La Tribune : journal hebdomadaire, 3 février 1922, vendredi 3 février 1922
[" r _L VOL.33 .FAUSSETES OU CALOMNIES Le Journal du Maire a commencé à s'occuper de la question du rajustement des taux dans l\u2019Union Saint Joseph.C'est son affaire; nous ne le suivrons pas sur ce terrain.Puis-e-t-il aider à donner la meilleure solution ! Nous laissons à la Société et à son Comite de régie d'exposer et d'expliquer sa situation.Elle a en main, nous en sommes assurés, tout ce qu\u2019il faut pour justifier sa conduite et pour faire comprendre à tous les associés la justice de ses procédés, Cependant, si la Société le désire, nous lui ouvrons bien volontiers notre journal où clle pourra, sous sa signature ou celle de quelqu\u2019un de responsable, exposer toute la question.Mais ce que nous ne pouvons pas laisser passer sous silence, ce sont les insinuations, malicieuse- ou inconscientes, du C/airon C'est de notre devoir de les relever, de l:s détruire et de mettre les esprits en garde contre pareilles faussetés.Le journal du Marre écrit que l'Union Saint Joseph est une société .emi-religieuse, et par là insinu que la situation est délicate.Première fausseté : L'Union Saint-Joseph n\u2019est pas une o- ciété semi-religieuse, mais bien une société catholique.Qu'est ce que peut bien vouloir dire semi-relieux ?Le C/a:ron aîmerait-il à ce poi: t I.s demi-mesures, qu'il créerait la semi-religion ?L'Union Saint-Joseph est une société catholique, ce qui veut dire que, pour tout ce qui a trait à la foi et à la morale, cle se conduit d\u2019après les enseignements de l\u2019Église, ses membres sont catholiques, de même que ses principes.Comme toute société catholique, elle a uv aumônier dont le rôl: exclusif est de veiller à la doctrine et à la morale.La partie financière dans l'Union Saint-Joseph, comme dans toute société, est régie par les membres laics; c'est le Comité de régie, les comités des succursales et les conventions qui gouvernent.Financièrement parlant, les aumôniers n'ont rien à voir et leur voix, quand ils assistent aux as emblées, est seulement consultative.Tout le monde sait cela.Deuxième fausseté : Vouloir conclure du fait que, dans la lettre circulaire, le Comité de régie a rappelé aux membres que la Société est catholique et nationale, on a voulu, par là, ééouffer.s'il était possible, et à l'avance, là discussion de cette grave question en dénonçant en toutes lettres comme de mauvais chrétiens et de mauvais patrioles ceux qui n'avaleraient pas cette décision comme un simple coup de lait, vouloir conclure cela, c\u2019est de I'illogisme, sinon de la canaillerie.Le Cla:ron sent si bien ce qu'il fait, qu\u2019il se met à protester tout de suite de son désintéressement et de son rôle de journaliste consciencieux ! ! Laissons-le à sa conscience et à son désintéressement, mais rappelons-nous comment il faut prendre ce journal, a rebours toujours.Troisième fausseté : Un peu plus loin, il y a une phrase qui ferait pâmer d'aise le défunt Pays.Les gouvernements auraient dû intervenir, dit le Clairon, mais.Le fait ausse que presque toutes nos sociétés de secours mutuels de la province se sont Placées sous l'égide de la religion a rendu les gouvernements craintifs- Avec notre mentalité actuelle on ne peut guère reprocher aux corps Publics de ne pas contrôler plus strictement les institutions où la religion prend lu part d'influence du lion.Cette littérature irréligieuse peint son homme et elle reste une preuve de l'esprit de ce journal.Mais si le Gouvernement n\u2019est pas intervenu plus tôt, ce n\u2019est nullement parce que ces sociétés étaient catholiques, nullement parce gre l'Eglise ni la religion s\u2019y opposaient, mais parce que les politiciens, les hommes d'Etat n'ont pas jugé la chose nécessaire.Ca été une affaire d'expérience ; ici comme ailleurs, et on peut dire que ce qui a amené le mouvement ici, en faveur du rajustement des taux, c\u2019est l'exemple des Etats-Unis.laisser entendre que ça ne s\u2019est pas fait plus tôt parce que la relé- gion y avait la part d'influence du lion, c'est, outre une sottise, une fausseté et une calomnie irréligieuse.Car prendre la part du lion, c\u2019est dans le sens de cette expression prendre la plus grosse part sans raison, c'est usurper un droit par la force, c\u2019est priver un autre de son droit.Nous ne sommes pas surpris que le journal de M.Bouchard pense et écrive pareilles sottises.Nous tenons à le dire à nos lecteurs et à bien leur montrer l\u2019inanité, la fausseté de ces affirmations gratuites, de ces phrases à la Voltaire, de ces insinuations qui -entent la loge.Ç# rappelle le mot du Singe de Ferney : Mentez, mentesz, toujours il en restera quelque chose.Après cela, le Clairon ou son maître viendront dire que nous leur cherchons noise, que nous voulons de parti pris les détruire, eux qui sont si bien disposés, si respectueux de la vérité et de la religion, eux qui veulent consctencieusement éclairer les esprits ! Si nous ne relèvions pas leurs erreurs, leurs faussetés, leurs calomnies, leurs attaques sournoises contre la religion, nous man querions à notre devoir du Journal catholique.Si la réputation de notre ville en souffre, tout le monde saura qui en est la cause.PIERRE MESNIL Ecrire ou\u2019 | est logique dans cette feuille.a Co i 7 .kr A i Le = - > >, Hav Tv § 4 À 11100 - i ?TRIBUNE _ a I ST-HYACINTHE, Qué.3 FEVRIER 1923.ETRANGE MAIS LOGIQUE ! Le Clafron n'a pas encore eu le temps \u2014 il avait certainement l'espace dans ses feuilles \u2014 de parler de la maladie ni de la mort | ! de Sa Sainteté Benoit XV.Ceux qui ne liraient que ce journal ignoreraient encore la mort du Pape.Ce silence est plus qu'étrange : il n\u2019y a guère de journaux, même parmi les plus sectaires, qui n\u2019ont pas parlé de la mort de Benoit XV, au moins comme une nouvelle qui intéres-e le monde.Le Clasron lui n'a rien.Cette attitude n\u2019étonne personne, elle Le Pape, la religion, l'Eglise ne comptent pas; on a d'autres intérêts à propager et à défendre.II y a, voyez-vous, le théâtre, les vues animées, la salle de pool et la personne du Maire à faire mousser.Parler du Pape, de la Sainte Eglise en pareille compagn'e ce serait illogique, injurieux même; mieux valait garder le silcn-e.Le Claïron s\u2019est tu; c'est triste, mais c'est logique.Il y a tout de même bien peu de journaux dans le monde ~ni n\u2019ont pas voulu ou ps su parler du Pape Benoit XV, et quels journaux ! ; H.C.ENCORE L'INSTRUCTION OBLIGATOIRE Hélas ! ils gardent leur erreur, ces bons ouvriers internationaux qui vont chaque année parler aux ministres québécois.Oui, ils ont encore demandé l'instruction obligatoire.Cetie demande suffit à faire reconnaître l\u2019esprit qui anime ces groupes : l\u2019école obligatoire, on sait qui la demande, on sait qui la veut.Les chefs ou les porte paroles de ces unions Internationales n\u2019ont pas encore compris combien ils nuisent à la cause ouvrière en faisant ainsf guvre-de sectaires.Peut-être ignorent-ils toute la portée de leur requête; mais, s'ils se cantonnaien: dans leurs questions professionnelles, ils auraient bien plus de chances de rester dans le-vrai.L\u2019instruction.ou l'école obligatoire, dans la pratique l'une vaut l\u2019autre, vient de recevoir un bon coup de massue de la Civz/ta Cattolica, la grande revue des Jésuites de Rome.Le Père Barbara, étudiant et approuvant le livre du Père Hermas Lalande, sur \"Instruction obligatoire, a donné les vrais principes sur cette question et il a dit que l\u2019école et l'instruction obligatoire étaient une erreur.L'Etat n'a pas le droit de les imposer et le père de famille n'a pas le droit de les accepter, À moins d\u2019avoir un jugement des Congrégations romaines ou du Pape lui mê ne, il n\u2019est pas-possible d\u2019espérer une appréciation plus autorisée.La Civilta Cattolica n'est pas la revue officielle du Vatican, mais tous les esprits cultivés savent qu\u2019elle en est bien l'organe officieux: tout ce qui s\u2019écrit dans cette revue, le Saint Siège l\u2019approuve, si même il ne l\u2019inspire pas.Donc pas d'école ni d\u2019instruction obligatoire et que nos ou vriers internationaux y renoncent comme à une envie dangereuse et méchante.JEAN PAUL.DES ECOLES COIN Nous commençons, en septième page, une nouvelle rubrique: c\u2019est-le Coin des Ecoles.Si le nom ne plaisait pas, on pourra en suggérer un autre.Mais il est bien certain que la matière intéressera et parents et enfants.Nous y mettrons tout ce qui a trait aux écoles dans la ville : Tableaux d'honneur, premiers de classes, concours, séances, faits et incidents de la vie écolière.Toutes les écoles sont invitées à fournir leur part de renseignements.A mesure que ce programme s'exécutera, nous ticherons d\u2019améliorer ce coin des écoliers.Nous leur organiserons des concours avec prix pour les lauréats.Ce sera l'endroit aussi où pourraient s'exercer les plumes commençantes, les ailes qui s\u2019ouvrent.Nous sommes heureux de commencer dans ce coin des écoles, la publication de | histoire atrégée de la Vénérable Mère Anne- Marie Rivier, fondatrice des Sœurs de la Présentation.En autant que l'espace nous le permettra, nous publierons, chaque semaine, une trinche de la vie de cette grande servante de Dieu.La coincidence de l apparition de ce Coin des écoles avec l'anniversaire de la mart de Mère Rivier, le 3 février, nous est un indice que la Providence bénira cette nouvelle initiative.PÉDAGOGUE No 39 2 = T .| ~ NOTES .Note pour le Clairon Sa Sainteté le Pape Benoit XV est mort le 22 janvier dernier.L'Eglise catholique est dans le deuil ; elle demande des prières et pour l\u2019âÂme du défunt Pontifte et pour l'élection de son successeur.Si les rédacteurs du C/ai- ron ne l'on pas encore su, ils trouveront les renseignements voulus dans tous les journaux du monde ; il suffit de savoir lire.Et ces éloquents documents ?Après une demie-page de bruit, le C/airon, édition du 20 janvier dernier, proclame qu'il prouvera ce qu\u2019il avance : Nous reviendrons sur cette affaire, la semaine prochaine, avec d éloquents documents à l'appui de ces avancés.Dans l\u2019éditicn suivante, le 27 janvier, de celte affatre et des documents., rien de rien.Pas un mot, pas une allusion.I! doit manquer quelque chose à la preuve ! Attendons.L 00 L\u2019instruction obligatoire Sous ce titre, le R.P.Barbara, une des rédacteurs de la \u201c\u2018Civilta Cattolica\u201d, 1a grande revue pu- blide à Rome par les Jésuites, vient d'écrire un long et solide article, où il analyse et commente le travail bien connu du R.P.Hermas Lalande, sur l\u2019*Instruction obligatoire\u201d.\u201cL'œuvre des Tracts\u201d, à Montréai, a cru faire œuvre utile en publiants dans sa collection, la traduction de cet important article.Ou y trouvera en effet toute la thèse sur les droits respectifs des parents et de l'Etat en matière d'éducation, présentées en un puissant raccourci, par un théologien de renom écrivant dans une revue qui fait autorité à Rome.Tous ceux qui s'intéressent à cette question de l\u2019éducation, qui veulent en parler en connaissance de cause, trouveront cette brochure des plus utiles.Elie ne coûte que 10 sous l\u2019exemplaire, $6.00 le cent, $50.00 le mille.S'adresser à l\u2019Œuvre des Tracts 1300 rue Bordeaux, Mont réal, eo | Contre le suffrage féminin Mans l\u2019opinion de la Fédération des Femmes Canadiennes- françaises, section de Hull, les femmes ne devraient pas se mêler de politique jusqu'au point de voter.On blâme le droit de suftra- ge accordé aux femmes dans les élections fédérales, et une résolution sera envoyée au gouvernement de Québec demandant de le rfuser aux élections provinciales, I! existe dans Outario une pension pour les mères de famille, et la F:dération demandera aux anto- rités provinciales de passer une loi du même genre pour Québec.Une annonce faite dans la Tribune vaut plus et mieux qu\u2019une circulaire tirée et distribuée à deux mille exemplaires, « St-Charles \u2018(De notre correspondant) NOCES D'OR M.et Mme Octave Geoffrion ont fêté avec éclat le cinquantième anniversaire de leur mariage.Il y eut, le matin, grand'messe célébrée par M.l\u2019abbé J.I.La- rose, curé de la paroisse.M.Octave Geoffrion est âgé de 70 ans et son épouse de 68 ans.De leur mariage sont nés dix enfants dont huit survivent ; les jubilaires comptent aussi 24 petits enfants et une arrière petite fille.Après la messe, les parents et amis se sont réunis à la demeure des jubilaires, où une jolie fête familiale a eu lieu.Mme Osias Charbonneau, au nom des enfants, a lu une adresse des plus élogieuses qui fit verser des larmes d'émotion aux jubilaires ainsi qu'à plusieurs convives.Une autre adresse, présentée par les petits enfants des jubilaires, a été lue par Arthur Archambault, leur souhaitant encore de longs jours de bonheur et de prospérité ; puis, il y eut présentation d\u2019une jolie bourse par leurs enfants.Les jubilaires ont su adresser les remerciements appropriés à la circonstance, quoique en termes émus.Au banquet, on a remarqué : M.et Mme Octave Geoffrion ; leurs fils + M.et Mme Nactaire Geoffrion, M.et Mme Irénée Geoffrien, M.et Mme Auguste Geoffrion; leurs filles : (Delvina) Mme Wilfrid Archambault, (AI- maïde) Mme Joseph Désautels, (Evelina) Mme Edmond Angers, (Alexina) Mme Josaphat Archam- bault, (Oliva) Mme Osias Char- bonneau ; leurs petits fils et petites filles : M.et Mme Elzéar Geoffrion, M.et Mme Nactaire Geoffrion, Wilfrid Geoffrion, Marie-Rose Geoffrion, Osias Geoffrion, G.-E.Geoffrion, Al- déa Geoffrion, Arthur Arsham- bault, Antoinette Archambault, Romélus Archambault, Berthe Archambault, Rosalia Désautels, Irénée Désautels, O.Désautels, Edna Geoffrion, Gabrielle Ar- chambault, Wilbrod Archam- bault, Irène Archambault, Antoinette Archambault, Lionel Archambault, Marc Archambault, Cécile Archambault, Honorius Charbonneau, Iréné Archam- bault, et leur arrière petite fille : Hélène Geoffrion.Les parents et amis : M.et Mme Napoléon Benoit, M.et Mme Aimé Geoffrion, M.et Mme Charles Desrochers, M.Joseph Geoffrion, Mme Vve Jean-Bte Geoffrion, Mme Vve Théodore Couillard, M.et Mme Médéiic Couillard, M.et Mme Philias Hébert, M.et Mme Evremon Fournier, M.et Mme Stanislast Lussier, M.et Mme Delphis Geoffrion, M.Joseph Angers.Il y eut durant l'après-midi et la soirée, sauterie, partie de cartes, et plusieurs chansons comiques qui ont bien amusé les convives.\u2018Tous se sont séparés à une heure fort avancée de la nuit, emportant un bon souvenir de la fête qu'ils venaient de célébrer.Nous souhaitons aux jubilaires plusieurs années encore de vie conjugale et beaucoup de bon: heur, ets BS Jiu .Eek .CCE .tw SE NE FAutour de nous hh ee ee ee ee ee Marieville .{De nôtre correspondant) Les entrepreneurs achèvent la construction de l'hospice Sainte- Croix.Les pianchers sont à peu près terminés.Le système du chauffage moderne,avec fournaise À l'extérieur de la bâtisse est ins\u201d tallé et fonctionne à merveille, Toutes les améliorations les plus nouvelles se trouvent dans cette magnifique construction qui sera l\u2019orgueil de Mariville et le plus bel hôpital du diocèse.\u2014La rareté des loyers a décidé quelques citoyens à construire des maisons.M.J.-B.Quintin aura deux logis à louer sur la rue Ste- Marie, et M.Siméon Meunier doit se construire bientôt une magnifique résidence sur la rue Marieville.\u2014Dimanche dernier, après la grand' messe, eut lieu la vente des bancs au nombre de soixante.La moyenne du prix de vente à été de $10.85 pour six.mois ; et la diminution sur la dernière vente a été d'une cinquantaine de piastres.La vente des bancs semi-annuelle et actuelle a été de $2,318.50.\u2014Samedi, le 21 janvier, M.et Mme Ste-Marie donnaient une réception.Tous avaient répondu à leur invitation.I! y eut chant et musique.La soirée fut des plus agréables.\u2014Un service solennel pour le repos de \"Ame de Sa Sainteté Benoit XV a été chanté cette semaine.La population a tres bien réponda à la demande qui leur avait été faite de se confesser et communier à cette occasion.\u2014 Quelques jeunes gens de Marieville sont allés à St-Hya- | > ré le 31 janvier pour assister i un concert donné parde jeunes artistes qu'ils connaissaient déjà pour avoir eu le bonheur de les entendre dans notre ville et avec qui ils ont noué des relations les plus intimes.Ils sont revenus enchantés de leur voyage.\u2014Etaient de passage au presbytère : MM.A.Vézina, curé de Richelieu ; K.Vézina, de Pike River ; J.-H.Beaudry, de Saint- Simon; J.Perrault, deSt-Damase; C.Savoie, de St-Marcel; A.Ger- vais, de St-Césaire.\u2014M.Rémi Maynard, vicaire à Lynn, Mass., est venu passer quelques jours chez son oncle Roch Bédard.\u2014M.Gaston Nolin, de Saint- Hyacinthe, était en visite dimanche dernier chez le Dr J.P.Leduc.\u2014La semaine dernière, a été baptisée Irène-Réjeane-Gaétane- Madeleine, fille de Emile Hubert et de Léa Lavallée.Parrain et marraine, Rosario Hubert et Bernadette Beaunoyer, son épouse.\u2014Le 27 janvier a été baptisée Marie-Jeanne d'Arc-Gisèle, fille de J.-L.Martel et de Rosilda Fournier.Parrain et marraine, Armand Martel et Rénée Martel, frère et sœnr de l'enfant.000 Saint-Liboire (De notre correspondant) La tempête de neige qui s'es- abattue sur notre paroisse à rempli les chemins en plusieurs ent droits plus qu'il ne le fallait, ce qui rend les charroyages plus difficiles.\u2014Ces jours derniers, M.l\u2019abbé Latour, C.S.V.et supérieur au collège de Nicolet, était l'hôte du Dr E.Millet dont il fut le compagnon de collège.En même temps, l\u2019abbé Noiseux, curé de cette paroisse, recevait chez lui son confrère l\u2019abbé Beaudry, de St-Simon.\u2014Sr Marie-Emmanuel, directrice au couvent St-Joseph, St- Nazaire, a été appelée auprès de son père, M.Etienne Dupont, qui est très de ngereusement: malade.\u2014Dimanche après-midi, M.le curé faisait appel à toutes les mamans de la paroisse, leur deman- daut d'amener au pied du berceau de l\u2019Enfant Jésus leurs petits enfants pour en recevoir sa bénédiction.Grand nombre y ont répondu, et ce n'était dans l'église qu'un gazouillement de voix enfantines faisant entendre à leur manière leurs prières à l\u2019Enfant- Dieu.\u2014Mercredi a été célébré en cette paroisse Un service solennel pour le repos de l'âme de Notre Saint Père le Pape Benoît XV, dont le glas funèbre aunonçait si lugubrement le départ pour les régions de l'au-delà.900 St- Hugueg (De notre correspondant) MARIAGE Mardi, le 31 janvier, avait lieu en I'éghise de St-Hugues le mariage de Mlle Alice Lanoie avec M.Ulric Simoneau.La bénédiction nuptiale leur fut donnée par l'abbé Clovis Beauregard, curé de I'Abbitibi,et cousin de ia mariée.Celle-ci était accompagnée de son père, M.Alexis Lanoie, et M.Pierre Si- moneau accompagnait son fils.Durant la messe, il y eut chan et soli par les enfants de Marie de la paroisse.La jolie parure à la Ste-Vierge, sa bannière, les fleurs et les lumières, admirablement disposées, donnaient à la cérémonie,qui avait de nombreux témoins, un air de grande fête.1 Le lunch fut servi chez M.P.Simoneau, père du marié, at.le diner chez M.Wilfrid Dion beau- frère de la mariée.Nos meilleurs souhaits de bonheur aux nouveaux époux.- 000 Saint-Damase (De notre Correspondant.) Jeudi, le 26 janvier, s \u2018éteignait à l'âge de 44 ans, Hermaile Pion, épouse de Zoel Gaucher.Les funérailles ont eu lieu lundi, le 30 janvier.Le service fue chanté par M.l\u2019abbé F.Jodoin, vicaire à St-Liboire, son cousin, assisté comme diacre et sous- diacre, de MM.les abbés Ph.Jodoin, professeur au séminaire de St-Hyacinthe, son cousin et Léon Gaucher, son fils.Elle laisse pour pleurer sa perte, outre son époux, M.Zoe} Gaucher, commissaire d'écoles, trois garçons : Léon, etudiant au Grand Séminaire de Montréal, Roméo et Adaldert ; sept filles : Mme A.Davignon,de Marieville (Simonne), Mme C.Simard (Yvonne), Jeanne, Béatrice, Gabrielle, Sara et Dolorès, de Ste Damase.A la famille éprouvée nous offrons nos spmpathies les plus sincères.J.B.Fontaine Ouvrage garanti dans toutes les fluxions, cassures, lumbago, sciatique, paralysie infantile, cancer et toutes cassufes ou maladies des os supposées incurables.A St-Hyacinthe, 118 St Antoine, vendredi et samadi.A St-Guillaume, dimanche et lundi.A Montreal, 922 chemin Reine Marie, Côte des Neiges.Genres de Bière et la meilleure de chaque FRONTENAC SPECIAL Cétiquette Bleue) une bière de riz du Genre Milwaukee La Budweiser, la Schlitz et la Pabst des Bières Canadiennes.FRONTENAC STANDARD Cétiquette Rouge) du Genre Allemand, une Bière de malt de la qualité de la'Pilsener.FRONTENAC I.P.ALE (étiquette Blanc) du Genre Anglais \u2014 Ye Goode Olde Englishe Brewe.~ Reconnues comme les meilleures dans leur genre par les Connaisseurs NAC BREWERIES LIMITED - MONTREAL a room oo tee pete ee tee a I TTC Se PTE Sess POUR LES DAMES SOYONS CHARITABLES Il est quatre heures ; au dehors le ciel, tantôt gris, tantôt bleu, présente un aspect grave et sai- | sissant lorsque le solcil, qui s'apprête à descendre à l'horizon, n\u2019est pas caché par de sombres nuages que pousse un grand vent de l'ouest.La neige par tourbillons, s\u2019élève, retombe et rend plus triste encore cette froide journée de janvier.Au dedans, seul le monotone tic-lac de la pendule trouble le solennel silence qu régne autour de moi.Ne pouvant travailler, je ferme les yeux et ma pensée me porte, en ce temps affreux, dans la mansarde du pauvre,où l\u2019indigence et la misère en sont les hôtes habituels.Le père et la mère se regardent,consternés, le cœur brisé sans doute, de ne pouvoir donner aux chers petits le morceau de pain qu\u2019il: demandent À travers leurs larmes, ni le feu qui réchaufferait leurs petits membres engourdis.Le spectacle est digne de pitié; mai: je sais une misère plus grande, une pauvreté plus triste : c\u2019est celle d'une multitude d'êtres hu mains, presque ignorés, dans des contrées perdues, n'ayant pour gîte que de misérables huttes ; pour nourriture que des restes dégoûtants, trouves ça et là.=~ Pauvres petits ! nos frères pourtant, qui n'avez pas même la.consolation de compter sur la protection d'un père, sur l\u2019affection et le dévouement d'une mère; Gni ignorez même le pourquo: d\u2019une si affreuse indigence, que vous-étes-a-plaindre |.Car si la misère des pauvres au sein d'une famille chrétienne excite la pitié, engendre de sublimes devoue- ments, que penser de la vôtre, petites victimes innocentes que le sort a choisies, et qui, faute des lumières régénératrices de la foi, souffrez un martyre continuel, sans même esperer 1 n ciel où il sera recompensé ?.Mais ayez confiance ! Une Providence veille sur vous et vous donnera ses consolations quand l'heure sera venue pour vous.Pères et mères de famille, c'est à vous que ces milliers de petites voix crient leurs misères.Vos enfants sont heureux près de vous, mai chassez de leur cœur ce sentiment d'égoïsme, si commun, hélas ! chez le- favorisés de la fortune ; cultivez dans cette terre fertile la belle fleur de la charité, en leur apprenant à compatir aux douleuzs d'autrui ; leur suggérant même le sacrifice de telle friandise ou tel jouet inutile ; dites-leur combien: d'enfants sont privés même du nécessaire et que telle épargne les soulagerait.Un moyen plus simple encore est à la portée de tous : c'est une prière quotidienne pour que ces pauvres déshérités de la nature obtiennent, un jour, la foi qui sauve, l'espérance qui fait vivre et trouver douces les souffrances d\u2019ici-bas.Alors, ils méleront leurs voix à tant d'autres pour redire à leurs bienfaiteurs un r - connaissant \u2018\u2019merci\u201d\u2019,et pour proclamer bien haut les bienfaits de \u2018le charité.FLEUR D'OMBRE.I WORE POG Wr gr * 3 \u201c LE FILS DES POLYCARPON; PERICLES Périclès, n\u2019a rien de l\u2019orateur athénien ; son nom est venu se joindre à celui de Polycarpon par un caprice de sa mère, en veine d'originalité, le jour où parrain et marraine le présentèrent aux fonts baptismaux.Pauvre éphèbe arrêté dans ses études encore par un caprice orgueilleux de sa Compatissante mère, qui déplorant en son enfant une sante faible, ne voulut point lui laisser subir le déshonneur de l\u2019insuccès dans ses classes.Elle a songé au \u201cvernis\u2019 de la classe privée, au \u2018fini\u2019, au \u2018perfectionnement\u2019 de la leçon à domicile.Aussi le voilà chargé de vingt printemps, et d'espérances qui Coûtent joliment cher a la bourse de sieur Polycarpon, tout à côté de mille métiers dont le jouvenceau ne veut pas, de cent profes - sions qui ne conviennent guère à quelqu\u2019un qui veut faire du genre.Papa bénin et maman bétasse sont à ses genoux avec des gâteries, des attentions toujours nouvelles.Périclés connaît les fournisseurs attitrés, et le \u2018père payeur\u2019 ne s'étonne jamais des \u2018notes\u2019 excessives que le facteur lui apporte avec les lettres des nombreux amis et amies du fiston Periclès.Le marchand de tabac, la salle de pool, la salle de danse, les vues, le club de sport, les jeunes filles hardies de notre haute société, (il choisit son monde) voilà avec la littérature douteuse, l\u2019atmosphère qui a formé ce beau caractère de notre XXe siècle Périciès est raide, hautain, froid chez lui, angélique, minaudier chez les autres et sur la rue.C'est un virtuose au \u2018flict\u2019, qui fait rougir toutes les beautés.H fait sa religion \u2018en vol plané\u2019 galant, observe bien plus le pli de son pantalon que la règle de la génuflexion, ne se gèlera pas l'index à prendre de l'eau bénite en hiver, continuera sa nuit pendant le sermon, communiera à Pâques très humblement, et aux grands jours de manifestations patriotiques il crie bien fort : \u2018Vive le Canada catholique\u201d.Le voilà cependant un peu soucieux, il songe A l'avenir, à sa future ! Il la cherche, aux abords des théâtres, à la sortie, au milieu de la petite jeunesse élégante, il surveille le cort: ge des \u2018pimpantes\u2019 des filles à la mode, car il veut une femme «ui soit comme lui, et le choix es: difficile, il y en a tant qui passent sans la note juste.L'aveugle au coin de la rue lui a tendu sa sébile, (dommage que les aveugles ne voient pas clair) Pcriclès n\u2019a qu\u2019un mot à lui dire: que lui inspire la lecture de son quotidien : \u2018Allez vous en à l\u2019Assistance Publique\u2019.S'apereevant que je le suivais, reconnaissant I'importun Jean-Léon, sortit tout de méme un gros sou noir qui rendit un son mat dans la sébile troublante, Pour lui, pour toute la famille des Polycapon, je don- nai vingt sous en pièces blanches à l'aveugle réjoui.rip Beaucoup peut-être parléront de la poute que j'ai däns l'œil et diront que les traces des Poly- carpon ne sont que des pailles.C\u2019est précisément l'accusation que vient de formuler contre moi le gendre de Polycarpon, a qui je réserve une entrevue, pour la semaine prochaine, JEAN-LEoN.LIVRE qe \u2018 ala- ladies des Chiens et fs i ; F, ES y Envoi gratis par l'auteur wd votre adresse, Plonnier Americaln| H.CLAY-GLOVER Co.Inc.des remedes pour 118 West 31st Street les Chiens.New-York, U.S.A.\u2014 \u2014 __ \u2014\u2014 LA TRIBUNE est imprimée et publiée par la compagnie de publication \u2018LA TRIBUNE.DE ST HYACINTHE, Limi- tee\u201d, dont M.M.Eugène Char tier est le Gérant général et te Directeur, au Numero 114, de commentonlcsnourrit.| _ ET CYS SPF REED 20) 4 LEN oir \u2014 \u2014 FON FOIN FOIN FOIN J'ai le plaisir d'annoncer aux nombreux consommateurs de Foin de St-Hyacinthe et des environs, que j'ai en Foin Mil, Mil et Trèfle, ou même Luzerne, (Alfalfa), aussi paille pressée à des prix relativement bas.Consultez-moi avant de placer vos commandes, cela vous payera.Le foin ayant manqué dans nos environs immédiats, plusieurs Cultivateurs en manqueront pour leur hivernement.J'ai des prix EXTRAS SPECIAUX au char complet.* .\u2026 À partir de cette semaine j'aurai des chars de foin de différentes qualités qui arriveront ici tous les jours, à des prix qui vous surprendront, \u2014\u2014\u2014 J'ai maintenant mon bureau dans fe Bloc SAUVE, au numéro 15 rue LAFRAMBOISE Téléphone : Nos 364, Jour; 875, Nuit Arthur S.COMEAU, COMMERCANT DE FOIN, GRAIN, PRODUITS GENERAUX ST-HYACINTHE.QUE.la rue Saint-Antoine, Saint-Hya- uthe, P.-Q.hel Cn ET ve fra La) mé if PENSEZ A
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