La Tribune : journal hebdomadaire, 13 novembre 1903, vendredi 13 novembre 1903
[" * Yor.16 JOURNAL HEBDOMADAIRE ST-HYACINTHE, Que, VENDREDI 13 NOVEMBRE 1903 RIBUNE No 28 LA TRIBUNE JOURNAL HEBDOMADAIRE PUBLIÉ A ST-HYACINTHE,P.Q ABONNEMENT Un dtt\u2026.\u2026.\u2026.#1.00 G MOIS.O0 ANNONCES 1ère Insertion (luligne) .100 Insertion suhséquente (la liene).Scs Annonces à long terne à prix modéré.A, DENIS, Directeur-Propriétaire.Sr-HyACINTIHE, 13 NOVEMBRE 103 Lettre de Fr.Coppée à Th.: .Botrel Nous lisons dans le Gaulois : Notre éminent collaborateur, M.François Coppée, de l'Acudémie Française, wlresse à M.Théodore Botrel, le chansonnier des Coups de clairons, 'exquise lettre suivante, toute vibrante de putriotisme et de foi, dans le réveil prochain de la France : Paris, 30 octobre 1003.Pardonnez-moi, mon elier Botrel.Il a longtemps que j'aurais dû vous orier : \u201cMerci et Bravo!\u201d pour vos chansons si vibrantes de patriotisme ot de foi.Je n'ni d\u2019excuse que ma santé, plus chétive que jamais, et mon extrême lassitude.Pendant que vous lisnis, je me comparais à un invalide qui traîne sa canne dans la banlieue et qui s'avrête pour écouter l'écho des eluirons.Le vôtre sonne haut, juste ct clair Puisse-t-il, un jour, être de ceux qui conduiront les Français \u2014 Jes vrais, les traditionnels, \u2014 à la vie- toire contre nus tyrans jucobuins et athées ! Nous ne la + Uravua puul Shee pas cette victoire, nous, les vieux, ct nous risquons de n'être plus là, gnand finiru l'odienx cauchemar qui nous oppresse aujourd'hui.Mais les jeunes et les vnillants comme vous assisteront j'en ai l'ospoir, au réveil de notre bien-aimée France Qu'ils gardent In croyance en Dieu et l\u2019aumour du sol natal solidement at profondément incrustés dans leur cœur, comine le sont, dans le quai de vos ports bretous, les vieux en nous nuxquels on amarre les bateaux.Quant à vous particulièrement, mon cher Botrel.zontinuez à jouer de votre rustique Cinjou, à jeter nu vent chansons enthousiastes ou touchantes et À cxalter les gloires do votre petite patrie, qui appartiennent d'ailleurs à lu grande.Rappelez-nous, en des couplets mi litaires, tons les héros bretons, Du Gueselin, ou Lu Tour d'Auvergne, Duguay-Troum, ou Surcouf ; et\u2014 bon catholique que vons êtes\u2014fai- tes-nous aussi de beaux enntiques.Dans votre cher pays, on trouve souvent au bout d\u2019une jetée, un grand crucifix érigé en face de ln mer, et le bruit des lames qui s'écroulent devant lui est comme une prière éternelle ot sublime.C'est sur co rythme do l'Océun, aux pieds de Jésus en croix, qu'un barde de In religieuse Bretnçrne, en- dencera toujours ses meilleurs vers.Je vous serre cordinlement ln main.: François CopréE.\u2014\u2014 ll.Il wen manque pas Les médicaments ne manquent pas pour le soulagement des malades ; mais pour In guérison de coux qui toussent le BauxE Ruoatar, est sans rival.En vento partout.eve Paris, 7\u2014On dit dans les hauts cercles officiels que la perspective de la démission de M, Combes, président conseil des ministres, a été randement réduite depuis hier.Les chefs du gouvernement et les parlementaires se sont consultés et le sentiment général est qu\u2019il ne serait pas prudent de Inisser M.Combes sc retirer dans les circuns- tances uctuelles, La majorité de M, Combes s'est acerue à ln chambre dans des votes et des questions se- condaires, notamment sur le vote des fonds scerets qui ont été votés par 314 voix contre 223.Les difticultés du ministère ont été augmentées par un certain nom - bre du réanions d'ouvriers tenues pour protester contre le vote, à In chambre des députés, de la loi prescrivant la suppression des bureaux de placement dans nue période de cing ans.A ees réunions il a été question d\u2019une grève générale et des cris ont été poussés contre M.Combes et ME.Jaurès, le cheï socialiste.- * - St-Jean de Terreneuve, 7 \u2014 Sir William Whiteway et M.Donald Morrison ont formé un nouveau parti politique à l\u2019efiet de préparer une nouvelle alliance avec le Cu- nada.Le nouveau parti sera en opposition avec celui de M.Alfred Morine.* * Toronto,11\u2014Le magasin de coke de la \u201cConsumers Gaz\u2019 a été détruit par le feu, hier après-midi, avec toutes les machines, L'établissement était évalué à $50,000, couverts par les assurances, On ne pense pas que ce feu affecte l\u2019approvisionnement de gaz de la ville.Il y avait environ 7,000 tonnes de coke dans 'éditice.> Toronto, 11\u2014La cause de la cité contre ln Toronto Railway Co.a été appelée à ke Cour, hier, mis le procès a été ajourné en vue d'un réglement qui toutefois est peu probable.La poursuite a été intentée par lu ville ntin de forcer la compngnie a se Lulifortuer it plisicais supa tions de son contrat avee la ville et à plusieurs ordres de l'ingénieur do lu cité.LE -~ Dans un récent article consacré à In situation économique de l\u2019Angleterre, ln République Franguise, de Paris, consacre le paragraphe suivant à notre pays.\u201c Au point de vue des ressources agricoles, le Cunadn est, de toutes les possessions de l'Empire britannique, celle qui présente le plus grand aveuir.Une seule de ses provinces, celle du Manitoba, peut fournir le blé nécessaire à lu consommation du monde entier, tandis que le développement d\u2019une popu- Intion agricole dans ces immenses districts encore presque desert peut fournir à l'industrie britannique de nouveaux débouchés pour remplacer ceux qui se ferment tous les jours devant ses produits.\u201d * ww - Toronto, 7\u2014lhon.A.G.Blair, ex-ministre des chemins de fer, voyage au Canada en compagnie de M.Collingwood Schretber, sous.ministre.L'ancien ministre est arrivé jeudi à Toronto.I! a fuit l'inspection des canaux du Saint- Laurent st purtait dans Jn soirée pour inspeeter le enual Welland, puis les travaux en cours d'exéen- tion sur le canal de la Trent.M.Blair déclare que s\u2019il accompagne M.Schreiber dans sw tournée d'inspection c'est dans le dessein de visiter les travaux des ca- mux dua Saint-Laurent qui ont été entrepris sous son administration.Comme on lui parlait des bruits concernant su nomination & la présidence de lu Commission dos chemins de fer, il n répondu : La position ne n'a pas été offerte, bien que je ne sache pas ce que l'avenir me réserve, - @ » Londres, 8&\u2014Une dépéche de St- Pétersbourg au Telegraph dit que Fun des buts do In visite du czar cat de soumottre à l'empereur Quil- laume un projet de conférence des pouvoirs, y compris les [Etats et le Japon, pour résler les intérêts qui vicnuent en conflit dans l\u2019Extrême- Est a » » La semnine dernière eut lien à St-Henri de Mascouche, sur ln demande de M.EE.Chaput de l'endroit, un concours entre les \u2018presses Moudy et Doré, La première rem- portu lu palme ; en 5 heures et 32 minutes, elle pressiu 27,699 livres «le foin, ut In seconde, 24,815 livres, c'est à-edire 2,884 livres de moins.Ce qui donne une moyenne de 2 tonnes ct demie pour l\u2019une et 2! pour l'autre, à l'houre.Les vainqueurs, MM.Moody & Sons ne désiraient aucunement en retirer un bénétice pécuninire, mnis bien conserver In bonne renommée de leur machine.Sur une bourse de 530, après avoir payé leurs dépenses, ils donnèrent la balance aux Sceurs «le lu Providence de St- Henri de Mascouche.+ - North Sidney, 6\u2014La Dominion Conl Co.se propose d\u2019entreprendre des minéliorations très importantes.Hiram Donkin, ancien gévant général de ln compagnie a Gluee Bay est maintenant chef des travaux pour la Nova Scotin Steel and Coul Co.H est à Glace Buy depuis deux jours où il s'est entendu avec le président Jumas Ross.AM.Donkin a dit que in compa- mnie a Vintention d'exploiter trois nouvelles mines, eb cherche en ce moment les endroits propices à cette exploitation.On se propose d'employer les machines les mieux perlectionnées.L'exploitation «le ces nouvelles mines élèvern de trois pour cent le chiffre des affaires de ln Dominion Coal Co.; 11 est probable que dans cing ou six ans, ln compagnie pourra extraire cing millions de tonnes de charbon par an.Nous avons déjà mnnoncé que grâce à l'application des rayons X on était parvenu, aux Etats Unis, a cuérir l'épilepsie.Voici deux nouveaux eus relevés dans un journal de New-York.Une jeune fille de seize ans, miss Blsic Winkler, habitant New-York, souffrait depuis son enfance d'attn- ques d'épilepsie qui se produisrient régeulièrement tous les deux jours ; les plus célèbres médecins des Etuts- Unis avaient renoncé À lu soigner.Après deux années de traitement aux Rayons X, les crises disparurent, et In jeune fille a pu reprendre, affivme-t-on, depuis deux mois, ses ocenpntions, Un ouvrier éprouvait quatre convulsions par jour ; il avait dû cesser tout travail depuis deux aus.Quelques semaines do traitement ont suilit, paraît-il, pour le guérir.Il a repris su place dans son ancien atelier.- & * Le prince des aéronautes vient de se révéler à San Francisco, dans ln personne d\u2019un nommé Groth, al- sncien de naissance, qui des heures durant s'est promené au-dessus de lu ville en un ballon dirigeable de su propre invention.Le succès qu\u2019il a obtenu laisse bien loin derrière lui, parait-il, ce qu'à fnit Santos Dumont jusqu\u2019à co jour.® +.> Winnipeg, 10\u2014Le protonotnire de Portuge Lu Prairie, M.John MeDonald, à pris, par accident,huit grains de morphine: Après lui avoir administré un antidote, le Dr Lundy a conduit son patient davs la cour du palais de justice, où deux hommes l'ont fouetté avec des ioussines pour l'empêcher de tomber dans un sommeil mortel.Ce traitement administré trois heures durant à sauvé le malade.\u2014\u2026 - Londres, 10\u2014Lorsqu\u2019on I'a questionné au sujet de lu rumeur disant qu'il allait abandonner la direetion du parti irlandais, M.John Redmond a télégraphié, hier, de Dublin à la Presse Associée comme suit : * La rumeur est tout à fait fnus- se.Le parti reste uni.\u201d (Signé) REDMOND.Londres, 10\u2014Le juge Bingham a rendu un jugement dans une enuse de droit d'auteur concernant In pu- blieation d'une photographie.Il a déclaré que le propriétaire d'un droit d'auteur n\u2019a pas le droit de bénéticier de In loi, à moins qu\u2019il n'ait fait enrégister son œuvre : Ce qui veut dire que personne, même celui qui paie une photographie pour l'ouvrage, n\u2019est protégé contre la publiention de la photographie contre su volonté à moins que la dite photographie ait été enregistrée.LS * Jerlin, 10\u2014Le professeur Johannes von Mikulisz,le chirurgien Lien connu, à dit dans une conférence qu\u2019il a fuite à Breslau sur son récent voynge aux Etats-Unis, qu'il avait trouvé des idées plus pratiques chez les chirurgiens anglais et français.«- + + 11 a plu au Roi de conférer les honneurs suivants à l\u2019occasion de l'anniversaire de sn naissance: Compagnons de l'ordre très distingué de St-Michel et de St-George :\u2014 Le colonel Louis-Félix Pinault, sous- ministre de In miliceet de In défense; monsieur Louis-Philippe Hébert, sculpteur, Compaguon de l'Ordre du Service impérial : John Urich Gregory, agent du départc- ment.de Ja Marine et des Pécheries, Québec.* ® -~ Denver, Col.10\u2014Plus de dix mille mineurs de charbon du Colo- rudo se sont wis en grove hier.Ils demandent une augmentation do gages et atitres concessions.Lu grève n été ordonnée par l\u2019United Minss \\Vorkers, après que les coupagnies eurent refusé de conférer avec l'Union.\u201c - Rome, 10\u2014Ln fuisant des fouilles pres du palais d\u2019Acreide, Sicile, des paysans ont découvert un riche trésor d'objets anciens, parmi lesquels un dindème enrichi de pierres précieuses, Une ceinture en Or mussif, plusieurs bagues et des pièces de monnaie.Le gouvernement à pris possession du trésor et dédommagera le propiétaire du terrain.* * - Madame Carolus Laurier, née Adéline Ethier, est décédée à Saint Lin, à l'âge de 81 ans, chez M.Charlemagne Laurier, député de l'Assoimption.La défunte étuit la seconde Écinime du père de notre premier ministre, lequel étuit de son état arpenteur.Sir Wilfrid fut élevé par cette Femme pour qui il a toujours été d\u2019un très grand dévouement, Il avait six ans lorsque su propre mère décéda.-.- =» Londres, 10\u2014Le Roi n célébré l'anniversaire de sn naissance, hier, à Sandringhamn, où le banquet d\u2019u- sugre a été offerk aux tenants des torres.Le roi, In reine ct les autres membres de lo famille royale ont servi le decsert.= + Parls, 5\u2014Dans lu rue do In Santé le couvent des Cupucins qui avait été barriendé a été pris de force par la police ct les pompiers.Lu police n escaladé les murs et brisé les portes extérieures et intérieures.Les moines s'étaient retirés dans In chapelle où ils ont été trouvés en prières.Le Père Supérieur a déclaré qu'il ne céderait qu'à la force ; il n été expulsé avee quelques inénagements, toutofois.Une grande foule entourait le couvent et a fait une manifestation, Cette expulsion est la conséquence de l'arrêt récemment rendu par la cour de cassation qui a rejeté le pourvoi des Capucins, * = - C'est avee un sérum \u2014 un sérum particulier naturellement \u2014que l'on va traiter le cancer désormais.Lo découverte est d\u2019un médecin allemand, le Dr Otto Schunidt, de Co- logue, STE-HÉLÈNE, 10\u2014Pour si court que suit l\u2019été de la St-Martin on l'en est pas moins heureux des derniers beaux jours qu\u2019il nous amène annuellement.C'est plaisir, co matin, par ce Leun saleil encore chaud de vois les Inboureurs conduire leur charrue.Car si lu petite couche de neige n'a pu mettre d'eau dans les puits altérés elle à du moins amolli lu terre au gré de l'homme des champs.Puisqu'il fait bon se promener de ci de là, allons voir nos villageois et nous les ferons juser.J\u2019eus Lot fait d'étre rendu en face de la vieille église qu'on est à finir de démolir et j'entendis le père Grégoire dire à Jouchim : No dit-on pns que ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés ?Certninement, ajoute un gros rentier, de mème que ça prend un linbile nageur pour se noyer.Et Narcisse de remarquer : \u2014 Qui sert de chair à canon si ce n\u2019est le brave soldat Encore, quelles sunt les plus nombreuses victnnes des chemin de fer ?Hélns! ce sont les employés.Le père tit-Jos de dire à ses compagnons : \u201cC'est égal, c\u2019est vrai qu'on a qu\u2019une fois à mourir ; tout de même, Dieu nous preserve d\u2019une mort affreuse comme celle survenue A cet infortuné agent de St-Hyacinthe.\u201d Là, je sursautai, car on venait de toucher une corde seu- sible de mou cœur.Oh! oui, combien triste, et quelle.grande perte que celle de cet excellent M.Nichols.Pas un employé de cette division qui ne lo respectait.Comme on fait pour un nîné dont les con- scils ct les avis sont toujours avidement recherchés.Quelle terrible épreuve pour cette famille uflligrés et à qui nous offrons l'expression de nos profonds et sincères regrets.M, Nicholi cat inert en Wwavaillant.Consciencieusement depuis ;.vès de quarante ans, il a donné son intel- ligrence et sun énergie à ln compu- gnie qui savuitapprécier ses loyaux services.Que In terre soit légère à ce cœur (généreux, à ce grand chrétien.J'allais continuer la nnurche commencée quand j'entendis un M.Prudent qui faisait des réflexions sur In brieveté de In vie.Cet homme revenait de Cnrmel, Notre- Dame, où il avait assisté aux funérailles d\u2019un ancien citoyen hien connu de ce district, M.Raphaël Lavocque, ex-comsnerçant de foin, grains, ete.etc.Au moins ce bra- Ve ho\u2018ume n eu la consolation de mourir duns son lit, entouré de toute sa famille et muni des sncre- ments de l'Église.M'avançant un peu plus loiu, je remarquai qu'on tennit des propus moins lugubres.Ainsi, on répétait que Mme Brien venait de recevoir une dépêche de Sorel lui annonçant la guérison probable do son fils blessé accidentellement, mais non mortellement.On disait encore que Mme Jos.Le- doux et M.Roch Cournoyer prenaient beaucoup de mieux.Satisfuit cle ces entretiens, j'allais rentrer au logis quand on m'apprit les dernières transactions faites en plein village.Ainsi M.M.Houle a vendu son important établissement à M.À.Guilmette pour ls somme de $3,500.M.Philins Guertin s'est rendu acquéreur de ln boutique, maison et autres dépendances do M.Nap.L'Étourneau.Prix payé, 81.300, Ces deux ventes ont done été fructueuses aux vendeurs.L'heure du vetour ayant sonnée, il ne fallait plus retarder, car on sait que les trains ça n'attend ni ne respecte personne.Aussi bien, il fallait se préparer pour assister à la réception donnée à la jeunesse du village on l'honneur de Mlle Blondiue Courtemanche en promenade chez les parents et amis de St- Hyacinthe.C'est tout raisonnable ds s'amuser un brin quand même l\u2019on verra bientôt doubler ses vingt ans ! GUSTAVE. ee Les derntères feutlles \u2014Revenir, revenir! À quoi bon! elle s'en irn avec les dernières feuilles.Et lo docteur referma précipitamment In porte et s'éloigna, heureux d\u2019en avoir fini mais regrottant bientôt d'avoir été si brutal, d'n- voir onlevé tout espoir à ln pauvre mère.Après tout, il Fallait en vo- nir Id.Ln petite Lucette était perdue, bien perdue ; il avait déjà cherché délicatement à le faire comprendre, mais puisqu'on s'ohs- tinait à réclumer ses soins devenus inutiles, il avait porté le grand coup.Ju avait été terrible le coup ct In pauvre mère en était tombée brisée, apéantic.Elle l\u2019aimaittant, cette enfant, cette petite lille blonde nux yeux d'ange, devenue sn seule nf- fection depuis la mort de son mari! Lucetto était pour elle le monde, l'univers, ln vie, et elle allait mourir dans quelques semaines à ln tombée des feuilles, Pourtant, après ln défaillance elle espéra encore lu pauvre mère, La nature humaine est ainsi faite qu'elle espère contre toute espérance, et l'espoir renaît plus Facilement quand le soleil est chaud et brillant et que les oiseaux chuntent sous le feuillage vert.Dieu ne pouvait-il pas faire un miracle ?Lu science est-elle infaillible ?Co miracle, elle l'attendit avce une ardente foi, en berçaut sur son cœur sa petite Lucette, et lui chantant de ces doux refrains que les poètes n'ont pas imaginés, munis que le cœur seul des inères a pu produire.l\u2019ourtant Lucette était plus mal: ses grands youx bleus révaient toujours, sa voix semblait éteinte, et ce fut avec une indicible angoisse que sa mère l\u2019entendit un jour murmurer : \u2014J'ai vu une feuille rouge tomber duns le jardin, oh ! que je suis heureuse.\u2014Heureuse ! mais pourquoi ,pauvre petite ?\u2014Parce que, mère cliérie.oh! ne pleure pus.quand les feuilles tomberont je m'en irai, moi aussi, vers ce grand ciel bleu où il y a des auges et de la lumière ! \u2014Tuis toi, méchunte, tais-toi ! Ta me fnis mourir ! Non, tu vivras et nous irons bientôt toutes doux jouer sur l'herbe, au bord du ruisseau.\u2014 Non, j'ai bicn entendu.va, ce que le docteur t'a dit le jour où tu \u201cs tant pleuré.\u2018ln petite Lucette s'en iru avec les feuilles, et elles tombent, les feuilles.Vois le grrand pounmier dans I= jardin, il est tout rouge, plus rouge qu'hier, ear je le regarde tous les matins.Je souffre, je soufire ct j'ui froid !.C'était bien vrai, elles tornbuient, les feuilles, Une à une comme i regret, triste et futale image de ln vie.Les oiseaux ne chuntaient plus, c'était l\u2019automne.\u2026.\u201csemis vr rev sete seen Terrible nuit de novembre où te vent souffle avec rage, chassant devant lui des tourbillons de pluic ct de neige.La, dans le jardin, une femme, téte nue sous l'oragre, belle comme une nywphe nux yeux des marins en péril, attache nux brau- ches d\u2019un arbre des feuilles que le vent a emportées.Elle travaille avec ncharnement.luttant contre la tempdte, toujours vaincue mais revenant a la charge.Lucutte n\u2019a-t-elle pas dit le soir même : quand il n'y aurn plus de feuilles daus le grand pommier, je ne t'embrusserai plus, petite more, je mourrai.Et lo vent, à sa première rafale, les n toutes emportées, les feuilles, et lu mère ne veut pas que Lucotte revoie, le matin, le grand pommier &vec ses brauches vues, il faut qu'il y ait encore des feuilles pour que Lucstte vive, souflrante, martyre même, mais qu'elle vive en attendant le miracle.C'est pourquoi elle les attache, les feuilles, dans cette nuit terrible, mais le vent les dé- chive et les emporte toujours.Ses doigts sont glacés et peuvent À peine se mouvoir, mais elle lutte toujours, c'est pour [ucetto, mon Dieu ! Elle sent ses forces l'abandonner, fait un dornier effort pour remonter à l'arbre mais retombe, épuisée, vaineue, évanouie, Lu tempête est finie, le soleil se lève brillant, rajeuni, mais, dans le pommier, il n\u2019y a plus de feuilles, et Lucette est morte dans son petit lit blanc.Peete ts esas ee MaTuias FiLoy, Guert de l\u2019asthme + LA REMARQUABLE EXPERIENCE D'UN HOMME DE LA NOUVELLE-ÉCOSSE.Il avait souffert pendant des années et souvent il lei avait fallu passer des nuils duns une fené- tre ouverte pour puuvuer respirer, M.Thomas Johnson est bien connu dans les environs d'Hemford,N.E.Il uvait enseigné dans le comté de Lunenburg pendant au delà de treize ans, et sa réputation d'instituteur est hautement méritée.On suit que M.Johnson n beaucoup souffert de l'asthme et comme il a été guéri, Un reporter erut que les détails de sn maladie seraient intéressants pour ceux qui souffrent similairement.\u201cJu soir, dit M, Johnson, en allumant mn pipe, j'as- rai du souffre d'allumette.Ln fumée parut pénétrer toutes les parties de mes poumons et je Eus pres- qu\u2019étouffé.Il fallut plus d\u2019une heure pour mu remettre des effets de cet accident, et je crois que ce fut le point de départ des maux qui, depuis lors, ont si souvent rendu mn vie misérable.Dnus tous les ens, quelques jours plus tard, j'éprouvais ma première attaque d'asthme.Ensuite les attaques sur- venient, je ne pouvais me coucher eb que de longues nuits j'ai passées l'hiver dans la fenêtre ouverte afin de pouvoir respirer.Deux des meilleurs médecins du comté me soignèrents sans résultats, Je commençai alors l'essai des remèdes ordinaires annoncés comme bons contre ce mul, mais le succès ne fut pas meilleur.J'empirais toujours et la vie était devenue un fardenu Il'y a environ un an ma Femme preuait les Pilules Roses du Dr Williams et elle s'en trouvait si bien qu'un jour elle me dit- \u201cPourquoi n\u2019essaies-tu pas ces pilules, elles pourraiert te faire du bien et certainement elles ne peuvent t: faire de mal.\u201d Pour plaire à ma femme, Je commençai à prendre los pilules, mais d'absrd que de temps à autre, mais en moins de quelques semaines, je constatai que j'ullnis mieux sous tous rapports.Alors je me mis à les prendre pour de bon et bientôt jo remarquai que je res pirais plus à l'aise, les spustnes étaient moins fréquents et je pouvais sortir sans courir le danger d'aggraver mon mal comme In chose arrivait auparavant.Je pris en tout douze boites de Pilules Roses du De Willims, et à partir du moment où je constatni l\u2019amélior- tion, chaque boite que je prennis necentuait le mieux et cela se produisit jusqu\u2019à In disparition complète de tout signe de maludie, et depuis j'ai toujours été très bien, Les Pilules Roses du Dr Williams n'ont arraché à que existence de inisère et je suis heureux de le re- counuitre publiquement\u201d L'aclntant témoignage ci-dessus prouve quo les Pilules Roses du Dr Willinins ne sont pas un remède ordinrire et qu\u2019elles guérissent quand les autres remè les font défaut.Chaque pilule fait un sang nouvean, riche, ronge, ct cela permet à l'organisme de résister nux empiétements de In mnludie et d'effectuer une guérison Seules les véritables pilules peuvent faire cela cependant, et l'acheteur devrait s'assurer que le nom au long Dr Willinms Pink Pills for Pale People\u201d soit imprimé sur l'enveloppe qui entoure chaque boite.En vente chez tous les marchands de romè- «les on envoyées franco par la poste à 50 cents ln boite ou six boîtos pour 52.00, en écrivant directement ala Dr Willimns Medicine Co, Brockville, Ont.\u2014\u2014 à C0 Ottawa, 11 \u2014 Le juge Caron ayant démissionné à Québec, le juge Langelier, de Montréal, a été nommé à sn place.M.Madore, député d'Hochelaga, sern nommé en décembre seulement dans uu remaniement de juges occasionné par In succession de M.Langelier.Dans le même temps ML N.Champagne, député de Wright, sera nommé juge dans le comté de Pontine Les juges Cazault ct Routhier ne démissionneront pas avant le mois de février.Deux juges ont été nommés dans la Colombie en remplacement de deux autres démis- sionnuirés.On affirme qu'il y aura des élec- tions partielles cet hiver dans la LA TRIBUNE division Ste Marie, à Hochelnga, à Montmagny, à East Bruce, à East Queen, dans Wright et & Guysboro, * > Toronto, 11\u2014Le conseil de ville réuni en séance spéciale avant-hier a rejeté par unjvote de 7 à 13 la proposition de l\u2019échevin Curry pour uw formation d'une commission composée des chefs de département pour gouverner In ville.La mmnjorité a jugé que ln chose w'étnib pns praticuble.Suez l\u2019exemple Neo vous désolez pus, s'il vous arrive do contracter un rhume, le Baome Rivas vous guérira.Seulement 25 cts lu bouteille, 1 AVIS: Nous croyons devoir informer le pu- lie do St-Hynciuthe gue nous sommes dans l'obligation d'augmenter nos prix de 20070 ponr le guz À écluirage, et le courant éléctrique soit at compteur où À prix fixe, lo çuz sera chargé 84.00 le 1000 pds eubes avec uno romiso de 20070 et le courant électrique 15 ots lo 1000 wnbts avec ln même romise de Z0o/o, mais cetto rénction ne sera accordée qu'à condition que le compte scit payé dud au 156 de chuque mois, au bureau do la compaggnio de 9 hrs a.m.À 4 hrs p.m.cette augmentation no prendra offet que lo tor Octobre prochniu pour tous les consommateurs actuels et dès aujourd\u2019hui pour tout nouveau cou-om- mato*r.\u2014 La CIE ve Gaz, KLeerwiciris kr Pouvorn St Hyaciuthe, 11 Aout 1903.Propriété à vendre, rue Gironard quartier No 5, voisiue da In résidonce do M.LE, Fee.Possession inimédiute.Conditions fuciles S'adresser à .GO.A.Simann, jae, St Hyucinthe.> John Leary, maitre-chartier, nutrefois au service de M, Autime Cuilorotte, à l'honueur d'avortir lo public qu'il tient une écurie do lounge au coin des racs Laframboise et Vessaulles.Equipages de prewier choix au service du public.Voitures doubles et simples, \u201cbuggy\u201d rubber tires, *\"Gladatones\u201d rubher tires, \u201cVietorin\u201d ruliber tires, ote.L'attention In plus délicate sern prétéo aux demandes failos par téléphono Résidenco : Coin des rues Lafram- boiso et Dussnulles.Téléphone 310.RECOMMANDE COMME ETANT LE MEILLEUR REMEDE.1 Le Maus, l'LYMOUFE, Co, [a., Mai 18S9.Jai souffert eux ans dit saxnque de sommeil par aureroit de travail, Avant fait 6e du Tonique du Pers Kocuks, ju me nuis parfiitement guéri.Je ru sonpnende eo remêds coma le meillene pone da subladies somblabics, F.BORNE UIEST, UN BIEN MAUVAIS CAS.TREE Sar, MosTticest, mars 1893, Un Jeune homme de 32 aus, cxileptique depuis 29 srg, Lenliait cn convalsio.s 10 à 12 fois be four, C'était un bie tuauvais cas À gérer, Cependant ayant fait usage du Tonique Nervenx du Pere Koenig, Apr&s avoir fait essai en vain du tons l.Morin, Thos.E.Fee, Avila Perrauls, Lo H.Myers, le consul Authier, Jules Lafram- boise, Jules St-Germain, De nombreuses et riches offrandes de fleurs, entre autres une cou- Yonne de ses enmurades, ont été dé posées dans lu chambre mortuaire.Nous prious lu fuwille aliligée de vouluir bien accepter l'expression do nos profondes Aymputhies.\"eo + L'enquête du coroner sur la mort de M.Nichols u rendu un verdict de mort nccidentelle.Le jury n'a pu préciser gl y avail responsabi- ité de In part des employés des trains vu qu'il n\u2019a pu être étubli clairement par quel convoi sur quatre, le défunt aurait été frappé.IA TRIBUNE Les Dames de Charité ont terminé ln collecte nunuelle pour le bazar de l'Hôtel-Dieu.Elles ont été bien necueillies partout, ¢t ont constaté une fois de plus que le publie de St-Hyncinthe comprend que In charité n'appnuvrit pas.LEK J < Le Sétninnire de St-Hyncinthe a acheté de M.Blondin, toute In collection de musique qui appartennit nu Cercle Montenlm, M.le Proeu- rear du Séminaire en au l'ait encleau it lu fanfare de cette institution.- = - M.le professeur Lalime se propose de donner le premier décembre prochain un cours spécial de comp- tubilité pour les cultivateurs.Cu cours uti completers leurs connuis- sunces, leur est offert pondant lu saison où ils sont le moins occupés, v * - M 1}.Rucicot autrefois de St- Hyacinthe, marchand depuis une quinzaine d'années au Mnnitobu cet de retour purmi nous.ll est entré en société avee M.Alfred Denis, marchand de fleur ct de grains, de cette ville.\u2019 M, P.À, Lefebvre n obtenu le contrat pour les habits des consta- Lles.On a demandé des soumissions et M.Jefebvre demnndant un montant mvins élevé, u reçu lu commande.\u201c+.* La troupe du Triomphe de te ('rour de Julien Daoust doit donner une représentation au Théâtre Montealm, lundi, le 1G courant.On y jouera Le Pater, drame, ct deux comédies : Les deuu timides etl'An- Glais comme on le parle, ;w- - Uni ancien citoyen de St-Hyn- cinthe, M.Dieudonné Goyutto est décédé subitement à Montréal où il l'ésidait depuis quelques années.Il étnit gardien de nuit dans une manufacture.On l'a trouvé à ce poste, le matin, sans mouvement et sans vie, Le défunt était âgé d'une qua- rantuine d'années.- + -» Conseil de Ville, 6 novembre : M, le Greffier doune lecture du conipte rendu de la sénnce spéciale du 4 novembre.L'emprunt dont il it été question sera de $15,000 nu taux de 5 p.ce.Cet argent est destiné à couvrir les frais occasionnés pur l'élargissement des rues et l'expropriation des terrains a cet effet.M.Henshaw éerit au conseil pour le remercier du sccours que les pom piers lui ont donné lors de l'iicen- die de sn maison.ll inclut un chè que de $10 en signe de reconnaissance.M.Chenctte propose que des son- missions soient demandées pour l'entretien de ln rue Bourduges pendant l\u2019hivor seulement ou même pendant toute l\u2019année, Pour les trottoirs le contrat comprendrait que l'hiver.gestion est adoptée.M.Duclos demande que lo comité du feu suit autorisé à pourvoir de bottes eb de purdessus les pompiers volontaires.Accordé.Le conseil siégéant en comité, vondredi soir, & voté un nouvel emprunt de S3,000 dont $2,000 seront destinées à l'aquedue et $1,000 aux affaires municipales.Cette résolution sera ratifiée à la prochaine séance publique du conseil.+ no Sa sug- Les cours de fabrication de l'E- cole de l'Industrie Luitière de cette ville, s'ouvriront le 16 courant.Le programme comporte trois principales parties: lo, Buoscignement des meilleures méthodes de production du lait en hiver comme en été ; de fabrication du beurre et du fromage ; et d\u2019épreuve du lit.20, Formation d'inspecteurs de beurreries et de fromngeries pour les syndients creés et à créer, 30.Etude expérimentale des nouveaux systèmes do machines et d'appareils de luiterie, et de nouveaux procédés de fubrication, nin- si que de tous les progrès à réaliser daus l'industrie luitière.-.* Une vingtaine de membres du Club du Chasse et Courre Canadien, de Montréal, sont venus on notro ville, par vain spécial, mercrodi, Ces messieurs sont allés faire une partie de chasse duus la direction de St Thomus d'Aquin.EE La troupe d'Opérn Comique Française qui a donné ici, il y a quelques temps, Les Cloches de Cor- neville nvec un si çrrand succès, sera ditus nos murs mercredi, le 15 courant.¥ Elle nous donnera en représentation L'eustère Mme Mongudin Vaudeville bouffe, Les rôles sont interprétés par les meilleurs ne- teurs.l\u2019endant les eutr'uctes il y aura chant, musique, cte.Tout annonce une soiree intéressante.Billets en vente iv ln phavmncie Brodeur.LJ - ST AIMÉ et MAssUE- VILLE, 4+\u2014 Vendredi et samtodu derniers, les 30 et 31 octobre, des conferences pé- dugogiques ont été données i Massue: Ville, an couvent des Redes Sœurs de Laprésentation, par M.Hébert, inspecteur des écotes.Les institutriees de la paroisse et des paroisses cireunvoisines ainsi que les commissaires d'écoles y ont us- sisté en gennd nombre.Ia conté- rence à été Lrès intéressante pour tous.\u2014Le presbytère de St-Aimé est presque terminé, reste encore un peu d'ouvrage en peinture.C'est une anngmitique bâtisse qui fait honneur aux parovissiens de Saint- Aimé qui tiennent à donner à leur curé le comfort nécessaire et quidoit en prendre possession ces jours-ct, \u2014M.J.Bte Curreau, professeur de musique, est à organiser une nouvelle bande de musique pour Massue-Ville; netuellement, le nombre des bundistes est de 25.\u2014Deux nouveaux magasins sont ouverts a Massue- Ville, ce qui porte le nombre des marchands à 10, \u2014M.Guevremunt, shérif de Sorel, an vendu, hier, à Massue-Ville, les propriêtés de Jos.Desrosiers.\u2014 came Le premier bébé Quelle joiv nu foyer à la nuissun- ce du premier enfant, eb cependant, pour la jeuno nière inexpériuentée qui doit en prendre soin, il n\u2019y a pus d'autre période de ln vie plus critique.Pour les maladies peu graves qui nu manquent pus d'arriver, c'est à peine si lu mère inexpérimentée suit ce qu'elle doit frire.l\u2019our In jeune mère \u2014pour tontes les mères \u2014 les T'ublettes Buby's Own sont une véritable bénédiction.lëlles guérissent promptement la constipation, les coliques, les brûlements d'estomac, ln diarrhée et les fièvres bénignes Elles enrzuent tes rhumes, débruisent lex vers, calment l'irritation résultant de lu dentition et prévionnent plusieurs maladies graves.Ces Tablettes sont garanties ne contenir nt opium, ni aucune autre drogue préjudiciable à lu sunté que l'on trouve toujours dans les soi-disant remèdes calmants.Elles sunt bonnes pour tous les enfants depuis le nouveau-né jusqu'aux adolescents, Si vous ne trouvez pas les Tablettes chez votre marchand de remèdes, envoyez 25 cents à la Dr Willinms Medicine Co., Brockville, Ont., et elle vous en expédiera une boîte franco par lin poste.\u2014\u2014\u2014 [mm Souffrances Inutiles Quo de soulfrauces, que d'ennuis on s'évitorait en prenant quolques «osos de Baume Ruustan au premivr symptd me de grippe.Remeéde actif, sar et suns rival.25 cts partout.-\u2014 atm Paris, 11\u2014On annonce que le Sultan de Turquie cst dangereusement malnde, Il souffre d'anémie et est obsédé d'hallucinations.r Nons avons le plaisir d'annoncer à nos clients ot amis que vous venons de recevoir los dernières muclines pour notre vonvevu moulin A farite et quo nous sorons en opération d'ici à deux on trois semaines.Nous regrettons bion siucèremeut le retard et les désagré ments que nous avous causés à Mes- siours les Cultivateurs pour no pas avoir été prêts pour le mois d'Octobre comme nous le promettious par notre annonce dans les jouruaux, Lan reconstruction complète du Pouvoir d\u2019Enu, des Lülisses et do tontos les machines nécessaires puur un moulin de première classe pour la farino do blé.et In mouture des grnins À engrais, ué- cessite un grand nombre d'eutropre- neurs ot le moindre retard de chacun d'eux dovieut considérable quand il s\u2019u- git de tout fluir les travaux ot de tout mettre en marche.Nous avons la promesse qu'nn spé- ciuliste pour lu poso des cylindres, monulanges et accessoires, gernici lundi, Jo ÿ Novembre.Dans ce cas uous pou- VOUS ASstirer DOS #INIS QUO NOUS serous eu pleine opération de quinze jours à trois semuiuos du D Novembre.LOUIS COTÉ £ FRÈRE, CHRONIQUE Le mois de novembre actuel est si beau qu'il est loin de nous re- prérenter l'imnge do cette pensée triste de ln mort à laquelle on lu cotisacré.Son habituelle physio noumie avait dù entrer pour quelque chose dans le choix qu'on a fait de lui pour ce symbole.Elle vst Uno peinture suisissante de cet aspeet lagubre de In more sous lequel notre nature limmaine, un peu lâche, l'envisage plutôt.Avec le dernier brin d'herbe jauni et lu dernière feuille tombée, la nature s\u2019est vu enlever son dernier sigue de viv.C'est la inort, nnenn- tissement de toute activité perceptible à nus sens.Sur cette nudité de lu terre ln neige ne s'est pus encore étendue pour en voiler ln désolation, de même que l'espoir de lu vie future te se tnôle pas aux premières tristesses du deuil pour en adoucir l'iu- mertume.Cette aunée, le rayonnement du soleil enlève à novembre son cachot lugubre ut ressussite en quelque sorte les choses mourantes ; ainsi In figrare humaine, si pile et mnaigrie suit-elle, n'est pas triste quand un sourire en illumine Pex pression.llus vivement que ne saurait fuire le plus triste automne, Un cruel accident est venu nous rap- puler ln pensée de la mort.L'émotion neté d'autant plus générale ut plus vive que lu victime avait su, de son vivant, se gagner Festi me et l'affection de tuus ses conci- toyeus.C'est un genre de mort bien pénible que d\u2019être broyé sous au convoi de chemin de fer.Vous figurez-vous la douleur poi- guante d'une épouse à qui l'on rapporte les débris informes de l'être qui remplissait la moitié de son existence ¢ Cette forme humaine, qui est à l'âme le seul moyen de communication et s'identilie avec elle, n'existe même plus.Jumais la personne nimée ne peut disparaître plus entièrement, L'âme s'est envolée ut le corps est devonu 1né- cunnuissable.C'est dans de pareils wmnlheurs que se fait sentir l\u2019heureuse inlluen- d'une relision qui consacre dans un dogine l'immortalité de l'âme.Dune sa phase initinle, lu douleur est encore trop humaine et trop sensible pour que cette pensée wnssi fortement sur elle Mais, daus ia réflexion froide qui suit l\u2019atfaissement do l'agitation nerveuse, l'espoir d'une vie future mil leure deviens une conviction qui semble s'uvebauter et être plus ferme à mesure qu\u2019on sent le besoin de s'y necrocher plus fortement, - * » Heureux ceux que le malheur a aépargnés jusqu'ici et qui ne se sont jumais arrêtés sur le chemin pour creuser ln tombe d'us ami sincère ou d\u2019un proche parent.Tandis que ln voix funèbre des cloches rappelle aux homuies que des fumes soul- frantes réchument leurs prières, eux n'ont que dex actions de grâces i reure à Dieu pour In protection spécinle qu'il leur a fuite, Cupen- duut ils doivent trembler de voir le deuil universellement répandu et pressentir que peut-être bientôt ce sera leur tour de pleurer.Une nutre peusée plus broublante qui, d'année en année, dovrait nou fire réfléchir pendant le mois de novembre, c'est de songer : \u201c Je prie pour les morts ; l'an prochain prie- vais je encore pour ceux ou si l'on priera pour moi ?\u201d Il viendra certainement uno nn- née oll nous nous posecrons cette question pour la derniére fois, * 0 - Aton remarqué comme la lonunge survit plutôt seule au re- fret À mesure que le temps passe sur In tombe des disparus qui nous sont chers ?\"Tout d'abord on ne peut se faire à l\u2019idée de l'absence.Ou les reprette comme s'il était possible qu'ils revinssent parmi nous.Puis on finit par s'hnbituer à les considérer comme habitant un autre monde d'où on ne songe mé- me pas à les rappeler, C'est nlors que lu louange seule célèbre lour mmémoire.Cette succession diverse du sentiment est encore plus sensible dans le deuil qui necompagne le dépurt d'un grand homme\u201d S'il survient peu de temps après sn mort, un évenement où sa présence eut été utile, on regrette qu\u2019il n'ait pas été là.Son souvenir continue à s'associer aux répétitions mr 3 des diverses circonstances qui ont marqué sa vie, Mais À mesure qu\u2019il entre peu à peu dans l'histoire, on sent qu'il n'est plus des nôtrez et au lieu de ln sympathie du regret nous lui prodiguons un sentiment moins én qui est l'admiration.l\u2019our nos parents c'est un phéno mène analogue qui se produit.On linit pur ne plus prier pour eus ni les pleurer On leur voue plutôt un culte d'honneur.Leur pousée nous ACcompigne, Hon Das Comme un fantôme de douleur, mais com - me un esprit de protection et de conseil qui veille sur nous, du monde invisible où il habite.\u201c.\u2014 a p\u2014\u2014 Charbon et Rois _ Voici le temps des pluies ot neige ; si vous n'aimez pus le charbon et buis trempé et glacé, venez faire vos achats chez Bousquer & Cavonevre, Lis out du Charbon et Buis de toutes sortes duns leurs huugurs, À des prix qui defiout toute compétition.BOUSQUET & CADORET IE, Coin des rues Ginovauv ot Sr-Mioner, (Près du Visdue) Ten, Beut 261.St Uyaciuthe, ; BLANCS de RECUS de Dimes en livret de 100 \u2014 25et5 pur ln malle, BLANCS do REÇUS pour Ronte de Bunes, en livrots do 100.25 ots par lu male, BLANCS do REÇUS de Loyer, Blunos de lieçus ordinaires, Blanes do Billets, En livrets de 100, \u2014 25 cents.* + - A VENDRE\u2014Une Bonne Fournuise \u201c\u201cEroiLE.\u201d S'adresser i LA TRIBUNE, CANADA ) Puovisce ve Quénre = District de St-Hyacinthe J OOURR DE CIRCUIT No 421 dl\u2019uschal Arsèue Lefebvre, marchand tailleur, des cité ot district du St- Hyacinthe, Demandour vs Alfred Laugelior, ci-dovunt du méme lieu, muintonuut en houx inconuns, sux Etats-Unis d\u2019Amériquo, Défendeur.Îl est ordonné an Défondsur de cum - puraître duns lo mois.St-Ilyaciuthe, 30 Octobre 1903, ROY & BEAUREGARD P.0.9, TERRES À VENDRE A St Jeun Baptiste de Rouvillo, à un demi-mille du village, voisin du moulin À ecie et farine, au uord do lu ltivière des Hurous, aboutaat à la moutugne, Uno terre de 6) nrponts par 30 dout six on sucrerie de SUV Vaisseaux et le resta «un culture superbement bâtie.\u2014À St-Pie de Bagot, à trois millas du village, Une terre do 126 arpouts en su- porficio, tout en callure, avec vorger et lorruiu pouvant coutenir 2000 pommiers.Bien bâtie.Coudilions fucilas.S'udresser à À.POIRIER, Un.2ius.Sto-Madeleine.MAISON A VENDRE, Coin des rues St-Autoine cb 53t Hyaciathe, en brique rolule, 12 appartements, chauluse à l'eun chaude, éclairage à l'électricité, Bains, ote.Cave spncieuso.Aussi haa.gard, romise, Gtable, S'udresser à J.A.COTE.j-a.c.St-Hyaciothe, .> Les plus hantes Nouveautés en Litof- fes à ltobes, d Blouses, Manteaux, Soies, Flauelles Opéra sont en grande quantité chez BengruoN & Sioorre, hd A VENDRE\u2014Lu superbe propriété et résidence de L.J.O.Gendron, située Boulovurd Girouard.s'adresser à L.J.O.Goudron I, T, Corset Qo .< Ooux qui auraient besoiu de Tapis et Prélurts.Rileaux, etc, forniont bien d'utler au magasiu qui tidnt le plug grand assortiment chez Benagnrox & Sicorre, LE - Voitures, Harnuis, simples ot double, i voudre 3 bounes conditions, s'adressorè L.J.O.Gendroa B.1.Oorsot Co TERRE À VENDRE OU ECHANGER Dans la paroisso de St-Hyncinthe, à 10 arpents de la villo, uno torre de 90 urpouts dont 75 on culture ot le rosto ca 018.Le propriétaire veudra à bonnes conditions, ou échangera pour propriété de ville.S'adresser à LA Trinune Emporium, lbe EE FEUILLE ON AMES D'ELITE Vous verrez qu'avec une figure tomme li sienne, on ost pas, on ne peut pas être un criminel.co \u2014Ça ne t'empêcherait pas d'être un brave enfant, objecta le vieillard, Dieu morci, les fils d\u2019un méeréant No sout pas forcés de lui ressembler ni de porter In peine do ses fautes, mais continue.\u2014Ce sera imaintenant bientôt fini.Quelques jours après la mort de Sophie, lo maire du village vint me chercher, et me dit qu'ayant suivi les recommandations de ln brave femme, il avait écrit à des parents à moi, des cousins de mu mère qui demeurnient à Lille, pour leur faire part de ma situation et leur demander s'ils voulnient se charger de moi, sinon ce serait l'Assistance publique qui me recueillerait, Ces pnrents, des gens qui s'ap- Pellent Duveyrier, venaient de répondre qu\u2019ils consentnient à me recueillir, ct prinient le maire de me mettre en chemin de fer.Mon paquet fut bientôt fuit.Je quittai le village.Comme j'avais le cceur gros!.Là, du moins, près de ma bonne Sophie, je n'avais pas souffert d'autre chose que de ma solitude.et un pressentiment me disait quo le malheur w'attendait a Lille, aupres deces yarents inconnus, que je Craignais d'avance.À la gare de Lille, un homme sec \u2018et froid était venu à ma rencontre.Sans me dire un mot, suns seulement m\u2019embrasser, il me prit des mains mon paquet, et me conduisit à travers des rues noires jusqu'à Une maison qui me parut plus noire encore.J\u2019entrai dans une salle nue et Prope où se trouvait une femme dont l'aj.parence ne différait pas du tout de celle de l'honime.L'homme s'assit à côté de la femme.\u201c\u2014Venez !\u201d in\u2019ordonna-til, \u201cJe tn'approchai en tremblant.\u201c\u2014Vous avez devant vous, me dit alors le monsieur, see et froid, votre consin et votre cousine : Met Me Duveyrier.\u201c Bien que le nom gue vous portez nous soit à juste titre une honte, nous avons consenti par charité, et aussi pour ne pas permettre aux instinet- fâcheux qui sont en vous de se développer, nous avons consenti à nous charger de vous.\u201cVotre éducation seru sévère : il le faut jour votre bien.plus tard, vous nous remercierez!.= All z | maintenant, et tachez de mériter nos bienfaits.\u201d Sur c-s mots, la femme, ma cou- 8ine, se leva et me conduisit dans une chumnbre près du grenier, une chambre glncée, et me commandu d'y dem-urer jusqu'à l'heure du repns, Je n'avais rien dit encore ; je baissu1 Lu tête, et quand entin je me trouvai seul, je me jetai sur mon lit en criatit et en ennglotant.\u2014l'wivre gars ! répétu le bâche- ron attendri.C'est ça, Un rude calvaire tout de même pour des petits cœurs d'enfants, qu\u2019ont autant besoin de caresses que de soupe, plus rnême.Qu'est-ce qu\u2019il faisait, dis, ton cousin, «« môssieu Duveyrier ?\u2014I éait pasteur protestant.\u2014J'suis pas ce que c'est, interrompit lémile.\u2014T'es bête, fit le vieillard; un pasteur.c'est comme qui dirait le curé des protestants.Y en nun à Bar-le-Duc, Je l'ai même rencontré souvent, vu qu'il demeurait dans la même Maison que nous, quand je travaillais à la filature de ce Lon M.De- raismes.\u2014 Les curés ne se miarient pas, objecta l'ami de Jean._ \u2014Si, mon gars, les curés des protestants se marient.Va, Jean, finis ton histoire, pauvre petiot ! \u2014Je pourrais in dire à présent en deux mots, reprit notre ami; j'ai été très malheureux.À pariir de ce jour, ça été fini, ju n'ai plus connu que le malheur, Jom cousin et tin cousine.sous prétextr de réformer mon carnetè- re, dæimpêcher le développement de ce qu'ils appelaient mes mauvais instincts, m'élovaient sévèrement, C'est à-dire qu\u2019ils appelaient sévérité les coups, les privations de nourriture, le froid.Jamais un moment de liberté, jamais un sourire ; il fullait travailler suns cesse, baisser les yeux et ne pas parler.Quelquefois, je restais jusqu'à minuit à écrire mes devoirs, à apprendre mes leçons dans ma chambre où jumuis on ne faisait du feu.J'avais l\u2019onglée aux mains, mes pieds étaient gelés.Je pleurnis de froid et de chn- grin tout ensemble, ct quand je me couchuis, j'avais tellement froid, que je ne pouvais pas arriver à in\u2019endormir.Pensez, grand-père, au cœur de l'hiver, quand c'était partout couvert de neige, on ne me donnait qu\u2019une couverture de coton.et pas trop épuisse, allez!.On en met en prison qui n\u2019en ont pas fait davantage.Et il gèle dur à Lillo.\u2014C'est des fiers sacripants, ce monde-lh ! gronda le bicheron.\u2014Je n'ai junmais vu sourire mon cousin.dit Jean : quant A ma cousine, je no l'ai jamais entendue me parler autrement que pour me donner un ordre.Elle avait une petite bouche, avec des lèvres si minces qu'on ne les voyait pus, surtout qu'elie les pinçait tout le temps comme une personne fachée.Elle me Fnisait presque aussi peur que son mari.J'allnis à l\u2019école, À une pension protestante.j'y travaillais fort bien, car j'aime l'étude ; malgré cela j'étais toujours grrondé et puni.Eh bien ! grand-père, ces choses If, je les aurais encore supportées, \u2018parce que, après tout, j'uvais du pain, un abri, et que je recevais une instruction dont plus tard j'aurais pu me servir.je le sentuis.J'avais l'intention bien nette de devenir un homme savant, de gagner le plus tôt possible mu vie, afin de n'être plus à charge À mes cousins, et ensuite, une fois libre, je voulais m'occuper de mon père.Dans ina petite cervelle d'enfant de dix ans, un projet bien défini ne pouvais pas germer ; néanmoins, J'avais un commencement d\u2019icée, je disais, je me suis toujours dit : Fuisque Sopliie, qui connaissait bien pupa, atfirine qu'il estinnocent Sophie a raison, ct il doit bien y avoir un moyen de faire reconnai- tre qu'on avait condamné un homme qui n'avait rien fait de mal.Le malheur voyez vous, c\u2019est que je n'osats guère parler de papa.Sophie, duns les temps, me don: nait quelquefois de ses nouvelles, sans me dire où il était, eu après la mort de tna vieille amie, j'avais compris que papa lui écrivait de sa prison.Pauvre papa ! j'étais son seul bien'.son seul espoir!.\u2014Quel inulheur, tout de même ! murmura Emile, qu\u2019un pauvre homme suit mêlé avec les assassins et les voleurs quand il est sûr qu'il n\u2019a rien fait.\u2014Dam! gargon, fit le père Lombard, ils ne sont ni plus ni moins que les autres créatures, les juges, et ils se trompent, tiens ! \u2014 N'est-ce pas, s'écrin Jean, le feu aux joues, n'est-ce pus bon père, que c'est possible, que c\u2019est vrai ?On a vu des exemples d'erreurs judiciaires.\u2014Si on en n vu! mon petit gars, gue trop souvent!.\u2014Sophie avait raison.elle affirmait que papa ne pouvait pas être criminel.et moi je l'ai crue, la bonne créature, et je porte en twoi, depuis ce jour, une douleur et un espoir: Ln douleur que me causent les souffrances endurées par mon père chéri ; l'espoir de faire un jour, quand je serai un homme, réhabiliter sa mémoire.\u2014Dire qu'il ne verrn pas ce moment lu ! que pitié ! Et le vieux parlait avec une conviction parfnite, comme s'il eût été certain d'avance que Jean réussirait.\u2014Y a longtemps, dis, mon Jenn- not, qu'il est défunt ton papa ?\u2014dJe ne sais pas nu juste, .dix- huit mois peut-être.\u2014Cominent que t'as su ln nouvelle ?demanda Emile.\u2014Voilà !.Je vous disais tout à l'heure que je n'osais pas parler de papa à mes cousins.llien qu'à voir leurs figures, çu me glaçnit ; cependant, je voyais bien, tous les mois à peu près, \u2014car je guettais le facteur, \u2014 jo voynis ! A TRIBUNE bien arriver une lettre, une drôle de lettre, qui portait des tas de cachets et qui paraissait venir de très loin.Ces jours-là, mon cousin ct ma cousine prenaient leur mine la plus mauvaise, lu plus désagréable.Moi, quelque chose me disnit que cette lettre, elle devait venir de papa.J'aurais donné je ne snis quoi pour en tenir une entre mes mains, pour pouvoir lire co qu\u2019il écrivait le pauvre prisonnier.À torce d\u2019épier, j'avrivai à connaître l\u2019endroit où mon cousin en- fermnit ces correspondances, C'était dans un meuble de son cabinet de travail.et je réussis un matin à m'introduire duus ce cabinet, J'ouvrie le tiroir.je pris une lettre au hasard et je me mis à la dévorer.Oh ! cher papa !.il parlait de moi avec une si grande tendresse que j'en étais ému, ému jusqu\u2019au fond du cœur.Et il remerciait ces gens de s'occuper de moi.il leur fuisuit des recommandations, leur expliquait mon curactère.J'étais à genoux, en train de bui- ser cette bonne lettre, de lu serrer contre moi, comme si ¢uvait été mon papa lui même, lorsque mon cousin entra brusquement.Je vous laisse à penser In scène ! Il me traita de voleur, de misérable qui force les tiroirs, est-ce que je ais ?ct me punit de huit jours de pain sec et d'eau pour diner.Mais ça m'était bien égal ; j'avais des nouvelles de papa ! À ce moment-là, du reste, c'était été, il y avait du soleil, je souffrnis moins, Quand j'eus In permission de repariitre à table, nu bout d'une semaine, mon cousin me dit : \u2014Jean, j'ai une triste nouvelle à vous apprendre ; votre père est mort! Il n'avait pas fini que je tombni raide sur le plancher.\u2014Cnnailles! grondu le père Lombard.Apprendre ça de cette manière à un malheureux orphelin ! Fnut tout ce même pas avoir de cœur ! \u2014 Lorsque je rouvris les yeux, reprit Jean, ils étaient tous les deux auprès de mon lit, et j'onten- dis ma cousine qui disnit : \u201c\u2014 Vous avez bien fait, André, et ce qui arrive est tant mieux; de la sorte, cette honte nous sera épar gnée do reeevoir ausu de toute la ville des lettres d'un forçat.\u201c Nous avons suffisamment d'embarras avec sa progéniture ! \u201c-\u2014Oh ! celui-lk, il marchera droit, je vous en réponds, grinça le pasteur.\u201cC'est bien assez, malheureusement d'un criminel dans la famille.\u201d Je voulus ouvrir la bouche, leur crier qu'ils étnient des lâches ; muis j'avais trop de chagrin.trop peur nussi de leurs mauvais traitements ; j'ai fait semblant de n'avoir rien entendu.Et voilà cemniment j'ai appris que mon cher papa était mort ! \u2014 Après, qu'est-ce que tu ns fuit ?interrogen Emile, prodigicusement intéressé.Comment es-tu parti de chez ces méchants ?Tu vns le savoir.Je vous ai dit, n'est-ce pas, que j'allais à l\u2019école ?Là, j'aurais dû trouver un peu de consolation.des camarades, Je voyais les autres enfan!s s\u2019'amuser ensemble; il y en avait qui s'aiinnient comme des frères.J'aurais voulu, moi aussi, avoir un ani, mais personne ne me par- Init, personne ne voulait jouer avec moi.on aurait dit que c'était ln peste.wes maîtres eux mêmes mo parlaient dûrement, et seniblaient encourager les mille méchancetés que me faisaient mes condisciples, On me déchirait mes cahiers, on rèpandait mon encre, on brisait mes plumes.et ensuite j'étais grondé, j'étais puni parce que mes devoirs n'étuient pas faits.Et à In mnison, c'étaient des scènes, parce que mon cousin, M.Du- veyrier, devait m'acheter d'autres fournitures.Mais il y chose.Chaque fois qu\u2019ils en trouvaient l'occasion, mes camarades m\u2019appe- Inient : fils de forçat ! C'était comine s: on me brûlait la jous quand j'entendais ça.comme si j'uvais reçu un soufflet, Bientôt on ne m'appelu plus au- avait encore autre trement dans l\u2019école, de sorte que c'était pour moi un supplice d'y aller, un supplice aussi cruel que do rester à la maison pour y être battu.Vous pensez si j'étais malheureux ! Je passais mon temps À chercher le moyen d'échapper à cette vie affreuse.je me disnis qu'il vaudrait cent fois mieux être mort que d'n- voir à supporter tous ces châtiments., oui, grand-père, je pensais à In mort ! \u2014T'ais toi, mon fp'tit ; tiens ! ne me parle pas de çn ; tu me révolutionnes ! \u2014W'\u2019en aller, j'en avais bien l'idée, mais je me demandais avec terreur ce que je serais devenu.tout seul, et trop faible pour gagner mn vie, Et puis, un beau matin, cn s'est fnit suns que j'y pense, pendunt la récréation.J'étuis assis sur un banc, Lien tranquille, lorsque tout à coup un élève s'approcha de moi et me jeta une poignée de sable à lu figure en me criant : \u2014Tiens !.voleur!.forçat ! fils d'hssussin 1.Le sable m'étnit entré dans les yeux et m\u2018aveugla pendant quelques instants ; la douleur fut s1 vive que je m'abandonnai à une colère folle.Je me jetai sur le méchant garçon ct je le battis, je le battis de toutes mes forces, Quand on le retira de mes mains il était en sang.Je fus conduit chez le ct tuncé d'importance.J'eus benu affirmer que j'avais été provoqué, battu le premier, rien n'y fit, et le directeur me déclara d\u2019un ton sévere qu'il ne pouvait plus supporter dans sa pension une mauvaise graine comme moi.que du reste, je fuisais depuis assez longtemps tort A sa maison, qu'il no m'avait accueilli que par conai- dération pour mon respectable cousin, M.Duveyrier.Mais du moment que je répon- duis si mul à ce qu\u2019on était en droit d'attendre de moi, il me renvoyait.Je pouvais, de ce pas, ajoutu-t-il, m'en retourner chez mon cousin, et lui apprendre la nouvelle, Alors, mes amis, j'ai perdu la tête.La peur de ce qui m'attenduit à la minison me donna le cournge ce n'enfuir, de quitter À jamais ces gens impitoyables.\u2014Advienne qus pourra ! pensai- je : ri je meurs, ce ne sera que de faim.et tont d'au coup, tandis que cette existence me tue à petit feu.Et au lieu de rentrer chez le pasteur, je quittui la ville, je gagnai les champs.J'avais laissé toutes mes affaires en classe.je n'emportais que les vêtements que j'avais sur moi, et le portrait de papa.Eh bien ! vous le croirez si vous vonlez, mais c'est à partir de ce jour là seulement que j'ai connu un peu de bonheur.Je ne sentais plus peser sur moi lu huine, je n\u2019'avaus plus peur.Je couchais à In belle étoile plus sonvent qu\u2019i mon tour, je n'avais pas tous les jours du pain, N'importe, la vie me semblait belle quand même, et je me reprenais À espérer.J'ai vécu au hasard pendant plus de aix mois tout un hiver et tout un printemps avant d'arriver dans Ce pays-ci, mes umis, Comme j'avais In chance d'inspi- rar confiance et que les gens me trouvaient une bonne figure, j'arni- vois assez facilement à me tirer d'affnire.J'évitais les villes, par crainte que M.Duveyriar ne me fit rechercher.Je demandais de préférence du truvail dans les fermes, et, si j'avais voulu, il y ena où l\u2019on w\u2019aurait gardé ; mais j'aimais mieux voir du puys, et surtout m'en aller le plus loin possible de Lille, Maintenant vous connaissez aus- s1 bien que moi mon histoire.\u2014Elle est rudement triste ! mon gars, et quoique jeune, t'us connu la dure déjà.mais à présent, s'il piuit au bon Dieu, c\u2019est fini, T'as un toit, un lit, de In soupe et deux braves cœurs qui t'aiment, oui, qui t'aiment bien, parce que t'es une naturo honnête et courageuse.fils de directeur (A continuer) LPMORIN& FILS ENTREPRENEURS-MENUISIERS MANUFACTURIERS DE PORTES, CHASSIS, JALOUSIES, MOULURES DECOUPAGES, EIC Spécialité : Bancs d'Eglisns, de Sacristies ot d'Ecoles AUSSI, Assortiment, complet.de BOIS DE SGIAGE, Séché à la vapeur, préparé et brut) Bois de Charpente, Bardeaux, etc.Tout ouvrage fait promptement, , , Satisfaction garantie Coin des rues.St- Antoine ct St-Joseph st St-Hyacinthe NOUVEAU [i was CHAUSSURES DE G1-rue St-Francois-61 Place du Marché, Assortiment général de CHAUSSURES pour HOMNES, FEMMES et ENFANTS.Spécialité : La célèbre Chaussure And» ricnine pour Dames, \u201cDOROTHY DODD\" Valises, Sacsdevoyage ETC., ETC.HENRI MARIN, Marchand de Chaussureg L.A.MASSE, ASSURANCE ©The Manufacturers Life Insuranco Co TFeu,\u2014Vie,\u2014 Accident,\u2014 Marine, \u2014Bris de Vitres,\u2014 Identification, \u2014Garantia Bureau de la Manufacturers Life, 172 Boulevard Gironard, ST-HYACINTHE.\"Tél.Bell 3! 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