La Tribune : journal hebdomadaire, 18 octobre 1901, vendredi 18 octobre 1901
[" JOURNAL HEBDOMADAIRE Vor.14 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ À ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : UN (Ch eeeenninennnn.$1.00 G mois.vavsens 0.50 ANNONCES lore Insertion (Inligne).vu 10e insertion subséquente (la ligne).5o Annonces à long terme à prix modérés A.DENIS, Directeur-Propriétaire.Sr-IlyacIstue, 18 Ocrosie 1901 Lo demande en invalidution d'é lection contre M.Wilmot, député de Queun's-Sunbury, nu parlement d'Ottawa, à été renvoyée lundi.LP M.Chs E, Dubord, manufacturier, n définitivement posé sn candidature dans le comté de Québec.Inutile d'ajouter que M.Dubord se présente counmie libéral.LL M.Cléophas Blouin, industriel, a accepté la cudidature libérale à Lévis, Le Svleil croit qu\u2019il seru élu par acclamation Le Dr Rémi Rinfret, de Québec vient de mourir, C'était un des meilleurs médecins.Il à représenté la division de Québec Centre à l\u2019Assemblée Législative, conune libéral.x, Le gouvernement du Manitoba étudie en ce moment un projet pour angmenter le nombre des députés à ln législature.On dit que le chiffre de In représentation sera porté à 45 membres.La ville de Winnipeg en gugnerait un.> Nous savons de bonne source que dès cetto première année, G68 _municipalités scolaires ct 80 couvents et écoles indépendantes ont manifesté à l'Hon, M.T'urgeon, secrétaire de la province, le désir d\u2019utiliser Mon Premier Livre.Il ena été distribué 95,297.> Les recettes du gouvernement fédéral, pour les trois premiers mois de l\u2019année fiscale, et découlant du fait des dounnes, ont été de $8,- 035,094, soit un demi million de plus que pour les trois premiers mois de l'an dernier.Pour le mois de septembre seul, l'augmentation a été de $282,810.\u201c> Le Free Press, d'Ottawa, constate que l'instruction populaire a fait des progrès considérables dans In province de Québec depuis Mer- cior.C'est co grand homme d'Etat, dit-il, qui a donné l'élan.Notre confrère félicite le gouvernement de Québec d'avoir institué la gratuité des livres, *x De I'Echo de Manitoba : « Sir Wilfrid Laurier n été l'objet de nombreuses et chaleureuses ovations à Winnipeg.\u201c En dépit de l'attrait que présentait le cortège royal, la curiosité de la foule ct sa sympathie à l\u2019égard du premier ministre s'est mu- nifestée d\u2019une façon remarquable.\u201c Nous nous réjouissons de cet hommage si spontané, qui prouve à l'évidence l'estime en laquelle con- er vateurs comme libéraux tiennent snotre premier ministro,\u201d > * + ST-ILY ACINTHE, Que, VENDREDI 18 OCTOBRE 1901 L'Hon.M.Fielding, Mlle Fielding et lady Laurier sont allés visiter l'exposition de Buffolo, sune- di, Le soir, M.Buchanan, directeur général de l\u2019Exposition, leur a offert à diner, x * Ottawa, 12.\u2014Le Cilizen publie ce matin Une dépêche disant que le rappel de lord Minto est probable.Lu cause, d'après ce journal, sernit le refus du gouverneur de siver le maire Préfontoine et le maire Parent.Dans les cercles politiques à Ottawa on ne croit pas aux bruits de rappel de notre gouverneur.* Une note de /'Erènement : « L'Hon.M.Gouin ne pouvait débuter daus su carrière ministérielle de façon plus opportune et plus populaire qu\u2019en allant visiter personnellement le domaine dont l'administration lui est confiée.Après le nord de Montréal, il a voulu voir celui de Québec; l'an prochain, on le retrouvera tout probablement pérégrinant dans la Mé- tapédia et la Gaspésie.#,+ Ottawa, 12,\u2014Après une réunion préliminaire entre l\u2019Hon.M.Sifton ministre de l'Intérieur, et :es liono- rables MM.Haultain et L, À.SiE- ton, délégués du gouvernement des \u2018Lerritoires, qui sont venus ici pour discuter les propositions tendant à accorder l\u2019autonomie provinciale nux Territoires, il a été convenu d'attendre le retour à la capitale de M.Laurier, qui devra assister à In conférence.Inutile de dire que des questions d'une importance capitale pour l'élément francais et catholique des Territoires seront discutées i cette réunion.Il s'agira d'éviter une répétition de ce qui est arrivé au Manitoba, non-seule- ment dans l'intérêt de la minorité, mais de lu paix et du bien-être du pays eu général, *,+ Ottawa.\u2014La Gazetle Oficielle u publié samedi l\u2019état financier dn Canada au ler octobre 1901, couvrant les trois mois de l\u2019exercice en cours, juillet, août et septembre, et septembre séparément.Il y n eu diminution de la dette publique de $1,027,929.La dette nctto est de $266,361,263.Le revenu du trimestre pour le fonds consolidé à été de 513,545,- 519, une augmentation de 5790,- 437 sur le même trimestre de 1900.Ln dépense durant le trimestre de 1901 n été de 58,083,135 laissant un surplus de $5,465,354.Le revenu du mois de septembre 1901 à compte du capital a été de $4,731,456, Une augmentation de $190,380 sur septembre 1900: la dépense a été de $2,677,009 en septembre 1900, et de $2,720,152 en septembre 1901, une augmentation de $42,243.Lu dépense à compte du capital pour les deux trimestres.en 1900, a été do $2,046,991 et en 1901, 83,- 345,778, une augmentation de $1,- 298,787 cette année.La dépense du mois de septembre à compte du capital à été de $853.962 contre $1,279,435 l'année dernière, uno diminution de $425,- 473, Comme on le voit, le revenu continue à augmenter aussi bien.que los dépenses.+ * * Le devoir du moment Sous ce titre, nous lisons dans le Soleil : * Le gouvernement de l'Hon.M.Parent en appelle au peuple dans quatre comtés: Québec, Lévis, Drummond et Vaudreuil.La nomination des candidats an- ra lieu lo 24 octoore, ut le scrutin \u2014si toutefvis il y à contestation \u2014 aura lieu le 31.Ces élections particulières sont néçessitées par lu démission dus députés de ces quatre comtés, qui ont accepté des positions clevées, L'Hon.M.Nemèse Garneau, député du comté de Québec, à été appelé à remplacer feu l\u2019Hon, Dr Ross au Conseil Législatif.L'Hon.Chs Langelier, député de Lévis, a été appelé à remplacer feu I'Hou.M.Gagnon, comme shérif de Québec, M WA, Watts, député de Drum- moud, rempince M.Auger, régis- trateur, décédé à Montréal-Ouest.M.le Dr Lalonde, député de Vaudreuil, à été nonuné régistra- teur à Montréal-Est, Ce choix fait par lo gouvernement Parent, de MM.Langelier, Garnçau, Watts et Lalonde, est pour lui un titre additionnel à lu sympathie du public.À Lévis, surtout, on sacrifierait toute ambition, - même la plus lé- gitine \u2014pour ne pas créer des ennuis au gouvernement, tant on craindvait de lui faire regretter d'avoir donné la plus haute position sous son contrôle à Churles Langelier, ce vieux lutteur tant ni- mé des vioux et fidèles partisans.Aux élections dernières, trois députés de ces comtés étuient élus à l\u2019amnnimité, comme partisans du gouvernement de M, Parent : MM.Lungelier, Garneau et Lalonde.M.Watts cut de l'opposition, mais fut élu par une grande majo- rite.Ces quatre comtés devraient être laissés libres de rendre le même verdict unanime le 24 courant.Pourquoi pas ?Le gouvernement Parent n\u2019a-t-il pas accru ses titres à In confiance et même à ln sympathie de ses administrés par les succès toujours croissants de sa politique ?Ce n\u2019est pas notre intention d\u2019entrer en aucun détail dans le cadre de cet article.Nous y reviendrons.Qu'il nous suffise de demander à nos lecteurs de vouloir bien se rappeler ce que le Soleil leur a dit do temps à autre, mais surtout le surplus de recettes sur les dépenses, résultat si convoité, mais suns sue- cès, par tous les gouvernements qui ont précédé.Le personnel lui-même du gouvernement est un drapeau qui appelle sous ses plis tous les hommes bien disposés, qu'elle qu\u2019ait été leur allégeance politique dans le passé.Quel est l'homme sincèrement dévoué au développement matériel et intellectuel de notre province qui voudrait, -\u2014malgré les préjugés de partisunneric, \u2014 faire un meilleur choix que M, Parent, M.Dé- chène et M.Turgeon, à Québec ?Or, bn pense la même chose à Montréal, de MM.Archambault, Gouin ct Guerin, et de BI.Duffy, dans les Cantons de l'Est.Le district de Québec fera son devoir comme dans le passé.\u201d \u2014=\u2014=\u2014=\u2014>> PR La question de Terreneuve Dans une conversation avec un rédacteur du Globe, l'Hon M.Strat- ton, ministre dans le cabinet d\u2019Ontario, se prononce pour l'nnnexion de Terreneuve nu Canada, par raison de sentiment eb d\u2019intérêt.Cette annexion, tout en consolidant l'emn- pire, bénéficierait au Canada aussi bien qu\u2019à Terreneuve; mais, ajoute M.Stratton, uc bénéficierait-elle qu\u2019i Terreneuve, elle doit se faire quaud même.Terreneuve a uue population de 250,000 habitants ; elle peut devenir un marçhé important de consommation pour nos céréales, notre furine, nos Leurres ct fromages.Il y a trente ans, notre connn rev de provisions lui portait des produits canadiens pour environ $300,000; en 1900, ce chiflre était tombé à moins de $120,000.M.Stratton est d'opinion que l'entrée de Terreneuve dans ln Con- {fédération nous permettrait d\u2019améliorer nos grandes voies maritimes ; en plus, c'est un point stratégique qui serait aux mains du Canada, c'est-à-dire aux mains de l\u2019empire.Tandis que, dit-il, si cette ile est laissée à elle-même, elle pourrait, advenant des jours de gêne ou de mécontentement, s'éloigner de l\u2019orbite impérialiste, pour ge jeter, disons, aux bras des Etats-Unis, Muis, que fait M.Stratton de la question du French Shore, deman- dera-t-on ?Le ministre ontarien n\u2019en fait qu'une bouchée.D'abord, selon lui, elle n\u2019est pas un obstacle à l'annexion ; au contraire, elle est une raison pour hâter l\u2019entrée de T'erreneuve dans la Confédération.Si la question du French Shore peut être réglée, dit M.Stratton, elle peut l'être plus facilement par le Canada que par l'Angleterre ; car, ln France traiteru plus amicalement avec notre pays, dont la population est française pour le tiers nu moins, quavec I'Angleterre, ct ello se prétera plus aisément à des concessions aux Canadiens qu'à un compromis diplomatique avec les Anglais, Et, enfin, s'éerie M.Stratton, si le preblème du French Shore ne peut pus être réglé, s'il dovenait une cause de guerre entre l\u2019Angleterre et la France, nous serons en - gagés dans Je conflit, que l'Ile soit annexée ou non, Cette manière de voir est nouvelle eb on ne peut dire qu'elle ré- flète le sentiment public.Le peuple, la foule » toujours pensé, croyons-nous, qu\u2019il vulait mieux que le litige du French Shore fut réglé avant de fuiro entrer Terreneuve dans la Confédération.C'est encore le sentiment géné- ral\u2014La Patrie.Ottawa, 12.\u2014 L'Hon.M.Tarte mérite d\u2019être félicité d'avoir réduit les taux télégraphiques sur la nouvelle ligne du gouvernement à Dawson City pour le sorvice de la presse.Le ministre croit et avec |!\u2019 raison que si l\u2019on veut que cette ligne bénéficie au public, il no faut pas que les taux soient prohibitifs, il y a deux journaux à Dawson City et ils pourront maintenant publier des dépêches quotidiennes, Ce qui sera nouveau dans ce lointain pays.*,.l'Ordre de:St-Grégire- 16%Gra 2 No.25 Myr Antonini Boston, 11.\u2014 Le diocèse de Boston aura bientôt lu visite d\u2019un grand personnage de l'Eglise catholique.Mgr Antonini, sous-secrétaire d'Etat de In Papauté ct 'un des diplomates les plus distingués de lu hiérarchie.On ignore exactement le but eb le caractère do su mission ; mais on eroib savoir qu'il s'occupera en Amérique d'affaires concernant la Congrégution papale des Affaires ecclésiastiques extraordinaires, Il doit faire une tournée dans tous los diocèses américains.Boston e-b l'une des premières villes qu\u2019il visitera, Dès son wrrivée, Mgr Antonini aura une longue conférence avec le cardiral Martinelli, délégué apostolique aux Etats-Unis.Dans sa tournée à travers les différents diocèses, il s'occupern des Il observera aussi les progrès du catholicisme ct le fonctionnement du système des écoles paroissiale.Mgr Antonini est l'un des prélats les mieux renseignds qu'il y ait au monde sur lu politique de l\u2019E- glise ct sur l'administration actuelle du Vatican.Il est aussi le seul membre de In Congrégation des Affaires ecclésinstiques extraordinaires qui parle couramment l'anglais Depuis un quart de siècle ilu été un facteur important dans l\u2019œuvre de l\u2019Exlise et, en 1885, après de vains efforts tentés pur d'autres ecclésiastiques, il réussit à établir des relations diplomatiques entre la Chine et lo Saint Siege, 1] passera six mois aux Etats- Unis.Pendant son séjour à Boston, il sera l'hôte de l'archevêque Williams.intérêts de l\u2019Eolise en général.\u2014 \u2014 > Le Dr Borden, ministre de la milice, est parti pour Halifax, pour assister à la revue navale.*, »* Toronto, 15.\u2014 Une dépêche spéciale de Niagarn au Mail & Empire dit: \u201c Le major Maude, secrétaire mi= litaire de lord Minto, oppose lo dé« menti le plus formel à la rumeur disant qu'un sérieux différend est survenu entre le gouverneur géné« ral et Sir Wilfrid Laurier.*,* \u201c Halifax, N.E,, 15.\u2014 M.Blair a déclaré ici aujourd\u2019hui qu\u2019il ne connaît aucune friction entre le gouverneur et le cabinet canadien, ni d'aucune démarche du gouvernement canadien près le gouvernement anglais, in re le rappel de Lord Minto, par les autorités de Londres.» On assure que l\u2019Hon.M.Foster voudrait so présenter à York-Ouest pour recueillir le Fmandat de feu Clarke Wallace, mais que les chefs d'Ontario feront tout enffleur pouvoir pour écarter sa candidature, Il devient évident que M.Foster n'a plus de chances de rentrer dans arène parlementaire, .,.M CE Rouleau, rédacteur du Soleil, président général de l\u2019Unioù Allet, dans la province de Québeg, et organisateur d'une nouvelle 80 ciété de Zouaves Pontificaux - très florissante à Québec, vient : d'etre décoré du titre de Choyalier; ide\" i \u201d EEE AUX CULTIVATEURS Il est un point important sur lequel nous ne saurions trop attirer l'attention des cultivateurs.Nous voulons parler de l'exode des jeunes gens de la campagne à lu ville ct aux Etats-Unis.La plupart des fils de.cultivateurs, de nos jours, n'ont malheureusement aucun attrait pour la profession de leurs pères.Quelle en est la cause ou plutôt les causes?Avec un peu de réfiexion, il sera facile d'en découvrir.Posons d'abord cet axiome : on s'attache là où on se plaît.Or, que faites-vous, cultivateurs, pour rendre agréable à vos fils la vie d'agri- eulteur ?Avouez franchement que vous faites peu de chose.Y en a-t- il beaucoup parmi vous qui savez intéresser vos enfants aux travaux que vous leur faites faire, en leur expliquant pourquoi ils font telle chose de telle manière, en suivant telle méthode et non pas telle autre?Combien y en a-t-il qui envoient leurs fils aux collèges agri- goles, pour étudier d\u2019une manière pratique l\u2019agricuiture, l'industrie laitière et l'élevage ?Les envoyez- vous visiter les expositions, où ils puissent se rendre compte des progrès de l'agriculture et de l'industrie manufucturière ?Pour attacher vos fils à la culture du sol, il faut nécessairement leur faire aimer l'agriculture: or, vous ne la leur ferez aimer qu\u2019en autant que vous leur eu rendrez l'étude agréable, et le meilleur moyen pour y arriver, c\u2019est de leur mettre entre les mains des livres et des journaux qui traitent de l\u2019agriculture et d\u2019une manière pratique.Etudiez vous-mêmes avec eux, abandonnez la culture de routine at suivez les progrès qui se font, afin de cultiver d\u2019une manière payante.La routine est le grand défaut do nos cultivateurs, ct c'est ce qui empêche un grand nombre de réussir.Quand vos fils voient votre travail peu rémunéré, ils sont portés À croire que l\u2019agriculture ne paie pas, et alors ils songent à se fixer dans une autre carrière.Au contraire, s\u2019ils vous voyaient réussir et mettre la prospérité dans votre famille, ce que vous ne pouvez faire en suivant une culture de routine, ils changeraient d'opinion et ne demanderaient pas mieux que de marcher sur vos traces.Donc, amis cultivateurs, améliorez votre système d'agriculture, ct pour cela, ayez des journaux et des revues qui peuvent vous aider de leurs conseils, ct un peu plus d\u2019efforts pour retenir vos fils à la campagne ou les faire revenir, s'ils en sont déjà partis.Si vous réussissez à les retenir, vos filles no chercho- ront pas à partir, comme cola avri- ve malheureusement trop souvent ; elles resteront à In campagne pour égayer les foyers et devenir des épouses chrétiennes.AGRICOLA.Concours des races laitières, \u2019 à Buffalo Dans le concours des races laitières qui a ou lieu à l\u2019exposition -de Buffalo, ln vacho Canadienne est sortie vainqueur sur toutos ses concurrentes.Ont pris part au concours, les races : Canadienne, Guer- nesey, Jersey, Red Polled (Sussex), Ayrshire, Polled Jersey, Suisse, \u201cHolstein, Flamande (Dutch belted), .et Durham, Chaque race était re- \u201cprésentée par cinq vaches.\u2018Pour les trois semaines finissant le 17 septembre, le 24 septembre et le ler octobre, la vache Canadien- Ne est arrivée au premier rang avec \u2018les chiffres suivants : ; Première semaine: coût de le nourriture, $3.70; profits nets, $5,- \u201878; percentage des profits mets, A vu, a a LA TRIBUNE Deuxième semaine : coût de la nourriture, $4.10 ; profits nets, S6,- 34; percentage des profits nets, 154 37 \u2018Troisième semaine : coût de la nourriture, $4.13; profits nets, $5,- 44; percentage des profits nets, 13147 C\u2019ost un magnifique résultat, en faveur de notre vache canadienne, de nature à encourager nos agriculteurs à se procurer le plus possible des représentants de cette race.EN AFRIQUE Middleboro, Colonie du Cap, 11.\u2014 Le commandant Lotter, un rebelle de la Colonie du Cap, dont le commando, composé presque exclusivement de rebelles, à été capturé par le major Scobell au sud de Peters- burg, au commencement du mois dernier, a été condamné à mort Kitchener a approuvé la condamnation.hid Paris, 12\u2014Le Temps publie une lettre de Metz qui dit que les autorités allemandes expulsèrent, l'automne dernier, des agents recruteurs anglais.Depuis, des agents belges sont nrrivés à Thionville (Alsace-Lorraine) et essayent d\u2019enrôler des hommes avec l'approbation apparente de l'Allemagne.Beaucoup d\u2019Italiens ont accepté les offres des agents.Le correspondant du Temps ajoute que l'on ignore d'où vient l'argent dont se servent les agents recruteurs.Il cst en tout cas certain quils ne sont pas &' la solde du gouvernement belge.Londres, 12.\u2014M.Broderick, ministre do la guerre, a répondu à sir Charles Howard Vincent qui à offert do lever de nouvelles troupes et de faire n'importe quoi pour venir en aide au gouvernement.Dans sa réponse, le ministre de la guerre refuse les offres de sir Charles Howard Vincent, et fait en même temps un long exposé de la situation dans l'Afrique du Sud afin, probablement, de couper court aux criliques persistantes et ennuyeuses des journaux ministériels et des membrez du parlement qui disent que le gouvernement n\u2019est prs pressé de terminer la guerre.M.Broderick dit que, pour commencer, lord Kitchener a toujours reçu ce qu'il a demandé, et il ajoute : \"Nous avons deux cent mille hommes ct quatre cent cinquante pièces de canon dans l'Afrique du sud, et plus docent mille hommes que l'on forme dans le pays.Nous n'avons donc aucune difliculte a conserver les effectifs complets de de l'armée d'occupation, et en cas de besoin nous pouvons envoyer de nouveaux renforts avec la plus grande promptitude, Malgré celn, on semble croire à l\u2019étranger que nous ne pouvous terminer la guerre par manque d'hommes ou par défaut de mobilité de nos colonnes.\u201d M.Broderick ajoute que lo ministère de la ruerre fournit le nécessaire À trois cent quatorze mille hommes, intéressés directement ou indirectement dans la guerre, nourrit doux cent quarante-huit mille chevaux ou mulets et a toujours en réserve quatre mois de vivres pour les hommes eb les chevaux, Soixante-neuf colonnes mo- 'biles parfaitement équipées sont maintenant sur le théâtre des opérations, eb sans compter les animaux capturés sur les lieux, on expédie mensuellement dix mille chevaux dans l'Afrique du sud.e - Le correspondant du Times, à Bruxelles, dit que le second anni- vérsairo do la déclaration de guer- re:des deux-républiques de l'Afri- EE a que du Sudau Transvaal a été jugé par les reporters comme une excellente occasion pour aller demander son opinion sur l\u2019état actuel des affaires au président Kruger.M.Kruger n\u2019a pu les recevoir 4 cause de sa grande fuiblesse, et a grande confiance sur l'issue de la guerre, ++ Le Cap, I1.\u2014Le Cap Times se montre satisfait de la proclamation de l'état de siège dans les nouveaux districts, et dit \u201cNous croyons que l\u2019état de siège sera bien accueilli par les loyalistes dans les nouveaux districts où on va le mottre en vigueur.Son application ne cause pas le moindre ennui à ceux qui sont partisans du maintien de l'autorité royale et de lu rapide conclusion de la guerre.\u201cA la récente conférenco de sir Gordon Sprigg, chef du ministère du Cap, avec lord Kitchener, il a été démontré que l\u2019extension de l\u2019état du siège, dans toutes les parties de In colonie, était une nêces- sité absolue, Cela ne peut en rien effrayer les loyalistes.Seuls, les rebelles auront à souffrir des conséquences de leur abominable conduite pendant les deux dernières années, *,> Middleburg, 12.\u2014Deux jeunes cultivateurs qui s'étuientjoints deux fois aux Boers ont été pendus par les Anglais & Vryburg.Le commandant Lotter a été exécuté hier matin.hd Londres, 12.\u2014 Kitchener annonce la capture du commandant Schee- per., Londre, 14.\u2014Le \u201cTimes\u201d publie cette dépécho de Bruxelles : \u201cUne dépiche de Flushing au \u201cSoir\u201d dit : \u201cUn petit-fils de M.Kruger est arrivé ici avec d'importantes dépêches du général Botha et de M.Schalkburger.Certains de ces documents parlent de la correspondance échangée récemment entre lord Kitchener et M.Schalkburger, et du plan de campagne des Boers pour l'été.Le porteur des dépêches déclare que la situation des Boers n\u2019a jamais été aussi satisfaisante,\u201d =* + * Londre, 14\u2014Une dépêche de Johannesburg au \u201cl'imes\u201d dit : \u201cM.Brocksma, ancien procureur général du Transvaal, qui a été récemment convaineu de haute trahison, à été exécuté.\u201d *,* Londres, 1.\u2014Le correspondant du \u201cTimes\u201d, à Bruxelles, dit que, mardi dernier, M.Walmorans, qui demeure À La Haye, a été voir M.Kruger à Hilversum.Il dit que la santé du président est très déliente et que son état mental cst loin d\u2019é- satislaisant.> Middleburg, Colonie du Cap, 14.\u2014Le commandant Lotter, le rebelle du Cap, n été exécuté vendredi.Il avait été convaineu de sédition, de meurtres d\u2019éclaireurs nègres non armés, de meurtres de soldats en sor- vice, d\u2019avoir lait sauter des chemins de fer et d'avoir fouetté des sujets anglais et des Européens.Lotter a plaidé qu\u2019il était citoyen de l'Etat Libre d'Orange, mais on a prouvé le contraire.*, New-York, 14\u2014Le \u201cNew-York Tribune\u201d reçoit de son correspondant de Londres, la dépêche suivante : \u201cLa possibilité de représailles, de la part des Boers, relativement à l'exécution de la peine de mort contre les rebelles de Cap à Middle- burg, à Vryburg et ailleurs, est discutée par les militaires et les politiciens, avec des signes évidents d'anxiété.Lotter a été l\u2019un des chefs les plus désespérés des forces boers recrutées dans les districts hollandais de ln Colonie et sa capture a été promptement suivie d\u2019un procès en cour martinle et de la sentence de mort.D'autres procès sont commencés et déjà deux jeunes fermiers ont péri sur l\u2019échu- faud.\u201c Lu véritable raison d\u2019une pro- tlamation de la loi martinle dons lu colonie du Cap est done maintenant manifeste.Les autorités qui ont été victimes de trahison peu- dant deux ans, ont maintenant décidé d'en finir au moyen d\u2019uno sévérité sans merci, ct ont suspendu les formes ordinnires de la loi, afin de prévenir un soulèvement général de tous les hubitants sympathiques à la cause hollandaise.\u201c Lu question qui obsède muinto- nant l'esprit de tous les experts militaires est la conduite probable de Botha, Dewet et Delarcy et des autres commandants Boers.Vont- ils permettre à lord Kitchener de faire une différence entre les Boers et les rebelles du Cap et de pratiquer la peine de mort sur une grande échelle, comme un moyen d\u2019intimidation contre les partisans des Boers, afin d'empêcher ln révolte, ou bien vont-ils se venger en fusillant leurs prisonniers anglais, aulieu de les désarmer ct de les renvoyer ?Si les commandants Boers ordonnent lcs représailles, rion ne manquera plus à la guerre actuelle pour Ia rendre Ja plus horrible des temps modernes.Un fone- tionnaire u admis, hier, que le cas échéant, la dernière étape de la guerre serait une longue suite d\u2019horreurs.\u201d LP New-York, 14\u2014Le \u201c Morning Leader \u201d, de Londres, publie une lettre de M.Methuen, éditeur bien connu en Angleterre, qui a éeritun livre très remarquable sur la guerre.Cette lettre attire l'attention sur les points suivants : \u201c Les Bocrs ne paraissent pas plus faibles qu'ils ne l\u2019étaient il y iv Un an, \u201c L'été leur permet de reprendre offensive, Le théitre de ln guerre a été récomment énormément agrandi.Pour faire face à cette situation, il n\u2019y a qu\u2019un seul moyon : des renforts efficaces et nombreux, Mais, dit M, Metliuen, où les pren- dra-t-on ?\u201c Les forces régulières du pays sont absolument épuisées.\u201c Les vétérans de la yeomanry, de retour de ln guorre, refusent al- solument de g'enrdler de nouveau.La nouvelle yeomanry est, de l'aveu du gouvernement, inutile.Dès lors, il ne reste plus qu\u2019à prendro une des trois décisions suivantes : ou bien faire la paix avec les Boers, ou bien recourir au service obligatoire, ou bien provoquer un désastre national.\u201d = + * Paris, 14\u2014Le docteur Leyds, dans une conversation avec un rédacteur de \u201c I'Eclair,\u201d dit que les Anglais out eu l'amabilité de fournir aux Boers des fusils, des munitions, des chevaux et des vivres, Il déclarc que des miliers d'Afrikan- ders ont été conduits à entrer en campagne par les espions anglais et il ajoute que l\u2019on compte bientôt assister dans la colonie du Cap à une série d\u2019opérations heureuses pour les Boers, Le docteur Leyds dit encore que les Boers ont enterré presque tous leurs fusils ot qu\u2019ils no les déterreront pasavant d\u2019avoir épuisé coux que les Anglais viennent de leur fournir.On évalue à plus de dix-huit mille les Hollandais du Cap qui seraient maintenant sous les armes.ew + I DE SOUMISSIONS cachotées, adres- nées au soussigné et portant lu suscription \u201cSoumission pour appareil de chauflugo au magasiu militaire, Ottawa roront reçues à ce bureau jusqu'à vendredi le 18 d'octobre iuclusivement, ponr fournir et poser nn appureil de chuullage au magnusin militaire, Ottawa.Les plans ot devis pourront être vus nu ministère des \u2018lravaux publics, Ottawa.Î Les soumissious dovront être faites sur les formules imprimées qui seront fournies, et être signées par les soumis- sionuaires oux- mêmes.Chuquo soumission devra être accom- nagnéo d\u2019un chèque accepté par une anque incorporée pour tue somme égale à dix pour cent (10 pg) do son montant et fuit, à l'ordre de l\u2019honorahle mi- pistre des Travaux publics, Ce chèque sera confisqué si le soumissionnaire dont l'offre aurn été acceptéo refuso de signer le contrat, ou s'il no l\u2019exécuto pas iutégralemont.Si In soumission n\u2019est pas accoptée le chèque sera remis, Lo département ne s'engage accepter ni la plus basse ni aucune des soumis sions, Par ordre, FRED.GELINAS, Secrétaire.Ministère des Travaux Publies, Ottawa, & octobre 190L N.B.-\u2014 Nul compte pour publication de cet avis ne sera reconnn si telle publication n'a pas été expressément autorisée par le Ministére.\u2014 Des SOUMISSIONS cacletées,ndres- sécs an soussiguéet portant la suscription \u2018Soumission pour uno jetée à à la Pointe-au-Père,\u201d serout reçues à ce bnrenu jusqu\u2019à vendredi, lo 25 d\u2019octobre, inclusivement, pour In construe- tion d\u2019uno jetéo à Ja Pointo au-Père, comté de Rimouski.Qué: Les plans ot dovis pourront être vus aux bu:eaux de M.Ph.Béland, commis des \"Travaux publics, Lureau de poste, Québec, et de l'ingénieur résident, chambre 411, édifice de la banque des Marchands, rue St.Jacques, Mont- rénl; au bureau du muîtro de poste do Rimouski, ainsi qu'un ministèro des Travaux publies, Ottawa, Lies soumissions dovront être faites sur les formules imprimées qui soront fournies, et être signées par lessoumis- siounaires eux mêmes ; aucuue autre ne sera prise en considération.Chaque soumirsion devra être accompagnée d\u2019un chèque accepté par une Lunque incorporée pour Ia somme de sept mille piastres (57,000.00) et foit À l'ordre de l'honorable ministre des Tra vaux publics.Ce chèque sera confisqué silo soumissionnaire dont l\u2019offre aura 6t6 acceptée rofuso du signer lo contrat, ou s\u2019il uo l'exéeuto pas intégralement, Si la soumission n'est pus acceptéo lo chèque sera remis.Le Département ne s\u2019engage à nccep- ter ni In plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, FRED.GELINAS, Secrétaire, Ministère des Travanx Publics, Ottawa, 5 octobre 1901.N.B \u2014Nul compte pour publication (do cet avis no sera reconnu si tello publication n\u2019a pas été exprossémont auto- riséo par le Ministère \u2014 2E ES SOUMISSIONS cachetées,ndres- sécs au soussigné et portant la suscription : \u201cSoumission pour l\u2019installation intérieure du Magasin Militaire d'Ottawa,\u201d seront reçues à ce bureau jusqu\u2019à mercredi le 23 octobre .inclusivement, pour l'installation intérieure du Magasin Militaire à Ottawa.Les plans et devis pourront être vus ot des formules de soumission pourront être fournies an ministère dos \u2018Lravaux publics, Ottawa.Les soumissions devront être faites sur les formules imprimées qui seront fournies, et êtro signées par-les soumissionnaires eux-mêmes.Chaque soumission dovra ôtre accom- pagnéo d'un chèque accopté par une banquo incorporée, pourune sommeéga- lod dix pour cent (10 p.¢.) de son montant, et fait à l'ordre de l\u2019Honorable mi- nistro des Travaux Publics.Ce chèque seru confisqué si lo soumissionnaire dont l'offre aura été necepté refuse do signer le contrat ou s'il ne l\u2019exécute pas intégralement.Si le soumission n\u2019est pas acceptée le chèque sera remis, Lo département no s\u2019engago à accep- tor ni In plus basse ni aucune des soumissions.Par ordre, FRED.GELINAS, Secrétairo.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 9 octobre 1901.N.B.\u2014Nul compte pour publication do cet avis ne sernroconnu si telle publication n\u2019n pas été expressément autorisée por lo ministère, 4 VENDRE Un Piano carré, $15, oo Fiano carré, $25, n Piano carré, pres a presque nouf, \u2018 Kodak, contenant négatifs pour 100 expositions, S10, S'adresser au bureau de La\u2018 Tre- BUNE. Lu er rte er LA 1RIBUNE Douleurs Rhwmnatismales DUES A L'ÉTAT IMPUR DU SANG Sion néglige cela, le mal empirera et des résultats graves suivront \u2014Le Rhumatisme peut être qué- ri pour toujours.Du \u201cTelegraph\u201d, Québec: Le rhumatisme est une des nffec- tions des plus communes et en même temps une des plus douloureuses dont soit aflligée l'humanité.Il affecte les jointures et les muscles et il est caractérisé, même sous sa forme la plus simple, par une douleur constante et aiguë.Quand il s'implante dans les jointures et les muscles, la souffrance est déjà suffisamment forte et cuisante, mais quand il s'attaque aux organes vitaux, tels que le cœur, lu maladie devient une source de dangers ot duns beaucoup de cas, il y a eu des suites fatales.Les Pilules Roses du Dr Williams possèdent pour lu guérison de cette maladio des qualités qu'on ne rencontre dans aucun autre remède.M.Cyrus Lamond, un citoyen bien connu de Stadaconu, Qué, certifie des merveilleux pouvoirs curatils de ces pilules.A un reporter du Telegraph, il raconta l\u2019histoire suivante : \u201c Jus qu'à il y n environ trois ans j'avais toujours joui de lu meilleure santé, mais alors ie fus en proie à co qu\u2019on découvrit plus tard être un grave cus de rhumatisme qui mo faisait endurer do grandes tortures, J'essayai un grand nombre de remèdes supposés guérir ce mal, mais.aucun d'eux ne me soulagea Mon état semblait empirer constamment, ct alors jappelai un médecin, ais comme son traitement ue me faisait rien, j\u2019eus recours aux soins de deux autres médecins, mais eux aussi ne purent rien.Mon appétit m'abandonna ; mes forces s\u2019en allèrent petit à petit ; une de mes jambes était difformée et j'avais de continuelles couleurs.J'avais perdu l'espoir de ne jamais revenir à lu santé, quand, un jour, un de mes parents \u2018apporta une boîte de Pilules Roses du Dr Williams et w'engagen à les prendies.Il semblait avoir une telle confiance bans ces pilules que je résolus de suivre son conseil.Aujoud'hui je suis heureux d'avoir agi ainsi, car à l'aide de moins d'une douznine du boites de ces pilules, ln douleur qui me faisait tant souffrir est complè- \u2018tement disparue, et je me sens plus fortet en meilleure santé qu'auparavant.Je dois) cela aux$Pilules Roses du Dr Williams et j'engage fortement ceux qui souflrent de cette Façon À les essayer.\u201d L'expérience a démontré quo les Pilules Roses de Dr Williams sont sans égales pour reconstituer le sang cb restaurer les nerfs.C\u2019est le pouvoir qu\u2019elles ont d'agir directement sur le sung et les nerfs qui permet à ces pilules de guérir des maladies telles que le rhumatisme, sciatique, névralgie, ataxie locomo- trico, paralysie et toutes les maladies ordinaires du sang et des nerfs.Ces pilules sont vendues chez tous les marchands do romèdes, où on peut les avoir par la poste, franco, à 50c.la boite ou six boîtes pour 82,50 en s'adressant à la Dr Williams Medecine Co.Brokville, Ont \u2014#e-=- \u2014\u2014 Boulangerie & vendre Pour cause de santé, un empla- coment avec biitisses ct une belle boulangerie, pas de compétition.S'adresser à MEDERIC ALLARD, St-Louis de Bonsecours.OX DEMANDE.Une importante maison de gros désire établir uno branche nu Canada et a besoin d'un 6 Tant.Salaire 8150 par mois et proîts extra.L'applicant devra fournir bonnes références ct avoir $1,500 à 32,000 comptant.Adressez Surintondant, P- 0.Box 1151, Philadelphia, Pa.ft.! Est-il permis au clergé de fumer ?C'est une question qui occupe pour le moment les journaux anglais.Après avoir fait ressortir les Usages à ce propos en Angleterre, on s'occupe de ce qui se passe dans les pays latins.Il n\u2019est point interdit au clergé catholique de fumer, mais aucun prêtre, en Europe, ne fumerait en publie.L'habitude de fumer ou de priser à été réprimandée par quelques papes, même par des bulles émises expressément à ce sujet.En 1827, le pape Benoit VII déclara annulées toutes ces bulles, pour la simple raison quo Sa Sainteté était un grand fumeur.Léon XIII ne fume pas; mais on dit qu'il prend quelquefois très volontiers une petite prise.Pie IX, par contre, était un grand fumeur, Sa Suinteté offrit unc fois, à un grand seigneur qui lui faisait visite, un cigare que elui-ci refusa.Alors Pie IX de lui faire remarquer avec une douce ironie : \u2014Ce n\u2019est point un vice, car s\u2019il en étuit ainsi, vous fumeriez sûrement.* % Mariez-vous ! C'est le conseil que le burean fédéral de statistique de Genève donne aux célibataires récalcitrants ! Des relevés démographiques rigoureusement établis par ce bureau il résulte, en effet, que la mortalité est sensiblement moins grande parmi les gens mariés que parmi ceux qui ont persévéré daus le célibat, On à même remarqué que les veufs perduient rapidement l\u2019espèce d'immunité que lour conférait antérieurement l\u2019état de mariage.Done, wariez-vous, si vous êtes célibataire, et remariez-vous si vous êtes veuË.C\u2019est le seul moyen de vivre longtemps ! \u201c.* - \u2014Il y a un mot dans la langue française qu'on prononce toujours mal.\u2014Lequel ?\u2014Le mot MAL.2 Au cercle.\u2014Oh ! monsieur, l'amusante histoire que vous nous avez contée hier, sur cet âne, vous suvez bien.\u2014Etait ce si drôle, en vérité ?\u2014Oui, désopilant ! A tel point que je ne peux plus voir un âne snns penser à Vous.* Querelle de ménage, Elle \u2014 Quand je t'ai épousé, je ne nie doutais pas que tu fusses aussi bôte.Lui \u2014Le fuit de t'avoir deman- dù cn mariage aurait dû pourtant t'ouvrir les yeux.+ Un immense choix de Flanellet- tes, Comfortahles, Couvertes de laine et Flanelles chez BERGERON & SICOTTE.A vendre Voitures et corbillards à très bas prix.Jos.CORMIER coin des rues Piété ct Williams, St-Hyacinthe Tell.173 Terre & vendre A St-Ephrem d'Upton, appartenant aux héritiers Armstrong, de 5 arpents sur 20, dont 70 en culture, le reste en bois debout, avec une maison et grange sus construite, à dix arpents du village d'Upton.Conditions faciles.Pour plus amples informations s'adresser au soussigné, au village d\u2019Upton.P.FArarp, N.PA louer Une boutique de forge avec tous les outils nécessaires, aussi uno maison sur le même terrain.Possession immédiate ou à l'automne, Conditions faciles, S'adresser à J.M.Palardy 274 rue Girourrd St-Hyacinthe TELEPHONE BELL PRIMER, LA TR os Air vis HMS Imnressionsz ommerciales de toutes sortes e M Ld ar wir NY FX HR SPECIALITE : Is Impressions en Or \u2018et en Couleur, 23 at Attention spéciale aux Commandes par la Malle et le Téléphone.Tout Ouvrage est fait avec Soin, Promptitude ct à Prix Modérés.Grand Choix de VIGNETTES Religieuses, Commerciales et autres.nt; Batisse du Grand Hotel, Rue MONDOR, coin see.ST-NYRGINTHE.A.DENIS, prop.Letravirante Underwood SANS \u2018THE UNDERWOOD Teriture Visible, Vitesse sans Bgale, Blignement Porfait, \u201c L'UNDERWOOD \u201d est Ja seule machine dont l'écriture est absolument visible du premier au dernier mot.Elle est venduo avec son Tabulaire, le soul pratique, ot sans augmentation de prix.En vonte nu Bureau de La Tribune, ENGINS ET BOUILLOINES Depuis 3 forces jusqu'a 100, \u2014 LES \u2014 ENGINS et BOUILLOIRE BE E.LEONARD & SONS ont torjours remporté les premiers rs À toutes les Expositions au Cano-! Laine.25 30 \u201c filée, lalb.60 65 Savon \u201ca.6 10 VIANDES Bœuf, la lb.80 8@010 \u201c 100lbs.6 00 6 50 Pore frais, la lb.10 12 Lard salé \u201c \u2026 10 12 Pore frais, 100 lbs.850 9 00 Mouton jeune, quart.80 125 VOLAILLES ET GIBIERS Dindes, le couple.@ Poules, \u201c« .50 55 Poulets, ce.45 50 Pigeons, \u201c .15 18 Perdrix, «.\u2026.\u2026.00 00 GRAINS Blé, le minot.$1 00 @ 1 25 Bléd'inde « .60 70 Avoine, \u201ceen.38 40 Sarrazin, \u201c .50 55 Orge, Cane 50 55 Gaudriole \u201c .45 50 Graine mil \u201c .00 00 DIVERS Miel coulé, la IL.S0 S@ 0 10 \u201c en gâteaux lalb 10 12 Sucre d'érable, la IL.00 12 Sirop ¢ legal.100 125 Graisse,la lb.13 15 Tabae on feuilleln Ib.10 25 Paille,le 100 bottes.100 189% Foin, « .500 600 Peau de bœuf, la lb.6} 75 Peau demouton jeune 40 50 Peau de veau,lu lb.8 EMILE BERTHIAUME, Clere du marché Nouvelle Ligne \u2014DE\u2014 TELEPHONE ENTRE :\u2014 St-Hyacinthe, \u2014 Ste-Rosalie, \u2014 St-Simon,\u2014Sto-Hélène, \u2014 St-Et- gène, \u2014 Duncan, \u2014 St-Germain, Drummondville, \u2014 St-Cyrille, \u2014 Carmel \u2014 Mitchell, \u2014 Ste-Brigitte, \u2014Ste-Per pétuc\u2014St-Zéphirin,-La Baie et Nicolet.Office Central,à St-Hyncinthe,au Bureau do LA TRIBUNE.ad 50 YEARS\" ni EXPERIENCE COPYRIGHTS &C.Anyone sendtne a sketeh and description Tony quickly nscortain our opinion freo whether an invention fs probably patentable.Communiens tlonsstrictiy contitential.Handbook on Patents nent free.Oldest ageney for securing patents.Patents tnkon through Munn $ Cu.receive special notice, without charge, in the Scientific American, A handsomely Mustrated weekly, 1 argest clr entutlon of phy seientitle Le frite J'ertms, 33 8 year: four monts, $I, d by ull new: sdonlera, Go, 2s teria.Now York Strauch OMice.£25 IF St.Wasbinzeon, D.G Si-Hyacintlie Hastré Historique de St-Hvacinthe (Français et Anglais) Gontenant\u2019s 109 Gravures EN LITHOGRAPHIB Des Edifices Publics, Religieux, Manufacturiers, Etc, de St-Hyacinthe PRIX 25 Cts.En vente seulement au Bureau de | CE JOURNAL À Vendre ou À Louer La maison autrefois occupée parMr' A.O.'T.Beauchemin, avocat.Belle localité, avec toutes les améliorations moderne .Pour informations, s\u2019adrossor à, M.CLEOPHAS PAGNUELO, ou, M.£OS0AR JACQUES, Prix modéré, mt LA TRIBUNE \u2014 > FEUILLETON Le Supplice D'UN ANG ee La pauvresse rougit un peu ct dit : \u2014Cependant, avec de la bonne nourriture, le Init me reviendrait ! \u2014Possible ; mais en attendant votre enfant mourrait.Non, nou ; puisque mademoiselle veut vous le faire élever, profitez de sa grande charité.\u2014 Oui, dit Reine Marie avec son aploimb d'enfant sérieuse, mûrie parle malheur ; Thérèse soignera votre bébé jusqu'à ce qu\u2019il puisse vivre avec la soupe de tout le monde ; pendant ce temps, vous travaillerez.Ces jours-ci, vous allez commencer par vous reposer, vous coudrez un peu pour vous et vos enfants.Après, quand les forces vous seront revenues, mon amie, Mile de Mérizolles, la sœur et moi, nous vous chercherons des journées lucratives.Elle se leva : \u2014Soyez raisonnable et courageu- 6e, dit-elle.Je reviendrai ! Elle entendit derrière celle, un chœur de bénédictions et de remerciements, Ses yeux rayonnaient, Pour ln première fois, depuis la mort de sn mère, Reine-Marie sentait une grande douceur su fond de son âme.Elle était apaisée, presque heureuse ! Elle venait de remonter sur sa petite charrette, quand elle s'aperçut que la sœur l\u2019avait suivie, \u2014 Mademoiselle, lui dit la religieuse, permettez-moi de vous accompagner un instant, voulez-vous?Je voudrais bien causer quelque peu, si vous me le permettez.Reine-Marie, qui était déjà sur sa voiture, sauta par terre.\u2014NMais avec le plus grand plaisir dit-elle.Elle passa les rênes dans sos bras telle se mit à marcher devant Bijou, an de régler le pas du poney, un peu impationt de retrouver son écurie.\u2014Vous êtes bien mademoiselle de Plessis Saint-Luc, n'est-ce pus ?demanda la sœur.\u2014Oui, dit Reine ; pourquoi ?\u2014À votre portrait d'abord qui m'avait été [uit par Madeleine de Mérizolles, ensuite parce que vous avez prononcé son nom, je vous ai devinée.Moi, jo suis son amie, sœur Gabrielle, Me permettez-vous d'être In vôtro également ?On avait marché.Depuis un instant, on avançait dans le joli chemin qu'ombrageaient les ormes et les peupliers de la Caroline.Il n'y avait plus de maisons.Reine s\u2019arrêta, saisie : \u2014Je ne demande pas mieux, ma sœur, dit-elle.Je désirais très vivement vous voir, Madeleine dit que vous êtes si bonne et que vous su- vez si bien consoler ceux qui souffrent ! La femme, aux grands yeux droits ct profonds, sourit.\u2014Ma méthode est simple, dit- elle.Je montre à ceux qui ont un chagrin quelconque, des douleurs plus grandes que la leur.Mais di- tes-moi, mademoiselle, n'étes-vous pas contente ce matin?N'avez- vous pas l'âme en joie, pleine de paix et de calme ?\u2014Oh ! si.Vous avez raison ! \u2014Eh bien, revenez me voir, ct dans ce pays jadis si riche, où les pauvres autrefois se comptaient, je vous montrerai des misdres qui vous déchireront l'âme.Vous les soulagerez, mon enfant.Vous demanderez à votre père, qu'on dit un-savant, et dont le cœur paraît- il est aussi grand que l'intelligence, de venir en aide à tous nos mal- heureux d\u2019une autro façon en leur indiquant des procédés et des ro- mèdes pour sauver leurs pauvres récoltes.Alors, vous verrez comme ln douleur dont le bon Dieu vous a frappée s'atténueru, s'effacera mêmno sous les cflluves bienfaisantes des charités inépuisables, et des dévouc- ments à tous ! Les yeux de Reine-Marie redevinrent un peu durs.\u2014Ne parlez pus de ce que vous ne pouvez pas savoir, ma sœur, dit- elle.Mon désespoir est horrible ! Rien, rien au monde ne pourra le calmer.Mais je vous écouterai quand même et j'essayerai, à force de bonté, de fléchir la rigueur de Dieu, bien cruelle, cn vérité, vis-à- vis de nous ! La sœur essuya une larme qui coulait sur ses joues pures, \u2014 Vous avez pitié de moi, dit Reino-Marie avec douceur.Vous le pouvez, car je suis en cffet plus nulheureuse qu'uueune créature humaine! Ne sachoz jamais, mn sœur, ce que c\u2019est de ne pouvoir uimer ceux qu'on devrait adorer ! La religieuse, un peu interdite, la regarda.Que voulait dire cette enfant à peine sortie de sa toute petite enfance, et qui paraissait nvoir des pensées ct des angoisses de femme ?Lille ne voulut pas interroger, Il y avait si peu de temps que Reine-Murio la connaissait ! Ses questions ne l\u2019effaroucheraient- elles pas?Ne la feraient-elles pns surtout taxer de curiosité et d\u2019indiscrétion ?Sœur Gabrielle avait une très graude délicatesse de sentiments.Cette idée lui fut tout de suite insupportable, au dernier point.\u2014Si confier ses peines à Une amie sire peut vous faire du bien, mon enfant, dit-elle cependant, je serai pour vous cette ninie ! Et comme Reine-Marie faisait un geste, lu religieuse ajonta : \u2014Oh ! [ce sera quand vous le voudrez; jo ne vous demande ni no vous demanderai jamais de cou- fidences, Mais sachez une chose, ma pauvre petite, c\u2019est que vous n'êtes pas la seule à avoir eu le cœur meurtri par des êtres très chers ! Ce sont les plus cruelles blessures, celles-là ! celles que Dieu lui-même ne cicatrise pas ! Elle ferma ses yeux de la couleur des pervenches fleuries, aux bords des sources, et deux larmos coulèrent de nouveau sur son visage d'ange.Reine-Marie ne répondit rien.Une graude sympathie, subitement l\u2019emplissait pour cette créature de laquelle émanait un charme si pur, si attirant.\u2014 Voulez-vous que je vous accompagne, au moins jusqu'à Méri- zolles ?demanda tout à coup la religieuse.\u2014Oui, mu sœur, si vous voulez monter à mes côtés dans ma petite voiture, et ensuite déjeuner au Tauzia.Père vous fera reconduiro à votre hôpital.\u2014Je no le puis, mon enfant.Les statuts de notre ordre sont formels : nous ne pouvons manger en dehors de notre communauté.\u2014Alors, comme vous devez avoir d'importantes occupations, chez vous, laissez-moi, ma sœur.Et n'ayez aucune crainte : je suis habituée à courir seule.Le pays est sûr ; d'ailleurs, je ne connais ni la peur ni l\u2019effroi ! \u2014Merci de l'autorisation, je suis en effet pressée de rentrer à l\u2019'hôpital.Quand vous reverrai-je ?Moi, je suis à l'Asile tous les après-midi.\u2014J'irai pour sûrflun de ces jours avec Madeleino ou seule, maintenant que je vous connais.Au revoir, ma sœur ! \u2014 Au revoir, mademoiselle ! \u2014Embrassez-moi, voulez-vous, ma sœur ?\u2014Je ne demande pas mieux, mon enfant.} Elle In garda un instant dans ses bras, couvrant de baisers affectueux ¢t maternels le joli visage de Reine Marie.Celle-ci, singulièrement ¢mue, se laissait faire.Enfin, la fillette remonta sur sa charrette, et la sœur, debout con- tro la haie, la regarda gravir en galopant les premiers escurpemente de la côte, au-dessus de Inquelle se profilnient les tours de Mérizolles et un peu plus loin celles du Tau- zia.\u2014Un cœur en diamant, murmura sœur Gabrielle ; un père qui l'adore ; un grand-père dont elle est l'unique amour, et qui est un des rois de la finance, ct clle souffre ! Quel mystère y u-t-il done dans cotte toute petite âme, à poine éclose ?De son côté, Reine-Marie pensait : \u2014 Qu'est-ce qu\u2019il y a en elle qui m'attire tant ?Avec sa grande cornette iminaculée on dirait un ange du paradis ! Ah ! celle-là, on peut l'aimer, c'est bien vraiment quelque chose de grand, de pur, d'inrpecca- ble ! Ses yeux s'assombrirent, son joli visage redevint dur et mauvais, comme en ses jours les plus troubles, et tout à coup elle s\u2019écria : \u2014Muais, mon Dieu, fuites-moi donc mourir, plutôt que de me remplir le cœur de tant de doutes, d\u2019angoisses ct de révoltes ! Une ombre surgit d'un sentier.\u2014Tu pleures ?demanda Mnde- leine de Mérizolles en apparaissant soudain, qu\u2019as-tu ?\u2014Bon papa est parti ! dit Reine, déjà repliée sur elle-même.Je viens de le conduire à la gare, \u2014Je le suis, Jean cst arrivé tout à l'heure, et me l\u2019a dit.Elle ajouta, croyant que ce départ était la cause des larmes de son amie : \u2014Je t'aménerai Jean ceb nprès- midi, il te distraira.Veux-tu ?\u2014Certainement, répondit Reine qui savait quelle tendresse de mère Madeleine éprouvait pour ce frère qu'elle avait élevé comme un fils.Mais je te quitte vite, il est tard, et père sans doute doit s'inquiéter de mon absence.C'étuit vrai.Cependant, quand Horace sut comment avait été employée la matinée de sa fille, loin de la gronder, il l'approuva et l'au- torisn à recommencer aussi souvent qu'elle le désirerait.\u2014De plus, lui dit-il, tu préviendras de ma part la sœur Gabrielle gue je suis & sa disposition pour tout ce qu'il lui plaiva de me demander.Cela nous fera travailler en dehors de nos parchemins, Bus- sus et moi.Ce sera nmusant, Il continua : \u2014Ensemble, je le prévois, elle, Violette, toi et moi, nous allons faire dos révolutions dans le pays.\u2014Pacitiques ?dit M.Bussus, \u2014Oh ! cela toujours ! affirma Horace.Violette, un peu inquiète des re- geards haineux que lui jetait Reine, sentait son cœur se serrer.Seule, elle ne disait rien, et pensait : \u2014On dirait qu'elle m'en veut.Mais de quoi, mon Dieu?Qu'ai-je donc pu faire pour t\u2019attirer l\u2019antipathie, presque l'aversion de cette enfant que j'ai tant aiméo, que j'adore avec André plus que tout au monde?Ah! si elle continue, si ma tendresse ne \u2018a désarme pas, il faudra que je la quitte ! La.voir ainsi vis-à-vis de moi est Au-dessus de mes forces ! Vv 'M.Lemarchand était trop juste pour ne pas cssayer, aprés les confidences d'Horace, de réagir contre l\u2019épouvantable haine qu'il avait vouée à Gratien de Plessis Saint- Lue.Ainsi, c'était vrai, Horace l'affirmait, et avec quel accent de con- viction ! Gratien n'avait même pas su qu\u2019il existait un passage secret dans lo château de Saint-Luc.Avec cette ignorauce, et sa présence si dûment constatée à son cercle durant lu nuit du crime, un esprit droit et loyal, comme celui du riche industriel, pouvait-il ne pas chasser les soupçons qui l'avarient envahi jusqu'à ce jour ?Pon- vait-il surtout ne pas vouloir réparer non pus le mal qu'il lui avait fait, il n\u2019y en avait pas eu, mais ce- lvi qu'il lui avait désiré ?Dès son arrivée à l'usine, le lendemain, il le[fit appeler.Gratien étuit un directeur modèle.Le matin, il était à son poste avant n\u2019importe lequel des employés de son service.Le soir, il partait le dernier.La manutention qu\u2019il dirigeait n'avait jamais donné des résultats semblables, les matières premières qui passaieut par ses mains étaient d'une qualité et d'un prix jamais atteints jusque-là.ll so présenta vêtu de grand deuil, comme toujours, avec l'expression de tristesse grave qui ne le quittait plus depuis la mort de sa belle-sœur.À son aspect, M.Lemarchand, cependant si Lion disposé pour lui, frissonna de la nuque aux talons.Il voulut lui tendre la main, il ne le put pas.Quelque chose d'intime, de profond, d'incompréhensible *retenait cette main le long de son corps, l\u2019empéchuit de se lever, surtout de se donner, tandis qu'une étreinte bizarre, très douloureuse, serrait la gorge du verrier.Devant Gratien stupéfait de la subite décomposition de ses trnits, il fit quelques pas dans l'immense pièce.\u2014 Etes-vous indisposé, monsieur ?lui demunda le comte de Plessis.\u2014Oui, tout à coup, répondit l\u2019autre.Un vertige ! Ce ne sera rien.Il s'approchu d\u2019une des l'enêtres, l\u2019ouvrit, et respira à pleins poumons l'air du dehors.Gratien voulut s'approcher.\u2014 Laissez ! fit Lemarchand.Ça va déjà mieux.Il se dirigea vers une table sur laquelle il y avait toujours un plateau, un verre ct une carafe en permanence.Il emplit le verre, et le vida d'un trait.Puis il revint à son fauteuil ct s\u2019assit.\u2014J'arrive de Gascogne, dit-il, et j'ai eu une conversation des plus sérieuses avec votre frère.Gratien s'inclina et attendit.Il était très pâle.Ses lèvres décolorées frémissaient insensiblement.Sou sourcil gauche avait d\u2019imperceptibles ct involontaires tressaillements.M.Lemarchand continua : \u2014J'ai dons mon gendre une illimitée confiance, Il m'a affirmé une chose que j'avais déjà soupçonnée : qu\u2019il y a duns le château de Saint- Luc un passage mystérieux, par lequel on pouvnit arriver à la chambre de ma pauvre Laure, Il s'arrêta ; une émotion souveraine Énisait trembler sa voix.Mais nu bout de quelques secondes, il reprit : \u2014Horace a ajouté que vous ignoriez l'existence de ce passage.Vou- lez-vous, à moi aussi, mo donner votre parole d'honneur que c\u2019est la vérité ?D'une voix grave, sans exagération ni hésitation, Gratien dit : \u2014Sur la tombe de ma mère iris vénérée, monsieur, je vous le jure | Comme Horace avait été convaincu, M.Lemarchand le fut instantanément auss, Il dit : \u2014Je vous crois, et je dois alors vous demander pardon des soupçons que j'ai eus sur vous.Il s'arrêta.Le visage du comte portait les marques d\u2019une mélancolie douloureuse.Il n\u2019y avait pas de trouble en lui.\u2014Je suis très malheureux \u2018que vous m'ayez oru capable \u2018d\u2019une ac- tion si basse, monsieur, dit-il.Vous m'avez accusé d'avoir, ou fait tuer une femme que j'avais aimée ! Qu\u2019- ai-je fait pour mériter cela ?Tout de suite, il ajouta : \u2014-Mais elle était votre fille unique.Vous l'uimiez par-dessus tout, Sn mort tragique vous n rendu fou Jo vous excuse eb je vous pardonne ! M.Lemarchand fut touché de l'expression vraiment noble avec laquelle ces paroles avaient été pro- nonedes, Uno fois de plus il voulut tendre sa main au comte; il ne le put pas.La même force mystérieu- sc ct souvernine l'en empêcha.\u2014Ces soupçons m'ont horriblement fait souffrir.dit l'industriel.Un momont je vous ai youlu bcau- coup de mal, et si jo ne vous en ai pas fuit, c\u2019est que je ne l\u2019ai pas pu ! Mais, ce mal, jo le réparcrai, comptez sur moi | \u2014Alors, vous tiendrez la promesse que m\u2019u faite ma pauvre sœur, ct je deviendrai votre fondé de pouvoirs ?C'était une idée fixo chez Gra- tien.Une idée qui lai cnlev it cet esprit do diplomatie et de prudence qui, d'ordinaire, le rendait si fort.Il était allé trop vite.M.Lemarchand, un peu froissé, se retira immédiatement au dedans de lui-même, Il redevint concentré légèrement irrité.\u2014Vous ne mo répondez pas, monsieur, demanda Gratien, étonné de cette froideur subite.Vous aurais-je fâché ?M.Lemarchand, après un très grand effort sur lui-même, finit par dire : \u2014Non, mais votre demande touche à des choses très graves.\u2014Lesquelles ?\u2014Je voudrais réorganiser mon udministration.Et jusqu'à cette organisation nouvelle jo ne pren- drui pas de fondé de pouvoirs, \u2014Ah ! fit Gratien, est-ce que ce sera long ?\u2014À coup sûr, non.\u2014A quelle époque pensez-vous faire co changement ?\u2014Je ne le sais pus.J'ai besoin d'y réfléchir.Puis cela dépendra de ma santé.Gratien ouvrait lan bouche.M Lemarchand ne le laissa pas parler.\u2014 Monsieur de Plessis, lui dit-il, j'ai besoin de me reposer.Je vous serais reconnaissant de me Inisser un peu, voulez-vous?Mais soyez persuadé que je n'aurai pas d'autre fondé de pouvoirs que vous.En attendant, j'améliorerai encore votre situation, squi deviendru très belle Quant à vos appointements, à l\u2019inventaire, cette année, vous toucherez cinquante mille francs de gratifications.Gratien ne lc remercin pas.Qu\u2019avait-il ?Le comte, malgré les promesses de Jacques Lomarchand, instinctivement se méfinit de lui, Pourquoi cette aversion, cette anti pathie qui persistaient, il l'avait bien vu.\u2019 Furieux, ayant besoin do crier, de parler, de sc dégonfler le cœur, et ne voulant cependant rien laige ser voit de ses impressions à ceux qui l'entouraient, Gratien pritson chapeau, son pardessus, et ayant demandé une voiture, il se fit conduire au chemin de fer.Un train partit.Il monta dans un wagon de première classe, ct, au bout de quelques minutes, il débarquait à la gare du Nord, Un quart d'houre après, il descendait devant le numéro 180 de la rue Ampère.Il sonna à la porte du petit hôtel, que surmontait toujours.la couronne de comtesse en fer for- \" gé, et dit au valet de chambre: ~ \u2014 Madame est-elle chez elle ?\u2014Oui, monsieur le comte, lui fut-il\u2018répondu.Madame va mettre.2x7 à table.BE.\u2014Dites à la ouisine .que jounerai aveo, elle.\u201d ey?To \u2018dé- > mm \u201cTi\u2018monta comme quelqu'un qui -est chez lui, et arriva bientôt dans pm boudoir ol, quelque temps aupa- \u201c*\u2019Tavent, on avait introduit M.Jean- tel Avec son déshabillé de satin rose que recouvrait comma à l'ordinaire, son immaculée tunique de mousse- Nine blanche, la maîtresse de Gra- tien était idéalement fraîche ct Jolie.La maladie cruelle qui l'avait un instant mise à deux doigts de la mort n\u2019avait point laissé de traces sur son teint de blonde si délicat et si pur; ses yeux foncés avaient une flamme de jeunesse et de gaieté qui disait la santé revenue.\u2014Ah ! mon cher comte, qu'est-ce qui me vaut la joie do vous revoir sitôt ?dit-elle.J'en suis ravie, vous savez, Déjeunez vous avec moi ?\u2014Oui; et comme votre gentil accueil ne faisait pas un doute pour moi, ma divine, je me suis permis de le faire dire à l'office.Les fins sourcils de Mousseline se rapprochèrent imparceptiblement.Le ton, surtout le mot ma divine ne lui allaient pas, Mais elle savait se taire.Alors, qu'est-ce qui arrive ?demanda-t-elle d\u2019un accent un peu plus sec.Gratien ne s'arrêta pas à cette nuance, et dit : \u2014Horace à tenu sa promesse.Il \u2018a enlevé tout soupçon de l'esprit de M.Lemarchand.\u201c_ Mousseline devint toute pâle.\u2014Ah ! fit-elle.Tu vas donc devenir son fondé de pouvoirs, c'est- À-dire riche, libre, indépendant ! \u2014Eh ! non, c'est ce qui te trompe ! Le vieux gredin no vout pas ! Moins que jamais.\u2014Ah ! pourquoi ?\u2014Des préteates.Il va réorganiser son administration, dit-il ?\u2014Et dans cette administration, quelle place te donnera-t-il ?\u2014Celle que j\u2019envie.\u2014Fondé de pouvoirs ?\u2014Oui.\u2014Eh bion ! que dis-tu done?-\u2014 Voilà, il ne veut pas me fixer d'époque.Tout cela me parait louche.Il m'a semblé qu'il se moquait de moi.J'ai reçu un coup profond au cœur ; alors comme j'avais be- goin de penser haut \u2018devant quel- qu'un, de me reprendre, d\u2019avaler cette nouvelle décoption, je suis venu chez toi, M\u2019en veux-tu ?\u2014Certes ! le supposer serait mal me connaître.Mais tu parais tout désorienté.Dis-moi, Gratien, que veux tu faire ?\u2014Ce que tu voudras ! Faut-il partir pour l'Amérique ; aller proposer mes services à quelque riche verrier, le faire profiter de ce quo j'ai appris surtout, et soigneuse ment noté depuis que je suis dans cette partie si importante de lu manutention, essayer de ruiner l\u2019homme capricieux et injuste qui remet toujours à plus tard la réalisation de sa promesse ; ou bien rester auprès de lui, guetter une disposition meilleure do su part, at- \u201ctendre l\u2019heure et me résigner ?Plus violent, il ajonta : \u2014Il à beaucoup changé depuis la mort do sa fille, Il no vivra pas toujours, Une attaque d\u2019'influonzn, moins que cela, un rhume, peuvent avoir raison de lui l'hiver prochain.Alors mon frèro deviendra le possesseur absolu et incontestable de ges millions.Avec Horace ce sera .différent: je serai le maîtro de l\u2019usine._Mousseline était pensive.Elle \u2018n\u2019avait rien répondu, laissant parler le comte.-\u2014Veux-tu me répéter bien exactement tout ce que t'a dit M.Le- .marchand et comment les choses se sont passées entre vous ?demanda- t-elle au bout de quelques minutes.\u2014Volontiers.Et Gratien, faisant appél à sa «mémoire; quitétait mervéilleuse,re- T.A IRIBUNE dit presque mot à mot sa conversation avec l'industriel.\u2014Pourquoi le crois-tu de mauvaise foi ?\u2014Je ne sais pas.Il me semble.It y avait de l'hésitation en lui, \u2014Dame ! un hoinme de sa trempe ne revient pas si aisément sur une opinion préconçue.Il a confiance en son gendre, soit ! Mais sa conviction passée, quand il te croy- sit coupable, s'était probablement trop ancrée en lui pour qu\u2019il puisse si vite l'abandonner.Avant de prendre une résolution grave comme celle de partir en Amérique, ainsi que tu le disais tout à l'heure, il faudra voir.Là-bas, tu ne sais pas du tout dans quelle maison tu entreras, l'avenir qui t'y sera réservé, le genre d'affaires qui s'y traite, tandis qu'ici toutes ces choses-là te sont familières Abandonner la proie pour l'ombre a toujours été dangereux, \u2014Alors tu me conseilles ?\u2014De sacrifier encore une année ou deux.Nous sommes jeunes l'un eb l'autre.Mieux vaut attendre.Peu à peu, en observant atteutive- ment M.Lemarchand, tu découvriras bien le fond de sa pensée.Ton frère t'aidera s'il le faut, même sans 8e douter de lu chose.\u2014Tu es la raison même.Mnis je me méfie, \u2014T'u es 1nal disposé.Il n'y a pas lieu de s\u2019effrayer, je ne le crois pas.Très tine, elle ajouta : \u2014Pourquoi t'aurait-il dit qu\u2019il avait eu des soupçons contre toi, qu'après sa conversation avec le marquis ils avaient disparu ces soupçons ?Qu'il réparerait le mal qu\u2019il t'avait désiré ?11 n'avait qu\u2019à se taire s'il avait conservé un mauvais vouloir quelconque contre toi ; c'était plus simple, plus dans les cordes de cet homme qui, riche et puissant, doit trouver certainement au-dessous de lui de mentir.Gratien fut frappé par ce raisonnement, \u2014T'u m'apportes une conviction et uue espérance dont j'avais besoin, dit-il.Merci.Elle le regarda tendrement, mais avec toute ln perspicacité dont elle était capable.\u2014Je te fais crédit encore pendant le temps qui t'est nécessaire pour atteindre ton but, dit-elle.Mais tu es bien toujours dans les mêmes dispositions, n\u2019est-ce pas ?\u2014En doutes-tu ?\u2014Oui, parce qu\u2019il est dans ma naturo de douter de tout ct de tous toujours.J'ai été trompée.Je n'ai plus confiunco en personne.Seulement, avec toi, je t'ai averti: si tu no tenais pas tes promesses, si tu ne faisais pas de moi une comtesse de Plessis Suint-Luc, ainsi que tu t'y es formellement engagé, je t'assure qu\u2019il t'en coûterait gros ! \u2014Des menaces ?\u2014Non, des avortissements très amicaux, Il vaut mieux prévenir que sévir.Tu es fixé.Et maintenant, viens déjeuner, je meurs de faim.Il l'accompagna en effet dans la salle à manger où un succulent repus les nttendait.Mais Gratien restait préoceupé et silencieux.Elle no I'interrogea point, étant de celles qui ne parlent pas devant les domestiques.Mais lorsque le cadet des Plessis eut fini, elle lui dit : \u2014Viens sur la terrasse prendre ton café, et fumer ton cigare.Elle appelait la terrasse, un tout | petit espace situé derrière le deuxième salon, au-dessus d\u2019un perron minuscule, loquel conduisait dans un petit jardin plus minuscule encore.Une pelouse grande comme un mouchoir de poche, deux corbeilles plus petites que celles dont on fait, dans les salons, ler lits des toutous adorés, formaient le domaine, qu\u2019- un jardinier du voisinage entrete- \u2018Haïtspar abonnement, et à grand frais, de plantes toujours fleuries.De là, personne no pouvait les entendre, \u2014As-tu assez confiance on moi pour me dire tes préoccupations, ou dois-je les deviner ?demanda Mousseline au comte de Plessis.Le fameux tressaillement au coin des sourcils, vint avertir la jeune femme qu'elle ne s'était pas trompée.\u2014C'est grave ! dit le comte.\u2014Encore ! Quoi ?\u2014J'ai joué, ces jours-ci, et.\u2014Tu as perdu ?\u2014T'u l'as dit.\u2014 Beaucoup ?\u2014La forte somme.Elle fut tout de suite en proie à une colère qui n\u2019était pas feinte, En effet, Gratien, quoiqu'il fût devenu un directeur d'usine absolument remarquable, était pris par moments d'une fringale de jeu que rien, ni volonté, ni raisonnement, n\u2019était capable de calmer.L'idée que, par quelque esclandre il pouvait donner barre sur lui à M Lemarchand, et augmenter encore les wiétiances du riche industriel à son endroit, était elle-même absolument impuissante, en ces instants là, et glissait sur son esprit, comme un ressort bien huilé, dans la gaine qui l'enserre.I} jouait, il jouait encore, sans que rien l\u2019arrêtät.Si la perte, mais une perte sé-' rieuse, se produisait tout de suite, il était dégrisé, et se calmnit ; mais si, par malheur, lo gain au contraire souriait à ses premières parties, c\u2019était terrible ; il ne se contenait plus.On cût juré en ces oceasions, qu\u2019- il faisnit ces folics pour s'étourdir, ou oublier quelque angoisse affolante, C'était toujours à Mousseline qu'il nvait recours après ces désastres.Et constamment aussi, lu jeune femme qui avait un grand amour d'une fortune acquise se faisait tirer l'oreille, et ne payait qu'après des scènes violentes, et des promesses de plus en plus sérieuses.\u2014Comme tu voudras, lui disait pour la centième fois Gratien, une heure après être sorti de table, re- fusc-moi ces cent dix mille france, ot je serai nffiché nu cercle.Puis, M.Lemarchand le saura, et il y aura là lo prétexte qu\u2019il cherche pour se \u2018débarrasser de moi.Alors, bonsoir lès projets, et le mariage, et le reste.Car tu le compronds bien, tu ne seras Iniu femme que le jour où, maitre de l'usine de Saint-Denis, je pourrui, à force de millions imposer mes actes au monde entier, \u2014C\u2019est stupide d\u2019être aussi Lbôte que cela, répondait-elle toujours furieuse.Et me crois-tu les mines de Golconde pour y puiser sans cesse ct toujoure, sans y remettre Jamais rien ! \u2014Je te ferai comtesse, moi.Enfin, ln question n\u2019est pas là pour le quart d'heure.(d continuer) Un beau choral ot 5%, 208 un harnais malpropre = sont une mauvaise com- biunison, donne nôn seuloment meilleure appa- Tevce au harnais ot ati cheval, mais avesi A rend le cuir sonplo et flexible, le met on état | de durordeux fois plus longtemps | Qu'il ne ferait sans cols.il En vente partout dans des balles an fet blane-toutés grandeurs Fadriquée pur votre che- N val paraître a son mieux! LA TRIBUNE est publiée et imprimée par .Denis, domicilié en les cité et district le St-Hyacinthe._ Ce journal est imprimé coin des rus Mondor et William, cité de st-Hyacinthe .VOS CHEVEUX TOMBENT-ILS ?AVEZ-VOUS DES PEAUX MORTES ?VOS CHEVEUX SONT-ILS GRIS ?Le Restaurateur des Cheveux de Robson EST LE REMÈDE QUI CONVIENT VOTRE CAS.En vente, en gros ct en détail, chez, J.H.E Bropevr, Pharmacien, .ST-HYACINTHE Sherbrooke, 16.\u2014Une partie seulement du train royal est passé à Sherbrooke, où \u2018le due et la duchesse se sont arrêtés une demi- heure, à la grande satisfaction de la foule.Lo réception a eu lieu dans le square, cn face de la gare du Grand Tronc.Lo duchesse a gracieusement accepté la robe en peau d'ours et a aidé à la porter quelques pas en retournant au train Les sauvages de Caughnawa ont aussi fuit leur présent.+ Londres, 16.\u2014 Le correspondant de Rome au Limes, dit que le roi Victor-Emmanuel ne rencontrera pas le tsar à St-Pétersbourg, mais bien en quelque autre ville où se trouvera aussi l'empereur François- Joseph, On croit que le but principal de ln réunion sera d'examiner la situation dans les Balkans, 4 cause de l\u2019antagonisme qui atgmente entre l'Italie et l\u2019Autriche-Hongrie et du désir de ln Russie d\u2019éviter des complications.En date de la réunion n\u2019a pas encore été fixée.Le roi sera uccom- pagné du premier ministre et du ministre des affaires étrangères, INSIGNES SUR RUBANS CELLUEUIN et HETA POUR Sociétés Religicuses et de Blenfuisance CLRCLES, AMATEURS, ETC, ETC.| S'adrosae: au BUREAU DE LA TRIBUNE\".ST-HYACINTHE.Nouvenu Manuel du Précioux Sang \u2014 OÙ \u2014 LE LIVRE DES EBLUS Ce livre à 666 pages.Cutre uw grand nombre de pieuse pratiques prières et lectures, 11 contient un ta bleau très étendu d\u2019indulgences, sep formules différentes pour la sainte messe et le chemin de la Croix, \u20ac vingt-deux \u2018\u2019 Entretiens avec Nc tre-Seigneur pour I\u2019'Hrurg p\u2019Abc RATION en présence du Saint Sacre ment Le prix varie selon la qualité de la reliure, Reliure ordinaire: 75\u20ac Soc, goc, $1.00.Reliure de luxe $1.35.$2.00, $2.50, $3.00, Les ai: de \u2018T'rANSPORT y compris.Toute personne qui achétera ct livre recevra, en même temps, ul pieux et élégant petit Recueil de Prières.Adresser, comme suit, 8: demande (y compris l\u2019un des pr: spécifiés plus haut.MoxasTiERE DU PrECIEOX SANG, Se Avacinthe, 12.O Il n'y a que les moubles forts et bien faits qui pemvent résister au mauvais usage suxquel, ils sont exposés dans cortnines maisons.C'est la sorte de meubles que nous vendons pour salon, salle à dîner, chambre à coucher et cuisine, et toujours au plus bes prix.Simard & Godbout 252-254 RUE CASCADES ST-HYAOINTRE D ESSOUMISSIONS cachetdes, ndres- , sécs an soussigné et portant ln sts- cription \u201cSoumission pour la recous- truction d'une partie du quai de St-Ni- colas.\u201d seront reçues à ce bureau jusqu'ilundile 21 d'octobre inclusivement, pour la construction d\u2019une partio du quai à St-Nicolas, comté de Lévis, PQ.Les plans et devis pourront ôtre vus au bureau de M.Pl, Béland, commis des Travaux publics, Qué ;an burcau de poste, Québec ; de l'ingénieur résident, chambre 411, édifice de la Banque des Marchands, rue St-Jacques, Mont - réal ; chez lo maître de poste de SSt-Ni- colas : aussi qu'au ministère des Travaux publies, Ottawa.Los soumissions devront être faites sur les formules imprimées qui seront fournies, et être signées par les soumissionnaires eux-mêmes ; aucuno autre ne sera prise on considération.Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque accepté par une banque incorporée, ponr in somme de huit cents piastros (SBU0,00) et fait À l'ordre de l\u2019honoruble ministre des Travaux publics.Ce chèque sera confisqué si lo soumissionnuiro dont l'offre aura été accoptéerefuse de siguor lo coutrat, ou s\u2019ilne l\u2019exécnte pas intégralement.Si lu soumission n\u2019est pas acveptée le chèque scra remis.Le dépurtoment no s\u2019engage à accepter ni In plus basse ni aucune des sou missions, Par ordre FRED.GELINAS, Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 30 septembre L901.N.B.\u2014Nul compte pour publication de cet avis no sera reconuu si telle publication n\u2019a pas été expressément autorisée par lo ministère.21, L.G.MEUNIER Hulssler Cour Superioure ot Uollectour ST-PAUL D'ABBOTISFORD, QUE.j.o.c.Département du Secrétaire de la procince Québec, 27 juillet 1901.AVIS PUBLIC Au sujet de In distribution gratuite des manueis scolaires, Conformément à l'article 548 de In loi de l'instruction publique de la province de Québec, le gouvernement à fait préparer un ouvrage pour les écoles élémentaires catholiques.Ce livre à été approuvé par le Comité catholique du conseil de instruction publique.Le nouveau munuel est divisé en deux parties reliées séparément.Lu distribution de ces manuels se fera à partir du premier août prochain Les commissions scolaires, les écoles indépendantes, les collèges et les couvents qui désirent introduire MON PREMIER LIVRE, (c\u2019est le titre du manuel), dans leurs classes \u2018n'ont qu\u2019à sadresser nu surintendant de l'instruction publique, Québec, _ Par ordre du Secréinire de la province.JOS.BOIVIN, Sous-secrétaire de la province.Stat ee Les trains laissent St-Hyacinthe tous les jours comme suit : ; C.P.R.\u2014Allant!à St-Hugues,etc., 12.10 et 7,50 P.M, Allant & Farnham,ete., 8.157A.M, et 405 P, M, G.T.R.\u2014 Allant à £Montréal, 5.59, 7.20, 11.45, A.M., 5.35 P.M.Allant à Acton, ete, 9.14 A.M, 5.30.9.50 P.M.= Local, G.T.R., arrive àf6, |1.M I, C.R.\u2014Allant & Montréal, 5.15 9.14 A, M,, 6.20, 7.50 P.M.§ Allant a Drummondville, 8.55, A.M, 1.15, 6,00 P, M y.S.R\u2014Allant à St-Jean, 8.00 AM, et 6.15 P.M.p Allant à Sorel, 9,00 A.M,, et 7.45 Juin 1901, "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.