La Tribune : journal hebdomadaire, 31 octobre 1902, vendredi 31 octobre 1902
[" em ea \u2014 \u2014 Vor.156 JOURNAL HEBDOMADAIRE 8T-HY ACINTHE, Que., VENDREDI 81 OCI'OLRE 1902 No.27 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ À ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : UN Neeeeersrnnnnees $1.00 6 mois.avooscus 0.50 ANNONCES lère Insertion (laligne).:.100 Insertion subséquente (la ligne).5o Annonces à long terme à prix modérés A, DENIS, Directeur-Propriétaire.ST-ITACINTHE, 31 Ocrosre 1902 Travaux Publics Il n\u2019y a encore rien d'\u2019officiel quand & la nomination du sueces- seur de l'Hon.M, Tarte.On dit que cette position importante n été offerte A I'Hon.L.P.Brodeur, Orateur de la Chambre des Communes, et on croit qu\u2019il ncceptera \u2014\u2014il ~~ \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 On dit que nous aurons bientôt À Ottawa un ministère des mines avec M.Ross comme ministre.>» Hier, 30 octobre, était le 86 anniversaire de la mort de l'Honorable Honoré Mercier, ancien yramier ministre de la Province de Québec.Les clubs libéraux, de Montréal, sont à s'organiser pour fuire leur pèlerinage annuel sur la tombe du regretté défunt, le ler novembre.+.- M.Tom Christio qui vient d\u2019être choisi comme candidat libéral dans le comté d'Argenteuil, jouit de l'estime générale duns In division.C\u2019est lui qui était l'organisateur des luttes électorales de son regretté père.Il a l'appui unanime des libéraux d'Argenteuil.LP Notre gracieux souveruin est né le neuvième jour de novembre.Or, cette année, le 9 novembre tombe un dimanche.Comme toute réjouissance est défendue le jour dominical, une proclamation parue samedi, dans la Gazette Officielle du Canada, ordonne que lundi, le 10 novembre, le salut usuel sera tiré à tous les postes militaires du Canada.Boum ! Boum ! ,: L'Hon.M.Foster, dont on n'avait pas entendu parler depuis longtemps et que tout le monde eroyait enfouildans quelque solitude, veut remonter à la surface des cités, Dernièrement, dans un discours à Winnipeg, il annonçait qu'il n'avait pas renoneé à la vie publique parce qu\u2019il sentait que le Canada avait besoin de ses services, Le pays s'est passé des services de M.Foster depuis assez longtemps et le pays s\u2019en est bien trouvé.*,* L'usine de M.Clergue, au Sault Ste-Marie, produit cing centz tonnes de rails de fer par jour.Elle emploie plusieurs centaines d'ouvriers, elle donne du trafic à nos chemins de fer, un marché euperbe à nos cultivateurs, etc.Le cabinet Laurier, qui a créé cette industrie, mérite les félicitations du pays pour le succès éclatant qui a couronné sa politique.En donnant à M.Clergue un contrat pour l'approvisionnement de l'Intercolonial, il & assuré l\u2019existen- co d\u2019une puissante industrie, .+.Sir Wilfrid Laurier a accepté invitation qui lui a été faite d'assister au banquet de l'Université Laval, le 4 novembre prochain, à Montréal.Lt On croit que des élections partielles auront lieu à Argenteuil, Deux-Montagnes, St-Jacques et Terrebonne, à courte échéance.On dit que ces élections pourraient bien avoir lieu en même temps que la réélection du prochain ministre.LL * L'honorable M.Tarte doit purtir incessamment pour Paris.Il va rejoindre madame Tarte qui, depuis le printemps dernier, subit un traitement médical à Paris.Leur fille, madame Robillard, reviendra avec eux de la capitale française.hd Le vieux prophète : Sir Charles Tupper a annoncé au peuple de Winnipeg qu: le parti tory triompherait aux prochaines élections générales, Sir Charles no devrait plus ses: sayer dans le rôle de prophète.Ça lui à si mal réussi en 1896 et en 1900.= * Ottawa.\u2014 Nos exportations au Japon ont diminué dans le dernier exercice de $158,300 & S91,000.La principale diminution est dans le poisson.Nous en avons exporté que pour $40,000 contre 590,000 l\u2019année précédente.Nos importations du Jépon ont au contraire augmenté.En 1901, elles ont été de $1,638,000, en 1900 de 81,450,000, en 1899, de S1,179,- 000 et en 1897 de $1,027,000.La moitié de nos importations était du thé et des effets de coton.+ Sorel, 24\u2014La population de Sorel est anxieuse de connaitre quel sera le succesteur de 1I'Hon, M, Tarte.L'ex-ministre des Travaux Publics a tant fait pour Sorel que ce n\u2019est pas sans inquiétude que l'on regarde l'avenir, de même que c'est avec reconnaissance pour M, Tarte que l\u2019on jette un regard vers le passé.Son successeur continuora-t-il l'œuvre immense qu'il « fondée à Sorel ?Espérons-le et que le souvenir de reconnaissance que notre population ouvrière garde à M.Tarte, se confirme d'axautage par la politique de celui qui le remplu- cera.* Québec, 28 \u2014Sir Wilfrid Laurier accompagné de Lady Laurier et de son secrétaire particulier, M.Bou- dreault, est parti pour Arthabaska à 5 heures, samedi après-midi, après avoir eu Ces entrevues dans le cours de la matinée, avec l\u2019hon.S.N.Parent, et Sir Alphonse Pelletier, Un grand nombre d'amis sont allés lui rendre visite, entr'autres le président de la Bunque Mol- son, M.MacPherson, M.P.B, Dumoulin, gérant de ls succursale de cette institution à Québec, les Hons.MM.Turgeon et Robitaille, le Dr Rinfret, ox-M.P.et M.Davis, entrepreneur du Pont de Québec, À 1 heure, samedi, Sir Wilfrid était l\u2019hôte de l'hon.M, Carroll, du Club de la Garnison.Le solliciteur général avait invité pour la circonstan- co l'hon.Chs.Fitzpatrick et quelques intimes.or Sir Wilfrid Laurier Un concert de louanges s\u2019ast fait entendre à l\u2019arrivée de Sir Wilfrid Laurier, à Québec, à Montréal et à Ottawn.Toute la presse canadienne, à quelque parti politique qu\u2019elle appartienne, à rendu hommago au Canadien illustre qui a si bien re- préseuté sa patrie nu couronnement du roi Edouard VII ct dans toutes les manifestations publiques auxquelles In dignité do premier ministre du Cunada le conviait ; elle a publié de longs comptes rendus des brillantes fêtes qui ont salué son retour au milieu de nous ; elle a fait ressortir en termes élogieux, lu mission noble et délicate que notre ambassa-leur canadien a eu à remplir à Londres, à Paris et à Rome.Les journaux hostiles nu régime libéral ont fait entendre, il est vrai, quelques pelites notes discordantes ; mais l\u2019ensemble du concert nu été remarquable par son brio et son harmonie.En lisant ces pages admirables, on sent que c'est la patrie elle- méme qui se montro reconnaissante envers un grand homme, envers celui dont Henri Moreau a dit : \u201c Au-dessus des hommes politiques que le Canada s'honore d'avoir vus nuitre ; au-dessus de cette brillante phalange dont s\u2019enorgueillit, À juste titre, |: Nouvelle-France et qui compte dans son sein les Cartier, les Chapleau, les Mercier, ete, un nom s'élève qui domine tous les autres : celui de Sir Wilfrid Laurier, \u201c Sir Wilfrid Laurier est de ces merveilleux exemplaires d'hommes incarnanttoutes les qualités qu\u2019une race se complait à revendiquer, de ces hommes en Un mot qui, surgis de lu foule, conduisent un peuple par la parole et nourrissent en lui la foi dans l\u2019avenir ; une de ces individualités remarquables, sous l'égide desquelles une nation libre se groupe, grandit et s'élève à une hauteur inconnue.\u2019 * Daus cette haute dignité que lui ont acquise l'importance et la gloire des services rendus au Ca- pala, il exerce ses fonctions avec une noblesse et une modestie incomparables, marques distinctives de la hauteur et de la fermeté de ses principes, \u201c Pareil à ces beaux fleuves qui traversent des marécages sans y souiller leurs eaux, il passe au milieu des bussesses et des vénalités de ce temps sans rien y laisser de la pure limpidité de su carrière.\u201d Voilà le grand patriote et le grand Canadien-français que tout lo Canada à acclamé et applaudi, lorsque, le 17 du courant, il lui a été donné de rovoir \u201cson vieux rocher do Québec, son pays natal, le pays des contrastes, le pays des rigoureux hivers et des étés pleins de soleil, le pays des grandes forêts et des plaines fertiles, lo pays de l'ordre, de la liberté, des fiertés nationales,et de la prospérité de toutes les races.\u201d La presse américaine & uni sa voix & celle du Canada pour souhaiter Ja bienvenue & notre premier ministre.Dans cet immense bouquet de fleurs et d\u2019hommages sincères ot raisonnés que nous trouvons dans uno foule de journaux, nous choieissons au hasard les considérations suivantes que publie l'Etoile de Lowell, Mass, : \u201c Québec et Montréal ont fuit uno réception digne d'un roi à Sir Wilfrid Laurier, revenu d'Europe, où il n représenté le Canada avec tant d'honneur.Les démonstrations dont il n étél\u2019objet n\u2019expriment pas soulemens la gratitude d'un grand parti orgueilleux de son chef et heureux de l'acclamer ; elles sont le témoignago vibrant do l'admiration de lu reconnaissance et de l'amour de tout au peuplo envers son premier représentant.Il n'y a pas que dons le Bas Canada que Sir Wilfrid Laurier est honoré et estimé ; la population anglaise d'Ontario, malgré ses répugoances à l'égard de tout ce qui a nom Canadien- Français, ne peut s'empêcher do proclatuer par ses organes les plus accrédités, ses hommes publics les plus éminents, que le premier ministre actuel a fait rejaillir sur son pays plus d'éclat qu'aucun de ses prédécesseurs.\u201c Qu'\u2019était, en effet, le Canada aux yeux de l\u2019Europe, avant l'avènement de sir Wilfrid Laurier ?Une simplo colonie couverte de frimas eb habitée par une population arriérée, rempli de préjugés et ne pouvant se muintenir que grâce à la tutelle de l\u2019Angleterre.On avait bien entendu parler de quelques- uns do nos hommes publics.On en avait même vus faire grande ostentation de paroles eb do libéralités, mais aucun n'avait, avant les voyages de Sir Wilfrid Laurier en Angleterre et en France, fuit connaître et estimer le Canada comme il l\u2019est aujourd'hui.\u201d Lin grande presse anglaise n'a pas non plus ménagé ses éloges à l'u- dresse de Sir Wilfrid Laurier.Lo Globe, de Toronto, nous montre Sir Wilfrid dans le rôle éminent qu\u2019il a joué dans les Iles Britanniques ct sur lo continent européen.Voici comment s'exprime notre confrère ontarien : ; \u201c Sir Wiffrid Laurier a fait preuve, ditil, pendant sou voyage en France, du même tact et do la mé- me réservo qui ont caractérisé son passage en Angletorre, Il s\u2019est créé des umis partout, sans avoir aucune part flatté les préjugés ou donné de fausses espérances.Ici encore, le secret de ses succès est dans la simplicité, la force et la fermeté.La France a vu en lui un de ses enfants arrivé au premier rang dans une grando colonie autonome de l\u2019Angleterre.Ce qui mérite le plus d'être admiré dans ses discours est la déclaration que l'Angleterre et la France sont des pouvoirs ainis et il est bon de noter que cotte opinion était parfaitement d'accord avec le sentiment anglais, Dans cette série de discours, Sir Wilfrid Laurior a gagné, au Canada beaucoup d'approbateurs et d'amis, ot i] n'est pas exagéré de dire qu'il à été aussi un digne représentant de l'empire.Il revient maintenant au pays qu'il a si bien servi et qui, partout où il a passé, a toujours tenu une si large place dans son cœur.Aucun pays au monde, quels que soient ses beautés et ses hauts faits historignes, ne lui est aussi cher quo le Canada ; aucun honneur, quelque grand qu'il puisse être, n\u2019a autant de prise que l\u2019eatime et l'afiection du peuple canadien.\u201d Plus loin, le Globe dit : \u201c Au milieu des scènes les plus brillantes et les plus excitantes du jubilé ou du couronnement, Sir Wilfrid Laurier esb resté lu même qu'il est toujours dans son bureau à Ottawa ou dans sa famille à Arthabaskaville, calme, digne, courtois, jamais excité par l\u2019environnement ni gourmé par son importance.\u201d pme Un mot au pays Sous ce titre, l'Hon.M.Tarte a publié dans Le Putrie du 23 couvant, sous sa signature, un articlo dans lequel il truite de lo situation politique, Il déclare n'avoir aucun regret de ce qu'il à Fnit eb ii affirme de plus, qu\u2019il ue conserve aucune rancune, aucuue amertunie, pour co qui est arrivé.Il remercie Sir Wilfrid Laurier de l'avoir pris comme son collègue dans lo ministère, et il fait une revue rapide de tous les travaux qu\u2019il a entrepris ou accomplis depuis qu'il est au ministère des Travaux Publics, L'article est très modéré en mé- we temps que très précis.ad La santé de Sir Laurier Voici la lettre que M, le Dr Henri Lasnier, chirurgien, u adressé au Journal à propos de son article intitulé : SANTE DE SIR WILFRID Monsieur le rédacteur, Wilfrid Je n\u2019ai pas dé peu surpris de lire les lignes suivantes dans le Journal du 16 octobre : \u201cOn dit, au sujet do la santé du premier ministre, que le Dr Las- nier, médecin distingué do lu rue St-Denis, a reçu, il y u quelques jours, une lettre de son professeur à Paris, personnage éminent de la faculté de la Villo-Lumière.« Ce professeur de renom disaib, qu\u2019appelé en consultation auprès de Sir Wilfrid, il lui avait ordonné, vu son état alarmant, de cesser tout travail pour longtemps, suns quoi lu mort le surprendrait plus vite qu\u2019il ne le croyait, et qu'à force de soins et de précautions le premier ministre pourrait prolonger sa vie de trois ou quatre années encore.\u201c Cette nouvelle, toute pénible qu\u2019elle soit, nous à été fournie par une personne digne de foi.\u201d D'abord je n'ai reçu auçune lat- tre de mes professeurs de Paris au sujet de la santé de Sir Wilfrid, J'aurais raison, monsieur le rédacteur, de me fâcher et de vous demander jun compte très sévère pour m'avoir mis en cause d'uus façon aussi singulière qu\u2019inattendue pour m'avoir fait commettre une pareille indiscrétion, ;si cette nouvelle bien mal inventée no su réfutait d'elle-même par son absurdité, Votre reporter (ear je ne suppase pas que ça vienne de vous), votre reporter, dis-je, n\u2019a pas l\u2019air de se douter qu'il fait commettre à \u201c ce professeur de Paris, personnage éminent de la faculté de la Ville- Lumière,\u201d \u201cà ce professeur de renom \u201d une indiscrétion impardonnable, une violation du seerot professionnel vis-à-vis de Sir Wilfrid, Puis surais-je reçu pareille communication, ce professeur se fut-il laissé aller à de pareils épanchements avec moi, veuillez eroire que tout tier de la confiance qu\u2019on m'as vait témoignée en me faisanb une pareille confidence, je me serais efforoé de m'en montrer digne en - \u2018faisant preuve de lu première qualité d'un bon confident, la discré- \u201ction, qualité qui est non seulement une obligation morale pour le médecin, mais une obligation légale.J'ai demandé au Journal le nom de la \u2018\u201c personne digne de foi\u201d qui avait apporté cette nouvelle.On n\u2019a pu me lo donner.+{.Cela ÿme suffit.C'est un aveu qu'ello a été inventée.J'exige, on toute justice, que vous insériez cette lettre à l\u2019endroit même où j'ai été si maladroitement mis en cause, Votre tout dévoué, Dr HENRI LASNIER, Chirurgien.+.Mgr l\u2019Archévêque Bruchést Nous lisons dans La Semaine Religeuse, de Montréal : Sa Grandeur Mgr Bruchési est arrivée à Rome, la somaine dernière, après avoir visité, en France, toutes les maisons-meéres des communautés religieuses d\u2019hommes et de femmes établies dans le diocèse de Montréal.Monseigneur Bruchési nous écrit qu'il est tout attristé de ce qu\u2019il a vu en France.La situation religieuse et politique do ce malheureux pays inspire des craintes graves aux esprits les moins exagérés et les moins pessimistes.Un évôque bien connu s\u2019est décidé dernièrement à voir M.Combes, pour lui parler très séricusement de l\u2019application odieuse que son gouvernement fait do la loi sur les associations et des mesures draconiennes qu\u2019il s'apprête à présenter devant les chambres.Voici la réponse textuelle de M.Combes : \u201c Monseigneur, vous défendez \u201c une belle cause, mais je vous dé- \u201celare qu\u2019elle est perdue d'avance, * Toute discussion serait inutile.Je \u201c représente un parti; j'ai un pro- \u201c gramme À exécuter et je l'exéeu- \u201c terai jusqu'au bout.\u201d .Combes se trompe.Il n\u2019y a que Dieu qui exécutel jusqu'au bout les décrets de sa toute-puissante volonté, les desseins impénétrables de sa Providence.Mais ce qui est malheureusement vrai, cest que le ministère français rénlisera, en partie du moine, son infâme programme.Ce sera déjà trop, beaucoup trop.La France mérite peut-être ce châtiment.Espérons cependant que Dieu, dans sa bonté et dans sa miséricorde, la fera tourner À son bien et à sa réhabilitation.Puisse-t-elle comprendre enfin que l'heure présente est l'heure suprême de la visite de Diou ! Puisso-t-elle en profiter ! Europe Londres, 27\u2014 Lez dernières cérémonies relatives à l'inauguration du règne d\u2019Edouard VII ont cu lieu lier : le roi, accompngné de la reine, du prince de Galles et de presque tous les membres de la famille royale, s\u2019est rendu en voiture à la éathédrale Saint-Paul et & remercié \u2018Dieu de ss guérison, © Le temps était pluvieux et il y avait peu de monde sur le passage du cortège royal.A Temple Bar, le lord-maire de Londres et la.corporation se sont joints au défilé et ont escorté le roi jusqu\u2019à la cathédrale où étaient réunis des milliers de pérsonnes, y compris M.Balfour, presque tous les membres du cabi- nêt et les embassadeurs étrangers.Le chœur, le chapitre et l\u2019évêque de:Londres ont escorté le roi et la \u2018Yélne jusqu\u2019au trône.On a chanté \u201ctn'praud service d'actions de grâ- - ée, puis l\u2019évêque de Londres a prononcé un sermon, faisant remarquer que Sa Majesté était entré pour la , Béébnde fois à Saint-Paul, afin do _ iFemércier Dieu'de/l'avoir guéri d'u- vtr; ne dangereuse maladie.Après le sermon, on a chanté le Te Deum.Le roi est ensuite retourné au palais de Buckingham.Il a été \u2019acclamé un grand nombre de fois.Il portait l'uniforme de feld-maréchal avec les insignea de l\u2019ordre de la Jarretière.Lr On vient d'arrêter à Londres, un anarchiste russe, qui se tenait sur la route que devait suivre Edouard VII, pour so rendre de son palais de Buckingham au Guild Hall, Près du imisérable, on a trouvé un paquet contenant deux livres de poudre.hd L'église catholique d'Angleterre est en deuil, Mgr Wm Vaughan, évêque de Plymouth, et oncle du cardinal Vaughan, vient de mourir.C'était l'un des hommes les plus connus du clergé catholiquo européen.\"+ Rome, 28.\u2014 Le Dr Mazzoni a opéré, hior, avec succès, le Dr Lap- poni, médecin particulier du Pape, qui souffrait de l'appendicite.Le résultat de l\u2019opération n été téléphoné au pape, qui a prié le docteur Mazzoni de venir auprès de lui pour lui donner des détails plus précis.hd On dit que parmi les propositions qui furent faites aux ministres canadiens par le gouvernement anglais durant la dernière conférence est celle que le Canade muintienno cinq mille soldats qui scraient à la disposition do l'empire.Cette proposition ne fut pas accoptée, les ministres déclarant que le Canada ne s\u2019ongagenit qu\u2019à ln défense de son propre territoire.hd Sa Sainteté Léon XIII, charge So.Grandeur Mgr Bruchési, dans une audience samedi dernier au Vatican, de dire à ses ounilles à son retour de Rome, qu\u2019il les bénit du fond de son cœur.Vous leur de- mandrez de prier pour moi et de mon côté je ne les oublirai pas.On dit qu\u2019à lu conclusion de la série d\u2019audiences que notre Saint-Pére a accordé à Monseigneur, ce dernier expédira un ciiblegramme qui sera lu dans toutes les églises du diocèse.Ce voyage de Mgr, à Rome, est le second depuis qu\u2019il a été consacré archevêque de Montréal.Monsei- gueur est portour d\u2019un cadeau pour Sa Sainteté.Comme marque d'affection et de dévouement des fidèles de son diocèse et c'est le résultat de quêtes dans les églises paroissiales, Sa Sninteté a exprimé le désir de voir Monseigneur plus en particulier concernant l'extension de l'ouvrage de l'église catholique en Canada.On dit que durant cctte visite de Monseigneur, des mesures seront prises pour l'érection de nouveaux diocèses en Canada, surtout dans la partie ouest à cause de l'augmentation rapide de la population.L'érection du diocèse de Jo- lictte sera chose accomplio avant longtemps.Ce diocèse sera borné d'un grand nombre de paroisses au nord du St-Laurent, qui aujour- d'hui se trouvent dans l\u2019archidiocèse de Montréal.Boston, Mass, 27.\u2014 MM.John Dillon, M.P., et Michael Davitt, les envoyés irlandais, sont partis pour New-York.MM.Dillon, Davitt, Redmond et Ed.Blake parleront ce soir à Philadelphie.Après une tournée dans l'Ouest, MM.Dillon et Blake &e rendront au Canada et prononceront des discours à Toronto, Ottawa et Montréal.Ils retour- nerout ensuite à Washington où ils.parleront le 7 décembre, eb deux jours\u2018plus tard, se rembarqueront pour-/l\u2018Irlande;, - * LA 1RIBUNE BOUM-BOUM I L'enfant restait étendu, péle, dans son petit lit blanc, et, do ses yeux agrandis par la fièvre, regardait devant lui, toujours avec la fixité étrange dos malades qui aperçoivent déjà ce que les vivants ne voient pas.La mère, au pied du lit, mordant aes doiæts pour ne pas crier, suivait, anxieuse, poijrnardée de souffrances, les progrès de la maladie sur le pauvre visage aminci du petit être, et le père, un brave homme d\u2019ouvrier, renfonçait dans ses yeux rouges les pleurs qui lui brûlaient les paupières.Et le jour se levait, clair, doux, un beau matin de juin, entrant dans l'étroite chambre de la rue des Abbesses, où ge mourait le petit François, l'enfant de Jacques Le- grand et do Madeleine Legrand, sa femme, Il avait sept ans.Tout blond, tout rose, ct si vif, gai comme un passereau, le petit, il n\u2019y avait pas trois semuines encore !.Mais Une fièvre l'avait saisi, on l'avait ramené, un soir, de l'école communale, la tête lourde et les mains très chaudes.Et depuis il était là dans ce lit, ot quelquefois, en ses délires, il disait en regardant ses petits souliers bien cirés que la mère avait soigneusement placés dans un coin, sur une planche : \u2014-On peut bien les jeter maintenant, les souliers du petit François ! Petit François ne les mettra plus ! Petit François n'ira plus à l\u2019école\u2026 jamais, jamais ! Alors le père disait, criait : \u201c Veux-tu bien te taire !\u201d et la mère allait enfoncer sa tête blonde toute pâle dans son oreiller pour que le potit François ne l'entondit pas pleurer, Cette nuit-là, l'enfant n'avait pas eu le délire ; mnis depuis deux jours il inquiétait le médecin par une sorto d'abattement bizarre qui ressembluit à de l\u2019abandon, comme si, À sept ans, le malade eut éprouvé déjà l'ennui de vivre.Il était las, silencieux, triste, laissant ballotter sa tête maîgre sur le traversin, ne voulant rien prendren'ayant plus aucun sourire sur ses pauvres lèvres amincies, et,les yeux hagards, cherchant, voyant on ne savait quoi, là-bas, très loin.\u2014Là-haut ! peut-être ! Madeleine qui frissonnait.Quand on voulait lui faire prendre une tisane, un sirop, un peu de bouillon, il refusait.Il refusait tout.\u2014Veux-tu quelque chose, François ?\u2014Non, je ne veux rien ! \u2014JII faut pourtant le tirer de là, avait dit le docteur.Cette torpeur m'effraye !.Vous êtes le père et la mère, vous connaissez bion votre enfant.Cherchez ce qui pourrait ranimer ce petit corps, rappeler à terre cette esprit qui court après les nuages !.Cherchez ! Et il était parti.Oui, sans doute, ils le connais- suient bien, leur François, les braves gens |! Ils savaient combien ça l'amusait, le petit, d'aller saccager les haies, le dimanche, et de revenir à Paris, chargé d'aubépine, sur les épaules du père, \u2014ou encore, aux Champs-Elysées, d'entrer voir Guignol, dans l'intérieur de la ficelle, avec les petits riches.Jacques Legrand avait achoté à François des images, des soldats dorés, des ombres chinoises ; il les découpait, les mettait sur le lit de l'enfant, les faisait danser devant les yeux égarés du petit, ob avec des envies de pleurer, il essayait de le faire rire.\u2014Vois-tu, c'est le Pont casse.Tiro lire lire |.Et ça, c'est un général |.Tu te rappelles, nous pensait en avons vu un, un général, au bois = rd = Raa fi ide HHI es EWE rer es eat PB UE RME RYE da FAIRE Æ + Nettoie toute chose sans exception 2.5 Si votre {picier ne vend pas la poudre i Javer GOLD DUST, envoyez son nom et son adresse ainsi que la vôtre à Prin N.K.FAIRBANK COMPANY, Montréal, et ils vous « enverront un échantillon d\u2019un + de livre.% sAIRRANE COMPANY, Montréal, Chicagn, Nouvelle-Orléans, St-Louis, Sa1-Francisco, Londres, Ang.NS RRR RR EER I.TT NR IN 2 TEST POS ER i Tae N.K.New-York, a de Boulogne, une fois 2.Si tu prends bien ta tisane, je t'en achèterai un pour de vrai, avee une tunique de drap et des épaulettes d'or.Le veux-tu, dis, le général ?\u2014 Non, répondait l'enfant, de la voix tèche que donne ln fièvre.\u2014Veux-tu un pistolet, des billes, une arbalète ?\u2014 Non, répétait la potite voix, nette et presque cruelle.Et à tout ce qu'on lui disait, à tous les pantins, à tous les ballons qu'on lui promettait, la petite voix \u2014tandis que les parents sentre- regardaient désespérés \u2014 répondait : \u2014Non.non.non ! \u2014 Mais qu'est-ce que tu veux, enfin, mon François ?demanda lu mère.Voyons, il y à bien quelque.chose que tu voudrais avoir.Dis dis-le moi ! à moil.ta maman ! Et elle coulait su joue sur l\u2019oreiller du petit malude, et elle lui murmurait cela à l'oreille, gentiment, comme un secret.Alors l'enfant, avec un accent bizarre, se redressant sur son lit et étendant vers quelque chose d\u2019invisible une main avide, répondit tout à coup d\u2019un ton ardent, à la fois supplinat et impératif : \u2014Je veux Boum-Bourm ! II Boum-Boum ! La pauvre Madoleine jeta à son mari un regard effaré.Que disait donc là le potit ?Est-ce que c'était encore le délire, l'affreux délire qui revenait ?Boum-Boum ! Elle ne savait ce que cela signifiait et elle en avait peur de ces mots singuliers que l'enfant, maintenant, répétait avec un entêtement maladif, comme si, n'ayant pas osé jusque-là formuler son rève, il s\u2019y cramponnait à présent dans une obstination invincible : \u2014Oui, Boum-Boum ! Boum- Boum ! Je veux Boum-Boum ! La mère avait saisi nerveusement la main de Jacques, disant tout bas comme une folle : \u2014Qu'est-ce que ça signifie, ça, Jacques ?Il est perdu ! Mais le pèro avait sur son visage rude de travailleur un sourire presque heureux et stupéfait, aussi, le sourire d'un condamné qui entrevoit une possibilité de liberté.Boum-Boum ! Il se rappelait bien la matinée du lundi de Pâques où il avait conduit François au Cirque.Il avait encore dans l'oreille les grands éclats de joie de l'enfant, son bon rire de gamin amusé, lors- er pailleté d'or avec un grand papillon mordoré, scintillunt, multicolore, dans le dos de sun costume noir, faisait quelque gambade à travers la piste, donnait un croc-en-jambe à un écuyer, où se tenait immobile et raide sur le suble, la tôte en bas ot les pieds en l'air, ou jetait au lustre des chapeaux de feutro mou qu'il attrapait adroitement sur son crâne, où ils formaient un à un une pyramide, et à chaque tour, à chaque lazzi, comme un bon refrain égayant sa large face spirituelle et drôle, poussnit le même cri, répétait le même mot, accompagné parfois par un roulement dé l'orchestre : Boum-Boum ! Boum-Boum ! Et & chaque fois qu'il arrivait.Boum-Boum, le cirque éclatait en bravos, et le petit partait de son grand rire.Boum- Bouin! C'était ce Boum-Boum-la, c'était le clown du Cirque, c'était l\u2019atauseur de tout une partie de la ville qu'il voulait voir, qu\u2019il voulait avoir, le petit François, et qu'il n'aurait pas et ne vorrait pas, puis- qu'il était là, couché, suns forces dans son lit blanc ! Le soir, Jacques Legrand apporta à l'enfant un clown articulé, tout cousu de paillons, qu\u2019il avait acheté dans un passage, très cher.Le prix de quatre de ses journées de mécanicien ! Mais il en eût donné vingt, trente, il cut donné le prix d\u2019une année de son labeur, pour ramener un sourire aux lèvres pâles du malade.L'enfant regarda un moment le jou-jou, qui étincelait sur ses draps blancs : puis tristement : \u2014Ce n\u2019est pas Boum-Boum !.Jo veux voir Boum-Boum ! Ah ! si Jacques avait pu l\u2019envelopper dans ses couvertures, l\u2019emporter, le porter au Cirque, \u2018lui montrer le clown dansant sous le lustre allumé, et lui dire: Regarde | Il fit mieux, Jacques.Il alla au Cirque, demanda l'adresse du clown et, timide, les jambes cassées d'émotion, il monta une & une les marches qui menaient à l'appartement de l'artiste, à Montmartre.C'était bien hardi ce qu\u2019il venait faire là, Jacques ! Mais, après tout, los comédiens vont bien chanter, dire des monologues chez les grands seigneurs, dans les salons.Peut-être que le clown \u2014oh | pour ce qu'il voudrait \u2014 consentirait à venir dire bonjour à François N'importe, comment allait-on le recevoir, lui, Jacques Legrand, là, chez Boume Boum ?.Ce n'était plus Boum-Boum ! C'était M.Moreno, et, dans le logis que le clown, le beau elown tout A artistique, des livres, des gravures, EASE \u2014 une élégauce d'art faisaient! comme un décor choisi à un charmant homme qui reçut Jacques dans son cabinet, pareil à celui d'un méde- ein.Jacques regardait, ne reconnaissait pas le clown et tournait, retournait entre ses doigts son chapeau de feutre.L'autre attendait, Alors le père s\u2019excusa.C'était éton- nwnt, ce qu\u2019il venait demander là ça ne se faisait pas.pardon, ex- ouge.Mais enfin, il s'agissait du petit.Un gentil petit, monsieur ! Et si intelligent ! Toujours le premier à l'école, excepté dans le calcul, qu'il ne comprend pas.Un rêveur.Et la preuve.tenez.la preuve.Jacques muintenant hésitait, balbutiait ; puis il ramassa son courage, et brusquement : \u2014La preuve, c'estqu'il veut vous voir, qu'il ne pense qu'd vous, et que vous êtes là devant lui, comme une étoile qu\u2019il voudrait avoir et qu\u2019il regarde.Quand ii eut fini, le père, très blême, avait sur le front de grosses gouttes.Il n'osait regarder lo clown qui, lui, restait les yeux levés sur l'ouvrier.Et qu\u2019est-co qu\u2019il allait dire Boum-Boum ?S'il allait le congédier, le prendre pour un fou, le mettre à la porte ?Vous demeurez ?demanda Boum- Boum.\u2014Oh ! tout près ! Rue des Abbesses ! \u2014 Allons ! dit l'autre.Il veut voir Bourm-Boum, votre garçon ?Eh bien, il va voir Boum-Boum ! III Lorsque la porte s'ouvrit devant le clown; Jacques Legrand cria joyeusement à son fils : \u2014François, sois content, gamin ! Tiens, le voilà, Boum-Boum ! Et l'enfant eut, sur le visage, un éclair de joie.Il se soulova sur le bras do sa mère et tourna la tête vers les deux hommes qui venaient, chercha un moinent, à côté de son père, quel était co monsieur en redingote dont Ia figure gaie lui souriait, ct qu'il ne connuissait pas, et quand on lui dit: \u201c C\u2019est Boum- Boum !\u201d il laissa retomber lente ment, tristement son front sur l\u2019oreiller ot resta encore, los yeux fixes, ses beaux grands yeux bleus qui regardnient au delà des murailles de lu petito chambre et cherchaient, cherchaient toujours les paillons et le papillon de Boum- Boum, comme un amoureux poursuit son rêve.\u2014 Non, répondit l\u2019enfant de sa voix qui {n\u2019était plus sèche, mais désolée, non, ce n'est pas Boum- Boum ! Le clown, debout près du petit lit, laissait tomber sur ce visage de petit malade un regard profond, très gravo et d\u2019une douceur infinie.Il hocha la tête, regarda le père anxieux, la mère écrasée, dit en souriant : \u201c Il a raison, ce n'est pas Boum-Boum ! \u201d Et il partit.\u2014Je ne le verrai pas, je ne le verrai plus, Boum-Boum ! répétait maintenant l'enfant dont la petite voix parlait aux anges.Boum-Boum est peut-être là-bas où petit François ira bientôt ! \u201cEt, tout À coup,\u2014il n'y avait pas uno demi-heure que le clown avait disparu, \u2014 brusquement la porte se rouvrit, comme tout à l'heure, et, dans son \u2018maillot noir pailleté, Ia houpette jaune sur le crâne, le pa- \u2018pillon d'or sur la poitrine et dans le dos, un large sourire [ouvrant comme une bouche de tire-lire, sa bonne figure enfarinée, Boum- Boum,le vrai Boum-Boum, le Boum- Boum du Cirque, le Boum-Boum da quartier populaire, le Boum- Boum du petit François, Boum- Boum parut ! Et sur son petit lit blanc, une joie de vie dans les yeux, riant, pleurant, heureux, sauvé, l'enfant frappa de ses maigres: mains, crin: Brave ! et dit, avec sa guieté de sept ans, qui partit tout à coup, allumée comme une fusée : \u2014Boum-Boum ! C'est lui, c'est c'est lui, cette fois! Voila Boumn- Boum ! Vive Boum-Boumn! Bon- Jour, Boum-Boum ! IV Quand le docteur revint, ce jour- là, il trouva, assis au chevet du petit François, un clown à face blème, aui faisait rire encore et toujours rire le petit, ct qui lui disait, en remuant un morceau de sucre au fond d'une tasse de tisane : \u2014T'u sais, si tu ne bois pas, toi, petit François, Boum Boum ne reviendra plus ! Et l\u2019enfant buvait.\u2014 N'est-ce pas que c'est bon ?\u2014Très bon !.Merci, Boum- Boum ! \u2014Docteur, dit le clown au médecin, ne soyez pas jaloux.Il me semble pourtant que mes grimaces lui font autant de bien que vos or- dounanees ! Le père et la mère pleuraient ; mais, cette fois, c'était de joie.Et jusqu'à ce quo \u201c petit François\u201d fût sur pied, uno voiture s'ar- réta tous les jours devant le logis de l'ouvrier de la rue des Abbesses,à Montmartre, st un homme en descendit, enveloppé dans un paletot, le cotlet relevé, et, dessous, costumé comine pour le Cirque, avec un gai visage enfariné, \u2014 Qu'est-ce que je vous dois, monsieur ?.dit à la fin Jacques Legrand au maître clown, lorsque l'enfant fit sa première sortie.Car, enfin, je vous dois quelque chose ! Le clown tendit aux parents ses deux larges mains d\u2019Hercule doux : \u2014Une poignée de main ! dit-il.Puis, posant deux gros baisers sur les joues redevenues roses de l'enfant.\u2014Et, \u2014 fit-il en riant, \u2014 la permission de mettre sur mes cartes de visite : Boum-Boum, docteur acrobute, medecin ordinaire du petit François, JULES CLARETIE.; TTT a.i EEN a Le, a i Eureka h HSE doux et #Hexihle, Les AN ba pour échanmier et cou ' H reka pour Hornais | coutures u9 ze rom- \\ \\POUR + À 1 Lo] N \u20ac a re Non sentettes ùcé \u2019 Bl Eilorésiso À hands \\ Ny pent prs.Ancune à e harnais eo : | À dité, canserve le calr Surface Crossièrs æuce neuve, mais sa durée est pro.lungée double- mont par T'usage do 1'Inile Eureka pour Harnais.4 A vendre Artout en ites du toutes fandes r.\u2018abriquée parle Imperial OÙ Company New-York.\u2014Mme William Donovan, la célèbre Femme à barbe, qui s'était acquis toute une renoin- mée aux jours do Barnum, est morte, samedi dornier, à sa résidence de Brooklyn.Elle étnit âgéo de 37 ons.À l\u2019âge de neuË ans, elle partait avec un cirque eb connait toutes les parties du monde civilisé, Elle avait une barbe et une moustache noires et très longues, * * - Gardner, Mass, 24.\u2014Les parents de M.David Lemay ont reçu avis de sa mort ces jours-ci.M.Lemay a déjà demeuré à Gardner pendant quelque temps.Il était le grand\u201dpère de Mme H.E.Grisé, épouse de M.le Dr Grisé, et le père de Mme Hermine Morse, de ls rue Parker, Le défunt était âgé de 98 ans et quelques mois, Il avait passé à peu; prés toute sa vie sur sa ferme, A Roxton Pond, et n'avait jamais connu la maladie.M.Lemuy laisse; quatre enfants, 22 petits-enfants et| 34 arrière-petits-enfants.LA TRIBUNE TÉLÉPHONE BELL.NF ® LA T Imnressions jommerciales| de toutes sortes LA > me RuE MoNDoR, coin A.DENIS, prop abs ud TR 34 SPHCIALIT 6 : vas Impressions en Or et en Couleur, ED HOEK Attention spéciale aux Commandes par la Malle et le Téléphone.TEL, DRUMMONDVLLE MER D E.IBUNE.seek Catalogues, Pamphlets, Factums, Listes de Prix, Blancs de Comptes, Menus, ~356.Lovell & Christmas, 230.Hodgson Bros, 143.Alex.W.Grant, 25.Quinze crémeries offraient 542 boîtes de bourre.Quinze boîtes seulement ont été vendues elles ont été adjugées à MM.Crawford & Me- | Carry pour 20% ets la livre.Pat eae i .+ + Banos .On a enlevé hier les bancs des allées du Parc.Un des chevaux de la Corporation renversa sa charge et partit à l\u2019épouvante.La voiture fut brisée, Pan-American Le Pan-American Electro Carnival Co.nous à donné une jolic représentation, mercredi, au th -âtre Montcalm.Les vues animées, tour A tour instructives et comiques, les morceaux de chant, etc, ont été bien réussis.Le Marohé On peut s'attendre qu'à l'avonir, le marché sera ouvert tous les vendredis et samedis.On croit que le règlement sera amondé dans ce sens.La majorité des échevins parait favorable à cette mesure.C'est aussi le désir de la masse des contribuu- bles qui ont signé des requêtes à cet effet.Donble accident M.Hector Morin, boucher, s\u2019est démis un bras, on travaillant, la semuine dernière.Son gendre, M.H.Langevir, le conduisit à St- Denis, chez lo ramancheur, M.Dragon.Comme ils se préparaïent à revenir, le cheval que M.Lungevin était à atteler lo rua dans l'estomac.Aujourd'hui on nous apprend que M.Langevin est mourant des suits de l'accident.Noyade M.François Sassoville, bourgeois, domicilié 251, rue Girouard, s'est noyé mercredi soir, en voulant saisir du bois qui descendait la rivière.Son embarcation fut emportée par le courant, ot le malheureux passa par dessus la dun.Au moment où nous allons sous presso le corps n\u2019a pas encore été retrouvé.Le défunt laisse une femme et plusieurs enfants.Ecole de Dessin et de Ooupe Lundi le 3 novembre, à 7.15 hrs, du soir, s'ouvrira l'Ecole de Dessin dans ls salle du Bureau d'Evregis- trement, porte du côté.Les cours s\u2019y donneront gratuitement, les lundis et mercredis de chaque semaine, tout l'hiver, Tous ceux qui ont des loisirs le soir, en particulier les ouvriers, sont invités à y assister.Les jeunes gens qui ont le souci de s'instruire, ont là une belle occasion de lo faire, pourvu qu\u2019ils suivent ces cours régulièrement.L'ouverture de l\u2019Ecole de Coupe, sous la direction de Mlle Gagnon, de Montréal, se fera dans la méme salle, jeudi le 6, À 7 hrs.P, M, Il y aura Un autre cours le lendemain après-maidi, & 2 hrs, et ainsi chaque semaine, tous les jeudis soir et vendredis après-midi durant l'hiver.Ase MARIAGE.En-catte ville, le 27 courant, M.J.B.Lussier, fils de Camille Lus- sier, conduisait à l'autel Mlle M.À.Deschamps.L'heureux couple est parti pour un voyage.Nos souhaits les accompagnent.DECES A St-Hyacinthe, rang St-Domi- nique, le 26 courant, Louis-Albéric Guilbert, fils de M.Louis Guilbert, à l\u2019âge de 33 ans et 16 jours.Les funérailles ont eu lieu le 28, El Maska, bcts Pa SE LT ~ XIII à reçu en audience privée Sa Grandeur Mgr Bruchési, archeva- que de Montréal.Sa Sainteté a montré benucoup d'intérêt pour les choses du Canada et a parlé en termes flatteurs dua premier ministre, Sir Wilfrid Laurier.Mar l'Archevêque n présenté au Snint-Père un don de 85,200 de !u part de sus dioeésains et lui à pré- sonté plusieurs citoyens do Montréal.Sur demande de Sa Grandeur, le Pape a béni le chapitre, le clergé, les communautés religieuses et les fidèles du diocèse de Montréal.er \u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014\u2014 L\u2019autononmne de I\u2019 Lylise Américaine Les archevêques de l'Eglise cu- tholique des Etats-Unis tiendront leur assemblée annuelle à l'Université eutholique de Washington, le 12 novembre prochain.On porte généralement beancoup d'attention au programme de cette année.La question d'intérêt vital pour l\u2019Eglise catholique aujourd'hui, est In considération des avantages dont elle pourrait jouir en assumant l'indépeudance.Lorsqu'un délégué apostolique fut pour la premiere fois envoye aux Etats-Unis, le pape orût le temps mûr pour annoncer que la hiérarchie américaine était un corps autonome et étuit indépendant de ln Propagande, Contrairo- ment à touto attente, les archevé- ques américains décidèrent qu\u2019il était avantageux poureux de conserver leur état de mission.Durant co mois, les divers évé- ques suffrarauts des quatorze provinces américaines tiendrout leur concilos provinciaux et l'on prendra sur cette question, le vote de tous les quatre-vingts évêques suffragants, Les suffragants de In province de Cincinuati so sont réunis la semaine dernière, et ont décilé presque unanimement d\u2019adhérer à l\u2019état de mission.Cette province comprend les importants évêchés de Cleveland, Columbus, Covington, Détroit, Fort Wayne, Grand Rapids, Indin- napolis, Louisville et Nashville.Telle décision semble indiquor que lu hiérarchie américaine préfère rester une mission dépendante plutôt que d'assumer la dignité;d'un Etat autonome de l'Eglise, Le concile provincial des évéques de lu province de New-York se réunira ln semaine prochaine, ct d'après leg apparences il adopters les résolutions formulées par le conseil de Cincinnati.\u2014_\u2014C Québec, 29.\u2014C'était grande fête, aujourd'hui, chez les Sœurs do la Charité, de cette ville.On célébrait le 50c anniversaire de profession religieuse de Sœur Marie de la Nativité.Mgr Bégin, qui tient cette vénérable religieuse en hauto estime, a daigné officier lui-même à la grand\u2019- messe d'actions de grâces qui a été chantée à 8.30 hrs, ce matin, dans la chapelle des Sœurs de la Charité.La vénérable Sœur Marie de la Nativité, née Marie-Catherine Roy- er, est originaire de la paroisse de Ste-Claire.Sa naissance remonte au 28 mars 1882.Elle est donc âgée de plus de 70 ans.\u201c - Le correspondant de Londres a la Tribune, de New-York, dit que la visite de Sir Wilfrid Laurier pourrait bien avoir l'effet de produire un rapprochement entre l\u2019Angleterre et la France.Lord Lansdowne, ministre de la guerre, se prête avec empressement à cette tâche si difficil eb si délicate.e + + Voici ce qui en cst.Le gouverneur faisait une promenade à cheval lorsque tout à coup l\u2019animal .se cabra et fit vider les étriers À son cavalier: Son Excellence en a heurcuse- ment été quitte pour une légère contusion à une jambe, hd Le record des maringes à Sherbrooke a été atteint mardi.On en a compté treize.Presque tous les jeunes époux sont partis en voyage de noces à Boston.Un seul train de Boston & Muine à emporté six couples se dirigeant sur cette ville, Mardi soir le pont de la gure était couvert de riz.Les employés de la station disent que pas moins de cin- quanto livres de riz ont été jetées sur les nouveaux époux qui on pris les trains qui sont partis du- raut la journée.nw Québec, 28\u2014 Une dépêche laconi- -que de Colgary, T.N.O., reçue ce matin, annonce la mort subite de M.Charles Morin, ci-devant de Québec.M.Che.Morin disparut de Québec sans tambour ni trompette, il y an quelque vingt-cinq ans, laissant ici su femme et ses enfants dunsun grand embarras et une mortollo inquiétude.La mère abandonnée réussit à vaincre les diflicuités de su position et elle est morte, il y à quelques années, après avoir bien élevé ea famille.Deux de ses filles sont mariées et habitent le faubourg St-Sauveur de Québec.Les autorités de Culgary ont prévenu celles de Québec, ce matin, do la mort de Morin, que l'on croyait disparu de ce monde depuis longtemps.\"+ Washington, 28, \u2014 Le président Roosevelt n célébré, aujourd'hui, le dde anniversaire de en naissance, Il a reçu Un grand nombre de messages de félicitations, 2 Lincoln, Neb., 28\u2014En vertu d'un acte d'extradition Robert Thompson, un forçat du pénitencier du Nébraska qui a fini hier de purger sa condamnation, n été remis entre les mains de policiers du Canada qui sont partis avec lui pour Toronto.Il était enchaîné à l'un des poli- ciera.Selon ces derniers Thompson est l\u2019un des pires criminols du Canada.LF Scranton, Pe., 29\u2014 Les membres de la commission d'enquête sur la grève de l\u2019anthracite passeront le reste de la semaine i examiner los mines ct les maisons des mineurs, Mitchell lour soumettra lundi, le plridoyer des mineurs, auquel les patrons ont promis de répondre dans les trois jours.Dos centaines d'employés travaillent à préparer les documents des patrons.* On discute sur les mérites ot la fécondité du sol provençal.\u2014Rien que du sable et des cailloux, dites-vous ?répond un Marseillais pur sang.Eh bien ! semez- y des boutons de culotte, et vous récolterez des pantalons tout faits + Chacun son tour, L'oncle.~Comment | tu es premier en géographie et tu ne saig pas quelle cst la plus haute montagne du Canada ! Toto \u2014Eh bien ! vous qui êtes si malin, savez-vous quelle est la plus haute plaine du monde ?L'oncle \u2014Non, je ne le sais pas.\u2026, Toto \u2014Eh bien ! c'est la pleine lune ! oe .Emporium, 106 LA TRIBUNE 5 AUTOUR DE NOUS (Spécial A LA TRIBUNE) STE-HÉLÈNE, 29.\u2014 Telle qu'annoncée, la clôture du bazar a eu liou dimanche soir, et les recettes uccu- mulées sont certainement satisfni- santes cu égard au mauvais teraps durant lequel cette fête de charité a été donnée.Miles L.Pelland, A.Sawyer, M.Poitras et Maria Messier étaient les candidates se disputant les suflra- ges de leurs amis.Leurs candidatures nous a valu une somme d\u2019au- delà $450.Ce résultat ainsi que la victoire de Mile Pelland, sur ses concurrentes, a été une surprise agréablo pour bien du monde.La jeune fille y avait mis tant de dévouement et un travail si ardu qu\u2019 elle méritait à tous égards les honneurs de la soirée.La paroisse lui | u été roconnnissante comme celle | sait gré à Mlle Sawyer d'avoir recueilli tant d'argent de l'étranger au moyen du zèle ardent de ses protecteurs et amis, l\u2019aute de temps, il a été impossi- blo de disposer de tous les objets et de faire rentrer tous les comptes.Récapitulation faite jusqu'à ce jour, uous dépussons huit cents piastres.Si l'on tient compte de plusieurs circonstances adverses, mais incun- trolables, le résultut du bazar dépasse toute attente.Les dames pn- tronesses ct leur Président méritent les plus vives félicitations, Leur travail ost reconnu dans le présent ; il sera apprécié davantage dans l'avenir, car il faudra reconnaître qu\u2019- on à su profiter des bonnes nnnéus, Continuons, mnintenant, la suite de mes notes que je terminais, le semaine dernière, en évoquant toute une épopée glorieuse.Je Inissais entendre que pour cette semaine il me faudrait rappeler de douloureuses défaites.N'est-ce pas le sort commun à tous les peuples d\u2019avoir eu à subir des revers ?Heureusement, ces catastrophes sont presquo toujours suivies de plus benux Jendemuins.Je suis quo je pourrais m'abstenir de cette démonstration, mais en ce faisant je craindrsis de n'être pus logique, enr si la pensée des faits glorieux ne- complis par nos ancêtres m'est venue à l'osprit,en traversant les Etats de la Nouvelle-Angleterre, il était aussi naturel de penser aux insuccès rencontrés et il devient nécessaire de redire, en quelques lignes, que j'ai pensé aux causes qui ont amené le triomphe des armes anglaises.En revoyant la jolie ville de Bid - deford, j'ai revu, comme enseigne d'une manufacture où j'ai travaillé durant cinq années, j'ai remarqué, dis-je, un nom synony ue de victoire chez nos voisins, C'est celui da Pepperell.Le 14 juin 1745, après\u2019 un siège de six semaines, 4,000 hommes des colonies, commandés par William Peppercll et soutenus par les cn- nons d'une flotto anglaise, réussirent à s'emparer de Louisbourg, ln plus importante forteresse en Amérique, après Québec.Port Royal était déjà aux mains des Anglais.De ce jour, la race saxonne s'implantait pour do bon dans l\u2019Acadio, la première terre française, sur ce continent, si on en excepte toutefois le Cap Breton, habité en 1504 par des pécheurs de la Normandie et de la Bretagne et, I'Ile au Sable où séjourna DeLéry, en 1518.Il est vrai que le traité d\u2019Aix-la- Chapelle, fait en 1748, rendit Louis- bourg à la France, mais cette dernière était tellement occupée de ses guerreseuropéonues qu'elle négliges de fortifier aucune des places du Canada, et l'Anglais, toujours supérieur en nombre, l'envahissait de tous côtés.Les conseils de Voltaire et de la Pompadour prévalaient ; les Français d'Amérique étaient aban- donnés ; les quelques arpents de neige devant, dans ln pensée de Louis XV et de ses perfides crén- tures, couvrir d\u2019un blanc manteau leurs derniers ossements.Il fut done comparativement facile aux armées coloninles, aidées de soldats nnglais, de reconquérir daus l'Est, l\u2019Acadie, en 1758 ; d\u2019en expulser ignominieusement les habitants qui refusèrent de prêter lo serment d'allégeance au roi d\u2019Angleterre et de préparer les voies au succès final des nrmes anglaises» dans l'Ouest.L'éclatante victoire de Carillon, garnée par Montcalm, qui mit en pièee les 15,000 hommes d'Aber- combrie, quoiqu'il on eut à peine : trois mille, fut la dernière grande victoire remportée par les nôtres, avant la chute de la domination française.En novembre 1758, les troupes du général Amlerst capturèrent le Fort Duquesne, qu'ils noinmèrent Pittsburg, en l'honneur du grand homme d\u2019Etat anglais.La prise de ce fort ouvrait toute grande les barrières qui jusque-là avaient empêché les Anglais de pénétrer daus les prairies de l'Ouest.Le véritable fondateur de la nation américaine, George Washington, prit part à cotte batuillo où il fut plus heureux qu'il ne l\u2019avait été nu Fort Necessity, l\u2019année précédente, quand de Villiers l'avait vaineu pour venger l'assassinat de sou frère, Jumorville.En juillet 1759, les Anglais prirent les Forts Niagara et Ticonderoga.Désormais, In voie étuit libre pour les 60,000 hommes de troupes qui marchèrent vers Montréal pour se diriger ensuite sur Québec, dernier rempart des François, en Amérique.Par tous côtés, l\u2019Anglais, Vingt fois supérieur en nombre, resserrait le cercle qui devait étouffer les vaillants restes de l'armée française.De l'Ouest et du Sud les armées alliées g'approchaient pour le combat suprême, mais le vainqueur venait de l\u2019Est en ravagoant le long du St-Laurent tout ce qu\u2019il y avait d'habitations ainsi que tous les infortunés habitants qui peuplaient ces rives enchantoresses.Le 13 septembre 1759, Wolfe et ges troupes réussirent à escalador les hauteurs conduisant aux Plaines d'Abraham.Montcalm engagea la bataille, Le combat fut acharné, Les Francais furent défaits.Au moment décisif, les deux héroïques combattants tombèrent frappés à mort.Les deux nobles héros expirants, prononcérent en ce moment solennel des paroles qui ne seront jamais oubliées : \u201c Dieu soit Lénit, dit Wolfe, je meurs en paix.\u201d On venait de lui apprendre qu\u2019il avait gagné la bataille.* Dieu merci, je meurs avant de voir Québec aux Anglais,\u201d disaib Montcalm.: Les officiers Anglais emportèrent le corps de leur brave général, cn Angleterre ; celui du grand vaineu fut enseveli dans son drapeau et enterré dans le couvent des Ursulines, à Québec.La victoirs remportée, l'année suivante, par Lévis, ne changes en rien les destinées de notre pays que la France devait céder par traités, à l'Angleterre, contre laquelle ella guerroyait depuis si longtemps.En traversant pour la première fois unc partic du pays des Yankees, tous ces faits historiques me sont revenus en mémoire et je me disais : \u201c Si les efforts de l'illustre Montcalm eussent été plus soutenus, peut-être que le drapeau aux trois couleurs flotterait aujourd'hui non seulement au haut du bastion du Roi, sur la citadelle de Québec, mais aussi sur une partie de cet immense et beau pays des Etats- Unis,\u201d La Providence en a décidé autre- ment.Avec le concours de sos enfants des colonies, l'Angleterre est rostée maîtresse de l'Amérique du Nord mais, pour avoir enseigné le maniement des armes à ses alliés, ils les retournèrent contre elles ct conquérirent leur indépendance juste quinze ans après la prise de Québec.L'Angleterré perdit le Su-i en gn- gnant le Nord de l'Amérique.Ce fut un échange de joyaux, De semnine en semaine, j'essaierai à donner une idée de celui qu\u2019- elle n perdu.En allant revoir mes frères, de l\u2019autre côté de la frontière, j'ai compris que je pouvais marcher tête haute.L'Américnin instruit sait que nous descendons d\u2019une race de preux ; journellement il coudoie le canadion qui est son égul dans les arts de la paix comme ses pères furent les égaux de ses aïeux.Je prouverai cet nvancé en faisant connaître en particulier la charmante petite ville de Woonsocket et ses citadins, parmi lesquels il s\u2019en trouve qui m'intéresseut à plus d'un titre.Si j'eusse écouté la voix de la reconnaissauce, j'en aurais parlé plus vite, mais j'ui fait l\u2019égoïste cn faveur do mes lecteurs pour les distraire durant quelques- unes des longues soirées de novembre.Done, & la semaine prochaine.(GUSTAVE.ad Sr-DAMASE.\u2014M.l'étrault, autrefois hôtelier à St-Charles, vient d'ouvrir hôtel, ici, à l'ancienne place de M.Damase Beaudry.= Sr-JUDE\u2014Dimunche, le 19 courant, la mort plauait sur la paroisse de St-Jude et y enlevait I'épouse de notre popnluire marchand et directeur du bureau de poste, M.Win Wilson.Pendant que tous se préparaient à aller honorer la Vierge, dont ou célébrait la fête, ce jour-là, le glas funèbre, avec son tintement lugubre, disait aux quatre coius de la localité: Vous, qui allez prier, vous prierez pour l'âme qui vient de s\u2019envoler, Pas de doute qu\u2019elle a dû ressentir aussitôt l\u2019effet de ln charité des amis, si ello en avait besoin.Ayant joui de so pleine connaissance jusqu\u2019à la fin, elle s'en alla avec les doux noms de Jésus et de Marie sur les lèvres.Qu\u2019il est beau, qu'il est consolant de se trouver en présence d'un spectacle, où domine ai bien l'esprit de foi.On sent alors que ce n\u2019est pas la séparation éternelle, que c'est au revoir et non pas adieu qu\u2019il fnut se répéter.Née Aurélie Courtemanche, le 24 décembre 1848, Dame Wilson était fille de M.Narcisse Courtemanche, cultivateur, et d'Angélique Gosselin.Dans cette excellente famille qui a fourni à l\u2019Eglise deux prêtres et une roligieuse, olle avait puisé la piété vraiment solide qui fait la femme forte.La défunte est lo mère de deux enfants, une fille et un fils.Ses funérailles, qui ont eu lieu le 22 courant, ont été des plus solennelles Grande affluence de co-pa- roissiens et de parents.Chant des miçux exécutés par un chœur puissant.Le service était célébré par son neveu, l'abbé J.B.À.Allaire, missionnaire agricole de St-Hyacinthe, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 0 > = Londres, 28.\u2014George Chapman, qui est venu des Etats-Unis en 1893 et qui tient un bar dans Southwark, a été accusé aujour- d'hui d'avoir empoisonné une jeune femme qui vivait avec lui maritalement.On & appris que, depuis cing ans, deux autres femmes étaient mortes chez lui.Ces deux femmes étaient ses épouses, Emporium, 106 Causerie de la semdine Les Chambres de Commerce de l'Empire ont choisi In ville de Mont- rénl comme siège de leur cinquième et prochain congrès annuel.La date en est fixéo nu 17 noût 1908.C'est une fuveur que la métropo- lu apprécie hautement et dont le Lénétice se fera sentir au pays tout entier.Un certain nombre d'hommes d'affaires éminents, venus de toutes les parties de l'empire, vont se trouver à même de faire une étude per- sounelle des ressources du Canada.Ils constaterout, sur les lieux, l\u2019excellence de nos produits naturels, et dans nos articles inunufacturés une perfection qui les rend égaux, pour le moins, aux importations similaires des autros pays.On prévoit que notre commerce avec l'Angleterre recevra une heu- reuso impulsion de ce futur congrès, Nous suames trop peu connus ; voilà ce qui surtout arrête notre marche en avant vers ln prospérité.Portons donc remède autant qu'il ost possible.Il n'y n pas que le simplo fait d'un débouché de plus ou de moins ouvert À nos produits, c'est une question d'un intérêt vital.Ello s'envisage au point de vue de notre avenir national.Les Etats-Unis nous connaissent ; où se connait entre voisins, nous n\u2019en retirons cependant aucun avantage.Leur tarit élevé les isole de nous beaucoup plus que cette ligne imaginaire du 45e.Nous no leur vendons presque rien.Donc aucun profit pour nous, mde bien plus il y a là un danger.L'aigle américain a depuis longtemps fait sa premiéro ascension ce soleil de gloire qu'on nomme lo conquête.Qui connait ses ambitions actuelles ?Il y n lieu de sc demander si tout le vaste ciel d'Amérique n\u2019est pas nécessaire au déploiement de son nile audacieuso.Le jour vicndra où nous verrons planer sur nos têtas le vol bournoyant de l'an nexion.Si alors, comme aujourd'hui, nous sommes inconnus du monde entier, comment Ja vieille Europe regardernit-elle d\u2019un œil inquit et jaloux, cet empiètement funesto à sa propro sécurité.Elle ne soupçonnerait mémo pas l'importance de cette acquisition.Nous-mêmes, connaissons-nous assez notre propre territoire ?Le jeune homme qui entre dans la vic réelle a-t-il an moins le quod jus- lun, en fait de notions sur son prys.Ne l'oublions pas.Lu réogru- phie n\u2019est pas moins importante que l\u2019histoire ; celle-ci, à la rigueur, n\u2019en est qu\u2019une division.Il faut donner \u2018À l'une et l\u2019autre étude une égale attention.Avant d'enseigner à l'enfant que tel fleuve do la Russie ou de la Chine se nomme le Volga ou le Yang-Tse-Kiang, il faut s'être assuré qu'il connuit parfaitement les divers lioux où se sont déroulés les faits do notre histoire, qu\u2019il en peut donner l'exacte topographie actuelle, au triple point de vue physique, industriel et politique.Que son cerveau ne soit pas une sorte de registre où, sous le vocable de golfes, presqu\u2019iles ou autres accidents géographiphes, s'alignent au hasard une série de noms divers, Il ne lui suffit pas de pouvoir indiquer sur la carte le point précis d'un lieu cherché.La science n\u2019est parfaite et utile que s'il encombrait l\u2019importance historique et actuelle.Un manuel quelconque, fut-il appris mot à mot, ne produit point ce résultat.C\u2019est au professeur d'y suppléer.Chaque fois que l\u2019occasion s'en présento, il lui faut répéter, en y apportant toujours le même intérêt, la chose déjà redite au moins dix fois ; variant la forme et l'occasion pour ne pas ennuyer son jeune auditeur.O'est aiasi seulement, par une audition multiple et variée, que se peuvent retenir tou- re tes ces connaissances géographiquey si ardues pour la plupart des jouneg mémoires, Quelle bonne aubaine si quel« qu\u2019un composait, sur cetto matière, une série de brochures moins aris des quo les manuels des écoles, plug détaillés, avec illustrations et anegs dotes pour l'agrément du travail, Le gouvernement sans doute ens couragerait cette œuvre, la répan« drait gratis ot à profusion parmi le peuple.11 n'y & pas d'excossive libéralité quand il s\u2019agit de lu cause sacréa de l'instruction.* Lu grève des mineurs est : enân terminée.Cette nouvelle a réjoui tout le monde, les grévistes euxs mêrnes les premiers.Ils sont retours nés au travail avec emprossement ot soumission, contiants daus la justice de la commission d'arbitrage.Depuis plus de cinq mois qu\u2019elle durait, cotte grève à coûté cher aux deux partis en lutte.Les salaireg des mineurs se seruient élovés à plus de 28 millions.Il serait à souhniter qu\u2019on cût en réserve pour les fins de l'instruction tout l\u2019argeut qu\u2019a coûté lu grève des mineurs ; 142 millions et demi, paraitil.En salaires seulemont, plus 28 millions ont été perdus.On comprend dès lors que les grévistes se soient empressés de reprendre le travail aussitôt qu\u2019ils ont reçu la promesse qu'il leur sera fait justice, À tout compter, pertes des patrons, pertes des commerçants, dommuges aux machines, ete, le montunt so chiffre à 142 millions et demi.Combien mieux n\u2019eût-il pas valu éviter la grève eb employer la dixième partie seulement de cette somme pour améliorer la condition des mineurs.x Beaucoup d'agitation dens le monde politique à I'heure nctuelle, La démission de Tarte un créé sensation par elle-même, et autre sujet à commentaires est la question de son remplagunt.Tout le monde se perd en conjectures, les journaux comme le reste des mortols.On a mentionné successivement comme probable In nomination de tous ceux qui avaient des titres ou seus lement des aspirations à cette chars été prononcé.Attondons.a.Depuis quelques jours l\u2019automne ne nous ménage ni la pluie ni le vent.Les chemins en souffrent, Nos chaussures aussi.On ge de mande pourquoi la corporation ne nous rend pus nos chomins de tra- qu'on les avait enlevés \u2018dans l\u2019appréhension d\u2019une disette do coma bustible ; mais maintenant que la grive est finie.Besoin réel ou raffinemout de la civilisation, qu'importe ; les citoyens ge sont habitués à ce luxe et il leux est bien pénible d'y renoncer.Da grâce, pitié, Messieurs les échevins, C\u2019est bien assez que nous usions nos bottes deux fois plus vite grâce à vos trottoirs modernes ; au moing laissoz-nous les conserver propre le peu do temps qu'elles durent, .\u2019 - A Montréal, les échevins son pudiques comme des anglaises, Ceux qui ont visité la grande ville, doivent so rappeler ce kiosque de journaux, en forme de bouteille de cognac, sis entre l\u2019Hôtel-de-Ville of le Palais de Justice, On parle de le faire enlever.Comme ce terrain doit être érigé en parc public, l\u2019ornement en question est jugé plus ou moins convenable.Produit d\u2019une idée originale ek plaisante, ce kiose suffit de lui choisir un autre site, loin des yeux modestes de ces bons échevins de Montréal, qui, quoique ennemis de la censure, se la: pes mettent quelquefois.ge.L'oracle suprême n\u2019a pas encore \u2018 verse.Certains malins prétendent qne sera sans doute conservé.Il \\ . FT PII TT IE ERI SI Cae .Q'est si naturel de prendre plai- \u2018Mir & censurer son prochain.D'autant plus que l'occasion no manque -Point, dans ce bas monde où l\u2019homme veut tout réformer et gite tout: Sico caprice n\u2019était de mode, .chez les hommes comme chez les femmes, adieu au métier, diraient les.journalistes.: CANADA Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, célébrait, le 29 octobre courant, le 48e anniversaire de sa naissance.Sa Grandeur fut ordonné prêtre à Rome et n eu l'occasion de célébrer, mercredi, le saint sacrifice à l\u2019autel même où il a dit sa première messe, *,* M.l\u2019abbé Louis Denoncourt, pro- vureur de l\u2019Evêché des Trois-Riviè- res, à été nommé, par un Rescrit Pontifical en date du 23 septembre dernier, Chunoine titulaire de la Cathédrale des Trois-Rivières, en remplacemenb de feu M.le Chanoine Beaudet.*.?Ottawa, 28.\u2014 Sn Grandeur Mgr Duhamol, archevêque d'Ottawa, a officié pontificalement ce matin, à le Basilique, À l\u2019occasion du 28e anniversaire de sa consécration.Il y avait un grand nombre de fidèles es de membres du clergé, y compris Mgr Faleonio.Le chant et la mu- Bique ont été superbos.Au diner, à l\u2019archevéché, Mgr Duhamel a requ de chaleureuses félicitations.\"+ Sherbrooke.\u2014 Mer Paul LaRoc- Que est parti, lundi, accompagné de Mgr Chalifoux, P.A, son grand vicaire, pour prendre quelques jours de repos, à la résidenco de Mgr Ramsay, P.A, sur les bords du lae Memphremagog.Mgr LaRocque est indisposé depuis son retour de Memramecook, N.B., où il a assisté nu 25e anni- Versaire de la première vêture chez les Sœurs do la Ste- Famille, Sa Grandeur souffre d\u2019un dérangement de l'estomac.Lt: Québec, 28.\u2014 Il y a eu 14 ans, aujourd\u2019hui, que Mgr Bégin a été sacré évêque.Sa Grandeur fut Alors élevé au poste d'évêque de Chicoutimi.Lo 22 décembre 1891, Mgr Bégin était nommé condjuteur do fou Son Eminence le cardinal Taschereau, et le 12 avril 1898, il devenait ar- thevêque de Québec.Le clergé de l'archidiocèse eat allé, à cette occasion, présenter ses respectueux hommages au vénérable prélat, et il y a eu grand diner de circonstance au palais archiépis- \u2018sopal, .Halifax, N.-E., 27.\u2014 Le procès de Geo.W.Cooks, accusé d'avoir éoupé la gorge À sn fomme en juillet dernier, s'est terminé samedi Bprés-midi.Cooks a été coupable de meurtre.Le crime de Cook est un des plus horribles dont ou ait jamais entendu parler.Rentrant chez lui de son ouvrage, il sortit un rasoir de sa poche et, sans dire un wot, saisissant sa femme par les cheveux il lui trancha la tête.L'assassin, dont les vêtoments étaient couverts de #ahg, se coucha ensuite sans s'être déshabillé et attendit que la police vins l\u2019arrêter.Cook, an cours des débats, a fait preuve du plus grand cynisme et wa pas moniré le moindre repentir \u2026 Qu erime épouvantable qu\u2019il avait Sommis] RA °° Halifax, NE, 27\u2014 George W.Cook, reconnu coupable du meur- fre de.sa femme, a été condamné Aujourd'hui, parle juge Graham, à \u2018 étre pendu'le'18;janvier, Sorel, 24\u2014M.A.À.Bruneau, M.P.P.a reçu ordro du gouvernement d'agir comme avocat de la Couronne au prochain terme de la cour criminelle, qui s'ouvrira le 18 novembre.On ne sait encore le nom du juge qui présidera ce torme, * = Trois-Rividres, 25.\u2014NN.SS.A.Langevin, archevéque de St-Boni- face, et \u2018BL.Decelles, évêque de St- Hyacinthe, M.l'administrateur Baril, V.G, Mgr Richard, P.A, MM.los chanoines Comeau, Laflèche, Ca- rufel, Rheault, et Dononcourt, et grand nombre de prêtres ont pris le diner ensemble, aujourd\u2019hui, à l'évêché do cette ville, On annonce qu\u2019il est question de la fondation d'un diocèse dans le Nouvel Ontario où la population catholique s\u2019est sensiblement accrue en ces dernières années.Ce territoire est présentement sous la juridiction de Mgr O'Con- nor, de Peterboro.Mattawa serait le siège du nouvel évêché.= .Ottawa, 23\u2014Les funérailles de Mme Edouard Corbeil, sceur du juge et de Mgr \u2018le Grand-Vicairo Routhier, ont eu lieu ce matin, à Hull.Lo R.P.Valiquette, supérieur, à fait la levée du corps.Mgr Rou- thier à officié et Mgr l'archevêque Duhamel n fait I'nbsoute.Un nom- broux clergé et les principaux ci- toyena de Hull, Ottawa, et du comté, étaient présents.Dix prêtres ot sœurs, enfants ou neveux de la défunte, étaient au service.Québec, 24\u2014Maxime Fortin est en liberté.M.Lane a fait un plaidoyer très habile et très élogquent en faveur du prisonnier ; ce plaidoyer a paru faire de suite une impression profonde et durable aur le Jury, et après nvoir entendu l\u2019analyse do la cause par le procureur de la Couronne et l\u2019appréciation du Président du Tribunal, est revenu vers & heures devant le tribunal avec un verdict d\u2019acquittement, après avoir délibéré à peine un quart d'heure.,* La paroisse de St-Vinteur d'Ou- tremont, récemment fondée par Sa Grandeur Mgr Bruchési et confiée aux soins zélés des Cleres de St- Viateur, qui y ont le maison-mère de leur ordre, a célébré, dimanche, avec un éclat inuccoutumié, sa Eête patronale.Sa Grandeur Mgr Decelles, évô- que de St-Hyacinthe, assisté d'un nombreux clergé, a oflicié pontifioa- lement à la grand\u2019mezse.- Le sermon de circonstance a été donné par le R.P.Adam, S.J.* Après la messe, Mgr Decelles a béni une statue très belle de St- Pharcissius, quo la communauté vient d'acheter pour Ja chapelle.* ® * Sherbrooke, 24\u2014Le jeune Mon- gue Healy s'est onvoyé une balle à travers un pied en jouant inconsi- dérement avec une carabine.Après avoir introduit une cartouche dans l'arme il fit partir la détente plusieurs fois sans aucun résultat.C'est alors qu'il appuya le cauon de la carabine sur l\u2019un de ses pieds et fit jouer de nouveau la détente, croyant que comme précédemment_le coup ne partirait pas.Il fut grandement trompé, la cartouche fit explosion et la balle lui traversa le pieds ainsi que le plancher.Heureusement que l'accident n\u2019est pas grave et que la blessure guérira facilement, °° Le premier évêque du Yukon, Mgr Gabriel Breynat, a entrepris de faire la visite de son immense diocèse.Lundi, le 29 septembre, il était à Whitehorse.À son arrivée, Sa Grandeur fut l\u2019objet d'une ré- coption grandiose.Le lendemain matin, il y eut messe solennelle, sa- \u2014 pet LA IRIBUNH lut du Saint-Sacrement, bénédiction d'une statue du Sacré Cœur.Les citoyens lui présentèrent une adresse.Dans sa réponse, Mgr Breynat fit l'éloge du curé, le R.P.Lefebvre et annonça en même temps qu\u2019il aurait besoin de ues services ailleurs et qu'il serait remplacé par le R.P, Corbeil.hid Mgr Langevin.\u2014Au cours d'un vibrant sermon qu'il a prononcé dimanche à la grand\u2019'messe de la cathédrale, de St Boniface, Mgr Lungevin,a entretenu les fidèles des missions indigènes du Nord-Ouest.Lo dévoué prélat rend grâce à l'œu- vre du Père Lacombe et des autres Oblats, mais il déplore l\u2019œuvre néfaste des missionnaires protestants, et surtont les présbytériens qui converbissent les enfants que los prêtres ont eu beaucoup de peine à convertir au catholicisme.Mgr Langevin dit que les missionnaires catholiques no sont pas en nombre suffisant au Nord-Ouest, et il invite les jeunes gens se destinant à l'état religieux, à se livrer aux missions conadiennes plutôt que de s'exiler et de se dépenser pour l'étranger.Comment vintle soulagement ÛÜNE HISTOIRE INTERESSANTE D'UN ET'ABLISSEMENT ISLANDAIS Du Logberg, Winnipeg, Man.Les lecteurs du Logberg sont depuis longtemps familiers aves les vertus des Pilules Roses du Dr Williams, grâce aux guérisons bien attestées publiées chaque semaine dans ces colonnes.Beaucoup de nos lecteurs sont aussi en mesure de certifier des cures qui sont venues à lour connaissance personnelle.Cette semaine\u2019le Logberg a reçu, d\u2019un do ses lecteurs, M.B.Walter- son, un cultivateur à l'aise demou- rant & Bru, une lettre dans laquelle il relate sa propre expérience dans l'espoir que quelques autres malades en bénificieront.M.Walterson dit: \u201c Ily a quelques années je souffrais tellement du rhumatisme dans les membres que je fus pendant longtemps incapable de travailler.J\u2019essayai plusieurs moyens pour obtenir ln guérison, des re- imèdes brevetés et des ordonnances de médecins, murs rien de tout cela ne we fit de bien.Je vis I'nnnonce des Pilules Roses du Dr Williams dans le Logberg, disant que c\u2019était un remède contre ce mal eb je résolus d'en faire l'essai.J'en achetai une \u2018douzaine de boîtes et avant d'en avoir pris une demi-douzaine, j'éprouvai un grand soulagement pour le mieux.L'amélioration continua à s'accentuer journellement et je n'avais pas fini do prendre toutes les pilules que j'étais complètement guéri Depuis lors jo n'ai pas eu une aftaque du mal.Après cola j'ai pris les pilules dans plu- sicurs autres cas et aucun autre reimndde ne m'a fuit autant de bien, Jo considére qu'il est de mon devoir do témoigner publiquement des inérites de ce merveilleux re- médo pour que d'autres qui seraient aflligés comme je l'étais puissent l'essayer.\u201d .Si vous êtos faible ou souffrant ; si vos norfs sont fatigués et agités, ou si votre sang n\u2019est pas en bon état, vous agirez sagement on pre nant des Pilules Roses du Dr Williams, qui guérissent infailliblement tous les désordres du sang et des nerfs.Mais soyez certain d'a- \u2018voir les véritables avec le nom au long: \u201c Dr William's Pink Pills for Pale People\u201d, sur l'enveloppe qui entouro chaquo boîte.En vonte chez tous les marchande de remèdes, ou envoyées franco par la posto à 50 cents la boîte, ou six boîtes pour 92.50, en s'adressant à la Dr William's Medicine Co, Brockville, Ont, VOS CHEVEUX TOMBENT-ILS ?AVEZ-VOUS DES Vv Le Restaurateur des PEAUX MORTES ?OS CHEVEUX SONT-ILS GRIS Cheveux de Robson EST LE REMEDE QUI CONVIENT A VOTRE CAS.En vente, en gros et en détuil, chez, J.H, E.BRopEUR, Pharmacien ST HYACINTHE 7 J; Rr ve 4 a v2 \u2018 ei, 4 A ; IN od ht : ; ; A 0 i i E à REA APRES : M A2 = ve ë Eu LP ; 5 = 4 FAs CRE A , \u201ca ae # paix P§ cena Franco par la Malle Préparation sans égal pour augmenter la fraï- cheur, l'éclat et la beauté du teint.ne parfume la peau, l\u2019entretient souple, dissipe les ® boutons, éruptions, taches de rousseur, etc.g.a Cie Chimique Orientaline, Montreal, Que, Can, Blanchit et ADRESSE : G.H.Henshaw, Jr.Agent General d\u2019 Assurance, Vie : Confederation Lifo Ass, Co.Feu: North British & Mercantile, *¢ Norwick Union Association Co, «Atlas Insurance Company.Déménagement Simard & Godbout Ancienne place de J.D.Renaud No 210 Rue Cascades, ST-HYACINTHE Meubles de Salon, Boudoir, Salle à Diner, Chambre, ete, Meublessur commande.Réparations faites avec goût.I.A.MASSE, COURTIER D'ASSURANCE Vie: North American) Life Assurance Co.Fen : Scottish Union and National Insurance Co.Accidents : Occan Accident & Guaranteo Corporation Ltd.The International Registry Co.Bureau: Batisse de 1a Banquo des Can: tons de I'Est, rue (iirounard, ST-HYACINTHE.Telephone Bel j GO YEARS* (aig EXPERIENCE DESIGNS v COPYRIGHTS &6.Anyone sending a skotch and description mn: fulokly ascertain our opinion free whother ar invention is probably mitentable, Communica tions airiot ir ouddontial, Ilandbook on Patents Aont frog.Oldest agoney for securing patonts.Patents taken throuh Munn & Cu.recolvs epeclat noëice, without chnrgo, in the Scientific Hmerican, A hndsomely illustrated weekls.Largest els culntion of any selentific Journai.\u2018Forms, 83 4 rears four months, EL Sold by all nowsdenlers £0, 301eroatway, Hay York Branch Office.625 F St.Washlozton, D, 4 « Embaumement M.Jos Cormier, entrepreneur de pompes funèbres, informe le public qu'il vient de passer avec distinction au Collège d'Embaumement de lu Puissance du Canada, où il a obtenu un diplôme, par lequel il ost autorisé à faire l\u2019embaumement des corps., M, Cormier possède tous les instruments ot accessoires nécessaires et sera prêt à toute heure à donner ses services comme embaumeur soit à la ville, soit à la campagne.Ses prix sont des plus modiques Nos marchandises d'automne étant toutes arrivées, c\u2019est le bon temps de venir nous voir pour vos achats.\u2018TRAHAN & MoNULTY.Enseigne de la Boule Rouge LA TRIBUNE est publiée et imprimée par A.Denis, domicilié en es cité et district de St-Hyacinthe.Ce journa\u2019 st imprim- coin des rus Mondor et William, cité de OXYDONOR Tous guérit sans remèdes Oxydonor suit les voies tracées par la Nature.L'oxygène est le grand producteur de vitalité ; où l\u2019oxygène est présent en quantité suflisante, la maladie ne peut se muintenir.Oxydonor fait absorber sbondamment an corps humain 'oxygdne de l'air, et la guérison s'opèro ainsi naturellement.Pas de ceinture éloctrique, pus do drogues, Liospice des 5S.de Charité, Rimouskt, 21 nov, 1901.Dr, II.Sancho & Co., Montréal.Monslenrs,\u2014J6 suis heursuso do vous informer que j'at fait usage de voire OXvpoNon, deus notre Hospice, pour toutes les maladies ci-dessous indf.Yuôos avec lis wellleura résultats ; Rhumatiawe, prostration nerveuns, Advren inter mittontes, bryslpélo, maladio d'intesting,dyspepsie, plaies chancrouses, La fièvre surtout est arrêtée nvoc une rapidité élounante.Cette merveilleuse invention ne peut donner qu'entisresatiafaction ätous les wsisdes, Ici tout lo mondo bénit le Dr Sanche et son ins.truwent.Veuillez agréer cette oxpression de ma sincère appréciation at raconnséesance.St MECHTILLE DU Sr-SAURENENT: Si vous êtes malado ot quo vous veuillez redovenir bien, Écrivez-nous pour nous demander notre petit livre Bur cet instrument merveilleux.Cola vcus coûtors justement un centin pour votre carte postnle, et le livro vous sera envoyé gratis.Adresse : Dr H.Sanche & Co, 2208 rue Ste-Catherine, MoNTREAL, QUE.À vendre pur M.À.Connoll, à St-Hyacinthe, Avis Public Conformément à l\u2019avis qu\u2019il en a été donné vendredi dernier, M.Gemme propose, secondé pur M, Chenette, d'amender le règlement No.10 en ses paragraphes 17 et 18 en ajoutant après les mots \u201ctrottoirs\u201d ceux de \u201cou bordures lon- geunt tels trottoirs.\u201d Résolu unanimement.Résolution tirée des tninutes of- ficiolles de In dernière séance du Conseil de Ville.Cette résolution n été faite dans le but de protéger les terrasses qui longent les trottoirs Les personnes qui les détérioreront de quelque manière que ce soit seront passibles d'une amende de $20.4£, L.P.MORIN & FIL ENTREPRENEURS-MENUISIERS MANUFACTURIERS DE PORTES, CHASSIS, JALOUSIES, MOULURES DECOUPAGES, ET Spécialité : Bancs d'Eglises, de Sacristies et d\u2019Ecoles AUSSI.Assortiment complet de BOIS DE SGIAGE, Séché à In vapeur, préparé et brut} Bois de Charpente, Bardeaux, etc.Tout ouvrage fait promptement, Satisfaction garantie, Coin des rues.St-Antoine et St-Joseph A St-Hyacinthe LA COMPAGNIE C.A.HAMEL MAGHINISTE ENGINS, BOUILLOIRES et MACH.NERIES de toutes sortes, FAITES ot REPAREES aveo soin.RUE MONDOR St Hyacinthe ST-HYACINTHE er LA TRIBUNE a FEUILLE FON A BE MU | Un soir, Lanrent était resté seul avec la marquise.Celle-ci l\u2019interroges : .\u2014Qu\u2019est devenue Marie-Rose ?\u2014Mère, pourquoi cette question ?Est-co que vous vous repentiriez de l'avoir renvoyée ?Voudriez-vous la rappeler auprès de vous ?\u2014Non, ma volonté est formelle, et vous la connaissez.\u2014Hélas ! mère, elle est si digne d\u2019être votre fille.\u2014Vous l'aimez toujours ?\u2014Toujours et plus que jamais.\u2014Pourtant cette fille est pauvre.\u2014Oh ! mère, qu'importe ! \u2014Oui ! dit-elle en hoclhant la tête.Il n\u2019importe, on etfet, et si rion n'avait été changé duns notre vie, si notre famille étuit aujour- d'hui ce qu'elle a toujours été, je ne vous aurais jumuis fait une pareille allusion et vous vous seriez marié à votre guise.Mais hélus! ces temps ne sont plus.\u2014Puisque M.Bertignolles nous vient en uide.\u2014Nous dépendous d\u2019un caprice, d'un accès de mauvaise humeur.\u2014Alère, je n\u2019y puis rien et rien de tout celu n'est arrivé par ma faute.\u2014Si, mon fils, vous y pouvez beaucoup au contraire.\u2014En quoi, mère, parlez ! \u2014Uu mariuge riche rendrait à notre famille sa sécurité ! \u2014Je vous l'ai dit: Marie-Rose est pauvre.\u2014I n\u2019est pas que Marie-Rose qui vous aime, \u2014Peut-être, wuère, mais moi je n'aime qu\u2019elle, \u2014Et si je te suppliais, mon fils, de te lnisser conduire par moi ?\u2014Mère, vous mc désespérez, je refuserais, \u2014Pourtant tu sais dans quelle cruelle situation nous sommes ! Laurent resta pensif, il examinait attentivement su mère, il devinait peut-être qu'elle n'osnit en Arriver à certaines allusions plus directes, Il demanda tout à coup à voix basse : \u2014Jenny ?\u2014C'est bien d'elle, en effet, que je voudrais t'entretenir, mon tils, \u2014C\u2019est inutile.\u2014Elle t'aime, \u2014Je le suis depuis longtemps.\u2014 Elle est à toi, si tu le veux.Dis un mot.\u2014Je ne le veux pas.Ce mot, je ne le dirai jamais! Elle resta silencieuse, hochant la tête.Ello réfléchissait.Elle venait sans doute de prendre une résolution, car elle dit : \u2014Bien, mon fils, je ne veux pas, moi, faire violence à ton cœur.Elle ne lui en reparla plus, en effet, mais le jour même elle disait au marquis : \u2014Mon fils, je désire que demain vous m'accompaguiez à Paris, \u2014Pourquoi, mère, quelle raison vous y attire ?\u2014Je veux parler à Marie-Rose, Le lendemain était un dimanche, Marie ne sortait pas.Elle fut très surprise, dans le courant de l'après- midi, de voir entrer chez elle Mme de Soulaimes et son fils, Tout de suite.de même que Laurent, elle eut l\u2019idée qu'ils se repentaient et qu'ils venaient la chercher.Et un rayon de joie illumina son visage.Mais la figure sévère de la marquise, la tristesse de Michel la détrompèrent bientôt.Et le cœur serré, elle attendit qu'ils s'expliquassent.\u2014 Mademoiselle, dit ln marquise, je viens faire auprès de vous une démarche très grave.Croyez que je no suis pas devenue votre ennemie.Je ne puis pas oublier que jo tn6 suis presque soudainement attachée à vous, lorsque mon docteur vous conduisit à Nogent, Je ne mé- tounais pas non plus les qualités de votre esprit et de votre cœur.J'irai même plus loin.Je reviendrai sur mn première impression de l'autre jour en vous disant que je suis persuadée que la lettro anonyme contenait une infâme calomnie et que jumais vous n'auriez osé vous présenter devant moi si vous aviez eu à rougir et si vous aviez été la maitresse de mon fils.Marie iuclina lu tête et dit simplement : \u2014dJe suis heureuse que vous ayez foi dans mon honnêteté, madame.\u2014Vous nimez Laurent ?\u2014Certes madume, et ardemment et de toutes mes forces.\u2014Et bien, inudemoiselle, je viens vous prier de no plus songer à lui.\u2014lt comment le pourinis-je ?\u2014Je nie suis mal exprimée.Ne plus songer à lui vous serait impossible, en ettet, puisque vous l\u2019aimez, je veux bien le croire, mais je viens vous demander de lui cacher désormais votre amour, de renon- cor à le voir, de l'éloigner de vous en lui laissant croire que vous ne l\u2019aimez plus ! Marie se leva frémissange.\u2014Ah | madame, que me deman- dez-vous là ?\u2014Ce que je vous demande, mademoiselle, c'est justement de nous donner à nous la plus grande preuve d'amour que vous avez pour lui.\u2014En ne l'ahimant plus, \u2014En faisant semblant de ne plus l\u2019aimer.Marie joignit les mains.\u2014Exigez de moi tout autre chose, madame, pronez ma vie, même, si ma vie peut vous être utile, mais cela, jamais, jamais ! \u2014Je m'en doutais, vous ne l'aimez pas ! \u2014Oh ! dit-elle, avec une exclamation d\u2019orgueil.\u2014Vous croyez l\u2019'uimer, mais c\u2019est de l'égoïsme.Ce n\u2019est point pour lui, mais pour vous.Son nom vous à séduite peut-être, comtesse de Soulaimes, cela flatte votre vanité, mais d'amour vrai là-dedans, jo n\u2019en vois pas l'ombre.Michel s'était tu jusqu\u2019à présent, laissant parler sa mère.La tristesse de Marie l'émut sans doute, car il dit : \u2014Non, mère, il ne faut pas soupçonner d'arrière-pensée l\u2019amour de cette jeune fille.C'est à son cœur, au contraire, qu\u2019il faut que nous nous adressions, Marie les regarda tour à tour, efirayée.Que lui voulaient-ils done ?: \u2014Expliquez-vous, madame, dit- elle, \u2014Vous savez, mademoiselle, quelle ruine, quelle prochaine catastrophe monaco la maison de Sou- laimes.\u2014Oui, madame, et je prie Dieu tous les jours de vous épargner une si grande peine.Je lui demande de faire un miracle pour vous que je chéris comme ma mère, et d'envoyer à votre maison un sauveur.\u2014Eh bien, ce sauveur, mademoiselle, ce peut être vous | \u2014Moi ! \u2014Oui, \u2014Oh ! alors, prrlez, madame, parlez, je suis prête à tout, \u2014Vous aimez Laurent, mais vous êtes pauvre.Il faudrait à mon fils une femme dont la fortune lui permettrait, non point de rendre à notre famille &n splendeur d'autrefois, nous en avons fait notre deuil et nous savons vivro pauvres, mais de relever les affaires de Michel et d'épargner à notre nom le scandale d'une faillite, \u2014Ah ! je comprends ! je comprends ! dit In pauvre fille, Et elle se cacha In tête dans les mains Tout à l'heure, lorsque le marquis et sa mère étaient entrés, elle avait eu une cspérance.Ah! comme elle en étuit loin maintenant ! Voilà donc ce qu\u2019ils venaient lui d-inander ! Mais où trouveru-t elle jamais In force de faire ce qu\u2019ils exigeaient ?Kst-ce quo l'on nime ou que l'on n'aime pas, au gré de In fantaisie des autres ?Elle se révolta tout d'abord.Que lui importait cette famille de Sou- laimes, vraiment ?Etre comtesse, celn la fuisait rire.Ce qu'elle voulait, ¢'était Laurent ! Rien ne ln séparerait de lui, ni les conseils, ni les supplications, ni les raisonnements.Au monde, pour olle, il n\u2019y avait que Laurent, de même qu'elle était sûre que pour Laurent elle elle seule existait.: \u2014Non, non, dit-elle, jamais je n\u2019y consentirai.Renoncer à lui, c'est impossible, c'est le seui sacrifice que je ne puisse vous faire.\u2014C'est le seul que nous ayons à réclamer de vous.\u2014AÂhb ! madatic, ce n\u2019est pas une tendresse ordinaire que la nôtre; nous avons tant souffert ensemble ot les souffrances eu commun sunt autant de chaînes pour la vie, Je l\u2019ai aimé jadis malgré inon père.On nous avait séparés.Lo husard nous à réunis, C'est pour moi, pour le Frère de mon père, Laurent vous l\u2019a raconté peut-être, qu'il a perdu au cercle cette somme de cent mille francs, cause de tout le mal.C'est moi qui l\u2019ai empêché de se tuer, et qui ai reçu la balle destinée à son cœur.Ah ! je ne mens pas, allez, je ne mens pus, il vous le dira, Mon épaule en a été labourée et j'en porterni toute ma vie lu cicatrice.Et malgré moi, malgré ma présence, malgré tout, il voulait se tuer quand même, parce que là-bas, à Nogent, su famille l'avait condamné à mourir.Et qui l\u2019en a empêché ?qui l\u2019a retenu ?qui lui a fait comprendre que sa vie était utile, était nécessaire, justement parce qu'elle rachèterait ses fautes ?C'est moi.Sans moi, Laurent serait mort, madame, suns moi vous seriez en deuil et vous n'auriez plus qu\u2019un fils.Vous voyez bien que Laurent m'appartient et que vous n'avez pas le droit de me le reprendre.Elle s'exaltait peu à peu en parlant.Ses yeux étaient enftammés de fièvre, elle ne pleurait pas, \u2014Non, non, vous n'avez pas ce droit, je l'aime, je le garde.En me chassant d\u2019auprés de vous, vous avez commis une grande injustice.Mais vous n'auriez fait qu\u2019augmenter mon amour s'il avait pu être augmenté ! Puis je vous le dis, car j'en suis très heureuse ct très fière, mon Laurent m'aime vraiment comme uue femme doit rêver d'être aimée.Alors, voyez-vous, madame, ce que je pourrais faire pour l'éloigner de moi scrait bien inutile, je ne le tenterai pas.\u2014Il le faut, mon enfant.dans l'intérêt de tous.\u2014Ce serait le malheur de notre vie à tous deux ct vous ne pouvez désirer que votre fils soit malheureux.\u2014Je comprends vos hésitations, mais j'ai foi dans votre cœur et dans votre raison.Vous vous dévouerez.: \u2014J'\u2019aurais beau faire, il ne me croirait pas.\u2014Essayez ! \u2014Il me suppliera.Je serai faible devant ses larmes, \u2014Vous résisterez à vous-même, Vous vous montrerez courageuse par amour pour lui.\u2014Je ne sais pas mentir, =-Il y a des mensonges sublimes, mon enfant.\u2014Mais j'entends déjà ses reproches, Que répondrai-je ?\u2014Vous vous tairez | \u2014Mais il voudra savoir les raisons de ma conduite.Et je ne pourrai rien dire, Et si dans son cœur le mépris a remplacé ln tendresse, que ferai-je alors?Est-ce que je pourrais supporter son Non, non, jamais, jumais | Et elle éclatu, cette fois, en san- clots, Le marquis et 'nveugle avaient peine, de leur côté, à contenir leur émotion.Mais ils se raidissuient.De leur détnarche, du consentement de la jeune fille dépendait l'avenir.Ce qu\u2019ils exigeaient d'elle étuit cruel, mais cette cruauté était nécessaire.Et s'animant de plus en plus, Marie-Tinse disnit, à travers ses sanglots, le visage baigné de larmes.\u2014 Et croyez-vous, madame, qu'il se coutentera de m'entendre diro que je ne l'aime plus?Non, non, Mes lèvres mentiront peut-être, ais non cœur, avec mos yeux, lui criera mon amour, Et comme lu marquise se taisait : \u2014Oui, je le vois, vous êtes inflexible.Ah ! madame, moi qui vous avais brouvés si douce ct si bonne, moi qui vous aimnis taut ! Elle essuyu ses yenx.\u2014 Vous vous taisez ?Vous ne me dites rieu ?Vous n\u2019avoz pas un mot pour me consoler.\u2014Na pauvre enfant, nous sommes très touchés do votre chagrin, car il nous prouve bue vous aimiez réellement mon fils.\u2014 Si je l'aimais ! \u2014Aussi, je le répète, c'est nu nom même de cet amour que je vous detnnnde ce sacrifice.\u2014 Mais, madame, si lo sacrifice reste inutile ?\u2014Comment cela ?\u2014Si Laurent ne veut pas me croire, où si, mémo me croyant et me méprisaut, il ne veut pas en épouser une autre ?.\u2014 I l'épousera pour sauver ,son frère.Soyez en sûre.Elle rexarda tout À coup la marquise avec une attention singulière, Une idée venuit de lui traverser l\u2019esprit.\u2014Qui voulez-vous lui faire épouser ?-La marquise ne répondit pas.\u2014Je veux le savoir.Après tout, c'est mon droit.Et ce que vous me cachez aujourd'hui, je le saurai domain.Je la connais peut-être.attendez.Je devine.Oui, oui, je devine.C'est Mlle Jenny la fille de M.Bertignolles.Oui, c\u2019est cela.Laurent connait M.Bertignolles.Jenny l'aime depuis longtemps.Elle est riche.Elle est belle.Et moi je suis pauvre.N'est-ce pas que c'est bien cela ?Michel, attristé, inclina la tète, \u2014Ah! mon Dieu! mon Dieu ! murmurs la jeune fille.Comme j'avais raison d\u2019étre effrayée, jadis, lorsqu\u2019elle me fit l'aveu de son amour pour Laurent ! J'ai eu, ce jour-là, le pressentiment d\u2019un malheur, d\u2019une grande tristesse, mépris ?Elle tomba sur une chaise et pendant longtemps elle se tut.La tôte penchée sur la poitrine, le buste affaissé, méconnaissable tant lu fatigue venait de tirer ses traits, de creuser ses joues, de noircir le tour de ses yeux, elle ressemblait plutôt à une malade qu'à la jeune fille débordante de santé, de fraîcheur, belle et séduisante au possible, qu\u2019- elle était quelques minutes auparavant.Elle dit, trés faible : \u2014Jo ferai ce que vous voudrez.La marquise avait le cœur brisé, \u2014Bien, mon enfant, bien, dit- elle.Venez auprès de moi ! Marie-Rose obéit ot se rapprocha de l'aveugle.Celle-ci l'attira, chercha son front et y mit un baiser.\u2014Vous étiez digne de dovenir ma fille, et je vous demande pardon de'la peine que je vous ai faite, la plus grande qui puisse attrister por une femme.Oui, je vous en demande pardon ct je suis désospéréa de votre douleur.Je sens que ma ton- dresse pour vous est toujours aussi vive.Vous êtes une noble et loyale enfant, Marie-Rose.\u2014Vos paroles me rendent un pou de courage, madame, \u2014Aiusi, vous avez bien compris que ce n'est ni par orgueil, ni par obstiuntion, ni par rancune, que jo vous demande de renoncer à mon fils : \u2014Oui, madame.\u2014\\'ous avez bien compris que si nous pouvons être sauvés, co ne peut être que pur votro dévouement ?\u2014Je l'ai compris, \u2014Je puis compter sur vous?\u2014Hélus, madame, j'en mourrai peut-être, Lu moins, quand j'aurai fait ce quo vous exigez de moi, personne au monde n'aura plus le droit de douter de mon amour.\u2014Jo n\u2019eu doute plus dès muin- tenant.\u2014Je supporterai tout de lui, madame.s surprise, son incré« dulité, sa colère.\u2014Îèt sa doulour, Marie ?\u2014Oui, sa douleur.Je ne vorrai pus ses larmes.Et je tâcherai de ne pas faiblir devant son mépris.\u2014 Et cola sans tarder ?\u2014Ah ! dit-elle épouvantée à l\u2019i- déc qu'il faudrait tout de suito se vésigner à cette triste comédie.Je dois, saus retard, lui dire que jo ne l\u2019aime plus.\u2014Des demain, dès aujourd'hui si vous le voyez.Et si vous avez peur de ne point tenir votre pro- messc, pour mieux briser avec lui, je crois qu\u2019il serait prudent, ensuite de le fuir, de quitter votre appartement, de lui laisser ignorer votro adresse.\u2014Ah ! vous voulez cela aussi ?\u2014Ne faut-il pas que le dévouement soit complet ?\u2014 Bien, madame, j'obéirai.Cet entretien si péuible était fini, Lu marquise et Michel se levèrent pour se retirer.\u2014Vous ne direz jamais à Laurent la démarche que nous venons de fuire auprès de vous ?Ce serait rendre vos efforts inutiles.\u2014Je la lui cacherai.madame, quels que soient ses reproches.Je ne voudrais pas qu\u2019il en couçut de l'amertume pour sa mère, La marquise, au moment de s0r- tir, hésitait : \u2014Non enfant,.dit-elle, laissez- moi vous donner ce nom, avant de me séparer de vous, j'ai besoin de vous enteudre dire que vous ne gardez contre moi aucun ressentis ment \u2014Certes, madame, vous m'avez causé lu plus grande douleur de ma vie, car jamais je ne souffrirai da- vantuge, mais si j'ai accepté de me sacrifier, c\u2019est que j'ai compris vos angoisses.Je n'ai point de haine au cœur, madame, \u2014Je voudrais vous entendre dire également que vous me pardonnez, \u2014Oui, madame, je vous pardons ne, \u2014Pauvre chére enfant, comme vous méritiez d'être heureuse ! L'uveugle prit le bras de Michel et sortit.À peine étaient-ils dans la rue que le marquis disait : \u2014Mère, je suis inquiet, \u2014 Pourquoi ?\u2014Inquiet eb mécontent comme si nous venions onvers cette pauvre fille de commettre uno mauvaise action, \u2014C'est vrai.À plusieurs reprises, j'ai cru que moi-même j'allais faiblir, Mais il le fallait, mon fils, il le fallait ! Ils firent en silence quelques pas dans la rue, en quête d'une voiture, Ils étaient visiblement préoceupés.Ce fut la marquise qui répondit tout haut à cette préoccupation: \u2014Ces regrets ne seront pas éter- nels, mon fils, Certes, puisqu'ils - Lacan ci MAAR ar \u2026 \u2014Vous ne: l'aviez jamais froissé
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