La Tribune : journal hebdomadaire, 5 décembre 1902, vendredi 5 décembre 1902
[" Vor.16 JOURNAL HEBDOMADAIRE \u2014_\u2014_ ST-HY ACINTILE, Que, VENDREDI à DECEMBRE 1902 No.82 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT : Un an.\u2026.#1.00 6 mois.cerns 0.50 ANNONCES 1dre Insertion (laligne).10c Insertion subséquente (la Jigno).ba Annonces à long terme à prix modérés A.DENIS, Directeur-Propriétaire.me \u2014 Sr-Hyaorstue, à DecemsrEe 1902 L'Hon.M.Brodeur, Orateur de la Chambre des Communes, a ns- sermenté M.Flint, le nouveau greffier, qui est entré en fonction.LE Halifax, N.E., & \u2014 l'élection partielle qui a eu lieu hier, & Yur- mouth, M.Bowman Law, libéral, a été élu par 800 de majorite.*.* La contestation de l'élection de M.Préfontnine, comme député de Terrebonne, a été renvoyée, mardi, par les juges Lavergne et Fortin.La + Lo\u2019 requête en invalidation de l'élection de M.Archie Campbell, comme candidat libéral, à York- Ouest, a été rejetée, vendredi, M.Campbell reste député.\u201c + M.Christie, libéral, n été élu mercredi, pour représenter le comté d'Argenteuil, au fédéral par une majorité de 166.Il remplacera son père, feu le Dr Christie.Lr Le sénateur Poirier vient de recevoir, du gouvernement français, la Croix de la Légion d'honneur.Le nouveau décoré a toujours été un ardent défenseur de sa chère Acadie, par la plume et la parole.» # Les deux partis politiques commencent leurs préparatifs pour la prochaine campagne électorale dans le Manitoba.La date des élections n'est pas encore fixée, mais il ya de la poudre dans lair.hd Une lettre do lady Laurier dit que Sir Wilfrid fait des progrès très satisfaisants et qu'il espère ee rétablir complètement.Le climat ressemble à celui de juin au Canada.Tous les jours, le premier ministre et son parti font de grandes marches dans la campagne avoisinante de Hot Springs.L'appel nominal pour l\u2019élection de Maisonneuve a eu lieu lundi, à 2 heures p.m., à la salle du marché St-Jean-Baptiste de Montréal.L'Hon.M.Préfontaine, ministre de la Marine et des Pécheries, et M.À.Labelle, ont été mis en nomination.La votation aura lieu le 9 courant.°* Le docteur C.Provost, médecin de Sir Wilfrid Laurier, était de passage à Montréal, dimanche, en route pour Ottawa.Il arrive de Hot Springs.Dans uné entrevue, il a dit que Sir Wilfrid n\u2019est atteint d'aucune maladie organique et que sa constitution a été un peu délabrée par l'étude et le travail, mais qu'il sera facile de la ramener à sa vigueur normale, °° Causerie de la semaine On a des chemins de neige, enfin.Ils sont plus ou moins passables,on y passe quand méme, Le Ponhom- me Noël va pouvoir se mettre en route avec son bagage d\u2019étrennes.C\u2019est son habitude de partir le 25 novembre sur la bordéo de la Ste- Catherine.Un mois devant lui, il s'en vient petit trot, saus forcer son attelage.Sa vieille amie Jui a joué le tour, cette année.Les cultivatovrs aussi profitent des chemins.Ils sont venus à In ville, samedi dernier, en plus grand nombré, Le commerce qui chômait s'est l'emis joyeux À ses comptoirs, * Ww » Il n'y a rien encore de statué an sujet du bonus demandé par la manufacture Ames Holden.Le Conseil de Ville ne se hâte pas de se prononcer.Su lentour n\u2019est que sa- gusse.Des conditions avantageuses et des raranties sont offertes; mais la ville est déjà bien endettée.Il faut craindre aussi que cette faveur si elle est accordée, ne suscite à lu manufacture J.A.& M.Côté une compotion inégale et ruineuse.L'excès contraire est non moins dangereux : le monopolisme est de soi immoral et presque toujours contraire aux intérêts du peuple.Autant de sujets de méditation pour nos édiles, À la dernière séance, on leur a soumis un proist de règlement au sujet de ce bonus ; ils se proposent de l'étudier À loisir cette semaine, pour être en état de suggérer les amendements opportuns.Quelle que soit leur décision finale en cette affaire, nos bons édiles doivent se résigner d'avauce A In critique comme aux compliments.Les jugements de Salornon sont rares à notre époque.D'uilleurs, le grand roi d'Israël aurait-il conservé sa réputation de haute sagesse s\u2019il y avait eu alors autant de journalistes qu'aujourd'hui ?+.» Tl nous a été donné, la semaine dernière, d'assister à une jolie soirée dramatique, littéraire et musicale.On fêtait la Ste-Cécile au Séminaire.La petite comsdie Trop Nerveux qu'on y & jouée cat un peu énervante et d\u2019un caractère outré, mais on l\u2019a certainement rendue avec talent et succès, Un magnifique numéro du programme fut l'exécution, par la communalté entière, du chant : O Canada, terre de nos aicuz.Cos trois cent voix, de timbro et de sonorité diverses, sont un instrument d'une rare puissance pour rendre un chant patriotique.Lt Un autre évènement théatral que St-Hyacinthe attend avec impatience, c\u2019est la soirée de début de notre Cercle Littéraire.On nous la promet pour le 16 courant.Les Pluideurs, de Racine, sont à l\u2019affiche.La pièce est un chef-d'œuvre, c\u2019est faire preuve de bon goût dans son choix, Mais linterprétation même houreuse d'un drame ne suffit pas à démontrer l'existence et la fécondité d'un cercle qui s'intitule # Littéraire.\u201d Nous espérons done aussi goûter, ce soir là, la primeur d'œuvres personnelles de quelquen- uns des membres.: °.* Voici que l\u2019Adieu du Poète, applaudi l'été dernier à St:Hyacinthe, va devenir l'objet d'une polémique intéressante.L'attaque est donnée de Québec, où la pièce a été représentés dernièrement.Pour une fois le Soleil et lu Vérité se sont enton- dus à uve œuvre commune.Lo dénouement du drame est surtout critiqué.Ou n\u2019aime pas voir s'exhaler le dernier soufilo du poète dans l\u2019ardeur fièvreuse d'un baiser d'amante.Cette fable serait inju- rionse à la mémoiro de Crémazie, Notro poëte national est mort en catholique.C\u2019est après tout la mort lu plus belle et ln plus consolante.On reproche donc à Madeleine d'avoir substitué aux faits luia- toriquei une fiction moins «ligne du héros.Même s'il évite ce reprocho, l'écrivain a-b il droit d'inventer des légendes ?La légende est l'œuvro du pouple.Elle doit être le fruit d\u2019une conception multiple ct le résidu d\u2019un éclectisme séculaire.Les générations se les trunsmettent comme un patrimoine sucré ; chacune l'enrichit ou le dissipe, selon sa, propre personnalité.À l'écrivain la tâche de les raconter, rien de plus.On pardonne au peuple d'avoir créé une légende autour d\u2019un per- sonpage historique, parce que ce fut de sa part une ceuvre inconsciente.Tel n\u2019est pas le fait chez l'écrivain qui, du propos délibéré, dédaigne l\u2019histoire, là documentée devant lui, et lui préfère un épisode de son invention.Mourir rome -menrk tout chrétien est, à lu vérité, quelque chose de plus ordinaire que rendre ron fume «lans un baiser.L'effet théatral n\u2019est pus aussi spontané.Mais il n\u2019y a pas moins un fond de poésie aussi riche que le travail et le génie savent mettre en relief.Madeleine était en mesure de le tenter, Il n'est pas de sot métier dit le proverbe.Depuis les essais d'un réalisme sain, on pout ajouter, en littérature, qu'il n\u2019est pas de sot sujet.Il n'y a rien d'essentiellement banal duns un geste humain.Sous l'humble veste de l\u2019ouvrier ou du bourgeois commé sous la capote du guerrier, c'est toujours une âme humaine qui s'agite et comme telle, toujours susceptible de grandeur et d'héroisme.Madeleine n\u2019a pas encore relevé le gant qu'on lui a jeté.Elle le fera, sans doute, car sen adversaires sont courtois.Nous avons hâte d'entreprendre sa justification.Madeleine est actuellement l'écrivain de son sexe le plus sympathique au Canada, S'il est permis à une femme d'écrire, c'est elle qui incarne l'idéal du genre.Tout ce qu\u2019elle écrit vient du cœur.LEON.St-Hyacinthe, 3 décembre 1902.Chambre de Commerce Séance du 27 novembre 1902.Présents : M.L, P.Morin, président; M.A:Bloudin, vice-président MM.Jos.Mathieu, Jules Lafram- boise, J.B.St-Pierre, H.G.Chali- foux, S.T.Duclos, directeurs ; MM.J.A.Giard, Eusébe Brodeur, L A.Maassé, J.C.Brodeur, H.Langevin, M.O.David, J.A.Godard, W.A, Moreau, T.Hawley, H.Petit, J.HE.Brodeur, O.Daoust, U Beau- noyer, et autres membres, et J.G.Trahan, secrétaire.Après la lecture du procès-verbal de la dernière assemblée mensuelle, qui est adopté unanimement, le secrétaire donne communication d\u2019une lettré-céeulaire du \u2018Board of Trade, do Halifax, relativement à la création d'une ligne rapide entre le Canada et la Grande-Bretagne ; cetto lottre est lnisséo sur la table.Ensuite le secrétaire donne lee- ture d'une commuuication du Bourd of Trade, de Montréal, annonçant son intention de convoquer toutes les Chambres de Commerce, du Dominion et do l'Empire Britannique, en Congrès Général, devant avoir lieu à Montréal, l'automne prochain ; et il est unn- nimemeut résolu, sur proposition de M.À.Blondin, secondé par M.Jules Laframboise, que cette Chambre do Commerce concours pleinement dans l'initiative prise par le Bourd of Trade, de Montréal, pour réunir en convention toutes les Chaunbres de Commerce du Canada et du Royaume-Uni, à Montréal, et de plus que cette Chambre assure le dit Bourd of Trade de sa participation par dos représentants à ce congrès.M.le président fait au long l\u2019historique des démarches fuites auprès de différents manufucturiers et particulièrement auprès de la Cie Ames, Holden Limited, pour les engager à venir exploiter la manufacture Séguin, Lalime & Cie ; et il paraîtrait d\u2019après ce rapport que la Cie Ames, Holden Limited \u2018s\u2019en- gagernit à mettre cette manufacture en opération dès le mois de junvier prochain, & la condition que la ville lui fournisse certaines machines au wontant de $8,000 pour compléter l'outillage, et lui abandonne avec titres parfaits, cette propriété au bout de dix ans, si la dite Cie Ames, Holden n, pendant ce laps de temps, payé en salaire au moins S400,000, c'est-à-dire une moyenne de 540,000 par année.M, Eusèbe Brodeur fait quelques remarques marquées au coin du bon seus pratique et approuve les démarches faites par notre Conseil de Ville pour assurer la mise en opération de la fabrique Séguin, Lalime & Cie.M.J.C.Brodeur abondo dans le même sens et ajoute qu\u2019il y a plusieurs grandes questions dont la Chambre de Commerce devrait s'occuper activement; entr'autres, celles : de l'amélioration de nos routes dans tout le district de St- Hyacinthe; l'agrandissement de notre école de l'Industrie Laitière, la création d'une école industrielle et d'agriculture, etc.M.H.T.Chalifoux, dans un long discours, se déclare contre l\u2019établissement de la Cic Ames, Holden, ici, | et dit que nous devrions plutôt encourager d'autres industries que celle de la chaussure, dans notre ville.M, A.Blondin se prononce fortement en faveur de l'établissement de la Cie Ames, Holden dans nos murs et dit que le ville ne doit pas craindre de faire des sacrifices, s\u2019il lo faut, pour attirer ici, du capital étranger.Langevin dit qu'il est cong q tre la transaction Ames, Holden, ei | cette dernière ne s'engage pas à payer plus que $40,000 par année.M, M.O.David tout en admettant que la garantie, par la Cie Ames, Holden, de payer une moyenne de $40,000 par année, n\u2019est pas suffisante pour compenser les avantages offerts par la ville, propose, appuyé par M.T.\u2018Hawley, que cette Chambre approuve la trans- aotion- \u2018pendante entré la Cie Ames, | dans le cours del 2 Holden et la ville, À ln condition que la ville ne s\u2019oblige nu remboursement «es 28,000, exigées qu\u2019à l'oxpiration des dix ans, In Cie Ames, Holden ayant là et alors rempli toutes ses obligations.Agréé, Le secrétaire-trésorier doune ensuite lecture du rapport financier de la Chambre qui accuse une balance en banque de $229.33, Puis la séunce est ajournée au 2 décembre prochain.J.G.Trahan, Secrétuire, \u2014\u2014-\u2014\u2014\u2014.Trew M.abbé I, Colin M.l'abbé Frédéric Colin, le vénérable supérieur de St-Sulpico, est mort vendredi.le 27 novembre dernier, à Montréal.C'est une perte pour l'Eglise ot pour le pays.M.I'ubbé Frédéric Louis de Gon- zague Colin est né le 11 junvier 1835, à Bourges, France.Après de brillantes études philosophiques et théologiques, commencées en 1855, nu Séminnire de Saint-Sulpice, à Paris, il reçut le sacrement de l\u2019Ordre, le 17 décembre 1859.Il entra dans ln compagnie de Saint-Sulpi- co ct vint au Canada, en 1862, alors qu'il exerçn le ministère sacré à la Côte des Neiges et à St-Henri.Il ut ensuite professeur au Séminaire.En 18G4, il exerçait le ministère à Notre-Dame.En 1871, il retourna au grand Séminaire, comme profosseur de droit canon.En 1881, il fut nommé supérieur de In compagnie, au Cannda.Dans ce poste éminent, M.l'abbé Colin s\u2019est distingué par son zèle pour l'éducation et par une éloquence rivale de celle de beaucoup de grands orateurs.Son zèle pour l\u2019éducation s'est maanifesté à plusieurs reprises par des œuvres telles que la fondation à Montréal, de l\u2019Université Lavé], dont le terrain seul a coûté 970,000 Il ne ménagea aucun sacrifice.Le Collège Canadien, de Rome, est son œuvre.Nos nouveaux cours de littérature à l'Université Laval sont aussi dus à son initiative éclairée.En 1892, il faisait élever le Sé- mminaire de Philosophie.Les fuñérailles de M.l'abbé Colin ont eu lieu mardi matin, à l'E- glise Notre-Dame, où le vénérable défunt reposait depuis la veille.Sa Grandeur Mgr Bégin, archevêque de Québec, officia.Mer Emard, évêque de Valley- field, prononça l\u2019oraison funèbre, Douze évêques, des centaines de prêtres et plusieurs inilliers de fidèles y assistaient.Le corps a été inhumé dans l\u2019enceinte du collège de Montréal, Sa Grandeur Monseigneur Decelles a adressé, vendredi matin,le télégramme de condoléances suivant a M.l'abbé N.A.Troie, du Séminaire de Montréal : M.l'abbé N.A.Troie, Séminaire de Montréal Veuillez agréer mes sincères condoléances.pour la perte de votre \u2018 vénéré supérieur.Votre douleur est In nôtre.En ls personne de Monsieur Colin, le diocèse de St-Hyacintife perd - un bienfaiteur insigne ; votre société, une de ses gloires, et l'Eglise du Canada un de ses serviteuïs es.plus utiles.Maz, Evéquo de\u2019 SÉÉyacinutie pe LA 1RIBUNR LES VIEUX \u201c# Une lettre, père Azan ?\u2014Oui, monsienr.\u201cça vient de - Paris.1 était tout fier que ça vint de Paris, ee brave pdre Azan.Pas moi.Quelque chose me disait que \u201c cette Parisienne de la rue Jean- - - Jacques, tombant sur ma table à Jimproviste et de si grand matin, \u201callait me faire perdre toute mu journée.Je no mo trompais pas, voyez plutôt : \u201cIl faut que tu mo rendes un service, mon ami.Tu vas fermer ton moulin pour un jour et t'on aller tout de suite à Eyguières.Æyguières est un gros bourg à trois ou quatre lieus de chez toi, \u2014 une \u2018promenade.En arrivant, tu deman- -deras le couvent des Orphelines.La première maison après lo couvent est une maison basse à volets gris avec un jurdinet derrière.Tu entreras sans frapper, \u2014 la porte est toujours ouverte ; ct, en entrant, tu crieras bien fort: * Bonjour, braves gens.Jo suis l\u2019ami de Maurice.\u201d Alors tu verras deux petits vieux, oh ! mais vieux, vieux, archivieux, te tendre les bras du fond de leurs grands fauteuils, ob tu les embrasseras de ma part, avec tout ton cœur, comme s'ils étaient À toi, Puis vous causerez ; ils te parleront de moi, rien que de moi ; ils te raconteront mille folies que tu écouteras sans rire.Tu ne riras pas, hein ?.Ce sont mes grands-parents, deux êtres dont je suis toute la vie et qui ne m'ont pss vu depuis dix ans.Dix ans, c'est long ! mais quo veux-bu ?moi, Paris, me tiont ; eux, c\u2019est le grand âge.Ile sont \u2018si vieux, s'ils venaient me voir, ils se casseraient en route.Heureusement tu es là- bas, mon cher meunier, et, en t'embrassant, les pauvres gens croirout M'embrasser un peu moi-même.Je leur ai si souvent parlé de nous et de cette bonne amitié dont.Le diable soit de l'amitié ! Justement ce matin-là il faisait un temps admirable, mais qui ne valait rien pour courir les routes, trop de mistral et trop de soleil, une vraie journée de Provence.Quand cette maudite lettre arriva, j'avais déjà chois1 mon cagnard (abri) entre deu roches et je rêvais de rester là.tout le jour, comme un lézard, à boire de la lumière, en écoutant chanter les pins.Enfin, quo vou.liez-vous faire ?Je fermai le moulin en maugréant, je mis la clef sous la chatière.Mon bâton, ma pipe et me voilà parti.J'arrivai à Eyguières vers deux heures.Le village était désert, tout le monde aux champs.Dans les ormes du cours, blancs de poussière, les cigales chantaient comme en pleine Crau, Il y avait Lien sur la place de la mairie un âne qui prenait le soleil, un vol de pigeons sur là fontaine de l'église ; mais personne pour m'indiquer l'or phelinat.Par bonheur une vicille fée m\u2019apparut tout à coup, accroupie et fi- laut dans l\u2019encoignure de su porte ; .je lui digce que je cherchais, et, comme cette fée était très puissan - te, elle n'eut qu'à lever sa quenouille.aussitôt le couvent des orpheli- Nés se dressa devant moi comme pir magie.C'était une grande maison \u2018maussade et noire, toute fière \u2018de'montrer' au-dessus de son portail en ogive une vielle croix de grès rouge avec un peu de latin autour.À côté de cette maison, j'encaperçus Une autre plus petite.\u2018Des volets gris, le jardin derrière.Je le reconnus tout de suite\u2018 \u2018et Yen- so ; trai.sans frapper.Je reverrai toute .ma, vie: ce \u2018long.corridor frais\u201d et calme; la.muraille peinte en.rose, le.5 \u201cjardinêt qui.tremblait au fond: à triers nstore de couleur claret | \u2026 sur { tous les, panneaux des fleurs of ; que ï \u2018arfivais chez quelque vieux bailli du temps de Sedaine.Au bout du couloir sur la gauche, par une porte entr'ouverte, on entendait le tic-tac d'une grosse horloge et une voix d\u2019enfant, mais d'enfant à l\u2019école, qui lisait en s'arrêtant à chaque syllabe : \u201c A.LORS.SAINT.I.RE.NEE.S'E.CRIA.JE.SUIS.LE.FROMENT.DU.SEL.GNEUR.IL.FAUT.QUE.JE.SOIS.MOU.LU.PAR.LA.DENT.DE.CES.A.NI.MAUX.\u201d Je m'approchai doucement de cette porte et je regardai.Dans lo calme et le demi-jour d'une petite chambre, un bon vieux À pommettes roses, ridé jusqu'au bout des doigts, dormait au fond d'un fauteuil, la bouche ouverte, les maine eur ses genoux.À ses pieds une fillette habillée de bleu, \u2014grande pdlerine et petit béguin, le costume des orphelines, \u2014 lisait In vio de Saint Irénée dans un livre plus gros qu'elle.Cette lecture miraculeuse avait opéré sur toute la maison.Le vieux dormait dans son fauteuil, les mouches au plafond, les canaris dans leur cage, là-bas sur la fenêtre.Lu grosse horloge ronflait, tic-tac, tic-tac.Il n\u2019y avait d'éveillé dans toute la chambre qu\u2019une grande bande de lumière qui tombait droite et blanche entre les volets clos, pleine d'étincelles vivantes et de valses inicroscopi- ques.Au millieu de l\u2019assoupisse- mont général, l\u2019enfunt continnait sa lecture d\u2019un air grave : \u201cAUSSI.TOT.DEUX.LIONS.SE.PRE.CI.PI.TE.RENT.SUR.LUI.ET.LE.DE.VO.RE.RENT.\u201d C'est & ce moment que j'entrai.Les lions de Saint Irénée se précipitant dans la chambre n\u2019y auraient pas produit plus de stupeur que moi.Un vrai coup \u2018de théâtre ! La petite pousse un eri, le gros livre tombe, les canaris, les nouches se réveillent, la pendule sonne, le vieux se dresse en sursaut, tout effuré, et moi-inême, un pou troublé, je tn\u2019arrête sur le seuil en oriant bien fort : \u201c Bonjour, braves gens.je suis l'ami de Maurics.\u201d Oh ! alors, si vous l'aviez vu, le pauvre vieux ! si vous l'aviez vu venir vers moi les bras tendus, m\u2019embrasser, me serrer les muins, courir égaré dans la chambre on faisant : \u201c Mon Dieu! mon Dieu !.Toutes les rides de son visage riaient, Il était rouge, Il bégayait : \u201c Ah! monsieur.ab | monsieur.puis il allait vers le fond en appelant : \u201c Mamette !.,.\u201d Une porte qui s'ouvre, un trot de souris dans le couloir.C'était Mamette.Rien de joli comme cette petite vieille avec son bonnet à coques, sa robe carmélite, et sou mouchoir brodé qu'elle tenait à la main pour me faire honneur, comme à l'ancienne mode.Chose attendriu- sante ! ils se ressemblaient.Avec un tour et des coques jaunes, il aurait pu s'appeler Mamette, lui aussi.Seulement la vraie Mamette avait dû beaucoup pleurer dans sa vie, ot elle était encore plus ridée que l\u2019autre.Comme l'autre aussi, elle avait près d'elle un enfant de l\u2019orpheli- nab, petite garde en pèlerine bleue, qui ne la quittait jamais ; et de voir ces vieillards protégés par ces orphelines, c'était ce qu\u2019on peut imaginer de plus touchant.En entrant, Mamette avait commencé par me faire une grande révéronce, mais d'un.mot le vieux lui coupa sa \u2018révérence en deix : \u201c C'est l\u2019ami de Maurice LL Aussitôt la\u2019 voilà qui tremble, qui plou- re, qui,perd son.mguchif, qui devient rouge, toute rouge, encore plus rouge que lui.Ces vieux ! ça l\u2019a au\u2019 une Pots de sang dans a paré\u201d \u201c Vite, vite, une chaise 1\u201d dit la vieille à sa petite, \u201c Ouvre eal it.lets) * » ! crie: 16 vieux à à, Ia sienne ; et, les vos, me prenant chacun par une main, ils m'emmènent en trottinant jusqu\u2019à la fenêtre, qu'on a ouverte toute grande pour mieux me voir.On approche les fanteuils, je m\u2019installe entre les deux sur un pliant, les petites bleues derrière nous, et l\u2019interrogatoire commence : \u201c Comment va-t-il ?Qu'est-ce qu\u2019il fait ?Pourquoi ne vient-il pas ?Est-ce qu\u2019il est content ?\u201d Et patati ! et patate ! Comme cela pendant des heures.Moi, je répondais de mon mieux à toutes leurs questions, donnant sur inon ami les détails que je savais, inventant \u2018effrontément ceux quo je no savais pas, me gardant surtout d\u2019avouer que je n'avais jamais remarqué si ses fenêtres fermaient bien ou de quelle couleur était le papier de sa chambre.\u201c Le papier de sa chambre !.il est bleue, madame, bleu clair, avec des guirlandes.\u2014 Vraiment !\u201d faiseit la pauvre vieille attendrie, et elle ajoutait en se tournant vers son mari : \u201c C'eat un si brave enfant ! \u201d \u2014Oh ! oui, c'est un brave enfant ! \u201d reprenait l'autre avec enthousiasme ; et tout le temps quo je parlais, c'étaient entre oux des hochements de tête, de petits rires fins, des clignements d'yeux, des airs entendus, ou bien encore le vieux qui se rapprochait pour me dire : \u201c Parlez plus fort.Elle a l'oreille un peu dure.\u201d Et elle do son côté : \u201c Un peu plus haut, je vous prie.Il n'entend pas très bien.\u201d Alors j'élevais ln voix, et tous deux me remerciaient d'un sourire ; et dans ces sourires fanés qui se penchaient vers moi, cherchant jusqu\u2019au fond de mes yeux l'image de leur Maurice, moi, j'étais tout ému de la retrouver, cette imago, vague, voilée, presque insaisissable, comme si je voyais mon umi 1me sourire, très- loin, dans un brouillard.Tout à coup le vieux se dresse sur son fauteuil : \u201c Mais j'y pense Mumette.n\u2019a peut-être pas déjeuné ?\u201d Et Mnmette, effarée, les bras au ciel : \u201c Pas déjeuné!.Grand Dieu!\u201d Je croyais qu'il s'agissait encore de Maurice, et j'allais répondre que ce brave enfant n'attenduit jamais plus tard que midi pour se mettre à table, Mais non, c'était bien de moi qu'on parlait, et il faut voir * (quel branle-bas quand j'avouai que j'étais à jeun.\u201c Vite le couvert, petites bleues ! La table au millieu de la chambre, la nappe du dimanche, les assiettes à fleurs.Et ne rions pas tant, s\u2019il vous plaît et dé- pêchons-nous.\u201d Je crois bien qu'elles se dépêchaient ! A peine le temps de casser trois assiettes, le déjeuner se trouva sorvi.\u201c Un bon petit déjeuner, me disait Mamette en me conduisant à table ; seulement vous serez tout seul.Nous autres, nous avons déjà mangé ce matin.\u201d Ces pauvres vieux, à quelque houre qu'on les prenne, ilsont toujours mangé le matin.Le bon petit déjeuner de Ma- mette, c'était deux doigts de lait, des dattes et uno barquette, quelque chose comme un échaudé ; de quoi la nourrir, elle et ses canaris, au moins pendant huit jours.Et dire qu\u2019à moi seul je vine à bout de toutes ces provisions | Aussi quelle indignation autour de la table ! Comme les petites bleues chu- ehotaient en: se poussant du coude, il comme les canaris avaient l'air de se dire: \u201cOh! ce monsieur qui mange toute ln barguette {\" Je la mangesi toute, en effet, et presque, sans m'en spéreevoir,, ocou- \u2018pé que, j'étais à regarder autour de moi dans cette chambre claire et Paisi le où flottait comme une \u2018odeur, de olioses auciennes.Ny \u2018et là- bas, au fond de leur coke, MEILLEUR POUDRE = À LAVER CoD Sad = ROR soie NS TA REE : Nettoie toute chose sans exception 3 2 > sa BH FAIRBANK COMPANY, avait surtout deux petits lits dont je ne pouvais pus détacher mes yeux.Ces lits, presque deux berceaux, je me les figurais le matin, au petit jour, quand ils sont encore enfouis sous leurs grands rideaux à franges.Trois heures sonnent.C\u2019est l'heure où tous les vieux se réveillent : \u201c Tu dors, Mamette ?\u2014 Non, mon ami, \u2014N\u2019est ce pas que Maurice est an brave enfant ?\u2014 Oh ! oui, c\u2019est un brave enfant 1\u201d Et j'imaginais comme cela toute une causerie, rien gue pour avoir vu ces deux petits lits de vieux, dressés l\u2019un à côté de l\u2019autre.Pendant ce temps un drame terrible se passait à l'autre bout de la chumbre, devant l'armoire.Il s\u2019agissait d'atteindre là-haut, sur le dernier rayon, certain bocal de cerises à l'eau-de-vie qui attendait Maurice depuis dix ans et dont on voulait me faire faire l'ouverture.Malgré les supplications de Mamet- te, le vieux avait tenu à aller chercher ses cerises lui-même ; et, monté sur une chaise au grand effroi de sa femme, il essayait d'arriver là-haut.Vous voyez le tubleau d'ici : le vieux qui tremble et qui se hisse, los petites bleues cram ponnées à su chaise, Mamette derrière lui haletante, les bras tendus, et sur tout cela un léger parfum de bergamote qui s'exhale de l'armoire ouverte et des grandes piles de linge roux.C'était charmant.Enfin, aprés bien des efforts, on vint à le tirer de l'arinoire, ce fameux bocal, et avec lui une vicille timbale d'argent toute bosselée, la titnbale de Maurice quand il était petit.On me-la remplit de cerises jusqu'au bord ; Mnurico les aimait tant, les cerises ! Et, tout en me servant, le vieux me disait à l\u2019oreille d'un air de gourmandise; \u201c Vous êtes bien heuroux, vous, de pouvoir cn manger.C'est ma femme qui les à fuites.Vous allez goûter quelque chose de bon.\u201d Hélas! su femme les avait faites, mais elle avait oublié de les sucrer.Que voulez-vous ?on devient dis- atroces, vos cerises, ma pauvre Mamette.mais cela ne m'empécha pas de les manger jusqu\u2019au bout, sans sourciller, Le repas terminé, je me levai pour prendre congé de mes hôten.Ils auraient bien voulu me garder encore un peu pour causer du brave enfant, mais le jour baissait, le moulin était loin, il fallait partir.Le vieux s'était levé en même temps que moi : : \u201c Mamette, mon habit L, , je veux le conduire Jose Si votre épicier ne vend pas Tn poudre à laver GOLD DUST, envoyez son nom et son adresse ainsi que ln vôtre ATHE N.K.FAIRBANK Company, Montréal, et ils vous enverront un échantillon d\u2019un + de livro.Mantré al, 8 Nouvelle-Orléans, St-Louis, Sar Francisco, Londres, Aug RR R SNS US BE SIS IRAE _ trait on\u2019vieillissant.Elles étaient Tue N.K.Chicago, New-York, d'elle-même Mamette trouvait qu'il faisait déjà Un peu frais pour me conduire jusqu'à la place ; mais elle n\u2019en luissa rien paraître.Seulement pendant qu\u2019elle l\u2019aidait à passer les manches de son habit, un bel habit tabac d\u2019Espagne à boutons de nacre, j'entendais la chère créature qui lui disait doucement : \u201cTu ne rentreras pas trop tard, n'est-ce pus ?\u201d Et lui d'un petit air malin: \u201c Hé! hé!.je ne sais pas.peut-être.\u201d LA-dessus, ils se re- garduient on riant, ot les petites bleues riaïient de les voir rire, et dans leur coin les conaris riaient aussi à leur munière.Entre nous, je crois que l'odeur des cerises les avait tous un peu grisés, .La nuit tombait, quand nous sortimies, le grand-père et moi.La petite bleue nous suivait de loin pour le ramener, mais lui ne la voyait pas, eb il était tout fier de marcher à mon bras, comme un homme.Mamette, rayonnante, voyait, cela du pas de sa porte, et elle avait en nous regardant de jolis petits hochements de tête qui semblaient dire : \u201cTout de même, mon pauvre homme L.il marche encore.\u201d ALPHONSE DAUDET.Appranti demandé On demande un apprenti.S'adresser à LA TRIBUNE.\u2014Je suis tellement éloquent, disait un avocat québécois, que les plaideurs se disent : \u201c Avec un pareil talent, il doit être surchargé de besogne !.,.Et ils vont chez un autre, *¥ Bois de chauffage On a besoin de 25 ou 30 cordes d'érable verte, S'adresser à La TRIBUNE.Le prix du gros, Le magistrat.\u2014 Dix piastres et les frais ! Ça fait au moins dix fois que je vous condamne depuis le commencement de l'année, Saoulard.\u2014 Aussi devrais-je avoir droit aux prix du gros.*.* Un grand choix de jupes, men- teaux eb collerettes excessivement Bon Marché chez TRAHAN & MoNULTT.Enseigne de.la Boule Rougs Un médecin, trouvant mauvais qu'on paras mal des médecins, dit : \u2014Il n'y & personne qui puisse se plaindre de moi.\u2014Non, lui \u2018répondit-on, car vous tuez tous ceux dont vous avez soi, qu'à la place.\u2019 \"Bien sûr qu\u2019 au fond\u2019 AE Lettre de Mgr Langevin En chemin de fer, en route pour le Manitoba.27 novembre 1902.À mes compatriotes les Canadiens- français de lu Province de Québec.Mes chers compatriotes, Plusieurs de nos compatriotes s\u2019a charnent à répéter encore en public que la question des écoles du Manitoba est réglée.Vraiment celu me désole! Que l'on prenne donc la peine de lire ma lettre pastorale du 19 mars dernier, et l'on verra clairement que la question des écoles du Manitoba n\u2019est réglée ni en théorie ni en pratique, et que la minorité catholique du Manitoba n'a nullement raison d'être satisfaite, La question scolaire manitobaine n'est pas réglée parce que : 1° De par la loi scolaire actuelle, nous ne pouvons pas parler de religion, ni même expliquer les commandements de Dieu au point de vue catholique, durant les houres de classe ; ( 2° De par la loi scolaire actuelle, nous ne pouvons réciter des prières catholiques, durant les heures de classe ; 8° De par la loi scolaire actuelle, nous ne pouvons pas nous servir de livres catholiques ; 4° De par la loi scolaire actuelle, nous ne pouvons pas mettre de crucifix ni aucun signe de religion dans l'école ; 5° De par la loi scolaire actuelle, interprêtée par lu commission scolaire de Winnipeg, nos religieuses ne peuvent pas même porter leur costume dans l\u2019école.6° De par la loi scolaire actuelle, un serment est exigé des maîtres et maîtresses pour sauvegarder le principe de l\u2019école neutre.Si ce serment a été amélioré, & notre demande, par le Gouvernement local, il reste gênant et injuste.I) est vrai que, en pratique, dans les centres catholiques, nous sommes, nous qui avons tous les droits selon la Constitution, l\u2019objet d\u2019une tolérance qui nous donne \u2018quelque latitude ; mais un gouvernement locol moins bienveillant nous forcerait aisément à fermer nos écoles.Ln loi de 1390, même modifiée en 1897; consacre encore le principe de l\u2019école neutre.Suns doute que-nous recevons les octrois scolaires dans les centres catholiques, parce que, a la voix du Souverain Pontife, nous subissons la loi en pratique, mais nous ne sommes plus maîtres dans l\u2019école; nous n\u2019en avons plus le contrôle comme en 1870, et selon ce que demande le Pape dans son immortelle eneyclique À far?vos.De plus, les catholiques de Winnipeg et des autres centres mixtes sont forcés de payer des milliers de piastres de taxes pour le soutien des écoles publiques où ils ne peuvent envoyer leurs enfants.Nos écoles de Winnipeg sont trop petites ou tombent en ruines, et même l\u2019une d'elles est fermée, faute d'argent ! Il nous faut même payer de lourds impôts pour les terrains des écoles cathohques.Si quelqu'un osait dire après cela que la question des Ecoles du Manitoba est réglée, il mériterait bien d'être considéré comme un homme de mauvaise foi.\u2019 Mes biens chere compatriotes, pourquoi s\u2019acharne-t-on à dire dans \u201c la province de Québec, que la question des Ecoles du Manitoba est réglée ?Je n'ai pas encore entendu un seul Anglais protestant me dire à moi cotte parole fausse eb mensongère ; mais j'en ai entendu plusieurs, appartenant à l'un ou l'autre de nos deûx partis politiques, me dire carrément : \u201c Votre Grâce, si | 18 Guestion den Ecoles n'est pas réglée, c\u2019est-la\u2018fdute de vos compa- EE de vous dire que ces paroles m\u2019ont fait mal au coeur ?Les Canudiens français ont pourtant de l'intelligence, de la conscience et du cœur, ils ont toujours voulu et ils veulent encore aider leurs frères du Mnnitobn ; le peuple canadien-franguis est un peuple de héros et de saints \u2014et il est ea- pable de se passionner pour une sainte cause comme lu nôtre, Grâce à Dieu, l'élite du pays ne nous a jamais abandonnés.Mais, pourquoi quelques-uns des nôtres ont ils semblé nous délusser ?Ab ! c'est qu'une politique intéressée, mesquine, malbonnête, à aveuglé un trop grand nombre de nos compatriotes,\u2014et ollu les n poussés à sacrifier les droits les plus sacrés et les plus clairs de leurs frères mani- tubains; quitte à dire ansuite, en face de lu tombe où l'on croit avoir enseveli une cause immortelle La question est réglée ! Non, elle n\u2019est pns réglée ! Elle est moins réglée que jamais, parce qu\u2019elle est plus compromise.Elle n\u2019est point réglée, parce que le droit naturel des purents et la constitution du prys restent violés ! Elle n\u2019est point réglée, parce que les promesses faites en 1869, 1870, par les autorités impériales aux catholiques du Manitoba, n\u2019ont pas été respectées ! Elle n'est point réglée, parce que le Pape a déclaré que c\u2019est beaucoup plus que les catholiques du Manitoba ont le droit et le devoir de réclamer ! Oh ! laissez-moi vous le dire, mes bien chers compatriotes, et que mes paroles, sorties d'un cœur aimant, mais bien affligé, ne vous offensent pas ! Si In minorité protestante de Québec était traitée en ce moment comme la minorité catholique du Manitoba, il n\u2019y aurait pas un seul protestant dans tout le Canada qui oserait s'écrier : \u201c La question des Ecoles est réglée ! \u201d N'est-il pas temps de nourrir notre patriotisme mieux éeluiré des faits eb gestes que la foi et l'amour de Ja patrie ont inspirés à nos glorieux ancêtres ?N'est-il pus temps de nous élever du terre i terre ct des petitesses de la politique d\u2019intérêt personnel ou de parti, pour murcher la main dans In main, comme des frères, à la délivrance de nos frères opprimés ?Quoi qu'il en soit, je suis plein d'espoir dañs l'avenir, parce que nous n\u2019avons renoncé à aucun de nos droits et nous avons obéi fidèlement au Pasteur Suprême.C'est ma conviction inébranlable que nos compatriotes ne nous abandonneront pas et que nous trouve- rops même encore des appuis pré- cidux chez nos concitoyens anglais surtout au moment où l'Angleterre consacre de nouveau, par un bill d'Education déjà célèbre, le principe des écoles séparées, par respect pour la conscience des parents.Laissez-moi vous dire en terminant, mes biens chers compatriotes, que l\u2019expérience, et surtout l'étude de notre incomparable histoire, me donnent le ferme espoir que vous serez toujours les tenants fidèles et, au besoin, les défenseurs intrépides de ln vérité et de In justice au Canada, et même dans toute l'Amérique du Nord.Je vous adresso, en toute affection et en toute confiance, l\u2019ancien salut traditionnel : Dieu vous garde | ADELARD LaNGEvVIN, O.M.L, Archevéque de St-Bonifaee.Vous trouverez un choix immense de Couvertes en lnine, Flanellet- tes, Flanelles, Draps de Dame, Beavers, Friezes, etc, chez : BERGERON & SICOTTE.triotes de Qlidbéc |\u201d Ai-je besdin Emporium, 106 LA TRIBUNE TELEPHONE BELL.Imnressions sommercialesl de toutes sortes » \u2014\u2014\u2014 TEL.DRUMMONDVLLE Catalogues, Pamphlets, Factums, Listes de Prix, Blancs de Comptes, Menus, =m Cartes d'Affaires, Circulaires, Programmes, etc.etc.silk SPECIALITE : IE Impressions en Or et en Couleur.327 HR Attention spéciale aux Commandes par la Malle et le Téléphone.Tout Ouvrage est fait avec Soin, Promptitude et à Prix Moderés.Grand Choix de VIGNETTES Religieuses, Commerciales et autres.BUREAUX ET ATELIERS : Batisse du Grand Hotel, Rut MONDOR, coin de la RUE WILLIAM se.ST-HYRGINTHE.A.DENIS, prop! 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Lia-Civ-dé'Gaz, Electricité et Pouvoir.loir venir.payer ayant le 15 du pré- | isent mois, attendu\u2019 que nos livres |: 3 pere] Cartes d'Affaires.BOURGAULT & MARCEAU AVOCATS [1 Rue St-Denis, - - ST-HYACINTHE, BLANCEET & CHICOYNE AVO0ATS, 187 Rue Girouard.- ST-HYAUINTRR.PA MESSIER \u2026Avcoccat 14 Rue St-Denis, - ST-HYACINTHE Bernier & Gormier, NOTAIRES Agents d\u2019A ssurance sur le Feu, Batisee de la Banque E.T.Rue St-Denis, ST-H Y ACINTHE oN BOISSEAU & BAZINET, NOTAIRES 18 Rue St-Donis, - ST-HYACINTEE MORIN & BORDUAS NOTAIRES vummissaires de Ia Lour Supérieure, 168 rue Girouard, St-Hyacinthe, De Ia maison LE.MOREL, CASAVANT FRÈRES, ST-ITTACINTME, ACCORDEUR de PIANOS Prix : $1.50 Apnesse : Hotel Ottawa Tel.45.Gardes de Visite COMMANDEZ VOS CARTES DE VISITE AU BUREAU DE.+ LA TRIBUNE GILANT\" .INCLINE \u2014 AJUSTABLE : > (Brevetd Can.et EU.) i PA er 49 Emplche les poules R Ÿ il ill de manger les œufs, AL NRA Simple \u2014Sûr \u2014 Durable I D Pas de ressorts\u2014les 5 œufs ne peuvent te casse.\u2014le plan inclie ÿ 16 les fait tomber dansile Las an nid, En K pêche lesinsectes ct les parasites, Demane Mi dez-le à votre marchand où écrivez à L.i P.Morin, Inventeur et Mannfacturier, 157t ce Bt-Antoine, St-Hyacinthe, Que.MA Prix 450.chaque.On demande des avents, 4 LE ROSAIRE ET LES AUTRES DEVOTIONS DOMINICAINES REVUE MENSUELLE publiée par _ .LES PÈRES DOMINICAINS' du Couvent de Saint-Hyacinthe, (52 pages avec tllustrations ) ABONNEMEN £1.00 PAR'AN we, LN.TRUDEAU à DENTISTE, 102 Rue MONDOR, ST-HYACINTHE.Dentiers ae toures sortes faits sur, com mandes.Prix modérés.DENTS EXTRAITES SANS DOULEUR par un nouveun procédé.\u201c E are prepared to furnish!\u2018 | our full Jinc.of Model *93 rides, colld ati tke-down,: for the new .32 Culîber HIGH\": PRESSURE SMOKLLESS carter; ridge This sic uses a :G5-grala bullet and has & velocity of over.ne 2,000 feet per second, making Ît - the most powerful cartridge made, for an American arm, with tho exe\u201d.ception of the 30-40 UJ, 8.Army.4 It'is sufficleatly deadly for any\u201d game known in North America.
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