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Titre :
Bulletin de l'ACFAS /
Éditeur :
  • Montréal :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1959-1983
Contenu spécifique :
Automne
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin de l'ACFAS /, 1981-09, Collections de BAnQ.

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[" Bulletin de Automne 1981, Vol.3 no 2 Appel de candidatures pour les prix de l'ACFAS SOMMAIRE Appel de candidatures pour les prix de l'ACFAS .M Colloque sur l\u2019avenir du français scientifique.\u2026.eee eee eee tee.Pénurie de débouchés universitaires pour jeunes chercheurs .\u2026.0200000000 00e sas ana eee Pour une écologie appliquée plus efficace.eee, Historique et perspectives de la malherbologie .00200000 00 es es ae eee a ee eee annee 0 Textes d\u2019Hebdo-science .Annonce de la 2e conférence Augustin-Frigon .® 8 6 oe a 8 9 se Es es 8 2 eC 0 Ge ee a a ee ees oes eo Appel de candidatures pour les prix de l\u2019ACFAS L\u2019ACFAS sollicite de ses membres et des autres milieux intéressés la présentation de candidatures pour les prix Archambault, Pariseau, Vincent, Bombardier et Rousseau.Ces prix ont pour objet de reconnaître des contributions remarquables au progrès de la science; ils comprennent une citation, une médaille et un montant de $2000.Prix Urgel-Archambault: sciences physiques et mathématiques (fondamentales et appliquées) Le prix Archambault a été créé en 1953, en l\u2019honneur d\u2019Urgel Archambault, directeur-fondateur de l\u2019École Polytechnique de Montréal.Il est attribué dans le domaine des sciences physiques et mathématiques (fondamentales et appliquées): physique, chimie, mathématiques, sciences de la terre, informatique, ingénierie, etc.En mai dernier, ce prix a été décerné au chimiste Robert Marchessault de Xerox Canada.Prix Léo-Pariseau: sciences biologiques Le prix Pariseau a été institué en 1944, en l\u2019honneur de Léo Pariseau, premier président de l\u2019ACFAS.Ce prix est destiné au secteur des sciences de la nature (ce dernier volet incluant la zoologie, la botanique, l\u2019agronomie, la foresterie, l\u2019écologie, etc.).Le lauréat de ce prix en 1981 a été le biologiste Jean-G.Lafontaine de l\u2019Université Laval.Prix Marcel-Vincent: sciences humaines Le prix Vincent a été créé en 1975, en l\u2019honneur de M.Marcel Vincent, premier président francophone de Bell Canada.Ce prix est attribué dans le secteur des.sciences humairies, c\u2019est-à-dire les sciences sociales, les humanités, les sciences de l\u2019éducation et du comportement, etc.Il fut décerné en 1981 au démographe Jacques Henripin de l\u2019Université de Montréal.Prix J.-Armand-Bombardier: innovation technologique Le prix J.-Armand-Bombardier a été établi en 1979, en l\u2019honneur de J.-Armand Bombardier, inventeur et fondateur de la compagnie Bombardier.Ce prix a pour but de reconnaître des contributions directes à l\u2019innovation technologique; il a été attribué aux ingénieurs Michel Bertrand et Robert Guardo de l\u2019École Polytechnique de Montréal.Prix Jacques-Rousseau: interdisciplinarité Ce nouveau prix, créé en 1980, porte le nom de Jacques Rousseau, botaniste, ethnologue et .ancien secrétaire général de l\u2019ACFAS.Ce prix vise à reconnaître des réalisations scientifiques exceptionnelles, où percent à la fois l\u2019humanisme et la rigueur, la polyvalence ou l\u2019interdisciplinarité.Il a été accordé pour la première fois en 1981 à M.Louis Berlinguet, attaché scientifique à l\u2019Ambassade canadienne à Paris.Le financement des prix de l'ACFAS est assuré par l\u2019Alcan (prix Archambault), la Banque Nationale (prix Pariseau), Bell Canada (prix Vincent), Bombardier (prix Bombardier) et IBM Canada (prix Rousseau).Critères d\u2019attribution Les prix scientifiques de l\u2019ACFAS sont accordés pour des travaux de recherche ou encore pour des réalisations connexes à la recherche proprement dite: par exemple, la gestion de la recherche, la formation de chercheurs, la communication scientifique, etc.Ils ont pour but soit de couronner l\u2019ensemble d\u2019une carrière, soit de souligner des percées significatives qui peuvent avoir été réalisées par des candidats relativement jeunes.Ils sont accessibles à des personnes de tous les milieux: secteur public, réseau d\u2019enseignement, établissements privés.Chacun de ces prix est décerné: \u2014 à des personnes du Canada français et dont les principales contributions ont été faites au pays: \u2014 pour des réalisations relativement récentes, précédant de quelques années seulement l\u2019octroi du prix, \u2014 à des personnes individuelles ou à des équipes, \u2014 une seule fois aux mêmes personnes.Mises en candidature Toute candidature, pour chacun des trois prix scientifiques, doit être proposée par au moins deux personnes et être accompagnée d\u2019un curriculum détaillé (avec liste de publications), ainsi que d\u2019une lettre de présentation faisant nettement ressortir le caractère exceptionnel de la contribution du candidat.II faut soumettre les dossiers au secrétariat de l\u2019ACFAS avant le 4 décembre 1981.Sur recommandation des jurys constitués à cette fin, le Conseil de l'ACFAS procédera à l\u2019attribution des prix le 12 mai 1982 à Montréal, lors du congrès annuel.Lf yi od gu hut pen des red réal kf mp (ii fra tit Bl a son se qu dia Hi ii de if fa di Cor ti lo Po.Ja Kien dine sat ep px ont dés 1 de et Les prix pour étudiants gradués Ces prix sont destinés à des étudiants de niveau universitaire qui ont complété leurs études de premier cycle pendant l\u2019année en cours et qui ont été admis à suivre un programme d\u2019études supérieures.Ils ont pour but de reconnaître l\u2019excellence du dossier des lauréats pendant les études de premier cycle et d\u2019encourager ainsi des étudiants prometteurs à s\u2019intéresser aux carrières de recherche.Ces prix sont accordés annuellement à deux lauréats et consistent chacun en un montant de $1000 dont le financement est assuré par la Compagnie Pétrolière Impériale Ltée.Critères d'attribution Ces prix sont réservés à des étudiants du Canada français.Aucune discipline n\u2019est exclue du champ d\u2019attribution des prix.Le dossier académique du candidat est le principal critère de sélection.Le dossier para- académique, les lettres de recommandation et l\u2019intérêt manifesté par le candidat pour la recherche scientifique sont évidemment aussi considérés.L\u2019examen des dossiers tient compte des différences relatives d\u2019évaluation qui peuvent exister entre disciplines ou groupes d\u2019étudiants.Mises en candidature: L\u2019appel de candidatures se fait auprès des universités francophones ou bilingues du Canada.La période de mise en candidature se termine le 4 décembre.L\u2019AC- FAS recevra les candidatures soumises par les universités elles-mêmes (directions d\u2019études supérieures, facultés ou départements); elle acceptera aussi les candidatures présentées par des étudiants individuellement.Le dossier soumis avec chaque candidature doit comprendre: 1- La formule de mise en candidature, remplie par le candidat ou par celui qui le présente (on peut obtenir des formules en s\u2019adressant au secrétariat de-l\u2019AC- FAS).2- Une copie du dossier académique complet pour l\u2019ensemble du premier cycle.3- Au moins deux lettres de recommandation.4- Une attestation confirmant l\u2019admission à un programme de deuxième cycle.Un comité multidisciplinaire procédera à la sélection vers la fin de la présente année.La remise officielle des prix se fera au mois de mai suivant, à l\u2019occasion du congrès annuel de l\u2019ACFAS PER EE EE ON Le Bulletin de FACFAS Le Bulletin de \u2019ACFAS est une publication de I\u2019 Association canadienne-frangaise pour I\u2019avancement des sciences.On peut reproduire les articles sans autorisation, mais l\u2019ACFAS souhaiterait que l\u2019origine en soit mentionnée.Pour toute demande de renseignements, s\u2019adresser à: ACFAS C.P.6060 Montréal H3C 3A7 (514) 342-1411 ISSN 0571-5288 Publications récentes de l\u2019'ACFAS Adresser les demandes au secrétariat de l\u2019association, en y joignant un chèque ou mandat à l\u2019ordre de l\u2019ACFAS.- Cahiers, numéro 4: Dix ans de recherche québécoise sur la littérature française (1970-1979).Actes de la section des littératures de langue française de l\u2019ACFAS, mai 1979, 145 pages, $7.50.- Cahiers, numéro 6: L \u2018entrepreneurship et la P.M.E.au Québec.Actes de la section des sciences administratives de l\u2019ACFAS, mai 1980, 203 pages, $5.00.- Cahiers, numéro 7: Biologie du vieillissement.Actes du colloque tenu au 48e Congrès de l\u2019'ACFAS, mai 1980, 157 pages, $5.00.- Résumés des communications du 48e Congrès de l'ACFAS (Québec, mai 1980), 252 pages, $5.00.- Résumés des communications du 49e Congrès de I\u2019ACFAS (Sherbrooke, mai 1981), 217 pages, $8.00.ERRATUM: Dans notre édition d\u2019été du bulletin de \u2019ACFAS, nous aurions dû ajouter à la liste des membres du conseil d\u2019administration de l'ACFAS le nom de M.Robert Stampfler, étudiant gradué, Génie biomédical, Ecole Polytechnique de l\u2019Université de Montréal.Nous nous excusons de cette omission. A a a or tC BEA A OS vn a ey LT POSE NOR TE Colloque international sur l'avenir du francais dans les publications et communications scientifiques Du 1er au 3 novembre 1981 Hotel Regence Hyatt Montréal Le colloque Le Conseil de la langue frangaise organise ce colloque en collaboration avec les plus hautes instances des pays membres de la francophonie et des institutions francophones.Cette rencontre s\u2019adresse a tous ceux qui sont intéressés a mieux connaitre la place actuelle et future du français dans l\u2019information scientifique et technique, notamment aux chercheurs, aux commanditaires de recherches, aux gestionnaires d\u2019organismes de recherche gouvernementaux, universitaires ou industriels (centres, agences, départements, instituts), aux traducteurs, aux spécialistes de l\u2019information scientifique et technique et aux communicateurs scientifiques.L'objectif L\u2019objectif majeur visé est de procéder à une étude du phénomène de l\u2019utilisation croissante de l\u2019anglais dans l\u2019information scientifique et technique par les scientifiques francophones et de rechercher les mesures susceptibles d\u2019infléchir les tendances observées.Pour alimenter la réflexion des participants, le Conseil de la langue française a préparé une problématique d\u2019ensemble qui tient compte des interventions et des prises de position exprimées jusqu\u2019à maintenant sur cette question.La thématique Partant de la problématique du phénomène de l\u2019usage croissant de l\u2019anglais dans l\u2019information scientifique et technique produite par la francophonie, les participants seront conviés: © à faire l\u2019analyse critique de ce que l\u2019on appelle la «dynamique interne» du phénomène.Une opinion largement répandue postule qu\u2019il est dans la nature même de la science et de la technologie de tendre à une langue de référence unique.Pour effectuer cette analyse, il apparaît nécessaire de distinguer: - les champs d'activités; - les catégories de disciplines; - les types de publications; - les divers niveaux de communication; © à identifier et à pondérer les facteurs conjoncturels qui viennent renforcer ou freiner la «dynamique interne» du phénomène; © à examiner les conséquences actuelles ou éventuelles du phénomène, tant pour les membres de la communauté scientifique et technique elle-même que pour l\u2019ensemble des populations francophones; © à formuler, s\u2019il y a lieu, les postulats sur lesquels doivent se fonder les actions propres à enrayer ou à renverser les tendances actuelles et à proposer les mesures qui peuvent améliorer la situation.L\u2019approche Le colloque sera un moment privilégié de réflexion sur une situation complexe et délicate à bien des égards.Il n\u2019est donc pas une entreprise qui s\u2019inspire d\u2019une volonté déjà arrêtée de franciser à n'importe quel prix toute l\u2019information scientifique et technique de la francophonie.Il devrait permettre cependant d\u2019identi« fier les principales mesures à prendre si l\u2019on veut modifier les tendances actuelles.Mais ces mesures ne feront pas l\u2019objet de recommandations en plénière.Il appartiendra plutôt à chaque organisme, dans le prolongement du colloque, de les accepter et de les traduire, s\u2019il y a lieu, en politiques d\u2019action.Programme Le dimanche 1er novembre 1981 16h à 19h 30 INSCRIPTION et remise des documents Foyer de la salle Régence 19 h 30 OUVERTURE DU COLLOQUE Président de séance: M.Gérard LAPOINTE, président du comité d\u2019organisation du colloque Mot de bienvenue M.Jacques-Yvan MORIN, ; vice-premier ministre et ministre d\u2019E- tat au Développement culturel et scientifique du Québec Allocution d'ouverture M.Michel PLOURDE, président du Conseil de la langue française 20 h CONFÉRENCE INAUGURALE M.André JAUMOTTE, président de l\u2019Université libre de Bruxelles q bi ely à Lan pie quel th Le dimanche ler novembre 1981 21h 30 La régression relative du français dans l\u2019information scientifique et technique occidentale, nature et ampleur du phénomène Remerciements et commentaires: M.Claude FORTIER, président du Conseil des sciences du Canada LANCEMENT d\u2019études préparées à l\u2019occasion du colloque RÉCEPTION offerte par le Conseil de la langue française à tous les participants au colloque Toutes les conférences et tous les panels ont lieu dans la section C de la salle Régence.Le lundi 2 novembre 1981 8h à 20h 9hà 12h30 INSCRIPTION et remise des documents Foyer de la salle Régence PANEL | Expériences individuelles ou institutionnelles dans les domaines de la publication et de la communication scientifique et technique: motivations, intérêts, contraintes Président-animateur: M.Germain GAUTHIER, vice-président à l\u2019enseignement et à la recherche à l\u2019Université du Québec Exposés des panélistes (max.10 min.): M.Lionel BOULET, directeur de l\u2019Institut de recherche de l\u2019Hydro-Québec (IREQ), Varennes M.Pierre DANSEREAU, professeur émérite, Université du Québec à Montréal (UQAM) M.Bernard GINGRAS, vice-président aux relations extérieures du Conseil national de la recherche du Canada (CNRC) M.Fernand LABRIE, directeur du Centre de recherches en endocrinologie moléculaire à l\u2019Université Laval, Québec io En CE OE LE A CAPE OO GES Le lundi 2 novembre (suite) 10h 45 11h 12h 30 à 14h 30 14h 30à 18h M.Jacques F.LEFEBVRE, vice-président aux affaires publiques, Le Groupe SNC, Montréal M.Jacques MICHEL, directeur du Centre de documentation scientifique et technique du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Paris M.Roland PRESSAT, directeur du Département de la conjoncture à l\u2019Institut national d\u2019étude démographique (INED), Paris M.Marcel RISI, directeur commercial du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), Québec Mme Marie-Claude SMOUTS, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Paris Pause-café Discussion Période libre PANEL 2 Les publications et les communications scientifiques et techniques en langue française: des thèses divergentes, des opinions contradictoires Président-animateur: M.John S.DANIEL, vice-recteur à l\u2019enseignement et à la recherche à l\u2019Université Corcordia, Montréal Exposés des panélistes (max.10 min.): M.Peter K.ABORN, vice-président du Institute of Scientific Information (ISI), Philadelphia M.Bernard R.BELLEAU, professeur a la Faculté des sciences de l\u2019Université McGill, Montréal M.Roger BÉNICHOUX, professeur à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Nancy 6 Programme du Colloque international sur l\u2019avenir du français dans les publications et communications scientifiques Le lundi 2 novembre (suite) 16h15 16h 30 17h 45 M.Jean-Louis BOURSIN, professeur à l\u2019Institut d\u2019études politiques de Paris M.Georges BRINDLEY, professeur émérite et membre du Materials Research Laboratory, Pennsylvania State University M.Ghislain DEVROEDE, professeur à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke M.Robert MARCHESSAULT, vice-président du Centre de recherche de Xerox Canada, Toronto M.Alfred MONDJANAGNI, secrétaire général adjoint de l\u2019Institut panafricain pour le développement, Buea, Cameroun Mme Brigitte SCHROEDER-GU- DEHUS, professeur à l\u2019Institut d'histoire et de sociopolitique des sciences de l\u2019Université de Montréal Pause-café Discussion TÉMOIGNAGE M.Alfred KASTLER, prix Nobel de physique (1966) 18 h à 20 h Période libre 20h CONFÉRENCE Président de séance et présentateur du conférencier: M.Maurice-É.BEUTLER, secrétaire général de l\u2019Association des universités partiellement et entièrement de langue française (AU- PELF) Conférence: M.Yves MARTIN, directeur général de l\u2019Institut de recherche en santé et en sécurité du travail (IRSST), Montréal La régression relative du frangais dans l'information scientifique et 22h technique: causes et conséquences Remerciements et commentaires: M.André CLERICI, secrétaire général du Haut Comité de la langue française, Paris Fin de la séance Le mardi 3 novembre 1981 9h à 12h 30 PANEL 3 Situations particulières, problèmes spécifiques: opinions de chercheurs, de diffuseurs, de commanditaires ou de gestionnaires de recherches Président-animateur: M.René J.A.LÉVESQUE, vice-recteur à la recherche à l\u2019Université de Montréal Exposés des panélistes (max.10 min.): M.Georges BALANDIER, directeur du Laboratoire de sociologie et de géographie africaines du CNRS, Paris M.Roger À.BLAIS, directeur du Centre d\u2019innovation industrielle, Montréal M.Philippe BOULANGER, directeur de la revue Pour la science, Paris M.Claude CHERKI, directeur de la revue La Recherche, Paris M.Fred DETHIER, directeur de l\u2019Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ministère de l\u2019Education nationale, Bruxelles M.William H.GAUVIN, directeur général de la recherche et du développement, Les Mines No- randa, Montréal Mme Lise NICOLE, professeur à la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval, Québec gg Programme du Colloque international sur l\u2019avenir du français dans les publications et communications scientifiques 7 Le mardi 3 novembre (suite) 10h 45 11h M.Ludovic OUELLET, directeur du Département de chimie à l\u2019Université Laval, Québec M.André WARUSFEL, professeur de mathématiques au Lycée Louis-le-Grand, Paris Pause-café Discussion 12 h 30 à 14 h 30 Période libre 14 h 30 à 18h PANEL 4 Des mesures correctives: pourquoi?comment?Président-animateur: M.Jacques DESAUTELS, vice-recteur à la recherche à l\u2019Université Laval, Québec Exposés des panélistes (max.10 min.): M.Jacques DESNOYERS, professeur à la Faculté des sciences de l\u2019Université de Sherbrooke M.Louis-Edmond HAMELIN, recteur de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières M.Paul MAINGUET, chef de la Clinique de gastro- entérologie de l\u2019Université de Lou- vain M.Jean-Pierre MORIZUR, responsable du secteur de l\u2019édition, Mission interministérielle de l\u2019information scientifique et technique (MIDIST), Paris M.Daniel PAJAUD, président de l\u2019Association nationale des scientifiques pour l\u2019usage de la langue française (ANSULF), Paris M.Jean-Claude PECHÈRE, président de la Ligue internationale des scientifiques pour l\u2019usage de la langue française (LISULF), Québec M.Guy ROCHER, professeur au Centre de recherche en droit public de l\u2019Université de Montréal M.Toguyeni YAMBILA, recteur de l\u2019Université de Ouagadougou, Haute-Volta Un représentant de l\u2019Académie nationale de médecine, Paris 16 h 15 Pause-café 16 h 30 Discussion 17h 45 TÉMOIGNAGE M.René POMERLEAU, professeur émérite, Université Laval 18 h à 20 h Période libre 20h BANQUET DE CLÔTURE Banquet de clôture du colloque sous la présidence d\u2019honneur de M.Camille LAURIN, ministre responsable de l\u2019application de la Charte de la langue française et ministre de l\u2019Education du Québec Présentateur du conférencier: M.Larkin KERWIN, président du Conseil national de la recherche du Canada, Ottawa Conférence: M.Charles THIBAULT, président du Centre national de la BR .\" recherche scientifique, Paris 8 à L'avenir du français dans l\u2019information scientifique et technique occiden- fal tale : i Remerciements du conférencier et A présentation du ministre de l\u2019Éducation du Québec: eu ; Bu in = Fi : § i | M.Michel PLOURDE, LL président du Conseil de la langue LL francaise È | Allocution de M.Camille LAURIN 23 h Fin du colloque Renseignements: Andrée LeMay Conseil de la langue française 800, place d\u2019Youville, 13e étage, Québec, P.Q.GIR 3P4 Tél.: (418) 643-2740 Pénurie de débouchés universitaires pour les jeunes chercheurs Condensé et adapté de la revue américaine Science (17 août 1981) Au cours des années 60, les pays industrialisés de l\u2019occident ont augmenté rapidement leurs subventions de recherche scientifique aux universités.Parallèlement, une augmentation du nombre des inscriptions en sciences dans les collèges et universités entraînait une demande de professeurs dans toutes les disciplines.Ainsi, entre 1961 et 1965, l\u2019augmentation annuelle moyenne du nombre de professeurs d\u2019universités a été de 23% en Allemagne, de 13% au Royaume-Uni et aux États-Unis et de 17% au Canada.À la fin des années 70 toutefois, l\u2019augmentation annuelle du nombre de postes universitaires n\u2019était plus dans ces pays que de un à quatre pourcent.Taux annuel d\u2019augmentation des postes universitaires 1961-1965 1965-1969 1969-1973 1973-1977 Canada 17% 20% 7% 2% États-Unis 13% 10% 3% 4% Royaume-Uni 13% 6% 4% 1% Allemagne 23% 12% 11% 1% Cette situation a engendré nombre d\u2019études et recommandations de mesures palliatives.Au Canada Le Conseil national de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) ainsi que le Conseil des sciences du Canada se sont déjà penchés sur les problèmes causés par la décroissance relative des effectifs et des subventions de recherche universitaires.Le Conseil des sciences a proposé des mesures, notamment sur les points suivants: - transférabilité des fonds de retraite des professeurs, - accès à des activités de recherche pour certains professeurs ayant atteint l\u2019âge de la retraite, - création de chaires spéciales dans les domaines d\u2019intérêt de ces professeurs, - promotion d\u2019années sabbatiques sous forme de stages dans l\u2019industrie.Dans un plan quinquennal, le CRSNG se propose, pour sa part, d\u2019augmenter les subventions destinées à la modernisation de l\u2019équipement, au développement des contacts entre les secteurs universitaire et industriel, à la consolidation de la recherche appliquée, tout en maintenant une solide base de recherche fondamentale.Nouvelles bourses de recherche: En réponse aux inquiétudes exprimées dans le plan quiquennal au sujet du vieillissement du corps professoral universitaire, le Conseil a lancé un programme de chercheurs-boursiers en milieu universitaire.Ces bourses sont accordées à de jeunes docteurs hautement qualifiés, possédant de l\u2019expérience post-doctorale pour la plupart.Elles permettent aux chercheurs-boursiers de passer jusqu\u2019à cinq ans dans l\u2019université qui soumet leur candidature; le poste qu\u2019ils occupent ne mène pas à la permanence.Le CRSNG paie le salaire du boursier jusqu\u2019à concurrence de $25 850 par an et la bourse s\u2019accompagne d\u2019une subvention de recherche.L'université peut ajouter un supplément à cette contribution au salaire et fournit les installations de recherche; en retour, elle peut demander au chercheur-boursier d\u2019enseigner l\u2019équivalent d\u2019un cours.La participation à ce nouveau programme s\u2019est avérée excellente.Suite à l\u2019examen de 360 candidatures en août 1980, 100 bourses ont été octroyées, 17 à des Canadiens revenant au Canada pour obtenir leur bourse.Le deuxième concours, tenu seulement quelques mois plus tard, soit en janvier 1981, a attiré 323 candidatures.Seulement 75 bourses ont été accordées à cause de l'incertitude financière; 28 d\u2019entres elles iront à des Canadiens revenant au Canada pour une carrière de recherche.Le programme parallèle de chercheurs-boursiers en milieu industriel a également débuté en 1980.Trente bourses ont été accordées en 1980-1981, et 75 nouvelles bourses sont prévues pour 1981-1982.Le programme accorde $22 000 comme contribution au salaire du boursier pour chacune des trois premières années et $10 000 pour chacune des deux dernières années.En Allemagne Le Conseil des sciences (Wissenschaftsrat) pré- go! T_T voyait en 1975 que la création de nouveaux postes de professeurs ne se ferait qu\u2019au rythme de un pourcent par année pour les dix années subséquentes.Cette inquiétante situation a poussé le Conseil, de concert avec les établissements scientifiques et universitaires, a mettre en oeuvre le programme Heisenberg, destiné a garder dans le personnel universitaire les jeunes chercheurs jugés exceptionnels jusqu\u2019a ce que soient libérés les postes occupés par leurs ainés.Le programme, adopté en 1977 par le gouvernement fédéral allemand, a été confié pour son application à un organisme indépendant qui établit un système de bourses équivalentes à $24 000 par année à l\u2019intention de candidats âgés d\u2019au plus 33 ans et jugés aptes aux fonctions de recherche et d\u2019enseignement, soit en sciences naturelles, soit en sciences humaines, la durée de ces bourses pouvant atteindre quinze ans.D\u2019autre part, l\u2019association allemande des grands établissements scientifiques (l\u2019AGF) a proposé et obtenu, en principe, la création de 800 postes temporaires dans les grands centres de recherche, ces postes devant être progressivement abolis à la fin des années 80, alors que des postes permanents se libéreront à un rythme accru.La mise en place de ce projet continue cependant de soulever des problèmes et des controverses.Au Royaume-Uni Le Science Research Council a institué deux nouveaux programmes de bourses de recherche.Le premier s\u2019apparente aux programmes canadien (CRSNG) et allemand (Heisenberg).Les candidats choisis, âgés de moins de 35 ans, reçoivent des bourses de recherche d\u2019une durée de cinq ans.En 1977, 33 de ces bourses ont été accordées; en 1979, on n\u2019en décernait plus que 19! Le second programme, appelé Special Replacement Fellowship Scheme, a été créé en 1979, afin d\u2019encourager les scientifiques plus âgés à quitter leur poste de professeur pour ne se consacrer qu\u2019à la recherche, grâce à des bourses spéciales, les universités libérant ainsi plus rapidement des postes au bénéfice de jeunes chercheurs doués.Environ dix bourses de ce type sont accordées chaque année.La modestie de ces programmes s\u2019explique par la faible conviction que semblent avoir les conseil de recherche, les universités et les éventuels bénéficiaires quant a leur influence sur la solution du problème de la recherche universitaire, quels que soient les montants qu\u2019on leur affecte.En France L\u2019approche de la France est différente.Elle a décidé d\u2019augmenter le nombre de postes permanents dans les laboratoires gouvernementaux du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l\u2019Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), selon un taux annuel de trois pour cent, fût-ce au prix d\u2019une réduction des autres crédits de recherche.Ainsi .en 1980, 370 postes de chercheurs et 698 postes de soutien (ingénieurs et techniciens) ont été créés à un coût initial équivalant à $13 millions.D\u2019autres mesures visant à faciliter l\u2019accès de jeunes chercheurs aux laboratoires gouvernementaux ont été appliquées, par exemple, l\u2019adoption d\u2019une période de probation uniforme de quatre ans et la réduction graduelle de l\u2019âge requis pour l\u2019obtention de la permanence.De nouveaux efforts se portent vers le développement des échanges entre les laboratoires et les universités.Les avantages offerts aux chercheurs des laboratoires gouvernementaux se comparent à ceux des chercheurs universitaires.De plus, on incite de plus en plus les scientifiques à travailler alternativement dans les universités et les laboratoires gouvernementaux.Aux États-Unis Des principaux pays occidentaux, seuls les États- Unis n\u2019ont pas encore adopté de mesures correctives quant à la relève du personnel de recherche universitaire, par l\u2019octroi de bourses ou par la création de postes subventionnés.Au cours des dernières années cependant, certains ajustements se sont faits, dans la perspective d\u2019une diminution du nombre de postes de professeurs.De plus en plus, on préconise l\u2019emploi à court terme d\u2019attachés de recherche dont le statut et les conditions de travail sont inférieurs à ceux des professeurs.Ces postes ne comportent ordinairement pas de tâches d\u2019enseignement et ne dépendent pas du nombre des inscriptions.Une autre forme d\u2019adaptation à la situation actuelle réside dans la formation de programmes, d\u2019instituts et de laboratoires qui ne se rattachent pas à des départements et qui ne contribuent pas nécessairement aux fonctions d\u2019enseignement.Aux yeux de plusieurs, ces ajustements spontanés apparaissent cependant inadéquats.En 1979, un comité du National Research Council a recommandé la mise en place de programmes semblables à ceux du Royaume-Uni.Le National Science Board préconise pour sa part l\u2019octroi de bourses post-doctorales pour maintenir un certain nombre de chercheurs dans le milieu académique jusqu\u2019à ce que des postes permanents se libèrent.Le débat sur la pénurie de débouchés dans les carrières universitaires ne fait que commencer, semble-t-il.Conclusion En fait, c\u2019est en France que l\u2019action la plus concrète a été prise, du point de vue de la création de nouveaux postes de chercheurs, alors que dans les autres pays passés en revue, on n\u2019a pas, à proprement parler, pris de mesures pour augmenter le nombre de postes permanents notamment dans les universités.Les programmes visant à l\u2019insertion de nouveaux chercheurs dans le système universitaire (jusqu\u2019à ce que des postes permanents deviennent disponibles) n\u2019en sont encore qu\u2019au stade expérimental et ne sont appliqués qu\u2019à Lg 10 court terme.D\u2019ailleurs, il est douteux que de tels programmes puissent pallier à l\u2019actuelle absence de débouchés.Cette crise, nous l\u2019avons vu, n\u2019est pas un phénomène isolé.Les divers gouvernements devront réviser leur politique scientifique de façon à maintenir la vitalité de la recherche.À cette fin, il sera nécessaire de mieux organiser les équipes de recherche, de développer les relations entre les groupes universitaires, industriels et gouvernementaux et accroître la mobilité des chercheurs entre ces réseaux; il faudra aussi prendre davantage conscience du rôle de la recherche universitaire dans la solution des problèmes de nos sociétés, développer davantage les domaines scientifiques en émergence et assurer à la recherche fondamentale des conditions d\u2019existence favorables, entravées le moins possible par la bureaucratisation.La pénurie de débouchés dans les carrières scientifiques n\u2019est finalement qu\u2019une dimension du problème beaucoup plus vaste de la contribution de la science au mieux-être des collectivités.Références - Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, Document de synthèse, juillet 1981.- KIDD, CHARLES V.(1981), New Academic Positions: The Outlook in Europe and North America in Science, avril 1981, Vol.212 No 4492.pl Clo éco nl Jog) Pour une écologie appliquée plus efficace\u2019 Claude E.Delisle, biologiste, École Polytechnique de Montréal Introduction Dans la première édition de «Fundamentals of ecology» par Eugène P.Odum en 1953 (il y a déjà près de 30 ans), un chapitre important était consacré à l\u2019écologie appliquée.Déjà la conservation des ressources naturelles en général, l\u2019agriculture, la foresterie, l\u2019utilisation rationnelle des terres, l\u2019aménagement de la faune aquatique et terrestre de même que les problèmes de pollution, et j\u2019en passe, préoccupaient ce talentueux écologiste.Il note la nécessité pour tout écologiste appliqué de posséder les principes de base de l\u2019écologie théorique afin d\u2019appuyer ses expertises sur des lois ou des théories bien aguerries.J\u2019endosse pleinement cette position.Même si le ton de cet exposé prêche pour une écologie appliquée plus généralisée, cela ne veut pas dire qu\u2019il faille passer outre aux fondements de l\u2019écologie qui d\u2019ailleurs remonte à bien avant Odum.Cependant, il ne faut pas en rester là.La société québécoise de même que toutes les autres sociétés industrielles du monde ont actuellement besoin d\u2019une implication sérieuse de la part des écologistes.Implication signifie que l\u2019écologiste doit se mettre à la tâche et travailler en équipe (pluri et multidisciplinaire) et établir des priorités sur les besoins créés par notre évolution sociale.Ramade, dans son livre «Éléments d\u2019écologie appliquée (action de l\u2019homme sur la biosphère)» publié en 1974, définit très bien ces priorités.Cette oeuvre magistrale s\u2019attaque à des problèmes de l\u2019heure tels: la pollution de la biosphère autant atmosphérique, terrestre (sol) et aquatique; la surexploitation des ressources naturelles et la limite de la biosphère.Il parle froidement, en technicien averti, des risques réels qui pèsent sur l\u2019avenir de nos conditions de vie.Si ce n\u2019est pas là le devoir de l\u2019écologiste, qui peut le faire aussi bien que lui en toute connaissance de cause?Qu'est-ce que les écologistes du Québec attendent pour donner le coup d\u2019envoi à l\u2019écologie appliquée?À part quelques balbutiements, pouvons-nous dire que nous sommes d\u2019avant-garde ou seulement à la page dans ce domaine pourtant de pointe et si vital?Je n\u2019ose répondre à cette question car je sais trop la place que l\u2019on fait à l\u2019écologie appliquée, entre autres dans la plupart des départements de sciences biologiques du Québec.Il est de mon avis que l\u2019aspect descriptif prédomine encore trop.De Santo, dans son oeuvre «Concepts of applied ecology» publiée en 1978, insère des chapitres importants sur les outils nécessaires aux analyses écologiques, dont les évaluations d\u2019impacts, ainsi que sur les «stress» environnementaux, qu\u2019ils soient létaux, sous- létaux ou non-létaux.Signe des temps, ces nouveaux domaines font également partie de l\u2019écologie appliquée.Aucune étude d\u2019impact environnemental n\u2019aurait lieu en l\u2019absence d\u2019organismes vivants (animaux ou végétaux).C\u2019est pourquoi les aspects écologiques des grands projets présentement à l\u2019étude priment souvent sur les aspects physico-chimiques et socio- économiques malgré que tous ces aspects soient inséparables.Il y a toujours un homard, un saumon, une alose, un castor ou une plante rare sous-jacents au projet en question! Un être vivant est donc susceptible d\u2019être affecté par la réalisation d\u2019un projet.Une simple question à ce sujet pour amener le prochain chapitre: le biologiste-écologiste sait-il effectuer des études d\u2019impacts écologiques à la fin de ses études de baccalauréat?Connaît-il les techniques?La réponse est sans doute non et pourtant les employeurs de biologistes voudraient bien qu\u2019il en soit autrement.Formation du biologiste-écologiste au premier cycle Il est un fait que la formation pratique donnée aux biologistes par les universités québécoise laisse généralement à désirer tandis que la formation académique est généralement satisfaisante.D'ailleurs le marché du travail se plaint régulièrement du manque de biologistes pratiques et la réputation de certains finissants issus d\u2019une université plutôt que d\u2019une autre semble meilleure.Ces derniers sont donc privilégiés lors d\u2019entrevues de la part de l\u2019employeur qui recherche surtout de nos jours un praticien possédant, bien sûr, des notions de base fondamentales mais couplées à des connaissances techniques et des méthodes déjà expérimentées.L\u2019employeur dit souvent d\u2019eux qu\u2019ils sont moins «perdus» que leurs collègues diplômés d\u2019autres universités et plus aptes à remplir des tâches qui relèvent de plus en plus souvent de l\u2019écologie appliquée.Je me permets de parler ainsi ayant déjà vécu le marché du travail pendant près de dix ans (fonction publique et secteur privé), ayant déjà eu à engager des biologistes et de plus ayant commandé une étude sur «le marché du travail et le biologiste» au nom de l\u2019Association des Biologistes du Québec.En effet, le besoin d\u2019écologistes appliqués familiers avec des problèmes environnementaux reliés à l\u2019implantation d\u2019un barrage, aux risques écologiques d\u2019arrosage avec des herbicides, des insecticides ou à la disposition de déchets liquides ou solides dans l\u2019environnement sont plus en demande que les théoriciens.Cet état de fait reflète les priorités du monde d\u2019aujourd\u2019hui où l\u2019homme doit résoudre les problèmes environnementaux qu\u2019il a créés.Le biolo- giste-écologiste ne doit pas manquer cette oportunité de percer mais peut-il adéquatement répondre à ces urgences environnementales avec la formation qu\u2019il a reçue?* Communication présentée au 49e Congrès de l'ACFAS (mai 1981) DE RES NE Plus de 400 biologistes sont formés annuellement dans nos universités québécoises.Leur formation estelle adéquate pour répondre aux besoins d\u2019une société aux prises avec des problèmes environnementaux complexes mais qui exigent cependant des solutions rapides?À ces questions je me dois de répondre négativement.Une réforme sinon une révolution dans les programmes de cours du premier cycle s\u2019avère urgente.Tous les professeurs voudront bien sûr garder leurs enseignements mais le contenu de leurs cours est-il approprié et adapté aux problèmes des années 1980?Ne devrait-il pas être coupé, synthétisé ou même allongé substantiellement selon les cas?Un des problèmes les plus pressants auquel l\u2019espèce humaine doit faire face de nos jours est celui de maintenir son habitat viable, c\u2019est-à-dire en équilibre avec les lois de la nature.Il s\u2019agit là d\u2019un problème des plus écologiques.Afin de laisser plus ample place à ces études pratiques relevant de l\u2019écologie appliquée dans les cours de biologiste, un tronc commun homogène dans toutes les universités et nécessaire à tout biologiste devrait être établi et, par la suite, complété par une spécialisation en écologie appliquée pour ceux et celles qui désirent cette orientation.De même, tout étudiant en sciences pures et appliquées devrait recevoir des notions d\u2019écologie afin d\u2019être sensibilisé aux problèmes sérieux avec lesquels l\u2019humanité est confrontée.L\u2019enseignement d\u2019un cours d\u2019écologie fondamentale et appliquée devrait même s\u2019étendre à toutes les disciplines universitaires tout comme on oblige aujourd\u2019hui les ingénieurs à intégrer des cours d\u2019humanité dans leur programme.Formation du biologiste-écologiste au deuxième cycle Depuis quelques années nous assistons à l\u2019École Polytechnique de Montréal à un phénomène très révélateur.Le besoin décelé par plusieurs biologistes de poursuivre des études de deuxième cycle dans un domaine appliqué tel le génie de l\u2019environnement a fait augmenter les demandes d\u2019admissions au point que nous avons dû implanter une sélection des plus sévères.Ces biologistes ont senti le besoin d\u2019ouvrir leurs horizons en travaillant avec des ingénieurs sur des problèmes concrets et des plus pratiques tels l\u2019utilisation des tourbières comme milieu épurateur des eaux usées domestiques; les impacts des effluents domestiques sur la faune et la flore du fleuve St-Laurent ou les effets des précipitations acides.En somme, ces jeunes scientifiques ont décidé de se mettre à l\u2019heure des priorités environnementales de la société.J\u2019estime qu\u2019il est grand temps que de tels programmes de deuxième cycle se multiplient dans nos départements de sciences biologiques sinon nous parlerons d\u2019ici peu, au Québec, du génie écologique.Quel sera l\u2019impact d\u2019une telle discipline sur les biologistes finissants?Quel type de professionnel sera préféré par les employeurs pour effectuer entre autres des études d\u2019impact?Je vous laisse devine1 la réponse! RO CN GONE POV PO PR RI RI 0 Déjà des volumes tels que ceux de Camougis (1981) «Environmental Biology for Engineers» et Cushman et al.(1980) «Sourcebook of Hydrologic and Ecological Features» laissent présager la prise en charge de certaines «niches» de l\u2019écologie appliquée par des ingénieurs et cela sans parler de mon emploi à l\u2019École Polytechnique de Montréal.Cela aussi est un signe des temps car lors de ma graduation en biologie à l\u2019Université de Sherbrooke il y a plus d\u2019une quinzaine d\u2019années, personne ne pouvait prévoir qu\u2019un jour Polytechnique aurait recours à un biologiste-écologiste.En somme, afin de ne pas faire fausse route, quelle serait la solution pour qu\u2019une partie de l\u2019enseignement de deuxième cycle soit plus appliquée dans nos départements de sciences biologiques?La réponse est simple.Il s\u2019agit d\u2019exposer les étudiants à l\u2019expérience de biologistes du métier qui sont sur le marché du travail.Ces derniers peuvent être chargés de cours ou de travaux pratiques ou idéalement membres du corps professoral ou associés professionnels de recherche.Ces contacts ne pourront que bénéficier aux étudiants de premier et de deuxième cycles intéressés à l\u2019écologie appliquée.Ce genre de personnage est encore trop rare dans nos départements de sciences biologiques.L\u2019importance de l\u2019écologie appliquée et de la pensée écologique Le tableau I démontre l\u2019importance de l\u2019écologie appliquée dans la Société écologique d\u2019Amérique «Ecological Society of America».Il est évident qu\u2019un nombre majoritaire d\u2019écologistes s\u2019identifient à la section d\u2019écologie appliquée dont les buts sont d\u2019encourager la recherche et de financer les congrès dans ce domaine afin de faciliter la communication des résultats dans toutes les phases d\u2019application des principes écologiques.La section encourage finalement des liens soutenus avec des spécialistes du droit, du génie, de l\u2019éducation, de la santé publique, des sciences politiques et sociales, de l\u2019architecture, et tous ceux qui «pensent écologiquement» face aux problèmes auxquels ils sont confrontés.Ce dernier but démontre bien la polyvalence et la multidisciplinarité de l\u2019écologie appliquée de même que l\u2019importance de penser écologiquement.En somme peut-être que tout individu devrait être «écologiste» ou disons plutôt environnementaliste sinon il deviendra, à brève échéance, impossible de conserver simultanément nos ressources et notre rythme de vie.Mon point de vue est que l\u2019écologie est autant un mode de voir les choses qu\u2019une science.Tout individu devrait être dans un futur assez rapproché intuitivement écologiste.Attention tout de même, l\u2019écologie appliquée n\u2019est pas une protestation contre tous les projets, une échappatoire pour les alarmistes.Loin de là, c\u2019est une science bien plus qu\u2019une technologie.Cette science doit aider l\u2019homme à savoir non seulement om uss comment certains projets doivent être réalisés mais aussi s\u2019ils doivent purement et simplement être réalisés.Répartition des membres de la Société écologique d\u2019Amérique selon les cinq sections de la Société en 1979 Sections Nombre de membres Écologie appliquée 2584 Écologie aquatique 1939 Écologie physiologique 1444 (terrestre et aquatique) Comportement animal et 1151 biologie sociale Paléoécologie 304 De même on s\u2019aperçoit de plus en plus que l\u2019écologie appliquée est une science de synthèse.L\u2019approche globale ou systémique est un «sine qua non» en comparaison de certaines autres sciences qui sont strictement analytiques.Bien sûr, les données analytiques sont essentielles pour nourrir les concepts globaux mais il serait utopique de faire de l\u2019écologie appliquée en faisant abstraction des chaînes alimentaires des cycles biogéochimiques et de l\u2019homme.Malgré toute cette complexité, il faut que l\u2019écologiste apprenne à présenter des informations écologiques inhérentes à une situation ou à un projet et cela dans un format et dans des termes accessibles aux non-écologistes.Ce dernier point est vital s\u2019ils désirent devenir plus efficaces et être compris par la population en général et les politiciens en particulier.La prédiction en écologie appliquée- Afin que l\u2019écologie appliquée devienne plus efficace, notre société moderne a un besoin urgent des prédictions de l\u2019écologiste par le biais de modèles écologiques des plus précis.Par exemple, il sera certainement toujours nécessaire d\u2019effectuer des études d\u2019impacts environnementaux lorsque les données de base (écologiques, physico-chimiques et socio-économiques) inhérentes à un projet sont inexistantes ou laissent à désirer.Mais lorsque cette information est connue, les écologistes devraient être en mesure, dans un bref délai, de dépasser les phases d\u2019inventaires pré-impact et post-impact.Ces inventaires ne révèlent que les effets , bénéfiques ou la plupart du temps néfastes du projet.Les écologistes assistent donc, impuissants, à la détérioration d\u2019une partie ou à la totalité de cet écosystème.La modélisation écologique peut nous aider à prédire les impacts d\u2019un projet ou, par exemple, à prévoir l\u2019effet d\u2019un apport en substances nutritives dans un lac et cela d\u2019une façon de plus en plus précise et crédible.L\u2019écologiste se doit d\u2019être ouvert aux nouveaux outils qui lui permettent de prédire, selon les cas, les dégâts souvent irréparables d\u2019un certain projet et cela avant même sa mise en oeuvre.Les modèles de simulation ou de prédiction que l\u2019écologiste doit développer de concert avec d\u2019autres professionnels sont aujour- d\u2019hui indispensables à la société.Il faut cependant réaliser que les systèmes simples avec seulement quelques composantes sont rares sinon inexistants en nature.Au contraire, nos écosystèmes sont complexes et les variables multiples, ce qui complique la modélisation.Des efforts devront sûrement être faits afin d\u2019en arriver à des modèles plus près de la réalité.Il s\u2019agit là d\u2019un autre défi pour l\u2019écologiste spécialisé en modélisation.Après tout le fonctionnement de la biosphère dans son ensemble est complexe mais tout de même remarquablement fiable.L'objectif de l\u2019écologiste appliqué est de maintenir cet équilibre et d\u2019alerter la société, au besoin, par ses prédictions.De cette complexité des écosystèmes découle un message important pour les scientifiques et politiciens.Ces projets de prédictions écologiques préalables aux manipulations humaines sur les systèmes naturels et si vitales à l\u2019homme doivent être prioritairement subventionnées.Le temps est périmé où l\u2019écologiste avait comme fonction d\u2019éteindre ou de circonscrire les feux.Il se doit maintenant de les prévenir et de les prédire.L\u2019écologie appliquée et les gouvernements L\u2019écologie a déja été traitée de science subversive en ce sens que les gouvernements devraient changer fondamentalement leur philosophie ou vue des choses si vraiment l\u2019on souhaite que l\u2019aménagement de notre environnement s\u2019accommode aux lois de base de la nature.Cela ne recontre certainement pas l\u2019assentiment de tous.Pour plusieurs la biosphère est infinie et peu de problèmes se posent quant à sa capacité de renouvellement.Notre environnement est le produit de l\u2019évolution biologique et notre biotope restera toujours la ressource support la plus importante.Tout homme (politicien,.\u2026) devrait comprendre ce postulat et non pas seulement l\u2019écologiste.Il faut donc, de toute urgence, injecter des principes 13 14 écologiques de base dans les processus de décision politiques.Ce n\u2019est pas suffisant d\u2019avoir un ministère de l\u2019Environnement, un ministre et des fonctionnaires convaincus.Il faut aussi que ces derniers et toutes les autres personnes convaincues réussissent à inculquer cette pensée ou philosophie écologique aux «autres».Là est le vrai défi à relever.C\u2019est également à ce niveau que notre esprit de créativité doit être mis en oeuvre afin de trouver les moyens les plus efficaces pour en arriver à cette fin.Le fait que peu d\u2019organismes tels PABQ, L\u2019ACFAS,.se donnent pour une de leurs missions d\u2019injecter des principes écologiques dans notre société et principalement auprès de nos gouvernements, réduit substantiellement le besoin d\u2019engager des écologistes dans la fonction publique et privée.En effet, si beaucoup plus de programmes gouvernementaux reposaient sur des principes écologiques, le marché du travail s\u2019agrandirait et cela au bénéfice d\u2019une société plus écologique.Opportunités pour l\u2019écologiste appliqué Les opportunités d\u2019innovation pour l\u2019écologiste appliqué sont illimitées.Le développement de stratégies dans le domaine de nos ressources renouvelables ainsi que dans l\u2019aménagement (réhabilitation) de plusieurs de nos cours d\u2019eau ne sont que deux exemples où le nombre de spécialistes laissent à désirer.Dans ces domaines, ainsi que dans les autres problèmes environnementaux complexes, les talents d\u2019écologistes imaginatifs, familiers avec les sciences bio-physiques, se font déjà trop attendre.Peu de choses sont connues sur les comportements des populations animales et végétales en état de stress dû à des impacts environnementaux tels les divers polluants toxiques, organiques et inorganiques ainsi que les précipitations acides.Ce dernier impact sans frontière qui affecte l\u2019eau, l\u2019air, le sol et la matière vivante est sans contredit le mal environnemental du vingtième siècle.L\u2019homme n\u2019attend que des spécialistes tel l\u2019écologiste appliqué pour étudier ce phénomène qu\u2019il a malheureusement lui-même créé et pour y trouver des solutions.Conclusion L\u2019écologie appliquée ne peut pas se permettre d\u2019être la science de l\u2019an 2 000.Si nous tardons trop à développer cette branche de l\u2019écologie à sa juste valeur, l\u2019homme sera tellement confronté avec un environnement perturbé que le point du non retour aura été atteint.Espérons tout de même que l\u2019écologie appliquée aura un avenir plus immédiat afin qu\u2019elle ne devienne pas une science de la dernière chance.Références CAMOUGIS, G., 1981 - Environmental biology for engineers.McGraw-Hill Book Co., 214 p.CUSHMAN ET AL.1980 - Sourcebook, of hydrolo- gic and ecological features.Ann Arbor Science Publ.Inc., 126 p.DE SANTO, R.S., 1978 - Concepts of applied ecology.Springer-Verlag, 310 p.ODUM, E.P., 1953 - Fundamentals of ecology.W.B.Saunders Co., 546 p.RAMADE, F., 1974 - Éléments d\u2019écologie appliquée.Ediscience/McGraw-Hill, 522 p.si Qu par geld sil 13! bet ooh {049 quo par tion qu?mett vite de dur vais just don Pr Ce es ome de D, 2 i ime Situation historique et actuelle de la malherbologie au 15 Québec et perspective d\u2019avenir\u201d Par Gilles Emond service de recherche en défense des cultures, Ministère de l\u2019agriculture, des pêcheries et de l\u2019alimentation du Québec.Situation historique La situation historique de la malherbologie au Québec peut être divisée en 3 époques marquantes qui s\u2019échelonnent comme suit: de 1908 à 1932, de 1933 à 1949 et enfin de 1950 au début des années \u201970.Pourquoi débuter l\u2019historique en 1908?Tout simplement parce que cette date importante correspond à la fondation de la Société de Protection des plantes du Québec qui a permis à des pionniers de notre agriculture de mettre en évidence les problèmes du temps.Plusieurs réalisations de ces soixante années d\u2019activité ont dû être omises.Il est pratiquement impossible de couvrir, en quelques pages, toutes les ramifications d\u2019un si long programme consacré à la lutte aux mauvaises herbes et j'ose espérer que cet exposé rendra justice à tous les spécialistes qui ont oeuvré dans ce domaine.Première époque: 1908 - 1932 La question des mauvaises herbes et herbicides a intéressé nos biologistes dès les premières réunions de la Société de Protection des Plantes du Québec.En effet, le professeur W.Lockhead du Collège Macdonald, fondateur et président de la Société pendant 18 ans, de même que monsieur Douglas Weir, assistant- professeur de biologie à ce même Collège, ont fait le point sur le problème des mauvaises herbes au Québec.Dans les rapports de la Société de 1908 à 1912, ces deux pionniers de la protection des plantes ont abordé tous les aspects de la question et les sujets traités constituent certainement le premier cours sur les mauvaises herbes, à savoir: l\u2019importance des mauvaises herbes, les dommages et les pertes dus aux mauvaises herbes, leur dissémination, leur fécondité, leur contrôle, leurs caractéristiques, leur classification, etc\u2026 Lors de son discours de 1910, le professeur Loc- khead a lancé un cri d\u2019alarme que l\u2019on pourrait peut- être encore lancer aujourd\u2019hui, et je cite: «Pour la province de Québec, il n\u2019est pas actuellement de problème agricole plus ardu que celui des mauvaises herbes.La multiplication de celles-ci devient véritablement inquiétante.On en voit partout dans les campagnes.Si elles continuent à se répandre, sans que l\u2019on prenne des mesures pour les détruire, il y a lieu de se demander ce que vont devenir les fermes.À moins que nous ne changions notre système de culture, il faudra les abandonner.» À cette époque, la pratique de la rotation des cultures était pratiquement inconnue et la qualité de la semence laissait à désirer, à un point tel que la multiplication des mauvaises herbes était favorisée, lors des semis.L\u2019«Acte de contrôle des semences», relatif à l\u2019inspection et à la vente des graines de semences, mis en vigueur le ler septembre 1905 par le gouvernement fédéral, sembla améliorer un peu la qualité de la semence et prévenir l\u2019introduction d\u2019autres mauvaises herbes nuisibles.C\u2019est ce qui ressort du rapport du Commissaire des semences qui contient une description très complète des mauvaises herbes classées comme nuisibles, d\u2019après un arrêt du Conseil en 1911.Cette description est contenue dans un excellent ouvrage intitulé: «Les mauvaises herbes du Canada».Dès 1909, on a reconnu l\u2019utilité de l\u2019emploi des herbicides pour le désherbage chimique des cultures.Le professeur Lockhead recommandait le traitement suivant: «Dans les champs, on peut détruire la moutarde en l\u2019arrosant avec une solution de sulfate de fer ou vitriol vert à 20% ou une solution de sulfate de cuivre ou vitriol bleu à 2% pour 40 gallons d\u2019eau.Arroser la moutarde par un beau temps quand elle est jeune ou sur le point de mûrir.» Quelques années plus tard, soit en 1916, le professeur Bryce, également du Collège Macdonald, dans un travail présenté sur les «Anciennes et nouvelles méthodes pour combattre les mauvaises herbes», nous révèle ce qui suit: «La pratique de détruire les mauvaises herbes par le moyen de pulvérisations chimiques nous est venue principalement des Etats des prairies de l\u2019Union américaine.D\u2019ordinaire, on emploie à cet effet une solution de sulfate de fer ou de sulfate de cuivre que l\u2019on distribue au moyen d\u2019un pulvérisateur à gazoline, du genre servant à l\u2019arrosage des pommes de terre.On a employé également avec succès un grand nombre de produits chimiques, tels que le sel de cuisine, le cyanure de calcium, l\u2019acide sulfurique, l\u2019arsénite de soude.» Ces traitements s\u2019appliquaient pour la destruction de la moutarde et ne seront remplacés que vers 1946/47 avec l\u2019introduction du 2, 4-D.Avec la nomination de monsieur Omer Caron, botaniste provincial, en 1920, le Bureau de l\u2019Entomologie du ministère de l\u2019Agriculture du Québec, formé en 1913 avec la venue de monsieur l\u2019abbé Huard, devient le Bureau de la Protection des Plantes et par la suite, le Service de recherche en défense des cultures que nous connaissons aujourd\u2019hui.À la suite de la création de ce Bureau de la Protection des Plantes, la Loi des Mauvaises Herbes est votée par la Législature et entre en vigueur à la fin d\u2019avril 1928.*Conférence présentée à l\u2019occasion du 49e Congrès de l'ACFAS, tenu à Sherbrooke.le 1981-05-14.PR RO tT A RE A OA EIOQ 16 Les règlements approuvés par le Conseil des Ministres furent publiés à la fin de juin dans la Gazette Officielle.Quels amendements ont été apportés à cette loi depuis 1928?Quelques mauvaises herbes ont été ajoutées à la liste des plantes nuisibles, comme l\u2019herbe à poux, la cuscute et l\u2019épine-vinette.Donc, cette première époque a été marquée de quelques réalisations, entre autres: le travail des pionniers de la lutte aux mauvaises herbes, la Loi des Mauvaises Herbes et la fondation du Bureau de la Protection des Plantes, suite à la nomination d\u2019un botaniste provincial.Deuxième époque: 1933 - 1949 La seconde époque de l\u2019historique de la lutte aux mauvaises herbes s\u2019étend de 1933 à 1949 et se caractérise par la fondation en 1937 du Service de la Protection des Plantes qui comprend une Section des Mauvaises Herbes composée de monsieur Wilfrid Corri- veault, le directeur, et de deux spécialistes, messieurs R.-D.Cartier et Rosario Barabé - celui-ci en sera désigné le chef au printemps 1941.Les activités de la Section des Mauvaises Herbes consistent à voir à l\u2019application de la Loi des Mauvaises Herbes, à organiser des campagnes d\u2019éradication de certaines mauvaises herbes, à vulgariser les meilleures méthodes de destruction et à poursuivre certains travaux de recherches et d\u2019enquêtes.Au printemps de 1937, il fut décidé de partager la Province en un certain nombre de districts, à la tête desquels un inspecteur-agronome fut chargé spécialement de surveiller l\u2019application de la Loi des Mauvaises Herbes et d\u2019aider les inspecteurs municipaux dans leur travail.Ces inspecteurs, nommés par les corporations municipales, travaillent en collaboration étroite avec les employés du ministère de l\u2019Agriculture.Ils jouent un rôle de propagandistes et d\u2019éducateurs auprès des cultivateurs de leur paroisse et ils s\u2019efforcent à enrayer le fléau des mauvaises herbes.Leur nombre fut toujours croissant.En effet il est passé de 709 en 1937 à 2060 en 1949.Plusieurs campagnes d\u2019éradication ont marqué cette deuxième époque.Pour ne mentionner que les plus importantes, il y eut celles contre la moutarde, l\u2019herbe à poux, la cuscute, la salicaire, l\u2019euphorbe cyprès et l\u2019herbe à la puce.Toutes ces campagnes dirigées par la Section des Mauvaises Herbes étaient précédées d\u2019enquêtes et impliquaient nécessairement des essais expérimentaux de la part des spécialistes.La campagne d\u2019éradication de la moutarde sauvage, commentée en 1933, s\u2019est continuée jusque vers 1948.En 1937, six pulvérisateurs étaient affectés à cette tâche et 311 arpents furent traités au sulfate de cuivre et de 1942 à 1948, plus de 700 arpents de céréales furent sulfatés.Sur la demande des Syndicats d\u2019Initiative de la Gas- pésie et de Charlevoix, un travail d\u2019enquéte et d\u2019éradication de l\u2019herbe à poux fut commencé en 1935.Ce travail fut conduit par le docteur Elzéar Campagna qui s\u2019occupait déjà de ce problème depuis 1927 alors qu\u2019il effectuait un travail sur la distribution des espèces de mauvaises herbes sur la Rive Sud du Saint-Laurent.Le docteur Campagna a poursuivi cette campagne surtout en Gaspésie jusque vers 1967.Deux moto-pulvérisa- teurs furent assignés à cette tâche pour la Gaspésie et le comté de Charlevoix.Une enquête préliminaire similaire débuta en 1938 dans les comtés de Terrebonne et Labelle sous la direction de monsieur R.-D.Cartier.Elle fut reprise en 1953 par M.Alexandre Dion qui prit charge de cette campagne d\u2019éradication pendant une dizaine d\u2019années.Actuellement, cette campagne est terminée.Il faudra reprendre un travail d\u2019information dans le but de sensibiliser la population et surtout les autorités municipales et gouvernementales qui devront alors prendre position pour régler ce problème.Il semble que le Dr Elzéar Campagna veuille déterrer à nouveau la hache de la guerre contre cette plante indésirable.Rappelons que le but principal de la campagne d\u2019éradication contre l\u2019herbe à poux était surtout d\u2019encourager la venue des touristes dans ces régions les plus pittoresques de la province.Une troisième campagne fut dirigée dès 1934 pour l\u2019éradication de la cuscute dans les productions de lentille dans la région de Laprairie et de Saint-Philippe.Une seconde infestation de la cuscute fut signalée principalement dans la région de Vaudreuil-Soulanges dans la culture du lin et sur quelques arpents de prairies et pâturages.En 1940, la superficie totale cuscutée dans la culture du lin à filasse s\u2019établissait à 984 arpents.En vertu d\u2019une ordonnance de la Loi des Mesures de Guerre, les diverses récoltes de tous ces champs cuscutés ont été utilisées ou détruites (suivant le degré d\u2019infection), sous la direction et la surveillance des inspecteurs provinciaux de la Division des Mauvaises Herbes.De 1942 à 1945, ces inspecteurs ont visité annuellement une moyenne de 10,000 arpents de lin en vue de localiser la cuscute.L'enquête révèle que 95% des champs cuscutés résultait de l\u2019emploi d\u2019une semence contaminée.L\u2019envahissement général des pâturages communaux de la Baie-du-Febvre par la salicaire est une situation à peu près unique en Amérique du Nord.Cette commune, sise entre Nicolet et Notre-Dame de Pierreville sur le littoral du lac Sainte-Pierre, s\u2019étend sur une superficie de huit milles carrés.Au point de vue économique, le problème de la salicaire avait une importance appréciable puisque pendant quatre a cinq mois de l\u2019année, 1400 à 1800 têtes animales y trouvaient leur nourriture.de {| pe fess fue du paf lage jon her fur ls À la demande des cultivateurs de la Baie, des essais de contrôle ont été entrepris en 1943, sous la direction technique du révérend père Louis-Marie, o.c.r., professeur de botanique à l\u2019Institut agricole d\u2019Oka, et furent exécutés par les techniciens de la Division des Mauvaises Herbes.Il s\u2019agissait de trouver les moyens d\u2019éradication les plus économiques.Les premières parcelles établies portèrent sur le fauchage, les brûlages, les essais de plantes étouffantes et diverses façons culturales, telles que le labour et le travail de la herse.Avec la découverte du 2,4-D, de nouveaux essais furent mis en place dès 1947.Pendant près de cinq années, cet herbicide fut appliqué dans la commune pour libérer les pâturages de cette plante adventice.Une cinquième campagne d\u2019éradication s\u2019est poursuivie dans les pâturages de la Baie Saint-Paul.D\u2019après l\u2019enquête menée en 1948, l\u2019euphorbe cyprès, plante vivace à rhizomes renfermant une sève caustique et vénéneuse pour les animaux, couvrait déjà presque entièrement une centaine d\u2019acres de pâturages de cette localité qui étaient alors devenus impropres à la paissance.Afin d\u2019arrêter cet envahissement qui devenait de plus en plus menaçant pour les fermes avoisinantes, des parcelles d\u2019expérimentation furent mises en place dès 1949 en vue d\u2019éliminer systématiquement cette plante envahissante.Enfin, une dernière campagne d\u2019éradication est celle de l\u2019herbe à la puce.Démarrée en 1948, près de Trois- Rivières, elle s\u2019est poursuivie dans plusieurs régions de la province et des centaines d\u2019acres ont été traités.Ne pouvant suffire à toutes les demandes, la Division des Mauvaises Herbes a dû limiter son travail d\u2019éradication aux endroits publics les plus fréquentés.Cette campagne est terminée depuis quelques années déjà, les municipalités ayant pris charge de cette responsabilité.En plus de conduire ces travaux d\u2019éradication, le personnel de la Division a collaboré activement avec le Service de la Grande Culture à une vaste enquête sur la qualité des semences.Ces semences étaient prélevées directement dans les semoirs.Le but de l\u2019enquête était de sensibiliser le cultivateur au problème des mauvaises herbes et de la qualité de la semence en général.Les résultats ont démontré qu\u2019un trop grand nombre de cultivateurs utilisent encore du grain non criblé et qu\u2019en général, le criblage n\u2019est pas adéquat.De plus, trop nombreux sont ceux qui utilisent du grain d\u2019alimentation comme semence.Troisième époque: 1950 au début des années \u201970 Le point marquant de la troisième époque de la lutte aux mauvaises herbes au Québec est sans contredit la création en 1950 du «Comité Provincial pour la Lutte aux Mauvaises Herbes».Ce comité, composé de 16 membres, était représenté par les Services du ministère RES de l\u2019Agriculture du Québec intéressés au problème des mauvaises herbes, les Stations expérimentales fédérales de la province, les diverses institutions d\u2019enseignement agronomique, le Conseil des Recherches Agricoles et le Jardin Botanique.Le chef de la Division des Mauvaises Herbes, M.Rosario Barabé, est élu secrétaire de ce Comité.La raison d\u2019être et le but de ce Comité sont de servir, à titre consultatif, à l\u2019étude des problèmes concernant la destruction des plantes nuisibles aux hommes, aux animaux et aux cultures: - d\u2019étudier les moyens d\u2019éradication et de destruction des mauvaises herbes, - de proposer les sujets de recherches sur ces moyens et les principaux herbicides, - de recommander, s\u2019il y a lieu, l\u2019adoption de nouvelles lois ou de nouveaux règlements et de suggérer les amendements nécessaires à notre Loi des Mauvaises Herbes; - enfin, d\u2019intensifier les campagnes publicitaires en faveur de la lutte aux mauvaises herbes.Une autre année seulement après la création de ce Comité, les réalisations méritent d\u2019être soulignées et pour ne mentionner que les principales: 1- la publication d\u2019une liste alphabétique des noms français, anglais et scientifiques de nos principales mauvaises herbes intitulée «Noms des Mauvaises Herbes du Québec» préparée par messieurs R.Cayouette et M.Ferron en 1964; 2- la publication d\u2019un feuillet de 24 pages sur la destruction chimique des mauvaises herbes.Cette publication constitue le premier guide d\u2019emploi des herbicides et sera publiée par la Division de la Défense des Cultures jusqu\u2019en 1969.En 1970, les recommandations sur le désherbage chimique des cultures ont été intégrées dans les guides de production du Conseil Provincial des Productions Végétales du Québec; 3- l\u2019inventaire des travaux de recherches exécutés dans la province sur le contrôle chimique des mauvaises herbes et le partage entre les spécialistes des projets les plus urgents.Les délibérations du Comité ont donc porté fruit.Des travaux de recherches sont mis en place dans plusieurs cultures et le travail devenait d\u2019autant plus intéressant et efficace que le nombre d\u2019herbicides nouveaux augmentait.La venue du 2,4-D comme désherbant chimique ouvrit la voie à la chimie agricole, particulièrement à celle de la chimie des herbicides.Les résultats obtenus furent les plus encourageants mais encore fallait-il convaincre les cultivateurs de l\u2019efficacité et de la rentabilité de l\u2019utilisation des herbicides.Des démonstrations furent organisées dans plusieurs parties de la province.Les résultats ne se firent pas attendre.La superficie traitée par les cultivateurs passe de 17 18 14,000 acres en 1955 à près de 100,000 acres en 1960.De 1952 à 1959, plus de 5,000 démonstrations ont été réalisées, appuyées par des conférences de presse et des conférences groupant des cultivateurs.En raison des progrès rapides de la chimie agricole dans les années \u201960, la majorité des travaux réalisés en malherbologie ont été orientés vers la mise au point de traitements herbicides efficaces dans les différentes cultures.Cette orientation qui nous apparaît simpliste actuellement répondait à des besoins du temps.En effet, les nombreux herbicides développés par l\u2019industrie s\u2019avéraient des outils de grande valeur au profit des agriculteurs qui acceptaient de plus en plus cette pratique moderne de désherbage.Donc, pendant une quinzaine d\u2019années, les efforts ont porté sur le désherbage chimique qui permettait de présenter rapidement aux producteurs agricoles des moyens de réprimer les mauvaises herbes dans les nombreuses cultures.L\u2019ampleur de ces travaux a permis de préciser en 1970 un protocole expérimental pour les essais d\u2019herbicides en parcelles.Ceci constitue un pas de géant vers l\u2019uniformisation de ces mêmes essais.Durant cette période d\u2019activités intensives, Lionel Cing-Mars prodiguait aux étudiants en agronomie de l\u2019Université Laval, une formation sur la taxonomie des mauvaises herbes en insistant sur l\u2019importance d\u2019utiliser des caractères végétatifs.Sous sa direction, Camille Rousseau a développé une clé d'identification de plantes nuisibles au Québec à différents stades précédant la maturité.Peu de temps après, soit en 1968, ce même botaniste réalisait un travail traitant de l\u2019histoire, de l\u2019habitat et de la distribution de 220 plantes introduites au Québec, dont plusieurs sont considérées comme mauvaises herbes d'importance agricole.Situation actuelle La répression chimique des mauvaises herbes dans les principales cultures du Québec constitue un secteur de recherche dans lequel les malherbologistes continueront d\u2019oeuvrer.Ces essais sont nécessaires pour permettre l\u2019homologation des nouveaux herbicides qui seront commercialisés sur notre territoire.Cependant, l\u2019usage de plus en plus considérable des désherbants chimiques a fait naître des problèmes qui posent aux gens de la recherche des défis nouveaux.Voilà pourquoi dans certains de ces travaux, l\u2019accent est mis sur l\u2019étude de certains problèmes liés à leur usage.Soulignons les travaux portant sur: - Ja tolérance des cultivars de céréales aux herbicides anti-folle avoine, - la répression chimique de certaines mauvaises herbes importantes et difficiles à détruire (petite oseille, euphorbe cyprès, prèle des champs, panic d\u2019automne, souchet comestible, etc.), - la persistance des herbicides dans le sol, - l\u2019apparition de biotypes de mauvaises herbes résistants aux herbicides.Ce phénomène de résistance des mauvaises herbes mérite qu\u2019on s\u2019y attarde quelque peu.En effet, il y a quelque 10-15 ans à peine les cas de biotypes de mauvaises herbes résistants n\u2019existaient pas et les spécialistes se refusaient à croire que ce phénomène se produirait un jour.Rappelons que ces cas de résistance aux pesticides sont relativement fréquents chez les insectes et de façon moindre chez les champignons pathogènes.Le premier cas de résistance aux herbicides officiellement reporté au Québec remonte à 1977.Une cinquantaine d\u2019hectares de maïs de la région de Sherbrooke infestés de moutarde des oiseaux ne put être désherbée malgré deux applications d\u2019atrazine.À l\u2019analyse, cette moutarde se révéla parfaitement identique à la moutarde des oiseaux sensible à l\u2019atrazine.Ce premier cas de résistance laissait présager que d\u2019autres suivraient.Depuis ce temps, d\u2019autres sites de moutarde résistante ont été signalés de même qu\u2019un cas de chénopode blanc résistant dans la région de la Beauce.M.Bruno Maltais est d\u2019avis que ce problème de résistance va s\u2019intensifier et s\u2019étendre à d\u2019autres espèces de mauvaises herbes (amarante à racine rouge, petite herbe à poux, etc.).Depuis fort longtemps, les producteurs agricoles ont à lutter contre l\u2019envahissement de leurs cultures par les mauvaises herbes.Des énergies et des sommes considérables sont ainsi consacrées au Québec au contrôle de ces plantes.Pourtant, bien peu de travaux visant à déterminer l\u2019importance réelle des mauvaises herbes dans les cultures ont été réalisés.Devant cet état de fait, il ne faut pas se surprendre si le Comité consultatif de Malherbologie du Canada a décidé de considérer comme prioritaires les études d\u2019inventaire des mauvaises herbes en fonction des pertes.Cet organisme a d\u2019ailleurs demandé aux provinces de préparer un plan d\u2019action en matière de recherche en ce domaine.En réponse à cette demande, la Direction de la recherche du ministère de l\u2019Agriculture du Québec, par l\u2019entremise de son Service de recherche en défense des cultures, décidait de constituer un groupe de travail chargé de faire le point sur la situation actuelle de la recherche et de préparer un plan d\u2019action détaillé.En mai 1979, le groupe représentait un plan d\u2019action dont les grandes lignes et la mise en oeuvre vous ont déjà été présentées.Ce programme d\u2019inventaire couvre les 12 régions agricoles du Québec.Cependant un inventaire limité aux mauvaises herbes du maïs-grain dans la région de St-Hyacinthe avait débuté en 1974 par C.-J.Bouchard et D.Doyon.On ne saurait trop insister sur l\u2019importance d\u2019en gi gai\u201d fie (ive (A card al caf spé dé pal pi com p en ble des vai 4 de FO 8R 37 # arriver à identifier le plus précocement possible les mauvaises herbes et ce, en vue de choisir des moyens de répression appropriés.À ce chapitre, une équipe de la division de Malherbologie, sous la responsabilité de C.-J.Bouchard, poursuit des recherches en vue de bien caractériser et illustrer les plantules des principales mauvaises herbes du Québec.L'accent est mis sur les caractères végétatifs qui permettent de différencier les espèces les unes des autres.Son auteur principal vous a déjà présenté les particularités de ce travail original.Deux feuillets parus en 1979-1980 et groupant 7 espèces sont déjà publiés.Cependant, ce travail est déjà complété pour 19 espèces de dicotylédones.Pour identifier les mauvaises herbes avec certitude, encore faut-il que les botanistes aient élucidé les problèmes concernant la caractérisation et la délimitation des taxons.Or, il arrive que certains groupes de mauvaises herbes posent encore de sérieux problèmes.Dans de tels cas, la cytotaxonomie peut apporter un éclairage nouveau et essentiel.Deux publications récentes nous permettent de bien différencier les quatre espèces de chénopodes les plus couramment rencontrées, soit: C.album L., C.ficifolium Smith, C.glaucum L.et C.strictum Roth.Il est à remarquer que jusqu\u2019alors, le C.ficifolium n\u2019était pas connu au Québec et le C.strictum, pourtant relativement fréquent, était considéré comme peu commun.D\u2019autres genres tels que Polyfonum sont aujourd\u2019hui l\u2019objet de travaux du même type.La biologie des mauvaises herbes constitue un secteur de recherche dans lequel les malherbologistes se sont engagés depuis peu d\u2019années.Ces études de certaines mauvaises herbes particulièrement nuisibles et difficiles à détruire portent sur plusieurs aspects de la biologie de la plante.Présentement, plusieurs espèces retiennent l\u2019intérêt des spécialistes en malherbologie telles l\u2019ortie royale, la spargoute, la prèle des champs, la petite oseille, l\u2019euphorbe cyprès, le chiendent, etc.Ce type de travaux convient très bien à la formation d\u2019étudiants des 2e et 3e cycles.D'ailleurs, quelques gradués sont ou seront disponibles sur le marché du travail à court terme.Perspectives d\u2019avenir Dans le cadre d\u2019un dossier global traitant des orientations des recherches et des activités en défense des cultures au rientations propres à la malherbologie se présentent sous trois pour la période de 1981 à 1986, les ovolets qui caractérisent bien la démarche de recherche dans ce secteur d\u2019activités.1.Diagnostic et évaluation de l\u2019importance du problème des mauvaises herbes dans les cultures.a) Diagnostic; - identification et illustration des mauvaises herbes à divers stades de leur développement et particulièrement au stade plantule (Atlas des mauvaises herbes), - caractérisation et délimitation des taxons.Étude cytotaxonomique et cytogénétique de divers genres de mauvaises herbes: le genre Chenopodium, le genre Polygonum, le genre Cir- sium, le genre Phragmites, - enrichissement des collections botaniques (herbier) par la cueillette des plantes, plantules et graines de mauvaises herbes.b) Evaluation de l\u2019importance du problème des mauvaises herbes dans les cultures; - inventaire des mauvaises herbes dans les cultures.Apprécier l\u2019importance relative des espèces de mauvaises herbes dans les cultures de mais, de légumes, de fraises, de céréales et dans les prairies à l\u2019implantation.- calcul des pertes causées par les mauvaises herbes dans les cultures retenues pour l\u2019inventaire.Mise au point de techniques pour mesurer en plein champ les réductions de rendement occasionnées par diverses populations de mauvaises herbes.2.Biologie et écologie des espèces.Les travaux entrepris dans ce domaine d\u2019activité visent à déterminer les seuils de nuisibilité (en considérant surtout la densité) et la période critique de compétition d\u2019une espèce ou d\u2019un groupe d\u2019espèces dans une culture donnée.La plupart de ces travaux comprennent également l\u2019étude du développement et de la croissance de la mauvaise herbe.Les seuils de nuisibilité et/ou la période critique de compétition seront déterminés dans les cas suivants: - chiendent, souchet comestible, prèle des champs, amarante à racine rouge, ortie royale, spargoute des champs, chénopode blanc et sé- taire glauque dans la luzerne en semi pur et dans l\u2019avoine; - petite oseille dans les fraisières; - euphorbe cyprès dans les prairies.3.Stratégie de la répression.a) Désherbage chimique, - évaluation de l\u2019efficacité et de la phytotoxicité des produits herbicides dans les cultures.Ce secteur d\u2019activités comprend les essais herbicides (en particulier les formulations et mélanges nouveaux) en vue d\u2019assurer une mise à jour constante des recommandations et d\u2019obtenir l\u2019homologation de produits efficaces.Les essais s\u2019effectueront ou se poursuivront Se 19 20 b) dans les cultures suivantes: céréales, maïs, légumineuses en semis pur (à l\u2019établissement) pommes de terre, fraises, tomates de conserve, betterave à sucre, pois, haricot, concombre, laitue, légumes en terre organique, évaluation de l\u2019efficacité des herbicides sur certaines mauvaises herbes.Ce secteur d\u2019activités comprend les essais herbicides sur des mauvaises herbes reconnues difficiles à éliminer des cultures.Les essais s\u2019effectueront sur les espaces suivantes: ortie royale, petite oseille, prèle des champs, souchet comestible, chiendent, panic d\u2019automne, spargoute des champs, euphorbe cyprès.Font aussi partie de ce groupe les essais de répression sur des populations résistantes aux herbicides chez des espèces habituellement sensibles tels le chénopode blanc et la moutarde des oiseaux.Problèmes particuliers liés à l\u2019usage des herbicides; évaluation de la tolérance des nouveaux culti- vars aux herbicides: céréales, luzerne, évaluation de l\u2019effectif des techniques nouvelles d\u2019application, Ces techniques visent à diminuer c) d) les volumes de liquide utilisés et a favoriser une application plus uniforme de l\u2019herbicide en utilisant des procédés ou des appareils spéciaux (applicateurs électrostatiques, à mèche, à rouleau, etc.), évaluation de la persistance et des résidus d\u2019herbicides dans le sol.Les grands groupes d\u2019herbicides visés sont les triazines et les phényl-urées.Action intégrée des facteurs de production en vue de la lutte aux plantes adventices.Les résultats s\u2019apprécient d\u2019après la variation du niveau de la population des mauvaises herbes qui accompagne la culture.«Contrôle biologique» Les études sur le «contrôle» consistent à inventorier les ennemis naturels (surtout les champignons pathogènes) des mauvaises herbes, à apprécier leur virulence et à évaluer leur possibilité de culture.Le travail sera orienté spécifiquement sur le développement d\u2019un herbicide biologique.Les mauvaises herbes visées sont: le chiendent, le souchet comestible, le charbon des champs, le pissenlit et l\u2019herbe à poux.ble fol ying dier il des 15] pas bie çol flor 1 fie mé fa Chroniques d\u2019Hebdo-science L\u2019eau potable: un problème international qui va nous toucher bientôt Le Québec, avec 0,2% de la population mondiale, possède à lui seul près de 10% des réserves d\u2019eau potable de la planète.L\u2019eau douce couvre 12% du territoire des Québécois et que dire du Canada! Mais d\u2019ici vingt ans, l\u2019eau viendra à manquer dans l\u2019Ouest canadien tandis que dans l\u2019Est du pays, la pollution a déjà commencé à mettre sérieusement en danger la qualité des approvisionnements en eau potable, et le problème risque de s\u2019aggraver si des correctifs majeurs ne sont pas apportés rapidement.Pour un pays qui se vante d\u2019avoir autant de lacs que d\u2019habitants, le bilan aqueux n\u2019est pas très reluisant, bien que la ville de Québec ait accueilli récemment un colloque international sur les stratégies de conservation de l\u2019eau.Ce colloque, placé sous l\u2019auspice de l\u2019UNESCO, est la contribution du Québec à la «décennie internationale de l\u2019eau potable et de l\u2019assainissement» proclamée par les Nations unies.Quel gaspillage! Le Québec, de même que le Canada ou les États- Unis, fait figure de grand buveur (gaspilleur sur les bords) devant la communauté internationale assoiffée.En effet, pendant qu\u2019un Nord-américain consomme 180 mètres cubes d\u2019eau potable par jour, son homologue de la république Malgache n\u2019a accès qu\u2019à deux mètres cubes d\u2019eau de piètre qualité par an! Pourtant 1l faut 30 m° d\u2019eau par an pour maintenir une qualité de vie acceptable à un individu.La moitié de l\u2019humanité, soit deux milliards d\u2019êtres humains, n\u2019a pas ce minimum vital.Si toute l\u2019eau que nous consommons était utilisée à bon escient, il n\u2019y aurait pas de problème.Cependant il y a nettement du gaspillage dans notre mode de vie.Par exemple, l\u2019année dernière, l\u2019Association québécoise des techniques de l\u2019eau (AQTE) a révélé que les fuites dans les réseaux d\u2019aqueducs municipaux laissent s\u2019échapper pour 20 millions de dollars d\u2019eau chaque année! M.Jean-Paul Lanctôt, ingénieur et président de l\u2019AQTE, soulignait à l\u2019époque que dans certains réseaux d\u2019aqueducs, il y avait autant de perte en fuites qu\u2019il y avait d\u2019eau distribuée aux contribuables! Une autre source de gaspillage est l\u2019arrosage excessif des pelouses durant les périodes de canicule.Parce qu\u2019il fait chaud et qu\u2019ils ont soif, les gens pensent souvent (et à tort) que leur gazon a aussi soif qu\u2019eux.Pourtant certaines expériences d\u2019économie de l\u2019eau menées à Sainte-Foy, Boisbriand et Sillery ont permis de réduire de 40% la consommation d\u2019eau tout en conservant un vert parterre.TN La faute de la pollution Outre le gaspillage, la pollution est l\u2019autre responsable de la pénurie d\u2019eau que l\u2019on observe dans certaines municipalités.À ce propos, la conclusion de la série de colloques régionaux sur l\u2019eau tenu au Québec depuis un an est que dans peu de temps, il n\u2019y aura plus une goutte d\u2019eau potable au Québec.Déjà, on ne retrouve plus une rivière ou un lac alimentant une ville ou un village qui ne soit pollué.Seulement 5% des eaux usées des Québécois reçoivent un traitement partiel avant d\u2019être rejetées dans un cours d\u2019eau.De plus la fabrication de quelque 43 000 produits chimiques sur une base commerciale provoque une pollution toxique des cours d\u2019eau qui devient rapidement difficile à contrôler et dont les conséquences peuvent être catastrophiques pour la société.Il se pêche au Québec 77 000 tonnes de poissons annuellement pour une valeur de 50 millions de dollars, et la pêche récréative occupe 23% de la population adulte québécoise qui dépense ainsi quelque 300 millions de dollars.Si dans quelques années les eaux sont trop polluées par les rejets domestiques ou par les précipitations acides pour permettre la survie des poissons, ce sera tout un secteur de l\u2019économie qui tombera\u2026 à l\u2019eau.Cet exemple n\u2019est qu\u2019un parmi tant d\u2019autres qui illustre les problèmes engendrés par la détérioration de la qualité d\u2019eau.Même si ce fléau sévit à l\u2019échelle de la planète, il ne suffirait que d\u2019un investissement de dix milliards de dollars pour procurer de l\u2019eau à toute l\u2019humanité.Les Américains ont bien investi cette même somme pour envoyer leur navette effectuer quelques révolutions autour d\u2019une planète dont la surface est couverte d\u2019eau aux sept dixièmes.Éric Devlin Service Hebdo-science 22 Les rayons X: le danger pour la santé croît avec l\u2019usage, mais comment les éviter?Les rayons X peuvent provoquer l\u2019apparition de cancers.Selon un rapport du Conseil des sciences du Canada, les risques augmentent avec le nombre et la puissance des doses reçues, même si ces doses sont étalées sur plusieurs années.Un rayonnement ionisant Physiquement, la radiographie se situe quelque part entre la photographie documentaire et la désintégration totale de l\u2019organisme dans la plus pure tradition «Hiroshima».Les rayons X utilisés en médecine sont en effet de l\u2019énergie électromagnétique un peu plus puissante que la lumière (qui se contente d\u2019activer la surface de ce qu\u2019elle touche pour renvoyer de la couleur), mais moins nocive que les rayons gamma des réacteurs nucléaires.Lorsque les rayons X traversent des tissus vivants, ils leur arrachent au passage des électrons, créant des perturbations électriques pouvant briser les liaisons qui unissent les atomes aux molécules.Cette irradiation altère d\u2019abord les noyaux des cellules constituantes, pouvant entraîner leur mort et l\u2019apparition de lésions.Cette action des rayons ionisants sert à détruire, en radiothérapie, les cellules atteintes de cancer.Pendant que l\u2019Ordre des techniciens en radiologie du Québec se bat pour mettre sur pied un système de limitation des doses de rayons X, la Corporation professionnelle des médecins et l\u2019Association des radiologistes du Québec (tous médecins) prétendent, pour leur part, que les dangers dûs aux rayons X sont minimes parce que les doses sont très faibles.Des effets méconnus Dès 1902, on a relié l\u2019apparition d\u2019un cancer cutané à l\u2019exposition aux rayons X.Près de 100 cas furent rapportés dans la décennie qui suivit.La prédominance de cancers de peau à cette époque est reliée au fait que les rayons X étaient peu pénétrants et devaient irradier «plus longtemps» pour impressionner la pellicule.La Commission internationale de protection radiologique a mené récemment une étude approfondie auprès de populations exposées à des doses connues de rayons X.Elle a conclu qu\u2019il existe effectivement des conséquences biologiques tardives à ces rayonnements ionisants.On ne connaît actuellement très bien que les effets provoqués par l\u2019absorption de très fortes doses de radiation.Les chercheurs spéculent encore sur les probabilités d\u2019apparition de cancers causés par de faibles doses.Une étude menée auprès de radiologistes, exposés régulièrement aux rayons X, a déjà révélé qu\u2019ils étaient plus sujets à la leucémie et au cancer de la thyroïde que d\u2019autres médecins.Des observations cliniques conduites sur des mammifères ont d\u2019autre part fait ressortir clairement que les rayonnements ionisants peuvent provoquer des mutations génétiques «chez l\u2019homme, même si l\u2019on n\u2019en a pas la preuve par observation directe» (C.S.C.).D\u2019où l\u2019importance de protéger les gonades (testicules et ovaires) de radiations inutiles.Les rayons X peuvent aussi affecter le foetus: une femme enceinte qui reçoit ces rayons ionisants a environ 50% plus de chance que son enfant devienne leucémique.Dans de tels cas, des mesures de protection (tablier ou plaque de plomb) sont normalement prises.Des actes dangereux Sur la dose annuelle de 185 mrem subie par chaque Canadien, environ 73, soit près de 40%, sont d\u2019origine médicale ou dentaire.Selon un rapport de l\u2019Ordre des techniciens en radiologie, chaque Québécois subit une radiographie par année.De ces 6 millions de radiographies, le tiers est comptabilisé par l\u2019Assurance- maladie.La Corporation professionnelle des médecins et l\u2019Association des radiologistes du Québec ont récemment lancé une campagne d\u2019information sur la radiologie.Deux brochures ont été publiées et distribuées dans les CLSC, les cliniques radiologiques et les hôpitaux de la province.Elles se résument en quelques phrases: la radiographie est l\u2019instrument de base de la médecine môderne; les risques encourus lors d\u2019une radiographie sont minimes comparativement aux bienfaits que l\u2019on peut obtenir d\u2019un diagnostic sans erreur.«De toute façon, affirme le Dr Breton, secrétaire de l\u2019A.R.Q., on est souvent obligé, dans des cas d\u2019accidents, par exemple, de prendre des radiographies, que le patient ait ou non accumulé des doses importantes.».En fait, quand est-on obligé de subir une radiographie?Le médecin qui répond à cette question doit soupeser les dangers de la maladie versus les dangers de la radiation.Mais puisque «le danger croît avec l\u2019usage», la dose de radiation absorbée par chaque patient ne devrait-elle pas être consignée par la Régie de l\u2019Assurance-maladie et obligatoirement considérée?(Service Hebdo-science) £23 L\u2019ECOLE POLYTECHNIQUE DE MONTREAL VOUS INVITE à la deuxième conférence Augustin-Frigon intitulée LA TÉLÉMATIQUE: EDEN OU ENFER?par M.R.Charles Terreault : Vice-président adjoint Beli Canada Le mercredi, 25 novembre 1981 à 11 heures 30 Entrée libre Amphithéâtre C-631 Renseignement: (514) 344-4915 École Polytechnique de Montréal OER IR lt 9 .fi fy 4 ah he +} Wh un M pm ver > RE 3 } ; IRR A A : a 5 ; : Ë ge 2 r > - EE ae ee TT Te "]
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