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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 6 octobre 1916
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La Tribune : journal hebdomadaire, 1916-10-06, Collections de BAnQ.

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[" Zz + vad Mm \u201creque lé sien, Vou.28 : » PA L } = a .T ST-HYACINTHE, Qit:f8 OCTOBRE 1616: Le ® ne it fl Nc TA VImmunité Réelle Leg Comorations Religienses.bl [Exemption des Taxes Principes et Pratique (Suite) Il n'est pas vrai, par exemple, que le droit d\u2019association, le droit de vivre en famille, d'élever ses enfants com- _Meon l'entend suivant la loi de Dieu et de leur transmettre ses biens, le droit de propriété pour les individus et même pour les associations légitimes, soient absolument créés par le pouvoir civil et n\u2019aient d'autre fondement que la loi positive de chaque pays ; en sorte que le pouvoir civil peut à son gré, sans autre raison que son caprice, limiter et supprimer le droit des individus et des associations, prendre leurs biens et en disposer contre leur gré sans pécher aucunement contre la justice et l\u2019ordre social voulu par Dieu.Cela reviendrait à dire : il n\u2019y a pas en ce monde d'autre droit que la volonté du plus fort, , qu\u2019il soit un seul ou qu'il soit le grand nombre.Que l\u2019on dise comme certains juristes : la loi positive du pays est l\u2019unique source du droit ; ou comme tel magistrat d'Ontario :nll n\u2019y a pas de droit naturel qui tienne devant une loi positi- ven, C\u2019est toujours la même monstruosité païenne contre laquelle protestent dix-neuf siècles de christianisme, et une erreur que reprouve le bon sens philosophique.Si .absolu qu\u2019on suppose le pouvoir d\u2019un souverain ou d\u2019un parlement, sa volonté ne peut devenir la loi et le droit que si elle est conforme à l\u2019ordre social voulu par Dieu, et en parfait accord avec la volonté de Dieu \u2018manifestée par la loi divine positive.C\u2019est donc en vain qu\u2019on opposerait au droit absolu et exclusif de l'Eglise à ses biens temporels, et à leur exemption de toute juridiction d'#n pouvoir quelconque au- i ridiction universelle Qu pouvoir civil sur le temporel, ou son omnipotence absolue, source unique de tout droit.La juridiction civile souveraine n\u2019est exclusive que d\u2019une autre juridiction de même ordre, non de la juridiction divine ou spirituelle.- Sans doute, dans l'intérêt de la paix et du bon ordre, et aussi parce qu\u2019elle y voit pour elle même des avantages, l\u2019Eglise a toujours tenu à faire reconnaître et garantir par les lois civiles son droit.de propriété.Souvent même, dans l'intérêt des deux sociétés, elle a fait siennés certaines dispositions des lois civiles et fait incorporer dans le code civil quelques-unes de ses propres: lois ; mais elle n\u2019a jamais reconnu ni pensé que les unes et les autres n\u2019avaient leur efficacité que de l\u2019autorité civile et non de sa propre autorité.(1) Pour tous les catholiques éclairés et conséquents, l\u2019immunité des biens d\u2019église.est un droit sacré et inalie- \u2018nable qui dérive, non seulement de la loi positive de l\u2019E- glise,laquelle est encore la plus sainte et la plus.inviolable des lois humaines, mais de la volonté positive du Christ, qui a voulu que son Eglise soit à jamais une société humaine, universelle, souveraine, parfaite et indépendante de tout autre pouvoir et de toute autre société.Ce n\u2019est pas là une simple conception théologique.* De fait, cette notion de l\u2019immunité a été celle de tous les peuples chrétiens depuis Constantin jusqu\u2019au protestantisme.Elle est restée dans le droit des peuples chrétiens plus ou moins altérée depuis le protestantisme jusqu\u2019à la Révolution française.Il est facile d\u2019en retrouver la trace dans notre droit civil de la Province de Québec, à côté des tendances régaliennes de l'ancien droit français et de quelques emprunts faits au droit moderne.Il L'IMMUNITÉ DANS NOS LOIS DEPUIS L'ÉTABLISSEMENT DE ' LA COLONIE L'immunité reconnue aux biens ecclésiastiques et religieux depuis la fondation de la colonie\u2019 jusqu\u2019à la\u2018 cession du pays à l'Angleterre n\u2019a jamais été mise en doute par personne.Sous la domination française le pouvoir public n\u2019a jamais eu la préoccupation de grever de taxes les biens religieux ; il a plutôt cherché à les protégeret à les accroître.Plus encore qu'en France, au Canada les institutions religieuses comptèrent sur l'assistance du trésor royal et du pouvoir public, et ceux-ci n'eurent jamais la pensée de leur imposer aucune taxe.(1) On en a mainte preuve dans nos lois civiles concer- _ nant l'organisation et l'administration temporelle des paroisses.' - (a suivre) \u2018 R.P.D.-C.GONTHIER, des Frères Précheurs.Etudions le Nous;ne parlons pas le-patois - - { Mercredi-soir:dtrnier, M.Joseph Dumais a inauguré ses cours de diction fraficaise par une causerie, très intéressante d'ailleurs, sur **Le parlér de chez nous\u201d, suivie de la récitation de quelques pièces : Ula leçon des érables\u2019** de M.I'abbé Lionnel Groulx, *\u2018La gran 1} d\u2019'mande\u201d et \u2018\u2018Edgardina veut loafer\u201d, deux charges du diseur l'üi-même sur le parler populaire, P us de trois cénts personnes assistaient à cette première réunion et plus de cent s'inscrivirent pour suivre avec assiduité les cours du professeurs Nous saluons cb succès avec joie et nous espérons que nombreux encore seront;ceux et celles qui donneront leur nom à la prochaine conférence.Nous tenons cependant à relever un passage dans la causerie de M.Dumais.Nbus n'en serons pas moins bons amis.M.Dumais a voyagé par la France, il a étudié la langue, nous lè croyons sincèrement, mais nous ne croyons point qu\u2019il soit autorisé à soutenir que nous, canadiens-français, nous parlons un patois.Nous nous opposons carrément À cette assertion qui a déjà libre cours chez nos \u2018\u2018\u2019amis (?) \u201d les anglais.Nous ajouterons même qu\u2019il est inutile de répéter cette erreur reconnue même avec pour but de perfectibnner le parler populaire de ceux des nôtres qui n\u2019ont jamais été en France.Et M.Dumais n'est pourtant pas le seul à inventer une aussi vieille histoire.\u201cQuelques voyageurs, a écrit M.Rivard, frappés par la persistance chez-nous de certaines formes normandes, ont cru retrouver dans le franco canadien un patois homogène.\" Nous aidant d'un travail très élaboré que M.Benjamin Sulte a publié dans \u2018Le Progrès Albertain\u201d, nous relirons ensemble ce que d'autres voyageurs ont pensé de la langue de nos pères et enfin ce qu'on en pense aujourd\u2019hui.Le Père Leclercq, un récollet, au Canada vers 1691, ce n\u2019est pas d'hier, disait : *\u201cNous trouvons ici une énonciation nette et pure, une prononciatiôn sans accent.\u201d \u2018Vous savez, écrivait M, Sulte, ce qu'est l'accent anglais ou encore l\u2019accent- irlandais.La France est \u2018remplie d\u2019accents qui mité d\u2019intonption et pas d\u2019accent.\u2014ce qui au grand théâtre fran- ¢ais est tenu\u2019 pour une qualité de premier ordre.\u201d Passons au dix-huitième siècle.En 1701, La Potherie disait \u2018Au Canada,on parle parfaitement bien sans accent\u201d ___ Vingt ans plus*tard, Charlevoix, 1720, écrivait : ailleurs on ne parle plus purement notre langue.aucun accent ici.\u201d Seize ans plus tard, 1736, l'abbé Olivet, un savant, qui se faisait adresser des renseignements par les prétres francais en mission au Canada, publiait : *\u2018On peut envoyer un opéra dans cette colonie et il sera chanté, note pour note, sur le méme ton qu'à Paris, mais On ne saurait envoyer une phrase de conservation à Montpellier (Languedoc) ou à Bordeaux et faire qu\u2019elle y soit prononcée syllabe pour syllabe, comme à la cour de Versailles.\u201d Laissons là le djix-huitième siècle.Nos compatriotes d\u2019ailleurs venant des parties de la France où le français etait le mieux parlé avait pu conserver la pureté de leur langue.Passons au dix- neuvièmer En 1803, Volnay, disait : \u2018Le langage des Canadiens n\u2019est pas un patois, mais un français passable, mêlé de beaucoup de locutions de soldats.\u201d L'académicien Xavier Marmier cependant, cinquante ans plus tard, soit en, 1851, rendait ce témoignage à notre classe instruite : \u2018\u2018Au Canada, on garde, dans l'usage de notre langue, cette sorte d'atticisme du grand siécle.qui est à peu près perdu en France\u201d.Par atticisme.dit M.Sulte, il faut entendre cette \u2018\u2018délicatesse, finesse de goût dans le langage.Très bien, dira M.Dumais, mais le peuple?Marmier, un des quarante chargés de la conservation de la belle langue trançai- se, ne l'oubliait pas.\u2018Le peuple lui-même, ajoute t-il, parle assez correetement et n\u2019a pas de PATOIS.\u201d Par patois, ne l\u2019oublions pas, on entend : idiome corrompu, mots qui ne sont pas dans le dictionnaire.\u2018Trente ans.plus tard, en 1880, M.Christophe Allart, dit : C'est un plaisir de causer avec les **habitants\u201d et d\u2019entendre ce bon français, sans PATOIS aucun, même élégant, mais avec une tournure arrhaique très curieuse.\u201d ; \u2018\u2018Un campagnard canadien serait plus .chez lui au Théâtre Français (Paris) qu\u2019un Picard ou un Frane-Comtois\u201d a dit le pasteur Eugène Réveillaud, en 1884.\u2018Ainsi, dit M.Sulte, voyez, ceux qui s\u2019y connaissent sont d'accord .pour approuver notre langage, de .méme que ceux qui sont incompêtents à la juger le déprécient.\u2018Tout le monde sait que la grande école du parler français est la Maison de Molière, autrement dit le Théâtre Français de Paris.11 faut \u2018\u2018aller au Français\u201d selon l\u2019expression parisienne, pour entendre la belle langue: Un acteur n'est admis sur cette scène qu\u2019après avoir dépouillé l\u2019accent de sa province, ou de sa ville natale, fut-il même de Paris.C'est un travail ardu pour la Flupart on le concoit, tant les habitudes d'enfance sont tenaces.Un Canadien ne serait pas à cette peine.\u201cJe répète à dessein que nous avons uniformité de langage et pas d\u2019accent.Tant:pis pour les étrangers qui sont incapables de comprendre-cesque Cela signifie.Nulle part Ilny a même (Suite à la page 8.) BUNE Francais Sontéparticili sesdifdgue région.ssxNoussavons.-envCanadamusifor-: ; P LL gq ; : .a NE 22 AFFAIRES oo MUNICIPALES M.Fontaine au Fond.Nous ne nous proposions point de parler de l\u2019incommmensurable Monsieur Victor Ernest Fontaine et de son très distingué et très savant ingénieur et ami, Monsier Hector Cadieux, notre intention étant de donner à Monsieur le Président de la Voirie tout le temps nécessaire pour répondre aux charges que nous avons portées contre lui.Et pourquoi, les échevins n\u2019ont-ils pas, mercredi soir, don- éminent collègue.L'affaire de l'égoût de la rue Bourdages est revenue sur le tapis.Inévitablement, M.Fontaine proposa l'adoption du plan proposé par son savantissime ingénieur.Résultat : M.Fontaine a été seul A voter pour lui.Tousles autres se sont ralliés à un amendement savamment amené par l'échevin Duclos.M.Fontaine a ri jaune.Il s'est revengé en donnant avis qu\u2019il proposera, à la prochaine séance, la fameuse résolution pour la Taxe spéciale.Nous | aurions été surpris-qu\u2019il en fût autrement, Et M.Bélanger aura/l'honneur d\u2019avoir refusé de présenter - cette taxe., M.Fontaine en baisse la semaine dernière est maintenant tout au fond.Qu\u2019il y reste, pour le plus grand bonheur de notre population.Feu M.Désiré Dumaine Nous avons le chagrin d'annoncer à nos lecteurs le décès de M.Désiré Dumaine, bourgeois, qui s'est éteint tranquillement dans la paix du Seigneur, hier soir vers dix heures.M.Dumaine, un des hommes dontnotre ville s\u2019honorerad\u2019avoir eu au milieu d\u2019elle,comme exemple constant de travail et de probité, avait 74 ans et 2 moss.Ii laisse une épouse, née Delle Thersile Daigneault, et quatre enfants, dont un garçon, M.Eugène Dumaine, agent d\u2019affaires, de Montréal, et trois filles, Mme Veuve Brouiilet, de Holyoke, Mass., Mme Henri Bernard, de St Jean, et Mme Eug.Brais, de cette ville.Nous offrons a la famille éplorée nos meilleures et sincéres sympathies.Les funérailles auront lieu lundi matin à dix heures.Le convoi partira de la maison du défunt, 63 rue St-Antoine, à 9.45 le oli aura lieu le service religieux.M.Dumaine a été, durant toute sa vie, un mutualiste convaincu.Ilya quelques semaines, désespérant de revenir à la santé, \u2014il était malade depuis près de.huit mois, \u2014il donnait sa démission du Comité de Régie de l\u2019Union St- Joseph.\u2018L'Echo\u2019 disait au sujet de cet événemeut : \u2018\u2019C\u2019est un bon et fidèle serviteur que Je Comité de (Suite à la dernière page) né une ample réplique à leur hrs pour se rendre à la Cathédra- i505 ov pA 1 1° & LA TRIBUNEs:6 OCTOBRE\u201c1916; w & SUZANNE Combien j- te sais grè, Suzanne, brave fille, De tes pauvres habits et de ton front hâlé ! Que j'admire ton front de sueur emperlé ! Que j'honore ta main durcie à la faucille ! Tout l'eté dans les champs, tout l'hiver à l'aiguille, Jamais de ton grand cœur un soupir exhalé N'a trahi des soucis dent tu n'as pas parlé ; Fa vie est an devoir, ange de la famille.Nos garçons les mieux faits et de meilleur renom Sollicitent ta main et tu leur as dit : Non.Et tranquille, vouée à ta mère, à tes sœurs, Pour ta beauté perdue en de si durs labcurs, Il n'est pas un regret dans ton âme sereine.Louis Veuillot.LE MARCHE Produits Laitiers A la Halle au Beurre et Fromage, samedi dernier, aucun offre de beurre n'a été faite ; 850 boîtes de fromage cependant out été vendues à 21 37 centins la livre.à pareille date, 300 livres de beurre avaient été achetées à 32 Centins er 200 boîtes de fromage à 1436.À Cowansville, samedi dernier, 595 livres de beurre ont été vendues à 371: la lrvre.L'an-dernier-344 livres avaient été vendues à 32 L; et 32 36- A London, Ont.aucune vente de fromage, malgré l\u2019offre, de 794 boîtes.Les prix offerts n\u2019ont été que de 20 cts et moins.It v a un an, Produits de la Ferme Oeufs strictement frais .45\u20acC Premier choix d'œufs.38 \u20ac Qualité No !.34\u20ac Qualité No 2 .cee 3oc \u2014- + \u2014 ABATAGE et préparation des pores pour le marché Comme non> l'annoncions la semaine dernière, nNOns nous oc cuperons à l'automne de la vente des por:s.le marché est très avantageux «ct nous pourrons certainement Obtenir à nos socié- ; LA LESSIVE DE GILLETT LES SALETES.tw TD y GILL ANY LIM Pts Fan OHPAN Lors taires de très bons prix, pourvu qu'ils nous expédient des porcs, de belle qualité, qui aient bien abattus et préparés.C'est pour les aider à obtenir ces hauts prix que nous donnons au- jourd\u2019hui quelques conseils généraux qu'ils suivront avec profit, sur l'abatage et la preparation du porc pour le marché.été | : Le porc destiné aux grands marchés doit peser entre 100 et 250 livres, mais ne pas dépasser l'une ou l\u2019autre, mais de ces limites.Un bon porc d'après les exigences du marché, qui à 7 est celui mois, pèse de 190 à 225 excepté le porc à bacon qui doit peser de 140 à 180 livres.L'animal trop maigre et trop léger se vend très difficilement de_ même que celui qui est trop gras.C'est donc dire que nous ne voulons recevoir aucun porc de l'une ou l'autre de ces catégories.L'abatage est une opération très importante et qui influe beaucoup sur le prix, sclon qu\u2019elle est bien ou mal faite.Il faut donc la faire avec beaucoup de soin, si l'on veut obtenir de bons prix.Le porc doit être abattu la veille du jour Où il sera expédié sur le marché.Pour le saigner or le suspend par une patte de derrière à une poutre au moyen d'une corde ou d'une poulie, à une hauteur convenable pour que Celui qui doit faire la saignée | puisse travailler avec aisance.On ne doit pas se servir pour cette opération d'un couteau trop long autrement l\u2019on court le risque \u2018\u2018d\u2019épauler\u201d ; le même dan- | ger existe lorsque le porc est sai- + gné pat terre., La saignée est fai- Îte en enfoncant prestement le l couteau dans la gorge en coupant {l'artère.Quand | té juste, le sang s'écoute en deux ou trois minutes.Comme on le | voit il est trés important que cet- .te opération soit bien faite, au- * tremient le porc ne peut être vendu qu\u2019à réduction, c\u2019est-à-dire à | deux ou trois sous par livre de | moins que le prix du marché.' Nous recommandons donc parti- «culièrement de bien suivre les | instructions sur ce point.| Après la saignée, le porc est Page dd le coupa por- |.Oo A 3 i a $.plongé dans un réseevoir rem- | pli d\u2019eau bouillante, pendant | deux ou trois minutes, .juste le temps d\u2019humecter parfaitement toutes les soies.On le met ensuite sur une table et on le dépouille complètement de son poil au moven d'un couteau.Quand la peau à ête rarfaite- ment nettoyée, \u2018\u2018grattée\u2019\u2019, le porc est de nouveau suspendu par les pattes de derrière.Il s'agit alors de l\u2019ouvriret d'enlever les intestins, Après quoi nouveau bain, mais cette fois-ci à l'eau froide et nettoyage complet tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.La toilette terminée, le porc est laissé ainsi suspendu jusqu\u2019au moment de l'expédition.Dans cette position, il prend, en refoidi:- sant, la forme convenable.L'emballage doit être non moins mioutieux que l\u2019abatage.Le moment venu d'expédier le porc abattu sur le grand marché, on l'enveloppe dans de la toile bien propre et de manière à le recouvrir entièrement.Certaines pz#rsonnes ont l'habitude de couper les pattes et la tête et de les mettre à l'intérieur du porc pour l'emballage.Cette pratique est condamnable et ne doit pas être suivi.ll vaut mieux laisser les porés-entitrs et les emballer tels qu'ils sont, sans faire amputation.Comme nous le disions la semaine dernière, il faut attendre au temps frais pour expédier, c'est-à dire à la fin du mois de septembre ou commencement du mois d\u2019octobre.Car à cette époque 1l n\u2019y a aucun risque de détérioration, advenant un léger retard dans la livraison.aucune au Le cadre de cet article ne nous permet pas d'entrer dans de plus amples détails sur l'abatage et la préparation des porcs pour 1- marché.Cependant, ce que nous en avons dit suffira, nous l\u2019espérons, à faire éviter aux sociétaires Certaines grosses fautes dans l'une ou l'autre de ces opérations, qui entraient toujours des pertes considérables.D'ailleurs, pour ceux qui sont dési- feux d'avoir des renseignements plus complets sur ce sujet nous sommes heureux de signaler à leur attention le Bulletin No.18, dont nous avons déjà parlé ici, publié par le ministère provincial de l'Agriculture.lIs y puiseront de précieux renseignements sur l'élevage et la préparation du porc pour le marché.B.de la Soc.Coopérative Agricole.Essayez-le Pourquoi ne pas vous décider maintenant à donner aux tablettes ZUTOO, le remède généralement en usage pour le mal de tête.un essai honnête et juste ?S'il y a aucun doute, dans votre esprit, uant au mérite de ces tablettes, essayes- es et vous saurez la vérité.Ne sacrifiez pas votre comfort, à cause de préjugés ou de scepticisme, Essayez les tablettes pour vous convaincre.25\u20ac.Zutoo x .| < Cultivateur # PP TROP FORT POUR SA VACHE de l'Action Catholique \u2014Qué, vache, qué !.Pauvre vache ! C'est tout de même un rude métier que d'être une vache-à-lait, dans ces conditions- lal.La triste bête, comme avertie de notre commisération, se mit à traîner, cahin-caha, son Spuelette vers Fous.pauvre Le vent d'automne mettait dans cette rui- .ne un frisson qui augmentait encore notre sympathie.Le fermier, accroupi sous la vache voisine, nous épiait au détriment de son pantalon qui recevait des jets de lait que la distraction du trayeur faisait changer d'adresses, pendant que nous, nous examinions les carac- teres laitiers de bête.\u2014Croiriez-vous que Bichette fut la meilleure vache de son troupeau ! Regardez-y la mine maintenant ! Elle est toute démantibule,elle a l'air bien béte.et ces mots durs dissimulaient mal une tristesse profonde.\u2014Alors, vous l'avez épuisée cette misérable vache.Vous avez dû être injuste à son égard.\u2014 Moi, injuste ! fit-il en se frappant la poitrine de façon redoublée avec son index, non, ce n'est pas vraie ; j'ai traité cette vache-là comme les autres.Vous pouvez demander A ma femme.\u201cHen, Justine, c'est-y pas vrai ?\u201d La vache elle-même semblait s'intéresser au débat, comme si elle fut consciente du traitement au foin et aux plantes racines qui pouvaient en résulter.\u2014-Pour être juste, mon ami, vous auriez du donner à cette vache plus qu\u2019aux autres.Le lait ne se fait pas avec rien, et la ration doit toujours étre en proportion de la production.\u2014J'aurais peut-étre pu donner le \u2018\u201clapon\u201d\u2019 de foin le plus gros, répliqua-t-il en voulant être ironique.Et même un peu de son, de pain de lin, de navets, de betteraves, etc.Voilà une pauvre bê- te qui doit entretenir sa vie, qui, de plus porte un veau et donne du lait en soutenant ainsi sa des cendance et la nôtre, et elle ne recevra que deux ou trois bottes de paille par jour en retour de ses nombreux services !.Di- tes-moi, est-ce équitable cette fa- con d'agir?\u201c\u2018La paille est un aliment qui convient mieux en- dessous qu\u2019en dedans des vaches, comme disait un de mes amis.\u2014Vous ne dites pas | \u2014 Quand pour répondre à ses multiples fonctions, votre vache manque d'un élément et que la ration est trop pauvre pour le lui fournir, c\u2019est alors sa propre constitution qui entre en jeu et la malheureuse ee ru - Rarete Des Patates Achetez vos patates de semence \u2018main- .tenant L'état de la récolte de patates est telle que les cultivateurs du sud des provinces d'Ontario et de Québec devraient acheter dès maintenant leurs patates de semence pour le printemps prochain.On peut actuellement se procurer à des prix raisonnables de bonnes patates des meilleures.varietés dans les Provinces Maui times et dans plusieur: districts de l'est de la Province de Québec.Division des Semences, Ottawa.\u2014 On reconnaît de plus en plus Que les arbres d'ornement donnent plus de valeur à une pro- prieté et ajoutent à l'embellissement du voisinage.Les corporations municipales encouragent la plantation des arbres en plus grand nombre et protègent ceux qu'elles possèdent déjà.Beaucoup de calculs ont été faits pour connaître la valeur en argent de 1 arbre qui grandit,mais tous les calculateurs s'accordent à dire que la valeur esthétique est supé- ricure a la valeur pécuniaire.En cas de vente d'un immeuble, ou d\u2019une terre, quelques arbres bieh places augmenteiont le prix de la propriété bien au-dessus de sa propre valeur.Donc, ne serait- ce qu\u2019à ce point de vue, un arbre devrait être protégé et on devrait augmenter les plantations déjà faites aux alentour de nos demeures.FLEUR QUESNEL Feuilles mûres du plus beau tabac Canadien.Son arôme charme sans piquer la langue.Fumez-le.EN VENTE PARTOUT.DOMINION TOBACCO CO MONTREAL voue, dorseaties c5c0e smattaute qui se dépense jusqu'à ce que l\u2019épuisement ou la mort advienne, C'est trop fort pour votre vache je vous le dis, \u2014Et:le remède ?\u2014Uue meilleure alimentation, une meilleure culture, des fourra- £es verts et àes plantes sarclées, ete.\u2014Et ce ne sera pas trop fort pour ma vache ?\u2014Cette fois, non.\u2014Bonjour, fit-il en souriant et en caressant sa bête décharnée.Georges.\\ .RENEE \u2018 \u201cLES DANSES ¥ \\ FRUITS Des milliers doivent leur Santé \u2018et leur Force à \u201cFruit-a-tives\u201d.fFruit-a-tives\" le merveilleux remède composé du jus de fruits\u2014a guéri - plus de cas do maladies de Pestomac,' du - foie, du sang, des rognons et de la peau, que n'importe quel autre remède.\u201cFrait-a-tives\u201d a produit des résul.\u201ctats extraordinairement efficaces, dans des cas graves de Rhumatisme, Sciatique, Lumbago, douleurs de reins, impureté du sang, névralgie, maux de téte chroniques, constipation et indigestion chroniques.\u201cFruit-a-tives\u2019! tonifie et fortifie tout le système, au moyen de ses propriêtés curatives et purificatives sur les organes d\u2019élimination.500.la boite, 6 pour $2.50, grandeur échantillon 250.Chez tous les pharmaciens, ou Fruit-a-tives Limited, Ottawa.\\ \u201cMon Père, disait une jeune fille à son directeur, y a-til du mal à aller danser ?\u201d \u2018Mon enfant, répondit le prêtre, vous en revenez, c\u2019est à vous de me le dire car vous devez le savoir.\u201d La jeung fille baissa les yeux et rougit ; elle ne répliqua pas.Sa rougeur avait répondu pour elle.Au sujet, non seulement des danses, mais aussi du théâtre, des lectures, que de fois ne pose- t-on pas de semblables questions et que de fois également n\u2019ajou- te-t-on pds cette parole : \u2018Pour moi, je n\u2019y prends pas de mal.\u201d Lisons ensemble cette page de\u2019 Mgr Mathieu, évéque de Régina \u201cVous ne prenez aucun mal, dit- il ; est-ce bien vrai ?Si vous dites la vérité, je ne dois plus vous regarder comme des hommes mais comme des anges, qui n\u2019- ont rien de la fragilité humaine.Si vous n'êtes tourmentés par aucune pensée impure, vous êtes plus heureux que Saint Paul, cel grand-apôtre, qui était obligé dè| réduire son corps en servitude pour conserver le précieux trésor de l'innocence qui était en lui ; vous êtes plus heureux que ces illustres pénitents qui relégués dans les plus affreux déserts où ils ne s\u2019occupaieny que de Dizu, gémissaient encore de ressentir J'aiguiilon de la chair ; vous é- tes plus heureux que S.Jérome qui, ensevcli dans le fond .d\u2019une se.itude où il s\u2019adonne aux œu- vres très rigoureuses de mortification, où il n\u2019a d\u2019autre compagnie que des\u2019bétes féroces, se plaint amérement des rudes assauts que _ lui livre le démon de l'impureté.Puis-je croire que vous étes plus affermi dans la vertu que ces grands personnages ; puis-je croire que vous pouvez rester en sûreté dans des lieux où un anachorète ne serait pas en danger ?\u2018Vous prétendez que vous n\u2019y faites pas le mal ; mais connais- ) sez-vous bien ce qui est mal et ée qui ne l\u2019est pas, cequi plaît à Dieu et ce qui lui déplait ?N'a- - Vez-vous pas lieu de craindre que la-passion que vous avez concue pour ces plaisirs ne mette un bandeau épais devant vos yeux pour vous empêcher de voir les dangers que vous y courez ét le- mal que vous y faites ?\u201cS'il est vrai que vous'n\u2019y avez pris aucun mal, vous vous êtes au moins exposés à en prendre, et celui qui, sans de graves \u2018motifs, s'expose au péthé, se rend par là même coupable.Qui + VOUS assure que vous ne vous y laisserez pas aller comme tant d'autres, et\u2019queivous ne.périrez - + ipasidans le danger:que vous a- Rd Ly AT = Ly Ae vez la\u2018témérité\u2019de cl ercher comme eux ! > \u201c \u201cAller au ciel \u2018en riant, en.| chärtant, eni jouant, en \u2018dansant |Quoi-de plus agréable ?continue Féminent.évéque, mais cela_ est- il bien conforme à l'Evangile ?Qu'a dit \u2018Notre-Seigneur ?A-til dit : \u2018\u201cHeureux ceux qui rient\u201d \u2018ou \u2018Heureux ceux qui pleurent\u2019 A qui a-t-il promis les joies éternelles ?Est-ce A celui\u2019 qui sur la terre aura suivi ses passions, couru après les plaisirs du siècle, ou à celui-qui y aura renoncé et porté sa croix ?\u2018\u2019Malheur à vous qui maintenant riez, c\u2019est-à-dire, vous amusez, vous divertissez malhonnétement, parce qu\u2019un jour, dans l'éternité, vous pleurerez et vous gémirez.\u201d Voilà ce qu\u2019a dit Jésus-Christ.\u2018\u2019On nous reprochera, \u2018dit-il enfin, de n\u2019avoir pas d\u2019expérien- |ce du moiide et de condamner à distance des choses qui vues de près, mériteraient plus d'indulgence.\u2018Pour apprécier les excès de vitesse dont les automobilistes se rendent coupables, n'est-il pas préférable d\u2019être sur leur passage que dans la voiture ?Combien d\u2019entre eux ignorent leur imprudence, quand ils n\u2019ont pas pour les avertir l\u2019aigaille d\u2019un -comp- teur, C\u2019est la conscience ; à son défaut, l\u2019agent de police, c\u2019est le \"prètre ; les automobilistes qui font du 40 et du 50 milles sans s'en apercevoir, ce sont ces chrétiens qui, emportés par\u2019 le tourbillon des plaisirs sensuels, ne croient pas au danger, se rient de ceux qui les avertissent,.et ne se convainquent que.quand ils ont pirouetté, tête première, dans un fossé.\u2014 Bulletin Paroissial.> = = Pere Concours Littéraire La\u2018Société St-Jean Baptisto\"de Mentréal, comme on peut le voir dans le dernier numéro de son organe officiel, le \u2018\u2018Petit Canadien\u201d lance un nouveau concours littéraire.t ; Le sujet de ce concours est la \u201cCourvée\u2019, comme on dit à la campagne.Il est certain qu'ij aura plein succès, comme celui de l'an dernier.Le mouvement de la Saint-Jean-Baptiste est très louable et nous n'y voyons que des avantages.Les On- tariens concourront, nous en sommes certains.C'est un moyen très pratique de développer la littérature du terroir et d\u2019inspirer un grand amour pour notre pays, pour les souvenirs de notre pays, pour les souvenirs de notre enfance, pour I'agriculture, I'industrie{éminemment, propre au peuple canadien français.* Les manuscrits devront être en prose, remis À la Société avant lë 1 décembre prochain et ne pas compter plus de 2,400 mots.Il y aura cinq prix, au montant total de $100., dont le premier est $40, le deuxième de $25., un troisième de $15., un quatrième et un cinquième de $ro.chacun: Le Petit Canadien d'Octobre publiera la liste des juges.Ceux qui, à toute - heure, sont en garde contre eux-mêmes, ont déjà bien de la peine à défendre leur cœur contre le\u2019 torrent des passions et des mauvais exemples du monde.Comment pourrez- vousvoussoutenir dansia vertu.si vous vous«exposez aux divertis- sementsquiempoisonnent ou qui, du moins, dissipent avecjtant de danger votre'dme?Féiiélon., ny Rue.LA i BUNE:6,0CTOB REFi916, | @ FRR ER FER EER ERR EE ä a = Le \u2018 mo 8 ES OER Ee ER [X05 se Da 3 ce RY: oe XT \u201c4 0 SET Re NN DOME à CE CS or , ara Fi ht RESULTAT DU CONCOURS - PROBLEME 21 : » .Dans l\u2018intérêt/de:ceuxsqui n\u2019ont pas été assez heureux{de gagner unsprix nousepu- -blions par la présente le\u2018résultat du Concours \u201cPROBLÈME 21\".¥ \u201c+ - Cela n\u2019a pas été une tâche facile pour les Juges d'en arriver à une \u2018conclusion, mais après serieuse considération, les 93 prix ont été décernés.oe Nous félicitons les gagnants et remercions sincèrement toütes les personnes.qi ont.pris part à ce concours.\u2019 : Nous:donnons.ci-dessous, copierde.la-décision-des J uges \u2019 : QUEBEC, Sept.27 1916.Aux Concurrents : Les présentes attestent que, nous soussignés, ayant accepté la charge de Juges dans le concours annoncé par la\u2018maison P.T.LEGARE Limitée, Montréal, terminé Mercredi, le 27 Septembre 1916 ; après avoir examiné attentivement toutes lee soitrions reçues du PROBLEME .VINGT-ET-UN, décernons par les présentes le PREMIER PRIX A M.C.M.GARNEAU, Montréal, DEUXIEME PRIX A M.GEORGES S.DORVAL, Ottawa TROISIEME PRIX A Rév.F.LEON MICHEL, St Vincent de Paul QUATRIEME PRIX A M.HECTOR L.PHANEUF, Iberville CINQUIEME PRIX A Mile C.PAGE, Montréal.Considérant que les einq personnes ci-dessus nommées, ont, d\u2019après ,nous, soumis les cinq'solutions correctes et les plus attrayantes, dans l\u2019ordre que les prix sont \u2018décernés.Et aux QUATRE-VINGT-HUIT MEILLEURES REPONSES SUIVANTES un CHEQUE dont le montant varie de Trente-Cinq Piastres ($35-00) à Cent-Dix-Sept Piastres (117.00) suivant l\u2019ordre de mérite ; ces chèques étant valables et acceptables à leur pleine valeur sur l\u2019achat d\u2019un Piano ou Piano Automatique neuf, au magasin de la maison P.T.LEGARE Limitée, Montréal.De plus nous décernons à ces Quatre- Vingt Huit personnes, UN COURS de MUSIQUE de DEUX ANNEES (loo leçons en français) de la Northwestern School of Music, Milwaukee, Wisconsin, T.S.A.La liste de ces Quatre-Vingt-Huit gagnants étant un peu longue à énumérer ici ;ls seront immédiatement avisés par la malle.Signé) -P.T.LEGARE LIMITEE Depi.P.&H.M.Albert Girard, Dept.d'annonces \u2018\u2018La Patrie\u201d M.'T.H.Frazier, Dept.d'annonces \u2018The Gazette\u2019 Charles Hudon, Gérant Molsons Bank, Maisonneuve 180 Amherst Montreal MR = A! Fo) mg S ee Ee Ee re fe FER EER FE 5 av GE EERE EE EEE ERE EE Quand vient le bon coup à tirer, vous désirez être sûr de compter sur votre cartouche et qu\u2019elle secondera votre visée, faisant ainsi sa part pour emplir votre gibecière.Canuck la plus rapide de toutes les cartouches, vous donne une réelle confiance et illi- mine tous soucis de munitions, L'amorce sensitif, la charge puissante et la \u201c réponse À la secousse de la détente garantissent au tireur toute satisfiction.11 n°y à pas de \u201ccela aurait été\u201d avec les Cartouches Dominion La Canuck rapide, l'Imperial, la Sovereign, la Regal et la Crown sont toutes vérifiées avec soin et d'une valeur reconnue\u2014les seules cartouches fuites au Canada Demandez notre placard gratuit : \u2018A Chip of the Old Block\u2019 DOMINION CARTRIDGE CO.Limited 764 .Immeudle Transportation \u2019 Montréal =o] rm À FE Les Marchands de St-Hyacinthe vendent _ les Dominion.Em ECOLE DE CHANT PLAMONDON Succursale de SAINTZHYAGINTHE rue Mondor = SOUDEUR AUTOGENE M.Blondin annonce au .public qu'il a actuellement un soudeur autogène faisant les réparations et Soudures de toutes pièces brisées, tels que morceaux | d'automobile, machines agricoles, ciiivie, fonte, aluminum, etc.etc.TELEPHONE BELL 172 \u2018de Montréal A ia Société Philarmoniqiie .ET TAPISSIER Tél 265 ENSEIGNEMENT DU OHANT Eualabsolument gratuit de lavois : al ON os.Le Circüläires gratis sth demaiide OUVRAGE GARANTI Mémes tarifs gu'd Montréal S\u2019adresser à M.A.L.Auger, ichéz#A.«Blondin-& Cie, oo > J.JULESGINGRAS ENTREPRENEUR, PEINTRE Tout ouvrage: qui.m'est-confié:est | bene avecisSinet prom ptitude.74 CASCADES,\u2019 STEH YACINTHES.Q ug. ge ee 2 - sdite de la page 8: S es.Plusieurs écoles ferment leurs portes un mgis plus tôt faute de fonds, alors que les élèves abondent encore.C'est le sort qu'a eu notre cours de peinture le printemps dernier, et la même chose serait arrivée à la classe de menuiserie sans l'actroi de notre con- sil de ville et la générosité du protesseur Girouard,* ; Qui a malgré cela donné plusieurs leçons gratuitement.% \u201cA St-Hyacinthe, malgré l\u2019aide substantielle du Conseil nde Ville, les dépenses ont excédé l'hiver dernier de $194.00, le montant de notre allocation qui est de $625.¢ oo.Si notre député pouvait trouver la clef qui lui permit d'ouvrir en notre faveur le trésor provincial, je le prierais de s'en servir au plus tôt et.sans scrupule, voire méme s\u2019il dut offrir comme excuse que afin justi- |: fie les moyens.\u201d Malgré le tableau quelque peu sombre que je viens de faire:de notre situation financière, j je fais un appel à toute la jeunesse de notre cité, l'invitant à venir toujours en plus grand nombre à l\u2019E- cole des Arts, la Providence nous fournira les moyens de les recevoir et de les instruire, ils ne perdront pas leur temps.\u201d M.le Chanoine Sénécal, invité à dire quelques mots, ne se fait pas prier pour offrir ses félicitations aux élèves et pour les en- cOurager à s'inscrire nombreux pour les cours de cette année.M.l'abbé Morin a un mot très heureux \u2018quand il parle des \u2018dentelles de pierre de la cathérale de Reims\u201d que les barbares \u201c modernes se plaissnt à détruire.Nos jeunes doivent s'instruire pour donner à leur pays des travaux artistiques, qui lé fera, d'après.la parole de Bazin, tout à fait grand.- Les députés ont également parlé.M.Gauthier a traité de l\u2019exode d: la campagne qui cause cette promiscuité dangereuse de l\u2019homme libre, de l'homme indépendant, avec la machine.C\u2019est par l'instruction technique que nos jeunes compatriotes se délivreront de la machine qui remplace les mains de l'homme.M.Bouchard espère trouver la clef dont lui a parié M.Casa- ant.Et cette déclaration soulève les applaudissement.Il n\u2019a pas fait de promesses, mais M.Casavant espère que le geste sera efficace.M.Thomas Gauthier a aussi trouvé de bonne parole à l\u2019adres- Se des élèves.Pour rendre la réunion plus agréable, M.Crépeau, le sympathique gérant de la Banque d'Hochelaga, a chanté deux jolies pièces, la seconde sur un rappel très chaleureux.Il a une voix d\u2019artiste et elle se prêtait bien à la circonstance, comme celle de M.Bé- rubé, d'ailleurs, le secrétaire du Conseil des Arts et Métiers, qui fut égalemen: rappelé avec un enthousiasme sincère.M.Bérubé, D\u2019est pas un inconau pour notre population.Nous faisons des vœux qu'il nous revienne encore.Sa présence aidera toujours au succès de ces.démonstrations.Vient le chapitre des-récompenses.Et les applaudissements de saluer tous et chacun des élèves pour les succès obtenus.VIVENT BOCRASSA ET LANAN Echos de la grande assemblée de Nicolet Nombreux sont nos concitoyens qui ont assisté à la grande assemblée de Nicolec, dimanche dernier.Ils nous sont revenus enchantés, enthousiastes.Ils ne cessent depuis de nous répeter leur joie d'avoir enfin vu et entendu un homme politique honnête et le plus grand orateur sans contredit sur ce continent.Huit mille personnes, au bas mot, s'étaient donné rendez-vous pour applaudir au geste noble de M.Lamarche et à l\u2019éloquence raisonnée de M.Henri Bourassa.Le maire de la ville, M.Caron, etle maire du village,\u201d M, Proulx, présidaient.Notre pitrz national, importé à grands frais de l'Assomption, ne manquera-pas de dire que ces deux messieurs sont des \u2018\u2018bleus\u201d\u2019.Heureusement ses petites déclarations à effet prévu ne frappent plus que dans un vide qui menace de se faire de plus en plus creux.M.Caron et M.Proulx ont compris leur rôle et l\u2019ont rempli avec beaucoup de dignité.M.Lamarche était accompagné de son vénérable père.Dans la foule.On pouvait discerner les binettes déconfites de quelques députés rouges et bleus.M.le Sénateur Legris s'était rendu à Nicolet, de même qu\u2019un contingent d\u2019étudiants de Laval.La jeunesse est toujours avec Bourassa.Longue et enthousiaste a eté I'ovation qu'on a faite à M.Paul- Emile Lamarche, le député qui ne manque pas à sa parole donnée.Rendre ses comptes est le but de la visite de M.Lamarche anprès de ses électeurs.M.Bourassa, le même qui l\u2019aidait à convaincre l\u2019électorat il y a cinq ans, a tenu à l'accompagner.principes à tous deux n'ont pas changé.Le terme parlementaire a été prolongé sur consentement de l'autorité anglaise, mais depuis le 21 septembre, ou plutôt depuis Je 7 octobre 1916, les députés caradiens ne sont plus représentants du peuple, mais îls sont les représentants légaux du gouvernement.M.Gauthier ne nous avait pas dit cela 4 Saint-Hyacinthe.est si heureux de pouvoir toucher une année encore de salaire.Les principes, après, n'est-ce pas Louis-Joseph ?M.Lamarche dit : L'on a fait courir le bruit que si je donnais m1 démission comme député de Nicolet, c\u2019est que j'étais forcé de le faire à cause de la fonction d'aviseur légal que j \u2018occupe auprès de la ville de Montréal.J'affirme que personne ne m\u2019a forcé, ni même pressé, ni même prié d'abandonner mon siège, à cause -de ces mêmes fonctions.Leurs «vo ; x, wu we oA Ta ds .REC ONE, 6 \u2018OCTÔBRE 19 og Cu He A san principes \u2018de M.Bourassa.devoir accepter celle de Nicolet.victoire éduronnait sa lutte.- Aussitôt la lutte commencée, M.Lam Au\u201d sans consulter le peuple : pensant sauver la situation.M, Gauthier, notre folichon, à mandat intact.te la responsabilité.ce et je n lai pas voulu les acheter.neur, cela ne compte pas ; tériel dont ils sont avides.mais je reste avec ma conscience.Rodgers ou sont immolés en sa- crificé 169 consciences des dépu- tésen échange de menus travaux.\u201d Une longue ovation accueillit M.Lamarche pendant «qu'il regagna son siège.BOURASSA Longuement acclamé, M, Bourassa: succède à M.Lamar- che.J De tous ceux que j'ai accompa- nés jadis, Paul-Emile Lamar- che est celui dont j je n'ai pas honte, Dieu merci ! L'orateur rappelle son propre geste en 1899, alors qu'il avait démissionné pour protester contre l'acte posé par l\u2019homme devant lequel la province de Québec semblait vouloir se courber comme devant le Boudha antique.i M.Bourassa était libéral, il | avait déclamé contre l'achat des fusils que voulait faire Tupper.| Avec tous les autres, il combattait à fond la participation du Ca- : nada aux guerres étrangères au territoire du Canada.Vint la guerre d'Afrique, \u201cil ne m'apparut pas, dit M.Bourrassa, que j'avais le droit de trouver bon chez les rouges ce que j'aurais qualifié de crime chez les bleus, Et je démissionnai parce que c'était le seul moyen de prouver à M.Laurier, de prouver à nos anciens compagnons d\u2019armes, que la partie du peuple que je représentäis condamnait leur vols te-face.\u201d Je retournai \u2018ala Chambre, et de ce jouëcommença à se développer le mouvement nationaliste qui veut que le Canada appartienne aux Canadiens ; qu'il ne serve point de champ \u2026 d\u2019ex- \u2018ploitation.aux nations d\u2019 Europe, * - 5 ,Ç \"F5 6 | Ln .Toujours, j'ai dû choisir entre quai, d'un bureau de poste et auties,et un morceau de ma conscien tie du tL et 1913, M.Tom Chase Casgrain \u2018désire se présenter dans, \u201cNiço| let, mais M.Monk refuse dé I'accepter s'il\u2019 n'adhère point ax M.Casÿrain refusa.venait dd refuser la candidature de St-Jaêques, mais > il.avait cru M.Lamarche, M.Boprassa venait l'aider et la - les compromis ° se présentérent, arche refusa tout préférant rester \u2018un honnête hômme.arleinent il dénonça l\u2019action de M.Fielding, qui eut l\u2019in- décenee d\u2019aller engager la nation canadienne auprès des Etats-Unis \u201cTeut comme il est également indécent pour M. nly KN Ÿ ayy aD 5 Et TRES OUEN IT: bn > ry bt FATE D RARE LEONE D Fon ats, i La rT RI RSL > pl RENAN eux > ARS BER RS lk Ces Qi ez Ile Canal! g Votre bouche est la porte d\u2019entrée du canal le plus important du monde \u2014pour vous! ~ C\u2014O \u201cge er Faites de la Gomme Wrigley le fidèle gardien de vos dents, de votrelangue et de votre gorge.Suivez les conseils donnés dans les grands hopitaux où on l\u2019ordonne aux convalescents.Elle rafraîchit, parfume l\u2019haleine, fortifie les nerfs, facilite la digestion et active l\u2019appétit! 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Et nous pourrions citer encore longtemps.Suffit, nous ne parlons pas un patois, n'en déplaise à M.Dumais,qui voudra bien, nous l\u2019espérons, se corriger dès sa prochaine conférence.\u2014\u2014 B® CEP Gl E\u2014 LS CONTINUENT L'ŒUVRE MAUDITE Il y a plusieurs années déjà, la franc-maçonnerie s\u2019implanta , à Montréal.Cette société secrète eut bientôt des adeptes dans toutes les parties du pays.Le mot d'ordre général était celui-ci : dez-vous maîtres du peuple par l'esprit du parti, puis éloignez-le du prêtre.\u201d A l\u2019époque dont nous parlons, Saint-Hyacinthe avait ses Freres Trois Points, er ceux-ci, à la réception du mot d'ordre, se mirent à l'œuvre.Ces petits maçons agirent avec habileté, nous l'avouons.Ils se servirent de la pénétration pacifique de leurs idées et de leurs principes.Ils travaillèrent pour se trouver en contact avec le peuple, avec l'ouvrier et réussirent à force d\u2019argent, de boissons et de promesses, à s\u2019emparer du pouvoir civil.Lä, ils consolidèrent leur position en flattant les instincts du peuple.Bas et hypocrites, ils furent en faveur même auprès des hon- êtes gens.Mais lorsqu'ils se sentirent assez forts pour lutter avec avantage: ils se montrèrent sous leur vrai jour : arrogants, polissons, ennemis du prètre et des institutions religieuses.Dès lors, on commença à se moquer du prêtre, à ne recevoir les conseils et les avis des pasteurs qu'avec ironie et incrédulité.Certes, nous abordons ici une question délicate, mais il le faut.Il faut, une bonne fois, démasquer les sinistres farceurs qui conti- nuenc ici à travailler à la diffusion d'une œuvre maudite.Nous ne nommerons pas ceux qui ont préparé la mentalité ac- tuelle de certains groupes de mascoutains, parce qu'ils sont passés après avoir demandé aux prêtres qu'ils avaient vilipendés le pardon qui console, qui fortifie, qui donne l'espérance au cœur.Ouvriers, nous vous le disons, il existe ici, à Saint-Hyacinthe, des hommes qui font de vous les instruments de leur haine, de leur rage contre tout ce qui est prétre et religieux.Ouvriers, nous vous l'avouons, il existe ici, à St-Hyacinthe, des hommes qui grâce à l\u2019aide que vous leur donnez sous prétexte Qu'ils sont rouges et que vous Êtes roùges, se servent de vous pour co nbattre le prêtre, le religieux, que dis-je ?l'évêque même.Ouvriers, grâce à l'esprit de parti dans lequel on Vous a englués, vous êtes les aides inconscients de ceux qui continuent ici l\u2019œuvre néfaste commencée de jadis.On vous a fait voter contre 14 prohibition ; on vous a fait voter la taxation des corporations religieuses.On se servira de vous plus tard pour d\u2019autres mesures plus ignobles encore.Or, parmi ceux qui travaillent ainsi à entraver les œuvres religieuses, à saper dans les cœurs l'estime, le respect et la recon- maissance que l\u2019on doit au clergé, deux hommes se sont surtout fait remarquer par leur basse hypocrisie et leur arrogance éhontée.Faudrait-il les nommer ?\u2018\u201c\u2018Ren- Ce sont des mirliflores, tout pomponués, suintant l'eau de Javelle ; ils.ont l'affèterie mignarde de vieilles coquettes, ils minaudent, ils rqucoulent, mais sous la grice fardée de leur langage, de leurs recits ou discours étudiés, la sécheresse et l'ironie percent.Ce sont des apôtres de la laicité et de l'instruction obligatoire.Ces apôtres constituent- pour les gouvernements un embarras de premier ordre.Les connaissez-vous ?.A-SUIVRE tl © ES Sts cn A l'Ecole des Arts Distribution de des 1 recompenses \u2018Aucun Etat, a écrit Bazin, n'est tout-à-fait grand s'il n\u2019a re çu d\u2019un art ses lettres de civilisation.\u201d Nous nous devons donc d'applaudir aux succès de ceux des nôtres qui s'appliquent à donner à notre province ce caractère artistique qui la fera tout à fait grande.C\u2019est dire que nous avons visité avec enthousiasme la superbe exposition que nous ont donnée les brillants élèves de l'Ecole des Arts et Métiers de notre ville.La distribution des récompenses et la collation des diplômes ont eu lieu, d\u2019une façon très solennelle, lundi soir dernier.Cette cérémonie qu\u2019a présidée avec beaucoup de dignité, M.Samuel Casavant, le très dévoué directeur, a donné lieu à une fête dont le caractère artistique s'adaptait bien avec les travaux exposés et les récompenses distribuées.Seule, notre salle publique de l\u2019Hôtel-de-Ville, avec ses vieux bancs tout brisés, avait gardé pour cette occasion, son aspect par trop antique.Nos concitoyennes et nos concitoyens s'étaient donné rendez vous général pour saluer les succès et l'esprit de travail des éle- ves.: Sur l'estrade, aux côtés de M.Casavant, prirent place : M.le Chanoine Sénécal, curé de la Cathédrale, et M.l'Abbé Morin, représentant officiel du Séminaire, (où il y a progrès, là sont les représentants de l'Eglise), \u2014 l'Hon.Sénateur Dessaules, qui malgré son age, ne manque jamais d'encourager les études des jeunes, M, Thomas Gauthier, le président-du Conseil des Arts et Métiers, les députés au fédéral et au provincial, M.le Maire, enfin plusieurs citoyens distingués.Après une brillante ouverture qu\u2019éxécutèrent sur le piano, Mde Lemaire St-Germain et Mlle Chabot, le président prononça son allocution annuelle.M.Casavant revient cette année encore nous dire les services que rend institution de l\u2019Ecole des Arts et Métiers à la classe ouvrière, non seulement à Saint-Hyacinthe mais partout où elle fonctionne.Malgré son humilité, le président trouve des mots exquis pour chanter les \u2018\u2018Beautés de l'œuvre de l\u2019éducation populaire\u201d à laquelle il s'intéresse depuis plusieurs années.A St-Hyacinthe, le peinture et la menuiserie sont les deux cours qui ont réuni la plus grand nombre d'élèves pendant la dernière saison.Les professeurs Richer et Girouard se sont comme par le passé dépensés sans compter.Ce ztle joint a l\u2019intérêt apporté par les élèves en ont faits deux cours brillants.Les elasses d'architecture et de mécanique qui d'ordinaire ne comptent pas autant d'élèves, ont donné elles aussi de bons résultats.MM.Blanchard et Lorange peuvent être contents de leurs succès.Le nombre des élèves a encore un peu augmenté cette année : de 185 qu\u2019il était l'an dernier, il est monté à 195.L\u2019ecole de St- Hyacinthe tient la tête de toute la province après Montréal, bien que plusieurs villes aient une population considérablement plus forte que la nôtre.\u2018Ce succès, a dit M.Casavant, nous le devons er grande pare tie au dévouement des professeurs, à l'intérêt que prennent les élèves à ces cours, et aussi au bienveillant encouragement que leur donne le Conseil de Ville, qui dépense une somme importante pour l'entretien des salles où se tiennent les classes.Voici le tableau comparatif du nombre des élèves des écoles de toute la province pour la saison 1915-1916, en prenant pour base le chiffre de présence moyenne : Montréal.g88 St-Hyacinthe .195 Québec.98 Valleyfield.84 Trois-Rivières.53 Sherbrooke.\u2026 51 St-Romuald .19 St-Jean.15 Sorel.14 Le total des élèves accuse pour toute la province un chiffre de présence moyenne de 1517.: Si l\u2019on compare notre ville avec d'autres de la province, Montréal excepté, on trouve que proportionnellement à sa population, c'est St Hyacinthe qui fournit le plus grand -nombre d\u2019élèves.L'école de St-Hyacinthe qui a atteint le plus haut degré d'éffi- cacité, coute trois fois moins que celle de St-Jean, et moitié moins que la plupart des autres écoles, Montréal et Valleyfield exceptées.\u201cLes écoles, a ajouté M.Casavant, ont pris du développement graduellement depuis plusieurs années.Cependant, l'octroi de $16,000.00 est resté au même chiffre, malgré les demandes repétées que nous faisons au gouvernement, depuis plusieurs années pour une augmentation de subsides en rapport avec les besoins et le développement de l\u2019œuvre.Cet état de chose est des plus déplora- \u2018Suite a la ième page | certainement des déboires, Feu M.D Dumaine : (Suite de la 1ère page) Régie perd en la personne de M.- D.Dumaine.En effet, il l\u2019a bien servi, le Comité de Régie ::pendant plusieurs années, près de la moitié de l\u2019existence de la Société, M.Dumaine en a été le Président.Après avoir rempli cette charge à la satisfaction de tous membres, il a continué à aider la Direction de son travail et de son expérience.\u201d Il aioutait également, le vaillant organe de l'Union St-Jo- seph : \u2018\u2018Il faut une grande fot- ce de volonté pour travailler pendant plus de trente ans,\u2014c'est environ le \u2018temps passé par M.Dumaine au Bureau de Direction,\u2014à une même œuvre ; pour lui donner son temps, mé- me ses soirées, et cela sans ja- | mais en retirer autre chose que la conscience d'avoir fait du bien à ses semblables.|! faut ne pas craindre de désigner de tels hommes à l\u2019admiration du public.Les hommes qui font le bien sans penser à eux, il serait injuste de les laisser disparaître de la scène, sans dire au moins, au monde qui passe, ces hommes ont travaillé énergiquement au bien de leurs semblablés.\u2018Ce que M.Dumaine a donné à l'Union St-Joseph, nous ne pouvons l\u2019énumérer, il est un des rares à le savoir Pourtant, sion tient compte de la longueur de ses années de services, on peut affirmer, en toute vérité, qu\u2019il a donné, au minimum 2000 de ses soirées à l\u2019administration des affaires de la Société.\u201d M.Dumaine n\u2019a pas été seulement un mutualiste actif, il a été également un serviteur de la chose publique.Pendant 23 ans, il a occupé avec dignité un siège d\u2019échevin à notre conseil de la cité.En souvenir de ces états de - service, jamais le drapeau sur notre Hôtel de ville n\u2019a flotté à mi-mât avec autant de justice.Qu'il repose en paix.Il a bien mérité le repos éternel.\u2014
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