La Tribune : journal hebdomadaire, 28 juin 1901, vendredi 28 juin 1901
[" JOURNAL HEBDOMADAIRE Vou.14 ST-IIY ACINTIIE, Que, VENDREDI, 28 JUIN 1901 No.9 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIE A ST-HYACINTIHE,.Q ABONNEMENT : Univ dit\u2026\u2026.\u2026.\u2026.#10 GC 10S niin.Dd ANNONCES Tère Insertion (la ligne).10e nsertion subséquente (la ligne).5e Annonces à long terme à prix modérés À.DENIS, Directeur-Propriétaire.Sr-llyacivtue, 25 Jurx 1901 Les trois nouveaux juges MM.O.Desmarais, Trenholme et Roclion sont nommés juges.M.O.Desmarnis avait l'offre de siéger à Montréal, mais il n préféré |, accepter d'aller administrer la jus- ticc à Trois-Rivières parce que sa sunté s'accommodera mieux à une besogne muins lourde.Cette détermination vaudra le retour à Montréal de l\u2019Hon.M.Robidoux.M.Odilon Desmarais est un des hommes les plus avantageusement connus dans la province de Québee, Son éloquence à In tribune parlementaire et sur les tréteaux publics l'ont rendu justement populaire parmi ses compatriotes, Ila succédé à M.Honoré\u2019 Mercier comme député de St-Hyacinthe, qu\u2019il représenta à l'Assemblée Législative, de 1887 à 1592, Plus tar, après la chute du grand homme qui était son ami, le quartier Saint-Jncques, de Montréal, l\u2019élit à la Chambre des Comuunes, (1896-1901).Au barreau, M.Desmarais a oe- cupé une place également éminente, C\u2019est lui qui défendit Demers, do l'accusation de meurtre sur sa femme, Demers fut acquitté.#5 M.Alfred Rochon, C.R., est né à Sainte-Thérèse, comté de l'erre- bonne, le 30 janvier 1849.11 fit ses études au collège de cette ville, Admis au Barreau en 1869, il va plus tard s'établir à Hull, en 1876, où il a depuis pratiqué sa profession, Il a été fait Conseil de lu Reine par le comte de Derby, en 1893, et élu bâtonnier du Barreau en 1893.Il à été maire de In ville de Hull et député à l'Assemblée Législative, où il a représenté le comté d'Ottawa, de 1887 à 1892.1] épousa en avril 1892, Mlle Corinne Gaucher, fille de M.G.Gaucher, ancien représentant, *.¥ M.Norman William Trenholme, C.R,, est né à Kindsey, comté de Drummond, le 18 août 1837.Il Gt ses études iu McGill, où il a été plus tard professeur, de 1868 à 1895, et fut admis au Barreau en 1865.Il a pratiaué à Montréal et a été bâtonnier.M.Trenholme est anglican.#* - \u201c L'Hon.juge Lavergne abandonnera le district d'Ottawa à M.AIF Rochon ct ira administrer la justice à Montréal, Québec, 25, \u2014 L\u2019Hon.M.Charles Langelier n été nommé shérif pour le district de Québec, \u2018 #,* Lo Free Press, de Manitoba, laisse entendre qu'il est probable que le Parlement Fédéral s'assemblera en session spéciale pour présentor ses hommages à Leurs Altesses, le duc et la duchesse de Yorle.LR La Fête Nationale A Montréal La fête nationale n été célébrec à Montréal, lundi, avec un éelat in- Accoutumié.A neuf heures précises les rangs étaient formés et l'inmense procession se mettait en marche.Il est impossible de comprendre quel énorme travail les organisateurs ont dû faire pour assigner plus de quinze mille personnes et à près de six cent sociétés leurs positions respectives dans Ja parade.La scène au square Papineau, au moment du départ était tout simplement merveilleuse.Il y avait au-delà de cent mille personnes massées aux environs; jamais cette partie de lu ville n\u2019a vu pareille foule.A neuf heures, la fanfare de la Police attaqua vigoureusement le signal du départ.La procession défila pendant plus d\u2019ane heure et quarante minutes à un point donné sur le parcours.Toutes les rues étaient bondées de spuetateurs, les croisées, les toits, les potenux télégraphiques, les vitrines même étaient chargés de spectateurs.ll est certain qu'aude- là de 150,000 personnes ont vu le détilé, Un assez grand nombre de personnes ont perdu connaissance dans le tumulte obligato de ces fêtes, mais heureusement, il n'y à pus eu d'accident sérieux, Toutes les maisons, sans excep: tion, étaient couvertes de feuillage, de banderolles et de drapeaux.Les couleurs françaises, anglaises et nméricaines prédominaient, À l\u2019est du luc artificiel qui arrose de sa fraicheur les pelouses du parc Lafontaine, un autel uvait été élevé sous une tente où devait être célébrée la messe en plein air, cette partie lu plus essentielle in In célé- Lration de notre fête nationnle.II fuisait un temps expres pour la.fête, un temps charitable qui & épargné plusieurs personnes qui auraient certuinement été frappées d\u2019insolation, si le soleil avait été éblouissant, car il faisait une chaleur torride, malgré lu moue des nuages.Une estrade était remplie de milliers de fidèles.Vers onze heures, Sa Grandeur Mgr Bruchési, assisté de M, l'abbé \u2018Troie, curé de Notre-Dame, et du R, P.Bournigal, S.J., de l'Immaculée Conception, commençait à dire lu messe, C'était un spectacle vraiment im- posaut; du lointain arrivait par bouffée les derniers éclats des fanfares.Un chœur d\u2019une centaine de voix environ, accompagné par des cuivres, chant des cantiques : l'A ve Maris Stella et le Chantons les combats ct la gloire, ete, La foule à cette heure sainte devait être nlors de 50,000 à (0,000 personnes.On tira du canon à l\u2019élévation ct à la communion.Le sermon de circonstance fut prononcé par M.l'abbé René Labelle, P.8.S.Ce sermon à été un petit chef-d'œuvre oratoire.Après le sermon, M.le curé do Notre-Dame annon¢a que Monsei- gnour l'Archevêque de Montréal, usant d'un indult du Saint-Siège, allait donner la bénédiction papale, Monseigneur Bruchési prenant ln parole, dit alors : \u201c Que cette bénédiction, partant du cœur sncré de Jésus, passant par les mains virginales de Marie, reine et protectrice de notre cité, et de saint Jean-Baptiste, notre ec- leste patron, descende sur Vous tous et vous denne bonheur et paix: qu'elle descende sur vos familles et les garde toujours profondément chrétiennes ; qu\u2019elle s'étende à toute notre patrie ct contribue à In faire grande, prospère ct lorieuse ; c'est mon veu cb int prière en ce grand jour de notre fête nationale.\u201d Puis Sa Grandeur prononça la formule solennuile de ln Lénédie- tion pontificale sur la foule awc- nouillée ct recueillie.À midi, In eérémonie religieuse était terminée.Alors, s'écoula len- temeut lu foule en se dispersant dans toutes les directions dn pare.Dans l'après-midi, avant trois heures, lu population était accourue en foule au pare Logan qui allait s'appeler Lufontaine.On estime à 75,000 le nombre de personnes présentes.I y eut discours par Son Honneur le maire Préfontaine, M.F.L.Béique, l'Hon, M.Turte, Mgr Bru- chési, le R.P.Adam, et l\u2019Hon.juge Landry.* La grande célébration s\u2019est terminée le soir, au Monument National, par une soirée de gala, dramatique et musicale, organisée par les dames de Montreal, Lu salle était remplie d'un publie largement représentatif de notre ville où figuraient nos hommes politiques, notre clergé, nos magistrats et toutes les clusses de notre société, Il y eut un magnifique discours prononcé par Sir Wilfrid Laurier.Dans l'intervalle, un superbe feu d'artifice fut tiré au Pare Lafontaine en présence d\u2019ane foule énorme.À iminuit tout était clos.4d Québec Québee, 25.\u2014 Lu St-Jean-Bap- tiste a été célébrée, hior, avec un enthousiasine extraordinaire, Vers 8 heures et demie la procession se mit en marche, Sur tout le parcours, les sept fanfares qui figuraient duns la procession, ont fait retentir Yair de leurs plus joyeux accords.Pendant le défilé, les ofliciers généraux de la St-Jean-Baptiste sont allés présenter des adresses conçues dans des termes d'un patriotisme touchant à Son Honneur le licute- nant-gouverneur Jetté, au Parlement, à l'Hon.S, N.Parent, maire de Québec, à l'Hôtel de Ville, enfin à Sa Grandeur Mer l\u2019Archevêque, au palais archiépiscopal.Mer Muvois, V.G., à répondu à cette adresse au nom de Sa Grandeur Mgr Bégin, qui est en visite pastorale.( La Basilique avait été admirablement décorée, Le R.P.Tourangean, O.M.I., curé de St-Sauveur, a officié A ln messe, assisté de MM.les abbés Cing-Mars et Paradis.Le sermon nu été fait par M.l'abbé Leclerc qui a su se montrer à la hauteur de ln circonstance.La messe dite Ste-Cécile, de Gounod, a été chantée par un chœur puissant.Le, température & su se montrer favorable.Des milliers de Québec- quois ont assisté dans l'après-midi, sur les terrains de l'exposition aux divers amusements que l'on avait préparés pour la circonstance.Le soir, ln foule se partagenit entre In l'errasse et le Pare Victoria, où il y avait concert de fanfares.À Sherbrooke Shierbrooko, 2L\u2014Ln fête do ce matin w été tres belle, bien que In mauvaise température ait empéche In procession annoneée.Une messe solennelle n été célébrée duus l'église St-Jenn-Baptiste, par M.le curé Lefebvre, assisté de MM.les abbés Pelletier et Rhéau- me, Le chœur était rempli de prêtres et ln nef bondée de fidèles, L'abbé Auclair, du Séminaire, a prononcé un éloquent sermon de circonstance.Dans l'après-midi, il y a ou une grande réunion au Pare Victoria.Il y a cu musique par la fanfare cb chants patriotiques.Des discours ont été prononcés par MM.le Dr Pelletier, L EE.Panneton, lo curé Lefebvre, l'abbé Ë J.Auclair, Sten- sou, Brodeur-Delongue et autres, À Sorel Sorcl, 24.\u2014 La fête nationale à été célébrée à Sorel avec un éclat inaccoutumé.La temperature était délicieuse et In population parfaitement décidée à faire son devoir dans la circonstance, Dès lu matinée, une foule d'étrangers æ envahi la ville.De nombreux excursion- uistes étaient venus de Pierreville, Lu Baie et St-Francois, par le Sorel et le chemin de fer de la Rive Sud, et une foule de St-Hyacinthe necompagnant la fanfare du cercle Montenlm.La fanfare de Li Baie et celle de l\u2019ierreville sont venues sur les neuf heures du matin.Vers 10 heures, le pare Royal, si beau et si bien tenu, était littéralement rempli d\u2019une foule de cinq à six mille personnes.C'est alors que commença la messe chantée en plein air à ce même pare.L'autel était dressé dnns le juli kiosque qui s\u2019y trouve.M.le curé Bernard a oflicié nvee M.l'abbé Emile Roy, comme diacre, et M.l'abbé Henri Chapdelaine, comme sous-diacre.Lu messe chantée par un chœur puissant, a été celle du second ton harmonisée par I'abbé Perreault.Le prédicateur a été M, l'abbé À, Vézinu, du Séminaire de St-Hya- cinthe, Il à été simplement superbe Après le diner, une jolie cavalcade ct unc non moins jolie mascarade ont défilé par les rues de la ville, puis la foule s\u2019est renduc sur le terrain de l'association agricole et athlétique de Sorel.Les trois fanfares accompagnaient la foulo jouant des airs de circonstance.M, W.H.Chapdelaine, une fois les deux heures sonnées, prononça un superbe discours qui fut le seul prononcé, mais qui fut à maintes reprises sulué de chaleureux applaudissements.Ensuite eut lieu une partie de ligue du jeu de Base Ball, M.le curé J.C.Bernard lancant le premier, la balle, aux grands applaudissements de la foule, Puis vinrent diversescourses, divers concours athlétiques qui provoquèrent l\u2019hilarité générale en même temps qu\u2019ils intéressèrent beaucoup.Dans la soirée, superbe feu d\u2019artifice, illumination générale, procession do'bateaux illuminés dans le port sur le Richelieu et le Ste Laurent, La, fête a été magnifique.Aussi tous, les citoyens de la ville, comme étrangers, se sont-ils emprussés d'en féliciter les orgunisateurs, dix Trois-Rivières \u2018Trois-Rivières, 24 \u2014Nutye vieillo cité trifluvienne n'avait pas depuis longtemps célébree de fugon solennelle, lu fête nationule.Elle s\u2019est reprise, cette année, et avec éclat.La journée a été grandiose, profondément patriotique et prufondé- ment religicuse, Des les premières heures, ce matin, les drapeaux flottnient au vent ct une sulve de coups de canon an- nonçaib In grande fête.À huit heures et demie, rendezvous à In cathédrale.La foule rom- plissait le vaste temple.Au chœux se tenait Mer Cloutier, évêque des Trois-Rivières, entouré d'un uom- broux clergé, à la tête duquel se trouvait le véuérable éducateur, Mgr Louis Richard, P.A, Ln messe n été célébrée par M.le chanoine Beaudet, curé de la ville et chapelain de la St-Jenn-Baptiste, assisté de MM, les abbés Lemire et Fusey.Mgr Cloutier a béni un superbe pain, à l'offrande duquel ont présidé M.le juge Bourgevis et Mmo Bourgeois, M le juge Robidoux eb Mme Robidoux., Le sermon de circonstance a été fait par le R.P.Rondot, dominicain, de St Iyacintho, Après avoir remercié les Cana- diens-françnis des Trois-Rivières de l\u2019avoir invité, lui Français, à parler en ce jour de fête de Eumille, l'orateur aborde le fond de son discours : Ln vocation du peuple canadien- français.Il établit quo cette vocation est essentiellement religiouse, Il fait, en termes émus, l\u2019histoire de nos origines et montre que, nés du Christ, nous devons vivre pour le Christ; que notre fidélité à notre foi religieuse est essentielle à notre grandeur nationale, Le R.P.Rondot a développé avec éclat cette pensée maîtresse qu'il a accompagnée des plus nobles et des plus fiers conseils, des accents du plus ardent patriotisme.Certains de ces mots sur la nationalité \u201c huitième sacrement du peus ple,\u201d sur notre langue \u201c toute trems pée des enux du baptéme,\u201d sur la grandeur et le progrès, ont fait vibrer l\u2019une jusque dans son intime.Après la messe, il y n eu procession à travors les principales rues de ln ville.Plus de cinquante chars allégoriques ont successivement dés filé.Dans l'après-midi, il y eut dise cours au jardin Champlain.En somme, très beau succès dont ont raison d\u2019être fiers les organisas teurs de la fête.\u2014\u2014\u2014Hil{ += Premmmmrmemrane L'on prétend que M.T.Chase Casgrain donnera sa démission comme député à Ottawa, pour se livrer exclusivement à l\u2019exercice de sa profession.hd On dit que le greffier de la municipalité de Montréal, M.L O, David, succèdera au lieutenant gouverneur Jetté, après avoir occupé pendant quelque temps le fauteuil magistratural de Beauharnois, \u2018où le juge Bélanger lui-ferapläce.we - > [_.\u2014\u2014 LA: TRIBUNE La Ficvre des Grèves Nous empruntons à ln Montreal Gazette, du 5 juin, un article intitulé La Fièvre des Grèves, qui fait voir clairement les effets que peuvent produire sur l'esprit des travailleurs et surtout l'influence que peuvent avoir sur leurs actes les unions, dont lo peuple ouvrier est si avide de nos jours.Nons donnons l\u2019article en entier car tout y est à lire : + \u201cLa compagnie \u201cNational Cash, Register,\u201d posséde a Dayton, Ohio, un établissement modèle qui jusqu'ici n attiré de loin grand nombre de gens intéressés à l'étude de l'économie sociale et au grand problème du travail.On venuit de loin visiter cot étublissement qui n'a pas été fondé dans un simplo but d'ambition, mais dont les promo- taurs cherchaient, par tous les moyens possibles, à procurer l'agrément des travailleurs.Les ouvrières avaient it leur usage une salle à manger, ornée de brillantes décorations, des chaur- bres de toilette avee baignoires, un piano, des livres, une salle de lecture ot une salle de repos pourvue de hamacs, Les hommes employés à l'établissement avaient le même confort, bien que leurs chambres fus- sont moins somptueusement pourvues.Ils avaient des écoles de jeux ob de gymnastique, des organisations militaires, une bibliothèque, des jardins, etc.; tout leur était fourni gratuitement.L'intontion des propriétaires en cela, était simplement do faire naître chez leurs employés un légitime orgueil pour le succès de lu maison.On payait des gages très élevés, bien que les jouruées de travail fussent excessivemont courtes.La position particulière de la Compagnie, la mettant hors d'atteinte de la coneurrence, lui permettait do donner ces encouragements à ses employés.Tout alla très bien jusqu\u2019à il y n environ un an et demi, époque où les unions s'introduisirent en cet endroit.Le premier signe de vio que donnèrent les unions parmi les employés do cet établissement, fut la sommation que ceux-ci firent aux propriétaires do faire laver les sor- viettes des chambres de bains, fournies gratuitement, dans les buanderies de 'union.Les propriétaires, qui avaient I'habitude de les faire laver par les veuves des employés décédés, réglèrent la question en enlevant ces serviettes, La douxième pluinte fut aussi Ssotbte que lu première, « Les portes de la boutique des po- Nisseurs étaient munies de ressorts fabriqués par une compagnie n'appartenant pas à l\u2019union.On somma encore les patrons d'avoir à chan- gèr ces ressorts.La difficulté fut régléo de la même manière que la première.- Les plaintes se multiplièrent, toutes aussi stupides quo les deux premières.Lu situation devint plus sérieuse Un jour que deux ouvriers, pour tause de pnresse et d'ivrognerie, furent congédiés.Les membres de l\u2019Union protestèrent contre ces renvois, et les deux ouvriers furont repris, non \u2018pas pour travailler, mais pour être à-rien faire, au prix de $15 par semaine, Dans la fonderie, les hommes étaient employés à lu pièce, et se faisaient un salaire de $5, $6, $6.50, 87 et quelque fois 88 par jour ! Tout employé sait qu\u2019un homme incompétent est moins qu'inutile dans une boutique.La Compagnie aûrait été contente de payer cha- çumide ses employés $8 par-jäur, s'il les avaient gagnées.Toutefois, l\u2019Union n\u2019était pas satisfaite.Il fut décidé que le maximum des gages payés serait de $4.50 par jour.L'intention était bonne.Les membres de l'Union désiraiont que le nombre des employés fut aug- monté ; leur demande fut Agréée encore une fois.Les propriétaires durent faire de grandes dépenses pour fournir tous les outils néces- soires aux nouveaux cmployés.Comme résultat de ce changement, les meilleurs hommes finissaient souvent leur journée do travail à 2 heures de l'après-midi, et passaient le reste du jour à fainéanter sur ln place.Un nouvel arrangement ob- vin à cet état \u2018de choses, qui cut pour résultat que les ouvriers fai- snient plus d'ouvrage pour une moindre rémunération.Un jour, la Compagnie crut bon de remplacer la base de fer de ses régistres par unc base en bois, ce qui exigeait moins de travail 4 la fonderie; trois ouvriers fondeurs furent alors remerciés, parce qu'on n'avait plus besoin de leur services.L'Union protesta.Ceci se passait en janvier dernier.Au mois do'mars, comme il n\u2019y avait pas beaucoup d'ouvrage, deux autres ouvriers furent congédiés, et un troisième le fut nu mois d'avril, pour une bonne raison.L'Union demanda aux propriétaires de reprendre les ouvriers congédiés, ce qui fut refusé.Les polisseurs firent la même demande et donnèrent à la Compagnie trois heures, pour se décider.Celle-ci offrit l'arbitrage.Les polisseurs ne firent aucune réponse à ectte proposition, mais les trois heures expirées, ils abaudon- nèrent l'ouvrage.Les travaux de l'établissement furent arrêtés par In grève des fondeurs ot des polisseurs, et la Com - pagnie fermu tous ses départements.L'établissement est maintenant inoccupé et on dit que le président est tout à [ait décourugé et dégoûté, qu\u2019il va laisser son établissement tomber en ruines, et le peuple à qui il avait essayé d'être utile, avoir de la misère, pendant qu\u2019il décidera ce qu'il doit faire des débris.\u201d Comme le révèle cet article, unc ville possède une manufreture modèle où les ouvriers ont tout le confort possible, les patrons ont pour eux toutes sortes d\u2019égards ; on exige du travail, sans doute, mais on paie plus quo le temps donné; on fournit aux travailleurs des amusements et des délassements, de telle sorte que tout le monde est content, les patrons sont heureux du bonheur de leurs employés, les travailleurs sont contents de leurs patrons ; mais à un moment malheureux, arrive un de ces prôneurs d'unions, un de ces vils flatteurs des passions populaires qui, au moyen de belles paroles, parvient à convaincre les ouvriers ou'il faut s'unir pour se protéger contre les patrons ; les travailleurs se Inissent prendre à l'appät, ils s'enrôlent dans une grande union; ils vont être heureux maintenant, ils n\u2019ont plus à craindro les exigonces de patrons sévères, ils sont protégés par tous les unionistes leurs frères.Ce sont oux qui vont avoir l\u2019autorité, car c\u2019est entondu, ce ne sont plus les propriétaizes qui sont mai- tres chez eux,c\u2019est I'union qui mine.Et qu'arrivera-t-il?ce que nous savons par l\u2019article cité.L'union cherche des griefs et elle n'en a pans, les patrons cherchent trop l\u2019in- térét de leurs travailleurs, on n\u2019a rien à leur reprocher.Alors quo fait-on ?On n\u2019a pas une union pour rien ! ces exécrables patrons vont- ils donc jouir en paix du fruit do leurs richesses, de leur travail et de leur génie ?mais non ! ce sont des patrons, il faut leur causer des ennuis ; mais les travailleurs n\u2019ont aucun reproche à leur Faire.Attendez donc, les naïfs, quand on veut guerroyer, on en trouva toujours le prêtexte, surtout, quand on ne craint pas l'absurde, Les patrons ont mis à la disposition des tra- vnilleurs des salles de bains, on leur fournit gratuitement des serviettes.Mais qui donc lave ces serviettes?Qu'est-ce que cela peut faire nux ouvriers ct ouvrières ?rion, sans doute.Attendez un peu.Ce détail ne serait d'aucune importance si ces travailleurs n'étaient pas unis, mais on se déniaise quand on est unioniste, il faut savoir maintenant out se lavent ces serviettes.On les fait laver par de pauvres veuves d'anciens employés.Ce n'est pas ce qu'il faut, entendez- vous, patrons?nous sommes vos serviteurs, par conséquent, c'est à uous de commander, nous sommes unionistes et ce n'est pas pour rien ; vous allez Enire laver ces serviettes duns les buanderies de l'union.où, tous, nous quittons le travail, ct vous allez feriner vos portes.A-t- on junais vu plus absurde prétexte À chicane?peut-il se rencontrer rien de plus stupide ?aussi qu'ar- rive-t-il ?Rien de plus simple, disent les patrons, vous ne voulez pas de serviettes blanchies par les veuves de vos devanciers, très Lien, VOUS n\u2019en aurez pus ; si Vous avez besoin de serviettes, apportez-en ct faites-les blanchir par qui vous voudrez; employez des serviettes blanchies dans les bunnderies de l\u2019anion, si vous le désirez; quant à nous, nous enlevons des salles de toilette celles que nous y nottions gratuitement pour vous.Bien, voilà une difficulté réglée ; qui à gngné et qui a perdu ?Nous avons inanqué notre coup, diront les unionistes, mais nous allons nous reprendre, et, cette fois, nous nurons le dessus sur ces vilains patrons.La boutique des polisseurs n des portes munies de ressorts ?(quand on appartient à l\u2019u- uiou, il faut savoir cela.) Ces ressorts viennent d\u2019une fabrique quelconque, fabrique de renom mais qui n'appartient pus à l'union.Enlevez ces ressorts, patrons, disent les unionistes, et remplacez-les par d'autres venant d'une fabrique de l'union, ou nous ne travaillons plus.Alors que font ces vilains patrons ?tout simplement ils enlèvent les ressorts ct ne les remplacent pus ; et quand messieurs les ouvriers passeront, au lieu de laisser les portes se fermer d\u2019elles-mêmes, il faudra les fermer.Voilà encore une difficulté de réglée Qui a gugné et qui à perdu ?Cetto fièvre des grèves tend à se propager d\u2019une manière alarmante, tant au Canada qu'aux Etats-Unis.Nous nous demandons ce qu\u2019il en sera, dans quelques années, de nos industries manufacturières ct de l\u2019état des ouvriers, pour peu quo les unions continuent leur œuvre avec si pou d'intelligence, Heureusement qu\u2019au Canada les exigences des ouvriers unionistes ne sont pas aussi raffinées (nous devrions dire bêtes) que celles que nous venons de voir.Nous ne voulons pas dire que les ouvriers n\u2019ont pas quelquefois do justes griefs contre les patrons et même qu\u2019une grève ne peut être Jicite, mais nous ne croyons pas exagérer en disant que 75% des grèves qui ont lieu aujourd'hui n\u2019ont pas de motifs suffisants.Avant d'en vemr à une grève, il faut employer tous les moyens de conciliation possibles, pour régler la difficulté.Les ouvriers ont tout à y gagner en arissant ainsi, car les grèves causent des dommages considérables non-ssulement aux patrons mais encore plus aux ouvriers eux-mièmes, qui, bien souvent pendant ces longs chômages, vivent dans la misère la plus profonde, al- sorts; mais d'où viennent ces res- | térent leur santé, celle de leur femme et de leurs enfants, à qui ils cu- lèvent le pain quotidien.Le meilleur moyen de régler une difficulté entre patrons et employés, à la satisfaction de tous, est de recourir à l'arbitrage cn choisissant comme juge uno personne suge et éclairée, C\u2019est ainsi que fut réglé, l'hiver dernier, un différend survenu entre les patrons et les ouvriers d\u2019une grande fubrique de chaussures, i Québec.Tous aceeptirent à l'una- nitmité In sacre décision de Sa Grandeur Mgr L-N, Bégin.Pourquoi ne suivrait-on pas toujours cet ex- einple ?Nous donnerons, la semaine prochaine, un article sur la moralité des grèves.\u2014 co > ETATS-UNIS New-York, 23 \u2014 On vient de lancer un appel de secours pour les femmes ct les enfants boers dans les cmnps de concentration.hi Memphis, Tenn., 22.\u2014 Les juges de la Cour Suprême, siégeant hier, À Jackson, ont décidé qu\u2019une femme ne peut pratiquer la profession d'avocat duns l'Etat du Tennessee.er Roanoke, Va., 23.\u2014 On rapporte que trois cents personnes se sont noyées, hier soir, sur la division Elkorn du chemin de fer Norfolk and Western, et que des milles de lu voit et des ponts out été ruinés par l'inondation.= + * Watertown, N.Y,, 22 \u2014 William Burus, de Nossie, est décédé a l'âge de 102 ans.Il était arrive d'Irlun- de, il y a 90 ans, et ne s'était jamais marié, À l'âge de 98 ans, il faisait encore à pied quatre milles tous les dimanches, pour aller à l\u2019érrlise.& % + Atlanta, Ge, 22.\u2014 Unie dépéche de Wuynesboro, Miss, dit : A.M.Leary et J.L.Davis se sont battus en duel, hier, ct tous deux ont été tués.Le duel est le résultat d\u2019une inimitié de famille.Davis, qui était propriétaire d'une grande distillerie, a ouvert le feu et a tiré trois fois.Leary, atteint mortellement, n tué raide son adversaire, + Berkeley, III., 22 \u2014Le sieur Bert A.Muggee est en prison, sous l'accusation du meurtre de sn femmo, de son enfant de G uns ot de sa belle-mère.Le crime a été commis le 28 mai.L'accusé a été l'unique témoin d'un incendie dans lequel les trois victimes ont péri.Maggce est resté seul sur les lieux jusqu'à ce que la maison ait été consumée, puis il est venu en cette ville avant de donner l\u2019alarme.On le soupçonne parce qu\u2019il s'est échappé avec tous ses vétements et qu'il est le bénéficiaire d\u2019une police de £2,000 sur lu vie de sa femme.À Butialo, N.Y., il a été décidé d'ouvri formellement le pavillon canadien à l'exposition pau eméri- caine, le ler juillet, jour de la Confédération.Des personnages éminents du Canada et des Etats-Unis seront invités à prendre la parole.nat New-York, 22 \u2014 Quatorze personnes ont été tuées et plusicurs autres ont reçu des blessures dans une explosion de pièces pyrotheni- ques qui s\u2019est produite hier duns lo magasin de À.M.Rittenberg, à Pn- terson, N.Y.On ne connaît pas la la causo de l'explosion.Les pertes matérielles sont évaluées à S35,000, L'explosion n cu liou peu après- midi ob houreusement, un grand nombra des occupants do Ia bitisso étaient sortis.La maison, en bois, avait quatre étages, Dix familles y étnient logées.Si l'accident uvait eu lieu une demi-heure plus tard, on aurait peut-être à enregistrer la mort de centuines de personnes, car In bâtisse contiguë, une école, a été démolie en partie par I'explosion et une grande quantité de débris y ont été Inncés, Quelques écoliers qui jouaient dans les environs ont reçu des blessures.L'un d'entre eux a été précipité contre une grille de fer et s'est Fracturé une jumbe.Des personnes qui étnient duns un tramway devant le magasin au moment de explosion ont eu les cheveux roussis par une gerbe de flammes, Les personnes qui étaient aux étages supérieurs de la maison onb + por, car elles n'avaient aucun moyen de s'échapper.\u2018loutes les Lonêtres des environs ont été brisées.Des scènes déchirantes out eu lien dans la maison en flammes dont le mur est tombé sur deux pompiers qui out reçu des blessures, Fx New-Haven, Ct, 25 \u2014 Adelbert S.Hay, tils du Seerétnire Hay, et ex-consul à Prétorin, n été trouvé mort sur lo trottoir, à }a New-Ha- ven louse, & deux heures ct demie ce matin.Il s'était penché à sa fenêtre cb avnit perdu l'équilibre.>> Dimanche, aux troie églises de Woreester, Mass, n été lue lu lettre suivante : Laus Deo ! A Sa Grandeur Mgr Deaven, Evêque de Springticld, MONSEIGNEUR, Au moment de retourner au devoir, je sens le besoin de n\u2019humilier devant vous et d\u2019implorer de Votre Grandeur le pardon du grand seandale que j'ai douné duns son diocèse, Aucune parole ne peut rendre l'énormité de ma faute, mais aussi le regrot que j'en éprouve ne saurait s'exprimer.Je voudrnis la réparer au prix de mon sang.J'en prends seul toute la responsabilité, eur jatnais je ne me serais enfoncé si Las duns l'abime, si j'avais smvi les instructions de mes supérieurs, Mais le passé n\u2019est plus à moi, il ne inc resto plus qu'à employer l'avenir à le réparer de mon mieux, Veuillez, Monseigneur, accepter l'expression de mon repentir et de ines bonnes dispositions connue une faible compensation de la peine que je vous ai enusée et bénir celui qui, humilié à vos genoux, se dit de Votre Grandeur, Le très indigne serviteur.M.J.Anviur Courtée, Ptre.Worcester, Mas, 12 juin 1901.*, + Poughkeopsie, N, Y., 20 \u2014Après avoir ehduré toutes les tortures qui sont le lot des prisonniers, Elizabeth Doyle, une jeune femme de cette ville vient d'être renvoyée de la maison de correction de Hudson où clle était détenue pour un crime qu'elle n\u2019ivait pas commis, Lu véritable coupable serait Maggie Allen qui purge actucllement une condamnnation i la priscn de Rochester, Sur la demande du recorder Morschauser on va faire un nouveau procès parce qu\u2019on a découvert de nouvelles prouves, Mme Doyle n\u2019était âgréo que de 15 ans et venait de sc marier lorsqu'elle fut accusée d'avoir volé des bijoux à sa cousine, une damo O'Brien.L'accusation fut portée par Maggie Allon ct c'est sur la déposition de cette dernière que la malheureuse fut condamnée, Elle ne cessa, cependant, de protester de son innocence.Sn mèro ne négligea rien pour prouver l\u2019innocence de sa fille, Elle y à réussi.Il est prouvé maintenant quo c'est Maggie Allen clle-même, le té SR LA -IRIBUNE 3 moin à charge, qui avait volé les bijoux.La malheureuse victime de cette erreur judiciaire était en prison depuis ciny ans.C'est su mere qui lui à uppris ln nouvelle de son élur- gissement Il y eu une scène touchante entre ln mère ct la fille, \u2014\u2014\u2014 ¢ tom © BAA \u2014 nme Les anédecins déconcertés Pan LE CAs DE Muu Hanrisox D'ORANGEVILLE Alle étuit complétement épuisde\u2014 clhuttne par les douleurs au dus a lin tile ef ar membres \u2014 Lille se réjouit d'être de nouveau cn Lonne sante, Du Sea, Orangeville, Ont, : Beaucoup de eas sont constamment mis en lumière ayant trait à lu guérison de personnes ramendes it la santé par ce merveilleux remé- de \u2014 les Pilules Roses du Dr Wil- lions, \u2014 après que les médecins les eurent soignées sans résultat.Pnr- mi ces personnes nous pouvons mentionner Mme Donjumin Harrison, une dame bien connue, résidant dans le district avoisinant Orangeville, Ont.Un reporter du Sun, ayant entendu parler de lu merveilleuse guérison de Mine Harrison, se rendit chez elle pour se renseigner, sur les particularités de son cas, Mme Harrison déclara qu'elle était heureuse de certifier des grands pouvoirs curutils de ces pilules, Elle dit : \u201cPendant des années, j'ai couns- tamment souffert.Quel nom donner a moe maladie ?Je ne le suis pus ; même le médecin ne pouvait Ja diagnostiquer.J'avais d\u2019atroces douleurs nu dos, à la tête et aux membres, Je ne pouvais dormir paisiblement, ct, en me levant le matin, je mo sentais aussi fuliguée que je Iétais lu veille en ne couchant.Mon estomac était en mauvais état et le moindre mouvement m'\u2019ocen- sionnait de violentes palpitations de œwur.Le traitement des médecins fut inutile pour moi, et j'étuis dans un état de profond décourare- ment quand une munie me conseilli d\u2019essayer les Pilules Roses du Dr Williams, Contiante qu'elles me soulageraient un peu, je m'en pro- curni ct commencai à les prendre suivant les directions.\u201cDès le début, je constatai qu'\u2019elles nie feraient dut bien, et quand j'en eus pris une demi-douzaine de boîtes, j'étais débarrassée des maux (jui avaient rendu ma vie si misé- ruble.Il y à maintenant - plusieurs années que je n'ai pas pris de pilules, et le plus léger signe de mon ancicune maladie n'a jamais reparu.Je conseille fortement l'usage des Pilules Roses du Dr Williams à - toute personne fnible, ou dont le système est épuisé, ct je suis certaine qu\u2019elle s'en treuvera très bien.\u201d À ceux qui sont faibles, aisément fntigués, nerveux, ou dont le sang est vicié, les l\u2019ilules Moses du Dr Williams arriveront comme une bénédiction, guérissant quaud tous les autres remèdes échouent et rendant à ceux qui les ont prises convenablement une santé et une force parfaites.En vente chez tous lcs marchands de remèdes ou envoyées franco par la poste à 50 cents la boîte ou six boîtes pour $2,50, en s'adressant à lu Dr Williams\u2019 Me- , decine Co., Brockville, Ont, 2e 6 r= Terrain à vendre M.J.A.Roy, de St-Cyrille de Wendover, offre en vente une grande quantité de très bon terrain,soit terre faite ou faite en partic,ct aussi terre tout en bois debout, bien situé, près de l\u2019église, des chars, etc Conditions très faciles.Adressez J.A, ROY, j ©.St-Cyrille.LN AFRIQUE Unie dépêche d'Amsterdam au Daity Mail de Londres annonce que le correspondant de ce journal à obtenu l'assurance définitive et officielle de l'entourage de M.Kruger qu'il n\u2019y a aucune part de vérité duns les bruits qui ont couru à propos des prétendues négociations pour la paix, ouvertes, disait-on, à Standerton.LP Le Duily News annonev que ln rébellion se propage rapidement dans In colonie du Cnp.6,000 habitants de lu colonie, des fils de fermiers généralement auraient rejoint les commandos boers.\u201c,* Berlin, 21 \u2014 Mme Botha affirme, parait-il, apres benucoup d'autres, que French a réellement été fait prisonnier, ll nurait finnlement été reâlché en échange de 1,000 prisonniers boers.#,+ Le Cup, 22 \u2014 Hier, à Durghers- dorp, le tribunal militaire a condamné le commandant Strydom à deux ans de travaux forcés.x ® \u201c La Haye, 23 \u2014 D'un nouveau rapport reçu de l'Afrique du Sud, it résulte que, pendant ln semaine du 23 avril au 2 mai, Un parti de Doers neu l'auduce de pénétrer jusqu'à l\u2019rétoria même, où ils ont enlevé 200 sues de farine à la stu- tion du chemin de fer de l\u2019rétorin.Ce coup de main a eu lieu cn méme temps que les combats près de Rustembure, Waterval et Kalk- heuven, * % * La Ilaye, 238 \u2014 Le docteur de Biereme, de Haan, récemment arrivé du Transvaul, à remisau président Kruger un compte-rendu détaillé de In situation dans le Sud- Africain ; un rapport y annexé du général Botin exprime des vues très optimistes ch évalue à 26,000 hommes le nombre des Boers encore cn état de combattre.+ Xx + Les opinions ne sont généralement que le sophisme de l'intérêt, DUSSAULT.« #* = Les personnes désirant acheter à Lonne heure leurs Indiennes, Broderies, Mousselines, Cotonnades ete, peuvent se les procurer chez BEn- GERON & SiCOTTE, leurs nouvenutés étant arrivées pour eutle saison, Souvenir mortuaire Nous avons cru répondre au désir de tous les dioedsains de St-Hya- cinthe en préparant une petite feuil- le-souvenir, à lu mémoire du vénéré Père Spirituel que lu mort vient de nous ruvir cb que nous pleurons tous.On trouvera au bureau de Law Tribune cette jewille-souvenir qui contient le portrait de feu Mousei- gneur Morean, avec notes biographiques, ainsi que prières portant indulgences.Cette feuille est de format convenable pour être placée dans un livre de prières.MM.les Curés, les Supéricurs ct Dirccteurs des Colleges et Communautés ainsi que les Supérieures et les Divcetrices des Couvents pour- ronb so procurer cette fewille-sow- vendr au prix modique de $1.00 le 100 en s'adressant au BUREAU DE LA TRIBUNE, St-Hyacinthe, Ceux qui auraient besoin de Tapis, Prélarts, Rideaux, etc, feraient bien d'aller voir l'immense assortiment, reçu pour le Printemps, chez BERGERON & SICOTTE 16, $25 Pour être vendus immédiatement, 2 Pinnos de scconde main, 6 octuves ; S15, ct $25.S'adresser à LA TRIBUNE, TÉLÉPHONE BeLr O1.Impressions Commerciales de toutes sortes \u2014_ e » } un À.DENIS, prop.TEL.RUMMONDVLLE Catalogues, Pamphlets,\u2019 Sens wae Ee { Factums, Listes de Prix, { Blancs de Comptes, Menus, \u2014~=ezie\u2014 | Cartes d'Affaires, [ Circulaires, Programmes, etc, etc, SPÉCIALITE : In gjicssions en Or'et en Couleur.35 M2 wig nt FRAT À - * Attention spéciale aux Commandes par la Malle et le Téléphone.Tout Ouvrage est fait avec Soin, Promptitude et à Prix Modérés.Grand Choix de VIGNETTES Religieuses, Commerciales et autres.st este NN BUREAUX ET ATELIERS : Batisse du Grand Hotel, RUE MONDOR, coin de la RUE WILLIAM, Aron ST~NYRGINTHE.\u2018THE ONOERWOO0D Æoriture Visible, Vitesso sans gale Alignement Parfait \u201c L'UNDERWOOD \u201d cst In seule machine dont l'écriture est absolument visible du premier au dornier mot.Ello est vendue avec son 'Tabulnire, lo soul pratique, ot sans augmentation de prix.Aussi: Rubans de toute couleur pour n'importe quelle machine.P- W.GAGNON, Bureau de, Le Tribune, AGENT pour St-Hyacinthe et les environs.Nouveau Manuel du Précioux Sang \u2014 OU \u2014- LE LIVRE DES BLUS Ce livre à 666 pages.Cutre ur grand nombre de pieuse pratiques prières et lectures, 1l contient un tableau très étendu d\u2019indulgences, sept formules différentes pour la sainte messe et le chemin de la Croix, et vingt-deux \u2018 Entretiens avec No.tre-Seigneur pour l\u2019HEunE p\u2019Apo- RATION en présence du Saint Sacrement.Le prix varie selon la qualité de la reliure.Relivre ordinaire: 75\u20ac, 8oc, goc, $1.00.Reliure de luxe: $1.35, $2.00, $2.50, $3.00.Les frais de TRANSPORT y compris, Toute personne qui achètera cc livre recevra, en même temps, ur ieux et élégant petit Recueil de Prières.Adresser, comme suit, ss flamande (y compris l\u2019un des pro spécifiés plus haut.MONASTÈRE DU PRÉCIEUX SANG, MANUFACTURIER DE PORTES, CHASSIS JALOUSIES Mouluros, Plinthos, Etc, AUSSI BOIS DE SGIAGE, Séche à la vapeur, préparé et brut Bois de Charpento et Bardcaux, Blanchissago, Embouvetago Sciage, Tout ouvrage fait promptement, Satisfaction garantie} Coin des rues.St-Toseph ct St-Antoine x.St-Hyacinthe LA COMPAGNIE c C.4.HAMEL MAGHIHISTE ENGINS, BOUILLOIRES ot MAOHI- NERIES de toutos sortes, FAITES et RÉPARÉES avec soin.RUE MONDOR ST-HYACINTHE INSIGNES SUR RUBANS OLLLULULD et METAL POUR Soctétés Religieuses et dej Bienfuisance CLRCLLS, AMAIEURS, ETO,} |ETO.S'adressez au BUREAU DE \u201c LA TRIBUNE\",2= St Hyacinthe, P.Q, ST-HYACINTHE.Gartes d'Affaires, BOURGAULT & MARCEAU AVOCATS U Rue St-Denis, - - ST AYACINTHE, BLANCHET & CHICOYNE AVOCATS, 167 Rue Gironard - - - - ST-IYAUINTRE, BOISSEAU & BAZINET, NOTAIRES 18 Ruo St-Denis, - ST-HYACINTOR BERNIER, MORIN & BORDUAS, NOTAIRES Oormmissnires de ln Cour Supérieure, 169 rue Girouard, St-Hyactnthe, P A MESSIER Avocat 14 Rue St-Denis, ST-HIVACINTHE.J.O.BEAUREGARD, Avocat 9 Ruc{St-Denis, ST-HIYACINTHE.L.E.M 0 R E L \u2019 OASAVANT FRÈRES, ST ITY AOLITTIIN, ACC ORDEUR de PIANOS Prix: S150 ApuEsse : Hotel Ottawa Tel.45, Cartes de Deuil COMMANDEZ VOS CARTES DE VISITE AU BUREAU DE.«+ LA TRIBUNE LE ROSAIRIE ET LES AUTRES DEVOTIONS DOMINICAINES REVUE MENSUELLE publiée par LES PÈRES DOMINICAINS du Couvent de Saint-Hyacinthe, (52 pages weee illustrations) ABONNEMENT - - 8100PARAN Alp.Poirier Commerçant de Fotn St-Hilaire,| Qué, M.PorniEn a ouvert en bureau à hôtel Ottawa, St Hyacinthe, ou les cultivateurs peuvent lt rencontrer le samedi \u2014i.n.c, L.N.TRUDEAU.DENTISTE, 102 Rue MOINNIDOR, ST-HYACINTHE, Dentiers de toutes sortes faits sur com mandes.Prix modérés.DENTS EXTRAITES SANS DOULEUR par un nouveau procédé.Eco Commerc alePratiue Professeur B.Lalime, Place du Marché, Au-dessus du Magasin M.Q, David & Cie, St-ETyacinthe.Calligraphie, Correspondance, Arithmétique, Tenue de Livres, Langue anglaise, ete.Correspondance sollicitée, LA COMPAGNIE d'Eau HMinérale ST-HYACINTHE; Propriétaire du célèbre PHILUDOR ET MANUFAOTURIÈRE DE SODAS, GINGER ALE, ROOTBEER, GINGER BEER,CIDRE'OHAM- PAGNE, Eto,,. En Ville Au Oouvent St-Joseph La distribution solennelle des prix, à cette institution, eut lieu mardi dernier, sous la présidence de M.le chanoine O'Donnell.Vents des Bancs Les bancs de la cathédrale qui .n'auront pas été payés pour le prochain semestre, scront vendus, dimanche, le 30 courant, Excursions Nos deux fanfures partaient en excursion, chacune de son côté, lundi dernier.La fanfare Philharmonique s\u2019en allait à Montréal, par l\u2019Intercolonial, avec un grand nombre d\u2019excursionnistes, pour prendre part à la procession de lu fête nationale.Lu fanfare Montcalm prenait le train d'excursion du Q.S.R., pour se rendre & Sorel, oil on fétait également la St-Jean-Baptiste, Feu Mercredi après-midi, vers 3.45 hrs, une alarmo appelait les pompiers i ln manufacture de MIL Chalifoux & Fils, C\u2019est In sous-couverture qui prenait feu, dit-on, sous les ardeurs du soleil qui chauffait trop fort la couverture de tôle.Les pompiers nureut vite raison du feu.Il y a cu quelques wmachi- nes à battre endormmagées par l\u2019eau.Lus pertes sont légères, Personnel L'Hon.M.E Bernier, ministre du Revenu de l'Intérieur, est allé assister à la célébration de ln féte St-Jean-Bnptiste, lundi, à Sorel, \u2014Le R.P.Dullaire, dominicain, de Fall-River, était à St-H yacin- the, mercredi, l'hôte des RR.PP, Dominieains.\u2014 Madame juge Mailhot est en visite à St-Hyacinthe, chez M.Eusèbe Morin, son gendra.\u2014M.L.E.Couture, commandant de l'Ordre de St-Sylvestre, de Lé- vis, était à St-Hyacinthe mardi, en visite chez sa parente, Mme B.- S, Poirier, Visite pastorale Sa Grandeur Mer M.Decelles laissait sn ville épiscopale, samedi après-midi, pour commencer les visites pustorales à travers son diocèse.À ce moment, les cloches des églises et des chapelles sonnèrent à toute volée, pour annoncer aux fidèles de la ville le départ de leur père spirituel; en même temps, c'était une prière qui s'élevait au ciel, demandant nu Père éternel de faire descendre ses bénédictions sur l'an- guste voyageur ot de le protéger dans ses pérégrinations.En partant d'ici, Sa Grandeur se dirigenit vers St-Barnabé.A Notre-Dame Dimunche dernier, les membres de l'Union Protectrice des Ouvriers partaient de leur salle, vers 7.45 h,, précédés de la fanfare Montcaln, de la Garde Salaberry et des Petits Zouaves, pour sc rendre à l'église Notre-Dame où ils devaient faire bénir leur drapeau, à la messe de 8 hrs.C'est le R.P.Rondot qui fit la bénédiction du drapeau, et pendant la messe, il prononça, avec l\u2019éloquence qu'on lui connaît, un sermon sur les sociétés de secours mutuol.Après la messe, les sociétaires se réunirent en procession pour reye- nir à leur salle, aux accords do la fanfare du cercle Montcalm.À la messe de 10 hrs, contrairement à ce qui avait d\u2019abord été décidé, le chœur du Gésu fit les frais du chant et exécuta la messe Ste- Cécile de Gounod.a AL sb LA IRIBUNE Au Séminaire Distribution solennelle des prix.Liste des élèves les plus méritants.Prix d'excellence et médailles.Rhétorique, prix d\u2019excelleuce, M.Albert Benoit.Belles-Lettres, prix d'excellence, M.Arsène Goyette.Versification, prix d\u2019excellence, M.Lucien Bornard.Méthode, 1ère division, prix d\u2019excellence, M.Oscar Bélanger.Méthode, 2e division, prix d\u2019excellence, M.Lorenzo Richer, Syntaxe, 1ère division, prix d\u2019excellence, M.Arsene Nadeau, Syutaxe, 2e division, prix d\u2019excellence, M.Léon Gauthier.Eléments latins, 1ère division, \u2014 prix d'excellence, M.Samuel Cus- son.Eléments latins, 2e division, prix d'excellence, M.Eudore Morier, Eléments français, classe prépa- ratoirc, prix d'excellence, M.Omer Rajotte, Première elasse anglaise, prix d'excellence, ex-ivquo, MM, Joseph Perrault et Albert Benoit.Deuxième classe anglaise, prix d'excellence, M.Edinond Chartier.Troisième classe anglaise, prix d'excellence, M.François Gauvin.Quatrième classe anglaise, lèro division, prix d'excellence, M.Oscar Bélanger.Quatrième classe anglaise, 20 division, prix d'excellence, M.Isidore Janelle.Cinquième classe anglaise, lore division, prix d'excellence, M.Arsène Nadeau.Cinquième elusse anglaise, 2e division, prix d'excellence, M.Alexis Beauregard.Prix de sagesse offert par Sa Grandeur Mgr Li, Z Moreau, décerné à M, Arsène Daoust, de Ste-Vic- toire, P.Q.\u201c Prix de Déclumation (médaille d'or) offert par Sa Grandeur Mgr Maxime Decelles, décerné en concours public à M, Albert Denoit, de Montréal.Prix, La Tunisie, par G.Vuilher, ofert par M.Euclide Richer, chevalier de l'Ordre de Pie IX et maire de St-Hyucinthe, pour le meilleur examen de l\u2019innée, décerné à M.Hector Decelles, de Grovernordale, Conn.Prix do $10, offert par M.le chanoine L.H.Duhamel, curé de la cathédrale de St-Hyacinthe, pour l'Enseignement Religieux, Cours Apologétique ct Dogmatiqne, décerné à M.Joseph Aucoin, de St- Robert, P.Q.Médaille d'or offerte par le Révd M.Edouard Blanchard, prêtre, curé de Malone, N.Y., comme prix de Composition Littéraire dans la Clusse de Bolles-Lettres, décernée à M.Philippe Desranleau, de Pike- River, P.Q.Prix de §10 offert par le Révd M.W.Balthazard, prêtre, curé de Leominster, Mass, pour l\u2019évude de l'Histoire du Canada dans la Classe de Versitication, décernée à M.Lucien Bernard, de Belwil, P.Q.Prix de 310 offert par un ami du Séminaire, comme prix de Mathématiques, décernée à M.Rodolphe Routhier, de St-Hyacinthe, P.Q.Prix de $5 offert par un aucien élève, pour l'application à l'étude de l'Anglais, décerné à M.Oscar Bélanger, de Manchester, N, H.Prix de S5 offert par M.Joseph Nault, N.P, Régistrateur & Saint- Hyacinthe, comme prix de Version Lutine cn Eléments Latins (1ére Division), décerné à M, Edmond Hamel, de St-Hyucintho, P.Q.Prix do 35 offert par M.Joseph Nault, N, P,, Répistrateur à Saint- Hyacinthe, comme prix de Version Latine en Eléments Latins (2e Division), décerné à M.Méril Gauvin, -de-St-Théodore d\u2019Acton, P, Q.A Médaille d\u2019or offerte pur M.Té- lesphore Urbain, professeur de musique, pour l'étude du Piano, décernée à M.Albert Benoit, Montréal.Prix offerts pur le Séminaire pour Travaux Académiques, décernés à MM.Joseph Joubert, de St- Pierre Joly, Munitoba ; Hector Au- thier, de St Césaire, P.Q., et Albert Benoit, de Montréal.Soclété des Artisans C.F.Les membres sont priés de se réunir à leur salle, 18 rue Bourda- ges, lundi, le ler juillet, à 7 heures a.mn, pour prendre part à la procession de lu St-Jeun-Baptiste.Amélioration M.J.P.Bazinet, N.P., est à fire poser un joli balcon à sa résidence, rue Girouard, Cette améliorntion donnera plus de valeur à sa maison en wéme temps quelle en embellira l'aspect.Personnel du Séminaire pour l'ans née 1901-1902 Révd J.R.Ouelictte, chan, supérieur.Révd C.P.Choquette, viee-supé- rieur, et professeur de sciences.Révd J.B.Chartier, membre du Conseil, Révd A.Dumesnil, chan., chapelain des Srs Ste-Marthe, et membre du Conseil.Révd P.S.Gendron, au repos.Révd J.A.Balthazard, professeur de philosophie (ler cours) et directeur des séminaristes.Révd J.O.Blanchard, professeur d'histoire.Révd L.J.Guertiu, professeur de méthode.Révd J.G.Roy, professeur de belles-lettres.Révd LL.Proulx, bibliothécaire.Révd L.N.Pratte, directeur des élèves.Révd J.A.Dubreuil, procurcur ct économe.Révd P, M.J.Benoit, professeur cle philosophie (20 cours).Révd J.A.Vézina, professeur de méthode.Révd A.Lafond, professeur de versification.Révd Chs Lescault, professeur d'anglais.Révd Z Decelles, préfet des études.; Révd P, À.Archambault, à Rome, Révd Em.Chartier, professeur de rhétorique.Révd Ol.Archambault, professeur de syntaxe.Révd C, Savoie, professeur d\u2019éléments latins, Révd Jos.Laferrière, professeur de syntaxe.Révd E Gervais, professeur d'éléments français, Révd J, B.Larochelle, diacre, infirmier.Révd J.Lemay, diacre, professeur de versitication.Révd A.Lugassé, diacre, 2c régent, Révd V.Lincourt, dinere, professeur d'arithimétique et ass,-économe.Révd Ad.l'ontaine, diacre, ler régent.Révd H.Morin, sous-diacre, professeur de mathématiques.Révd E.Leblanc, acolyte, professeur d\u2019anglais, Révd J.B.Nadeau, acolyte, 3e régent.' Révd L.N, Raymond, acolyte, professeur d'éléments latins, Révd Ph, Mathicu, ler régent, chez les externes, Révd Aib.Decelles, 2e régent, chez les externes, Révd O.Fleury, 4o régent, Révd Jos.Joubert, professour da grce et d'histoire, Révd M.Barry, professeur d'anglais.M, l'abbé Ad.Fontaine sera fait prêtre pendant les vacances, Academie Girouard La distribution des prix aux élèves de l'Académie Girouard eut lieu vendredi dernier, à la salle de l\u2019Hôtel de Ville.Etaient présents : Sa Grandeur Mgr M, Decelles, M.le chanoine L.H.Duhamel, MM.les abbés Mareo- relles, chapelain du Noviciat des Frères Maristes, M.Gosselin, vicaire à la cathédrale, M.le maire E.- H.Richer, MM.les commissaires d'écoles ct quelques parents des élèves.Il y eut différents chœurs de chant et quelques déclamations.Connae il scrait trop long d'énumérer les noms de tous ceux qui ont obtenu des prix, nous ne donnerons que lu liste des prix spé ciaux.Prix d\u2019Excellence, offert par Sa Grandeur Mgr Maxime Decelles, Fvèque de St-Hyncinthe, décerné à M.Emile Tremblay.Prix de Sagesse, présenté par le Séminaire de St-Hyacinthe, décerné a M.Gélas Cordenu, 1 Prix d'instruction Religicuse, offert par M.L.H, Duhamel, chu- noine, curé de la cathédrale, décerné à M.Henri Déry.2 Prix d'Instruction Religieuse, présenté par M.1.MH.Duhamel, chanoine, curé de la cathédrale, de- cerné à M.Amédée Buron, 3° Prix d'Instruction Religieuse, décerné à M, Raymond Fournier.4 Prix d'Instruetion Religieuse, décerné à M.Rodolphe Phaneuf.d° Prix d'Instruction lieliriense, décerné à M.Georges Pachand.G° Prix d'Instruction Rehgieuse, décerné à M.Ephrem Desormeaux.7 Prix d'Instruction Religieuse, décerné à M Sylva Gaudetto.5° Prix d'Instruction Reliricuse, décerné à M.Arthur Robitaille.9 Prix d'Instruction Neligieuse, décerné à M.Maurice Chagnon, Médaille en or, offerte par M.V.J.Huot, de Lawrence, Mnss., décer- uéc à M.Elouïde Duplessis.Montre en or, présentée par M.Hubert lrénovost, do Two Har- Lors, Min, décernée à M.Amédée Baron.Prix d'Excellence, offert par M, Herbette décerné à M.Ileetor Mongeau.Prix de version anglaise, offert par M.J.Nault, Président de la Commission Scolaire, décerné à M.Arthur Fontaine, Prix de version anglaise, offert par M.S, Casavant, membre de la Commission Scolaire, décerné à M.Lnurent Denoit, Prix de St\u201cnographie, offert par M.IL A.Beauregard, membre de la Commission Scoluire, décerné i M.Joseph Bousquet.Prix d'arithmétique, présenté par M.E.H.Richer, maire de St-Hya- cinthe, décerné à M.Rodolphe Robert, élève de lu 1ère classe.Prix d'arithmétique, offert par M.L.Côté, membre de In Commission Scolaire, décerné à M.Horace Blanchard, élève de lu 26 classe.Prix d'arithmétique, offert par M.F,X.A, Boisseau, secrétniro de lu Comunission Scolaire, décerné à M.Joseph Massé, élève de In 36 classe.Prix d\u2019arithimétique, offert par M.J.N.Lemieux, échevin, décerné à M, Rodolphe Arcand, élève de la, de classe.Prix d\u2019arithmétique, offert par M, S.Casavant, membre de la Commission Scolaire, décerné à M, Arthur Gosselin, élève de la 56 classe, Prix d'arithmétique, présenté par tn ami de la jeunesse, décerné à M, Rodolphe Chagnon, élève de la Go classe.Prix d'arithmétique, offert par AL J.Nault, président de In Com- taission Scolaire, décerné à M.Alf, Lelucheur, élève de la 7e classe, Prix de chant, offerts par M, L H.Duhamel, chanoine, curé de la cathédrale.se ler prix, décerné à M.Arthème Dutilly.2e prix, décerné à M.Amédée Lussier.3e prix, décerné à M.Léopold Beaudry.de prix, décerné à M.J.B.Parent._ .5c prix, décerné à M.Henri Mongeau.Prix de dessin pour l\u2019École des Arts et Manufactures.ler prix, offert pur M.L Côté, membre du Conseil des Arts ct Munufactures, décerné à M, Gustas ve Piguet, 9¢ prix, offert par M.S.Casavant, membre de la Commission Scolaire, décerné à M.Pros, Philie, Be prix, présenté par M.J, Nault, président de lu Commission Scolaire, décerné à M, Joseph Mussé.Je prix, offert par un ami des Arts, décerné à M, Emile Lessard, l\u2019rix de Pionsénnce, offert par M.le Dr Fug.St-Jneques, décerné à M.Auguste Grenier.Ayant terminé le Cours d'Etudos donné à l\u2019Aendémie Girouard, et subi les examens avec succes, ont olitenu le diplôme décerné par cette Institution : M.Laurent Benoit, 921 7, M.Eugène Coderre, 84 5;18 7 M, Henri Déry, 84 2/0 / Concèrt du Chœur du Gésu Les amateurs de chant ct de musique n\u2019ont pas été déçus, samedi soir.ll est malheureux que l\u2019assistance n'ait pus été plus nombreuse, pour acclamer ces artistes.Cupen- dant, l'élite de In société v était larrement représentée, ét les necla- wations, bien méritées d'ailleurs, \u201cn'ont pus été ménaurées, Le programme débutv par le Horie de lamesse de Paladilhe, Quelle musique ct quelle harmonie ! Nous eûmes le d'entendre le entrainante, plaisir ensuite ténor émérite, M, Raoul Masson, dans un morceau de chant intitulé Zglogee, par M L | Delibe.Puis vint M.Henri Arnoldi, vio- joniste de grand talent.Ll eut les honneurs du rappel, les deux fois qu'il parnt sur In scène, On voit que le jeune musicien est maitre de son instrument.Le Gloria de Puladilhe fut vraiment le clou du concert, C\u2019est uno pièce genre oratorio, dans laquello l'auteur eo mis beaucoup d'art, ct qui £ut rendue avec le même art.MM.R.Masson et lt.Dionne chantirent avec grand succès un duo D'un cœur qui l'aime, de Chs Gounnd, Le pussage le plus saillant du Sunctus, fut l'Iosemna, qui nous émut jusqu'au fond do l'âme, Extrait de Faust, Trio du Duel, de Chs Gounod.Par MM, R.Masson, R.Dionne, et H.Landry, qui furent très applaudis.Vint ensuite l'Agnus Dei, dernier chreur de In messo qui ne lo cède en rien aux autres chœurs par sa beauté ct son ampleur.Nous avons pu ensuite admirer la elle voix de M, R.Dionne, qui chanta Le Charboanier.11 fut for cé, par les applaudissements, de revenir sur la scène, pour chanter de nouveau, Le concert se terminn par un chaut national 0 Canada, chœur à & voix, paroles do M.le juge Rous thier, et musique de M.Lavallée, Ce chœur l'ut très bien goûté da l'auditoire et souleva des applau- dissemonts prolongrés, Dans les entr'actes, M, le professeur AlL Laliberté exéeuta quelques morceaux de piano, En somme, le concert fut un vé- rituble succès, et ceux qui y ont assisté, no le regrottont pns, Les solistes dans les différente chœurs de chnnt furent MM.Dr F, Fleury, A Lavoie, R.Masson, Nap.Pruneau, R.Dionne et H.Landry! rer LA IRIBUNE repart (a Mgr LaRocque Sa Grandeur Mgr Paul LaRoc- que, évêque do Sherbrooke, qui, comme on le sait, fait un vogage de santé, en Californie, a été dangereusement malude, à Los Ange- les, mais nous sommes heureux d'apprendre qu'il est suffisamment rétabli pour pouvoir revenir au pays.Accident Un pénible accident vient d'arriver au jeune fils de M.Philibert Jubinville, âgé seulement de G ans, Voici ce qui est arrivé : pendant que sa mere était occupée ailleurs, l\u2019enfant s'approcha du poèle et prit la théitre qui contenait du thé bouillant: par malheur, il s'eu répandit sur le visage ct sur une épaule.Inutile de dire qu\u2019il s\u2019est fuit de raves brûlures, L'enfant est sous les soins d'au médecin, La St-Jean-Baptiste Le programme de notre fête nu- tionale promet quo la célébration cn sera grandiose, Le 30 juin, à $ heures pan, illumination au terrain Laframboise et grand concert musical par les fun- fures réunies des Gardes Indépen- duntes, Le ler juillet, à 5 heures a, nu, salve de 21 coups de canon.AT hrs, nm, lancement de Lal- lons sur la pluce du marché centre.À 7.50 hrs, à.ut, formation de ln procession au marché centre, à ln- quelle prendront part toutes les su- cictes civiles, plusieurs Gardes mi litaires indépendantes, les membres des professions libérales, des corps olliciels, ele, AS hrs, a.my, défilé de La procession par les rues Casendes, Bourda- ges, Gironand, Taroeque, Notre- Dame, Desualniers, Ste-Iéloise, St- Claude, St-Dominique, jusqu'au parterre de lu cathédrale oll sern dite une messe en plein air, par Sa Grandeur Mer Decelles, I ÿ aura Un sermon de circonstance, Apres la messe, la procession se reformera pour défiler pur les rues Girouard, Du Palais, Dessaulles, Laframboise, Girounrd, Concorde, Williun, St-Casimir, St-Antoine, St-l\u2019ascal, Ste-Marguerite, Concorde, Cascades, Mondor jusqu'au kios- gue où seront prononcés des discours, Dans l'après-midi, à 2 heures, départ du marché centre, avec la fun- fare du cerele Montcalm nccompa- gnée de Ju Garde Salaberry, pour se rendre au terrain Laframboise.Là, il y aura divers amusements tels que courses, tug of war, tours de force, acrobates, lancement de ballons, ete.Il y aura au terrain, 500 hommes sous les armes, faisant partic des différentes gurdes militaires, Le soir, il y aura une grande procession aux Innternes vénitiennes, qui purtirn, à 8 heures, du terrain Luframboise et défilera par les rues Morison, Bourdages, Ste-Héloise, Desnulniers, Girouard, Bourdages, Casendes, St-Hyacinthe, St-Antoine St-François, Ste-Marguerite, Mon- dor, St-Louis, Concorde, Cascades, St-Michel, William, Ste-Maric, Cas- eudes, Ste-Anne, Girouard, Du Palais, Dessaulles, Rosalie.À 9,30 hrs, grand concert musical par le Philharmonique, au kiosque.À 11 hrs, retour des Gnrdes Indépendantes au camp militaire, sur le terrain Lnframboise, Comme on le voit, les organisateurs ont fait tout leur possible pour rendre la fête intéressanto ct agréable: ils n\u2019ont rien épargné pour organiser des démonstrations qui soient dignes de St-Hyacinthe.Sachons done les récompenser un peu en participant en grand nombre in cette fête, Diplomes Les examinateurs délégués, M.le chanoine Dautlh, de l'archevéché de Montréal, MM.N.Gervnis, l', Mol- leur, J.A.Miller ct J.Nault sont en session depuis marcredi matin, à l\u2019Académie Girouard, pour les exn- mens des aspitants aux diplômes d'enscignement dans les écoles mno- dèles ct élémentaires de notre province.162 demoisslles, dont $1 pour di- plone d\u2019école modéle et S1 pour diplôme d'école élémentaire, sont à subir ces examens.ep pme Conseil de Ville 21 Juiu 1901, Présents : Son Honneur le Maire E, H.Richer, MM, les échevins S.T, Duelos, O.Brodeur, Jos.Che- nette, ID.Dumnine, J.N.Lemieux, P.Authier, I°, Gervais, 11 Cemme, et E Clupin.Lecture et approbation des minutes de la dernière séance.Le premier ordre du jour est la motion que devait faire M.l'échevin Perrault au sujet de la taxe sur les compagnies d'assurance, Vu l'absence du muteur, In motion est renvoyée à la prochaine séance.À ce sujet, M.le muire dit qu'il a rencontré les agents des différentes compagnies d'assurance qui font uffiairo en cette ville, ct leur a demandé si les compagnies seraient ! desposées à enlever l'augmentation de 102 de leur tarif qu'elles ont, faite dernièrement, si la ville réduisait leurs tuxes.Les agents ont telégraphié à Montréal, pour de.wander des renseignements, et on leur n répondu : \u201cSi le Conseil veut faire quelque chose, que le secrétaire de la ville nous derive.\u201d C'est une réponse, dit M.le Maire, qui doit nous inciter à prendre des précautions, à ne pas voter cette réduction de taxes en aveugles, Il faudrait auparavant, que les compagnies s'obligeassent à enlever leur augmentation de 10 7.Conformément à l'avis de motion qu'il a donné, M.l\u2019échevin Dumai- ne propose, secondé par M, Gervais, que le Conseil vote $100 pour la fanfare du cerele Montealm, atin quelle fasse un concert tous les quinze jours, au kiosque, et qu'elle prenno part aux processions civi- (ues et religieuses, M.Clapin demande au greffier s'il a, devant lui, une lettre du cercle Montcalm demandant un engagement au prix do SI00, M, le greffier est obligé de répondre négativement, vu qu\u2019il n'u devant lui que lcur refus d'accepter 575, Le président des pares laisse entendre que si le Conseil défuit l'en- gagoment qu'il n pris avec la fan- {are Philharmonique, il dounera sa démission.Vote sur lu motion Dumnine : Pour \u2014 MM.Brodeur, Chonette, Dumaine, Gervais.\u20144.Contre,\u2014 MM.Duclos, Lemieux, Authier, Gemme, Clapin\u20145.La motion est perdue par une voix.M.À.Denis informe le Conseil que vu l'opposition de certains ci- toyeus contro l\u2019érection d\u2019une bà- tisse sur le terrain du kiosque, il consont à céder ce terrain à la ville pour le prix qu\u2019il lui coûte, 3605.20 plus les dommages que pourrait réclamer l'entrepreneur, M.Jos.Clionette, pour abandonner le contrat passé avec lui pour l\u2019érection d'uno bâtisse.M, Chenette déclare qu\u2019il est prét à abandonner son contrat, moyennant un dédommagement de $100.M, le greffier donne connaissance uu Conseil que M.Jos.Nault s\u2019engage à payer un tiers du prix d\u2019achat du dit terrain.na \u2014 Le greffier est autorisé à offrir la somme de 5705.20 à M.Denis, pour son terrain; puis M.Duclos donne avis qu'à lu prochaine séance, il proposera que le Conseil mette une pareille somme à la disposition du maire, pour payer le terrain.Des soumissions pour le grès sont présentées ob référées uu comité des chomins dont lo président est autorisé à faire des achats aux meilleures conditions possibles, M, le greffier donne lecture d'une lettre du conseil central des métiers ct du travail, remerciant les échevins de leur vote en faveur de l'ouverture du marché, le vendredi soir, Cette lettre est déposée dans les archives.M.l\u2019échevin Gervais a demundé des soumissions aux Etats-Unis et ici pour le charbon dont la ville a besoin, et les marchands étrangers ont fuit des prix moins élevés que les marchands de charbon d\u2019ici.Les soumissions sout reférées au comité de l\u2019aquedue et le président est autorisé à acheter le charbon né- cussaire.Une requête des citoyens de lu rue St-Michel, den:andant à la ville l'exhaussement de cette rue, entre les rues Ste-Marguerite et St- Louis, est référée au comité des chemins.Une requéte des hommes de police demandant que le Conseil uc- curde annuellement un congé de 4 jours à chaeun des mewlres do ln police, suns leur faire perdre de sales deux heures une brise de l'ouest précédant les rayons du soleil tant souhnité annonçait à tout le monde le beau temps du lendemain.Les drapeaux furent bientôt arborés, les inscriptions de Vive lu Patrie, Emparons-mous du sol, Nos institutions, notre lungue el mos lois, Honneur à nos héros cu- nadiens, furent déployées et ornées de feuilles d'érables, cet embléme si charmant de notre nationalité.Enfin, le grand jour arrive et le soleil a bientôt dispersé les nuages et In brume vaporeuse, il Init d\u2019un éclat si ardent que ceux qui so trouveront dans la procession en seraient incommodés si l'amour de lu patrie ne les soutenait fièrement, Bientôt se forme le détilé des patriotes se rendant à In gare pour recevoir les musiciens de St-Hya- cinthe eb les amis, dus convois bondés de voyageurs fut saluée d'éelatants vivats; ln joie débordait de tous les easurs et tout ce peuple se rendit processionnellement à l'évlise où l'éloquence sacrée devait bientôt réchauffer encore le patriotismo des fortunés assistants, La vicille chapelle rafraichic par les drapeaux et les feuilles d\u2019érable,\u2019 les riches ornements sacer- Jarrivée dotaux et les tentures aux couleurs multicolores présentaient le plus joli coup d'œil, À l\u2019orsue, Mlle Dufnult, avec son talent reconnu, accompagnait l\u2019orchestre pour rendre aussi solennelle que le voulait lu cireonstanee lu luire, est référée au comité de po-! messe du jour.Et ce vieux temple lice, témoin des pieuses prières et des Lecturo d\u2019une lettre de M.A.À.i vœux des premiers colons de Ste- Massé, président du club Bernier, ; Hélène éveillait chez les assistants de Montréal.II demande au Cou-: tout un M.monde de souvenirs.seil de voter ln somme de 530 pour l'abbé St-Amour, dans une trop payer les photographies des mem-) courte allocution, aussi vibrante de bres du Conseil, qu'il veut mettre \u2018 patriotisme qu\u2019instructive, sût tirer dans un pamphlet-souvenir que le club Bernier veut distribuer gratuitement à St-Hyacinthe, le 30 juin et le fer juillet Lu lettre est lnissée sur la table.I paiement du compte de la Canadian Woolen Mill Co, est différé, parce que ce compte demande des explications.Les autres comptes seront payés après vérification.M.Duclos informe le Conseil quit est i fnire réparer la pompe Silsby, dont plusieurs tuyaux sont en mauvais ordre.En même temps il demande I'nutorisation d'acheter +00 pieds de boyaux à incendie pour remplucer les vieux, Accordé, Le Conseil s'journe au 5 juillet, à 8 heures p.im.\u2014\u2014\u2014_ > +P aes AUTOUR DE NOUS (Spécial à LA TRIBUNE) STE-HÉLÈNE, 25 \u2014 C'est avec un cœur rempli des plus douces émotions patriotiques que j\u2019entreprends de narrer aux lecteurs patriotes de La TuisUNE les péripéties de la mémorable journée de la St-Jean- Laptiste que vient de fêter nos paroissiens avee ceux du voisinage, On n pu, on a dû faire beaucoup plus d'apparats et célébrer avec plus de pompes, In fête, dans les villes, mais ussurémeut le patriotisme n\u2019apas été plus sincère ailleurs que ches nous.Dès lo dimanche soir les paroissiens étnient conviés & une séanco dramatique et musicale où il fut donné à tous d'entendre célébrer ct vantor les gloires vénitiennes.C'e- pendant, malgré les joyouses sérénades de nos musiciens et le désir bien légitime qu'un beau soleil vienne dorer de ses feux brillants le grand jour, une ombre d'appréhension, de tristesse même planait dans l'air.Ferait-il beau ou mauvais temps ?Les cœurs étaiertt dans une anxiété fiévreuse dans l'attente de co beau temps si désiré, L'avant midi du lundi fut tristement pluvieuse, mais, soudain vers les tncilleurs enseignements de lu belle carrière du patron des Cana- dions-l'runçuis, Le brillant élève du coilère 1u- main a rendu avec une éloquence toute persuasive un sermon bien digne de ln reproduction mais, pour ne point abuser de l\u2019aimable hospitalité qu\u2019on nous garde, chaque semaine, il faut se borner à signaler le bien qu'on dit de ce bijou littéraire.Ln messe finie, la procession défila dans ln principale rue de notre village pour sc rendre au bois Le- fcbvre afin de prendre part aux agapes fraternclles auxquelles tout le monde était convié.Certes, cette partic du programme ne fut pas la moins intéressinte de la Journée cur les bons mots, les rires sonores les cris joyeux, ne furent guère égalés que pur l'enthousiasme général éveillé par les patriotiques harangues des orateurs de lu fête.Et qu'ils furent donc applaudis ces aimables diseurs ! Aussi quelle belle leçon se dégage de ces discours où on redit les gloires et les tristesses du passé.Pour mieux apprécier les joies de l\u2019heure présente, il convenait à notro curé de rappeler les modestes débuts de sus paroissiens et d'en faire constater publiquement les éclatants succès.MM.les députés Mareile et Dai- gnault remportérent de grands sue- cis, S'adressant aux cœurs bien intentionnés, ils firent la meilleure impression en redisant les gloires de la patrie, les espérances qu'elle a droit d\u2019entretonir et les devoirs qui leur incombent pour l'avenir.À tour de rôle MM.les abbés Marcorelles et Laferridre de St-Hya- cinthe nous donnèrent d'excellents discours et nos orateurs villageois furent aussi très heureux dans leurs remarques spirituelles, L'heure de la séparation pour nombre de vieux amis allait bientôt sonner tandis que le plus fort de la foule rotournait vers la chau- mmière en emportant commo un pré-.cieux souvenir les viants tableaux de cetto journée qui avait vu de si belles démonstrations.Les moins pressés de retourner au logis trouvèrent uno cordiale hospitalité chez lesamis du village lorsqu\u2019à l'heure où le groupe d'amateurs allait répéter le drame du Gondolier de lu mort, uno foule digne des grands théâtres, encombrait la place de l'église et les abords de la salle.Enthousiasmés par une assistance si nombreuse ct donnant des marques d'approbntion manifeste, nos artistes firent merveille, Les habiles pêcheurs, Baptista, Reginello et le joli Curlotto, MA.Sawyer, Dufault ct Dionne curent bientôt fait l'historique du Gondolier, soutenu du bon vin du jovial hôtelier Coenroni, O.Sylvestre et questionné par le eurieux ct demi scdlérnt, demi mendiant, demi maquignon Znecarin, G.Millier, ils dévoilèrent nu publie les crimes du Sparadozzi, V, I, Collette, les malheurs du Morghèso, Chs Ed Auger, et les épreuves de Mario Mariolo ct du capitaine Spéranza, IL.Sylvestre ot W.Dufault, L'élite des paroissiens des alentours assistuit à cette soirée de a- lnet ne ménagea nullement ses applandissements aux dévoués acteurs.l\u2019our les organisateurs de ln démonstration que tous nos aimables visiteurs reçoivent nos plus sincères remerciements, Maintenant que ce beau jour cst passé en laissant les plus agréables souvenirs il convenait, ce me semble, de redire à ceux qui n'ont pu être les témoins oculaires de cetto belle démonstration tout l'éclab qu'elle a euc, Je dirai aussi qu\u2019un groupe d'ne misde St-Hugues, ob notammenb M.LT.Brodeur, qui devait parler n\u2019a pu se rendre à vos fêtes à cause de ln mort aussi inattendue que frappunte de colui qui fut le bon M.Ignace Rousseau.Cette mort soudaine a jeté dans le deuil, outro cette famille considérable, de nombreux omis intimes du cher défunt.C\u2019est bien en semblable circonstance qu'il convient de rappeler ces paroles d\u2019un sage : \u201cT'elle est la vic, les sanglots des uns trouvent écho dnns les éclats de rire des autres, D'un côté le deuil, de l\u2019autre la joie ot plunant sur tout, ramenant toub a elle ; lu mort ! \u201d tress se vests erste tere a Avant que cette tombe ne se ferme pour toujours sur la dépouille mortelle de cet homme au cœur généreux que fut M.Rousseau, qu'il me soit permis de I'arroser des larmes de la plus sincère amitié.De mortels chagrins, me dit-on, attristèrent amers les derniers jours de cc tendre père et de ce bon chrétien.L'heure do la récompense est venue plus tôt, probablement, qu\u2019il no l'uttendait, Mais quelle dure épreuve pour les siens ! Dormez en paix, excellent et noble ami, plus heureux que ceux qui vous survivent, vous jouissez cer- tainemont d'un repos mille fois gÂ- gné par vos labeurs incessants cb vos désirs de tout faire bien et grand pour l'honneur de Celui qui vous récompense à l'heure présente.Adieu, GUSTAVE.+ St-PIE \u2014 Les citoyens de St-Pie n'ont pas voulu rester en arridre,.cetto année, pour fêter la St-Jeaïi- Baptiste.Ils ont organisé uno fête qui leur fait honneur.Avant et après la mosse, il y eub uno magnifique procession avco chars allégoriques.L'ion.L.P.Brodeur, MM.J.E.Marcile, M.P.; Dr Daignault, M.P:F, et autres prononçèrent des discours de circonstance.| Le soir, 11 y eut banquet en plein air, concert musical ob Feu\u2019 Attifice LA IRIBUNE CANADA Kingston, Ont., 22.\u2014 Au camp militaire, une sentinelle a blessé d\u2019un coup de bayonnctte le caporal Martin, de Smith's Falls, ce dernier n'ayant pas voulu s'arrêter quand l'ordre lui en à été donné.\u2019* Winnipeg, Man,22.\u2014L'apparence des récoltes est splendide, surtout celles du blé, en cette province.La pluie n\u2019a pas causé de dommages et jamais à cette époque de l'année, les plantes n'ont été aussi vigoureuses, *.* Sherbrooke, 21.\u2014 Sa Grandour Mgr Paul LaRocque a quitté la Colombie Anglaise et se trouve actuellement au Kunsas, en visite chez trois de ses frères qui demeurent dans cet Etat.Il partira au commencement du mois prochain pour revenir dans sa ville épiscopale.*,* Québec, 20.\u2014 M.David Mercier, de Ste-Anne de Beaupré, a fait hier après-midi, la découverte du cada- Vre d'un noyé dans la Grand'Rivière.Il à été transporté à lu morgue de Québec, et co matin il à été identifié.C'est le pilote Bernier, l'infortuné compagnon de pêche de Arthur Toussaint.Il à été reconnu par la famille.On a trouvé sur lui sa montre, un chapelet et cinq piastres en argent.ha Arthabaskaville \u2014Lundi soir, le magnifique presbytère de Ste-Clo- tilde de Horton, comté d'Arthabns- ka, n été détruit de fond en comble par un incendie qui a été allumé par des étincelles s'échappant du foyer d'un feu qui servait à faire chauffer de l'eau.Malgré que tout le mobilier nit pu être sauvé, les pertes s'élèvent à près de 24,000, mais sont couvertes par les assu- Tances.*,* Kingston, Ont, 22.\u2014 Tous les employés de Ja compagnie des tramways, en greve depuis onze jours ont repris le travail, ce matin après avoir obtenu la satisfaction de toutes leurs revendications.Les employés out obtenu une augmentation de salaire de 10 cents pur jour, In reconnaissance de leur union et le renvoi intégral de tous les non-upionnistes ayant été embauchés pour remplacer les grévistes.® w= - Farnham.\u2014Depuis Lientôt deux mois, il a été dit et écrit que cette ville étuit empestée de variole.La chosc à été malheureusement trop exagérée, à tel point que les affui- res commerciales en ont énormément souffert.À l'heure qu'il ost, il D\u2019y & pas un seul ens de variole, à Farnham.La variole, dans notre ville, a été très bénigne; elle s'attaquait aux enfants; pas un seul n\u2019est mort des suites de cette mu- ladie.Les cas étaient très isolés.* + » Winnipeg, 24.\u2014 Les sociétés de St-Jean-Baptiste, de St-Boniface ot de Winnipeg, ont célébré la fête do leur patron, hier.Mgr Ritchot, de St-Norbert n officié au service di- Vin à l'Immaculée-Concoption.Environ cinq cents membres de la société ont pris part à la parade.M, R.L.Chevrier, président de la société St-Jeun-Baptiste, de \u2018Winnipeg, a présenté une adresse enluminéo à Mgr Ritchot.\u201c Le Union Jack flottait sur les Vâtisses du parlement, .*.* Sherbrooke, 22.\u2014 Les passagers arrivés hier midi par le train du Québec Central\u2019 ont rapporté un horrible accident arrivé à Tring Junction dans la matinée.L'agont de la station de cette localité, qui 8e trouvait sur Un train, voulut sätiter-à terre - pendant qu'il \u201cétait encore en mouvement.Il tomba sous les roues du tender et futcou- pé en deux, Sa mort a été instantanée.\u2018 Le coroner a tenu une enquéte et à rendu un verdict de mort ac-' Jules E Clément, comme secrétaire | particulier de l\u2019'Hon, M.Tarte.cidentelle., du les services qu\u2019il aurait rendus s'il avait pu s'occuper activement de l'objet de sa mission.«+ - On annonce la nomination de M.M.Clément est tout jeune enco- Arthabaskaville, 22, \u2014 La mort re.Il n\u2019a que 24 ans.Natif de ln vient de nous enlever un de nos, Baie St-Paul, comté de Charlevoix, principaux citoyens, M.L O.Pe- il vint jeune à Montréal et cut pin, marchand de ce village, à l'âxe de 60 ans et 7 mois, Il a été foudroyé par une attaque d'apoplexie.M, Pepin lnisse une femmme et onze cnfants.2 Le professeur Hanuel, le nou- venu surintendant des Mines au Canada, accompagné de M, Ewart, I'architecte en chef du Dominion, est parti pour les Etats-Unis, afin de trouver des modèles pour la construction du musée scientifique à Ottawn, Ils visiteront Syracuse, Washington, Boston ot d\u2019autres endroits.Lr Ottawa, 22.\u2014Les paroissiens de St-Joseph sont si mécontents du départ de lour curé, le R.P.Fal- lon, O.M.L, qu'ils présenteront une requête & Sa Grandeur Mer Duhamel, demandant d'enlever leur paroisse de la direction des Oblats et de nommer un curé séculier.Le R.P.Fnllon est envoyé à Buffalo, sur l\u2019ordre du R.P.Titan, assistant supérieur général des Oblats.hd M.Johnstone, comptable du ministère des pustes, à Ottawa, est de retour de Washington où il était allé discuter une convention postale avec les autorités américaines.La convention sera signée prochainement, Il est stipulé que les taux des mandats-poste seront réduits et que ceux-ci seront payables à n\u2019inporte quel bureau de mandats poste, soit aux Etats-Unis soit au Canada.D'ailleurs, la réduction des mandats postaux a été eflectuée le ler avril dernier, *,.Sherbrooke, 22.\u2014Mme Shedrick, de Magog, épouse de feu Jas.She- drick, s'est suicidée jeudi matin, en prenant une forte dose d'acide carbolique.Elle souffrait de mélancolie depuis bien longtemps.Elle prolita de l'absence de su servante, sortie pour quelques minutes, pour prendre le poison.Des 1nédecins furent appelés, mais ilsne purent rien faire pour sauver la vie à Mme Shedrick, qui mourut au bout de trois heures de souffrances.» Richmond, 22.\u2014Pendant la tempête d'hier, le tonnerre est tombé sur la maison d'un cultivateur, M.Joseph Smith, demeurant à mi-chemin entre Richmond et Danville.La maison était occupée par le vieux père, malade, une infirmière, la mère et quatre enfants.Un jeune garçon était au hangar ct lorsqu'il revint au logis, il trouva tout le monde privé de connaissance.Un médecin fut appelé et ce ne fut qu\u2019avce diffieulté qu'on put les rendre à la vie.L'infirmière, Mlle MeNeill, a été sérieusement brâlée à la figure.* + - Ottawa, 21.\u2014Le département du Commerce, à Ottawa, à reçu, hier, un rapport de son agent en Australie, M.J.S.Larke.Il contient us passago relatif à M.Mulock, qui à été délégué pour représenter le Canadu aux fêtes données en l'honneur de Leurs Altesses Royales, le duc et la duchesse d\u2019York.Malheu- rousement, le ministre canadien a été retenu la plus grande partie du temps & sa chambre, par la maladie.L'Hon.M.Mulock a reçu, cependant, un grand nombre de per- sonnes, Il n'a pa rendre au Cana- + complété do bonne heure un cours scientifique complet.Il devint aussitôt secrétaire du grand industriel franco-américain, M.F.H.Clergue, qu\u2019il accompagna en Europe.Ses talents avaient attiré sur lui l'attention de l'Hon, M.Tarte qui le prit à son service, il y a un an, et qui vient de lui donuer une position de confiance importante, +, M.Chamborlain, ministre des tolonies, en Angleterre, se propose de faire un voyage aux Etuts-Unis à l'automne.*2+ Londres, 22 \u2014 M.Joseph Chamberlain déclare que les rumeurs re- Intives à la reddition de Botha sont sans fondement.*\" Londres, 22 \u2014 M.Brodrick a déclaré aujourd'hui que des 63,000 personnes enfermées dans les camps de concentration de l'Afrique du Sud, 34,000 sont des enfants.Londres, 24\u2014Ln prochaine conférence coloniale promet d'être très importante, avec certains points de divergence entre le Cunada et l\u2019Australie Mais on peut compter que M.Chamberluin interviendra au bon moment comme habile pacificateur, Ls Le Chancelier de l'Echiquier anglais « annoncé, aux Communes, que Sa Majesté Edouard VII payera l'impôt sur le revenu, comme ses sujets.Notre nouveau roi veut suivre, en celu, l'exemple de son illustre mère Victoria qui paya cet impôt durant soixante ans, À partir de 1842, *,+ Paris, 22 \u2014Tandis que M.l'abbé Fouchard était agenouillé dovant l\u2019autel du Sucré-Cœur, dans un couvent de Nuntes, il a été frappé par une ancienne religieuse du nom de Marie Amosse, d'un coup de marteau qui l'a fuit tomber sans connaissance.Cette femme u été aussitôt arrêtée et n déclaré qu'elle avait frappé l'abbé pour so venger d'avoir été expulsée du couvent.Le Berlin, 21 \u2014 La Cologne Volls- zcilumg, le principal organe centriste, public une dépêche d\u2019un missionnaire allemand à Shan Toung, disant que le mouvement boxeur est loin d\u2019être terminé et que les rebelles jouissent en paix du fruit de leurs rapines.Ce missionnaire s'attend à un nouveau soulèvement pire que le premier.Cee nouvelles ne sont pas corroborées au ministère des affaires étrangères.Quant au prince Tuan, les derni- tres nouvelles disent qu'il n\u2019est ni à la cour, ni en aucun endroit d'où il pourrait facilement communiquer avec celle-ci, et qu\u2019il ne jouit certainement d'aucune influence à la cour.Pd ON DEMANDE des tisserands et des cardeurs d'expérience.Aussi des familles pour apprendre l\u2019ouvrage dans les moulins à coton.Bons gages aux ouvriers stables The Montmorency Cotton Mills Co., Montmorency Falls, à 31 Qué, Pour avoir une Etoffe à Robes nouvelle, un Manteau, une Collerette ou autres nouveautés de la saison, visitez le magasin de BERGERON & SICOTTE; 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St-Livacinthe), avec un grand assortiment de Manteaux, Costumes, Etoffes a Robes, Garnitures, Blouses en Soie ot Sateen, Lingerie pour Dames et pour Enfants, Ces articles étant confectionnés chez moi je suis en mesure de vendre à meilleur marché que qui que cesuit.Une visite est sollicitée.Delle S.Messier.à-15-5-l, PROVINCE DE QUÉBEC, District de St-Hyacinthe.COUR SUPÉRIEURE.In re La Banque Nationale, Requérant cession, ct Joseph Morin, marchand de chaussures de In cité de St-Hyn- cinthe, CANADA, | Cédant, Avis est, par les présentes, donné que les eréances du dit Joseph Morin ont été vendues et adjugées, le vingt-deux avril mil neuf cent un, 4 Rosario-Alexandre Trudeau, su- rintendunt de chemin de for de la dite cité de St-Hyncinthe, par le curateur nommé aux biens du cédant.L'acte do vente fait sous scing rivé est déposé au greffe de cette our, St-Hyacintho, 20 juin 1901.R.À.Trupeau.een MIBL Miel pur, qualité supérieure à vendre au monastère du l\u2019récieux- Sang, St Hyacinthe.Marche de St-Hyacinthe 15 Juin 1901 PRODUITS DE LA FERME Samedi, Beurre frais lalb.S0 20G 22 \u201c salé «\u201c ,\u2026.20 92 Œuls fruis, la doz.22 23 Laine.25 30 \u201c filée lanib.\u2026.GO 65 Savon es G 10 VIANDES Bœuf, Ia Ib.\u201cse 8-0:0:8 £0 8 @ 0 10 \u201c 100lbs.G50 Pore frais, lalb.,.10 Lard salé « a.10 Pore frais, 100 lbs.8 30 9 00 Mouton jeune, quart.80 1 25 VOLAILLES ET GIBIERS Dindes, le couple.a Poules, SE (U a0 l\u2019oulets, \u201c Pigeons, #8.là 18 Perdrix, \u201cLL.00 00 GRAINS Bld, le minot.§S100@ 125 Bléd'inde \u201c .GO 70 Avoine, \u201cole 33 35 Sarrazin, \u201c .50 53 Orge, \u201c .50 55 Gaudriole \u201c .4 50 Graine mil \u201c .00 00 DIVERS Miel coulé, la lL.S0 S@ O0 10 \u201c en gâteaux/alb 10 12 Suere d'érable, In IL.00 12 Sirop \u201clegal.100 125 Graisse, la lb, .13 15 Tabne en Écuille/la lb.10 25 Pnille,le 100 bottes.175 2225 IFoin, \u201c \u201c« .650 775 Peau de bœuf, lu lb.4.51 Peau demouton, jeune 15 20 Peau de veau,lu lb.7 9 EMILE BERTHIAUME, Clerc du marché Nouvelle Ligne \u2014DE\u2014 TELEPHONE ENTRE \u2014 St-Hyncinthe, \u2014 Ste-Rosalie, \u2014 St-Simon \u2014Ste-Hélène, \u2014 St-Lr- zene, \u2014 Duncan, \u2014 St-Germain, Drummondville, \u2014 St-Cyrille, \u2014 Curmel \u2014 Mitchell, \u2014 Ste-Brigitte, \u2014Ste-Perpétne\u2014St-Zéphirin,-Le Baie et Nicolet.Oflico Central,à St-HyncintLe,au Bureau de LA TRIBUNE.TRADE MARKS DESIGNS CopPYRIGHTS &e, Anrone senile a sketeh and deseription may quickly useertain ane opinton free whet her ng Invention ts probibly patentable.Communications atrictiy contidenthd, Handbook on Patents nant frec, Oldest ngcney for sccuringe patents, Patents taken through Munn & Cu, receive special notice, without charge, in the Scientific American, A handsomely iftnstmtod weekly, Larcest olf cdiutlon of nny scientille jonrnn), ers, $3 8 years four months, FL, Bold by all newsdeniers MUNN & C0,3st8roztvar New York Brunch Onice, C5 l' Bt, Washlozton.D.G ot-Hyacinie [linge Historique de St-Hvacinthe (Français et Anglais) contenant 100 Gravure EN LITHOGRAPHIE Des Edifices Publics, Religieus, Manufacturiers, Etc, de St-Hyacinthe.PRIX 25 Cts.En vente seulement au Bureau de CE JOURNAL A Vendre ou À Louer Li maison nutrofois occupéa arMr À.0.7.Beauchemin, avocat, Voile localité, avec toutes los améliorations mo Pour informations, s'adressor à, M.OLÉOPHAS PAGNUELO, ou M.OSCAR JACQUES, Prix modéré, QUES LA TRIBUNE > Le Sugpliee D'UN ANGE a ot a ta eis mn ee oo om om, Au ciel brillait la lune éclatante et superbe, blanche comme un morceau do neige.N n'y avait pus le woindre souffle d'air, Duns le lointain, ln flêècho nigui | d'Ailly-le-Haut-Clocher se dota.| chait, etliléc et mince, sous lo velum \u2018 «once du ciel, que les clous d\u2019or des | étoiles sanbliient retenir très haut.-Souffres-tu toujours de lu tête, | Violette ?demanda Gratien à sn | cousine, | \u2014Tcujours beaucoup, oui, nour- | quad ¢ -~Nous pourrions aller à pied tout te long de lu route jusqu'à Francières, Là, je monterai sur ln charrette anglaise.Le cheval est famens, dest Paddy.Il ne nous faudra pas une demi-heure pour atteindre Abbeville.\u2014C'est une bonne idée, décinra le marquis.L'air et l'exercice te feront du bien, petite, marchons un peu.Lille ne résista pas.D'ailleurs Violette était dans un état sinrulier, moitié somnolente, inoitié anéantic, Un état que l'an eût pu prendre ponr de l'ivresse, si Mile de Lacroix-Marbourg, comme beaucoup de Gasconnes du roste, wut jamais bu autre chose que de l'eau pure, et aussi froide que possible.Devant le groupe que formaient les Plessis Saint-Luc et leurs invités, In charrette anclaise marchuit au pas, les deux lanternes allumées mettant par conséqueut une clarté très vive sur les Las côtés de la route, tandis, au contraire, que le derrière de la voiture restait plongé dans une ombre noire, impénétrable.On entendait la voix claire et hauto du marquis, parlant toujours avec M, Dussus de ses parchemins, de ses dues gascons, de leurs luttes légendaires avec les Suxrasins d'Espagne envahisseurs et ambitieux, ou bien «le leurs déinélés avec leurs remuants voisins, les comtes de Toulouse et autres.L'abbe Perrin, dont Pesprit ouvert s'intéressait à tout, lui posait des questions qui ravissaient d'aise les deux savants.Le médecin, lui, révait aux étoiles et revoyait sans cesse devant ses yeux les prunelles brillantes et la taille souple de cette Jeannie qui étais allée coucher Reine.Violette et Gratien ne so mé- laient point à la conversation, Peu a peu, Mile de Lacroix-Mar- bourg, te sentant fatiguée, ralentit le pas, et finit par se trouver, avec son cousin, légèrement cn arrière du groupe principal.An bout d'un kilometre environ, le domestique, qui avait des ordres, s'arrêta avec sa voiture, On était arrivé tout en haut de la première côte, devant unc belle grille en fer forgé, au delà de laquelle so dessinnient les premiers méandres d'un parc.\u2014Vous n'allez pas plus loin, Edouard ?demanda l'abbé Perrin au cocher, \u2014M.le comte m'a prévenu qu'il monterait ici, répondit l'individu.Lo médecin tira su montre.\u2014S'il ne se hâte pas, dit-il, il manquera le train.Horace se retourna : \u2014Gratien ! appela-t-il À voix haute, où es-tu ?Un pas rapide se fit entendre, tandis que Fon distinguait ces mots haletés, d'abord lointain, mais se xapprochnnt do plus en plus : \u2014 Voilà !.voilà !1.J'urive !.En méme temps, le comte de Plessis Saint-Luc surgissnit en pleine lumière devant lu charrette arrétée nu milieu de ln route.\u2014lt Violette ?demanda le marquis, où est-elle ?-\u2014Notre cousine est fatiguée, répondit Gratien.Elle marchait si lentement qu'elle m\u2019eût mis eu retard.Je l'ui laissée assise sur un bane de gazon, là-bas, à la tiontée.Vous l\u2019y retrouverez, 1! grimpa lestement sur la voiture, sans serrer lu main À person- te, Pas Même it son frère.l\u2019uis il prit les rênes des doigts du dumes- tique; il fit entendre un certain appel de la langue et, l'ayant ap- puvé d'un vigoureux coup de fouet il pariiv comme le vent.\u2014Quand reviendras-tu ?cria le marquis, (iratien était déjà loin.H ne dut pas percevoir lu voix de son frere, et dans tous les eas, il ne lui répondit pas.Bientôt lu clharrette s'enfonca duns l'obscurité ; ses lnnternes disparurent, ct le bruit de ses roues sur lu terre durcic et sonore s'éteignit également.Le médecin ct M.Bordier prirent consré d'Hornce, Celui-ci dit lors à M.Bussus : \u2014Allons voir si Violetto est en état de rejoindre le château à pied.Voulez-vous, mon cher nmi ?\u2014Certainement, monsieur lo marquis.Hñtous mème le pus, si vous le désirez, \u2014Oui, oui, certainement, je la connais, elle est vaillaute.Mais Nous n'avons pas à nous inquiéter.C'est simplement un peu de migraine \u2018causée par les parfums violents qu'aime la maiquise.Moi- Mais duns l'air pur de cutle belle nuit d'hiver, tout cela disparaîtra.IV Ils allaient reprendre leur conversation ; parler encore de leurs éternelles prévecupations, lorsquo éclairée par les blancs reflets do la lune, leur apparut, sous un des arbres qui bordaient lu route, une forme singulièrement affolée cb iin- mobile.\u2014Voyez done, monsieur lo marquis, fit observer lc secrétaire, on dirait Mlle de Lacroix-Marbourg.Il me semble que c\u2019est elle qui est étendue lh-Lns !.Horace, subitement inquiet, se tit à courir vers l\u2019endroit désigné, Bientôt ils arrivèrent tous les deux devant un de ces amas de terre qu'empilent les eantonniers au bord des fossés, et sur lesquels au printemps poussent l'herbe sauvage ct les petites fleurs des prés et des talus, Vio'ette, les yeux clos, et bizarrement pile sous la lumière blanche qui l'enveloppait toute, étaît affiissée contre le banc rustique et paraissait évanouie.Avec une indescriptible émotion, le inarquis de Plessis se pencha sur lu jeune fille.\u2014 Violette !.ma mignonne chérie !.Lalbutia-t-il éperdu.Et comme elle ne lui répondait pas, il la prit dans ses bras et ajouta : \u2014T'u ne m\u2019entends pas?.Mon Dieu, qu'us-tu?.Que t'est-il arrive 2.V oyez done, Bussus, elle est toute froide!.Je vous en conjure, courez au château demander du secours !.\u2014Inutile, monsieur le marquis ; il me semble que mademoiselle ouvre les yeux.En eflet, les beaux cils soyeux qui sur la joue blanche formaient une ligne si étrangement noire, se disjoignaient pou à peu, et bientôt entre lo frange brune on vit briller uno flanme bleuo de plus en plus vivante et oxpressi .\u2014Horace, est-ce toi ?,dit nussi- tôt une voix d'enfant.\u2014Oui, chérie, oui, c\u2019est moi, Fé- pondit le warquis.Mais qu'as-tu ?quas-tuf.\u2014Je ne le sais pas.\u2014Souflres-tu?,, .\u2014Non, \u2018a \u2014Ne me fait plus mal, \u2014Alors, que t'est-il arrivé ?\u2014Rien, je crois J'étais très lasse.Lu migraine, je suppose.Oui, depuis le diner, javais très wal au cœur.Le grand air mn subitement brisé les jambes.Alors, comme je ne pouvais plus marcher, Gratien m'a dit : * Tu vas me faire manquer mon départ\u201d Il m'a lais- see.de me suis assise \u2014 lit puis ?fit Horace auxieux.\u2014dJe ne suis plus ; mais je crois simplement, \u2014l£b maintenant ?.\u2014U'a vu mieux 1.1.\u2014Dien vrai ?\u2014Oui, \u2014Veux-tu que Bussus aille a Saint-Luc chercher une voiture ?.\u2014Non, non : il ne faut pas Énive tant do bruit pour une chétive petite créature comme moi.\u2014T'oi, mu Violette, une chétive créature ?.\"loi, mon wie très chère ?.Toi, ma belle petite princesse de Mitarra?.Elle vit que ku toquade de ses dues gascons alluit reprendre Horace.Elle sourit, ct dit : c'est-à-dire vaillante, invineible, courageuse.Que sais-je encore !.\u2026.C\u2019est le moment de le prouver.Donne-moi ton Lbrus, Horace, et en avant |.Nous nous proméncrons un instant dans le pare, si tu veux; celu ne fern grand bien.Elle sentait, en effet, que ses forces n\u2019étuient pas complètement revenues; mais sa volonté était ferme.Elle y fit un sérieux appel, et bientôt, à petits pas, elle atteignit, toujours au bras du murquis, la grande avenue que bordaient de chnque côté les chênes séculaires et les tilleuls, maintenant dénudés, mais qui au printemps embau- muient l'air de leurs senteurs douces et vivifiantes, Plusieurs fois ils s'assirent tous les trois sur les bnnes du pare.Puis, comme il fnisait froid, ils reprennient leur marche.Vers dix heures seulement, ils rentrèrent au château.Horace accompagna su cousine jusque dans son appartement; Jeannie, apres avoir couché Reine, veillait en attendant, \u2014Soigne bien Violette, lui dit le marquis, elle est fatiguée, \u2014N'\u2019écoute pas monsieur, dit- elle.J'ai sommeil, voilà tout L.\u2026.Déshabille-moi vite, arrange le fen et lnisse-moi.Ce soir, nous ne causerons pas.Bicn dormir me remettra plus rapidement, et mieux que tout.Bonsoir, Horace, ne rève pas trop de tes grimoires !.Ils vont | tout à fait te faire perdre la tête, si tu continues.Daus les julis yeux d'azur foncé, toute ln malice de Violette était revenue ; cotte malice qui la rendait si attrayante lorsqu'elle s\u2019y livrait, ce qui arrivait toujours quand l'orgueillouse, la despotique, la jalouse Laure n\u2019était pas là, prête à étouffer sous sa tyrannie méchante les éclnts de cotte nature expansive et intelligente.Le marquis ln baisæ au front, \u2014Jo ne perdrais la corvelle que si jo vous voyais malades, Reine ou toi, mes chères, mes soules amours, dit-il avec un sentiment si profond que Violette en devint toute pile.Mais elle se raidit, ot subitoment très froide, colle lui répondit : bien que je me suis endormie, tout | ! \u2018sus tours necoutumés !.\u2014Dors bien, alors, je suis gue- viel.Elle ajouta : \u2014Jennnic, éclaire le marquis, La Gasconne obéit, Mnis cette dernière n'avait pus disparu derrière les plis soyeux de In portière, que Mle de Lacroix- Marbourg, les yeux subitement di- Intés, les lèvres déculorées, les jointes couvertes de larmes, murmura : Reine-Ma- riectmoi?.Peux-tu prononcer de semblables paroles, erucl qui was rien vu, rien compris !,.Ah ! si tu l\u2019eusses voulu, combien grand eût été notre bunheur, en dépit méme du notre misère.\u2014Tes seules amnonurs, Elle tomba à genoux sur un vieux prie-Dieu de velours, et élu- vant ses mains juintes vers un adorable portrait de femme, pendu au mur, elle balbutin nu milieu de ses sanglots : \u2014O mere, 1nère, soutiens-moi, console-moi.Le fardeau est au-dessus de mes forces !.Je suis trop malheureuse !.Je no peux plus !.Je ne peux plus i.Jeunnie en revenant, lu trouva encore prosternée, lu tête dans ses mains, pleurant à fendre l'âme.Elle s'arrêta, stupéfuite au milieu de In pièce.C'était une superbe créature de l'âge de Violette, à la physionomie d'une franchise et d'une droiture l'aies, \u2014Li! s'écrin-t-elle en patois gascon, idiome qu\u2019elle employait toujours vec Violette de façon à ce que nulle oruille étrangère ne puisse entendre leurs conversations j'en étnis sûre, Cebte mauvaise gale vous a encore joué quelques-uns du Ah ! si le grand diable d'enfer pouvait l'emporter ;.Quel débarras pour tous !.\u2014Tais-tol, dit Violette sans frrande colère, c'est la mère de teine-Murie.D'ailleurs, elle ne m'a rien fnit.C'est moi qui suis un peu nerveuse aujourd'hui.Le froid tn\u2019u saisie cet nprès midi au cimctière.Apres eeln, il faisait très chaud dans Ia salle à manger, \u2014 Dien ! bien ! interrompit Jeannie qui paraissait avoir tous les droits avec Mile de Laeroix-Mar- bourg, on vous connait toutes les deux ! Elle, avec sa dinbolique jalousie, Vous, avec votre douceur d'ange, ne vous plaignant jainais, Patience, que je vous dis ! dré est là ! \u2014Oui, tu us raison, mon cher, mon adoré André !.En voilà un qui est droit, et dévoué ct Lon ! \u2014Comine vous, comme ma marraine bien-aimée.Encore quelques mois, ma Violette chérie, ct André sortira de son Ecole centrale.Alors bonsoir, les autres, ce que nous nous cnvolerons, tous les pauvres oiseaux d'iei ! An- Violette devint rose comme lu flamme qui dansait dans l'âtre.Son joli nez, aux fines narines se dilatu imperceptiblement ; ses lèvres tremblèrent un peu, inais surmontant aussitôt cette éinotion, elle dit : \u2014Il ne faut pas compter là-dessus.\u2014Pourquoi ?, demanda Jeannie en abandonnant tout à coup le petit pied qu'elle déchaussait.\u2014Parce que nous ne sommes pas riches.Et avant que le travail d'André puisse suffire à toute une maison, 11 faudra voir.\u2014Et le père Lemarchand, donc ?Est-ce qu'il ne sera pas là, pour un coup ?\u2014On no pout guère espérer qu\u2019il s\u2019occupera de mon frère, \u2014C'est bien ce qui vous trompe, ma Violette.Il vous adore.Je l'ai entendu dire à M.Bussus, il n\u2019y a pos longtemps : \u201c Mile de Lacroix-Marbourg est) ry la créature ln plus parfaite que j'aie jumais rencontrée.Elle élève Reine-Marie comme une mère véritable ne ferait pas mieux.Si elle arrive, comme jo l'espère, à donner son cœur eb son caractère si élevé à tu petite-fille, In reconnaissance de mm vie entière lui sera acquise.\u201d Violette soupira, Elle pensait à ln haine de Laure, si puissante sur l'esprit de son père.Cette linino n'anuihilerait-clle pas toujours Ia bonne volonté du riche verrier vis-à-vis d'André.C'était à craindre.Suns cela évidemment, M.Les marchand se füt occupé du jeune home, à su sortie de l'Ecole cen- traite, Ft avec l'intellironce, la volonté, In Force de travnil d'André, ils cus- sent pu, en effet, le Frère et ln sœur, vivre heureux, avec Jeunnic, et se soustraire au joug de douleur, d\u2019hu- wilintion et de honte que leur iur- posait In marquise.Violette muintenaut était couchée, Jeannie bordait ses draps, rele- Vait ses orcillers, lui prodiguait toutes sortes de soins avec une tendresse infinie, nne sollicitude que rien, depuis qu'elles sentaient et comprennient toutes les deux, n\u2019avait altéré ou atfuibli, Lille étaient, en cffot, vis-à-vis l\u2019une de l'autre dans une situation peu commune.Par un fait bizarre, et surtout une charité extraordinaire de la défunte duchesse de Lncroix-Mar- bourg, elles étaient sœur de lait toutes les deux.Mais ce n\u2019était point In mère de Jeannie qui, en nourrissant Violette, avait eréé ce lien, L'opposé s'était produit, Un jour, en effet, toute uno tribu d'Espagnols était arrivée au châ- tenu de Mitarra, en Gascogne.C'était au mois ce septembre, et ils venaient se louer pour la vendange.À cette époque, les bois qui entouraient le château regorgeaiont de chumpignons.Les Espagnols firent comme les gens du pays et allèront en ra- Masser, Mais, peu fmniliers avec les espèces gusconnes, ils se tromptrent, cueillireut, puis mangèrent de faus- ges oranges, ct pendant la nuit ils moururent.lous excepté une pauvre petite créature, âgée do quelques mois à peine, et que l\u2019on trouva, au matin, pendue au sein rigido ct glacé de sa mère.La jeune duchesse de Lacroix- Marbourg déclara qu\u2019elle élèverait l\u2019orpheline, seule épave de tous los siens.Elle fit aussitôt cherchor une nourrice aux alentours de Mitarra.Mais, chose singulière, dans un pays oùl'\u2019on ne voit les femmes.qu'avec deux ou trois enfants pendus nux jupes et un autre sur les brag, on ne put sen procurer aucune.Violette venait d\u2019avoir un an.Elle était superbe, Alors, lu duchesse cut une de ces inspirations comme il en vient seulement aux anges dans le ciel, et à certaines créatures d\u2019élito sur terre.Elle so dit : \u2014Ce que je domandais à une autre pour de l'argent, je lo ferai, moi, par charité, car l'enfant souffre et mourrait sans eela.Dieu me payo- ra en bénissant ma fille, Et Violette, forte et belle, fut sevrée.Et, dansles bras aristocratiques de cette fille des vioux ducs gascons, ln petite Espagnole, l\u2019enfant de ln pauvreté, de la misère ot do l'abandon, prit sa placo.Lt Dieu bénit, cn effet, la duchesse de son acte sublime, car jamais dévouoment plus absolu, tandresse plus passionnée, céeur plus affec- T.A IRIBUNE \u2014\u2014 tueux ne se vit, semblable à ce que fut Jeannie pour sa sceur de lait.Ello reçut la même éducation que Violette, et longtemps elle fut vêtue comme elle, Mais rien, ni lu volonté de Violette, ni même colle de la duchesse, n\u2019empêcha Jeannie de rendre i sa sœur de lait tous les services, tous les soins imaginables.Elles avaient cu une femme de chambre d'abord, plus tard une institutrice qui les accompagnait partout ; mais, toujours et cn toute circonstances, c'était Jeannie qui servait Violette, qui la coiffuit le matin, qui la déshabillait le soir, qui ne l'eût jamais Inissée endormir sans la porter dans son lit, ln couvrir de baisers, veiller sur clle tomme sur le plus précieux des trésors.Et lorsque lu duchesse Anne de Lacroix-Marbourg mourut, à la naissance d'André, désespérée, car son mari avait dissipé Ia fortune do ses enfants, quand en pleurant elle supplia ga belle-scœur, ln marquise de Plessis Saint Lue, de veiller sur su fille et sur son fils, an fond de son cœur aussi labouré que celui do la Vierge mère ct martyre, il y avait une potite lueur d'espé- Tance : il y avait Jeannie !.En effet, elle la connaissait, et simplement, avant de rendre le dernier soupir, clle lui dit : \u2014Ne quitte jamais Violette, aimo-là, protège-là.lt s\u2019il le faut, donne-lui ta vie | Et Jeannie, sans phrases, avait répondu : \u2014Vous serez obéie, marraine ! Ces quatre mots avait sufli pour que Mme de Lacroix-Marbourg g'endormit moins désespérée,de son dernier sommeil.Jamais, en effet, le dévouement de l'Espagnole ne s'était démenti un seul instant.Irrésistiblement belle, elle avait inspiré des passions brûlantes, ct trouvé des partis superbes.A tous, elle avait répondu : \u2014Jo ne me marierai que lorsque mademoiselle n'aura plus besoin de moi.Et ello estimait toujours, mêmo avec M.Bordier dont l& nature douce ct loyale lui nvnit évidemment fait une profonde impression, que cc moment n\u2019était pas encoro venu.En cffet, l'existence de Violette auprès de Laure, jalouse do su beauté, de sa distinction, cle sa naissance, do si fine silhouctte de pa- tricionne, si admirée partout où elle allait, était un supplice dejtous les instants.Si elle l\u2019eût voulu, son cousin, dont elle était à coup sûr ln plus grande aflection, l'eÂt protégée, soutenue, elif exigé pour elle les respects ct les égards auxquel avait droit la vic très pure de lu jeune fille.Mais Horace ne voyait rien.Il n'avait de regards que pour ses parchemins et ses chartes.Or, Mlle de Lacroix-Marbourg avait une délicatesse trop grande, une dignitée trop vraie, pour attirer par une seule de ses plaintes un nuago entro le marquis et sa femme, Elle pleurait seule, quand on ne la voyait pas.Elle pleurait ses rôves ensevelis ; sa jeunesse éternellement sacrifiée et solitaire ; les humiliations perpétuelles qu'il lui fallait subir.Elle les pleurait amèroment, profondément, avec des révoltes ct des regrets cuisants.Mais dès que la porte de sa chambre s'ouvrait et qu\u2019elle en franchissait le seuil, la vaillante fille reprenait son calme, sa froideur de glace, son apparente indifférence.Au milieu de cet océan d'amertu- \u201cTme, Jeannie seule - l\u2019avait consolée, \u201c surtout on l\u2019aimant, ans NT ir.AR \u2018Violette ne se plaignait pas plus avec elle qu'avec les autres, mais là, du moins, elle se sentait aimée, aimée au delà de tout.Afin de ne pns \u2018introduire une étrangère aux yeux malveillants, auprès de son idole, Jeannie la servait encore plus depuis le mariage d'Horace qu'avant.Mais Violette avait exigée qu\u2019elle ne fût ni traitée, ni considérée comme une femme de chambre.Elle avait conservé sn inise de fille pnuvre, mais d'éducation parfaite ; elle nangeait à part, avec M.Bussus souvent.Lt c'était elle, depuis quo l\u2019instraction de Reine demandnit plus de soins, qui secondait Violette duns cette tâche diflicile, ct, il faut le dire c'était Jeannie, ayant ses brevets, qui don- nnit à Reine les lecous les plus arides, les plus difficiles, v \u2018 1 Après le départ de ses hôtes, Mme de Plessis Snint Luc était restée seule au salon.Enfouie dans un fauteuil, le vi- sege dur et les sourcils rapprochés, elle paraissait plongée dans de profondes réflexions.Les minutes {passèrent rapidement ainsi.Mais le feu de In grande pièce en g'éteignant mit autour de lu marquise une atinosphère de froid qui ne tarda pus à l\u2019éveiller de ses rêves, Elle sonna.\u2014Où est M.le marquis ?de- manda-t-elle au valet de chambre, accouru à l'appel impérieux du timbre.\u2014Je crois que M.le marquis a accompagné ces messieurs, répondit le domestique.\u2014Vous n'en êtes pas sûr ?\u2014Non, madame la marquise, \u2014AlÎlez vous en informer.Voyez en méine temps où sont ces demoiselles, ma fille et ses deux institutrices.Puis vous reviendrez me le dire.Par un raffinement de méchan- cete, Laure aftectait souvent de placer Violette et Jeannie sur le même pied.Au bout d'un quart d'heure, le valet de chambre apparaissait de nouveau, \u2014Mlle Reine-Marvie est couchée, dit-il, Mlle Jeannie est avec elle.Mlle de Lacroix-Marbourg est partie sur ln route avec les hôtes de Mme In marquise.M.le marquis et son secrétaire sont avec elle.Personne n'est encore de retour.Le visage impérieux de Laure eub unc atroce expression de contrariété ot de colère.Elle ouvrit la bouche pour crier son indignation, sa jalousie, pour éclater en reproches cruels contre Violette, contre Horace.Le sentiment de sa dignité fut heureusement plus fort que sa pus- sion ob sa rage, Llle pinga ses lèvres minces et dit : \u2014C\u2019est bien, laissez-moi ! \u2014Madame ln marquise n'a pas d'ordres à donner ?Laure hésita ; puis, tout à coup décidée, elle dit : \u2014Si, prévenez Pauline de venir me déshabiller, Tandis que le valet de chambre disparaissait par uno porte latérale, Mme de Plessis Saint Luc se levait et se dirigeait vers son apparte- meet particulier.Les pidces qui le composaient étaient splendides, comme du reste tout co qui touchait à la personne de la richissime Laure.( A continuer) >= Trop de calme et d\u2019impartialité rend impropre à l\u2019action politique : Les philosophes.conseillent les réformes : ce sont les tribuns qui les .obtiennent.Epovanp HERVE, Sr-CÉSAIRE.\u2014 La scmaine der- nitro, unc bonne vieille damo de co village, épouse d\u2019Onésime Messier, commettuit uno imprudence qui-lui coûte cher.Sans prendre garde a une petite écorchure qu\u2019elle avait nu doigt, elle se servit de sa main nue pour étendre du vert de Paris sur ses jardinages, La blessure par- tagen donc la dose de poison avec les légumes.Dimanche dernier, la malheureuse victime, dangereusement malade de cet empoisonnement, était recommandée aux prières des fidèles, LE L'ANGE-GARDIEN\u2014La mort semble voir choisi cette paroisse pour le théâtre do ses exploits.Depuis quelques mois, les weilleures fainil- les y prennent tour à tour le deuil sous ses coups douloureus.Il y a environ une semaine, M.Rémy Beaudry, maître de poste et citoyen Lien estimé de cotte purois- se, succombait après une longue maladie.Entin, jeudi dernier, M.Augustin Noiseux expirait à lu suite d'une maladie de fièvre.Cultivateur intelligent et labo- ricux, honnéte citoyen, bon pere de famille, chrétien fidèle, M.Noiseux emporte en mournnt l'estime et les regrets do toute notre population.Il laisse pour le pleurer unc épouse ct dix enfants.#2 * Sr-Auné.\u2014 Les élèves de l\u2019Académie Commerciale, de St-Aimé, sont entrés en vacance, le 22 courant.Samedi matin, eut lieu on séance solennelle, la distribution des prix.Le Révd M.Godard présidait ayant à ses côtés les Révds E, Messier, vicaire, ct J.B.Nadeau, Écel.Plusicurs notables du village et beaucoup d'étrangers étaient pré- scnts.\u2014Dimanche soir, une jolie fête réunissait les membres de la fanfare de St-Aimé dans leur salle d\u2019exercice.Quelques généreux cituyens avaient ouvert une souscription en faveur de notre corps de musique et offrirent un montant considérable pour encourager nos jeunes mu- sicicns.En même temps on fit cu- deau de deux superbes fnuteuils à M.J.B.Carreau, professeur de musique et directeur de la fanfare, en reconnaissunce de ses services, Une adresse [ut lue par M.Ls Archambault, ct les objets présentés par M.P.S.Simard.Plusieurs discours furent prononcés par les Révd E.Messier et J.B.Nadeau, Révd Frere Antoine, MM.A.Durocher, N.P., P, Gagner, M.D, P.Bélanger, maire, et J.B.Bélisle.M.J.B.Carrcau, rempli d'émotion, trouva des accents fort éloquents en remerciant les bienfai- tours de l'institution.\u2014Ln sortie des élèves du Pon- sionnat des Révdes Sœurs de la Présentation v eu lieu mercredi, \u2014 Notre villuge était en liesse, mardi et mercredi, à l\u2019occasion de ln visite pastorale de Mgr Decelles, évêque de St-Hyneinthe.La suite de Sa Grandeur se composait du R.P.Couture, 0.S.D., et des RR.MM.L Guertin, professeur nu Séminaire do St-Hyacinthe, et À.M.Daoust, secrétuire de In visite.Mercredi matin, Sa Grandeur administra le sacrement de confirmation à 150 garçons et filles, M.ct Mmes François Godbout étaient parrain et marraine des confirmés.\u2014L'épouse du Dr Laviolette, de Montréal, est en villégiature à St- Aimé avec sa famille, chez son frère le seigneur G, Drolet-Massuo.*.* Sr-HucuEs, 26 \u2014 Après plusieurs heures de pluie ct d'averses fréquentes, la journée de dimanche dernier semblait devoir finir pour nos paroissiens sans incidents bien remarquables quand, soudain, alors que le soleil avee d'intinies diffieul- tés percait la nue ct ullait verser quelques uns de ses rayons d'or sur un inoubliable tableau.Un très digne puroissien, M.Ig.Rousseau, jeune encore puisqu'il n'avait que soixante ans, un de ces homines robustes d'apparence com- inc les ormes séculaires à l'abri desquels il se reposait quelquefois de ses rudes labeurs quotidiens, cet home, dis-je, remarquable par un courage à toute épreuve, fut frappé au cœur d\u2019un mal qui semble contagieux et qui n'en est que plus cruel.LA, se inissant choir tout à coup sur lin galerie qu'il voulnit traverser, il n\u2019eût que le temps de dire \u201c je tombe, j'étoufis.ù moi.mon Dieu : !! Deux ou trois minutes plus tard, si tête reposuit sans vie sur les genoux de su compagne éplorée, tandis que ses fils éperdus allaient chercher les secours de In science impuissiute ct du prétre qui n'eût qu\u2019ib consoler des pauvres ailligés se tordant duns les affres d'une douleur bien facile à comprendre.Si les sympathies humuines pouvaient en de semblables instants donner un brin de consolation, la famille Rousseau nurait dû bénéti- cier larrement de celles qu'on lui prodiguait, mais, hélas ! notre pauvre nature se rcfuse involontairement trop souvent à ces consoln- tions ct le cœur préfère saigner ot pleurer en silence, On a su respeeter pareille douleur, aussi, ce fut dans un religieux silence qu\u2019une foule des respectables citoyens, tunt des paroisses environnantes que de St-Lugues méme reconduisit à sa dernière de- meuro, le bon, l\u2019excellent père Rousseau.L'orgue touché pour In circonstance par Mme Dr Lufrenière de St-Simon, répandit ses flots d\u2019harmonie duns cette toujours belle église paroissiale, qu\u2019elle soit tendue de noir ou revêtue de ses plus brillants ornements, Lit, quelle émotion que d'entendre la voix sisolen- nelle et toujours si belle du vieux pasteur, les chants graves d'un chceur puissant et eclui toujours si doux, si apprécié de M.le protono- taire Beauregard, de St-Ilyucinthe.Quand le deuil est général comme en cette occurrence quand de diverses fuyons on donne les marques extérieures des plus vives sympathies qu\u2019on éprouve, soit en arborant à mi-mât le drapeau national, comme le fit M.le maire Brodeur, ou cn redoublant de zèle vis-à-vis des aflligés, il semblerait que la terrible épreuve fut plus acceptable.Toutes ces consolations ont été prodiguées à la veuve et aux chers orphelins.Puissent-elles leur avoir rendu moins amère la séparation.Sursum Corda.UN Am Vordeau &Lajois Rue Piéte ST-HYACINTHE, Biees de Giusembre, \u201cSODAS et Limneurs de femmerance Uropriétaires\\do l\u2019Kou =Minérale - \"EXOELSIOR En venant voir le bean choix de Rooks D'ENFANTS Ch de JEUNES FILLES, importées directement de Nrw- * Vouk, chez TRAHAN & MeNULTY, n\u2019ou- Lliez pas do demander le fouillet des modes de juillet, Elles sont tout à fait jolies, 84e Regiment Lt.-Gol.DENIS, ot % * COMMANDANT Dz 0rire A Regiment Les exercices yéguliors pour le Drill Annuel du Régimeut, se feront tous les mardis et vendredis à 74 Lrs.p.m.au terrain de l\u2019Aendémie Gironard.Lu fanfare du régiment paradera aussi, tons les mardis, en uniforme.St-Hyacintbe, 13 mai 1901.Par ordre, T, J.BOUIGEOIS, Capt.-adjudant.Terrain a Vendre Au Village de La Providence, un en placement de 240 sur 300 pieds, S'aîresser à O, CILALIFOUX, St-Hyaeinthe, AE, M.O.Davip & CIE Maison à la Mode ! \u2014 HARDES FAITES D'avance et sur commande, Assortiment complet de.Tweeds et Fournitures 84-86 rue Si-Simon, Placedu dfarché ST-HYACINTHE.J.EDMoNL Gosseuix.tuilieur.Ad VENDR SE Tn Piano carré, S15, Un Pinno carré, $25, Un l\u2019inno carré, presque neuf, $125.Kodnk, contenant négatifs pour 100 expositions, $10 S'adresser uu bureau de La TRIBUNE, Simard & Godbout MEUBLIERS 252-254 RUE CASCADES 3Loc DropEUR ST-HYACINTHE Assortiment complot et choisi de Meubles do toutes variétés de patrons et fore mes pour Salon, Sallo à Diner, Boudoir, Chambre à Coucher et Cuisine.,.CANAPÉS, CHAISES, OHIFFONNIP®RS, COMMODES, SIDEBOARDS, SOFAS, TABLES, ETC.ETO.Afeubles sur!commande à court délai.Réparations faites avec soin ENGINS ET BOUILLOIRES Depuis 3 forces jusqu'a 100, \u2014 LES \u2014 ENGINS et BOUILLOIRES DE E.LEONARD & SONS ont torjours remporté les promiers pri à toutes les Expositions au Canode ot à l\u2019étranger et sont reconnus los muilleurs et les plus parfaits.Ces ENGINS ET BOUILLOIRES sont en ncier et sont vendus garantis Sous tons los rapports, n grand nombre sont en usage à St- Hyacintho ot dans le district, et donnent pleine satisfaction.Los prix sont plus bas que ceux de nimporte quelle autre maison, Pour informations, écrivez à A.DENIS, \u201cLA TRIBUNE\u201d Agont pourlo distriot de St-Hyacinthe LA TRIBUNE cst publiée et imprimée par A.Denis, domicilié en les cite et district de St-Hyacinthe.Ce journal est imprimé coin «es rus Mondor et William, cité de St Hyacinthe LATE: mots Tk "]
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