Le spectateur canadien, 24 juin 1826, samedi 24 juin 1826
[" SPECTATEUR GAZETTE FRANÇAISE JOURNAL de LITTERATUR BESPICERE EXEMPLAR VITÆ MORUNQUE.Hor.Volume XIV.IMPRINE ET PUBLIE PAR JAMES LANE, Rue Saint Paul, Ne.20.Près du Nouveau Marché, CONDITIONS.riz de 1a Souscription eaf de l\u2019angt Schetine panne, lorsque le Papier est livré à Montréal, ou envoyé à la Campagne par occasion ; et de Vingt Schelins et lea fraie, lorsqu'il eat envoyé par la Poste puyables de Six Mois en Six Mois, el d'avance.Ceus qui veulent diccontinuer de souacrire sont obligés d'en donner avis us noie avant leur date éohu- et de payer en même loms leurs arrérages autrement ils sont censée continuer à oouscrére pouries vi.mois osivens.PRIX DES AVERTISSEMENS.Siz lignes ct undessous, premére insertion, 2s.6d.\u2014 chaque suivante, 73d.Dixlignes etaudessous, 3s.4d.\u2014etchaque suivante, 10d Audessus de dix lignes, 4d.par ligne, et chaque suivante, 1d.*.* Les avertisssemens non accompagnes d'urdres écits, seront insérés jusqu'à ce qu'ils soient contremandés, et débités en conséquence.AGENTS POUR LE SPECTATEUR CANADIEN Mn.Joszen Tarnir.\u2014 Québec.Le Docteur TrestTLen.\u2014 Saint Anne.Ls.Epouarn Kimber.Ecuven,.\u2014Trots-Rivières A.Gaoon, Ecuven,\u2014Rivière du Loup.Mn.L.LarresiEne \u2014Maskinongé.H.Octvier, Ecuver,\u2014Bertluer.; Bewsants Beaurre\u201d, Ecuven.\u2014 L'Assomption.Mn.Jonn M'Krxzir,\u2014Terrebonne.Micner Fourmier.Ecvren, \u2014S4.Eustuche.Laprairte.Mason WeiLsneswer,\u2014 Boucherville.mr Vercheres.Joserh Bresse, Ecuven,\u2014Chambly.Bensauix CHERRIER.Ecuvar,\u2014St.Denis.(A POESIE.oti.EPITRE A, M.le baron de V*®, envoyé en Pologne lurs de la dernière élection.Out, le plus charmant des barons, Nuus avons vu dans tes missives Que du climat des Jagellons \u2018Ton cœur revole sur nos rives Errant et toujours incertain Sur Je vaste océan du monde, Tu ne savais où le destin Porterait ta nef vagadonde, Enfin le vent de la faveur, Au nord a terminé ta course, Et mon camarade l'honneur D'être à-peu-près ambassadeur Chez les peuples voisins de l'Ourse.Pour moi, je ne cours pas si loin, Et la fortune opiniâtre Me laisse dans le petit coin Qu'elle à marqué pour mon théâtrer.J'y reste : en suis-je moins Leureux ! Neca : mon vaisseau toujours en rade.Ne craint point les tems orageus.D'ailleurs, j'entrevois dans tes veux Que la plus brillante ambassade N'est souvent qu'un exil pompeus, Et que dans ce monde il vaut mieux Etre casanier que nomade.Laissons tout prestige à l'écart.Te souvient-il de la suirée Où plaintive, désespérée, Ma muse pleura ton depart ?Dès-lore, malheureux politique, J'osai prophétiser l'ennui Qui te fait languir aujourd'hui Sous le poids d'un joug tyrannique, Toi, l'enfoncer dans les dégurs Et dans les soins du ministère ! N'agir, en n'agissant toujours, Que pour une cause étrangère, Et désormais n'oser tien faire.De ce qui charmait ies beaus jours ! Je sais bien qu\u2019une âme élevée Ne #'endoit point dans les loisire, Et que l'élan de ses désirs, D'une scène obscure et privée Lui fcit dédaigner les plaisiss.Mats, loi qu\u2019un goût sage et paisible Applle à l'amour des beaux aie, Toi, que j'ai vu dans nos remparts Moins ambitieux que sensible, Se peut-il qu'un trompeur éclat, Ou t\u2019éblouisse, où t'en impose ?Et ton orgueil trop délicat Croit=il, pour être quelque chose, Qu'il faille être un homme d'etat ?Toute grondeur est une entrave.- * CANADIEN, DE MONTREAL, ITIQUE et de COMMERCE.TROSTIMI7SVE MIHI NULLO DISCRIMINE AGETUR\u2026.Vir MONTREAL, SAMEDI, 24 JUIN, 1826.as \u2014 Daigne anslyser aves mol Les priviléges de l'emploi Qui te rend aujourd'bui si grave.Malheureux, tu veux faire un roi ¢ Mais en es tu moins un esclave ?Ab ! ai jamais fa liberté Avec sa lime bienfaisante, Brice de ta captivité La chaîne honorable et perante, Reviens dans notre comité Jourr d\u2019une félicité Aussi pure qu\u2019indépendanie, Je ne suis qu'un des nourrissons A qui les muses, dans leve teuple, Prodiguent de vaines leçons ; Mais au plus chéri des baruns, J'ote roe citer pour exemple.Dis prémices de mes talens, » Jadis je présentai l'hommage A ces petits qu'on nomme grands ; Je sus capliver leur suffrage, J'obtins des regards caressans, Des promesses, selon l'usage ; J'en eusse obenu davantage En prostituant mon encens : Mais je leur fis ma cour en sage, Er je fus fier à mes dépens.Je n'esenvai point les caprices, Les frouis dégoits d\u2019un protecteur, Qui, pour quelques légers services, M'aurait rendu l'adulateur Et le complaisant de ses vices.Je sus mesurer d'un coup-d'æil Ces colosses de la fortune ; De leurs palais fuyant le seuil, Louu de leur grandeur importune, De leur faste et de leur orgueil, J'altai, conduit par la sagesse, Chercher une société.Où, sons prestige et sans i.race, Bon cœur plus heureux à goûté Les doux plaisirs de ta tendresse, Et tous ceux de l'égalité.Que le même goût te ran.êne.Reviens, te dis-je, il en est tems ; Reviens aux rives de la Seme.Suivi des arts et des talens ; Des jeux, des spectacles brillans Vout renouveler notre scène.Hélas ! tout languit dans le deuil, Et depuis ta fatale absence, L'ennui se promène en silence Sous l'ombre des basquets d'Auteuil : Auteuil où l'amitié sacrée, Sœur et compagne des amours, Filait le tissu de nos jours Sur le brillant fuseau d'Astrée ; Auteuil, asile frais et pur, Où Boileau choisit son Parnasse, Et cut retrouver le Tibue Si cher à la muse d\u2019Îlorace.Auteuil, enfin, \u2018éjour heureux, Où la beauté devient plus belle, Le plaisie plus voluptueux, La félicité plus réelle, Reviens, tout sera réparé, On te regrette, on t'a pleuré : Mais qu'on t'aimera davantage, Si lu reparaie au rivage Où ton retour est désiré | Dispose donc Ton équipage : Pars ; le bonheur d'être adoré Vaudra bien trs frais du voyage.COLARDEAU.Eee \u201c HISTOIRE DES SUISSES, Par M.J.J.Dusocuet, avueat.Paris, 1825, Cette histoire, ainsi que le fait remarquer l'auteur, dans sa préface, et mons une histoire nouvelle ces Suisses, qu\u2019un abrégé des meilleurs ouvrages déjà connus sur ce sujet.Outre un grand nombre d'historiens et de chroniqueurs d'un mérite secondaire M.Dubochet déclare avoir surtout consulté Muller\u201d Zschokke et Planta.Avec de tels puides, if ne pou- voil s'égarer.Aussi, ce rapide abrégé nous parati-il très=recommandable sous le rapport de l'exactitude, mérite que l\u2019on ne saurait trop désirer dans un travail consacté à faire connaître aux Français une histoire défigurde, naguères d'une si étrange manière, par un de leurs compatriotes.Nous nous souvenons qu\u2019on a fait remarquer, à l\u2019occasion d'une brochure publiée pour tépondie à l'ouvrage de M.Raoul Rochelte.l\u2019erreur inconcevable commise par cet historien, qui représentait la Suisse come jouissant pendant tout le dix-huitième siècle d'une tranquillité parfaite.1) suffira de lire les chapitres xiv et xv de histoire des Suisses pour apprécier celte assertion.Les troubles ~ du \u2018l'okenbourg, de Zurich, de Schaffhuuse, de Ve- véché de Bile.de Verdenderg, de Zug, d'Appenzell, la conjuration de Henri à Berne, la 1évuile de la Lé- vantine, les agitélions in'érieures du pays de Neuchâtel, du canton de Fribourg et de la ville de Genève, sont autant de faite qui servent 3 la démentir, M, Dutochel à pensé avec raledn qu'il ne devait point en supprimer le récit, pour éviter au Jecteur une foule de détails qua ne présentent q\u2019uu intérêt de localité.D'abord, ces détails constituent seuls histoire de Is Suisse pendant près de qualre=vingls any ; ep sccund lien, dit-il, sis sont une preuve évidente que !o révolution helvétique ne fut pas un crime, comme vou draient le loi:e crvire quelques hommes aveuglés par la passion, mais une nécessité, Pour lous ceux qui jugent avec impartialité, Vapcienne confédération était, sans contiedit, le corps politique le plus iopar- \u2018faitement organisé qui a peut êlre jamais existé, Plus loin il ajoute : ** Nous croyons avuir démontré, dans :e cours de cet abrégé, que si la révolution helvétique n'eût pas été déterminée par la révolation française.il était impossible que plus tard celte révolution ne s'upérät pas par l'effet même de la disposition presque générale des esprits.Quelles en eussent alors été les conséquences ?C'est ce qu'il ne nous paraît pas facile d'indiquer ; mais il est perinis de douter que le nation suisse fat arivée plus proimptement à l\u2019état de paix, de réconciliation es de concorde dans lequel \u2018ous ses membres vivent entre eux aujourd'hui,\u201d (Lrvique le désir d'ajpuyer cette observation par lus faits ait pu engager l'auteur à dunner tous ses scins à la dernière patie de
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.