sérieuse a eu lieu, et les troupes qui étnient arrivées de Montréal, pour maintenir l\u2019ordre, ont été assaillies, Le sang a coulé.Neuf soldats ont été sérieusement blessés, et l'on croit que l'un d'eux, le sergent Tuck, succombera à ses blessures, Cinq émeutiers ont regu des coups de hoionnet- to dans les reins et sur les jumbes.Vers sept heures, du soir, des groupes de grévistes se réunirent au coins des rues, et discutèrentavec animation.Tous paraissaient indignés de lu conduite du maire Lan- gevin, qui a fait venir des troupes de Montréal.sition signée par Jui-méme ct deux juges de paix, conformément à la loi militaire,et déclarant que la paix publique était menacée par les grévistes, qui entravaient la liberté du travail et définient la police, Cette lettre fut envoyée par le maire Lengevin, vers dix heures de l'avant midi, hier.À une heure, les \u2018soldats étaient sous les armes, à Montréal, et à deux heures, ils pre- nnient le train en destination de Valleyfield.Cetto nouvelle se répandit comme une traînée de poudre parmi les grévistes.Aussitôt, ils se massèrent près de la gure, et attendirent les militaires.Qniques-uns proposèrent de faire dérailler le train, mais les plus prudents et les plus modérés s'opposèrent à ce lugubre projet, Ils amoncelèrent sur ls voie cependant, des obstacles de tous genres si bien qne le train arriva en gare quinze minutes après l\u2019heure de l'horaire.Lorsque les mailitai- tes descendirent du train ils furent reçus par des sifflements,des horions et des insultes.I! devint alors evident que le reste de la journée ne se passerait pas sans un conflit sanglant.Hier matin, les grévistes se réunirent aux abords de la manufacture et défendirent aux charretiers de charroyer du charbon à là manufacture.Cela signifinit que la manufacture devait suspeudre ses opérations.Les directeurs de la compagnie demandèrent l'intervention des autorités locales, mais comme ils reçurent de ce côté, ce qu\u2019il appellent un acceuil froid, ils s\u2019adressèrent au maire et réussirent À lui faire signer la demande des troupes.Ces dernières, à leur arrivée, se rendirent directement à la manufacture, et se cantonnérent dans les salles d\u2019'amusements des employés, désignées sous lo nom.de patinoirs, » 8 + Les groupes se inirent à discuter la conduite du maire et des autorités, après souper vers sept heures une troupe de grévistes forte d\u2019environ trois cents décida d'aller demander au maire des explications.Ils se rendirent d'abord à son ma- fasin, mais M, Langevin ayant été averti de l\u2019arrivée des ouvriers s\u2019esquiva par un chemin détourné en arrière de la maison.On no l\u2019a pas revu depuis.La foule qui grossissait de plus en plus entoura aussitôt l'édifice et un comité de quelques grévistes pénétra dans la place pour argumenter.Le maire n\u2019y étant pas, les manifestants se mirent à lui dire des injures, et la foule, pendant un quart d'heure, hurle, trépigna et écuma de rage.Plusieurs d\u2019entre eux portaient des bâtons.Le courant humain se dirigea alors vers les salles du comité central conservateuRoù l'on disait qu'il s'était caché.Après des recherches qui durèrent près de deux heures, on abandonns les perquisitions, Il envoys, hier, au | licutenant-colonel Roy, une réqui-! Vers les sept heures, des rumeurs sinistres circulaient dans la ville.On voyaient des groupes séparés de grévistes qui se dirigeaient d'un pas alerte du côté de lo manufacture.Les uns portaient des gourdins et les maniaient d\u2019un air déterminé.On apprit alors qu\u2019un effort allait étre fuit pour s'emparer d\u2019une caserne appartenant à la Compagnie et qui renfermait une centuine de vieux fusils Snyder, qui y avaient été déposés, il y a plusieurs années et qui avaient servi À un bataillon de volontaires locaux.Les autorités ayant été informées de ce fait, une demi compagnie reçut immédiatement l\u2019ordre d'aller chercher ces fnsils ainsi que les munitions dépo- sécs dans ln vieille caserne.Cette dernière est située de l\u2019autre côté du pont.Les soldats escortèrent un charretier et plusieurs hommes chargés de faire promptement la besogne.Ils revinrent quelques minutes après avec une voiture remplie de fusils et 1,000 rondes d'amu- nitions.Ces armes furent déposées daus les salles où les soldats sont cuntonnés, À peine les soldats avaient-ils exécuté cet ordre que la foule qui cherchait le maire Langevin se dirigea vers le manufacture, Durant ce temps les troupes prirent la dircetion du \u201cQueen\u2019s Hotel\u201d où ils prirent le souper.= # Les troupes restèrent près d\u2019une heure à l\u2019hotel, puis après s'être formées cn rangs prirent le chemin de leur cantonnement, Pendant ce temps, les grévistes s'étaient donné rendez-vous près du \u201cPont Rouge\u201d sur lequel tous les ouvrires doivent passer pour eu- trer à la manufacture, La foule traverse le pout et envahit la cour de la Fabrique.Il était évident qu\u2019une démonstration hostile allait être faite aux troupes à leur arri- véct.Ce n'étuit pas tant l'attitude des propriétaires vis-àvis d\u2019eux par rapport aux questions de la grève qui les irritait, mais cétait la présence en ville, des cnpots rouges, La foule se disposa en rangs serrés tout droit en face de ln porte principale de ln fabrique.Trois journalistes voulurent entrer dans la manufacture, pour interviewer los directeurs, mais la foule leur cria de se retirer.Les journalistes pensant que les criards n'étaient pns sérieux, continuèrent leur marche ; mal leur en prit Une grêle de pierre s'abattit sur eux.Ils s\u2019enfuirent à toutes jambes, et c'est une quostion de savoir lequel des trois courait le plus fort.Le roprésentant du Witness fut frappé à la tête et celui de La Presse reçut un caillou dans le dos.Les journalistes atteignirent cependant les cantonnements où une demi-compagnie des Royal Scotts était en faction.Ence moment, les troupes qui descendaient la rue Dufferin, en s'en revenant de l'hôtel, reçurent ordre de disperser lu foule, Elles partirent donc au pas accéléré, baïonnetto au poing, mais tout à coup une nuée de pierres fondit sur eux, Quatre soidats tombèrent des rangs.Quelques secondes après, cinq autres mordaient la poussière.Ils étaiont couvorts de sang.Leurs compagnons du corps des brancardiers et de l\u2019ambulance les receuilli- rent et les transportèrent au cantonnement sous une pluie de traits de toutes sortes, Les troupes s'arrêtérent indécises et après avoir réformé leurs rangs, s'avancèrent vers la foule.Cette dernière recula devant les baïonnettes.Un instant après, les pierres tombèrent de nouveau au milieu des soldats.C'est alors qu'on vit des coups de feu s'échanger entre les troupes et les manifestants.M, Bougie, hôtelier du Balmoral, qui n'étaient là qu'en simple spectateur reçut une balle que l\u2019on prétend avoir été tirée par un Royal Scot, Une bataille s\u2019ensuivit, les officiers tirant en l'air avec leurs revolvers et les soldats chargeant la foule à la baïonnette.Un hopital temporaire fut établi dans les quartiers militaires et les médecins furent appelés à prodiguer leurs soins aux blessés, .» * Quoique le colonel Ibbotson le demandât instamment, pssun ma- fistrat ne consentit à lire l'acte d\u2019émeutes.Lo recorder Papineau à qui il s'adressa, refusa en disant qu\u2019il fallait mieux retarder et attendre des renforts.Il croyait que les troupes présentes étaient impuissantes à réprimer les troubles.Beaucoup commentent favorablement cette dècision du recorder, car on affirme que s\u2019il en cût été autrement.il \u2018y aurait eu beaucoup de portes de vie et d\u2019effusion de sang.A partir de neuf heures jusqu'à minuit, la \u2018populace délirante de rage se répandit par toutes les rues du la ville criant, hurlant et provoquant les troupes au combat.Godetroy Lecompte fut pris sur le fait au moment ot il langait des pierres aux troupes.Il a été fait prisonnier, conduit aux casernes militaires et il a étéenvoyé en prison à Montréal, Les soldats blessées furent transportés sur le même train, en destination de la métropole.+ Hier soir, vers 9 heures, le lieu- tonant-col.Ibbotson à edressé une dépêche au lieutenant-colonc! Roy, commandant du district militaire de Montréal, lui demandant du renfort, et 250 hommes, sous le commandement du lieutenant-col.Hamilton sont partis ce matin à 1,20 heure de la gare Bonaventure, par un train spécial du Grand Tronc, pour la scène des troubles.Ce second détachement se compose de cent hommes du 5e Royal Ecos- sois commandés par le capitaine Cantley, les capitaines Armstrong ot Bond et les lieutenants Davidsou et Bond ; cent fusiliers Victoria, avec un canon Maxim, commandés parle lieutenant-colonel Hamilton.Chaque soldat a emporté avec lui 40 cartouches.Les Ecossais et les Artilleurs étaient à faire l\u2019exercice dans la salle de la rue Craig, quand le message du licutenant-col.Ibbotson est parvenu au lieutenant- colonel Roy.Le lieutenant-colonel Labello n aussitôt reçu l'ordre d'organiser le détachement.Les fusiliers Vicloria se sont réunis À leur propre salle, rue Cartheart, pour marcher de là à la gare Bonaventure, où ils se sont joints aux Artilleurs et aux Ecossais, Ces derniers, ainsi que les fusiliers, emportent avec eux tout un service d'ambulance et d'hôpital Le train qui a quitté ln gare Bonaventure à 1.20 heure était composé de six wagons dont-nn pour les officiers, un pour les bagages et quatre pour les soldats, Une foule de plus de 200 personnes parmi lesquels on remarquait plusieurs femmes, a accompagné les soldats à la gare.* Valleyfield, 26 \u2014 10 hrs a 1m, \u2014 Vers minuit, hier soir, la foule à fait des attaques répétées avec des pierres et des revolvers contre les \u2018 cantonnements des militaires à l\u2019extrémité nord du \u201cPont Rouge.\u201d Les troupes ont repoussé çes attaques promptement.Ce matin, vers 4 hrs un renfort de 250 hommes arriva sans encombre à la manufacture et s'installa dans les salles du \u201cClub,\u201d Hier soir, la conduite des militaires a été admirable.Ils reçurent les coups sans fléchir, À l'exception d'une seule circonstance ils ne perdirent pas leur sang froid.C'est lorsqu'il virent leurs camarades tomber ensanglautés à leurs côtés, LA IRIBUNE \u201c Pressés de près, ils se servirent de la crosse de leurs fusils au lieu de la baïonnette et tirèrent des cartouches blanches sur la tête des assaillants.Les vitres de la manufacture ont été brigées par pure malice.Le correspondsnt de La Presse prit.une voiture de place et essaya de traverser la foule mais il dut retraiter devant l'orage de pierres et de projectiles qui sifflaient de toute parts.Il réussit entin à se rendre à la gare de l'Atlantique où îl put envoyer ses dépêches.À dix heures et demie, ce matin, tout est paisible.Les troupes sont postées près du \u201cPont Rouge\u201d et autour de la manufacture, * # - Montréal, 27 \u2014 Un détachement de 45 cavaliersdes Hussards du Duc de Yorck est parti, cet avant-midi en destination de Valleyfield, sous le commandement d\u2019un sous-lieutenant.Vers midi, le lieutenant-colonel Roy, commandant du district, a donné ordre au lieutenant-colonel Labelle de tenir quatre compognies du 65e régiment, prêtes à partir pour Valleytield.Le régiment pa- radern à deux heures cet aprés- midi.On craint des troubles sérieux ce soir.Il paraîtrait que les grévistes ont signifié l'intention de dé.\" truire la ligne du chemin de fer, à une distance éloignée de Valleytield.Les gens sérieux ne croient pas à ces nouvolles à sensation.Dans tous lez cas ln situation a l'air de s'agraver, s\u2019il faut en juger par ce déploiement militaire.Vers midi et demi plusieurs solduts du régiment étaient déjà rendus et attendaient les ordres de leurs supérieurs.rr Valleyfield, 27 \u2014 On s'attendait ce matin & ce que la manufacture fut le théâtre de nouveaux troubles vu que c'est jour de paie.Mais il n\u2019en a rien été, tout s'est passé dans le calme.La compagnie espère que les employés vont reprendre l\u2019ouvrage d\u2019une manière définitive, vu qu\u2019il n'existe aucun différend avec cux.Plusieurs personnes se demandent si le procureur général de la province ne prendra pas des mesures pour faire augmenter la.police.Les funérailles de Mine Dion ont eu lieu ce matin à 10 heures.Lo mort de Mme Dion a été causée par les troubles qui viennent d'avoir lieu ici.L'hon.M.Archambault à déclaré qu\u2019il n'avait pas encore décidé ce qu'il ferait, et que, pour le moment, la présence des militaires était suffisante pour protéger la vie et lu propriété des citoyens.- Les prisonniers arrêtés seront envoyés à Beauharnois pour y subir leur procès.\\ + * .La gréve est terminée.\u2014 Les troupes se sont embarquées mardi après-midi à Valleyfield pour reve- nirà Montréal.Tous les ouvriers sont retournés à l'ouvrage à l'exception de ceux qui travaillent aux travaux d'excavation lesquels sont suspendus, Avait perdu tout espoir L'HISTOIRE D'UNE FEMME DÉLIVRÉE DE GRANDES SOUFFRANCES Pendant des années, elle mena une vie misérable\u2014Ses pieds et ses membres enflaient d'unemanière alarmante à tel point qu'elle devint incapable de faire ses travaux de ménage, \u201c Del'Entreprise, Bridgewator, N.E, C'est épouvantable, le nombre de femmes habitant ce pays, qui, de jour en jour, mènent une vie presque de martyre, souffrant, hélas que trop souvent en silence, presque désespérées.A ces personnes souffrantes, le récit de Mme Joshua Wile apportera comme un rayon d'espoir.Mme Wile demeure à deux milles environ de lu ville de Bridge- water, N.E, et possède le respect et l'estime de tous ceux qui In connaissent.Etant entrée, il n\u2019y & pas bien longtemps, dans une pharmacie de l'endroit, Mme Wile apper- çut un certain nombre de boîtes de Pilules Reses du Dr Williams, dans In vitrine, et fit cette remarque au propriétaire : \u201cSi jamais la femme peut se réclamer des amis, ce sont bien ces ces pilules \u201d On lui demanda pourquoi elle parlait si fortement en faveur de ces pilules, et, en réponse, elle raconta les misères qu'elle avait endurées et dont elle avait été délivrée par ces pilules.Le pharmatien lui suggéra de faire connaitre sa guérison pour le béni- fice des milliers de personnes souffrantes comme elle.Mme Wile répondit que bien qu\u2019ennemie de la publicité, elle se ferait Un plaisir de publier sa guérison, si cela pouvait servir à bien d'autres, et elle fit le récit suivant, avec permission de le \u2018publier : \u201cMa vie, pendant quelques années, fut une vie de fuiblesse, de douleurs et de misères, qui ne furent soulagées qu\u2019au jour où je commençai à faire usage des Pilules Roses du Dr Williums.Je nc sais pas au juste de quoi cela dépendait, mais je devins si afiligée de maux urinaires, que je fus obligée de subir deux opérations.Une partie seulement de ma maladie disparut, et il s'ensuivit une faibles- so terrible et un état misérable, nerveux, qui, suivant le médecin, ne devaient jamais me laisser.J'essayai d\u2019autres médecines, mais tons avec le même résultat, \u2014 aucune amélioration dans mon état.En fin de compte, le mal s'attaqua à mon dos et à mes roonons.Mes jambes et mes pieds s'enflèrent d\u2019une manière alarmante, et impossible, pour moi, de détruire les sensations do fatigue, d'abattement et d'épuisement qui, parfois, envahirent mon corps} Je devins dans l\u2019incapacité de faire mes travaux de ménage, et je perdis tout espoir de guérison.Avant d'en être arrivée à cet état désespéré, on m'avait conseillé d\u2019essayer les Pilules Roses du Dr Williams, mais comme des milliers d'autres femmes, je.pensais qu'il ne servait & rien den faire usage, puisque les médecins mêtmes étaiont incapables do me guérir.Ayant perdu tout espoir, je pris enfin sur moi de les asseyer, mais vraiment sans aucune confiance en leur efficacité.À ma grande surprise, j'éprouvai du mieux dès la première boîte.J'en achetni alors six autres boîtes, lesquelles je pris, suivant les directions ; et je suis houreuse de dire que, grâce à elles, de faible, malade, impuissante à tout que j'étais, je suis bien en bonne santé.A tous les ans, maintenant, au printemps et à l'automne, j'en prends une boîte ou deux, et je les trouvent excollentes pour les chau- gements de saison.Je pourrais faire mention d'autres bienfaits, mais qu\u2019il me suffise de dire que je recommande fortement les Pilules Roses du Dr Williams à toutes les femmes malades.\u201d Les Pilules Roses du Dr Williams surpassent tous les autres remèdes, comme remède pour les maladies qui affligent les femmes.Elles corrigent promptement lu suppressions et toutes les formes de faiblesse.Elles enrichissent le sang, renforcent les nerfs et rendent la couleur de la santé aux joues pâles.Elles sont vendues par tous les marchands de remèdes ou envoyées franco par la poste, à raison de 50 cents la boîte, ou 6 boîtes pour $2,50 en s'adressant à The Dr \u2018Williams Médecine Co: Brockville, Ont.DES SOUMTSSIONS cncuetéos, adressées uu soussigué et portant ls suscription ** Soumission ponr quai à Wiar- ton,\u2019 seront reçues à ce bureau jusqu\u2019à vendredi le 3 novembre, inclusivement, pour In construction d\u2019un quai à Wiar- ton, comté de Bruce, province d'Ontario, suivant un plau et une spécification ponvant être vus au bureau de IH.A.Gray, Ecr, Iugéuieur en charges des Travaux du Havre et Rivière, pour Ontario, \u2018* Confederntion Life Building.\u201d Toronto, sur demande nu Maitre de Posto, à Wiarton, Ont., et au Ministère des Travaux Publics, Ottawa.Les soumissions dovront ôtre faites sur les formules imprimées qui seront fournies, et être signées par les soumissionnaires eux-mêmes; aucune autre no sera priso on considération.Chaque soumission devra être accompagnée d\u2019un chèquo accepté sur uno Laugne incorporée pour lu somme de treizo cents piastres (51,300), et fuit À l'ordre du Ministre des Travaux Publics Ce chèque sera confisqué si le soumissionnaire dont l'offre aura été accoptée refuse de signer lo contrat, ou s'il ne l'exécute pas intégralement, Si la soumission n'ost pas acceptée le chèque sera remis.Le Départoment no s'engage À accop- ter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, JOS.R.ROY.Secrétaire-suppléant, Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 12 octobro 1900, - N.B.\u2014Nul compte pour publication do cot avis ne sera reconnu ei tollo publication n\u2019a pas été expressément autorisée par le Ministdre.\u20142 f, Dts SOUMISSIONS cachetécs,ndres- sées au soussigné et portant la suscription \u2018* Soumission pour un môle à Lancaster \u201d seront reçuos à ce bureau jusqu'à vendredi lo 9 novembre, inclusivement, pour la construction d\u2019un môlo à Lancaster, comté de Glengarry, Out., suivant un plan et une spécification pouvant être vus aux bureaux de LL.A.Gray, Ingénieur résident, Confederation Lifo Building, Toronto, sur demande au Maitre de Poste de Lancaster, Ont.et nu bureau de l'Ingénieur résident,chambre 411, Merchunt's Bank Building, ruo St-Jacques, Montréal, et an ministère des Travaux Publics, Ottawa.Les soumissions devront êtro faites sur les formules inprimées qui seront fournies, et être signées de la signature actuelle des soumissionnaires, aucune autre ne sera prise en considération.Chaque soumission devra être necom- pagnée d\u2019un chèque accoptée sur une banque incorporée, fait à l\u2019ordre de l\u2019bo- norable ministre des Travaux Publics, pour quatre cents piastres ($100.00).Co chdque sere confisqué si le soumissionnaire dont l'offre aura été acceptée refuse de signer lo contrat ou s\u2019il ne l\u2019exécute pas intégralement, Si In soumission n'est pas acceptée lo chèque sera remis.Le Département ne s\u2019engage à accop- ter ni ln plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, JOS.RB ROY, Secrétaire suppléant.Ministère des T'ravanx Publics, Ottawa, 17 octobre 1900.N.B.\u2014Nul compte pour publication do cot uvis ne sera reconnu si telle publication n\u2019a été autorisée par le Ministère.21.DES SOUALSSIONS cachetéos adressées au soussigné et portant ln suscription \u2018\u2018 Soumission pour prolongement du quai à Carleton, \u201d seront re- gues à ce bureau jusqu'à vendredi le 16 novembre 1900 inclusivement pour le prolongement du quai à Carleton,comté de Bonaventure, province de Québec, Les planset devis pourront être vus à ce Ministère, aux bureaux de M.Ph, Béland, commis des travaux, bureau de oste, Québec, aînei qu\u2019au bureau du aître de Poste à Carleton.Les formules de soumissions pourrout être aussi obtenues aux bureaux précités, Les soumissions devront êtro faites sur les formules imprimées qui seront fournies, et êtro signées par les soumissionnaires eux-mêmes ; aucune autre ne sera priso on contidération.Ohaquo soumission devra être accompagné d\u2019un chèque accepté par une anque incorporée, pour la somme de \u2018mille pinstres (81.000) et fait à l'ordre de l'honorablo Ministre des Travaux Publics.Ce chèque sera confisqué si lo.soumissionnaire dont l'offre aura été acceptée refuse de signor le contrat, ou s\u2019il ne l'exécuto pas intégralement.Si la soumission n\u2019est pas acceptée le chèque sera remis.Le Département ne s'engage à accepter ni Ja plus basse ni aucune des son- missions, Par ordre, JOS.R, ROY.Secrétaire-suppléant, Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 11 octobre 1900, Les journaux insérant cette aunonco sans l'autorisation du Département ne seront puint payés.21.4d VENDRE Un bon Piano carré.Un piano droit de seconde main.Kodak, contenant négatifs pour 100 expositions._S'odresser ou-bureau de La TRI BUNE.- 3 \u2014 creme Gabinet Niagara.TOUR .Bains de Vapeur Le Bain de Vapeur guerit Le Rhumatisme, La Névralgie, Lo Rhume, La'Toux, L\u2019Asthme, Leo Catarrho, La Pncumonie, \u201cLes maladies de la peau, etc., eto.Il\u2018est recommandé/parlles/médecins.Prix :1$6.00 complot, avec Vaporisateur, 'Thermoméêtre, eto.Adrossez : Le Tribune.ST-EYAOINTHE Alp.Poirier Commerçant de Foin St-Hilaire, Qué.M.POIRIER .a ouvert un bureau a I\u2019hétel Ottawa, St Hyacinthe, ou les cultivateurs peuvent le rencontrer le samedi \u2014i.a.c.Boulangerie & Logements A VENDRE AU VILLAGE D'UPTON Conditions Avantageuses Le soussigné 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soir, en tombant dans l'escalier de la cuve, alors qu\u2019elle croyait entrer duns sa chambre.Elle fut trunsportée & l'Hôtel-Dieu.Choo électrique Une des employées de la manufacture J.A.& M.Côté, à reçu la semaine dernière, un choc violent, en voulant allumer une lampe électrique.On à du enlever lu lampe ufin de la soustraire de sa position dangereuse.Elle était restée ln muin attachée au courant électrique, Cet incident a causé tout un émoi dans la manufacture, particulièrement parmi les travaillantes, Oomits central de M, Bernter Le comité central libéral pour St- Hyacinthe vient de se former, ayant comme Président, M.J.B.Blanchet, Vice-Président, M.E.H.Richer, et M.Jos.Morin comme Secrétaire, Le comité central se tiendra au No 118, rue St-Antoine, porte voisine de l\u2019hôte] Frontenac.D'autres comités locaux sont également tenus aux endroits suivants : Quartier No 1.\u2014 Au coin des rues Cascades et St-Michel, dans la bâtisse appartenant à Mme Guillet.Quartier No 2 \u2014Dans la salle de théâtre du cercle Montcalm.Quartier No 3\u2014Au No 118, rue \u2018St-Antoine, qui est en même temps le comité central.Quartier No 4.\u2014 Dans la salle \u2018Gervais, rue St-Antoine, et un au- tro sur la rue Bourdages, dans la - salle Lamoureux, en montant la côte du tricot.Quartier No 5.\u2014 Dans la salle : Tousignaut, coin des rues Héloïse et Bourdages.Au village de la Providence.\u2014 Dans l\u2019ancien magasin de M.Firmin Martel.Au village St-Joseph, \u2014 Dans la salle de la manufacture de vinaigre, Tous les soirs, on y rencontrera quelqu'un, prêt à fournir toutes les informations voulues, Des discours seront également prononcés chaque soir par des orateurs éclairés sur la politique actuelle, Que nos amis se rendent donc en foule aux différents comités; c'est \u201cà le meillour moyen de bien con- maître l'état de la situation actuelle du pays, et d'être bien renseigné sur tous les points, On se fera toujours un plaisir de vous donner tous _ les renseignements utiles et nécessaires, ~ Assemblées dans St-Hyacinthe M, le Dr Cartier a fait connaître à l'Hon.M.Bernier, en l'invitant à y prendre part, qu'il tiendra les assemblées suivantes : Jeudi, le 1er novembre, à Saint- Judes, après lu 1nesso ; à St-Barna- bé après les vêpres.Vendredi, le 2, à Ste-Madeleine, après la messe, Samedi, le 3, à St-Hyacinthe, à 2 heures p.in.Dimanche, le 4, à Saint-Damase, après lu messe.- Lundi, le 5,à St-Thomas d'Aquin à 3 heures, p.m.L'Hon, M.Bernier, le candidat libéral, ne pouvant assister À toutes ces assemblées, & adressé la lettre suivante à ses électeurs : A MM.les électeurs du comté de St-Hyacinthe, Messieurs, En 1882, vous m'avez confié le mandat de votre comté, et depuis cette époque, vous m'avez honoré de votre confinnce en le renouvelant.J'ai tâché, dans l'exécution de ce mandat, de rendre justice à mes coimmettants et de promouvoir leurs intérêts.Je suis de nouveau candidat à la présente élection et je compte encore sur votre appui bienveillant comme par le passé.J'aurais désiré visiter les différentes paroisses, rendre compte de ma conduite parlementaire et discuter les questions politiques avec ceux qui ne partagent pas mes vues, mais je suis forcé de diviser mon teuaps pendant la lutte.ct do prêter mon nide à mes amis.Vous savez qu'en dehors des questions politiques, nous sommes également intéressés dans des projets d'où dépendent le succès de nos industries et le développement de l\u2019agriculture.Durant les quatre dernières années, le gouvernement Laurier s'est appliqué à trouver des marchés pour nos produits agricoles; à étendre notre commerce avec les pays étrangers, à encourager l'immigration et arrêter l'émigration de nos compatriotes, procurer du travail aux classes ouvrières et les protéger par une législation équitable.Atin de s'assurer le commerco de l'Ouest, notre système de canaux a été amélioré, le chenal du St-Lau- rent a été creusé, le port de Montréal agrandi et amélioré, et, pour accélérer le commerce intérieur, des travaux considérables seront bientôt commencés, à Sorel, de manière À en faire un port accessible aux vapeurs océaniques.Le gouvernement a également entrepris de développer nos ressources minières et forestières en coustrui- sant des lignes télégraphiques et en subventionnant des chemins de fer, dans la Colombie Anglaise.Le tarif # été moditié de manière à enlever les impôts eur les objets de nécessité première, tout en accordant une protection suffisante à nos industries.Le résultat de la politique générale du gouvernement a été de faire disparaître In gêne qui existait chez presque toutes les classes de la population, de ramener la confiance publique et de créer une ère de prospérité sans précédent.Pour ces raisons, je demande aux électeurs du comté de témoigner de leur confiance dans le gouvernement actuel en m'élisant de nouveau le 7 novembre prochain, St-Hyacinthe, 26 octobre 1900.(Signé) M.E.BERNIER.Mort subite M.Julien Dion, de cette ville, a été trouvé mort, lundi matin, vers trois heures, Le Coroner Blanchard a tenu une enquête sur cette mort et a rendu un verdiet de \u201c Mort d'apoplexie cérébrale.\u201d Base-Ball Dimanche dernier, sur le terrain du C.P.R,, au village St-Joseph, a eu lieu une intéressunte joute de Base-Ball.Les deux clubs qui s\u2019y disputaient la victoire, étaient les C.P.R.et les Mécaniciens.Après une partie des plus vivement contestée, lu palme est restée aux mains des Mécaniciens avec un score de 14 à 13.La batterie des Mécaniciens étaient composée de Bertrand et Joncas, Fontaine et Martel formaient celle des C.P, R.Ordination Dimanche, à l'Eglise Notre-Dume du Rosaire, à eu lieu uno ordination présidée par Sa Grandeur Mgr Decelles.Su Grandeur était assistée par le Révd Père Gonthier, prieur du monastère, et du Révd Père Béliveau, Dominicain.Le Révd M.Daoust agissait coin- me maître des cérémonies, Un des religieux du Monastère des Dominicains fut fait prêtre, le Révd Père Archambault ; deux reçurent le diaconat, ct deux autres le sous-diaconat, La cérémonie fut très imposante.Tous les parents do l'ordonné y assistaient eb avaieut des places spéciales.Un grand nombre de fidèles étuient aussi présents.Une touchante allocution fut donné par le Révd Père Rondot, curé de Notre Dame.Le Révd Père à annoncé que c'\u2019était la dernière ordination de frères de l'Ordre de St Dominique qui avait lieu pour le présent.La plus grande partie des frères serait envoyée à Ottawa, qui offre un plus vaste espace aux nombreux élèves de leur noviciat.Lundi matin, le nouveau prêtre, le Révd Père Archambault, disait sa première messe, au milieu d'un grand nombre de ses parents et de ses amis.Au Oollège Dimanche dernier on a chômé au Séminaire de cette ville, la fête patronale du Supérieur, M.le chanoi- no Dumesnil.À cette occasion, les collégiens avaient préparé une petite soirée qui & remporté beaucoup de euccès.Après l'exécution de la marche d'entrée, un finissant donna lecture d'une adresse dans laquelle les élèves témoignaient de leur profond respect et de toute la reconnaissance qu\u2019ils doivent à ce digne prêtre qui s\u2019est toujours montré si bon pour eux.En retour de ces soins attentifs, ils lui ont promis d\u2019espérer \u2018que les élèves feront tout en leur possible pour atteindre le but de l'institution, c\u2019est-d-dire, de devenir de fidèles citoyens pour l'Etat.et de zélés apôtres pour l'Eglise.M.le Supérieur répondit aux élèves, ou plutôt à ses enfants, en des termes des plus circonstanciés, puis on se mit à l'exécution du programme de cette petite soirée de famille, La pièce de résistance à été : La conversion d'un pécheur, opérette en un acte, de J.B.Labelle.MM.F.Archambault et P.Mar- chessault se sont montrés à la hauteur do leur rôle, e5 les applaudissements qu'on leur a prodigués, étaient bien mérités.M.D.Lavigns a fait comme une espèce de prologue, à cette opérette, dans une conférence intitulée : Lu Confédération.Ce travail lui à mérité de nombreux applaudissements, L'orphéon et la fanfare n\u2019ont pas peu contribué à faire du court programme uno soirée des plus agréables.M.Béland tenait le piano.Lundi, les élèves ont pris le congé qui leur était.accordé à l'occasion de cette fête, \u2014 a Bulletin de Présentation de l\u2019Hon.M.E.Bernier Le Bulletin de présentation de l\u2019Honorable M.E.Bernier a été signé par un grand nombre d\u2019élec- tetrs du comté, entre autres les suivants : J.N.Dubrule, I\".Lamoureux, Louis Marier, Joseph Brodeur, Ma- gloire Coté, J.A.Coté, Ant.Alf.Coté, U.Beaunoyer, C.A.Marin, F.X, Bertrand, E.R.Blanchard, W.A.Moreau, Frs, Gervais, Eug.St-Jucques, P.F, Payan, L.E.Me- ribel, J.T.Godbout, T.Noël, J.L Noël, Clement Lacroix, Eusèbe Bourgeois O.Champigny, Picrre Cormier, Jean Buptiste Laporte, pére, Jules St-Germain, Henri Ma- riu, Ephrem Scott, Isaac Langelier, Victor Mignault, J.H, Morin, Basile Graveline, Joseph Tarte, Gédéon Blanchet, Bruno Beauregard, Jos.Beaupré, tils, E.F.Codère, Phil Demers, Nepthuli Lagassé, Joseph Lauranger, Charles Lauranger, A.Lussier, M.Lapierre, Adélard Phaneuf, Geo.Gagnon, Louis Denis, Antoine Duunais, Pierre Guilbert, E.H.Richer, J.N.Lemieux, J.La- framboise, Alfred Ballard, Eusèbe Morin, J.B.Pion, Robert Deschè- nes, Théodule Monette, A.Denis, S.T.Duclos, L.A.Guertin, E.R.Lecours, R.E.Fontaine, Ls.Vietor Benoit, J P.Bazinet, J.B.Blanchet, F.X.A.Boisseau, Arthur Flibotte, H.Marchessault, L.P.Morin, David Blanchet, Joseph Cadoret, Ls.Girard, Felix Guertin, Mare Cor- deuus Jos.Lemuy, l'ierre Choinière, Joseph Coté, François-Xavier Jo- doin, A.J.Dubuc, Napoléon Girard, Alfred Godin, Louis Lunguerin, J.B.Scott, Zoül Scott, Louis Marin, Léandre Baron, Charles St-Jucques, Louis N.Langelier, Emile St-Juc- ques, Siméon Mailhot, David Des- autels, Edmond Robert, Arthur Renaud, J.B.Choquette, Hector Boucher, Paul Bernard, V.Ernest Tontaine, Alphonse Gervais, Louis Valin, L.A.Plante, Joseph Mathieu, Léon Palardy, Alfred Lapalme, Désiré Dumaino W.D.Dufresne, Amable Jacques, Théophile Des- marais, Pierre Turcot, François Ga- goon, François Giusson, fils François Gunsson, père Joseph Germain, Pierre Coté, Jouchin Petit, Ambroise Desmarais, Alexandre Gauthier, Ludger Gauvin, François Guilbert, Joseph Desmarais, H.Dansereau, Hyacinthe Yvon, Louis Brault, E.Fontaine, Léandre Bachand, J.B.Boulay, Ad.Lussier, Herinénegilde Denis, Philéas Leblanc, F.X, Chap- delaine, Alphonse Langelier, Henri Langelier, Alexis Chapdelaine, Rodolphe St-Jean, Jos.Lamoureux, Joseph Archambault, Michel Roch, D.Chngnon, Oscar Lemay, Joseph Lamoureux, Pierre Bergeron.François Allard, Victor Brodeur, M.Choiuière, Michel Jodoin.Henri Palardy, J.C, Rouleau, M.À.Con- nell, Ernest Robert, G.W.Nichols, D.Maynard, L.V.Marin, H.Laflamme, L, A.Brousseau, H.Brous- seau, E.L'Heureux.S.L'Heureux.Nupoléon Martel, Geo.O.Brodeur, Joseph Allaire, E.Robert, Joseph Godbout, Homère Fauteux, L.G.Lalime, J.L.Bergeron, J.A.God- bout, Rémi Daigle, J.E.Robitaille, Joseph Chartier, Henri Sicotte, JE.Gosselin, À.Forgue, J.F.Poirier, Joseph Dion, M.O.David, Hormis- das Beauregard, Joseph Bazinet, Romuald Choquet, Victor Marceau, Rodolphe Flibotte, Napoléon Martel, Jos, E.Sicotte, N.Beauregard, Louis Reeves.J.B.St-Pierre, J.P, Morin, U, H, Robert, F.D.Renaud Alphonse Gervais, William Marti- neau, C, E.Brodeur Moise Petit, Léopold Reeves, Jos Beaulac, G.Fournier, Chas.Lapierre, F.Lan- glois, Fred.Jarret, Théodule St- Jean, L.T.Messier, A.Chevalier, C.Emile St-Pierre, Eusèbe Clapin, J.F.Moreau, Ovide Dubrule, C.E.Ménard, H.Burque, P.Larochel, E, Cordeau, Joseph Larose, J.Desgran- ge, Pierre Fontaine, Ambroise Boivin, Ulric Malo, Pierre Hébert, Philéas Brunelle, Pierre Ducharme, Arthur Lorange, Alphonse Allard, Levis St-Germuin, père Ubalde Fournier, Tancréde Fréderic, Alph, Séguin, Zéphirin Birtz, Louis Plante, Nap, Houle Louis Gaboury, Alfred Boucher, père Bruno Blanchard D.J.Racine, R.Coderre, Ls, Gosselin, Herménigilde Bourque, Joseph Sicard.C.Henri Cormier, Jos.Gosselin, Marcel Laurence, Wilfrid Bourque, Wilfrid Dumaine, Toussaint Philie, Narcisse Godbout, C.E.Jenn, Adjutor Quiriault, Edmond Maheu, William Valin, Aiiné Blanchard, Victor Gervais, I.Ro- bitaille, G.St-Jean, Hormisdas Tremblay, W.Joyal, J.A.Lamothe, Ovila Beauregard, Albert Blouin, Rémi Audette, Etienne Favreau, Luurent Dusseault, Jean-Baptiste Messier, François Galipeau, Antoine Laplante, Misael Brousseau, Hilaire Larivière, François Caron, Jean Laplante, Joachim Petit, fils; Cléophas Chabot, Théodule Gauvin, Louis Barbeau, Edmond Gadbois, George Blanchette, Eustbe Chabot, Nap.Savary, Pierre Pelletier, Alexis Blanchette, François Marin, François Couture, Aug.Larivitre, J.O.Beauregard, Alfred Tanguay, Jules Savarin, Emile Marin, IF, X, Foisy, Joseph Lussier, Ant.Gervais, Louis Malhiot, Horace Morin, Frs.- X.Langevin, Damase Beauregard, J.A.Octave Morin, Louis Plamon- don, père, Azarie Philie, Fréderie Allard, J.À.Marsan, Joseph Philie, Mag.Mailhot, Moïse Marsan, E Bernard, Xavier Boivin, Evariste Dion, Joseph Charbonneuu, PHiléns Hamel, Joseph Robert, François Demers, Placide Demers, Alex.De- mers Philéas Beauchemin, Emmanuel Bourgeois, Eugène Boisseau, Nap.Samson, Vietor Phaneuf,Amédée Larue, Pierre Girouard, Félix Fournier, Joseph Artois, Napoléon Bessette, Moïse Guillerie, George Duval Joseph Dufresne, Joseph Brodeur Pierre Quinta], Elie Sené- cal, France Turcotte, Edouard Gagné, Eurgèle Suntaire, Prosper Picard, O.Chapdelaine, J.B.Nadeau, J.C.Brodeur, Jos.Bissonnet, E, Dubuque, L.Benoit, J.C.Marsan, J.P.Frémenu, Magloire Desmarais, L.M.P.Yvon, Thomas E.Fee, Rémi Gervais, D.Morin, O.Bessette, E.Palardy, G.Ledoux, Misaël Benoit, Joseph Huctte, A.E.Bisson- nette, À.Morin, Joseph Quevelion, À.Morin, J.A.R.Lecours, C.A.Breton, J.H.Tessier, W.Dallaire, F.Côté, Joseph Brunelle, Charles Phaneuf, Louis Arel, Josepl: Pere rault, Napoléon Godbout, Louis Laurence, H.Choquette, Willie Despars, Eugène Basilière, Joseph Chenette, Napoléon Delisle, fils, Joseph Philie, Amable Flibotte, AM.Messier, Cyrille Giguère, John Arbour, Vital Arbour, Onésime Fréderick, Théophile Chicoine, Arthur Robert, Jos.Lussier, Pierre Lemay, Naz.Arcand, Magloire Ro- bitaille, Cléophus Cadoret, Victor Hétu, Alfred Boulay, Wil£rid San- soucy, Jules Sansoucy, Israël Poirier, Charles Bienvenue, Alex.Bacon, H.Brunelle, Samuel Frederick, J.B.Chartrand, W.Bélanger, Eugène Morin, Edmond Frederick, Pierre Boissonneault, Alfred Le- Brun, Joseph Cadoret, Ludger Ma- dore, Misaël Brousseau, Joseph Mathieu, Jos.Frenière, Jos.Ouellette, T.Graveline, J.Lachance, Naz.Casavant, À.L.Chaput, Louis Laflèche dit L.Richer, Adelphe Pepin, Louis Lemieux, Adolphe Pouliot, Israël Adams, Athanase Fortier, La Gaumond, Amable Trempe, A, X, Morin, Gaudias Morin, Dominique Ledoux, Joseph Plante, Aurel Morin, Frangois Pepin, Emery Hébert, George Pominville, Léon Lacoste, Ephrem Maheu, Adélard Mongeau, Honoré Mongeau, Arthur Séguin, Arthur Hamelin, Herménégilde Jo« SF doin, Charles Flibotte, Joseph Le- moine, Joseph Bazinet, Joseph Sa.vard, F.Girard, François Gaucher, Edmond Gaucher, Ls Daviau, Eug.Girard, Ad.Girard, Victor Lange- lier, Vital Lacosse, Théodule Mo- nette, M.Cadoret, Clément Rivet, Adélard Mongenu, fils, Eugène Lus- sier, Xavier Lemoine, Louis Carrière, C.E.Leblane, Wilfrid Grégoire, Jacques Bourdeau, Aldéric Beanregard, Hercule Chaput, Pierre Anger, Ernest Parent, Hector Lo- range, Placide Demers, Misaël Du- puis, Napoléon Lavigne, Osias Lan- gevin, Michel Langevin, Joseph Ho- gue, Alphonse Benoit, Henri Beauregard, Jos.Lavallière, Paul Allard, Nap.Allard, Henri Bergevin, Zé- phirin Henri, G.F.Payan, Eug.Charpentier, Osias Bernard.Accident Un jeune enfant, âgé de 11 mois, appartenantà M.Napoléon Goyette, de cette ville, s\u2019est brûlé une partie de la figure et tout le bras gauche, mercredi avant-midi, en renversant un plat de soupe bouillante, qui était déposé sur une table.Arrentation Un individu ayant la manie dangereuse de mettre le feu, à été pris lundi en flagrant délit et mis sous urrêt.Il a été écroué à la station.Il est admis sous caution et devra compa- raitre devant la cour du recorder, vendredi, à 10 heures a, mn.Comités libéraux Les principaux comités libéraux de St-Hyacintho se sont ouverts, satnedi soir.Le plus grand enthousiasme règne purmi les électeurs qui se font un devoir de s\u2019y rendre en foule, La présidence du comité qui a ses quartiers au cercle Montcalm, a été offerte à M.Charles St-Jacques, qui l\u2019a acceptée avec plaisir.M.Jos Noël n été élu secrétaire à l\u2019unanimité.Somedi soir, sur l'invitation de M.le président, M.R.E.Fontaine à tracé, en quelques mots, le programme que les libéraux ont à suive pendant la campagne ; puis M R.Ostiguy a fait un vif tableau de la vraie politique du gouvernement Laurier.Après cette brillante allocution, l'assemblée s'est dispersée.Noyé Mercredi après-midi, vers 2 heures, le cadavre d\u2019un noyé été trouvé flottant sur les eaux de l\u2019Yamas- ka, par un M.Laflèche, près la manufacture du Tricot.Le corps a été immédiatement transporté à la morgue.On a trouvé sur lui onviron $5, un chapelet, un mouchoir et deux lettres qui ont permis de l\u2019identitier pour un M.Hector Emond.Ces deux lettres qui étaient à son adresse, lui venaient d\u2019une de ses filles résidant aux Etats-Unis.Le coroner Blanchard a tenu une enquête, mercredi soir, qui a été remise à ce matin.Vu l\u2019état avancé do décomposition du corps qui parait avoir séjourné une quinzaine de jours dans l\u2019eau, M.Emond, de St-Hyacintho, frèro du noyé, n\u2019a pu jurer que c'était bien Hector Emond, M.Bazinet est allé à Luprésenta- tion, où Hector Emond travaillait avec un M.Larivière, pour prendre des informations plus exactes.Le verdict du coroner est \u201c Trouvé noyé.\u201d Terrain & vendre M.J.A.Roy, de St-Cyrille de Wendover, offre en vente une grande quantité de très bon terrain,soit terre faite ou faite en partie,et aussi terre tout en bois debout, bien situé, près de l\u2019église, des chars, ete Conditions très faciles.Adressez J.A.ROY, St-Cyrille.« jae LA TRIBUNE mr 5 Conseil de Ville 26 Octobre 1900.Présents : Son Honneur le Maire E.H.Richer, MM.les échevins Jos.Morin, S, T, Duclos, O.Brodeur, J.Chenette, D.Dumnine, J.N.Le- mieux, F.Authier, Frs Gervais, et J.B.Blanchet.Lecture et approbation des minutes de la dernière séance.Le-rapport du travail des pompes constate qu\u2019il n été dépensé durant lu dernière semaine une plus grande quantité de charbon qu\u2019à l'ordinaire; cette augmentation est dûe au lavage des tuyaux de distribution qu'on a fait ces jours derniers.Il est déposé dans les archives avec celui de l'inspection du lait.La motion de M.Authier, concernant ln démission du greffier, est remise devant le Conseil.M: Blanchet, considérant l'importance de cette question et les bonnes dispositions de M.Déchènes, qui a consenti à remplir sa charge jusqu'au mois de janvier, si nécessaire, de- |\u2019 mande qu'elle soit renvoyée à plus tard.M.Morin appuie M.Blanchet et M.Authier consent à laisser su motion pendante jusqu'au 15 novembre.Le greffier donne lecture d'une requête demandant la prse d\u2019une lumiére are au coin des rues St-Antoine ct St-Simon.Cette pétition, signée par plusieurs intéressés, est référée au comité d'éclairage.Une application de M.L.E.Lus- sier offrant ses services comme greffier, pour $1,000 par année, cst laissée sur la table.On passe à la considération de l'emprunt que le Conseil de Ville veut faire pour convertir ln detto flottante qui s'élève à environ SU7,- 000 et pour faire fuce à d'autres déboursés que demanderont certains départements, ce qui fait un montant d\u2019A peu prés $22,000, M, Déchène fait part au Conseil qu\u2019il a entamé des pourparlers avec M, Barbeau, de Montréal, pour emprunter à un taux moindre qu\u2019on ne l'a fait jusqu\u2019ici dans ces circonstances.Il croit pouvoir fnirc une économie de #/.Cette question est laissée entre ses mains.Résolu: Que Son Honneur le maire et le greffier soient autorisés À conclure des arrangements avec toute société, compagnies, banquiers ou autres personnes pour l'emprunt au taux de 4 pour cent, pour cinq années, ou au taux et pour la durée qu'ils trouveront avantageux dans les circonstances présentes d'une somme de deniers de vingt-cinq mille dollars pour faire face aux dépenses suivantes : Pour paiement : lo D'une balance de prix de vente dûe à Dame C.H, Kirkland, 81,800 ; 2o Un billet dû à G.C.Dessaul- les, $1,500; 30 Un autre billet dd & G.C.Dessaulles, $2,000 ; 4o Un billet à Mmo R.Lafram- boise, 81,000 ; 5o Unbillet à R.Lécuyer, $1,400 6o «© \u201c« « $500 7o Un billet à l\u2019Union St-Joseph 82,500 ; 80 Un billet 4 O.Brodeur, $2,100 9 Un billet & P.Brunelle, $2,200 100 Un billet à Dame V.Bail- largeon, $1,500 ; 1lo Une somme de $2,500 due à la Cie du chemin de fer du G.T.R.quote-part du Conseil dans le coût de la construction d'un viaduc sur la rue Girouard en 1900; le tout en vertu de résolution spéciale du Conseil de Ville de St-Hyacinthe à cette fin et une autre somme de $5,000 pour travaux nouveaux pour le département de l'aqueduc, faits et exécutés en 1900.Son Honneur le maire et le tré- orier sont autorisés à signer au nom de ce Conseil un ou des billets pour la dite somme de $25,000, au taux et pour ln durée ci-dessus mentionnés.Le greftier donne avis que le contrat pour l'approvisionnewent d\u2019eau à la compagnie du G.I.R.expirera le ler novembre 1901 et que le Conseil devra s\u2019oceuper de son renouvellement pour le présenter aux autorités de la compagnie du G.T.R.au moins G mois avant son expiration.Les comptes sont lus et ordre est donné de les payer.M.Chenette demande aux membres du comité des chemins de vouloir bien so réunir le lendemain pour considérer une question qui out suscité les travaux faits sur les rues Girouard et St-Denis, Le Conseil s'Ajourne au 2 novembre, à 7.30 hrs p.in, et immédiatement à lu chambre des comités.\u2014 < >= + Jean AUTOUR DE NOUS (Spécial à LA TRIBUNE) LAPRÉSENTATION.\u2014 Samedi après midi, vers 2 beures, le feu se déclarait à Laprésentation, dans une grange appartenant à M.Frédéric Berger.Quelques moments après, ii se communiquait à un hangar voisin et en quelques minutes, ces deux bâtiments n'étaient plus qu'un iti- mense brasicr.On n'a pu rien ou presque rien sauver.Les pertes.s'élèvent à près de $1,500 sans aucune assurance.On croit généralement que ce sont des enfants qui, en jouant, auraient été lu cause involontaire de cet incendie.#25 ST-AIMÉ.\u2014 L'assemblée de St- Aimé est certaïînement la plus belle ct lu plus nombreuse que nous ayons eu dans le comté de Richelieu depuis le commencement de la lutte.Plus de 5,000 personnes s\u2019y étaient rendus, non seulement du comté, mais même des comtés voisins.Deux trains avaient amené de St-Hyncinthe,St-Barnabé,St-Judes, St-Louis, St-Robert, Sorel, plus de 1500 personnes.Un fort contingent était aussi arrivé par le bateau.La discussion commencée à 1.30 heure, se fit entre MM.Bruneau, l'Hon.M.E.Bernier, et Larochelle d\u2019un côté, et MM.Vanasse, et Co- derre do l\u2019autre.Les orateurs ont été bien écoutés par le nombreux auditoire, bien que les partisans de chaque côté se soient montrés un peu enthousiastes M.Bruneau a fait un excellent discours, et à en juger par les applaudissements qu'il a reçus, sa victoire pour le 7 novembre ne fait de doute pour personne, Le discours le plus pratique et lo mieux écouté a été sans contredit celui de l\u2019Hon.M, Bernier.Plusieurs conservateurs nous ont dit qu'ils étaient satisfaits de l\u2019exposé fait par le Ministre de l'Intérieur.M, Vanasse parla environ trois quarts d'heure.M.Coderre, qui vintsupporter la candidature de M.Vanasse, débuta par une impolitesse à l'adresse de M.Bernier: mal lui en prit, car la foule était en frais de lui faire un mauvais parti et il aurait certainement été descendu du husting et empêché de parler, si l\u2019Hon.M.Bernier ne fut intervenu en demandant à la foule de le laisser pañler.Comprenant la fausso position dans laquelle il s'était mis, M.Coderre changea de ton ot continua sa harangue sur un ton un peu plus poli.M.Larochelle parla une dizaine de minutes et fut écouté avec beaucoup d'attention.M.Bruneau eut quelques minutes de réplique et én profita pour réduire à néant les attaques de ses adversaires et faire un chaleureux appel aux électeurs du comté.Les conservateurs admettent que M.Bruneau sera élu par au moins 200 de majorité.+ LAPRÉSENTATION, \u2014 L'assemblée contradictoire tenua À Laprésenta- tion, mercredi, avait réuni plusieurs centaines d\u2019électeurs, L'Hon.M.Bernier, MM.Blanchet, Marin et V.E.Fontaine ont fait la discussion contre le Dr Cartier, et MM.Tnché et Désautels.M.Cartier s'est contenté de réciter sun petit boniment; on comprend en l\u2019'écoutant qu'il n\u2019est candidat que pour la forme.M.Bernier a expliqué les questions politiques avec cette clarté dont il n le secret.MM.Blanchet, Marin et Fontaine ont fait d'excellents discours.Quaut à MM.Taché et Désautels ils ont reçu de l'Hon.M.Bernier une raclée qu'eux et leurs amis n\u2019oublieront jumuis.Sr-Lisoire.\u2014Mercredi, aprés la mise en nomination des candidats, In discussion s'est faite entre MM.J.E Murcilo, C.Piché, C.Lebeuf, et MM.T'aillon, MeDonald, Geu- dron et Beaubien.Les apparences sont des plus magnifiques pour M.Marcile, dont l\u2019élection par une bonne majorité ne fait de doute pour personne.* * * Sr-JUDES.\u2014A St-Judes et à St- Barnubé, hier, le Dr Cartier et ses amis ont fait triste figure ct pus le plus petit applaudissement pour les consoler.hd Demain, samedi, les candidats parleront à St-Hyacinthe.Dimanche, ils se rencontreront à St-Damase, et mardi, veille de la votation, 4 Ste-Madeleine, \u201d =» Sr-HucuEs, \u2014 De temps à autre ct n de trop râres intervales pour mon goût personnel, il m'est donné de revoir les sympatiques habitants de St-Hugues.Mais, gutre ce plaisir, j'ai voulu me donner celui de vivre, par la pensée, en plus intime connaissance avec ceux qui déjà dorment, au ce- mitière, do l'éternel sommeil, À la veille de la fête des morts, il me semble opportun de faire revivre dans le souvenir des vivants, des êtres que nous avons connus, aimés et qui peut-être ont besoin du secours de nos prières.Si le seule curiosité m'avait conduit à ce champ sucré des morts, j'en scrais revenu sans bénéfice, car, dans un cimetière à peine vieux de cinquante ans, les tombeaux n'ont pas encore cette antiquité, cette vétusté qui fait songor aux anciens d'autre fois.Mais quand on visite cette pluce funèbre en méditant sur la brièveté de la vic, sur ses vanités, sur l'audelà du tombeau, on revient tout autre, et bien décidé à songer pour de bon au grand voyage de l'éternité qu'il faudra entreprendre peut-être plus tôt que tard ! Commo la plupart des cimetières de la campagne, celui de St-Hu- gues.est attenant à l'arrière de J\u2019église et à l'ombre du clocher comme de sa croix protectrice, Une unique allée ydonne accès et la grunde propreté qui y règne nous prouve de suite qu\u2019on a le culte des morts, dans la paroisse.Point de vilaines gratioles, ni de longues herbes St-Jean, ni de ces larges feuilles d'artichaut, mais partout de cette belle herbe douce, lisse, se couchant sur les tombeaux comme pour les entourer de plus de caresses, ; Le continuel silence n'y est troublé que par le murmure des pins verts qui abritent de leurs longs rameaux les méandres de la capricieuse petite rivière contournant ce coin de terre caclié aux yeux des indifférents.Cependant, pour l'habitué, .pour celui dont un père chéri, une *mère - adorée, dos enfants bien-aimés, une épouse fidèle reposent-là en atten- dunt la résurection dernière, pour ces uflligés, le cimetière est un lieu de pélérinage à l'abri de toute pro- funation, Un souvenir de reconnaissance nous fait dire on ce lieu retiré ux De profundis, puis, l\u2019on continue à saluer les derniers arrivés dans ce domaine de tous les rapprochements et de toutes lus égalités, Et maintenant, presqu'à regret il faut sortir du séjour des morts pour continuer ln route plus ou moins longue aboutissant À une pareille demeure.Marchous réconforté avec l'intention bien urrrêtée de nous rendre do plus en plus digno de nos fins dernières, GUSTAVE, Les Acadiens pour Sir Wilfrid Laurier Nous détachons le paragraphe suivant de l'adresse présentée par les Acadiens à Sir Wilfrid Laurier, mercredi dernier, à Shédine : \u201c Nous vous promettons done notre appui loyal et sincère dans lu lutte présente.Nous vous le promettons avec d'autant plus de gaieté de cœur ot de tranquillité do conscience que nous reconnaissons duns I'Hon.H.R.Emmerson un ami dévoué à nos plus chers intérêts, un homme d'Etat qui plus d'une fois risqua son avenir politique pour la défense d'un principe sacré : \u201c Justico égnle pour tous,\u2014 principe proclamé jadis par les Lafontaine, les Baldwin et les Blake, et dont vous êtes vous-même l'incarnation vivante dans notre pays,\u201d De retour Le Dr J.A, Tellier, M.V.parti pour les régions nurifères de l\u2019Alaska, il y plus de cing mois, est de rotour depuis lef24 octobre, M.Tel- lier se dit très satisfait de son ox- pédition.Il à acquis 280 acres de terraing miniers dans l\u2019Alaskn Américain, à 1970 milles de Dawson City, où on se rend en suivant la Yukon River.Une Compagnie importante, formée à Montréal doit s'occuper de l'exploitation de ces terrains miniers.M.Tellier à visité aussi d'autres terrnins à 132 milles à l'est du Détroit de Behring, mais les essais n\u2019ont pas encore été entièrement terminés.Le voyage a pris un mois pour aller et autant pour revenir.M.Tellier n\u2019a pas l'intention de retourner, mais demeurera à St- Hyacinthe, le 30 octobre 1900.M.l'abbé Théophile Maréchal, curé de Saint-Jacques-de-l\u2019Achigan, décédé, le 27 du courant, on la paroisse de Notre-Dame-de-Grâce, de Montréal, était membre de la société d'une messe, section provinciale.A -M.Daowsr, assist.-secrétaire, DECES Au Couvent de la Présentation, maison-mère, le 26 octobre, Maris= Alphonsine Demers, dite Sr de l'Incarnation, à l'âge de 55 ans, après avoir passé 3G ans en religion.Au Couvent de la Présentation, maison-mère, le 27 octobre, Marie- Angélina Mallette, dite Sœur Ste- Mechtilde, ° à l'âge de 36 ans, dont 18 passés en religion.En cette ville, le 30 octobre, M.Olivier Gamache, à l'âge de 78 ans et 6 mois, Les funérailles ont eu lieu, ce ma tin, à la Cathédrale, En cette ville, lo 31 octobre, Dile Herménie Roy, à l\u2019âge de 46 ans: EVÊCHÉ DE re =} Les funérailles auront lieu dé- main, à 8} heures, \u201c milice occuper, la ville, cela\u2019 avait I edits LA 1RIBUNE Pensées d\u2019Automne L'automne ! L'automne ! Les haies Et les arbres sont défeuillés : A peine quelques rouges baies Tremblent aux buissons dépouillés.L'automne ! L'automne ! Les routes Sont désertes sous l'air glacé, Et les feuilles s\u2019amassent toutes Dans les profondeurs du fossé.L'automne ! L'automne ! La vie Flétrit chaque jour sous nos yeux Toute la beauté qui convie Le cœur à la fête des cieux.Ce pauvre cœur on vain réclame L'éternité pour ses amours.\u2014Nous n'avons pas assez d'âme Pour aimer et souffrir toujours.Paur BOURGET.Cercle Agricole de 8t-Thomas d\u2019Ag un Mardi le 23 octobre, avait lieu, sur ja ferme de M.Hormisdas La- plante, le concours de labour.Les juges étaient MM.Joseph Bonin, Joseph Michon, de Lapré- sentation, ct Magloire Lalime de St-Hyacinthe.1ère Classe, au dessus de 17 ans.le prix A.Rodier, 2e J.Laplante 3e À, Bienvenu, 4e V, Desmurais, 5e G.Côté, Ge R.Bienvenu, Te À.Desmarais, Se P.Picard, 9c L Gau- vin, 10e F.St-Pierre, 1le F.La- plante.2e Classe, au dessous de 17 ans.le prix T.Coté, 2¢ O.Guertin, 3e E.Desmarais, 4e J.St.George, 5e À.Lamoureux, Go F.Lussier.CONCOURS DE LÉGUMES Blédinde \u2014 le prix O.Guertin, 2e À.Bienvenu, 3e R.Bienvenu, 4o À.Desmaruis, be W.Bienveu, Bettraves \u2014 le prix G.Côté.Ze F.Michon, 3e F.St-Pierre, 4e O.Guertin, 5e A.Tanguay.Carottes \u2014 le prix Rév.M.le curé, 2e G.Côté, 3e E.St-Pierre, 4c A.Chabot, 5e V.Michon, Choux de siam \u2014 le prix L.Dussault, 2e L.Gauvin, 36 V.Mi- chon, 4e À Tl'unguay, 5e Rév.M, le curé.Il y avait environ 200 personnes.Après la proclamation des prix, des discours, traitant les questions agricoles, furent laits par M.le curé de St-Thomus, MM.J.B.St-Pierre, J.N.Lemieux et G.Bédard de St- Hyacinthe.M.J.N.Lemieux, de St-Hyacin- the, adressa ensuite la parole.Comme M.Lemieux s\u2019y connait beaucoup en agriculture, il nous fit un exposé net et bref de ce qu'était l'agriculture.Il nous donna aussi des conseils furts utiles pour nous, Des votes de remerciements furent votés & ceux qui par leur présence, avaient bien voulu rehausser l'éclat de notre petite fête.En particulier des remerciements furent votés à M.J.N.Lemieux, de Saint Hyacinthe, pour tout l'intérêt qu'il témoigne -à, ln classe agricole, ct pour l\u2019encourugement qu\u2019il a bien voulu nous donner en fournissant lui-même plusieurs prix.Le diner uvnit été gracieusement offert aux juges, invités et officiers du Cercle par M.le curé de St- Thomas N.BIENVENU Sécretaire.\u2014{.Valleytield, 29 \u2014 On s'attendait que Mgr Emard lirait une lettre pastorale À la cathédrale, hier, mais il n'y a cu aucune allusion à la grève.si'ce n'est que le curé à in- - vité les fidèles à prier pour obtenir une solution pacifique aux présonte difficultés.4 -Le Rév.Benttio, à l'église angli- .cane a déciaré que, bien que\u2019 ce fit un gpectacle pénible que de voir la été\u2018copenäänt nécessaire.Nous lisons dans L'Enseignement Primaire : La province de Québec a lieu d\u2019être fière des succès que ses écoles viennent de remporter à à l\u2019exposition universelle.Elle a mérité le Grand prix, concurremment avec la France, les Etats-Unis, la Russie et autres pays, dans la Closse 1: Education de l'Enfant.\u2014 Enseignement Primaire.\u2014 Enseignement des Adul- les.C'est un succès énorme dont l'Emscignement Primaire se réjouit à juste titre, car notre revue était au nombre des documents envoyés à Paris par le Surintendant de l'instruction publique.Maintenant voici_les autres récompenses accordées aux institutions de notre province : Médaille dor \u2014 Commission scolaire catholique de Montréal ; Commission scolaire protestante de Montréal.Médaille d'argent \u2014 Ecole Normale Laval, Québec ; Les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame ; les Frères des Ecoles Chrétiennes.La Compagnie manufacturière d'ameublement scolaire : The Canadian office and School Furniture Co.Lt., de Preston, Ont.Mentions honorables\u2014Les Cleres de Saint-Vinteur ; Les Frères do l\u2019Instruction chrétienne ; Les Frères du Sucré-Cæwur ; Les Sœurs de Sainte-Anne ; Les Sœurs du Bon- Pasteur (Québce) ; Les Sœurs de lu Charité ; Les Sœurs de la Présentation de Maric.EN AFRIQUE Cape Town, 26.\u2014Le commandant boer De Villiers est mort à Bloemfontein, des suites des blessures qu\u2019- il & reçues dans une bataille récente LE Cape Town, 26, \u2014 L'hon.Wm P.Schreiner, ex-premier ministre de la Colonie du Cup, a résigné son siège au Parlement à cause de l\u2019opposition persistante des afrikanders extréinistes, .* Le Cup, 26.\u2014Les Boers ont capturé Jucobsdal, au sud-ouest de Kimberley, uprés une résistance acharnée de la part de la garnison composée de Highlanders du Cap.Ces derniers ont perdu 34 hommes sur 52.*.* Le Cap, 26.\u2014 Une dépêche de Hoopstad (Etat Libre d'Orange) dit que la colonne du général Settle, faisant dernièrement une halte pendant la nuit,.a eu son arrière-rarde attaquéee par les Boers.Les Boers ayant rampé sur le sable, n'ont pas été entendus jusqu\u2019à ce qu'ils aient eu commencé le feu.Les Anglais ont eu vingt blessés.Un peu plus tard, en revenant à Hoopstad, la colonne & été attaquée par neuf Boers, qui étaient cachés dans des broussailles sur le bord de la rivière.On a envoyé un obus dans ces broussailles ; il à tué huit d\u2019entre eux et a blessé le neuvième qui s'est rendu.La colonne du général Hunter a brûlé le village de Bothaville, à 30 milles de Commando's Drift, parce que les Boers ont attaqué constamment les Anglais dans le voisinage.*n .Londres, 26.\u2014Lord Roberts télégraphie de Prétoria à 1a date du 22.\u201c French est arrivé à Bethel, le 20 octobre, après avoir été presque constamment attaqué depuis Carolina.Erroll est arrivé à Buffelshock et Settle à Hoopstad.Le convoi de Methuen a été attaqué près de Zee- rust, le 20, et Barton n été attaqué à Friederickstad.Paget a capturé 16 Boers et des bestiaux.oe mr Tous les chevaux de l\u2019armée an- glaise sont numérotés sur les pates de derrière.oC Pes SOUMISSIONS cachetées adressées on soussigné et endossées \u2018\u2019Soumission pour le Quui do Bluck Brook \u201d seront reçues à ce bureau jusqu\u2019à lundi le 19 novembre 1900, pour la construction d\u2019un quai à Black Brook, comté de Northumberland, Nouveau-Brunswick, snivout un plan ebune spucification pouvant être vus au bureau de E.I.P, Showen, Tngéniour résident, St-Jean, N.B., et au Ministère des Travaux Publics, Ottawa.Les soumissions devront être fuites sur les formules imprimées qui seront fournies ct être signées de ln sigoature actuelle des soumissionnaires, aucune autre ne sera prise on considération.Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque acceptée sur une banque incorporée, pur la somme de sept cent piastres ($700.00) et fait à l\u2019ordre de l'honorable Minietre des Travaux Publics.Ce chèque sera confisqué si le soumissionuaire dont l'offre aura été acceptée refuse de signer le contrat, ou s'il ne l'exécute pas intégralement.Si lu soumission n'est pae ncceptée,le chèque sera remis.Le Département ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, JOS.R.ROY, Secrétaire suppléant.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 20 octobre 1900.N.B.\u2014Nul compto pour publication do cet avis ne sern reconnu, si telle pu- Vlication n\u2019a été autorisée pur le ministère.8f.DES SOUNISSIONS cachotées adressées an soussigné et portant la suscription \u2018* Soumission pour Sallo d\u2019Exercices, London, Ont.\u201d seront reçues à bureau jusqu\u2019à lundi le 5 novembre, |\u2019 pour lu construction d\u2019une Salle d\u2019Exercices à London, Ont.Les plans et spécifications peuvent être vus et l'on peut obtenir des blancs do soumissions at toutes les informa tions nécessaires à ce Département, et sur demande à W.Greor, gardien de la Donane, London, Ont.Les soumissions devront être faites sur les formules imprimées qui seront fournies, ct être signées par les soumissionnaires eux-mêmes ; aucune autre ne sera prise en considération.Chaque soumission devra être nccom- pagnée d'un chèque accepté sur une banque incorporée fait, payable À l'ordre do l'honorable Mipistro des 'Travaux Publics, égal à dix pour cent (10 P.c.) du montant de In soumission.Ce chèque sera conflsqué si le soumissionnaire dont l'offre aura été ncceptéo refuse de signer le contrat, ou 2'il ne l\u2019exécute pas intégraloment.Si la soumission n'est pas accoptéo lo chèque sera remis.Lo département ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucuno des sonmie- sions, Par ordre, JOS.R.ROY, Secrétaire-suppléant.Département des Travaux Publics, Ottawa, 20 octobre 1900.N.B.\u2014Nul compte pour publication de cet avis ne sera reconnu si telle publication n\u2019a pas été expressément autorisée par lo Ministère.21.DES SOUMISSIONS enachetées adres sées nu sonssigné et portant à l'endos \u201cSoumission pour jetée et dragage, Sorel,\u201d seront reçues à ce bureau jusqu\u2019à vendredi le 23 novembre 1900, in- olusivemeut, pour la construction d\u2019une jotée à niveau élevé ct pour dragago à l'embouchure de In Rivière Richeliou, à Sorel, Qué.Les plans et devis pourront être vus À co ministère et nu bureau de l'ingénieur résident, Chambre No 411, Bâtisse du \u2018\u2018Merchant\u2019s Bank\u201d rue St-Jacques, Montréal ; de Ph.Béland, commis des travaux, bureau de poste, Québec; Thos Berlinguet, ingéniour résident.Trois- Rivières et du maître de poste de Sorel.Les soumissions devront être faites sur les formules imprimées qui seront fournies, et être signées par les soumissionnaires eux-mêmes ; aucune autre ne sera prise en considération.Chuquo soumission devra être accompagnée d\u2019un chèque accepté \u2018par une banque incorporée, pour la somme de vingt-cinq mille piustres (825,000), et fait à l\u2019ordre de l'honorable Ministre dos Travaux Publics.Ce chèque scra confisqué si le soumissionnaire dont l'offre aura été nccoptée refuse do signer le contrat, ou s\u2019il no l'exéouto pas intégralement.Si la soumission n\u2019est pas acceptée le chèque sora romis.Le Département ne s'engage à accepter ni la plus Lasse ni aucune des soumissions, Par ordre, JOS.R.ROY, Secrétaire-suppléant.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 23 octobre 1900.N.B.\u2014Nul compte pour publication de cet avis ne sora reconnu ei telle publication n\u2019a pas été expressément autorisée par le Ministère.\u20142 f.| Peintres demandés 4 ou 5 bons peintres trouveront de l'emploi immédiatement en s'adressant à GEORGE CODÈRE & CiE, 243, rue Cascade j à \u20ac St-Hyacinthe.E & STOUT DEEE pe.Al IN: y qT ard 4 ae 710 6018, PE Sian Gif DPA | ln AWANDED Ay THE Téléphonez au No.86.Cartes d'Affaires, A, BOURGAULT, | AVOCAT 11 Rue St-Denis, - - S1 HYACINTHE.BLANCHETTE & BEAUREGARD AVOCATS, 167 Rae Girouard - - - - Sc-HYAOINTRE BOISSEAU & BAZINET, NOTAIRES (8 Rue St-Denis, - ST-HYAOINTHE BERNIER & MORIN, NOTAIRES Commissaires de la Cour Supérieure, 169 rue Girouard, St-Hyacinthe.ASSURANCE SUR LA VIE \u201c LA CANADIENNE\" Beprésentant pour St-Hyacinthe at le District y U.LEVEQUE, Ass.-Sarintendant, No 8 Ruo St-Denis.ST-HYACINTHE.Assurance Sun Life Bureau principal : Montréal.Magloire Laurence, _\u2014 AGENT-GÉNÉRAL, 87 Rue Mondor, 87-RTACINTEB, Quo, L.E.MOREL, casavANr Frenes, AT-ITT.ACIINTITE.ACCORDEUR de PIANOS Prix: 81.50 Aprsst : Hotel Ottawa Tel.48, 50 YEARS\u2019 EXPERIENCE TRAE MARKS DESIGNS CoPYRIGHTS &C.Anyono sending a skotch and dencription may quickly ascortain our opinion froo whethor an invention is probably patentable.Communica tions strictly contidentiai, Handbook on Patents nent freo.Oldest agoner for securing patents, Patents takon through Munn Æ Cu.rocoive apeclal notice, without chareo, in the scientific American, A handsomely illustrated weokly, largest cin culation of any scientific journal, Terms, $3 8 MU four months, $1.Sold by ull newadenlers & 00,38 18r0semar.Now York Branch Office, F St.Washineton, LA COMPAGNIE d Eau Minérale ST-HYACINTHE Propriétaire du célèbre Ur ae ° RT MANUFACTURIÈRE DB SODAS, GINGER ALE, ROOTBEER, GINGER BEER,OIDRE OHAM.PAGNE, Eto., Mc-Vieux journaux à vendre à la livre, au bureau de La Tribune.aL he Sa Crm, © TY WORLD'S EXHIBITIONS < Bière et Porter de John Labatt 275 SoM LABATY © 2,12 f BREWE A - y © 3° NAPATy \\ DE LONDON, ONT.a (92 y Recommandé par les connalssenrs et les médecins daus toutes les parties du Canada.Voyez les témoignages écrits deochimistes bminente, NEUF MEÉDAILLEL D'OR, D'ARGENT DE BRONZE ET ONZE DIPLOMES obe tenus aux exposttions universellos de Franco, d'Australie, des Etats Unis, du N i a Canada ,de la Jamaique Indes Oociden- tales, Bavour originale et âne, pureté garantie, Oes brouvages sontfaitsspécialement pourconvenir au olimat de ceconti- nent ot ne sont pas surpassés, Prix} Spéciaux au Gros On porte à Domicile dans toute la ville, \"J.B.ST-PIERRE, Epicier, 266 RUE CASCADES, ST-HYACINTEE, Le Magasin du Bon Marché EN GROS ET EN DETAIL JOS.BRODEUR Nos 228, 234, 242 et 244 BUR CASCADES 32-EYAOINTHE.Fleur, Graimn,Son,Gru, Moulée, ete.Epiceries, Provisions, Thés, Sucres, Melasses, Graisse, eto.eto.eto HMarchandises Séches SPECIALITE : Moarchandisos Frangai- ses, Soies, Cachemires.EAU PLUS BAS PRIX.43 Agent pour la célèbre FARINE FORTE A BOULANGER provenant du Manitoba (grenier de l'univers.) 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L'autre, vous ne le connaissez pas ?\u2014Je ne le connais pas.\u2014Quel a été, selon vous, le mobile du crime, monsieur Gabiron ?\u2014Le vol, monsieur le commissaire, \u2014Qu'est-ce qui le prouve ?\u2014I1 y a sur le bureau de M.Rousseau unc poignée de pièces d'or qui se sont échappés de la poche de Jacques Séguin, et que Noi- rot a ramassées.Hier soir, M.Rousseau a fait prendre cent mille francs à la Banque de France; la somme entière était sur le bureau quand Jacques Séguin est entré dans le cabinet.Monsieur le commissaire peut faire fouiller le voleur, on trouvera ses poches pleines d\u2019or et de billets de banque.Le mogistrat fit un signe à ses agents, - Ceux-ci passèrent dans le cabinet et vidèrent les poches de Lory.On compta l'or et les billets et on retrouva les cent mille francs Le commissaire de police fut convaincu que les malfaiteurs avaient voulu assassiner M.Rousseau pour le voler.Puis-je voir M.Rousseau et entendre sa déposition ?demanda-t-il.\u2014Je vais m\u2019informer, répondit Gabiron, 11 se rendit dans la chambre du blessé, et reparut accompagné du médecin qui était revenu voir son malade.\u2014Eh bien ?fit le magistrat.\u2014Monsieur le commissaire, répondit le docteur, bien que je n'aie aucune crainte pour sa vie, l'état du blessé a beaucoup empiré depuis Avez-vous deux heures; il est extrêmemeut faible ; une grande et douloureuse oppression a complètement éteint 8u voix.Il n\u2019y à pus possibilité de l\u2019interroger, \u2014La déposition do M.Rousseau ne n\u2019est pus absolument nécessaire, il sera appelé plus tard à l\u2019instruction s'il y a lieu Puis s'adressant aux agents : \u2014Amenez ces deux homunes, dit- il, Lory et Colibri entrérent dans le sulon, escortés par les gardiens de la paix, Le commissnire les enveloppa de son regard habitués à voir des gredins de toutes les catégories, \u2014Deux bien mauvaises figures, pensa-t-il, S'adressant à Colibri, il reprit, à haute voix : \u2014Comment vous appelez-vous ?\u2014Je n\u2019en sais rien, \u2014Que faites-vous ?\u2014Vous le voyez bien; je vous écouto et je vous regardo.\u2014Tâchez d\u2019être poli, je vous prie.\u2014Je ne vous dis pas des injures.\u2014AÂlors, répondez à mes questions, Quel est votre état ?\u2014Je n'ai pas d'état.\u2014Vous êtes un voleur de profession ct pire encore, \u2014Hé, hé, on est ce qu'on peut, quand on ne peut pas être ce qu'on veut, \u2014Où demeurez-vous ?\u2014Où je demeure ?Sous le grand dôme bleu, partout et nulle part.\u2014Vous ne voulez.pas répondre, c\u2019est un systéme ; mais on parviendra, probablement, à vous faire parler, à savoir quels sont vos antécédents, d'où vous venez, ce que vous êtes et qui vous êtes.\u2014On verra ça, répliqua le misérable, laissant courir sur ses lèvres un sourire qui n'avait rien de respectueux.\u2014Celn dépendra des questions que vous me ferez.\u2014Nous savons qui vous êtes, vous.Vous êtes un malfaiteur des plus dangoreux, appelé Jacques Séguin.\u2014C'est celui-là qui dit cela, mais ce n\u2019est pas encore prouvé.\u2014Si d'autres preuves sont nécessaires, on les trouvera.Il y à huit aus, complice d\u2019un crime d'assassinat, vous avez été condamné par la cour d'ussises de la Scine à vingt ans de travaux forcés: à peine au bagne, vous avez trouvé le moyen de vous évader.\u2014Vous parlez du nommé Jacques Séguin, pas de moi.\u2014Vous niez être Jucques Séguin ?\u2014Je le nie.\u2014Alors, comment vous appeloz- vous ?\u2014Je ne peux pas le dire.\u2014Elh bien, pour moi, jusqu'à ce que vous ayez prouvé le contraire, vous êtes Jacques Séguin, le forçat évadé.Tantôt, après une heure de l'après-midi, vous avez sonné à la porte de l'appartement de M.Rousseau.Vous saviez évidemment que le valet de chambre était sorti.Cette femme vous a ouvert, et comme elle est muette, pour pouvoir vous annoncer à son maître, elle vous a présenté une ardoise et un crayon.Qu'avez-vous écrit sur l'ardoise ?\u2014Vous ne devinez pas ça ?C'est pourtant bien facile, \u2014Je n'ai pas à deviner, mais à recevoir vos réponses \u2014Eh bien, j'ai écrit que je venais de la part de mon maître.~Quel nom avez-vous donné à ce prétendu maître ?\u2014Marquis de Lorme.\u2014Est-ce que ce marquis existe ?~Certainement.\u2014Où demeure-t-il ?\u2014Je l\u2019ignore; mais je sais que M.Pierre Rousseau le connaît, \u2014Et la soi-disant lettre que voilà, qui l'a écrite ?rer \u2014Colui que vous questionnez, \u2014Oui, et c'est le moyen dont vous vous êtes servi pour arrivor jusqu'à M.Rousseau et occuper son attention afin do l\u2019égorger plus facilement.Vous aviez prémédité l'assassinat.\u2014Non, \u2014Ce papier le prouve.\u2014M.Rousseau pouvait ne pns être chez lui.\u2014Vous saviez très bien qu'il y était.Mais passons.Ainsi, vous prétendez que vous n'avez pas prémédité l'ussassinat ?\u2014 Quand on se sert du couteau, c'est qu'on no peut pas faire autrement.\u2014Çn, c'est clair, appuya Colibri.\u2014Âlors, vous êtes venus ici uniquement pour commettre le vol ?\u2014Pour sûr, nous ne sommes pas venus pour rien.Cent mille francs, ça en valait la peine ! \u2014Vous snviez done que vous trouveriez chez M.Rousseau une somme importante ?\u2014Faut le croire ! \u2014Comument avez-vous été ren- scignés sur co point ?\u2014Oh ! le hasard, quand on n'a rien à faire, pour tuer le temps, on s'en va comme ça do temps à autre, fliner autour des guichets de la Banque de France.\u2014Je comprends.\u2014Ce n\u2019ost pas difficile.\u2014 Vous parnissez avoir l\u2019habitude de porter la livrée.Etes-vous réellement domestique ?\u2014Je suis cela ou autre chose, quand c'est nécessaire, \u2014Ce qui veut dire que, selon les circonstances, vous prenez le dégui- soment qui convient.\u2014 Voilà ! \u2014Ce vétoment vous appartient ?\u2014Oui, car je l'ai bel ot bien acheté.\u2014Où demeurez-vous ?\u2014Âvec mon camarade, \u2014Cela ne m'indique pas votre domicile.\u2014 Vous savez ce que le camarade vous a répondu.\u2014Oui, comme lui, vous refusez de répondre & cette question ?\u2014Nous nc pouvons pas répondre autrement.\u2014Le commissaire se leva.\u2014Brnmcnez-les, dit-il aux agents- Une lieure après, dans le cabinet du commissaire de police, Lory et Colibri furent interrogés unc seconde fois; mais ils ne sortirent point de leur prudente réserve, et le magistrat ne put obtenir d'eux que les réponses qu\u2019il lui avaient déjà faites.Alors il signa son procès verbal et le fit porter immédiatement au parquet du procûreur de la République.Dans la soirée, une voiture cellulaire vint prendre les deux malfaiteurs et les conduisit au dépôt de la préfecture de police.LVI Un instant après le départ du commissairo de police, M, Van Os- sen était arrivé.\u2014Hélas ! monsieur, lui dit Gabi- ron, en présence du médecin, M.Rousseau désirait vivement avoir un cntrotion avec vous, il espérait que vous arriveriez assez tôt : maintenant il ne peut plus parler, c'est ce qu'il redoutait.\u2014Puis-je au moins le voir?demanda le Hollandais, \u2014Rien ne s\u2019y oppose, répondit le médecin.Ils entrèrent dans la chambre du blessé.En reconnaissant son ami, le regard du comte s'éclaira et il lui tendit la main.M.Van Ossen le prit, la serra dens les siennes et, ae penchant sur le lit, il embrassa le blessé en disant d'une voix pleine de larmes: \u2014Mon pauvre ami, mon pauvre ami | Le comte essayn de parler, Impossible.Aucun son ne put sortir de sa gorge ; lu langue lourde était comme paralysée, Alors il y eut dans sa poitrine des cspèces do sanglots, et de vros- scs larmes s'échnppèrent de ses yeux et coulèrent sur ses joues pâles, Souduin ses yeux étincelèrent, devinrent extrnordinairement ex- preseifs et se portérent alternativement sur M.Van Ossen et Gubiron, \u2014Mentends-tu?lui demanda le Hollandais.Il répondit affirmativement par un mouvement de tête.\u2014Je crois comprendre, à l'expression de ton regard, que monsieur aura quelque chose à me dire.Est-ce bien celu ?Le comte répondit une seconde fois par un mouvement de tête af- firmadtif, \u2014Monsieur, dit alors Gabiron, je n\u2019ai oublié aucune de vos paroles; je me conformerai aux instructions que vous m'avez données, je tiendrai compte de vos recommandations et jo rapporterai fidèlement à M.Van Ossen ce que vous m'avez dit tantôt.Le blessé parut satisfait.Un instant après, sur le conseil du médecin, M.Van Ossen et Gabi- ron sortirent de la chambre.\u2014Âlors, monsiour, dit le Hollandais & agent, dos qu'ils furent duns le salon, vous savez co que mon ami avait à dire ?\u2014Pas tout, car il ne m'a point révélé un secret qu'il ne voulnit confier qu'à vous, un secret qu'il h'avait pas cru devoir vous faire connaître jusqu'i présent.\u2014Ah ! fit M.Van Ossen étonné, je croyais que mon ami n\u2019avait plus rien de caché pour moi.\u2014M.le comte m'a dit, en effet.commença Gabiron.\u2014Quoi, vous savez ?.l'interrompit le Hollandais, \u2014Oui, je sais que, pour certaines raisons graves, M.le comte de Lns- serre a pris le nom de Pierre Rousseau, \u2014Si je ne me trompe pas, vous êtes monsieur Gabiron, c'est vous que mon ami a chargé de retrouver sa fille ?\u2014Oui, monsieur.\u2014C'est À vous qu\u2019il à confié, autrefois, une mission au sujet du vicomte de Sanzac ?\u2014Mission semblable à celle pour laquelle M.le comte de Lasserre m\u2019a appelé de nouveau, puisqu\u2019il s'agit, comme autrefois, de découvrir où se trouve actuellement M.de Sanzac ?\u2014C'est vrai, car il est paraît-il, de complicité dans l'enlèvement d'Aurore.\u2014II est le seul coupable, monsieur.\u2014Mon ami m'a dit que le marquis de Verveine.\u2014M.le comte de Lasserre a accusé le marquis de Verveine, trompé par les apparences ; mais j'ai nc- quis a certitude qu\u2019il est innocent.\u2014Ah \u2014C'est le vicomte de Sanzac qui a fait enlever mademoiselle Aurore, \u2014Dans quel but ?\u2014Pour se venger de M.le comte do Lasserre.\u2014Oui, c\u2019est possible.\u2014C'est si bien possible, monsieur, que c'est encore le vicomte de San- zac qui a voulu faire assassiner M.de Lasserre par les deux misérables dont il s'était précédemment servi pour enlever mademoiselle Auore.\u2014-Oh fit M.Van Ossen, avec un mouvement d'horreur.Mais alors, continua-t-il, la justice, saisie de cette très grave affaire, va se mettre à la recherche de cet odieux vicomte.Gabiron secoua la tête.\u2014La justice ne enit rien et ne doit rien savoir, dit-il, \u2014Les complices du vicomte n\u2019ont-ils pas été arrêtés ?instructions, \u2014Oui, mais ils n\u2019ont fait et ne feront aucune révélation.\u2014 Soit.Mais vous, monsicur Ga- biron, vous, qui savez tout, vous instruirez la justice, \u2014J'ai gardé lo silence dovant le commissaire de police, je ne dois pus parler.\u2014Pourquoi ?\u2014Clest la volonté \u2018do M.le comte.~Comment, s'écrin M.Van Os- sen, il pent avoir encore un seru- pule, un sentiment de pitié ct de ces étranges générosités quand sa fillo est entre les mains do ce misérable, \u2014Jo no sais past quel sentiment M.de Lasserre a obéi cn m'ordonnant de garder le silence ; mais je suis À peu près certain que le secret qu'il voulait vous confier n'est pas étranger à su résolution Il a parlé de honte et de déshonneur, \u2014Toujours ses fausses idées, murmurs M.Van Ossen, \u2014Pour ne pas aller contre la volonté de M.le comte, continua Ga- biron, j'ai dà me tuire devant le commissaire de police.Lo uom de mademoiselle Aurore ct celui du vicomte n\u2019ont pas été prononcés, et les complices de ce dernier ont été arrêtés pour tentative d'assassinat, ayant pour mobile le vol.\u2014Evidement, vous avez faitvo- tre devoir.Muis c\u2019est en vain que je me demande pourquoi M.de Las- serro a une fois oncore épargné le vicomte de Sanzac.Quel secret avait-il donc à me fnire connaître ?Demain, saus doute, il recouvrers l'usage de ln parole, et alors je saurai.En attendant, monsieur Ga- biron, vous avez quelque chose & tno dire ; parlez, je vous écoute.\u2014M.le comte du Lusserre, sachant que votre awitié et votre dévouement ne pouvaient rien lui refuser, voulait réclamer de vous un service, \u2014Lequel ?\u2014Sentant bien qu'il allait se trouver dans l'impossibilité d'agir, M.le comte voulait vous prier de le remplacer.\u2014En quoi ?\u2014 En tout.Il espére, surtout en ce qui concerne nos recherches, que vous voudrez bien devenir un autre lui-même.\u2014Je n'ai rien à refuser à mon vieil ani, répondit M.Van Ossen ; ce qu'il faudra faire je le ferai.\u2014M.le comte m'a donné l'ordre de m'entendre avec vous, de vous faire chaque jour mon rapport comme je le faisais à lui, de recevoir vos instructions et de vous obéir sans rien objecter, sans même me permettre une observation.\u2014Tout cela est très bien, répliqua M.Van Ossen ; mais le comte m'a appris hier seulement l\u2019enlèvement de sa fille, et je ne vois pas, vraiement, quels ordres, quelles ins- ltructions ou plutôt quels conseils je puis vous donner.\u2014En medisant cela, M.le comte de Lasserre pensait certainement à l'entretien qu'il espérait avoir avec vous.\u2014Sans nul doute il avait l'intention de me donner à moi même des Eh bien, monsieur Gabiron, n'importe, vous me mettrez au courant de la situation et je ferai de mon mieux, c'est-à-dire.tout ce qui dépendra de moi pour répondre au désir de mon ami.\u2014 Alors j'aurai l\u2019honneur de me présenter demain chez monsieur Van Ossen.\u2014Je vous attendrai, monsieur Gabiron.\u2014À quelle heure monsieur Van Ossen pourra-t-il me recevoir ?\u2014Venz toujours le matin entre dix et onze heures ; mais si vous aviez quelque chose d'important à m'apprendre, présentez vous n'importe à quelle Heure ; je vous ol vrai immédiatement.\u2018 LA TRIBUNE Avant de s\u2019en aller, M.Van Os- sen fit venir le médecin qui était testé près du blessé.\u2014Monsieur le docteur, lui de- manda-t-il, connaissez-vous M.le docteur Albin ?Parfaitement, monsieur ; le doe- teur Albin, ancien médecin militaire, habile chirurgien, qui a fait de sérienses études sur les fonctions du foie dans l'organisme, le rôle important qu'il joue dans l'économie, et qui s'occupe spécialement des maladies des femmes, est une de nos gloires médicales.\u2014Eh bien, monsieur le docteur, M.Albin est un de mes vieux et bons amis comme il est celui de M.Pierre Rousseau, je pourrais dire qu'il est notre ami d'enfance, car uous étions jeunes tous les trois lorsque nous nous sommes connus sur les bancs du lycée de Limoges, où nous avons commencé nos études.Ne vous seruit-il point désagréable de voir M.Albin faire une ou plusieurs visites à M.Rousseau comme ami et comine médecin ?\u2014 Mais nullement, monsieur.\u2014 Merci.C\u2019est une satisfuction quo je crois devoir donner à notre vieil ami.\u2014Je serui enchanté de rencontrer ici M.lu docteur Albin.\u2014 Alors c'est très bien.Pensoz- vous quo M, Rousseau pourra parler demain ?\u2014Jo n'oss pas me prononcer, monsieur ; ce qui empêche en ce momont l'émission de sons n\u2019existe ra peut-être plus demain ; mais la fiévre aurn toute son intensité, et je ne crois pas qu'il sera possible d'échanger seulement quelques pü- roles avec le malade.\u2014Combien de temps durera cette fièvre ?\u2014Quatre ou cing jours, monsieur.Son état vous inspiro-t-il des inquiétudes ?\u2014Jusqu'à présent, monsieur, je ne vois rien qui puisse faire concevoir des craintes.-\u2014Je vous quitto sur ces bonnes paroles, en vous recommandant notre cher malade.M Vun Ossen avait sn voiture en bus, Avunt de rentrer chez lui, il se fit conduire rue Oudet, où demeurait le docteur Albin.\u2014Mon cher Van Ossen, dit le docteur au Hollaudais, en lui tendant ses deux mains, vos visites sont si rares, que vous voir ici me cause en tuôme temps une véritvble surprise et un grand plaisir.Mais vous avez l'air soucieux ; y auraît- il quelqu'un de malade dans votre famille ?\u2014Non, il ne s'agit pas d'un des miens ; mais d\u2019un ami qui est le vôtre, le comte de Lasserre, pour ne pas vous faire chercher.\u2014Ah ! vous savez donc ce \u2018qu\u2019il est devenu ?\u2014La fuçon dont vous me dites cela, mon cher, déguise un reproche.Vous m'avez interrogé souvent au sujet du comte, ct si jo vous ai répondu : je ne sais rien, c\u2019est que, réellement, jo ne savnis rien.Il y a À peino dix-sept mois que le hazard t'a fait retrouver notre ami Paul, et alors seulement j'ai su pourquoi il avait subitement disparu.Il y à là des choses terribles, \u2014Oh !j'ui bien deviné qu\u2019un épouvantable malheur avait frappé le comte ; parlez-moi da lui, Van Ossen, que fait-il ?où est-il ?\u2014À Paris, ou il continue à se cacher sous le nom de Pierre Rousseau ll demeure 58,rue du Rocher eb je viens vous prier de lui faire une visite.Hélas | vous le trouverez dans un triste état, \u20141Il est inalade ?\u2014Oui, par suite d'une blessure, Heureusement peu dangereuse, pa- \u201craital, qu'il a reçue aujourd\u2019hui; même.\u2019 \u2014Comment ?.\u2014Dëux:misérables se sont intro- REN duits chez lui pour le voler et ont tenté de l'assassiner.\u2014Oh ! \u2014Comme je viens de vous le dire, sa blessure n'est pas dangereuse, le médecin qu'on a appelé près de lui l\u2019a déclaré ; mais il a perdu beaucoup de sang et est extrêmement faible.Il m'a envoyé chercher, voulant causer avec moi ; je mo suis empressé de me rendre près de lui ; mais il a complétement perdu la voix ; de sorte que, n'ayant pu me parler, j'ignore ce qu'il avait à me dire.\u2014Ce soir même, dans une heure, je me rendrai près de lui dit M, Albin.Me permettez-vous, Van Ossen, de vous adresser quelques questions ?\u2014 Faites.\u2014Vous devez savoir pour quelles raisons le comte se cache sous le nom de Pierre Rousseau ?\u2014Je le sais.mon cher docteur, mais je n'ai pas le droit de vous révéler les secrets de notre cher ami.\u2014Clest juste, fit M.Albin pensif.Après un court silence il reprit : \u2014Pouvez-vous me donner des nouvelles de la comtesse de Las- serre ?\u2014Hélas ! non.\u2014Pauvre jeune femme ! murmura le docteur, \u2014Oui, panvre jeune jemme ! répéta le Hollandais.Plus - favorisé que moi, Albin, vous l\u2019avez connue ?\u2014 J'étais à son mariage.Paul m'avait fait I'amitié de me prendre pour un de ses témoins.La comtes se de Lasserre, belle à ravir, était lu femme le plus graci- cuse, la plus distinguée, la plus charmante et lu meilleure que j'ai connu.Quatre jours avant la catastrophe, que j'ai devinée, étant de passage & Paris, j'ai diné entre le comto et la comtesse dans leur magnifique hôtel de la rue Berri.Ce jour-là j'ai ou le plaisir de voir et d'embrasser leur enfant, nne dé- licicuse petite fille, à qui la marquise de Montperry, sa marraine, avait donné lo prénom de Lucie, Van Ossen, savez-vous si cette on- fant existe encore ?\u2014Oui, mon ami, Lucie de Las- serre existe.\u2014Elle doit être distinguée, gracieuse et bonne comme sa mère ! \u2014Mademoiselle de Lasserre est adorable sous tous les rapports.\u2014Du moment que vous lu connaissez, Van Ossen, c'est qu'elle est avec son père ?\u2014Non, répondit le Hollandais ; mais je ne sais pus si je dois vous dire.\u2014Vous n'avez pas à redouter une indiscrétion de ma part.\u2014C'est vrai.Eh bien, le comte confide & une femme qui passe pour être sa mère.Lucie, qu'on appelle Aurore Delorme, ne sait pas que son père porte le nom de comte de Lasserre.\u2014 Est-ce possible ! s\u2019écria M.Al- bin.(À continuer) \u2014\u2014\u2014\u2014@>-e-\u2014\u2014 Anglais et Musique Loçons d'anglais et de musique.S'adresser à Mile Doody.86, rue Ste-Anne.$16, $236 Pour être vendus immédiatement, 2 Pinnos de seconde main, 6 octaves ; $15, et S25.S'adresser à LA TRIBUNE, Servante demandée On demande une servante.Bon salaire.Pas de lavage.S'adresser à A.PERRAULT, 133, rue Cascades Aiouer M.Joseph Brodeur informe les commerçants qu\u2019il a un beau maga- (sin à louer sur la rue Cascades, en- Ne les rues St-Hyacinthe et St- Jèseph.S'adresser sur les lieux à M.Joseph Brodeur.vit seul, séparé de sa fille, qu\u2019il a |- L'HONORABLE Hyacinthe, notaire.ANTOINE-PAUL CARTIER, Marie-Madeleine, médecin.Maisonneuve .New-York, 29 \u2014 Un incendie qui s\u2019est déclaré dans la pharmacie en gros de Tarrant & Cié, au coin des rues Greenwich et Warren, a causé quatre terribles explosions.A 1 heure, on annonçait qu\u2019il y avait bien 150 personnes dans la maison au moment de la première explosion, ct que très peu d'entre elles avaient en le temps de se sauver.On dit qu\u2019il y avait une centaine de la Paroisse de Ste- R.Préfontaine Comment tout électeur honnête et intelligent du comté de Saint- Hyacinthe devra marquer son bulletin de vote le 7 novembre.Élection pour le District Électoral de ST-HYACINTHE 1900 \u2014 Bulletin de Vote.Imprimerie de A.Denis, St-Hyacinthe, MICHEL-ESDRAS BERNIER, de la Paroisse de Saint- Candidats mis en nomination dans la Province de Québec, le 31 octobre 1900 Libéraux Conservatours Argenteuil .Dr Christie W.J.Simpson Bagob.J.E, Marcile L.O.Taillon Beauee .Cherie Dr J.Godbout Chs.Bolduc Beauharnois .Geo.Loy J.G.H.Bergeron Bellechusse .O.E.Talbot Emile Gelley Berthier.Eloi Archambault J.Lamarche Bonaventure: C.Mareil J.B.Bélunger Brome .S.A.Fishsr F.K.England Chambly-Verchéres.V.Geoftrion M.Parizeau Champlain.rares race J.À.Rousseau F.A.Marcotte Charlevoix.Chas.Angers Simon Cimon Ceatenuguuy .J.P, Brown Craig Chicoutimi-Saguenay.P.V.Savard Joseph Girard Compton .E.W.Cleveland R.H.Pope Deux-Montagnes.J.A.C.Ethier Jos.Girouard Dorchester.M.Guay J.B.Morin J.S.Ouellette J.F.Rouleau Drummond-Arthabaska.L.Lavergne, acel.Gaspé.\u2026.Lesc0s2a0 00000 R.Lemieux Aug.Beaudry Hochelaga.\u2026.J.A.C.Madore Dr S.Lachapelle Huntingdon.W.8.McLaren R.N.Walsh Jucques-Cartier.J.L.Décurie F.D.Monk Joliotte.anses Bazinet J.A.Renaud Kamouraska.H.G.Carroll L.Taschereau Labelle.\u2026.Cerna H.Bourassa S.R.Poulin Laprairie-Napierville.D.Monet Max.Coupal L'Assomption .Chs.Laurier H.Ethier Laval.002000000000000 Th.Fortin Emile Léonord Lévis LL.ea see ee L.J.Demers J.A.Dumontier LIslet .EN A.M.Déchéne J.E.Caron Lotbiniére.E.Fortier L.Stafford Maskinongé.J.H.Legris Sir A.P.Caron L.Ouimet Mégantic.Georges Turcot L.J.Fréchetto Missisquoi.\u2026.\u2026.\u2026.D.B.Meigs Dr C.D.Comeau Montcalm.F.O.Dugas L.E.Dugas Montmagny.P.R.Martinenu Alph.Bernier Montmoreney.Philéns Corriveau T.C.Casgrain Montréal : Ste-Anne.M.Gallery M.J.F.Quinn St-Antoine.Robert Mackay T.G.Roddick St-Jacques.
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