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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 9 novembre 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1900-11-09, Collections de BAnQ.

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[" (asile Linie Vor.18 JOURNAL HEBDOMADAIRE ST-IIY ACINTHE, Que, VENDREDI, 9 NOVEMBRE 1900 A TRIBUNE No.28 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : Un an.e.$1.00 6 MOois.0.50 ANNONCES 13re Insertion (laligne).10¢ Insertion subséquente (la ligne) reas bo Annonces à long terme à prix modérés A.DENIS, Directeur-Propriétaire.Sr-HyaorNTuE, NovEMBRE 1900 Victoire | Les libéraux sont depuis quelques années habitués aux victoires ; mais celle qu\u2019ils viennent de remporter dépusse toutes les prévisions que les plus confiants auraient pu formuler sur les résultats de lu lut te, et il nous semble qu\u2019il doit leur être permis de se réjouir en conséquence.Pour nous, le résultat final n'a jamais présenté l'ombre d\u2019un doute.Nous savions la population canadienne trop intelligente pour confier administration de ses affaires À ceux qu'elle à chassés du pouvoir en 1896 pour de justes motils et que quatre années de pénitence n'ont pas encore corrigés.Les conservateurs se sont présentés devant le peuple sans aucun programme, sans desavouer les actes scandaleux de 1896 et des années précédentes, sans promettre de mieux administrer à l'avenir.Le peuple en a conclu avec beaucoup de sens que leur stage n'avait pas assez duré et il les & laissés dans l'opposition, une excellente école pour ceux qui veulent s'instruire dans l\u2019art de gouverner les peuples.Dans St-Hyacinthe, la lutte ne s'est pas faite sur des questions politiques ; le+ conservateurs n\u2019en ont soulevé qu\u2019une seule: la fameuse question des écoles du Manitobn, question réglée depuis longtemps à la satisfaction de tous les intéressés.Il leur a été impossible de découvrir dans les quatre années d\u2019administration libérale un seul acte qui pât prêter matière à critique, Leurs pamphlets contenaient bien une dizaine de chefs \u2018d\u2019accusation contre le gouvernement libéral, mais les conservateurs ont fait ucte de |.prudence en ne les répétant pus dans les assemblées contradictoires ; il eût été trop fucile d'en démontrer I'inanité, Ce sont des accusations personnelles lancées à tort et à travers contre l\u2019Hon.M.Bernier, qui ont fait la matière des discours conservateurs pendant la campagne.Les électeurs no s'en sont pas émus outre mesure.Depuis au-delà de vingt- cinq ans que M.Bernier consacre son temps et ses revenus à rendre service à la population du comté de St-Hyacinthe, ce no sont pas les sornettes que l'on est venu débiter sur son compte qui peuvent lui causer un grand tort Co qui démontre la popularité personnelle de l'Hon.M.Bernier et ln reconnaissance des électeurs pour ses services pussés, c'est que le Ministre au Revenu de l'Intérieur à battu son adversaire par l'énorme majorité de 1,113.Nous félicitons l'Hon, M.Bernier de son succès, et nous félicitons aussi les électours du comté do St- Hyacinthe d'avoir si bien compris leur devoir et de l'avoir si noblement rempli.Nos frères de Bagot méritent aussi d'être félicités.La majorité de M.Marcile est de 174.Lo bon exemple commo le mauvais est contagieux.Le comté de St-Hyacinthe, qui a toujours été libéral, se voit aujourd'hui secondé par la quasi totalité des divisions électorales de la province de Québec, Sur 65 députés, Québec compte maintenant 58 libéraux.Sir Wilfrid Laurier à raison d'être fier do nous.Le général en chef de l'armée conservatrice, dans lo bataille qui vient de se terminer, Sir Charles Tupper, est au nombre des victimes; ses principaux lieutenants, Hugh John Macdonald, l'immortel Bergeron, Sir A.P.Caron, M.Tail- lon et M.Foster, ont subi le même sort.Si le parti conservateur voulait profiter de la leçon, il so débarrasserait pour toujours do ees chefs qui ont causé su ruine.Duns la provinee d'Ontario, le purti libéral à perdu quelques comtés.Les conservateurs ont exploité à leur profit les préjugés do race et de religion de nos compatriotes d\u2019origine anglaise.C\u2019est une exploitation dont le succès n\u2019est pas durn- ble.La politique de paix, d'union et de concorde de Sir Wilfrid Laurier en sera peut-être quelque peu entravée ; mais le premier ministre, par sn sage administration, saura démontrer aux Canadiens d\u2019Ontario qu'il est de leur intérêt do se rallier aux autres provinces pour travailler d\u2019un commun accord à la prospérité du pays.Maintenant, les libéraux vont se remettre à l\u2019œuvre pour continuer les réformes et les travaux d\u2019intérêt publie qu\u2019ils ont entrepris depuis qu\u2019ils sont au pouvoir.En 1896, le peuple canadien fon- doit de grandes espérances sur le parti libéral, dirigé par un chet aussi habile quo l\u2019est Sir Wilfrid Laurier : ses espérances n\u2019ont pas été trompées.Nous croyons sincèrement qu\u2019il en sera de même pour l'avenir, et que la prospérité ne fera que s'accroître durant les cinq prochaines années, Id BAGOT Eclatant triomphe M.J.E.Marcile élu par 174 de majorité Vive le Héros de Bagot Eh, oui, le beau, le grand et glorieux jour du triomphe a lui de nouveau pour l'avantage et l\u2019honneur du vaillant député et du beau comté de Bagot.Honneur aux électeurs | Honneur au député ! Au lendemain de leur première défaite de 98, nos ndversaires s\u2019étaient bercés de l'espoir que notre victoire scrait de courte durée, et, caressunt ce rêve doré, amenèrent de l'avant un de leur plus vieux capitaines pour essayer de reconquérir cette forteresse de Bagot, si longtemps indifférente aux idées libérales.Poines perdues, vain espoir.Depuis décombre 98, nos amis n'avuient cessé de se préparer à l'attaque, puis, retranchés dans leur position, et forts de leur droit et de la justice de leur cause, ils ont vaincu l'ennemi au point de le mettre en déroute complète.En devenant mandatairo du peuple, il y & deux ans, M.Marcile avait promis de s'occuper des intérêts de son comté.Il à noblement tenu ses promesses et celles de ses chefs, et c'est pour récompenser l'un et les autres d'un si beau dévouement à la chose publique que les électeurs de Bagot ont renouvellé le mandatà leur digne représentant.Fils de ses œuvres et artisan do sa propre fortune qu'il a su édifier par un travail aussi énergique qu\u2019- inteliigent, M.le député Marcile remplira avec honneur pour lui et profit pour son pays, une carrière toute pleino de promesses, Dépassant à peine In quarantaino, studieux, grand observateur et homme pratique, jugement solide et éclairé, voilà !es avantages qui sont l'apanage de notre ami.Nos chefs qui sont les élus de lu nation, profiteront do l'expérience de ce député pour donner les mesures tendant à rendro le peuple encore plus prospère et plus heureux.Qu'il nous soit done permis d'offrir nos plus sincères félicitations à l'élu de Bagot et aux intelligents électeurs pour leur belle victoire, M, Marcile appuiera le Ministre de l'Intérieur qui l\u2019a si bien défendu au plus fort de la bataille; il l\u2019aidera dans toutes mesures intéressant le district ct lo pays en général.Nous entrons done dans une ère de progrès inouis eb nous nous en réjouissons en bénissant la Proyi- dence pour tant de bienfaits, Pour nous résumer : Honneur aux patriotes de Bagot ! Vive Marcile ! Vive l\u2019Hon.M.E.Bernier ! Vive le plus grand de nos canadiens, Sir Wilfrid Laurier ! XXX etre LEUR FAUTE \u2014 Les conservateurs frangsis qui se sont mis & la remorque de M, Ber- geron pouvent aujourd'hui se rendre compte de l'énormité de la faute qu\u2019ils ont commise.M.Bergeron a été sacré chef de province, chef de la race française par le Star, par le torysme ontarien, par les intolérants et les méchants qui ont cherché à ameuter nos &n- citoyens d'origine différente de In nôtre, contre les Canadiens-frangais, leurs institutions, leurs hommes publics.Cette honteuse brochure qualifiée de faux par des personnages comme le Principal Cave, M.MeVicar, etc, est l\u2019œuve de la bande qui comptait en tout et partout sur la complicité de M.Bergeron.Et M.Desjardins, M.Beaubien, M.DeLormier qu\u2019ont-ils à répondre aux candidats dont ils ont sollicité les signatures ?Lo mauvaiso foi, la calomnie amènent ordinairement la ruine de ceux qui ont recours à ces armes déloyalez \u2014Lu Patrie.-\u2014\u2014\u2014\u2014 Contraste.\u2014 Sir Wilfrid Laurier et tous ses collègues ont été réélus Sir Charles Tnpper et presque tous ses lieutenants ont été battus.N'est-ce pus significatif ?+ + * Dieu Kauve la Reine ?Le résultat de l'élection qui s\u2019est tcrininée mercredi soir, est une réponse éloquente à lu campagne de préjugés, d'intolérance, de haines sectaires que nos adversaires ont menée.Tous les chefs torys sont restés sur le carreau.\u201d Tous ont été coupables d\u2019un attentat criminel contre le bonheur et ln, puix de cette jeune nation.Ils ont été punis sur-le-champ, Lu campagne s\u2019est fuite de ln part du parti tory sur le terrain des plus funestes passions, Dans tout l'empire britannique, on Applaudira au triomphe du cabinet dont sir Wilfrid Laurier est le chef.Jumuis manœuvres aussi odicuses n'avaient été employées daus aucune batuille électorale.Les culomnies les plus infames, les diffamations les plus noires, ont été le cri de guerre de sir Charles Tupper et de son entourage.Nous ne sommes étounés quo d'une chose : c'est que les provinces anglaises n'aient pas toutes fléchi sous le poids de tant de perfidies.Le Stur de Montréal a été l'ins- tignteur de la cumy axne anti-natio- nale qui à conduit à un désastre complet le parti tory.Les candidats conservateurs qui se sont prêtés aux iniquités de M.Graham et do M.Dalby, sont tombes victimes de leur manque de patriotisme et de décence.La province de Québec a donné son appui presque unanime à sir Wilfrid Laurier, \u2014 non parce qu'il est Cunadien-français, mais parce qu\u2019il est l'homme d'Etat le plus distingué de notre époque.En élisant M.Loy à Beauharnois, M.Meigs à Missisquoi, M.Tobin à Richmond et Wolfe, nos compatriotes ont montré une fois de plus que la question de race n\u2019a rien à faire au verdict qu\u2019ils portent sur les hommes et les choses.Nous remercions de tout notre cceur-les braves amis qui ont apor- té à la canse libérale le concours de leur dévouement et de leur expérience.Nous avons fait quelques pertes douloureuses : M.Robert MacKoy eut dû être nommé daus St-Antoine, et M.Jérémie Décurio eut dû être, hier soir, l'élu du comté de Jacqnes-Cartier.Espérons que dans les deux cas ce n\u2019est que partie remise, Tous les membres du gouverne- mnent sont éls par une majorité considérable.Tous les chefs de l'opposition sont battus.Dieu sauve la Reine ! Dieu sauve le Canada ! Il y a eu trois élections par acclamation, dans tout le Dominion.Drummond & Arthabaska.\u2014 L, Lavergne, libéral.North Waterloo.\u2014J.E.Seagram, conservateur., Victoria, N.B.\u2014Hon, John Cos- tigan, libéral.*.* Anniversaire \u2014Mardi, le 30 octobre dernier, était le Gc anniversaire de lu mort do l'Hon.Honoré Mercier.À cette occasion, plus de 3,000 perspnnes sont allés prier au tombeau du grand homme d'état, au cimetière de la côte des neiges, Montréal.Le District de St-Hyacinthe depuis la Confédération BAGOT 1867.\u2014P.S.Gendron, cous., élu par 267 voix de majorité, et en 1872, par 1,180 de majorité.1874 \u2014 L'Hon.J.À.Mousseau, cons., élu par 43 de majorité, en 1878, par 161 de majorité ; nommé président du conseil des ministres, à l'élection gévérale, en 1882, par acclamation.À In retraite de M.Mousseau, qui devint premier ministre de Québec, M.F.Dupont, cons, fut élu par 301 voix de majorité, et réélu en 1887 et 1896 par acclamation, Après la mort de M.Dupont, une élection partielle eut lieu le 14 décembre 1898, M.J.E, Marcile, lib, fut élu par 47 voix de majorité, 1800.\u2014M.J.E.Marcile, lib, élu par 174 voix de majorité.ROUVILLE 1867.\u2014C.Cheval dit St-Jacques, lib.élu par 412 voix do majorité.1872.\u2014H.Mercier, lib, élu par 56 de majoritd, 1874.\u2014C.Cheval dit St-Jacques, lib, élu par 789 de majorité.1878.\u2014G.A.Gigault, cons, élu par 35 de majorité ; ct en 1882 par 154 voix de majorité.1887, \u2014G.-A.Gigault, cons.-indé- pendant, élu par acclamation.1891.\u2014L.P.Brodeur, lib, élu par 69 voix de innjorité.1896.\u2014L.P.Brodeur, lib, élu par 970 de majorité.1900.\u2014L.P.Brodeur, lib., élu par 1,226 voix (le majorité.ST-HYACINTHE 1867.\u2014L'Hon.A.E.Kierzkows- ki, lib, élu par 1 de majorité.Election partielle, L.Delorme, lib, élu par acclamation, 1872 \u2014L.Delorme, lib, élu par 197 voix de majorité; et en 1874 par acclamation.1878.\u2014L.Tellier, cons., élu par 6 voix de majorité.1882.\u2014M.E.Bernier, lib., élu par 134 de inajorité.1887.\u2014M.E.Bernier, lib., élu par 1,175 de majorité.1891.\u2014M.E.Bornier, lib., élu par 496 de majorité.1896.\u2014M.E.Bernier, lib, élu par acclamation.\u201d Le 4 juillet 1900, en acceptant le poste de Ministre du Revenu de l\u2019Intérieur, M.Bernier a été réélu par acclamation, 1900.\u2014L'Hon.M.E, Bernier, lib, élu par 1,113 voix de majorité, Et Voici quelle sera la composition.de la nouvelle Chambre, répartie par provinces : Québec.\u201456 libéraux, 8 conservateurs, 1 élection à faire, Ontario.\u201435 libéraux, 50 conservateurs, 5 indépendants, 2 élections dont les rapports sont encore à venir.Nouveau-Brunswick\u20149 libéraux 5 conservateurs, Nouvelle-Ecosse.\u201415 libéraux, 5 \"| conservateurs, Ile du Prince-Edouard, \u2014 4 libé« raux, 1 conservateur.Manitoba.\u20148 libéraux, 2 consers vateurs, 2 indépendants, Territoire du Nord-Ouest.\u20142 lis Léraux, 1 conservateur, 1 indépeti- dant.Fr Colombie Britanni ligue.\u20141ibérl, 2 conservätédrs, 1: suoépandant, à 2 2.ut élections à Fite. LA TRIBUNE 2 NOS SOLDATS DE RETOUR D'AFRIQUE La réception des soldats revenant d'Afrique sur \u201cl\u2019Idaho\u201d & eu lieu samedi matin.A 8,30 heures précises le \u201cDruid\u201d quittait le quai de lu Reine ayant à son bord Son Honneur le maire Parent, le pro-moire Tanguay, l'hon M.Dobell, le juge Langellier, MM.J.U.Gregory, E.O'Meara, P.B.Casgrain, M Ackerman, Turner, Scott, Lee, E.Home, À.Picard, E.Vantelson, L.H.Andrews, l\u2019échevin Roy, M.Delaney, E.Garneau, Geo.Cooke, sergent Genest, un bon nombre de dames et de demoiselles, quelques membres des contingents d'Afrique ot la fanfare de l'Etat, Les membres du contingent ct les officiels reprirent passage à bord du \u201cDruid\u201d et durant tout le trajet il n\u2019y eut qu'exclumations de joie, poignées de mains ct propos joyeux.Plusieurs petits yachts cotoyè- rent le \u201cDruid\u201d et leurs passagers joignèrent leurs acclamations à celles des passagers du \u201cDruid\u201d pendant que le canon tonnait sur la citadelle et que les soufllets des bateaux à vapeur aux quais de Québec se faisaient entendre.Lo \u201cDruid\u201d arriva au quai de la Reine à 10,10 heures ou l\u2019attendait À part une grande foule de citoyens les offlciers commandants les divers corps devant former l\u2019escorte au contingent canadion.Le défilé passa au milieu d\u2019une foule immense par les rues Chan- \u201cplain, St-Pierre, Lumontagne, Bua- de, Fabrique, Palais, St-Paul, St- Joseph, la Couronne, Côte d\u2019Abraham, St-George, Glacis, St-Jean, Frabrique, Buade, DuFort, Place d'Armes et St-Louis jusqu'au pati- noir ou se tit la réception et la présentation d'adresse ot du cadau au Lt-Col Oscar Pelletier, La conversion de JE.Bourget \u2014 Le dernier courrier d'Europe nous apporte ln nouvelle que M.Paul Bourget w commencé depuis quelques mois une édition de ses œuvres complêtes.Or, le célèbre écrivain travaille à supprimer ou à modifier, dans ses romans, tout ce qui pourrait choquer le£foi catholique.Ayant courageusement repris le chemin de l'Eglise, il ne veut pas laisser un désacord entro ses ouvrages et sn vie.La résolution est rare ot mérite une admiration sincère.On se rappelle à ce propos que Paul Féval, avant M.Bourget, donnu co bol exemple et corrigen ses livres cn chrétien.L'Uuivers parle en ces termes de cette bonne nouvelle : \u201cLa conversion de M.Bourget nous cause un bonheur d'autant plus vif et nous laisse entrevoir un horizon d'autant plus radieux, qu\u2019elle ne constitue point un phénomène isolé.\u201cElle ne vient pas créer un courant nouveau, elle ne fait qu'imprimer un élan plus fort à un courant établi, qui paraît l'avoir entraînée elle-même.\u201c Un mouvement s'opère et se propage au soin des esprits élevés, qui pousse à Dieu.Deux noms célèbres, entre plusieurs, avaient déjà personnifié ce mouvement providentiel.A MM, Brunetière et Cop- pée, nous pourrons désormais ajouter M.Bourget, qui, depuis longtemps, était marqué dans nos espé- TAUCES.\u201cC\u2019est ainsi qu\u2019il plait & Dien de répondre aux prédictions qui montraient l'Eglise abattue et qui, déjà proclamaient l'athéismo ouvrant le vingtième siècle et s\u2019emparant du monde.\u2018Le matérialisme impie croyait avoir étouffé, sous son poids, l'immortel ressôrt qui élève à Dieu les aspirations de l'âme.Il se trompait, si le ressort était brisé chez quelques-uns, faussé chez beaucoup d'autres, il n\u2019était quo comprimé duns les esprits droits ot les cœurs généreux.Aujourd'hui, le ressort se détend, il fait sauter lu main qui l\u2019écrasait, il se jette avec énergie vers les hauteurs.\u201cEspérons ! Dieu reprend l'élite, il reprendra la foule.\u201cC'est d\u2019en haut que le vice et la libre-pensée sont descendus vers le peuple et si les masses d'aujour- d'hui sont gangrenées, c'est parce que l\u2019aristocratio du dix-huitième siècle 4 semé la débauche et que la bourgeoisie de 1830 a répandu l'é- goisme jouisseur.\u201cLe peuple a suivi le mauvais exemple.Il suivra le bon.\u2014 Admirons donc et remercions les avant- courriers que lui montrent si brillamment le chemin de la conversion.Rendons grâce à Dieu surtout, qui les conduit !\u201d + ots! LEON XIII Les personnes de l'entourage du Pape ou qui le voient dans l\u2019intimité, remarquent depuis quelques jours chez le vénérable vicillard une certaine préoccupation d'esprit, si- gue de quelque grand travail en gestation.Je puis annoncer, dit le correspondant romain du Figaro, que Léon XIII mûrit In très importante encyclique qu\u2019il publiera à la fin de l'année et qui sera un hommage au Rédeinpteur dont il invoquera les bénédictions pour le siècle qui va s'ouvrir.Selon la Curie romaine, le nouveau siècle commencera le ler janvier prochain.Le document pontifical viendra comme couronnement à l\u2019œuvre d'un comité qui s\u2019est formé, depuis un an précisément, en vue d'honorer le Rédeinpteur en élevant des statues et des croix sur les points culminants de la péninsule.Toujours dans lo même ordre d'idées, il y aura à Rome des cérémonies spéciales à la fin de décembre prochain at les premiers jours de janvier, Se plaçant à un point de vue universel, Léon XIII, dans son encyclique, fera ressortir les bienfaits que.le christinnisme a apportés dans ln civilisation humaine et exhortera les peuples à commencor le siècle nouveau en ravivant cette foi dans le divin Rédempteur.À cet effet, il traccra des règles ct les voies à suivre.Lo Saint-Père désigne déjà l'encyclique qu'il prépare comme son testament pontifical aux chrétiens du monde entier.Cela indique quellle en sera l'importance.le ~~ Superstitions de Souverains Guillaume II porte comme talismans une paire de boutons de manchette de son grand-pére Guillaume Ier, une tabatière de Frédéric le Grand ct une tabatière de Napoléon Ier, quoiqu'il ne prise jamais et, en outre, certains grands jours, un éperon de Charles XII, que celui-ci à perdu dans la bataille de Potawa.L'empereur est profondément con- vaineu que ces objets lui portent bonheur.]l collectionne des bottes de tous les âges et des uniformes du moyen âge.- Le roi Oscar de Suède ne quitte jamais une bague très simple, que son aïeul, Bernadotte, à portée dans sa jeunesse et dont on prétend que la possession attire le pouvoir.A une peur bleue de rencontrer un convoi funèbre ; collectionne des gravures et des tableaux, des 1né- dailles et des livres rares.Le prince Ferdinand Bulgarie conserve dans ses écuries un vieux cheval qui « porté le prince Alexandre de Bulgarie dans la bataille de Slevnitza ;il est convaineu qu\u2019en soignant ce cheval il conservera le pouvoir en Bulgarie.Possède une superbe collection de diamants, d\u2019émeraudes, de rubis, de saphirs ct de perles évaluée à quinze millions.Lo prince régont de Bavière collectionne les eruches et les vaisselles des paysuns bavarois du moyen- âge ; n\u2019a qu\u2019une soule superstition, c'est d'aller à lu chasse le vendredi.Son grand-père, le spirituel roi Louis Ier de Bavière, était un collectionneur passionné de parapluies historiques.+=.LE DIMANCHE Le curé d'Ars préchait sans cesse la sainte loi du dimanche, \u201c Vous travaillez, vous travaillez disait-il, mais vous ruinez votre fime et votro corps.Quand j'en vois qui charrient le dimanche, je pense qu'ils charrient leur âme en enfer.L'homme n'est pas seulement une bête de travail, mais c'est aussi une Ââme créee à l'image de Dieu.Le dimanche, c\u2019est le bien du bon Dieu ; c'est son jour à lui, le jour du Seigneur.Il a fait tous les jours de la semaine, il pouvait tous les garder, il vous en n donné six, il s'est réservé le septième.De quel droit touchez-vous à ce qui ne vous appartient pas ?Vous savez que le bien volé ne profite jamais.Le jour que vous volez nu Seigneur ne profitera pas non plus.Je connais deux moyens bien sûrs de devenir pauvre, c'est ce travailler le dimanche et de prendre le bien d'autrui.\u201d te \u2014\u2014\u2014\u2014 La France.elle est Ià Après la guerre de 1870, un inspecteur prussien visitait une école d'Alsace.Il avise un élève en deuil, \u2014Quel âge as-tu?\u2014Douze ans.\u2014T'on nom ?\u2014Jean Shwab.\u2014Et ton père ?\u2014 Mort pour le pays.\u2014C'est bien, mais puisque tu étudies la géographie, dis-moi les principales nations do l'Europe ?\u2014Ln France.\u2014Pourquoi la France d'abord ?Apprends que la plus illustre, la plus puissante, la plus riche nation, c'est l'Allemagne.L'enfant tout pâle réplique : \u2014La France.\u2014 Tu es fou, tu ne saurais pas même indiquer sur la carte la place de lu France, Le jeune Alsacien se lève au milieu de ses compagnons empourprés, et d'une main forme, entr\u2019ou- vant son vêtement de deuil, il frappe sa petite poitrine, \u2014La France, dit-il, est là, monsieur, dans mou cœur, L'enfant avait raison : c\u2019est dans le cœur que vit le patriotisme, et c\u2019est le patriotisme qui fuit la patrie.Europe Londres, 5\u2014F, Hodgkinson, ancien vice-colonel d'Angleterre, à Bremerhaven, a comparu aujour- d'hui en cour de police, sous l'accusation d'avoir volé et essayé de vendre à une puissance étrangère un code secret du ministère des AÏ- faires Etrangères.tr Londres, 5.\u2014 La reine laissera Balmoral et le climat froid de l'E- cosse, mardi, et retournera & Windsor plus tôt que de coutume.Il n\u2019y & pas à cacher le Fait que sa santé commence à s\u2019en aller.La mort récente du duc d'Edimbourg et celle du prince Christian l'ont profondément affectée, Elle est for- \u2018goo, cée de renoncer à ces longues promenades en voiture qu'elle avait l'habitude de faire tous les jours, sans s'occuper du temps.Il y aeu beaucoup de rapports alarmants, mais ils étuient mal fondés.Ln vérité est que la Reine, malgré qu'elle ne soit pas malade, affaiblit, ct si une maladie survenait, ce pourrait bien être la dernière.L'Angleterre serait désolée mais non surprise si la Reine s'éteignait doucement durant l'hiver, + Londres.\u2014 On annonce de nouvelles nominations dans le cabinet anglais réorganisé, Le marquis de Londonderry deviendra président du conseil de l\u2019agriculture.Le comte de Dudly ou le marquis de Zetland représenteront probablement la reme en Irlande, M.George Wyndham deviendra secrétaire pour l'Irlande.* 8 Paris, 5 \u2014 Une dépéche d\u2019Alger dit que plusieurs officiers du génio français se proposent de tenter de traverser le désert du Sahura en ballon.Ils croient que les vents réguliers les porteront à Tombouc- tou.On espère à Puris que le général André, ministre do lu guerre, no permettra pas que lu tentative soit fuite, parceque les officiers courraient le risque d'être massacrés s'ils ntterrissaient en dehors de Tombouctou.+, Paris, 5,\u2014Le conseil municipal a adopté une motion de chaleureuse sympathie et d\u2019admiration pour les Boers dans leur héroique défense de leur liberté, et décidé que le président et autres membres du conseil iront recevoir M.Kruger à la gare, lorsqu'il arrivera à Paris, et l\u2019inviteront à une réception officielle à l'Hôtel de Ville, À la chambre des députés, au- jourd'hui, le groupe nationaliste a choisi une délégation pour recevoir M.Kruger à la gare.Lr Rome, G.\u2014Des recherches faites à Gênes, à Milan et à Florence ont amené la découverte de titres volés au Vatican et évalués à 220,000 francs.Un homme et une femme ont été arrêtés à Gênes et une perquisition faite à leur domicile n fait découvrir une certaine quantité de titres américains, D'autres ont été saisis chez deux changeurs, \u2018Tous prétendent avoir acheté ces titres de bonne foi.L'une des personnes arrêtées à Gênes est un homme influent du parti clérical, Lt Lisbonne, 5.\u2014La reine du Portu- ol a opéré à Cascalo, au péril de sa vie, le sauvetage d'un matelot, et est maintenant une héroïne aux yeux de ses sujets.De la grève, elle regardait son batelier, Croom, amener son bateau à terre, lorsquo celui-ci chavira.Croom a eu le bras fracturé et allait périr, lorsque ln reinc se jeta à la mer, toute habillée, nagea et rejoignit le matelot qu'elle soutint d'une main jusqu\u2019à l\u2019arrivée d'un bateau de sauvetage.Croom a été transporté au palais royal où la reine elle-même lo soigne.*,* Madrid, \u2014 Don Carlos, le prétendant au trône d'espagne, vient d'arriver dans la Catalogne, province espagnole située au nord-est du pays.Ses partisans, qui augmentent toujours en nombre, sont très actifs dans toutes les parties de L'Espa- Le gouvernoment vient de placer des canonnières, tout le long des côtes; afin d'empêcher le débar- qvement de munitions.Quoique les autorités se vantent d'être complètement maîtresses de la situation, une armée de policiors est employée sur les routes pour empêchar l\u2019in- Catalao, surrection qui se prépare.Depuis les premiers signes de l'insurrection carliste, il a été impossible de bien connaître la force des insurgés.Les Carlistes n'ont pas fait beaucoup de démonstrations en Espagne depuis une année, leur réapparition est due au fait que les classes ouvrières sont fort mécontentes du gouvernement et ils espèrent profiter de co mécontentement.Jusqu'à présent, les insurgés n'ont fait qu\u2019une seule démonstration hostile, quand ils ont attaqué la garnison de Budelona, près de Barcelone, la semuine dernière.On n'avait pas entendu parler de Don Carlos depuis très longtemps, son dernier lieu de résidence était en Italie.+ Pékin, via Shanghaï, ler nov\u2014 Les Allemands traitent trés sévèrement les Boxeurs qui sont capturés pur eux, Ils sont jugés par une cour » martiulo ct quand ils sont reconnus coupables, ils sont exécutés dans le plus bref délai Dernièrement ils ont tué 74 Boxeurs en un jour.Les alliés à Pao-Ting-Fou ont nommé une commission pour faire une enquête sur les atrocités commises sur les Européens par ordre des autorités chinoises de cette ville.La commission, qui est maintenant en session, est composée de M, Vaillant, français, président ; M.de Driken, allemand ; M.Ramsay, américain, ob M.Salsa, italien.Les diplomates se sont réunis afin de considérer la forme des négociations pour arriver à une solution des dilficultés avec lu Chine, La décision est gardée seerète dans le but d'empêcher qu\u2019elle ne soit connue des Chinois, .x Bloemfontein, 5 \u2014 Une dépéche de Prétorin, en date du 31 octobre dit : \u201cLe géneral French est arrivé à Springs, nprès avoir rencontré de .grandes difficultées sur la route de Barbeton.Il & perdu 1,500 bœufs de transport, depuis qu'il est parti de Machadodorp, On eroit que le plan de sillonner le pays avee des corps de troupes nombreux, sera abandonné, et qu\u2019on tentera de subjuguer complétement la population en établissant des gnrnisons dans les principales villes de chaque district.Ces garnisons seront bien pourvues de provisions et de munitions, et serviront de base aux détachements de cavalerie, qui parcourent le rerritoire en tous sens.\u201cLe général Roberts avant de partir pour l'Angleterre, a remercié ses gardes du corps des services offiences qu\u2019ils ont rendus, et leur a donné à chacun sa photographie avec un autoyraphe.Les prinei- paux membres de l'ancien état-major du général Roberts partiront ce soir pour l\u2019Angleterro.\u201cLe colonel Hamilton a été nommé secrétaire militaire du général Kitchener, de qui il dépend.\u201d Les funérailles du prince Christian Victor, petit-fils de la Reine, mort des fièvres entériques auront lieu demain.Un télégrammo do la Reine, commandant que le corps du prince soit inhumé dans uno tombe de soldat, est arrivé juste à temps pour arrêter les préparatifs qui avaient été faits pour l'envoi du cadavre en Angleterre.Le dernier bataillon du Régiment Royal Canadien.est parti aujourd'hui pour retourner au Ca- nanda.On n appris avec satisfaction, que la reine Wilhelmine, de Hollande, a décidé de ne pas offrir une réception officielle au président Kruger.Les autorités belges no veulent pas non plus permettre aucune démonstration en l'honneur du vieux chef boer, . .RE Les filles qui grandissent DEVRAIENT £TRE PLEINES DE VIE, GAIES, ACTIVES ET FORVES Une grande responsabilité incom- Le aux mères, à celte période, vu que de là dépend le bonheur ou le mulheur futur de leur fille\u2014 Quelques sages suggestions Des joues roses, des yeux clnirs, une démarche élastique, un Lon appetit, voilà l'héritage detoutesles Jeunes filles.Ce sont là les indices d\u2019uno santé parfaite Muis, malheureusement, cet état n'est pas celui de milliers de jeunes filles qui grandissent.Partout, l'on vuit des filles au teint pâle.ou jaunâtre, languissantes, voutées et insoucinntes, Les médecins leur diront qu\u2019elles sont onémiques, ou, en d\u2019autres termes, que leur sang est pauvre, maigre et aqueux.Si on les questionne plus longtemps, ils leur diront que cet état mêne à la consomption, et de là au tombeau Ce qu'il leur faut, c'est un remède cupublo de rendre leur sang nouveau, riche et rouge, de renforcer leur nerfs, et, ainsi, de leur rendre lu vigeur, la souplesse et l'espoir de la jeunesse.Sous ce rapport, il n\u2019y n aucune découverte, dans les annales de la médecine, qui puisse égaler les Pilules Roses du Dr Willinms ; c\u2019est dû à elles, si des milliers de jeunes filles autrefois sans espoir, sont redevenues pleines de vie, actives et fortes.Parmi celles qui ont été presque délivrées du tombeau eu se servant de ce remède, ss trouve Mlle M.C.Marceaux.de St-Lambert de Lévis, Qué.Mlle Marceaux dit : \u201cC\u2019est pour moi un immense plui- sir que de parler des bienfaits que j'ai reçus des Pilules Roses du Dr Williams.Depuis quelques années, je demeurais au Wisconsin, avec un parent.où je consacrais mon tomps à l'étude de l'anglais et de la musique, ayant l'intention de faire de cette dernière mu profession.Je n'étais pas très forte, et mes études me fatiguaient beaucoup.Lorsque je fus sur le point d'atteindre mes quatorze ans, je «levins très pâle, je souffrais de graves maux de tête et de faiblesse.Je consultai un médecin, et selon son avis, je retournni au Canadn.La futique du voyage, cependant, me rendit pire, ct à la fin, je divins si faible qu\u2019il m'était impossible de murcher sans aide.J'étais oxtréêmement pâle, j'avais continuellement mal à ln tête, et j'étais si nerveuse que le moindre bruit faisait battre mion cœur vio- -lemment.J'avais presque du dégoût peur la nourriture, et j'en vins à no peser que quatre-vingt-quinze livres.Ni les remèdes du docteur, ni rien de ce que j'avais pris jusqu'à ce temps, ne semblaient me faire le moindre bien.Je restai alitée pendant environ un an et selon moi, il n\u2019y avait que la mort qui pit mettre un terme À mes souffrances, Heureusement une des connaissances de mon père m'\u2019aup- porta un jour une boite de Pilules Roses du Dr Williams, et me força à les essayer.C'est co que je fis, eb je crus qu\u2019elles m'avaient fait un pou de bien ; alors, mon père en acheta encore.Après que j'en eusse pris quelques boîtes, tous mes amis pouvaient constater qu'elles me donnaient du soulagement, et le temps que je mis à en consommer neuf boîtes, j'avais acquis une meilleurs santé que je n'avais jamais eue auparavant, et j'avais augmenté de quinze livres.Je vous dis cela par reconnnissance, afin que, s\u2019il y a d'autres jeunes filles faibles et malades comune je l'ai été, elle sachent comment recouvrer la santé,\u201d - Les filles qui sont rendues à l'âge de nubilité ont atteint la période la plus critique de leur vie.Du soin qu'on leur donno dépend leur bonheur futur.Commettre des négligences à leur égard, c'est les exposer ou & une mort prématurée, ou à une vie misérable.Si les mères forçaient leurs filles qui grandissent à prendre de temps en temps des Pilules Roses du Dr Williams, elles auraient un sang riche, des nerfs forts et une bonne santé.Si votre marchand ne tient pas de ces pilules, ciles vous seront envoyées pur ln poste, franco, à raison de 50 cents la boîte ou six boîtes pour $2,50, en vous adressant à \u2018The Dr Williams\u2019 Medicine Co\u201d Brockville, Ont.\u2014 = Les Mauvaises Langues Qu'ils sont done à plaindre ceux qui portent assez de venin dans leur cœur pour le verser, à discrétion, sur le compte du prochain ! Le détracteur est l'homme le plus misérable de In société.Son air morose, son teint blôme, son regard-indécis, tout chez loi indique la tristesse engendrée par ln rancune ou la jalousie.Car ce sont ces deux sentiments qui sont au fond du caractère de tous les mangeurs de réputation.Il est sans doute pénible de subir les mauvaises langues mais le sort du calommnié est encore préférable à celui du calomniateur.Ce dernier a lime\u201d pétrio de haine, Il mène uno vie de dégoût.Quand il n'a personne à mordre, il s\u2019en prend à son cutourage et finit par so détester lnuimémne.La calommie reuferme une méchanceté et une noirecur qui vévol- tent lu conscience honnête.\u201cLa langue du calomniateur, dit l'Ecriture, est une épée à deux tranchauts qui fnit des blessures mortelles\u201d Incapable de ravir la fortune du prochain qui lui porte envie, il s'uttu- que à son honneur, à son crédit, à son caractere, Certains calomniateurs font leur œvre ouvertement.Ils affirment carrément le wal qu'il ont & dire ; muis d\u2019autres, et ce sont les misé- tables, ont recours aux réticences, uux insinuations.Trop lâches pour frapper en faco ils prennent des moyens détournés, ils so dérobent derrière les mots couverts.Enten- dent-ils faire l\u2019éloge de quelqu'un, ils s'empressent d'ajouter un mais : ce simple mot en dit plus, en certains cus, que ln phrase la plus perfide.C'est une petitesse d'esprit et une couardise de médire de quel- qu\u2019un, de l'attaquer dans lu conver- sution lorsqu'il est absent, Mois si Ju simple médisunce est vile, que dire de Vacte infame qui consiste & mentir sur le compte de celui qui n\u2019est pus présent pour se disculper.Le voleur qui attaque sa victime au grand jour est certainement criminel.Tel est le brigand, le détrousseur de grand chemin.Celui-ci déploie, nu moins, quelque chose qu\u2019on pourrait appeler du courage, et la justice, tout en le frappant, somble ne pas lui infliger la pleine mesure de l'irnominie.Mais la justice n\u2019a pas de termes assez méprisants, ni de chatiments trop sévères pour le félon qui, sour- noisument, administre le poison à un être incapable de se protérer, Tel est pourtant la conduite du calomniateur qui pratique l\u2019asshs- sinat moral envers celui qui n\u2019est pus là pour repousser les coups de sa langue envenimée.Le cnlomniateur on lo trouve partout, à la ville comme & la cam- pague, à l'ombre du chaume et sous les lambris dorés.Ilopére le jour, il opère ln nuit Il souille de sa présence les rangs des professions les plus honnêtes ct souvent, quand il se fuufilo dans les sphères les plus respectables, il devient un flénu pernicieux ; eur il s'autorise d\u2019un milieu dont il est indigne, pour mieux mentir, pour remplir plus efficacement son rôle diabolique, XX LA IRIBUNE DES SOUMISSIONS onchetées adres sées au soussignéet portant à l\u2019endos \u201cSoumission pour jetéo et clragage, Sorel,\u201d serout reçues à ce bureau jusqu'à vendredi le 23 novembre 1900, iu- clusivement, pour la construction d\u2019uno jetéo à niveau élevé ct pour dragago id l'embouchure de la Rivière Richelieu, À Sorel, Qué.Les plaus et devis ponrront être vus À co ministôre et au bureau de l'ingénieur résiclent, Chambre No 411, Bitisso du \u2018\u2018Morchaut\u2019s Bank\u201d rue St-Jueques, Montréal ; de Ph.Béland, commis des travaux, bureau de poste, Québec; Thos Berlinguet, ingéuicur résident, \u2018Trois- Rivitres et du maitre de poste de Sorel, Les soumissions devront étre faites sur les formules imprimées qui soront fournies, et être signées par les soumis- siounnuires eux-mêmes ; aucune autre ne sers prise en considération.Chaque soumission devru être accom- paguée d\u2019un chèque accepté pur uno banque incorporée, pour In sommu de vingt-cinq mille piustres (825,000), ob fait à l\u2019ordre de l'honorable Ministre des Travaux Publics.Ce chèque sera confisqué si le soumissionnaire dont l'offre auru été acceptée refuse do signor le contrat, ou s'il no l'exéeute pns intégralement, Si ln soumiesion n'est pus acceptée le chèque sera remis.Le Département ne s'ongage à accepter pi la plus basse ni aucune des soumissions, Par ordre, JOS.R.ROY, Secrétaire-suppléant.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 23 octobre 1900, N.B.\u2014Nul compte pour publication do cet avis ne sera reconnu si tollo pu- Dblicution n'a pas été expressémout au- totisée pur le Ministère.\u20142 £, Es SOUMISSIONS cuclietées, adressées an soussigué et portant ln sus- criplion \u2018* Soumission pour un môlo à Lancaster \u201d_scront reçues À co hmrenu jusqu\u2019à vendredi le Y novembre, inclusi- vemont, pour la construction d\u2019un môle i Lancaster, comté de Glengarry, Out., suivant un plan et une spécification pouvant être vus aux bureaux de H, À.Gray, Ingénieur résident, Confederation Life Building, Toronto, sur demande an Maitre de Poste de Lancaster, Out.et au burean de I'Ingénicur résident,cham- bro 411, Merchant's Bank Building, rue St-Jacques, Montréal, et uu ministéro des Travaux Publics, Ottawa.Les soumissious devrout êtro fuites sur les formules inprimées qui seront fournies, et être signées do la sigunturo actuelle des soumissionnaires, aucuno autre Le sera priso en considération.Chaque soumission devra être necom - puguéo d'un chèque accoptée snr une Lanquo incorporée, fuit à l'ordre de l\u2019bo- porable ministre des Lravaux Publics, pour quatre cents piastres (R400,00).Ce chèque sern confisqué si le soumissionnaire dont l'offre aura été acceptée re- fnse de #igner le contrat ou s\u2019il ue l\u2019exécute pas intégralement, Si In soumission n\u2019est pas acceptéo lo chèque sera remis.Le Département ne s\u2019engage à accepter ni la plus Lasse ni aucune des soumissions.Pur ordre, JOS.R ROY.Secrétaire suppléaut.Ministère des \u2018Lravanx Publics, Ottawa, 17 octobre 1900.N.B.\u2014Nul compte pour publication de cot avis ne sera reconnu si tells publication n\u2019a été autoriséo par le Minis- ture.25.ES SOUMISSIONS cachotéos adressées nu soussigné ot portant la suscription \u2018\u2018 Soumission pour prolon- gemout du quai à Carleton, \u201d seront rogues à ce bureau jusqu\u2019à vendredi lo 16 novembre 1900 inclusivement pour lo prolongement du quai à Carleton,comté de Bonaveuture, province de Québec.Les plaus et devis pourrout être vus à ce Ministère, aux burenux de M.Ph.Bélund, commis des travaux, bureau do poste, Québec, ainsi qu\u2019au burean du Maitro do Poste d Carleton.Les formules do soumissions pourrout être anssi obtenues nux bureaux précités, Les soumissions dovront être faites sur les formules imprimées qui seront fournics, et être signées par les soumissionnaires eux-mêmes ; aucune autre no sora prise en considération.Chaque soumission devra être necom- pagué d\u2019un chèque accepté par une banque incorporée, pour In somme do mille pinstres ($1,000) ot fait à l'ordro de l'honorable Ministre des Travaux Publics.Ce chèque sera confisqué si le sonmissionnaire dont l'offre aura été acceptée rofuse de signer lo contrat, ou s'il ne l'oxécute pas intégralement.Si la soumission n\u2019est pas acceptéo le chèque sera remis.Lo Départoment no s'engage à accep- tor ni la plus basse ni aucune des soumissions, Par ordre, JOS.R.ROY, Secrétaire-suppléont, Ministèro des Travaux Publics, Ottawa, 11 octobre 1900.Les journaux insérant cotto annonce sous l'autorisation du Département no seront puint pnyés.1.À VENDRE Un bon Piano carré, Un pinno droit de seconde main.Kodak, contenant négatifs pour 100 expositions.S'adresser au bureau de LA TRi- BUNE.ES SOUMISSIONS caclietées adressées an soussignd et ondossdes \u201cSoumission pour lo Quai de Blnek Brook \u201d scront reçues à ce bureau jusqu\u2019à landi lo 19 novembre 1900, pour ln construe- tion d'un quai à Blaek Brook, comté de Northumberland, Nouveau-Brunswick, suivant un plan et uno spacifiention pouvant être vus au bureau de E.D, B.Shewen, Ingénieur résident, St-Jean, N.B., et an Ministère des Travaux Lu- blies, Ottawa.Les soumissions devront étro faites sur les formules imprimées qui seront fournies et êtro signées de la signature netuelle des soumissionnaires, aucune autre uo sera prise en considération.Chaque soumission dovra être uccom- pagnée d'un chèque ncceptéo sur une banque iucorporéo, pour la somme de sut cent piastres ($100.00) et fuit à l\u2019or- dro de l'honorable Ministre des Travaux Publics.Co chèque sern conlisqué si lo soumissionnnire dont l'offre uuru été neceptée refuse de signer le contrat, ou s'il no l'exécute pus intégralement.Si Ja soumission n\u2019est pne nccoptée,lo chèque sera remis.Le Département no s'engage à ne- copter ni la plus basse ni aucune des soumissions, Par ordre, JOS.BR.ROY, Secrétairo suppléant.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 20 octobre 1900.N.B.\u2014Nul compto pour publication do cet avis ne sera reconnu, si tello publication n\u2019a été autorisée pur le ministère.af.Boulangerie & Logements A VENDRE AU VILLAGE D'UPTON Conditions Avantageuses Le soussigué offre en vente, au village d\u2019Upton, près de l\u2019église, un splendide terrain de 200 pieds de largeur par 135 pieds de profondeur, sur lequel sont construits une bonne Dboulangerie aveo logomont au-dessus, et uno bonne maison privée à côté.Le tout en ordre parfait.La place est très uvantageuso pour un bon boulanger.JOSEPH BRODEUR, Marchand de fleur, Rue Cuscudes, St-Hyacinthe.À vendre Au village de Laprésentation,une boulangerie, avec résidence,hangar, grange, étable, et un bon jardin contenant vignes, pommiers, ete, près de l\u2019église.La clientèle est bonne et consomme environ 400 pains par semaine vendus comptant.Les conditions de vente seront faciles, S'adresser sur les lieux à PAUL JETTÉ, 1juin Boulanger.RAR 1 y PAY i ETES-VYOUS 27 Tous les cas de SURDITE ou d'OREILLE DUKE se RuÉrissent maintenant par notre nouvelle inven- 3 tion.Les sourds-muets de naissance seuls sont incurabtes.Les bourdonnements d'oreille cessent imme: \u201ciatement.Décrivez votre cas, Examen et conscil gratis.vous pouvez vous gruérir chez vous A up oût relativemen A \u20ac ativement bas.96.La Salle Ave., Or.Dalton\u2019s Aural Institute, rea ILL, M.O.Davip & Cie Maison ala Mode ! \u2014 HARDES FAITES D'avance et snx commande.Assortiment complet de.Tweeds et Fournitures \u2014\u2014__ 84-86 rue Si-Simon Place due Marche ST-HYACINTHE.J.EpmoND GosseniN, taillsar.L.P.MORIN MANUFACTURIER DE PORTES, CHASSIS JALOUSIES Moutures, Plinthes, -AUSSI\u2014 BOIS DE SGIAGE Séché à la vapeur, préparé et brat Bois de charpento, et Bardeauxz, Blanchissage, Embouvetage, Sciage.Tout ouvrage fait promptement.Satisfaction garantio.Com des rues St-Joseph'et St-Antoine.æ&o ST HYACINTHE 3 ES iL.N.TRUDEAU.DENTISTE, 102 Rue MONDOR, ST-HYACINTHE, Dentiers de toutes sortes faits sur coms mandes.Prix modérés, DENTS EXTRAITES SANS DOULEUR pur un nouveau procédé.Edmond Fournier Relieur, RUE CASCADES, No 199, ST-HYACINTHE.C.A.HAMEL MAGHINISTE ENGINS, BOUILLOIRES et MAOHI- NERIES de toutes sortes, FAITES et RÉPARÉES avec soin.di - Rue Pièté - 465 ST-HYACINTHE ja0.Alf.Lapalme CHAPELIER & MANCHONNIER, 114 - Que Si-Antoine - 114 Placo du Marché, o\u2014ST-HYACINTHE, Chapeaux en sote, en Feutre et en\u2018 Paille CASQUES, CASQUETTES, ! 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Le département de l'agriculture, à Washington, a terminé ses tra- veux d'enquête sur les pertes cnu- sées aux récoltes au T'exas par l'ouragan qui a ravagé Galveston et plusieurs comtés de cet Etat, le 8 septembre dernier.Il résulte des rapports transmis à ce sujet que.«ans In région éprouvée, on 4 perdu 68,000 balles de coton, à 550 In balle; c\u2019est une perte de 313,400,000.Les pertes en blé, en riz, en fruits, en cannes à sucre sont estiméis a $894,000 ; les fermiers ont perdu pour $490,000 de bestiaux.En somine, sous ces différents rapports, les pertes sont estimées A £5,000,000.Il faudra y ajouter les dégâts cnusés aux bâtiments aux machines et aux instruments de culture des fermes.Lr Fall-River.\u2014 Un homme bien connu, Louis Lungelier, qui tenait une boutique de barbier à 5 cents, rue Purchase, 692, s\u2019est suicidé le ler novembre, à l\u2019hôtel Reynard, situé non loin de là.A 3 heures de l'après-midi, Lan- gelier vint y prendre uno chambre et donna l'ordre de le réveiller à 10 heures.Il paraissait parfaitement calme et rien ne laissait entrevoir sa funeste détermination.Il demanda un verre de whisky qui lui fut refusé faute d'argent.Vers 6.30 heures, Wm Fuller s\u2019apercevant qu\u2019une fuite de gaz s\u2019était déclarée dans l'hôtel, on eût bién'vite trouvé la source.- a Quand il pénétra, ainsi que Thomas Bohan, dans la chambre de Langelier, ils le trouvèrent étendu sur son lit et complètement asphyxié.Le Dr Fortin, mandé en toute hâte, déclara qu\u2019il était mort.Après l'examen médical du Dr Hough, le corps fut transporté chez John B.Jean, directeur de pompes funèbres Ce suicide a jeté un émoi consi- déroble parmi notre population.- * Southbridge, Muse.\u201c \u2014 M.Pascal Boucher, âgé do 67 ans, demeurant chez sa fille, Mme Joseph Laroche, au Flat, a quitté ln maison dimanche soir, sans avertir personne, et à été trouvé dans le canal, allant de lu Quinebaug en face de la fabrique de lunettes, pur son gendre et l'agent de police, Zotique N.Leclair, lundi soir, à G heures.Le médecin légiste après avoir examiné le corps, a donné la permission de l'enterrer.M.F.X.Ln- rivière s'en est chargé.Il était fu- cile de voir que le defunt avait dû toinber à l'eau de bonne heure dans la soirée.Le défunt, natif du Cnnada, était veuf, demeurait à Southbridge depuis cinq ans, et avait été un rude travailleur.Depuis deux ans, il était retiré, Quatre enfants lui survivent.* +* Woonsocket, R° L\u2014M.l'abbé C.G.Dauray, curé dç l\u2019église du Pré- cieux-Sung, à célébré, dimanche, son 25e anniversaire comme curé de cette paroisse, Il y neu un concert donné par les enfants du couvent de Jésus-Marie, Hier soir, il y a eu un banquet des paroissiens dans le sous-sol de l'église.M.l'abbé Dauray est né à Marie- ville, P.Q, le 15 mars 1838; il est donc âgé de 62 ans.Il à suivi un cours au collège de son village natal.Il à étudié ensuite la thévlogie au séminaire de Marieville, et fut ordonné prêtre par Mgr Charles LoRveque, le 17 décembre 1870.En 1872, il vint aux Etats-Unis et fut nommé curé de la paroisse canndienne de Central Falls, R.L En 1875, il quitta Central-Falls pour se rendre à Woonsocket, où il a exercé depuis son ministère.» # - Philippi, Virginie, Or.\u2014Une terrible explosion a eu lieu samadi matin, dans les mines de Berrysbury, À six milles d'ici.Douze cudnvres ont été retirés des mines.Les propriétaires de celles-ci disent que l'explosion a été provoquée par l\u2019emploi de trop fortes charges de poudre, mais les mineurs ne sont pus du même avis; ils l'attribuent au grisou.L'explosion a été si forte que deux hommes ont été projetés à 60 pieds du puits, et tués roides, Tous les médecins de Philippi ont été appelés sur le lieu de l'accident.Le spectacle était affreux ; dans le pas- suge principal des mines on voyait, çn et là, des bras, des jambes, des mains et d'autres parties de corps humains.Récemment, In mine où l\u2019accident à eu lieu, avait été inspectée, ct on l'avait trouvée en bonne état.Vingt hommes sont disparus, *.* Prairie du Chien, Wis.5 \u2014 On a découvert vers In source du Mississippi un banc de coquilliges qui contiennent des perles précieuses.La nouvelle n\u2019en était pas plus tôt connue que des centaines de personnes se sont empressées d'y nc- courir.Des bateaux, des embnrea- tions de tous genres sillonnent les eaux du fleuve.De tous côtés des plongeurs travaillent ardûment et on a déjà découvert pour quelques milliers de dollars du délicat joyau.Une do ces perles qu\u2019on a bapti- séo \u201cAllen\u201d pèse le joli poids de 100 grains, et 11 été achetée par Willinm Moore, bijoutier de Comnnche, Io- RT Wa, qui en a donné 33,000.North Brookfield, 5.\u2014 Samedi l\u2019église Ste-Anne a été fermée à clef par les ennemis du prêtre interdit, et quelque temps après les partisans de ce dernier, ont pour la deuxième fois enfoncé les portes.Quand la nouvelle se répandit parmi les partisans de l'abbé Ber- fer que l\u2019église avuit été Fermée, grande fut l\u2019indignation.Ils consultèrent leur avocat, M, Emercon Barnes, qui leur conscillu d'enfon- cor les portes et d\u2019y entrer quand celn leur plairait, On décidn nussitôt d\u2019enfoncer les portes à 3 heures de l'après-midi.À l'heure indiquée, 200 partisans de l\u2019abbé Berger et quelques partisans des syndies étaient assemblés devant l\u2019église pour être témoins de péripétics.Après avoir attendu 10 minutes, sur l\u2019ordre de l'abbé Berger, M.Isidore Fceteau, le bedenu, monta seul à l\u2019église et essaya avec sa clef d'en ouvrir les portes.Voyant qu\u2019il ne pouvait pas, il donna le signal & ses partisans de venir lui aider.À co moment MM, Alphonse Bernier, Nareisse Nor- mandin, Louis Davis et Ovide Blair armés d\u2019une pince et d'autres instruments, accoururent.M.Bernier inséra ln pince entre les pièces de fer qui servaient de serrure, et sous effort des six bons hommes I'affaire céda.On passa le eudnas ens- sé nu bedenu, M, Isidore Fuctenu, qui s'avançant lentement, le jeta duns la rue pardessus In téte de In foule réunie, Les portes furent ensuite ouvertes aux neclamations des suivants de M.Berger.L'entrée du nord étant forcée, on passa a celle du sud qui eut le même sort, comme In 3e et In de.Toutes ces serrures furent jetées dans la rue.On \u2018ouvrit jusqu'aux portes de cave et autres en arrière.L'abbé Berger aida à ses suivants à enfoncer la dernière porte.Les syndics n\u2019ont pris aucune mesure pour fuire arrêter ceux qui ont cnfoncé les portes.Ils ont transporté, samcdi, au Town Hall, une table et d'autres choses nécessaires pour faire un autel afind\u2019n- voir la messe, dimanche, par un prétre canadien envoyé ct approuvé par Mar Beaven.Samedi soir, 13 partisans de l'abbé Berger, sous la direction do M.Isidore Fecteau, bedeau, ont monté la garde duns l'église.La petite troupe était armée de rovolvers ct d\u2019une hache, et éclairée de trois lanternes.Les 13 hommes n\u2019ont pas été ino- lestés durant In nuit.Dimanche matin, à 8 heures, ils ont quitté leur poste aussitôt que l'abbé Berger l'ut arrivé pour dire la messe.Une quarantaine de personnes assistnient.De 8 heures à 10 heures, dimanche avant-midi, trois agents de police ont monté la garde pour protéger les partisans de l'abbé Berger au cas où on les attaquerait, mais fls n\u2019ont pas eu occasion de faire d'arrestation.Le bon ordre a prévalu toute In journée, A 9.30 heures, l'abbé Berger a dit ln grand\u2019'messe devant 115 personnes, lu plupart de North Brook- field, quoiqu'il y en eut de Spencer et de Worcester.Dang son sernion, il a annoncé qu'il y aurait messe à l'église à tous les matins, cette semaine.Aux vépres, chantées à 2,30 hrs, 45 personnes y assistaient.En même temps que l'ubbé Berger disait In messe à l'église Ste- Anne, 200 canadiens assistaiont au Town Hall, à ln messe célébrée par M.l'abbé J.J.Lord, vicaire do l\u2019église Ste-Marie, de Spencer, dont M.À.A.Lamy est curé.La plupart des fidèles étaient des amis des syndies do l'Association religieuse, MM.A.Parmentier, J.L Despatie, G.Hérard ct Cyrille L.Perrenult, assistaient aussi avec leur famille, - & LA .e ww.> gouN LABAT» © LONDON Can aa ALE & STOUT PAUL RD: 1 3 FATIH dll Nps Te C0) | 3 Z = WAGDED AT The Téléphonez au No.36.Cartes d'Affaires.A, BOURGAULT, AVOCAT (1 Rue St-Donis, - - SI HYACINTHE.BLANCHETTE & BEAUREGARD AVOCATS, 167 Rue Girouard - - - - ST-HYACINTRE BOISSEAU & PAZINET, NOTAIRES i8 Rue St-Donis, - ST-HYACINTHE BERNIER & MORIN, NOTAIRES Oommissnires de la Cour Supérieure, 169 rue Girouard, St-Hyacinthe, ASSURANCE SUR LA VIE \u201c LA CANADIENNE \u201d Bopréeentant pour St-Hyacinthe etle District U.LEVEQUE, Ass.-Suriutendant.No 8 Rue St-Denis, ST-HYACINTHE.Assurance Sun Life Bureau principal : Montréal.Magloire Laurence, am.AGENT GENERAL, 87 Rue Mondor, ST-ETACINTEE, Quo.Do la maison OASAVANT FRERES, L.E.MOREL, ST-IIT ACINTIHEI, ACCORDEUR de PIANOS Prix.Sr.50 Apnzssk : Hotel Ottawa Tel.48.SO YEARS\u2019 EXPERIENCE TRADE MARKS DESIGNS COPYRIGHTS &C.Anyone sending a sketch and Jescription may quickly aseortain our opinion freo whether ap invention ts probably patentable.Communica tinusatrictiycontitontial.ITandbook on Patonte sent free.Oldest neeney for securing patents, Putents taken through Munn & Co.receive special notice, without charee, in the Scientific American, A handsomely ilinstrated weekly.Lurgest ein culation of any selentitie Journnt Terms $83 8 fonc: four months, $L Bold by all newsitealers, (0,38 18roatay, New York Branch Office.625 I 8t., Washington, D, CG LA COMPAGNIE d Eau Minérale ST-HYACINTHE rd Propriétaire du célèbre PHILUDOR ET MANUFACTURIERE DE SODAS, GINGER ALE, ROOTBEER, GINGER BEER, CIDRE ) PAGNE, Eto., BOHAM ME Vieux journaux à vendre à la livre, au bureau de La Tribune, : 3 0 = és : rf) BX 23 1e e = 8e \u201c N Ry ) À v x, g HIBITIONS < +.J.B.ST-PIERRE, Epicier, 256 RUE CASCADES, 2T-HYACINTHE.Brière et Porter de John Labatt i DE LONDON, ONT.\u2014\u2014\u2014 Recommandé par lee connalaseurs of les médecine duns toutes ies particadu Oanada., Voyez len témoiguages éorits doohiumistes éminents, NEUFMEDAILLER D'OR, D'ARGENT DE BRONZE ET ONZE DIPLONES obtenus aux expositions univoraellos de France, ,d\u2019Australie, des Etats Unis, du Janads +de ln Jamaique [Indes Occidentales, Havour origirale ot fine, pureté garantie, Oos brouvages sont faitsapécialomont pourconveuir au climat de cecontl- nont et no sont pas surpsssés, Prix} Spéciaux au Gros\u2019 On porte à Domicile dans toute la ville, Ie Magasin du Bon Marche EN GROS ET EN DETAIL JOS.BRODEUR Nos 228, 234, 242 et 244 BYE CASCADES 3D-EYAOCINTHE.\u2014 fleur, Grain, Son, Gru, Moulée,ete.Epiceries, Provisions.Thés, Sucres, Melasses, Graisse, ote.ete.eto archandises Séches SPÉCIALITÉ : Marchandises Françaises, Soies, Cachemires.EZ AU PLUS BAS PRIX.3 Agent pour la célèbre FARINE FORTE A BOULANGER provenant du Manitoba (grenier de l'univers.) 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FE ES FEUILLETON L'IDIOT! (Suite) \u2014Vous savez comme moi, mon cher Albin, cb même benucoüp mieux que moi, que le comte « toujours eu des idées bizarres, \u2014Oui, car longtemps avant son mariage j'ai été plus d'une fois in- quict, effrayé au sujet de sa santé en l'entendunt émettre son opinion sur telle ou telle question, sur tel ou tel fuit.J'ai pu remarquer facilement qu\u2019il voynit souvent autrement que les autres.Alors, déji, il y avait dans son cerveau quelque chose de mal équilibré ; il avait des dispositious à lu misanthropie, la mélancolie, l\u2019hypo- condme.Je lui donnai quelques conseils dont il n'a pas tenu compte Duns son état, au physique comme au moral, on pouvait observer de fâchenx sywuptômes, très intéressants pour un physiologiste, lesquels étaient ln conséquence de l\u2019embarras du foie, Je conumençais, à cette époque, à m'oceuper, Lon pus précisément des maladies de cet organe, mais du role, beaucoup plus important qu'- on ne le croit généralement, qu\u2019il jouc dans l\u2019économie.En ce qui concerne le foic, je suis loin de partager lu manière de voir du célèbre physiologiste Claude Bernard, qui prétend que la mission de cet orgn- ne est de fabriquer du sucre à l\u2019état de glucose.Le foie surtout à épurer le sang veineux gastro intestinal.Il est le filtre de l\u2019économie.Et il faut bien qu'il en soit ainsi, car le sang veineux intestinal étant toujours plus ou moins chargé de principes putrides puisés dans l'intestin, il est évident que si ce sang rentrait directement dans la circulation générale, avant d'aller g'épurer dans le foie, nous aurions forcement l'infection putride.Or, quand la circulation du sang entre les intestins et le foie engorgé se ralentit, il en résulte les plus gru- ves conséquences, M.Albin était lancé À fond de train.Voyant que Van Ossen l'écoutait complaisamment, heureux de pouvoir parler de son sujet favori, semblable en celn à tous les savants, qui ne perdent jamais l\u2019occasion d'expliquer leur théories, il se mit À Faire une longue dissertation sur l'hépuiisme ou congestion hilioso sanguine veineuse du foie, afin de démontrer que presque toutes les maladies sont dominées par un état hépatique.~\u2014Eh bien, mon cher Van Ossen, continua-t-il pour conclure, le com- to de Lusserre étuit autrefois, comme il l\u2019est encore aujourd'hui, un hépatique.À toutes les questions qu'on ferait nu sujet des idées singulières do notro ami, qui n'ont pas toujours été celles d'un être raisonnable, on peut répondre par ce seul mot: hépatisme.Ils sont nombreux et quelquefois terribles, les effets de l\u2019état hépatique aigru ou chronique.J'ai pu observer, selon les invidua- lités, les âges, les sexes, les habitudes, des phénomènes variables, répondant à la diversité, je puis dire à la bizarrerie des certains troubles fonctionnels.L'obstruction hépatique n\u2019est pas une maladie, à proprement parler, puisqu'il n\u2019y a pas do lésion organique ; mais si, faute de soins, on reste dans cet état, de très graves désordres peuvent so produire.L\u2019état hépatique conduit à l\u2019hypocondrie, parfois à la folie et souvent au suicide.\u2014Mon cher Albin, vous ôtes effrayant dans vos déductions, dit lo Hollandais.\u2014Mon cher ami, répliqua le doc- ve remem teur, notre ami le comte do Lasser- re vous a fait voir ce qui peut résulter de l'état hépatique, Mais, rassurez-vous, nous le guérirons de sa blessure, de ln maladie qui en est la suite, et après nous nous oc- cuperous de l'affection cérébrale.\u2014 Ainsi, c'est convenu, vous irez lo voir?\u2018 \u2014Oui, certes; ct ce soir même, comme je vous l'ai dit.Les deux amis se serrérent la main et se séparérent.LVIIL Le docteur Albin avait compris, À la façon dont M.Van Ossen lui répondait, qu\u2019il ne devait puint l'interroger sur les faits qui avaient déterminé le comte de Lnsserre à s'exiler du monde et à prendre un autre nom.De son côté, croyant en cela respecter ln volonté du comte, M.Van Ossen ne parla pas du vl- comte de Sunzuc et de l'enlèvement d'Aurore.En apprenant que le comte, la comtesse ct leur enfant avaient tout À coup disparu, et que l'hôtel de la rue de Berri était vendu, le docteur avait senti qu\u2019un effroyable conp de foudre avait subitement éclnté au milieu du bonheur de cette famille ct deviné, Lientôt, qu'il y avait dans cet évènement imprévu un secret terrible.Suns être sûr de rien, il avait eu, cependant, la vision intuitive de la vérité.Il pensa que lu comtesse, si belle, si recherchée, si adulée, ct malheureusement un peu trop délaisséo par son mari aux goûts singuliers, avait commis une de ces fautes graves qui amènent une rupture forcée, à ln suite de laquelle la malheureuse jeune femme avait abandonné le domicile conjugal, Mais, au milieu de tout cela, qu\u2019- était devenu l'enfant ?il s'était intéressé sérieusement au sort de ce petit être que le malheur avait frappé dans son Lerceau.Lucie était-elle avec sa mère, ou avec son père?Bien des fois, pendant les années écoulées, il s\u2019était udressé cette question, Enfin, M.Van Ossen venait de lui donuer une double satisfaction.Maintenant il savait que le comto de Lasserre était à Paris et qu'il avait sinon sa fille avec lui, mais près de lui.Toutefois, il restait inquiet uu sujet de la comtesse.Où était-elle ?Quelle avait été sa des- tinéo ?Était-elle vivante?Etait- elle morte ?À neuf heures du soir, le docteur Albin était chez le comte de Las- serve.Théodore le reconnut.\u2014Vous venez voir M.le comte, monsieur le docteur, lui dit-il, c\u2019est sans doute M.Van Ossen qui vous à prévenu ?\u2014Oui, M.Van Ossen est venu mn\u2019apprendre ce qui s\u2019est passé ici tantôt.\u2014Oh ! c\u2019est épouvantable, monsieur le docteur, \u2014Ln blessure n\u2019est pas dunge- reuse, m'a dit M.Van Ossen.\u2014Heureusemont ! \u2014Comment va-t-il en ce moment ?\u2014Pas bien du tout: il est très agité, il n une fièvre atroce, les yeux brillants, égarés ; il ne parle pus, il à des soubressauts convulsifs.\u2014l'out cel disparaîtra avec la fièvre, Alors, monsieur le doctour, vous croyez qu\u2019il n'y a pas danger de mort ?\u2014Je l'esptre, mon garçon.Le médecin qu'on a appelé près de M.Lasserre est là.\u2014ll est allé diner; mais il ne tardera pas à revenir.\u2014Jo vais l'attondre; j'entrerai avec lui dans la chambre du comte.\u2014Jo dois vous prévonir, monsieur le docteur, que M.le comte s'appelle ici M, Pierro Rousseau.LA TRIBUNE _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_m\u2014_\u2014\u2014\"\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014m\u2014m\u2014AŒ\u2014_\u2014___\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014Oui, oui, je snis; soyez tranquille, je ne l'oublierai pus.Un instnat après lo médecin arriva, M.Albin Jui tendit la main; puis après avoir échangé rupide- tuent quelques paroles, ils entrèrent dans In chambre du malude, M.Albin s'approchn du lit eb attristé, très ému, il contempla le vi- suge pile, ravagé par de longues souffrances, de l'umi qu\u2019il revoyait uprès de longues années de séparation.Le comte tourun vers les deux docteurs ses yeux hugards et les regardn fixement; mnis il ne reconnut point son vicil mini.M.Albin soupira.Certes, ce n\u2019était pas dans une aussi pénible cir constance qu\u2019il eût voulu retrouver le comte de Lasserre, Mais, surmontant vite son émotion, il impos silence aux sentiments de l'ami pour se rappeler qu\u2019il était médecin et penser aux devoirs de sa profession.Il interrogen son confrère à voix basse.Celui-ci lui fit part de ce qu'il avait observé dans son exa- ten de la blessure, dans l'affuiblis- sement du malade, ses nervosités, la progression de la fièvre ct lui fit connaître quelles avaient été jusqu'alors ses prescriptions, M.Albin approuva tout suns restriction.11 resta près du blessé jusqu'à minuit.Il se retira en même temps que son confrère et le quitta dans la rue en lui disant qu'il reviendrait le lendemain.Le comte de Lusserro passa une nuit très agitée, mauvaise ; les spasmes nerveux étaient devenus plus violents, ln voix lui était revenue, mais ily avait un grand trouble dans son cervenu où la pensée étuit absente ; il ne répondait à aucune question.Il appelait sa fille sans cesse, lui parlait comme si elle cût été près de lui, lui disant les choses les plus tendres; parfois anssi, il prononçait le nom de la comtesse.Quand le délire le quittait, un instant de calme succédait à ln crise.Alors, les yeux grands ouverts, fixes, il restait immobile, inerte comme un eudavre, Sous ce titre : le Drame de la rue du Rocher, cing ou six journaux du matin rucontaient la tentative d'assnssinat, ayant le vol pour mobile, dont M.Rousseau, un riche particulier, avait été victime.C'est par un de ces journaux que lu marquise de Montperrey fut instruite de l'évènement, Frappée de stupeur, elle relut l'article deux fois de suite.\u2014Oh lil y a encore du vicomte de Sanzac, là-dessous, se dit-elle, Immédintement clle envoya un de ses dumestique rue du Rocher pour prendre des nouvelles du comte.La réponse que lui raporta son incssagor la tranquilisa un peu.Cependant, dans l\u2019après midi, elle fit prendre une seconde fois des nouvelles de son vieil ami.Le soir, lu marquise avait quatre personnes à diner.Elle parlait à peine et n'avait plus sa vivacité habituelle ; ses convives s'apperçurent facilement qu\u2019elle était triste, qu\u2019elle semblait inquiète.Ils l'interrogèrent à ce sujet.\u2014J'ai appris ce matin qu'un grand malheur était arrivé à un de mes amis, répondit-elle ; voilà pourquoi vous ne 1ne voyez pas comme À l'ordinaire.Et comme la marquise parla im- médiutement d'autre choses,.on comprit qu\u2019elle ne voulait pas en dire d'avantage.On venait de ge lever de table et de passer nu salon, quand un domestique ouvrit la porte et annonça M.Gaston de Limans, La marquise se dressa comme mue par un ressort, \u2014 Faites entrer M.de Limans dans le petit salon, dit-ellé au domestique, eb priez-le de vouloir bien m'attendre un instant.Puis se tournant vers ses invi- \u2014 \u2014Je n'espérais pas avoir ce soir la visite de M, de Litmuns, reprit- elle ; je l'attends depuis plusieurs jours ct nous avons à nous entretenir d\u2019une chose du la plus grande importance et qui ne peut souffrir nueun retard.Je suis désolé de ne pouvoir passer ln soirée entitro avee vous, mais vous voudrez bien w\u2019'exeusetr, Les invités s'étaient levés.L'un d'eux répondit : \u2014Modame la marquise sait Lien qu'on ne doit pas se gêner avec ses nmis ; c\u2019est nous qui serions désolés de vous retenir, Ils s\u2019en allèvent.\u2014Entin soupira la marquise.Et elle entra duns la pièce où le Jeune homme l'atteudait.\u2014Ali ! lui dit-elle, en lui tendant la main, vous ne savez pas combien je suis heureuse de vous voir ! \u2014Je suis arrivé ce soir à sept heures ; on m'a remis votro lettre ; elle était si pressante, que je n'ai pus voulu attendre à demain pour répondre à votre appel.\u2014Et je vous remercie.\u2014Qu'avez-vous à me dire, madame la marquise, à me demander ?Ce serait uu bonheur pour moi de pouvoir vous servir j'en sernis fier, honoré.\u2014D'abord, monsieur Gnston, as- seyons-nous là Bien.Maintenant, nous allons causer.Monsieur de Litmans, est-il indiscret de vous demander pourquoi vous avez quit té Paris sans dire à monsieur votre père où vous alliez ?\u2014 Non, madame : mais je vous répondrai comme à mon père, que j'ai agi ainsi pour certaines raisons que je ne puis faire connaître, \u2014Vous n'êtes pas parti seul ?\u2014C'est vrai.\u2014Ne vous étonnez pas, monsieur Gaston, c'est unc espice d'interrogatoire que je vous fais subir, \u2014Si jo puis, madame la marquise, je répondrai à toutes vos questions.\u2014F'ranchement ?\u2014Oui, madame.\u2014Cowbien aviez-vous de compa- gnous ?\u2014Deux.\u2014Votre ami de Charmeille, d\u2019a- Lord, n'est-ce pas ?\u2014Oui, madame.\u2014Je lui ai écrit en même temps qu'à vous, lu même lettre.Est-il revenu à Paris avec vous ?\u2014De Charmeille ne reviendra que dans quelques jours, \u2014Vous savez out il est?\u2014 Oui, madame la marquise, \u2014Et vous pouvez me le dire ?Après un moment d\u2019hésitation, Gaston répondet : \u2014De Charmeille est à la Cerisaie près de Maubeuge, chez sa tante, mademoiselle de Goutrey.\u2014 Vous étiez à la Cerisaie avec lui ?\u2014Oui, madame, \u2014Depuis le jour où vous êtes partis ?\u2014Ce jour-lh, madame, nous avons seulement passé la nuit à la Cerisaic.\u2014 Pour aller ensuite ?,.\u2014En Belgique.\u2014Ah len Belgique.Et quand êtes-vous revens à la Cerisnie ?\u2014Ce matin, \u2014Avec M.de Charmoille.Mais quand vous avez quitté Paris, vous aviez un autre compagnon ; où l'avez-vous laissé ?\u2014Madame la inarquise, répondit le jeune homme, après être resté un moment silencieux, vous m'\u2019entrai- nez sur un terrain brûlant, je vais ne plus pouvoir vous répondre.\u2014Et pourtant, vous répondrez, monsieur de Limans.car je ferai appel à tous vos sentiments de délicatesse et d'honneur.\u2014C'est à ces sentiments que j'obéirai en gardant le silence, \u2014 Nous allons voir cela, monsi- tés ; eur de Limans ; cet autre compa- - 2 guon, dont.nous n'nvons pus encore prononcé le nom, je le connnis également ; c\u2019est votre ami, le marquis do Verveine.\u2014Je n\u2019ai pas à le nier.\u2014Eh bien, monsieur de Limans, je tiens À savoir, il faut quo jo su- che où su trouve en ce moment lo marquis, mr \u2014Mais, madame ln marquise, Lalbutin Gaston.-\u2014Monsieur de Limans, c'est pour cela que je vous ai appelé.Où ost le marquis ?je vous en prie, dites- le moi, \u2014Mon Dieu, madame ln marquise, je vous le dirais volontiers ; mais je crois devoir mie taire, persuadé que vous m\u2019adresseriez d\u2019autres questions plus embnrrassantes, Ai-je donc besoin de dire à mnda- me la marquise qu\u2019il s'agit d\u2019une chose secrète, que je n'ai pas le droit de révéler, \u2014Ainsi, celn est possible, réel, répliqua In marquise d'un ton profondément attristé, vous et M.de Charmeille, vous avez prêté lu main à cette vilaine nction, à cetto chose odieuse, \u2014Pardon, madame ln marquise, mais je crois quo nous ne nous comprenons pns bien ; en accompagnant Adrien de Verveine, notre ami, de Charmeille et moi nous avons fait notre devoir.le quel vilaine action de quelle chose odicuse parlez- vous ?\u2014J'aurais pu dire un crime, monsieur.\u2014Oh ! un délit tout au plus, répliqua Gaston.\u2014Par exemple, les jounes gens d'aujourd'hui ont une singulière façon d'envisager les choses ! s'écria madume de Montperry : enlever une jeune fille, plonger une fumillo dans In désolation, le désespoir, ils trouveront que ce n\u2019est rien.Le jeuue homme sursauta.\u2014Catte fois, madume la marquise, répondit-il, toujours avec calme, je ne comprends plus du tout.\u2014Je m'en doutais, le marquis ne vous a pas dit la vérité, il vous a trompé ! \u2014Je ne vois pas que, dans cette circonstance, Adrien nit pu nous cacher quelque chose.\u2014S'il en est ainsi, vous devez savoir s'il aime cetto jeune fille.\u2014De quelle jeune fille parlez- vous, madame la marquise ?\u2014 Monsieur de Limans, vous m'a- \u2018viez promis de me répondre avec franchise et vous ne le faites pass Vous savez bien que je parle d\u2019Aurore Delorme, \u2014 Adrien l'aime éperdument, ma- dune.Nul mieux que moi ne peut parler de l'amour d\u2019Adrien pour mademoiselle Aurore, amour qui a pris naissance en Champagne ct est dû au hazard.Si vous le désirez, je puis vous raconter comment, avec son caractère aventureux, Adrien s'est introduit à la Cordelière où demenrait alors maeemoiselle Aurore.\u2014Je sais tout cela.\u2014Pndant les seize mois qui se sont écoulés sans qu'il In revit, sans inême savoir ce qu\u2019el était devenue il n\u2019a pas cessé un moment de penser À elle, et si, pendant ce temps, mon ami n fait quelques sottiscs, il faut mettre cela beaucoup sur le compte de la douleur qu'il éprouvait d'être séparé pour toujours, \u2014 il le croyait, \u2014 de sn chère Aurore.Je n'ai pas besoin de vous dire si sa joie fut grande quand, dernidre- ment, il reconnut madémoisello Aurore à l'Opéra et la retrouva ici, chez vous, madame Ja marquise.\u2014Si grande qu'il en a perdu la raison, car ce qu'il a fait serait l\u2019acte d'un malhonnête homme, d\u2019un misérable, s\u2019il n\u2019était celui d\u2019un fou ! \u2014 Mais de quoi croyez-vous donc le marquis de Verveine coupable ?s'écrin Gaston en fuisant un \u2018bon sur son siège; vous avez parlé d\u2019une jeune tille enlevée, du déses- 3 \u201c Marquis.LA IRIBUNE \"\u2014\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\"\u2014 poir d\u2019une famille, qu'est-ce que tout cela signifie ?\u2014Je vais vous le dire, monsieur de Limans : c\u2019est bien samedi dor- nier, entro cinq et six heures du soir, que le marquis, vous et M.de Charmeille avez quitté Paris ?\u2014Oui, madume.\u2014Eh bien, monsieur, samedi dernier, à la même heure, mademoiselle Aurore Delorme, la fille d'un de mes meilleurs amis, ma filleule, monsieur de Limans, a été audacieusement enlevée.Le jeune homme so dressa d'un seul mouvement, un éclair dans le regard, fréraissant.\u2014Infamie ! exclama-t-il Et c'est le marquis de Verveine qu'on ose accuser d'un pareil crime, dont de Charmeille et moi serions les complices ! Madame ls marquise, c\u2019est une misérable et lâche calomnie | L'indignation du jeune homme était si grande, si réelle que la marquise ne pouvait plus conserver un doute.Le marquis de Verveine était innocent.Elle éprouva immédiatement un grand soulagement.\u2014 Monsieur de Limans, dit-elle, calmez-vous.\u2014Oui, madame lu marquise, mais vous «levez comprendre que je n\u2019aie pu être muitro de moi: il s'agit de mon honneur, de l'honneur de deux de mes munis, que j'ai le droit et le devoir de «éfendre en leur absence ! \u2014Je suis déjà convaineue que le marquis est innocent Allons, as- seyez-vous et expliquons-nous.Il y a eu une erreur fâcheuse, regrettable; mais vous allez comprendre comment clle a pu se produire.En apprenant l\u2019enlèvement de sn fille, le malheureux père, fou de douleur, désespéré, cherchn d\u2019où pouvait vo- nir le coup terrible qui lui était porté ; il sait que le marquis aime su fille, et, naturellement, ses soupçons se sont aussitôt portés sur lui.Le brusque départ de M.de Verveine, dans des conditions assez mystérieuses, la coincidence du jour et des heures ont changé ses soupçons en certitude.Avouez comme moi, monsieur de Limans, que le malheureux père, égaré par sa douleur, n pu être trompé par les apparences, \u2014Le marquis de Verveine aurait dû être à l'abri d\u2019un pareil soupçon.\u2014Peut-être.N'\u2019était-on pas en droit de supposer qu'il pouvait avoir njouté une sottise à tant d'autres ?\u201c \u2014Il y avait là une question d'honneur, madame la marquise.Adrien à pu se conduire comme un écervelé, nal employer sa vie, dépenser follement son argent, se ruiner; nis son honneur reste debout ; il n'y & pas une tache au nom qu'il porte.\u2014>Mon cher Gaston, vous pré- chez une convertie, \u2014Je suis, madame la marquise, que, sévère, très sévère pour tout ce qui touche au cœur et à l'honneur, vous étos indulgente pour nos peccadilles et nos fniblesses ; mais il ne me suffit pas que vous soyez convaincue de l'innocence d'Adrien, il faut quo d'autres sachent, le père de mademoiselle Aurore surtout, que le marquis de Verveine n\u2019a ju- mais démérité ot qu\u2019il garde le droit de lever haut la tête.Je vous ai dit qu\u2019il y avait dans notre départ de Pnris un motif se- eret.C'est la vérité.J'ai fait la promesse «le ne rien révéler jusqu\u2019à nouvel ordre; mais on n accusé le marquis de Verveine d\u2019une infamie, devant une pareille accusation, je ne saurnis me taire, il faut, madame la marquise, non pour vous, mais pour d'autres, que je vous donne lu preuve de l'innocence du J'ai heureusement sur moi ün-écrit dans lequel vous trouverez cette preuve tout entière.{I tira un papier de sa poche ct le-mitfdans 1a:main do la marquise.| C\u2019étart le procès verbal de la rencontre et des causes qui l'avaient amenée, signé des quatre témoins.\u2014Veuillez lire, madame la marquise, ajouta le jeune homme, lisez et vous saurez tout.Madame de Montperrey lut rapidement, tout en laissant échapper plusieurs exclamations.\u2014Ah ! maintenant, je comprends je comprends ! s'écria-t-elle.Quand on croit le marquis un misérable, le pauvre jeune homme est étendu blessé, mourant, sur un lit, dans une chambre d'auberge en Belgique.\u2014Pendant deux jours nous avons été très inquiets, de Charmoille et moi, dit Gaston : mais je me hâte de vous rassurer, madame la marquise, la vie d\u2019Adrien n\u2019est plus en danger.Il s\u2019est trouvé assez fort ce matin pour qu\u2019on puisse l\u2019enlever du lit de la chambre d\u2019auberge, et en prenant les précautions nécessaires, nous l'avons amené chez ina- demoiselle de Gontrey, au château de lu Cerisaie.C\u2019est alors seulement que j'ui cru pouvoir revenir à Paris; mais de Charmeille lui, va rester près de notre ami.Il a été convenu que, s'il était forcé de revenir à Paris, j'irais le remplacer nuprès d'Adricu.Mais je n'atten- drui pas cela pour retourner à lu Cerisnio, ne scrait-ce que pour y pusser quelques heures auprès du malade, \u2014Sera-t-il longtemps retenu sur son lit ?\u2014Le docteur a parlé d\u2019un mois avant qu\u2019il puisse se lever seul et marcher dans la chambre.\u2014D'ici là, il faut l\u2019espérer, nous aurous retrouvé Aurore.\u2014Maintenant, madame lu marquise, ni-je le droit de vous interro- fer au sujet de mademoiselle Aurore.Madame de Montperrey secoua la tête.\u2014 Monsieur Gaston Jrépondit-elle, je ns peux rien vous dire; hélas ! il y a dans cette affaire une infinité de choses que vous ne devez pas connnître encore.La parfuite innocence du marquis de Verveine reconnue, on ne sera plus égaré dans les recherches qui sont faites activement : il y a un seul coupable, et ce inisérable on le connaît.Ce dont je puis vous assurer, M.de Limans, c'es, que ce duel, tout en restant une chose malheureuse, déplorable, n npplani les plus grun- des difficultés qui ponvaient mettre empéchement au mariage du marquis de Verveine avec Aurore.Je vous autorise à l'apprendre À votre ami, si cela peut hitter sa guérison.Je puis encore vous dire,\u2014et ceci tout à fait entre nous, \u2014 qu\u2019Aurore, qui est In jeune fille la plus jolie, la plus gracieuse, la plus par- fuite que je cor naisse, est aussi une ; des plus riches héritières de France, M, Latrade, parait-il, possède plusieurs millions ; mais, sous le rapport de lu fortune, Aurore peut rivaliser avec avantage uvec mademoiselle Adèle Latrade, que je n'ai pas l'honneur de connaître.Voilà notre grave entretien terminé, monsieur de Limans, il me reste à vous prier de vouloir bien ine confier ce papier.\u2014Jl n'appartient pas à moi seul, madame la marquise; le cas où j'aurais à en faire usage peut se présenter d\u2019un moment à l'autre, et je me demande si j'ai le droit, si je puis.\u2014C'est juste ; oui, vous avez raison; même pour un temps limité vous ne pouvez vous dessaisir de ce document; mais une simple copie me suffira.\u2014Dans cs cas, madame la marquise, tout s'arrange pour le mieux.Ce soir même,- aussitôt rentré chez moi, je ferai cotte copie, et demain matin je vous la ferai parvenir, , \u2014Morci.Le jeune homme se leva.\u2014Avant de vous quitter, madame la marquise, me permettez-vous de venir vous demander le résultat des recherches faites pour retrouver mademoiselle Aurore ?\u2014Oui, oui,-venez.Du reste, dès que je saurai quelque chose, je vous préviendrai.En lui serrant la main, elle ajouta: \u2014Je suis bien contente de vous avoir vu, monsieur de Limans, ct bien heureuse aussi de ce que vous m'avez appris.À bientôt ! \u2014À bientôt, madame ls marquise ! dit le jeune homme.Et il se retira.(A continuer) \u2014\u2014 GD CHANGEMENT DE DATE La date pour la récoption des soumissions pour in construction de la Sulle d'Exercices Militaires de London, Ont, est par les présentes renvoyée jusqu\u2019à LUNDI le DIX-NEULF de novembre prochain.Par ordre, JOS.R.ROY, Secrétaire -Suppléant.Ministère des L'ravanx Publies, Ottawa, 25 octobre 1900.N.B.\u2014Nul compto pour publication de cet avis ne sere.recounu si tolle publication n\u2019a été autorisée par lo Ministère.\u20142 I.ES SOUMISSIONS cachetéos, adressées au soussigne ct portant la suscription \u201cSoumission pour quai à Lonmington \u201d seront reçues à ce bu- rean jusqu\u2019à Vendredi, le 16 novembre, 1900, pour la construction d'uu quai à Leamington, comté d'IEssex, Ontario, suivant un plan etspécification pouvant être vus aux bureaux de H.A.Gray,ler, ingénieur en chargo des Truvaux du Huvro et Rivière pour Ontario, Confedo- ration Life Building, Toronto ; sur de- mando A W.C.Coulson, greflier de la cité, Leumiustou, et au Ministère des Travaux Publics, Ottawa.Les soumissions devront être faites sur les formules imprimées qui seront fournies, et être signées pur les soumis- sionnnires eux-mémes ; aucune autre ne sora priso en cousidération.Chaque soumission devra être accompagnée d\u2019un chèque accepté sur une banque incorporée pour ls somme de trois mille pinstres (53,000.00),et fait à l'ordre de l'Honorable Ministre des 'Lra- vaux Publics.Ce chèque sera coufisqué si lo soumissionnaire dont l'offre nura été naccoptée refuse de siguer le contrat, ou s'il ue l'exécute pas intégralement.Si la soumission n\u2019est pas acceptée le chèque sera remis.Le Départomeont ne s\u2019engago à accepter ni la plus basso pi aucune des soumissions.Pur ordro JOS.R.ROY, Secrétaire-suppléant.Ministère des Travaux Publics, Ottawn, 25 octobre 1900.Les journaux insérant cette aunonce sans l'autorisation du Département ne serunt poînt payés.\u20142 f.DES SOUMISSIONS cachetées,adressées nu soussigné eb ondossées \u201cSoumission pour Bureau de Posta,etc, Drummondville, Qué.\u201d scront reçues à ce bureau jusqu'à lundi le 12 novembre inclusivement, 1500, pour la construe- tion d\u2019un édifice pour bureau de posto, otc , à Drummondville, Qué.: Les plans et devis pourront être vus et les informations nécessaires pourront être obteunes un bureau de poste d'Ar thabaskaville, au bureau do l'Acciso de Drummoudville, ainsi qu'au \u2018 ministère des Travaux Publies, Ottawa.Les soumissions devront être faites sur les formules imprimées qui seront fournies, et être signées par les soumissionnaires eux mêmes.Chaque soumission devra être accom- prguée d\u2019un chèque sccopté par une banque incorporée, pour une somme égale à dix pour cont (10 po) de son montant, et fait à l\u2019ordre de l'Honorable Ministro des Travaux Publics.Ce chdque sera contisqué si le soumissionnaire dont l'offre nura été accepté refuse do signer le contrat, ou s\u2019il ne l'exécuto pas intégralement.Si la soumission n\u2019est pas acceptée lo chèque sora romis.Lo dépurtement ne s'engage à accop- \u2018| ter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, JOS.R.ROY, Secrétaire suppléant.Ministere des Travaux Publice, Ottawa, 25 octobre 1900.Les journaux insérant cette annonce sons l\u2019autorisation du Département, n'en seront point payés.2f, Ajouer M.Joseph Brodeur informe les commorçants qu\u2019il a un beau magasin à louer sur In rue Cascades, entre les rues St-Hyncinthe ct St- Joseph.S'adresser sur les lieux à M, Joseph Brodeur, LA TRIBUNE est publiée et imprimée par À.Denis, domicilié en tes cité et district deSt-Hyacinthe.Co journal est impr\" mé coin des rus Mondor et William,fjcitéSde St Hyacinthe.\u201cou Repentir Quand je vous vois ainsi, chef sacré de mon Dieu, Brisé, défiguré, meurtri par les épines, Mon âme est confondu,\u2014et je fais l'humble aveu * Que je fus l'instrument de vos douleurs divines, Par mes péchés, 0 Christ, par mes crimes sans nombre, J'ai percé votre tête et versé votre sang, Sur votre auguste Éront, sans rides et saus ombre, J'ai creusé de mes maîns un long sillon sanglant.Mais enfin le remords m'oppresse et me fatigue, Enfin naît en mon cœur le repentir sacré !.Pardonnez, à Jésus ! à votre enfant prodiguo Qui baise avec amour votre chef adoré.Fr.A, H, BEAUDET, des fr.préch, Brome Charlevoix.Ceatenuguay .Chicoutimi-Saguenay.Compton .russes Deux-Montagnes.Jueques-Cartier.Jolictte.Lotbiniére., .vee Maskinongé.Montmoreney.Montréal : St-Laurent .Ste-Marie.Québec : Centre .Est.Ouest.Richelieu .een Richmond-Wolfe .Rouville.Sheflord .sacs sa ae Soulanges .Stanstead.Témiscouata .Vaudreuil .Wright.Cordeau &Lajoie Xtue Piété ST-HYACINTHE FADRINANTS DB Bières de Ginvembre.SODAS et Linnears de temneranct \u2014 Vropriétaires-de]l\u2019Eau Minérale EXVELSIOR Alp.Poirier Commerçant de Foin St-Æilaire, Qué.M.Pornien a ouvert un bureau à l\u2019hôtel Ottawa, St Hyacinthe, où les Cultivateurs peuvent le rencontrer le samedi \u2014i.u.c.\u2018 .J.A.C.Ethier, 100 \u2014 Députés élus dans la Province de Québec Libéraux Conservateurs Argenteuil.Dr Christie, 200 Bagot.+.B Marcile, 174 Beauce.eerie .Dr J.Godbout, 1200 Beauharnois .Geo.Loy, 282 .Bellechasse .O.E.Talbot, 400 Berthier.eevseenesss.Eloi Archambault, 250 Bonaventure .C.Marcil, 176 .S.A.Fisher, 554 Chawbly-Verchéres.V.Geofirion, 500 Champlain.J.A.Rousseau, 272 .Chas, Angers, 189 - .\u2026.J.P.Brown, 400 Joseph Girard R.H.Pope Dorchester.RAA Morin, 272 Drummond-Arthabaska.L.Lavergne, accel.Hochelaga.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.J.A.C.Madore, 719 Huntingdon.«vo.W.8S.McLuren, 36 F.D.Monk, 325 .Bazinet, 80 Kamouraska.H.G Carroll, 150 Labelle.Ciena H.Bourassa, 100 Laprairie-Napierville.D.Monet, 320 L\u2019Assowption .Chs.Laurier, 283 Laval.s+\u2026.Th Fortin Lévis .vevevesnees.Lid.Demers, 400 L'Islet .A, M, Déchêne, 33 .E, Fortier, 600 .\u2026.J.H.Legris, 600 Maisonneuve.R.Préfontaine, 1700 Mégantie.Georges Turcot Missisquoi.\u2026\u2026\u2026.D.B.Moigs, 50 Montealm.F.O.Dugus, 150 Montmagny.\u2026\u2026\u2026\u2026.P R.Martineau, 25 T! C.Casgrain, 29 Ste-Anne.RE M.Gallery, 301 T, G.Roddick, 55 St-Jacques.Ceres +.0.Desmarais, 1641 .R.Bickerdike, 996
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