La Tribune : journal hebdomadaire, 20 octobre 1922, vendredi 20 octobre 1922
[" \u2018 LA TRIBUNE + Voi.VoL 34 Chronique Municipale Mercredi dernier, nos échevins se réunissaient en séance régulière.Sauf M.le Dr Ulric Jacques, tous étaient présents, et M.le Maire Bouchard occupait le fauteuil présidentiel, Après la lecture et l'approbation des minutes de la dernière.séance, ls rapport du greffier de la Cour du Recorder est lu et déposé aux archives.Malgré les dires du Maire sur l'excellent état des finances municipales, Je trésorier est autorisé à emprunter de la Banque de Montréal l\u2019argent nécessaire jusqu'à concnrrence de cinquante mille piastres.Pour ces fins le maire et fe trésorier sont munis de tous.pouvoirs pouc signer un ou des billets, Continuant sur le terrain de la finance, qui semble fort intéresser le Conseit de ce temps-ci, il est unanimement adopté, attendu que depuis l'adoption des- règlements 243, 252, 270, 271, 274, 282, 286, 295, 298, 306, 307 et 309, la Cité a transporté son compte à la Banque de Montréal, attendu aussi que par- ces divers règlements, il a été décrété que le Conseil sur simple résolution, pou vait fixer tout autre endroit que celui mentionné dans les dits rè- £lements pour le paiement du capital ec des intérêts, que les dites Obligations et leurs coupons d'intérêts scient payables au bureau de la Cité ou au Bureau de la Banque de Montréal, à S.-Hyacin- the ou à Montréal.Depuis quelques semaines, les rumeurs étaient persistantes que le Conseil devait incessamment acheter un immeuble pour \u2018servir d'Hôtel-de ville.De fait, il en a été question aux diverses réunioms du Conseil siégeant en comités.W.Wilfrid Gicouard aurait offert sa sxperbe bâtisse de l\u2019ancien Grand Hiôtel pour un :prix d'occasion, imposant aux échevins la seule obligation de don- \u2018ner leur réponse daus un délai fixe.Une lettre également de l\u2019Union S.-Joseph, offrant son immeuble de la rue Girouard, au prix de $30,000.00 avait été également soumise à la considération.Mercredi soir ce document fut remis sur la table ponr considération.M.Alfred Côté dousa aussitôt avis qu\u2019il propesera, à une prochaine séance, l\u2019adoptiou d'un règlement, devant porter le numéro matricele, 339, ¢t le vocable : \u2018* Règlement autorisant l\u2019achat d'une bätisse devant servir d\u2019Hôtel-de- Ville \u201d Nous ne Minquerons point d'étudier ce projet de fèglement dans notre prochaine édition.Il comporte des obligations telles que les contribuables ne peuvent en ignorer la portée.La séance se termine par une autorisation au .greffier, histoire probablement de teuir l'affaire sur le tapis, à écrire à la Compagnie du Grand Tronc pour lui demander la permission.de construire un viaduc pour piétons, sous les\u2019 voies fercées, vis-à vis la rue S.Joseph.Dans des comptes, dewæx items soulèvent l'intérêt, le premier de $25.00 payé 2 D.-T.Beuchard, et le second .de $75.00 payé encore à D.-T.Bouchard.Si ce D.-T.Bouchard est le même personnage que D.-T.Bouchard, maire de S.-Hyacinthe, les contribuables ont le droit de connaitie la nature de ces comptes, le premier magistrat de notre ville ne pouvant, d'aprés l\u2019esprit de la Charte, recevoir aucune indemnité, sous quelque nature que ce soit, pour ses services.Il est vrai que réclamer de tels renseignements est peine perdue.D'autres ont voulu savoir et la majorité des contribuables s\u2019y sont opposés.Quand le vin est tiré, dit le proverbe, il ne reste * plus qu\u2019à le boire.Seulemeat, c\u2019est le contribuable qui tire, d\u2019autres boivent.EUGÈNE CHARTIER LA PRESSE CATHOLIQUE La presse est uae puissance, Elle est même, au dire de plusieurs, la PUISSANCE ; Car elle fait l\u2019opinion et l\u2019opinion mène le monde.Les ambitieux et les brasseurs d\u2019affaires le savent ; aussi cherchent-ils À l'asservir ou du moins l'influencer.L'opération devient de jour en jour plus facile ; car la presse quotidienne, qui jadis était avant tout l\u2019organe d'une,opinion politique ou d\u2019une idée, tend de plus en plus à se commercialiser.La constatation du Père Yves de la Brière sur la prèsse quotidienne de France pourrait, sans modification notoire, s'appliquer à d\u2019autres pays.( Autrefois, dit il, presque tous les journaux étaient des organes politiques, servant un parti, ou représentant une idée déterminée.Actuellement, les journaux de cette espèce, les journaux d'opinion, ne possèdent plus qu\u2019une portion réduite de la clientèle, Les journaux à grand tirage, qui ne correspondent à aucune opinion rigoureusement assignable, cherchent à atteindre un public multicolore et surtout i immense public anonyme et incolore.C'est la presse d'information, prenant franchement et exclusivement le caracière d'entreprise commerciale.(Par la rapidité, l\u2019abondance et le mode ingénieux de présenter les nouvelles aptes à satisfaire la curiosité publique, par l'appât \\ | XHI donnait aux évêques d'Italie cette sage direction : ST-HYACINTHE, Qug.,20 OCTOBRE 1922.re pe des illu-crations, des concours et des primes, comme par les faits divers, les fedilletons, par la chronique copieuse des sports, des _spuctacles, des attractions diverses, ces mastodontes attirent \u20ac; retiennent in nombre formidable de lecteurs et d'acheteurs.L'importance de leur circulation donne de la valeur \u2018mar chaude à leurpublicité.C'est\u2019 la réclame commerciale, la réclame sous toutes ses formes et, spécialement, la réclame äégui- sée, qui procure de gros bénéfices.Aussi la réclame devient-elle l'élément essentiel du journal : on commence par déterminer quelle place matérielle appartiendra, dans chaque numéro, à la publicité rémunératrice, aux annonces, et l\u2019on accordera ensuité-les colonnes restées disponibles aux articles et aux informations d'ordre politique, littéraire et genéral.Voilà comment la presse est commercialisée dans les mastodontes qui obtiennent, sans conteste possible l'immense majorité de la clientèle des lecteurs.) Or, un journal, établi sur ces bases, sans être mauvais par principe, court risque d'être un déplorable éducateur.Le rendement des annonces se mesurant au nombre d'abonnés, la feuille mercantile doit viser avant tout à développer sa circulation, et donc à ménager à la fois annonceurs et lecteurs que des positions trop nettes pourraient indisposer.Pour échapperau bâillon auquel Pacculerait la défense énergique des intérêts vitaux du pays, | grosse presse-regarde ailleurs : elle se\u201d livre à l\u2019information à outrance ; hypunotise ses abonnés sur les actualités les plus frivoles, Sur les sports et les concours, sur les crimes vrais ou faux, sur les procès scandaleux.Car, pour accroître sa clientèle, la presse résiste mal à la tentation chaque jour renaissante de piquer la curiosité morbide, de flatter les instincts populaires.Sans doute rédacteurs et éditeurs en gémissent, mais le désir de distancer les concurrents Ou d'encaisser les gros bénifices de certaines annonces finit par vaincre les résistances.Si le journal est une grande école où le peuple achève son éducation, on comprend que l'Eglise s\u2019alarme et qu'elle cherche à susciter des organes plus fermes au point de vue des principes, d'une tenue plus digne et franchement catholiques.Nos j journaux à fort tirage publient, il est vrai,des nouvelles religieuses, des extraits de secmons, agrémentés du portrait du prédicateur, mais cela ne suffit pas à constituer une presse catholique.Que dire, si le jourual focce ses lecteurs à patauger chaque jour dans la boue des crimes \u2018à sensation ! Que dire, si, malgré les avercissements de l\u2019autorité, 1 consacre ses colonnes à l'annonce de pièces à moralité plus que douteuse et se fait le recruteur grassement payé des lieux d'amusements suspects ! Que dire encore, si, par crainte de voir baisser sa clientèle, il n\u2019ose appuyer les mouvements sociaux ou religieux qui préconisent l\u2019Eglise ?.Non, le catholicisme individuel de ses rédacteurs ou de ses bailleurs de fords n'empêche pas le journal d'être un triste éducateur, qui, inconsciemment, je le veux bien, fausse le jugement populaire en donnant au crime ou à la bagatelle la place d'honneur, exploite les instincts grossiers dont il vit, amène Ja diminution de la foi, la dépression des convictions, I abaissement du sens moral, du goût et du bon sens.Lv église a vu le mal qui menagait la plupart des pays, et avec une énergie et une insistance qui ne font que grandir, elle recom mande le remède, la fondation et le maintien de journaux nettement catholiques.Il y a déjà trente ans, le clairvoyant pape Lécn (( Il est à désirer que, au moins dans chaque province, on crée quelque ors gane d'enseignement pour instruire le peuple.et cela par le moyen de pblications fréquentes et, s'il est possible, quotidien nes.)) Cette presse, d' autant plus libre de ses mouvement qu'elle sera plus indépeudante des partis et des influences financières, doit, dans la pensée du Saint Siège, proclamer en toute occasion les principes de l\u2019Eglise, défendre ses droits et, sans se désintéresser des événements du jour, les juger à la lumière des saines doctrines et en tirer les leçons qu\u2019ils comportent.Sa mission est donc de semer la vérité, de rappeler les bases de la société et, comme une sentinelle vigilante, de sigualer l'erreur, lui tenir tête, la démolir.Ses lecteurs seront peut-être moins au fait des crimes sensationnels mais ils auront plus d'idées ef, n'ayant pas subi le chloroforme déprimant d\u2019un reportage grotesque ou malsain, ils auront l'œil ouvert sur leurs droits et auront appris à les défendre.Le mot d'ordre du Pape a été entendu chez nous et, aujour- d'hui, le Canada est-jalonné de journaux catholiques, depuis les côtes de l'Acadie jusqu'aux plaines de l'Alberta, des terres nouvelles de Chicoutimi jusqu'aux centres canadiens-français de la république voisine.Bien que récemment descendus dans l'arène ils ont déjà par leurs services conquis les éloges de notre épiscopat.N'est-ce pas un évêque des avant-postes, Mgr Latulippe, qui disait : (( On à vu paraître des revues et des journaux français et catholiques qui Ont jeté dans les demeures les saintes semences du patriotisme et de l\u2019esprit chrétien.Oh ! le bel apostolat qu'ils ont exercé depuis quelques années ! )) Cet effort-vigoureux en faveur de la bonne presse dénote, chez ceux qui en furent l'âme, de la clairvoyance, des hautes pensées et un noble désintéressement.Mais ces initiateurs ont-ils rencontré partout l'appui qu\u2019ils méritent ?Certainement non.Et la raison est obvie : c'est que notre peuple n'a pas encore saisi le rôle de la presse catholique et son importance primordiale.C\u2019est une lacune regrettable dans sa formation et qu'il s'agit de combler.Car du Suite à là page 8.\\ No 24 NOTES .Que fait-il ?A sa séance du 16 août dernier, le Conseil était requis par l\u2019Union Caiholique des Menuisiers d\u2019apporter son concours dans le but de remédier à la rareté du charbon.Nous ne sachons encore que le Conseil ait trouvé un moyen d\u2019aider le consommateur à remédier aux dangers d\u2019un hiver sans combustible suffisant.JOO A propos de combustiole}.Les contribuables sauront-ils jamais ce qu'a coûté à la ville sa dernière Commission du Combustible, de si lamentable mémoire ?Du bois avait eté acheté pourtant à S.-Judes pour remédier alors à la rareté du charbon.M.Bouchard pourrait-il- aujourd\u2019hui neus dire l\u2019usage que la municipalité en a fait, enfin, le pour et le contre de cette politique nouvelle, c\u2019est-à-dire ce qu\u2019elle a coûté et ce qu'elle a rapporté, 900 Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?Il ne faut pourtant point oublier que le Règlement No 328, que le Maire à fait adopter aux contribuables, doit recevoir l\u2019approbation ou la désapprobation du Ministre de la Voirie.Cette décision a-t-elle atteint S.Hyacinthe?.M.Bouchard n\u2019en parle pas souvent.Ii est peut- être encore dans la période douloureuse de l'expectative !.\u2026 On ne parle plus du Bain Le Règlement 328 a-t-il para\u201d lysé les énergies du Maire, au point de le rendre discret sur son projet de la construction d'un Bain public?.Il est vrai que bien d'autres rêves n\u2019ont pas encore vu Île jour : l\u2019Hôtel-de-Vil- le, l'Ecole Technique, les nouveaux parcs, le réservoir d'eau, et le projet, cher aux échevins du Quatre, le tunnel de la rue S.-Joseph.Que feront les ouvriers, M.Bouchard, s'ils pe peuvente avoir les travaux que vous leur promettiez?.000 Est-il revenu ou non ?Depuis que notre Maire a accompagné un groupe de financiers et d'industriels dans la ville voisine de Drummondville, nous n'avons plus entendu parler de lui.Il est vrai qu\u2019il a dû allec à Sweetsburg I.000 .A propos de Sweetsburg !.Les lecteurs exclusifs \u2018du Clar- ron ont été bien peu éclairés suc le résultat du procès que M.Damien Bouchard avait.intenté à M.Morissette.Ils sont encore plus à plaindre qu\u2019à biâmer.00 Une annonce dans La Tribune a toujours porté profit.Pourquoi ne pas annoncer dans ce journal? Avis public, est par les présentes donné que Edmond Arthur Robert financier.Charles Glass Greenshields, Conseil du Roi et Avocat, James Edward Hutcheson Gérant, Kenneth Buchanan Thornton, In, énieur, et l'honorable David Ovide L'Es- Qéränce, Sénateur, s'adresseront à a lé- £islature de la Province \u2018de Québec à sa prochaine session pour obtenir une charte des incorporant sous le nom de Quebec Tramways Company pour les fins sui- wantes : Pour acheter, louer ou acquérir de quel- «ue maniére que ce suit et de construire, Opérer et maintenir des tramways et che- anins de fer dans la cité de Québec, et «duus les comtés de Saguenay, Chicoutimi, Eac St-Jean, Charlevoix, Montmorency, Québec, Porineuf, Champlain, St-Mau- rice, Maskinongé, Berthier, Joliette, Bonaventure, Gaspé, Matane, Rimouski, Té- miscouata, Kamouraska, L'Isiet, Mont- magny, Bellechasse, Lévis, Dorchester, : Lotbinière, Mégantic, Beauce, Fronte- mac, Nicolet, Arthabaska, Wolfe, Compton Yamaska, Drummond, Richmond, Richelieu, Bagot, Shefford, Sherbrooke, Staustcad et St-Hyacinthe, dans la Province de Québec ; pour acheter, louer ou acquérir de quelque manière que ce soit, et de construire, développer et opérer des pouvoirs hydrauliques, électriques ou autres usines de pouvoir, usines à gaz ou pouvoirs d\u2019eau dans la cité de Québec ou m'importe lequel des dits comtés pouvant être utilisés dans le but de fournir le pou- woir Aou pouvant être opérés conjointement avec les tramways ou chemins de fer de la compagnie, ct de vendre et distribuer dans la cité de Québec ou dans n'importe lequel des dits comtés une partie quelconque du pouvoir ou gaz produit par les dites usines ; d'acheter, construire et opérer telles lignes de téléphone ou té- tégraphe avec ou sans fil qui pourraient être requises pour les besoins des affaires de la Compagme ; d'acquérir en entier ou «a partie, par achat ou de toute autre ma- aière, le stock capital, parts, sécurités, entreprises, et propriétés du Québec Railway Light, Heat & Power Company.Limited, Quebec Railway Light & Power Company, Quebec Jacques-Cartier Elec.£ric Company, Quebec County Railway Company, Quebec Gas Company, Frontenac Gaz Company, Canadian Electric Light Company, ou n'importe laquelle de ces compagnies, où s'importe quelle autre compaynie Ou compagnies dont les pro- Priétés ou entreprises ou fine partie quelconque de ces propriétés ou entreprises, pourratEnt être employées ou opérées aisément et avec avantages pour les affaires ou entreprises de la Compagnie, compre- gant en entier ou en partie leurs Chartes, 9 Qe faire donc ?Tout d'abord user de prudeuce dans le choix des journaux qui pénètrent chez vous et fermer impitoyab'ement la porte à toute feuille dangereuse.Les parents ne soupçonnent guère les effets déplorables du journal qui traîne sur la table de famille.Si quelqu'un se permettrait de raconter devant les enfants l'histoire scabreuse-du feuilleton, de tel fait divers, ou le simple canevas de la pièce à l'affiche ; s\u2019il avait l'audace de mettre sous teurs yzux les photographies des étoiles du cinéma ou d'actrices lestement habillés, le père imposerait vite silence au polisson et lui montrerait la porte.Or, ce que le père honnête ne toièrait pas d\u2019un visiteur, il le permet inconsciemment au journal : inconsciemment ai-je dit, car l'homme se contente d'ordinaire de feuilleter les pages d'affaires sans s'occuper du reste, tandis que les enfants courent ailleurs, vers ce qui flacte la curiosité morbide et fouette\u201dles nerf-, Le chef de famille n\u2019y pense pas !.C\u2019est cependant pour lui un devoir de n'admettre au foyer que des journaux\u2014 quelles que soient d'ailleurs leurs sympathies politiques, pourvu qu'i's n\u2019en soient pas esclaves\u2014reconnus comme respectueux de la morale et d\u2019une haute tenue, qui soumettent les nouvelles à un tirage sévère et gardent le souci de ne rien publier qui soit de nature à troubler l'âme des enfants.Que faire encore ?Encourager le journal franchement catholique.L'esprit du peuple a besoin d\u2019aliment ; or, c'est presque uniquement dans le journal qu'il le cherche.Aussi devient-il très vite semblable à lui, bon, indifferent ou mauvais.Il importe donc à notre avenir .national et religieux, d'assurer à notre peuple une Ourriture intellectuelle saine, réconfortante et chrétienne.Faison, pénétrer partout la bonne presse, donnons-lui notre abounement appuyons-la de notre prestige et de notre charité.Ah ! si les ca tholiques sincères pratiquaient le conseil que leur donne le Père Bissonnette, O.P., dans sa brochure : L' Antidote contre la mau- aise presse, (( s\u2019ils donnaient en abonnements ce qu'ils dépensent dans une seule semaine en fantaisies )) ; si, aujourd'hui que tout le monde veut lire, ils prêtaient adroitement leurs revues, leur jour- mal en signalant tel article ; si, à titre d\u2019étrennes du jour de l\u2019an ou de cadeau de fête, ils offraient un abonnement, quel appui, ils donneraient ! Ce sont là des moyens pratiques de soutenir efficà- cement la bonne presse en semant de bonnes idées ; et les bonnes idées produisent \u2018les bonnes actions.(( La bonne presse, disait Mgr Freppel, est une sorte de propagation de la foi à l\u2019intérieur.)) Enrôlons-nous dans cette association et aux milles industries que nous suggérera notre zèle, ajoutons la prière.\u201c Oui, prions pour que les catholiques finissent par se convaincre qu\u2019il y a quelque chose à faire.Une littérature déprimante et licéncieuse s'étale aux vitrines de nos boutiques et dans les mains de nos filles ; des revues humoristiques, des journaux à sensation, exploitent la vanité de leurs lecteurs et leurs instincts sensuels et font à ñotre jeunesse des cerveaux vides et des cœurs gâtés : de mandons à Dieu que les parents chrétiens imposent à qui de droit plus de vigilance et de tenue.L'apostolat du journaliste catholique est noble, mais il comporte de douleureux sacrifices : supplions le Cœur de Jésus de soutenir les défenseurs de sa cause et de leur susciter de vaillants auxiliaires.Employons-nous donc durant ce mois à soutenir la bcnne presse, car, comme l'écrit le Père de la Brière ; (( Quiconque favorise directement ou indirectement, le progrès de la presse favorable à l\u2019église, sa diffusion, sa valeur, son autorité, son regardement à tous égards, celui-là devient le coopérateur, utile de Ja vérité qui sauve.)) ; Rappelons-nous aussi cet hommage du Catholic Register de Toronto, hommage peut-être par trop élogieux, mais qui renferme un grave avertissement : ((Au Canada les Canadiens français supportent leur presse catholique de la façon la plus encourageante et la plus satisfaisante.C'est à cet appui généreux et intelligent de leurs quotidiens et de leurs hebdomadaires catholiques, qu\u2019ils sont redevables de cette unité de\u2019 front en face des attaques répétées des ennemis de leur race et de leur religion.\u2019 Aussi longtemps que le Canada francais appuiera énergiquement sa presse cathelique, aussi longtemps, mais]pas plus, 1 pourça être assuré d\u2019avoir en mains une arme,prête pour toutes les alertes, quand ses droits seront at- \u2018viqués.)) L.BoNcomPAaiN, S.J.° » 4 LA THisUNS 0 LE PARTI AGRAIRE ET - LE CREDIT AGRICOLE 6 (Suite) Dans toutes les villes du Dominion, et dans tout village qui se respecte, on'apercoit en \u2018place bien en vue au centre des affaires quelque édifice aux lignes imposantes, institution vénérable et vénérée entre toutes, objet des plus vives cunvoitises.réceptacle du plus précieux métal : c\u2019est la banque.Combien d'heureux lui doivent l'accroissement de leur fortune ; car ** on ne prête qu'aux riches \u2019\u2019, veut le dicton ; combien d\u2019infoitunés, pour cette même raison, tournent vers ce point brillant leurs espérances vaines, n\u2019étant point de ceux à qui l\u2019on prête ! Tout a un peu changé au cours de ce dernier demi-siècle ; à l\u2019antique bas de laine où nos ancètres entassaient les gros sous, a succédé le livret de banque : substitution qui a rendu moins léger le sommeil des épargnistes.Autrefois, quand le \u2018petit trésor reposait au fond du tiroir, le moindre craquement répandait la rerreur, à cause de la bourse plus ou moins à !a merci des malandrins.Au- jourd'hui, on peut dormir sur ses deux oreilles, pourvu qu\u2019on ait déposé à une banque canadienne le fruit de ses Jabeurs Mais de toutes façons, le numéraire est indispensable : rien ne peut fonctionner, rien ne peut être entrepris sans le secours du vil métal ; il est le nerf de la guerre et des affaires.De la dernière guerre on disait qu'elle serait gagnée par la nation qui pourrait y consacrer un dollar de plus que l\u2019autre., \u201c Et comme l\u2019écrivait plaisamment Boileau, dai en ces phrases lapidaires : \u201c L'arge nt, l'argent, dit-on, sans lui tout est stérile ; ** La vertu sans argent est un meuble inutile ; ' *¢ L'argent seul au palais peut faite ur, magistrat ; \u201c L'argent en honnête homme érigé un scélérat.\u201d La culture ne saurait dons se soustraire à l'impérieuse nécessité de l'argent : étant à la fois terrienne et industrielle, elle a donc double motif de faire dépendre son succès des facilités de crédit ou d'argent.L\u2019agriculteur doit donc pouvoir compter sur un crédit raisonnable.C\u2019est néanmoins un fait reconnu et de constatation générale que les banques telles que organisées ne peuvent répondre aux besoins particuliers de la classe agricole.Le témoignage d'un connaisseur en la matière résume parfaitement la situation : c'est M.W.T.Jackman.professeur d'économie à l\u2019université de Toronto, qui écrivait ces lignes justement pensées, des Institutions économiques et sociales de d'agriculture : dans le bulletin , * - l\u2019Institut international \u201c Dans le développement de l'agriculture au Canada, un pays ** qui est essentiellement agricole, les mêmes tendances se sont ** manifestées que dans la plupart des autres pays, et de même que \u201c l'agriculture devient rapidement une industrie comportant l'ap- ** plication de principes pratiques d\u2019affaires, il est necessaire de \u201c\u2018 fournir à ceux qui y sont engagés des facilités d\u2019emprunts pro- « portionnels à leur crédit.Dans tous les pays il est admis que ** les systèmes de banques commerciales ne sont pas adaptés aux *\u201c conditions spéciales de l\u2019agriculture et c\u2019est pourquoi des institu- \u201c tions se sont crées pour remplir ce besoin de crédit rural.\u201d Quels que soient les éminents services que les banques ont rendus au pays pour son développement, c\u2019est surtout au point de vue commercial et industriel : l\u2019agriculture n\u2019a Pu y trouver son profit ; d'où ralentissement universel dans ce domaine.Il ne faux pas trop s\u2019en plaindre du reste, mais plutôt considérer comme heureux ce qui a déjà été fait, et que sans être destinées à promouvoir spécialement le developpement agricole, ce qui n\u2019était pas le but de leur fondation, les institutions bancaires Ont encore leur part de mérite indirectement acquise.I! faut donc trouver quelque chose de plus conforme aux nécessités de la ciasse rurale.En effet, il n'est pas facile, par.exemple, au cultivateur qui a besoin d\u2019emprunt, d'opérer des remboursements à tous les 2 ou 3 mois, quand la récolte est manquée, quand la vente du foin où du grain retarde, ou lorsqu'il contracte un emprunt destiné à construire une grange ou à des travaux importants ; ses recettes ne prennent pas régulièrement le chemin de la banque, comme cela se passe chez le marchand ; il y a des époques dans l'annèe où il touche peu d'argent, et ses périodes d'accalmie dans ia recette concordent habituellement avec la plus grande activité dans la dépense.On con- goit qu\u2019il n\u2019est guère intéressant pour un homme d'affaires ainsi placé de contracter de lourds emprunts de banques, à gros intérêt, obligé toujours à des renouvellements obtenus grâce à des sacrifices et conditions pénibles : et parmi ceux qui pourraient encore emprunter dans ces conditions, beaucoup préférent ne pas s'y soumettre, laissant par là même souffrir et depérir une partie de leur actff et se privant d'une foule d\u2019avantages, et même de revenus.Le cultivateur n\u2019est donc pas véritablement chez lui à la banque ; on le trouve lent à rembourser ; on Ini reproche son manque de ponctualité souvent, toutes choses qui valent à plusieurs d\u2019être \u2018black boulés \u201d.Il n'en manque pas, tous les ans, de ces malheureux cultivateurs, faisant le tour des bureaux et des rentiers à la recherche dé sommes que les banques n'osent plus ou ne veulent plus leur avancer : ils se sont créés un \u2018 mauvais nom \u201d auprès des banquiers.J.B.BOUSQUET _ (à suivre) Hygiène Suite de la page 2 _ pourront être enfouis dans le sof à une profondeurconvenable dans le but d'enrichir ce sol.Mercredi et Jeudi.\u2014 Netioyà- ge de l\u2019intérieur de la maison, des murs, des fenêtres, des poites des planchers, du linge, etc.Vendredi et Samedi \u2014 Parure des entirons de la maison.\u2014 Peinturer et blanchir s\u2019il y a lieu, et mettre ordre au jardin, à la printemps prochain., etc.Durant ces deux derniers jours dans les familles concernées, on prendra des résolutions pour abaisser le taux de la mortalité tits enfants est une saignée nationale qu'il faut diminuer.Règles générales : l'enfant doit être nourri à heures fixées ; la quantité de nourriture à chaque repas doit être la même ; l\u2019enfant doit avcir son bain régulièrement ; il doit être tenu proprement et vêtu convenablement, non pas emprisonné dans un maillot trop étroit, ni fatigué par un bandage trop serré ; sa tête ne sera pas enveloppée trop chaudement ; on lui donnera de l'air pur aussi souvent que possible, par des promenades fréquentes lorsque son âge le permettra.Lorsque l'enfant sera soumis à l\u2019allaite= ment artificiel, on devra surveiller la provenence du lait, car, c\u2019est souvent du lait impropre que proviennent les maladies de l\u2019enfant.Toujours on consultera le médecin sur la manière d'élever l\u2019enfant.Enfin on le tiendra éloigné des personnes atteintes des maladies contagieuses.Cette semaine de santé, qui, dans la province de Québec, aura lieu du 8 au 14 octobre, la semaine prochaine, arrive dans un temps tout à fait opportun au moment ou nous nous disposons à commencer les saisons froides avec toutes leurs rigueurs et leurs dangers au point de vue sanitaire.Nous allons, en effet, dans quelques jours, clore nos maisons, et, quoique l'on disc, l\u2019aération de nos demeures sera parcimonieuse, car, la saison sera froide et les moyens de chauffage seront très dispendieux.L'air dans nos maisons ne sera probablement pas renouvelé aussi souvent que l'exigerait une hygiène rationnelle ; si, au moins nous avons fait un bon nettoyage, nous aurons chassé de nos demeures un grand nombre de germes contre lesquels notre santé n'aura pas à se défendre.Mais, cependant, il ne faudra pas oublier ce principe de toute bonne hygiène l'aération.1! faudra laisser pénétrer dans nos maisons et l'air et le solœil les bienfaiteurs et les protecteurs de la santé.000 Hoé ! Raquetteurs L'assemblée annuelle des membres -de l\u2019Infatigable aura lieu lundi soir le 30 octobre dans les 734 heures précises.Par ordre .Le Comité 000 : Boulangerie a Vendre Belle propriété, bon roulant, un commerce de 5000 pains par semaine à vendre à sacrifice.Cause : maladie.S\u2019adresser à Arthur Barbeau, Casier \u2018p.107, LAPRAIRIE, ,P.Q.R.C.au 3 nov.inc.pelouse en préparation pour lege infantile.Cette mortalité des pe- salles éu club Philharmonique à.4 "]
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