La Tribune : journal hebdomadaire, 3 août 1906, vendredi 3 août 1906
[" Yor.21 JOURNAL HEBDOMADAIRE A TRIBUNE ST-HYACINTHE, Qué.3 AOUT 1906 No 14 MIBTTES Le journal à sensation est la grande plaie dont nous souffrons à l'heure actuelle.C\u2019est lui qui est responsable de la corruption des mœurs et même on peut le dire sans exagération, d\u2019un très grand nombre des meurtres, des assassinats qui ensanglantent le chronique judiciaire.Il ne faut pas nous en étonner.Les médecins, à propos de l\u2019hypnotisme surtout, nous ont appris l\u2019influence de la suggestion sur la volonté et même sur l'intelligence.C'est cette suggestion qui agit par l'entremise du journal sur les lecteurs et qui trop souvent les pousse à tous les crimes contre Dieu, contre la société et contre les individus.La personne, qui dort de sommeil hypnotique, perd le contrôle de sa volonté et agit incons- clemment, malgré elle souvent, esclave des images que la suggestion fait naître dans son imagination, dans ses sens.Mais ce n\u2019est pas seulement à l\u2019état de sommeil que l'homme cède ainsi à l'influence de la suggestion.-Je ne parle pas de l\u2019hypnotisé qui, quelques heures, quelques jours, quelques mois après le sommeil, obéit encore inconsciemment à son maître et fait des actions dont il n'est pas responsable : je parle de tous les hommes.Combien de fois cédons- nous aux suggestions qui nous sont faites, avec une conscience vague de ce que nous faisons sans doute, mais aussi sans nous rendre compte parfaitement de la valeur de ces actes.Voyez ct homme paisible, calme, au caractère doux et tranquille.Vingt fois on l'a insulté etil a su dominer les mouvements de sa colère, peut-être surtout par un sentiment de foi et de chafté.Mais qu'on l'insulte, qu\u2019on l'outrage devant des amis nerveux qui lui crieront tout-à-coup : \u2018Frappe, tue ! C\u2019est lâche de ne pas se venger.Tu es lâche !\u201d N'est-il pas vrai que neuf fois sur dix, cet homme, si doux qu'il soit, frappera, tuera peut-être, parce qu'il cédera à la suggestion mauvaise.Dominé par la colère, mis hors de lui par l\u2019insulte, il fera ce qu'on lui criera de faire sans avoir même conscience de ce qu'il fait.Je pourrais ainsi multiplier les exemples : contentons-nous de celui-la, et raisonnons un peu.Pourquoi la suggestion écrite n\u2019aurait-elle pas la même influence ?Imaginez un homme qui suit avec passion, avec une curiosité maladive, tous les récits des meurtres et des assassinats.N'est- il pas vrai que son imagination va se remplir de ces détails de crimes et d'attentats, qu'il va suivre en quelque sorte ces détails par la pensée.Il en viendra peut- être à se dire : \u2018\u2018L'assassin a bien fait.Placé dans les mêmes circonstances je ferais la même chose\u201d.Mais même en supposant Qu'il ne pousse pas les choses si loin, n'est-il pas évident que les images sanglantes restent en lui comme une semence criminelle.Que cet homme, emporté par quelque violente passion, perde le contrôle de sa volonté, c\u2019est son imagination toute remplie de ces images, qui le poussera à l'action, qui le\u2018fera frapper son adversaire, qui le feratuer.La suggestion de ses lectures n\u2019a pas agi sur lui, quand il lisait, enfermé dans sa chambre, parce qu\u2019il était parfaitement calme, parfaitement maître de lui-même, mais elle a agi, elle agira fatalement .chaque fois qu'il cessera d'ètre maître de lui, chaque fois peut-être qu\u2019il se trouvera placé dans les circonstances où s'est accompli le crime, dont il a lu les détails avec délice.Pourquoi les crimes sont-ils plus nombreux aujourd\u2019hui qu'autrefois ?Pourquoi surtout les assassinats ne sont-ils jamais des faits isolés ?Pourquoi les suicides sont-ils toujours par groupes ?Parce que le premier crime, le premier suicide, raconté avec force détails, suggestionne les esprits malades et Jes volontés chancelantes ! Si la suggestion produit des effets si funestes même chez l'homme, qu'est-ce qu\u2019elle ne peut pas faire sur les enfants, dont l'âme, comme une cire molle et flexible, est prête à recevoir toutes les empreintes ?Pourtant combien dc parents permettent à leurs enfants de lire les feuilles les plus jaunes, les plus sensationnelles comme les plus immorales ! Quelle responsabilité ! Mais ce n\u2019est pas seulement par la suggestion que les journaux de notre époque sont dangereux.Dans leurs feuilletons surtout, mais aussi dans les faits divers, dans la chronique de la vie mondaine, ils présentent souvent le mal sous: une apparence honnête, il le font même séduisant.Peu à peu, les lecteurs S\u2019accoutument ainsi à ce mal, éprouvent moins d'horreur en sa présence, admettent les excuses habiles qu'on lui préte ; le sens moral s'émousse d'autant plus vite que le mal a toujours dans le cœur de l'homme le plus puissant des complices, la concupiscence ! Ici encôre, c'est pour les enfants surtout que le journal est dangereux.Pourquoi y a-t-il tant de parents qui ne veulent pas le comprendre ?On ne voudra pas manger de ces conserves américaines dont on nous a dit tant de mal en ces derniers temps et certes on vou drait encore moins en nourrir ses enfants.Mais pour l'esprit et le cœur, pour l'âme, quel journal à sensation n'est pas un poison plus violent que ne le sont les conserves les plus mauvaises pour le corps ?hid Le Révérend Père Samuel, Franciscain, à l\u2019occasion de la visite canonique de nos Fraternités de St-François, prêche une courte retraite à nos tertiaires, et même à tous ceux qui veulent se joindre à-ceux-ci, °.* Sa Grandeur Mgr Bernard, s'est rendu à Upton, hier soir, pour rehausser de sa présence la fête du cinquantenaire de cette paroisse.Dimanche prochain, dans la chapelle du Précieux-Sang, à 7 hrs, M.l'abbé Evariste Hal- de recevra l'ordre de la prêtrise, et M.l\u2019abbé Beaudry, la tonsure.MM.les abbés R.Boivin, Deslandes et E.Halde partiront pour leur diocèse, St-Boniface, le 11 du mois courant.; M.L.St-Hyacinthe, 1er août 1906.Ottawa.\u2014Le revenu des douanes du Canada continue à augmenter.Le premier mois du présent exercice financier accuse une augmentation de $361,752 sur le mois de juillet 1905.Le revenu du mois de juillet a été de $3,562,379, contre $2,- 200,636 pour le mois correspondant de l\u2019année dernière, qui était le plus fort connu jusque là.4 Feu Léonard Beaudry Un de nos concitovens les plus avantageusement connus M.Léonard Beaudry, percepteurconjoint- du Revenu Provincial, est mort samedi après-midi.Il était né à Becancour, le 13 octobre 1837, du mariage de Germain Beaudry et de Luce Boivin.A douze ans, il se rendit à Montréal pour y faire son apprentissage chez M.Léandre Boivin, horloger-bijoutier.En 1857, il ouvrait à Saint- Hyacinthe un établissement important jusqu'en 1897, alors qu'il fut nommé par le gouvernement Marchand, percepteur du Revenu Provincial conjointement avec feu C.A.Boivin, mort il y a quelques mois.De 1873 à 1873, M.Boivin siégea au conseil municipal.1] épousa Melle Maria Les- pérance, puis en secondes noces la sœur de cette dernière, Melle Isabella Lespérance.Le défunt laisse outre son épouse, cinq enfants, deux filles, Melles Anna et Emélie et trois fils, le docteur L.A.Beaudry, de cette ville, Paul Beaudry, avocat des Trois-Rivières et Laurent Beaudry étudiant au Séminaire.Les funérailles qui ont eu lieu mardi à la Cathédrale, ont été des plus imposantes.Le service fut chanté par M.Régis Boivin, avec MM.J.B.Larochelle et À.Fontaine, comme diacre et sous-diacre.C'est M.le curé L.A, Sénécal qui a fait la levée du corps.Les porteurs étaient MM.Eu- sèbe Clapin, Louis Gladu, Jos.Allaire, D.Beauvais, M.Bousquet et J.G.Trahan.Tenaient les coins du poële : MM.G.C.Dessaulles, juge L.Tellier, le maire Eugène Saint- Jacques, Dr Eugène Turcot, M.E.Bernier et Jules Saint-Ger- main.Le deuil était conduit par MM L.Auguste Beaudry, M.D., Paul Beaudry, avocat et Laurent Beaudry, étudiant, tous fils du defunt, P.Lespérance, gérant de la Banque d'Epargne de Montréal, Rodolphe Boivin, de la Banque des Cantons de l'Est, de cette ville, Eugène Boivin, J.Archambault, avocat de Montréal, Edouard Darche, M.D., et Jacques Bureau, C.R., député des Trois-Rivières.Il nous est impossible de donner la liste de ceux qui formaient le cortège, qu\u2019il nous suffise de dire que tout Saint-Hyacinthe s'était fait un devoir d'accompagner les restes mortels de son sympathique et regretté citoyen.Que la famille si douloureusement frappée veuille bien accepter nos sincères sympathies.\u2014\u2014\u2014\u2014it v == rr Candidature ouvrière Le récent succès obtenu dans Maisonneuve par les ouvriers encourage ces derniers à envoyer de nouveaux représentants de leur classe dans nos chambres gouvernementales.Ainsi M.John E.Mee, prési- | dent du conseil national des métiers et des Arts vient d\u2019être choi- \u2018si comme candidat ouvrier de la division Ste-Marie ; une élection étant rendue nécessaire.par suite della nomination de M.Pi-hé, comme juge des Sessions de la Paix.M.Mee aura l'appui de M.L.A.Wilson.Dans la cause de White v.s.Béique, la demande d'appe! a été renvoyée avec dépens par le Con- | seil Privé d'Angleterre.Cette affaire avait eu pour point de départ, la vente du chemin de fer de la Rive Sud, de Saint-Lambert à Sorel et de celui des Comtés Unis en vertu d'un acte spécial du parlementet par ordre de la Cour de I'Echiquier, au chemin de fer Delaware et Hudson.L'action portée en Cour Suprême avaît été renvoyée.Une requête fut faite ensuite au Conseil Privé qui vient de confirmer la décision de la Cour Suprême.- Maladies des chaleurs Au premier symptôme de la maladie, durant les chaleurs, donnez aux jeunes enfants les Tablettes Baby's Own, sinon la maladie pourra, en quelques heures devenir incurable.Les Tablettes Baby's Own sont le meilleur remède du monde pour prévenir les maladies de l'été, si on en donne de temps à autre aux enfants bien portants.La mère prudente n\u2019attendra pas que la maladie fasse son appari- tion\u2014elle conservera ses enfants en bonne santé en leur donnant de temps en temps une dose de ce remède.Mme LEward Clark, McGregor, Ont., dit : \u2018\u2018\u201cMa petite fille souffrait de coliques et de maux d'intestins, mais les Tablettes Baby's Own Dont promptement guérie.\u201d Et la mère possède la garantie d'un analyste du gouvernement que ces \u2019l'ablettes ne contiennent ni opium ni drogues préjudiciables à la santé.Vendues chez tous les marchands de remèdes ou envoyées par la poste à 25 cents la boîte, par The Dr William\u2019s Medicine Co., Brockville Ont.Gardez les-Tablettes a la maison.\u2014- \u2018 \u2014 UNE VISITE | Avant longtemps le Gaz sera le seul combustible en usage dans nos familles 1 {Pour la cuisine il est sans égal.H n'est pas plus coûteux que le bois ou le charbon et toutes celles qui en lont usage saccordent à dire que c'est presqu'un plaisir que de s'en servir pour les besoins de In cuisine.Le Gaz esty de tous les combustibles, le plus propre et le plus commode.En été, il a l'immence avantage de tenir ln maison fraîche et le mari lui-même, lorsqu'il rentre pour diner, ne trouvant pas sa demeure surchauitée par le bois et le charbon, voit combien il cet avan- tagenx de fire usage de Gaz, ala cuisine, Ë Que le publie veuille bien prendre n # instdlera gratuitement tout poste à Gaz, | gasin.PZ Ouvrage de première classe EF LOUIS BROUSSEAU, Gérant.ote que ln Cie de Gaz, de cette ville à fourneau, qui sera acheté à son ma- CHARBON DUR GRATE, EGG, STOVE & CHESNUT.Charbon de bois, charbon à vapeur, charbon de forge, charbon pour fonderies.Gravois pour couvertures.Bois de chauflage de toutes sortes scié et fendu à ordre.Téléphone 264.ANTHIME CADORETTE.113 Rue Girouard, coin de ln rue St-Michel, ST-HYACINTHE, |.à.c.TAPISSERIES ! 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parbleu, s'écria-t-il ?.- \"Ces gaillards-là n'ont pas même \u201cRis \u2018la peine \u2018de modifier leur \u201cégriture.C\u2019est la même que celle E dibillet envoyé à la domestique.\u2018Et, faisant allusion au nom imprimé sûr l'en-tête : \u2014Elle vient de l'agence Robin, comme l'autre vient du clerc notaire de Brunoy.:Étice \u2018coffre-fort, madame, y \u2018 at-il lonetemps-qu'il était installé:là ?; 2 \u2018 \u2014Depdis que nous avions chañgé.d'appartement, parce.que nous habitions déjà'la maison.Voila bientôt.: \u201cComme elle hésitait, en es- a sajant.\u2018de rassemblér ses souvenirs, -la grosse Octavie, venant aide : \u2014Ça fera\u2019tre is ans au -quinze | bre.sion; avoir la ue \u2018parler.coffre-foï Vous êtesidonc.depuis long- : an service de ces-dairies ?3 trouverait : \u2014Mais.-Si on.peut dire?.s\u2019écria Octavie qui recommença à pleurer.\u2014Ët, faisait le commissaire au vicomte, je crois bien que j'ai mis.le doigt sur le petit détail qui donne la clef de toute l'affai- .il se pourrait.en effet.\u2014C'est ce qui a eu lieu.Cette fille a bavardé.et voila le résultat.Neuf fois sur dix, je dois l'ajouter, c'est de cette façon que les bandes de cambrioleurs se renseignent.\u2014Enfin.qu'allez-vous faire à présent ?\u2014Je vais prévenir la sureté.\u2014Âlors.tout de suite.on va se mettre en campagne.\u2014Tout de suite, oui.mais.I] eut un geste intraduisible.et, à voix très basse, pour n\u2019être entendu que du vicomte : \u2014Je ne sais pas.mais je n'ai pas confiance.Ces gail- lards-là vont aller encore plus vite que nous.ils ont d'ailleurs rudement bien opéré.et pour ce qu'ils ont laissé de traces.ou de pitces a conviction.Il appela son sous-brigadier.\u2014Vous n'avez plus rien trouvé?\u2014 Rien, monsieur le commissaire.rienfque ce tampon de papier qui a servi à envelopper le manche d\u2019une pince.probablement pour protéger la main de celui qui faisait la pesée.la trace nette des quatre arêtes de la barre de fer y est encore.\u2014Et sur le papier ?\u2014Rien.papier jaune.épais .très épais.Je l'ai déployé .il y avait seulement une ta- \u2014Quelle tache ?\u2014Ma foi.on dirait de lhui- Le commissaire haussa les épaules.\u2014Ce n\u2019est pas encore avec ça que nous trouverons ros hommes.Et saluant ces pauvres femmes qui restaient là, attérées.sans regard.sans voix.\u2014Je vais, fit-il au vicomte, je vais de ce pas à la sureté.Mais, répétait-il encore, pour n\u2019être entendu que de lui, oe n'est pas riche ce que je lui apporte.VIII \u201cUNE LETTRE\u2014UNE PRIÈRE Si l'affaire, pour le vieux policier, apparaissait mauvaise, \u2014 pour les deux pauvres femmes la situation devenait effroyable.Et maintenant que, dans leur appartement dévalisé, \u2014seules\u2014 elles essayaient de se donner l'une à l'autre un courage que peut- être ni l\u2019une ni l'autre n\u2019avait déjà plus, \u2014 c'etait entre Manuéla et Rolande un examen de leur tris: te situation qui devenait bientôt un réciproque aveu d\u2019impuissance et d'affolement.\u2014Enfin.maman.que nous reste-t-il ?; \u2014Ah ! c'est épouvantable, vois-tu :.Rien.nous n'avons plus rien t cee \u2014Mais.dans le\u2019 coffre-fort.Il'y avaitdone 1.v \u2014J'y avais mis.comme je faisais chaque fois que nous nous absentions.j\u2019y avais mis toute notre petite réserve.Et, d'un accent désespéré : \u2014La.je me disas que c'\u2019était en sureté.à l'abri d\u2019un coup,de main !.\u2014Etil y avait.- .\u2014Tout, je te dis ?.Mon.pos: tefeuille aussi.qui contenait \u2018Plus de trois mille francs.: toutes mes économies.\u2014Et.\u2018il nous reste ?.» \u2014Dans ma bourse.qu'est-ce \u2018que.j'ai?.Elle chercha fitvreusement, A Quatre ving.Quire vinge: nes.La \u2018Pauvre petite: \u2018avait aussi chérché dans sa bourse \u2018où elle savait-bien \u2018d'avance qu'elle ne LA TRIBUNE De quoi avait-elle besoin ?.D'un \u2018peu de monnaie de poche .Ses modestes appointements c\u2019est sa mère qui les touchait en même temps que les siens, et tout cela allait grossir le petit trésor commun.\u2014Dix-huit francs, fit-elle avec un soupir désolé.\u2014Et, avec Octavie, nous dépensons plus de cing francs par jour ! \u2014 IL n\u2019y a là que pour vingt jours.\u2014 Ah !si Claude était 1a !.\u2014Mais où est-il ?.\u2014On ne sait pas.\u2014Quand reviendra t-il ?.\u2014On ne sait pas.Elle ajouta sourdement : \u2014On a dit que ce ne serait pas avant trois mois.\u2014 Trois mois.jamais nous ne pourrons aller jusque-là.\u2014Cependant à force d'économie.de privations s'il le faut.\u2014Malheureuse !.Nous sommes trois pour vivre là-dessus.\u2014 Mais.Octavie.puisque ce sera impossible de faire mieux.On pourra lui dire.lui faire comprendre.Dans trois mois, on la reprendrait.\u2014La congédier ! Mais nous lui devons plus de deux mois de gages.Tu sais bien que nous ne la payons que tous les trimestres.au moment du.Et s'arrétant tout a coup.comme éblouie par une effroyable lueur : \u2014Ah ! Rolande.au moment duterme.\u2014Eh bien.le terme.\u2014C'est dans un mois !.\u2014 Encore deux cents francs ?.\u2014Où allons-nous les trouver ?Et voilà, maintenant qu\u2019elle cherchait.affolée.\u2014Des bijoux.qu\u2019on pourrait engager.ou vendre.\u2014Des bijoux.Je n\u2019en ai pas .Les tiens.ce sont des fantaisies sans valeur aucune.ll y a ma montre.la tienne que Claude t'a donnée.Pauvre petite.Nous, n'en trouverons pas cent franes !.\u2014Eh bien !.nos meubles.-Nous n'avons pas le droit de nous en défaire.Le concierge empêcherait que rien ne sortit d'ici.\u2014Pourquoi?.\u2014C'est le gage.du propriétaire !.nous sommes perdues !.\u2014Mais non ! mais non !.nous Jui parlerons au propriétaire.nous obtiéndrons un délai voilà dix ans que nous sommes dans la maison.ce serait une abomination de nous traiter comme des étrang.Et à ce mot que Rolande avait commencé et qu'à présent elle n'osait plus achever, toutes les deux avaient encore pâli.Etrangères.Elles l\u2019étaient de par la loi impitoyable.Er chacune d\u2019elles ajoutait à part soi : .\u2014 Avec les étrangères on re- vec elles on a moins de garanties.Mais la petite Rolande ne s'avouait pas vaincue, non.\u2014Sais-tu, petite mère chérie ?- Il faut.oh !'d\u2019abord il faut avoir confiance.\u2014Confiange !.: \u2014Oui, parce que cette abominable épreuve.elle ne peut pas durer.elle ne durera pas.C'est l'affaire de quelques semaines.Et, avec une volubilité de fièvre elle expliquait : \u2014Ces agences où nous avons dépensé tant d'argent.il en sor- \u2018tira bien, peut être, quelque chose de bon., Les démarches que nous allons faire.celles.Elle hésita; .mais résolument : .Celles\u2018:de M.de l\u2019Orme.tout at cela doit:aboutir.au moins aun; \u2018pis aller qui permettra d'at- tendré.el Et'avec une touvelle hésita- \u2018tion : 8° lly aura les leçons de M.de Queyrel.: Et Mañuélas {timidement.ces presque honteusement : : \u2014Et puis.enfin.Je sais: bien u'un demandant a My Fde l'Ofme n'y de Baa, re à iE | une: avhinice.he RE 4 double de méfiance, parce qu'a- \u2014Une avance !.Et la petite Rolande n'en répondit pas d'avantage.Mais elle devint encore plus pâle que lorsque ce mot, tout à l\u2019heure, lui était venu aux lèvres : \u201cEtrangères !\u201d Ah ! ce furent alors huit jours de fièvre, .de courses dans Paris .de courses éperdues.De démarches affolées dont, chaque fois, elles revenaient plus lasses.plus mornes .plus dé- douragées.Pour le coup, on aurait dit que le malheur qui les avait courbées sous sa griffe de fer les tenait comme une proie vivante.et qu'il ne lâcherait cette chair pantelante que lorsqu'elle ne palpiterait plus.Deux ou trois fois, elles avaient espéré.Elles avaient cru que la porte où elles frappaient allait enfin s'ouvrir.On leur \u2018avait dit : \u2014 Revenez demain.Et puis, chaque fois, \u2014oh ! c\u2019était une tatalité\u2014elles s\u2019étaient heurtées, le lendemain, contre une vague formule de politesse enveloppant un refus formel de leur confier l'emploi que, la veille, on leur avait presque promis.On aurait dit, qu\u2019après elles, quelqu'un avait passé par là pour changer toute bienveillance en hostilité.Et, le soir, c\u2019était dans l'appartement désolé de l'avenue des Ternes une nouvelle scène de désolation.Une scène navrante dont ce bon M.de I'Orme s\u2019attristait de toute son Ame,\u2014comme hier encore, il s'était réjoui de tout son cœur en apprenant-\u2014cen se faisant raconter\u2014 que, pour le lendemain, il y avait une espérance.Lui, d\u2019ailleurs, \u2014c\u2019était aussi une fatalité-\u2014ne trouvait rien.absolument rien.Et pendant ce temps, on voyait, sous les yeux de Manué- la, un cercle bieuâtre se creuser et s\u2019agrandir.à ses pommettes une rougeur inquiétante se plaquer.toujours plus-ardente.\u2014Maman.qu\u2019as-tu ?.dis- moi.Tu ne te sens pas malade, au moins !.s\u2019écriait la pauvre petite Rolande qui s\u2019apercevait avec effroi de ce changement de tous les jours.de toutes les heures.\u2014Non.non, chérie, répondait bien vite Manuéla.Et elle ajoutait avec uue lueur étrange dans ses yeux trop brillants : \u2014Ce ne serait pas le moment ! Et tout de suite elle revenait à leur idée fixe.aux démarches qu\u2019on ferait le lendemain .à cette chasse au pain quotidien qui, chaque jour, fait errer tant de malheureuses,\u2014comme elles, \u2014 sur l\u2019impitoyable pavé de la grande ville.Mais Rolande voyait bien sa mère revenir tous les jours plus essoufflée.plus baignée d'une mauvaise sueur.Et maintenant, pauvre enfant, c'est elle qui disait en frissonnant.car elle en comprenait bien la gravité.\u2014DMaman.quand nous verrons que l'argent hous manque .Eh bien ! tu disais que tu pourrais demander une avance.un service.: .à M.de l\u2019Orme.Et sur son visage ignorant de la dissimulation il y avait, quand elle parlait ainsi, l\u2019impression de tant de souffrance.que c'est Manuéla, à présent, qui avait répondu : \u2014Non.pas encore.Âtten- dons jusqu'au dernier moment.jusqu\u2019au dernier espoir Cae 1.000400 00 0 \u201cUn dernier espoir 1.vait donc encore ?Ah ! si faible.si éloigné.si incertaîn surtout ! Mais quand les \u2018malheureux sont au plus profond-.de leur malheur, ils jettent a tous les hasards leur-appel désespéré.a.Elle l\u2019a- \u201cene (Aiodntinuer).LL.MORIN & FILS ENTREPRENEURS-MENUISIERS MANUFACTURIERS DK PORTES, CHASSIS, JALOUSIES, MOULURES DECOUPAGES, ETC Spécialité : Bancs d\u2019Eglisés, de Sacristies et d'isnoigs AUSSI Assortiment complet de BOIS DE SGIAGE, Séché à In vapeur, préparé et brut Bois de Charpente, \u2018Bardeaux, etc.Tout ouvrage fait promptement, Satisfaction garantie, Coin des rues.St-Antoins et St-Joseph 3 St-Hyacinthe \u2014_\u2014 L.A.MASSE, ASSURANCE \u2018The Manufaeturers Life Insurance Ga Feu,\u2014Vie,-\u2014Accident,\u2014 Mavine, \u2014 Bris de Vitres,\u2014 Tdentifieation,\u2014Garantiy Burean de la Manufacturers Life, 173 Boulevard Girounrd, ST-HYACINTHE, Argent à prêter.Tél, Bell 31 À VENDRE Aux ateliers de \u201cLa Tribune\u201d BLANCS de REQUS de Dimes ey livrot de 100.\u2014 25 ois parla malle.BLANCS de REQUS pour Reate ds Bancs, en livrets de 100.\u201425 cts par 19 malle.BLANCS de REÇUS de Loyer, Blancs de Reçus ordinaires, Bluncs de Billeta, En livrets do 100.\u2014 25 cents.Maison à Louer \u2014\u2014\u2014 La vésidence occupée ci-devant par M.J.P.Frémeau, rua Dessaulles, 10 appartements, Chauffage à l'eau chaude ; ; éclmra- au gaz et à l\u2019électricité.Possess sion immédiate, S'adresser à À.DENIS, \u201cLa Tribune\u201d.St-Hyacinthe, Sl-Afaciile Hinstré Historique de St-Hyacinthe contenant plus de 100 gravures des édifices publics, religieux, manufacturiers, ete de ln ville, Prix 25 ets franco par In malle.GEo.ST-JEAN agent de journaux St-Hyacinthe.Qué, jac ja.c Joseph Bouchard MARCHAND DE PIANOS ET ORGUES Accordeur et Répareur, Représentant les plus célèbres manufnctu riers, 25 pour cent meilleur marché que partoutailleurs.\u2018Tout instrument garan» ti pour 10 ans, Une visite est sollicitée, CONDITIONS FACILES, 87 RUE LAFRAMBOISE, ST-HY ACENTHE, Que.15 déc.05 \u2014 3m.60 YEARS: EXPERIENCE TraADE Manks DESIGNS COPYAIGHTS &e Anyono sending a skoteh and description meg quickly nsrertnin our opinloh free ehether ag invoutitm is probably Jitentable.ae Communion seit (roe dca nity 1, Handbonk on Pa set (roo, (Mdest Ipenay, for for pocurine tenta tonts takon through Sunn « Co.rècetvg os tee, thon charge, in n tho ra scieptif ic Fimerican, fidsomaly iFustrated weeklr, Inrgest Se of any seientitle pra Larnent ols Font; four months, $1.Sotd Lyull ner w Yo - MUNN § Co,s18meen He Io ranch Offico, 628 F Bt.Washington, La TrisuNs est publiée par A.Denis | et imprimée par Lussier & Paulet, coin (des rues Mondor et Cascades, cité de St, \u2018Hyacinthe, \u2019 "]
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