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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 12 avril 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1901-04-12, Collections de BAnQ.

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[" Vor.18 JOURNAL HEBDOMADAIRE ST-HY ACINTIIE, Que., VENDREDI, 12 AVRIL 1901 No.49 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIE A ST-H YACINTHE,P.Q ABONNEMEN'L : Un an.svosees #1.00 GO Mois.nnnnnn.0.50 ANNONCES lère Insertion (laligne).1 neertion subséquente (la ligno).bo Annonces à long terme à prix modérés A.DENIS, Directeur-Propriétairo, Sr-IlyAcinTue, 129 Avrix, 1901 CHRONIQUE La pluie et lu fente des noiges ont transformé notre rivière en un véritable fleuve, qui a débordé «le ses rives au grand préjudice des quartiers de la busse-ville.L'inondation x commencé vendredi dernier, duns l'après-midi.On espérait alors qu\u2019elle n'atteindrait pas des proportions considérables, mais la pluie est venue augmenter encore le volume de I'Yamaska, et les occupants des maisons qui bordent lu rivière furent contraints de fuir devant le liquide envahisseur.La pluie n\u2019a cessé de tomber dimanche, lundi et mardi.La place du inarché à foin et les extrémités des rues se trouvèrent bientôt converties cn une petite mer de laquelle émergenient les maisons et les arbres.Des embarcations se croisaient en tous sens, transportant des vietuailles à ceux qui n'avaient pas encore quitté leur demeure.On estime à une centaine le nombre de maisons qui ont souffert de l\u2019inondation.De bonne heure, mardi, la glnce de ln partie supérieure de In rivière commença à pusser, descendunt avec uno rapidité vertigineuse du barrage au pont centre, où elle prenuit une allure plus tranquille.De widi à une heure, une couple de cents personnes se sont rendues sur le pont Bursulou pour voir la débâcle.Le spectacle était grandiose.D'énormes blocs de glace en franchissant la digue faisaient jnillir l'eau à une hauteur considérable; quelques-uns venaient se heurter aux piliers du pont qui tremblnit sous leurs chocs.La circulation des voitures sur le pont fut interrompue Jusqu'à ce que la rivière fut complètement libre de glace, vers quatre heures de l'après-midi, Les dommages résultant de l'inondation seront considérables, En de pareilles circonstances,il arri- vetoujours,malgré toute la diligence qu'on apporte, que de nombreux objets de promière nécessité sont perdus ou complètement gâtés ; en outre, par suite du séjour prolongé de l\u2019eau dans les enves, les maisons sont rendues insalubres et presque inhabitables pendant plusieurs semaines.Les maladies viennent ordinairement mettre le comble aux désastres causés par l'inondation.+ Le travail du recensement touche à sa fin.Dans quelques jours, les régistres où l'on inscrit les réponses données nux questions que les énumérateurs sont chargés de nous adresser, seront rendus à Ottawa, et l'on s'occupera de faire le total des renseignements obtenus.Cette statistique nous permettra de juger dos progrès accomplis par le Canada durant la dernière décade; Pour nous, le recensement a une importance toute particuliére.Il ne s'agit pas simplement d'une question d'umour-propre, d\u2019un concours dans lequel ln province la plus favorisée ou lu plus progressive remporte un prix d'honneur.Dans un pays comme le nôtre, où la population est composée de plusieurs nationalités différentes, l'on doit nécessairement attribuer au groupe qui forme la majorité, la plus grande part duns l'adtninistra- tion des affaires, Les auteurs de la confédération se sont Inissés guider par ce principe de justice qu'on avait refusé de recônnaitre par la constitution de 1840, alors que notre population dépassait colle du Haut-Canadu de quelques centaines de mille.Ils ont établi que la population de chaque province devait servir de base à su représentation au parlement fédéral.Quant à nous, nous ne pouvons songer i augmenter le nombre de nos représentants, fixé à 65 pur le pacte fédéral.L'augmentation de notre population ne peut avoir.d'autre résultat que d\u2019enipêcher les provinces anglaises d'accroître leur influence au préjudice de la nôtre.L'Acte de l'Amérique Britannique du Nord contient une clause qui me paraît injuste à l'égard de la providce de Québec.C'est ln sec- tiou 51, §4, qui se lit comme suit \u201c Lors de chaque nouveile répartition, nulle réduction n'aura lieu dans le nombre des représentants d'une province, à moins qu\u2019il ue soit constaté par le dernier recensement que le chiffre de la populu- tion de la province, par rapport au chiffre de la population totale du Canada à l\u2019époque de ln dernière répartition du nombre de représentants du la province, n'ait décru dans la proportion d'un vingtième ou plus.\u201d Co qui veut dire, en d'autres termes, que le nombre des représentants des provinces anglaises ne pourra être diminué qu\u2019en autunt qu'il y -nura décroissement d'uu vingtième ou plus duns le chiffre de leur population.Supposons que la population de In province de Québec augmente dans des proportions considérables, tandis que cello des autres provinces reste stationnaire: notre représentation fixéo à 65 par la constitution, ne subira aucun change- [ment ; celle d\u2019Ontario, portée à 92 par Ja répartition de 1881, restera aussi la même, parce que sa population, relativement à la population totale du Canada, on 1881, n\u2019auru pas diminué.Ainsi donc, à moins que la population des provinces anglaises ne décroisse au lieu d'augmenter, ce qui est à peu près impossible, ces provinces n\u2019ont à craindre aucune perte d'influence, tandis que la province do Québec, quel que soit le chiffre de sa population, est condamnée à rester stationnaire.PERTINAX, a L'Hon.M.Brodeur a informé of- fieiellement les Communes que M.Corby, député de Hastings-Ouest, s'était démis de son mandat, * 8» » Une dépêche d'Ottawa, au Globe, dit que M.Borden, chef de I'Opposition, ira faire \u2018une tournée politique dans l'Ouest, après la session, .! Le Serment Royal Les Evéques Canadiens félicitent 7 - le cardinal Vaughan et ap- 1 Ppuient son énergique protestation On vient de livrer à la publicité In lettre suivante : A Son Eminence Illme et Révdme Le Cardinal H.Vaughan, Archevéque de Westminster.Eiincentissime Seigneur, Aprés avoir pris connaissance de la lettre eirculaire récemment adressée par Votre Eminence & son clergé touchnut la déclaration et le serment qu\u2019une législation inique inet encore dans ln bouche du Roi d'Angleterre lors de son accession au trône, les Archevêques et Evêques de lu Puissance du Cunndu sont heureux d'offrir à Votre Eminence, avec leurs félicitations enipressées, l'expression unanime de lour pleine et entière adhésion à cette énorgi- que protestation.Ce reste d\u2019intolérance religieuse pèse trop lourdement sur Ix conscience catholique pour que tous ceux des loyaux sujets de Sa Majesté Britannique, qui ont le bonheur d'appartenir à l'Eglise Romni- ne, n\u2019en ressentent pus vivement injure et ne se croient \u2018pas justifiables de chercher par tous les moyens légitimes à faire disparai- tre pour jamais une aussi indigne déclaration.Grand nombre de protestants eux-mêmes, animés d\u2019un esprit de justice, qui nous réjouit et qui les honore, pensent que le temps est venu d'effacer des Statuts de l'Empire ce souvenir néfuste de discordes et de haines ; ils jugent I'heure opportune pour donner aux douze millions de catholiques, sur lesquels règne Su Majesté Edouard VIT, ce gage précieux et depuis longtemps désiré de paix et de liberté religieuse.C'est ninsi qu'il y u quelques jours nos hommes politiques canadiens, réunis en session parlementaire à Ottawa, deman- duient, snns distinction de croyances où do partis ct par un vote à peu près unanime, l\u2019abrogation de laloi dont nous réclamons nous- mêmes si instamment la disparition et en cela, nous le savons, ils ne faisaient que réfléter le sentiment général du pays.En faisant ls présente démarche, Eminence, et en portant pour ainsi dire, par votre entremise, jusqu'au pied du trône d'Angleterre, l'expression respectueuse de nos légitimes griefs, nous n'avons nullement lu pensée de soulever une controverse religieuse qui puisse altérer ln paix de l'Empire.C'est, au contraire, l'amour même de cette paix, d\u2019une paix solide ct durable, d'une paix fondée sur la justice qui inspire nos réclamations, Cette justice tardive, l\u2019Angleterre, Eminence, nous la doit.Elle la doit à une religion dont les apôtres couvrent le monde et qui a pour Chef et Pontife Léon XIIT, c'est-à-dire, de l\u2019aveu même de nos frères séparés, l\u2019un des esprits les plus élevés, les plus nobles, les plus clairvoyants, les plus ouverts aux grandes œuvres sociales, les plus sagement progressifs quo l'humanité ait encore produits, Elle la doit aux catholiques de plus en plus nombreux, répandus surgtoute la surface de l\u2019Empiro, qui n\u2019ont jamais marehandé leur loyauté à ln Couronne, et qui ont bien ce nous semble, le droit d'exiger en retour que cette Couronne elle-même, dans la personne du Souverain, respecte leurs croyauces les plus vénérées et les plus chères, Elle la doit aux hommes illustres qui, par une série de sages mesures, ont modifié son Droit public, eb qui n'ont pas cru faire acte de perturbateurs de l'ordre et de mauvais citoyens en décrétant pour les plus hauts fonctionnaires de l'Etat, l'abolition d\u2019une déclaration qu'on considérait comme souverainement injusto ct vexatoire \u2014 déclaration que, malgré tout, le Souverain est encore obligé de Faire.Elle la doit enfin à son titre de nation chrétienne et généreuse, de puissance civilisatrice ott (leurissent la liberté, l'équité, la tolérance, où les préjugés vieillis ont fait place au respect du droit, où la conscience rassurée conserve intacto son in- violubilité sous l'égide même des lois.C'est done, Eminence, I'intérét bien compris de l'Angleterre.le souci de son nom ct de su gloire, en même temps que le zèle des choses de Dieu qui nous poussent à réclamer ce que tant de voix émues sollicitent de son gouvernement, et, nous osons croire que lo règne d'Edouard VII verra, dès \u2018son début, s'opérer uno réforme dans la réduction de son serment d\u2019accession au trône, réforme qui contribuerait si puissamment à cimenter l'union, comme aussi à augmenter dans le cœur des catholiques la reconnaissance que cus derniers n\u2019ont jamais manqué de témoigner en pareilles circonstances, - Nous | prierons tous ensemble pour que Celui qui tient en sa main le ecear des princes, daigne, dans son infinie sugesse et par l'action de sa toute-puissance, modifier les vues des hommes, et amener au plus tôt la réalisation d\u2019un vœu qui monte ardent vers le ciel de toutes les parties du territoire britannique.De Votre Eminence, Les humbles et dévoués serviteurs, Cornelius O\u2019Brien, Archevéque d\u2019Halifax.J.-Thomag Duhamel, Archevêque d'Ottawn.Louis-Nazaire Bégin, Archevé- que de Québec.Adélard Langevin, O.M.L, Archevêque de St-Boniface.Paul Bruchési, Archevêque de Montréal.Charles-Hughes Gauthier, chevéque de Kingston.Denis O'Connor, Archevêque de Toronto.Vital Grandin, O, M.I, Evêque de St-Albert.James Rogers, Evêque de Cha- thom.John Cameron, Evêque d\u2019Anti- gonish.Louis-Zéphirin Moreau, Evêque de St-Hyacinthe, Narcisse- Zéphirin Lorrain, Evê- que de Pembroke, Elphège Gravel, Evêque de Ni- colet, Thomas-Joseph Dowling, Evêque de Hamilton.Richard-Alphonse O'Connor,Evê- que de Peterborough.André-Albert Blais, Evêque de Rimouski.3353 Ar- James-Charles McDonald, Evé- que de Charlottetown, Alexandre MacDonell, Evéque d'Alexundrin.Michel-Thomas Labrecque, Evie que de Chicoutimi.Joseph-Médard Emard, Evêquo de Valleytield.Paul LuRocque, Evêque de Sherbrooke.Augustin Dontenville, Evêque de New- Westminster.F.-Patrick McEvay, Evéque de London, François-Xavier Cloutier, Evé- que de T'rois-Rivières, Timothy Casey, Evêque de St- Jeun.Emile Girouard, Evêque d'Ibora, Vicuire-Apostolique d'Athabaska\u2014 McKenzie.Albert Pascal, Evêque de Mosy- nopolis, Vicaire-Apostolique de la Saskatchewan, Maxime Decelles, Evêque de Druzipara, Coadjuteur de St-Hya- cinthe.Emile-Joseph Legal, Evéque de Pogla, Condjuteur de St-Albert.Joseph-Herman Bruneault, Evé- que de Tubuna, Coadjuteur de Ni- colet.Thomas-F.Barry, Evêque de Thugga, Coadjuteur de Chatham.Archevêché de Québec, 16 mars 1901.> Léon NILI et son médecin Il parait que le Souverain Pontife fait souvent le malheur de son médecin, le docteur Laponi, par la façun un peu sournoise dont il traite ses ordonnances.Un «le nos amis, qui était il y a quelyties jours à Rome, nous raconte pur exemple que le docteur avait prescrit récemment à son auguste patient des prises pour un rhuine, Ces prises, Léon XIII oublia de g'en servir.Or, quelques jours après le médecin qui assistait à une au- dienco publique, se mit à tousser plusieurs fois, Le Pape l\u2019entendit.Alors se retournant vers un de ses camériers 3 \u2014 Allez donc, je vous prie, prendre sur ma table, d'excellentes prises pour le rhume et donnez-les au docteur qui en & grand besoin.L'anecdocte est piquante et montre toute l'énergie du Souverain Pontife.+ CD +0 > Le dernier vote donné à la législature d'Ontario a été de 34 contre 19, soit une majorité libérale de 15, C'est une augmentation de 5 depuis le commencement de la session, 2° Les députés au Parlement du Nouveau-Brunswiek ont présenté, mercredi, après la prorogation de la Chambre, une magnifique paire de chevaux d'équipage à l\u2019Hon, M, Tweedie, premier ministre.\u2026.Une dépêche d'Ottawa, à un journal de Toronto, dit que la prorogation du Parlement Fédéral se fera vers le 15 mai prochain.Un sénateur tory & déclaré qu\u2019il ne croyait pas la prorogation poss sible avant le 24 mai, \u201c> London, Ont.\u2014Le lieutenant-colonel Wm Moore est décédéiici, lo 8 du courant, & lige de:82 ans, ll ER e OS EN AFRIQUE Londres, 8.\u2014 Lord Kitchener a informé le War Office que 18 compagnies de volontaires licenciés reviennent en Angleterre et qu\u2019ils s'occupent du licencement d\u2019autres compagnies.Le correspondant du Morning Post à Prétoria télégraphie à son journal qu'il est de jour en jour plus évident que les Boers entendent lutter jusqu'au bout.On dit que M.Kruger désirerait visiter en juin Washington, Boston et Chicago.hd \u201c Les principaux chefs sont encore en campagne, ct bien que les récents succès anglais tendent à rapprocher la fin de la lutte, il cest évident que les Boers devront être complètement écrasés avant que l'on puisse s'attendre à lu reddition générale.\u201d > Une dépêche de Bruxelles dit que le président Schalkburger a transporté à Leidesdoorp le siège du gouvernement.hd Le général Botha ct lo géneral DeWet se sont rencontrés à Vrede.* # On rapporte des arrestations en masse pour trahison dans les districts de Graaf Reinet ct Aberdeen.Les Boers ont réoccupé Philips- town, Colonie du Cap.-r Utrecht, Hollande, 8.\u2014 M.Kruger est parti pour Hilversom, village situé à 15 milles d\u2019Amsterdam.Lo bourgmestre d\u2019Ütrecht a reconduit le vieux président à la gare où une foule considérable l\u2019a acclamé, x Londres, 8\u2014 Un homme d'affuai- res, de cette ville, à reçu une lettre du Natal disant que les Boers s\u2019emparent si souvent des trains et des sacs de malles qui s'y trouvent à destination du Transvaal et de Bloemfontein, qu'il cst nécessaire \u2018de ne plus confier au service postal l'expédition des documents importants.La lettre ajoute que les nouvelles de Prétoria sont très mauvaises pour ce qui est des chevaux.Il en meurt par milliers chaque jour et rien ne peut être tenté pour urrê- ter l'épidémie.C'est IA une des causes du retard des manœuvres anglaises au Transvaal et de tout le surmenage \u201cqu'on a été forcé d'imposer à l'infanterie.Les chevaux des Boers doivent aussi souffrir de la maladie, mais dans des proportions bien moins grandes que ceux des Anglais dont tous les chevaux sont étrangers inacctima- és et inacclimatables.\"ee Le Cap, 8.\u2014 Dix nouveaux cas de peste ont été rapportés officiellement depuis quarante-huit heures.Sur ce nombre, quatre victimes sont des Européens, les autres sont des personnes de couleur.Le cadavre d'une personne de couleur, qui est morte de la maladie, a été trouvé aujourd\u2019hui.rr Londres, 8.\u2014Le discourse de M.Chamberlain, favorable à l\u2019expédition d\u2019un certain nombre de femmes dans le Sud-Africain, a eu un résultat mattendu.Le gsuverne- ment n reçu un grand nombre de lettres de femmes qui désirent émi- giër, même avant la fin de la guerre.Une femme a écrit à Lord Salisbury qu'elle tait prête à partir vi.aves ga mère et ses sœurs.Le Bu- \u201c feau Colonial s'efforce de faire perdre tout espoir d'émigration aux femmes qui n'ont pas le [moyen de se faire \u2018transporter à leurs frais dans le Sud-Africain, et conseille me At pr me Londres, 9.\u2014Le War Office a reçu cette dépêche de Kitchener : \u201c Plumer a occupé Pietersburg après une légère opposition.Il a capturé deux locomotives et 39 wagons, Lo prise do Pietersburg est considérée comme importante.Cette ville est le terminus du chemin de fer et a été lu capitale du gouvernement boer depuis l'évacuation do Prétoria.Toute la partie nord du chemin de fer est au pouvoir des Anglais.Selon la dépêche de Kitchener, un officier et un soldat seulement ont été tués.Les Bocrs avaient évacué la ville pendant la nuit, avant l'arrivée de Plumer, Ils ont fait sauter deux wagons de munitions, Kitchener rapporte encore la capture de 16 Boers, de 50 chevaux et munitions de Boshmanskop, de l'Etat d'Orange.*.* Le commandant en chef ajoute qu\u2019un détachement de 100 hommes du 5e Lanciers et de ln Yeomanry, à été attaqué par 400 Boers, au nord d'Abordeen, colonie du Cap, ct qu'après plusieurs heures de combat les Anglais ont été cernés ct se sont rendus, A l'exception de 25 qui ont pu s'enfuir.*.Londres, 9.\u2014 Une dépêche du Cap en date d'hier, dit: \u201c On dit que demain, la Gazette avertira les colons du Cap, qu'après le 12 avril, les procès pour actes de rébellion ne soront pas fuits d\u2019u- près la loi de la dernière session, mais d'après la vieille loi commune d'après laquelle les rebelles peuvent être punis de mort ou d\u2019emprisonnement, à lu discrétion de lu cour.Le correspondant du Àforning Post, à Bruxelles, dit que dans les cercles transvaaliens de la ville, on affirme que le général Botha va re- prendro bientôt les négociations de paix.Le correspondant du Daily Mail au Cap dit que M.Cecil Rhodes est en bonne santé.+ * Durban, 9.\u2014 Les Canadiens aui ont pris part à la campagne du général French dans l'est du Transvaal, se sont distingués en plus d\u2019uno occasion et particulièrement dans un engagement où ils ont chargé, en galopant, ct ont forcé les Boers à abandonner leur poste.æ + + Prétoria, 9.\u2014On dit que les burghers ont donné un délai de quelques jours au général Botha pour accepter les conditions de Iitche- ner, Si, le 10, il ne céde pus, ils abandonneraient_les commandos.> EN CHINE Pékin, 4 \u2014 Le gouvernement chinois a \u2018formellement notifié la Russie quo la Chine, vu l'attitude des puissances, ne peut signer la convention mandchourienne.\u201cLa Chine désire, dit ln notification formelle, rester en bons termes avec toutes les nations.Elle passe à l'heure qu\u2019il est à travers la période la plus périlleuse de l'histoire de l'empire ot il est nécessaire qu'\u2019ello ait l\u2019amitié de tous, \u201cToute bien disposée qu'elle pour- raitêtre à accorder un prévilège spécial quolconque à une puissance, lursque les autres s\u2019y objecteraient ilesé impossible que pour obtenir l'amitié d'uno nation, elle perde les sympathies de toutes les autres.\u201d Li Hung Chang dit que cotte lettre règle définitivement la question et que la Russie à reçu une notification officielle à cet effet le 29 mars.Le prince Ching affirme que tous les Chinois, excepté Li Hung Chang, étaient opposés à la \u2018signature de la convention.a0x-servantes \u2018dè-gne pas se rendré \u2014 LEN Are ARE IN, Ts ES LA 1RIBUNE EE Washingtgn, 4 \u2014 Quoique aucun avis du départ du prince Li Hung Chang de Pékin pour Shanghaï n'ait été reçu ici, les fonctionnaires sont portés à croire qu\u2019il quitte réellement Pékin pour toujours parceque l'empereur est mécontent de sa conduite des négotintions.Lorsque Li Hung Chang a été nommé l'un des envoyés de paix, on savait ici que ses sentiments étaient fvorables à la Russie, mais il n'y avait pas de raison de se plaindre à cause de cela avant qu'il fut question de la conventiôn mand- chourienne À présent, les fonctionnaires, ici, croient que Li a tellement pris le parti de la Russie et a tant travaillé en faveur de la signature de la convention que son propre gouvernement s\u2019est cru obligé de le priver des moyens d'appuyer celle-ci.Si cela ost vrai, la Russie aurait reçu un véritable échec daus ses dessins sur la Mand- chourie.LP Londres, 6 \u2014Le ministre italien à Pékin, télégraphic, d'après le correspondant romain du Daily Mail, que M.de Giers n déclaré que la Russie abandonnerait le concert, si les pouvoirs continuent à s'opposer au traité de Mundchourie, Vers la fin de mai, dit le correspondant de Moscou du Daily Graphic, l\u2019armée russe, en Mandchou- rie, comptera 300,000 hommes.On croit que le ministre de la guerre russe, le général Katourakpine compte envoyer Un corps d'armée vers le sud, en Corée.Le Daily Chronicle publie la dépêche suivante reçue de Berlin : \u201c Le comte Von Waldersce a expédié un télégramme à l\u2019empereur Guillaume, le prinnt de hitter les négociations pour retirer les troupes alliées, disant qu\u2019il est impossible de prévenir les querelles entre les soldats des différentes nationalités, ce qui peut, & tout moment amener des troubles sérieux, La compagnie de télégraphe Reuter a regu In dépêche suivante de Pékin, en date du 4 avril : * Lerejet dutraité de Mand- chourie par la Chine parait plutôt de nature à temporiser, laissant la question ouverte à de nouvelles discussions.\u201d .* Washington, 5\u2014 Un rapport récent reçu au département d'Etat dit que les femmes se suicident en grand nombre en Chine.Quand une matrone chinoise à été abusée par un blanc, elle en avertit sa famille et celle de son mari en même temps.Elle annonce, de plus, qu'à une certaine date elle dira adieu à la vie.On ne lui fait aucune remontrance, et invariablement olle met son plan à exécution.Si elle ne se sui- ciduit pus, elle serait octracisée par ses proches et serait obligéo de changer complètement son mode de vic.Le sort de celles qui ne sont pas mariées et qui ont été maltraitées par les soldats ne diffère que peu.Dans quelques cas, plutôt que de se suicider, elles sont tuées par leurs parents.Les soldats blancs ont commis tant de crimes que dans certaines petites villes et certains villages les femmes out presque complètement disparu.Il est dit dans ce rapport au département d'Etat que dans plusieurs villages, il est difficile de trouver une personne du sexe féminin âgée de plus de 10 ans et au- dessous de I'Age de cinquante ans Quand les matrones n'annoncent pas qu\u2019elles vont quitter cette vie, elles y sont poussées par leurs maris, et rarement elles n'obéissent pas.Le rapport dit que les soldats russes en Mandchourie ne commettent pas tant:d'atrotités que les| 8 soldats répandus daus les autres parties de la Chine.Les Russes ont été excessivement modérés dans cette province qu\u2019ils se proposent d'annexer, mais les soldats de même race, dans d'autres parties de l\u2019I£m- pire Chinois, se sont conduits avec une férocité indescriptible.Le rapport dit qu'aucune plainte de cette nature n\u2019a été faite contre un seul soldat Awéricain.hd Londres, 8.\u2014 Le correspondant du Morning Post, à Pékin, dit : \u201c Les Chinois se tiennent toujours en face des troupes françaises près de Haï Lou, mais on évite les hostilités.\u201d \u201c, Paris, 8\u2014La Russie aurait consenti à retirer ses propositions de traité avec la Chine, relativement À la cession de ln Mandchourie.Cette nouvelle phase des affaires chinoises est due à l'intervention personnelle du tsar Nicolas, qui veut ainsi donner une preuve évidente de son désir d'éviter tout conflit avee le Japon.Toutefois, l'occupation do lu Mandchourie par la Russie est regardé, & tort ou & raison, dans les milieux politiques français, comme une opération analogue à l'occupation de l'Egypte par l'Angleterre qui considère la vallée du Nil com- ue sa possession définitive.Le texte de la note identique russe reumise aux puissances, serait comme suit : * Que dans les circonstances ne- tuelles, une convention spéciale à l'égard de la Mandchourie, au lieu d'être une preuve de bienveillance de ln part de la Russie envers la Chine, pourrait être la cause de beaucoup de diflicultés pour l'état voisin ; la Russie n\u2019insiste en aueu- ne façon sur la conclusion d'une telle convention et abandonne même tuutes néxociations possibles en cette affaire.Le gouvernement impérial, toujours fidèle à son programme original et souvent déclaré, attendra tranquillement le développement des évènements.\u201d x Londres, 8.\u2014 Lc correspondant du Standard à Shanghaï dit que l\u2019impératrice douairière et les con- scillers ont demandé aux vice-rois du Tang-Tse quelle conduite ils conseilluient à la cour de prendre au cas où la Russie garderait lo Mandehourie.On affirme de bonne source que lu Russie est prête à laisser toute liberté au Japon en Corée afin de l'empêcher de prendre une attitude hostile.hd Pékin, S\u2014M.Rockhill, commissaire spécial des Etats-Unis à Pékin, a cu une longue entrevue hier avec Li Hung Chang, qui lui a assuré qu'il n'était pas probable qu'il y eût de nouveaux embarras dans les négociations entre ln Chine et les puissances.Lu Chine a accepté la liste de chütiments présentée par les puissances, demandant une seule concession, le renvoi d'office au lieu du bannissement, dans le cas dun homme âgé de plus de soixante-dix ans.Les ministres ont consenti à cela.Li Hung Chang'a dit que la cour désire beaucoup revenir à Pékin aussitôt que les troupes étrangères auront évacué la capitale.Quelques-uns des ministres des puissances commencent à penser que garder une force de deux mille hommes pour les légations dans la cité proprement dite, serait commettre une grave erreur.Il faudrait à un tel corps un espace d\u2019un mile carré.On pourrait permottre aux troupes de £ortir légèrement armées, et il ne serait probablement pas prudent de les laisser aller sans armes.Quelques-uns des ministres pen- iY sent que si le camp était établi à à douze ou quinze milles de distance, pourvu de provisions nécessaires co serait de beaucoup préférable, vu qu\u2019un télégramme pourrait faire venir les troupes à la ville immédiatement.De plus, plusieurs ministres ont été insultés pur les troupes des autres nationalités.M.Rockhill et Sir Ernest Mason Satow, tministre anglais, revennient de diner en chaises à porteurs, lorsque les chaises ont été arrêtées par des soldats allemands qui se sont nis À battre les porteurs.Les dames qui accompagnaient les ministres ont été très effrayées.Les ministres en général croient que lu présence d\u2019une Force considérable composée de troupes de différentes nationalités à Pékin pour- l'ait être la cause de frictions internationales.> Yokohama, 8\u2014On a appris avec plaisir que la Russie n\u2019insistnit pas pour que le traité sino-russe soit signé.#*,> Pékin, 9.\u2014En réponse à une lettre du prince Ching et de Li Hung Chang au sujet de la Mandchourio, M.de Giers, ministre de Russie, a dit qu\u2019il ne voulait plus avoir aucune communiention avec eux à co sujet, Le général Tung Fu Lian, le chef «es rebelles, a de son côté toute ln population musulmane ; le prince T'uan a une suite nombreuse et le prince Olaskan, qui demande aux troupes rebelles de marcher sur Sian lu, a le contrôle de toute la province de la Mongalie.> Pékin, 9.\u2014 Selon un expert, la Chine pourrait payer vingt à trente millions de livres sterling sans opérer ses ressources financières.Les sommes que demandent les puissances se montent à 100 ou 500 millions de piastres, Lr Pélkin, 9.\u2014Les rumeurs qui circulent depuis quelques jours à propos d\u2019une rébellion sous la conduite du général Tung-Fu-Sian (ex-com- mandant de 'armée du Nord), dans les provinees de la Mongolie et de Shen-Si, ont été confirmées d\u2019une façon absolue.Li Hung Chang et le prince Ching ont reçu des renseignements À ce sujet qui.quoique vagues, ne laissent pas d'indiquer que la cour est très alarmée.D'après les °der- nicrs rrpports, le général Tung-Fu- Siun était à environ cent trente milles de In cour avec 11,000 hommes de troupes régulières qui tous sont supposés lui être dévoués, La cour à à peu près le même nombre de soldats à Sian Fu, mais il est probable que les troupes de Tung- Fu-Sinn sont mieux excercées ot mieux armées.On croit que la rébellion mongolienue a été soulevée par les agents du prince Tuan ct du général Tung-Fu-Sian, Li Hung Chang pense qu\u2019il y a environ 5,000 hommes de troupes régulières dans la Mongolie et est porté à croire qu'ils ne se jsindront pus aux rebelles.Il ne croit pas que la cour soit en danger ct pense que le but du prince Tuan, qu'on a dit derniéremont étre & Ning Hsu avee 10,000 hommes, prêts à résister à l'arrestation.Des Chinois in- telligonts, non-fonctionnaires, considèrent le soulèvement comme étant très contraire aux intérêts de la Chine à présent, vu qu\u2019il faudra peut-être employer les troupes étrangères pour protéger la cour.Les ministres des puissences ne pensent pas qu\u2019il sera nécessaire d'avoir recours aux troupes étran- frères.Si la dynastie était renversée, cela entraincrait un certain retard dans les négociations de paix, mais ils pensent qu\u2019il serait plus facile de s'entendre, à la fin, avec Se PCT Rr Meg pr A LA IRIBUNE EE pes 3 un régime qui ne serait pas lié par la tradition comme l\u2019est la cour actuelle.Le prince Ching qui, à cause de sa pnrenté, peut être considéré comme envisagennt la situation au point de vue de lu Cour, pense que la rébellion n'est qu'une tempête dans un verre d'eau.Il dit que lu Cour est nimée et estimée par les neuf-dixième de lu population de lu Chine, et que ln même proportion d'hommes robustes en Chine se le- veraient pour protéger la présente dynastie.L'impératrice dounirière, comme conseillère de l'empereur, tient, dans les affections du peuple, une place dont les étrangers ne se doutent pas et qu'ils ne comprennent pas.Son moindre désir est un ordre pour l\u2019empereur, quoique ce dernier ne soit pas du tous l\u2019homme de paille que les puissances étran- fgères si souvent supposent.L'empereur apprécie son habileté, son aide précicuse et son avis, \u2014\u20140 uen Une Ainevant bien une paire de souliers C'était daus un quartier ouvrier de la ville de Une pauvre veuve avait un enfant qui était d'âge à fréquenter l\u2019école.Et ln mère se dit : \u201c Je voudrais bien envoyer le petit chez les bons Frères des licoles Chrétiennes ; là, pour sûr, il apprendrait à prier, à craindre le bon Dieu, à uimer sa mère.Mais je suis pauvre; à l\u2019écolo luï- quo on in\u2019a promis des livres, des vêtements, des chaussures.Il m'en coûte de voir mon petit tout dépenaillé.Mon salaire ne peut sutlire à tout.\u201d Et l'enfant fut conduit à l\u2019école laïque du quartier.Entre autres choses, il reçut immédiatement une paire de souliers neufs, tels qu\u2019il n\u2019en avait vu de pareils que dans ses rêves.Mnis bientôt la pauvre fomme s'aperçoit que son fils est tout changé.plus de prières.plus d'obéissance.et des termes grossiers ! le petit tournait au voyou.Lu pauvre mère en a vite pris son parti, elle va trouver le maître.\u201c Excusez moi, monsieur, mais je vois que le petit commence à se gâter, Vous suvez, on est pauvre.c'est unc raison de plus de bien élever los enfants ; j'aime mieux, après tout, tremer pour habiller mon fils et en faire un brave homme et un bon chrétion.; aussi, je me vois obligée de retirer mon enfant.\u201d Et pendant qu'elle l'entraînait vers la porte.Halte-la ! ces livres, ces cahiers ne sont pas à toi, dit le maître., et il les arracha des mains de l'enfant pauvre.Celui-ci fit un pas de plus vers la porte.Petit, pose ces souliers ! dit le maître, ici on ne chausse pas: les petits cléricaux,.Et l'enfant dût ôter ses jolis souliers, Ce- pendunt, au dehors, il faisait froid À pierre fendre, une couche de neige couvrait le sol.La pauvre mère eut un moment d'hésitation ; mais ramassant dans son cœur toub ce qu'elle avait de vaillance et d'amour pour son enfant : \u2014 Viens, petit, dit-elle, en le pressant dans ses bras.Et se tournant vers le maître, elle lui dit ; sees as ae Aprés tout, son fime vaut bien une paire de souliers.Peintures, etc Peintures, vernis, vities, ete, en gros et en détail, chez U.BEAU- NOYER, 05, Cascades.ON DEMANDE pour la manufacture da Corsets, de Farnham, 7 demoiselles pour assembler les cor- sots, et trois pour travéiller sur les machines à 5 aiguilles.On demande aussi un tailleur de corsets.i.S'adresser par lettre à FARNHAM CoORsET.Co, [TY Pas de bonheur dans la vie C'EST CE QUE DISENT CEUX QUI SOUFFRENT DE LA DYSPEPSIE CHRONIQUE Une maludie qui rend la vie de ses victimes presqu'insuportable, cause le mal de téle, le battement de cœur le vertige, le lassitude el le dégoût pour les aliments.De L'Avenir du Nord, St-Jérô- me, Québec : Lies personnes qui souffrent de dyspepsie ou de mauvaise digestion sont nombreuses en ce pays.Presque tous les jours on entend quel- qu\u2019un se plnindre des tortures causées pur cette maladie, et il n'est pus rare d\u2019entendre dire & une personne mulnde : \u201cJ'aimerais micux être morte.\u201d Et il n\u2019y a rien d'étonnant, car il n'y a que ceux qui en sont atteint qui connaissent les souffrances causées par la mauvaise digestion La victimie souffre constamment de mal de tête, de brûle ments d'estomae, do Luttemonts de cœur ct de nausées, Eile n mauvaise Louche, ne peut dortnir puisible- ment et éprouve constamment une sensation de lassitude et de découragement.Mais il existe un remède efficnce pour cette maladie, et il se trouve dans le meilleur de tous les remèdes connus \u2014 les Pilules Roses du Dr Williams pour les personnes pâles.Parmi ceux qui ont été guéris de cette douleurcuse maladie par les Pilulos Roses du Dr Williams se trouve M.Alfred Chasbot, un cultivateur bien connu demeurant près de St-Jérôme, Qué.À un reporter de L\u2019Avenir du Nord, M.Chasbot a fait le récit suivant de sa maladie et de sa guérison: \u201c Pendant trois ans, j'ai presque toujours enduré les douleurs causées par une mau- vaiso direstion.Après avoir mangé je ressentais une lourdeur à la poitrine.J'avais souvent de violents maux de tête ; je devins irascible ; j'avais peu d'appétit, mes nerfs étnient délnbrées et j'étais toujours abuttu et découragé.Je ne pouvais pas travailler beaucoup et quelque fois je ne pouvais rien faire du tout J'essayni un grand nombre de remèdes, inais je nc pus en trouver un pour me guérir jusqu\u2019à ce que je fusse conseillé par un de mes amis d'essayer les Pilules Roses du Dr Williams.Tous les doutes que j'avais quant aux propriétés curatives de ces pilules disparurent bientôt.car peu de temps après avoir commencé à en prendre, je constatai que ma santé s'améliorait et après en avoir pris pendant quelques seinaines, j'étais complètement guéri.Aujourd'hui je suis en aussi bonne santé que je l'ai été durant toute ma vie, eb je conseille fortement aux personnes atteintes d'une maladie analogue à la mienne d\u2019essayor les Pilules Roses du Dr Williams, et je suis certain qu\u2019elles leur feront autant de bien qu\u2019elles m'en ont fait, Les Pilules Roses du Dr Williams guérissent en atteignant le germe de la maladie, Elles renouvellent, enrichissent ct purifient 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BOURGAULT &MARCEAU AVOOAIS 11 Rue St-Denis, - - ST HYACINTHE, BLANCHET & CHICOYNE AVOGATS, 167 Rue Girouurd - - - - ST-HYAOINTRE, BOISSEAU & BAZINET, NOTAIRES 18 Rue St-Denis, - ST-HYACINTHR BERNIER, MORIN & BORDURS, NOTAIRES Oommissaires de la Cour Supérieure, 169 rue Girouard, St-Hyacinthe, P AMEÉSSIER Avocat 14 Rue St-Denis, ST-HYACINTHE.J.O.BEAUREGARD, ÆA vocat 9 Rue\u2019 St-Denis, \u2019 ST-HYACINTHE, ASSURANCE SUR LA VIK es LA CANADIENNE\u201d Beprésontant pour St-Hyacinthe ot Jo District U.LEVE _ Aes.-8 Na8 Ruo St-Denis, ST-HYACINTHE.De Ja maison L, E, MOREL, CASAVANT FRERES, ST-I7FTACINTIITS, ACCORDEUR de PIANOS Prix : Sr.50 ApnessE : Hotel Ottawa Tel.45.tendant, Cartes de Duite COMMANDEZ VOS CARTES DE VISITE AU BUREAU DE.«LA TRIBUNE LA COMPAGNIE d'Eau Minérale ST-HYACINTHE w Propriétaire du célèbre PHILUDOR ET MANUFACTURIERE DE SODAS, GINGER ALE, ROOTBEER, GINGER BEER,CIDRE OHAM- PAGNE, Eto, Alp.Poirier Commerçant de Foin \u2018St-Hilaïre,! Qué, M.POIRIER a ouvert vn bureau à l\u2019hôtel Ottawa, St :1ÿuc:nthe, on les Cultivateurs peuv:at .te contrer le samedi \u2014i.a.c, LEIROSAIRE ET LES [AUTRES DEVOTIONS DOMINICAINES ) REVUE MENSUELLE + publiée par LES PÈRES DOMINICAINS du Couvent de Saint-Hyacinthe, (82 pages avec illustrations): ABONNEMENT - - 21.00PARAN L.P.MORIN MANUFACTURIER DE PORTES, CHASSIS JALOUSIES Moulurés, Hicathes, Eto., AU BOIS DE SGIAGE, Séché à la vapeur, préparé et brut, Bois de Oharpente et Bardeaux, Blanohissage, Embouvetage Bolage.Tout ouvrage fait promptement, Satisfaction garantie Coin des rues.a St-Joseph et St-Antoiné 7 ffice Oentral,à St-Hyacinthe,au ik StHyacinthe .\u2018 En Ville Drut Shed | On nous informe qu'une somme - de $20,000 a été mise dans les estimés parlementaires, pour être employée à le construction d'un Drill Shed, à St-Hyacinthe.Les travaux cominenceraieut dans le cours de l\u2019été.Mgr LaRocque Sa Grandeur Mgr Paul LaRoe- que, évêque de Sherbrooke, était à St-Hyacinthe, lundi.Sa Grandeur est venu fuire visite à nos évêques de St-Hyacinthe, avant de partir pour Los Angeles, Cal, où il doit aller passer quelques mois dans l'intérêt de sa santé, Nouvel hopital Les Drs Tellier & Etienne, mêde- cins-vétérivaires, sont maintenant propriétaires d\u2019un hôpital pour les , chevaux, organisé avec table, système américain, pour les opérations.Ce nouvel hôpital est destiné à rendre do grands services à la classe des cultivateurs.Le gaz acôtylène On a fuit dernièrement aux sulles de la Société Philharmonique l\u2019essai d\u2019un appareil de gaz acétylène.Les résultats ont été très satisfaisants.Désormais le Cercle Philhur- monique s'éclnirern à l'acétylène cette lumière coûtunt moins cher que l'électricité ou le gaz.La Semaine Sainte Les exercices de la Semaine Sain- .te ont été suivis, dans nos deux paroisses, avec une régularité vraiment édifinnte, par les tiddles, Aussi, rien d'étonnant eu cela, car les belles cérémonies qui ont lieu durant les trois derniers jours de cette semaine sont bien propres à exciter la piété des catholiques.À In Cathédrale, le sermon de ln Passion fut donué par M.l'abbé Poirier, vicaire.Il a su traiter son - sujet en maitre et s'est révélé orateur sacré de premier ordre.Oadrans Bieotriques Les deux cadrans électriques qui ornent aujourd\u2019hui la tour de la bâtisse du Bureau do Poste ont été définitivement installés mercredi.Le travail a été fuit sous la direction de AL J.Connell.Le Conseil de Ville, quelques citoyens ct les représentants de la presse avaient été invités.À 415 hrs précices, le mécanisme se mettait en mouvement.Tout fonctionne avec une régularité parfaite.Le pouvoir est transmis par un accond cadran, pourvu de butteries électriques et placé dans le bureau de la North Westorn Telegraph Co.Ce cadran est, nous informe-t-on, le seul de ce gonre, au Canada.Du momont que les batteries sont en- tretonues, il peut marcher indéfiniment.Le diamètre du cadran est de 6 pds, les aiguilles ont une longueur de près de 3 pds, les chiffres qui marquent les heures ont près d'un pied de longueur, sont très visibles et sont éclairés la nuit par une forto lampe électrique, pourvue d\u2019un puissant réflecteur.La bâtisse du Bureau de Poste se trouve ainsi complétée, grâce à l'Hon.M.Bernier, qui nous a obte- - nu ceîte dernière amélioration.Ces cadrans électriques ont été fabriqués par la Boston Electric Co, dont M.Connell est le représentant Les chevaux achetés au Canada pour l'armée anglaise, seront expédiés de Montréal par lots de 800.Le premier lot partira le 22 avril pour Portland, où ils seront placés sur un steamer, et expédiés le lendemain, le 23.+ Lo lieutenant-colonel Roy, commandant du Ge district militaire, à St-Jean, P.Q., a reçu une dépêche d'Ottawa, l'informant que, tout en conservant le commandement de son même district, il aura, de plus, la direction du district No5, à Montréal.r Murray Bay, Qué.\u2014Une dépéche de Tadousac, reçue ici, Annonce que la femme et les cing enfants de M.Alexandre Terrien, de Tadousac, se sont noyés, en traversant ln rivière Saguenay\u2019 Toute la famille a passé l'hiver dans le haut du Saguenay, et revenait À Tadousac, dans une lérère embnrcation, qui a chaviré, Le père a réussi à se sauver.*,* Winnipeg, Man., 6.\u2014 On commencera les labours partout, dans le Manitoba, au commencement de la semaine prochaine.Déjd un certain nombre de cultivateurs le long de la ligne du Pacifique Canadien, se sont mie à l'œuvre.Le terrain est sec dans les plaines\u2019 du Portage, jusque près de Brandon, et la poussière commence à voler.Hier on a commencé les semailles dans plusieurs fermes.or.Taplageries Grand choix de Tapisseries nouvelles, depuis 4 cts, au m U.BEAUNOYER, 95, C asin de St-Thomas, Ont.\u2014 M, Geo.Mason, pasteur de l\u2019église baptiste, de Bayham et Malahide, est décédé subitement tandis qu'il célébrait le mariage de M.Léon C.Dancy ct de Melle Ph.Trovis, au domicile de cette dernière, à Guysboro.Il a rendu le dernier soupir dans les bras du fiancé.hd Ottawa, 8.\u2014 Une grande écurie en brique, en construction, appartenant à M, Médéric Landreville, rue Albert, s'est effondrée vendredi après-midi à deux heures et un ouvrier du nom de J.Rivet, s'est fait casser un bras ct une jambe.Le pauvre malheurcux fut transporté à l'hôpital où il est mort ce matin.= # - Nous regrettons d'apprendre la mort de Mme F.G.Laltochelle, décédée à St-Pierro de Sorel, à l'âge de 54 ans.Ello était lu mère de MM Michel LuRochelle, avocat, recorder de St-Henri, Z.G.Larochelle, E.ED., et sœur du lieut.col.Edouard Paul, de Ste-Anne de Sorel.Nos plus sincères sympathies & la famille, > M.l'abbé DeBlois, curé de Crun- Lourna, est mort à West Trampton, samedi matin.M.DeBlois était venu aider à confesser à son confrère, le curé de \"lrampton.Il était dans le confessionnal lorsque, tout à coup, il se sentit malade, vendredi matin, Malgré les soins les plus empressés, il s\u2019éteignait le lendemain matin, à 3 heures.Le service et ln sepulture ont eu lieu mardi dernier, à Cranbourne.+ Winnipeg, 4 \u2014 Le jury, après avoir délibéré toute la nuit, dans la cause de Donnld Todd, accusé du meurtre de J.Gordon, a rapportè, hier matin, un verdict d\u2019homicide.C'est le soir du 17 octobre 1899, que Gordon fut trouvé gisant sur la voie publique, ayant succombé à un coup de revolver.Ii a été prouvé que dane l'après-midi du même jour, Gordon et Todd s'étaient enivrés puis querellés à propos d'une jeune fille qu'ils courtisaïent tous deux.> Sherbrooke, 8.\u2014Sur l'avis de ses médecins, Mer P.S.LaRocque est parti cet après-midi, à 3 heures, pour Los Angeles, Californie, pour le rétablissement de sa santé.Un climat plus chaud et plus sain que le nôtre, permettra à Mgr de Sherbrooke de se remettre complètement de sa dernière maladie et de recouvrer ses forces perdues durant les derniers mois: Hier après-midi, Sa Grandeur a visité toutes les communautés de la ville pour leur faire ses adieux et leur a communiqué en méme temps qu'elle serait de retour pour présider à la distribution des prix de nos institutions enseignantes vers la fin de juin prochain.Mgr LaRocque sera accompagné jusqu'à Moutréal par Mgr Chali- foux.A St-Hyaciothe, ils salueront en passant Mgr'Moreau et Mgr Decelles et se rendront ensuite à Montréal.Mgr LaRocque sers accompagné à Los Angeles par son frère, M.l\u2019abbé Chs LaRocque, curé de St- Louis de France.Mgr LaRocque ct M.l'abbé Chs LaRocque se mettront en route pour Los Angeles, vers le \u2018milieu de la semaine.,* Taplasiers Vous aurez des ouvriers compé- tents-comme peintres et tapissiers en vous adressant chez U.BEAU- NOYER, 95, Cascades.BERGERON & SICOTTE, - Ceux qui auraient besoin doyfä- pis, Prélarts, Rideaux, etc, feraient.: bien d'aller voir l'immense assortie ment, reçu pour le Printemps; che.ici di sin > LA 1RIBUNE ETATS-UNIS Washington, 6.\u2014 Ce matin, le président McKinley a annoncé aux membres du Cabinet que M.P.C.Knox, de Pittsburg, avait accepté le'poste de procureur général.* Washington, 5.\u2014On nie dans les cercles officiels qu'Aguinaldo doive venir prochainement aux Etats- Unis.Il prépare un manifeste aux .Philippins en favour de lu paix.New-York, 5,,\u2014 L'indépendance est le seul trésor que nous chérissons, a déclaré Kruger, à un rédacteur du Matin, quand même il faudrait pour la sauvegarder sacrifier tout le reste.Le L'exposition pan-américaine qui ouvrira le ler mai, & Buffalo, semble devoir être un succès financier.Dans un rayon de 500 milles autour de Buffalo, il y a une population de 40 millions et les différentes compagnies de chemins de fer ont pris leurs dispositions pour transporter lu moitié de ce chiffre.A la Pan, ainsi qu\u2019on nomme familièrement l'exposition, tout sera américain par la hardiesse., L'exposition occupera.350 acres, mi-partie couverte de bâtiments, de lacs et de forêts.Elle sern éclairée à profusion par l'électricité qui sera fournie par les chutes Niagara, à 25 milles de là.Toutes les nations de l'Amérique du Nord vi du Sud seront représentées x, On lit dans le New-York Herald.\u201c Désespérant de voir leur fils, âgé de deux ans et demi, revenir à la santé, M.et Mme Archibald Park résidant au No 406, West Street, New-York, qui sont presbytériens, appelèrent à son chovet un prêtre catholique.Ils lui demandèrent de le baptiser, dans l'espérance que cela le ramènerait à la santé, promettant de l\u2019élover dans la foi catholique s\u2019il survivait.Immédiatement après le baptême l'enfant commença à prendre du mieux.On le croit maintenant hors de danger.Park et sa femme sont de fervents presbytériens qui oni toujours vécu dans cetto religion.Lorsque le médecin eut déclaré que l'enfant n'avait plus que 24 heures à vivre, les parents so souvinrent du cas d\u2019un ami, nommé Frédéric Campbell, résidant dans lu même maison, qui, au cours d\u2019une grave maladie, en décembro dernier déclara avoir cu uno vision l\u2019infor- mabut que s'il voulait guérir, il de« vait embrasser la foi catholique.En conséquence, Campbell se fit baptiser et, depuis ce temps, comme le lui avait promis la vision, il ne souffre plus.Dans l'espérance que son enfant serait guéri de la même manière, Park se décida à l'élever dans uve religion contraire à celle de ses an- cbtres.Lo Révd Péra McMullen, lo méme qui avait baptisé Campbell, fut appelé.Park promit alozs d'élever son garçon dans ln foi catho- \u2018lique, et le Révd Père consentit à répandre sur son front l'eau régénératrice.La condition de l'enfant 8'améliora.si rapidement que ses parents crurent à quelque miracle.M, Park a déclaré que son gar- -\u2014_ gon était maintenant presque hors de danger.Son rétablissement est merveilleux.\u201c Je l'élèverai certai- .mement dans la foi catholique, dit 3178\u2019 survit.\u201d \u2018 hd Les personnes désirant acheter à \u2014 \u201cNbonne heure leurs Indiennes, Bro- - deries, Mousselines, Cotonnades etc, Peuvent se les procurer chez BER- \u2018 -GERON &-SICOTIE, leurs nouveautés :\u2026 étant arrivées pour cebto saison.Europe Londres, 4 \u2014 Selon une dépêche spéciale de Vienne on annonce là- bas qu\u2019un officier des gardes est entré hier dans le cabinet de travail du tsar et a tiré un coup de revolver sur celui-ci.Sa Majesté n\u2019a pas été atteinte, ajoute la dépô- che et l'officier s\u2019est suicidé.* * * Londres, 8\u2014Le comité formé en vue d\u2019ériger un monument à lu mémoire de la défunte reine Victoriu viont de confier l\u2019exécution de ce projet au sculpteur Thomas Brock.On croit que cc monument ne coûtera pas moins de £250,000, et le montant déjà souserit s'élève à £50,000.r Rome.\u2014Le consistoire est définitivement décidé pour le 15 avril, et il n\u2019y aura pas de cardinaux américains.Il n\u2019y aura pas non plus de cardinaux français, et In raison en est bien simple.Ce n\u2019est pas au moment où ln France suit une ligne de conduite qui la anène fatalement it la dénonciation du Concordat que le Souverain Pontife peut lui donner une marque de souveraine bienveillance.On avait dit, qu'il y aurait aussi un archevêque allemand, mais au contraire il n\u2019y aura que deux prélats appartenant à l'empire d'Autriche, l'archevêque de Prague et l'archevêque de Cra- covie, - - * * Trank Saxby, journaliste de Chemnainus, a annoncé son intention de faire le tour du monde en canot d\u2019écorce long de 38 pieds, large de 7 pieds, et profond de 3 pieds 5 pouces.Le hardi marin at- terriru d'abord nux îles Hawaï, puis aux îles Philippines et de là à Hong Kong.Il visiter ensuite l\u2019Australie et l'Afrique.Bref, il terminera son aventureux voyage à Londres.Et pour le mot de la fin, il donnera des conférences illustrées et publiera un livre.Lr Londres, 6.\u2014 Zhe Echo annonce QU'À cause de certaines rumeurs, lady Tennessce Cook, veuve do sir Francis Cook, à demandé au secrétaire de l'Intérieur, la permission de faire exhumer le cadavre de son mari, Sir l\u2019rancis est décédé le 17 février.Lady Cook désire que la cause de la mort de son mari soit constatée, afin qu'on ne puisse porter aucune accusation contre celle.Sir Francis Cook avait 84 ans au moment de sa mort.LP Romeo, 4 \u2014 Le pape prépare une lettre aux évêques français à propos de la loi sur les ussociations religieuses qui vient d'être votée pur la chambre des députés et qui enlève à ces associations le droit d\u2019enseignement'dans l'avenir, Le but de la lettre est de protester contre lu mesure du gouvernement français qui à proposé la loi.On croit, à Rome, que in loi soulèvera une forte opposition, que la discussion en sera très vive, et que le projet na deviendra pas encore loi s'il le devient jamais, + Londres, 4 \u2014 Le rapport du comité nommé pour considérer les changements à apporter à la liste civile rrcommande que lu liste civile soit fixée à 470,000 livres, di- \u2018visées comme suit : Livres Bourse privée.110,000 Salaires pour les membres de la maison et pensions 125,000 Dépenses de la maison.193,000 Travaux.20,000 Le rapport recommande une annuité de 20,000 livres au duc de Cornwall et d\u2019York ; 10,000 livres a la duchesse de Cornwall et York, et 6,000 livres à chacune des filles du Roi.L'annuité de la Reine, dans le cas où elle survivrait au Roi, est portée à 70,000 livres, ct une annuité de 30,000 livres sera donnée à la duchesse de Cornwall et d'York, si elle survit à son mari.La liste civile est ainsi augmentée de G7,000 livres.M.Henry Labouchère est le seul membre du comité qui se soit opposé à cette augmentation.* % Une terrible tragédie, presque romanesque, est arrivée dans un petit village reculé de la Hongrie.Il y a quelques jours, un homme pauvrement vêtu Érappu à la porte d\u2019une femme qui babitait seule la demeure où elle résidait et lui demanda asile pour la nuit.Touchée pur sa chétive et misérable apparence, la femme le fit entrer.Avant d\u2019entrer dans une nouvelle chambre, le tramp remit & son hôtesse un petit paquet lui demandant de le serrer pour lui jusqu\u2019au matin.Elle regarda le pagnet et promit de le placer en lieu sûr, mais lorsque l'étrange visiteur fut couché: l'esprit de la fille d'Eve se réveilla en elle et sa curiosité l\u2019emportant sur tous ses scrupules, elle ouvrit le paquet.A sa grande surprise, elle trouva qu\u2019il contenait un cer tain nombre de billets de bunque pour un montant considérable.À cette vue, elle fut éblouie et le feu de la cupidité fut si fort en elle, qu\u2019elle prit finalement la résolution de tuer le tramp avec une petite hache, ce qu\u2019elle fit, Après ce meurtre, elle se prépara à transporter le corps ailleurs, dans le dessein de cacher son crime ; mais en approchant du corps elle fit June horrible découverte.Elle reconnut sur les traits de sa victime, la figure de son mari, qui avait Inissé le pays pour chercher fortune en Amérique, quelque temps aupuravant, 4 VENDRE Un Piano carré, $15.Un Piano carré, $25, Un Piuno carré, presque neuf, $125.Kodak, contenant négatifs pour 100 expositions, $10 S'adresser au bureau de LA TRIBUNE, Nouveau Manuel du Précioux Sang \u2014_\u2014 OT \u2014 LE LIVRE DBS ELUS Ce livre À 666 pages.Cutre u grand nombre de pieuse pratiques prières et lectures, 1l contient un tableau très étendu d\u2019indulgences, sept formules différentes pour la sainte messe et le chemin de la Croix, e: vingt-deux \u2018\u2018 Entretiens avec No.tre-Seigneur pour l\u2019HguRz D'Apo- RATION en présence du Saint Sacre ment.Le prix varie selon la qualité de la reliure, Reliure ordinaire: 75c, 8oc, goc, $1.00.Reliute de luxe: $1.35, 82.00, $2.50, $3.00, Les Tair de TRANSPORT y compris.Toute personne qui achètera ce livre recevra, en même temps, u: pieux et élégant petit Recueil de Prières.Adresser, comme suit, s: demande (y compris l\u2019un des pro spécifiés plus haut.MONASTÈRE DU PRéc:EUx SANG, St Hyacinthe, P.Q.À Vendre ou À Louer La maison autrefois occupée par Mr.A.O.T.Beauchemin, avocat.e localité, avec toutes les améliorations modernes.Pour 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elle avait fui comme une ombre, cette belle gloire entrevue, troublante et fascinatrice, dans une courte extase.Adieu le succès espéré, enfant pâle, adolescente blonde que rêvent les humbles et les timides qui n\u2019osent encore prétendre à la gloire.Mais au milieu de ces nobles tristesses, rare était la désespérance, car à la jeunesse apparaissait l'avenir avee ses doux mirages ct ses riantes perspectives.Quelques-uns cependunt récriminaient, reprochant à certain critique la brutalité de ses exécutions.Ils en avaient bien assez, les jeunes artistes, de lutter contre l'indifférence ou le dédain du public.A vrai dire, l'attitude des visiteurs semblnit, en ce moment, justifier cette observation.Les uns accordaient à peine un regard distrait aux œuvres exposées, tandis que d'autres les jugenient bénévolement.Les plus ignares étaient les plus hilarants devant les toiles qui trahissaient l'inexpérience.Un groupe d'amateurs sc montrait enthousiaste ou indulgent, ayant puisé une haute opinion de l\u2019art dans des essais modestes, et sachant combien la perfection est difficile à atteindre.En général, les autres n\u2019y songeaiont pas.Ils ne son- genient pas à ce que cette œuvre qu'ils appréciaient à la légère, d\u2019un mot, d\u2019un regard, avait coûté d'heures laborieuses, de veilies inquiètos et de doutes anxieux à l'artiste qui y avait mis toute l'ardeur de sa jeunesse, toute In sève de son tu- lent; ils ne songeaient pas qu'ils avuient devant eux, dans cette exhibition artistique, une somme énormo de pensées, de travail et d'efforts généreux qui cussent mérité, sinon leur admiration et leurs louanges, tout au moins leur attention et leur respect.Héléne entra dans la salle, accompagnée de Gabrielle et de M.Marchand.Directement, sans s'ar- réter aux autres tableaux, ils cherchèrent l'œuvre de Sylvain de Li- varnel.On avait dit: c\u2019est un chef- d'œuvre ct Mlle Mausort connaissait l'auteur personnellement ; cela expliquait la curiosité de M.Mar- chaud.Un sentiment moins vul- faire guidait Hélène.Toujours elle avait aimé Sylvain, cet ami d'en- ~fance, plus tard son consolateur.Elle l'avait connu aux jours heu- roux, il était venu à elle aux jours mauvais.Oh! ce désintéressement l'avait profondément touchéo.Avant son départ précipité de La- charmille, elle l'avait revu, les yeux en larmes, consterné de la mort de FE RE LA TRIBUNE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014m\u2014 son ami, s'accusant presque de complicité, parce qu'il avait été témoin de ce duel dont il gardait le souvenir poignant à jamais ineffaçable.Oui, il avait du cœur, beaucoup de cœur, et elle l'eut aimé autrement sans doute si elle n'eût connu Henri Dalton.Pourquoi préférait-elle Henri ?Elle ne le savait pas.Les préférences se raisonnent-elles ?Pourtant Hélène se glissait doucement, un peu fiévreuse, cherchant parmi les toiles exposées l'œuvre de Sylvain de Livarnel.M.Marchand et Gabrielle cherchnient aussi, lui fort dépaysé et gauche.Tout à coup Hélène s'arrêta : \u2014Le voilà, dit-elle, toute joyeuse.Elle avait reconnu la signature en rouge, semblable à celle qui se trouvait au bas des jolis tablenux reçus nutrefois à Lachurmille.Devant l'œuvre vantée un groupe stationnait, échangeant des observations, des remarques, risquant 1uême des critiques timides : \u2014Jolie couleur ! \u2014Superbe ! adorable ! -\u2014Oui, cela charme l'œil, c\u2019est fort beau ! \u2014Trop Leau, même.Cette tête est trop belle avec ses yeux de vierge et su chevelure dorée.\u2014Elle vit, cependant; elle vit, ses yeux vous regardent.\u2014Oui, oui, c\u2019est supérieurement traité.Hélène n'écouta pas ces réflexions banales ; placée bien en face du tn- bleau, ayant à ses côtés Gabrielle et son père, elle regarda attentivement.Souduin, une rougeur subite lui monta au visage, un sentiment de trouble s\u2019'empura d'elle.Son cœur battit avec violence, elle éprouva comme une sensation d'ivresse, lëlle regardait toujours, étonnée, émue, presque confuse: c'était elle, cette enfant blonde, s'engageant dans le sentier ardu de la vie, et en contemplant le tableau, s\u2019y wirant comme dans une gluce fidèle, elle retrouvait son image.Et plus celle regardait, plus lu ressemblance s'accentuait, ot devenait frappante.Elle en fut cffrayée.Pourtant, elle ne put en détacher ses yeux, doutant encore ; mais la toile reproduisait ses traits comme dans une lointaine vision.Oui, elle étuit ainsi, pâle, blonde, quand le malheur était venu.C'était comme un rêve du passé daus ln sincérité d\u2019un souvenir fidèle, C'était comme In première puge de sa vie douloureuse.Elle contemplait, très émue, cette toile magique où olle vivait et pen- suit tout haut! \u2014Mais c'est vous que le peintre a représentée, dit M.Marchand étonné.A ces mots, le trouble de la jeune fille fut à son comble.Elle sortit comme d\u2019un rêve.Ce n'était done pas une hallucination.Autour d\u2019elle, quelques personnes la regardaient, chuchotant.Vivement, par un sentiment de pudeur instinctive, elle tira son voile pour cacher son visage.Il était trop tard, elle avait été remarquée.Au reste, étrangère, personne ne la connaissait.Seuls, les témoins de cette scène parurent un instant intrigués; puis ils s'éloignérent, indifférents.Mnis Hélène ne voulut pas rester davantage ; elle pria Co- briclle de l'excuser de partir sur-le- champ.Gabriclle avait trop de tact pour ne pas approuver son amie, \u2014Nous partons ensemble, dit- ello, faisant à son père un signe d'intelligence, Ils sortirent.Daus le grand escalier, ils rencontrèrent Sylvain de Livarnel qui s'arrêta stupéfait, ignorant qu\u2019Hé- iène fût à Murseille.Depuis son départ pour Nice, il n'avait plus eu de ses nouvelles.Visiblement impressionné, Sylvain-s'avança : \u2014Vous ici ! Hélène.dit-il.\u2014Oui, répondit-elle simplement, | a.mr j'habite Marseille depuis la mort do Mary.\u2014Je l'ignorais, dit-il comtne pour s'excuser.Subitement son visage prit une expression de tristesse.Hélène no songes pas à lui faire de reproche, elle était trop émuc.Cependant, elle lui demanda : \u2014L'exposition se ferme aujour- d'hui, n'est-ce pas ?\u2014Oui, dans une heure.\u2014C'est bien.Sylvain parla de sa mère : qui était à Marseille Avec lui.Ils comptaient y prolonger leur séjour.Les noms de René et de Mary furent aussi prononcés avce tristesse ct l'on évoqua le souvenir de Lachar- mille, En prenant congé, Sylvain exprima l'espoir de revoir Hélène et I'invita à venir chez sa mère, Pendant ce court entretien, Ca- brielle et son père, par réserve, s'étaient tenus à l'écart Quand ils eurent rejoint Hélène et so trouve- rent dehors, M.Marchand iuterro- ges : \u2014C'est lui l\u2019auteur du tableau ?\u2014Oui, répondit simplement Hélène, c\u2019est Sylvain de Livarnel.\u2014Il me plait infiniment, déclara M.Marchand avec importance.Il me plait autant que son œuvre, ajouta-t-il étourdiment.\u2014Il est aimable et distingué, risqua À son tour Gabrielle, \u2014Ce doit être un homme de boune compagnie, celu se voit et son nom l'indique, roprit M.Marchand.\u2014En cffet, répondit Hélène redevenue très calme.\u2014Bt 11 est riche, sans doute ?continua-t-il, ne pouvant plus s'arrêter.\u2014Oui, riche, dit ln jeune fille avec une nuance d\u2019ironie, \u2014II fuit de la peinture par fantaisie, alors?\u2014I1I aime son art et en est fier.» \u2014Il à raison, certainement.Fnire un chef-d'œuvre n\u2019est pas à la portée de tout le monde.Le soir tombait guand on rentra Télène regugna son appartement.Gabriclle et son père restèrent ensemble.Se voyant seul avec sa fille, M.Marchand reparla de co qu'il appelait une piquants aventure.\u2014Il y a là-dessous quelque secret, dit-il malicieusement, \u2014Pourquoi ?demanda Gabrielle, \u2014Mais parce que si ce peintre n\u2019nimait pas Hélène, apparemment il ne la prendrait pas pour modèle en la mettant dans ses tableaux.\u2014Je ne suis pas de cet avis, Hélène à des traits remarquables, M.de Livarnel en chercherait vainement de plus expressits.Dès lors, en sn qualité d'artiste, il les choisit de préférence pour embellir ses œuvres.M.Marchand sourit, incrédule, \u2014Non, non, reprit-il, j'ai parfaitement remarqué qu\u2019il était ému en s'approchunt de Mlle Mausort.\u2014Cela est naturel, il no s\u2019attendait pas à la rencontrer, et puis il songeait au tableau.\u2014Vous êtes naïve, Gabrielle.\u2014Au reste, il ost {possible que vous ayez raison.Une inclination contrariée, peut-être.Cela expliquerait la tristesse habituelle d'Hélène.\u2014Précisément.Cette tristesse m'a toujours paru étrange.Sans doute Hélèno est orpheline, seule au monde, suns fortune, mais ce n'est pas une raison pour garder le deuil comme elle le fait depuis que nous la connaissons, Cependant ce jeune homme l'aime, j'en ai la certitude.Il cst noble, riche, charmant.Hélène partage son amour, on n\u2019en peut douter.Pourquoi done ne l'épouse-t-elle pas ?\u2014Mme de Livarnel s\u2019y oppose peut-être.\u2014J'y pensais.Eh bien! elle a tort! Sans doute, Hélène est sans fortune, mais une femme comme celle-là est un trésor.Courage, bonté, dévouement, elle a tout pour elle.Gabriello approuva vivement son père.Un scrupule lui vint : \u2014J6 vous en supplie, père, dit- elle, ne laissez pas doviner À Hélène ce que vous venez de dire.No lui reparlons plus de cet incident, n'est-ce pus ?Ce serait indiscret et elle en sernit troublée.C'est uno nature très délicate et très sensible qui exige des ménagements.Si M.de Livarnel vient, comme il le lui a annoncé, nous nous imposcrons la plus grande réserve.\u2014C'est entendu ! répondit M.Marchand, qui approuva sa fille et vanta son tact parfait.XXXVI Léna dormait d\u2019un sommeil d'ange, sn tête blonde et rose reposait sur le blane oveillier.Devant une petite table, daus son uppurtement faiblement éclairé, Hélène était assise, ses cheveux dénoués tombant en boucles d'or sur ses épaules couvertes d\u2019un fichu léger qui se croisait sur su poitrine.Fiévreusement elle relisait les lettres qu'elle avait reçus par la poste du soir.Lu première, d\u2019une écriture ferme ct caractéristique, venait de son père.Elle était simple et digne : \u201cMa chère Hélène, \u201cComme les précédentes, votre dernière lettre n\u2019a ému et consolé.De plus en plus, je le constate, vous ressemblez à votre regrettée mére, non seulement par les traits, mais encore par le cœur.Vous savez combien je l'aimais, vous pouvez comprendre combien je vous aime ! Oui, chère enfant, c\u2019est dans la ten- dresso de votre jeune cœur que vous prenez vos sentiments eb vos idées, voilà pourquoi, sans doute, ils émeuvent si doucement lo mien.Ils me rajeunissent et me consolent; j'oublie que je suis malhenreux, car vous entendre est déja un grand bonheur pour moi.Vous êtes le dernier lien qui me rattache à la vie ; si vous n\u2019étiez plus là, je souhaiterais mourir.Ne croyez pas cependant que je me désespère, Oh ! non.Le désespoir est un sentiment lâche.Dieu merci, je ne l'ai jamais éprouvé, Je crois et je pric, cela me fait endurer mes maux sans trop de plaintes, cela m'inspire de la résignation.\u201cIl est cruel, dites-vous, de souffrir pour un crime que l\u2019on n\u2019a pascommis.\u201d Je comprends votre pensée qui cst noble et juste, \u2018Toutefois, mieux vaut être puni pour un critmne que l'on n\u2019a pas commis que d'être coupable et d\u2019échapper au châtiment.On plaint ceux qui sont condamnés injustement, on a raison, mais, pour moi, je me plaindrais davantage si j'avais ré- cllement mérité l'arrêt dont je suis frappé.Le remords est la plus terrible des tortures Le remords ne peut m'atteindre, car je n'ai rien a me reprocher.Je suis fort de mon innocence.Je me réconforto dans l'intimité de ma conscience.Les années s'écoulent, lentes ; clles pns- sent cependant, et un jour la liberté mo sera rendue.Dois-je m'en réjouir ?Oui, à cause de vous, mais à cause de vous seulement.La liberté mettra fin à la plus grande de mes privations : votre absence.Ah ! je le suis, je le sens : dans vos bras, je retrouverai l'affection, la tendresse, la vie ; mais l'honneur devant le monde restera perdu, hélas | \u201cEnfin, il a plu à Dieu de m'envoyer cette cruelle épreuve, je dois me soumettre à sa volonté chrétiennement, \u201cJ'ai eu la visite du docteur Dalton.Il m\u2019a demandé votre adresse, désirant vous écrire sans doute.Quelle reconnaissance nous devons à ce noble ami! Dans l'épreuve, il a été pour nous ume providence.1\u2019 DR T6 rer Vous n\u2019oublicrez jamais, j'en ai la certitude, l\u2019affection et le dévouement dont il vous à donné tant de preuves.Mon regret est de ne pouvoir davantage manifester ma gratitude.Hélas! ce pauvre ami a aussi ses chagrins.Son fils Henri a été dungereusement malade.Une sorte de dépétissement ; on désespérait de le sauver.Enfin Dieu a eu pitié de notre ami.Grâce aux soins dont il n été entouré, le jeune homme est en voie de guérison, \u201cQuant i moi, je nui pas à me plaindre de ma santé.Le docteur m\u2019a trouvé maigri ; je suis vieilli surtout, je grisonne d\u2019une façon qui serais inquiétante si je savais que vous m'\u2019aimeriez moins en cheveux blancs.\u201cMais c\u2019est assez parler de moi.À In vérité, vous me dites d\u2019une facon charmante, dans votre lettre : \u201csurtout, parlez moi beaucoup de \u201cvous ; je le demande par égoïsme, \u201ccar parler de vous c\u2019est parler de \u201cmoi\u201d \u201cVous voilà satisfaite ! A votre tour à présent à me parler do vous.si vous le fuites, vous aurez j'en suis sûr de bien jolies choses à me dire.Donnez-moi des nouvelles de votre sunté et soignez-la bien pour pouvoir m'\u2019affirmer qu\u2019elle estbonne.J'ai été heureux d'apprendre que ce M.Marchand, et surtout sa fille Gabriclle vous témoignent tant de sympathie, ont pour vous de si délicates attentions.Je voudrais vous dire de les remercier de ma part, mais comme je vous l'ai conseillé, il vaut mieux, à tous point de vue, ne pas parler de votre père.Vous l\u2019aimez et il vous anime, c\u2019est l'essentiel, : \u201cUn dernier mot : je voudrais recevoir votro portrait.Jo l'attends en vain depuis longtemps déjà.Vraiment, pour une jeune fille, vous avez trop peu de coquetterie.Vous m'enverrez prochainement, n'est-ce pas, un exemplaire de votre chère image ?Elle sera, avec celle de votre mère vénérée, ln consolation et la joie du pauvre prisonnier.\u201cPensez à moi, priez pour moi et soyez courageuse.\u201cÀ vous ma seule chose qui me reste au monde : mon affection.\u201c EMILE MAusort.\u201d Toujours le méme, Henri Dalton s'exprimait en ces termes : \u201cPitié pour un malheureux |.Je suis convalescent d'une maladie grave qui a failli m\u2019emporter ; cela me donne des droits à votre indulgence.Vous êtes généreuse, vous me pardonnerez.Vous me pardonnerez de vous troubler de ma présence.Ah ! j'ai bien souffert.j'ai cru mourir.Pourquoi ne suis-je pas mort ?Parce que je dois souffrir encore, sans doute.La vie ! quel fardeau ! Avec vous, la douleur eut étè douce ; sans vous, elle est insupportable.Enfin, vous n'avez pas voulu, Depuis votre départ, j'ai enduré un véritable martyre.Ah ! pourguoi vous ni-je connu! Ou plutôt, pourquoi vous ai-je connue trop tard |.\u2026.Mais vous no pouvez comprendre.Et pourtant j'aurais pu faire votre bonheur ; vous auriez pu faire le mien.Nous sommes séparés à présent, pour toujours, sans doute, oui, pour toujours.Du moins, pluignez-moi.\u201cEncore un mot, un dernier mot peut-être, car je ne vous importü- nerai plus désormais.Quoiqu'il.arrive, je sorai à vous jusqu'à Ja fn de ma vie.Sera-ce long?.Je ñe sais,\u201d Hélène lut avidement ces deux; lettres, ct lesrelut avec la même émotion.Elles lui allaient droit au cœur, les paroles de son père ; celles d'Henri la secounient comme un.frisson de fièvre.L'arrivée simultanée de ces lettres était-elle un heureux présage ?Hélène n\u2019osait l\u2019espérer.Qu'il était courageux, son , = père; et calme ! Qu'il était désespéré Henri ! Qu'âllait-i\" 7 .tae.7 ver.encore.?.ede i pourquoi Henri tenait-il un langage si étrange ?Sans doute lu maladie avait exalté son imagination, au reste, depuis qu'elle le connaissait, il lui avait toujours parlé ainsi d\u2019un ton mystérieux, et comme découragé.Et malgré cela, elle l\u2019aimait.Son père semblait bien résigné, lui ! Sans faiblesse, il Bupportait son malheur.Il avait vieilli en prison, disait-il.Quand elle le reverrait, elle le trouverait bien changé, Ils seraient blancs comme ceux d\u2019un vieillard, ses beaux cheveux qui tombaient sur son front, quand il travaillait penché sur ses livres le soir à Plairival.Mais il avait raison ; elle 'nimerait autant comme cela.Son père! Henri ! Ces deux noms étaient pour elle synonimes d'affection, d'espérance.L'avenir les unirait peut-être, et alors ce serait le bonheur.A présent, ils étaient séparés.Pour être la femme d'Henri, il fallait que l\u2019erreur dont son père était victime fût reconnue, sinon, jamais le docteur no consentirait, et elle-même ne voulait pas être heureuse quand son père était malheureux, Or, il serait malheu- Teux aussi longtemps qu\u2019on le croirait coupable.Le lendemain, elle reçut les portraits attendus, ct s'empressa d\u2019en adresser un à son père.Commo il serait heureux, le pauvre prisonnier en recevant lo portrait tant de fois réclamé ! Hélène envinit un peu lo sort de cette photographie ; il la comtemplerait bien souvent sans doute, et lui sourirait en la couvrant de baisers.Mme Dalton aussi avait demandé le portrait d'Hélène.Elle l'aurait plus tard.Pourquoi cet ajournement ?Ils méritaient bien cette preuve de reconnaissance, le docteur et sa femme.Et puis il y avait Henri.Oh! Hélène n'était pas ingratte, mais la réserve s'imposait, lo feinte lui inspirait la plus profonde répugnance.Ne manquait- elle pas de franchise en cachant @iosi aux parents qu\u2019elle aimait Henri ?Pour rien au monde, elle ne l'eut avoué ; c'était une situntion fausse.Elle ajournerait l'envoi du portrait.Puis elle répondrait à Henri pour le consoler ot lui donner du courage.XXXVII Suivant sa promesse, Sylvain de Livarnel se hâta de rendre à Hélène la visite annoncée Cot cmpres- sement ne surprit pas la jeune fille qui s\u2019y attendait.Sylvain n\u2019était-il pas son ami d'enfance ?Ne le con- sidérait-elle pas comme son frère ?Combien do choses ils avaient à se dire ! Ce fut elle qui commença.Quel.douloureux événement que cotte mort prématurée de Mary ! Elle la lui racontn, très émue, s'ar- Têtant parfois pour pleurer.Elle lüi raconte aussi son arrivée à Marseille, et se mit à rire aux éclats -en parlant de son installation chez M.Marchand en qualité do caissid- re | Jamais elle n'avait pris ses fonctions au sérieux, les trouvant si drôles ! M admira son courage et le vanta tout haut.Cela la fit rougir un peu, car elle était modeste.Il loua sa touchante affection pour Léna.A la vérité la petite était jolie.Sylvain trouva qu'elle ressemblait a Hélène qui était ainsi toute blondi- né dans son enfance, à Durmont.Pendant qu'Hélène parlait, Sylvain caressait la aoyeuse chevelure \u2018de l'enfant.Léna, à l'arrivée du jeune homme, lui avait sauté au cou et le traitait comme un ami de- .puis longtemps connu.Il lui plaisait de la voir si naturelle et si expansive, car cela lui rappelait enco- \u201cretHélène enfant.Après cette longue absence, ce- \u201c- pendant, elle était changée, Hélène! Ses trata éroquaient un lointain bonheur, évanoui dans la lassitude des regrets.Ce n'était plus la fillette'frêle qui passait comme une apparition d'ange, ou plutôt comme nymphe des bois, un peu sauvage, un peu effarouchée.Ce n\u2019était plus In pâle jeune fille à laquelle le cha- frin avait donné une grâce étrange ct élégiunte ; et si, dans les luttes de la vie elle gardait se douceur native elle avait acquis je ne sais quoi de mâle qui la complétait.Sylvain avait aussi changé, Sa nature, jadis craintive, presque féminine hors de son milieu, s'était virilisée.Son talent également s'était modifié.L'artiste, aujourd\u2019hui, ne peignait plus des anges blonds, couronnés de pervenches ; il ne chantait plus en vers ses visions mélancoliques, mais ses tableaux se distinguaient par leur vitalité et une richesse de coloris peu commune.* À son tour, Sylvain reparla de Lacharmille, de Durmont, du présent, du passé.Oh ! du passé surtout.Ce duel tragique toujours lui revenait à la pensée, Ne lui avait-il pas enlevé son meilleur ami ?Sylvain maudisait cette rencontre.Hélas ! quand à la prière de René, il avait accepté d'en être témoin, il ne prévoyait guère ce dénouement affroux,.Hélène s'interressn à Armand Savigny.Elle apprit, avec tristesse qu\u2019il était malheureux, Armand avait un caractère cordiul, et devait souffrir de se voir méconnu.Puu- vre père, son enfant lui restait ; elle était très gentille ln petite Marguerite, elle ressemblait à Léna.Et Salvator, l'homme néfaste, qu'était- il devenu ?Lui ?Il habitait Paris, maintenant.Il avait, disnit-on, réussi une affaire brillante et devait épouser la fille d'un riche industriel; Julie Dorcourt.Les méchants triomphaient donc toujours, en ce monde ! Lo vieux maire de Larochette avait raison ! Il fallnit se défier de cect homme.Pauvre vieux maire de Larochette, tout le monde l'avait oublié, sauf Hélène.\u2014II était convaineu de l\u2019innocence de mon père, dit-elle à Sylvain, il croyait à la culpabilité de Lerat.Reprise de son espérance folle de réparation judiciairo, olle continua: \u2014On ue l\u2019a pas retrouvé, Lérat.Il est disparu.Mais j'ai des renseignements ; j'espère, au besoin, lo confondre.Dieu m'\u2019aidera.Jo vo cesse de prier.Oh ! l'honneur ct la liberté de mon père ! Puissent-ils un jour lui être rendus.Je n\u2019épar- guerai rien pour cela.Sa voix vibrait, en parlant de ln sorte.Sylvain ne put se défendre de quelque émotion.Certes, il ne partagait pas son espoir, mais il le respectait.Cet espoir n\u2019était-il pas uno consolation ?Il eut été inhumain de le lui nrracher, Hélène avait écrit sur un carnet les paroles et les renseignements du vieux maire de Larochetto.Elle lui mit ce carnet sous les yeux de Sylvain : il le prit avec respect.\u2014Lisez, dit-elle, lisez attentivement.Il lut attentivement, comme on prie, ému de la confiance naïve de la courageuse enfant.Sans partager ses illusians, il admirait son affection filiale.Gravement, il dit à la jeune fille, en lui remettant le carnet : \u2014 Moi aucsi, Hélène, je crois à l'innocence de votro père.Dans ma pensée Emile Mausort n'était pas coupable.Vous mo l'avez dit et je vous crois, Mais fût-il coupable, je ne vous en estimerais et ne vous en aimerais pas moins, au contraire, car je vous plaindrais d'avantage.La jeune fille regarda fixement le jeune homme : \u2014Oh ! merci, dit-elle, merci pour mon pére et pour moi.Malgré l\u2019in- visisemblance, j'espèse encore pous T.A IRIBUNEB voir sauver un jour l'honneur de celui que vous croyez innocent.En attondant, je vous remercie du fond du cœur pour vos nobles et généreuses paroles.D\u2019un élan superbe, Hélène suisit la main de Sylvain et la pressa avec effusion.\u2014Que Dieu vous guide, dit-il, et qu\u2019il récompense votre amour filial.Si un jour, je puis vous être utile pour atteindre le but que vous poursuivez, souvenez vous d\u2019un ami qui jamais ne vous oubliera.Cependant M.Marchand et sa fille s'étaient tenus à l'écart, par discrétion, Mais M, de Livarnel ne l\u2019entendait pas de lu sorte, Il estimait déjà cesinconnns, parce qu'ils avaient été bons pour Hélène.D'ailleurs, il était de ceux qui ont le cœur assez haut placé pour no dédaigner personne et qui pensent que l\u2019on n\u2019est jumais en mauvaise compagnie lorsqu'on se trouve avec d'honnêtes gens, À sa demande, Hélène appela Gabrielle et son père.Cenx-ci s'empressèrent de venir.M Marchand était fier de recevoir l'auteur du chef-d'œuvre qui avait fait sensation, Gabrielle était heu- rouse de voir un ami d'Hélène.M.de Livarnel tendit cordialement la main à M.Marchand.Celui-ci en parut enchanté et fé- licitu le grand peintre en abusant de l\u2019hyperbole.Gnbrielle fut gracieuse et charmante et Hélène ne négligen rien pour rondre cette entrevue agréable à tout le monde.Pourtant la jeune fille était mélancolique ; sans doute elle songeuit à Henri.Au moment de se retirer, Sylvain exprimn à Hélène le désir de lu re- veir et l\u2019invitaà venir chez se mère.Elle le lui promit.Ensuite M.de Livarnel regarda Léna en souriant.Lo petite orpheline n'avait cessé, depuis son arrivée, de lui témoigner sh symputie enfantine.Elle fixuit sur lui ses beaux yeux bleus, cherchant à attirer son attention par ses jolis mouvements de têtes qui secouaient les boucles do son oppulente chevelure.Sylvain prenait plaisir à ce jeu naïf que l'âge et la grâce naturelle de Léna rendaient charmant.Ç \u2014Je ferai ton portrait, dit-il, en riant de ses cillineries, Hélène ct Léna furent ravies de dette idée.L'enfant sauta au cou du jeuno peintre.\u2014Quand feras-tu mon portrait ?demandu-t-elle, Aujourd\u2019hui ?\u2014Aujourd\u2019hui, cela serait peut- être difficile, mais bientôt.\u2014Quand ?répéta Léna avec une impatience puérile, curieuse de voir comment ce monsieur allait e'y prendre pour faire son portrait.\u2014 Quand ! répétæ Livarnel, mais prochainement.Seulement il faudra que l'on te contie à moi.Je travaille toujours d'après nature, et je tiens, à nvoir uno ressemblance parfaite.Tu n'as pas peur de venir avec moi j'imagine ?Léna regarda Hélène, indécise, Tu veux bien, n'est-ce pas, que j'aille avec lui ?domanda-t-elle, \u2014Oui, certes, répondit Hélène en souriant.\u2014Ma mère aussi te vorra avec plaisir, dit Sylyain, car elle aimait Rénéet Mary.J'espère, Hélène que vous nous emmènerez Léna quand vous viendrez voir ma mère.\u2014Et alors, tu feras mon portrait?demanda l'enfant.\u2014Pour faire ton portrait, il faut que je te regarde très longtemps, et que tu sois bien sage et que tu souries.Je viendrai te chercher un jour, et je t'emmènerai chez moi.\u2014Et puis ?fit Léna.Et puistu te placeras devant moi, dans une jolie pose.\u2014Comme cela ?demanda-t-elle penchant la tête et découvrant, dans un sourire, ses dents blanches \u2018qui semblaient une rangée de perles, \u2014C'est parfait ! tâche de retenir cette pose.Quand Sylvain de Livarnel se fut retiré, M.Marchand s\u2019exclama : Quel homme ! quel homme ! Aimable, distingué comme un prince, et d'une simplicité ! Une perfection quoi ?Gabricllo partagea l\u2019avis de son père et Hélène sourit de leur enthousiasme.{ A continuer) Une maison hantée \u2014Un évène- ment inexplicable a créé récom- ment une grande sensation a Saint- François de Salles.Disons de suite qu'il s'ugit d\u2019une maison hantée, dans laquelle réside M.J.B.La- fleur, qui à convolé en secondes noces, il y a un an.\u201cIl y a quelques jours, raconte le voisin, les époux Lafleur ont été réveillés en pleine nuit, par un bruit formidable qui se produisait dans le chassis de leur chambre, Naturellement ce bruit inusité leur causn une frayeur légitime.Ce bruit se serait répété le reste de ln nuit, dans les autres appartements.Le voisin affirme que ce même bruit a été entendu les jours suivants.En plus on entendait comme des pas saccadés dans le grenier, muis aussitôt que quelqu'un montait pour s'enquérir de la cause, le silence se faisait.À certain moment on eut dit que quelqu\u2019un fendait du bois dans uno des pièces de la tinison.Cependant il n\u2019y avait ni hache, ni bâcheron.Comme bien on peut le penser on a d'abord cru qu'il s'agissait de mauvais farceurs, mais on ne découvrit pas plus de mystificateur de tours que sur la main.Un jour il se produisit un vacarme qui fit dresser los cheveux sur la tête de ceux qui l\u2019avaient entendu.On aurait dit que des centaines d\u2019ustensiles de ferblanc tombaient péle- mêle aux pieds des personues présentes, tandis qu\u2019on ne voyait rien pour expliquer ce bruit.La personne qui nous communique ce fait, prétend qu'on a fait dire des messes pour les dimes du purgatoire ct que les bruits étranges s\u2019en vont diminuant de jour en jour.DES SOUMISSIONS caclictées, adres.séos au soussigué et portant la sns- cription \u201cSoumission pour appareil de chenffage.citadelle, Québec, P.Q.\u201d soront reçues à ce bureau jusqu\u2019à mardi, le 16 avril 1901, pour fournir et poser un appareil de chnuflage aux quartiers du Gouverneur général, citadelle, Québec Les plans et devis pourront être vus au ministère des Travaux Publics, Otta- wu, ct au bureau de Ph.Béland, bu- roan de poste, Québec.Les soumissions dovront être faites sur les formules imprimées qui seront fournies, et être signées par les soumissionnaires eux-mêmes; aucune autre ne sera prise en considération.Ohaquo soumission dovra être accompagnée d\u2019un chèque accepté par uno banque incorporée pour uno sommo égale à dix pour cent (10 p.6.) du montant total de ln soumission, et fait à l'ordre do l'honorable Ministre des 'l'ra- vaux Publics.Ce chèque sera coufisqué silo soumissionuairo dont l'offre aura été acceptée refuso de signer lo contrat, ou s\u2019il ne l'exécute pas intégraloment, Si la soumission n'est pus accoptée le chèque sera remis.Le Département ne s'engage à accepter ni Ia plus basee ni aucune des soumissions, Par ordre, JOS.R.ROY, Secrétairo-snppléant.Ministèro des Travaux Publics, Ottawa, 2 avril 1901.N.B.\u2014Nul compte pour publication de cot avis ne sera reconnu si tolle publication n'a pas été expressément autorisée par le Ministère.\u2014 21 Edmond Fournier Relieur, RUE CASCADES, No 199, ST-HYACINTHE.SEE L.N.TRUDEAU DENTISTE, 102 Rue MONDOR, ST-HYACINTHE.Dontiers do toutes sortes faits sur com mandes.Prix modérés.DENTS EXTRAITES SANS DOULEUR par un nouveau procédé.EvleCommercafePraique Professeur B.Lalime, Place du Marché, Au-dessus du Magasin M.O.David & Cie, St-EXyacinthe.Calligraphie, Correspondance, Arithmétique, Tenue de Livres, Langue anglaise, ete.Correspondance sollicitée, M.O.Davip & CIE Maison à la Mode ! 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