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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 2 novembre 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1906-11-02, Collections de BAnQ.

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[" .* JOURNAL HEBDOMADAIRE TRIBUNE Vou.21 ST-HYACINTHE, Qu£.2 NOVEMBRE 1906 No 27 MIETTES \u2014 L'affaire de Buckingham passionne toujours la foule.Chaque jour, nous prenons connaissance des dépositions des témoins, et chaque jour la vérité s\u2019enveloppe davantage de ténèbres.Quia tiré le premier coup de feu ?Les McLaren ou les grévistes ?C'est là une question de fait qui devient de plusen plus insoluble.Laissons donc la question de fait pour ne toucher qu\u2019à la question de droit.Cette question de droit, indépendante des circonstances du fait particulier de Buckingham, devient aussi chaque jour plus embrouillée.Nos journaux quotidiens, qui aiment mieux leur caisse que la vérité, semblent s'appliquer uniquement à faire leur cour aux ouvriers, lls ont compris que l'abonnement du millionnaire et celui de l\u2019ouvrier se paient le même prix, puis ils ont calculé que les miilionnaires sont rares, tandis que les ouvriers sont légion, et ils ontcon- clu dans un ensemble touchant qu'il valait micux flatter les passions de la foule.C\u2019est la seule explication plausible à la débauche d'appréciations fausses, d'\u2019idées erronées, de principes mensongers qui forment la substance même de ce qu\u2019on appelle nos grands journaux.C\u2019est ainsi qu\u2019un de ces journaux en est venu à faire un crime aux McLaren d\u2019avoir engagé des hommes spéciaux pour protéger leur propriété contre les envahissements des grévistes, contre la violence des unionistes.Le simple bon sens nous dit pourtant que lcs McLaren avaient le droit strict d\u2019en agir ainsi.Tout propriétaire a le droit absolu de défendre sa propriété, quand elle est attaquée.Mais ce que l'on a le droit de faire par soi-même, ou a aussi le droit de le faire par un autre, par son ou ses représentants.Engager des \u2018détectives privés pour défendre sa propriété, ce n\u2019est donc pas, ce ne peut pas être un crime.Sans doute ces détectives ont pu faire du zèle à Buckingham ; ils ont pu outrepasser leur droit de légitime défense.C'est là une question de fait, dont nous ne voulons pas \u2018nous occuper ici, question de fait qui ne peut rien changer à la question de droit.De mème, il est certain que l\u2019on n'a pas le droit de tuer un homme parce que celui-ci passe sur une propriêté particulière, Les détectives n'ont pas le droit de tuer ceux qui se contentent sans violence, de pénétrer sur un terrain qui ne leur appartient pas.Mais si les envahisseurs brandissent des armes, des bitons, fondent au pas de course, en criant, sur les gardiens de la propriété, ceux-ci ne sont-ils pas justifiables de croire leur vie menacée, de se croire en état de légitime défense.Ainsi posée, la question de savoir si les détectives ont tiré les premiers ou ont seulement répondu aux assaillants, devient une chose secondaire.Les grévistes étaient armés, les uns de simples bâtons, les autres de revolvers, quelques-uns mêmelde fusils.C\u2019était seulement, disent-ils, dans le dessein (de faire peur.Voilà une excuse qui n'est pas formidable ! Imaginez-vous que vous vous éveillez au milieu de la nuit et que vous apercevez dans votre chambre un gaillard surexcité qui vous braque un revolver sous le nez.Allez-vous prendre le temps de réfléchir, de vous convaincre que c\u2019est là une simple farce ?Non,évidemment.Si vous en avez la chance, vous tirerez le premier et vous vous croirez dans le droit de le faire.Quel juge ensuite prêtera l'oreille a l'excuse de votre assaillant, et vous condamnera comme un assassin.H dira au farceur : \u2018\u2018Il fallait rester chez vous ; qui s'expose au danger, y périra\u201d\u2019.N'est-ce pas le simple bon sens ?Encore unc fois, je ne veux pas et je ne puis pas me prononcer sur les faits de Buckingham.Il est bien difficile de voir quelque chose dans les flots des dépositions contradictoires que l\u2019on nous sert chaque jour, et nous ne voudrions pour rien au monde empêcher le châtiment d'un vrai coupable.Mais il serait encore plus injuste de faire augmenter la circulation d\u2019un journal en livrant aux passions de la foule une innocente victime.Pour juger sainement l'affaire de Buckingham et toutes les affaires semblables, il est des principes que l'on ne doit jamais perdre de vue.Les ouvriers ont le droit de se mettre en grève, quand ils sont traités injustement.Ils ont le droit de faire du prosélytisme, c\u2019est-à-dire, de travailler à gagner à leur cause les ouvriers qui prennent leur place.Ils ont le droit d\u2019employer tous les moyens honnêtes de persuasion.Mais ils n'ont jamais le droit d\u2019avoir recours à la violence ni contre les patrons, ni contre leurs employés.Is n\u2019ont pas le droit d\u2019empêcher le travail par la force.La propriété est un droit certain devant Dieu et même devant les hommes, au moins devant la législation actuelle.Les propriétaires ont donc le droit de défendre leur propriété par eux- mêmes ou par d'autres choses pareux.Si cette propriété est attaquée, ils ont le droit de la défendre par les moyens mêmes qu'emploient les assaillants.Si la personne du propriétaire ou de son représentant est menacée, est en danger méme simplement apparent, le propriétaire ou son représentant a le droit de se défendre méme en blessant ou en tuant son adversaire, si cela est nécessaire.C\u2019est là de la simple morale philosophique.C'est la raison toute seule, abstraction faite de tout enseignement de l\u2019E- glise, de la foi révélée, qui arrive à ces conclusions rigoureuses.Voilà ce que les ouvriers doivent savoir et ce que l\u2019on semble s\u2019efforcer de leur faire oublier en nos temps troublés.Mieux avertis de la limite de leur droit, mieux renseignés sur les droits du patron, ils écouteraient moins volontiers les agitateurs de profession, ceux pour qui la grève est un moyen de se faire des rentes, ceux qui se font des cadavres des pauvres ouvriers égarés un piedestal pour gravir les sommets de la popularité et de la richesse.Nos grands journaux ne sont- ils pas ces agitateurs, ne cher- chent-ils pas leur profit dans la grève violente ?Les vrais coupables de Buckingham n'est ce pas ceux qui ont répandu à pleines mains la semence des faux principes, des idées erronées, des droits mensongers.M.L.Saint-Hyacinthe, 31 Oct.1906.== = Londres, 29.\u2014Le prince Ferdinand de Bulgarie a décidé de venir aux États-Unis, cet hiver.Le prince aurait l\u2019intention d\u2019étudier les institutions américaines avec l'arrière pensée de donner la liberté complète à son peuple.\u2026.-Chambres.M.FIBLDING M.le ministre des finances W.S.Fielding, dont les agents électoraux s'étaient rendus coupables de manœuvres corruptrices aux élections générales de 1904 et qui avait perdu son siège aux Communes pour tel délit, a été réélu mercredi député de Queens-Shel- burne par environ r000 voix de majorité sur le Dr Weldon, candidat de l'opposition.\u2014\u2014\u2014 Buckingham.\u2014Comme résultat du verdictrendu par le jury du coroner à l'enquête sur Ja mort de Bélanger et Thériault, treize hommes, dont Albert et Alexandre McLaren, le Dr Rodrigue, coroner et le chef de Police Kiernan, ont été arrêtés sous l'accusation d'être criminellement responsables de la mort des deux grévistes ci-haut nommés.Le verdict conclut à la culpabilité des treize prévenus.- - Caracas (Vénézuéla), 29.\u2014Le cyclone qui a fait tant de dégats dans l'He de Curacao, vers le milieu d'octobre a frappé Puerto Cabello (Vénézuéla), se dirigeant vers le sud et détruisant tout sur son passage y compris les maisons de TFrincheras.Il a plu abondamment, sans interruption pendant vingt-six heures.Lundi a eu lieu à Iberville la nomination des candidats pour le siège de représentant du comté d'Iberville à la législature de Québec, en remplacement de M.Gosselin, nommé conseiller législatif, MM.Joseph Albéric Benoit, cultivateur de Saint Grégoire, et M.C.Salomon Roy, avocat, de Montréal, ont été nommés candidats.Tous deux sont libéraux.- Londres, 29,\u2014Les revues de la ville disent que le seul moyen d'arriver à une entente finale, sur la question des pêcheries, cst d'aunexer Terre Neuve au Canada.+ - A San-Francisco, Californie, la tempête qui a passé sur la ville, samedi, a fait crouler les murs de plusieurs édifices qui étaient restés debout après l\u2019incendie.Trois hommes ont été tués par l'écroulement des murs du Grand Opera House.Quatre ouvriers italiens ont été ensevelis sous les ruines d'un des murs de l'édifice de la Pacific Mutual Life Insurance.fe\u201d Défense d'avancer Je sonssignée, donne avis que je ne serai responsable d'aucune dette contractée ent mon nou par qui que ce soit saus mon autorisation par écrit.Laprésentation, 23 octobre 1906, Dank Josern Tuncorrs.à 17-10-06 «8 * CHARBON DUR GRATE, EGG, STOVE & CHESNUT.Charbon de bois, charbon À vapeur, charbon de forge, charbon pour fonderies.Gravois pour couvertures, Bois de chanfiage de toutes sortes ssié et fendu à ordre.Téléphone 264.| ANTHIME CADORETTE, 113 Rue Girouard, coin de In rue St-Michel, ST-HYACINTHE, j.à.\u20ac, TAPISSERIES 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Acton, Richmond, Arthabsska, Québec, Sherbrooke, Island Pond, Lewiston, portland, ALLANT À L'OUEST 5.25 a.n.Tous les jours St-Hilaire, Belœil, St-Lmmbert et Montréal.7.20 a.m.Local (excepté le dimanche) St- Hilniro, Belœil, St-Liunhert ot Mont- rénl.Départ de Montréal, 8.16 P.M.11.35 a.mu.Tous lea jours (excepté le dimanche) St-Hilnire, Beluil, St-Lam- bert et Montréal.5.35 p.m.Tous les jours, St-Hilaire, 8t- ambert et Montréal.ee Pour les billetsetnutresrenseig» 6 MCRts adressez-vous A, J.BRODEUR, Agent de dbillo(s, ou à E.FOURNERR chet de gare, St-Myacinthe.Carte Ceux qui niment à être bien mis, doivent s'adresser À un tailleur qui à Énib ses preuves.Tout St Hyacinthe connait M.J, E.Gosselin, et tout ie monde sait qu'il n\u2019a pas son égal pour la coupe des habits, M.Gosselin qui est allé se pere fectionner à New-York, vrent d'ous vrir un magasin au No 121 rue Cascades, porte voisine de Choquet.te & Flibotte, où il est prêt à recevoir les plus difficiles et garantit donner satisfaction.\u2018 On trouvera chez lui an superbe assortiment de Tweeds dans les dernidéres nouveautés.Dane, s'il vous faut un habit de toilette, ou un complet fait d'une façon irréprochnble de coupe et d'élégance ne manquez pus de vous adressor à J.E.GOSSELIN, Marchand-Tailleur, rue Cascades, St-Hyacinthe, JOS.HUETTE PLOMBIER ET COUVREUR (en métal ou en gravois.) Nue ÿt-Simon, Pince du Marché, St-Hyacinthe.FERRONNERIE, POÈLES ET FOURNAISES, AGRÈS DE FROMAGERIES, TUYAUX DE FER ET GRES, MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION EN GÉNÉRAL APPAREILS DEJOHAUFFAGE, à 15-774, > LA TRIBUNE FEUILLETON Matas Seer QUATRIEME PARTIE PAR L'AMOUR I LE PASSE QUI PARLE \u2014Je suis votre hôte et c\u2019est moi qui commande.Une heure plus tard, après un déjeuner qui,\u2014c'est la vérité\u2014 avait été exécrable, le docteur Claude ct Césaire, remontés à cheval, cheminaient botte à botte sur le chemin ensoleillé qui con- * duisait à cette maison perdué dans les massifs feuillus.cette maison au toit rouge qui était celle de don Miguel Arribio.Césaire était tout nerveux, tout vibrant.\u2014En un jour,, monsieur le docteur, eu un jour !.En au- rons- nous-déjà fait, de la beso- nel.Mais Claude, moins enthousiaste, peut-être parce que, bien plus que Césaire, il redoutait l'effondrement de la déception finale : \u2014C'est si peu près de ce qui nous reste a faire.\u2014Comment !.la signature de mon lieutenant.sa signature indéniable.\u2014Indéniable.vous allez bien \u2014Et je le soutiens.Nons se- sons dix.cent.a attester.\u2014Que ce fragment ressemble .ressemble beaucoup.Mais que c'est peu de chose, cela, si on le discute.si on le conteste.et surtout si on n\u2019a que cet indice pour y étayer, la plaidorie qui devra convaincre des juges soumis à tant d'influences.assiégés par tant de sollicitations.puissantes.Des juges qui ne sont que des hommes.avec toutes leurs faiblesses.Et toutes leurs secrétes lâchetés, ajouta-t-il sourdement.Et le témoignage de ces deux métis.\u2014Ah ! si facile également à discuter et à repousser!.Ce qu'il faudrait là, c\u2019est l\u2019appui moral donné par toute une honorable famille.par un père dont personne ne songerait à contester la sincérité.par un père dont le nom serait syno- nime de probité, d'honneur, de considération.\u2014Tel que le vieux Castéras.\u2014 Et celui là.c'est le plus terrible adversaire de madame d'Aspremont.\u2014Oui, son père, dont ceux qui ont intérêt à nier la réalité des faits que la pauvre femme atteste, invoqueront d'abord l'attitude hostile, capable peut- êtrede recourir à son témoignage.\u2014Oh ! il ne ferait pas ça.\u2014Appelé à déclarer s\u2019il croit au mariage de sa fille, l\u2019homme qu\u2019on me dépeint depuis gue nous nous renseignons auprès des gens dupays,\u2014cet homme n\u2019hésiterait pas à conformer sa déclaration a la conduite qu'il a inexorablement tenue jusqu'à ce jour; .]l a chassé sa fille en l\u2019accusant de l'avoir déshonoré.il s\u2019acharnera: à son accusation.N'est-ce pas la seule façon dont il puisse.à se propres yeux.légitimer sa cruauté ?\u2014 Monsieur le docteur, il l'avait je crois motivée autrement.Il-avait voulu punir d'abord.sürtôut.la désobéissance de sa fille.Il me semble bien me rappeler.C'est comme ça,dans lè temps, qu'on avait raconté la chose.\u2019 Pal alors.en lui parlant,non plus pour madame d\u2019'Aspremont, mais pour mademoiselle Rolande.pour sa petite fille.Il n'a point de reproche à lui faire, à mademoiselle Rolande.Ce n\u2019est n\u2019est pas sa faute, à elle, si son grand-père a des difficultés avec sa maman.Et en démontrant au vieux Castéras que cette enfant, après tout, est légitime.\u2014Oui.en faisant appel,non plus à sa compassion.mais à sa justice.\u2014Puisqu\u2019on dit que s'il est mauvais comme une gale, il est juste comme sa balance.ça ferait de l'effet sur lui, ce raisonnement.\u2014Oui.peut-être.\u2014Et si le cousin, pour commencer, se mettait carrément de notre côté et nous donnait un coup de main.Claude hocha la tête : \u2014 Il serait donc bien désintéressé et bien généreux.\u2014Dame.ce qu\u2019on nous a dit de lui.\u2026.\u2014Fst-ce bien sûr.Est-ce bien vrai ?.- .Et puis, entre deux paroles en l'air.deux appels au pardon en faveur d\u2019une malheureuse qui jamais n'aurait repris au foyer paternel sa place d'autrefois.Entre cette sollicitation.oh ! bien peu préjudiciable aux intérêts du solliciteur.et une héroïque renonciation aux avantages que lui fait la situation epuivoque de sa cousine.Quel Et il ajoutait soucieusement \u2014Îl est l'héritier à présent.capable d'une aumône aux irrégulières qui sont du même sang que lui.mais incapable peut- être de l'abandon d'une fortune qui dès à présent lui appartient.D'une fortue qu'il faudrait rendre toute entière à la petite- fille légitime de don Castéras.\u2014Et alors.faisait Césaire, c'est encore.c'est toujours l\u2019argent qui viendrait se mettre entre ces pauvres femmes et la justice.\u2014L'argent, oui.Il ferait ici \u2014une fois de plus\u2014son œuvre de corruption et de cruauté.\u2014 Comme chez l\u2019autre.l\u2019autre cousin.le Lorgerac.Claude ne répondit pas\u2014et Césaire suivant sa pensée : \u2014Seulement, l'autre, je le reconnais bien.et ce qu\u2019il a fait, j'aurais bien juré d'avance qu'il ne ferait pas autre chose.Monsieur François, voyez-vous, il\u2019 n'était pas plus haut qu'une botte et l'argent c'était déjà.son Dieu.\u2014Pauvre homme, Claude.\u2014 Tandis que cet Arribio.on dit que c'est un brave garçon.Eh ! sacrebleu, monsieur le docteur, il y en a encore des braves gens.lly a vous.Je puis bien dire aussi : ily a moi.Pourquoi donc est-ce que nous n'en y trouverions pas un troisième ?\u2014 Nous allons bien voir.\u2014Et tout de suite.\u2014Oui, nous voilà arrivés.Devant les cavaliers, en effet, s'ouvrait maintenant une avenue d'immenses magnolias dont la voûte épaisse conduisait à une porte massive.Une porte ouverte à deux battants sur la cour d\u2019une maison de simple, mais confortable aspect.telle d'ailleurs que la plupart des résidences des riches propriétaires du pays.À la vue de ces étrangers, un homme, \u2014un domestique de la maison, évidemment, \u2014 s'était avancé pour les aider à descendre de cheval et pour tenir leurs montures.\u2014Don Arribio, faisait-il avec la politesse cérémonieuse du pays, salue les senors cavaliers qui lui font l\u2019honneur de s'arréter dans sa demeure.\u2014Est-il ici ?demanda le docteur.\u2014Oui, senor.\u2014Veuillez donc le prévenir que deux étrangers, deux Français, lui présantent leur compli- murmura ments les plus empressés et solli- citent de lui la faveur d\u2019un moment d'entretien.\u2014Don Arribio est dans son cabinet de travail .Si-les senors veulent se donner la peine de me suivre.L'homme avait fait signe à un jeune garçon de venir prendre les chevaux et de les conduire \u2018sous un hangar à l\u2019abri du soleil.Et, précédant le docteur et Cé- saire, il pénétra avec eux dans la maison, \u2014traversa une salle formant comme une immense antichambre, \u2014passa sous un véran- dah qui courait le long de la façade opposee, et s'arrêétant devant une porte ouverte : \u2014Ce sont deux seigneurs français qui désire saluer don Ar- ribio.Et s\u2019effaçant, il fit un geste comme pour inviter les étrangers à entrer dans le cabinet où se tenait le maître du logis.En effet, on voyait maintenant don Miguel à sa table de travail.En catendant parler ce domes- tigue, il avait relevé la tête.C'était un homme d'une qua- \u2018Très brun.très basané.avec un front un peu découvert et des yeux très vifs qui éclai- raicnt son visage aux traits fermement dessinés.D'ailleurs, à la vue du docteur Claude qui portait à la boutonnière de son habit de voyage la rosette de la Légion d'honneur et dont la haute taille donnait tant de noblesse à sa tête léonine il s\u2019était levé.Et s'avançant courtoisement \u2014Entrez, messieurs, faisait-il en français avec un accent un peu guttural, où il y avait quelques-unes des sonorités chantantes de la voix de Manuéla, entrez et soyez les bienvenus dans ma maison, Je me félicite du hasard qui me permet de vous rencontrer.Un hasard, en effet, car tout à l'heure, j'allais partir pour Mexico.! Mais, ajoutait-il avec cette politesse raffinée qu\u2019on rencontre si souvent là bas, chez les représentants de la vieille race espagnole, de moi, il n'est pas question.mais de vous et de ce que je peux pour vous être agréable.\u2014 D'abord, monsieur, et avant de vous témoigner notre reconnaissance pour votre si courtois accueil, permettez-moi de me présenter.Je suis le docteur Claude Le- coutellier.Mais, A ces mots, oublieux du cérémonial, oublicux de toute étiquette, don Arribio avait eu un geste.un geste d\u2019immense stupéfaction.Et, d'une voix altérée : Et aussitôt, assayant de reprendre le sang-froid qu\u2019il avait presque entièrement perdu : \u2014Ah ! monsieur.pardon- nez-moi.pardonnez mon étonnement.mon exclamation.mais si vous saviez !.Et montrant, sur sa table, une lettre ouverte : \u2014Cette lettre.que je vou lais relire encorè une fois avant de partir pour Mexico.elle ne parle presque de vous.\u2014De moi.fit Claude très étonné à son tour.\u2014Et quand je vous aurai dit par qui elle m'a été écrite.Elle m'est arrivée ce matin .ce matin même.Et elle me vient.de ma cousine Ma- nuéla.\u2014De madame d'Aspremont.\u2014De celle que vous nommez ainsi, oui monsieur.\u2014Une lettre.où il est question.de moi :.\u2014Et où ma cousine me fait l'aveu de la situation.ah ! terrible.où tout à coup elle s\u2019est trouvée en votre absence.\u2014Terrible, répéta le docteur Claude d'une voix effrayée.Ah ! mon Dieu ! qu'est-il arrivé ?.\u2014Deux événements.Elle a été obligée d\u2019abord d'abandonner l\u2019emploi qu\u2019elle occupait dans un pensionnât.\u2014Elle a quitté l'institution Laferté ?i \u2014Elle et sa fille, oui, monsieur.\u2014Mais.pour quel motif ?.\u2014Cela, monsieur, je l'ignore.\u2014Maisenfin.cetincident.pour si fâcheux qu'il soit, ne justifie pas ce mot que vous venez d\u2019employer : \u2018\u2018terrible.\u201d \u2014 Voici qui l'explique : Quelques jours après, on a profité de de son absence pour dévaliser son apprtement.\u2014Ah ! pauvre femme ! \u2014.Et pour fracturer un coffre-fort.\u2014Toute sa fortune y était !.\u2014Oui, monsieur.Et tout a été volé.\u2014Ah ! pauvre.pauvre femme ! \u2014Et elle est restée avec le peu d'argent qu'elle avait sur elle.A peine une centaine de francs.\u2014C'est lamentable !.La mauvaise chance ne cessera donc pas de s\u2019acharner sur la malheureuse créature !.Et.les voleurs sont restés introuvables ?\u2014Assurément, puisqu'elle me confic son effroyable situation.C'est pour elle et pour sa fille la misère.la misère la plus épouvantable.\u2014Oh ! rassurez-vous, monsieur.ln m'ab:entant j'ai prévu même ce qui était impossible à prévoir Madame Manuéia sait où\u2018aller.Je lui ai laissé an moment de partir, l'adresse d'un de mes amis, du docteur Lordau, qui, aussitôt, se sera mis, j'en suis sûr, à son entière disposition.\u2014 Mais non.mais non, monsieur.Ellene me dit sien de tout cela.Elle ne prononce pas le nom de votre ami.Ëlle est affollée.désespérée.Elle prévoit la prochaine échéance de lue de payer son terme.la saisie de ses meubles.leur vente.son expulsion.\u2014C'\u2019est impossible !.Je vous répète, monsieur, que je l\u2019ai laissée à un homme sur qui elle peut compter comme elle compterait sur moi-même.Non seulement sa bourse, mais sa maison au besoin sont à la disposition de votre cousine.\u2014De tout cela il n\u2019est pas question dans sa lettre.Élle me parle de vous, monsieur, comme du plus généreux, du plus fidèle, du plus dévoué des protecteurs.des bienfaiteurs.Mais que vous êtes parti brusquement.sans la prévenir.\u2014Je lui ai ecrit une lettre très longue.trèsdétaillée.\u2014Elle n\u2019a pas, dit-elle, le moyen de communiquer avec \u2014C'\u2019est par l'intermédiaire du docteur Lordau qu'elle pouvait le-faire.très facilement.\u2014 Enfin, monsieur, lisez.Et don Arribio prenant la lettre étalée sur la table de travail la tendit à Claude.Avec une sueur d'angoisse aux tempes, le docteur parcourut fiè- vreusement cette plainte navrante.découragée.desespérée.Et en lisant ces pages qui tremblaient dans ses doigts, il se laissait aller à des exclamations .a de véritables cris de douloureuse surprise.\u2014Ah ! malheureuse !.Mais c'est à devenir fou !.C'est à se demander s\u2019il n\u2019y a pas là autre .Et puis.rien.pas un mot de mon ami.pas un mot de mes précautions.de mes recommandations.Il n\u2019est cependant pas absent !.ou malade.ou mort .Cest la premiere chose qu'- elle aurait dû dire dans cette lettre.Et, comme éclairé par soudaine vision : \u2014Mais alors.ma lettre.ma lettre à moi.Ah ! mon Dieu ! est-ce qu\u2019elle ne l\u2019avrait pas reçue.\u2026.Et sa pensée travaillant tou- une jours : \u2014-Voilà.voilà la seule explication.Ma lettre ne lui serait pas arrivée.(A continuer\u2018 son loyer.l'impossibilité abso- | LP MORIN & FILS ENTREPRENEURS: MENUISIERS MANUFACTURIERS DE PORTES, CHASSIS, JALOUSIENS, MOULU KEN DECOUPAGES, E10 Spécialité : Bancs d'Eglises, de Sacristies et d\u2019 Ecoles AUSSI Assortiment complet de BOIS DE SCIAGE, Séché à la vapeur, préparé et brut Bois de Charpente, Bardeaux, eto.Tout ouvrage fait promptemens, .Satisfaction garantie, Coin des rues.St-Antoins et St-Joseph ¥ StHyacinthe \u2014 L.A.MASSE, ASSURANCE \u201cThe Manufacturers Life Insurance Oc Fou, \u2014 Vie,-Accident, \u2014 Marine, - Bris de Vitres, Identification \u2014Garantiz Bureau de In Manufacturers Life, 173 Boulevard Gironard, ST-HYAOCINTHE.Argent À prêter.Tél.Bell 31 LA FAMEUSE PEINTURE PREPARÉE Shervin- lions à PR à Raymond & Frere, ST-HYACINTHE 7 er = per LN TRUDEDTD DENTISTE to2 RUE MONDIR, ST-HYACIN THE Joseph Bouchard MARCHAND DE PIANOS ET ORGUES Accordeur et Répareur.Représentant les plus célèbres manufnctu riers, 25 pour cent meilleur marché que partout aillenrs.Tout instrument garane tipour Oans.Une visite est sollicitée, CONDITIONS FACILES.37 RUE LAFRAMBOISE, ST-HYACGINTE ER, Que, 15 déc.'05 \u2014 3m.So YEARS\u201d EXPERIENCE TRADE MARKS DESIGNS A CopyvRIGHTS &e.engins à Sketch and description mag J he our opitiert free whether - invention is probably patentablo, Communi tous gtrichiy coniidont ._1Iandbook on pe t free.Uldest agency for securing pat tents taken t Tough Munn & Co.route epcclat notice, without chnreo, in the Scientific American, A handsomely illustrated weekly, rt ulation of nny acientitie journal.Terms, § sont; four months, $l.Soll Ly all newedeal
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