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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 10 janvier 1908
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1908-01-10, Collections de BAnQ.

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[" \u201cAS tr, Om Que CT al Ns et Vou 19 PÉTIT CARNET Deux hommes discutent ensemble une question quelconque : l\u2019un parle avec calme exposant ses raisons en toute simplicité ; l'autre, au contraire, crie de plus en plus fort, couvrant la voix de son adversaire du tonnerre de ses cris.Le premier ne parle que de la question en litige, faisant abstraction de la personnalité de son interlocuteur ; le second, lui, multiplie les injures, attaque avec insolence les motifs qui font agir son contradicteur, les supposant les pires intentions.Quel est celui des deux, pensez-vous, qui a raison dans cette discussion ?Celui qui injurie ou celui qui argumente ?Celui qui crie le plus fort ou celui qui se laisse moins emporter par la colère?Pour moi, je m'imagine que les injures ne sont pas des arguments, et que plus on crie fort, plus on émet \u2018es sons sans valeur persuasive.\u2018 Aussi, l'autre jour, quand j'ai lu dans \u2018* L'Union \"* de cette ville, combien d'injures on accumulait à mon adresse, sous prétexte de répondre à mon modeste dernier petit article, j'ai éprouvé une grande joie.Il est donc bien vrri, me suis-je dit, que ma théoriu «st la bonne puisque, malgré la meilleure volonté du monde, on ne trouve rien à répondre à mes raisons que des injures.Je me serais même abstenu de mentionner ce petit fait insignifiant, si mon très honorable adversaire n'avait mêlé à ses insultes, très involontairement sans doute, quelques inexacritu- des qui pourraient le faire taxer de mauvaise foi auprès des gens Qui ne ie connaissent pas.- Il prétend tout d\u2019abord que j'accuse les ouvriers du **Corset\u201d de socialisme.Or, celaest absce lument faux.Sans doute, j'ai bien dit que la coopération nous sauvera du socialisme collectiviste, mais j'exprimais là une idée générale, rien autre chose, et je n\u2019appliquais nullement cette conclusion de mon article aux grévistes, comme tout le monde peut s\u2019en rendre compte en lisant ce que j'ai écrit.En second lieu, \u201cL'Union\u201d affirme que je condamne le départ collectil des ouvriers d\u2019un patron, et que je n'admets que le départ individuel.On serait bien aimable de me montrer où j'ai dit cela.Bien plus, je scrais heureux qu'on me démontrit, avec preuves à à l\u2019appei, que j'ai blâmé les \u20ac - vrières en grève dans l'article Je l'autre jour.J'ai exposé n + thèse que je crois vraie, j'ai là- mé ceux qui crient au scand le et au vol dans une affaire où il n\u2019y a ni scandale, ni vol, mais je n'ai pas jugé la conduite des ou- vritres.J'ai même admis leur droit de cesser le travail, si cela leur convient.Que la manufacture de corsets ait eu raison d\u2019implanter d'une manière aussi brusque un système qui a du bon ou que les ouvrières aient bien ou mal agi en.ces circonstances précises, c\u2019est une autre question que je n'ai pas touché ct que je ne veux pas toucher ici.En d\u2019autres termes, je me suis prononcé sur la valeur absolue d'un système, non pas sur son application particulière, encore moins sur son opportunité présente.Voilà ce que l\u2019on n'a pas suffisamment compris a \u2018\u2018 L'Union.\u201d On oppose ensuite adroitement à mes prétendues idées le devoir du patron de payer à l\u2019ouvrier \u2018\u2018un salaire en proportion de ses services\u201d (textuel).Mais qu\u2019ai-je donc dit?Exactement la même chose sous une autre forme.\u2018Il faut, ai-je écrit, qu'il y ait correspondance parfaite entre le travail d'une part et le salaire d'autre part,.que le travail soit payé \u2014_ a sa juste valeur, .qu'il y ait équivalence entre le travail reçu et la marchandise donnée en salaire.\u201d Mais alors ?Alors on comprend que mes torts ne sont peut-être pas aussi graves qu'on veut bien les crier ! Mais, reprend \u2018* L'Union \u201d le salaire doit être payé en monnaie ! Pourquoi cela ?Comment la justice sera-t-elle blessée si je paie mes ouvriers avec des diamants, de l\u2019or en barre, etc., ete?Ce qu\u2019il importe, c'est que le salaire soit payé tout entier, avec quelque chose qui a une valeur certaine, facile à connaître, mais rien de plus.Combien d'hommes reçoivent, aujourd'hui, une partie de leur salaire, comme moi tout le premier, en marchandises, en denrées, en pension, ectc., et ne se croient pas pour cela lés victimes d'une injustice quelconque.Mais si le système se généralisait, craint on à \u2018* L'Union \u201d, ce serait désastreux pour la population de Saint-Hyacinthe ; on y dépenserait $50,000 de moins par année.J'avoue que je n'ai pas les mêmes craintes.Il me semble même que si nos ouvriers épargnaient chaque année une telle somme, nous serions bientôt tous riches, et la chose n\u2019a rien de si effrayant.Mais avant de faire des économies, me dira-t-on, il faut vivre.C\u2019est vrai.Aussi, est ce mon opinion a moi, l'en prends toute la responsabilité, que l\u2019ouvrier qui ne gaspille pas, qui vit selon sa condition, doit pouvoir épargner dix pour cent de son salaire.S'il ne le peut pas, c\u2019est que son salaire est trop inférieur à ses besoins, Selon les lois de Ja plus élémeMtaire prudence, en effet, ye .AM sree ouuiuesctit pourvoir à ses besoins du moment, mais prévoir aussi ceux à de l'avenir.De mème que le manufacturier, s'il est sage, tient compte de l'usure de ses machines et pourvoit a leur remplacement, ainsi l\u2019ouvrier doit compter avec l'usure de ses forces et pourvoir aux besoins de sa vieil- | se et à ceux de ses enfants.Vila pouürquoi il doit être en «!at de faire des économies et il ne les fera véritablement, c'est ie Vérité d'expérience, que si 3 circonstances même lui for- vsut un peu la main.C\u2019est en considérant les choses ce point de vue, que l'on com- rend les avantages du système préconisé par une manufacture de cette ville, et qu\u2019on est forcé de l'approuver dans son principe, sinon dans toutes les circonstan- res de sa mise en pratique.C\u2019est tout ce que j'ai voulu clire dans mon dernier article et c\u2019est enco- rc tout ce que je veux vous dire., : .su QD - JULIEN BrrEUX, md QUARTIER No.5 Pour les élections municipales de cette année, tout paraissait devoir se passer dans la paix et la concorde Dans le Quartier No 1, on réélisait M.Samuel Casavant ; dans le Quartier No 2, M.le Dr Jacques ; dans le Quartier No 3, c'était entendu que M.le Dr -Fournier était accepté par les deux partis ; dans le Quartier No 4, on acclamait M.Dus- seault ; enfin, dans le Quartier No 5, M.Lussier, pro-maire, restait au Conseil.Sur la foi de pareil état de choses, on dit que M.St.Jacques aurait consenti à se laisser porter condidat à la mairie, pour un autre terme.Or, voici qu'à la dernière minute, un groupe de citoyens présente M.L.J.Archambault, gentilhomme, contre M.Lussier.C'est bien leur droit, personne ne le nie.Seulement, est-ce bien à propos?Voilà la question.Dans la personne de M.Lus- sier, le Quartier No 5, qui est peut être le plus important de St Hyacinthe, avait, jusqu'ici, un représentant de premier ordre ; qui à sacrifié comme pas un, son temps et son énergie, au service de sa ville ; un homme éminemment qualifié, pour nous représenter dans toutes les occasions qui soient suscentibles de se présenter ; un homme qu'on a vu a I'ceuvre ; un ho:nme dont on est sûr.Les électeurs du quartier en question seront-ils excusables, pour des motifs sbsolument étrangers, de préférer au vieux citoyen, à l'homme instruit, à l'homme connu, un candidat qui arrive à peine dans nos murs, un brave et honnête citosen, sans doute, mais que personne ou à peu près, n'a le plaisic de connaître, un homme qui n'a pas les avantages de l'instruction, un homme qui, ce nous semble, aimerait mieux rester en paix, «levant son foyer qui brille?Non.Ignorer M.Lussier serait faute grave.Ce serait, dans notre tres humble opinion, donner une preuve évidente, que lor n'aime pas sa ville.Car, en \u2018in de compte, il ne saurait y avoir deux opinions là-dessus ; si l'on veut qu'une ville prospère, il faut la mettre entre les mains d'hommes d'affaires, d'hommes iastruits et d'hommes connus.Les villes et les villages qui tombent entre les mains des rentiers, sont condamnés à mort.C\u2019est l'histoire du passé, et pour St-Hyacinthe, si on inaugure le système, pour des considérations de clan,ce sera l'histoire de demain.\u2014 AUX ARMES Depuis peu de temps, deux grands journaux ont fait leur apparition.L'un publié à Montréal, \u2018\u2018La Croix,\u201d et l'autre, publié à Québec, \u201c\u2019L'Action Sociale.\u201d Au point de vue de la forme, de la phrase, de la mise en page, nos confrères nous paraissent bien faits, en autant, du moins, que nous pouvons en juger.Tous deux ont été créés pour défendre les intérêts de notre religion, la religion catholique.\u2018Tous deux veulent faire connaître les erreurs, et indiquer la route à suivre.Tous Geux veulent le triomphe du bien sur le mal.De cette vérité, nous ne doutons aucunement.I! nous semble pourtant, toutes réflexions faites, et sans vouloir être désagréable à qui que ce soit, que la bonne religion de nos pères n'avait pas un besoin très pressant, des deux nouveaux avocats qui viennent de naître.L'assertion peut paraître quelque peu osée ; aussi, Serons-nous heureux de la retirer, dès l\u2019instant où l'on nous donnera un argument démontrant erreur de notre part.Mais jusque-là,dans notre très humble opinion, notre religion n'a pas besoin de pareils défenseurs, si habiles, et si bien éclairés qu'ils soient.Si \u201cLa Croix,\u201d en particulier, se bornait à poser les bons principes, à les discuter, à les faire comprendre, fort bien ; mais, du moment qu\u2019elle tombe dans la personnalité, du moment qu\u2019elle injurie ; du moment qu\u2019elle perd son contrôle, et qu'elle laisse étaler de la haine féroce, pour nous, son but est raté.Depuis quelque temps déjà ; elle paraît en vouloir à un\u2019 député de division de Montréal, qu\u2019- elle nomme en toutes lettres, et qu'elle présente à ses lecteurs comme étant uri suppot de l\u2019enfer.\u2018\u2019Aux armes ! dit-elle, débarrassons la législature d'un Être aussi nuisible, etc., etc., etc.Le député en question, a tort, s'il prèche des doctrines dangereuses, seulement, si c'est vrai, \u201cLa Croix\u201d devrait faire un peu, comme Notre Seigneur eût fait lui-même, dans de semblables circonstances : taire connaître la doctrine vraie ; mais la faire connaître par les arguments que le christianisme enseigne, et non pas en se servant d'un langage commun, qu'on tolèrerait à peine sur les hustings.Semblables questions sont toujours très délicates à traiter.Aussi v allons nous avec quelque peu de timidité.D'un autre côté, il nous semble que ce serait faire acte de faiblesse, que de garder le silence, et laisser faire.Pour nous, le confrère catholique qui tombe dans la personnalité, nuit à notre religion d'une manière non équivoque, surtout si le lecteur est au courant de ce qui se passe sous d'autres cieux.\u2014\u2014 Pam\"
de

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