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Titre :
Bulletin de l'ACFAS /
Éditeur :
  • Montréal :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1959-1983
Contenu spécifique :
Automne
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin de l'ACFAS /, 1980-09, Collections de BAnQ.

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[" Bulletin de Automne 1980, Vol.2 no 2 Appel de candidatures pour les prix de \u2019ACFAS La premiere Semaine des sciences au Québec Sommaire Appel de candidatures pour les prix de PACFAS .«oii La premiere Semaine des sciences au Québec (Eric Devlin).een.Planification de I\u2019expansion du réseau hydroélectrique (G.LeclercetS.Paré) .7 Le Service d\u2019information Hebdo-science (textes choisis).000002000000 0 a aan aa ea eee 15 Une approche pédagogique rationnelle en déficience mentale (E.P.Benoit).21 Appel de candidatures pour les prix de l\u2019'ACFAS Deux nouveaux prix scientifiques L\u2019ACFAS sollicite de ses membres et des autres milieux intéressés la présentation de candidatures pour les prix Archambault, Pariseau, Vincent, Bombardier et Rousseau.Ces prix ont pour objet de reconnaître des contributions remarquables au progrès de la science; ils comprennent une citation, une médaille et un montant de $2000.Prix Urgéle-Archambault: sciences physiques et mathématiques (fondamentales et appliquées) Le prix Archambault a été créé en 1953, en l\u2019honneur d\u2019Urgèle Archambault, directeur-fondateur de l\u2019École Polytechnique de Montréal.Il est attribué dans le domaine des sciences physiques et mathématiques (fondamentales et appliquées): physique, chimie, mathématiques, sciences de la terre, informatique, ingénierie, etc.En mai dernier, ce prix a été décerné au chimiste Henri Schreiber de l\u2019École Polytechnique de Montréal.Prix Léo-Pariseau: sciences biologiques Le prix Pariseau a été institué en 1944, en l\u2019honneur de Léo Pariseau, premier président de l\u2019ACFAS.Ce prix est destiné au secteur des sciences de la nature (ce dernier volet incluant la zoologie, la botanique, l\u2019agronomie, la foresterie, l\u2019écologie, etc.).Le lauréat de ce prix en 1980 a été le neurologiste André Barbeau de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal.Prix Marcel-Vincent: sciences humaines Le prix Vincent a été créé en 1975, en l\u2019honneur de M.Marcel Vincent, premier président francophone de Bell Canada.Ce prix est attribué dans le secteur des sciences humairies, c\u2019est-à-dire les sciences sociales, les humanités, les sciences de l\u2019éducation et du comportement, etc.Il fut décerné en 1980 à l\u2019historien Jean Hamelin de l\u2019Université Laval.Prix J.-Armand Bombardier: innovation technologique Le prix J.-Armand-Bombardier a été établi en 1979, en l\u2019honneur de J.-Armand Bombardier, inventeur et fondateur de la compagnie Bombardier.Ce prix a pour but de reconnaître des contributions directes à l\u2019innovation technologique; il a été attribué pour la première fois en 1980 à M.Jacques Beaulieu du Centre de recherches pour la défense de Valcartier, pour ses travaux sur les lasers.Prix Jacques-Rousseau: interdisciplinarité Ce nouveau prix, créé en 1980, porte le nom de Jacques Rousseau, botaniste, ethnologue et ancien secrétaire général de l\u2019ACFAS.Ce prix vise à couronner des carrières scientifiques caractérisées par la polyvalence et l\u2019interdisciplinarité.La première attribution du prix aura lieu en mai 1981.Le financement des prix de l\u2019ACFAS est assuré par l\u2019Alcan (prix Archambault), la Banque Nationale (prix Pariseau), Bell Canada (prix Vincent), Bombardier (prix Bombardier) et IBM Canada (prix Rousseau).Critères d\u2019attribution Les prix scientifiques de l\u2019ACFAS sont accordés pour des travaux de recherche ou encore pour des réalisations connexes à la recherche proprement dite: par exemple, la gestion de la recherche, la formation de chercheurs, la communication scientifique, etc.Ils ont pour but soit de couronner l\u2019ensemble d\u2019une carrière, soit de souligner des percées significatives qui peuvent avoir été réalisées par des candidats relativement jeunes.Ils sont accessibles à des personnes de tous les milieux: secteur public, réseau d\u2019enseignement, établissements privés.Chacun de ces prix est décerné: \u2014 à des personnes du Canada français et dont les principales contributions ont été faites au pays; \u2014 pour des réalisations relativement récentes, précédant de quelques années seulement l\u2019octroi du prix, \u2014 à des personnes individuelles ou à des équipes, \u2014 une seule fois aux mêmes personnes.Mises en candidature Toute candidature, pour chacun des trois prix scientifiques, doit être proposée par au moins deux personnes et être accompagnée d\u2019un curriculum détaillé (avec liste de publications), ainsi que d\u2019une lettre de présentation faisant nettement ressortir le caractère exceptionnel de la contribution du candidat.Il faut soumettre les dossiers au secrétariat de l\u2019ACFAS avant le 2 décembre 1980.Sur recommandation des jurys constitués à cette fin, le Conseil de l\u2019ACFAS procédera à (ai ju\u201d Les ive ole surf pu À ped des rece reals lo fin [pe (it fran; i fi | ad man sont sers qu ian Mis its den FAS ts facu (ida lop des | {Ong Ste $113.dn er Rie iy nr iy mx It de ju gl as \u2014 = J = a attribution des prix le 14 mai 1981 a Sherbrooke, lors du congrès annuel.Les prix pour étudiants gradués Ces prix sont destinés à des étudiants de niveau universitaire qui ont complété leurs études de premier cycle pendant l\u2019année en cours et qui ont été admis à suivre un programme d\u2019études supérieures.Ils ont pour but de reconnaître l\u2019excellence du dossier des lauréats pendant les études de premier cycle et d\u2019encourager ainsi des étudiants prometteurs à s\u2019intéresser aux carrières de recherche.Ces prix sont accordés annuellement à deux lauréats et consistent chacun en un montant de $1000 dont le financement est assuré par la Compagnie Pétrolière Impériale Ltée.Critères d\u2019attribution Ces prix sont réservés à des étudiants du Canada français.Aucune discipline n\u2019est exclue du champ d\u2019attribution des prix.Le dossier académique du candidat est le principal critère de sélection.Le dossier para- académique, les lettres de recommandation et l\u2019intérêt manifesté par le candidat pour la recherche scientifique sont évidemment aussi considérés.L\u2019examen des dossiers tient compte des différences relatives d\u2019évaluation qui peuvent exister entre disciplines ou groupes d\u2019étudiants.Mises en candidature: L\u2019appel de candidatures se fait auprès des universités francophones ou bilingues du Canada.La période de mise en candidature se termine le 2 décembre.L\u2019AC- FAS recevra les candidatures soumises par les universités elles-mêmes (directions d\u2019études supérieures, facultés ou départements); elle acceptera aussi les candidatures présentées par des étudiants individuellement.Le dossier soumis avec chaque candidature doit comprendre: 1- La formule de mise en candidature, remplie par le candidat ou par celui qui le présente (on peut obtenir des formules en s\u2019adressant au secrétariat de l\u2019AC- FAS).2- Une copie du dossier académique complet pour l\u2019ensemble du premier cycle.3- Au moins deux lettres de recommandation.4- Une attestation confirmant l\u2019admission à un programme de deuxième cycle.Un comité multidisciplinaire procédera à la sélection vers la fin de la présente année.La remise officielle des prix se fera au mois de mai suivant, à l\u2019occasion du congrès annuel de l\u2019ACFAS Le Bulletin de \u2019ACFAS Le Bulletin de l\u2019ACFAS est une publication de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences.On peut reproduire les articles sans autorisation, mais l\u2019ACFAS souhaiterait que l\u2019origine en soit mentionnée.Pour toute demande de renseignements, s\u2019adresser à: ACFAS C.P.6060 Montréal H3C 3A7 (514) 342-1411 ISSN 0571-5288 Publications récentes de \u2019ACFAS Adresser les demandes au secrétariat de l\u2019association, en y joignant un chèque ou mandat à l\u2019ordre de l\u2019'ACFAS.\u2014 Cahiers, numéro 1: Les contraintes au développement du Moyen-Nord.Actes du colloque tenu à Chicoutimi en octobre 1978: 182 pages, $5.\u2014 Cahiers, numéro 2: Thérapeutique de l\u2019obèse adulte.Actes du colloque tenu à Montréal en mai 1979: 93 pages, $3.\u2014 Cahiers, numéro 3: Le comportement moteur du déficient mental.Actes du collôque tenu à Trois-Rivières en juin 1979: 185 pages, $5.\u2014 Résumés des communications du 47e Congrès (Montréal, 1979), 209 pages, $5.\u2014 Résumés des communications du 48e Congrès (Québec, 1980), 252 pages, $5.\u2014 Rencontre des arts et des sciences de la couleur.Actes du colloque tenu à Montréal en 1978; deux volumes, 383 pages, $10.TN J if HL ile; Ohl fiag HR cl A ai iH ot COAST Te SiR La premiere Semaine des sciences au Québec par Eric Devlin, Comité d\u2019organisation de la Semaine des sciences Tout le Québec vibrera au diapason de la science du 17 au 26 octobre prochain lorsque s\u2019amorcera la premiére Semaine des sciences tenue en sol québécois.Cette Semaine des sciences aura pour objectif de faire découvrir au public l\u2019omniprésence de la science dans le quotidien tout en la débarrassant de son aura céleste.Organisée par différents organismes dont l\u2019AC- FAS, la Semaine des sciences s\u2019est assuré la participation de dix institutions universitaires, de neuf cégeps et de nombreux laboratoires de recherche tant privés que publics.De plus, une quinzaine de groupes œuvrant dans le domaine du loisir scientifique assureront le lien entre les prosélytes et les érudits.Cette Semaine des sciences est financée en majeure partie par une subvention de $40 000 du ministère de l\u2019Éducation.Elle est en préparation depuis un an et demie déjà et elle a pris vie grâce à l\u2019initiative de l\u2019Expo- sciences de Montréal et de l\u2019ACFAS qui avaient toutes deux ressenti le besoin pour la collectivité québécoise de tenir un tel événement.Pourquoi une Semaine des sciences?Des semaines nationales, il y en a pour tous les goûts.Il y a une semaine nationale pour les chiens écrasés, une autre pour les chats épilés par électrolyse.Il y en a une aussi pour les pyromanes et une autre pour la prévention des incendies.On se monte une semaine nationale historique pour un oui ou pour un non mais jamais on n\u2019a songé à en organiser une pour les sciences.Pourtant l\u2019activité scientifique est omniprésente dans le quotidien et trop souvent le public l\u2019ignore.Cette ignorance nous conduit à un des grands paradoxes de notre société industrialisée: le commun des mortels touche continuellement à la science mais il est incapable de parler science car il ne la connaît pas.Pourtant les gouvernements veulent son avis car la démocratie exige des débats publics sur l\u2019énergie atomique, sur l\u2019environnement ou sur l\u2019aménagement du territoire.Il est toujours périlleux de porter un jugement et de l\u2019exprimer quand on n\u2019est pas informé.La démocratie exige pourtant ce choix.Un choix implique une information complète sur les différentes avenues qui s\u2019ouvrent devant nous.Sans information, pas de choix possible et donc pas de démocratie ou alors un choix pris à l\u2019aveuglette et porté par l\u2019émotivité ou par la propagande d\u2019un groupe de pression bien nanti.Une autre raison justifiant la tenue d\u2019une semaine des sciences est le pourcentage fléchissant d\u2019étudiants qui poursuivent leurs études après le baccalauréat.À ce propos, les maisons d\u2019enseignement universitaire ne cessent de geindre qu\u2019il n\u2019y a pas assez d\u2019étudiants québécois inscrits à la maîtrise et au doctorat.À titre d\u2019exemple, les diplômés d\u2019origine non québécoise représentent entre 50% et 55% du personnel scientifique et technique dans tous les secteurs d\u2019emploi à l\u2019exception de la fonction publique du Québec.De plus, 75,8% des détenteurs d\u2019un doctorat résidant au Québec seraient d\u2019origine non québécoise.Ces chiffres démontrent que le Québec a joué la carte du rattrapage devant le développement tardif de son système d\u2019enseignement supérieur mais l\u2019avenir ne s\u2019annonce guère meilleur.Selon un récent sondage effectué par la Commission d\u2019étude sur les universités, plus de la moitié des étudiants cherchent avant tout à obtenir un diplôme alors que vingt-cinq pour cent ne savent pas encore exactement où les mèneront leurs études universitaires.L\u2019université n\u2019est certainement pas pour la majorité des étudiants le temple de l\u2019apprentissage de la connaissance humaine.Elle est tout simplement un passe-partout pour le marché du travail ou alors une continuité incertaine du cégep.Objectifs de la Semaine des sciences Les trois raisons énoncés ci-haut qui militent en faveur d\u2019une semaine des sciences, à savoir l\u2019omniprésence des sciences dans le quotidien, le droit du public à de l\u2019information scientifique vulgarisée et la floraison de talents scientifiques, définissent l\u2019objectif à atteindre durant cette semaine.Il s\u2019agit de mettre en contact permanent le monde de la recherche et le public.Le microcosme scientifique québécois se doit de prendre une semaine de son temps et de s\u2019ouvrir au grand public afin de le sensibiliser à la recherche qui se fait ici et aux sciences en général.Il est primordial de faire comprendre l\u2019importance de la place que tient la science dans toute société et ainsi en redorer le blason qui a pu être terni par l\u2019inquiétant et austère visage qu\u2019elle arbore.Que l\u2019on pense à la menace constante d\u2019une guerre atomique, à Three Miles Island ou bien à l\u2019affaire Love Canal et on comprendra un peu mieux la crainte que peut parfois susciter la science.En la démystifiant, on enlèvera peut-être quelques faux espoirs aux gens mais en revanche, on les instruira de la limite de la connaissance humaine et ainsi ils seront peut-être en mesure de mieux distinguer les charlatans qui leur offrent des cures de rajeunissement à base de bain d\u2019acide pour leur nettoyer les pores de la peau dans le but de dissoudre leur compte de banque.Comme le disais Maurois, «la science n\u2019est ni omnisciente, ni infaillible» et elle lorsqu\u2019elle s\u2019adresse au public, elle doit se débarasser de son language amphigourique qui masque souvent son ignorance.Elle doit sortir de son cagibi de recherche et descendre de sa royale hauteur pour dif- Les ne re (Quel leur par Que soul Sian au Reg (Xp ar de lea las dep 1 (a lË mir li als or de dia Re Que die Ca Gi Ris dre se qe 8 hi fuser une information transparente.L\u2019information ne doit pas étre seulement diaphane, on doit pouvoir y voir clair.Une fois cette œuvre de démystification en chantier, il s\u2019agira de l\u2019alimenter continuellement en diffusant une information scientifique vulgarisée.Cependant, l\u2019échange entre le microcosme de la recherche et le macrocosme social ne serait qu\u2019une simple fonction à sens unique sans une rétroaction du milieu populaire, qui peut lui aussi alimenter la science.Cette rétroaction du public peut se matérialiser par des contacts accrus entre les organismes de loisir scientifique et les professionnels de la science, ce qui ne peut être qu\u2019un bénéfique prélude pour un microsome toujours en mal de relève.Les activités au programme Le contenu de la Semaine des sciences présenté ici n\u2019est qu\u2019une ébauche établie à la mi-septembre.Différents organismes participants, comme l\u2019Université du Québec à Rimousi, n\u2019ont pu présenter un horaire de leurs activités au moment d\u2019aller sous presse.D\u2019autre part, l\u2019Association des professeurs de sciences du Québec et !l\u2019Association mathématiques du Québec ont voulu associer leur congrès à la Semaine des sciences.Signalons aussi la participation des cégeps de Gaspé et du Nord-Ouest à cette Semaine des sciences.Région de l\u2019Estrie \u2014 l\u2019Université de Sherbrooke organisera une exposition au centre d\u2019achats Carrefour de l\u2019Estrie avec la participation de trois départements.Le département de l\u2019environnement abordera le thème de l\u2019air et de l\u2019eau.Le département d\u2019éducation physique parlera de la sécurité des équipements sportifs et de la mesure des dépenses d\u2019énergie.Finalement, le département de physique nous initiera à la télédétection.D\u2019autres participants sont attendus à cette exposition dont Bell Canada avec ses fibres optiques, le ministère de l\u2019Énergie avec bien sûr les énergies nouvelles et le ministère des Terres et Forêts avec le reboisement et la lutte contre les parasites.La jeunesse scientifique sera aussi de la fête à cette exposition.L\u2019université ouvrira son centre hospitalier et de nombreuses activités telles des films et des conférences sont prévus pour les étudiants.Région de la Mauricie \u2014 L\u2019Expo-sciences provinciale des jeunes scientifiques aura lieu cette année au cégep de Drummondville.\u2014 Le cégep de Trois-Rivières organisera des cliniques où le public pourra exposer ses problèmes quotidiens et espérer y trouver une solution.Des visites spéciales sont aussi prévues pour les étudiants du secondaire V.On parlera aussi du papier tout au long de cette Semaine des sciences à Trois-Rivières.\u2014 Différentes excursions partiront de Trois- Rivières dont une en mycologie et une autre en or- SL Aelita sr Cotte trans.SUTRAS HSER SH ORANG OH nithologie.Un stage de mini-fusées est aussi planifié.\u2014 Le cégep de Joliette présentera une série de conférences et de films scientifiques.Région de Montréal \u2014 Une exposition place Desjardins a déja réussi a s\u2019assurer la participation du Conseil national de recherche du Canada (CNRC), de l\u2019Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ), du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), de l\u2019Institut Armand- Frappier, de Pratt et Wittney et de l\u2019Institut national de recherche scientifique (INRS).Cette exposition se tiendra du 20 au 26 octobre.\u2014 L\u2019Université McGill ouvrira ses portes à la population les 24, 25 et 26 octobre.À cette occasion, le public pourra visiter tous les départements et leurs expositions, qu\u2019il s\u2019agisse des sciences de la santé, du génie ou des langues et de la littérature.Le tout se fera en français et en anglais.\u2014 L'Université Concordia a planifié ses activités pour les 17, 18 et 19 octobre; celles-ci comprendront une opération «porte-ouverte», un festival de films sur la science ainsi que plusieurs expositions et conférences.\u2014 L\u2019École Polytechnique tiendra un colloque les 22, 23 et 24 octobre dont le thème sera «L\u2019ingénieur et l\u2019amélioration de la qualité de vie en milieu urbain».Une visite ouverte au public s\u2019ajoutera ainsi qu\u2019une exposition.\u2014 L'Université de Montréal tiendra une exposition sur l\u2019informatique en relation avec la traduction, l\u2019astronomie et la négociation collective.Ainsi les visiteurs pourront négocier une convention collective avec l\u2019ordinateur.De nombreuses conférences sont prévues et différents départements ouvriront leurs portes, dont ceux de physique, chimie, éducation physique, informatique, physique nucléaire, science de l\u2019éducation, aménagement et relations industrielles.Il y aura aussi des visites organisées sur l\u2019ensemble du campus les 24 et 25 octobre.\u2014 L'Université du Québec à Montréal aura son opération «porte-ouverte» qui sera limitée à certaines activités de recherche en sciences de l\u2019environnement et en sciences de l\u2019alimentation.\u2014 L'Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ) aura lui aussi son opération «porte-ouverte».\u2014 Le cégep St-Laurent ouvrira les portes de son département d\u2019assainissement de l\u2019air et des eaux.Des visites d\u2019étudiants du secondaire V sont aussi prévues au programme.\u2014 Le centre d\u2019art Saint-Laurent présentera une exposition itinérante du musée des Beaux Arts sur l\u2019utilisation de différents procédés scientifiques pour la restauration et l\u2019identification des œuvres d\u2019art.\u2014 Les Galeries d\u2019Anjou seront l\u2019hôte d\u2019une exposition organisée par certaines sociétés comme celles de mycologie, d\u2019astronomie, de minéralogie ou de botanique.5 6 Les cégeps de Saint-Jérôme et Saint-Hyacinthe pl prendront part aux activités de la Semaine des sciences en organisant différentes expositions et visites sur le site pl de leur campus.Région de Québec ue \u2014 Le Complexe scientifique de Ste-Foy ouvrira ses Le portes seulement à des groupes de cégépiens.pe \u2014 Le Centre de Recherche d\u2019Agriculture Canada, al de méme que les Archives Nationales, seront ouvertes jH au public.\u2014 La Place Laurier accueillera, les 24 et 25 octobre, une exposition des groupes amateurs scientifiques organisée par la Société linéenne.Il y aura aussi un concours photographique en sciences naturelles.\u2014 L\u2019Université Laval entend participer à la Semai- il ne des sciences en organisant des activités à caractère scolaire et de vulgarisation.Ainsi des excursions partiront de l\u2019Université pour initier le public à l\u2019observa- ref tion de la nature.Il y aura de plus quelques secteurs is! ouverts aux visiteurs et des expositions.les \u2014 Le club sciences du cégep François-Xavier ai Garneau se manifestera par quelques activités publi- qu ques.mis \u2014 Le cégep de Limoilou ouvrira aussi ses portes au Bs 3 public.3 Région du Saguenay/Lac St-Jean es k \u2014 L\u2019Université du Québec a Chicoutimi organisera fs Ë une série de conférences de même qu\u2019une projection de Ven 3 films scientifiques.Les départements a teneur plus ul B scientifique feront goûter leur recherche au public.La lo 8 Semaine des sciences sera aussi l\u2019occasion d\u2019amorcer ll 3 une réflexion sur l\u2019état de la science à l\u2019université.It \u2014 Le cégep de St-Félicien sera le lieu de conférences dans le cadre du «Jeudi des Sciences».\u2014 l\u2019Institut de Chimie du Canada ouvrira ses tin portes au public qui sera aussi invité à une soirée sociale scientifique axée sur le rôle de la chimie dans la société.\u2014 Le centre de recherche Alcan ouvrira pendant ; deux jours ses installations au public et aux étudiants.Eg \u2014 Le musée de Baie Comeau tiendra une exposi- o tion axée sur l\u2019écologie à l\u2019occasion de la Semaine des E sciences.@ D\u2019autres participants dans la région du Saguenay / Lac St-Jean sont intéressés à la Semaine des sciences mais au moment d\u2019aller sous presse, ils = n\u2019avaient pas défini la nature de leur participation.Cependant, les activités suivantes sont envisagées: con- bl férences dans plusieurs cégeps, expositions de groupes hu d\u2019amateurs scientifiques, expositions et distribution 5 d\u2019information dans les centres d\u2019achats, émission ly spéciale à CJBM radio et une émission quotidienne à la Co télévision.le 501 Planification de l\u2019expansion du réseau hydroélectrique* par Guy Leclerc et Simon Paré, Direction Planification, Hydro-Québec Le développement de l\u2019énergie électrique occupe une place considérable dans la vie économique du Québec.Nous allons faire le point ici sur l\u2019aménagement du potentiel hydro-électrique québécois en replaçant cette activité dans le plan d\u2019expansion de la production d\u2019Hydro-Québec.Mais pour faire comprendre encore mieux la logique de ce développement, nous poursuivrons en explorant le contexte énergétique québécois et finalement en décrivant les outils utilisés par les planificateurs.1.Le plan d\u2019expansion Aujourd\u2019hui, Hydro-Québec peut compter, pour répondre à la demande d\u2019électricité, sur une puissance installée de 19 839 MW, ceci incluant Churcill Falls et les premiers groupes de la centrale LG-2.En effet, c\u2019est avec plus de six mois d\u2019avance sur l\u2019échéancier que les quatre premières turbines de la centrale LG-2 se sont mises en marche.La mise en service des 12 autres groupes de cette centrale se poursuivra en 1980 et 1981.Après LG-2, soit en 1982 et 1984 respectivement, les centrales de LG-3 et LG-4 s\u2019ajouteront à notre parc d\u2019équipement.Suite à une décision assez récente, ces centrales auront chacune deux groupes turbo-alternateurs de plus qu\u2019on ne le prévoyait à l\u2019origine.Ces additions n\u2019augmenteront pas, au total, leur production annuelle, mais elles leur permettront de fournir davantage d\u2019électricité pendant les périodes de forte demande.La mise en service du groupe nucléaire de Gentilly 2 en 1983 et, en 1985, de ceux de Manic 5 P.A.et de turbines a gaz a La Citiére compléteront les installations pour la période 1980-1985.Pour cette période, l\u2019évolution des contextes démographique, économique et énergétique devrait engendrer un rythme de croissance de l\u2019ordre de 7,1%.À la fin de 1985, le réseau de production d\u2019Hydro-Québec aura une puissance installée de 30 924 MW.1.1 La demande Cette capacité de production suffira-t-elle aux besoins pendant longtemps?Il semble bien que non.De nombreuses études sur la part de l\u2019électricité dans le bilan énergétique du Québec laissent entrevoir que cette part dépassera 40% en 1990, alors qu\u2019elle n\u2019était que de 25% en 1978.On peut évidemment se poser des questions sur l\u2019exactitude de ces prévisions, car le problème comporte encore bien des inconnues.Il semble cependant y avoir consensus sur le fait que la demande d\u2019électricité continuera de croître dans les années à venir, mais à un rythme un peu moins rapide que dans le passé.Quoi qu\u2019il en soit, il faudra d\u2019autres installations de production pour satisfaire les besoins.La révision des prévisions des taux d\u2019accroissement de la demande d\u2019électricité faite en 1979 montre que cette dernière évoluera à un taux de 7,1% jusqu\u2019en 1985 (comme mentionné précédemment), à un taux de 6,7% pour la période 85-90 et après l\u2019année 1990 à un taux de 5,7%.Plus concrètement, si les consommateurs nous ont demandé 18 150 MW en 1979, ils en demanderont 27 700 en 1985, 38 000 en 1990, 50 000 en 1995 et 67 000 en l\u2019an 2000.Ainsi, il faudra mettre en service de nouveaux équipements durant la période 1986-2000 pour pallier à ces accroissements de la demande d\u2019électricité.Au cours des années qui viennent, nous continuerons à mettre l\u2019accent sur l\u2019aménagement des ressources hydrauliques non encore exploitées, sans pourtant exclure d\u2019autres modes de production.1.2 La production hydroélectrique de base Relativement à la production hydroélectrique de base, une fois terminée la Phase I de l\u2019aménagement du complexe La Grande, le Québec aura encore un potentiel hydraulique non aménagé de 35 000 mégawatts environ.Cette quantité peut sembler énorme, mais elle l\u2019est beaucoup moins qu\u2019on pourrait le croire à première vue.En effet, pour des raisons techniques, économiques ou environnementales, la totalité de ce potentiel ne pourra sans doute pas être aménagée dans un avenir prévisible.En outre, les sites qui pourraient être aménagés sont loin de tous avoir la même valeur.À cet égard, il faut établir une distinction importante.Sur le 35 000 mégawatts mentionné tout à l\u2019heure, il y en a 10 000 qui sont répartis entre plus de 40 petites rivières; chaque rivière peut comporter plusieurs sites et chaque site a un potentiel inférieur à 100 mégawatts; dans certains cas, ce potentiel ne dépasse pas | ou 2 mégawatts.Il reste à déterminer combien de sites pourront être aménagés,à quel rythme et à quel coût.Il n\u2019est évidemment pas question d\u2019entreprendre simultanément l\u2019aménagement de 500 sites ou davantage! Certains seront sans doute mis en valeur dans un avenir pas trop lointain pour répondre à des besoins particuliers.Dans la majorité des cas, cependant, ces sites auront à jouer un rôle complémentaire, leur aménagement éventuel s\u2019échelonnera sur longue période.Les petites rivières ne présentent donc qu\u2019un intérêt restreint à court et à moyen termes.Nous insisterons donc bien plus sur le potentiel *Communication présentée lors du 48e Congrès de l\u2019ACFAS à Québec, en mai 1980 FE NA RTE ON EN AOC EN EU d\u2019une trentaine de rivières plus importantes.Il est évalué à 25 000 mégawatts et réparti dans quatre grandes régions du Québec: le Nord-Ouest, la Côte-Nord, le Centre du Québec et la Baie d\u2019Ungava.Dans cette catégorie, les sites dont l\u2019aménagement semble actuellement rentable ont un potentiel de plus de 16 000 mégawatts.Dans le Nord-Ouest, le complexe La Grande comportera encore quelque 3 000 mégawatts à aménager, une fois que les centrales de LG-2, LG-3 et LG-4 seront en service.C\u2019est ce que nous convenons d\u2019appeler La Grande Phase II.Les centrales complémentaires aux trois premières centrales du Complexe La Grande à l\u2019étude sont au nombre de sept.On en trouve trois sur le parcours des eaux de la Caniapiscau jusqu\u2019au bief d\u2019amont de LG-4.Ce sont les centrales de Brisay, LA-2 et LA-1.Sur le cours supérieur de I\u2019Eastmain se trouvent deux autres centrales désignées sous le nom de EM-2 et de EM-1.On en trouve une autre sur la riviére La Grande, la centrale LG-1, qui pour fin de réalisation est considérée comme faisant partie de la Phase II.Enfin, une dernière pourrait être construite à l\u2019exutoire du lac Boyd, sur le détournement Fastmain \u2014 Opinaca.Celle-ci porte le nom de Sakami.Voici les principales caractéristiques des projets de la Phase II du Complexe La Grande.Voici les principales caractéristiques de l\u2019aménagement de Grande Baleine.TABLEAU 1 Puissance Energie moyenne installée annuelle Centrales (MW) (TWh) LG 1 1140 7,4 Brisay 400 2,2 LA 1 770 4,0 LA 2 312 1,7 EM 1 552 2,9 EM 2 240 1,3 Sakami 190 1,1 TOTAL 3 604 20,6 Il y aura également dans la région du Nord-Ouest québécois le complexe Grande Baleine et le complexe Nottaway \u2014 Broadback \u2014 Rupert (N.B.R.) L\u2019apport du Complexe Grande Baleine sera de 2 880 MW correspondant à une utilisation équivalente à 60% du temps.La rivière Grande Baleine est une rivière de 415 km de longueur dont l\u2019embouchure à la Baie d\u2019Hudson est située à 1 120 km de Montréal.Le complexe comprend trois centrales: GB-1, GB-2 et GB-3, combinées à un réservoir de tête situé au lac Bienville.La petite rivière de la Baleine est dérivée vers la retenue de la centrale de GB-1.TABLEAU 2 Puissance Energie moyenne installee annuelle Centrales (MW) (TWh) GB-1 1 961 10,32 GB-2 479 2,52 GB-3 444 2,34 TOTAL 2 884 15,18 Les décisions finales sur ce projet devraient être prises au cours de l\u2019été prochain.Dans le cas du complexe N.B.R., la puissance installée sera de l\u2019ordre de 7 000 MW, correspondant à une utilisation équivalente à 75% du temps.Après La Grande, le complexe N.B.R.est le plus important qui reste au Québec en terme de puissance et d\u2019énergie.L\u2019aménagement du complexe N.B.R.(Nottaway \u2014 Broadback \u2014 Rupert) consiste à dériver les eaux de deux rivières dans une troisième afin d\u2019en augmenter le débit pour ensuite construire sur cette dernière un ensemble de centrales.Ceci est favorisé par la présence d\u2019un plateau à l\u2019amont des centrales qui permet les détournements et la création des réservoirs.Ceci amène par contre d\u2019énormes travaux dont l\u2019ampleur peut être considérée comme étant exceptionnelle: 9 centrales, 7 réservoirs et des digues et barrages totalisant plus de 100 km de long.Voici les principales caractéristiques du complexe N.B.R.TABLEAU 3 Puissance Energie moyenne installée annuelle Centrales (MW) (TWh) R-11 300 1,6 R-10 365 1,9 R-9 610 3,7 R-8 790 5,3 R-7 1915 12,7 R-5 1 200 7,8 R-3 670 4.4 R-2 540 3,6 R-1 565 3,7 TOTAL 6 955 44,7 for it Me qu Un Pet gl de Tage, a Il y a aussi deux autres rivières qui font partie des ressources hydroélectriques importantes du Nord- Ouest.Il s\u2019agit de Harricana (1 032 MW) qui se jette dans la Baie James et de la Natapoca (448 MW) qui se jette dans la baie d\u2019Hudson.Selon des évaluations préliminaires, les principales caractérisques seraient: Chamouchouane, la rivière Mattawin, le Haut Saint- 9 Maurice, Toulnustouc et Témiscamingue.Leurs principales caratéristiques sont: TABLEAU 6 Puissance Énergie moyenne installée annuelle TABLEAU 4 Aménagement (MW) (TWh) Puissance Énergie moyenne Archipel de Montréal 1325 8,1 installée annuelle Chamouchouane 1106 5,17 Rivieres (MW) (TWh) Mattawin 810 1,75 Haut Saint-Maurice 244 1,7 ,( Toulnustouc 370 1,81 aan noe Le Témiscamingue 195 0,93 P TOTAL 4 050 19,46 Pour sa part, la Côte-Nord possède un potentiel de l\u2019ordre de 6 000 MW.Dans ce territoire, dix rivières seraient aménageables.Il s\u2019agit de: La Romaine, Petit Mécatina, Sainte-Marguerite, Magpie, Moisie, Natash- quan, Aquanus, Saint-Augustin, Olomane et St-Paul.Une partie du bassin versant des rivières La Romaine, Petit Mécatina, Natashquan, Saint-Augustin et St-Paul se trouve au Labrador.Les principales caractéristiques de ces rivières sont: TABLEAU 5 Puissance Énergie moyenne * installée annuelle Complexe (MW) (TWh) Romaine 1 376 9,62 Petit Mécatina 1 920 13,24 Ste-Marguerite 319 2,20 Magpie 355 2,42 Moisie 976 6,83 Natashquan 893 6,17 Aquanus 446 3,12 St-Augustin 238 1,67 Olomane 310 2,17 St-Paul \u2018 267 1,87 TOTAL 7 100 49,31 *Energie moyenne si les bassins du Labrador sont exploités.Les aménagements qui se retrouvent au centre du Québec sont au nombre de six.Ils totalisent au-dela de 3 000 MW selon une utilisation équivalente a 80% du temps.Ce sont le projet Archipel de Montréal, la rivière Quant aux ressources de la baie d\u2019Ungava, elles pourraient être considérées plus tard, à condition que, malgré leur grand éloignement, il devienne rentable de les aménager.Les rivières Caniapiscau (complexe KCM), George, A la Baleine, Aux Feuilles et Arnaud pourraient être aménagées.Le potentiel global de ces rivières est de l\u2019ordre de 7 300 MW selon une utilisation annuelle de 80%.Leurs principales caractéristiques sont: TABLEAU 7 Puissance Énergie moyenne installée annuelle Rivières MW TWh/an Koksoak \u2014 Caniapiscau \u2014 2 240 15,68 Aux Mélèzes George 2776 19.0 A la Baleine 1135 7.7 Aux Feuilles 711 5,0 Arnaud 592 3,5 TOTAL 7 454 50,88 1.3 Autres modes de production de base Considérons maintenant les autres modes de production auxquels Hydro-Québec envisage d\u2019avoir recours pendant les années qui viennent.En effet, les ressources hydrauliques ne sont pas illimitées, même si elles sont encore abondantes.Il importe donc qu\u2019Hydro-Québec soit prête à recourir à d\u2019autres moyens.Ces moyens à considérer sont la production nucléaire, la production thermique classique et les énergies Se ve 6088 10 nouvelles.Les deux premiers modes, qui s\u2019appuient sur des techniques bien connues, pourraient fournir un apport considérable.En ce qui concerne les énergies nouvelles de grands progrès seront certainement réalisés au cours des prochaines décennies.Il est peu probable, cependant, qu\u2019elles puissent prendre une part importante du bilan énergétique d\u2019ici la fin du siècle.Au cours des prochaines années, Hydro-Québec compte œuvrer simultanément dans les trois domaines.La première centrale nucléaire qui atteindra le stade de l\u2019exploitation commerciale est celle de Gentilly-2.Sa mise en service est prévue pour 1983.Par ailleurs, le site de Gentilly pourrait accueillir quatre autres tranches nucléaires.Présentement, un autre projet est à l\u2019étude: celui de Gentilly-3.Cependant, aucune décision à ce sujet ne sera prise dans l\u2019immédiat, c\u2019est-à-dire tant que le moratoire touchant le domaine nucléaire demeurera en vigueur.Dans l\u2019intervalle, Hydro-Québec continue d\u2019assurer une présence minimale dans le domaine nucléaire, grâce à Gentilly-2 et au projet de Gentilly-3.Ainsi, le personnel d\u2019ingénierie, de construction et d\u2019exploitation est en mesure de poursuivre sa formation dans le domaine nucléaire, ce qui est extrêment important.En effet, Hydro-Québec peut ainsi garder ouverte l\u2019option nucléaire, prendre le temps de se préparer et, le moment venu, être en mesure de faire un véritable choix, dans un sens ou dans l\u2019autre.Il est essentiel, en effet, que nous abordions lentement le domaine nucléaire, pendant que nous disposons encore de ressources hydrauliques.C\u2019est là une attitude prudente, même si nous devions décider, dans quelques années, d\u2019abandonner complètement l\u2019option nucléaire.Ce qu\u2019il faut éviter à tout prix, c\u2019est de courir le risque d\u2019épuiser nos ressources hydrauliques et de devoir, du jour au lendemain, réaliser un programme nucléaire considérable.Les transitions trop brusques se font rarement sans heurt.Celles qui se font graduellement portent bien davantage des garanties de réussite.Notre stratégie est analogue en ce qui concerne la production thermique classique.Là aussi, nous devons maintenir nos connaissances à jour et nous tenir prêts.Jusqu\u2019à présent, le parc d\u2019équipement d\u2019Hydro-Québec ne comprend qu\u2019une centrale thermique classique: celle de Tracy.Cette centrale est alimentée au pétrole.Si de nouvelles centrales thermiques devaient être construites, il faudrait cependant avoir recours à d\u2019autres combustibles à cause des dangers de pénurie du pétrole et de son coût de plus en plus élevé.À l\u2019heure actuelle, nous considérons le charbon.Quoique le Québec ne possède pas de charbon dans son sous-sol, il s\u2019en trouve des réserves considérables dans le monde.Les études menées sur le sujet ne sont pas définitives, mais il demeure possible qu\u2019au cours des années 90, le parc d\u2019équipement d\u2019Hydro-Québec comporte quelques centrales thermiques alimentées au charbon.Cette éventualité dépend essentiellement de l\u2019évolution de la situation énergétique.Qunad aux énergies nouvelles, elles font l\u2019objet de nombreuses études et de nombreuses expériences.Notre Institut de Recherche consacre notamment beaucoup d\u2019efforts à ce sujet.L\u2019énergie éolienne a particulièrement attiré notre attention, étant donné que de nombreuses régions du Québec connaissent fréquemment des vents assez rigoureux, telles les Iles-de-la-Madeleine.La recherche d\u2019autres sites propices à l\u2019installation d\u2019éoliennes se poursuit toujours.Mentionnons ici l\u2019étude que mène présentement Hydro-Québec en collaboration avec le Conseil national de recherches.L\u2019objet de l\u2019étude est d\u2019évaluer les possibilités d\u2019installer un prototype de 3 800 kilowatts.L\u2019utilisation de la tourbe a aussi retenu notre attention, car les tourbières sont abondantes au Québec.Le projet-pilote qui sera réalisé a I\u2019ile d\u2019 Anticosti a trait a une installation de 750 kilowatts.Il y aura donc gazéification de la tourbe.Le combustible ainsi produit sera ensuite utilisé dans des moteurs diesels spéciaux.Hydro-Québec poursuit également des études sur la possibilité d\u2019utiliser les déchets urbains pour la production d\u2019électricité.D\u2019après les résultats obtenus jusqu\u2019à présent, il ne semble pas que ce mode de production soit particulièrement prometteur.Les coûts sont extrêmement élevés et le «potentiel» est faible.Quant à l\u2019énergie solaire, il semble beaucoup plus avantageux de l\u2019utiliser directement pour le chauffage.Hydro-Québec n\u2019envisage pas pour le moment de l\u2019utiliser pour la production d\u2019électricité.Cependant, une mise en garde s\u2019impose.Devant l\u2019ampleur des efforts portant sur les énergies nouvelles et l\u2019intérêt évident du sujet, certains sont souvent portés à croire que ces nouveaux modes de production pourraient remplacer les anciens à brève échéance.Nous n\u2019en sommes pas encore là cependant.Les recherches sur les énergies nouvelles constituent, en fait, des efforts de recherche et de développement axés sur des objectifs à long terme.Il faudra encore énormément d\u2019efforts et d\u2019investissements avant que ces nouveaux modes de production puissent fournir de l\u2019éctricité en grande quantité et à des prix abordables.1.4 Production supplémentaire Jusqu\u2019à présent, nous avons traité d\u2019installations destinées à répondre à la partie de la demande qui demeure à peu près stable à l\u2019année longue.Parlons maintenant des installations destinées à fonctionner d\u2019une façon moins constante, en particulier pendant la saison froide où les besoins de la clientèle sont très élevés.sur qm équ rôlé il {al pen ajo cel fe] ti bes fs; su nel par I US It M TH S0r Pre de La nécessité de prévoir des équipements spécialisés en quantité appréciable, pour satisfaire cette catégorie de besoins, est chose relativement récente à Hydro- Québec.Pendant longtemps, en effet, les centrales hydroélectriques ont été conçues de façon à répondre à tous les besoins.Aujourd\u2019hui, la situation a changé.Étant donné leur éloignement des centres de consommation, les centrales récemment construites et les centrales à venir n\u2019ont pas toutes été conçues pour assumer ce double rôle.Pourquoi?Parce que, dans plusieurs cas, le coût du transport serait trop élevé.Il est alors plus économique d\u2019avoir recours à des équipements spécialisés, situés plus près des centres de consommation.Des équipements de trois types sont envisagés: le suréquipement hydroélectrique, les centrales à accumulation par pompage et les turbines à gaz.Ces équipements ne sont pas interchangeables.Chacun a un rôle particulier.Pour des raisons techniques ou économiques, ou les deux, certaines installations doivent fonctionner pendant de courtes périodes et d\u2019autres pendant des périodes plus longues.Suréquiper une centrale hydroélectrique, c\u2019est ajouter de nouveaux groupes turbo-alternateurs dans cette centrale ou construire une nouvelle centrale sur le même site, sans modifier le réservoir d\u2019eau.Ce moyen ne permet pas d\u2019augmenter la production totale d\u2019électricité du site, mais de mieux la répartir en fonction des besoins.On peut alors augmenter la production pendant les périodes de forte consommation et la diminuer par la suite.Ce type d\u2019installation est destiné à un fonctionnement annuel de 1 000 à 2 000 heures.C\u2019est ce que nous avons choisi de faire quand nous avons décidé d\u2019ajouter deux groupes turbo-alternateurs à la centrale de LG-3 et deux autres à la centrale de LG-4.C\u2019est aussi à cette catégorie qu\u2019appartient le projet «Manic 5 \u2014 Puissance additionnelle», qui sera réalisé pour 1985.Cette installation permettra de disposer de 1 000 mégawatts de plus pendant les périodes où la consommation est élevée.D\u2019autres projets de cette nature sont présentement à l\u2019étude, tels que Bersimis I et Outardes 4.Passons maintenant aux centrales à accumulation par pompage.Ce type de centrale est composé d\u2019un réservoir inférieur, d\u2019un réservoir supérieur et d\u2019une usine hydroélectrique.Durant les heures creuses, l\u2019énergie disponible dans le réseau est utilisée pour pomper l\u2019eau du réservoir inférieur et l\u2019accumuler dans le réservoir supérieur.Durant les heures de grande consommation cette eau sert à actionner les turbines et à produire de l\u2019électricité.La durée annuelle de fonctionnement des centrales de pompage se situe entre 200 et 1 000 heures.Plusieur site propices à l\u2019intallation d\u2019une centrale de pompage ont été étudiés jusqu\u2019à maintenant.Les études les plus concluantes ont trait au projet de centrale de pompage Delaney.Cette installation de 2 000 méga- watts serait située à proximité de Saint-Raymond de Portneuf.La date exacte de mise en service n\u2019est pas encore déterminée.Elle pourrait se situer à la fin des années 80.Enfin, la mise en service de la centrale de Cadillac (puissance installée: 180 mégawatts), en Abitibi, et l\u2019installation de 280 mégawatts de turbines à gaz à la Citière, au cours de 1979, marquent les débuts d\u2019Hydro-Québec dans la gestion d\u2019un parc comportant des turbines à gaz.Celles-ci utilisent du pétrole comme combustible.De ce fait, leur fonctionnement coûte cher.Il est donc rentable de les utiliser seulement pendant de courtes périodes: de 50 à 200 heures par année.1.5 Bilan de la contribution des sources d\u2019ici l\u2019an 2000 Les besoins d\u2019équipements identifiés pour la période 1986-2000 seront satisfaits par une contribution de chaque source disponible au Québec.Ces besoins d\u2019équipements se subdivisent en fait en deux catégories: les besoins d\u2019équipements de base et les besoins d\u2019équipements de pointe pour les périodes de forte demande.Les besoins de base prévus devront être comblés par les sources d\u2019énergie disponibles: les grandes rivières, les petites, le nucléaire, le thermique, les éoliennes et la tourbe.Les besoins de pointe seront comblés par le suréquipement des centrales hydrauliques existantes et de celles construites durant cette période, par des centrales à accumulation par pompage et par des turbines à gaz.En ce qui concerne l\u2019aménagement du potentiel des grandes rivières, mentionnons que le potentiel situé dans le Nord-Ouest québécois est considéré pour répondre à la majorité des besoins de base pour la période 1985-95, et qu\u2019une forte partie du potentiel de la Côte-Nord et du Centre du Québec est, pour sa part, retenue pour combler une partie des besoins de la période 1995-2000.Quant au potentiel de la Baie d\u2019Ungava, il ne peut être envisagé qu\u2019après le tournant du siècle.2.La définition du problème Nous venons de voir l\u2019orientation prise par Hydro- Québec.Cette orientation est basée sur des données et sur une analyse de la situation énergétique actuelle.C\u2019est-à-dire sur une définition du problème énergétique québécois.C\u2019est cette perception du problème énergétique québécois que nous allons examiner maintenant, c\u2019est-à-dire: a) Le contexte énergétique québécois b) La progression de la consommation d\u2019électricité 11 12 c) Les sources d\u2019énergie électrique à moyen et à long terme d) Les contraintes économiques et environnementales 2.1 Le contexte énergétique québécois En 1978, 65,5% de toute l\u2019énergie consommée au Québec provenait du pétrole.La part de l\u2019électricité était de 26%, alors que, modestement, le gaz et le charbon occupaient respectivement 7 et 1,5% du marché.Cette situation a marqué une évolution depuis les trente ou quarante dernières années.En 1940, par exemple, la principale source d\u2019énergie au Québec était le charbon, suivi du pétrole et de l\u2019électricité.Le développement phénoménal de la production pétrolière, la stabilité de son prix lui a gagné la part du lion dans un marché énergétique qui s\u2019est développé d\u2019une façon fantastique.La production électrique, modeste au départ dans le bilan global, s\u2019est accrue à un taux élevé et d\u2019une façon très régulière, en suivant la «loi» du doublement tous les dix ans.Cependant, la crise du pétrole est venue bouleverser tout cela.Et, si on se tourne vers l\u2019horizon de l\u2019an 2000, c\u2019est un portrait bien différent qui nous attend.À ce moment, selon la plupart des prévisionnistes, l\u2019électricité constituera la principale source d\u2019énergie alors que le pétrole aura régressé considérablement et sera peut-être en troisième place, derrière le gaz naturel.Quant au charbon, même s\u2019il connait un renouveau important en Europe et aux États-Unis, on ne prévoit pas pour lui un avenir important au Québec, principalement à cause des difficultés d\u2019approvisionnement.Dans vingt ans les «énergies nouvelles» auront commencé à s\u2019approprier une part du marché, mais leur importance globale sera encore modeste.Enfin, aucun bilan énergétique ne serait complet sans un mot sur la «rationalisation» de la consommation d\u2019énergie.Les pays riches, et spécialement les nord- américains, ont consommé l\u2019énergie sans compter.Dorénavant, avec l\u2019évolution des prix et les difficultés d\u2019approvisionnement, il faut faire des économies.Aussi bien dans le transport et dans la consommation des ménages que dans la production industrielle.La progression de la consommation se fera à un rythme beaucoup plus lent que par le passé.On espère que cette «rationalisation» de la consommation se fera sans trop de heurts et ne se transformera pas en rationnement ni en crise comme celles que nous avons traversées depuis 10 ans.2.2 La progression de la demande d\u2019électricité Dans ce contexte, comme on vient de le voir, la consommation d\u2019électricité est appelée à progresser à un rythme élevé.Et particulièrement au Québec où l\u2019hydroélectricité offre encore une source abondante pour l\u2019avenir.D\u2019après l\u2019évolution actuelle de la consommation, on prévoit que la consommation de pointe va augmenter plus rapidement que la consommation de base, surtout à cause de l\u2019introduction de formes de consommation comme le chauffage électrique.Ce phénomène aura une influence sur le type de centrales qui seront requises pour alimenter les consommateurs.2.3 Les sources d\u2019énergie électrique Maintenant, après avoir examiné l\u2019évolution de la consommation, regardons quelles sources d\u2019énergie électriques seront disponibles durant les vingt-cinq prochaines années.Entre autres particularités, les équipements de production électrique demandent des temps de réalisation très long.Il faut de cinq à dix ans pour construire une nouvelle centrale.Il en faut encore bien plus pour mettre au point une nouvelle source d\u2019énergie électrique.Après quarante ans d\u2019effort, l\u2019énergie nucléaire n\u2019a pas fini son développement.Il faut donc en conclure que, dans les vingt ou vingt-cinq prochaines années, les nouvelles centrales d\u2019Hydro-Québec seront du même type que celles que nous pouvons mettre en chantier dès maintenant: hydraulique, nucléaire, charbon, auxquelles on pourra ajouter une partie des énergies nouvelles comme la tourbe ou l\u2019énergie éolienne.Cela ne veut pas dire que la recherche va cesser durant ce temps.Bien au contraire, les ressources consacrées à la mise au point de technologies nouvelles seront de plus en plus importantes.Et après les vingt ou trente prochaines années, on pourra s\u2019attendre à voir apparaître de nouveaux types de centrales: surgénérateur, fusion nucléaire, ou de nouvelles formes d\u2019énergie redécouvertes.2.4 Les contraintes L\u2019électricité comme les autres industries n\u2019échappe pas aux principales contraintes modernes, et spécialement à la nécessité de s\u2019intégrer harmonieusement à l\u2019environnement.Ces soucis de préserver l\u2019environnement font maintenant partie intégrante du processus de réalisation des nouveaux projets de centrales, de lignes de transport et de postes de transformation.Déjà, certaines modifications sont apportées aux projets d\u2019Hydro-Québec pour mieux les intégrer dans l\u2019environnement.Il faut s\u2019attendre de ce côté à un resserrement des contraintes.Mais la contrainte d\u2019environnement ne va pas seulement jouer sur la conception des projets et sur l\u2019exploitation des équipements existants.Elle va influencer le développement des nouvelles sources énergétiques, et même la remise en question de sources déjà fort populaires.L\u2019énergie nucléaire connaît des problèmes d\u2019acceptation auprès de l\u2019opinion publique.Le charbon à cause des inconvénients liés à l\u2019extraction et à la combustion (les pluies acides en particulier) pourra se voir limité dans l\u2019avenir.\u2014 dl en gi a} joel noi d'œil dH forte quest find il $a pio hori itt il lay met ag me trp l'a bien con que base à pou Cou 33 th 10k 0 das \u201ci a Je wr Mentionnons enfin que la sécurité des installations, et en particulier la sécurité du public, va peser de plus en plus lourd dans le choix énergétique, tout comme pourra jouer la capacité de financer ou non les projets de développement.3.Les outils du planificateur Après avoir décrit le problème énergétique tel que nous le percevons, il est important de jeter un coup d\u2019œil sur les outils que possèdent les planificateurs d\u2019Hydro-Québec.La nature des outils conditionne fortement le genre de réponse que l\u2019on apporte aux questions soulevées, leur précision et leur degré de certitude.3.1 La période étudiée L\u2019horizon valable pour le planificateur est de 20 à 25 ans.Le planificateur cherche en effet à couvrir la période la plus longue possible, mais au-delà d\u2019un horizon de vingt-cinq ans, trop de choses deviennent incertaines, pour ne pas dire carrément inconnues, pour qu\u2019il vaille la peine de les explorer.Les prévisions de la consommation par exemple sont tellement entachées d\u2019incertitude au-delà d\u2019une période de vingt-cinq ans qu\u2019elles deviennent pratiquement impossibles à utiliser.Il en est de même pour les sources d\u2019énergie électrique et pour la technologie de production d\u2019électricité: en vingt-cinq ans la technologie va faire des bonds considérables et offrira des solutions dont on ne peut tenir compte actuellement.3.2 Les prévisions de la consommation Hydro-Québec utilise deux méthodes pour prévoir l\u2019augmentation de la consommation.La première méthode consiste à extrapoler sur les quinze prochaines années le taux de croissance moyen du passé.Cette méthode est la plus généralement utilisée chez les entreprises de production d\u2019électricité.Cette méthode a l\u2019avantage de donner des résultats quantitatifs et d\u2019avoir bien réussi dans le passé.Malheureusement, elle a l\u2019inconvénient de refléter les conditions du passé à une époque où, après des années de stabilité, tout est en train de basculer.Aussi, on utilise des méthodes de prospective pour à la fois valider les prévisions quantitatives et pour pouvoir aller au-delà de la période de quinze ans que couvrent ces prévisions.3.3 Les modèles de programmes Pour pouvoir accepter de nouvelles centrales dans le parc d\u2019équipement, il ne faut pas seulement répondre aux besoins prévus sur une base annuelle.Il faut pouvoir passer les périodes critiques de l\u2019année, conserver l\u2019objectif de garantie de service au client et choisir l\u2019équipement le moins coûteux.Pour s\u2019assurer que la production d\u2019une nouvelle centrale de base ou de pointe s\u2019intègre bien dans l\u2019en- semble des centrales d\u2019Hydro-Québec, on utilise des modèles de simulation qui reproduisent les périodes critiques de l\u2019année.L\u2019ensemble des centrales hydrauliques qui assurent l\u2019énergie de base sont simulées à l\u2019aide du modèle RIVIÈRE; cette simulation optimise l\u2019utilisation des réservoirs et fonctionne sur une base mensuelle.Un autre modèle, le modèle BORA, simule sur une base hebdomadaire les équipements de pointe, les centrales thermiques et les centrales nucléaires.Les centrales de pointe, suréquipements hydrauliques, usines de pompage ou turbines à gaz sont étudiés à l\u2019aide du modèle GRETA, qui évalue sur une base horaire.Ce sont ces centrales qui présentent le plus grand défi pour le planificateur car elles satisfont à la «dentelle» de la consommation, et il faut prévoir les diverses formes que cette dentelle peut prendre, six, huit ou dix ans à l\u2019avance.Une deuxième contrainte doit être satisfaite par la ou les centrales qui sont étudiées: elles doivent permettre de continuer à assurer au client la garantie de service visée par l\u2019entreprise pour son réseau de production (indépendamment des pannes du réseau de distribution ou des bris de lignes de transport).L'objectif de fiabilité de production est d\u2019une journée tous les dix ans.C\u2019est-à- dire qu\u2019en moyenne une journée tous les dix ans les centrales ne pourront satisfaire à la demande, à cause du trop grand nombre de pannes.Cette simulation des pannes de génératrices est faite par un modèle qui détermine la probabilité combinée de perdre un certain nombre de groupes en même temps.Ce modèle détermine la quantité totale de «réserve» que doit avoir le parc de production d\u2019Hydro-Québec.Enfin, un dernier modèle, le modèle CAPRI, fait le choix économiquement optimal pour l\u2019expansion du parc de centrales.Ce modèle utilise la programmation linéaire en nombre entier.Il permet de déterminer le programme d\u2019équipement qui coûte le moins cher, tout en satisfaisant les principales contraintes de la consommation, de la réserve et des centrales, spécialement les contraintes liées à la construction et au fonctionnement des centrales.Ce programme simule enfin le fonctionnement financier de l\u2019entreprise de façon à dégager les conséquences du programme d\u2019équipement sur le financement de l\u2019entreprise et sur la tarification de l\u2019électricité.Ces divers programmes sont utilisés en séquence et il faut boucler plusieurs fois la boucle pour obtenir finalement la meilleure combinaison de projets pour répondre à la demande, c\u2019est-à-dire le programme d\u2019équipement optimal.Étant donné l\u2019importance économique des enjeux, plusieurs milliards par année en investissements seulement, il est nécessaire d\u2019avoir des outils puissants pour évaluer toutes les conséquences de choix qui vont peser lourd sur l\u2019avenir de la collectivité.13 js hi ua aie i da 14 3.4 Le processus de recommandation Le phénomène le plus important qui a influencé les choix publics, depuis quelques années, c\u2019est «l\u2019intrusion» de l\u2019opinion publique dans ce qui était jusque là la chasse-gardée des seuls technocrates.L\u2019implantation des nouveaux équipements électriques, on le sait bien, n\u2019a pas fait exception.Que ce soit à la demande des citoyens, des journalistes ou des partis politiques, Hydro-Québec comme bien d\u2019autres organismes a dû expliquer au public ses orientations et ses attitudes.On peut parler d\u2019une «socialisation» du choix des nouveaux équipements d\u2019Hydro-Québec.L\u2019entreprise a réagi à ce nouveau défi en adoptant, quoi qu\u2019en disent ses détracteurs, une approche plus ouverte par rapport au public, et en tenant compte des aspects autrefois considérés comme secondaires: impact sur l\u2019environnement, retombées économiques, attitude de la population.Maintenant, l\u2019étude des projets de centrales (comme pour les lignes et les postes) s\u2019accompagne de consultations des organismes publics intéressés (ministères, municialités), de rencontres avec la population locale et de sensibilisation du public à travers les médias.Aux études traditionnelles d\u2019ingénierie se sont ajoutées des études d\u2019environnement et des études économiques.Cette approche multidisciplinaire se concrétise par la rédaction d\u2019un rapport «d\u2019avant-projet» qui résume les quatres grands secteurs d\u2019activité: les études d\u2019ingénierie, les études d\u2019environnement, les activités de communication et les recommandations de la planification.Ce rapport intégré sert maintenant d\u2019outil de travail aux organismes qui doivent étudier et approuver le projet: les Service de protection de l\u2019environnement, le Ministère de l\u2019énergie, le Conseil des ministres, etc.Le (r fi quar neh plié pour [ pour Test fon serie comp flit solr [ duit glo av prod fosse plus Dio bte on der dif dans [Oy Me) hah Le service d\u2019information Hebdo-science Créé il y a deux ans par l\u2019Association des communicateurs scientifiques, avec la collaboration de l\u2019ACFAS et de la Fédération québécoise du loisir scientifique, le Service d\u2019information Hebdo-science produit chaque semaine de quatre à six textes, qui sont diffusés principalement par les hebdos régionaux ainsi que par les postes de radio.Si votre hebdo local ne les publie pas, vous pouvez toujours faire pression sur son directeur! Ci-joint quelques textes publiés par Hebdo-science dernièrement.Pour du fumier rentable: le compost La gestion des fumiers est source de maux de tête pour la plupart des éleveurs de porcs du Québec.Et ce n\u2019est pas seulement à cause de l\u2019odeur: outre la pollution de l\u2019air et de l\u2019eau, le lisier de porc entraîne de sérieux problèmes d\u2019entreposage et d\u2019épandage sans compter le coût élevé du transport dû au pourcentage élevé d\u2019humidité contenu dans le lisier (5 à 10 livres seulement de matière sèche pour 100 livres de charge).En 1978, les élevages porcins du Québec ont produit 2 000 000 de tonnes de fumier, soit 450 millions de gallons ayant une valeur fertilisante de $13 000 000.Il arrive cependant que ce fumier, au lieu de rentabiliser la production porcine, coûte très cher en construction de fosses plus grandes et nécessite des moyens de plus en plus sophistiqués pour en disposer selon les normes de protection de l\u2019environnement.Il est maintenant établi que tout éleveur qui peut obtenir de la sciure de bois à bas prix peut transformer son lisier de porc en un excellent compost.Le compostage de la sciure de bois et du lisier de porc, deux déchets, n\u2019aurait pas de précédents connus.Il s\u2019agit pourtant d\u2019un procédé relativement simple qui a été expérimenté chez un producteur porcin de St-Henri de Lévis, Rock Bureau, par Marcel Belzile, agronome au ministère de l\u2019Agriculture et Denis Archambault, finissant en Sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation à l\u2019Université Laval.Le compostage consiste en une décomposition contrôlée de la matière organique par un processus biologique qui utilise l\u2019énergie des microorganismes pour en arriver à un produit ressemblant à l\u2019humus.Le compostage permet ainsi de recycler et de remettre en circulation dans la nature des déchets à des coûts moindres que la plupart des méthodes actuellement utilisées.Cette expérience de compostage consistait d\u2019abord à former des andains avec la sciure de bois à la suite de quoi il suffisait d\u2019appliquer le lisier à différentes périodes sur ces andains et à les brasser de temps en temps.Les andains de sciure de bois (bran de scie) ont ainsi absorbé au total 77% à 90% de leur volume en lisier, soit une absorption presque complète, tout en évitant les écoulements polluants.La sciure de bois a été préférée à la tourbe, à la paille et au foin à cause de sa meilleure rétention, de son excellente absorption et de son coût relativement bas.De 24 à 48 heures après la mise en andain, l\u2019odeur caractéristique du lisier de porc a déjà disparue car la sciure de bois absorbe même les acides gras volatils responsables de la mauvaise odeur.En outre, les températures élevées qui se maintiennent à l\u2019intérieur de l\u2019andain (60° à 65°C) tout au long du compostage assurent la pasteurisation du produit en détruisant les organismes pathogènes et même les graines de mauvaises herbes les plus dures.Durant les trois mois que dure le compostage la couleur des andains passe lentement du brun au noir et le volume se trouve réduit progressivement de 40% à 50%.À signaler que le compostage peut se pratiquer douze mois par année.Le produit final a l\u2019odeur et la consistance d\u2019un bon terreau noir.Ginette Beaulieu (Service Hebdo-science) Le parler québécois d\u2019une région à l\u2019autre: une mosaïque colorée Quel nom donnez-vous aux arceaux de votre chaise berçante?Je risque d\u2019avoir autant de réponses différentes qu\u2019il y a de grandes régions francophones dans l\u2019Est du Canada.Ainsi les gens de la région de l\u2019Ouest (comprenant Montréal et l\u2019Ontario francophone) me parleront de berceaux ou de berces alors que les habitants de Québec, du Bas-du-Fleuve et du Saguenay- Lac St-Jean connaissent surtout le terme châteaux ou chanteaux pour désigner cette partie de la chaise berçante.Et on dira plutôt berçoires à Natashquan et rouloirs en l\u2019Acadie ou aux Iles de la Madeleine.Cet exemple n\u2019est qu\u2019un des milliers de mots et d\u2019expressions recueillis dans le cadre d\u2019une immense recherche sur le parler populaire du Québec et de ses régions voisines.Les artisans de ce travail de bénédictin, MM.Gaston Dulong et Gaston Bergeron, tous deux professeurs au Département de linguistique de l\u2019Université Laval, travaillent depuis dix ans à décrire le français populaire de nos régions afin de constituer !l\u2019Atlas linguistique de l\u2019Est du Canada*.Cette enquête d\u2019envergure, la première du genre à s\u2019intéresser à la «parlure» propre à la vie traditionnelle et matérielle d\u2019ici, a 15 Re! : 5 2 À E I 16 nécessité la visite de 169 localités et la rencontre de 650 répondants dont la moyenne d\u2019âge est de 72 ans.Par-delà les différences de prononciation relevées entre les régions, ce sont surtout les différences de vocabulaire qui sont les plus remarquables.Ainsi, chacune des régions possède des mots qui lui sont particuliers.L\u2019Est du Québec connaît des mots que l\u2019Ouest ignore: un puits s\u2019appelle une fontaine et un puisatier, un tireur de fontaine.De même, la ciboulette porte le nom de briilette ou briilotte.Dans l\u2019Ouest du Québec, on parle de botterleau pour des bottes de cuir de travail, de sagamité pour une sorte de gruau a base de farine de mais et de pénille pour de la charpie, d\u2019où dépeniller qui signifie mettre en charpie.Pour un certain nombre de réalités, l\u2019Est et l\u2019Ouest possèdent chacun leurs mots propres: par exemple, travail dans l\u2019Ouest et menoires dans l\u2019Est pour désigner un brancard; tocsonne dans l\u2019Ouest et Bouscaude dans l\u2019Est pour parler d\u2019une vache sans cornes.Les aurores boréales sont poétiquement nommées signaux dans l\u2019Ouest, c/airons au Centre du Québec et marionnettes à l\u2019Est.Notre langue populaire traditionnelle est l\u2019une-des plus colorées et des plus riches qui soit mais, avec le mouvement d\u2019urbanisation des jeunes, elle est en train de perdre beaucoup de son imagerie et de son pittoresque.Ce parler imagé et évocateur a cependant encore court dans plusieurs de nos régions, surtout rurales.On dit ainsi que quelqu\u2019un qui s\u2019assoupi qu\u2019il cogne des clous, qu\u2019il bêche, qu\u2019il caille, qu\u2019il tangue ou encore qu\u2019il cante.De même, si vous vous êtes évanoui, vous avez fait des étoiles, vous avez perdu le jour ou la carte à Certains accidents d\u2019autos seraient causés «Quand il y a des accidents, on ne s\u2019occupe jamais du bruit du moteur ni des effets des vibrations.On se contente de dire que le conducteur était fatigué, sans jamais parler de la cause de cette fatique.» C\u2019est Pierre Bherreur, ingénieur bio-médical, qui s\u2019exprime ainsi.Selon lui, il semble que le bruit à l\u2019intérieur d\u2019un véhicule automobile soit une cause d\u2019accident ignorée jusqu\u2019à maintenant.En effet, une étude réalisée dernièrement au département des Sciences biologiques de l\u2019Université du Québec à Montréal montre qu\u2019un conducteur exposé pendant trois heures à un bruit intra- véhiculaire de 85 décibels accuserait une baisse de performances dans le freinage au cours de la troisième heure.La fatigue due au bruit engendré par le véhicule modifierait la force de pression du pied sur la pédale du frein.Ainsi, à une vitesse de 100 km / h., la voiture aurait besoin de sept pieds supplémentaires pour s\u2019immobili- moins que vous n\u2019ayez perdu lumière, fait de la toile ou tourné de l\u2019œil\u2026 On dit souvent de quelqu\u2019un qui a la langue bien pendue (bavard) qu\u2019il est un jaspineux, une commere, un bagoulard ou un baratteux.De méme, boire comme une morue en Gaspésie trouve son équivalent ailleurs dans la province dans des expressions comme prendre une brosse, prendre une fripe ou se rincer le dalot.C\u2019est sans doute la température qui a le plus contribué a donner a la langue toute sa richesse d\u2019évocation.Ainsi, on parle du temps qui se couvre en faisant appel a toute une gamme de nuances des plus subtiles selon que le temps se chagrine, se salit, se marlotte, se graisse, se morpionne, se bigonne ou se moutonne.On dit également d\u2019une petite neige qu\u2019i/ tombe une fleurette de neige et on appelle un brouillard de neige, un f/eu- risson.Avez-vous déjà vu la neige tomber en poil de lièvre ou en plume de coq?Vous savez, cette neige en gros flocons ouatés que l\u2019on n\u2019a guère eu la chance d\u2019admirer cette saison.Passons des fleurs de neige aux fleurs d\u2019amour.Qui d\u2019entre vous ne s\u2019est pas laisser conter fleurette un jour, à moins que vous n\u2019ayez chanté la pomme ou une romance?Ou peut-être bien faisiez-vous des secrets de diable! Il vous est peut-être déjà arrivé d\u2019être dans le tre- fle par-dessus la tête \u2026 sinon c\u2019est la grâce que je vous souhaite de connaître un amour passionné à n\u2019en plus voir clair! Ginette Beaulieu (Service Hebdo-science) *L\u2019Atlas linguistique de l\u2019Est du Canada sera publié bientôt par l\u2019Office de la langue française du Québec.par le bruit ser, ce qui constitue souvent «LA» différence dans bien des impacts.Cette défaillance serait due au fait que les nombreux muscles nécessaires à cette simple action ne se contracteraient pas tous ensemble pour répondre promptement au même message neuro-physiologique envoyé par le cerveau jusqu\u2019au pied.L\u2019expérience, réalisée en laboratoire avec un simulateur reproduisant le plus réalistement possible les conditions de conduite à différentes vitesses, a permis d\u2019identifier le bruit (sans expliquer le pourquoi cependant) comme facteur de cette perte de synchronisation musculaire puisqu\u2019à d\u2019autres niveaux de bruit, les résultats n\u2019étaient pas les mêmes.Or 85 db est un niveau de bruit très fréquent dans nos voitures et les camions excèdent souvent ce niveau.Une autre expérience a tenté de mesurer le rôle du bruit dans le guidage de l\u2019automobile.Toujours en simulation, les conducteurs devaient conserver leur pi ge (dass db #06 pul! I (ich ep grd pui | dans Gain défi Hom de ref rend ils dont imp ill som den mil for cuit Len fort lon thin bou Sy ta {55g Ang le di I pou as, = véhicule sur une route très sinueuse pendant qu\u2019ils étaient soumis à différents niveaux de bruits.Or les candidats se sont montrées très fatiguées à un niveau de 85 db après seulement une heure de conduite.Même si le bruit ne modifierait pas le stress ou ne détériorerait pas la tâche dans des conditions très difficiles, l\u2019effet de fati- que pourrait cependant entraîner une baisse de vigilance sur d\u2019autres facteurs et causer ainsi des accidents imputés à ce qu\u2019on appelle vaguement une «distraction».Comme l\u2019erreur humaine jouerait un rôle causal dans au moins 73% des accidents selon le Rapport Gauvin sur l\u2019assurance automobile, contre 15% pour défaillances techniques, il semblerait donc que le couple Homme-Machine nous cache encore quelques mystères.L\u2019aulne connaît enfin son heure de gloire On ne peut parler de biomasse forestière et de reboisement sans parler de l\u2019aulne, qui se révèle le grand espoir de la foresterie des années \u201980.Une étude menée au Département d\u2019écologie et de pédologie de l\u2019Université Laval par le professeur J.-André Fortin vient en effet de démontrer comment le potentiel biologique d\u2019arbustes fixateurs d\u2019azote, tel l\u2019aulne, peut maximiser et rentabiliser la production de biomasse forestière.Le groupe de recherche en biologie de l\u2019arbre a ainsi expérimenté avec succès l\u2019utilisation de l\u2019aulne pour refaire la végétation à Manic 5 et a réussi à obtenir des rendements de 12 tonnes de matière sèche à l\u2019hectare par an, sans aucun apport de fertilisants et à partir d\u2019un sol dont la fertilité était nulle au départ.L'utilisation des plantes fixatrices d\u2019azote revêt une importance capitale dans le contexte actuel de crise énergétique, quand on sait que l\u2019agriculture moderne consomme annuellement plus de 40 millions de tonnes d\u2019engrais azotés; cette production nécessite près de 100 millions de barils de pétrole.Cela explique le coût ex- horbitant des engrais azotés et la tendance actuelle a cultiver des plantes fixatrices d\u2019azote pour économiser l\u2019énergie.Dans une perspective d\u2019utilisation optimale de la forêt, l\u2019arbre devient matière première pour la production à la fois d\u2019énergie, de combustible, de produits chimiques et pharmaceutiques et même de nourriture pour le bétail.Pour maximiser la production de biomasse végétale, il est possible d\u2019avoir recours à la plantation et aux cultures intensives à courtes rotations avec des essences à croissance rapide; on peut également améliorer ces techniques par la récolte partielle ou entière de l\u2019arbre.Il s\u2019avère cependant que les quantités d\u2019énergie et les coûts occasionnés par la fabrication, le transport et l\u2019épandage des engrais azotés, essentiels pour obtenir un bon rendement en biomasse, causent un RENTE Lu tC) ye an et EE AT DNA ere cuite Selon M.Bherreur, qui a présenté les résultats de quelques uns de ses travaux l\u2019an dernier au Congrès International de Cybernétique à Tokyo, il faudrait vérifier les effets du bruit sur les performances des camionneurs et des chauffeurs d\u2019autobus et de taxi, qui sont généralement des conducteurs très expérimentés mais ne sont pas soumis aux mêmes niveaux de bruit.«Ceci pourrait peut-être expliquer dit-il, pourquoi de temps à autre, il y a des camions qui prennent le champ le long des autoroutes, sans aucune raison que la fatigue.» Marcel Arteau (Service Hebdo-science) problème assez grave auquel l\u2019aulne apporte une solution.En effet, cette plante considérée jusqu\u2019à maintenant comme une «mauvaise herbe» s\u2019est révélée bénéfique en culture mixte ou simplement pour améliorer et fertiliser les sols, de par son efficacité à fixer l\u2019azote atmosphérique, le nerf de la croissance végétale, et en raison de sa grande production de feuilles donnant une litière riche en azote et en matière organique.C\u2019est cependant en culture intensive mixte que l\u2019aulne montre les résultats les plus prometteurs.Les expériences menées sur le champ par le groupe de recherche de Laval révèlent que le peuplier et l\u2019aulne cultivés ensemble sur une même unité de surface produisent presque deux fois plus de biomasse.Ainsi, en plus d\u2019un effet régénérateur sur le sol, l\u2019aulne, en sa qualité de plante fixatrice d\u2019azote, apparaît comme un moyen très intéressant de favoriser la croissance d\u2019essences exigeantes en fertilisation azotée comme le peuplier.En tout bien tout honneur, l\u2019alnus crispa vient d\u2019être choisi par la Société d\u2019énergie de la baie James pour reboiser le site de LG-2.La SEBJ a octroyé un contrat de production de 500 000 plants d\u2019aulnes par an, pour les trois prochaines années, à une entreprise de Québec, PAMPEV Inc.(protection, aménagement et maintien du potentiel des espaces verts) en collaboration avec Jardins Hamel.On compte ainsi reboiser 1 000 acres de terrain par année.Ginette Beaulieu (Service Hebdo-science) 17 Wn ; bh i 18 150 enfants sauvés d\u2019arriération mentale Grâce à un programme de dépistage de maladies hériditaires, 150 enfants ont été sauvés d\u2019arriération mentale au Québec.Telle est l\u2019une des conclusions que fait le Département de génétique humaine du Centre hospitalier de l\u2019Université Laval à Québec après les 10 premières années d\u2019opération de son système de dépistage.Celui-ci est d\u2019ailleurs reconnu parmi les meilleurs au monde puisqu\u2019il permet de découvrir des formes très rares de certaines maladies.Même si la plupart des gens ignorent l\u2019existence même de maladies aux noms aussi hétéroclites que «tyrosy- némie», «hypothyroïdie» ou «hyperphénylalaninémie» (!), il n\u2019en demeure pas moins que 97% des parents acceptent que l\u2019on fasse un prélèvement sanguin à leur nouveau-né avant sa sortie de l\u2019hôpital.Or, c\u2019est l\u2019analyse de ces échantillons de sang par le laboratoire du CHUL qui a permis d\u2019éviter que des maladies héréditaires affectant les transformations chimiques dans certaines cellules ne se développent chez les enfants au point d\u2019anéantir leurs chances de vivre une vie normale.Sur plus de 830 000 échantillons analysés en 10 ans, plus de 300 cas d\u2019anomalies métaboliques et hormonales ont ainsi été relevés.Or la moitié de ces nouveau-nés étaient affectés de maladies qui auraient causé l\u2019arriération mentale, dont 119 accusaient un fonctionnement insuffisant de la glande thyroïde.Parmi l\u2019autre moitié des enfants qui ont pu profiter de soins particuliers, 55 seraient morts avant l\u2019âge d\u2019un an d\u2019une maladie ressemblant à une cirrhose du foie.Attention: Soleil Attendu, guetté, recherché, couru aux quatre coins des Tropiques, source de toute vie et de toute énergie, jadis divinisé et demain presque domestiqué, le Soleil est à la fois notre plus infidèle ami, côté météo, et l\u2019un de nos plus sournois ennemis, côté santé.Et sans vouloir en revenir au temps des bains de mer en maillot-sca- phandre et de l\u2019élégance au teint de lait, il faut bien se rendre compte que du soleil, il n\u2019en faut pas trop: comme pour la cigarette, «le danger croît avec l\u2019usage».Dermatologiste au Centre hospitalier de l\u2019université Laval (CHUL), Francine Caron-St-Laurent explique que les problèmes de santé causés par les abus de soleil sont courants et parfois graves.Ainsi, un coup de soleil sérieux peut aller jusqu\u2019à équivaloir à une brûlure profonde.Mais c\u2019est sans doute à long terme que le soleil peut être le plus néfaste.Consommé trop goulûment, il cause un vieillissement prématuré de la peau: celle-ci s\u2019atrophie, s\u2019amincit, des zones sur ou sous-pigmentées se forment, les rides du visage s\u2019accentuent.Par ailleurs, certaines formes de cancer de la peau (qui apparaissent la plupart du temps sur les parties les plus exposées du Fait étrange, plus de la moitié de ces derniers ont été retracés dans la région du Saguenay-Lac Saint-Jean.Ceci serait dû toutefois non à une faiblesse génétique de cette population mais plutôt à un «effet fondateur historique» selon le Dr Claude Laberge, du CHUL.«La population de cette région, explique-t-il, est issue d\u2019une migration vers 1850 de quelques familles provenant du comté de Charlevoix et s\u2019est développée de façon concentrée à cause de l\u2019isolement.Même si le gène de cette maladie s\u2019y est transmis à la même fréquence qu'ailleurs dans la province, il se retrouve de façon plus concentrée dans cette région».Une autre dimension important de ce programme de dépistage réside, selon le Dr.André Grenier du CHUL, dans les conseils génétiques et le suivi accordés aux personnes concernées.En effet, les parents des enfants porteurs d\u2019un gène dangereux en sont avertis, même s\u2019il n\u2019y a aucun danger réel pour l\u2019enfant.Par contre, lorsque celui-ci se mariera plus tard, le laboratoire effectuera une analyse du conjoint afin de prévenir des problèmes héréditaires pouvant résulter de cette réunion.«Et si les futurs parents l\u2019oubliaient?», pensez-vous peut-être.Ne vous en faites pas, l\u2019ordinateur du Réseau provincial de médecine génétique n\u2019oubliera pas, lui! Marcel Arteau (Service Hebdo-science) visage, des bras et des mains) ont pu être reliées à l\u2019effet des rayons du soleil.Ces tumeurs, heureusement, sont facilement repérables et soignables en clinique: elles ne prolifèrent pas ou, comme on dit en jargon médical, ne «métastasient» pas.Cause de tous ces problèmes: les rayons ultraviolets de faible longueur d\u2019onde.Ce sont eux qui brûlent les imprudents ou qui altèrent les cellules et les rendent cancéreuses.Mais ce sont eux aussi qui provoquent la mélanisation de la peau, cette pigmentation qu\u2019on appelle bronzage et qui sert de filtre anti-UV.On comprend ainsi pourquoi une peau blanche doit être artificiellement protégée par une crème solaire \u2014 les meilleures crèmes, les plus filtrantes, étant à base d\u2019acide paraminobenzoïque, de «paba» pour l\u2019appeler par son petit nom.Ce sont les peaux blanches, celles qui ne «mélanisent» pas ou presque pas, qui sont les plus susceptibles de subir les effets néfastes du soleil à court comme à long terme.À noter que des parfums et plusieurs médicaments d\u2019usage courant (certains antibiotiques, des diurétiques, des antidiabétiques) ont des effets quo gi pad ou po qu fra ts Une 1 À ton de fla (eral EE ches & pari trs pr forma I mune aient tion \u20ac ( met place la 0- pour quise mélé, récol de ce effet, sont prix surf Plu tom Hor I mile Mon Com y lon Doin Cent Pon pa ny de de big.; \u201cla na phototoxiques connus: exposées au soleil, les personnes qui en prennent peuvent avoir certains problèmes de peau.Pourtant le soleil est tout de même une belle et bonne chose! Mais pour un épiderme normal, d\u2019expliquer Francine Caron-St-Laurent, il n\u2019apporte en soi rien de spécialement utile à la santé.Et à moins qu\u2019on ne fasse de l\u2019acnée ou de l\u2019eczéma, bronzer n\u2019est pas une «nécessité dermatologique».Bref, c\u2019est dans la peau qu\u2019on est beau.Et dans la tête qu\u2019on est bien.Yanick Villedieu (Service Hebdo-science) Une nouvelle «tomate carrée»: l\u2019affaire est «ketchup» Après avoir vu dégringoler sa superficie en production de tomates d\u2019un sommet de 14 000 acres en 1948 à 410 acres en 1976, le Québec connaîtra peut-être une certaine relance de cette culture au cours des prochaines années.En effet, un agronome de la station de recherches agricoles de St-Hyacinthe, M.Roger Doucet, est parvenu après trois années d\u2019efforts à obtenir une lignée très prometteuse dans le domaine de la tomate de transformation.Il s\u2019agit en fait d\u2019une tomate extra-ferme, communément appelée «tomate carrée» et qu\u2019on désigne, en attendant de la nommer officiellement, sous l\u2019appellation de Q-1121.Cette nouvelle lignée, selon M.Doucet, devrait permettre à la tomate de transformation de reprendre une place au soleil au Québec.Bien adaptée à notre climat, la Q-1121 offre en effet des rendements intéressants pour les producteurs, en plus de posséder les qualités requises pour l\u2019industrie de transformation (couleur, fermeté, etc.).Il ne restait plus qu\u2019à trouver une machine à récolter adaptée à nos régions pour assurer la rentabilité de cette production.Les machines conventionnelles, en effet, sont beaucoup trop lourdes pour nos sols, qui sont souvent humides au moment de la récolte, et leur prix est quasi-inabordable pour un producteur de petite surface.Pour résoudre le problème, une compagnie a modifié légèrement le devant d\u2019une arracheuse de pommes de terre pour en faire une «machine à couper les plants de tomates».L\u2019engin ainsi obtenu pèse deux fois moins (6 tonnes au lieu de 12) et son coût a diminué considérablement ($40 000 environ au lieu de $100 000 ou plus).Selon M.Doucet, il serait possible et rentable de cultiver la tomate de transformation au Québec; ce chercheur du ministère québécois de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation soutient même qu\u2019il est souvent plus difficile de combattre des préjugés \u2014 qui veulent qu\u2019au Canada, les tomates ne poussent bien qu\u2019en Ontario \u2014 que de créer de nouvelles variétés bien adaptées à notre climat.Pour ceux qui pourraient s\u2019étonner du fait que les tomates de la Station de recherches sont toutes mûries à point au moment de la récolte, à la mi-septembre, une explication s\u2019impose: on arrose tout simplement les plants de tomates avec l\u2019éthéphon, quinze jours environ avant la récolte.L\u2019éthéphon, comme son nom l\u2019annonce, est un produit à base d\u2019éthylène qui agit sur les tomates comme un régulateur de croissance.En arrosant les plants lorsqu\u2019il y a de 5 à 30% de fruits mûrs on obtient, dans un délai variant de 11 à 20 jours, une maturation complète de tous les fruits.De quoi faire rougir bien des jardiniers! Richard Lacoursière (Service Hebdo-science) Plus d\u2019un million de tonnes de polluants sur Montréal Chaque année, il tombe au minimum 1 091 577 tonnes de poussières et de gaz toxiques sur la tête des Montréalais.Cela peut se traduire quotidiennement par le déversement de 15,5 tonnes de déchets nocifs par mille carrée du territoire de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).Malgré cela, Montréal demeure une ville propre comparée aux autres grandes métropoles de la planète et en une dizaine d\u2019année, elle a réussi à réduire sa pollution atmosphérique de 45%.Il reste cependant quelques points dont les oxydes d\u2019azote (NO et NO2) où les concentrations ont augmenté.Ces oxydes sont en partie responsables des pluies acides qui ravagent nos lacs et de plus, ils sont associés à un taux élevé de maladie respiratoire chez les enfants.D'autre part, les 845 000 véhicules automobiles qui silonnent la CUM, ont engendré 60% de tous les polluants atmosphériques.Ceci représente 597 000 tonnes de monoxyde de carbone, 18 900 t d\u2019oxydes d\u2019azote et 62 900 t d\u2019autres cochonneries.Aucun correctif n\u2019est en vigueur pour contrer ce fléau.En approvisionnant tous ces véhicules, 12 millions de litres d\u2019essence s\u2019évaporent chaque année.Cette perte est payée par le consommateur, sans compter une autre source de pollution.19 20 Qui n\u2019a pas entendu vanter la propreté du gaz ou de l\u2019huile comme source d\u2019énergie?Pourtant à eux deux, ils ont couvert l\u2019année dernière la communauté urbaine avec 40 016 tonnes de bioxyde de soufre, 17 528 t d\u2019oxydes d\u2019azote et 6 696 t d\u2019autres cadeaux empoisonnés.En parlant de pétrole, les raffineries ont donné en échange 38 690 t de bioxyde de soufre et 34 894 t de vapeurs d\u2019hydrocarbures malgré une réduction de 50% par rapport aux années antécédantes.Les Montréalais peuvent se mettre une autre plume à leur chapeau car le gaspillage est aussi leur apanage.Le volume des ordures ménagères est en effet passé de 1,89 kilogramme en 1971 à 2,25 kg par personne par jour en 1980 et ce, malgré une diminution de la population.À la CUM, on explique ce phénomène par l\u2019utilisation accrue de toutes sortes de papier d\u2019emballage et à l\u2019emploi de contenants non consignés.Les ordures ménagères sont une autre source de problème pour les 40 000 personnes résidant autour du parc Laurier où se trouve le dernier incinérateur municipal encore en fonction.Celui-ci crache annuellement 792 tonnes de cendres sans compter les 7 560 tonnes d\u2019émanations toxiques.Éric Devlin (Service Hebdo-science) ne on iE Univé J pit audi ich que $ Édouëi pour à ses Ui essay ele du 5 pri pour tion pr chant théor que B (ales: sur un moti mas resula L nc pedag admet le déf contin en rec celles à sem cients ad Is L Men ; dével mote Jeune Contag Ment temp Mei My LR \u2018Conf log Une approche pédagogique rationnelle en déficience mentale\u201d par E.Paul Benoît, Département des sciences de l\u2019éducation, Université du Québec à Trois-Rivières Il y a presque deux siècles qu\u2019on se préoccupe plus précisément de l\u2019apprentissage chez le déficient mental.Au début en France, J.M.Itard, un médecin, s\u2019inspirait de la philosophie de Locke pour élaborer une pédagogie axée sur la sensation et la répétition.Son disciple, Édouard Séguin, formula une approche physiologique pour accélérer l\u2019apprentissage pour la stimulation des sens.Un siècle plus tard, Edgar Doll, un Américain, essaya de mettre un terme à la discussion en affirmant que le déficient était irrémédiablement atteint au niveau du système nerveux central.Néanmoins, après lui, des praticiens essayèrent, parfois avec succès, divers moyens pour favoriser l\u2019apprentissage chez le déficient (stimulation précoce; action sur le milieu; recours à la danse, au chant et à la musique; etc.) mais sans s\u2019appuyer sur une théorie de l\u2019apprentissage.Depuis 1950, des auteurs tels que Barsch et Hayden ont prouvé l\u2019efficacité de certaines approches plus systématiques qui mettent l\u2019accent sur un aspect particulier de l\u2019apprentissage (v.g., la motricité, le comportement social, le travail manuel) mais ils n\u2019ont pas donné de théorie explicative de leurs résultats.Le but de la présente communication est de fournir un cadre théorique susceptible de guider l\u2019action pédagogique auprès du déficient mental.Même si l\u2019on admet qu\u2019un dommage d\u2019ordre neurologique empêche le déficient de tirer profit de la pédagogie régulière, on continue à mettre l\u2019accent sur les acquisitions verbales en recourant à des méthodes plus ou moins similaires à celles utilisées avec des élèves normaux, ce qui contribue à semer confusion et frustration dans les classes de déficients mentaux.L'enseignant qui veut davantage adapter sa pédagogie à ce type d\u2019élève n\u2019a pas de théorie très éclairante sur laquelle s\u2019appuyer.Un premier correctif à apporter dans l\u2019enseignement au déficient est donc de diminuer l\u2019emphase sur le développement symbolique au profit du développement moteur.Déjà, au début du siècle, Binet montrait que le jeune enfant est avant tout moteur dans ses intérêts, son contact avec le réel et ses activités.Chez le déficient mental cette phase motrice dure d\u2019autant plus longtemps que la déficience est profonde.Il s\u2019ensuit que la meilleure façon de développer ce type d\u2019enfant est au travers de l\u2019action avec des méthodes kinesthésiques.À mesure que l\u2019enfant déficient progresse dans la maîtrise de son corps par des activités en rapport avec son développement physique et physiologique, il découvre la réalité.En outre, par les contacts constants qu\u2019il a avec l\u2019entourage, il se développe socialement et verbalement avec, comme conséquence certaine, une plus grande capacité de réalisation.Dans la littérature, on prône en outre l\u2019utilisation du concret dans l\u2019enseignement au déficient.Cette conception vient d\u2019une transposition des idées de Piaget concernant l\u2019enfant normal qui évolue graduellement vers la pensée formelle.On n\u2019a pas bien réalisé encore en éducation spéciale que la phase concrète chez le déficient peut être non seulement plus longue mais définitive selon le degré de déficience.Plus que l\u2019enfant normal, le déficient est concret et moteur: il n\u2019apprend qu\u2019en faisant.L\u2019approche pédagogique, dans son cas, doit donc mettre l\u2019accent sur l\u2019action et l\u2019initiative dans l\u2019action et, le moins possible, sur l\u2019acquisition passive de connaissances.Une approche souhaitable pour le déficient est donc celle qui mettrait l\u2019accent sur l\u2019éducation motrice et ce, dès le plus jeune âge, en permettant l\u2019exploration de l\u2019environnement au moyen du corps.Selon cette conception, le langage et les conventions sociales sont reléguées au second plan (sans être exclus pour autant) et la primauté est accordée au développement moteur, toute nouvelle habileté devant se greffer sur la capacité d\u2019agir.Il ne s\u2019agit pas de remplacer tout le programme scolaire du déficient par des jeux, mais de cultiver chez lui la capacité d\u2019agir au travers de chaque expérience ou de chaque apprentissage.Il faudrait pour le déficient plus d\u2019activités hors de la classe avec une implication plus grande de sa part et moins d\u2019écoute passive.Le déficient apprend mieux lorsque son corps est mobilisé par la tâche, car de cette façon ses forces mentales se trouvent aussi recrutées.Une des conséquences de la déficience mentale paraît être le manque de curiosité, laquelle est très présente chez l\u2019enfant normal.Par ailleurs, la pédagogie actuelle éteint la curiosité de l\u2019enfant lorsqu\u2019elle force celui-ci à apprendre ce que l\u2019adulte veut qu\u2019il apprenne.La curiosité du déficient doit être stimulée: la participation de l\u2019adulte à l\u2019activité exploratrice de l\u2019enfant peut aider en ce sens jusqu\u2019à ce que l\u2019enfant soit motivé à ex- .plorer l\u2019environnement de plus en plus par lui-même.Le grand ennemi de l\u2019enfant déficient est la passivité: il est donc très important de développer chez lui l\u2019initiative.*Conférence présentée au symposium international sur l\u2019habilité motrice, tenu à Trois-Rivières en juin 1979, et dont le compte rendu apparaît dans le troisième numéro des cahiers de l\u2019ACFAS.21 Il s\u2019agit d\u2019abord, tout comme pour l\u2019enfant normal, d\u2019amener l\u2019enfant déficient à faire usage de son corps, car à mesure qu\u2019il développe ses habiletés motrices, il peut par imitation adopter des conduites socialement adaptées.Lorsqu'il est tout-petit, il faut capter son attention, le prendre, le caresser, placer des objets dans ses mains: c\u2019est ainsi qu\u2019il développe la préhension, l\u2019extension des bras et une variété de mouvements qui seront plus tard intégrés dans ses schèmes complexes.En outre, en le portant d\u2019une place à l\u2019autre pour lui faire voir des choses nouvelles, la curiosité de l\u2019enfant se trouve éveillée.Lorsqu\u2019il commence à se traîner, on lui laisse la chance de circuler, toucher, tirer, pousser, ouvrir, etc., on ne le confine pas à un «parc».L\u2019enfant qui a accès à toute la maison élargit son univers: il apprend ce que sont les choses, les sensations qu\u2019elles procurent, ce à quoi elles servent, etc.À cette époque, on incite l\u2019enfant à explorer de lui- même, à se hisser debout, à s\u2019éloigner et se rapprocher de l\u2019aduite; on le soulève dans les airs.C\u2019est ainsi que l\u2019enfant se construit un répertoire de perceptions et d\u2019activités de plus en plus complexes.Tant que l\u2019enfant rampe, il voit davantage qu\u2019il ne touche, mais à mesure que se multiplient ses expériences, sa curiosité et son désir d\u2019action l\u2019incitent à marcher.Lorsqu\u2019il commence à marcher, l\u2019enfant a de plus en plus besoin d\u2019espace et d\u2019aide pour faire ce qu\u2019il a envie de faire.Il joue avec les commutateurs, tire les tiroirs, ouvre les portes, pousse les objets, grimpe pour atteindre un objet convoité, etc.; les jouets sont alors pour lui un moyen précieux de faire usage de ses membres de façon diversifiée.La quantité d\u2019expériences que vit l\u2019enfant à cette époque a un impact sur son évolution future car plus l\u2019enfant apprend, plus il lui devient possible d\u2019apprendre.Tout un répertoire de conduites non seulement motrices mais aussi verbales et sociales s\u2019acquiert ainsi.Face à l\u2019enfant déficient, l\u2019éducateur ne doit pas s\u2019en tenir qu\u2019à l\u2019apprentissage kinesthésique; il doit aussi se préoccuper du développement social, lequel inclut l\u2019interaction, le jeu, voire la dimension religieuse.Mais le but de cette communication n\u2019est pas de décrire en détails comment l\u2019adulte peut favoriser le développement global de l\u2019enfant mais plutôt de signaler l\u2019importance de l\u2019aspect moteur dans ce développement et montrer que, tant pour l\u2019enfant normal que pour l\u2019enfant déficient, c\u2019est la motricité qui prime, le raisonnement et le langage s\u2019y greffant par la suite.Notre approche pédagogique s\u2019appuie sur la théorie neurologique déjà classique de Donald O.Hebb qui considère l\u2019apprentissage comme une suite d\u2019associations.Selon cette théorie, les premières stimulations viennent activer des ensembles cellulaires innés et des associations se créent entre ensembles cellulaires par répétition de stimulations; l\u2019apport de nouveaux stimuli fait que des associations nouvelles s\u2019édifient sur les premières et rendent celles-ci plus complexes.Tel se fait d\u2019après Hebb l\u2019apprentissage pour un cerveau normal.Qu'\u2019en est-il pour un cerveau déficient?Il nous faut ici faire des ajustements à la théorie qui tiennent compte de notre position de départ concernant la présence d\u2019un dommage cérébral chez le déficient en raison d\u2019un moins grand nombre de neurones et / ou d\u2019une faiblesse dans la capacité de transmission des impulsions nerveuses.Pour contrecarrer cette inhibition, il faut amplifier chez lui la sensation, tant au point de vue de l\u2019intensité que de l\u2019étendue, de façon à impliquer davantage de substance corticale pour accroître la possibilité de contact entre les ensembles cellulaires et permettre à de nouveaux ensembles de se former.L\u2019intensité de la sensation, de par sa réverbération, peut mobiliser des cellules ou des associations inférieures, voir des associations plus complexes, pour les intégrer à d\u2019autres plus complexes encore.En fonction de cette théorie que nous croyons plus favorable à l\u2019apprentissage chez le déficient mental, nous proposons une approche kinesthésique de même que le recours au concret d\u2019abord, avec l\u2019utilisation des objets avant les images et des images avant les mots, toujours dans le but d\u2019impliquer au départ une plus grande substance nerveuse.L\u2019entraînement doit être précoce et se faire dans des conditions qui procurent une forte motivation extrinsèque (amour, plaisir, interaction avec les autres, etc.).Si on ne peut enrayer la déficience, il faut au moins rendre le déficient apte à utiliser au maximum ses capacités d\u2019apprentissage par: .une édification progressive d\u2019association, .fondée initialement sur des éléments moteurs, .en favorisant l\u2019expérience active, .le plus tôt possible, .dans un environnement stimulant et adapté, .qui offre un haut degré de facilitation psychologique et neurologique.Références Barsch, Ray H.A Movigenic Curriculum.Bureau for the Handicapped, Department of Public Instruction, Madison, Wisconsin, 1965.Benoit, E.-Paul.«The Relevance of Hebb\u2019s.Behavior to Educational Research on the Mentally Retarded».Amer.Journal of Mental Deficiency, 1957, 61, 497 \u2014 507.Doll, Edgar E.Mental Deficiency due to Birth Injury.New York, Macmillan, 1932.Hayden, Frank J.Physical Fitness for the Mentally Retarded.Toronto: Metropolitan Toronto Association for Retarded Children, 1969.Hebb, Don O.The Organization of Behavior, New York, Wiley, 1949.Itard, J.-M.De P\u2019Education de l\u2019Homme Sauvage.Paris, 1801.Séguin, E.Traitement moral, hygiéne et éducation des idiots et des autres enfants arriérés.Paris: J.B.Bailliére, 1846.ON WN WN \u2014 en.a wy ur oh Wo a "]
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