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Titre :
La Minerve
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie d'imprimerie de La Minerve,[1857-1872]
Contenu spécifique :
vendredi 16 septembre 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Semaine agricole (1869)
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Références

La Minerve, 1870-09-16, Collections de BAnQ.

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[" LA MINERVE ÉDITION HEBDOMADAIRE.Revue Politique, Littéraire, Agricole et Industrielle de la Semaine JOURNAL A BON MARCHÉ POUR LA LECTURE DU FOIR.No.88 rer rm EEE me pe \u2014 me En Vor.XLIL MONTRÉAL, VENDREDI, 16 SEPTEMBRE 1870.\u2014 \u2014 _ \u2014 \u2014 _ \u2014.1a Pall Mall Gazetle a justement &tabli les résultats tangiblesdes dernières guerres.La guerre de Crimée, dit-elle, a enseigné l'usage des vaisseaux cuirassés et celui des carabines rayées.La guerre d'Italie à établi les canons rayés.guerre d\u2019Amérique entre les fédéraux et les confédérés, nous a laissé les torpille- \u2014invention à laquelle un grand avenir est réservé \u2014 plus, les navires à tourelles et à éperons.La guerre qui a été terminée par Sadowa à universalisé les canons chargés par la culasse, eans parler du fusil à aiguille.Et enfin la guerre de 1870,quelle que goit sa fin, répandra la mitrailleuse dans tuut !e monde entier.Ome = Dans un de leurs célèbres romans historiques, MM.Erkman Chatrian écrivent le remarquable passage suivant qui mérite d'être médité : « J'ui souvent pensé que si les Français mettaient autant de soins, de bon sens, et te courage aux choses «e la paix, ils seraient le plus riche et le plus heureux du monde.Oui, depuis des annres, ils auraient dépassé les Anglais et les Américains.Mais, quand ils ont bien travaillé, bien économisé, quand ils ont onvert des chemins partout, bâli des ponts magnifiques, creusé des ports el des canaux, et que la richesse leur arrive du tous les côtés, tout & coup la fureur de la guerre les reprend, et dans trois ou quutrs ans ils se ruinent en grandes armées, en canons, en pouslre, en boulvts, en hommes, et redaviennent plus misérables qu'avant.Quelques soldats sont leurs maitres, et les traitent de haut en bus\u2014voilà leur profit ! \u201d } «wom Le télégraphe puis les journaux américains ont fuit beaucoup de bruit à propos d'un article du Gaulois déclarant que les femmes qui ne portaient pas le deuil n\u2019étaient pas des femmes honnêtes.Cut article, le voici.Le télégrapho en avait mal analysé la pensée : Une personne revenue hier des provinces ile l\u2019Est nous fit une reuarque qui nous sembla bien particulièrement juste.Comme elle était vêtue de noir des pierls à la lète, et que nous lui demandions si elle avait perdu l\u2019un des siens.\u2014Non, dit-elle.Mais je vous avoue que je ne comprends pas qu'en ce moment uve femme ose encore porter dus rubans de couleur el se montrsr en Loiielle.Rien ns m'a plus pareillement affecté en rentrant à Paris que de voir toujours les mêmes élalages, le môme va-et-vient d'équipages mondains, le même assaut d'étoilrs, de luxe et de coquetterie, Je croyais trouver ici toule la ville en deni!, et je n'aurais jamais osé sortir habillé d\u2019autre façon que me voici.Celte simple pirole nous semble résumer une impression do plus en plus générale el vaut pour nous tous les raisonnements.I} convient en effet que le recu ne le silence de la tristesse patriotique ne rencontrent plus et ne heurtent point pour ainsi dire à chaque pas, ce Paris viveur, bruyant aux allures légères, aux habituies scepliques et blaguenses, tout ce fretin da la vie parisienne \u2018ont l\u2019insouciance serait désormais le plus insupportable outrage fait à l\u2019aitente grave et douloureuse du moment.La police a déjà commencé à débarrasser la boulevard d\u2019une bonne partie de cette populace de deux sexes qu'elle a ramasséé un peu vartout, dans les garnis du quartier Breda.\u2018lans les cabinets particuliers et jusque sur le trottoir, Mais pas de demi-mesure : qu'elle fasse ce que le sentiment public exige d'elle et qu'elle rappelle à la pudeur forcée tout ce monde de souteneurs et de soutenues qui rit, chante, soupe, s\u2019afliche à tous les coins de rue, se promène tranquillement peniant que la patrie est en deuil, son elfronterie de toutes les heures.Demain, Paris sera debout, attendant l\u2019ennemi, comme il le doit, de pied ferme, et tout entier sous les armes.Demain donc, que le boulevard, que la ville tout entière prenne cette attitude gra ve et calme qui convient à Paris menacé, Jamais l\u2019insouciance de cu certain monde dont nous parlons ne fut moins permise.qu'on songe seulement à toutes ces familles en s'eux dont Paris renferme dès à présent un si grand nombre.Ceux-là qui pleurent pourtant se disent : =\u2014Sechons nos larmes et vengeons nos morts Nous les pleurerons après.Qu'aucune guielé malsaine na vienna désormais au travers de la tristesse ei de lu résoiu- tion publiques.Encore ua mot pourtant.Ce sera le dernier.Tous les voyageurs revenant d'Allemagne ces jours ci nous disent : Pendant que vos magnsins sont ouverts, vos promenades pleines de monde el vos boulevards aussi animés, aussi gais que par le passé, à Berlin tout est morne, silencieux et mort ; la ville resseinblgd Uns nécropole.El cependant les prursiemtr jusqu'à ce jour se Jour se disent vainqueurs.Si quelque chose au monde pouvait nous affliger par- lessus tout le reste, c+ serait À coup sûr l\u2019hurniliation d'un pareil contraste.Nous avons eu l'occasion, il y a quelques semaines, de déclarer que dans les hautes végions de la srciété anglaiso, la msjurité des sympathies est en faveur de ls France.Nous en avons une nouvelle preuve dans la correspondance suivante envoyée au Times de Londres : Monsieur, Dans le Times de ce jour, l'éditeur dit que la sympathie de l\u2019Angletorre est toute entière pour la Prusse.Ne le croyez pes.Une grande partiv de la société anglaise à d'autres sentiments, et n\u2019oublie ni la recente politique agressive de la Prusse, ni la bonne amitié qui depuis nombre d'années, existe entre l'Angleterre et la France.Ceite pestion de la société anglaise déplore amèrement la façon d'écrire adoptée par le Times et d'autres journaux anglais.Que les Fr.mnçais ne croient pas que la majorité des Anglais éprouve pour la Frence, tout en déplorant l'exisience de la guerra, d'autres sentiments que des sentiments d'a- milié, Je suis, etc, UN ANGLAIS.Ailleurs, nous trouvons encore dans le Times, l'indice d'un ressentiment qui ne fait que de naître contre l'Allemagne, mais dont nous pouvon- con-tater facilement le progrès contre l'Allemagne, Le Tumes dit éditorialement : À entendre nos confrères d'outre Rhin, on pourrait croire quo nous sommes sur le point d'abandouner notes « froide » position de neutre et de nous ranger ouvertement du côlè de la France.On nous dit donc que nous autres anglais, nous n'avons aucune notion de la puissance germanique.Outre }es troupes qui foulent en ce moment le sol français et constie tuent le double de ce que la France peut jeter sur les champs de bulaille, nos confrères nons informent qu\u2019il y & encure en Allemagne 150,- 000 hommes de Irouprs de ligne.En ajoutant à ce nombre les 200,000 hommes de la Landwelir, la Prusse psut en su couvrant de ces armes nous déller de nous présent r avec notre flotte et avec notre renfort du 20000 hommes de troupes ad:lilionnelles pour forcer \u2019Allemsgne & renoncer à ses plans d'agrandissement territorial au prejudice de la France, C'est co que nous disent nos confrives d'Al- lemugne, A cela nous repondrons en leur donnant l'assurance que, de même notre liberté date de plus loin que la liberté germanique, de mème notre puissance est plus que suffisante pour nous permettre d'uborder Une lutte qui nous aurait éte imposée par une nation quelconque du monde - + >» Un singulier fléau vient de se déclarer sur les puis ; nous espérons qu'il n\u2019est pas général.Hier, M.Olier, N.P., de S:e.Anne de Stukely est venu nous montrer des pois achetés sur ie marché de Montiéal.À l'extérieur, ils -ssemblent aux pois ordinaires ; mais si on les ciêve, on trouve l'In- téreur occupé par une mouche pleine de vie de In grosseur du poi- Il ne reste qu'une légère enveloppe.Comment celte mouche a-t-elle pu y pénétrer, comment a.t-elle pu y vivre, y grossir, c\u2019est Ce que nous ignorons.Nous vrendrons la liberté de signaler ce cas au savant réducteur du Naturalists Canadien, M.l\u2019abbé Provencher.Il est de la plus haute importance de bien examiner les pois que l'on emploiera désormais pour le potage.Si ce flénu est tant soit jeu général, il sern absolumunt impossible de songer davantage à la soupe aux pois.Avis aux familles.< 2 % pa 594 INFORMATIONS.Monseigneur l'Evêque de SL Hyacinthe a laissé la ville hier pour retourner à Belœil, Sa Grandeur ne reviendra probablemeut ici que le premier Oetobre pour y passer toute la première semaine de ce mois \u2014Courrier de SL- Hyacinthe.Les ambassadeurs suivants ont élé rappe- 1és par la république : Le Marquis de La.valette de Londres ; le Comte de Manbourg de Vienne ; le Gén.Fleury, de St.Peters bourg.On a arrêté à Paris M.Pietri le Préfet de police et l\u2019on & mis les scellés sur lecabiaet du Maréchal Vaillant, intendant de la maison del\u2019Emnpcreur.Les éclaireurs de Riel ayant été arrêtés par les troupes anglaises À l'approche du Fort Ciarry, celui-ci fut tellement pris à l'improviste par cette armiéo inattendue qu'il se sauva à la hâte, on ne eut où, laissant ses papiers dans sa chambre.On a trouvé dans un de ses tiroirs les deux lettres suivantes de Mgr.Taché.Le Globe croît avoir fuit une capture et il les commente en conséquence.Si le Globe n'a jamais rien écrit de plus compromettant, il peutdormir en paix.Lettre Nu.1.\u2014 Mgr.Tueheé oor 0 ada Riel.Monsieur L.Riel, Président, d'ai eu une entrevue hier avec le tiouver- neurdénèral à Niagara.11 m'apprit que le Conseil ne pouvait pas révoquer son inlention arrôtée d'envoyer M.Archibald par la route des Possessions Britanniques, et cela pour les meilleurs motifs qu'il a bien voulu m'expliquer, ut que je vous ferai connaître plus tarde ne pourrai pas, comme je n'y atten-lais atriver en même temps que lui.Je no serai pus seul, car j'aurai avec moi te peuple qui vient à notre secours, M.Archibald regrelle de ne pouvoir arriver par la voie de Pembina, son désir néanmoins est d'arriver au milieu de nous, et avant les troupes.En conséquence il sera heureux qu\u2019on lui trouve un chem soit par la Pointe des Chênes où le lac des Roscaux.Je vous pric de prendre ceci en considération,afin d'obtenir le résultat que nous nous sommes proposé.Il est nécessaire que nous arrivions avec it par notre peuple.Je suis lrès satisfait do M.Archibald.J'ai remarqué quil vst l'homme dont nous avons besoin.Îl parait déja être au fait de la situation des choses, et de l'état de notre chère colonie de la Riviére-Rougo, Ayons la foi, Dieu nous a bénis malgré notre indignité.N\u2019ayons aucune inquiclude, Le temps et la fui nous donneront tout co que nous désirons, etmême quelque chose de plus, en dépit des avancés de c«rtains Outario- riens.Nous avons des amis sincères, dévouts el puisssants.Je pense partir de Montréal lo 8 aout ; il est probable alors que je serai au milieu le vous vers lo 21 du mème mois.La lettre que j'ai apportée avec moi, de tuôme que celles que j'ai éeriles moi-même, et que je vous ai Ines, out été envoyées ou Au- gleterre.Le peuple de Toronto à voulu faire un» deo.monstration contre moi, el malgré les rapports exagéres des journaux, ils n\u2019ont jamais osé donner le nombre insiguiliant des personnes présentes.Quelques personnes à Ilamilton voulaient parler, mais les Journaux out decou- rage leurs efforts et leur zele.Je suis ici par un simple hasard, et j'y «les meure, vit que c'est aujourd'hui dimanche Saluez pour moi, M.0.O'Donoghue ot Is autres au ort, Priez beaucoup pour moi, Je ue vous oublie pas.Votre Evèque, qui ss dil votre meilleur ami, ALEX, 15.DE Se, Buster ace LA MINERVE HEBDbOMADAIHE.Lettre No, % \u2014 Mgr.Trehé ou Président Riel.Bonchervitle, 5 a Gt 170, AL le President, Je sais combion il vous impr te davai des nouvelles po-itives.Jen ai de bonnes olde joysuses i vous apprendre.de saviis dejà «quelque chose propre à vous donner «le la con- sulation, quand les journaux onl publié lis nouvelles précieuses à lous 105 amis, (qui son nombreux.Je partirai lundi, avec les compagnons que j'ai désignés au Hi.P.Lestang.Le Gouverneur Archibald partira le même Jour, mais par un autre chemin.Ii arrivera avant les troupes, ot je lui ai promis uno bonne reception, s'il arrive par le el min do Snow.La maison du gonverneur MeTavish lui con viendrail, et nous lécherons de l'avoir pour lui.Ma mire vous sulne atfrctucusement, ainsi que mon ouch, Madeinoiselie Masson et nn grand nombre d'autres vous ont envoyé des souvenirs pour Volre bwune taëre ol Vos sdurs, N'oubliez pas M.O,elles autresau Fort, Nous devons vous féliciter pour l'heureax re sultat obtenu, Le Globe et quelques autres journaux en sont furieux.Lu-sons les crior\u2014 ils n'exciteut que In qébé Lio mopris d'un grand notre de teurs aus.lixcusoz-moi, ibest tard et jecuis Chigué, ct demain j'ai nac rude {âchu à faire.Votre dévous, .Arex, Epi St Boxirack Nous apprenons que PIDn, M, Howe loit sa rendre dans le cours de cette semaine à Canghnawaga prue y rencontrer les clefs sauvages et s'onfendre avec eUX EUr cerlaines difficultés qui sont survenu depuis quelque lemps entre ces derniers et les autres habitants du villa, ! \u2018Fous les animaux formant Lu calloction zoologique d'acclimatation du bois de Buu- logne ont ête emballés.On sait que dans le nombre il y en n d\u2019une valeur de vingt-cing mille france, Partie de cette précieuss colleetion deit être transportée au Jardin-des-l'hintes de l'uris et partie en Belgique.3 De graves nouvelles arrivent de Munich : elles annoncent qu\u2019une révolution serait sur le point d'éclaterà Munich, Une agitation croissante règne dans les rues: on veut chasser le roi.Le grief important est quo l'armée bavaroise est presque entièrement détruite, et on accuse lo roi de navoir pas assez Joris les intérêts de la Bavière, en ln laissant toujours mttre à l'avant-garde des Jrus- siens.3 Les prussicns remplacent maintenant la charpio par de ! : l'urine végétale, qu\u2019i's font d'aboril bouillir av + cert:ius ingrédients, puis sécher à l'air libre, La perspective rs de Puis inspire les remarques suivantes à Un jowual de Londres : La Prusse, dit Fun deux, oseraiteelle entres prendre le bomhardonnent de Paris ?Verrions nous dons, au dix-neuvième sièvoir, le retour des atrocilés + Ldu vandalisme des leinps de barbarie! Paris et plus que li léte de la France : C'est un fuyer de civilisation, Lon- dros ost ta ville dos reliesses ; derussdour, Ja cité des grandes inepirations perigicuses 5 Ro me, be sanctuaire des arts.Mais Paris est le genie, l\u2019heroisme, la civilisation.S:la l\u2019rus- su touche d'une maia profane, à celle Uri ie auréolu,elle perl son rang parmi les rations et elle s'ensevelira, sans hotneur sous les ruines qu'efie aura amoncelées.3 Une lettro du Bassin de Claspé nous ap- preud que le M.Dr.Fortin, qui est allé visiter ses électeurs, a été chaleureuse- I ment regu par les habitants do Ste.Anne des Monts ct du Cap de Chatle, lors de son passage dans ces ditlérents endroits.\u201cLe trajet dans cette partie du comté n\u2019est pas gui, car on voit peu «le monde sur la route, les liibitants étant occupés sur terre ou sur mer, à la récolte ou à la pêche, Toutefois, lo pays présente une belle apparence.Jl y a de nombreux points de vue et Ia côte est très pittore-que.#La colonisation fuit de rapkles progrès dans ces endroits.Les nouveaux colons viennent généralement d'en bas de Québec, Le sol est bon partout, même sur les pla teaux les plus elevés et permet la culture de toute espèce de grains et de légumes ; et le nerf de l'agriculture, les engrais, se rencontrent icien abondance sous forme de poissons, de débris de poissons et de plantes marines rejetées pur les vagues, sur le rivage.¢ Jo puis vous «lire, njoute notre corres pondnt, que je ne rlésespère pas de voir sous peu cette putie du pays couverte d'une population nombreuse, retirant du sol et de la mer, tout ce qui lui frudra pour ses be soins.\u201cCe qui a manqué jusqu'à présent, ce sont les inc yens de communication.À mesure que les chemins s6 sont Ouvests, les établissements se sont formés.l\u2019artout même les colons ont précédé l'ouverture des voutes de coloni-ation.Ilya 40 any il n'y avait pas de chemin le long de li Côte entre Rimouski et le Cap de Gaspé, \u2014distan- ce do 25\u2018) milles\u2014anssi, n'y comptait-on que quelques maisons dispersées çà et là, dans les anses où à l'entrée des rivières.l'lus tard, des chemins se sont ouvers à Ia partie Ouest et Ist de cette cite.La colonisation a marché À pas de géant, et l'on compte déjà 14 églises et chapelles clans ces endroits, quoiqu'il y rit encore 100 milles d\u2019étendue de côtes où le chemin n\u2019est pas fuit, mais on espère que cetto Incune Ya être bientôt comblée, \u201c Comme on lo snit,les gouvernements lé- déral et local ont ay-proprié chacun une comme de 210,100 pour ce que l'on appelle le \u201cchemin maritime.\u201d Deus ingénieurs sont à l'œuvre depuis le printemps, et il y a apparence qu'il sera ouvert cet automne \u2018comme chemin d'hiver sinon (ans tout son parcours, au moins en grande partie, C'était un travail hardi à entreprendre.Mais le youvernement local n\u2019a pas hésité à le faire, et, sidé comme il l'est si généreusement par lo gouvernement fédéral, il no manquera pas de mener À bonne fin cette œuvre qui sora d'une si granle conséquence non seulement pour la colonisation, mais surtout pour les besoins do la navigation eu des pécheries, \u201c(in ne saurait croire quello immense étendue de terres possédant un sol riche eu bien Loisé il y à le long de cette côte.Il faut ailer dans l'intérieur et voir par soi: même pour le croire.|] suilit de constater les ouvrages de Sir William Logan, et l'on y verra que toute cette partie de la Ciuspesie est propre à l\u2019agriculture.\u201cCetto contrée est donc \u2018lestinée à un bel avenir.te Malgré les grandes sécheresses le l'été, la récolte de grains n'est pas manquée, elle sera un pou au-dessus do In moyenne quant au f'oin,c'est peut-être la moitié d\u2019une récolte moyenne ct bon nombre d'animaux qui ne pourront être hivernés vont être envoyés à ln boucherie.« Mais les habitants de ces endroits éloignés ont, pour ainsi dire, deux cordos à leur arc, et si l'un fait défaut l'autre lui vient en ide, Ainsi tantisque cetto auné, la sécheresse a enluvé aux habitants une partie des ressources que lu culture leur fournit, la pêche est venue à leur secours et leur a fourni des produits encoro plus abondants que ceux de l'an dernier. ¢ En eflét, jamais la morue n'a afilué on plus grand nombre dans ces parages.\u201cN\u2019est-le pas là un acte bienveillant de la Providence qui, par une pêche fructueuse vient compenser pour l'insuflisance des pro- cuits de la terre et soustraire ainsi les habitants à une misére certaine.*Depuis quelque temps nous avons eu de fréquents orages, ce qui a faitun bien immense aux patates et aux paturages qui ont maintenant une meilleure apparer.ce.\u201d Le gouvernement anglais a envoyé uno frégate cuirassée, à Civita-Vecchia, pour recevoir à son bord le l\u2019ape, au cas où il serait obligé de quitter ses états.Le Saint- Père, cependant, partirait sur son propre navire, l'Immaculée-Conception.s'il devait quitter Rome.AGUVELLES TELEGRAPHIQUES SERVICE PIRRIVIT.Ottawa, 10.L'hon M, Morris.est arrivé anjourd hui.T.K.Ramsay, écnicr, de Montreal a été nommé assistant juge puisué de la Cour Su- périaure de la Province de Québue.L'bon M.Dunkin partira pour Montreal, Luudi pour assister à l'Exhibition Agricole, M.Dilon, agent de l'Emigration en Angle- to:re doit arriver la semaine prochaine à Ola- wa.L'escompmte nutorisé sur les envois oméri- cains est du 12 par cent.On se proposo de faire une réception à Sir John A.McDonald à son arrivée en cette villa, La Corporation d'Ottawa lui présentera pro- biblement une adresse.Québre, 10.Le Dr.Blanchet et pluseurs membres de l'association médicale de Québec partent au- jourd'hui pour aller assister à l\u2019assemblée de l'association médicale du Canada qui doit êtr: tenue à Ollawa.La Cour de l'umirauté a notifié le maître du schoner américain Lizzi Tum de comparaître et de prouver que le vaisseau et la cargaison \u2018le co vaisseau n\u2019élaient pas en contraveut on aux Jois concernant les pécheries.Ottawa, 12, Mgr.Guigues est att-n-In de Rome do jour en jour, Les cercles Irlandais et Caua lieus francais se sont unis pour lui faire une recup- Lun pompeuse, Il y u eu des assemblée à ce sujet et beaucoup d'enthousiasme.M.Eugù- ne P.Dorion ot James Goodwin seronl dole gués jusqu'à Montréal au devant do Sa Grandeur, Le soir il y aura illumination et procession aux flimbraux, Toutes les troupes impbritles mainten.int stitionndées dans la Provines de Quebec of d'Ontario seront concentrées dans lu ville de Québec le 26 do ce muis.Le général Lindsay partira Le 10 o.tobre prochain pour l'Angleterre, Le Col.Hamilton des Ingénieurs Itoyeux commandera à Québec.Oilawu, 12 L'Ilon.M.Langevin'est aiteidu ici demain.Un grand nowbre de personnes laissent déjà la cité pour se rendre Montréal ou doit avoir lieu demain la grendu exposition ol pour us- sister aussi aux réguttes de Lachine.Les rocuttus des douanes et du Revenu de l'Intérieur accusent pour lus deux derniers mois Un accroissement d'un demi million de piastres, si on les compare à celles de le période correspondante de l'an dernier, Les souscriptions pour les mcendiés d'Oua- wa s'élèvent à ÿ24,000, Les «uns du gouvernement de Québec ot de la population de la vicille capitale ont êté reçus avec beauzoup de plaisir.LA MINERVE HEBDOMADAIRE.SERVICE DE LA PRESSE ASSOCIÉE À MTERIQ 2.Chicago, 11.\u2014Cot après-mi.h, eu culevant les décombres du block Farewullon découvrit des restes humains qu'on recunnut être ceux de Honry Donheim, uu des cleves de Farwell Quelques instants après, on découvrit trois autres carlavres, qu'ou reconaut dre les dc pouilles mortelles d'un nommé Campbell, fils de M.Aguès Campbell, l'une veuve, et d'un homme dont vn ignors le nom.New York, 11.\u2014Une sépêche speciale de Londres mande que l'Emprreur Napoléon cédera à la Prusse assez de provinces françaises pour l'indemniser des frais de la guerre, et que l'Empereur Napoléon à déclaré à Lis- mark que s'il naval pas déclaré la guerre, la populuce républicaine de Paris l'aurait tué, Quelques correspondants annoncent que les parisiens ne pourront pas vésister aux troupes prussiennes, mais qu'ils s'empresseront de ddicter des conditions le plus tôt possible.Une dépêche spéciale à lu Tribune, de Lon- dros 10, mands qu'un correspondant spécial d'un journal à Paris, a envoy#, par la mallo, les ditails suivants, en date de vendrodi : On a ouvert des négociations afin d'obtenir uu armistice do la Prusse, basé sur l'intégrité territoriale.On sait que ln Prusse à fait de bonnes offres au gouvernement français et proeud maine tonant dus mesures actives, On croit ici qu » Bismark ne désire pas l'Al- suce wm In Lorraine, et que la presse anglaise va au-delà des vœux do la Prusse.Effectif de l'armée française\u2014Lo dé parte- meul de la guerre porto au nombre de 301,000 hommes l'effectif de l'armée, y compris les gardes nationaux, les gardes mobiles, les troupes de Lyons et de tous les autres enroits ; mais ces Lroupes ont (té organisees à la häte el i nparfaitement, ; Arrivée de traupes.\u2014Drs compancies de fantassins «à d'arlillours sont arrivées hier de Mezières, ot out campé à l'Avenue de FImpé- ratrice.D'autres troupes sont parties pour lo frontière, On a décidè de mettre le fu au bois de Boulogne et aux forêts de SL, Cloud ef do St, Garmain, lors de l'approche des prussiens, On s'attend à ce qu'on d#mande le secours do l'ambassadeur américain dans les négociations ouvertes pour oblenir la paix, Un correspondant spéciul de la Tribune écrit de Florence, en date du 6 courant: Le Conseil du Cabinet n'a pu s\u2019entendra sur la question romaine et a résolu de résiguer.Lors de la réception de la dépêche qui an- nongçail la proclamation de la République en France, on ne songes plus à résigner et on dé- ciia d'occuper Romeo.Tous les plans de l'opy-osition ont ét découverts par lc gouveracimyut qui a pris l'initiative, ct a annonc sa r solution aux autres pouvoirs.Ricasoli à douné avis au Pape que le Prince Napoléon avait quittô Florence, et que le premier devoir étaient de fortifier l'armee, dansJa prévision d'hostililés de la part de la France, si la république est renvorsée, Un formera (rois nouvetles classes de troupes, ce qui élèvera l\u2019urmée à 300,000, Un correspondant spécial de la Tribune écrit de Sélan du 9 courant : Au delà de 450 canons français y compris environs !UO mitrailleuses, ont éle parqués i Sedan.Chaque jour, des milliers de prisounièrs français sont cnvoy*s à Pont à Moisson, et le cet eucroit par le chemin de fer jusqu\u2019en Allemagne.La tour de Sédat n'h pas éprouvé beaucoup de (lommages.Le ler corps de l'armée bavaroise et lc 46 corps les troupes prussiennes sont encoro ivi.Hépéches de Washinglon.\u2014 New-York, 11 La dépêche suivante à été envoyée au Tênes de Londres le 11.\u2018Trois dépèches rédigées en style énergique ont été envoyées de Washing- 590 ær sr ton à Berlin co:itre la conlinualion de la guerre.Les prussiens à Lton.\u2014Lu dépèche spéciale suivante de l'avis au /feraid le 11 mande que les prussiens sout entrés à J aon hier ot que peu après leur avrivée, une partio duo la citadelle saula par une explosion.Les ofliciers de P'état major prussicn et plusieurs centaines de soldats furent tués.fietetions officielles.\u2014 M.Olosaga à écrit une lettre à Juies l\u2019avre dans laquelle il dit qu'il a recu des instruclions d'entretenir des relations ollicielles avec le gouvernement de la république.Lit forteresse de Thionville continue de tenir ferme el fuit de (requentes sorties.Metz aussi continue de ge défendre et le ma- véchal Bazuine a dus vivres et des munitions en abondance.New-York, (2\u2014lne dépêche spéciale de Paris au /ferald annonce que la ville commen- co à êlre depeuplée.Hn\u2019y a pas eu de malle de Londres aujourd'hui ctit n\u2019y pas eu d\u2019autres dépèches reçues quo celles envoyées aux Journaux.Lo gouvernement exercé une surveillance au bureau de lu Bourse où lon permiet de transmettre les dépêches seulement.L'aspoct -lu la ville est tranquille, quoiqu\u2019elle He soit pus gai», On ne craint auctite violenes de la part de la foule, malgré les rumeur du contraire.Henri Rochefort que l\u2019on craignait beaucoup, conserve tout son sang roid et esl très utile à contrôler les radicaux violents.Lus légations de la Russie et de l'Autriche sont activem-nt occupées dans les intorêls de la paix et l'on pense qu\u2019elles auraien.déjà réussi à avoir un armislico si le gouvernement anglais n'avait obstrué la roule par ses hésitations et son atlilude hostile.Oa peuse quo le gouvernement anglais a uno entente avee le roi de Prusse contraire aux désirs de I3izmark alin de s'assurer, s\u2019il est possible, la chûte de la république.Ju tiens d'une liaule authorité que Bismark ne désire ni la Lorraine ou l'Alsace, et désire en venir à la paix aussitôt que possible, mais le roi Guillaume est absolument opposé à au- cuse négociation avec les aulorités républicaines et insisto que l\u2019armée avancu sur Paris afin d'abattru la révolution avant que la tièvre ne s\u2019étendo jusqu\u2019à l'Allemagne.Lu Signor Mordini est arrivé à Paris apportant l'assurance que le gouvernement italien est déterminé\u201c à empécher tout mouvement révolutionnaire en ltalic et & Rome, par une oc- cupatipn officielle du territoire romain sans la moindre intention de faire tort au l\u2019ape, mais «de préserver lo monde catholique d'une grun- de eatastroj he.Plusieurs membres du Collége des Cardinaux ont donné leur adhésion à la nécessité de cetle démarche.L'armée Ilalienue garde maintenant toules les routes du nord el du sud qui conduisent au territoirs romain, Un esquadron italien est à Civita Vucclhiia et l\u2019on no croit pas à une rencontre aveu les Zouaves.New-York, [2?\u2014Oun annonce que MM.Fran- vis Kinner et Cie, marchands de grosel à commission de New-York el de Boston out suspendu leurs puiements, Ie ont déc'ars failhle pour un wountant de cing millions, La cause du cetle } :nqueroute est attribuée à dus spéculations sit «les stocks du chomuns de fer.Wall Street à été très calme aujourd'hui.La Bourse est tranquille, San Francisco, t2\u2014Le stcamer America venant de Hong-Kong est arrivé.La Yokahama est aussi arrivé ce malin avec DU passagers de cabine ot 434 d\u2019outropont.Washington, 12.\u2014La seulo dépéche oflicicl- le dernièrement envoyée à l'étranger, concernant la guerre, est colle adressée au ministre Bancrofl, vendredi, lorsque le président était a Washington.Des copivs furent aussi Lrans- mises aux mministres Washburne et Motley.Gelte dépêche portait que bien quo nous ne puissions pas agir de concert avec les autres puissances, notrs gouvernement cependant serait heureux d'intorposer ses bons offices, s\u2019il en tait prié par les deux nations belligue 316 === rss ranties, dans le but de rétablir la paix entre les deux peuples avec lesquels nous avons entretenu des relations d'amitié traditionnelle.Notre gouvernement sabstiendra scrupuleusement d'intervenir dans les alfaires des nalions etrangères, quand ce ne serait que pour ne yas donner raison par la suite aux gouver- Lements « trangers de se inéler des nôtres.Ainsi il n\u2019exprime aucuue opinion sur la guerre actuelle.La dépêche envoyée au ministre Bancroft était rédigée en termcs courlois el de manière à ne laisser aucun doute sur notre décision de rester en dehors de toule alhance avec les pouvuirs étrangers au sujet de la guerre et aussi sur notre Luime volonté à exercer nos bonsoflices lorsque les nations en guerre le dé.sidéront particulièrement.Les représentauts diplomatiques de l\u2019Espagne, du Chili, du Pérou et de l'Equador sout maintenantici eton pense qu'on réglera bien- LÔL les conditions formelles de la juix entre wes divers pays.ae ES om mcm ETROP EE Souvise du Cable Tranentilautique.\u2014 Les ministres à Tuurs.\u2014Paris, 1v.\u2014Les mi- uistres des linances,de la guerre et des affaires étrangères se rendront à Tours.M.Gambetta, Ministre de l'Intérieur,restcra à Paris ; mais il enverraun délégué à Tours.(a croit que dans l'hypothèse même que les communicalions serairul coupées par l'enne- ni, on a pris des mesures pour que les ministres puissent correspondre de Parisd Tours.Le corps diplomutique à Tours.\u2014Le corps diplomatique doit se rendre à Tours avjour- d'hui.Maisons des environs de Paris détruites.\u2014 Hier soir, pur ordre des autorités, on à mms le feu à cinq maisons situées duns les environs de Paris.Les joyyaux de la Couronne mis dans un endroit de si \u2018elé\u2014Le secrétaire général de la B 'nque du France dit que les joyaux de la Courunne ne sunt pas à Paris: le gouverne- went les a fait deposer dans un lieu de sireté en dvhors de la ville, Les bijouliers ont cessé d'étuler dans leurs moutres leurs diamants de haut prix.Ils en ont «nvoye une grande j:artie duus des endroits sûrs.Strasbourg bien avitaillée-Une lettre de B.rusbourg dit que Strasbourg est duns une cuurdition plus avanlageuse qu'on no I'a supposé; la garmson est approvisionnée de munitions et de vivr®s pour deux mois.Arrivée de canonnières.\u2014De fortes canonnières sont arrivées en celte ville de Toulon.Cu sont de formidables fiégates, lirant peu d'eau e' très bien armves.Elles devront agir sur la Scine.Arrivée de troupes de cavalerie.\u2014Des troupes cot 8 dérables de cavalerie, Veuant de Sédan, sont acrivévs à Vrrsailles; quelques jours de repos lcur permettront de reprendre le service actif; elles devront surveiller les lieux sus- prets.Ou craint que la foule n'attaque «de nouveau le bureau de la Marseillaise.Le Figaro à + lé menacé.Paris, 10.\u2014Quelques jouruaux avant rap- jorté que Pierre Bonaparte a pleuré, lorsqu'il à rencontre l\u2019ex-llmpereur, le Prince crut ce- Voir aitresser aux journaux une lettre dans laquelle il nie le fait avancé ; il ajoute quo ses amisel même s:8 ennemis savent qu'il a des habsitades plus viriles que celle-là.Zuzes\u2014Les citoyens de Paris qui out quitté la viile seront taxes, à raison des rentes qu\u2019ils pairnt, pour le logement de la Garde Mobile ; a leur rvutrée dans Paris, ils seront requis de payer ces taxes.Théâtres fevmés.\u2014Tons les théâtres de la ville de Paris sont fermés.Encombiement d'étrangers au Hävre.\u2014Des uouvelles du Havre mandent que la foule des étrangers est si grande en celle ville que les hôtels ne peuvent la contenir.LA MINERNVE HEBDOMADAIRE.Les vaisseaux refusent de prendre les passagers.Arrivée de convois à Paris\u2014Des convois arrivent de Paris au Hâvre en retard d\u2019une Leure ; ils sont fortement chargés.Excitation aux stations de chemin de fer\u2014 Les scenes les plus tristes se produisent aux stations de cetle ville ; le peuple se rassemble à l'heure du départ des convois.Les chars sont remplis, ct beaucoup de personnes sont nécessairement laissées en arrière.Un grand nombre de familles quitient la ville dans des voitures, pour lesquelles on de- manie des jrix exorbitants, dans Ja supposition que les voilures el les chevaux ne reviendront jamais.Etablissement d'une assemblée constituée \u2014 -Les journaux approuvent le projet de convocu- tion d'une assemblée constituée, comme devant priver les prussiens de tout moyeu de ré clamer toute indemnité, leur gouvernement n'étant pas régulier.Forêts détruites.\u2014Les forêts de Clausart et Meudon ont é1¢ detrutics par ordre du gouvernement.La « Marseillaise» suspendue.\u2014Ou vient d'annoncer que La Marseillaise est suspendue; tous les rédacteurs sont partis.Londres, 10.\u2014Le gouvernement de la Ba.vidre a ouvert (es négociations relativement à son admission dans la confédération germani- ue, a Les maraudeurs continuent leurs déprédations sur la frontière belge.Florence, 10.\u2014Un grand nombre des habitants des Etats l\u2019ontificaux ont demandé au roi de prendre du service.Londres, 10.\u2014Le steamer Scofia, de New York, est arrivé à Queenstown hier matin.Résignalion de Bonneville-\u2014Paris, 10.\u2014 Bonneville a donné sa démission comme ambassadeur francais de tome.La République française recormue par Ulla: lie el la Suisse\u2014Le Journal Officiel publie des lettres des ministres d'Italie et de Suisse qui reconnaissent le gouvernement provisoire; le même journal publie la réponse de Jules Favre aux ministres Italien et Suisse.LonJres, 10.\u2014-Des informations reçues en cette ville conslatent la résolution du roi de Prusse de ne point reconnaitre le gouvernement révolutionnaire de Paris; dans le cas où la Prusse se rendrait maitresse de Paris, elle ue traitera qu'ave: les autorités reconnues par l'Empereur Napoleon.Les prussiens en route vers Paris -Sédan, 9 Cinq corps de l'armée prussienne se dirigent vers Paris, Le corps du Prince de la couronne et celui de Bavière sont partis de Itefcnrà 5 hs.Les (rois autres corps d'armée ont regu ore dre d'être à leurs positions respectives à 10 lieues da Paris, le !4 courant.Vaisseau subaiergé.\u2014Londres, 10.\u2014A 1 hs ce malin un vaisseau dont le nom est inconnu a touché un banc de sable, et a été totalement submergé.La merétait si grossed cette heure qu'aucun vaissea!t de la côte ne pul approcher Je vaisscau en gh), le sort de l'équipage n'est pas connu, Sur une planche trouvée fuitante près du vaisseau submergé, étaient écrits ces mots ; New York, l'Imperatrice Eugénie et le Prince Impérial sont enfermes a Hastings.Berlin, 10.\u2014Les conditions de paix de (a Prusse, telles que publices par !a Gazette de France sout trés-cxagérés ; la Prusse ne demande ui uns indemuité ds trois mile millions ni la reddition d'une partie de la flutte.Lettre du Rui de Prusse à son épouse \u2014Bor- lin, 10.\u2014Le roi de Prusse a envoyé à la Reine une lettre dans laguelle il décrit les émotions qu\u2019il a éprouvées lors de son entrevue avec Napoleon.L'emotion, dit-il, ful teile que je ne pus me dominer, en rencontrant l'Empereur Napoléon «que j'avais vu, il y à trois ans au sommet de la grandeur.L'Empereur Napoléon etait égalemeut ému.Basaine en marche vers Paris \u2014Paris, 10.\u2014T'oute lu ville à été en proie 8 une grande excitation, ce soir, relativement à la nouvelle que Bazaine avait réussi à sortir de Metz, à se faire un chemin à travers l'armée prussienne et st dirigeait vers Paris.Cette nouvelle a eu un effet décisif à la bourse, et les rentes ont haussé à 55 [.Les prussiens s'avancent vers Paris avec beaucoup cie facilité.Charny évacué \u2014Clharny a été évacué lcre de l'apparilivn des troupes prussiennes.Les prussiens pris au piége.\u2014 Paris, 10.\u2014 Les journaux rapportent ce qui suit: Les prussiens ayant sounué la ville de l aon de se rendre, le conmanrlaut français a fait ouvrir les portes, et les officiers et soldats prussiens eont entré- dans la ville, quand les prussiens furent tuès et blessés.Les gardes imohiles coutivuent d'arriver eu grand nombre à Paris.Marche des prussiens \u2014Paris Lt, via Len- dres, 11.\u2014Le chemin de fer de l'est est encore Libre jusqu'a Nugent, mais les Prussiens sont & Chateau Thierry, et s\u2019avancent vers La Fer té, Sous-Jouarre, Le matériel roulant du chemin de fer à été retiré, vû l\u2019approche de l\u2019en- neni et la destruction des ponts et des canaux souterrains, avant que la ligne du chemin de fer fut abandonnée, On rapporte que des espions prussiens ont été vus à Villiers, Verneuil, Chatillon, Mout.mesil, Vailly, Suraisne, Lassane et Lehauny.1ls observent une discipline rigoureuse, el nu commattent aucunes deprédations.Urdre de Trochu.\u2014Le général Trochu a ordonné d'abattre tous les bois en vue de Paris, lors de l'approche de l'ennemi.Reddition de Laon.\u2014La citaielle s'est rendue atiñ de sauver la ville d\u2019une entière destruction.Les l\u2019russiens firent sauter la citadelle.Les Prussiens ont forcé de preudre du service dans leur armée à Montmeval,des jeunes gens assembles pour la conscription, La garnison de Toul tient encore frrme; elle a fuit plusieurs sorties qui ont eu un bon ef tet Activilé de Bazaine.\u2014Le Maréchal Bazaine ue reste pas inactif.Il envoie sans cesse des détachements pour harceler l'ennemi en face de Metz.Les prus-iens vut capturé quelques canuns et des munitions de guerre, sur la route de Strasbourg.L'Empereur de Mussie à nommé chevalier de l\u2019ordre de SL.Georges, le Prince Louis, duc de Bavière, pour lu bravoure ct la bonne con.Juste des troupes bavaroises, Senor Alosegu, ambassadeur d\u2019Espagne à Paris a transmis à Jules Favre la reconnaise sance formelle du nouveau gouvernement par l'Espagne.On s'attend aussi à «0 que lu Belgique reconnaisse le gouxernement provisoire.On annonce ofliciellement que le Baron Mer- vier, ambassadeur à Madrid, a été rappel.Un rapporté qu'il y a entente entre la Rus- sic et l'Italie pour arrêter l'effusion du sang dans la guerre actuelle.La suite de l'Impérutrice ct le Prince Impè- rial sout partis d'Anvers en route pour Jlar- wick, Angleterre, emportent avec elle une im- meuse quantité de bagage.Intercession en faveur de Strasbourg \u2014 Berne, 11.\u2014Uno délégation des habitants de cette ville s'est rendue anx quartiers-généraux du roi de Prusse, aliu d'intercéder en luveur de Strasbourg.Berlin, [1.\u2014\u2014La Gazetle de Prusse dit que la lettre de Hen Dulbruck se rapportait aux intrigues de certains princes allewants, La reine Augusta a félicite personnellement M.Banerofl, ininistre américain, relativement au f0me anniversaire de son doctorat.Londres, !|.\u2014Des nouvelles de tome mun- dent que le Pape fait des préparatifs pour s'opposer au transfert du gouvernement italien à Itome.On aunonce qu'il se ret'rera au chiteau Gondolfu dès que les Lroupes italiennes s\u2019avanceront vers la Ville.Naufrage du « Captain.+\u2014Londres, HL'amirel Milne donne le rapport suivant des rirconstances qui accompagncrent le naulrage du Caplain : ; J'étais à bord du Captain dans la maliné moose TT ro.du 6 courant; tout éta\u2019t en ordre.On déploya les voiles dans l'après-midi; le vent était modéré; vers 4 heures «de l'après-midi, le vent | commença à fralchir ; le Captain filait de 11 à 13 nœuds.Je quittai le bord du Caplain à 5:30 heures pm.; le vaisseau était alors à 20 milles du Cap Finisterre ; à 10 heures p.n,, le vent fraichit, là baromètre baissa, et un vent violent commença à sufiler.Nos voiles furent alors carguees; au coucher du soleil, le vais- svau somb;a.Un escadron 80 wit & la recherche du Coplein ak trouva quelques débris, mais on ne put decouvrir personue de l'équis paga.On rapporte qu'un autre vaisseau a sombré ; il était rempli de passagers.Allaque de Bazaine.\u2014Perles de prussiens.\u2014 Paris, vid Londres, 11.\u2014Dans une recente at.iaque, Bazatne a fait subir des perles consides rables a la Landwehr de Saxe à Pont à Mous- Zn.Les prussiens dans les environs do Siras- bourg ont saisi une quantité de munitions destinées à la garnison.Paris, 10, \u2014Des éclaireurs prussiens ont fait leur apparition à Mont Miral et à divers endroits.Les prussiens au nombre de 200,000 s'avancenl sur Paris \u2014Deux corps d'armée de 100,000 hommes chacun, s'avancent dans les environs.L-s lignes télégraphiques à Soissons ont été coupés Des nouvelles de Laon disent qu\u2019on a fail sauter la la citadelle après l'entrée des prussiens dans la ville.Les habitants avaient d'abord evacué le ville.Grande excitation à Rome \u2014Londres, 10,\u2014 Une vive excilalion règne à Rome.Le général Cadona À reçu ordre de traverser la frontière et si les circonstances l'exigent, le Pape a resolu dr se randre à la villa Castel- lendolfo, lorsque les troupes ilaliennes oceupe- ront Rome, Malrid, 11.\u2014Ls gouvernement et le conseil ermanent des dépulés ont résolu de remettre un jour ultérieur la convocation des Cortès.Il n'y à pas encore de jour fixé.1100 hommes sont partis pour Cuba à bord du steamer Canares et samedi 1,000 soldats se sont embarqués à bord du Porto Rico pour le méme lieu.600 hommes étaient dejà partis par le steamer Sohendre.Le Capitaine Général de Rodas a présente sa résignalion, qui est maintenant sous considération.Les bureaux de chemins de fer onl discontinué la vante des-billets généraux de passage jusqu'à Paris, Chem de fer du Nord au pouvoir des prussiens.\u2014On rapporte que les Prussiens sout maitres du chemin de fer du Nord à Cerenil.sû se réunissent plusieurs autres branches de chemins.Les malles françaises sont irrégulières.On mands que le nombre exact des prussiens qui environnent Sédan est de 69000.Opinion de la presse russe \u2014Le Journal de St.Pelersbourg, organe officiel, dit que la démocratio ne peut régner sur la France, Le peuple français tire une gloire de la republi- que come il s'est glorifié un jour de l'Empire.Bruxelles, 11.\u2014On repporte que le ministre français des affaires étrangères partira demain fe Paris, afin d'établir son \u2018département dans quelque ville du Sud, probablement à Mar- stil'es, vu que Tours est Lrès-ex posé.Paris, 12.\u2014-On vient de publier la nouvelle suivante : Les prussiens ont attaqué Toulouse à 5 hs.a.m., et ont conlinué leurs atlaques jusqu\u2019à 9 heures p.m.Ile furent constamment repous- és, et plusieurs de leurs batteries lurant dè- montées.Au delà de 10,00N prussiens ont été mis hors de combat.Verdun continue à résister contre l'enne- mai, A Montmédy, jeudi dernier, la garnison a repoussé l'attaque des troupes prussiennes, Les prassiens ont cerné la ville de Meaux.Ils sont arrivés en grand nombre à Crécy,et approchent à Noisy le Grand.Cue grando joie a-éclaté au milieu de Paris.À ia nouvelle que la Russie et les Etats-Unis demandaiont un armistice ; les Etats-Unis out euvoyé trois dépéclies ollicielles à Berlin.On dit que l'avant garde purussienne à en conséquence été arrêtée.Loudres, 12.\u2014Le Standard et plusieurs autres journaux anglais prélendent que l'Angleterre doit intervenir dans li guerre franco- allemande et que ce serait déshonorant pour elle de négliger d'interposer s& médiation.Paris, 2.\u2014On annonce officiellement que M.Thiers va lulsser Paris ce soir pour ss rendre à Londres, à Vienne et à St, Petersbourg, chargé d\u2019une mission sccrète.Les Prussieus élaient à Melun hier soir.Prague, 10\u2014Una dépêche de Berlin mande qu'il régnail en celte ville beaucoup d'excitation produite par la dépêche du gouvernement américain à son envoyé, exprimant l\u2019espoir que la guerre cesserait, maintenant que le roi © Prusse, par le détrônement de Napolèon, avait atteint son but.Aussitôt que la dépêche eüt été communiquée par le ministre & Von Tbhielo et Ellen- borg, ceux-ci l'expédièrent au Roi da Prusse par un courrier spécial.Paris, 12,\u2014Le départ cle certains membres du gouvernement français pour la ville Je Tours a ête indefiniment remis.Londres, t2.\u2014On peut dire que le siége de Paris est maintenant commencé, La reconnaissance de la république par le gouvernement américain a Leaucuup contribué à stimuler les sentiments d'amitié pour la France.Les troupes prussiennes, divisées en détachement, forment un cercle autour de Paris à une distance d'environ 25 milles.Duns cette position, l'armée a fail halte à la requête du ininistra russe aflu que le roi Guillaume puisse considerer la proposition d'un armistice faite par In Russie et l'Autriche, Paris reste culme, et les habilants croient fermement que lu cité est en élat de gcuteniu un siego.Les chemins qui conduisent à la cité sonl fermés, et on n'y transporte plus de provisions.L'approvisionnement doit être suffisant, ou les Prussiens murcheront dans quelques semaines triomphalement dans les rues.Berlin, 12.\u2014La nouvelle de la proclamation de la république a effectué un gran changement dans le sentiment public ici, au sujeldes demaniles d'indemnité.Le mouvement en France vers les institutions libres a gagné les sympathies du puis- saut parti républicain en Prusse, qui users de son influence pour modilier à l'avantage de la république française les demandes de satisfaction et d'indemnilé.Londres, l2\u2014Les dépêches reçues du siège de la guerre el publiées ici aujourd'hui dans les journaux forment un véritable chaos ou se mêlent les nouvelles les plus étranges et les plus contradictoires.Les nouvelles envoydbs à New-York sont géneralement vraies.Le bureau télegraphique à Paris a déjà commencé à refuser de transuretlre des dupèches privées.Garibaldi est attendu à Paris.Le correspondant du Times à Paris dit que la cité au cas de siége offrira certainement une défenses opiniâtre, L'idée que les prussiens vont faire leur entrée à Paris sans rencontrer de rvsistanoe est certainement puérile, Bruxelles, 12\u2014L'Italie etl\u2019Autriche ont auto- visé la Russie à demanrler un armistice à la Prusse.Une dépêche à set effet a été Fnvoyée à Berlin.On n'a pas encore envoyé de réponse.Lord Lyons qui a déjà agi comme intermédiaire entre la France et la Prusse a résigné cette charge an faveur d'Olosaga, ministre espagnol.Paris, 12\u2014Le ministre Washburne ee rendant aujourd\u2019hui au bureau central du télés grapl @ pour envoyer des dépdches a été recon.397 -\u2014 - ere mer \u2014\u2014 nu par la foule en face de l'établissement.Der acclamntions se firent entendre à l'instant, et M.Washburne tout ému réçut une enthoust- asle ovation.Ce soir les envoyés des comyagnies de 1elè- graphie et un graod nombre d\u2019autres prrson- ues s'ussemblent en face de la légation américaine el firent une autra démonstration en l\u2019houneur du gouvernement américain et de son repri.sentant.La France dit que bien que la république soit bien accueillie partout, il règn+ cependant un sentiment de mécontentement causé par le délai apporté dans la reunion de l'assemblée conslituante.Les tribunaux supérieurs onl lé transférés À Tuurs où ils siégent actuellement.Londres, 12\u2014Six vaisseaux cuirassés fran- cais ont été vus ce malin près de Goodwins, Ils allaient dans lu direction du sud-est, Bruxelles, 12 \u2014 L'Imperatrice Lugeme en se rendant en Angleterre à demenré trois jours cachèo dans lvs environs dé celte cité, Un convoi de blessés francais est arrivé fci.Berlin, 12.\u2014Le rapport ofliciel de la capitulation de Sedan demontre que lo nombre total des Prussiens est de 122,000.Tous les morts sur le champ de bataille daus les alentours de la cit ont ele enterrés, Berlin, 12, 4 h, p.m.\u2014La dépêche suivante du Roi à lu Reine a élé reçue, portant la date de dimanche soir à 10 heures, La cita:lalle de Laon à fuit explosion atussi- tôt après la capitulation, au moment où les Prussiens sc p reparaient à eutrer.\u2018Trois cents cinquante hommes furent luès, y compris deux cents mobiles.Un grand nombre out elé horriblement mutilés.Guillaume de Mecklenburg a été blessé.Il doit y avoir de lit truhison là dussous.Queenstown; 12\u2014Lu sleamer Balavia est arrivé de New York.Brest, 12\u2014Le slcamer Pericre cst arrivé de New York.Loudonderry, 12\u2014Le sleamer Sweden est arrivé aujourd'hui \u2018le Québec, en destination de Liverpool.Londres, 12.-\u20140n announce le projet de poser un autre cible sous vrarin qui irait altérie en Amérigne.Paris, 12 à 10 hrs.a.m.\u2014A ne heure et 30 minutes ce matin, Une escarmouche s'engagea centre le 80 escadron de dragons franguis en garnison À Chateau Thierry et les avant-gar- (les de l\u2019armée prussienne qui furent repoussées.Un devra envoyer devant Strasbourg uno autre force prussienne, Les prussiens ont trouvé dans le bureau de l\u2019Empéreur un expiosd détaillé des forces prus- sienues qui conptentun milion d'hommes, 600 canons ot (G 000 chevaux.Le (laulois anneuce que l'Angleterre a da- mands au nom des prussances neutres, quinze jours d\u2019armistice.On n\u2019a pas encore reçu de réponse, mais on penso que la Prusse acyuies- cera 4 celle demande.Paris, 12.\u2014Une dépdche semi-cllicielle de St.Petersbourg dit qua la France fereit mieux de céiler l\u2019Alsace et la Lorraine ainsi que ie veut la Prusse.On pensait que les Etats-Unis reconna:- traient lu république française, mais le bureau des offuires étrangères à Berlin pense que la déclaration empressée du gotuvérnement américains indique que celui-ci à retiré en partie les sympathies qu'il entretenail pour la Prusse.Lo refus du secretaire Fish de protester ensuile contre l'expulsion des allemands de France corrobore encore celte croyance, Le blocus de la Baltique est de nul elfet Les vaisseaux entrent et sortent librement, La floite française éprouve beaucoup de diflicultés à s'ap;rovisionner de charbon et la cunsom- malon qu'\u2019ello en fait est énorme.Un correspondant partieulier de la Tribune écrivant de Carlsruhe, I> 8, dit que l\u2019arinée ui assiège Strasbourg reçoit continuellement des renforts et que maintenant il i a là près de 70,000 hommes.Les français font des sor- lies dénespérées ot le sirge se continuée toujours. otes Loca led® AMÉLIORATION.\u2014On construit actuellement un pavé le long des bâtisses du chemin de fer du Grand-Tronc, à la Station Bonaventure C'est une amélioration \u2018qui rencontrera les désirs de la population de Montréal dans les saisons des pluies, qui rendent cs quartier très-désagréable.?MORT SUDITE\u2014Lundi soir, vers les neuf heures el demie, Un homme du nom du David Poct, mécanicien, est mort subitement dans une maison malfamée, tenue pur Madaine Lapointe, rue Vitré.David Poet habitiit depuis quelques temps avec cetlo femme.IL était débauché, et ls jour qui précéda sa mort il avait lait un usage immodéré de liqueurs enivrantes.Le soir, il se rendit à sa chambre, ct s'assit sur son lit, lorsqua tout à coup il tomba à la renverse et expira en quelques instants.Le Coroner permit di transporter son corps à sa résidence qui se trouvait à «uel ues pas de là, Une crujuête a été Lente hier après-midi, ct le Coroner prononça qu'il élait mort ivre.2 COUR DU RECONDER, du 12 couraul-\u201406 prisonnier furent traduils devant cette cour : George Bailey, cordonnier, ivre cl bris de maison, $2 ou 15 jours de prison; Catherine Mooney, ivre dans la rue Latour, $5 ou un mois de prison; Jossph Courville, charreticr, ivre et intervenir avec la police, 52.50 ou 15 jour de prison ; James Every, Robert Elliot, Patrick Murphy et John Collins, pour avoir élé trouvés couchés dans les chars du Grand.Tronc, $1.50; ou 10 jours dv prison ; Mary Smith, ivre dans Unc maison, £3 on un mois de prison; Thomas Mahoney, pour avoir troublé 1a paix publique, $2.30 ou 15 jours de prison ; Alphonse Labelle, ivre et lançant des pierres aux passants, S1.50 ou !0 jours de prison ; Jacques Chauvel, vagabonilage, S5 ou un mois de prison ; Auguste Toppendith, boulanger, pour avoir assailli un conducteur dus chars étant ivre, #5 ou un mois de prison : Tréfié Monahan, ivre et désordunué, $2.50 ou 15 jours\u2019de y rison ; Francis St.J-an, ivre et troublant la paix publique, 35 ou [mois de prison.2 INFAILLIBLE\u2014A notre connaissance, il ne s'est pas présenté un soul cas de bronchite qui n'ait été guérie par l'usage du Sirop Composé d'Hypophosphite, et nous sommes convaincu que c'est un remède spr-cili que, Prix : 81.50 la bouteille où six boutvilles pour $7.50.Agent : Francis Call, 32, Rue Lemoine, Montréal.3 - ARRESTATION.\u2014M.Emile Bureau vient d'ar- rèter à Québec la jeune lille du nom de Marie ltangers, qui avait été enleve à Montréal il y a un mois, par une femme du nom de Fournier tenant uno maison de prostitution à Québec.Celle jeune fille avait été conduite au bateau à vapeur par une autre juune fille du nom de Leblanc, maintenant en prison avec son père ct sa mère en alle ndant*leur pro- chs, 3 \u2026.Nouvelles de l'intérieur.\u2014\u2014 ORDISATION.\u2014Dtmanche devnier dans Eg lis se de l'Éotet-Disu de cette ville, Mgr.l'Evèque de St, Fiyacinthe a couléré l\u2019Ordre Sacré du Diaconat a MM.I.Gravel et J.U, Charhon- neau, tous deux du diocèse \u2014Courrier de SL Hyacinthe.ours.\u2014M.Jos.l'étreault dit Ducharme, de St.Valérien, a tué, la semaine dernière, un magnifique ours qui a donné au delà de 200 livres de viande que M.T'étroault a vendue samedi sur notre marche 16 el IS sous la h- vre.\u2014Courrier de St.Hyacinthe.TERRIBLE EXPLOSION A PORTLAND.VERTE DE vik\u2014Un pea avant neuf heures du malin, sae LA MINERVE HEBDOMADAIRE.medi dernier, uno explosion épouvantable de chaudière à eu lieu au moulin à vapeur de MM, Kirk el Daniel, sur le quai Long, à Portland, St.Jean.L'explosion a eu lieu dans un département où se trouvaient deux chaudières chauf fées par «lu bran de scie et émmuraillées dans la brique, à l'est du moulin et de l'appartement de l'engin.La plupart des employés, étaient au déjeuner.Les chaudières furent lancées à de grande distances, 10U à 200 pieds, démolissanl Loul ce trouvait sur le chemin.La toiture, les portes ol fenctres du moulin sont beaucoup endommages, L'ingenieur, dobn Deveney, reçut plusieurs coutusions de briques vulantes : son frère Samuel fut horriblement brûlé et meurtri.Deux pelites filles que prenaient de l'eau au réservoir, furent sérieusement blessées et brulées.John Doherty fut horriblement brülé.Deux garçons furent sérieusement meurtris.Un petit garçon qui s'amusait sur les billots dans tin ruisseau voisin fut frappé d'une brique ou de l'un+ des chaudières, et se fit hormblment mutiler la tête.Une grande excitation suivit l'accident.La multitude qui se rassembla fut horriblement saisie à l'apparence» horrible des pauvres Victimes.Les cris de désespoir et les lam-nta- lions des parents attiraient les larmes drs plus impassibles, Ging les blessés ne purent survivre aux souffrances horribles qu'ils enduraient el moururent après l\u2019acciteirt.Une enquête a étéins- lituée ; elle n'est pas encore terminée \u2014-Le Mo- nilewr Acudien.2 MALADIE SUR LES ANTMATX, \u2014La maladie sur [es animaux, annoncée dans un des derniers numéros du Glob, a fait son apparition dans Fssex, dans les environs du lae SL Clair.Les chevaux el les bètes à cornes meurent rapidement leurs jambes s'enflent d'une manière prodigicuse, Quelques uns pensent que celle enffure provient de la morsure de cer'aines mouclois-\u2014 Québec Mrveury, 2 A SOUIÉTÉ DE corosisation.\u2014Il vient do se former une seconds soriété le colonisation dans le comté de St.Hyacinthe.Le Revd.M Lecours en est lu President ; V.Côté, êcr.Vice-lrésitent ; J.A.Chicoinr, eer, Sec.Tresorier, et MM.IT It, Blanchard, +.O.Dion A, À, Kérovack, Oscar Dunn et Camille Lus sivr, Membres du Conseil d'Administration, ACTIONS.\u2014A Une assemblée s;5éciale du Conseil-de-Ville de Trois-Rividres, tonue hier après-mi:li, il a êlé décidé de prendre pour 2100,000 do parts dans | chemin de fur du Nord et des Pilvs.\u2014Constitutionnel.2 EXPLOSION.\u2014IFivr vers midi une «xplosion dans le laboratoire du Dr, Brodeur, durtiste, n mis en émoi la population de notre ville.La détonation a été assez forte paur ébranler les maisons voisines du celle qui a été le théâtre de cet accident, Le Dr, Brodeur était occiipé avec un jeune enfant de quinze ang qui étudie sous lui, nommé Antoine Labalté, à Cuire cuire un dentier, lorsque le vuleunisaleur dont il se servait a éclaté subitement, Le Ducteur a \u2018té frappé au front et renversé par levre.Ses blessures néanmoins ne sonl pas graves.Le jeune Laubatte a été plus sérieusement atteint, Une parcelle de cuivre l'a frappé à la joue, assez près da \"wil, et s'est logea dans lu chairs, sans atla- quer toute fois l'os malaire.La figure est brü- lée en jlusiours endruits.Les yeux oul soul fert, mais où espère que la vie n'en sera pas affaiblie.Les Docteurs Tu culte ct St.dacques se sont rendus promptement sur les lieux vb ont donné leurs soins au jeune homme, Le Dr, Turcol- te à fail, non sans difficulté, l'extraction du morceau de cuivre, Le Dv.Brodeur nous prie de dite que el accident l'empéchera do faire de suite quelques uns das ouvrages qu'on lui a commun.\u201cdès.\u2014Courrier de Si.Hyacinthe ?Fête du saint nom do Marle.La fèto du saint nom de Mariea été célébrée avec plus de poimpe et d\u2019éclat que jamais.L°8 citoyens répondant à l'appel que leur avait été fait, avaient rivalisé de zèle et de bon goût pour décorer les rues par où devait défiler la procession.Ainsi sur la rue SL Paul, on ne voyait partout que «drapeaux, bannières et banderollos se cruisant on tous sens.Dos branches d'érable ornaient la façade des maisons.Les décorations du la rue Notre-Dame ne laissaient rien à désirer non plus sous le rapport de l'élégance et du bon goût.A l'Eglise de Bonsecours, il y avait aussi un grand luxe d\u2019ornementation.L'Eglise du Notre-Dame était égaloment bien décorée.Sous le porche, étail suspendue unc large couronne d'où s'rchappaient des banderolles multicolores qui alluient se rattacher aux fouètres où fluttaient dos drapeaux aux couleurs variées.L'autel était orné avec un goût exquis.Au sommet on lisaiten exergue: A Marie ct un pins bas, Munstra le esse matrem.Sur les côtés on lisnit également : Dévouement, amour, fidè- lité et genérosité.Les Îlours élaient aussi arti-tiquement dis posees ot mille lumières du inaient à l'autel un éclat éblouissant, A la grande messe, qui fit chantée avec beaucoup de solennité.Mgr.Bourget ofliciait pontificalement assisté du Révd, M.Rousselot et du itévd.M.Bayle.Le sermon fut prèchè par le Revd.M.Martineau.Comm: toujours, I'éloquént prédicateur sut intéresser et émouvoir profondément son auditoire, Une foule énorm se pressuit duns 1a vaste enceinte de l'Eglis> de Notre-Dame pour assister aux ceremonies de cette belle fête, Le chant a èlé maguitique.Durant la messe, nous avons élë témoins d'une belle céremonie.C'était l'offrante d'un cierge par MM.lvs Curé3 des paroisses canoniques de St batrice,de St Louis, de St Jacquos, de St, Joseph, de SL.2feuri, de Ste.Brigitte, de Vincent et de Ste.Anne, lls venaient ainsi renirshommage à leur Ezlisv-inère, Dans l'après-midi il y cul les vépros, Sa Grandeur Mgr.Bourgal oflicia:t.Vers deux heures le joycux carition des cloches commença à se faire enlundre, la population en foule immense se massa sur la place d'armes et dans les alentours, Vers deux heures ot demie, la procession commença à former ses rangs et à quatre heures défilait dans l'ordre suivant: Les enfants des Frères de la doctrine chretien- ne, avec leur corps de musique; la congrigas tion des demoiselles de St.Pierre ; les petites servantes des pauvr:s; la congrégation de la Ste.Vierge et de Ste.Anne; la cungrégation des demoiselles «le Notre-Datie de la Victoire ; la congrégation des dames de adoration perpétuelle 6L dela bonne mort : la congrégation des dames de la Sainte Famille; les ltèvdes.Sœurs de la providence, avec leurs orphelines ; les Révdes, Sœurs Grises, avec leurs orpheli nos; les révdes s\u2018eurs de la congrégation ; diverses suui\"les du Lempérance: la sociele irlan-laise, aveu sou magnitique corps de mu siquo ; les congrégations des hones de St.Joseph, de St.Pivrre, de SL.Jacques el des saints anges ; les clèves de l'Ecois Normale, du collège de Ste.Marie et de Montréal, avec leurs corps de musique; ct enfin les membres du clergé qui étaient noubreux et piroi les quels on reutarquail plusieurs prêtres du diu- cise de Québec, La procession défila par les rues SL.Sulpice et St, Paul ct s'arrèla pendant quelques ins- tauls à Ionsecours pour prendre la statue vénérée de culte Eglise.Une foule immense suivait la procession qui s'uvancait en chantant des canliques et des psaumes.De Bonsecours, la procession défila par la place Dalliousie, puis descendit la rue St, Denis et revint par la rue Craig ct la place d'armes.LL était près de six houres lorsque la procession arriva à Notre-Dams, La belle statue de Bonsecours [ut alors exposée sous le porche et Sa Grandeur Mgr Bourget adressa à Lt foule tine allocution.Le but du ces prières et da ces démonstrations religieuses, a dit Sa Grandeur, est de faire cesser lo lean de la guêrre qui sévit en ce momenten Europe el desole plus particulièrement la France, Le Canada doil a lg trance, d'être ce qu'il est aujourd'hui.Sa\"Crandeur termina son allocu- Lion en recommandant aux fidèles de prier pour apaiser Dieu qui esl irrilé el qui châlie deux peuples en leur envoyant le lorrible flrau de ta guerre.Lit procession ensuile refor i ses rags el se rendit de nouveau 4 Bonsecours peur y depo- lor la statue do cette chap lie.Lilie vevinl de là par la rue Notre-Dame, Il était sept heaves, lorsque tout ful termine, La population eatho- lique, nous pouvons le dire, fuit peruve en ces rirconstauces de beaucoup de zeiv ul d'empressement.Aussi nous avons rarcment vii une aussi belles precession quire eolhe qui ad ile lier dans 14s rues de notre cite.er B\u2014_\u2014 = Lecture sur l'Aggricultire à Ste Bose, Dinrreche dernier, Vors des 1 heures PM ML be Major Baroard donnait à une tombreu- \u201c© assemblee des cultivateurs de Ste Rose une 1 cture, sous furme d'entretien dunilier, sur Fart de bien cultiver.Outre les habitants de Ste Riose, l'on y voyait encore un grand nomfire de ceux ol Ste Thorèse el de SL Matin.Les Révécends MM.Tacsé, sitpéricar «du collège de Ste Thérèse, Dal ure de SL Mag Un,Leéours el Consineau du coliege de Ste Paes rege ol Perreault, cure de Sie Howe, hanoraient l'assemblée de leur présence.A.D.P Belair, Ber, president de lu Socic- tr Agricaiture du comie de Laval, fut la président elle docteur MeMalion prt d'age coun Secrélaire, M.Barnard sut, peudaut cavaon une heure el demie, leuir Celle nowbreus: assemllee suspendue à ses lèvres pur ses remarques ju- dicieusrs el ses préceptes claires sur le bel ul de l'Agriculture, L'altention respeetustise avec laug.reile ilaûté \u201ccouté, elles marques nomtreuses d'approie Lion avec lesquelles ses sug@est.ons vnt ele veunes, prouvent combien les cultivatears prenneut d'inlérèl à cs sortes d'entrotions, el combien ils ont à cœur d'apprenidrz lout ce «qui peut leur faive faire quelques progres dans ta manière le bien cultiver leurs terres, M.Barnard d\u2019ailleurs, connue Lu chose à èté reconaue partout où Ît s'est dejà faitenteulre, sait traiter son sujet d'une m.mère tout à lu fuis si agréable, si eujour, st délicate et si jo lie, il sait si bien resoudre les dillicuités qu'on lui propose, coutredire vl renverser les ohjee- tions qu'on lui fuit, et tout cela avec tant de Modestie el sans jamais froi-s-r l'amour propre de personne, qu'il est impossible dene pas l'écouter avec plaisir ct de ve pas être sutisiait aquès l'avoir entendu.Lorsque M.Barnarsl cut cessé de patrler, Fas- semblre adopta avec lu plus grande unanii- lé les résolutions suivantes, Itésolu : Sur motion de M.It*né Metileur sv- condé par M.Situon Ilutte.Que cette assembièe remercoz cori le savant lectureur des explications cla instructives qu'il vient de doun vaut ies Ursile leurs moyens de bien cultiver.Resolu : Sur motion de Fr cond: par Felix Lavoie, Ber, Que, comm- celui qui ep, rend aux hommes à faire produire à la terre deux brins d'herbe là où elle n'en proiduirait qu'ua seul, est cousi- dere commie un bienfaiteur de l'humanité, in si celle assemblée considère comme bicifai- Leurs de ce pays les membres «tu Conseil À gri- col, qui ont cu l'heureuse idée de faire dunner, dans nos campagnes, des luctures si propres à exciler chez les cultivateurs un nuble clan vers le progrès el le perfectionnement dans l\u2019art de l'agriculture, progrès dout de peus dunt la prospérile et l'avenir du Canada.Résolu Sur motion de M.Ghuarles Gravelle seconde par M, Michel Desjardins, père ; Qu'il est à suUhailer que l'instruction ugri- vole se propage de plus en plus dans nos campagnes, ot qu\u2019en conséquence lo couseil d'agriculture raériterait bien ce l'opinion ; u- blique on trouvant muyet de fournir gratuslee Major.Fer.se- LA MINERVE {IEBDOMADAIRE.ment à tous [es membres des socièlés d'agri- eultare, vu journal dédié exclusivement aux affaires agricoles, tel par exemple que lu Semaine Agricole, Ce qui, dans l'opinion de celte assemblhe, serait facile au dit conseil en preovant, pour subventionnr un tel journal, quelque chose sur son propre lon let quelque chose sur l'octroi du gouvernement à chaque société d'agriculture, Apres l'aloption de ces résolution president invite le Révérend M.Tus loir bien adresser quelques mots à l'asseanblée, Ce digne Monsieur se rendit à cett> demande et fit, avez celte solidité de jugement et cet esprit pratique qui le caractérisent, plusieurs obs rvations mi quées au coin du qu.trivtisme te plus pur.1: d'manda entre autres choirs, d l'assenr bleu te quel œil serait vu l'établisszarnt d'un inusée apricole où un où deux employés se- vient spécialement chargés de faire des collections tent du règne vegétal que du règne animal, et auprès desquols les cullivitenrs su- raient toujours certains d'avoir Loules tes in- formalions nécessaires sur tout c+ qui concerne l'agvisudturs la destruction des insectes nuisibles les m-illeürs moyens de prévenir ét mème scuvent de guérir les malaities des animaux ele, ete, 1! sonda aussi l'opinion de Pas emblée sur l'exportumité de propager au- tinl que joss ble l'instruction agricole par le moyen de lecteurs comme celle qu'on venait Pentendee, par la propagation, soil gratuite ment, soit au plus bas prix possible, de bons journaux agricot s ote, ete.lout de dire que toute Pagsembice approuva avee le plus grand cmipressement les idées contenues dans ces questions ol expri ua hautement l'ojinion que les quelques depenss que tout crla né- cossiterait seralent anplesrent compensées par le bien génevat qui en decoulerait, et qu'une tlie dépense, fuite pour le bien de la classe agricole, rencontrerait infaillibement approbation de tous les cullivateurs, Enfin les paroles si sens\u201ces du révérent supérieur ont servi du digne couronnement à tout co (que lou venait d'entendre.Le réverent M.l'erreault termina l'assem- blee en remerciant ses paroissiens, dinsi que les étrangers, que, malgré Le Lemps pluvieux et je mauvais état des chemins, s'ubuent rene dus en si grand nowbre; el chacun s'en re tourna avre une plus haute idés de l'inpor- tance et de la dignité de l'état d'agricul- Lure.\u2014Conununiqué.Sie, Rose, 6 septembre 1870.\u2014\u2014 a GP Wm mee = = Carte de remerciements.Vaudreuil, 6 soplembre 1370.A AL Perry, Fenier, Inspecteur de U dssu- suranc- Royale, Montréal.Mosse, Le IS du moi: dernier, Vous Veairz eu toate hâte à Vaudreuil, avec poinpue ob pomp.ers, au see urs de notre village cruellement incendié ot de notre Elise sérirusoment menace.Go dévourment de votre part nous à été (rès seu- sible, ot longtemps nous va g wderons un bon Lonveni.En ma qualite de Pasteur de la paroisse, je devais, saus «onte, sur le champ, vous en the moigner de la reconnaissance et si ju ne Pui pas fuit, cela a été dû à une ahrencs d'abord ct ensuite à Un malentendu regrettable.Complant donc sur vole indulgence pour un retard tout à fait involontaire de ma part, je viens vous prier de Vuviair bien recevoir mes sincères remerciements, et croire à la =in- cérilé des vœux que ju forme pour vous en particulier et ceux qui vous accompugnaient.Merci, mon cher monsieur, au nom de mon village, merci au nom de ma fabrique de votre sole ul de volre noble cunduite duns cette occasion.A Que lo ciel vous en bénisse!! Gest là le souhait et le vœu le plus ardent de mon ceur avec la gratitude que ju vous dois.de demeure, Monsieur, Votre très humble et obéist.servl, (Signé; TF.BROUSSARD, Prêtre.CHROYIQUE D'OTTAWA.Lictenrse tout ce qui louche à la guerre Vous inléresse, Baus cela, vous ne sericz pas inleliigents, et vous l\u2019êles, Volro litre d'abonnes à un journal bien fuit m'en est un garant, On parle beaucoup dus Uhlans prussieus, Jans la guerre actuelle ; qu'est-ce done que tes Uhians?Voiri : Les ulilans, qui forment, avecles cuirassiers, la grosse cavalerie de l'armée prussienne, se composent de Vingt et un r giments, dont Wois du la gurele, Cha que régim ut est de cinq escadyons dont cei elect): 1 Capitiune, | lieutenant, 3 sous-liout nants, ! mareehal des logis clef, ua maréchal des logis suppléant, | enseigne porte-épée, 4 sergents, Y maréchaux des logis, 3 trompettes, J14 cavaliers, | vétérinaire, | mfirmier, 5 ou- sricrs, Cela diffère uni peu de la composition de nos troupes de cavalerie, mais le fait estque nons n'avons pis les prop nusions envahissantes de dames Prusse.L'uniforiae des uhlans est celui-ci : tunique bleu foncé, appelée ahlanka, avec collet, parements el plastron ri baltu,dont la couleur varie suivant le numéro du régiment ; épueuletles sans franges, aVec tonmmants en cuivre : pian.talons gris, dec passe-poil rouge ; chapka avec fourragères, Arinentent : lame, sabre courbe ot pistolet, Cette cavalerie légère vient d'Asie, paraît-il; elle fut introduite en Lurupe, dit l'histoire, avec les premières cotoules talares qui s'établirent eu l'ologne eton Lilhuatie, Les souveraius des deux pays où ils se réf gièrent erurent devoir, pour se les attacher, letir acvorder dy grands privilèges, Ce farent les Autrichiens et los Prussiens qui, les premiers, firent fèle aux uhlens.La Russie n= vint qu'après.Ce sont du reste les trois seules puissances qui aient des Uhlans.En France, on a tenté de les acciimater, mais saus y reussir, Devons nous dire lant pis pour là France, de ne crois pas, car après tout, dl me semble que la alere française vaut bien la cavalerie prussienne, et que les hussards et les dragons sont aussi recommandables que les lanciers, Toujours est-il, comme je viens de lo dire, qua les Uhlans n'ont pu germer en France ; car le regiment de celto armee, forme on 1734 par le maréchal de Saxe ne eurvéeut pas à son créateur, HU faut remarquer, d'ailleurs, qu'à part la lance, l'armement des hussards est à peu près te mème que celui des Uhlaus.Laneedote suivante remonte à Napoléon der : Un espion, homme d'une grande habileté, avait êle chargé de lever lo plan des furtifica- tions de Mayence.On allondait justement dans celte Ville l\u2019arrivée d\u2019un général anglais.Notre home le sut, et, conuitissant partuiles eut la langue anglaise, eut l'idée do jouer le role de l'ollicior attendu.Celle ruse hardie lui réussit à merveille : il fut reçu à Mayencu avec les plus grands honneurs, ot cu furent les autorités militaires qui lui firent complaisamment adunirer das tous leurs détails et leurs particularilès, ces fortifications qu\u2019il Lenait tant à visiter.Quand il cut Lout vu, il disparut, naturelle- meal, Get homme avait,;n some, rendu un grand service à son pays : Oil proposa à l'Empereur du le décorer.\u2014dJamiris ! s'écria-l-il ; je n\u2019ai pas institué la Legion d'Ilonneur pour récompenser du pa- veils services.Et il éit complrr à l\u2019espion 80,000 francs.« Notre sang versé féconJu notre génie.» C'est [a leçon que tire do l'histoire de France un écrivain dont je viens du lire Une page.L'histoire me dit \u2014aiusi s'exprime l'écrivain : .Regarde là-bis, dans les brems de la i | 600 \u2014 = Gaule, et ici, dans la lumière de ce siècle ; re- gar-le le Gine siècle et les Frarcs ; le 8me siècle et les Normands; le 15me sécle et les Anglais.lu lin du 16me et lus Espignels ; le commencement du 18me et les Autrichiens ; la fin du 18mne siècl» et les Prussiens: le commence went du 19me, et celle fois le monds entier contra nous; regarde tous ces fnemis el ro.garde notre grandeur et ecris: Les lriomphes de lu France.Regarde sans fureur celte nou- ve.le invasion de Barbares civilisés, el écris, écris d'une main v.goureuse : Les (riomphes de la France.Ah! puisses-tu prédire juste, cher et noble écrivain.l\u2019uiese la France re relever par la vicloire, des desasires qui viennent d'assombrir son beau nom! C'est le vœu le plus passionné «le ses enlunts (de cœur, de ce côté de l\u2019AUlantique!\u2026\u2026\u2026.Mais, j'y pense, la meilleure chronique que je puis-e vous envoyer, aujourd'hui, n'est pas ce brillant resumé de l'histoire de France ?Cela reposera vos esprits, chers lecleurs, vos esprits trop afflgés peul-être des revers de notre ancienne mère-patrie.Lisez donc,chers lecteurs, et consolez-vous : Nous sommes a: quinzième glècle.Qu\u2019y a- til dans ce berceau «de nulre grandeur ?la ruine.C'est là ie don que la Fee «ie la Renaissan- on nous avail fait.Et quelle ruine ! Notre imagination peut-elle voir dans le lemps present, prveir pour le temps futur un parer! désastre ?o1là cent ans que la guerre dure.L'ennemi, l'antique ennen.i, l'Anglais est maître de tout le pays, et cet ennemi est plus brutal encore que celui qui nous menace aujourd\u2019lim ; il est aussi habile, il sait aussi bien se garder, sa- briter, avoir pour lui le uombre ecrasant, el utiliser pour sa Victoire, celle furie, Celle Che- Val rie, cel enthousiasme français quine sail ni esponner, ni calculer, ni se cuirasser, mu se cacher.U est le chef de ces ennemis qui dévoile son système d\u2019envahissemeut,en disant que guerre sans incendie ne v-ul pas mieux qu'anduuil- le sans mvoularde.Et il si bien brûle ev si bien ravage lu France que la France n'est plus qu'un desert.C'est un voyazeur italien du quinzième siècle, Fazio des Uberti, tin dise ciple ste Dante, qui nous le dit :il n\u2019y a plus un village dus tout le nord, de Pans à lu frontière : les loup& sont les vrais hubitants du pays : les herbes fulles et les immenses forêts sauvages cut reconyuis le sol de la Gaule.En resume, le roi ds France n\u2019est plus des:gue que sous le num de roi de Bourges.Ce n\u2019est pas surlout le patriclisme qui conne à Jeanne d'Arc la mission et son courage, c'est la 1 itis ; elle le di: c\u2019est la douleur qu'il y avait au royaume de France, Quélues ann es se passent.Vienl un chef halnle, Louis XI ; Un prince sage, Louis XII ; un roi magnitique, François ler ; et cette Franco\u2019 ruinee au ded de toute ruine, cette France dései te, qui ne fail plus que pitié, cetie Franee se trouve à la tôle de la Renaissance et de la civilisation.Et aujourd'hui, pour deux combats perdus, nous tremblons La misère revient, la plus horrible drs misères, la guerre c.vile et relgieuse.La nation française passe cinquante ans à faire des el- forts surhumains poûr se détruire elle-même.Elle ne peut y jervenir, Le sein de la pauvre mère, dechire par mille blessures, laisse encore échapper le lait avec le sang, et les mé- chunts enlunts, comme lassés de ne pouvoir suffir à tarir ces mamelles nourricières de l'humanité, appellent à l\u2019envi les ennemis des quatre cons de l'horizon.Voici l'Allemand.voici l'Anglais, voici l'Espagnol.Au milieu de celle nalion épuisée, au centre de cette tourbe d'ennemis, que nous carres- sons, un homune 86 lève, un seul ; et immédiatement le Franco redevient grande.A Henri IV succède Richelieu, jus Louis XIV; et oelle place que nous avons prise à la téle du la civilisaiion, on la reconnalt comme légiti- mem nt due & co peuple, hier moribond, &veat-hier écrasé.Le giand dix-septième sidels vient après la rulae suprême, eowme était venue la Rensis- LA MINERVE HEBDOMADAIRE.tance.Nous avons, avec une nouvelle agonie, monté d'un nouveau degré dans la puissance Et aujourd'hui, pour une goutte de notre sang versé sur la terre, versé si glorieusement qu'on songe à celte goutte de lait de la deesse, repandue dans le ciel pour y créer les étoiles, pour une gouito de sang tombée héroïquement, nous sommes effarés ! Le 18e siècle nalt, qui devait êlre rendu si grand, par la France.I! naît arrosé de nos larmes.L'ennemi occupe le sol de la patrie.il est conluit par des capitaines, que nos vainqueurs d'hier ne feront pas oublier.Nous sommes vaincus au nord et au midi.Nous n'avons plus qu'une armée.Lo vieux roi a parlé d'aller s\u2019ensevelir sous les ruines de la patrie.Les ruines, toujours les ruines ! Elles sont prochaines.Pendant ce temps, les plus petits peuples nous méprisent, et À Utrecht, le piénipotentiaire hollendais ne veut pas faire grâce à la France.C'est là que nous en sommes réduits.Qu'lques années se passent, des années de honte et de corruption, pourtant! Nais tant est féconde pour nous la puissance «de la douleur, que nous montons d\u2019un degré encore dans la voie «lu triomphe.Nous avions pris la direction de l\u2019Europe par nos qualités, nous Lu conservons et en augmentons l'etendue par nos détauls même.Hier, l'on nous voulait à genoux devant les marchands de la Frise; aujourd'hui, toute l'Europe adore nos intirmites.Cetle fois, nous n'avions même pas besoin d'un grand prince, ! Sum d'un grand rhiteur, et qu\u2019il fit Candide.Et à cette heure nous doutons de lu patrie, parce qu'une nuée (les fils de la féconde Cuné- gone et du professeur de physique ex périm-n- tulerst venue rogner un des ongles de la France pendant son sommeil.Ces gens-là peuvrul surprendre, tuer et piller des Français.Q e peuvent-ils contre la France?Que peuvent faire contre la France des hommes qui n'out pour eux que le courage, non l'intelligence, et qui pourlant, ctant dix, s'embusquent encore pour en attaquer un seul ?1792 ! Aux armes, citoyens! La patrie est en unger! Celle fois, c'est vrai, le dunger esl suprême, il depasse lout ce que l'imagination peut rèver.La Frunce a commence par se mettre à bout de sang, de sugesse et de force ; ell« s'est saignee aux grosses veines, vlle s'esi affaiblie par la famine, appauvrie par le pillage el le gaspillage, +L C'est dans cet état dv luiblesse qu\u2019elie affronte l\u2019ennemi.Une partit «d- la nation est occujæe à neutraliser l\u2019autre, Tout ce qui a fait lu force, la grandeur, l'honneur de la France, tout ou presque tout est à bas : ce qui est noble est chassé ou tué, et lu noblesse c'est l\u2019armée; lout ce qui est elev ou mesure où sensé est suspect, et la mesur: ol le bun sens c'est la force morale de la j'a trie ; tout co qui est (écond esl tari, lout ce qui est vigoureux est affolé el désordonné ; nous sommes l\u2019objet de la haine el «te l'horreur du g«nre humain ; nous n'avons pas un allié, pas un ami sur la surface de la terie ; fureur ou aballement, rage ou trahison, fvrocilé ou Jd.chelé, c'est presque lout le resume de notre vie d'alors.Aiusi.nuus sommes sur le point de perdre cetle noblesse intellectuelle et morale qui nous a toujours sauves jusqu'ici.Pendant ce temps, l\u2019ennemi s'avance ; on le voil dejà aux portes de Paris ; et pour se défendre de lui, on ne trouve rien de plus pressé que d'ouvrir plus larges les trous que les septembriseurs ont faits aux veines de la mère pairie, Que va-t-il arriver, à ne consuiter que le cours des probabilités humaines ?Il doit arriver que, dans quelques anue~s, le voyageur parcourant l'Europe visitera les ruines qui furent Paris, campos ubi T'oja fuit.C'est la logique, Eh bien! il arrive que nous sommes les maitres de l'Europe, et la ville qui doit être un désert est la capitale du monde.Celte fois encore, le triomphe a été mesnré à la ruine, et comme nous étions tombés si bas que nous ne deviuns pas nous relever, comme le danger 8vail été Lel qu'il nu semblait pas pouvoir être conjure, alors nous ne fâmes plus bornés à dominer en Europe : nous la conquimes touts ot la fimes pôtre.æ \u2019 ee Redrossons-nous donc, et quoi qu\u2019il arrive.sourions dé\u2018laigneusement à l'infortune.Dans un prochain article, je ne craindrui pas de parler de Waterloo, à l'aidg Je documents nouveaux que publie le -coloñel de la Tour d\u2019Auvergne, et qui paraissent apporter les s0- lutions definitives aux questions soulevées par cette illustre bataille.Je montrvrai aisémont que ce fut là le point ie clépart d'un nouveau triomphe pour la France.Si jusque là, la victoire vient nous consoler, je parlerai plus joyeusement de cette défaite.Mais rien, pas méme des malheurs cent fois plus poignants que crux qui peuvent nous menucer, rien ne doit allérer la serenité ile l'historien qui connait le besoin pour notre France, de l'effort et de la douleur, e qui peut mesurer le développ«ment de sa puissance future à la profondeur de l'angoisse actuelle.Les Grecs et les Romains avaient remarqué que nos pères les Gaulois méprrisaient le danger parce qu'ils croyaient fermement à l'immortalité de l'âme, Nous, méprisons les vaines terreurs et croyons d'une lui inébranlable à l\u2019immortalité de fa France.» Cane Tox.\u2014\u2014\u2014\u2014 Et \u2014\u2014 \u2014\u2014 NOUVELLES DU NORD-OUEST.(Correspondance privée de La Minerve.) Fort Garry, 27 août 1870.Nous sommes au début d\u2019une périoie d\u2019à- motions.Déjà nous en avons eu de diff rents genres, mais malheureusement les premières ~eules onl été agreables.Mardi deruier, tout 1e monde se rjouissait de l'airivze de Mgr.Taché, altendu avec tant d'ausiete.Plusieurs prsonnes étaient allées au-tevant de lui ;us- qu'à 25 milles, On sentuil que c'etait le retour d\u2019un père au milieu «ie ses enfurns.Sa Grandeur amrnait avec elle plusieurs missionnaires qui avaient laissé le Canada pour venir travailler à lu vigne jeune encore, mais pleine \u201cl'avenir, des missions catholiques Je la Rivié- re-Rouge.Messieurs Girard, de Varennes, et loyal, du Nouveau-Monde.accompagnaient aussi Sa Grandeur.Ces Messieurs viennent s-asser quelques semaines dans la Provin te de Manitoba, et se rendre comple par eux-mémes We l'etat des choses.Le soir même de l\u2019arrivée de Monseigneur Taché, 23 août, on apprenait que le colonel Wolseley, avec 300 ou 400 solilals réguliers, n\u2019était qu\u2019à quelques milles de Fort-Garry, et \"levait arriver le lendemain matin.Ceite nouvelle prit Lout le monde par surprise.Personne n'y voulait croire.D'après les calculs l\u2019expédition devait être rnore à 20 juurs de marche.Et on avait l'assurance, voire mème la promesse, je crois, que le Lieutenant-Gou- verneur devait arriver ava.t les troupes.Tout le peuple est dans l'excitation.Le conseil du gouvernement provisoire s'assemble.On déli- lière, et on ne sait, malgré les promesses si souvent réitérées, que l'expédition vient «ans un but pacifique, quelle mesure il faut adopter.Des personnes de la ville apportent la nouvelle qu'elies ont vu les troupes, et qu\u2019elles ont parlé au colonel Wolseley.On hésite encore à croirs.La nuit vient et avec elle une pluie torrentielle.La Présid ant envoie succes sivement trois courriers qui ne reviennent des Les Haut-Canadiens et quelques anglais de la ville commencent à faire des menaces.Encore un jour, et leurs vœux vont être exaucés.Les Métis vont payer dans leur gang le crime horrible d'uvoir defendu leurs droits, et de l\u2019avoir fuit en braves.Vers minuit, le Présitent monte à cheval et va lui-même reconnaitre le camp des soldats qui ne se trouvait en effet qu\u2019à quatre ou cinq milles de Fort Garry.Il u'y a plus à douter, Riel alors décide de rester dans le Fort et d'attendre le colonel Wol- seley, pour lui remetire les clefs at ensuite se retirer sans bruit.Du reste, ça toujours été l'intention de Riel de remetire le pouvoir entre les mains du représentant de la Reine aussitôt qu\u2019il erriverait dans le pays.Marcre«l! matin, vers buit heures et demie, les troupes ront vues à quelques erpents.Un ERT TIT homme âgé, ayant l'apparence d\u2019un officier (on a su dopttis (ue celal Uu bourgeois c'un des forts de la Compagnie de la Bae d'llud- son).arrive au fort à course de cheval et dit à Riel: Ju suis volre ami et vous engage a évacuer le Fort imméliatement.\u2014Ju¢ croyais, dyt Riel, que l'exprdition venait dans un bul pacitique.Est-ce la guerre ou la paix que vous nous apportez ?\u2014Tout 3e que vous voudrez, répoud le courrier.Mais en aimni, je vous conseille de sortir immédiatement; nous arrie vous.Riel croit devoir suivre cet avis.I en dit un mot à O Dunughue, et répond à ses gens qui lui demundent ce qu'ils vont faire.« Mes- sicurs, je n'ai plus d'ordre à vous donner.Chacun pour soi.» Aussitôl tons prennent leurs effets et décampont.Riel et O'Donoghue montent à cheval et s\u2019éloignent.Dix minutes après, les troupes délilent près du bastion el font leur entree dans le Fort Garry, au hruit de je ne suis combien de coups de canon.Les solJats sont rentrés en criant: « Où cel Riel, où sont O'Dunogbue et Lépine qu'on ls pende!s Ils parcouraient les chambres de la maison du gouvernement en poussant ces cris pleins d'humanité.Sans doute, l\u2018ur humeur guerrière avait besuin de caluvre.N'ayant s eu à combattre, ils voulaient se faire ourreaux.II faut rendre justice au Colonel Wolseley.Il a montré beaucoup de sagesse,en ne cédant pas aux suggestions féroces de quelques soldats, et surtout des melis anglais qui s'in-li- gnaien! de ce qu\u2019on ne luail personne.Eu arrivant au Fort, le Colonel lit relâcher les Lrois courriers de Kiel arrêts la nuit precedente.Trois conseillers du gouvernement provisoire, MM, Poitra-gDaupninel et Pagé, furent arréles près du Furl, par les metis anglais.ainsi que le jeune Champagne, qui fut pris dans le Furt mème.Tous quatre l'urent mis dans le bastion ; mais le Colunel les lit remel- tre en liberte dans l'après-midi.Quuique le temps Futext(rèmement mauvais, un nombre consideruble de mélis anglais el de haul-canaiiens avaient suivi l'expédition et se tenaient à la porte du Furt.Nous nous y rendimes, M.Royal et moi.Crs gens-là élaieut furieux de voir que Riel, O'Dor.oghue el Lépine leur avaient échappé.Piusieurs élaient d'aburi entres dans ie Furt, le pistolet au poing dans ie dessein de les luer dans l'excitation, au cas ou les troupes auraient refus de les leur livrer.Ces honnêtes sicaires juraient que leur proie ne laur échapperait pus .qu'ils sauraient bien rattraper Riel etl les autres, el les ramener au Fort, lis les accusaient de dc het\u2019, parcequ'ils s'étaient éloignés.Beau dommage, qu'ils n'eussent pas allen lu, les bras croises.le pistolet ou la corde de ces braves et jntrépides assassins, qui, l'hiver dernier, au nombre «de 49, rendaient leurs armes à 23 m'tis qui son! allés les fuire prisonniers au milieu de la prai- ric.Nous avons aussi vu là, l'illustre chevalier Butler dont la bravoure est devenue prover- bia'e dans le pays.Il se promenait à cheval à l\u2019entrée du Fort avec uu air triomphant C'était des gens de ce calibre-l4, qui avaient l'outrecuidence d'appsler Riel un lâche, Son départ n\u2019est pas méme une fuile.Co n'est qu'une mesure du prudence: il a cdl A un conseil sage.D'ailleurs, il n'élait pas loin quand les troupes sont arrivées, et il lus 4 re \u201cgardées entrer dans le Fort.I & est ensuite éloigné et on n'a eu aucune nouvelle de lui depuis son depart.Le désordre règne dans la ville, et ses environs, depuis l\u2019acivée des troupes.On se soule, on se querelle, on se bat et personne n\u2019intervient.Jeudi soir, le Révd.M.Kavanagh, s'en retournait & sa mission de la Prairie du Cheval Blane.Un homme à chsval le rencontre, lui demande son nom, el sur sa réponse qu'il est rêtre, il lui tire un coup de pistolet pre: qu'à out portant.Heureusemant que le coi p n'a eu aucun etfet.Il en à été quitte pour tre ren.vers : de son cheval, et ss rendre à pied aux ères maisons.Le Colonel Wolselay dit qu\u2019il n'est pas venu LA MINERVE HEBDOMADAIRE 80) eT ere zen pour faire la po.ice.Il est prêt à assister l'autorité civils ; mais comme il n\u2019y en a pas, les choses sont dans un triste état.Interrogé au sujet du gouvernement provisoire, il a daclare qu'il n'aurait pas pu lo reconnaître et qu'il aurait regretté de voir venir Riel au devant de iui, à cause des acles de violence qui auraient pu être commis par les métis anglais et les haut-canadiens.Il n'hésite pas à croire que ses gens-là auraient cherché à le massacrer sur le champ.En vue de la paix et du bon ordre, il est content de voir qu'il s'est \u201cloigné.I! commence à être dégoûté de l'attitude ®désordonnée et furieuso d'une cerlaine partie de la population ang'aise du pays.Ces braves gens l'assiègent, et s'emportent contre lui, parcequ\u2019il no veut pas se faire l'instrament de leur rage et de leur vengeance.Comme le colonel Wolssley n'a pas cru devoir reconnaitre le gouvernement provisoire, ot qu\u2019il n\u2019a pas reçu ordre d'établir un gouvernement militaire, le pays s'est trouvé sans gouvernement, Le colonel Wolseley a compris l'anomalie et s'esL trouvé passablement embarrassé.AHail-il faire revivre le défunt gouvernement d'Assiniboia, c'est-à-dire le gouvernement de la compagnie de la Baie d'Iludson?C'était ressusciter un mort.Sir Clinton Mor- itoch, envoys par l'Angleterre pour régler les allaires de la Riviere Rouge, où le peuple de Manitoba ne pouvait s\u2019enlen-ire avec le gouvernement canadien, disait aux delégués du Nurd Ouest, à Ollawa, que lo vieux conseil l'Assiniboia était tombé et ne devait pas se relever.Do plus, les autorités d'Ottawa out \u2018gulement declare au Revd.M, Ratchot, que le souveruetsent provisoire devait continuer à vézir le pays jusqu\u2019à l'arrivée du lieulenant- ouverneur et l'installation du nouveau gouvernement Cel ancien gouvernement n'a donc plus sa raison d'être, surtout depuis que le pays a été lMectivement transferé au Canada.Pourtant, 1l à êle question de le faire renuitre de ses centres.On à mandè à Fort Garry quelques-uns le ses m#mbres d'autrefois, on u fait venir lvs magistrals, on à nommé des conslabies : bref on a organisé une machine gouvernemen- Utile quelconque.Esl-ce le défunt gouvernement d\u2019Assiniboia qui ravit ?E-l-co un gouvernement provisoire qu'on a [ormé ?Lu ques- don est diflicile à résoudre.Toujours est-il Ju'on à purlé d'émettre des warrants contre Riel et ses collegues.On devait partir au- ourd hui pour leur faire la chasse.De quelque nom qua l'on décore ce nouveau gouvernement, nous ne pouvons l'appeler au- Lrement qu'un gouvernement provisoire, puis- tue le couseil d'Assiniboia n\u2019a pas dû russus- iter d'entre les murts.Or, si c'est un gouvernement provisoire, en quoi celui-ci est-il plus légal que l\u2019autre ?Le gouvernement du ttiel représentait les voloulés du peuple, puis- \u201cque c'étail le peuple qui l'avait formé, tandis Jue celuieci est élabli par la force militaire.Qu'une partie plus considerable de la popula- von refuse de reconnaitre celui-ci et en forme un autre demain, lequel sera le véritable ?Plusieurs fois les métis sont venus prôts à prendre Jes armes pour aller rencontrer l\u2019expédition, et toujours des paroles conciliatrices soul purvenues à lus calmer.Riel a beaucoup fait dans ce sens.On rira peut-être en Canada ie cuile idée-là ; on croira absurde d\u2019ayoir pensé à aller allaquer les troupes.Si on pouvait avoir une veritable idée des choses, des circonstances, des lieux, des métis, de leur manière de faire la guerre, on trouverait peut- être cetts Idve-là plus sérieuse.Il n\u2019est pour- lant pas à souhailer qu\u2019on en tasse l'expérience.Malgré cela, malgre le bonnes dispositions des melis en général, on veut, comme dit si bien le Leader de Toronto, punir Riel parce: qu'il n\u2019a pas élé assez méchant, parcequ'il a elé trop loval et trop confant dane les promesses qu\u2019on lui a faites.\u2019 Maintenant, la siluation est extrémement criuque, et il n\u2019y à qu'un remède : l'arrivés du Lieutenant Gouverneur avec l'amnie- tie.S'il n'ya pas d'amnistie, nul ne peut prévoir comment les choses se termineront.3 Josere Nrave.Les pertes Prussiennes.Les journaux étrangers, qu'on ue pout eus- necter d'exagérer les malheurs prussiens, nous fournissent aujourl'hui des details précis sur les perles énormes qu'ont éprouvées les armées du roi Guillaume depuis le commencent des hostilités jusqu'au 17 août, veille de la batuille de Rezonville.Les journaux hollandais publient des correspondances d'Allemagne qui etablissent ces pertes d'après un bureau de statistique établi à Trèves, Le chiffre total jusqu'au 17 août rst de 150,- 200 hommes ; , Soit 79,483 tuêës on disparus : 67,617 blessés : 3,100 morts de maladis.Ces journaux sjoutent que la journée du is à été plus mortelle encore pour l\u2019urmés allemande quo toutes les autres journées.D'autre part, on écrit de Berlin au Times à la date du 22 : Enfin, nous connaissons le chiffre des pertes subies.Co chiffre realise et confirme les tris- les présages qui s\u2019élaient manifestes lors du depart de nos troupes.En ne comptant que les ofliciers et en nous arrélant aux résultats de quelques premiers engagements, 'dmo est navrée.Par exemple, un régiment prussien se compose de 3,006 hommes ct de 69 ufficiors : sur 69 ofliciers appartepant au 74e hanovrien, 30 ont élé blesses ou sont morts à la journées de Wissembourg ; le 770 à perdu, à la même affaire, 25 ofliciers ; le 39e, 26; le 82e hessois, 19; le 95e, 16; le 82e 19; le 53e, 11; lo 88v, 9; le 80», 8, «t minsi des autres engagés à Wissembourg.La journée de Woerth à causé d'immenses pertes à l'urmée prussienne, tandis qu'elle l'ai- sait face, pendant cing mortelles heures, aux Français postes sur les éminences et qui n'en ont ete delogés que lorsque les Wurtember- geuis et les Bavarvis les ont prisen flanc.La le 58e régiment a eu lués ou blessés 32 de ses ofticiers ; le 5)e, 23 ; 14 7e, 25 ; le 47e, 29 ; le AGe, 33 ; le 57e, 30 ; le Ge, 28 : le 37e, 25, Je ne puis, en vérité, dire toules les pertes fuites dans les rangs si elevés de la hiérarchie mili- lire.Mais le coup le plus Lerrible porté jus- (ru\u2018ici, c'est à Spickeren, lorsqu'après les ravages fails par le canon, les milrailleuses ot le chassepol, trois assauts ont eu leu et ont élé repoussés à ln baïonnelte.D'après les \u2018nfor- malions particulières, mais correcteset precises, un homme sur douze à été mis hors de combat.Plusieurs compagnies ont perdu la moitié de leur effecuf.À Panges on Courcelles, le 14e régiment à compté 32 officiers et 891 soldats lues où blessés, c'est un tiers environ du régiment.À Lu journée de Mars-la-Tour on Vion- vilte, les pertes des l\u2019russiens ont été plus con- sillérables que celles des Francais.La le sang coulail comme tombe et coule la pinie.Là sont tombes mortollement frappes le comto Wes- tarp, le comte Wesdelen, le baron Kleist, Hens ry VII, prince de Reuss, le baron Grimm, le baron Wilzleben et un nombr» considérable rie membres de la noblesse allemande.musee cet GE eee EBÉNISTERIE.\u2014Nots aimons toujours à mentionner de temps à autre l'établissement d'ébénisterie de M, Lavigne, parce que ce jeune et habile meublier mérite plus qu\u2019un encouragement ordinaire.Ses meubles sont d'une elegance et d'une richesse qui semblent être de beaucoup au-dessus des prix psur lesquels il les donne : et ce qui vaut encure mieux que l'élégance il ne laisse soriir de son établissement que des meubles solides et d'un fini icré- prochable.CONCEAT.\u2014L'Instilut Littéraire et Scientil- quo du Grand-Trono doit donner un grand concert à sa salle de lecture vendredi soir pour venir en aide aux ineendiés d'Ottewe. 602 PRET SE PREMIERE PARTIE LES MAITRES EN FA:T L'A s)äxi 1 LA VALLEE DE LOURON, il y avait autrefois une ville en ce liev, ta vité de Lorre, avec des temples paicns, des amplnthéâtres et un capitole.Maintenant, c'ost Un val désert où la charrue pares: euse du cultivateur gascon semble avoir pour d'émousser son fer contre le marbre des colonnes enfouies, On appelle dans le pays cette s ction miraculeuse le Ilathaz (le coup de hach-), C'était là quo s'élevait le capitole de ln ville cle Lorre, qui sans doute a donné son nom au val de Louron.C'est là que so voient encore les ruines du château du C.y- lus-\"l'avrides.Ces Cuylus-Turides se sont éteiuts, vers le commencement du dix-buitième riècle, en ls personne de françois de T'arrides, marquis de Caylus, l'un des personnages de notre histoire.En 1099, M.le marquis de Caylus était un homme «le soixunte ans.Il avait suivi la cour au commencement du règne de Louis XIV, mais sans beaucoup de succès, et s'était retiré mécontent.il vivait maintenant dans ses terres avec la bello aurore de Cuylus, sa fille unique.On avait surnommé, dans le pays, Cuylua Verrou Voici pourquoi : Aux abords (le sa quaran.ième année, M.le tnarquis, veuf d'une première femme qui ne lui avait point donné d'enfants, était do- venu amoureux de la lille du comte de Soto-Mayor, gouverneur de Pampelune, Inés do Soto-Mayor avait alors dix-sept aus, C'était une fille de Madrid, aux ycux de feu, au cœur plus ardent que ses yeux.Le marquis pussait pour n'avoir point donné beaucoup de bonkheu à sa première femme, toujours renfermée dans le vieux château de Caylus, où elle était morte à vingt-cinq ans.Inès déclara à son père qu'elle ne sc- rait jamais lu compagne de cet homme.Mais c'était bien une ailiire, vraiment, dus cette Espagne des drames et des comédies, que de forcer la volonté d'une jruno fille ! Un beau soir, lu triste lus, cachée derrière sa jalousie, due écouter pour la der- niére fois la sérénadoe du tils cuiot du corré- gilor, lequel jounit fort bien de la guitare.Elle partait lo lendemain pour la France avec M.le marquis.Celui-ci prenait Inès sans dot, et olfcait en outre à M.do Soto- Mayor je ne sais combien de tuilliers de pis toles, Au bout de trois où quatre ans, La pauvre Inès repassa enlin lu seuil de ce terrible manoir.Ce fut pour aller au cimetière: Elle était morte de solitude et d\u2019ennui.Elle laissait une fille.De Tarbes à Pampelune, d'Argelès à Saint-Gaudeus, vous n'eussiez trouvé ni un homme, ni une femme, ni un enfant, qu nppelat M.le marquis autrement que Coy lits-Verrou.Après la mort de sæ seconde fonuno, il Essaya encore do so romarier, car il avait cette bonne nature de Bube-lileue qui no se décourage point; mais le gouverneur de l'ampelune n'avait plus do filles, et aa réputation do géolier était si parfuitemont LA MINERVE HEBDOMADAIRE.établie, que les plus intrépiles parmi les demoiselles warier reculèrent devant sa recherche.11 resta veul, autend int avec impatience l'âge où sa fille amait besom d'être cale- nassée, Les gentil-hommes du pays ne l\u2019aimaient point, et, malgré son opulence, il manquait souvent de compagnie.L'ennui le chassa hors de ses donjous, EH prit l'habitude d'aller chaque annnée à Pavie, où les jeunes courtisans \u2018ui empruntsient de l'argent ct se moquaient de lui, .Pendant ces absences, Aurore restait a la garde do deux ou trois dudgnes et d'un vieux chapelain.Aurore était bello comme sa mérve, C'était du sang espagnol qui coulait dans ses veines, Quand glle eut seize ans, les bonnes gens du hameau de Tiurides ententirent souvent, duns les nuits noires, les chiens de Caylus qui Lurlaient.Vers cette époque, Jhilippe de Lorraine, duc de Nevers, un des plus brillants seigneurs de lu cour de France, vint habiter son château de Buch, dans le Jurançon.Il Aiteignait à peine su vingtième année, et, pour avoir usé trop lôt de lu vie, il s'en al- tail mourant d'une maladie de langueur, l'air des montagnes lui fut bon; après quelques semaines de vert, On Je vit mener ses équipages de chasse jusque dans by val- 1ée de Louron.La premièra fois que les ehiens de Caylus hurlèrent In nuit, le jeune duc de Nevers, hwassé de fatigue, avait demandé le couvert à un buclicron de la forêt d'Ens.Nevers resta un arr à son château de Buch.Les bergers de Tanides disaient que c'était un généreux seigneur, Lus bergers de Tarrides rucoutaiont deux avuitures nocturnes qui eurent lieu pendant son séjour dans le pays.Une fois, on vit, à l'heure de minuit, des lueurs À travers les vitraux de lu vieille chapelle de Caylus.Les chiens n\u2019«vaiont pus huilé ; mais une forme sombre, que les gens du hameau commengaient a connaître pour l'avoir fperçue souvent, s'était glis:ée dans les douves après la bruma tombée.Ces antiques châteaux sont tous pleins de fantô- ules.Une nutre fois, vers onze heures de nuit, dame Marthe, In moins dgée des ducgnes do Caylus, sort du minoir pur la grand'porte, et courut à cette cabane do buchron ol le jeune duc de Nevers avait niguère reçu l'hospitalité, Une chaise portée à bras traversa peu après lo bois de l\u2019Ens.l\u2019uis des cris de femme sortirent do La cabane du bucheron.Le lendemain, ce brave lonime avoit disparu.Su cabane fut à qui voulut la prendre.Dime Marthe quitia aus, le méme jour, le Châteuu da Caylus Il y avait quatre aus que ces choses étaient passées.On n'avut plus ouùï pur- ler jamais du bucheron ni de dune Murtho.Philippe de Nevers n'était plus à son manoir de Duch.Mais un autre Philippe, non moins brillant, non moins grand seigneur, honorait la vallée de Lu.rvn de su présence.C'était Plulippe-c'>yxne de Muntoue, prince \u2018le Conzague, +4 i 3.le marquis do Caylus prétendait GU 2.02 st fille Aurore en mariage, Conzigue était Un homme de trente ans, un pou «ilèminé de - visage, muis d'une Leauté rare au demeurant.Impossible de trouver plus noble tournure que la sienne.Couzigue sonne aussi haut dans l'histoire que Bouillon, Este où Montmorency, Ses litisons valaient sa noblesse.Ilavait deux unis, deux frères, dont l\u2019un était Loraine, l'autre Bourbon.Le duc de Chartres, neveu popre de Louis XIV, depuis duc d'Orleans ev régent de France, lo due de Nevers ct le prince de Conztgue étaient inséparables.La cour les uomwait les trois To.ARS EE ANS Philippe, Leur tendresse mutuelle rappelait les beaux types de l\u2019amitié antique.Philippe de Conzague était l'ainé, Le futur régent n'avait que vingt-quatre ans et Nevers comptait une année de moins, On doit penser combien l'idée d'avoir un gendre semblable (lattait la vanité du vieux Caylus, Le bruit publie accordait à Conzigue des biens imiuenses en Italie ; de plus, il était cousin germain et seul héritier de Nevers, que chacun regardait comme voué à une mort prècose.Ur, Philippe de Nevors, uniquo héritier du nom ossédait un des plus beaux domainos de France.Certes, peisonne no pouvait soupçonnor le prince de ('onzigue de souhaiter la mort de son ami ; mais il n\u2019était pas en son pouvoir de l'empêcher, et le fait certain est que cette wort le fuisnit dix ou douze fois millionnaire.° Le beau père et le gendro étaient à peu près d'accord.Quant à Aurore, on no l\u2019avait méme pas consultée.Système Verrou.M.de l\u2019eyvolles, hommes entre deux âges, à tigure maigre et pâle, À cheveux raies, stature haute et un peu voûtée était le secrétaire de Conziwgue.De nos jours, on se représenteriit clifficilement un personnage semblable, suns lunettes : la mode n'y était point.Ses Lrails étaient comme elficés, mais son regurd myope avait de l'effronterie.Cunzigue assurait que M, de Payrolles se seiviut fort bien de l'épée qui pendait guuchement à son flunc, En somme, Conzigue le vantait Lesuvoup ; il avait besoin de lui.° C'était an soir d'aittomue Conzague ve- nuit de réussir à endormir aux échecs Ceylus Nevers.On eut vu le prétendant d'Aurore se glisser duns un autre apparte- où l'uttenclait M.de l'eyrolles.-\u2014\u2014Nos co,uins ?fit Conzigue dès qu'il l'a- peçut, \u2014 1 y en asix d'urivés, répoudit Peyrol- les.\u2014Ou sont-ils 7 \u2014A l'auberge de la Pomme d'Adam, de l'autre côté des douves.\u2014Qui sout les deux manquants ?\u2014Muître C'ocardasse junior, de Tarbes, et fière Passepoil, son prévôt.\u2014Deux bonnes lames ! {it lo prince.Es l'autre alfuire ?\u2014Dame Mathe est prosontement chez mademoisolle de Caylus.\u2014 Avec l'enfant ?\u2014Avec l'enfant.\u2014 Par où est-elle entrée ?\u2014l'ar la fenêtre basse de l'étuve qui don ne clans les fossés, sous le pont.Conziguo réfl:chit un instant, puis il reprit: \u2014 As-tu interrogé don Bernard ?\u20141! et muet, répondit l\u2019eyrolles, \u2014Cumbien as-tu oflurt ?\u2014Uiny cents pistoles, \u2014Cetto daure Marthe doit suvoir où est le registre.11 ne faut pas qu'elle sorte du château.\u2014C'est bien dit l\u2019eyrolies.Conzague se promenait à grand pas.\u2014Je veux lui parler moi même, murmu- tat-il ; mais es-tu Lien sûr que non cousin de Nevers ait reçu le message «l'Aurore.\u2014C'est notre Allemand qui l'a porté.\u2014Et Nevers doit arriver ?\u2014Ce soir.ls étaient à la purte de l'appartement de Gonzigue.Au chiteau de Coylus, trois corridors se coupaient à angle droite un pour le corps de logis, deux pour les ailes en retour, L'appartement du prince était situé dans l'aile occidentale, terminée par l'escalier «ui toenait aux étuves.Un Lruit so tit dans ls galerie centrale.C'était damo Marthe qui sortait du logis de malemoisclle de Cay- lus.l\u2019eyroiles ct Gonzague entrèrent pri ci pitamment chez ce dernier, laissant la porte ntre-bâilléo L\u2019instant d'après, dame Marthe traversait le corridor d\u2019un pas fugitif et rapide.Il fuisait plein jour; mais c'était l'heure de ln sieste, et la mo :e espagnole avait franchi les l\u2019yrénées.Tout le monde dormait au château de Caylus.Dame Marthe avait tout sujet d'espérer qu'elle ne ferait poiut de fâcheuse reucontre.Comme ello passait devant la porte de Gianzague, l\u2019eyrolles s'élança sur elle à l\u2019improviste, et lui appuyv fortement son mouchoir contre la bouche, étoultint ainsi son premier cri.l\u2019uis il Ia prit à bras-lo corps, et l'emporta, den i-évanouie, dans lu chambro de son maître.nc CUCARDABSE ET 1.ASSEDOIL.L'un enfourchait unt vieux cheval de l- Lour à longs crins mal peignés, À jumbes cagneuses et poilues , l'autre était Assis sur un âne, À la manière des châteluines voya- gonnt au dos de leur palefroi.Le premier se portuit fièrement, malgré l'humilité de sn monture, dont la tête triste pendait entre les deux jambes.ILavait un pourpoint de bufile, lacé, à plast: on taillé en cœur, des chausses de tiretaine piqué-, et «le ces belles en entonnoir si fort à la mode sous Louis X11: Il avait en outre un feutre rodomont et une énorme rapière, (\"était maitre C'ocardasse junior, natil de \u2018Toulouse, ancien maître en fait d'armes de la ville de l\u2019aris, présentement établi à T'ar- bes, où il luisait niigré chère.Lo second était d'apparence timide ct modeste.Sun costume eût pu converur à un clerc râpé : un long jourpoint noir, coupé droit connne une routanelle, couvrait ses chausses noires, que l'usage avait rendues luisantes.Il se nommait Amable assepoil.Su pr.trie était Villedieu, en bus Normandie, cité qui le dispute au fameux cru de Condé-sur- Noireau pour la production des bon drilles, Ils allaient tous deux, cahin-caha, sous le soleil «lu Midi, Chaque œullou de la route fuisait broncher le bidet de Cocardasse, et, tout les vingt-cinq pas, lo roussin de Lasse- poli avait des caprices.\u2014Eh bien ! mon bon, dit Cocardasse avec un redoutable accent gascon, voila deux heures que nous apercevons ce diuble de château sur la montagne maudite.Il me semble qu'il marche aussi vite que nous, Passepoil rédondit, chantant du nez sc- lon la gamme normande : \u2014latience! patience ! nous arriverons toujours assez tôt pour ce que nous avons à faire là-bas.\u2014Capilediou ! frère Passepoil, fit le \u2018\u2018as- con avec un gros soupir, si nous Avions eu un peu de conduite, avec nos tlents, nous aurions pu choisir notre besogne.\u2026.\u2014T'u as raison, ami Cocardaisse, vépliqu.le Normand ; mais nos pas ions nous ont perdus.\u2014Le jeu, caramba, lo vin.lls longeaient en co moment les ives de la Clarabide, au milieu du val de Louron, \u2014Capédédiou! je ne toucherai plus n une carte ni UN Verre ! \u2014Je renonce pour junais à l'ainour ! ajouta lo sensible l\u2019assepoil, Et tous deux bâtissuient de beau rêvez bien vertueux sur leurs futures économies, \u2014J'achèterai un équipage complet! s'e- erinit Cocardasse avec enthousiasme, et je tue ferai soldat dans la compagnie de note petit parisien.11 est certain qu\u2019à Paris, en ce temps-li, les munities en fait d'arures se frottaient aux Jlus grands seigneurs.Es savaient souvent le «lvesous des cartes mieux que les gens de cour eux-mêmes.C'étaient de vivantes gn- zebles.Jugez si l\u2019assepoil, qui en outre avait cté hbarbier, devait en connaître de belles! LA MINERVE IIEBDUMADAIRES En cette circonstance, ils complaient bien tous cleux tirer parti de leur science, Lassepoil avait dit, en partant de Tarbes: \u2014C'est une afl'ire où il y a des millions.Nevers et la première Lupe du monde après le petit l\u2019avisien.S'it s'agit de Nevers, il laut qu'on soit géuéreux! Et Cucardasse n'avait pu qu'app'onver chaudement un di:cours si sage.F'était deux heures après midi quand ils arrivèrent au l:unenu de Tarrides, ct le pretaier paysen qu'ils rencontrèrent leur ludique l'auberge de [as l\u2019umme d'Adam, À leur entrée, la petito sallo basse de l'auberge était déjà presque pleine.Une jeune lille, avant la jupe éclatimte et le corsags lace des paysannes de Foix, servait avec empressement, apportant brocs, goblets d'étain, leu pour les pipes dans Un sabot, et tout ce que peuvent réclumer six vaillants hommies après une longue traite secompLle sous le soleil dos vallées pyrénéennes.A Eu muraille pendaient six fortes rapières avoc leur attirail, li n'y avait pas là Une seule tête qui re portât le not spadissin écrit en lisibles ca- vactères, C'étaient toutes fignres bronzées, tous regards impudents, toutes effrontées mvusttches.Un honnête bourg ois, entrant par hasaid en ce lieu, serait tomhd de son haut, rieu qu'à voir ces prolis de Lrava- ches, ls étaient trois à la première table, auprès de bu porte, trois Espagnols : on pouvait le juger à Lu mine.À la table suivante, il y avait un Italien, balaufré du front au menton, el Vis-à-vis de lui tn coquin sinistre dont l'accent dénoncait l'origive alle- nr.nle.Une troisièmo table était oceurée puw une manière de rustre a longue chevelure inculte qui grasseyait le patois de Dre tigne.Les trois Espagnols avaient n om Saldagne, Pinto et Pépé, dit el Matador, tous Lois, escrimidures, l\u2019un «te Miuciv, l'autre de Seville, le troisième de l'anpelune.L'Italion était un bravo de Spolète ; il s'appelait (iiuseppe Faënar.L'allemand se nonmait Ntaupirz, le bas Breton Joël de Jugam, C\u2019était M.de Peyrolles qui avait rassemblé toutes ces lames : il o'y connaissait.Quand maitee Cocardasse et fière l'usse- poil franchirent lu seuil du cabaret de la d'omme d'Acl:un, après avoir mis leurs puu- xres montures à l'étable, als firent tous deux un mouvement en arrière à la vue de cette respectable compagnie, Lu saile bisse n'était Écltirée que par uno seule fenêtre, et, duns co denii-jour, lu fumée des pipes mettait uu nuage.Nos deux amis ne virent d'abord que les moustaches cn crue saillant hors des maigres protils, et les rapières pendues à lu muraille, Mais six Voix enrouées crièrent à la fois: \u2014Maitre Cocanlasco ! \u2014Frère l'assepoil ! Non sans accompugnerment de jurons as sOrtis : juron des Etals du suinl-père, juron des bords du Rhin, juron de Quiniper-Corcu- tin, juronde Muicie, de Navanre et \"And louse.Cocardasse init si tuer en ore au les sus de ses yeux, \u2014A- pus pur! s'cerit-t-di, t0:los canine dis! © \u2014 Tous des ancicsis ! traduisit l\u2019asrepail, qui avait la voix encore un peu tremblante.Ce Lassepoil ¢tait un poltron de nai-sance que le besou avait fut brave, La chair de poule lui venait pour Un rien ; mais il se battait mieux qu'un diable.; It y eut cles poignées de wins coh goes, de bonnes poignées de min gui browent les: pliatanges ; ily cut grande depense daeco- lades: les pourpoints de scie se frotièrent les uns contre les autres ; le vieux «rap, lo velours pelé entrérent en cotamunie tion, On eût trouvé de tout dans le costume de ces intrépiles, excepté du linge blanc.Avant l'arrivée de Cocailasse et de Passepoil, les trois groupes «listincts n'avaient poiut lié lumilisrité, Le Breton ne connais- suit peronne.l'Allemand ne frayait qu'a- vee le Spolétan, et les trois Espagnole se tenaient fièrement à leur écot.Mais Paris Était déj un cenwe pour les beaux-arts.Des gens comme Cueurdasse junior et Ama- ble l'assepoil, qui avaient tenu table ouverte ins la rue Croix-des-d'etits-Champs, au vevets du L\u2019alnis-Royal, devaient connaître tous les fondant de l\u2019Europe.Hs servirent de trait d'union entre les trois groupes, si bien faits pour s'apprécier et s\u2019entendro.La glace fut tompue, les tables se rapprochèrent, les brocs se mélérent, et les qué- \u201ceutations eurent lieu clans les formes, Un connut les titres «le chreun.C'ét: l'aire dresser les cheveux! Ces six rapières accrochiées à la muraille avaient taillé plus «le chair cluétiopne que les glaives réunis de tous les bourreaux de Frauice et do Na- vue.Le Quimpéiois, s'il cûb élé Huron, aurait porté ceux ou trois douztines de perruques À st ceinture ; le Spolétan pouvait voir vingt et quelques spectres dans ses rêves ; l'Alle- med avait muss-cré deux gaugraves, trois Mrargraves, cing vhingraves ct un landgrave : il cherchait un Lurgrave.Lt ce n'était rien auprès des trois Espagnols, qui se fussent noyés aisément dans le sun de leurs innombrables victimes! L\u2019épé Le Tueur (el Matador) ne parlait jumais que d'embrocher trois hommes à la fois.Nousne saurions rien dire de plus Hat- teur à la louange de notre Gascon ct do notre Nortumnut: ts juui-scient de la considération générale dans ce conscil de tren- che-montagnes.Quand on eut bu la première tournée do broes et que le broutrshw des vanteries se fut un peu apasé, Cocardas-e dit : \u2014Muintenant, mes mignons, csusons de nos aflvires.\u2014Moi de même, appuyait Passepoil, sol- dit ou valet du uxrjur chirurgien, -Ne ferais-ja pas Un beau chasseur du roi?\u2014L régiment oi je prenduus du service serait =Ür, wil wins, d'être saigné proprement.lit tous deux repreusient : \u2014Nous vevrions le prelit parisien.Nous lui épargnerious bien quelque horion de temps en tops.\u2014It m'appellerait encore son vieux Co- cardisse ! \u2014IL se moquerait du frère Passepoil, conune autrefois.\u2014TFron de l'itir ! s'écriæ le Gascou en donnant un grand coup «le poing à son bilet, qui n'en pouvait mais, nous sommes descendus bien bas pour des gens d'épée, mon bon ; munis à tout péché miséricurde ! Je sens qu'avec le petit Parisien jo wm'amicnde vie, l'a-sepoil secour L.têts tristement.\u2014Qui suit s'il voudrs nous reconnaître ?deman-la-tilon jetant un regard découragé sur son accoutrement, \u2014Lh I mon bon, lit Gore urdas.e, c'est un cœur que ce garçon là ! \u2014Quelle guede, soupua quelle vitesso ! \u2014WQuelle ter:Uo sous les armes, et quelle rondeur ! \u2014T'e souviens-tu de son coupé de revers eu retraite ?\u2014Te rappelles-tu ses trois coups droits, anuoncés dans l'ussaut chez Delapulme ?\u2014l'n cœur ! \u2014 Un vrai cœur L Heureux au jeu, tou- Jours, erpédédiou let qui savait boire ! =-Jit qui tourteut la tête des femmes | A chaque réplique, ils s'échaulflaient, ls l\u2019assepoil, ct s'arêtéèrent d'un commun accord pour se ES 604 moe AT D SIT Ts échanger une poignée «le main.Leur émotion était sincère et profonde.-\u2014-Mordioux ! fit Corasdiase, nous serons sea domestiques s'il veut, le petit Parisien, n'est-ce pas, mon bon ?\u2014Et nous ferons de lui un grand seigneur ! acheva Passepoil : comme ¢v, l'argent du Peyrolles ne nous portera pas mal- | chance.C'était donc M.de Peyrolles, l'homme de confiance de Philippe de Gonzrgue, qui faisait voyager ainsi inuître Cocardasse et frère Pas-epoil.Ils conuaissaient bien ce Peyrolles, ot mieux encore M, de Gonzgue son patron.Avant d'enseigner nux hobereaux de Tar- barce noble et digne art de l'escrime italienne, ils avaient tenu saile d'armes à Paris, ruo Croix des-l\u2019etits-Champs, à deux pas du Louvre.Et, sins le trouble que les passions apportaient dins leur affaires, peut- être qu'ils eussent Frit fortune, car la cour tout entidre venait chez eux.C'étaent deux bons diables, qui avaient fait sans doute, en un moment de presse, quelque terrible fredaine, Ils jouent si bien de l'épée! S'iyons cléments, et ne | cherchons pas trop pourquoi, mettant la olvf sous la porte un beau jour, ils avaient quitté Paris comme si le fou eût été à leurs chau-ses.On appela la fille d\u2019auberge, tremblante au milieu de ces cannibales, et on lui commanda d'apporter d'autre vin.C'était une & 0sse brune un peu louche.Passepoil avait dejà dirigé vers elle l'artilleris de ses regards amoureux; il voulut 1+ suivre pour lui parler, sous prétexte d'avoir du vin plus | f.uis; mais Cocardasse le sai-it au collet.\u2014Tu us promis de maitriser tes passions, men bon, lui dit-1l avec dignité.Frère Passepoil se ras-1t en poussant un gros soupir.Dés que le vin fut apporté, on renvoya la u a.itorne avec ordre de ne ; lus revenir.\u2014Mes mignons, reprit Cocardasse junior, ious ne nous uttendions pas, fière Prs-e- poil et moi, à rencontrer ici uno richère compagnie.loin des villes, loin des centres populeux où géneralement Vous exer- Cez Vos tulents.\u2014DVimé linterrompit lespagassin de Spolè- te ; connais-tu des villes où il y sit maintenant de la besogne, toi, (\u2018ocardasse, caro mio ?Et tous secouèrent la tête en hommes qui pen-ent que leur vertu n\u2019est point «uffi- summent récompensée.Puis Saldigne demanda : =\u2014Ne sait-tu point pourquoi nous sonimes en ce lieu?Le Gascon ouvrit la bouche pour répou- dre, lorsque le pie: de frère Pussepoil s'appuya sur sa botte.Cooardasse junior, bien que chef nominal de la communauté, avait l hibitude de suivre les conseils de son piëvôt, qui était un Normand prudent et sago.\u2014Je sais, répliqua-l-il, qu\u2019on nous n convoqués.ne \u2014C'est mci, interrompit Staupitz.LA MINERVE HEBDOMADAIRE.| Cocardasse et Passepoil riaient plus haut que les autres ; mais le pied du Normand étæut toujours sur la botte du Gascon, * Cela voulait dire : \u201c Lnisse-moi mener cela, \u201d* ! Passepoil demanda candidement : - qui comtattra contre huit hommes ?\u2014Done chacun, sundiéou ! vaut une demi-douzaine de bons diiiles! ajouta Co- | cardasse.| Staupilz répondit : + \u2014C'est le duc Philippe de Nevers.© \u2014Mais on le dit mourant! se réorin Sal digne.\u2014DPoussif! ajouta Pinto.| \u2014Surmené, cassé, pulmonaira! achevè- | rent les autres._ Cocardasse et Passepeil no disaient plus tien.Celui-ci secoua lx tête lentement, puis il ! repou-sa son verre.Le Gascon l'imita, Leur gravité soudaine ne put manquer | d'exciter l'attention générale.| \u2014Q l'avez-vous?qu\u2019avez-vous donc ?de- | mwnda-t-on de toutes parts.On vit Cocardasse et son prévit se regar- | der en silence.\u2018 ; j_ \u2014\u2014Ah çul que diablo signifie «ela?s'écria * Salelagne ébahi, | \u2014On dirait, ajouta Faënzr, que vous avez envie d'abandonner la paîtie.\u2014Mes mignons, répliqua gravement Co- caiclaseate Atjbonsiue Fortin, Tuits deux de ectte Salle, \u2014A Lachine, ICK ronrant, par le Révd, Messi Per Pieh\u201c, M, Emile Auguste Lefort, de Montr6at, a Die Azille 1e Course, l'& alnée de M, le ltoe- teur Le Couaghe, de Lachine, \u2014A l'icvéché, cn ectte ville, le & courant, pr 1 Monseigneur de Bisthn, oncle du marlé, Atfret Charles Pinsounenuit, ber.fits aing de Alfred Pirsonneandt, ker, de La Tortue, à Mademoiselle Margaret Oglivie Iingston, Mile de John David- 2 ï Eer, Agent des li diens, Saalt Ste.Marie, Ont, \u2014A l'ÉEX ché, le 8 contant, que le Mévérend Chioine Fubre, Jean - gaptiste Lafleur, Ker, Aveeit, 8 Demoiselle Marie-11enminie, Alle ninée de M, Atroine Yon, tuts deux de ectte ville, ATVI RSM TETRIS TY WY IER IAG 19 35 CC 126 -Hn eette ville, le 12 «tu courant, à Plage dun pn etdix jours, Charles - Alfr d - Arthur, enfant de Iscutl C St.Amour, du Bureau da l\u2019osLe, \u2014En cette ville, le 4 Septembre courant, à l\u2019âge de lan, 3 mols et 16 jours, Murle-tCaroline-Alexina.Grazie.ln, enfant de M, J.B.Denis, Ty pographe, \u2014En cetto vitle, le 9 courant, & Pige d'un mols, Imetlle-Marle-Loulse-Eugeute, enfant do KG.Ueuudey, Ecr \u2014A Montréal, le 9 Septembre 1870, 4 Page do 19 aus, après li jours de malidie, M.Jeun-Baptisto Bruno Loignon, fils alné de dM.Bruno Loiguou.\u2014À St, Paul de Chester, le 9 du courant, Charles A, N.Lucière, Ecr,, Avocat, à l\u2019âge de 45 ans, LITHOGRAPHTE! On se charge maintenant au HUSLAU pE \u201cLA MINERVE c Toutes tspèces Cu tlassraphies - Mess que, \u2018 Cortes, Ahlen, BELG hv aoe, Cartes de Visite, Ac, dr, de AUSSI LMAVLSES SUR BOIS ET SUR ACIER DE TOUTES DIMEN [ONS ACTRESS IAE PERLITE 10 juin.228 COMMERCE.MABCHÉ MON ETAIRES Moutréa}, 15 Sept mhre 1-70.L'Or ouvert à 114 et fermé à 1114 Greenbaclks achetés de 123 à 13 et ven-lur à I2k Change de Banque eur New-York vendu 120 125 Change Sterilug de Banque de tt4 A 0} T'raites d\u2019Or de palr à $ d'escompte Billet de lu Banque «à Haut-Cuna \u2018e 00 Gros argent à 7; l\u2019etite 10} à 1; Dinçarfdt 127; Angluls à 53 PR YY Recettes de la Donate ponr la semaine fin'ssant le 9 Septembre 1870: Lundi\u2026\u2026.\u2026.$14,150.81 Mardi.43,079.74 17,183 94 42,089.(0) ~ 17,410.78 7,510.04 «0 $142,680.29 Mcreredi.Joudi.Vendredl .Samedi.DOLAL.2000000000 cars san vus cross >> \u2014\u2014 MARCUNR BUNSECOULS Corrigé expressément pour La Minerer, pau le Ciere du Marehé, Montréal, 13 Sejtemhre.FARINE.SD HD De Blé # quintad.Ib oR 6 fi'Avolne, mis.13 0043 4 ed inde do \u2026 1 0a dl 6 Sarresn doo 2000 8S 0 90 GRAINS, M6 minot.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.#5 a 000 l'ois do da 4 8 Orge do \u2026 a9 4 Avoine t+ 16 ts, 2 19% 2 #4 Saurrnsin \u20ac minot.2 4a 30 in do 8 0@ 8 3 Mil da.19 6512 6 Bif-d'Inde do » tue 3 9 LEGUMES, ratates ¢ p~cho.HR 30 Faves th minot.T Ga n Giguons @ Lresse.\u2026\u2026.0 62 07 LAITERIF.(Bubs fis Pr doz.10000000 01 @ 611 Beurre frais \u20ac tb.de 18 Beurre salé do - ll! DIVERS, seere d'érabie ¥ 15.00613 086 Miel do.06% 67 Satndoux dn 0 9@ 010 Lard frais @ 100 ts.49 © @ 45 4 Fœuf do do 028% 0 Lièvres 4 couple.10% 13 VOLAILLES.Dindes ¢ couple.vives: 9 0@12 0 Dindes jeunes do .1 0m 60 vies do.5 0@ 60 Canards do.206@ 3 0 Poules do.L200 30 Putilels do.\u2026.\u2026.1 0@ 24 GIBIERS, Canards sauvages.\u2026\u2026.2 U@ 2 Hi lleuviers 4\" couple .\u2026 \u2026 l 00e 18 Mécassines do ve \u2026 1068 13 Cogsde Bruyères.\u2026 2 08 286 Pigeons # couple .wa to l\u2019erdrix do o \u2026 2 69 30 Tourtes # duz.\u2026\u2026.\u2026 4 0@ HU LIÉGUSHES
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