La Tribune : journal hebdomadaire, 31 octobre 1913, vendredi 31 octobre 1913
[" \u201cVoL.25 - À BATAILLE DE CHATEAUUKT Page d'histoire à retenir Dimanche dernier, le 26 octobre 1913, il y avait cent ans que le Colonel de Salaberry, à la tête de 390 Canadiens réunis a Châ- teauguay, força Hampson et ses huit mille soldats à battre en retraite, sauvant ainsi le Canada menacé par les invasions des Américains.Cet exploit valut au Colonel de Salaberry le surnom de *\u2018Léo- nidas canadien\u201d et fut enregistré dans les annales de notre Histoire comme un des faits d\u2019armes les plus éclatants de la vaillance, française en Amérique.Certes, aucun nom n'était plus digne de passer à la postérité que celui du héros de Châteauguay.Pourtant, combien ignorent cette belle page d'histoire canadienne ! On se contente de noter le\u2019 fait sans avoir la légitime ambition de fouiller l'histoire et de se fai re un point d\u2019honneur de mettre bien en vue le courage et la fierté de nos ancêtres.Nous croyons intéresser nos lecteurs et faire œuvre nationale en mettant sous leurs yeux quelques détails sur la carrière du Colonel de Salaberry et sur son éclatante victoire à Châteauguay.Nous empruntons ces détails un peu partout, dans nos manuels d'histoire et dans les colonnes de nos confrères, notamment \u2018La Justice\u201d, d'Ottawa.Charles-Michel d\u2019Irumberry, de Salaberry était le fils d'Igna- ce-Michel-Louis-Antoine de Salaberry, écuyer, seigneur de Montmorency, l'un des Juges de Paix de Sa Majesté, né à Beauport en 1752, et mort à Québec en 1828, après avoir rendu des services signalés à l\u2019Angleterre, avoir occupé un siège au Conseil Législatif de Québec et s'être trouvé dans la stricte intimité du duc de Kent.En 1778, il avait épousé Dame Catherine de Hertel, fille de François, seigneur de Pierreville.Le héros de Châteauguay est néà Beauport, le 18 novembre 1778.et à quatorz: ans on le voit s\u2019enrôler comme volontaire dans le quarante-quatrième régiment de Sa Majesté.Après avoir fait du service aux Indes Occidentales et à la Guade'oupe, il revient à Halifax où commandait le duc de Kent.Lieutenant de marine à bord de *\u2019L'Asia\u201d, il passa à la Martinique et à la Jamaïjue pour prendre une fois encore la route du pays natal, en 1803.Il était alors capitaine dans le soixantième régiment et avait vingt-et-un ans.Cinq ans plus tard il est major de brigade en Ir est ramené au Canada-par le.général de Rottenburg, en qualité d'aide de camp, grâce à l\u2019influence du duc de Kent, son protecteur.C'est alors que le jeune militaire\u2014en prévision des dispositions menaçantes des États-Unis\u2014fut appelé par sir George Pre- vost à \u2018\u201clever parmi ses compatrigtes, un, corps d'élite qui aurait nom : \u2018\u2018Voltigeurs Canadiens\u201d, nous dit un historien.S,brayes_.ne manquèrent pas à de De Salaberry, et bientô: lés Cadres furent remplis.Les jours de gloire étaient proches.Assistons à cette glorieuse bataille du vingt
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