La Tribune : journal hebdomadaire, 27 février 1903, vendredi 27 février 1903
[" JOURNAL HEBDOMADAIRE Vou.15 S'T-ILYACINTUE, Que, VENDREDI 27 FISVRIER 1903 No.48 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT Uri (tAd.0000useusonss # 1.00 GC MLOÎS 00 vonsave crue 0.50 ANNONCES lore Insertion (Jaligne).10e Insertion subséquente (Ia ligne) a.Bo Annonces à Jouy terme à prix modérés A.DENIS.Directeur-Propriétaire.Sr-HyaciNTHE, 27 Fevrier 1903 Parlement Provincial Québec, 26.\u2014 La Legislature de la Province de Québec a été ouverte cet après-midi, avee tout le cérémouial ordinaire, par Son Honneur le lieutenant-gouverneur Sir L.À.Jetté.\u2014e\u2014\u2014- mate 01 ES 00 2 \u2014 - \u2014- On avait d'abord annoncé,que la Législature d'Ontario so réunirait le 4 mars, Ure proclamation fixe la date au 10 mars, *,., Halifax, 19.\u2014Ta Législature de la Nouvelle-Ecosse a été ouverte cet après-midi, par le lieutenant- gouverneur Jones.La Cour Suprême a fixé au 2 mars, l'audition de la contestation électorale de la division St-Jacques de Montréal.+ > Les élections générales au Nou- veau-Brunswick nuront lieu samedi, le 28 courant.Un seul partisan du gouvernement Tweedie a été élu par acclamation.,* Une dépêche d'Ottawa au Clhro- micle annonce que le gouvernement canadien a protesté auprès du gouvernement américain, contre le choix de ses trois représentants sur la commission de l\u2019Alaska .* Ce qu'il y a de plus saillant dans le discours du roi, à l'ouverture du Parlement impérial, c'est l'augmentation des taxes.Il n\u2019y à pas lieu de s'en étonner après la guerre d'Afrique.Ottawa, 24.\u2014Le bruit court au- jourd\u2019hui que Sir Louis Davies et le juge Armour, de la Cour Supré- me, seront les deux représentants du Canada dans le tribunal d\u2019Alaska.On regarde comme certain que le Canada aura deux cornmissaires.Le choix de Londres, comme lieu de réunion do la commission, est le résultat d\u2019un compromis; les Etats- Unis voulaient que la commission s'assemblât à Washington.+ L'Hon.David Wark.ex-député de Frédéricton, ot sénateur depuis 1867, vient d'entrer dans sa een- tième année.M.Wark est né en Irlande, Londonderry, le 19 février 1804.Il immigra su Canada en 1825.De 1848 à 1862, il fit partie du Con- soil Exécntif du Nouveau-Bruns- wick, et fut nussi Receveur-Géné- ral.Durant huit années consécutives, il siégea à la Chambre du Nou- veau-Brunswick, et durant seize années au Conseil Législatif de eette province.L'Hon.sénateur Wark est un libéral.ee e On parle do M.L.E Geoffrion, épicier en gros, cominissaire du Hu- vre, de Montréal, comte successeur nu Sénat de l'Hon.M.Masson, .= > Owen Sound, 24.\u2014 L'élection partielle, nécessitée par la mort du Dr E.H.Horsey, représentant de Grey Nord, au parlement d'Ottawa, à eu lieu aujourd'hui.M.T.J.Thompson, conserva teur, à été élu par 217 voix de rua- jorité.Aux élections générales de 1900, le Dr Horsey, libéral, avait été élu par 31 voix.#,* Ottawa, 23.\u2014 M.J.W.Borden, comptable du département de lu Milice, a sugpéré à l'Auditeur Général, dans le but d'éviter de nou- vellea fraudes, qu'à lu fin de chaque mois les chèques cancellés et le rapport de lu Banque de Montréal soient envoyés à l'Auditeur Général et qu'un duplienta soit luissé au département de la Milico.Les fraudes s'élèvent jusqu'à ce jour & $80,000.«\u20ac % - Un troisième parti politique vient de surgir au Manitoba C'est le parti des idéalistes.Il se compose du conservateurs eb de libéraux, pa- raît-il.C'est un parti qui ressemble un peu aux anciens Patrons de l\u2019Industrie.Le programme en est idéaliste.Les principaux articles sont : le referendum de toutes lois aux élenteure des rrovinces ou du Dominion ; l\u2019état propriétuire de tous les services publics ; abolition du partage des dépouilles ; abolition de la vente des boissons avec un profit.L'ex-maire Alexander Macdonald à été nommé président de la nouvel'e association, ot M.Arthur Puttee, député ouvrier de Winnipeg, vice-président.».* Ottawa, 25.\u2014L'Hon.M, Scott, le doyen d'âge du ministère, a attoint hier, sa 78e année.Le Sccrétaire d'Etat est encore en parfuite santé et vigoureux.L'Hon.M.Richard William Scott est né à Prescott, le 24 février 1825 Il est le fils de M.W.J.Scott, médecin, qui fut régistrateur du comté de Grenville, Ont.Il a fait ses études à Prescott et a épousé MIle Mary Ann Heron, d'Ottawa.En 1848, il étuit reçu avocat; on 1867, il obtenait le titre de C.R En 1852 il était élu maire d'Ottawa et, en décembre 1871, Orateur de la législature d\u2019Ontario, mais il a donné sa démission pour devenir commissaire des Terres de la Couronne, position qu'il occupa jusqu\u2019en 1873.Il a été Secrétaire d'Etat depuis janvier 1874 jusqu'à octobre 1878, époque à laquelle il s'est retiré du cabinet Mackenzie.Il a représenté Ottawa aux Communes depuis 1857 jusqu'à 1863, époque à laquelle il à été défait, et à à occupé le même siège à la législature d'Ontario depuis 1867 jusqu'à 1873, En 1863, il à préparé et fait adopter la loi des écoles séparées d'Ontario.En 1874, il devenait sénatour.Il a été cheË de l\u2019Opposition, au Sénat, jusqu\u2019en juillet 1896 puis est devenu Secrétaire d'Etat dans le cabinet Laurier.=.Ottawa, \u2014 Son Exeellence Mgr Sbaretti, délégué apostolique, ira à Montréal le 6 mars.Triomphe Au part?liberal à Terrebonne et Deux- Montagnes Le parti libéral a triomphé, mardi, duns les comtés de Terrebonne et de Deux-Montagnes.M, Ethier eet élu à Deux-Monta- gnes par une majorité de 158.Le Dr Desjardins est élu à Terre- bonne par uns majorité de 282.Ce résultat est vraiment extraordinaire, des plus significatifs.Il suffit de réfléchir un instant pour en comprendre toute la por- téc.Terrebonne et Deux-Montagnes n'ont élu quu des conservateurs depuis In Confédération, c'est-à dire il y à 35 ans, jusqu'au jour où le peuple de lu province tout entier west soulevé contre les coalitions puissantes qui voulaient empécher M.Laurier d'arriver au premier rang.Voici quels ont été les résultats des élections duus les comtés de Deux-Montagnes et «de Terrebonne depuis lu Confédération : DEUX-MONTAGNES En 1867, M.Daoust, conservateur, élu par acclamation.En 1872, M.Prévost, libéral, élu par acclamation.En 1874, M.Prévost, libéral, élu par 55 voix.En 1878, M.Daoust, conservateur, élu par 756 voix.En 1882, M.Daoust, conservateur, élu par acclamation.En 1887, M.Duoust, conservateur, élu par 72 voix.En 1891, M, Daoust, conservateur, élu par 287 voix.En 1896, M.Ethier, par 14 voix.En 1900, M.Ethier, libéral, par 182 voix.En 1903, M.Ethier, libéral, par 158 voix.TERREBONNE En 1867, M.Masson, conservateur, élu par acclamation.En 1872, M.Masson, conservateur, élu par ucclamation.En 1874, M.Masson, conservateur, élu par acclamation.En 1878, M.Masson, conservateur, élu par 802 voix.En 1882, M.Nantel, conservateur, élu par 757 voix.En 1887, M.Chapleau, conservateur, élu pur 785 voix.En 1891, M.Chapleau, conservateur, élu par 704 voix.En 1896, M.Chauvin, conservateur, élu par 128 voix.En 1900, M.Préfontaine, libéral élu par 267 voix.En 1903, M.Desjardins, libéral, élu par 282 voix.Une importante declaration libéral, élu élu élu Les dépêches de la Presse Associée nous apprennent qu\u2019un grand banquet u été douné, lundi soir, à Londres, en l'honneur de l'inventeur Marconi.M.Marconi, dans son discours, a fait un brillant éloge du gouvernement canadien, et notamment de Sir Wilfrid Laurier.Il a terminé par uno déclaration qui a causé un vif enthousiasme chez tous les convives, Il vient de signer un contrat, a-t-il dit, avec un journal quotidien de Londres pour lui transmettre chaque jour toutes les dépêches les plus importantes du Canada, au moyen de son télégraphe sans fil Lea succession de lord Minto Ottawa, 24.\u2014 On considère ici cowie bien possible In nounnation de lord Stanley, comme devant succéder à lord Mintu, comme gouver- neur-général du Canada.Le terme de lord Minto expirera le 12 novembre prochain.Lord Stanley, que l\u2019on7désigne, est le fils de lord Derby, ancien gouverneur du Cunadu.II servit d'aide-de-camp à son père, au Canada, de 1889 a 1891.C'est un jenne honune de 3S uns.Il est député aux Communes Anglaises depuis 1892, ll à épousé la title du duc de Manchester.- + \u2014\u2014\u2014 La Conférence de Québec Sir Wilfrid Laurier vient de dé- olarer que maintenant que le diffé- reud de l'Alaska était référé à un tribunal spécial, il n'avait plus d'objection à reprendre les délibérations de lu Conférence de Québe:, commencées à Québeo d'abord, puis continuées à Washington.On se rappelle que c'est le défaut d'entente sur la question de l'Alaska qui avait empêche la conférence de faire rapport sur les autres points sur lesquels les représentants des deux pays tombuicent d'accord.Le sénateur Fairbanks, de l'Indiana, qui succéda à feu Lord Her- chell à la présidence de la commission, écrivit l\u2019autre jour.à Sir Wilfrid Laurier pour lui suggérer une réunion au mois de mars.Mais le premier ministre canadien répondit que ce n\u2019était pas possible vu que le parlement serait alors en session et suggérant une réunion au inois d'octobre.C'est probablement cette dernière suggestion qui sera adoptée.Voici les questions qui seront discutées par la Conférence de Québec : Les droits respectifs des deux pays en rapport avec la pêche aux phoques dans la mer de Behring.Les pécherica sur les côtes de l'Atlantique et du Pacifique, partout où les territoires sont limitrophes.Les consignations in bond entre les deux pays, soit par eau, soit par chemins de fer.Luis communes pour protéger les ouvriers des deux pays.Le droit de miner dans un pays ou dans l'autre.Revision du traité de 1817, au sujet de la construction de navires de guerre sur les grands lacs.Une délimitation de la frontière partout où il s'évève des doutes, Entonte pour le passage sur un territoire ou l'autre des officiers de justice de l'un ou de l'autre pays, ayant sous leur garde des personnes recherchées par la justice, Réciprocité dans les cas de désastres maritimes et de sauvetages.Réajustement des droits de douane entre les deux pays sur une buse de réciprocité équivalente.C'est un joli menu.Québec, 28.\u2014 Enfin, c'est fait.\u2014 M.Mann, de la société Mackenzie et Mann, les constructeurs du Canadian Northern, a fait l'acquisition du capital-action de la Compagnie de chemin de fer du Grand Nord ; ces montants d'actions suffisent pour lui en donner le contrôle, Leon XIII Rome, 20\u2014Lo pape a terminé los cérémonies d'aujourd'hui sans grande fatigue.En rentrant dans sos appartements il s\u2019est exclamé : * Ce jour est réolloment le plus houreux de ina vie, \u201c Il semble impossible qu'il y ait vingt-cinq aus que je sois ici,\u201d a-b-il dit ce matin en regardant par l'une de ses fenêtres sur la place Snint- Pierre ensoleillée.C'est ln seule allusion qu\u2019il ait faite sur son long emprisonnement au Vatican, durant lequel il n'a jumais été plus loin que les terrains du palais de Saint- Pierre qui sont considérés comme formant partie du Vatican.\u201c Quelle belle matinée pour le jubilé de mon pontificat ! \u201d a-t-il dit encore en commençant à lire les nombreuses dépêches et lettres de félicitationy qui lui étaient arrivées do toutes les parties du monde\u201d La salle de Léatification wu-des- sus du portique de Saint-Pierre, où le pontifo n tonu sn réception du jubilé, offrait un brillant coup d'œil, Elle était décoréu de brocurts antiques et 1lluminée par des milliers de lumières électriques et de bougies.Les bancs plucés tout le long de la salle étaient remplis par des membres de l'aristoeratio romaine, des diplomates, des femmes voilées de noir, des hommes en costume le soirée, des moines et des sceurs.Ca et là des groupes de gurdes en uniformes brillnuts jotaient une note de couleur sur le tout Pari lesdi- plomates on remarquait le comte Almadovar, cheË de la mission spé- cinle, représentant le roi d'Espagne au jubilé, La lutte qui s\u2019est livrée pour entrer dans la salle fut terrible.Les personnes étaient soulevées de terre et les fommes étaient suffoquées, mais personne n\u2019a été blessé, Il s\u2019est écoulé beaucoup de temps avant le commencement de la céré- imonie ct l'auditoire s'impatientait lorsque, tout à-coup, l'arrivée du Pontife fut annoncée par des cris de \u201c Vive Léon !\u201d et \u201c Vive le Pape- Roi!\u201d Sa Sainteté Léon XIII était porté dans la Seliæ Gestatoria sur les épaules de huit hommes vêtus de costumes rouges.Le ;pape portait des vêtements somptueux et avait sur la tête, la triple couronne.I! a donné sa bénédiction à droite:et à gauche en passant à travers la foule dont l\u2019en- thousiasmo était si grand et lo désir de toucher le bas de la soutane du pape si intense que la présence des gardes semblait tout-à-fait nécessaire pour su protection, \u201c> Rome, 20\u2014Les cérémonies du jubilé de Léon XIII ont commencé aujourd'hui.Lo ville est pleine d'étrangers qui ont, plusieurs j jours - à l\u2019avance, assiégé le Vatican, afin d'obtenir dos billets qui leur permettent d'assister nux cérémonies.En dépit des précautions prises pour éviter la spéculation des billets ont été vendus des prix fabuleux.La santé du Pape est excellente, mais le docteur Lapponi a prié Sa Sainteté de 56 ménager, en vue surtout, des fatigantes cérémonies du couronnement qui auront lieu le 3 mars.Léon XIII à répondu au docteur Lapponi : \u201c Je crains que les fidèles\u2019 pensent que je ne me montre pas assez ob qu'ils m'accusent, moi.qui\u201c .Mpostolique, le Papo a regagné ses \u201c \u201cappartements au milieu des vivats :.enthousiastes de la multitude, en \u201c Tépétant:.\u201c C'est vraiment le plus Beau jour, dom vie 1\u201d :: \u201cDans Vaprés-midi, \"le cardinal eee suis bien portant et fort, de vouloir me ménager.Il faut considérer, qu\u2019un grand nombre de personnes .Ont traversé l'océan -pour me faire \u2018Ronneur, et il est de mon devoir de les recevoir.\u201d Cependant, il n cédé à l'avis de son médecin et n ajouté : \u201c N'im- -porta, je recevrai les autres dans le cours des années prochaines.\u201d À l\u2019occasion de son jubilé, le Pape a donné aux pauvres de Rome la somme de $20,000.+ \u201c Rome, 21\u2014Quand il a fait son entrée dans In salle de Béatification, _ hier, le papo était accompagnée des cardinaux Mocenni, Perraud, Ferrari, Satolli, Respighi, Buschi et Macchi et escorté par les gardes- nobles.Les célèbres éventails de plume, placé des doux côtés de la sedia gestatoria, ond fort intéressé les Américains qui étaient présents.On dit qu'ils ont été donnés par Mme Joseph Drexel qui a emporté les vieux évontails et les a offerts au musée de l'Université de la Pennsylvanie.C'est dans une telle procession, entourée d'une brillante escorte de préluts, de nobles et de gardes, que le Pape purait le mioux.Sn faibles- 86 et sa Forme courbée se trouvent cachées et le peuple ne voit que le vénérable patriarche, dont la figure ressomble à un eainée, ot qui gourit doucemont.À droite du trône pontifieal, s\u2019était réunie la famille Pecoi à luquel- le le Pape appartient, et à gauche se tenait le comte Almncovar.Lorsqua le Pape est monté sur le trône, il semblait être dans une at mosphère de gloire, eftet produit par une disposition particulière de draperies rouges dans les fenètres.Le cardinal Rospighi, vicaire de Rome, à lu une affectueuse adresse en latin, exprimant la loyauté ot le dévouasment, et a offert la tiare d'or présent des catholiques du moude, qui a colité $25,000 et une bourse de $40,000.Le cardinal Ferrari, archevéque de Milan au nom d'un pèlerinage de la Lombardie, à présenté au Pape une adresse de félicitation et les médailles commémoratives d'or, d'argent et do bronze.Le Pape a remercié les pèlerins de Lombardie et leur à donné sa bénédiction.Le cardinal Boschi a lu la troisième udresse et a présenté à Sa Sainteté les clefs symboliques, une d'or et une autre d'argent, accompagnées d\u2019une offrande de 340,000 enor.Rampolla a chanté un Ze Deum a la cathédrale Saint-Pierre.Le pape s'est couché à dix heures du soir en disant à son valet : \u201cJe suis réellement satiefait du travail de la journée.\u201d *,» Rome, 28.\u2014 C'était grande fête hier pour les pauvres de Rome, Il y en avaib mille réunis au diner que leur offrait le Pape à l'occasion de son jubilé.Les invités étaient servis par des sœurs et les gardes suisses en brillants uniformes maintenaient l'ordre ; leurs corps de diner comprenait vin et dessert.On s manifesté le plus grand enthou- siasmo ct souvent répété \u201c Vive le Pape Léon ! \u201d Sa Sainteté voulait aller lui- même donner su bénédiction à l'as- sembléo ; mais bien qu\u2019il fut bien portant, ses médecins n\u2019ont pas voulu le permettre, désirant conserver sos forces pour les prochaines cérémonies, + Le jubilé du pape est d\u2019un intérêt tout particulier, car parmi les 258 papes qui ont régné, deux seulement ont occupé lu trône de saint Piorre durant un quart de siècle.Un prélat est nécessairement avancé en Âge quand il est appelé au pontificat.Pie IX était d'une vigueur exceptionnelle et il a vécu 32 ans après son élection, malgré ses nombreuses tribulations.Ce pape ok son successeur, sont les deux seuls qui ont eu un jubilé, Bien qu\u2019il soit en apparenco, moins robuste que Pie IX le pape Léon XIII est, cependant, vigou- roux.Ila 98 ans et ses médecins disent qu\u2019il vivra plus de 100 ans.Ses habitudes sont extrômemont régulières, \u2014il se couche et se lève toujours à la même heure, ses repas sont très simples, son travail mé- thodiquo, est interrompu par des intervalles de repos.De plus, comme il le dit lui-même, les médecins le soignent comme nn enfant.Léon XIII est le plus vieil évêque du monde et le seul de tous les papes, qui ait porté la mitre épiscopale durant 60 annnées.Pendant son règne, il est mort 140 cardinaux, et 150 membres du sénat ecclésiastique ont été créés.FRÈRES ET Sœurs DE LÉoN XIII Le mariage du colonel Pecci avec Anne Prosperi fut particulièrement fécond.Leur famille comptait sept enfants : Charles, né le 25 novembre 1793, mort à l\u2019âge de 86 ans.Le comité romain des fêtes jubilaires à présenté un très riche vo- lime en parchomin contenant los | signatures de tous ceux qui ont contribué aux offrandes avec, encore, $40.000 destinées à la restauration de la Basilique de Saint-Jean do Latran.D'autres comités ont suivi avec dos adresses et des offrandes, ; Le Pape a alors chargé Mgr Bis- loti, son camérier, de lire un discours en latin adressé \u201c à mes vénérables frères et bieñ-aimés enfants,\u201d au cours duquel Sa Sainteté exprime la satisfaction que lui causent lés manifestations dont il esb l'objet de la part du monde catholique.Pour la deuxième fois dans un sid- cle, n continué le Pape Léon, le Christ a voulu glovifier son vicaire sur la terre en lui permettant d\u2019atteindre le nombre des années de Sairt-Pierre.Lè discours se torminait en disant gue le Pontife était heuroux de célébrer son jubilé au milieu des Hommages et de la vénération de l'univers catholique.Après avoir donné sa bénédiction Anne-Marie, née en 1798, décédée à 72 nns, Catherine, née en 1800.décédée à 67 nns.Jean-Baptiste, né le 26 uctobre 1802, fut le seul des enfants qui se marin et perpétua à Carpineto la race des Pecci.Il vécut 80 ans.Joseph, né le 15 décembre 1807, mort cardinal à 83 ans.Joachim-Vincent- Raphaël -Louis, né le 2 mars 1810, devenu le papo Léon XIII dont le règne glorieux étonne le monde.Ferdinand, né en 1816, décédé à 67 ans.== + lb.06 >\" \u2014\u2014\u2014\u2014_ LA TOUX La plus tenace est apaisée rapidement avec quelques doses de BAUME RHUMAL.L'action de ses principes sédatifs et balsamiques modifie les sécrétions ivritantes des bronches; le calme qu\u2019il procure est \u201créellement réparateur.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 5 L'Ordinaire protestant de Montréal, vient de décider de ne plus marier de personnes divorcées.Chaque jour, les protostants reconnaissent ls sagesse de la religion catliclique et s'enrapprochent.musique jouait pendant le repas.Le LA TRIBUNE Bel hommage à Leon XIII Nous lisons avec plaisir les lignes suivantes, dans le Globe, de Toronto, sur le compte de l\u2019illustre pape régant : Le vingt-cinquième anniversaire de l\u2019élévation de Léon XITE au Pontificat de l\u2019Eglise catholique romaine vient d'être célébré par des cérémonies appropriées.L'ocension est remarquable, non seulement à cause de la longueur quelque peu ex- trnordinaire de son règne pontifical et à cause de la longueur encore plus exceptionnelle de sa vie\u2014Léon XTII est maintenant Âgé de quatre- vingt-treizo ans \u2014 mais surtout à cause du caractère de l'hormine et de la nature de l'œuvre qu'il a accomplie.Distingué dans su jeunesse et dans sa première adolescence comme écolier, il devint prêtre en 1837 et évêque en 1843, ot le cinquantième anniversaire de chacun de cet événements n contribué à le tenir beaucoup devant lu vue du public.Tandis que les membres de sn propre communion religieuse portent un intérêt spécial à Léon XIII comme le chef spirituel de leur église, les observateurs sérieux qui so trouvent en dehors de cetis communion ont bonne raison de l\u2019admirer comme homine d'affaire éclairé et & I'esprit robuste.Avec une vision subtile, une intuition profonde et une sympathie intense il à observé le courant de l\u2019histoire tel qu\u2019il passait, et ici et là ill\u2019a profondément affecté par son intervention personnelle.Ii a toujours porté beaucoup d'intérêt à la condition des classes laborieuses, mais il leur a toujours donné des conseils pacifiques relativesnent aux moyens de redresser leurs griels.Rarement, à In vérité, est-il arrivé dans l\u2019histoire du monde, qu\u2019un homme si éminent ait vu ses prévisions aussi sûrement justifiées par les événements pendant sa propre vie officielle.D'après la nature des choses, l\u2019illustre Pontife no pourra pas remplir longtemps l'uffice qu\u2019il honore, mais peu nombreux sont ceux qui ne formuleront pas le désir que le terme de sa carrière soit aussi reculé que possible, et que son influence reste aussi forte, son esprit aussi lucide et 81 volonté aussi fer- mo que dans le passé.Plus le monde sera pervers, probablement mieux ce sera pour l\u2019axercice de sa paisible, mais effective influence, même lorsqu'il ne fait aucun appel public à ses nombreux commettants.- oe La commission de U Alaska Washington, 24 \u2014 Lo sénateur américain Cullom, président du comité des Afiaires Etrangéres, ne croit pas sérieux les rapports qui viennent d\u2019être publiés à l'effet que le Cunada s'objectera au choix des sénateurs Lodge et Turner comme membres de ls Commission de l\u2019Alaska.Voici ce qu'il dit en substance : \u201cJe suis sûr qu\u2019ils rempliront leurs fonctions avec impartialité, Le gouvernement américain a assurément le droit de choisir les por- sonnes qu'il désire, comme repré- sontants devant la Commission, Les objections du Canada changeront difficilement la décision des Etats- Unis, , Lessénateurs Lodge, Turner sont éminemment qualifiés à remplir les hautes fonctions de commissaires.Je ne crois pas que le Canada a protesté contre ces nominations, et ot jo ne vois pas d\u2019ailleurs pourquoi ilsoulèverait des objections contre les deux sénateurs.\u201d .- CARAT LAS ARRL XS ima 13 > - ee im a \u2014 MEILLEUR POUDRE À LAVER CHD AD AR i X == ve Nettoie toute chose sans ES 2 SU CRRIRN ARC Bei SLL Si votre épicier ne vend pas la poudre à laver GOLD DUST, envoyez son nom et son adresse ainsi que la vôtre à Dur N.K.FAIRBANK Comrany, Montréal, et ils vous enverront un échantillon d\u2019un À de livre.FAIRBANE COMPANY, Montréal, Chicago, New-York, ip Nouvelle-Orléans, St-Louis, San Francisco, Londres, Ang.EER NR IR TE TL AN ANAC Tree N.K.LE PAUVRE VIKUX T1 cheminait lentement, triste et malade.Ses enfants l'avaient chassé de chez eux, parce qu'il ne tra- vailluit plus et parce qu\u2019il leur mangenit chaque jour un morceau de pain.Oh ! cependant, un morceau si petit | Un vieux morceau de pain noir, durci, celui dont le chien ne voulait pas! Pour les jeunes, les belles brioches de froment et le cidre mousseux ; pour le père infirme, les re- Luts et l'eau de la foutaine ! Pauvre repas, nuque) il mélait souvent ses darmes.Cop ndant, il avait bien pciné, jadis, pour élever tout son onde, D'aburd, le François, un solide vaillard, qui mungenit sçros de pain ; puis le Juan, ie Jusé et lu petite Lise, une piiotte, celle-la, si délica te, si faible, qu\u2019il hat fallait toujours de la viande au dîner et du bon vin le soir, Et maintenant qu'il les avait tous, ses enfants, rendus grands et forts ; que pour les établir avantageusement, il avait, pendant tant d'années, pioché ln terre ingrate, la fertilisuut avec la sueur de son front.maintenant qu\u2019il avait usé, pour les nourrir, la force herculéenne de ses brus ; que, sous l'effort du travail ot le poids des ans, ses cheveux avaient blanchi, son dos s'était courbé et ses jambes lraidies, il n\u2019était plus pour eux \u201c le père \u201d que chacun choie, que chacun aime ?.\u201clo vieux \u201d ! Et daus ce uom prononcé par ces bouches de 20 et 30 ans que de mépris entrait I.Ils oublinient, ingrats, que la vieillesse est sacrée ; que les cheveux blancs sont ln plus respectable des couronnes ; que les rides sont les sillons de lx douleur, et que ses faiblesses et ses infirmités ne sont qu\u2019un titre de plus à notre amour ! Tout en marchant, le vieillard, banni de sa chaumière, songeait aux jours heureux de su ieunesse, où robuste, il suivait la route, ses outils de travail fièrement jetés sur son épaule, comme une arme de guerre.Il revenait au logis, sûr d'apercevoir au détour du sentier les quatre têtes brunes des \u201c ses petits\u201d penchées dans l\u2019ouverture de la chaumière pour guetter de loin la haute silhouette du père ! Et, quand on l'avait vu, le travailleur, c'étnit une course folle à qui arriverait le premier pour se nicher dans ses bras | Ah1le bon temps! le beau temps d'autrefois !- Un sanglotgronda dans la poitrine du vieux, et, tout bas, il inur- mura : \u2014J'ai cependant tout fait pour eux ! Tout fait?Non, pauvre vieillard, il n'avait pas tout fait, et sa conscience le lui reprochait maintenant, Soiguant le corps, il avait oublié l'âme, il avait négligé d'ouvrir devant les yeux de ses petits innocents ie Livre Saint où le Seigneur dit : \u201c Tu honoreras ton père et ta mère.\u201d lies enfants en qui la vie maté- vielle s\u2019est uniqueinent développée, out agi comme les animaux qui ne connaissent plus leurs parents du jour où, saus leurs soins, ils peuvent vivre etse mouvoir.C\u2019est pourquoi, aujourd\u2019hui, l\u2019infortuné père s'en va, seul, sur le chemin pierreux, beur- tant ses pieds meurtris & toutes les aspérités.Il marcha longtemps, longtemps, uussi longtemps que ses pauvres jambes purent Je soutenir, buvant un peu d'euu claire aux sources afin de rafraîchir ss gorge brûlante, mangeant les dernières mivttes de pain oubliées dans son havresac.Peu à peu, la grande fatigue vint, la lassitude de cette longue route qu'il suivait saus but et sans espoir.Il buta, le misérable, comme un vieux cheval fourbu et, se laissant aller, il roula sur le sol, hourtant sa tête à l'angle d\u2019une pierre qui se teignit de sou sang.cenen derce eue se 0e 00 ua 00200000 Il resta là, insensible, ngonisant presque, appelant la morb de tous VŒœux, Lu nuit tombait et personne encore ne l'avait secouru ; par la blessure du front, beaucoup de sang avait coulé, et les yeux du pauvre vieux se voilnient, prêts à se fér- mer pour toujours.Les doigts inconsciemment se crispaient dans l\u2019espace.Mais voilà qu\u2019à travers lo nuare qui troublait son regard, il aperçut deux femues, à genoux près de lui, Doucement, comme des mères, elles soulevérent la tête sanglunte, et entre les lèvres mi-close firent couler quelques gouttes d\u2019an liquide réconfortant.Il ouvrit péniblement ses paupières, et sur les robes noires, vit briller une oroix d'argent ; pres- qu\u2019aussitôt, une voix compatissante s\u2019éleva : \u2014Btos-vous mieux, pauvre père ?Depuis si longtemps on ne lui parlait plus avec affection! Une larme couls des pauvres yeux jus- que dans la barbe blanobie ot l\u2019autre voix douce ajouta : \u2014Pouvez-vous vous lever ?Il essaya, pour leur faire plaisir, à elles, qui étaient bonnes, mais il savait bien qu'il ne pourrait pas.De son regard triste, il montra la route, semblant dire : \u2014C'est fini, je ne marcherai plus jamais.Puis, faisant an suprême effort, tout haut, il demanda : \u2014Qui êtes-vous ?Les deux humbles femmes répondirent : \u2014Noug sommes les sœurs des pauvres et les servantos de Dieu ! Des religieuses! On lui disnit jadis qu\u2019elles vivaient de la misère des autres, se retirant cu monde pour fuir le travail.et il les voyait là, fraternellemeont penchées sur lui !., \u2014Nous sommes les sœurs des pauvres ! Voyant qu'il était faible, faible, elles étendirent ln couverture usée qu'elles portaient sur lours bras et y couchèrent le malheureux, puis, l'ane devant, l\u2019autre en arrière, comme eu un corfortable hamac, elles lo portèrent du côté de la ville.Elles murchèrent longtemps, priant afin de se donner du courage, et le vieillard, doucement borcé, sommeillait, Devant un grand bâtiment que dominait In croix, les religieuses s'arrétorent ; une sceur, vétue comme elles, leur ouvrit, demandant : \u2014Il ost tard «léjà ; vous est-il arrivé quelque chose do fâcheux ?Les suintes filles répondirent, montrant le malheureux : \u2014 Nous ramenons un pauvre de Jésus-Christ ! Et la sœur : \u2014Quw\u2019il soit le bienvenu dans notre maison! Alors, \u201cle vieux\u201d, le père infirme, le délaissé, \u2018joignant ses deux mains murmura : \u2014Qui êtes-vous} donc, Seigneur, pour donner à ces femmes un sentiment de filiale charité envers le misérable vagabond que ses propres enfants avaient chassé de leur toit ?NOEL SAUVAGE.ape \u2014\u2014\u2014\u2014 C\u2019est prouvé La santé pour les malades désespérés atteints de rhumes persistants est obtenue par l'emploi du: BAUME RHUMAL dont l'efficacité est prouvée par des milliers de guérisons radicales.En vente chez tous les pharmaciens.> 26 Emma \u2014Juliette est bien jolie, mais on dit qu\u2019elle n\u2019a pas de cœur.Arthur.\u2014 Oh ! peu importe, je vais lui donner le mien.tr Mille Vicuxtemps.\u2014 Si tu me regardais fairo, tu apprendrais à tricoter, Ninette.\u2014 Co n\u2019est pus nécessaire, quand je serai grande je me marierai.*, Clarisse.\u2014 Je sais que tu commences à être fatigué de moi.Charles.\u2014 Qu'est-ce qui te fait dire cela ?Clarisse.\u2014 Autrefois, on so chamaillait tous les jours, aujourd'hui tu es calme comme un poteau, * ® * Le bon M.Chamonet vient d'être désigné par le sort pour faire partie d'un jury.\u2014Mme Chamonet annonçait hier la nouvelle : \u2014Oh ! les accusés qui lui passeront par les mains peuvent se vanter d'avoir de la chance.\u2014Votre mari est donc bien indulgent ?: \u2014Lui ! Il ne serait pas capable de faire condamner une porte ! PE) + Maladies des femines PROMPTEMENT SOULAGÉES ET GUÉRIES PAR LES PILULES ROSES DU Dr WiuLtans.Les Pilules Roses du Dr Wil- lisms sont le meilleur ami de la femme Elles enrichissent le sang, fortitient les nerfs et renforcent los organes vituux de façon à leur permettre de remplir leurs fonctions régulièrement.Elles redonnent aux joues pâles leurs couleurs roses et donnent à tout le corps un air de santé et do Lonhour.Pour lu fillette qui croit, elles sont inappréciables, Pour la mère elles gont indispensables, Pour la femme de quarante- cinq ans, elles signifient soulagement et confort Les Pilules Roses du Dr Williams sont le meilleur remède que la science uit inventé pour les femmes, à toutes los périodes de la vie.Ces pilules obtiennent du suecès lh où toutes les autres échouent.Des milliers de femmes reconnaissantes corroborent l\u2019exactitude de ces avancés.Mme John White, Sahanatien, Ont, dit: \u201c J'éprouve beaucoup de plaisir à témoigner en faveur des propriétés que possèdent les Pilules Roses du Dr Williams, pour guérir les maladies dont souffrent tant de fermines.d'endurais de grandes souffrances et mes périodes étnient irrégulières, mais grâce À ces pilules, je euis maintenant parfaitement bien et exempte dus douleurs qui rao ren- duient la vie presquo À charge.Je me fais un plaisir \u2018le donner ce témoignage pour le bénéfice des fem- 1nes souffrantes.\u201d Rappelez-vous que les imitations ne peuvent guérir et voyez à ce que le nom au long Dr Williams\u2019 Pink Pills for Pale People soit sur l\u2019enveloppe qui entoure chaque boîte.En cas de donte- écrivez directement à In Dr Williams Medicine Co., Brockville, Ont., qui vous expédiera les pilules franco par la poste, moyennant 50c la buite, ou six boîtes pour $2.50.Emporium, 10c Réflexion d'un mari : \u2014Cette année, les chapeaux de femmes se portent bas, mais les notes de modistes demeurent trés élevées.=\".Le médecin.\u2014 Et la mouche de montarde pour votre mari ?Madame.\u2014 Vous me croirez si vous le voulez, docteur, mais il n\u2019a voulu en manger que la moitié.*,+ A 11 heures p.m.\u2014 Mademoiselle, je vais enfin vous dire ce que j'ai sur le bout des lèvres, depuis une heure.Ne le \u2014Cher monsieur, vos yeux se ferment et vous voulez me dire bonsoir.Ne faites pas de cérémonies avec moi.Notre bonheur n\u2019est qu\u2019un malheur plus ou moins consolé.* » -» La production universelle du charbon est d'environ 768 millions de tonnes par année.» Il y & nombre de gens, en politique surtout, qui sonb commo des bouteilles et n\u2019ont de valeur que par co qu'on met dedans, o\" M.Prudhomme lit dans la \u201c Vie d'Esope,\u201d que ln langue est ce qu'il y a de plus précieux.\u2014C'est sans doute pour cela, ob- serve-t-il, que le créateur l'a logée dens un \u201c palais ! \u201d » = GUÉRIR UN RHUME EN UN JOUR.\u2014Prenez les pastilles Bromo-Quinine laxatives.\u2014Chez tous les pharmaciens qui vous rembourseront votre argent si vous ne gué- rissez pas.La signature E.W.Grove sur chaque boîte.25 cts.L.A TRIBUNAL TELEPHONE BELL, TEL.DRUMMONDVLLE SPRIMER, LA TR IBUNE.Programmes, etc., etc.siesta .Catalogues, Pamphlets, - Factums, Listes de Prix, Tmvressions Blancs de Comptes, sommerciales| de Menus, sam\" No .toutes sortes | Cartes d'Affaires, > | Circulaires, Ne ! | } Mr Mi Nis + HR FR HR SPECIALIT & : Dex» Impressions en Or ct en Couleur.331 Mo wis wie MEME Attention spéciale aux Commandes par la Malle et Ie Téléphone.wy Tout Ouvrage est fait avec Soin, Promptitude ct à Prix Moderés.Grand Choix de VIGNETTES Religieuses, Commerciales et autres.n°9 wis HORR BUREAUX ET ATELIERS : Batisse du Grand Hotel, Rue MONDOR, coin de la RUE WILLIAM \u2014_ ST-HYAGINTHE.A.DENIS, prop\u2019 L.P.MORIN& FILS ENTREPRENEURS-MENUISIERS = MANUFACTURIERS DE PORTES, CHASSIS, JALOUSIES, MOULURES DECOUPAGES, ET Spécialité : Bancs d'Eglises, de Sacristies et d'Ecoles AUSSI.Assortiment complet de BOIS DE SGIAGE, Séché à Ia vapeur, préparé et brut] Bois de Charpente, Bardeaux, etc.Tout ouvrage [ait promptement, Satisfaction garantie Coin des rues.St-Antoine et St-Joseph 3 St-Hyacinthe Ecole Commerciale Pratique Professeur B.Lalime, Place du Marché.Au-dessus du Magasin M.O.David & Cie St Eyacinthe.Oalligraphie, Correspondance, Arithmétique, Tenue de Livres, Lang»e anglaise, eto Crreshon aance sollécitee.ON DEMANDE plnsieurs personnes do bonno réputation dans chaque comté [une pour ce comté est demandée] pour raprésenter ot annoncer un vieil établissement dont les finances sont solidement établies.Salaire $21.00 par semaine aveo los dépenses en plus, payable chaque mercredi, en argont, directement du Lureau srincipal.Voiture et cheval fournis si nécussaire.Reférences demandées.Envoyez une enveloppe adressée pour la répouse.OoLON1AL Oo, 834 Dearborn st., Chicago.Marchede $t-Hyacinthe PRODUITS DE LA FERME Beurre frais lalb.30 21 @ 23 \u201c salé \u201c .18 22 Eufs frais, la doz.23 25 Laine.e000.25 30 « filée, lailb.60 65 Savon \u2018ess 6 10 VIANDES Beeuf lalb.80 8@0 10 \u201c 1001bs.550 600 Porc frais, la 1b.9 10 Lard sald « 12 Porc frais, 100 lbs.8 00 8 Mouton jeune, quart.S0 1 VOLAILLES ET GIBIERS 50 25 Peau de veau,la lb.\u2026.8 9 EMILE BERTHIAUME, Clerc du marché.A 3 = Gartes d'Affaires, BOURGAULT &MARCEAU AVO0ATS 11 Rue St-Denis, - - ST-HYACINTHE.BLANCHET & CHICOYNE AVOCATS.167 Rue Girouard - - - Sr-HraurnTas, \u2014 Bernier & Gormier, NOTAIRES Agents d'Assurance sur le Feu.Batisse de la Banque E.T._Bno St-Denis, STLHYACINTEE BOISSEAU & BAZINET, NOTAIRES 18 Rno St-Denis, - ST-HYACINTHR HORIN & BOREUAS NOTAIRES vomnmissaires de Is Lour Supérieure, 169 rue Girouard, St-Hyacinthe, L.E.MOREL, ST-ILT ACIISTIII.ACCORDEUR de PIANOS Prix: S1.50 Apnesse : Hotel Ottawa Tel.68.Le la malson CABAVANT FRERES, Cartes do Visits COMMANDEZ VOS CARTES DE VISITE AU BUREAU DE.«_LA TRIBUNE DVI GILANT?\u201d INCLINÉ \u2014 AJUSTABLE (Breveté Can.et E.U,) HIGH Faplche les poules US (le manger les œufs, Mad Simple \u2014Sar\u2014 Durable Pas de ressoris=les œufs tie peuvent se J casses\u2014le plan inctie M né les fait tomber danste bas du nid.12:m- 8 pêche lesinseeteset les parasites.Demane M8 clez-le À votre marchand ou écrivez à L, BP.Morin, Inventeur ct Mauufncturier, Bl 1550 eSt-Atitoine, St-Hyacinthe, Que.MO Prix 450.chaque.On demande des agents.4 prop ECORI LE ROSAIRE ET LES AUTRES DEVOTIONS DOMINICAINES REVUE MENSUELLE publiée par LES PÈRES DOMINICAINS' du Couvent de Saint-Hyacinthe (32 pages avec alwstratrons ) ABONNEMEN: - - $100PARAN GE, L.N.TRUDEAU DENTISTE, 102 Tue MONDOIS, ST-HYAOCINTHE.Dentiers ae vouves sortes taits sur] com mandes.Prix modérés.DENTS EXTRAITES SANS DOULEUR psr un nouvean procédé.Le \u2014 arlin 2 Cal.High-PressuroSmoksicss Dindes, le couple.$ @ IN.MODEL 1898 oules, \u201coo.80 90 are prepa Poulets, « T5 85 Enr full feet oral 65 Pi \u201c« 15 18 Dor the new 132 Où ber HIGH igeons, ve >r the pew 3 er HIGH Perdrix, \u201c« .00 00 Ve OPA a ev Tass Blé.for an American arm wiih he ea iz giminot.81 00 @1 26 TE aay Sadly an wo, ecinde © .EB ATother great advantage ia shat Avoine, POPP 32 35 the barrels sro bored sn rifed(but Sarrazin, \u201c .50 55 3 toe = pulse 32-40 Ruin: onc rors .Ot iole « SO BIC Bad rude ardent baies | ss se sa ory veolen! 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est sans reproches.Nous le recommandons aux amateurs de bonne littérature, qui y prendront certainement un grand «intérêt.Ceux de nos lecteurs qui s'inté- \u2018.Tessent aux.inventions, brevets, patentes, ete., feraient bien de se pro- eurer un petit livre qui vient d'être \u2018publié par MM.Marion & Marion, Jagénieurs conseils en matière de \u2018propriété industriello à Montréal.Ce livret contient une foule de ren- \u2018seignement de la plus haute impor- .Kance pour les inventeurs, ot bien - qu lil-soit rédigé en langue anglaire, J nous croyons.qu'il serait utile à bon bic de nid cctours.Pris : 10] \u2014Mlle Georgianna Charbonneau, de Montréal, est en promenade à St-Hyacinthe.Blancs de listes des électeurs pour l\u2019Assemblée Législative À vendre à ce bureau.Le Rév.Père Rondot, curé de Notre Dame de St-Hyacinthe, est parti pour New-York où il doit prêcher les stations du carôme à l'église St-Vincent de Paul, La grande statue du Sacré-Cœur, que Mgr de St-Hyacinthe a béni la semaine dernière, pour le collège de co nom, à été installéo dans la niche de ln façade, par M.Hallé.Messieurs Paquet et Godbout, entrepreneurs de cette ville, viennent de signer un contrat, ge montant à plus de $43,000, avec les Sceurs de Jésus-Marie, de Montréal, pour les ouvrages en bois, dans la grande bâtisse qu\u2019elles font construire à Westmount.Vendredi dernier, un commencement d'incendie s'est déclaré dans la boutique de la Cie Bertrand, en cette ville.Les pompiers ont été appelés et ont éteint ce commencement d\u2019in- condie avec un extincteur chimique suns couser de dommages Lundi soir, deux individus, un peu éméchés, se sont permis de fai- ro du tapage duns les Salles de Bazar.Ils ont été arrêtés et mis sous vorrou.Mardi matin le Recorder con- dampait le plus tapagear & $19.25 d'amende et frais ou deux mois à l\u2019ombre et l\u2019autre à 312.50 ou deux mois, Le Pionnier est reparu samedi, à Montréal, sous lu direction de M.Amiédée Denault, avec la colla- Loration d'un comité.Le Pionnier paraîtra au milieu de la eemaine.Ses bureaux sont chambre 17, No 1598, rue Notre- Dame.Voici,le sommaire de la revue Le Rosaire, pour le mois de Mars : Gravure : St-Thomas d'Aquin, docteur, (R.P.Chardon.) Texte : Lo 25e anniversaire du couronnement de Léon XIII.B Hymnes à St-Joseph, (Prato.) Le Rosaire dans les missions Dominicaines du Tonkin, (suite) R.P.Cothonay.Un martyr doiminicain en Floride, (R.P.Couët.) Les Dominicains aux Philippines, (Analecta.) Les Périls de l'Eglise de France, (tin), Mer Luçon.Varia\u2014Chronique\u2014 Bibliographie.Calendrier.\u2014Prédications.\u2014 Recommandations.Grand choix d\u2019étoffes nouvelles pour costumes de printemps chez TRAHAN & McNuLrY, Enseigne de la Boule Rouge.*.> La maîtresse, Mari ie, quelle est cette lettre que j'écris sur le tableau ?Marie \u2014 Sais pas La maîtresse.\u2014 Allons, allons ! Qu'est-ce que tes parents boivent le soir en mangeant ?Marie.\u2014De la bidre.** A Louer Le logement oceupé par M.Joseph Guérin dans la maison appartenant\u201d à l'Honorable B.de La- Bruère, rue Girouard, on face de la rivière Yamaska.Electricité et fournaise à eau chaude, bain, etc.Pour conditions, s'adresser à M.Louis Lussier, avocat, où à M.P.E.de : \u2018Labruère, cultivateur.Possession: au premier mai, Afs.oe LA TRIBUNE Academie Girovard Nous sommes très heureux au- jourd\u2019hui de porter à votre connaissance le résultat général de la revue mensuelle qui s\u2019est faite duns le courant de la semaine dornière à l'Académie Girouard par le Rév, Frère Murcelin, directeur.Conformément à nos !plus vives abtentes, le résultat obtenu n été des plus brillants que nous ayons constatés jusqu'ici au cours decette année scolaire, Félicitons-nous done des succès de plus en plus heureux, qui couronnent nos efforts et noa peines, et, armons-nous d\u2019une ardeur toute nouvelle pour travailler plus ferme encore À la réalisation do l\u2019œuvre grandiose de l\u2019éducation chrétionne de l'enfant.Car, ne peut- on pas souhaiter ot obtenir mieux encore ?Nous n'en doutons point.Mais pour atteindre de plus près encore ce mec plus ultra ne fuu- drait-il pus de la part de tous ceux ceux qu: coopèrent à l\u2019œuvro de l'éducation des soins tout particu- Hiersdes attentions qui semblent être des minuties et de l\u2019uniformité dans les vues et les sentiments ?Ne faudrait-il pas de concert livrer une lutte acharnée à cette légéreté, à cette inconstance, à cet amour désordonné pour le jeu et les plaisirs qui amolissent le cœur et à co dé goût inconcevable pour l\u2019étude qui constituent lec fonds essontiel de l'enfant et forment de puissants obstacles à toute formation sérieuse ?Et si nous avions vraiment à cœur cetto noble tâche que do forces ne déploierions-nous pas, que d'industries ne mettrions-nous pas en œuvre pour la réaliser ?Veillons done non seulement à es que nos enfants fréquentent régulièrement l\u2019école, mais à ce qu\u2019ils soient encore exacts nux heures déterminées pour les rentrées et les sorties.Ne comptons point pour minuties des retards de quelques minutes ; à la longue, cela constitue une perte de temps considérable et nous pouvons affirmer sans exagération aucune qu'une absence de plusieurs semaines ne saurait les entraver s1 grandement dans leurs progrès.Maitrisons aussi ce goilt passionné pour les plaisirs en les astreignant dès l'abord au devoir.Bientôt cette eontrainte se transformera en habitude ot sous peu nous aurons lu douce consolation de leur voir prendre pour devise : Le devoir avant le plaisir.\u201d Insinuons leur également sous forme de propos familiers les avantages de toute étude sérieuse et sensiblement ils aimeront ce qu'il y a de plus aimable suivant M.Do- mergue : \u201c La science et la vérité.\u201d De cette façon, leur \u2018esprit se meublera avantageusement, leur volonté s'affirmera dans le bien, leur cœur s\u2019ornera des plus solides vertus, en un not, ils deviendront des homimes utiles à eux-mêmes et à lours semblables, Nos espoirs seront alors complètement réalisés et nos efforts pleinement récomponsés.Que parents et maîtres se prêtent donc un mutuol appui dans cette grande œuvre et le succès en sera assuré.Voici maintenant les noms des élèves qui dans chaque cours respectif méritent des félicitations toutes particulières.Cour supérieur, lère division : MM.Euclide Guertin, 85// ; Horace Blanchard 82°.Cour supérieur, 2e division: MM.Ludger Bourbeau, 82 ; Rosario Dé- salliers, 80.Cours Commercial : MM.Hector Dumaine, 95; Eugène Vaquier, 94 ; Georges Borduas, 91.ler Cours : MM.Silva Gaudette, 93; Armand Allard; 91 ; Horace Pion, 88.2e Cours: MM.Prosper Lusi- gnun, 84 ; Joseph Piette, 81 ; méo Archambault, 81.3e Cours : MM.Ernest Dion, 90 ; Roméo Poirier, 89 ; Emile Cadotte, 89, 4e Cours: MM.Hormisdas Charron, 95; Ernest Brodeur, 82 ; Albany Robert, 81.5e Cours: MM.Armand Le- moine, 93; Henri Larivière, 91 ; Wilfrid St-Jeau, 91.Ge Cours: MM.Maurice Lefeb- vre, 92 ; Ovila Chaput, 92 ; Esdras Renaud, 91.7e Cours : Ovide Robitaille, 92 ; Wilfrid Philie, 90 ; Napoléon Mé- nard, 82.Ro- oat.LE BAZAR Notre bazar annuel donné au profit de l'Hôpital, et dont l\u2019ouvor- ture a eu lieu jeudi le 19, s'est ter- tniné mardi soir.Jamais un tel succès n\u2019a couronné cette belle œuvre de charité.Les recettes ont été de $3,225.00, Mais, aussi il faut voir comme tous se sont donné la main pour amener ce maguitiqne résultat.Les dues de charité se sont montrées d\u2019un dévouument, d\u2019une abnégution à toute épreuve.Le public lui, à su montrer jusqu'à quel point il savait ouvrir la main eb le cœur pour aider ceux qui souffront.D'abord à l\u2019entrée de l'Hôpital c'est une bouseulade continuelle ; on se marcho sur les pieds, on se pousse, on grimpe péniblement, une à une, les marches du grand es- talior ; enfin, on arrive à lu salle, essouffié, échevelé, le chapeau bossué, les habits froissés.Mais qu'est-ce que cela ?rien du tout ; la gaité ne tarit pas et on rit de plus belle.Nous voici dans lu salle.Spacieu- so, éblouissante de lumière, garnie de décorations artistement disposées, avec ses tables chargées à vrouler d\u2019objets d'un luxe cb d'une richesse inouïe, elle présente un coup d\u2019œil marnifique.À une extrémité, la scène où l'on a su si bien nous distraire par des exercices, des danses gracieuses, des chansons et des déclamations.Qu'on nous permette en passant d'adresser nos remerciemonts et nos louanges bien mérités à Mado- moiselle Marie-Louise Larivière, qui a su rendre avec un charme particulier ct un rare talent la belle poé sio: Lu Rungon des Buisers ; à Messieurs J Roy, avocat, A.O.Ron- deuu, E E.D, ct Lemaire St-Ger- tnain, qui, par leurs chansons out captivé leur auditoire ; aux potits orphelins toujours si sympathiques ot si bion exercés; aux fillettes gentiment drapées duns les couleurs nationales et si gracieuses dans leur dapse aux effets féeriques, cette dorniére orgnnisée par Mlle Henriette Mignault; enfin, aux Enfants de Marie, aux inessieurs de lu Société Philtharmonique, de 'Orphéon eb de Vorchestre, qui surent char- ner tout le monde nec leurs chasurs mélodieux et leurs morceaux rendus avec un brio et une exécution remarquable.À l\u2019autre extrémité, la rnlle du banquet, où les tables chargées de mets délicieux étaient entourées chaque soir de gais convives et où la plus franche cordialité ne cossait de régner.Duns la salle du bazar l\u2019animation est extrême.Bambins à la mine éveillée, montrant leurs petites dents de nacre et riant de ce frais petit rire porlé qui vous va droit au cœur ; jeunes gens à In figure ani- inée, so défendant tant bien que mal contre les attaques persévérantes de demoiselles qui connaissent leur puissance enchantoresse et qui savent très bien s'en servir.Allez donc refuser quelque chose à ces sirènes qui détruisent un à un, tous les arguments que votre imagination vous présente ! Jusqu\u2019aux vieillards qui, leurs belles figures épa- nouies sous un large sourire, trouvent le moyen de se frayer un passage au milieu de cette jeunesse impétueuse et bouillonnante qui leur rappelle les beaux jours d'autrefois, En un mot, tous ont compris la beauté, ln grandeur de donner, d'ouvrir largement lu main et de laisser tomber à flots sur lu misèré humaine le baume de la charité et de la consolation.Aussi ceux-là doivent-ils sentir dous leur cœur une joie, un bonheur ineffable, Qu'ils nous permettent, ces bienfaiteurs au dévouement inébranlnble ct qui se sont donné tant de peine et de futigues pour le succès de ce bazar, qu'ils nous permettent, dis-je, au nom de tous ceux qu'ils ont si bien secourus, de leur dire du fond de notre cœur eb avec toute la ferveur de notre âme : Merci! mille fois merci ! YLES D'YVRAY.NECROLOGIE M.ADÉLARD GIROUARD Il n\u2019est pas sur terre de spectacle comparable à celui do deux êtres liés par une uniou étroite et qui semblent avoir mutuellement échangé leur existence.Ue spectacle, il revêt un caractère de mystérieuse grandeur quand l\u2019anion se maintient jusque dans la mort.En deux mots nous truçons ainsi l\u2019histoire de Monsieur et Madame Adélard Girouard, de St-Thomas ¢\u2019Aquin.A peine avons-nous annoncé le départ de celle-ci pour un monde rneilleur, le 13 du courant, que nous enrégistrons le décès de son époux.Unis par l\u2019indissoluble lien du mariage, par une affection mutuelle de plus en plus vive qu\u2019augmentait encore leur commune adoration pour leurs enfants, unis enfin par la communauté des mêmes souffrances supportées en même temps, ils n\u2019ont pas vu leur destinée séparée par la mort : disparus à quelques jours de distance, côte à côte ils reposeront à l'ombre de la tnême croix, eavoloppés dans le même espace de torre sainte, en attendant que l'éternel réveil les appelle, In inxin dans la main, à la participation du même bonheur.Fidélité dans la vie, hdélité dans la mort : admirable unité qu'\u2019expliquent seals les impénétrables desseins de la Providence ! Monsieur Adélard Girouard, fils de Marcel Girouard et de Mathilde Dufault, époux de Emilie Proulx, était né à St-Ours.Marchand à St- Thomas d'Aquin depuis la fondation de ln paroisse, il à été emporté hier le 18, par la phtisie, cing jours après son épouse et sous les coups du inême mal, à l'âge de 38 ans eb 8 mois.Toute l'existence de Monsieur Girouard fut marquée par son application à ses devoirs de citoyen et de chrétien.Son urbanité par£aite, son incessante activité, lu prudence de ses conseils et ln fermeté de sa conduite, surtout dans les difficultés qu\u2019engendra l\u2019organisation de la paroisse, lui avaient conquis l'estime eb l'admiration communes, Aussi tous les fidèles de St-Thomas ont-ils compati umoureusement à des maux capables d'affliger tout autre que ce solide chrétien, toujours soumis à ln main de Dieu, même quand elle le frappait dans ses plus intimes affections.La mort leur enlève un homme de bien, vé- rituble sujet d'éditication pour chacun d'eux, & ses dernidres heures surtout do souffrances aigiies supportées avec une résignation héroïque.Monsieur Girouard laisse après lui doux frères : l\u2019un au noviciat des Pères Jésuites, Montréal, l'autre à ln maison des Pères Blancs d'Afrique, Québec.Le service, vendredi le 20,0 été chanté dans l\u2019église de St-Thomns d'Aquin, par le beau-frère du défunt, l\u2019abbé Louis LA TRIBUNE EE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 5 Théophile Proulx, du Séminaire de St-Hyacinthe, assisté comme naguère des abbés Pratte ot Dubreuil.Au juste qui nous quitte nous souhaitons la couronne promise par le Maitre & ceux qui auront fidèlement observé la loi ; daigno sn famille se reposer aux consolntions précieuses de la fui ! R.LP, 19 février 1903.AUTOUR DE NOUS (Spécial 4 La TRIBUNE) STE-HÉLÈNE, Mercredi des Cendres.\u2014 Rarement on demande à vioillir ; cupendant quand nous gre- lotions la semnine dernière, très peu d'entre nous devaient aimer cette température sibérienne et tout le monde de souhaiter lu fin de oes temps durs.Eh bien ! ça y est.Les gros froids, le carnaval, les Jours gras, les danses et les soirées, tout ça c'est du domaine passé-véen, Tout de même nous avons vieillis et nous entrons dans une vie nouvelle : celle de lu pénitence.Contre notre gré peut-être il faut Dous souvenir de nos fins dernières, Memento, homo ! Pour être moins apparente que celle de nos vieux, la mortification est encore prutiquée de nos jours.On va s'agenouiller pour recevoir les Cendres bénites.Pour regretter ses [autes et reconnaître la petitesse des vanités humaines, Cette fête porterait l'empreinte d\u2019une grande tristesse si elle n\u2019était l'indice d'une future résurrection.Sept semaines de carême encore un peu adonei cette année 4 raison des constitutions tou jours affaiblies et ce sera le printemps pour de bon avec ses belles journées d\u2019un soleil bienfaisant.Commie Lenucoup de nos gens sont allées au bazar d'Upton, à Montréal, et chez les cinq nouveaux mariés do St-Huges, nos nouvelles locales sont rares, alors profitons-en pour continuer à citer les hauts faits des héros dont nous avons commencé l\u2019histoire.Les soucis de toute sorte ne man - Quaiont pus au marquis de Benu- harnois, le jronverneur (le ees teinps éloignés \u2014 1725 \u2014 munis cet intrépide Canadien et ceux de son entourage étaient de la trempe des forts et an lieu de se laigser aller au découragement, ils travaillaient à la conquête pacifique de tont l\u2019immense Nord-Ouest par les explorations et les découvertes des LaVé- reudrye et autres, Déjà un parent de Lemoyne d\u2019I- bervillo-Lesueur venu avec lui à la Louisiane, avait remonté le Mississipi et pénétré chez les Sioux.Arrivé au Loc Supérieur il y avait découvert des veines de cuivre dont il avait rapporté des échantillons, Ces gisements sont d\u2019une grande richesse.Un autre coureur des bois, du Luth, se rendit par le Saint- Laurent ct les grands Ines dans les plaines de l\u2019Ouest.Il fonda un pos- to qui porte encore son non.Il en revint après nvoir délivré de l\u2019esclavage le pèro Henuepin ot deux autres frangais prisonniers des Sioux.M.de Beauharnois estima qu\u2019il était néeessaire d\u2019achever de ce côté les découvertes des Français et, de parvenir jusqu\u2019à la mer qui troyait-on alors, ne devait pas être éloignéo dos plaines parcourues par les sanvages.L'homme choisi pour mener à bien cetto entreprise fut Pierre Gauthier de Varenne de La- Vérendrye.Brillant officier, c'était un esprit énergique épris d'aventures et de voyages.De LuVérendrye était commandeur ay lac Nipigon lorsqu'il fut chargé de roconuaitie les pays de l'Ouest jusqu'à ln mer.Ses lieutenants furent ses trois fils, son neveu LaJemmeraie, Marin et LeGardeur de St-Pierre., Après avoir remonté les lacs et pris à Michillituakinac le père Mes- 8 yger, compagnon des martyrs Lal- teurs longèrent le nord du lac Su- conduite de LuJemmernie, neveu de Mde d'Youville, lu fondatrice de l\u2019Hôtel-Dieu, alln établir un fortau lac la Pluie, Rien de triste et de désolé comme la région solitaire au milieu do laquelle ce luc se développe.Des marnis, peu de végétation, des arbres rabongris, et au- dessus de tout cela «les rochers nus de quatre à cinq cents pieds de haut.C'est lo désert avec ses impo- snntes sévérités, mais un peu plus loin In scène change et la vallée de la rivière réserve au voyageur d'éclatantes compensations.Là, point.de portages, point de rapides ; un cours d\u2019eau magnifique de plus de cent milles se déroule bordé de frênes, d'ormes, de peupliers et de vieux chênes, tout enlacés de plantes grimpantes ou de convolvulus en fleurs.Ailleurs, ce sont de grandes prairies verdoyantes où l'on aperçoit les débris d\u2019un campement indien.Des millious d\u2019oisenux peuplent cette vallée splendile, qu'on ne quitte qu'à regret pour s'engager sur ls nappe verdâtre du lac des Bois.Ce long voyage en canots avait pris toute In suison et LaVérendrye fut obligé d\u2019hiverner à Kawanisti- goga.Au mois de novembre sui vant nos explorateurs étaient rendus au Inc des Bois.Au printemps de 1734 LuVérendrye tils alla s'établir au fort Mamepas pour y faire la truite avec les sauvages Assini- boines.Sous ses yeux surpris se dé- roulnicnt alors les vues les plus grandioses, A In sortie du lac Win- nipey le paysage prend un aspect sévère, les rochers se dopouillent, et c'est au milieu d'un véritable chuos, par mille bras enchevêtr a dans tous les sens que s'engouffrent les auux.Elles s'enenissent de plus en plus à mesure que la vallée se rétrécit ; elles se heurtent, so brisent, se précipitent en cataractes de trois cents cinquante pieds de haut, tun.tôt d\u2019un vert émeraude, tantôt blanches d'écume, rompnnt seules par leur mugissement l\u2019éternol silence de cetto solitude.Spectacle merveilleux qu\u2019on sent et qu'on ne peut rendre, qui échappe à toute description et qu'aucun pinceau ne saurait reproduire, quand les premiers rayons du soleil viennent iri- sor l'écume fumante et colorer les linutes cimes, tandis que le gouffre reste dans l'obscurité ; ou bien quand, par une belle nuit, la lune, dominant la scène, argento de sa pâle clarté les mille remous de la rivière \u2014H.Gay.D'autres ports furent ensuite créés, gugnant constamment aun nord ouest, les LaVérendrye prenaient ninsi possession de ln contrée par une chaine de postes destinés à les protdger contro les attaques toujours à craindre des sauvages, et à servir de rendez-vous de traite.Ils traversèrent le lac Dauphin et celui des Cignes, reconnurent ln rivière des Biches et le lao Winnipeg, Ils remontérent ln riviere Suskatche- wan, élevérent le fort Dauphin, de ln Reine, Bourbon et le fort Rouge En 1738, ils parvenaient chez les Mandanes sur le haut Missouri dont ils remontuient le cours en 1742 jusyu'à In rivière Yellowstone ; enlin, le Ler janvier 1743, les La- Verendry arrivaient au pied des Montagnes-Rocheuses.Ainsi se résume l\u2019œuvre de ces intrépides pionniers.Nous donnerons plus tard les détails de ces in- terminnbles voyages a travers des contrées qu'ancun blanc n'avait visitées avant eux.GUSTAVE, \u2014_- Montréal, 24.\u2014 Le Révd Frère Servilien, des Frères des Ecoles Chrétionnes, est décédé hier matin, à la suite d'une courte maladie.Charles Pothier était son nom de famille.Il naquit en 1840, à Yas machiche.Il reçut son éducation chez les Frères des Ecoles Chrés tiennes et se sentant lui-même deg attraits pour l\u2019enseignement, il se dévoua peudant 48 ans à ce noble labeur, Il fut tour à tour directeür : à l'Islot, la Baie-du-Febvro, Troïss Rivières eb à Ste-Cunégondé: de Montréal.Il était l'oncle de.I'Hon, Aram.Ja Pothier, ex-lieutenant-ge \"goùv ern Fasur.du Rhode-Islañd, 5 + \u201cETATS-UNIS _ New-Bedford, 20\u2014La maison de \u2018Cassemir Rocha (Casimir Rochon) à été ravagée par le feu hier et deux cnfants, Casimir J., âgé de 4 bis, et Cowline, Agée de 6 nns, ont \u201ché brûlés vifs.a + - * » Une collecte de 5 cents sera.faite dens le diocèse de Portland afin de permettre d'ériger un monument à la mémoire de feu Mgr James À.Healey, évêque de ce diocèse.C'était le deuxième évêque dans le diocèse.\"ow Newark, N.J, 19.\u2014Neut éco- \u2018Hors ont été tués ce matin dans un tramway qui a été frappé par un train du Delaware, Lackawanna et Western, au passage à niveau de Yavenue Clifton.Quinze autres ont Feçu des blessures dont plusieurs succomberont.+ # » À New-York, Joseph Tino.âgé de huit ans, et son frère John, âgé de neuf ans, en jouant chez eux autour d'un poêle, ont fait tomber Une cafetière remplio d\u2019eau bouil- \u201cVente, qui s'est répandue sur eux, \"Les deux enfants ont été transportés à l\u2019hôpital où ils sont morts de leurs brûlures.» Tacoma, Wash, 20\u2014Les officiers fédéraux de la rivière Yukon confirment lu nouvelle d\u2019une grève des mineurs deila vallée de Tanama.Doux mille mineurs sont partis de ame, Dawson et Eaglo et Rampart.On craint qu\u2019un grand nombre d'entre ceux ne périssent vu \u2018ue la plupart n\u2019ont avec eux jue justo le quantité de produits alimentaires nécessaires et que In saison esb très rigoureuse.> + Middleton, Gord., 23.\u2014 John M.Thomburg, & tué, samedi, toute sa famille qui se composait de quatro personnes.Thornburg était un fer- imier très riche qui demeurait à eix milles d'ici.\u2018Depuis quelques mois én s'apercevait qu\u2019il n'avait pas toute sa raison ; mais on ne croyait pas qu\u2019il était nécessaire de l\u2019interner dans un asile.Il devint furieux hier, tua sa femme et ses deux enfants et ensuite se suicida.=r New-York, 24.\u2014 Mlle Kate De- thon, âgée de 21 ans, vient de se donner la mort en absorbant le éontenu d\u2019une note d'acide phénique.Ce suicide est entouré de mys- $tres et on se perd en conjectures sur les causes qui ont pu pousser \u2018Mlle Kato Dethon à commettre cet acte de désespoir.Mlle Dethon, qui vivait avec sa *- Mère et sa grand'mère, possédait Une fortune personnelle de S20,000.LR J » Malone, N: Y., 19\u2014William La.berge, un violoniste de cette ville, & été tellement gelé pendant la nuit de lundi à mardi qu'il est mort mardi soir.Laberge est tombé malade en .jouant du violon dans un bal et d'est fait reconduire chez son fils, mais on l'a lnissé sur la galerie où Îl& perdu connaissance avant de pouvoir réveiller lu famille.Le lendemain matin son fils l'a trouvé Risant & sa porte.we Washington, 24.~ On dit que le Bénateur Cullon ne regarde pas domme sérieuses les plaintes du Cu- nada, à -propos du choix des séna- Yours Lodge et Turner, comme arbitres dans la question de l'Alaska.\u201c Quelle raison y aurait-il, do- mande le sénateur [Cullon, pour - B'opposer au choix de MM.Turner \u2018eb'Lodge ?Il est certain qu\u2019ils agi- font avec impartialité comme com- -Me commissaires, tout autant que les-arbitres britanniques, sans con- = (id6é6F s\u2019il sont \u2018du.Canada \u2018ourdes Etats-Unis, n'ayant en vue qu\u2019une chose : la justice.* Le gouvernement des Etats- Unis a un droit indéninble à choisir les représentants qu\u2019il voudra.Ou ue peut raisonnablement pas s'attendre à ce que les objections apportées par lo Canuda puissent empêcher les senateurs Lodge et Turner de faire partie \u2018do Ia commission, car ce sont deux hommes éminemment qualifiés pour la chose, \u201c Les Etats-Unis ne prétendent pas régler le choix des délégués britanniques; pourquoi le Canada aurait-il In prétention de réwler le choix des délégués deg Etats-Unis ?Voilà où en sont les choses.Mais l'avenir nous réserve sans doute encore beaucoup de complications, - .Les a tous supplantés Le BAUME RHUMAL par son efficacité, a supplanté tous les remades préconisés jusqu\u2019à ce jour pour le traitement des affections do la gorge et des poumons.Dans toutes les pharmacies, 25 cts la bouteille, Europe Londres.\u2014M, J.G.Colmer, secrétaire du haut commissaire du Canada, à donné sa démission dans le but de devenir associé de la maison Contes, Fils & Cie, do Londres.On pense que lord Strathcona donnera aussi sa démission prochainement, \u201c+ L'Hon.Edward Blake a accepté d'agiv comme procureur du gouvernement Canadien devant la Commission d'arbitrage de l'Alaska.Les réclainations des deux parties en cause devront être présentées d'ici au 24 mars.Le tribunal siége- ru i Londres.« *# Barcelone, Espagne, 19.\u2014 Les journaux publient le compte-rendu d'une assemblée d\u2019anarchistes au cours de laquelle un ingénieur allemand, parti depuis pour I'Angleterre, à déclaré qu\u2019il s'était engagé à commettre un attentat contre la vie de l\u2019empereur d'Allemagne.x Londres, 19\u2014Le texte du traité relatif à la frontière de l'Alaska, entre les Etats-Unis et la Grande- Bretagne, & été publié hier.\u2014Il est plus que probablo que le gouvernement impérial accordera au Canada deux juristes cunadiens dans la commission de l\u2019Alaska.hd + Les débats aux Communes d\u2019Angleterre sont de plus en plus avi- més, La majorité du gouvernement qui est en réalité de 125, est tom- Lée successivement à 51 et à 38.Il s'agissait d\u2019une critique de la politique du gouvernement pendant la guerre d'Afrique.Lr Londres, 24\u2014A la Chambre des Communes anglaisos, à la séance d'hier M.Austin Chamberlain, parlant au nom de son père, l\u2019honorable ministre des colonies, qui voyage actuellement dans l\u2019Afrique du Sud, annoncé à la députation que les membres anglais de la eommis- sion de l\u2019Alasks seront choisis après consultation avec le gouvernement canadien.* + Sa Majesté la reine Alexandra vient d'adresser à ;Madame Albani un superbe portrait pris avec la toilotte royale qu\u2019elle portait lors du couronnement, comme souvenir de reconnaissance pour l'amabilité de la grande cantatrice qui a bien voulu chanter l'hymne national et le Home sweet Home, à la réception donnée par Sa Majesté, à Guildhall, à Londres.j - LA IRIBUNk Sureté pour les petits LES MÈRES DOIVENT EXERCER UNE ë GRANDE ATTENTION A CHOISIR LES ; REMÈDES POUR LES ENFANTS.Chaque petit a besoin d\u2019un remède à un certain temps, ef les Tuères ne peuvent être trop soigneuses à faire un choix: Les préparations dites \u201c calmant \u201d contiennent invariablement des opiuts et d'autres drogues dangereuses, Sans doute la meilleure et la plus sûre médceine pour Jes jeunes est \u201c Les Tablettes Baby's Own.Elles sont 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usage À St.Byacinthe et dans lodistriot, et donnent pleine satisfaction.Les prix sont plus bas que ceux \"de nimporte quelle autre maison.Pour informations, écrivez à A.DENTS, \u201cLA TRIBUNE Agent vourle district de St-Hyacinthe DÉFENSE D'AVANCER.\u2014 Je donne avis, par le présent, que je ne serai responsable pour aucune dette contractéo en mon nom, par qui que ce soit, sans une autorisation écrite de ma part, LÉONARD VANDAL.St-Simon, 17 février 1903.LA TRIBUNE est publiée et imprimée par À Denis, domicilié en les cité et district de St-Hyac nthe, Ce journal estimprimé coin des rues Mondor ct William, £i é de St Hyacinthe 08 205777 D V0 Visite Doté Duras mel vou To Cure a Cold in One Day Take Laxative Bromo Quinine Tablets.Seven Million boxes soid in past 12 months, This signature, CE Dono Pme tre LA TRIBÜNÉ \u2014 rt + FEUILLE rON 0Ù Der RIT Entre le père et la fille pendant le trajet de Nogent à l'hôtel de l'avenue de Friedland, pas un mot ne fut prononcé.Bertignolles était dans une prostration complète.l'ous deux rentrèrent à l'hôtel sans s'être adressé ia parole, Quelques jours se passèrent.Et un matin, Bertignolles, revenant à sa première résolution, demanda à Jenny : \u2014\u2014Mon enfant, as-tu réfléchi ?\u2014À quoi, mon père ?dit-elle.\u2014À ce que je t'ai demundé l\u2019autre jour.N'oublie pas que mon intention est de retourner cn Anmnéri- que.\u2014-Je ne l'oublie pas.\u2014Tu m'avais prié do to laisser un délai de quelques jours.Ces quelques jours sonj passés.Tu n'as plus aucune raison pour retarder Lotre départ, Y as-tu ponsé ?\u2014Pas eucore, \u2014Quelle est ton intention, fille ?\u2014Je ne veux pas maintenant quitter la France.\u2014 Pourquoi ?\u2014Plus tard, père.\u2014Mais In eause de ce retard ?Pourquoi différer ?\u2014Encore quelques jours.peu de patience., \u2014Et si je passais outre à cette inexplicable fantaisie ?\u2014Oh ! père, dit-elle relevant la têto, puisque je veux rester, vous n'auriez pas le courage de m'emmener contre ina voionté.Sous le calme de ses paroles, on sentait pourtant la résolution inébranlable.Aucune puissance au monde ne la forceruit de partir.ma .Un Quels étaient done les motifs qui la fujsaient rester 7 Quels étaient ses mystérieux desseins ?Elle profitu un jour d\u2019une absence de Bertignolles pour quitter l'hôtel.Dans l'avenue de Friedlund elle appela un fiacre, y monta et donna au cocher l'adresse de la rue Beaubourg.Les amours de Laurent et de.Marie-Rose, elle les connaissait maintenant, car elle avait interrogé Gaume, et Gaume avait tout dit.Elle savait ce qui s'était passé, que Morie avait voulu se sacrifier pour sauver la famille en péril, et qu\u2019elle s'était réfugiée loin de Laurent, dans une retraite ignorée de lui.C'était par Gaume également, nos lecteurs l'ont compris, qu'\u2019a- voient été convoqués, sous la signature et avcc l'approbation de Laurent, tous les membres de la famille de Soulaimes.Rue Beaubourg, on l\u2019introduisit dans le petit salon où, quelques semaines aupuravant, Gaume était venu arracher à Marie-Rose l'aveu de son amour.Elle avait demandé à parler à Marie-Rose.Presque aussitôt Marie entra, Elle ne rctint pas un geste de surprise on reconnaissant Jenny.Et elle resta sur le seuil, hésitante.Elle ne connaissait rien encore des graves évènements dont lu visite de Jenny était le résultat.Elle avait appris seulement, par les récits des journaux, que le matin du jour où Jenny devait se marier, alors que tout était prêt pour la cérémonie, un homme, amoureux de la jeune fille, était venu se tuer À ses pieds.Jenuy avait éprouvé Une émotion si violente qu\u2019elle avait été dangereusement malade.Et c'était tout._ Si, pourtant, un détail encorc, \u2018sans doute.un mot, un seul, qu\u2019elle avait reçu de Gaume.Et ce mot était celui-là : \u2014Espérez.\u2014 Mademoiselle, dit Jenny, doucement, vous rappelez-vous qu\u2019un jour, alors que vous étiez venue me donner mn leçon do pinno habituelle, je vous ai, en amie, interrogée sur vos pensées intimes, sur votre cœur ?\u2014Je me souviens, \u2014Mes réponses, les vôtres, les détails que ju vous donnais, ceux que j'entendais de votre bouche, concordnient si bien quo cela nous frappa \u2014Oui, tit Marie, et jo fus même d'autant plus troublée que vous ne m'avez point eaché le nom de celui que vous aimiez.\u2014 C'est vrai.J'étais si heureuse d'aimer.l'espérance était si grande en moi.Il ne me semblait pas que le malheur fut possible.\u2014Le malheur ?\u2014Ne suvez-vous rien ?\u2014Je ne sais qu\u2019une seule chose, mademoiselle, c'est que Laurent vous aime puisqu\u2019il vous épouse ot qu\u2019une catastrophe seule un retardé votre mariage, retardé eculement.\u2014Hélas ! Laurent ne w\u2019aime pas, mon maringe est impossible.\u2014 Mademoiselle ! \u2014Oui, je comprends votre joie Oh ! je ne vous cn garde pus run- cune.N'est-ce pas tout naturel?Laurent vous aime, j'ai voulu venir vous l'apprendre, car je sais, Marie, pourquoi vous vous êtes si noblement sacrifiée, Elle passa la main sur ses yeux, brouillés de larmes.\u2014 II faut bien que vous l'uimiez plus que moi, car l'aimant comme je l\u2019aime si l\u2019on était venu exiger de moi un pareil dévouement, jamais je n'eusse consenti, Je n\u2019en aurais pus brouvé le courage.Nous d'uimons pas de lu même façon, Et pourtant je croyais bien l'aimer.Elle reprit, après un instant : \u2014NMarie, j'ai été sans le savoir la causu de vos larmes.C'est moi qui vous ai fait souffrir.Je viens vous domander pardon.\u2014Oh ! Jenny ! Jenny ! dit Mn- rie-Rose, combattue entre la joie immense qu'clle éprouvait de retrouver celui qu\u2019elle croyait perdu pour elle et la profonde pitié que lui inspirait cette pauvre enfant.Ainsi, belle, riche, séduisante et pardessus tout cela douce et bonne, elle n'avait pas été aimée de Laurent ! \u2014Coume vous avez raison de l\u2019aimer, Marie, et comme vous allez être heureuse, car vous vous maric- rez bientôt, certainement, puisque maintenant il n\u2019existe plus d\u2019obsta ele à votre bonheur, Oui, Marie, j'envie votre sort.\u2018 Oh ! comme je comprends tout maintenant.Que de fois j'ai voulu pénétrer jusqu\u2019à ce cœur qui restait fermé malgré tout, malgré mes supplications, tnes tendresses ! Que de fois j'ui vu sa pensée absente, alors, que pourtant j'étais, moi, auprès do lui ! II rêvait à vous ! Moi, je lui parlais, je lui ouvrais mon âme tout entière, je me livrais et ne lui cachais rien de mon amour.Lui m\u2019écoutait d\u2019une oreille distraite, mo répondait d\u2019un sourire contraint.Et quand je le pressais.alors que j'aurais voulu entendre de lui ce seul mot pour lequel je lui donnais ma vie : \u201c Je t'aime,\u201d il refusait, se taisait, détournait les youx ou me disait quelques vaguas paroles de protestations.Oui, oui, je comprends tout, je comprends tout.Il ne m'aimait pas et il vousaimait.Il ne m'épousait que contraint, comme vous, et pour épargner à sa famille une honte imméritée.Et sa droiture l'empêchait de me tromper en me disant qu\u2019il m'aimait! Mon Dieu ! mon Dieu ! \u2014Jenny |! vous êtes si belle et si riche, vous avez tant de moyens d'être heureuse.Ne vous désolez pas, Ne perdez pas courage.Bien vite, vous oublierez, \u2014L'uuriez-vous oublié, vous, Marie ?\u2014Vous retrouverez le bonheur autre part.Vous seree niméo.\u2014Ce bonheur perdu, {it il né de nouveau pour vous, venant d\u2019un autre?Et d'un autre cussiez-vous accepté l'annour ?Mrrie-Rose ne répondnit pas.Elle sentait que Jenuy avait raison.Cela était snns remède pour Jenny comme cela eût été sans ro- mède pour elle.\u2014Adieu, Marie, soyez heurense, \u2014Adicu, Jenny, fit Marie, qui ne retenait plus ses larmes, Et tout coup, comme elles étnient l'une près de l\u2019autre, clles se tendirent ies bras ct s'étreignirent en sanglotant.Aucune haine dans le cœur si teudre (de Jenny ! Puis elle dit, d'une voix étouffée : \u2014Souvenez-vous de Jenuy quelquefois, dans votre bonheur.Dites- vous bien qu'aucune pensée inau- vaise n'est jumais entrée en ello, que c'est dion vrai qu\u2019elle désire votre bonheur.Dites-vous bion qu\u2019- elle désire vorre bonheur.Dites- vous bien que, moi, je ne vous oublierai jamais.Et elle ajouta d\u2019un ton singulier : \u2014Autant que je vivrai ! Puis clle se snuva, précipitam- went.A l'hôtel, isertignolles, prévenu de son dépurt, était très ularmé.Pourquoi cette sortie si matinale ?Quand il la vit, il ne retint pas un sanglot nerveux, ll avait cru à un grand malheur.\u2014dJenuny ! D'où viens-tu ?\u2014Je n\u2019ai pas à vous le cacher, mon père, je ne veux pas mentir.Je suis allée trouver Marie-Rose.\u2014Et tu lui as dit ?\u2014Que Luurent l\u2019aimait toujours et J\u2019épouserait bientôt.\u2018 il De nouveau les jours s'écoulèrent sans amener d'autres évènements.Une profunde tristesse régnait duns cet hôtel somptueux, empli jadis de tant de bonheurs, de tunt d\u2019es- pérauces ! L'hiver était passé, le printemps aussi.Quand vint l'été, auand les journées furent étouffintes, le inui- tre voulut emmener Jenny au bord de ln mer.\u2014Non, père, je veux rester à Paris.Cette obstination le surprenait, l\u2019effraynit aussi.Il ne parvenait pas à comprendre pourquoi sa fille tenait à ne point quitter Paris.Elle nttendait donc quelque évè- nement, toujours ?Sans cesse, à son esprit, le même point d'interrogation.Et il avait beau chercher, il ne trouvnit pas.Jenny, en effet, semblait indiffé- -rente à tout.Elle ne sortait pas de l\u2019hôtel.Elle passait toutes ses journées dans sa chambre.Cette jeune fille, si travailleuse autrefois, et qui junais, à l\u2019encontre de ces tempéraments de créoles si insoucinnts eb paresseux, n\u2019était une minute inactive, maintenant restait des licures, des après-midi tout entières à rêvasser, assise auprès de su fenêtre eutr'ouverte et regardant le lointain de l'avenue Elle sc levait très tard et se cou- chart de bonne heure.Elle essayait ainsi de remplir sa vie par le son.meil, atin que sa vie lui parut plus courte.Et cependant Bertignolles renaissait à l'espoir.Il craignait quelque acte de désespoir, uh suicide, Mnis si elle avait voulu se tuer, pourquoi eût-elle attendu si long- tomps?La catastrophe se serait produite le lendemain du jour où elle avait vu ses rêves onvolés, son bonheur perdu.A présent, il croyait pouvoir se rassurer.S'il-avait bien considéré sa fille, )- en certaines minutes où elle s'imu- ginait ôtre seule, il cùt été frappé par la ride profondo qui coupnit son front et qui trahissnit chez elle une prévceupation singulière.VI Il y avait en Jenny une idée fixe.Uno idée fixe autour de lu- quelle gravitait sa vie, en ce moment, pour laquelle seule lu jeune fille vivait.Mais quelle idée ?Vers le mois de juin, Jenny devint plus nerveuse.Son père, attentif, In trouvait aussi plus pâle, \u2014Tn ne souffres pus, mon en- font ¢ \u2014Non, père.\u2014Tu ue te sens pus malade ?Voici le mois de juillet, nous serions si bien au Lord de la mer.\"Toi qui adores nager, pourquoi refuses-tu ?\u2014Je n\u2019aime plus rien, père, jo me trouve bien ici, En secret, Jenny parcourait les journaux, Elle y cherchuit, dans les nouvelles parisiennes ct mon- duines, l\u2019unnonce du mariage de Luurent avee Marie- Rose.Muis comme il pouvait se faire que ce mariage cht lieu dans lu plus complète intimité et qu\u2019en raison même des seundales qui s'é- tuient produits, on évitât d'en parler, elle ne s'en rapportait pus seulement aux journaux.De temps en temps elle euvoyait à Nogent, duns le plus grand mys- tere, su femme de ehambre dévouée.Elle la chargeait de s'enquérir là- bas, autour de lu maison, des projets do In famille.C'est de cette façon que la pauvrette avait appris que Marie-Rose venait souvent à Nogent accompa- née de son oncle Velladier.Elle y pussnit lu journée ct repartait le soir pour Paris, Le mariage était done chose arrêtée.ll ne restuib plus pour elle qu'à connaître la date.Un jour, la femme de chambre revint en disant : \u2014 Mademoiselle, le jour est fixé, \u2014 Est-ce bientôt ?\u2014Dans quinze jours, le 8 juillet.\u2014 Vous en êtes bien certaine ?\u2014dJ'ai vu une lettre de faire part \u2014 Mon Dieu ! dit l'enfant, les inains appuyées sur son cœur et chancelant sous le coup comme si la nouvelle avait été imprévue.\u2014Mademoiselle ! tit lu domestique, effrayée.Mais déjà elle était remise, \u2014Le mariage religieux se fait à Nogent suns doute ?\u2014 Non, mademoiselle.en France, paraît-il, lu coutume est de célébrer le muriuge là où réside la jeune fille, \u2014A Puris, alors ?\u2014Oui, mademoiselle.\u2014A quelle église ?\u2014Lu finneée demeurant sur la rue Bouubourg, lu cérémonie aura lieu à l'église Saint-Paul, qui est rue Suint-Antoine.\u2014 Vous ne vous trompez pas ?\u2014Oh ! non, mademoiselle, j'ai lu et relu la lettre.\u2014À quelle heure, à l'église ?\u2014A midi, mademoiselle, \u2014Bien, merci.Et comme la femme de chambre allait sortir, elle lui dit : \u2014Jo vous prie de ne pas dire un mot à mon père.\u2014Oh ! mademoiselle peut être sûre de ma, discrétion, À partir de ce jour-là, Jenny parut plus calme, comme soulagéo d\u2019un poids qui l\u2019étouffait.On est toujours ainsi après les grandes résolutions prises.Elle attendait pa- ticmment le 8 juillet.Bertignolles, à cette époque-là, ne fut pas sans concevoir quelques- soupçons.Il avait appris le prochain mariage de Laurent.Et il s'était demandé : mariage que Jeniy a refusé \u2018de \u2014Ne serait ce pas à cause de ce |.per quitter Paris ?Mais le culme apparent de sa fille lc trompa.Même elle redeves nait presque suie.Après quoi, brusquement, ses doux youx sare rétaient sur son père et so rempliss saient de larmes, On eût dit que dans son regard il y avait une pitié.\u2014Nou, non, se disait Bertignols les, elle pense à Lnurent, à coup sûr, mais elle n\u2019est pas avertio de son mariage.Rien ve changen en elle jusqu\u2019à ce jour là Lu veille, le 7 juillet, pour mieux l'observer, Bertignolles passa la journée auprès d'elle, ne lu quittant pas.Elle fut calme connue d'habitude Le soir seulement, elle se plaignit d'un mal de têce.Elle étuit, depuis quelque temps, sujette à des ris graines assez fréquentes.Et comme Bertignolles s'inquiés tait : \u2014Oh ! père, soyez suns crainte, Cela ne dure jumais bien longs temps.Vous counaissez mon res mède, \u2014Oui, le sommeil.\u2014Je vais aller mo coucher tout de suite et je dormirai ou je restes roi au lit demain jusqu'à midi.Je suis sûre d'être guério à mon réveil surtout, père, si c'est vous qui ves nez me réveiller, \u2014Certes, avec joie, chère enfant, \u2014Bt si je suis bien, nous sortie rons, j'ai besoin de lumière et de soleil, nous irons à la campagne, \u2014Bicn volontiers, dit-il, pendant que ses yeux la remerciaient d\u2019un .regard chargé de reconnaissance, Elie répritna, sans qu\u2019il s'en aperçut, un sanglot qui lui venait aux lèvres.\u2014Eunbrassez-moi, père ! Il la baisa au front, frémissant, C'était le premier baiser, depuis bien longtemps.Est-ce qu'elle lui pardounait ?Et elle, comme si ces baisers avaient dû être les derniers : \u2014Encore une fois, père, encora une fois | \u2014Oh ! ma fille, ma Jenny, mon adorde ! Et il l'étreignit convulsivement, \u2014À demain, père, à demain ! \u2014A demain, mon enfant, \u2014Mais pas avant midi ?\u2014 Non, non, ne crains rien.Je te laisserai dormir.Et elle rentra dans son appartes ment, VII Elle referma la porte.Et derrière, la tête penchée, elle écouta son père qui s\u2019éloignait et rentrait chez lui Bertignolles, sans défiznce, ne se doutait de rien.Elle ne se coucha pas.Elle attens dit une heure encore, puis quand la nuit fut complètement venue, elle s\u2019habilla de noir, Elle réussit à sortir de l'hôtel, par la porte de service, sans éveil ler l\u2019attention.Ou du moins, si des domestiques l\u2019aperçurent et furent surpris, ils ne hasardèrent aucune observation.Dans la ruc, elle s\u2019éloigna très vite, essayant de faire perdre sa trace pour le cas où son père, averti, oût tonté de s'opposer à cette étrange fuite Mais personne ne la suivit.Elle finit par rencontrer une vois turo.\u2014Conduisez-moi à l\u2019église Sainta Paul, Le cocher parut hésiter.Et dane voix enrouée : \u2014L'église Saint-Paul?où prenez-vous cela, ma petite: dine, Je ne la sens pas, d'ici.\u2014Rue Saint-Antoine, \u2014Ah ! j'y suis.Et quand elle fut: installée, le; Ae cre s'ébraila.Rue .Saint-Antoine, devant \u2018la patite église, la \u2018Poivars cc.: Nao LY Jenny descendit, paya le cocher.Et ello resta seule.La grande porte.était ferméo comme d'habitude.Mais la porte de côté restait ouverte encore.Ello entra.; L'église étrit sombre et déserte.Elle alla se dissimuler dans un renfoncement devant l'autel de la Vierge, protégé à la fois par un pi- Mer voisin, par l'angle où elle se trouvait, par l'obscurité qui réguait là-et aussi pur ses vêtements de deuil qui ne pouvaient attirer l\u2019attention.Bientôt elle entendit un pas lent et discret et des chaises qui se remuaient.Un homme, le gaaristain, faisnit #à tournée du soir, s'assurant que personne n\u2019était resté là, avant de fermer les portes.Il passa tout près de Jenny sans la voir.Il disparut dens la.nef.Puis un sourd bruit, au loin, dont fut emplie l\u2019église, celui des portes qu\u2019on formait.Elle était cette fois seule, bien soule.Elle voulait assister au mariage de Laurent.Mais elle avait remar- Qué que son père lu surveilluit depuis quelques jours, paraissant se douter de quolque chose.Elle savait que pendant la matinée du lendemain il lui serait impossible de sortir sans être surprise.Voilà pourquoi tout d\u2019abord elle avait prié son pore de ne pas ln réveiller avant midi.Et voilà pourquoi aussi elle avait pris ln résolution de quatter l'hôtel la veille et de passer la nuit dans l'église.Ello resta la nuit tout on- tière en prières.Lo matin, l'aube qui se glissa par les vitraux de l\u2019église la trouva éveillée, mais si pâlo, si pâle, qu\u2019elle faisait pitié Et, quand ello comprit que le soleil se levait, elle dit : \u2014Enfin ! voici le jour! le dernier jour ! ! Les portes de l\u2019église se rouvri- tent.On ne la vit pas.Et comme des fidèles entrèrent presque aussitôt, êlle fut bientôt confondue avec eux Absorbée, elle ne regardait rien, Et pourtant chaque chose arrivait Jusqu'à son intuition.C'est ainsi que vers dix houres, soudain, elle 8e dressa brusquement en retonant tn cri d\u2019effroi.Tout était noir, devant elle, et au milieu de la grande nef s'élevait un catafalque.Un enterrement ! \u2014Mon Dieu ! mon Dieu! dit- êlle.Vous ne m'aurez rien épargné, Et le cercueil arriva lontement, pendant que les couronnes et les bouquets et tous les souvenirs fu- hôbres à un mort aimé s'empilaient autour du catafalque.Puis les chants si tristes ! Et de la place où elle se faisait petite, pour ne pas être remarquée, slle entendait aussi des sanglots d'enfant.C'était un père qui s\u2019en allait, un père adoré.Et ces sanglots lui retombaient sur le cœur.Il lui semblait qu\u2019elle assistait À son propre enterrement et que ce n'était pas l'enfant qui \u2018pleurait son père, mais le père qui pleurait sa fille.C'était un cauchemar.Enfin, la cérémonie se termina pourtant.Le cercueil, sur lequel tous ceux qui étaient là avaient jeté de l'onu hénite, fut enlevé.Tout le monde disparut.Alors, dans l'église déserte, brus- \u2018quement le décor changea.Des gens se hâtaient autour du catafal- - \u2018Que pendant que des ouvriers des pompes funèbres dressaient de lon- \u2018gues échelles le long des murs pour dépendre les noires draperies.Les cierges s'éteignaient, disparaissaient comme par enchantement, le cata- ; falque s'abaissait, s'effondrait, s'é- .Vanouissait, semblait rentrer sous Et autour du maître-autel d'autres ouvriers charrisient des fleurs .\u201cWdés plantes vertes, \u2018d'autres cierges s'allumaient, comme d\u2019une flam- te plus gaie, faisant briller les ors du tabernacle.Partout se déroulaient des tapis que fouleraient tout à l'heure, depuis les marches de l'église, devant la grande porte jusqu\u2019à son prie-Dieu devant le maître autel, les petits pieds chaussés de satin blanc de la douce Marie Rose.Mais il n'était que onze heures encore.Et le mariago était annoncé pour midi, Près d'elle, dans le baptistère, entrèrent des jeunes femines souriantes, portant un nouveau-né.Et les yeux mouillés de larmes, elle vit cela, aussi.En ce matin-là, la vie coulait devant elle, tout entière, dans son or- | be qui paraît immense, au premier jour, et si court, si resserré, au dernier.Elle avait vu la fin, tout à l'heure, passer devantelle.Et près d'elle dans ce buptistère, lu vio recommençait.Et elle allait voir, pour relier cette fin et ce commencement, pour les relier et les fuire renaître sans cesse, l'amour, l'amour éternel, l\u2019amour onvié, l'amour joyeux et puissant ! Et lentement, des hommes, d'antres femmes on grande toilette et des jeunes filles, surtout beaucoup de jeunes filles entrèrent pur la grande porte et s'installèrent sur les chuises.C'était le mariage, enfin, Le suisse était près de l'entrée de l\u2019église.Il y eut des roulemeuts de voitures subitement arrêtées là.C'étaient eux ! Son cœur tressaillit Elle devint très froide comme si tout son sang frénéreux s'était retiré de ses veines, Puis l'orgue salua l'entrée de Mario-Rose.Jenny se souleva, pencha ia têto dorrière lo pilier.Elle parvint à voir.Ah ! comme elle étuit bolle, Marie, dans sa robe blanche, comme elle resplendissait d'amour et de bonheur.Et lui, Laurent, semblait heureux aussi.Déjà, suns doute, Jenny était oubliée, très loin de leur esprit, très loin de leur cœur ! Ils vont prendre place dans les denx fauteuils qui leur sont réservés et la cérémonie commence.Jenny s'est assise.Et elle rêve, Et une étrange illusion se fait pou à peu dans son esprit.Ce n\u2019est pas Marie Rose qui est là devant le prêtre, avec ses vêtements de vierge et sa parure de fleurs chastes.C'est elle-même, c'est Jenny.C'est à elle quo s'adresse cette musique joyeuse et triomphante qui vient de l\u2019accueillir à son en- tréo dans l'église.Et ces regards de curiosité, d\u2019envie et d\u2019admiration qu'elle surprenait tout à l'heure, en montant vers l'autel, c\u2019est sur elle qu'ils convergeaient, A qui donc parle ce prêtre, d'une voix douco, à qui si ce n\u2019est à elle, lorsqu'il dit - \u201c Souvenez-vous que de vous et de vous seule dépond le bonheur de celui que vous avez choisi.Vous lui devez votro fidélité et votre amour.C'est à lui que vous devez rapporter tous vos nctes.que co soit sa pensée constante qui vous guide dans la vie heurouse dont les portes s'ouvrent devant vous.\u201d Et de là où elle est, la pauvre Jenny peut suivre les détails de cette cérémonie qui sont tous autant de blessures pour son cœur.Elie entend le prôtre adresser à Laurent et à Marie-Rose les questions d'usage.\u2019 \u2014Vous vous présentez pour contracter mariage en face de l'Eglise ?Marie-Rose répondait, avec Laurent : \u2014Oui, monsieur.Et Jenny aussi, disait oui, mentalement.\u2014 Le prêtre:poursuivait : IA TRIBUNE \u2014Vous présentez-vous ici avec une entière liberté et sans aucune contrainte ?\u2014Oui, monsieur ! Et le prêtre, au nom do l'Eglise, les unissait, rinsi que les avait unis le magistrat, uno heure auparavant au nom de la loi.Enfin, c'était tout.Les mariés se levaient ot lentement se dirigeaient vers la sacristie.Jenny se remit à genoux.Elle tira de sa poche un petit flacon, empli d\u2019une liqueur blanchâtre et le porta À ses lèvres.Elle le vida d'un trait, Elle fut secouée d\u2019un frisson violent.Ses membres se raidirent.Elle porta les mains à son cœur, en un spasme aigu, les yeux sortant de l'orbite, la bouche eutr'ouverte.Puis, tout à coup, elle s'affaissa.Mais les deux chaises la retinrent, et olle parut ainsi rester à gre- noux, la téte dans les mains.La sucristie sc vidait.De nouveau Laurent et Marie-Rose, sortant de la sacristie, traversèrent l'église.Et le cortège, pour passer dans la grande nef, fut obligé de défiler dovant Jenuy en deuil, sur laquelle pas un regard ne tomba.L'orgue reteutissait, comme une fanfare Et l\u2019église se vida, Le cortège était à peine sorti, l\u2019église était à peine vide que deux hommes se précipitaieut dans l'église, Ces deux hommes étaient Cau- me et Bertignolles, Gaume avait assisté au mariage.En sortant, tout à coup, il avait aperçu Bertignolles qui accourait, épordu.Il craignit une catastrophe, quelque tentative suprême et désespérée du maitre contre Lruront et contre Marie-Rose.Il quittu le cortège et suivit le père de Jenny.Celui-ci le reconnut tout de suite.\u2014Ma fille ! Ma fille | dit le mai- tre, fou, hugard, \u2014Mais Jenny n'est pas ici.Qu'y ferait-elle ?\u2014Elle n\u2019a pus couché dans sa chambre.Disparue, hier.Elle est ici, moi je vous dis qu'elle ne peut être qu'ici.\u2014Je vous assure.je ne l'ai pas vue.Bertignolles ne l\u2019écoute pas.Gaume ne veut pas le quitter.Et pareil à un insensé, le père parcourt l'église.\u2014Jenny ! Jenny ! Quelque chose dit à son cœur que sa fille est là, qu\u2019elle a voulu \u2018venir pour sc repaître les yeux de ce douloureux spectacle, et qu'elle ne peut être autre part.\u2014Jenny ! Jenny ! Et tout à coup il s'arrête.\u2014Lè, 1h! Cette femme en noir, quæ prie.Gaume, lui aussi, a tressailli.Dans l'obscurité de ce coin, il croit la reconnaître.En chancelant le mattre\u201ds'approche.Il se penche, il regarde.\u2014Jenny ! C\u2019est Jenny | Malheureuse enfant ! Mais Jenny ne répond pvs.Sa tête dans les mains reposant sur le prie-Dieu, lle semble, dans un autre monde, invoquer les êtres invisibles qui consolent.\u2014Jenny ! fait Gaume épouvanté Bertignolles la prend dans ses bras: Alors le mouvement fait perdre l'équilibre à la jeune fille Elle roule sur les dalles.Bertignolles la relève.Lau tête so balance, inerte, et le visage est d'un jaune do cire.pouls ne bat plus, le cœur généreux .| ne bat plus.Jenny, la douce fillette, est morte.Et quand il comprend, Berti- gnolles la repose doucement sur Le | Capital, $ 2,000,000, Banque j EasternTownships ETABLIE EN 1859 Fonds de réserve, $1,200,000, Actif au delà de Treize Millions 4 de Dollars, i $21 Agents dansles Cantons de Est pourles Jas.MACKINNON, Gérant général.Bureau principal, SHERBROOKE, P, Gouvernements deln l\u2019uissance et de la Province de Québec, Q.S.F.MonEy, inspecteur dessuceureales, SUCCURSALES : Sherbrooke, Qué.Richmond, Qué, Ormstown, Qué Montréal, © Granby, \u201c Windsor Mills, « Waterloo, ¢ Bedford, \u201c Sutton, \u201c Rock Islnd, « Huntingdon, \u201c St-Jean, te Cowansville, \u201c Magog, « Grand Forks, B.C, Conticook, © St.Hyacinthe Phenix, B.C Correspondants : Au CANADA= La Banque de Montréal.Etars-Uxis\u2014National Park Bank, New- York ; National Exchange, Bank, Boston ; LoNDRES-\u2014 National Bank of Scotland.mr une chaise près de laquelle Gaume s'agenouille, ne contenant pas son émotion, Et le maitre tout à coup se met dgrive : \u2014Savez-vous bien, tout de même que cela ferait nn joli conple, Laurent et Jenny ! Jenny et Laurent ! Et ne s'occupant plus ni de l\u2019agent, ni de sa filie, il dévale par l\u2019église, les bras en l'air, criant et rinut tout à la fois, en répétant Sans cesse : \u2014Laurent et Jenny ! Jenny et Laurent ! \u2014Puis, sur les marches même de l\u2019église, il chancelle.Il tombe, et il reste immobile.Ses lèvres essayent encore do prononcer des noms, 1nais u\u2019y parviennent point.On se précipite à son secours.Un médecin, par hasard, passe et le regarde : \u2014Apoplexie foudroyante ! Dans une heure, ce sera fini ! Là-bas, devant l'autel de la Vierge, entouré des gens accourus aux cris du maître, l\u2019agent pleure, sans se cacher, en regardant Jenny, dont la mort, déjà, raidit le corps si gracieux et si souple.Innocente et victime ! Il ne s'était pas trompé.FIN \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 OXYDONOR OXYDONOR est un instrument qui a ôté inventé spécialement pour y incorporer une loi de la nature découverte par le Docteur Hercule SANCHE.Cette loi nous donne un pouvoir absolu sur le ina- ladie, de quelque nature qu\u2019elle soit : rhumatisme, débilité nerveuse, névralgie, insomnie, grippe, bronchite, paralysie, etc.Rhumatisme, Afal de Tête et Fièvre Montréal, 29 mars 1898.DR SANCHE & ZIK, Meossicurr,\u2014Jo suis heurenx do vour certifier quo j'ai fait usage de votre Oxydonor * Victory \u201d dans ma famille avec los meilleurs résnitats.Jel'at asenyé tout dernièremont pour mon one faut qui souffrait du mal de dents.Il arrôte la flèvre avec une rapldite vraiment merveilloune.Je l'ai aussi employé pour le rhumatismo et le mal de tdtonveo un égal succès.Je crois réellement quto c\u2019est uno des découvertes los plus blonnantes de notre temps, VYotré tout dévoué, L.J.0.BEAUCHFEMIN, do Ia Librairie Beauchomin, Lid., 250, 258 ruo Saint-Paul, Oxydonor dure toute la vie, Il sert à toute la famille.Pour renseignements détaillés, écrivez à Dr H.Sanche & Co, 2268 rue Ste-Catherine, MONTRÉAL, QUE.| Bureaux à New-Vork, Détroit et Chicago.On peut Ra procurer OxYDONOR chez M.A.CONNELL, à St-Hyaciuthe.= BI Maska, 5 cts _° i Département d\u2019épargnes : Intérêts capitalieés 2 fois l\u2019an, ler Mai eb ler Novembre, J.LAFRAMBOIS F, grérant, A ST-HYACINTHE, Que.CHEMIN Les trains Inissent St-Hyacinthe tous les jours comme suit : C.P.R\u2014Allunt à St-Hugues, ete 12, 10 et 7.50 P.M, Allaut à Farnham,ete., 8.15 À M.cb 4.05 P.M.G.T.R.\u2014 Allant à Montréal, 5.25, 7.20, 11,45, À.M., 5.35 P.M.4 Allant à Acton, etc, 9.14 A.M, 5.35.9,20 P.M Local, G.T1, R., arrive à G,20 PM, I.C.R.\u2014Allant A Montréal, 43.9.14 À.M, 4.15, 8.45 P.M, Allant a Drummondville, 8.55, À.N., 1.15, 6.00, 1.10 P M L VUE UNDERWOON Æoriture Visiblo, Vitesso sans Bgale,) Alligremont Parfait, \u201c UNDERWOOD \u201d est ls seule machine dont l\u2019écriture est absolument visible du premier an dernier mot, Elle est vendue avec son Tabulaire, le seul pratiquo, et sans augmentation de prix, En vente au Bureau de La Tribune INSIGNES SUB RUBANS CELLULOID et METAL POUR Sociétés Religienses et de Bienfaisance CLRCLELS AMATEURS, ETC., ETC.S'adresser à Bunzav DE \u201c LA TRIBUNE\u201d, ST-HYACINTHE St-Ayacinte [lnsiné Historique de St-Hvacinthe (Frangaiset Anglais) Gintenant's~100 Gravares BN LITHOGRAPHIE | Des Edifices Publics, Religieux, Manufacturiers, Etc, de St-Hyacinthe PRIX \u201c5 Cts.En vente seulement au Bureau de CE JOURNAL "]
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