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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 24 octobre 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1902-10-24, Collections de BAnQ.

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[" A VOURNAL\u2019 HEBDOMADAIRE .Vor.15 BT-ILY ACINTIIE, Que, VENDREDI 24 OCTOBRE 1902 No.26 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : ANNONCES lère Insertion (laligne).10e Insertion subséquente (la Jigne).5e Annonces à lon terme à prix modérés A, DENIS, Directeur-Propriétaire.me renoncement Er-HyAcrNTHE, 24 Octopre 1902\u201d Sir Wilfrid Laurier A QUEBEC La récoption faite, vendredi soir, à Sir Wilfrid Laurier, par la ville de Québec, à l'occasion de son retour d'Europe, n été Lelle.Arrivés à St-Joseph de Lévis, sur un train spécial, vers 8 heures, Sir Wilfrid et les amis qui l\u2019accompagnaient se sont rendus à bord du Druid, qui attendait, pour les conduiro à Québec.Le steamer du gouvernement était accompagné de quelques vaisseaux illuminés.Le débarquement a eu lieu au quai de la Reine, qui était éclairé par une jolio illumination des bureaux de la marine et des pécheries.Sir Wilfrid a été salué par des acclamations et un morceau de 1nu- sique exécuté par la fanfare de l'Union Lambillotte.Puis le cortège s\u2019est formé et il a défilé par les principales rues de la ville, en passant par St-Roch et St-Sauveur, jusqu'au manège militaire.Un peu après minnit, Sir Wilfrid arriva avec ses omis et fut acclumé par la foule, pendant que la fanfare jouait God Save the King.Le premier ministre était nccom- pagné sur l\u2019estrade, dans lu salle du manège, par plusieurs dames, entre autres lady Laurier, Madame S.N.Parent, Mlle Fitzpatrick, et par les ministres fédéraux et provinoiaux, les membres du Conseil de Ville et Quelques autres citoyens de Québec.Dès que la fanfare eut terminé le God Save the King, un groupe de jeunes gens auxquels se joignit tout l'auditoire, entonna O Canada, Lorsque le silence se fût rétabli, l'Hon.S.N.Parent, revêtu de sa toge de maire et accompagné du greffier de la cité, M.Chouinard, s'avança vers le premier ministre auquel il donna lecture d'une magnifique adresse, en lui souhaitant cordialement la bienvenue au nom de la Cité de Québec; lui souhaitant aussi la santé et le repos, et * lui rendant hommage pour la dignité et le tact avec lesquels il a représenté le Canada en Europe.Sir Wilfrid a répondu d\u2019uno voix qui n'est pas du tout celle d'un homme aussi malade que l'on a prétendu.Si tous les sentimonts que vous m'exprimez dans cotte adresse sont vrais, a-t-il dit en substance, si je puis croire que la manière dont j'ai rempli ma mission en Europe a .votre approbation, si enfin vous êtes heureux de me revoir, soyez convaincus que de mon côté, le bonheur que jé ressens dépasse tous ce que je pourrais vous dire et tout ce que vous pouvez en concevoir.Plus je visite de pays étrangers, plus je suis filer d'être canadien, plus je suis fier d'appartenir à un pays qui n'est pas troublé par ces questions sociales et internationales qui menacent de jeter les nations euro- péeunes les unes contre les autres.Je bénis la Providence de m'avoir fait naître dans un pays neuf, où il y a plus de soleil et plus de liberté que nulle part en Europe.Je suis heureux de revoir mon pays, surtout Québec, où j'ai puisé la première force qui m'a fait ce que je suis, Sir Wilfrid remercio ensuite le maire de Québec, qui s\u2019est prodigué pour organiser cetto réception.Il remercie uussi ses électeurs de Québec ot ses wmis, puis il ajoute : Dans cette adresse, vous me son- haitez deux choses : lu santé et lo repos.J'accepte la santé, mais non le repos anquel je ne veux pas encore m'astreindre.J'aurais pu dé- sivor In santé, il y a quatre ou cing semaines, pour remplir mn mission en Europe, mais quoi qu'on en nit dit, et quoi que vous nyez pu lire, je vous déclare que je ne suis pas encore mûr pour le cercueil ; j'ai assez de sauté pour fairo face à lous les dovoirs qui m\u2019attendent dans la capitale.Sir Wilfrid rappelle ensuite que la démonstration de ce soir coïncido avec le 25e anniversaire du mariage du premier ministre provincial.A cette occasion, il offre ses hom mages à M.ct Madame Parent.Il rappelle aussi que dans le mois prochain, il célèbrera ses noces d\u2019argent avec lu division de Québec Est, où 11 fut élu pour la première fois, le 18 novembre 1878.Puis il conclut en disant qu'il n'a pas lo temps, ce soir, de parler de sa mission en Europe, que des devoirs im - médiats le rappellent au plutôt à Ottawa.Mais il se réserve pour une autre occasion.Sir Wilfrid a été très applaudi.Pendant cette démonstration, à l'intérieur du manège, à l'extérieur avait lieu un superbe déploiement de pièces pyrotechniques.Après la réception, Sir Wilfrid s\u2019est rendu au Frontenac.Il est parti samedi matin, à 8 hrs, pour Montréal.A MONTREAL En dépit des nombreux contre- ordres et de l'incertitude qui avait régné \u2018dans le public en général, jusqu\u2019au dernier moment, sur l'hou- re exacte de l'arrivée de Sir Wilfrid Laurier, à Montréal, une foule compacte était massée aux abords do la gare Viger, ramedi, bien avant deux houres, et attendait la venue du premier ministre.L'hôtel avait gardé la décoration qui avait été posée pour la démonstration projetée et était garni à profusion de drapeaux et de lampes électriques.Les étudiants, drapeaux en tête, étuient arrivés de bonue heure, pour prendre place en\u2018face du balcon où Sir Wilfrid Laurier dovait recevoir les adresses et prendre lu parole, Sur le quai do In gare étaient réunis plusieurs ministres fédéraux et provinciaux, des sénateurs, des députés, et les porsonnages les plus marquants du monde commercial, municipal et politique de Montréal.Tout ce monde était formé en groupe eb causait avec animation dans l'attente du train qui fub signalé à l'heuro précise et pénétrait en gare oxactement à 2,10 heures, Les personnes présentes se portèrent alors vers l'extrémité du train où se trouvait le wagon ministériel ) et acclamèrent chaleureusement le promier ministre, lorsqu'il sortit de son Wagon.Sir Wilfrid s\u2019avança jusqu'à l'hôtel d'un pas leste et dégagé au milieu d\u2019une haie d'amis auxquels il scrrait affectueusement la main au passage.Avec Sir Wilfrid se trouvaient dans le train : L'Hon.M.Sutherland, Hon, C.Fitzpatrick, l'Hon.M.Madame et Mlle Fielding, M.L.O.David, R.Boudreau, secrétuire du premier ministre.Sir Wilfrid Laurier, accompagné de M.le maire Cochrane, du maire Guay, de St-Henri, et de M.Me- Phae, président du Board of Trade, & pris le grand esculier de l'hôtel et est monté au balcon, où son nppa- rition a été sulude par des cris enthousiastes de toute la foule massée en bas, Le maire de Montréal, le maire de St-Henri, le président du Board of Trade, M.Dumas Masson, de la Chambre de Commerce de Montréal, M.J.A.Drouin, président du Club de Réforme, de Montréal, et le Dr Devlin, vice-président de la Sociéte St-Patrice, présentèrent ensuite des adresses élogieuses à Sir Wilfrid, Après la cérémonie de l: remise des adresses, Sir Wilfrid, faisant fnce à In foule qui l'acclamnait, a répondu d'une voix ferme, assurée et sonore, dont le \u201cimbre a inmédia- tement rassuré tous ceux que son aspect un peu amaigri par los fatigues du voyage pouvait avoir alar- nés.Sir Wilfrid Laurier dit qu\u2019il s\u2019estime heureux d'être de retour au Canada.C'est un plaieir pour moi, dit-il, de recevoir ces expressions de remerciements, de bienvenue et de reconnaissance.Cet accueil est un témoignage significatif en raison de l'attitude que j'ai cru devoir prendre durant mon voyage en Angletorre et on France, De fait, je crois avoir rempli mon devoir eb, je l'espère, la muajorité des citoyens saura m'approuver.Je me suis présenté à la conférence Coloniale et ailleurs comme citoyen du Canada et comme sujet britannique.J'ai confiance dans les efforts que j'ai faits, et dans quelque temps, dans quelques jours mde, les bons résultats .en seront connus par tout le Canada ot la Grande Bretagne.M.le Maire a bien voulu faire allusion à mon passage en France, et je dois vous dire qu'en France, le pays de mes ancêtres, j'Ri reçu un accueil dont le souvenir ne s\u2019ef- facora jamais de mon cœur ; je crois que dans ce beau pays de France, comme partout ailleurs, j'ai servi les intérêts du Canada, et j'eapère que les bons fruits de mon voyage seront connus dans un avenir très rapproché.Exprimant l'orgueil qu'il ressent en revoyant sa patrie, Sir Wilfrid s'écrie dans un beau mouvement d\u2019éloquence : \u201c Oui, j'ai vu.les verdoyants côteaux de l'Angleterre, les rives pittoresques de l'Irlande ; j'ai vu les plaines fertiles de la France, les pics altiors de la Suisse, j'ai vu le pays ensoleillé de l'Italie, mais rien n\u2019est comparable à la terre et au soleil du Canada.\u201d (Appl.) Je suis heureux aujourd'hui de revoir autant de figures amies, ot mon dernier mot est pour la jeunesse étudiante qui est ici présento.La jeunesse, elle le sait, elle est l\u2019es- poir de la nation; nous devons compter sur elle.Il paraîtrait que je n\u2019en ai pas pour longtemps à vi- vro ; je l'avoue, je ne suis pas jeune, mais je ne suis pas encore au déclin.J'espère travailler longtemps pour mon pays, car je ne suis pas encore mûr pour le ciel.Encore uno fois, je vous remercie de la réception que vous me faites et j'espère que la jeunesse d'aujour- d'hui continuera plus tard l'œuvre commencée et que j'ai moi-même continuée.Les dernières paroles de Sir Wilfrid se perdirent au milieu des ae- clamations de la foule.Quand Sir Wilfrid a quitté le balcon, une superbo corbeille de fleurs lui a été présentée par Mme Juge St-Pierre.Sir Wilfrid a ensuite tenu une courle réception dans le grand salon du Viger, A 3 heures, la réception étant terminée, Sir Wilfrid est monté en voiture, accompagné du ignire de Montréal, du inaire de St-Henri et M.A.McPhee, pour se rendre a l'hôtel Windsor.Une vingtaine de voiture, dans lesquelles avaient pris place les principales personnes présentes, suivaient le cortège, qui a pris la rue Craig, la rue St-Laurent, et la rue Sto-Cutherine.A son arrivée au \u2018Windsor, Sir Wilfrid a encore tenu une réception improvisée, dans un petit sa- lou mis à sa disposition.A quatre heures, Sir Wilfrid est parti pour lu gare Windsor, où il dovait prendre le train d'Ottawa.A OTTAWA Sir Wilfrid Laurier est arrivé à Ottawa, à sept heures, samedi soir.Lady Laurier était arrivés à midi, Ils reçurent une ovation.Accompagné du maire Coolce, Sir Wilfrid monta en voiture.Lady Laurier était escortée par M.Bel- court, M.P.Puis on se dirigea vers l'Hôtel de Ville, précédé de la fan- fore des gardes à pieds du gouverneur général, et suivi d\u2019une longue file de voitures, A l'Hôtel de Ville, la grande salle des séances était remplie par uno foule composée de tous les principaux citoyens de la ville.On remarquait les honorables MM.Sutherland, Scott, Fisher, le maire Falardoau, et le Conseil de Ville, de Hall.Le Premier Ministre ot Lndy Laurier reçurent une ovation à leur entrée et furent escortés à des sièges d'honneur, à côté de colui du maire.Un superbe bouquet fut présenté à Lady Laurier.L'adresse présentée par le maire Cook était un véritable objet d'art.Dans catte adresse, la ville remercie Sir Wil£rid pour co qu\u2019il a fait pour embellir Ottawa, espérant qu\u2019il continuera à y demeurer et à faire profiter la ville de ges conseils.Un autre paragraphe félicite Sir Wilfrid do ra fière attitude au couronnement eb à la conférence impériale et surtout de an défense des intérêts canadiens.Sir Wilfrid Laurier était visiblement ému.Il remercia ses conci- toyons d'Ottawa de leur si chaleureuse récoption et de leurs bons souhaits.Il déclare que Lady Laurier et lui ont décidé de faire d'Ottawa leur résidence définitive.Il est heu- reux do dirc qu'il est complètement remis do su maludie \u2018et qu'il est revenu À Ottawa pour se remettre au travail.Il fait l'éloge de la ville d'Ottawa, des beautés de son site et de ses bâtisses parlementaires qui ne sont surpassées nulle parb en Europe.Faisant allusion À la conférence impériale, Sir Wilfrid dit qu'il avait défendu les droits de son pays, eb qu'il revenait plus canadien que jamais, tout en restant sujet britannique.Ces paroles soulcvèrent un on- thousinsme extraordinaire parmi l'auditoire qui se composait d\u2019au- tanb de conservateurs que de libé- Faux.Le maire Falardeau, de Hull, a ensuite présenté une courte adresse au premier ministre, lui souhaitant la bienvenue, ainsi qu'à Lady Laurier.Sir Wilfrid a répondu brièvement, remerciant la population de Hull de son accueil et de ses souhaits.Les principales personnes présentes ont ensuite été présentées au bretnier ministre et à son épouse, Puis la procession s'est reformée et Sir Wilfrid ot Lady Laurier ont été escortés à leur résidence, rue Théodore qu\u2019ils réintégraient après uno absence de quatre mois, L\u2019Hun.M.Tarte donne sa démission Texte officiel de la lettre dans laquelle le Ministre des Travaux Publics demande lu permission de se retirer du Cabinet Réponse de Sir Wilfrid Laurier Ottawa, 21.\u2014La correspondance officielle suivante a été rendue publique, aujourd\u2019hui, par le premier ministre : Département des Travaux Publica.Bureau des Ministres.Toronto, 20 octobre 1902, Au Très Honorable Sir Wilfrid Laurier, Promier Ministre, Ottawa.Mon cher Sir Wilfrid, Je crois qu'il est de mon devoir de vous présenter ma démission ob de vous prier d'avoir la complai- sanco de la fnire accepter par Son Excellence le Gouverneur-Général.Au cours de l'entretien que jai eu avec vous, l'opinion que vous m'avez exprimée est que je n aurais pas dû parler comme j'ai parlé sur- la question du tarif ; que le youver- nement n\u2019a pas encore arrêté sa politique fiscale pour l'avenir, ete, Ce n\u2019est pas le moment de discuter avec vous si j'ai eu tort ou raison d'en agir comme je l\u2019ai fait, Vous êtes le chef du gouvernement et votre opinion commande en autant qu\u2019elle se rapporte à mes actes, Vous m'avez dit que mes déclarations vous causent de l'embarras.Je n'ai ni le droit, ni le devoir d\u2019ê- tre une source d'embarras pour vous ou pour le parti auquel je me suis intéressé depuis 1892.Vous connaissez bien ce que je ponse au sujet du tarif.Ma pensée, je l\u2019ai maintes fois exprimée publiquement en votre présence, et l\u2019ai aussi souvent discutée privément avec vous.Etant d'avis que les intérêts .du VOTES ov peuple canadien \u2018nous font - un-de- voir de reviser sans délai le tarif de\u201d1897, afin de protéger plus convenablement nos industriels, nus cultivateurs, nos Ouvriers, je ne puis me taire plus longtemps.Je préfère ma liberté d'action et de parole, même au grand honneur d'être votre collègue.Avant de rompre les relations officielles qui nous unissent, permet- lkez-moi d'exprimer l'espoir très sincère que jo ressens de vous voir bientôt revenir à votre santé d'au- tréfois ; et vous m'obligeriez beau- \u2018coup en offrant à mes collègues mes meilleurs vœux de bonheur et de prospérité.Mes relations person- \u2018melles avee a majorité d'entre oux ont été agréables et aussi cordiales \u2018qu\u2019il se pouvait.Je me plais à espérer qu'elles ne changeront point de caractère dans l'avenir.\u2018Croyez-moi, mon cher Sir Wilfrid, sincèrement Tout à vous, (Signé) J.ISRAEL TAUTE.RÉPONSE DE SIR Wi1rrip LAURIER Ottawa, 21 octobre 1902.Mon cher Tarte, Après vous avoir vu, dimanche, eb vous avoir exprimé mon opinion bien arrêtée sur les conséquences de votre récente attitude, mon premier devoir était de mme rendre auprès de Son Excellence le Gouvor- neur Général et de l\u2019informer que j'étais obligé de vous demander vo- oe portefeuille Après avoir vu Son Excellence, j'ai dû faire part à Mmes collègues de l'entrevue que j'avais cue avec vous.En acceptant votre résignation, il est bon de préciser les points de dissidence entre nous.Pendant mon absence en Europe, saus m'en prévenir et sans accord préalnble avec vos collègues, vous avez commencé une campagne active en faveur d'une revision im- médiato du tarif dans un sens protectionniste très élové.Je regrette \u2018d\u2019avoir eu À vous fuire observer que cette attitude de votre part constitue une violation pourtant manifeste de votre devoir au gouvernement dont vous faisiez partie.Je vous répète ici ce que je vous ai dit dimanche.Je ne veux pas discuter en ce moment, ni la valeur Di l'opportunité de la théorie économique dont vous vous êtes fait le champion.Cette question, pour importante qu'elle soit, est primée par une considération beaucoup plus importante.\u2018Si vous en étiez arrivé à la conclusion que l'intérêt du pays exi- gesit sans retard l'élévation dos droits de douane, ln première chose pour vous à faire, comme membre -du gouvernement, avant do vous adresser au public, eût été de mot- -tre vos vues dovant vos collègues, dans le but d'obtenir cette action unanime du Cabinet, qui est la base même du gouvernement responsable.Si vous n'aviez pu obtenir do vos collègues leur assentiment à l'orientation nouvelle que vous recommandiez, vous auriez eu À choisir ou d'adopter leur manière de voir ou de vous séparer d'eux.Alors, pour la première fois, il vous efit - été loisible de vous adresser au public.Telle était la conduite bien sim- - ple qui s\u2019imposuit à vous, Mais res- -ter membre du gouvernement et préconiser en même temps une politique qu\u2019il n\u2019a pas encore adoptée, constitue une entrave au fonction- \"nement do notre système constitutionnel et implique une infraction À cotte loyauté que tous ceux qui , font partie de la même administration se doivent les uns aux autres -eb.\u2018ont le droit d'attendre les uns des autres.Je vous remercie des souhaits que vous formez pour l'amélioration de mu-sarité et je me-ferai un de- © voir-de tisnsmettre- a vos anciens \u2018collègues\u2018les vœux que vous exprimez pour\u2019 leur prospérité et leur bonheur.Croyez-moi bien votre tout dévoué, WILFRID LAURIER.A I'Hon.J.I.Tarte.\u2014 § >< Frames L'opinion des autres Du Ifoniteur du Commerce : L'Association des Manufacturiers à fort bien compris la fausse situation éconoinique où se trouve placée notre industrie nationale, lors- quelle proposait en juillet dernier, d'amasser un fonds de 9350000 à $60,000, dans le but de défrayer la dépense d'une propagande parmi lo peuple en faveur des produits manufacturés cauadiens.Le peuple du Canada fut pendant si longtemps le tributaire des manufacturiers de la Grande Bretague ot des Etats- Unis, qu'il ne s'habitue que lentement à l'idée que les manufacturiers canadiens peuvent produire tout aussi bien et tout aussi beau que les étrangers.C\u2019est une anomalie qu\u2019il faut faire disparaître.Il y a du patriotiame & donner la préférence d'achat à la marchandise de production nationale, tout autant qu\u2019il en faut pour défendre la frontière contre les onvahisseurs ouverts ou dépuisés de l'étranger, du voisin trop absorbant.Il faut instruire notre population de manière à lui faire comprendre qu'elle est une famille productive qui peut se suffire à elle-même ; c'est ainsi que la chose se pratique en Angleterre, en France, en Allemagne, on Russie, aux Etats-Unis surtout, Pour un Américain, c'est l'article \u201caméricain\u201d qui est le meilleur envers et contre tous.C'est dans les écoles de ln jeunesse quo l'on ensei- gno cotte idée, cotto passion, en somine cet égoïsma patriotique.Pourquoi ne pas imiter cet oxem- ple en Canada ?Le bois du Canada, c'est le moil- leur ! Le blé du Canada donne le meilleur pain à meilleur marché ! Le bétail du Canada donne la viande la plus aucculente ! La laine du Canada fournit la matière des vêtements les plus confortables ! Le fer du Canada est supérieur au fer américain et anglais, à l'état naturel ! Les tissus du Canada sont aussi bons que ceux de n'importe quel pays.Tout ce qui so fuit vn Canada, avec le progrès moderne, est aussi bon et aussi beau pour notre pou- ple honnête, travailleur et progressif que ce que l'étranger pourrait lui offrir.Tl faut diro cela dans toutes écoles, dans tous lea collèges ; aux po- tits comme aux grands enfants.Il faut faire une génération do Canadiens pour le Canada; ot il faut commencer de suite en mettant pour principe que \u201c charité bien ordonnée commence par soi- même.\u201d Il faut que le Canada, coûte que coûte, cesse d'être \u201c coloniste.\u201d Il faut que, de Victoria à Bali- fax, chaque Canadien, se donnant la main loyalement, se dise l'ün à l\u2019autre : \u201c Cessons nos luttes fratricides et préparons notre avenir ; tout comme nos puissants voisins au sud l'ont fait.\u201d Mais c'est dans les écoles qu\u2019il faut particulièrement développer cette idée.Bientôt une campagne de proteo- tionnisme énergique va probablement commencer dans nos provinces ; les idéologues, les rachitiques du libre échange vont avoir une belle occasion nouvelle de développer leurs théories : mais le peuple \u2018canadien, producteur eb consomma- LA IRIBUNE teur, mieux informé, moins sentimental, donnera sûrement ses pré- féronces à l\u2019industrie nationale, à moins qu\u2019il ne veuille devenir lo chose des Etats-Unis, après avoir été longtemps la \u201c machine\u201d de la Grande -Bretagne.Le régime protectionniste absolu tout comme aux Etuts-Unis, est celui qui convient au Canada, d'ici à ln fin d\u2019une génération.Nous aurons bientôt occasion de développer cette ponsée au moyen de chiffres exacts, Eu attendant le programme officiel des modifications au tarif actuel, il est à souhaiter que d'ici là les membres du gouvernement fédéral accorderont leurs violons pour bien jouor l'air : \u201c Le Canada pour les Canadiens ! \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 tps Séance tumultueuse au Parlement Anglais Londres, 17 \u2014Le Parlement a été rouvert hier sans les formalités usuelles La Chambre s\u2019est mise immédiatement à la besogne un peu après 2 heures do l'après-midi.La session durera probablement jusqu'à Noël, On s'attend à une grande lutte sur le bill de l'Education.Il y à 750 amendements À ce bill, dont 588 proposés par lus libéraux.Lu séance s\u2019est ouverte par un débat très violent.Le premier ministre, M.Balfour, a proposé que le reste de la session soit entièrement consacré aux inesures Qu gouvernement qui, a-t-il expliqué, comprendront la discussion du bill de l\u2019éducation \u2018et de quelques autres projets, entre autres un relatif au chemin de fer de l'Ouganda.M, James Bryco, qui dirigeait les libéraux en l'absence de Sir Henry Campbell Bannerman, a protesté en turimes modérés, puis M.Patrick O'Brien, aux acclamations des dé- députés irlandais, demanda qu\u2019une journée au moins, d'ici Noël, fut consacrée à la discussion du gravo état de choses qui existe en Irlande.M.Balfour répondit que s1 une pareille demande venait du parti libéral, elle serait accordée, mais que le cabinet ne pouvait s'occuper ainsi du parti irlandais.M.Wm.O'Brien fit alors un discours passionné, avertissant la chambre que l'Irlande est à la veille de la révolte.La constitution est virtuellement suspendue, a-t-il dit, et voici maintenant que l'on bail- lonne les députés irlandais dans le soul parlement qu'ils aient, M.O'Brien a fait son discours au milieu d\u2019une véritable tempête d\u2019ap- plaudissemenes.Quand M.Wynd- ham, le secrétaire principal pour l'Irlando est entré à la Chambre, il a été sifflé par les Irlandais.Le président à rapnolé les perturbateurs l\u2019ordre.MM.Lioyd George, le fameux député gallois, et T.P.O'Connor ont encore ajouté à l'excitation en attaquant violemment M.Balfour pour avoir déclaré que les affaires irlandaises ne pourront être discutées que par faveur pour les libéraux anglais, Au cours de l\u2019uprès-midi.les dé- oisions du président ont soulevé do nombreuses tempêtes sur les bancs irlandais.Les lords arrivaient de plus en plus nombreux à la Chambre, car on s'attendait à une scène, les Irlandais étant de plus en plus tapagours.! La crise s'est produite d'une façon absolument inattendue.Au milieu d'une.excitation intense.Tim Healy, le grand orateur irlandais, se leva ot d'un ton de glace, déclara: \u201cJe me ldve pour parler en qualité d'indigéne de I'Ouganda.\u201d Un éclat de rire formidable fit se tordre touto la Chambre.Et dans un discours que tous les partis s'accordent à déclarer l\u2019une des plns magnifiques satires qui ait jamais été entendue au Parlement + ; Nettoie toute chose sans exception ER EI TE NET STE ECTS Si votre épicier ne vend pas la poudre à laver GOLD BUSY, envoyez son nom et son adresse ainsi que la vôtre A Tir N.K.FAIRRANKE COMPANY, Montréal, et ils vous enverront un échantillon d\u2019un + de livre.dS'AIRBANKE COMPANY, Montréal, Chicago, New-York, Nouvelle-Orléans, St-Louis, Sau-Francisco, Loudres, Ang, THEN.K.D PROS CRDI EIRE SSI TE \u2014 -\u2014 anglais, Healy, toujours en sn qualité assuméo d'indigène de l\u2019Ouganda, remercia le Premier Ministre de permettre nu parlement impérial de consacrer une partie de son temps aux affaires de l\u2019Ouganda.Il complimenta M.Balfour d'être capable (le se détacher assez des choses de ce monde pour oublier les troubles graves qui désolent \u201cce lointain et malheureux pays d'Irlande.\u201d La Chambre tout entière était suspendue aux lèvres du grand orateur, et M.Dalfour lui-mêine dut s'amuser de certaines saillies de l\u2019orateur, tant elles étaient spirituelles, D'autres députés nationalistes continuèrent le débat, déclarant que les affaires irlandaises sont à l'henre actuelle plus importantes qu'aucun des articles mentionnés dans le programme de JM, Balfour, M.Win.Redmond a exprimé son regret de ce que le peuple irlandais ne put, les armes À la main, résister À la tyrannie anglaise.\u2018\u201c Lo présente actien du gouvor- nement, a-t-il dit, donne aux Irlan - dais le droit de profiter de la première occasion pour renverser le cabinet.\u201d Finalement, M.Balfour proposa la clôture.Le tapage recommença de plus belle.M.John O'Donnell se leva et refusa d'obéir au speaker qui lui ordonnait de se taire.Les nationalistes l'acclamèrent, Le président avertit à maintes reprises M- O'Donnell qu\u2019il était hors d'ordre, -|et il s'en suivit une scène excitante.M.Balfour proposa la suspension de M.O'Donnell, et celui-ei, traversant lu Chambre vint se planter en face du premier ministre le défi aux lèvres.Il alla jusqu\u2019à lui mettre le poing sous le nez.Lu Chambre votn la suspension de M.O'Donnell par 342 voix contre 51.M, Balfour riait pondant que les députés irlandais criaient et gesticulaient.Quelques ministres, crai- gnaut que M.O'Donnell ne frappât le premier ministre, se dirigèrent vers lui, mais M.O'Donnell ayant dit tout ce qu\u2019il avait à dire, retourna À son siège, puis quitta la salle.La clôture à été votée par 263 voix contre 148.Comme M.Wyndham sortait des couloirs de la Chambre il a é4¢ de nouveau vigoureusement sifflé.La motion de M.Balfour a été ensuite adoptée par 262 voix contre 145, puis, en comité, on s'est occupé du bill de l'éducation.La plupart des libéraux ont voté avec le gouvernement pour la suse pension de M.O'Donnell, Les re- marques de ce dernier,qui ont été \u2014 \u2014 considérées comme offensantes sont : \u201cVotre secrétuire en choËf m'a octroyé aix mois pour avoir parlé en Irlande, maintenant vous refusez de me laisser parler ici.Vous êtes son complice et je vous méprise tous deux.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 AE eee La Grève est terminée Wilkesbarre, 21\u2014La convention des mineurs n siégé de uouveau, ce matin, au théâtre Nesbitt, Le comnté des résolutions a rédigé, hier soir, une déclaration adressée au publio.Elle sera publiée «près le vote sur la proposition de M.Roosevelt.Ce matin, la convention a été appelée à l\u2019ordre à 10 h.05, Le comité des résolutions & présenté un rapport recommandant qu'une commission soit envoyée au président Roosevelt, l'informant que lu convention accepto la proposition d'arbitrage.Le président Mitchell est autorisé à agir comme représentant des mineurs devant la commission.À l'ouverture de la séance on a ropris les débats sur la rentrée des ouvriers dans leurs anciennes positions.\u2019 La question soumise à la Convention était une motion relative à l'acceptation des recommandations des chefs des mineurs de déclarer la grève terminée et de soumettre toutes les questions À l'arbitrage.Après les débats on attondit les rapports du comité des résolutions, Quelqu'un demanda nne chanson et un délégué nègre qui se trouvait là chante ; puis un ténor lui succéda et, comme il terminait sa chanson, le comité entra et présenta la résolution euivante : \u201cLo comité des résolutions recommande que lu communication suivante soit envoyée à Théodore Roosevelt, président des Etats- Unis.\u201cCher Monsieur, \u201c Les représentants des ouvriers des compagnies de charbonnage de la région de l'anthracite, assemblés en convention, ayant sous considération votre télégramme du 15 octobre 1902, adressé à John Mit- ohell, président de l\u2019Union des Mineurs, ont décidé d'accepter la proposition d'arbitrage qu\u2019il comportait.\u201c Conformément à cebte décision nous retourneronsau travail jeudi, le 23 octobre au matin, aux places que nous occupions avant la grève.\u201c Nous avons autorisé John Mitchell et les assistants qu'il pourra re choisir à nous représenter devant le comité, (Sigué) JOHN MITCHELL, J.B.WILSON.\u201d *: Washington, 21.\u2014 En apprenant que les mineurs ont Accepté son projet d'arbitrage, le président Itoo- sevelt & convoqué pour vendredi, à \u2018Washington, la commission d'arbitrage et il en n averti M.Mitcholl.e + - Pottsville, Pe., 21.\u2014Plusieurs mi- peurs qui avaient abandonné la région pendant la grève, sont revenus à leurs domiciles.On dit que sur 900 grévistes qui avaient trouvé de l'ouvrage à la Baldwin Locomotive Works, à Philadelphie, 750 ont abandonné leur ouvrage et sont retournés dans les régions de l'anthracite.\u201cYr Shenandoah, Pe, 21.\u2014 La nouvelle annonçant que la convention des mineurs avait déclaré lu grève terminée est arrivée à Shenandoah, À midi, et presque nu même moment toutes les cloches de la ville étaient en branlo, los sifflets de toutes les usines se faisaieut entendre.Dix minutes après l'arrivée de la nouvelle, les rues étaient remplis de monde.A Mahoney, City, ot ailleurs, dans la région de l'anthracite, la nouvelle du règlement de la grève à été reçue avec le plus grand enthousiasme, aux cris des sifflets et au son des cloches.Presque toute la population des villes était dans les rues Dans quelques endroits on & improvisé des parades.Europe Rome, 16\u2014On considère comme cortain au Vatican que Mgr Zules- ki, délégué apostolique aux Indes, qui habite Rome depuis quelques années, sera envoyé comme délégué apostolique en Canada pour succéder à Mgr Diomède Falconio, nommié délégué apostolique aux Etats-Unis, C\u2019est Mgr Sbarretti, qui était délégué du Saint-Siège aux Iles Phi- lippinds, qui remplacera Mgr Zales- ki aux Indes.*,+* Paris, 22.\u2014 Le Figaro dit qu'on à aperçu, hier matin, un homme qui essayait d\u2019escalader le mur du Palais de l'Elysée.On croit qu'il avait l'intention de se cucher dans le jardin du paluis dans l'espérance d'avoir une occasion d\u2019assassiner le président Loubet.Il à été arrêté et on a trouvé sur lui un poignard get un revolver chargé.Il a été reconnu comme un anarchiste dange- feux qui a subi trois condamnations, dont deux pour avoir fabriqué des machines infernales.La police essaie de tenir la chose tranquille, et refuse de donner le nom de l'homme, - - Paris, 21.\u2014A la première réunion de la Chambre des députés, hier, Ernest Roche, nationaliste, a introduit un projet de loi pourvoynnt à la séparation de l'Eglise et de l'E- tat, à l\u2019abolition du budget des cultes et A la suppression de I'ambassade françaiso du Vatican.C'est là un défi au gouvernement de mettre À exécution son programme radi- eal, M.Roche déclarant que les radicaux, pour être logiques, ne doivent pas hésiter à voter la séparation de l'Eglise et de I'Etat, si leur lutte contre les congrégations religieuses est sincère.M.Roche a demandé l'urgence pour sa proposition, mais le premier ministre Combes a refusé de l'accorder, prétextant que ce projet de loi n\u2019était fait que pour embarrasser le gouvernement., Henri Brisson a déclaré que lui eb ses amis les radicaux voteraient \u2018contre l\u2019urgence, pour la même raison.- Le demande de M.Roche, à ce sujet, a effectivement été rojetéo par 285 voix contre 179; mais la Chambre a décidé de discuter une contre-proporition à l'effet de référer & une commission spéciale tous les projets de loi ayant trait à lu séparation de l\u2019Eglise et de l'Etat.Les louanges d\u2019ine mère Poun LE REMÈDE QUI A RESTAURE LA SANTÉ DE SA FILLE Elle avait souffert de gros muux de tele, de vomissements et de nervosité extrême, el craignait de ne pouvoir jamais revenir à la santé.Chuque mère prudente veillera soigneusement sur la santé de sa jeune fille à l\u2019époque où elle passe do l\u2019état de fille à celui de femme, Cetto période est la plus critique dans la vie d\u2019une fille.C\u2019est alors qu'elle devient pâle, aisément fati- feuée et affactée de maux de tête sans cuuse apparente.Le sang devient pâle ct aqueux, et & moins de prendre des mesures promptes pour lui rendre sa riche couleur rougoet vivitiante, l'anémie et peut-être la consomption, se déclareront.Les Pilules Roses du D: Williams ont guéri plus de filles pâles, anémiques et qui se fatiçunient nisément que wimporte quel autre remade, et les mères ne comumettront pas d'erreur ai elles insistent pour que leurs äl- les qui profitent prennent ces pilules de temps A autre.Mme I.Gage, une dame bien connue it Rowanton, Qué., ruconte ce que ces pilules ont fuit pour sa fille.Elle dit : \u201cMa fille Catherine, âgée de quatorze ans, souffrait grandement de maux de tête, vomissements et nervosité.Elle étuit complètement épuisée au point que nous craignions qu'elle ne recouvrit jawais ses forces.Nous casnyâtnes plusieurs remèdes, mais ils semblaient ne lui faire aucun bien.Je songeai alors à lui faire essuyer les Pilules Roses du Dr Williams, et le résultat dépassa nos espérances les mieux fondées.Elle u complètement recouvré su santé et ses forces et jo serais très heu- reuso ai l'expérience qu\u2019elle n faite aidait d'antres filles malades à Te- venir à la santé,\u201d Les Pilules Rosos du Dr Williams font un sang riche, rouge, et dun- nent une nouvelle force avec chaque dose.Elles guérissent l'anémie, le mal de tête, la palpitation du cœur, le vertige eb mettent l'éclat de la santé sur les joues pâles et jaunâtres.Ces pilules sont aussi un sûr remède contre les maux qui rendent misérable la vie de tant de femmes.Voyez à avoir les véritables avec le nom au long : \u201c Dr William's Pink Pills for Pale People\u201d, sur l'enveloppe qui entoure chaque botte.En vante chez tous les marchands de remèdes, ou envoyées franco par la poste à 50 cents IA boîte, ou six boîtes pour 92.50, en s'adressant à la Dr William's Medicine Co, Brockville, Ont.Un bean che.al ot wa harnais malpropre sons une mauvaise com- blnsison, 9) *Ÿ.\u201cAe L'Huile Eureka ~ pric AN pour Harnais™ -)) donne mon senlamaut meittaure appae 2 Ten0d AY Liarials ot an shesnd, wale anak vend le eulr souple ct lesitin, lu moten état |] .de durer deux {ula plug longtemps | qui) ne ferait sans cola.A , ER vente partant dans des haîtes | on fr?blaue *nutes grandeuss, Pavrin1d par IMPERIAL OIL CO.Laissez ©Ÿ votre che- © Emporium, 10c LA TRIBUNE TÉLÉPHONE BELL.LA TR Imvressions fommerciales! de toutes sortes @ A, DENIS, prop?Professeur B.Lalime, Place du Marché.Au-dessus du Macasin M.O.David & Cie St EEyacinthe.Calligraphie, Correspondance, Arithmétique, Tenue de Livres, Loangre anglaise, etc Crreshon dance sollicitée.pt Sant Ludger, évêque de Munster, disant son bréviaire, Charlemagne le fit prier de venir lui parler.Le saint termina son office et se présenta au roi, qui lui demanda pourquoi il l'avait fait attendre.C\u2019est, répondit l\u2019évêque, que je parlais à un plus grand seigneur que vous.hd Mme A.\u2014Mon mari est si peu soignoux, qu'il finira par perdre la tête.Mme B.\u2014II a déjà commencé.Mme A.\u2014Comment cela ?Mrie B.\u2014Il a déjà perdu tous ses cheveux.«+ - Trois petits garçons font des projets d'avenir : Ç \u2014Moi, dit l'aîné, je veux être boulanger ; je serai sûr d\u2019avoir du pain.\u2014Moi, dit le cadet, je veux être tailleur ; je serai sûr d'avoir des habits.\u2014 Et moi, dit le plus jeune.je veux être millionnaire; je serai sûr d'avoir de l'argent.Émporium, 10c El OTE Pratique Ter.DRUMMONDVLLE PRIMER, IBUNE.Mo afr wd, HER Catalogues, Pamphlets, Factums, Listes de Prix, Blancs de Comptes, Menus, dim Cartes d'Affaires, Circulaires, Programmes, etc, etc.No No SEK SPECIALIT 6 : IE Impressions en Or et en Couleur.=> HA Attention spéciale aux Commandes par la Malle et le Téléphone.Tout Ouvrage est fait avec Soin, Promptitude et à Prix Modérés.Grand Choix de VIGNETTES Religieuses, Commerciales et autres.tot BUREAUX ET ATELIERS : Batisse du Grand Hotel, RUE MONDOR, coin de la Rug WILLIAM aoe ST-HNYRGINTHE.LA! 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Numa Blès et Lu- eien Boyer, les deux globe-trotters, de la chanson française, viendront nous donner, au Théftre Montcalm, lundi, le 27 octubre courant, une de ces représentations qui ont fait courir tout Montréal pendant de si longs jours.Lorsqu'ils débarquèrent au Canada, lour plan ne comportait que deux semaines de séjour.Or, arrivés vors les premiers jours de juillet, ils se dirigent seulement maintenant vers la Nouvelle-Angleterre, Cela ne se passe-t-il pus de commentaires ?C\u2019est qu'aussi leur spectacle est le plus comique.En voici un programme sommaire : 1° Revue de la chanson française, avec audition des principaux chefs-d'œuvres tnodernes ; 2° Numa Blès dans ses œuvres ; 3° Lucien Boyer dans ses œuvres, 4° Extraits de Paris-Montréal, jouée par les auteurs ; ; 5° Americo, folie-vaudeville en un acte, jouée par les auteurs, et * traitant de sujets politiques et d'ac- \u2018tualité concernant le Canada et les Etats Unis, Au piano, M.Fernand Heintz, premier prix -du conservatoire de G and.\u201cLe Spectacle se recommande aux ; fdmilles par sa.moralité of par son \u201cAnbôte axbistique obj joyeux.Les personnes voulant acheter des Etoffes à Robes, à Costumes et k Manteaux, Soies, etc, foraient bien de visiter le magasin de BERGERON & SICOTTE.Alarme Un commencement d'incendie a eu lieu chez M, J.Huet.Le feu avait été mis par un enfant.Les dommages sont insignifiants.ENCAN Lundi, le 27 octobre courant, aura lieu, au presbytère de St-Tho- nas d'Aquin, l\u2019encan des Meubles, Chevaux, Voitures, ete, appartenant à Messire L, À.Sénécal.Soirée On annonce pour le 29 et le 30 du mois courant, deux représentations qui seront données par la Pan-American Electric Carnival.Elles auront lieu dans la salle de théâtre du Cercle Montcalm.Nouveau journal Nous uccusuns réception d'un nouveau journal La Guépe, journal hebdomadaire, publié à la Nouvelle.Orléans.Nous souhaitons bon succès et longue vie au confrère, Départ M.L J.Séguin et sa famille quitteront St-Hyacinthe prochaine- mon, comté de Bagot.M, Séguin occupera l'ancienne résidence de M, N.A.Beauchamp et y ouvrira un magasin général.PARIS-MONTRBAL Comédie-revue en 3 actes, ex- truits par Numa Bids et Lucien Boyer, les auteurs.Purrs-Montréul, la très fine et très spirituelle comédie de MM.Numa Blès et Lucien Boyer, les auteurs si applaudis à Montréal, neus sera donnée en représentation lundi, le 27 octobre, au Théâtre Montcalm.Dire ce qu'est exactement ce délicieux chef-d'œuvre : une suite de mots d'esprit, tous pétillants de gaieté folle et savoureuse do jeu- nesso extrême, avec quelque chosu en plus d'inédit, un je ne sais quoi d'original qui affirme très nettement le très personnel talent dos deux auteurs, Dans son rapport de la première représentation, la Presse disait : \u201c Jamais le \u201cPuluis-Royal,\u201d même en ses plus beaux jours n'avait vu uue représentation aussi alerte et aussi vive.Et c'était enlevé avec un brio, une verve, un entrain qui soulevait les plus flegmatiques et les plus blasés.\u201d Et la Patrie : \u201c Quelie gnicté ! quel esprit ! Dès le premior acte lo public fut charmé ; il était absolument enthousiasmé au second, ot au troisième ce fut du délire.\u201c Depuis, durant trois semaines, ce fut chaque soir un succès plus grand, des applaudissements plus nombreux, ct cola aurait duré plus longtemps encore, si MM.Blès et Boyer n'avaient pris des engagements antérieurs qui les forçaient d'abandonner Montréal, en plein triomphe et alors que chaque soir le théâtre du Palais Royal affluait de monde.\u201d Tant mieux, nous en profiterons.DECES À l'Hôtel-Dieu de cette ville, le 18 courant, à l'âge de 78 ans et six mois, Dame Denise-Alice Bertrand, veuve de feu Philippe Johnson, en son vivant, cultivateur de Saint- Mathias, Les funérailles ont ou lieu le 21, au village Richelieu.Un rail de fer dure 16 ans, et un : will d'acier:40 ans, ment pour aller s'établir à St-Si- Le sucresseur de BM.Tarte n\u2019est pas encore choisi Ottawa, 23.\u2014 Le successeur de I'Hon, M.Tarte n'est pas encore connu.On dit que l\u2019Hon.M.Ber- nier serait promu au ministère des Travaux Publics, et que M.Préfon- toine deviendrait ministre du Revenu do l'Intérieur.On ajoute que l'Hon.M.LP.Brodeur a décliné et préfère rester Orateur de la Chambre des Communes.On désigne auesi l'Hon.M.Parent, l'Hon.Juge Langelier, Sir LÀ.Jetté, l\u2019Hon.sénateur Dandu- rand, ote.Chacun de ces messieurs est parfaitement qualitié à être membre du gouvernement, et le parti libéral accueillerait avec plaisir n'importe lequel d'entré eux.\u2014_\u2014\u2014 Ottawa, 22.\u2014L'Hon.M.Tarte a déclaré, mardi, A un journaliste, qu\u2019il entendait rester avec les libé- raug, tant et aussi longtemps que les libéraux le traiteraiont bien.« » L'Evening Journal, d'Ottawa, publie un long article de této, très élogieux à l'égard de M.Laurier, et demande que le traitoment actuel du premier ministre du Canada soit doublé * % Le 9 novembre est l'anniversaire de la naissance du roi, mais vu son rapprochement du Jour d\u2019Actions de Grâces, sa célébration sera, par une proclamation, remise au 24 mai, *.* Le Daily Chronicle, de Londres, disnit hier que l'Hon.M.Tarte devait remplacer MM.Borden, comme chef de I'Opposition.Ce journal est évidemment mal informé, car M.Tarte, tout en sortant du ministère, reste ami de M, Laurier et favorable à sa politique.\u201c + > Rimouski, 18\u2014La ville de Ri- mouski a trés bien fait les choses hier.Lorsque Sir Wilfrid Laurier est venu de ln Pointe au Père, Son Honneur le maire Drapeau est allé à sa rencontre, accompagné d'une foule considérable de citoyens et de la fanfare de Rimouski, et a présenté au premier ministre, une très jolie adrosse de bienvenue.> Ottawa, 22\u2014L'Hon.M.Tarte, a fait ses adieux, ce matin, au personnel du département des travaux publics, It est allé ensuite faire ses adieux à Rideau Hall et à ses collègues.Dans son discours au personnel des travaux publics, il a exprimé l'espoir que son successeur continuerait les grands travaux commencés dans l\u2019intérêt du pays.® Ww De nombreuses requétes ont été signées par tout le District de Richelieu, ces jours-ci, demandant la nomination de M.A.A.Bruneau, M.P., comme juge de la Cour Supérieure, en remplacement de l'hon.R.E.Fontaine, décédé.Ces requé- tes portent plus de douzo cents si- goatures qui sont celles d\u2019hommes de profession, du commerce et de l'industrie, des maires des différen- tea paroisses, des oultivateurs' et des ouvriers.Les requêtes demandent que M.Bruneau soit récompensé des longs et loyaux services qu'il a rendus au parti depuis plus de dix ans, et di- send qu\u2019en le nommant juge, le gouvernement se rendrait aû désir des justiciables de Richelieu.© = - Jolies flannelles d\u2019Opéra et cha- lies pour matinées, chez TRAHAN & MoNuLTY, Enseigne de la Boule Rouge Conseil de Ville Séance du 17 oct.1902.Le Conseil de Ville a siégé vendredi en séance régulière.Son Honneur le maire Eugène St-Jacques et tous les échevins.étaient à leurs sièges, La séance s'ouvre par la lecture habituelle des minutes de la dernière séance, Elles sont adoptées avec une petite modification.Tel que les minutes étaient redigées elles pouvaient laisser entendre que la question de l'ouverture du marché le vendredi soir avait été référée au comité des marchés avec le pouvoir de régler définitivement In question.On demande que les mots \u201cavec instruction de Înire rapport\u201d soient ajoutés à cette minute, M.Lussier demande des explica tions, Il trouve étrange que l\u2019on ait décidé dans ce sens et que le comit - des marchés ait déjà ordonné l'ouverture du marché.M.Ls.Lussier était absent à lu dernière séunce, M, Duclos lui répond que c'est.quand même ce qui a été résolu et le mairo met l'adoption des minutes aux voix, Elles sont adoptées à l'unanimité avec la modification en question.Le greffier donne ensuite la lecture du rapport du travail des pompes.Ce rapport constate, que durant les derniers 7 jours il a été pompé 5,117,600 gallons d'eau et brûlé 17,165 livres de {charbon.Il est déposé \u2018ans les archives sans remarques spéciales, M.le greffier soumet ensuite une lettre de ln Cie du Grand Tronc qui informe le conseil que les taux pour le transport du bois de chauË- fago seront réduits de 25 p.c.durant la gréve, Le Quebec Southern lui déclare ne pas pouvoir faire de réduction.Los Frères du Sucré-Cœur demandent au Conseil de réduire le montant de leur compte d'eau pour l'année dernière, attendu que le collège n\u2019était alors habité que par quelques porsonnes.Cette lettre est référée au Conseil en comité.Le greffier donne lecture d'un document par lequel messieurs Fli- botte et Perrault cèdent à la ville leurs droits sur la manufacture Séguin & Lalime.Un M.Ls.Raymond de \u2018St-Hu- gues fait son application pour la charge de constable ; elle est laiseée sur la table.Uue licence pour hôtel est ensuite accordée à l'unanimité à N.Richer.Une lettre dans laquelle la Canadian Manufacturing Co., fait des offres au sujet des débentures ot des taxes dues par lu Canadian Wool- lon Mills Co., est référée au conseil en comité où elle sera prise en considération.M.Morison demande le rapport du comité des marchés au sujet de I requête des bouchers qui demandaient l'ouverture du marché le vendredi soir.M, Authier se lève et demande lui, des explications à M.Morrison qui paraît ne pas trouver l'ouvertu- ro du marché ce soir de son goût.M.Morison dit d'abord qu'il a fait corriger les minutes parce qu'elles étaient contraires au fait comme l\u2019a admis le Conseil.Il trouve ensuite étrange que le marché soit ouvert ce soir vu que le comité des marchés n\u2019a pas été réuni pour discuter ln question.M.Perrault n\u2019a pre même entendu parler de la chose.M.Morison demande qui a pris sur lui de faire ouvrir le marché et qui est responsable de l'illégalité commise ce soir; c\u2019est-à-dire le marché ouvert sans autorisation du Conseil.M.Authier admet qu\u2019il n\u2019a pas convoqué son comité et qu\u2019il a fait ouvrir ce soir le marché, Il se croyait en état de faire la chose, comme président du comité des marchés ; il croit que le rapport qu\u2019il avait à faire ce soir, c'était de dire s\u2019il avait ordonné l'ouverture du marché oui ou non.M.Lussier considère que le conseil se rend ridicule en blâmant l\u2019action de M.Authier, M, Morison est d\u2019opinion que le président du comité des marchés est à blâmer parce qu\u2019il a violé un règlement en force ; et le marché doit être fermé jusqu\u2019à ce que le Conseil ait pris une décision., Le marché sera donc fermé vendredi soir.M.Morison informe le conseil que deux personnes sont disposées à acheter la manufacture Séguin & Lalime pour argent comptant.Il croit que le Conseil devrait nommer un comité pour rencontrer ces deux personnes.M.Lussier dit que l\u2019idée de M.Morison n\u2019est pas très bonne.Il voudrait que les personnes en question vinssent elles-mêmes rencontrer le Conseil.Il donne pour raison que ces personnes ne sont pas connues et qu\u2019il cst duns l\u2019ordre que ce soit oux qui entament des négo- ciabions.M.L.P.Morin propose qu'un comité formé dc Son Honneur le maire, M.Morison, M.Duclos et M.Lussier goit Formé pour s'entendre avec toutes personnes qui désireraient entrer en négociations avec la ville au sujet de la manufacture Séguin & Lalime.Cette motion secondée par M, Perrault est remportée à l\u2019unani- mite.M.Chenette fuit certaines remarques au sujet des travaux dans les chemins.M.Duclos est d\u2019opinion que les travaux devraient être dis- continués vu ln température froide les travaux que l'on ferait ne seraient peut-être pas durables.Le Conseil est de son opinion, Le greffier doure ensuite la lecture des comptes cb le Conseil s'a~ journe en comité.AUTOUR DE NOUS {Spécial à LA TRIBUNE) STE-HÉLÈNE.22.\u2014 Si j'écris que le banquet de dimanche soir a été un demi succes, je suppose qu\u2019on me croira sans peine, car le temps maussade qu'il faisait n\u2019était pas de nature à nous emmener de noms breux convives.Ce sombre jour d'autonme avec ciel gris, monotone, n'était pas de nature À décider personne à sortir du logis.Cependant le paroissien qui est animé du zèlo ardent de faire marcher les affaires de son église s'était rendu à ces agapes fraternelles et on estomac & dû s'en être bien trouvé car les mets présentés étaient des plus succulents, ajoutons abondants aussi, puisque les visiteurs attondus do l'étranger n'y étaient pas pour prendre leur part - du gâteau.Mais, chers voisins d\u2019autour do nous, vous aurez dimanche, s'il fait beau temps, l\u2019occusion de vous reprendre ; vous y êtes cordialement invités.De plus, le bazar sera continué encore quelque temps afin de pouvoir disposer des nombreux et riches objets exposés, \u2014 Si les dernières pluies nous ennuyaient en gâtant notre programme, elles avaient le don de favoriser grandement le laboureur qui a commencé ses guérêts depuis ; done, il faut être content-de ce temps comme il faut no jamais être trop contrarié par ces mille riens qui nous égratignent quand on veut tout prendre à rebours.Je donne comme exemple les petits accroce faits à ma réputation de chroniqueur par mon correcteur d'épreuves qui me fait écrire érable au féminin et | SC RS tre SE LA 1RIBUNE - oo 5 bombarde un génial rédacteur du titre pompeux de général.Que dinble faire, le mioux cst de s'en amuser, car, pour rien au monde, je ne le chicanernis.Vois-tu, aimable lectour, tu ne snis pas, non, je ne venx pas te dire tous les petits services que 1e rend ce bon garçon dix fois plus fort que moi cn grammaire, mu fichue bête noire ! \u2014Une fine messngère m'est arri- véo samedi soir sous forme de carto postale, Partio le 5 octobre du sommet de lu Tour Eiffel, elle en porte l'image avec celle d\u2019un coin du beau Paris.C\u2019est l'entreprenant M.Houle, de Woonsocket, qui envoio par ce canal, & ses amis du Canada, soa cordiales salutations, Il sera en Italie dans quelques jours et nous reviendra ensuite par la Suisse, la Belgique et la Hol- lunde, \u2014M.Pierre Leduc, du rang do St-Augustin, nous cst rovenu d\u2019une promenade moivs longue, mais très agréable ; il a visité tout lo sud- ouest d\u2019Ontario jusqu'à Détroit.Des milliers de nos compatriotes sont établis dans ces comtés dont les terres sont d'une étonnante fécondité ct favoriséos d'un climat moins rigoureux que celui de Québec.A son tour, Mde Leduc à profité des taux réduits d'une excursion pour aller & Lowell, Boston et Milford, Mass.Leur gendre, M.Grenon, à vendu, pour cause de maladie, sa terre au jeune D.St-Onge, pour la somme de quatre mille dollars.Aussi, M.Loramé s'est rendu acquérour de la terre de M.M.Guertin, \u2014M.Jos.Marin, de St-Simon, était, hier, dans nos parages pour assister à l'encan de son gondre, M.Boucher, qui s\u2019en va aux Etats- Unis, En même temps, M.Marin a fait l'achat de plusieurs lots de bois qu'il expécliera à la ville où on en a tant besoin.\u2014Ce matin ont lieu les funérailles do Mme Joseph Brodeur, née A.Tétrault.\u2014Avant d'aller plus loin dans le récit de mon voyage, je veux consacrer encore quelques lignes aux endroits déjà parcourus.En traversant le Vermont, le New-Hampshire, le Maine et le Mussachusetts, la penséo dos pénibles voyages d'exploration faits par Champlain, vers 1620, me revenait on mémoire.Confortablement installé dans un char somptueux, je songeais aux fatigues endurées par le noble fondateur du Canada, dans ses voyages, dont le but était l'agrandissement des domaines de son roi et la propagation de la foi parmi les sauvages qui peuplaient ces vastes solitudes.Le lac Champlain, la rivière Kennebee, le Mont-Desert ct tant d'autres noms sont des vocables - qui rappolleront toujours aux générations futures qu\u2019unë courageux français ouvrit à la civilisation lo pays des bords de l'Atlantique aux grands lacs de l'Ouest que l'immortel LaSalle devait traverser à son tour pour arborer le drapeau de ses pères jusqu'aux bouches du Missi- 8ipi, c'est-à-dire sur lu moitié d\u2019un continent, Purkman, Bancroft et Fisk, historiens américains, rendent justico ct hommage uu fondateur de Québec en le proclamant un noble caractère, esprit aussi hardi que cultivé, brave et tendre tout à la fois.Champlain eut aussi le génie de conquérir pour toujours l\u2019amitié de la puissante tribu des Algonquins qui tinrent en respect les premiers aventuriers établis dans les environs de Boston et autres lieux.Ces sauvages pourtant, encore moins cruels que ne le fut l'Iroquois ami des Anglais, ces guerriers furent au temps de Frontenac\u2014 1690\u2014de puissants alliés.A cette époque, les gens de la Nouvelle- Angleterre, jaloux du prestige des Français lovèrent contre eux doux puissantes armées, Dans la région du Massachusetts, on arma deux mille soldats ot les vaissenux, sous la direction de l'amiral Phipe firent voile vers le St- Laurent pour faire le siège de Qué- bee.Une autre armée organisée duns les environs de New-York et du Connecticut, partie d\u2019Albany avec l'intention de s'emparer de Montréal, Vaines et téméraires tentatives dont lu valeur française eut vite raison.L'arméo conduite par Fitz John Winthrop, tils du fondateur do Boston, fut nnéantie à peu do frais.Quant à ce pauvre Phips qui eut l\u2019audace de sowmmer Frontenac d\u2019avoir à lui rendro Québec, on sait la fière réponse du lettré guerrier : \u201c Dites à votre maitre \u201c que je lui répoudrai par ln bouche \u201c de mes canons.\u201d Et il l\u2019eût bonne en effet, car la flotte américaine fut dispersée et bien heureux furent ceux qui échap- pérent au naufrage.Non satisfaits de cette victoire, les alliés des Francais allérent porter lu guerre jusqu'au pays des Yankees ct firent un massacre épouvantable des habitants de Sulmon-Fall, Dover, Portland, connu duns le temps sous le nom de Fort-Loyal, d'York, sur la rivière Saco, dont les deux tiers des habitants furent brûlés ou écorchés vifs, puis Groton ct, enfin, Haverhill, Mass., ou eut licu le dernier massacre, en 1697, l'année bénie ott Frontenac débarrasse à jamais le Canada de la fureur des terribles Iroquois qu\u2019il criblu de coups dont ils ne se relevèrent plus.Assez pour aujourd\u2019hui de ces fuits historiques, Aussi bien, j'aime mieux m'arvéter & une période heureuse de notre histoire, réservant pour une \u2018autre semaine In narration de défnites glorieuses et les pensées inspirées par le souvenir de ces évènements qui me hantèrent l'esprit en traversant ce pays si prospère ct oll tant des nôtres vivent en paix avec les races hété- rogénes qui peuplent la Nouvelle- Angleterre.GUSTAVE, » \u201c= ST-CitAnLES, 22.\u2014 M.et Mme Gervais sont de retour, enchantés de leur voyage aux Etats-Unis.\u2014M.Ernest Langevin vient de vondre l\u2019ancien domaine seigneurial, qu'il avait acquis il y « 18 ans, à Rémi Rémy pour la somme de $11,500.\u2014M.Ulric Jarret a acheté la propriété de Rémi Rémy, pour la somme de $6,850.\u2014M.J.Galipeau, du Mont St- Hilaire, à acheté la propriété de Ulrie Jarret pour $850, Plusicurs autres transactions sont on perspective.\u2014Une grande activité régne dans le moment concernunt le commerce des grains et du foin.Quant à l'industrie laitière, les cultivateurs ont fait autant cette année que les années passées, \u2014M.Aiph.Guertin, vient d\u2019entrer dans ça magnifique résidence qu\u2019il vient de faire construire.\u2014M.Alex.Rémy entrera dans son nouveau logis la semaine prochaine.Les anciens logis de ces deux derniers furent incendiés lors du grand feu au mois d'octobre dernier.oan Cueilli dans la Tribune, de Woonsocket, R.I.: La Justice de Biddeford, Me., parle d\u2019un M.Petit, qui est le frère de l'échevin \u201c Little \u201d, Nous savons mieux que ça.Un citoyen de Woonsocket qui occupe déjà une fonction publique sous le nom de J.B.Brown veut se faire élire pour la législature sous le nom de J.B.Brindamour.Cela bat quatre as ! .e CANADA Sherbrooke, 20\u2014Les chasseurs qui out visité nos bois cob automne disent que les noix de toutes sortes sont rures.Ce serait l'indice d'un automno long et d'un hiver sans beaucoup de neige ni beaucoup de froid.hd Montmagny, Qué, 17\u2014Un jeune homme d'une trentaine d'années, du nom de Painchaud.à perdu la vie accidentellement hier matin.Il revenait de la chasse et, en débarquant de son embarention, son fusil s'emuarrassa dans quelque chose ct partit.Il reçut la décharge en pleine poitrine et est morb quelquos minutes apres.Sault Ste-Mario, Ont., 21.\u2014John Griffith, âgé de 27 ans, einployé de la Canadian Bridge Co, et Peter Cragen, de Montréal, employé de In méme compagnie, ont été attaqués à coups de revolver, hier, par un italien dont le nom est inconnu.Griflith a succombé à su blessure inals ou pense que Cragen guérira, Le coupable s'est enfui uussitôt apres ct n'a pas encore été arrêté.- ¥ \u201d Toronto, 21\u2014Dr R.A.Pyne, qui viont d'arriver à \"Toronto d'un voyage en Angletorre et en Irlande, dit qu'avant de quitter Lendres, il à été rendre visite à lord Roberts, et que celui-ci lui n manifesté le désir de venir au Canada bientôt.\u201c J'ai promis à plusieurs de mes amis militaires du Canada, a dit lord Roberts, que je leur ferais une visite, et je vais essayer de tenir ma promesse,\u201d Lr Mgr Bruchési à écrit à l\u2019Administrateur du dioceso qu'après uno étude sérieuse de la question, il a décidé de refuser l'autorisation aux Sœurs Trappistines de s'établir dans sou diocèse ; il y a déjà ici nutunb d'ordres religieux que nous en pouvons faire vivre.Sa Grandeur a conseillé à la supérieure do l'ordre ainsi qu\u2019à d\u2019autres communautés qui désiraient s'établir ici de s'en aller plutôt dans les provinces de l\u2019ouest s\u2019il leur est nécessaire de laisser la France.> Trois-Rivières, 17, \u2014Une aventure peu banale est arrivée à M.O.S.de Carufel, notre libraire bien connu de la rue Notre-Dame, avant de sc rendre aux funérailles du juge Bourgeois, l'autre matin, il enleva son gilet contenant sa montre ct sa chaîne, ainsi qu\u2019un magnifique lor- goon d'or.Quel ne fut pas son étonnement de constater que la montre, la chaîne et le lorgnon avaient disparu.Il paraîtrait quo pendant son ubsonce, un de ses jeunes enfants avait jeté le tout duns los cabinets d'aisance.Croyant que les objets se trouvaient dans ln courbe du tuyau on so mit à défaire les closets, mais on ne trouva rien, On sera probablement obligé de démolir le tout jusqu'à l'égout de la rue.> Arthabaskaville, 17.\u2014 Laure Boaudoin, âgés de cinq ans, enfant d'Onésime Beaudoin, cultivateur de Ste-Anastasio de Nelson, à été victime d'un bien pénible accident, hier matin.Il était alors 7 heures, lorsque sa mère quitta la maison pour vaquer aux occupations de la fermo.Cinq minutes étaient à peine écoulées, quand la mère vit apparaître sa petite fille à quelques pas de la maison, couvertes de flammes.À son arrivée dehors, la force du vent aidant, le feu fut activé.La pauvre mère courut à son secours, enveloppa son enfant dans son tablier, essayant de cette manière de la sauver, mais sans euccès.Elle eus la présence d'esprit de songer re au danger qui la menaçait elle.même, et laissant la petitu, colle prit un seau d'eau à quelques pas de là, ct réussit à éteindre les flammes.La petite malheureuse fut transportée à la maison.Ses habits étaient entièrement brûlés ct son corps dans un horrible état.Malgré ses souffrances atrocus, ln pauvrette vécut jusqu\u2019à onze heures.Le Québec, 22.\u2014On procèdo aujour- d'hui, à lu Cour du Bune du Roi, avec le procès de Maxime Fortin, l'auteur du drame sanglant de Cove Fields.Commo on le sait, Fortin est accusé d'humicide.La semaine dernière, il a cu un procès, mais les jurés furent déchargés, faute de no pouvoir s'accorder sur un verdict.\u2018Do là, le nouveau procès commencé.Les MM.Tarte, de La Patrie, de Montréal, les tils de l\u2019Hon.M.Tarte, ex-ministre des Travaux Publics, ont fuit l'acquisition du Mercury, lo plus vieux journal de Québec.C'est, purait-il, l\u2019inteution des nouveaux propriétaires de faire de ce journal un grand organe anglais de Québec.On dit aussi qu\u2019ils feront subir bientôt, aux vureaux et ateliers du Mercury, de grandes améliorations.Tr Montréal.\u2014Un accident qui au- lait pu avoir des suites terribles est arrivé, jeudi, au pont du Grand Trone, sur lo canal Lachine.Une locomotive qui s\u2019en nlluit à la gare Bonaventure chercher un train de voyageurs, voulut traverser le canal À la suite d\u2019un train du Delaware & Hudson, mais dans lintervalle on avait ouvert le pont ct la locomotive fut précipitée dans le canal.Le mécanicien, Thomas Ferguson, essaya de renverser ln vapeur, mais il était trop turd ot avec un fracas rendu plus intense por les sifile- monts aigus de li vapeur, l'énorme imnachine s\u2019enfonça dans l\u2019eau.On erut d'abord que le inécanicien ot le chauffeur s\u2019étuient noyés, mais For- gusou avuit pu sauter à temps.Le chauffeur A.Harrot ne fut pas aussi heureux, il n'échuppa aux brûlures que pour prendre un bain froid, mais il put regrimper sur la berge.Tous deux s'infligèrent des blessures heureusement pou graves, On les à punsés à l'hôpital Général.*, Joliette \u2014Depuis le mois de mars que M.lo professeur Louis-Adélard Ringuet a pris la direction du corps de musique l'Union Musicale, les succès obtenus ont été coustants et marqués.Les membres de la fan- fure sont assidus aux exercices et le professeur se plait à les en féliciter et profite de la circonstunce pour les encourager duns leur carrière.La preuvo des succès obtenus par M.Ringuet depuis qu\u2019il est à la têto de lu fanfare se trouve dans le fait suivant : La funfure & par ses concerts et autres séances musicales réulisé lu jolie somme de 3648, qui jointe à la somme de 5200, fournie par la corporution de Joliette, forme un total du $848.00.L'Union Musicale no ruunquera pus de continuer d'aussi encourageants débuts.La population de Joliette applaudit toujours aux succès de nos amis les musiciens et de leur estimé d:- recteur.Les recettes de l\u2019Union Musicale ont été employées à payer des instruments et des costumes pour les membres.oe.Vous trouverez un choix immense de Couvertes en laine, Flanellet- tes, Flanelles, Draps de Dawe, Beavers, Friezes, etc., choz BERGERON & SICOTTE.*,* Sur 100 livres de papier manufacturées dans le monde entier, 6 seulement servent aux livres, Comment on gueérit Pivroa guerie en Suede \u2014_\u2014 En Suèdo et en Norvège, lorg« qu\u2019un ivrogne est mis en prison, on le traite pendant sn captivité en lui faisant suivre un traitement qui amène, paraît-il, des résultats merveilleux.Ce traitement consiste À ne sere vir à l'alcooliquo que du pain imbis bé dans du vin.Le pain est mis à tremper dans un bol de vin uno heure avant que le repas soit servi.Le promier jour, l'ivrogne dévore son pain avec délice ; le deuxième jour, il absorbe sa nourriture sans répugnance, munis biontôt il la trous Vo si écwuranto qu\u2019il se détourne dès qu\u2019on In lui présente.L'expérience a prouvé qu\u2019il suffit généralemont de buit ou dix jours de ce régime pour que le vin ou l'alcool devienne odieux au malade, Une foule de gons deviendraient très sobres à la suite de ce traites ment.Chicago, 21.\u2014 Cinq personnes étaieut réunies, hier soir, chez Jag Wallace, rue Fulton.On discuta politique, grève do charbon, et so- ciulisme, Des arguments de vive voix ou en vint aux coups de poings et aux coups de bouteilles, L'un des combattants reçut une Vlessure mortelle eb expira peu après.Son uom est Charles Wulff, ot n\u2019est Âgé que de 27 uns, Les blessés sont George Bowes, et David Scultz.Les deux autres hommes qui prirent part à cette sanglante querelle, sont Frank Brown, qui a pris la poudre d'es« cainpette, ob John Fitzgibbons, qua l'on à retenu comme témoin, » = ê Topeka, Kansas, 22.\u2014M, Burton, sénateur du Kansas, est de retour d'Huwaï, où il faisait partie de la comission d'enquéte du sénat sux la situation de ce pays.\u201c Les indigènes d'Huwaï sont de très boaux bypes d'hommes, s'est-il écrié, malheureusement la situation financière du puys laisse beaucoup à désirer, et cela est dû à ce que plusieurs missionnaires de Boston, veuus aux îles Hawaï, ont vendu à leurs habitants trop crédules des billets d\u2019adinission pour le ciel et ont regu en échange de bonnes ters res.Un grand nombre d'indigdnes, appartenant à lu basse classe, ont été volés de cette facon, et il est tout naturel que ceux qui ont été les victimes de ces missionnaires se wéfient des Américains.\u201d hi Londres, 22 \u2014 Il y a eu une séance très vive aujourd'hui, à la chambre, au sujet de l'opportunité de fixer un jour pour la discussion des uffuires d'Irlande.Le chef libéral, sir Henry Campbell Bannerman, a do nouveau ape puyé lu motion de Patrick O\u2019Brien pour qu\u2019une journée fut consacrée à l'Irlande, disant que puisque le Premier Ministre ne voulait pas fairo cette concession, sur lu simple requête des députés irländais, il appuie cordiuloment cette requête, en su qualité d'Ecossais, MM.Balfour a oxpliqué qu\u2019il ne pourrait «ccorder un jour sur la requête de Sir Henry qu\u2019à la cons dition que la motion prendrait la forme d\u2019un vote de censure contre le gouvernement et qu\u2019elle serait appuyée pur l'opposition comme corps.Le chef libéral a dit que telle n\u2019était pus son intention.Il à rofus sé de s'identitier à ce point avec leg Nationalistes, tout en déclarant fortement, que la requêto des dépus tés irlandais devrait être accordée, Au cours de l'altercation, Wil liam O'Brien, T.P.O'Connor et autres ont protesté contre- l\u2019attitus de insultante de M.Balfour envers les Irlandais, et la discussion s'est close sur cette exclamation do Wm O'Brien : \u201c Si on ne nous donue pas une \u2018journée, nous la prendrons ! \u201d i LES MERES SOUVENIR DU SIÈGE * Ce matin-là, j'étais allé au mont Valérien voir notre ami le peintre >., lieutenant aux mobiles de la Seine.Justement le brave garçon \"Ve trouvait de garde, Pas moyen de bouger.Il fallut rester à se prome- Mer de long en large, comme des matelots de quart, devant la poterne du fort, en causant de Paris, de la guerre et de nos chors absents.Wout & coup mon lieutenant qui, Nous sa tunique de mobile, ost tou- Jours resté le féroce rapin d'autre- lois, s'interrompt, tombe en arrêt, \u20188% me pronant le bras : \u201cOh! le bear Daumier!\u201d me dit-il tout bas, et, du coin de son Petit œil gris allumé subitement Comme l'œil d\u2019un chien de chasse, il mo montrait les deux vénérables silhouettes qui venaient de faire leur apparition sur lo plateau du mont Valérien.Un beau Daumier on effet, L\u2019hom- Mme en longue redingote marron, avec un collet de velours verdâtre qui semblait fait de vieille mousse des bois, maigre, petit, rougeaud, le front déprimé, les yeux ronds, le nez en bec de chouette.Une tête d'oiseau ridé, solennelle ot bête.Pour I'achever, un cabas en tapis- .berie à fleurs, d\u2019où sortait le goulot d'une bouteille, et sous l'autre bras Une boîte de converses, l'éternelle boîte en fer-blanc que les Parisiens -Ne pourront plus voir sans penser à leurs cinq mois de blocus, De la femme, on n'apercevait d'abord qu\u2019un chapeau cabriolet gigantes- Que et un vieux châle qui la serrait étroitement du haut en bas comme pour bien dessiminer sa misère ; -Puis, de temps en temps, entre les ruches fanées de la capote, un bout -de nez pointu qui passait, et quelques chevoux grisonnants et pauvres, En arrivant sur le plateau, l\u2019homme s'arrêta pour prendre haleine et t'essuyer le front.Il ne fait pourtant pas chaud là-haut, dans les brumes, de la fin novembre ; mais ils étaient vonus si vito.\u2026.- La femme ne s'arrêta pas, elle.Marchant droit & la poterne, olle Nous regarda une minute en hési- .tant, comwe si elle voulait nous parler ; mais, intimidée sans doute \u2018par les gallons de l\u2019officier, elle ai- Ma mieux s'adresser à la sentinelle, bb je l'entendis qui demandait timidement & voir son fils, un mobile de Paris de la sixième du troisième.* Restez là, dit l\u2019homme de garde, je vais le faire appeler.\u201d Toute joyeuse, avec un soupir do Moulagement, elle retourna vers son Mari ; eb tous deux allèrent s'asseoir à l'écart sur le bord d'un talus, Ile attendiront là bien longtempsl \u2018Oe mont Valérien est si grand, si Sompliqué de cours, de glacis, de :bastions, de casernes, do casemates ! Allez done chercher un mobile de la sixième dans cette ville inextricable, suspendue entre terre et ciel, ot Æotéant on spirale au milieu des Nuages comme l'île de Laputa.Sans tompter qu\u2019à cette heure là le fort eat ploin de tambours, de trompet- ker, de soldats qui courent, de bidons qui sonuent.C\u2019est lu garde Qu'on relève, les corvées, la distribution, un espion tout sanglant quo des francs-tireurs ramènent à coups +de crosse, dos paysans de Nanterre Qui viennent se plaindre au géné- Lal, une estafette arrivant au galop, d'homme trausi, la bête ruisselanto, des cacolets revenant des avant-postes avec les blessés qui se balan- dent aux flancs des mules eb gei- -gnent doucement comme des agneaux malades, des matelots ha.\u2018lant une pidee neuve au son du fifre ot'des \u201chissa! ho!\u201d, le troupeau du fort qu'un berger en pantalon irouge pousse devant lui, la gaule à Ia main, le chassepot en bandou.lidre ; touteela va, vient, s'entrecroise dans les cours, s'engouffre sous la poterne comme sous la por-' te basse d'un caravansérail d'Orient.\u201c Pourvu qu'iis n'oublient pas mon garçon! '\u2019 disaient pendant ce temps les yeux de la pauvrs mère ; et toutes les cinq minutes elle se levait, s'approchait de l'entrée dis- crétement, jetait un regard furtif daus l'avant-cour en se garant contre la muraille ; tnais elle n\u2019osait plus rien demander de peur de rendre son enfant ridicule.L'homme, encore plus timide qu'elle, ne bougeait pas de son coin; et chaque fois qu'elle revenait s'asseoir le cœur gros, l'air découragé, on voyait qu'il la grondait de son impatience et qu\u2019il lui donnait force explications sur les nécessités du service avec des gestes d'imbécile qui veut faire l\u2019entendu.J'ai toujour & été très curieux de ces petites scènes silencieuses et intimes qu\u2019on devine encoro plus qu'on ne les voit, de ces pantomi- mos de la rue qui vous coudoient quand vous marchez et d'un geste vous révèlent toute une existence : mois ici ce qui me captivait surtout, c'étrit la gaucherio, la naïveté de mes personnages, et j'éprouvais une véritable émotion à suivre A travers leur mimique, expressive et limpide comme l'Âme de doux actours de Séraphin, toutes les péripétios d'un adorable drame familial, Je voyais In mère se disant un beau matin : \u201c Il m'ennuie, ce M.Trochu, avec ses consignes.Il y ntrois mois que je n'ai pas vu mon enfant.Je veux aller I'embrasser.\u201d Lo père timide, emprunté dans la vie, effaré à l'idée des démarches à faire pour se procurer un permis, à d'abord essayé de la raisonner : \u201c Mais tu n'y pense pna, chérie.Ce mont Valérien est au diable.Comment feras-tu pour y aller sans voiture ?D'ailleurs, c\u2019est une citadelle ! les femmes ne peuvent pas enbrer.\u2014\u201c Moi, j'entrorai, \u201d dit la mère, et comme il fait tous ce qu\u2019elle veut, l\u2019homme s'est mis en route, il est allé au secteur, à la mairie, à l'état- major, chez le commissaire, suant de peur, gelunt de froid, sc cognant partout, se trompant de porte, faisant deux heures de queue À un \u2018bureau, et puis ce n'était pas oslui- là.Enfin, le soir, i! est revenu avec un permis du gouverneur dans sa poche.Le lendemain on s'est levé de bonne heure, au froid, à la lampe.Le père casse une croûte pour se réchauffer, mais la mère n\u2019a pas faim.Elle aime mioux déjeuner là-bas avec son tils.Et pour régaler un peu le pauvre mobile, vite, vite on empile dans le cabas le ban et l'arrière-ban des provisions de siège, chocolat, confturos, vin cachaté, tout jusqu'à la boîte, une boîte de huit francs qu\u2019on gardait précieusement pour les jours de grande disette.Là-dessus les voild partis.Comme ils arrivaient aux remparts, on venait d'ouvrir les portes, Il a fallu montrer le permis.C'est la mère qui avait peur.Mais non ! Il paraît qu'on était en règle.\u201c Laissez passer !\u201d dit I'adjudant de service, Alors seulement elle respire : \u201c Il a été bien poli, cet officier.\u201d Et leste comme un perdreau, elle trotte, elle so dépêche.L'homme a poino à lui tenir pied : \u201c Comme tu vaz vite, chérie! \u201d Mais elle ne l'écoute pas.Là-haut, dans lea vapeurs de l'horizon, le mont Valérien lui fait aigue : « Arrivez vite.il est ici,\u201d Et maintenant qu\u2019ils sont arrivés, c'est une nouvelle angoisse.Si on ne le trouvait pas ! S'il allait ne pas venir ! Soudain, je la vis tressaillir, Frap- iper sur le bras du vieux et se re- dresser d'un bond.De loin, sous LA IRIBUNKk la voute de la poterne, elle avait reconnu s0n pas, C'était lui.Quand il parut, la façade du fort en fut tout illuminée.Un grand beau garçon, ma foi | bien planté, sac au dos, fusil au poing.Illes aborda, le visage ouvert, d'une voix mâle et joyeuse : \u201c Bonjour, maman.\u201d Et tout de suite sac, couverture, chassepot, tout disparut dans le grand chapeau-cabriolet.Ensuite le pére eut son tour, mais ce ne fut prs long.Le cabriolet voulait tout pour lui.Il était insatiable, \u201c Comment vas-tu ?.Es-tu bien couvert.Où on es-tu de ton linge ?\u201d Et, sous les ruches de la capote, je sentais le long regard d'amour dont elle l'enveloppait des pieds à la tête, dans une pluie de baisers, de larmes, de petits rires ; un arriéré de trois mois de tendresse ma- tornelle qu\u2019elle lui payait tout en une fois.Le père était très ému, lui aussi, mais il ne voulsit pas en avoir l'air.Il comprenait que nous le regardions et clignait de l\u2019æil de notre côté comine pour nous diro : \u201c Excusez-la.c'est une femme, \u201d Si je l\u2019'exeusais ! Une sonnerie de clairon vint souffler subitement sur cetto belle joie.\u201c On rappelle.dit l'enfant.N faut que je m'en aille, \u2014Comment ! tu pe déjeunes pas aveg nous ?\u2014Mais non ! je ne poux pas.Je suis de garde pour vingt quatre heures, tout en haut du fort.\u2014Oh ! tit la pauvre femme ; eb elle ne put pas en dire davantage.Ils restèrent un moment à se regarder tous trois d'un air consterné.Puis le père, prenant la parole : \u201c Au moins emporte la boîte,\u201d dit-il d'une voix déchirante, avec une expression à la fois touchante et cômique de gourmandise sacrifiée.Mais voilà que, dans le trouble et l\u2019émotion des adieux, on ne la trouvait plus cette maudite boîte ; et c'était pitié de voir ces mains fébriles eb tremblantes qui cherchaient, qui s'agituient ; d'entendre ces voix ontrecoupées da larmes qui domandnient : \u201c Lu boîte ?où est la boîte ?\u201d sans honte de mêler ce petit détail de ménage à cette grande douleur.Lu boîte retrouvée, il y eut uno dernière et longuo étrointe, et l'enfant rentra dans le fort en courant.Songez qu'ils étaient venus de bien loin pour ce déjeuner, qu'ils s'on faisaient ume grande fête, que la mère n\u2019en avait pas dormi de la nuit ; et dites-moi si vous saves rien de plus navrant que cette partie manguée, ce coin de paradis entrevu et refermé tout de suite si brutalement.Ils attendiront encore quelque temps, immobiles à lu même place, les veux toujours cloués sur cette potorne où leur enfant venait de disparaître.Enfin l'homme se so- coua, fit un demi-tour, toussa deux ou trois coups d\u2019un air très brave, et sa voix uno fois bien nseurée : \u201c Allons ! lu mère, en route !\u201d dit-il toub haut et fort gaillardement.Là-dessus il nous fit un grand salut ct prit le bras de sa femme.Je les suivis de l'œil jusqu'au tournant de la route.Le père avait l'air furieux.Il brandissait le cabas avec des gestes désespérés.La mère, elle, étuit plus calme, Elle marchait à res côtés ln tôto basse, los bras au corps.Mais par moments, sur ses épaules étroites, je croyais voir son châle frissonner convulsivement.ALPHONSE DAUDET, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 - Il-y a 120,000 mineurs en grève, en France, sur un total de 162,000, Les autres persistent À vouloir tra- voiller et so battent chaque jou avec les grévistes, : V OS CHEVEUX TOMBENT-ILS ?AVEZ-VOUS DES PEAUX MORTES ?VOS CHEVEUX SONT-ILS GRIS Le Restaurateur des Cheveux de Robson EST LE REMÈDE QUI CONVIENT A VOTRE CAS.En vente, en gros et en détail, chez, J.H.E.BRODEUR, Pharmacien ST-HYACINTHE 0 an PRIX 5 Cents Franco par ln Malle CI FORCER TIRES LTE Préparation sans égal pour augmenter la frat.cheur, l'éclat et la beauté du teint.2 parfume la peau, l\u2019entretient souple, dissipe les boutons, éruptions, taches de rousseur, etc.La Cic Chimique Orientaline, Montreai, Que., Can, Blanchit et ADRESSE : AT CESR AT G.H.Henshaw, Jr.Agent Genoral d'Assurance: Vie : Confederation Life Ass.Oo.Feu: North British & Mercantilo, \u2018 Norwick Union association Co, \u2018* Atlas Knsurauce Company.Déménagement Simard & Godbout Ancienne place de J.D.Renaud No 210 Rue Cascades, ST-HYACINTHE Meubles de Salon, Boudoir, Salle à Diner, Chambre, cte.Meubles sur commande, Réparations faites avec goût.L.A.MASSE, COURTIER D'ASSURANCE Vie: North American Life Assurance Co.Feu : Scottish Union and National Insurance Co.Accidents : Ocenn Accident & Guarantee Corporation Ltd.The International Registry Co.Bnreau: Bntisse do In Bauque des Can- tous do I'Est, rue Girounrd, ST-HYACINTHE, Telephone Be! 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OXYDONOR a guéri des milliers de cas de rhumatisme aigï et chronique.OXYDONOR fait absorber abondamment l'origène de l\u2019air, chasse les maladies du corps et procure ln santé, la pi- gueur et In force.UN OXYDONOR SUFFIT POUR TOUTE UNE FAMILLE ; un foics acheté neou eusagoite se plusrien, Vous n'svez rien davalor.Vous n'avez rien à payer aux médecins ou aux pharmaciens.Avee du soin, OXYDONOR durera touto votre vie.Hospice St-Josoph, Trois-Itivièrea, Qué., 19 jan 1901 Dr II, Sanche, Montréal, I', Q.Mousleur \u2014Voiro lettre m'cst venue pendant mon abaence, c'uet pourquoi j'ai tant retardé à yous répondre.J'aime à vous dire Jue de eo suis Divn trouvé de l'usage d'Oxytonor, 1l a cu la vertu du faico disparaitre lues rhümntismiens, na bronchi- to, ln inuladio de Ja pean, ot In manladio du folie.N.0.LARUE, Ptro, \u2014 4&\"Nous enverrons gratuitemont ron- scignements, prix et certificats de guérison aux personnes qui en fo.ront lu demande.Dr H.Sanche & Co, 2268 ruc Ste-Catherine, MONTRÉAL, QUE, M, À.Connell, agent à St-Hyacinthe.LP.MORIN &FILS ENTREPRENEURS-MENUISIERS MANUFACTURIERS DE PORTES, CHASSIS, JALOUSIES, MOULURES DECOUPAGES, ET Spécialité : Bancs d'Eglises, de Sacristies et d'Ecoles AUSSI, Assortiment complet de BOIS DE SGIAGE, Séché à la vapeur, préparé et brut} Bois de Charpente, Bardeaux, etc.Tout ouvrage fait promptoment, Satisfaction garantie, Coin des rues.St-Antoine ct St-Joseph M St-Hyacinthe \u2014 \u2014 LA COMPAGNIE d'Eau Minérale ST-HYACINTHE Propriétaire du célèbre PHELUDOR ET MANUFACTURIERE DE SODAS, GINGER ALE, ROOTB GINGER BEER,OLURE OHAM- PAGNE, Eto., rer FEUILLE roN I Dr RE Lorsque Bertignolles se présenta le matin, vers neuf heures, pour parler à Marie Rose, il lui fut vé- pondu par Martine que lu jeune fille était sortie et ne rentrerait que pour déjeuner.\u2014Je reviendrai à midi, fit Berti- gnolles, Et, en effet, il sonnait de nouveau à midi.On le fit entrer dans la salle à manger.C'était, avec la chambre à coucher de Marie-Rose, la seule pièce qui fût meublée dans l'appartement.Marie-Rose le reçut avec crainte, Que venuit faire chez elle lo père de Jenny ?Sur la table, une nappe très blanche et un seul couvert.Martine entrait et sortait.Elle se penchu ot dit à l'oreille de sa maîtresse : \u2014J'ai ncheté une côtelette au- jourd\u2019hui mais je ne la mettrai sur le fou que quand ce monsieur sera parti.Bertignolles avait entendu.sourit amicalement.\u2014dJe vous demnande pardon, mademoiselle, de me présenter à l'heure de votre déjeuner, mais ne vous gênez pas pour moi et ne vous retardez pas surtout.Nous causerons tout aussi bien peudant que vous Mangerez.\u2014Qu'avez-vous à me dire, mou- sieur ?.\u2014 Mademoiselle, vous avez écrit à ma fille ?\u2014Oui, monsieur, pour lui demander si elle m'avait remplacée comme maîtresse de piano, et dans le cas où elle ne l'aurait point fait encore, jo la priais de vouloir bien me reprendre.\u2014Vous [pouvez revenir, mademoiselle.\u2014Merci, monsieur, \u2014Aux mêmes heures qu\u2019autrefois, sans doute ?\u2014Je m'entendrai pour cela avec Mlle Jenny.\u2014Je désirerais pourtant vous demander pourquoi vous nous aviez quittés ct comment il se fait que vous aviez disparu pendant près de deux mois.Excusez mon indiscrétion.Elle est toute naturelle, puis- qu'il s'agit de ma fille.\u2014Jo vous comprends ct vous approuve de m'interroger.\u2014Alors ?\u2014J'avais été placée comme lectrice, comme compagne, auprès de la marquise de Soulaimes, qui est aveugle, pour remplacer sa petite- fille sur le point de se marier, , \u2014Et cette situation vous a été retirée, je le vois, \u2014Oui, inonsieur, dit Marie-Rose, rougissant un peu.\u2014Puis-je connaitre les motifs ?\u2014Des revers de fortune.ont obligé le marquis de Soulaimes à diminuer ses dépenses.Le mariage de sa fille se trouve momentanément retardé, et ma présence auprès de la marquise n\u2019était plus aussi nécessaire.\u2014Et c'est tout ?\u2014Oui, monsieur, dit-elle, en le regardant avec crainte.\u2014Jo connais, en effet la gêne momentanée du marquis, \u2014Plus que de la gêne, monsieur, la ruine, presque la misère.\u2014Oh ! oh ! la misère, voilà un bien gros mot.\u20141Il est exact, monsieur, et sans exagération.~ \u2014~Mais cette famille est nombreuse.Elle a des amis.\u2014Oh ! monsieur, les amis sont kares dans le malheur, Il \u2014Ily a des de Soulaimes dans le Nord, en Bretagne, partout.\u2014Ils sont pauvres, \u2014Un homme qui porte un nom comme celui-lh, mademoiselle, n'est Jamais en peine de se marier.La marquise a deux fils.Laurent est jeune.S'il trouve quelque héritière il so dévouera.Et dans la situation désespérée où se trouve ln fn- mille, c\u2019est le soul moyen de salut, 4 mon avis.\u2014So marier ! Laurent.Monsieur Laurent de Soulaimes marié ! \u2014Oui, Est-ce qu'il le serait déjà, par hasard ?\u2014Non, non.Ello était devenue très pâle ot toute tremblante.Elle faisait tous ses efforts pour contenir la soudaine émotion que ce seul mot avait jetée dans mon imo.Elle considérait Bertignolles avec effarement.On eût dit qu\u2019elle voyait en lui la messager d'une mauvaise nouvelle, Un instant elle crut que cet homme connaissait son secret d'amour ; mais elle réfléchit bieu vite que cela était impossible.Comment l\u2019eût- il appris?Par qui?Laurent gardait ce doux mystère au fond de son cœur.Bertignolles ne connaissait pas le marquis et la marquise de Soulaimes.Et Jeuny savait, en eflet, Marie-Rose amoureuse, mais elle ignorait le nom du jeune homme aimé par sa maîtresse de piano, Elle ne savait pas qu'elle avait une vale en Marie-Rose.Elle se tranquillisa.Bertignolles parlait donc de lu famille de Sou- laimes et du mariage possible de Laurent sans idée préconçue, Mais ce simple mot de mariage ninsi jeté daus la conversation ne l'en avait pas moins profondément troublée comme une menace lointaine, au grondement imperceptible encore, mais qu\u2019un coup de vent abattrdit pout-être quelque jour sur sa tête, Bertignolles comprenait adwira- blement cette émotion.\u2014Oui, reprit-il avec insouciance, le moment est terrible pour ces puuvree gens, Et je ne sais vraiment pas comment ils sortiront de cette détresse.Il faudrait un miracle, à défaut de ce mariage, car le mariage, lui arrangerait tout\u2026.sauverait lu famille de la ruine et de la misère; cu n'est rien, quand on peut toujours murcher la tête haute, mais c'est qu\u2019il y a la honte, le déshonneur public, \u2014La honte ?le déshonneur ?dit- elle effaréa.\u2014Maus oui.Dans quelques jours il sera impossible à M, de Soului- mes de fnire face à ses payetnents, Son nom sera protesté, il aura beau faire, Il a fondé une société avec l'appui de commanditaires qui lui refusent de l'argent, je le sais, ou qui peut être n\u2019en ont plus à lui donner.Le bilan sera déposé.Mais la comptabilité sera reconnue irré- Qulière.\u2014Comment le savez-vous?dit- elle, méfiunte.: \u2014Tout le monde s\u2019y attend.La chose est de notoriété publique.Alors les oréanciers et le liquidateur judiciaire déposeront une plainte en banqueroute frauduleuse contre le marquis.Et c'est la cour d'assises.\u2014Mon Dieu, mon Dieu ! murmura Marie-Rose.Bertignolles se leva pour sortir.\u2014Ahb ! il est temps que le miracle se fasse, car si ces pauvres diables ne trouvent pas d'argent à bref délai, ils sont perdus.Et changeant do convorsation, sans plus revenir eur ce mot de mariage qui sonnait encore dans les oreilles de Marie-Rose comme le glas de son bonheur : \u2014Ainsi, mademoiselle, c'est entendu.Vous reprendrez quand vous le voudrez vos leçons auprès de ma fille, Il sortit, la laissant préoceupée, presque épouvantée, LA*1RIBUNE \u2014Luurent les sauveraie en faisant un riche maringe ! Voilà le mot qui revenait sans cesse À ses lèvres, l'idée qui mamn- tenant allait hanter son cerveau.Et sans doute quelque chose lui cria, en son pauvro cœur plaintif, que son Laurent était perdu pour elle, car elle se cachn In tête duna les mains et se mit à pleurer.Martine, ayant vu partir le visiteur, apportait la côtelette, \u2014Eh bien! amanemoiselle, eh bien! Qu'est-ce qu\u2019il y n?Cet homme vous a fait du chagrin?(\u2018a m'étonne, car il a l'air d\u2019un brave monsieur bien doux et bien comme il faut ! \u2014Ce n'est rien, Martine, dit la douce Marie en essuyant ses yeux.Pendant ce temps-là, Bertignolles desceudait l'escalier, Il se frottaic les mains.Il n'avait pas perdu lu journée.Partout, de tous les côtés, se dressaient les fils de son ustu- cieuse intrigue.Rien, jusqu'alors, n'était venu jeter d'obstacles daus ses projets.Tout avait réussi au gré doses désirs, Et il souriait, confiant dans sa puissance, dans su dissimulation, dane sa haine.Bertignolles tira sa montre, Ii n'était pus encore deux heures.C'était & deux heures qu'il avait donné rendez-vous à Laurent.Et en effet, à l'hôtel, il trouva le jeune homme qui l'attenduit, \u2014Partons, dit le maitre, Et tout à coup se ravisant : \u2014Au fait, voulez-vous me permettre d\u2019ommener Jenny ?Cela lui sera une distraction.Et puis, vous la présenterez & votre mère, à votre frère, à sa fille.Le maitre eut presque à se repentir de ce qu\u2019il venait de dire là.Laurent se taisait, le cœur Lattant, come s'il venait de recevoir une brusque sccousse.Pourquoi Berti- gnolles lui faisait-il cette proposition ?Et les deux hommes se regardèrent droit dans les yeux.Mais le père de Jenny était souriant comme toujours.Rien en lui ne trahis- suit une arrière-pensée.Même il dit : \u2014Cela vous déplait ?N'en parlons plus! Je vous en prie, mon cher enfant, une fois pour toutes, ne vous génez done jamais avec moi.Je ne suis pas, vous le savez, très au courant de votre civilisation parisienne.Je suis resté un pou sauvage.Excusez-moi ! Laurent craignit d'avoir offensé ce pere dans son ardente aflection pour sa fille.Puis, ee qu'il avait demandé n\u2019était il pas très naturel ?D'où vient que Laurent s'en était ému ?Refuser, c'était froisser ce brave homme dans ce qu'il avait de plus noble et de plus cher.et le froisser au moment même où il allait sauver l'honneur à sa famille, la vie & son frère.Laurent so reprocha son mouvement comme une mauvaise action, -\u2014Je veux présenter Mlle Jenny à mn mèro, dit-il.\u2014Non, non, n'en parlons plus, vous dis-je.\u2014Monsiour Bertignolles, ne m'obligez pas à rougir de ma sotte et injurieuse hésitation.\u2014Vous le voulez?\u2014Je vous en prie, \u2014Soit done.Et merci, mon cher Laurent, merci pour elle ! Un quart d'heure après, la jeune fille, joyeuse, toute riante dans sa fourrure, sautait en voiture auprès d'eux.VII Malgré son sang-froid, ce no fut pas sans un battement de cœur que Bertignolles mit le pied dans cette maison de Nogent.Il y entrait comme un sauveur.Lorsque la grille s'ouvrit ot qu'il traverse la cour le long de laquelle étaient les pavillons des bureaux, il demanda rer \u2014 à Laurent avec curiosité : \u2014Où done s\u2019est commis le crime ?Laurent, d'un peste silencieux, montra le bureau de ln cnisse.Ils entrèrent.Le comte fit pénétrer Bertiguolles ct Jenny dans un petit salon d\u2019attente qui se trouvait au rez-de-chaussée.\u2014Je vais prévenir mon frère de votre visite, dit-il, et lui dire quel en est l'objet.\u2014Faites comme vous l\u2019entendrez.Quelques minutes après, le marquis recevait Bertignolles dans son cabinet, pendant que Laurent conduisait Jenny auprès de sa mère à Inquelle il lu présentait.Puis il Inissait su mère et Jenny ensemble et allait retrouver Bertiguolles.Celui-ci, avec sa franchise de brave homme rond en affaires, était entré d'un coup dans la question.\u2014Monsieur de Soulaimes, votre frère vous n dit sans doute ce qui m\u2019amène ! \u2014n quelques mots, oui, ct si rapidement que vous m'en voyez encore tout surpris et troublé.\u2014T'out doux, tout doux, ne vous montez pas lu tito, fit Bertignolles, Je ne viens pas ici comme un ange qui descend des cieux pour vous apporter la fortune.Je suis un commer¢ant, moi, un homme d\u2019argent avant tout.Les affaires sont les affnires, en France comme en Amérique.Et c\u2019est une affaire, tout bonnement, que je viens traiter avec vous.De cette façon, point de reconnaissance ni d'un côté ni de l'autre.Nous sommes deux associés voilà tout.\u2014Le mot ne changera ricu à ln chose, monsieur, dit le marquis avec noblesse.L'homme qui vient au- jourd'hui, dans la situation déses- péréc que je traverse, tn'apporter le secours de sa confiance et de sn fortune, ne sera jamais un associé pour moi.Et tendant les mains à Berti- gnolles spontanément : \u2014Ce sera un ami, un bienfaiteur Le maître eut un petit frisson d'orgueil.Et il ferma les yeux pour qu'on ne vit pas lu joie suprême de son regard.Laurent revenait à ce moment.\u2014Jo connais votre situation, monsieur, dit Bertignolles, Laurent a eu soin de me l'expliquer.Estelle absolument sans espoir ?\u2014Hélas ! \u2014Ce que je voudrais, dès lors, c'est étudier avec vous les affaires de votre fabrique.Mes conseils vous seront peut-être bons à quelque cliose; j'ai une grande expérience qui se porte un peu sur tous les genres d'industries.J'ai fait de tout, dans ma vie.Lorsque je me serai mis, grâce à vous, au courant, nous nous entendrons ensemble sur le capital qui vous manque pour vous remettre à flot.J'aime à me rendre compte, je suis méticuleux.Combien de jours pouvez vous durer encore?\u2014 Je suis à bout de ressources et ri, dans un mois, jo n'ai pas trouvé une aide quelconque.\u2026.\u2014Un mois.c\u2019est trop.duns une huitaine de jours je serai au courant de vos affuires.J'en aurai vu le point faible, et ma bourse vous sera ouverte.Vous le voyez donc bien.Ce n\u2019est pas un prêt que je vous fais, mais une association que je vous offre.\u2014Mn reconnaissance reste la même, car vous m'aurez sauvé le vie et, Ce qui m'est plus cher, 'honneur.\u2014J\u2019en serai ravi pour vous qui me plaisez et pour Laurent que j'aime beaucoup et à qui j'ai déjà eu l'occasion de rendre quelques services.\u2014Je le sais, monsieur, et au nom de toute notre famille, merci ! \u2014 Quand vous reverrai-je ?\u2014Prenez votre jour, je me tiens A votre disposition, \u2014Demain et les jours suivants, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Et maintenant, je voudrais rejoins dre nu fille, Ils sortirent tous trois.Bertie gnolles cachait mal son triomphe, \u2014Dans un mois, se dit-il, il faut que Jenny soit la fomme de Laurent.Un mois, c'est plus qu\u2019il n\u2019en faut.Dans le salon du premier étage, Jenny causait avec Vaveugle, Et doucement, après quelques phrageg insignifiuntes, le nom de Laurent, jeté dans Ia conversation, avait fondu la gluce entre elles.Jenny racontait comment son père l'avait connu, au cercle, Elle dit cu qu\u2019elle savait, les rares visites du jeune homme à l'hôtel, sa noble conduite daus la mine de Sans-Souci où il avait voulu travailler comme ouvrier avant de prendre possession du poste que lui avait otfert Bertignolles, Su voix se faisuit plus tendre encore chaque fois qu'elle pronongait le nom de celui qu\u2019elle aimait tant, Et elle dit à l\u2019uveugle combien elle étuit licureuse d\u2019être riche puisque cela permettait à son père de répa- ror, en aidant Ju maison de Soulai- wes, une cruelle injustice, Lu murquise l\u2019écoutait avec bonheur.N'était-ce pus le salut, pour Michel ?Et l'espoir de jours meilleurs entrait duns la tmaison de No- gent apporté pur une jeune fille qu'elle devinait charmunte et bonne.Mais, nu fur et à mesure qu\u2019elle l\u2019écoutait ninsi parler, chaque fois qu'elle entendait ce vom de Lau- reut revenir sur ces lèvres qu'elle ne pouvnit vuir muis qu'elle devi- nuit si pures et si fraiches, l'aveugle était frappée de l'émotion de la voix, qui se faitait tremblante, sans doute parce que le cœur battait, Uni vague doute pénétrait dans I'ime de lintirme.Elle prit les maius de Jenuy, de Jenny sans dé- tinnce.Et elle aussi, la mère, parla de Laurent.Elle dit que c'en était fini de sa jeunesse orageuse ct que su vie désormais ue montrerait plus que de nobles et fiers exemples, Elle parin longtemps, ct à dessein, bien souvent, elle redisait, elle aussi, le nom aimé de son fils.Elle disait que malgré tout, Michel avait continué quand même de chérir son frère ! Ou avait pardonné à l'enfant gâté, coupable, à l'enfant prodigue qui rentrait au foyer water.nel.Jenny, sourianto, heureuse, buvait ses paroles.Elle ne s'apercevait pas qu\u2019elle serrait étroitement dans ses doigts les mains de l'aveus gle, distraite par ce qu'elle entendait, et toute à son cœur.Et sans réfléchir, dans la naïveté de son dune, qu'elle livrait ainsi le secret de sa tendresse, elle dit tout à coup lorsque l\u2019aveugle se tut : \u2014Encore ! Encore ! La marquise laisse retomber les mains de l'enfant.À ce moment ses deux fils entraient au salon, accom- pagnunt Bertignolles, \u2014NMère, dit le marquis, je n\u2019ai pas voulu que ML Bertignolles quit- tÂt notre maison sans être venu auprès de vous, + \u2014Monsieur, dit I'aveugle, Laurent m'a dit tout à l'heure pourquoi vous étiez, C'est Dieu qui vous conduit, acheva-t-elle d\u2019une voix tremblante, car nous étions bien malheureux, Elle tendit ses mains au hasard, Bertignolles les prit et les serra.| \u2014C'est vous, monsieur, qui aurez ramené la joie dans cette maison, Elle vous est ouverte.toute grande.& vous et & cette enfant que je ne puis voir, mais que je devine charmante et dont le voix m'a délicieusement émue, Le soir, le marquis et l'aveugle se trouvaient seuls, Ils parlaient'de Bortignolles.Il y avait si longtemps qu\u2019ils étaient désespérés ! Ils s'étaient vus abandonnés de tout le monde, avec tant de cruauté, que Yarrivée de cet inconnu dans leur Vie les réchauffait pour ainsi dire.\u2014Ah ! mère que je suis heureux ! disait le marquis, enfiévré par l'espérance.| \u2014Dis-moi, Michel, as tu bien regardé Jenny ?\u2014Certes.; .\u2014Comment est-elle ?\u2014Une adorable fille et adwira- blement belle, Mais pourquoi, mère ?\u2014Parce que, fit la marquise à Voix basse, cette enfant aime Lau- Yent de toutes ses forces.\u2014 Mais qui donc vous l'a dit ?\u2026Elle ne so défiait pas de moi, puisque je suis aveugle, Et je n\u2019ai pas eu de peine à le deviner.va, Elle l'aime ! Elle so tut.Ils restèrent silencieux, traversés par les mêmes pensées.De cet amour, sans doute, était née la sympathie de Berti- gnolles pour Laurent et pour sa famille.Et alors, en ceux, un avenir à peine possible, entrevu maintenant Qu'\u2019était-ce que ce Bertignolles ?Et B'il n'y avait, en sa vic, rien de condamnable, rien de repréhensible, pourquoi Laurent n'épouserait-il pas Jenny ?Bertignolles revint les jours suivants.Il examinait avec Michel la situation de la fabrique, semblant y trouver un énorme intérêt, au fond très indifférent.Au bout de deux ou trois jours, il prit Michel à part : \u2014J'en connais assez, par les choses que j'ai vues, par celles que vous m'avez dites, pour savoir que vous êtes au bord d\u2019un abime, Un souffle vous y ferait'tomber.\u2014Je ne vous avais donc pas menti, dit tristement le marquis.\u2014C'est vrai.\u2014Et puis-je toujours compter sur votre intervention ?\u2014Vous le pouvez.Michel lui serra énergiquement les mains.\u2014Ou, reprit Bertignolles avec un léger tremblement dans la vois, vous le pouvez.Cependant.\u2014Cependant ?interrogea Michel inquiet.\u2014Luissez-moi tout vous dire.\u2014 Quelles que soient vos conditions, ne savez-vous pas que je suis à les accepter.\u2014Que parlez-vous de conditions ?Il ne peut me venir à la pensée de vous en imposer aucune.Je veux simplement vous mettre au courant d'une sitüation que vous ignorez sans doute.Et il s'arrêta.Il était, en dépit du calme de su figure, oxtrémement ému.Il lui fallait tout son courage pour dissimuler.N'allait-il pas aborder la redoutable question, celle pour laquelle il vivait depuis si longtemps, dont la solution satisferait sa haine et son orgueil d\u2019une part, en même temps.qu'elle consacrerait le bonheur de Jenny ?Il se décide enfin.\u2014Ma fille aime votre frère, monsieur de Soulaimes, ot si vous y consontiez, l'ussociation quo je vous offre deviendrait beaucoup plus étroite puisqu\u2019ello pourrait être un lien de parenté.\u2014NM.Bertignolles |.\u2014Ne vous hâtez pas de me répondre ! Et avec un regard toujours souriant, soulignant quand même ses paroles pour bien faire comprendre que si ce mariage ne se faismt ,Ç point, Michel devrait renoncer à l\u2019aide promise, l'aide si précieuse qui le sauverait d\u2019un désastre et lui épargnerait un déshonneur.\u2014Non, ne vous hâtez point.Il 8e pourrait qu\u2019au premier moment »- Vous fussiez tenté de me refuser, Vous me connaissez, si peu! sans - Méfléchir que.plus tard.vous le _ Begretteriez peut-être | \u2014Je n'ai ni à accepter ni à refuser, monsieur, mon'frère est libre, \u201c=Oui, mais votre volonté, celle de votre mère, influeraient beaucoup sur la sienne, \u2014Je ne refuse pas de lui en parler.\u2014Soyez prudent ! Et s'asseyant, soulagé, respirant avec force.\u2014Â vant toutes choses, cependant je tiens À vous dire qui je suis et de quelle façon j'ai gagné l'énorme fortune dont la possession mo vaut, aujourd\u2019hui, monsieur de Soulaimes le bonheur de vous obliger, Le marquis eut un geste de protestation, comme s'il avait voulu l'empêcher.\u2014Non, non, j'y tiens absolument dit le maître.Je veux que vous sachiez que, malgré mes aventures, j'ai toujours mis au premier rang de tous mes actes le culte du devoir et de l'honneur.Et il parln longuement de lui, Il raconta qu'il n'avait jamais connu sa famille, mais qu'il savait pourtant qu'elle étmit d'origine française, établie depuis plusieurs générations au Canada.Il voulait dissiper les soupçons possibles, si quelque jour, la marquise Françoise, au souvenir de son nom, se rappelait tout à coup le valet de chambre, père de Bertignolles, voleur et condamné.Il s\u2019étendit avec beaucoup de détails sur ses débuts pénibles, puis sur les différents métiers qui l'avaient conduit à la fortune.Quand il eut fini, il ajouta avec une dignité triste: \u2014Maintenant, monsieur le marquis, l'homme qui vient de vous ouvrir son cœur est prêt à donner a votre frère sa fille, la créature qu'il aime le plus au monde, In seule qu\u2019il ait jamais aimée, trésor de Lonté, de grâce, et merveille de beauté.Et se levant, il sulua, sans souli- fmer ni d'un regard, ni d'un geste, la mennceŸdiscrète contenue dans: ses dernières paroles : \u2014Avant\"de revenir ici, j'attendrai votre décision ! Mais Laurent aimait Marie-Rose ! dès lors, que faire ! Marie-Rose apparaissait peu à peu comma une ennemie ! comme un obstucle ! Cet obstacle, comment 'écarter ?(A continuer) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 += Creer ETATS-UNIS On vient de commencer, à New- York, le second procès, pour meurtre, du jeune Roland Molineux, étudiant en médecine, accusé du meurtre de madame Adams.Son père, le colonel Molineux, est un millionnaire qui est en frais de dépenser toute sa fortune pour sauver la tête de son fils, + Butte City, Montana, 21.\u2014Une affaire de femme a causé un nouvel aissaseinat à Butte City.J.W.Kol- ley, rédacteur de l'Inter-Mountain, dans un accès de jalousie, &, dimanche matin, tiré sur un de ses amis, le docteur H.À.Coyley ; la balle s\u2019est logé dans l'épine dorsale, vers les vertèbres supériaures.La moëlle épinière ost certainement lésée et la paralysie, après avoir envahi tout le côté gauche, gagne rapidement le côté droit, La condition du docteur Coyley est très critique et si sa faiblesse etnpêche une opération nécossaire ce seru la mort à brève échéance.Son médecin, le Dr Hansen, tentera do localiser et d'extraire la balle, dimanche prochain, mais le résultat n'en sera pas meilleur : Coyley ne pourra jamais marcher, même avec l'aide de béquilles.Le docteur Coyley, fera, devant un magistrat, une déclaration pleine et entière de tout co qui est arrivé.En attendant la femme est introuvable.Lie blessé est né à Beauharnois et LA IRIBONK & fait ses études médicales à l\u2019Université Laval, .,* Mount-Pleasant, Mich,, 16\u2014Ar- chie Woodin, à tué, aujourd\u2019hui,son beau-père ct sa belle-mère, M.et Mme Joseph Gulick, son propre enfant âgé d'un an, et à tenté de se tuer lui-même, Sa blessure n'est pas mortelle.La tragédie a eu lieu à la ferme Gulick, près d'ici.Woodin et sa femme s'étaient querellés et cet- to dernièro v'étuit réfugié chez ses parents.Aujourd'hui, Woodin est allé chez aon boau-père pour ramener sa femme ou son enfant, etn eu une altercation avec Gulick.On suppose qu\u2019il a alors tiré sur son beau-père et l'a tué ; qu\u2019il a ensuite attaqué Mme Gulick et lui a coupé la gorge avec un couteau puis a tué le bébé.B.de P.238.Hudon & Augustin Mecaniciens Engins, DBouilloiros, Machineries pour Moulins à Scie, Ete, Etc.Bell Tel.291 Spécialité : Fabricants de ( Dies ) Fmporte-Pièce.Réparations de Centrifuges et toutes Machines de Fromageries et Beurreries.1 Rue St-Hyncinthe, ST-HYACINTHE, P.Q.D adressées au soussigné ct portant ls suscription *\u2018 Soumission pour Salle d\u2019Exercices Militaires de London,\u201d seront reçues à ce bureau jusqu\u2019à vendredi, le 7 novembre iuclusivement, pour la construction d'une salle d'exercices militaires à London, Ont, Les plans ot dovis pourront être vus au bureau do MM.Moore et Henry, ar- chitoctos, London, ainsi qu\u2019au ministère des Travaux Publics, Ottawa.Les soumissious devront étre faites sur les formules imprimées qui sorout fournies, et être signées par les soumissionnaires eux-mêmes ; aucune autre formule de soumission ne sera prise en considération.Chuquo soumission lovra être accom agnéo d'uu chèque accepté, par nne nuque incorporée, pour une somme égalo à dix pour cent (10 p.c°) de son montant et fuit\u201dà l'ordre de l'hovors ble ministre des \u2018Travanx publica Ce cheque sera confisqué, si le soumissionnaire dont l'offre aura été acceptée refuse de signer le contrat, ou s'il ne l\u2019exécute pas intégralement.Si la soumission n\u2019est pas accoptéo, le chèque sera remis, Le Département nes\u2019engage à accepter ni la plus bnsse ni aucune des soumissions.Par ordre, FRED.GELINAS, Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, Ottawa, 17 octobre 1902 N.B.\u2014Nul compte pour publication de cet avig ne eera reconnu si telle pu blication n\u2019a pas été expressément auto risée par le ministère.21.ES SOUMISSIONS cachetdes, adres- Ades nu soussigné et portant la suscription, \u2018\u2019Soumissions pour vriso-glace à Richmond.\u201d seront reçues À ce burean jusqu'à vendredi, le 7 novembre iuclu- sivement.pour ls constrnotion de quatre brisu-glaces à Richmond, comté de Richmond, P.Q.Les plans et devis pourront être vus ai buresu do M.Ph.Béland, commis des \u2018Travaux, burean do Poste, Québec ; au bureau du maître de Posto do Rich- moud, PQ, aini qu\u2019au ministère des \u2018Travaux Publics, Ottawa, Les soumissions devront êtro frites sur les formules imprimées qui soront fournies, et être signées par les soumis- sionuaires oux-mômes.Ohaque soumission devra être accompagnée d\u2019un chèque accepté parune banque incorporée pour la somme do six cents pinstres (§600.00), et fait à l\u2019ordre de l'honorable ministre des Travaux publics.Ce chèque sera confisqué si le soumissionnaire dont l'offre aura été accepts refuse do signer le contrat, ou s'il ne l\u2019exéoute pas intégralement.Si la soumission n\u2019est pas acceptée le chèque sora remis.Le département ne s\u2019engage à accepter ni lu plus basse ni aucune des sou- ons.Par ordre, FRED.GÉLINAS, Secrétaire.Ministère dos Travaux Publics, Ottawa, 18 octobre 1902.N.B.\u2014Nul compte pour publication de cot avis no sera reconnu si telle publication n'a pas été expressément autorisée par le Ministère.aL DES FAI ET DE } MERCERIES À ¥ LE MIEUX ASSORII ET DONT LE CHOIX EST LE § By PLUS GRAND DANS CETTE LIGNE ?A Pour savoir cela, il suffit de visiter le.Grand Magasin de A KTS Davi DE GRANDES AMELIORATIONS ont été faites § dernièrement encore pour faire place à notre immense stock, qui, comme notre clientèle va tou- 199 jours en augmentant, exige un local plus grand ul ASE ONE > ct plus commode : : 222208211558 tr rite 3 i Vous y trouverez plus de 2 5, O0 l'ardessus 61 2,000 Habillements & ak Pour Hommes, Jeunes Gens et Bnfants.Ily en a dans toutes les nuances, de tous prix et de toutes grandeurs d'après les modes les plus nouvelles, 7 l JOB, JOB, JOB_\u20142> 500 PAIRES DE PANTALONS valant $1.25, seront JB vendus à 65 cts.\u2026FHABITS D'ENFANTS.er = 500 Petits Habits, 300 Pardessus y 8 Nous avons ce qu\u2019il y a de mieux et de plus à la mode dans fg SO tous les genres, comprenant Habits et Pardessus \u201cRusses,\u201d \u2014N 5 \u201cStratchicona,\u201d \u201cBrownie,\u201d \u201cNorfolk\u201d et \u201cAlilitaire\u201d id 55> Les prix sont les plus bas | MERCERIES\u2014=, | MERC \u2014\"| ce A 3 Ce départoment est des mieux assortis sous tous rapports.GE 20 caisses de Corps et Caleçons vendus au prix du moulina 10C doz de Chemises valant 75c, seront détaillées à 38cts.J: bey 200 doz de Gants et Mitaines en Kid et en laine, doublés \u20ac et non doublés, depuis 15ets en montant.fi Ey Dernièrement reçus.200 Imperméables pour Hommes, a ae Depuis $1.25 en montant.À urd ki A = ER Rat SX) d Voyez notre assortiment de Cols, Collets, Parapluies, w a Bas, Foulards, Chernises Blanches et de Couleur, ( Vous pourrez choisir à votre goût, nous en avons une grande quantité.Uu coup d'œil aussi sur nos Chapeanx et Casquettes.58 Au-delh de 200 douzaines sont installées sur nos tables.Les qualités et valeurs défient toute compétition.ENFIN NOTRE DÉPARTEMENT DE ca wEEDS| : Pour Habits sur Commande EM Revoit In plus grande attention.Un magnifique choix do Tweeds Ecossais, Anglais, Français et Canadiens,vous est offert.Coupe Gurantie.Fournitures de 1re Classe.M.J.E.GOSSELIN est toujours le tailleur UP TO DATE | de St-Hyacinthe, certain de donner i tous pleine et entière satisfaction.DA Bl Nc manquez pas de venir visiter notre grand magasin et de constater par vous-mêmes les avantages que nous offrons aux achetours.| M.O.DAviD& CIE Marchands-Tailleurs, Q Place dn Marché StHyacinihe.\u20ac 4 44e .BEY "]
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