Journal de Waterloo, 22 mars 1940, vendredi 22 mars 1940
[" Le seul journal canadien-français imprimé d district de Bedford pendant au-delà de 49 anse JOURNA 59e Année.\u2014 No 9.Les derniers coups de canon de la campagne électorale Jls seront tirés par les deux candidats en fin de semaine, tant à Granby que dans les autres parties du comté de Shefford \u2014 Une enthousiaste assemblée à l'hôtel de ville, lundi soir dernier.\u2014 M.J.-H.Leclerc confond ses détracteurs.Le candidat libéral dans Shefford, M.J.-H.Leclerc, parlait à Waterloo pour la dernière fois, lundi soir, avant le scrutin général du 26 mars, dans une salle aux trois quarts remplie d'électeurs et d\u2019électrices intéressés.Il était accompagné de MM.Carl-M, Bullock, représentant du comté à l\u2019Assemblée législative, de Me Paul Provost, C.R., de Granby, de M, A.-J.Thibodeau et du Dr Armand Hay, tous deux de Montréal.La réunion, très enthousiaste, se tint sous la présidence conjointe de MM.C.-A, Robidoux et A.-P.Hillhouse.UN INCIDENT Un incident digne d\u2019être rapporté se déroula quelques minutes avant la réunion, alors qu\u2019un ancien citoyen de Ste-Anne de Stukely, qui fait partie du Régiment de Maisonneuve et actuellement en permission chez ses parents, fut présenté à M.Leclere et s\u2019entretint quelques instants avec lui.Contrairement à ce que dit un peu partout dans le pays M.ÎLE.L DE WATE publié par \u201cLe Journalde Waterloo, Enrg.\u201d ~\u2014 CANADA ., ETATS-UNIS WATERLOO, P.Q., VENDREDI LE 22 MARS 1940, Variété trop grande dans le poids du pain Une enquête est entreprise en vue d'assurer aux consommateurs la pleine valeur de leur argent.\u2014De 17 à 24 onces.\u2014 Gare aux pouvoirs publics! Combien pèse le pain que les boulangers de cette ville ou de l'extérieur nous vendent de six à neuf cents?C'est ce que les autorités policières ont voulu savoir en faisant, l'autre jour, une petite enquête à Waterloo.r+ À dents blanches \u2014 Les Manion ont évidemment le manie de manier.Mais qu'ils ne nous prennent pas pour de bonnes pâtes.Si le curême a tué quelqu'un, la chose ne s'est pas ébruitée.Le candidat qui perd son dé- pot n'est pas toujours le vrai perdant.Le Reich et le Kremlin se servent rœrement d'ellébore dans leurs purges.bué chez nous varie de 17 à 2; onces, alors qu'il est censé être de 24 onces, ni plus ni moins, | Manion, «ur la facon dont nos soldats sont logés, armés ou habillés par les autorités militaires, ce futur combattant n'a quel des éloges à faire aux pouvoirs publics et se dit très satisfait de son sort.+ M, Leclere ayant demandé au soldat en congé provisoire si| ses sous-vêtements étaient de laine où de coton, son interloeuteur W'hésita pas à lui prouver d'un geste que les propos du chef del l'opposition étaient entièrement dénués de vérité et qu'il était, comme le sont d'ailleurs tous les autres volontaires dans nos divers camps d\u2019entraînement ou évoles d'aviation, chaudement et confortablement vêtu.\u2018Je ne crois pas, à déclaré ce soldat cn quittant M, Lociore ct le groupe d'amis qui l'entouraient à ce moment-là, que le Dr Manion oscrait répéter ses histoires à dormir debout devant un groupe de mes compagnons d'armes.\u201d BELLE SERIE DE DISCOURS | Le Dr Armand Hay et Me Paul Provost, qui devaient parler le mème soir à Granby.furent les premiers à adresser la parole | aux ciloyens réunis à l'hôtel de ville.Tous deux s'appliquèrent ! avec succès à montrer ce que le pays a été sous les administrations conservatrices et libérales, pour en arriver au même raisonnement, savoir: que la doctrine libérale repose sur la liberté! des individus et qu'elle est plus que toute autre apte atisfaire | leurs goûts, leurs désirs et leurs aspirations.Me Provost ne sc' contenta pas d\u2019établir un parallèle entre les partis en présence dans cette lutte, mais porta ses comparaisons sur les deux hommes qui s'affrontent dans Shefford.comparaisons qui sont tout! à l\u2019avantage du candidat libéral et de la politique qu'il préconise.; M.CARL-M.BULLOCK | Le député de Shefford à l\u2019Assemblée législative, qui devait également parler lundi soir à Granby, fut l'objet d\u2019une très belle manifestation lorsque le président rappela aux électeurs de Waterloo que M.Bullock avait obtenu, au scrutin d'octobre dernier, l\u2019une des plus belles majorités sinon la plus belle jamais données par notre ville à un candidat libéral.Après avoir déclaré que le vote des femmes était de nature à doubler, en 1940, cette majorité, puisque les femmes s'intéressent de plus en plus à la chose publique, l\u2019orateur explique comment se fait la répartition des contrats pour fournitures de guerre et montre qu'en ceci comme en bien d\u2019autres choses, le chef de l'opposition et son candidat dans Shefford errent lamentablement.Quant à la conduite du gouvernement en ce qui touche à notre participation au conflit européen, elle n\u2019a rien de précipité, mais se fait de façon méthodique et sûre et à la grande satisfaction des Alliés.C\u2019est la deuxième fois que M.Bullock parle à Waterloo depuis sa belle victoire de l'automne dernier et c\u2019est également la deuxième fois que les électeurs lui font une réception aussi chaleureuse.Il était en effet à côté de M.J.-H.Leclerc lorsque celui- ei fut, récemment, choisi comme porte-étendard du parti ministériel dans cette division.CEUX D'HIER ET D'AUJOURD'HUI Le chef de l'opposition ayant, au cours d\u2019une allocution qu\u2019il prononçait en ces dernières semaines, essayé de comparer désavantageusement nos hommes d'Etats actuels avec ceux du temps de sir Wilfrid Laurier, M.A.-J.Thibodeau, l'orateur suivant, tout en rendant hommage au chef libéral dont le nom a été tant de fois cité dans la présente campagne, déclare que Laurier a trouvé dans la personne des King et des Lapointe de dignes sue- cesseurs et que le parti n\u2019a pas à rougir de pareils hommes.M.Thibodeau, dont le fils fait partie du 22e Régiment, sait comment nos soldats sont traités par le gouvernement King et dit carrément son fait au leader de l\u2019opposition, qui ne voit rien de bon dans l'oeuvre de guerre de M.King et de ses collègues.11 termine par un vibrant éloge du candidat libéral dans Shef- ford, M.J.-H.Leclerc.DES ACCUSATIONS PUERILES M.Leclerc, qui parla en français et en anglais, fait allusion au début de son discours aux critiques puériles du chef de l'opposition pour ce qui a trait à notre effort de guerre et relève quelques-unes des accusations que son adversaire dans Shefford lance aujourd'hui contre lui.M.Choquette, dit-il, devrait être le dernier homme à lancer des pierres aux autres, car il habite une maison de verre qu'il ne faudrait pas beaucoup de cailloux pour démolir.Le président de l\u2019assemblée ayant, un instant auparavant, rappelé le mur de protection construit sur l\u2019Yamaska, en plein coeur de Waterloo, grâce aux bons offices de notre représentant à la Chambre des Communes, qui obtint des pouvoirs publics les crédits nécessaires à ce travail, M.Leclerc déclare que M.Cho- quette est pourtant d'avis que la construction de ce mur, comme Ge eclui qui s'élève à Granby, est de l\u2019argent jeté à l'eau.(Suite à la page 6) huit heures après sa cuisson.| Li moyenne, ici, est de 19° onees, ce qui semble un poids relativement faible, en dépit du! fait que ie prix reste sujet à churiggement selon l'établisse- meut d'où il provient et lu qualité qu'il possède, Lu chef de police a done cru devoir se mettre on communication avec qui de droit adin d'obtenir le texte de la loi régissant la fabrication et lu vente du pain.Ce texte, Une fois en su, possession, il prendre les moyens voulus pour ussurer aux consommateurs la pleine valeur de leur argent dans l'achat d'un produit alimentaire en aussi grande demande que le pain.L'examen du lait, tel que ré vlumé par la Chambre de\u2019 Commerce cadette, n'a pas été sans, amener certains fournisseurs par trop négligents à mieux surveiller le liquide qu\u2019ils laissent de porte en porte.On espè-, re que le contrôle qui s\u2019exerce-; ra bientôt à l'endroit du pain me; manquera pas d'être également, à l\u2019avantage des consommateurs.| La guerre, en se prolongeant, | amènera infailliblement une hausse dans le prix des nécessités de la vie.C'est bien le moins que les fournisseurs, à quelque catégorie qu\u2019ils appartiennent, donnent à leurs clients un poids et une mesure correspondants à ce qui leur est payé.Et, s'il y a négligence à ce sujet, nul doute que les pouvoirs publivs interviendront.A bon entendeur, salut! LES PARTISANS TROP ZELES Hs ne seront pus tolérés près des bureaux de scrutin le 26 pr chain, \u2014 La loi est très sérè- re sur ce point.Des mesures ont été prises par l\u2019officier rapporteur, M.Oscar Séguin, pour que l'ordre et la paix règnent dans toutes les parties du comté de Shefford au scrutin du 26 courant.C\u2019est dire que ceux et celles qui se rendront aux polls mardi prochain, pour y enregistrer leur vote, ne seront nullement molestés.L'officier rapporteur et ses assistants peuvent, en vertusde la loi, empêcher la présence de représentants des candidats à la porte des bureaux de votation, comme cela se faisait autrefois.\u201cNous n\u2019avons aucune objection à tolérer la chose et nous la tolérerons à condition que ces représentants se tiennent à Le résultat de cette enquête! est que le poids du pain distri-] ; voitures quinze ou vingt pieds de l\u2019en- \u201cToujoursetpartout fidèle\u201d ABONNEMENTS 1 an, $1.50 6 mois, $1.00 1 an, $2.00 6 mois, $1,50 + LOO 3 SOUS L\u2019EXEMPLAIRE D 33 Le Journal de Waterloo souhaite à tous ses lecteurs et annonceurs Ur Jfoneux Pâques d Les tustitutrices de la Saskut- clic ont un traitement au- nuel de $700.i C'est plus de deux fois celui de nos pauvres pulites nditres-1 sex d'écoles, Plusieurs aspirants-de putés sont née de ressesed: le 2 Cnn, en pire M.Mention cout, en appre fot les penis de vadio, nous fede wn endeou de S2BU, Mois À uotts cn coûte reut plus qin cele Ci devenait, «dont Dicer wos proscrec, pec or mie notre do Cupadn, Quant doses discours politic\u2019 ques, du microphone où ailleurs, ils sont, même vulendus pour vic, d'enc eherte cxecssire.\u201cTite is ancy\u201d.Le vieil homme que certains \u201corganiseteurs\u201d out l'intention de dépouiller d'ici Pâques « tont l'air d'un candidat, Etdler son ignorance cn petit comité, c'est de l'audace; mais l'afficher à la radio, c\u2019est de l'ef- jronterie, Si les boulangers ne nous donnent pas toujours le poids lé- gel, c'est peut-être à seule fin de nous rappeler que nous sommes nés pour un petit pain, La \u201cTribune\u201d nous apprend qu'il « falli un convoi de huit pour transporter à Brennaro ces hommes de poids que sont le Duce ct le comte Ciano,.Heureusement que Goering n'était pus aree eux! Nous ne sommes évidemment | pas encore sur le point de répéter, après Charles d'Orléans: Le temps a laissié son manteau De vent, de froidure et de pluye, Et s'est vestu de Lroderye De soleil raiant, cler et beau.Il n\u2019y a beste ne oiseau Qu'en son jargon ne chante ou erye: Le temps a laissié son manteau De vent, de froidure et de pluye.trée de tels bureaux, nous déclarait hier M.Séguin.De plus, l'électeur qui viendra exercer son droit de vote sera libre de répondre aux questions que lui poseront ces représentants; il n\u2019y sera nullement tenu.\u201cIl est évident que, dans un centre urbain, il est plus avantageux pour l'électeur qui entre au bureau de s\u2019enquêrir dans quel poll il vote.Mais, ainsi que je viens de le dire, on ne sera pas tenu de répondre à qui que ce soit et aucun partison trop zélé ne sera toléré à la porte des bureaux de scrutin pendant tou- (Ja fin un rôle de premier plan.C'est préci te la durée du vote.\u201d L'élection du 26 La campapne électorale \u2014t à peu pres terminée.Après voir entendu les apuels qui lui ont été adressés en ces (krnières semaines, à la radio, dans les journaux et ail- Leurs, par les représentants des divers partis en lice, après avoir pesé le pour et le contre et bien réfléehi sur les conséqueu- cex de ce guste, l'électeur canadien ira, mardi prochain, enre- wistrer son vote, Toujours préciens en tempe ordinair, le droit de suffrage est devenu, daus la périede nuitée que nous traversons aeluel- lement, queique choss de sucre, Ne pu- sen prévaloir quand on le peut, C'est manquer vement à -on devoir «t risquer, par celte ub-lention, de voir be Parlement
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