Bulletin de l'ACFAS /, 1 septembre 1982, Automne
[" PER A-522 EX.2 Les prix de l\u2019ACFAS: candidats recherchés SOMMAIRE Automne 1982, Vol.4 no 2 Bulletin de Appel de candidatures pour les prix de l'ACFAS.1111111 1 LL L\u2019ACFAS, onzeansplustard.LL AL LL ALL AL LA AL Gilbert Paquette : un scientifique au pouvoir .1002111LLL LL A LL Aurons-nous notre propre révolution technologique ?.LL LL .Québec et Ottawa ont mis fin a la guerre des chiffres .L\u2019expérience du Centre des sciences de l\u2019Ontario.111111111L LL Lepavillon Un Monde Insolite.LL LL Nouvelles breves.AL LL VAL AA A Capsules A 8 8000 0 0080 8 0 0 8 8 0 0 6 0 4 00 0 0 0 0 0 0 0 0 4 0 0 0 0 4 6 4 0 1 0 8 1 0 4 03 4 0 04 4 0 4 ee 6 Appel de candidatures pour les prix de l\u2019ACFAS L\u2019ACFAS sollicite de ses membres et des autres milieux intéressés la présentation de candidatures pour les prix Archambault, Pariseau, Vincent, Bombardier et Rousseau.Ces prix ont pour objet de reconnaître des contributions remarquables au progrès de la science; ils comprennent une citation, une médaille et un montant de $2 000.Prix Urgel-Archambault : sciences physiques et mathématiques (fondamentales et appliquées) Le prix Archambault a été créé en 1953, en l\u2019honneur d\u2019Urgel Archambault, directeur-fondateur de l\u2019École Polytechnique de Montréal.Il est attribué dans le domaine des sciences physiques et mathématiques (fondamentales et appliquées) : physique, chimie, mathématiques, sciences de la terre, informatique, ingénierie, etc.En mai dernier, ce prix a été décerné au mathématicien André Joyal, de l'UQAM.Prix Léo-Pariseau : sciences biologiques Le prix Pariseau a été institué en 1944, en l\u2019honneur de Léo Pariseau, premier président de l\u2019ACFAS.Ce prix est destiné au secteur des sciences de la nature (ce dernier volet incluant la zoologie, la botanique, l\u2019agronomie, la foresterie, l\u2019écologie, etc.).Le lauréat de ce prix en 1982 a été le biologiste J.-André Fortin, de l\u2019Université Laval.Prix Marcel-Vincent : sciences humaines Le prix Vincent a été créé en 1975, en l\u2019honneur de M.Marcel Vincent, premier président francophone de Bell Canada.Ce prix est attribué dans le secteur des sciences humaines, c\u2019est-à-dire les sciences sociales, les humanités, les sciences de l\u2019éducation et du comportement, etc.Il fut décerné en 1982 à l\u2019écrivain Gilles Marcotte.Prix J.-Armand-Bombardier : innovation technologique Le prix J.-Armand-Bombardier a été établi en 1979, en l\u2019honneur de J.-Armand Bombardier, inventeur et fondateur de la compagnie Bombardier.Ce prix a pour but de reconnaître des contributions directes à l\u2019innovation technologique; il a été attribué en 1982 à M.Marcel Riendeau, inventeur de la platine tourne-disque «Oracle».Prix Jacques-Rousseau : interdisciplinarité Ce nouveau prix, créé en 1980, porte le nom de Jacques Rousseau, botaniste, ethnologue et ancien secrétaire général de l\u2019ACFAS.Ce prix vise à reconnaître des réalisations scientifiques exceptionnelles, où percent à la fois l\u2019humanisme et la rigueur, la polyvalence ou l\u2019interdisciplinarité.Il a été accordé en 1982 à M.Gilles Paquet, doyen de la faculté d\u2019administration de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Le financement des prix de l\u2019ACFAS est assuré par l\u2019Alcan (prix Archambault), la Banque Nationale (prix Pariseau), Bell Canada (prix Vincent), Bombardier (prix Bombardier) et IBM Canada (prix Rousseau).Critères d\u2019attribution Les prix scientifiques de l\u2019ACFAS sont accordés pour les travaux de recherche ou encore pour des réalisations connexes à la recherche proprement dite : par exemple, la gestion de la recherche, la formation de chercheurs, la communication scientifique, etc.Ils ont pour but soit de couronner l\u2019ensemble d\u2019une carrière, soit de souligner des percées significatives qui peuvent avoir été réalisées par des candidats relativement jeunes.Ils sont accessibles à des personnes de tous les milieux : secteur public, réseau d\u2019enseignement, établissements privés.Chacun de ces prix est décerné : \u2014 à des personnes du Canada français et dont les principales contributions ont été faites au pays; \u2014 pour des réalisations relativement récentes, précédant de quelques années seulement l\u2019octroi du prix, \u2014 à des personnes individuelles ou à des équipes, \u2014 une seule fois aux mêmes personnes.Mises en candidature Toute candidature, pour chacun des cinq prix scientifiques, doit être proposée par au moins deux personnes et être accompagnée d\u2019un curriculum détaillé (avec liste de publications), ainsi que d\u2019une lettre de présentation faisant nettement ressortir le caractère exceptionnel de la contribution du candidat.Il faut soumettre les dossiers au secrétariat de l\u2019ACFAS avant le 4 décembre 1982.Sur recommandation des jurys constitués à cette fin, le Conseil de l\u2019ACFAS procédera à l\u2019attribution des prix le 26 mai 1983 à Trois-Rivières, lors du 51e congrès annuel.Les bourses pour étudiants gradués Ces bourses sont destinées à des étudiants de niveau universitaire qui ont complété leurs études de premier cycle pendant l\u2019année en cours et qui ont été admis à suivre un programme d\u2019études supérieures.Elles ont pour but de reconnaître l\u2019excellence du dossier des lauréats pendant les études de premier cycle et d\u2019encourager ainsi des étudiants prometteurs à s\u2019intéresser aux carrières de recherche.Ces bourses sont accordées annuellement à deux lauréats et consistent chacune en un montant de $1 000 dont le financement est assuré par la Compagnie Pétrolière Impériale Ltée.(ie (ai pr fafa | io of gall panes soi sil gers ie qu peut dans: Mises Lap franco mise ¢f L'ACFA ives facultés didatur Le do prendre.I La cand des l'AC 1 Une l'ense J Aun 4 Une ram Una vers la prixsef gis a le | lime pour It J souk Pour SU, i rd \"dé fn da.hy \u201ckm \u201cim meurs ci I a 20 4% 2 i mère 2 pds 2 saut Critères d\u2019attribution Ces prix sont réservés à des étudiants du Canada français.Aucune discipline n\u2019est exclue du champ d\u2019attribution des prix.Le dossier académique du candidat est le principal critère de sélection.Le dossier para- académique, les lettres de recommandation et l\u2019intérêt manifesté par le candidat pour la recherche scientifique sont évidemment aussi considérés.L\u2019examen des dossiers tient compte des différences relatives d\u2019évaluation qui peuvent exister entre disciplines ou groupe d\u2019étudiants.Mises en candidature: L\u2019appel de candidatures se fait auprès des universités francophones ou bilingues du Canada.La période de mise en candidature se termine le 4 décembre.L\u2019ACFAS recevra les candidatures soumises par les universités elles-mêmes (direction d\u2019études supérieures, facultés ou départements); elle acceptera aussi les candidatures présentées par des étudiants individuellement.Le dossier soumis avec chaque candidature doit comprendre: 1- La formule de mise en candidature, remplie par le candidat ou par celui qui le présente (on peut obtenir des formules en s\u2019adressant au secrétariat de l\u2019ACFAS).2- Une copie du dossier académique complet pour l\u2019ensemble du premier cycle.3- Au moins deux lettres de recommandation.4- Une attestation confirmant l\u2019admission à un programme de deuxième cycle.Un comité multidisplinaire procédera à la sélection vers la fin de la présente année.La remise officielle des prix se fera au mois de mai suivant, à l\u2019occasion du congrès annuel de l\u2019ACFAS.Publications courantes de PACFAS Les Annales de \u2019ACFAS (Comptes-rendus des congres) de 1935 à 1982 (Vol.1 à 49) Le Bulletin de \u2019ACFAS Le Bulletin de l\u2019ACFAS est une publication trimestrielle de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences.On peut reproduire les articles sans autorisation, mais l\u2019ACFAS souhaiterait que l\u2019origine en soit mentionnée.Pour toute demande de renseignements, s\u2019adresser à : ACFAS C.P.6060 Montréal H3C 3A7 (514) 342-1411 ISSN 0571-5288 Les Cahiers de l\u2019ACFAS I.La thérapeutique de l\u2019obèse adulte (1979) .Le comportement moteur du déficient mental .Dix ans de recherche québécoise sur la litté- .La recherche gérontologique au Québec .Biologie du vieillissement .Stratégies de conservation de l\u2019eau en Sagamie .Étude et répression des mauvaises herbes 10.11.Comptes rendus de colloques Les contraintes au développement du Moyen- Nord (1979) (1979) rature francaise (1980) (1980) L\u2019entrepreneurship et la P.M.E.au Québec (1980) : approches cellulaires et moléculaires (1981) (1981) (1981) L\u2019ACFAS à travers 50 congrès (1982) Recherches sur le troisième âge (1982) + Archives et recherches régionales au Canada français, 169 p., 1977.L\u2019enseignement de la géologie générale au Québec, 128 p., 1979.Recherches biomédicales universitaires et recherches industrielles des médicaments, 102 p., 1976.L\u2019importance du contrôle de la qualité pour l\u2019entreprise québécoise, 111 p., 1977.Situation de la recherche sur la vie française en Ontario, 280 p., 1975.Les sources d\u2019énergie du futur, 225 p., 1975.Méthodologie de l\u2019aménagement et du développement, 251 p., 1978. L\u2019ACFAS, onze ans plus tard par Serge Hamel, coordonnateur de relations universitaires, CNRC En juin dernier, Serge Hamel remettait sa démission comme directeur général de l\u2019'ACFAS pour se joindre à la fin du mois d\u2019août au Conseil national de recherches du Canada, à titre de coordonnateur des relations universitaires.Nous lui souhaitons tout le succès possible dans ses nouvelles fonctions.Dans le texte qui suit, Serge Hamel prend congé de ce qui fut son milieu de travail pendant plus de dix ans.Malgré ses nombreuses ramifications, l\u2019ACFAS demeure dans son fonctionnement quotidien une toute petite entreprise : sa permanence se limite à un directeur avec une ou deux secrétaires.Par la force des choses, l\u2019action du directeur détermine la conduite des affaires de l\u2019association.Sa responsabilité est entière : il cumule en même temps les fonctions de gestion, d\u2019animation et d\u2019information.C\u2019est un rôle qui exige à la fois disponibilité, polyvalence et créativité.La tâche est aussi stimulante et gratifiante.Elle comporte une grande mesure d\u2019autonomie, donne une large vue d\u2019ensemble et favorise une rare diversité de contacts humains.De plus, et ce n\u2019est pas la moindre des choses, le résultat de l\u2019effort personnel y est le plus souvent palpable.Ces conditions amènent presque inévitablement celui qui est en poste à s\u2019identifier étroitement à son association, à la considérer comme son affaire, à devenir en quelque sorte «monsieur Acfas» et à se croire finalement indispensable.Quand on en arrive là, c\u2019est qu\u2019il est peut-être justement temps de passer la main, même si une telle décision donne l\u2019impression qu\u2019on va se séparer d\u2019une partie de soi-même.Ces onze années passées à l\u2019ACFAS correspondent surtout à la décennie 70 qui fut, au plan du développe- M.Serge Hamel, directeur général de l\u2019Acfas de février 1971 à septembre 1982 ment scientifique, une période difficile, au Québec et dans le reste du Canada, après l\u2019essor prometteur des années 60.L\u2019effort de recherche a, dans l\u2019ensemble, fléchi les débouchés se sont raréfiés, le recrutement aux études supérieures a plafonné quand il n\u2019a pas régressé.Pendant ce temps toutefois, on a parlé plus que jamais de politique scientifique, à partir notamment du volumineux rapport du comité sénatorial Lamontagne jusqu\u2019à l\u2019énoncé de politique scientifique du gouvernement du Québec.Les colloques et les mémoires se sont multipliés.La communauté scientifique a manifesté un souci croissant de ses relations avec les gouvernements et avec le public.L\u2019explosion de l\u2019information scientifique n\u2019a d\u2019ailleurs pas été étrangère à l\u2019évolution récente de l\u2019attitude des pouvoirs publics vis-à-vis le rôle de la recherche dans le développement économique et social.Paradoxalement, c\u2019est peut-être l\u2019aggravation du marasme économique qui a le plus mis en lumière l\u2019urgente nécessité de relancer la recherche en vue de redonner au pays la position concurrentielle qu\u2019il a en partie perdue.Depuis environ deux ans, la science est en voie de devenir une priorité nationale, à Québec comme à Ottawa, et fait l\u2019objet d\u2019une concentration accrue de ressources, malgré l\u2019austérité générale.Mais en même temps, à travers les différents mécanismes de financement, on tend vers plus de sélectivité et l\u2019on oriente davantage la recherche vers les secteurs jugés prioritaires.Dans la mesure où l\u2019on se préoccupe de la relève et du maintien d\u2019une solide structure de recherche fondamentale, ces perspectives apparaissent assez encourageantes, même pour le Québec francophone qui en est encore à la phase du rattrapage par rapport à l\u2019ensemble de l\u2019activité scientifique canadienne et où les universités, de loin le principal foyer de recherche, sont aux prises avec de graves difficultés financières.D\u2019autre part, en ce qui concerne l\u2019ACFAS, on peut dire que la même période a été, somme toute, favorable et a donné lieu à une croissance intéressante.En une dizaine d\u2019années, la taille de l\u2019association a presque doublé du point de vue des membres et de la participation au congrès annuel.Par ailleurs, le budget de fonctionnement a triplé, tandis que le nombre de prix scientifiques attribués annuellement est passé de deux à cinq.Le Bulletin s\u2019est transformé radicalement, il y a quatre ans, pour adopter un format et un contenu plus substantiels qu\u2019auparavant.La mise sur pied des Cahiers de l\u2019ACFAS a été une initiative modeste à ses débuts mais encore pleine de possibilités; onze numéros ont paru à ce jour dans cette collection qui a pour objet de réunir des comptes rendus de colloques.À propos de colloques, on peut rappeler qu\u2019au tournant des années 70, l\u2019ACFAS avait lancé un petit programme d\u2019assistance pour des réunions et conférences scientifiques; en dix ans, elle a participé, le plus souvent financièrement, à pls f asd (ones! ACPA ge seuil Bien subs [ACF de dé comité qui autres souvél de $8 rechers deme quéfs, quelqu tions 5 bien qu ses pro s'est pa sion à priv auralen plus pe que, M que ce [assoc bres de SENSUS lib Vig cent pl naturel Led Cine dlfn Son far dans le dam dhs Ine | Moyen fait 3 Quel; Hg, QW'loy itp Vue Année, Fy gi | \u201cly og LE Ug I Whi ig 1 or a Cu 5\", à Li plus d\u2019une centaine de colloques, sans compter ceux tenus dans le cadre de son congrès annuel.En ce qui concerne l\u2019information et la vulgarisation scientifiques, l\u2019ACFAS a joué un rôle de premier plan dans la création et le maintien du service Hebdo-science ainsi que de la Semaine des sciences.Bien sûr, il y a eu des échecs, des demi-succès et il subsiste des lacunes.Ainsi, il y a une douzaine d\u2019années, l\u2019ACFAS s\u2019était donné des structures régionales en vue de décentraliser une partie de ses activités.Des neuf comités régionaux nés de cette réorganisation, un seul a survécu, celui de Moncton.Comme chez plusieurs autres organismes, la régionalisation n\u2019est plus qu\u2019un souvenir.D\u2019autre part, l\u2019ACFAS a toujours eu le souci de sa présence auprès des principaux secteurs de la recherche.Or, il faut reconnaître que sa pénétration est demeurée faible dans le domaine des sciences appliquées, de la recherche chimique, de l\u2019histoire et dans quelques autres secteurs où les réseaux de communications se sont établis en dehors de l\u2019association.Enfin, bien qu\u2019elle ait à certaines occasions importantes publié ses propres documents de prise de position, l\u2019ACFAS ne s\u2019est pas vraiment fait connaître comme groupe de pression et porte-parole de la communauté scientifique, se privant sans doute de la visibilité supplémentaire que lui auraient conférée des interventions plus régulières et plus percutantes sur des questions de politique scientifique.Mais c\u2019est là un peu une question de choix, bien que ce rôle fasse partie des objectifs que s\u2019est assignés l\u2019association.Il est vrai que l\u2019extrême diversité des membres de l\u2019ACFAS ne favorise guère l\u2019expression de consensus qui iraient au-delà des vœux pieux, sans parler de l\u2019inhibition qu\u2019entraîne fatalement l\u2019état de dépendance vis-à-vis les subventions gouvernementales.D\u2019où l\u2019accent placé par l\u2019ACFAS sur le rôle qui lui est le plus naturel et qui consiste à être un forum et un carrefour.Le début des années 70 marquait pour l\u2019ACFAS la fin d\u2019une époque et des ajustements s\u2019imposaient.En effet, à la fin des annés 60, l\u2019association avait dû mettre fin à son fameux programme de causeries présentées surtout dans les collèges, formule qui avait duré une trentaine d\u2019années mais que la réforme scolaire avait vite rendue désuète; l\u2019ACFAS s\u2019était également résolue à céder sa revue Le jeune scientifique, qu\u2019elle n\u2019avait plus les moyens de supporter, à l\u2019Université du Québec qui en a fait le magazine Québec Science, avec l\u2019immense succès que l\u2019on sait.Vers la même période, les groupes de loisirs et d\u2019éducation scientifiques, dont plusieurs faisaient jusqu\u2019alors partie de la famille de l\u2019ACFAS, ont commencé à se rassembler autour du Conseil de la jeuriesse scientifique (fondé en 1968 par l\u2019ACFAS), puis, quelques années plus part, autour de la maintenant défunte Fédération québécoise du loisir scientifique.Ce furent aussi les années qui virent l\u2019éclosion de grands établissemerts de recherche, l\u2019IREQ, l\u2019INRS, le CRIQ, d\u2019organismes consultatifs et de nouvelles sociétés.Le ruisseau dans lequel l\u2019ACFAS pouvait jadis se consi- (Suite à la page 27) a rico es Broo SO SO eR RSE AO SORA C OR Guy Arbour nouveau directeur général de PACFAS Depuis le 23 août dernier, M.Guy Arbour succède à M.Serge Hamel comme directeur général de l\u2019ACFAS.Originaire de Montréal, M.Arbour est âgé de 27 ans.Il est ingénieur et a terminé une maîtrise en géophysique appliquée de l\u2019École Polytechnique de Montréal.Dans son champ de spécialisation, M.Arbour a effectué des travaux pour le compte de la société Géobec, de la Société québécoise d\u2019exploration minière (SOQUEM), de la Société de développement de la Baie James (SDBJ) et de l\u2019Institut de recherche en exploration minérale (IREM) de l\u2019École Polytechnique.M.Arbour a été également fort actif dans le domaine de l\u2019information et du loisir scientifique.Il a été responsable de la section des sciences physiques du Conseil de la jeunesse scientifique (devenu depuis le Conseil de développement du loisir scientifique), il a publié des guides sur différentes activités de loisir scientifique et a rédigé des articles de vulgarisation, en particulier pour le service Hebdo-science, associé à l\u2019ACFAS.Il y a quelques mois, il a été élu président du conseil d\u2019administration d\u2019Hebdo-science.M.Arbour est aussi membre du conseil d\u2019administration de l\u2019Association des communicateurs scientifiques et membre du comité consultatif sur les sciences à Radio-Canada.Depuis environ un an, M.Arbour a été un collaborateur régulier de l\u2019ACFAS, contribuant à la préparation du Bulletin de l\u2019association et assumant la rédaction et l\u2019édition du dixième volume de la collection Les Cahiers de l\u2019ACFAS : «L\u2019ACFAS à travers 50 congrès». Gilbert Paquette à la Science et à la Technologie Un scientifique au pouvoir Le dix septembre dernier, un nouveau Ministre québécois, M.Gilbert Paquette, était délégué à la Science et à la Technologie.Cette nomination paraît tout à fait pertinente.M.Paquette dispose d\u2019une bonne connaissance du milieu scientifique québécois, ayant été professeur de mathématique et président de l\u2019Association mathématique du Québec, une société affiliée à l\u2019ACFAS.À ce titre, il a piloté en 1971 un projet de demande d\u2019une commission ministérielle en mathématique qui aurait proposé un plan d\u2019ensemble de développement de l\u2019enseignement de la mathématique.Il proposait à cet effet une étude en dix-sept points que nous reproduisons ci- contre.Ce projet n\u2019a pas semblé se concrétiser au sein du ministère de l\u2019Éducation et M.Paquette, on le constate, a emprunté la voie royale pour susciter l\u2019avancement des sciences.L\u2019ACFAS a déjà transmis, par la voix de son président, M.Jean-Pierre Wallot, un message de félicitations a M.Paquette.Nous ne doutons pas qu\u2019il saura combiner la sincérité et la grandeur d\u2019âme de son prédécesseur, M.Gérald Godin, à ses talents reconnus de mathématicien et de pédagogue pour matérialiser les espoirs que la communauté scientifique a placés dans le projet collectif de 1980.Projet de demande d\u2019une commission ministérielle en mathématique Depuis 1960, un contenu, des méthodes et des objectifs nouveaux viennent bouleverser de fond en comble l\u2019enseignement de la mathématique.(.) Or, au Québec comme dans d\u2019autres pays, cette planification reste encore a faire.Les questions suivantes, entre autres, mériteraient, croyons-nous, une étude approfondie dans une perspective d\u2019ensemble.Il faudrait : 1.Situer l\u2019enseignement de la mathématique par rapport au rôle de la mathématique dans la société québécoise.2.Déterminer les objectifs et le contenu général de l\u2019enseignement de la mathématique à chacun des niveaux dans une perspective d\u2019ensemble en évitant le morcellement entre les différentes directions générales, tout en laissant à celles-ci l\u2019élaboration des programmes-cadres à partir de ce plan d\u2019ensemble.3.Coordonner l\u2019évolution propre à la mathématique avec celle exigée par les utilisateurs d\u2019autres disciplines, dans une optique qui transcende les niveaux d\u2019étude.4.Assurer, pour chaque niveau d\u2019enseignement, un équilibre réel entre la théorie mathématique et ses applications, et situer l\u2019importance et la place d\u2019unités de cours multidisciplinaires.5.Déterminer la proportion nécessaire dévolue à l\u2019enseignement de la mathématique, aux différents niveaux.6.Repenser les mécanismes d\u2019évaluation de l\u2019enseignement de la mathématique et les relier aux objectifs propres à chaque niveau.7.Préciser une politique de recherche et d\u2019expérimentation qui sont en relation avec l\u2019évolution des pro- grammes-cadre.8.Établir des mécanismes permettant une utilisation de la recherche pédagogique dans les universités en la réorientant au besoin, de façon à ce qu\u2019elle devienne plus utile à l\u2019enseignement.9.Déterminer les caractéristiques d\u2019une pédagogie renouvelée de façon à mettre un terme à l\u2019insatisfaction et au sentiment d\u2019impuissance de trop d\u2019étudiants face à l\u2019enseignement de la mathématique.10.Planifier la production de matériel didactique de soutien à l\u2019enseignement de la mathématique.11.Coordonner la formation initiale et le perfectionnement des maîtres, avec l\u2019évolution continue des pro- grammes-cadres.12.Faire étude de la nécessité d\u2019une spécialisation des tâches d\u2019enseignement en mathématique.13.Étudier le problème des objectifs, du contenu et de la pédagogie de l\u2019enseignement de la mathématique aux adultes.14.Étudier l\u2019impact de l\u2019informatique et de la métrisa- tion sur l\u2019évolution de l\u2019enseignement de la mathématique.15.Définir certaines normes quant à une terminologie québécoise en mathématique.16.Étudier les investissements déjà faits ou à faire dans l\u2019enseignement de la mathématique de façon à déterminer si les sommes impliquées sont ou seront utilisées avec la plus grande efficacité.17.Déterminer les organismes et les structures de coordination et d\u2019animation du milieu nécessaires à un développement harmonieux des différentes composantes d\u2019une évolution de l\u2019enseignement de la mathématique.Nous sommes persuadés que l\u2019étude de ces différents sujets nécessite la création d\u2019une commission ministérielle (.).En conséquence, les sous-signés recommandent la création d\u2019une telle commission dans les plus brefs délais possibles.(1971) Proposé par M.Gilbert Paquette au nom de l\u2019Association mathématique du Québec (A.M.Q.) ure } À qu par gr Au fe is 4 soucie guj que 10 forts, peche des mi Rice i publ Québec quel invited ser tr ment dienne Prépa Ung pouvait base el dit ur récharg étudian poche d loncti cent pa ven de calcul pour Ÿ Ino fu ly ui fion ill Len Patel, li, tom Jouets, lui Peta fl Mi, de lg My dey td Qing i \u201cgy ad, \"uk Joue cs dia A, vl Ix ak a ie Wt Jans nd Ton Aurons-nous notre propre révolution technologique ou devrons-nous l\u2019importer ?par Eric Devlin, Service Hebdo-science (collaboration spéciale) Au cours du vingtième siècle, le Canada a été le pays de la facilité.Ses immenses richesses naturelles ont permis à sa faible population de bien vivre sans trop se soucier de l\u2019avenir.Cependant, nos riches voisins n\u2019ont aujourd\u2019hui plus aussi faim de ces ressources.Pendant que nous avons assis notre confort sur les mines et les forêts, les pays industrialisés ont préparé à force de recherche et de développement l\u2019avènement des robots, des microbes et des ordinateurs.Récemment, nos gouvernements ont réagi dévant l\u2019imminence de cette révolution technologique en publiant deux importants documents sur notre devenir.Québec nous propose de prendre « Le virage technologique» tandis que le Conseil des sciences du Canada nous invite à « Préparer la société informatisée » car demain il sera trop tard.Ces deux documents identifient clairement les défis qu\u2019auront à relever les sociétés canadienne et québécoise.Préparons la société informatisée Un étudiant entrant à l\u2019École Polytechnique en 1976 pouvait se procurer une calculatrice avec fonctions de base et une seule mémoire pour 125 dollars.Elle possédait un gros boitier et les batteries devaient être rechargées après deux heures d\u2019utilisation.Ce même étudiant en sortant de l\u2019université en 1980 avait dans sa poche de chemise, une calculatrice ultra-mince, dotée de fonctions statistiques et de deux mémoires qui ne s\u2019effacent pas quand on la ferme.L\u2019affichage se fait au moyen de cristaux liquides et on peut utiliser cette calculatrice pendant deux ans sans la recharger.Le tout pour 50 dollars! Il nous est maintenant possible d\u2019utiliser des appareils qui, il y a quelques années seulement, ne pouvaient être acquis que par les grandes entreprises ou l\u2019administration publique.Les microprocesseurs sont omniprésents dans les appareils électrodomestiques, les cuisinières, les réfrigérateurs, les sécheuses, les fours à micro-ondes, les automobiles, les appareils photographiques et les jouets.L'utilisation des semi-conducteurs réduit de façon spectaculaire le coût de fabrication de certains produits et limite ainsi les assauts de l\u2019inflation.Le coût des mémoires informatiques diminue de 40% par an, celui de l\u2019élaboration du logiciel de 25% et ceux des télécommunications de 11% dans leur ensemble.La capacité des ordinateurs a été multipliée par 10 000 au cours des quinze dernières années alors que le coût unitaire des opérations n\u2019est plus que le 1/100 000° de ce qu\u2019il était en 1967!.SPR En 1981, le ministère fédéral de l\u2019Industrie et du Commerce établissait à 2 milliards de dollars le déficit de la balance des paiements au titre du matériel électronique et prévoyait que cette perte pourrait dépasser les 5 milliards de dollars en 1985.Dans son rapport annuel de 1980, Northern Telecom prédit qu\u2019en 1990, le volume des données transmises par ordinateurs dépassera celui des communications orales par téléphone.Actuellement seulement 10 pour cent des communications se font sous forme de données.Les 400 millions de téléphones répartis à travers le monde permettront alors d\u2019envoyer ou de recevoir du courrier ou un rapport a tout moment.En plus de l\u2019avènement de la micro-électronique et de la télématique, le rapport du Conseil des sciences du Canada aborde aussi la venue inévitable des robots.Déjà l\u2019industrie automobile nord-américaine engage des robots et congédie des travailleurs.Aucune société de libre marché ne pourra refuser l\u2019entrée sur son territoire des robots sous peine de faillite.Une usine de moteurs d\u2019automobiles Toyota produit quatre fois plus de moteurs par travailleur que nos usines.Les usines de montages japonaises assemblent deux voitures par minute avec la moitié des effectifs de nos usines\u201d.Tous ces chambardements ne se feront pas sans conséquences.Selon le rapport du Conseil des sciences, ce seront les femmes, les membres des groupes minoritaires, les cadres moyens et les ouvriers d\u2019usine qui ressentiront les premiers les effets de cette mutation.Comme le secteur des services emploie plus de 80% de toutes les femmes actives sur le marché du travail, il est évident que l\u2019informatisation du travail de bureau réduira sérieusement les perspectives d\u2019emploi pour les femmes\u201c.Ceci est d\u2019autant plus vrai que selon une évaluation de la British Association of Professional, Executive, Clerical and Computer Staff, la productivité des machines de traitement de textes est de deux fois supérieure à celle des dactylographes conventionnels.«Mais les travailleurs les plus âgés ne seront pas les seuls affectés» estime le Conseil des sciences.« Nombreux seront les travailleurs plus jeunes, ayant encore devant eux plus de la moitié d\u2019une vie de travail, qui perdront leur emploi.Il serait nécessaire de mettre en œuvre un vaste programme de recyclage pour remédier à cette situation».Le Conseil des sciences du Canada évalue à 5% du PNB le coût de recyclage et de transfert de la main-d\u2019œuvre.Le ministre de l\u2019Emploi et de l\u2019Immigration, M.Lloyd Axworthy, est déjà sensibilisé à ce problème.Il a même réussi à augmenter de 20% cette année le budget consacré à la formation et au recyclage.Pour M.Axworthy, «il faut d\u2019abord aider le plus de gens possible à acquérir de nouvelles compétences ».*. «Mais ces changements ne sont pas à sens unique» souligne le Conseil des sciences.«Les progrès techniques permettent souvent de supprimer des travaux ennuyeux, épuisants ou dangereux.Cependant, il faut mentionner que certains opérateurs d\u2019équipements automatisés souffrent de la monotonie de leur travail et de leur isolation».Différentes études abondent dans le même sens comme celle de la sociologue Céline Saint- Pierre de l\u2019Université du Québec à Montréal.Pour quand le Conseil des sciences prévoit-il cette société informatisée ?L'utilisation généralisée de la radio, de la photographie en couleurs ou de la télévision s\u2019est opérée en un peu plus d\u2019une douzaine d\u2019années.Comme c\u2019est en 1976 que le premier réseau télématique a été mis en place en Angleterre, l\u2019avènement de la société informatisée devrait survenir vers les années 90.Cette échéance dépend bien sûr de l\u2019effort du gouvernement canadien à préparer cette société informatisée.À cet égard, le Conseil des sciences n\u2019est guère tendre vis à vis le fédéral : «L\u2019inaction actuelle des autorités canadiennes, si elle se poursuivait, assombrirait l\u2019avenir du pays et rendrait son économie bien plus vulnérable.De nombreuses branches de l\u2019industrie canadienne se trouveraient bien vite hors de course.La balance commerciale du Canada, dont l\u2019état est déjà précaire, s\u2019en trouverait peut-être à jamais déséquilibrée.Le chômage structurel retirerait tout espoir d\u2019emploi à de nombreux Canadiens et le niveau de vie général diminuerait tant que la seule solution, pour certains, serait d\u2019émigrer ».Le virage technologique Tout comme « Préparons la société informatisée », le « Virage technologique» est un document de prospective.Cependant, à titre de document provincial, il possède de plus des visées politiques.Il constitue la suite de « Bâtir le Québec».«Le Virage technologique » exprime non seulement le désir du gouvernement du Québec de voir orienter son économie vers les secteurs à forte croissance et haute technologie mais il incite aussi les secteurs mous de l\u2019économie québécoise à adopter l\u2019informatique et la robotique pour devenir plus concurrentiels.Ce document propose également la création du Bureau des grands projets (BGP) qui aura pour mission de maximiser les retombées industrielles au Québec des grands projets (aérospatiale, exploration et exploitation pétrolière, aluminerie, transport, etc.).Pour ne pas manquer le virage technologique, le gouvernement appuiera la création de centres de recherche mixtes (industries, gouvernement, universités).La Société de développement industriel (SDI) apportera aussi son aide aux firmes d\u2019ingénieurs-conseils œuvrant à l\u2019étranger.La SDI pourra également participer au capital-action d\u2019entreprises à caractère technologique.Le coût du virage technologique à prendre d\u2019ici 1986 est de 250 millions de dollars par année, pour un total d\u2019un milliard de dollars.«Le secteur privé se chargera d\u2019une part des investissements que commande l\u2019entrée dans un monde industriel nouveau » a spécifié le premier ministre Lévesque\u201d.Bien que «/e Virage technologique » ait été présenté le 13 mai dernier, il vient déjà de subir durement les contrecoups de la présente crise économique.Les méga- projets pétroliers de l\u2019Ouest canadien ont été abandonnés.L\u2019énorme programme de développement hydro-électrique d\u2019Hydro-Québec est remis en question car la société d\u2019état produit déjà plus d\u2019énergie que ce qu\u2019elle peut écouler.Avec la baisse drastique de la consommation de pétrole et avec la fermeture dès mai 1983 de la raffinerie BP à Montréal-Est, le méga-projet d\u2019usine de revalorisation des huiles lourdes risque de rester sur les planches à dessin.A-t-on la capacité de se payer une révolution technologique ?On se demande naturellement si le Québec et le Canada sont prêts à négocier le virage technologique pour entrer de plein-pied dans la société informatisée de demain.La volonté y est sans doute mais on s\u2019interroge sur la capacité.Dépenses brutes en R-D (DBRD) au Canada \u2014 en sciences naturelles \u2014 de 1963 à 1981 DBRD/PNB (%) 1,30 1,26 1,22 1,18 1,06 1,02 0,98 pe.1 0,94 n 1 1963 1965 1967 1969 1971 1973 1975 1977 1979 1981 Déjà un rattrapage s\u2019impose dans l\u2019effort de recherche et de développement.Comme l\u2019indique le tableau A, les dépenses brutes en recherche et développement (DBRD) n\u2019ont cessé de diminuer au cours des dix premières années de règne du présent gouvernement fédéral passant de 1,3% du PNB en 1968 à 0,9% en 1977°.Même | gh ip chute de pu à 1985 o hud pine ges COPS ge (fo de] pNp, tent 1 vinces \u20ac dans [' son pro [10h Tables LES ETAL BAILL Pédéra Provin Indust Univer Autres Total st \u201ciy ad ig al pont afge rt a Même le fameux rapport du comité sénatorial Lamon- tagne, qui proposait en 1972 que les dépenses en R-D atteignent 2,5% du PNB en 1980, n\u2019a pu empêcher cette chute de l\u2019effort de recherche.Par ailleurs, l\u2019objectif prudent de 1,5% du PNB en 1985 qu\u2019a proposé M.John Roberts, ministre fédéral d\u2019État aux sciences et à la technologie, ne sera peut-être même pas atteint.Pour y arriver, l\u2019ensemble des dépenses consacrées à la R-D devrait augmenter de 20% par année.Or le taux moyen de croissance annuelle est de 16% depuis 19797.Évidemment, cet objectif de 1,5% du PNB, fixé unilatéralement par Ottawa, ne peut être atteint qu\u2019avec la participation de l\u2019industrie, des provinces et des universités.Mais là où le bât blesse, c\u2019est dans l\u2019inaptitude du gouvernement fédéral à respecter son propre objectif de croissance annuelle qui était de 17% (cf tableau B).Tableau B LES FONDS ALLOUÉS À LA RECHERCHE ET AU DEVELOPPEMENT DU PAYS R.D En millions de dollars Augmentation BAILLEUR DE FONDS en 1981 1979 1980 1981 Prévue Réelle Les dépenses fédérales totales dans les sciences naturelles et dans les sciences humaines seront en 1982-83 de 2,94 milliards de dollars ce qui représente une augmentation d\u2019environ 13% par rapport aux 2,60 milliards dépensés en 1981-828.Mais cette augmentation réussira à peine à rattraper l\u2019inflation.Finalement en valeur absolue, l\u2019effort de recherche augmente peu ou pas du tout comme le démontre le tableau C pour les sciences naturelles et le génie°.Possède-t-on les révolutionnaires ?Le ministère d\u2019État aux Sciences et à la Technologie évalue à 4 000 le nombre de chercheurs nécessaires à l\u2019atteinte de son objectif de 1,5% du PNB\".Pour sa part, le Dr.Larkin Kerwin, président du Conseil national de recherches du Canada, déclarait récemment : «Il y a trop d\u2019endroits, trop de secteurs, où nous n\u2019avons qu\u2019un ou deux experts.En France, le Conseil national de recherches scientifiques (CNRS) dispose, pour une population trois fois supérieure à la nôtre, d\u2019un personnel de 30 000 membres, soit dix fois supérieur au nôtre.En plus, le CNRS n\u2019a pas toutes nos responsabilités»!\"'.Il faut cependant spécifier que la R-D est vraiment une priorité en France où près de 2% du PNB y était consacré en 1981.Le ministre français Jean-Pierre Chevènement a de plus annoncé des augmentations qui porteront à 2,5% du PNB en 1985 l\u2019ef- % % fort de recherche et de développement\".Fédéral 936 1105 1254 17 16 La pénurie de main d\u2019œuvre a été particulièrement Provinces 173 194 213 19 11 évidente en génie.De 1972 à 1978, le nombre de di- Industries 1034 1221 1481 27 20 plômés requis en génie a été de 6 400 par année pour un Universités 344 346 387 9 6 nombre de 3 900 nouveaux diplômés.La différence a Autres 144 163 183 9 13 été comblée par l\u2019immigration annuelle de l 500 in- Total 2631 3029 3518 20 16 génieurs!*.Tableau C Dépenses fédérales au titre des activités en sciences naturelles $ millions $ millions 2,100 \u2014 \u2014 2.100 1,800 \u2014 \u2014 1.800 dollars 1,500 \u2014 courants \u2014 1,500 1,200 \u2014 \u2014 1,200 900 \u2014 _ \u2014 900 600 |\u2014 dollars 1971 \u2014 600 300 f\u2014 \u2014 300 0 | | | | | | 1973-74 1974-75 1975-76 1976-77 1977-78 1978-79 1979-80 1980-81 1981-82 PR EE CE PE EEE EEE RNR RN Salleh a AE 10 Il y a un an, juste avant la crise économique et l\u2019abandon des méga-projets, le ministère d\u2019État aux Sciences et à la Technologie a estimé que de 1979 à 1985 le Canada aurait besoin de 9 000 nouveaux ingénieurs par année, soit 45 000 diplômés en génie en cinq ans.Le quart de ceux-ci devront avoir un diplôme de deuxième ou de troisième cycle.Les universités fourniront environ 32 000 diplômés en génie durant cette période et elles ne répondront qu\u2019à 60% des besoins en maîtrise et en doctorat.En plus d\u2019une pénurie de main d\u2019œuvre, on assiste depuis 1977 à une baisse du nombre d\u2019étudiants en maîtrise et en doctorat dans toutes les disciplines malgré l\u2019arrivée massive des femmes à l\u2019université (39% des effectifs en 72-73 et 46% en 77-78)'*.Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu\u2019un bon nombre de ces étudiants sont étrangers et retourneront dans leur pays à la fin de leurs études.En 1978, par exemple, la proportion d\u2019étudiants étrangers atteignait 30% en génie et en sciences appliquées et 28% en mathématiques et sciences physiques\".Le Québec a vu le nombre de ses diplômés de deuxième et troisième cycles nettement augmenter.Ainsi au cours de la période 1972-1978, la proportion de diplômés provenant du Québec est passée de 18% à 24% tandis qu\u2019en Ontario cette proportion connaissait une baisse et passait de 53 à 50%!°, Le Québec comptait en janvier 1981, 26,3% de la population canadienne.Il y a un an, on manquait donc de main d\u2019œuvre possédant une formation scientifique, mais aujourd\u2019hui, la situation a changé radicalement.Ainsi, à l\u2019automne dernier, il y avait trois emplois pour chaque étudiant en génie ou en sciences participant au système coopératif de l\u2019Université Waterloo.Maintenant chaque étudiant doit rivaliser pour obtenir un stage dans une entreprise.Trois cent trente étudiants en génie n\u2019avaient pas encore trouvé à la mi-juillet le lieu de leur stage de cet automne\".Évidemment cezte crise économique vient brouiller les cartes de la prospective.Mais en admettant que les économistes aient raison et que cette crise ne soit que passagère, «il faudra que la population canadienne utilise avec sagacité les technologies micro-informatiques et télématiques.si elle veut continuer à dépendre largement de l\u2019exportation de ses richesses naturelles.Il faut que les cadres des industries de matières premières soient bien au courant des progrès de l\u2019automatique et mettent en œuvre des solutions systémiques qui feront des Canadiens les coupeurs de bois et les porteurs d\u2019eau les plus intelligents et les plus efficaces du monde »'8.La société Mac Millan Blocdel, de Vancouver, est un exemple du mariage entre l\u2019industrie primaire et la nouvelle société technologique.Cette firme vient d\u2019inaugurer la scierie la plus moderne au monde qui, grâce à l\u2019ordinateur, pourra produire 10% de plus de bois de sciage que l\u2019ancienne installation sans pourtant augmenter le personnel.Évidemment, dans cette nouvelle société informatisée, les 316 000 analphabètes que compte le Québec'* auront de la difficulté à s\u2019adapter s\u2019ils ne se recyclent pas immédiatement.1.Préparons la société informatisée, rapport du Conseil des sciences du Canada.2.Idem que 1.3.Women and the chip, Heather Menzies, Institut de recherches politiques, Montréal 1981.4.Entrevue publiée dans le magazine Science et Technologie, juillet-août 82.5.Le Soleil, vendredi 14 mai 1982.6.Activités scientifiques fédérales 1982-83, document du ministère d\u2019État aux Sciences et à la Technologie (MEST).7.Idem que 6.8.Idem que 6.9.Bulletin du service statistique des sciences, vol.5 no.6 août 81 10.Les besoins de main-d\u2019oœuvre en recherche à la suite de l\u2019accroissement des dépenses en R-D, document du MEST.11.Le Droit, 23 décembre 1981.12.The Chronicle of Higher Education, 27 janvier 1982.13.Les besoins de diplômés en génie jusqu\u2019en 1985, document du MEST.14.Prévision des effectifs universitaires jusqu\u2019en l\u2019an 2 000, documents du MEST.15.Les dernières tendances dans les inscriptions et les diplômes décernés au sein des universités canadiennes, document du MEST.16.Idem que 15.17.The Citizen, 15 juillet 1982.18.Idem que 1 19.Informeq, décembre 1980.Lf San ont pa Gi la! pins pot ns dir paré [A] je bonne Rober ont 6 par i; aujou par A progr Les fières pls les act L'0 mation alle C's Teche bien fédéra pen Gil) La au 0 dei (Wop 410) emi Pour Po sont, Quel US te On Can | els § lo Poy Phog dl i \" SI L\u2019aide fédérale à la recherche scientifique\u201d Sans tambour ni trompette, Québec et Ottawa ont mis fin à la guerre des chiffres par Gilbert Lavoie, correspondant de La Presse à Ottawa La guerre des chiffres lancée l\u2019an dernier par le ministre québécois Jacques Yvan Morin sur la disproportion entre l\u2019aide fédérale au Québec et à l\u2019Ontario dans le domaine de la recherche scientifique a pris fin discrètement avec l\u2019arrivée de Gérald Godin au développement culturel et scientifique.LA PRESSE a appris que M.Godin a eu une rencontre de deux heures le 15 juillet dernier, autour d\u2019une bonne table, avec le ministre fédéral responsable, John Roberts, pour discuter de ce dossier.Les deux hommes ont convenu de collaborer davantage pour accroître la part de l\u2019aide fédérale au Québec dans ce domaine.Le gouvernement fédéral admet volontiers aujourd\u2019hui que le Québec a été nettement défavorisé par rapport à l\u2019Ontario dans la répartition de certains programmes d\u2019aide à la recherche.Les chiffres sont éloquents.Au cours des trois dernières années fiscales, le Québec n\u2019a obtenu qu\u2019un peu plus de 12 p.cent de toutes les dépenses fédérales pour les activités scientifiques.L\u2019Ontario, exclusion faite de la région de la capitale nationale, a retiré 23 p.cent.La région de la capitale est allée chercher 31 p.cent.C\u2019est dans le domaine des institutions fédérales de recherches (intra muros) que le Québec a été le moins bien servi.Il n\u2019a obtenu que six p.cent des argents fédéraux pendant cette période, comparativement à 45 p.cent pour la région de la capitale nationale, et à 17 p.cent pour l\u2019Ontario.L\u2019aide aux universités est plus équitable : 24 p.cent au Québec et 34 p.cent en Ontario.L\u2019aide à la recherche industrielle se répartit de la même manière, sauf qu\u2019on y constate une diminution du pourcentage alloué à l\u2019Ontario : 44 p.cent en 1978-79, 37 p.cent l\u2019an dernier.Pourquoi ce retard ?Pourquoi le Québec accuse-t-il un tel retard ?Quels sont les remèdes à la situation ?Voilà des questions auxquelles personne n\u2019ose répondre avec trop d\u2019assurance ces temps-ci à Ottawa.On signale, sous le sceau de la confidentialité, que dans la recherche comme ailleurs, les contacts personnels sont très importants.Les Québécois ne sont pas toujours aussi présents que les scientifiques des autres provinces.On fait remarquer que les universités anglophones exercent un lobby plus soutenu.On reconnait aussi que les fonctionnaires anglophones qui distribuent les projets de recherche tombent parfois dans la facilité : ils font appel aux chercheurs de langue anglaise, pour la bonne raison que le produit fini reviendra en englais.Le ministre Serge Joyal est l\u2019un de ceux qui se sont penchés sur cette question au cours des dernières semaines.Il estime qu\u2019il y a des efforts à faire, tant à Québec qu\u2019à Ottawa, notamment au chapitre de la diffusion de l\u2019information.Il entend convier les responsables québécois de la recherche scientifique à une rencontre avec les fonctionnaires fédéraux chargés de l\u2019application des programmes gouvernementaux.Joyal soutient par ailleurs que la seule façon de faire le rattrapage nécessaire est de concentrer les efforts fédéraux dans certains domaines bien spécifiques, dont l\u2019aérospatiale, la biotechnologie et l\u2019électrochimie.Il conclut qu\u2019il ne suffit pas d\u2019assurer une meilleure répartition régionale des fonds pour accélérer la recherche au Québec.«Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on lève la vanne que l\u2019eau passe».Il estime que tout le monde, y compris les doyens d\u2019universités, devra faire un effort spécial en ce domaine.La plupart des intervenants dans ce dossier s\u2019entendent sur les causes du retard du Québec.Le professeur Jean Rousselle, de l\u2019École Polytechnique de Montréal, qui a vu ses demandes d\u2019aide acceptées par le fédéral au cours des deux dernières années, signale que la tradition de la recherche n\u2019est pas aussi ancrée dans les institutions québécoises qu\u2019ailleurs.Nos universités ne donneraient pas tout l\u2019anpui nécessaire à ceux qui désirent faire autre chose que de l\u2019enseignement.Les statistiques fédérales confirment d\u2019ailleurs ces faits : seulement 50,1 p.cent des enseignants québécois francophones en possession d\u2019un doctorat ont fait des demandes individuelles de subventions en 1981-82, comparativement à 70,6 p.cent du côté des enseignants québécois anglophones et à 68,1 p.cent chez les Ontariens.Les Québécois francophones ne peuvent pas se plaindre de discrimination à leur endroit, fait-on observer à Ottawa : 87,4 p.cent des demandes reçues ont été satisfaites, comparativement à 90,7 p.cent du côté des anglophones du Québec.D\u2019autres facteurs Mais il existe d\u2019autres facteurs.À Laval, le doyen de la faculté des sciences et du génie, M.Lucien Huot, signale qu\u2019il est difficile de faire du lobby auprès des *Article paru dans La Presse du 18 août 1982.OCCT CRIA CU le TTT a TS EE EE NI PSI PET ECS ANT EEE CORSA EEE ES LEP NE EEE NE EE EE fonctionnaires fédéraux lorsqu\u2019on ne les connaît pas.Il donne en exemple le cas du génie électrique qui a reçu plusieurs subventions fédérales.«Le fonctionnaire responsable du programme fédéral, explique Huot, était un de nos anciens professeurs qui connaissait bien notre travail.Ça aide énormément.C\u2019est tout à fait normal, les finissants de Toronto sont beaucoup mieux connus que les nôtres.Nous sommes plus loin du système ».À Ottawa, on reconnaît l\u2019importance de la présence de francophones dans la bureaucratie pour améliorer les communications.Mais on signale que le recrutement est plus difficile que chez les anglophones.Toujours à Laval, le vice-recteur adjoint à la recherche scientifique pour tout le campus, le docteur Yves Giroux, soutient que le gouvernement du Québec aura lui aussi son effort à faire pour stimuler la recherche.«Il faudra des gestes vigoureux du Québec pour débloquer des crédits, embaucher des chercheurs, leur donner les infrastructures nécessaires et conserver ceux que l\u2019on a actuellement.Malheureusement, avec les problèmes financiers du gouvernement, c\u2019est l\u2019inverse qui est en train de se produire.Nous risquons de perdre nos meilleurs chercheurs ».M.Giroux signale aussi qu\u2019Ottawa devra faire un effort et prendre des décisions politiques pour assurer une meilleure répartition régionale.Même si la guerre des chiffres est terminée pour le moment, le débat reste entier.Les solutions demanderont beaucoup plus qu\u2019une simple rencontre amicale entre deux ministres.per fois de | Led i çultuf des né ju pis Pi aint ron Lh cele fon son fins él ps de qu'le \u20ac fout dr tue \u20ac «stricte trouvent cet, es organes pais qu Nari Blé pr cheurs à cherche cible pri (5 7 orn univers le de çe Un nye LL Cee des che Comme Mémo ar «le (he } > ate  pepe ee er ed A OO CG OC Os: La crise financière des universités : qu\u2019advient-il de la recherche ?* par Michel Despland, vice-recteur associé à la recherche, Université Concordia Permettez-moi de commencer par répéter encore une fois deux vérités un peu grosses.1.Le développement scientifique au Québec l\u2019essor de sa culture scientifique dépendent dans une large mesure des universités d\u2019ici avec leurs qualités et leurs défauts et du personnel scientifique qui s\u2019y trouve aujourd\u2019hui avec son dynamisme et ses limites.C\u2019est avec ce qu\u2019on a maintenant que l\u2019on formera demain des chercheurs qui seront avertis des besoins de notre société.2.En un sens, tout professeur d\u2019université digne de cette fonction fait et doit faire de la recherche.Ses cours seront de niveau universitaire s\u2019il sait se poser des questions et mettre à jour ses connaissances.Je ne parlerai pas de la recherche au sens général, sauf pour dire qu\u2019elle est essentielle et qu\u2019elle a ses retombées avant tout dans l\u2019enseignement et dans la souplesse intellectuelle du professeur.Par recherche, je désignerai «strictement » l\u2019activité des professeurs qui cherchent et trouvent des résultats qui font avancer les connaissances; ces résultats, bien sûr, sont disséminés dans des organes scientifiques et peuvent être appréciés par les pairs qui font aussi de la recherche dans ce domaine.L\u2019évaluation de ces résultats de recherche par les pairs est le processus normal auxquels sont soumis les chercheurs au sens strict.Evidemment c\u2019est souvent la recherche au sens strict qui, étant plus visible, devient la cible privilégiée des coupures.Ces perspectives générales étant posées, je parlerai dorénavant en fonction de mon expérience dans une université (Concordia).Je ne prétends pas rendre compte de ce qui se passe dans d\u2019autres universités.Faisons un inventaire honnête des institutions que nous avons.1.Les chercheurs sont une élite mobile et ils le savent.Cette mobilité est évidemment plus prononcée auprès des chercheurs qui se sentent à l\u2019aise avec l\u2019anglais comme langue de travail.Je citerai ici un passage du mémoire préparé par Concordia en réponse au livre vert sur la recherche scientifique au Québec.« Le chercheur prend plaisir à faire de la recherche; il est prêt à faire certains sacrifices pour pouvoir rester fidèle à sa vocation.Il a aussi la plupart du temps un sens assez développé \u2014 et mérité \u2014 de sa propre valeur.(En tout cas il n'accepte d\u2019être mesuré que par d\u2019autres hommes de sciences.) H fait partie d\u2019une élite et il le sait.Il est moins attaché à une institution donnée et la raison est souvent fort simple : il est en mesure d'obtenir des offres d\u2019emploi venant d'ailleurs.Son attachement à un milieu dépend de la qualité de l\u2019atmosphère de recherche et de la qualité de l\u2019équipement.Il se sent à Juste titre impatient dans les milieux qui se prétendent scientifiques mais ne partagent pas son engagement prioritaire aux tâches de recherche.» En d\u2019autres termes quand un milieu lui déplait, le bon chercheur s\u2019en va car il a souvent la possibilité de trouver mieux ailleurs.Jusqu\u2019à présent, Concordia a réussi à recruter et conserver un certain nombre de tels chercheurs grâce à une planification sélective des études graduées et de la recherche et grâce aussi à une modulation des charges de travail (certains professeurs donnent plus de cours que d\u2019autres parce qu\u2019il sont avant tout de bons enseignants).La conséquence ici est fort claire.Il faut savoir et valoriser les professeurs qui savent bien enseigner et ceux qui produisent de la recherche au sens strict.Il faut cesser de chercher à couler tous les professeurs à l\u2019intérieur du même moule.J\u2019appuie donc ici les positions défendues par le Rassemblement des Associations Étudiantes Universitaires du Québec lors des ateliers du ministre Laurin.J\u2019ajouterai même une précision sur les pourcentages.Il me semble que 85% des professeurs d\u2019université devraient être de bons enseignants et 25% des chercheurs productifs.Oui, vous m\u2019avez bien entendu : j'arrive à un total de 110%.Certains réussissent à être de bons enseignants et d\u2019excellents chercheurs.2.Les conditions de travail dans au moins une des universités du Québec ne permettent pas à celle-ci de donner sa pleine mesure au chapitre de la recherche.Tout d\u2019abord, à cause de la lourdeur des charges d\u2019enseignement; certains cours s\u2019adressent à 100 étudiants; la plupart des professeurs donnent 9, certains même 12, heures de cours par semaine.Le faible niveau du financement fait aussi que Concordia a le plus bas niveau de dépenses consacrées à la recherche de toutes les universités montréalaises.Cette anomalie est encore plus criante quand on sait que Concordia, durant ces dix dernières années, a énormément accru ses revenus provenant de la recherche.(En particulier Concordia est au- dessus de la moyenne pour ce qui est des revenus provenant des commandites).Le fait qu\u2019une partie de nos collections de livres soit entreposée dans des locaux inaccessibles n\u2019est qu\u2019une indication des mauvaises conditions de travail.En recherche comme ailleurs, Concor- dia fait beaucoup avec peu.Tout indique que Concordia n\u2019a pas atteint le rendement de recherche dont elle serait capable avec ses ressources humaines d\u2019aujourd\u2019hui.Concordia est donc loin d\u2019avoir réalisé à ce chapitre le plein potentiel que ses ressources humaines permettent d\u2019attendre.*Conférence prononcée au 50 congrès de l\u2019ACFAS, dans le cadre du colloque sur la crise financière des universités.13 FEIN 3.Les coupures au chapitre de la recherche sont de loin les plus aisées.Elles sont administrativement faciles et légalement possibles.L\u2019Université n\u2019a pas contracté d\u2019obligation juridique avec ses employés à ce sujet.Elles sont aussi politiquement faciles.Toute coupure qui affecte un groupe qui à certains égards est visiblement une élite est bienvenue auprès de ceux qui ne font pas partie de cette élite là.Je veux ici souligner l\u2019avertissement formulé (dans un document interne) par notre comité sur les politiques de recherche.Les coupures dans les budgets de recherche dans une université comme la nôtre ne sont que de petites économies mais déclenchent de gros effets et surtout des effets dont le poids ne se fait sentir qu\u2019à long terme.C\u2019est toute la communauté des chercheurs qui s\u2019en trouve démoralisée et il faut le dire qui s\u2019en trouvera décimée.Si notre université venait à perdre les éléments responsables du dynamisme de la recherche, ce qui reste risque de s\u2019enliser et il sera difficile dans dix ans de demander à nos restes de faire preuve de plus de zèle en recherche.4.L\u2019effet de la crise pourrait donc être salutaire si cela nous amène à donner une priorité claire et franche aux activités de recherche, à la consolidation des programmes de deuxième et troisième cycle et si cela pouvait contrer la tendance au nivellement qui est si marquée lorsqu\u2019un milieu universitaire devient maussade et inquiet parce qu\u2019il se sent mal aimé du pouvoir.J\u2019ajouterai enfin, pour faire allusion à un dossier qui m\u2019est cher, que la crise financière pourrait avoir d\u2019heureux effets si elle permettait de poser les bases d\u2019une politique commune de développement des collections de recherche dans nos bibliothèques.Nos bibliothèques en effet ne s\u2019améliorent que très lentement et peut être même perdent du terrain.Il est très dispendieux de maintenir à jour une bonne collection de recherche dans les domaines où les connaissances se multiplient.Au lieu d\u2019avoir deux bibliothèques convenables et deux médiocres, le milieu montréalais et le Québec seraient mieux servi si une politique globale de coopération permettait le partage des tâches et l\u2019édification lente et patiente de collections spécialisées qui ne se recouperaient pas plus que le minimum nécessaire.Ainsi Montréal au lieu d\u2019avoir quatre bibliothèques aspirant à devenir convenables finirait par avoir enfin un réseau de services vraiment satisfaisants pour les beoins des chercheurs, çcienté, Peut and In Pour que «I tion me muse fiuior pd tical musée doh manip Lor const Conf diffi rand ls vi impor Scene en ill dans | Phant Diss 0a els, bhai In 1 A fire Ï J i dj \u201col.% Mey 3.Hi Ls ge ve ze An an au \u201cPor, vou\u201d L\u2019Expérience du Centre des sciences de l\u2019Ontario * par Claude Faubert, attaché scientifique à l\u2019Ontario Science Center (Toronto) Dès 1964, un certain nombre d\u2019hommes publics onta- riens décidèrent de bâtir un musée à caractère scientifique et technique pour célébrer le centenaire de la Confédération canadienne en 1967.William Davis, ministre de l\u2019Éducation à cette époque, fut l\u2019un des premiers à encourager ce projet.Au début, on pensait à un musée agricole ou à un musée des Transports.On en arriva finalement, après avoir visité plusieurs musées en Europe, à choisir la formule «Science Center ».À cette époque-là, il n\u2019y avait que PEVOLUON en Hollande qui n\u2019était pas un musée de sciences traditionnel.En fait on s\u2019inspira beaucoup de PEVOLUON au tout début.Il existait évidemment depuis longtemps des musées de la science, tels le Science Museum de Londres, le Deutsches Museum de Munich, le Museum of Science and Industry de Chicago.Pourquoi l\u2019avoir appelé « Centre des sciences » plutôt que «musée» ?Parce qu\u2019on voulait établir une distinction nette avec les musées de l\u2019époque.Même si le mot musée dans sa définition générale s\u2019applique à une institution comme le Centre des sciences de l\u2019Ontario, il avait déjà acquis dans l\u2019esprit des gens un sens bien particulier et très restreint.Dans la conscience populaire, un musée c\u2019est un endroit où l\u2019on expose des collections d\u2019objets qui sont là pour être vus et vénérés, et non pas manipulés.Lorsqu\u2019on proposa à la province de l\u2019Ontario de construire un centre des sciences pour le centenaire de la Confédération, deux raisons furent invoquées : 1° la difficulté, sinon l\u2019impossibilité de mettre sur pied de grandes collections d\u2019objets scientifiques et techniques, les vieux musées ayant déjà les collections les plus importantes; 2° la nécessité pressante de présenter la science et la technologie telles qu\u2019elles se pratiquent et en illustrer les grandes réussites.Il faut se rappeler que dans les années 60, on voyait encore la science triomphante qui allait tout expliquer et la technologie toute- puissante qui allait tout régler.En même temps, on voyait apparaître des techniques nouvelles \u2014 ordinateurs, microscopes électroniques, lasers \u2014 qui semblaient effrayer un peu le grand public.Il y avait donc un rôle de démystification, de vulgarisation qui devait être joué par quelqu\u2019un.Le Centre des sciences se donnait ainsi comme but de rendre accessible au grand public les méthodes et les résultats de la science ainsi que les manifestations de la technologie moderne.Une approche non-traditionnelle Qu'est-ce qui distingue le Centre d\u2019un musée traditionnel ?Le contenu : Le Centre a très peu d\u2019objets de collections.Comme on tente d\u2019y illustrer des principes scientifiques et d\u2019y montrer des techniques à l\u2019œuvre, on se sert beaucoup de «manips », d\u2019«exhibits », de modules qui demandent au visiteur de participer.L\u2019approche non-directive On n\u2019a pas voulu que le visiteur se sente obligé d\u2019aller de À à B à C.\u2026.Le Centre n\u2019est pas un livre sur le mur.C\u2019est un peu comme flâner dans une bibliothèque : on tourne à gauche ou à droite quand on veut, on prend un livre au hasard, on se laisse tenter par la couverture d\u2019un autre.Comme le visiteur n\u2019a pas de cheminement bien précis à suivre, il est important que chaque exhibit soit complet en lui-même et que les liens entre les divers exhibits soient bien évidents.Un des dangers d\u2019une telle approche est de ne pas rendre les liens entre les divers exhibits bien évidents.On se retrouve alors avec des salles remplies d\u2019expériences isolées.Au Centre des sciences de l\u2019Ontario, le matériel est organisé par science et non par thème : les rapports entre les diverses sciences sont alors plus difficiles à faire.Le «Ontario Science Center» Superficie : 40,000 m°, dont 13,000 m° de salles d\u2019exposition.Coût (officiel) : 28 millions de dollars en 1965 Personnel : 220 Nombre total de visiteurs (1980) : 1,200,000 dont près de 800,000 en été Nombre d\u2019écoliers : 200,000 Nombre de visiteurs aux expositions itinérantes : 200,000 *Conférence prononcée lors du colloque sur les musées scientifiques (Acfas, mai 1982).La participation Quand on parle de «Science Centre», on mentionne toujours la notion de participation du visiteur, d\u2019interaction avec l\u2019exhibit.Ce qu\u2019on a essayé de faire au Centre des sciences de l\u2019Ontario, c\u2019est de donner la chance au visiteur de faire quelque chose, de faire l\u2019expérience, de toucher, sentir, écouter, de faire fonctionner la machine, de se poser des questions.Il y a évidemment des problèmes, d\u2019ordre pratique entre autres.Une expérience qui sera faite des centaines de milliers de fois par an devra être automatisée et simplifiée.Avec près de 1,5 million de visiteurs par an, on doit protéger les exhi- *Conférence présentée à l\u2019ACFAS le 14 mai 1982. ye 16 bits.Ce faisant, on élimine souvent une certaine flexibilité ou une certaine spontanéité.Quant aux boutons que l\u2019on voit un peu partout, il faut dire qu\u2019il y en avait beaucoup plus en 1969 que maintenant.Bien souvent, l\u2019expérience du visiteur se limitait à l\u2019action de pousser le bouton.C\u2019est encore le cas dans plusieurs exhibits.Certains groupes, comme les enfants, semblent bien souvent ne pas aller au-delà du bouton.Il y a plusieurs types de participations, qui dépendent du contenu de l\u2019exhibit, du niveau de difficulté, de la fragilité de l\u2019objet, etc.Par exemple, plutôt que de simplement montrer un robot inactif ou en action, pourquoi ne pas permettre au visiteur de le contrôler et de lui faire faire des tâches simples ?Un autre exemple : un jeu qui demande au visiteur d\u2019identifier le météorite parmi 5 pierres.L'élément de jeu semble faire en sorte que les gens s\u2019intéressent plus à ce qu\u2019est un météorite, quelles sont ses propriétés, etc.Un certain élément de compétition, que ce soit contre soi-même ou contre la machine, aide à faire passer l\u2019information.L\u2019interaction avec l\u2019exhibit est là pour encourager le visiteur à réfléchir, à se poser des questions, à faire l\u2019expérience lui-même; ensuite on lui donne la réponse \u2014 s\u2019il y en a une.La démonstration Un outil important de diffusion d\u2019information scientifique est la démonstration.D\u2019une durée de 20 à 25 minutes, elle traite d\u2019un sujet particulier et consiste en une exposition très visuelle de certains principes ou de certaines techniques.Au Centre, il y a environ une dizaine de démonstrations qui sont chacune données jusqu\u2019à 7-8 fois par jour (par exemple : Laser, Cryogénie, Electricité, Corps humain, Microscope électronique, Les visiteurs du Centre des sciences de l\u2019Ontario \u2014 plus de 80% des visiteurs étaient âgés de 18 ans et plus; \u2014 la durée moyenne de la visite était de 4 heures; \u2014 les dépenses sur place étaient de 7$ / personne; \u2014 50% des visiteurs venaient des autres pays, dont 43% des Etats-Unis; \u2014 40% des visiteurs venaient de l\u2019Ontario, dont 17% de Toronto.Minéralogie, etc.) Une bonne démonstration est un mélange de spectacle et de science.C\u2019est aussi une façon très efficace de faire passer beaucoup d\u2019information : le public aime bien se faire expliquer des choses par une personne qui s\u2019y connaît \u2014 ou qui donne l\u2019impression de s\u2019y connaître.De nos jours, un musée de la science ou un «Science Centre» est presque la seule place où le grand public peut voir fonctionner un laser, un robot ou un microscope électronique à balayage et se faire expliquer simplement son fonctionnement.La popularité des thèmes Il est important de miser sur la curiosité des gens, sur leurs émotions.Les visiteurs s\u2019intéressent à ce qui les touchent de près.Une des sections les plus populaires au Centre des sciences a comme sujet la reproduction humaine.On y parle aussi de contraception, sujet encore un peu tabou et que les gens connaissent encore peu.La présentation de l\u2019information est telle que le visiteur ne BIENVENUE Au CENTRE DES SCIENCES PE L'ONTARIO Rif id] Us pls apd aux visit (entre \u20ac0 fun 0 gral dr Dans 1 veut Qué Cela bo Contrat ronplg debout à Le ph ten, | l in de Fruit un un celà Pékin | Une épo Son ren question bien or éficace 3 sent pas qu\u2019on lui fait la leçon; il est libre d\u2019aller et venir.La présence de trois foetus humains authentiques aide évidemment.Une vraie ruche d\u2019abeilles près de la section précédente fascine les visiteurs.On peut voir à l\u2019intérieur de la ruche et tenter de trouver la reine (pour faciliter la tâche, nous lui avons mis un point rouge).Dans la salle sur l\u2019espace, il y a un costume d\u2019astronaute en montre.Artéfact intéressant, mais sans plus.Le texte mentionne le coût à l\u2019époque ($100,000.00).Ce genre d\u2019information semble donner à l\u2019artéfact une dimension plus familière.Comme, de temps à autre, donner un .exemple du plus gros je-ne-sais-quoi, du plus vieux, du plus rapide, du plus cher.Non pas qu\u2019il ne faille fournir aux visiteurs que ce genre d\u2019informations et convertir le Centre en un livre de record Guinness.Il y a cependant là un outil pour capter l\u2019attention des visiteurs qu\u2019il serait dommage de ne pas utiliser.Dans un endroit comme le Centre des sciences, on veut que chaque visiteur trouve de quoi l\u2019intéresser.Cela aboutit souvent à une collection de contrastes.Contrastes entre vieux et neuf, actif et passif, simple et compliqué, amusement et leçon, jeu et lecture, activité debout et activité assise.Le phénomène «Science Centre» est relativement récent.Les premières institutions de ce genre datent de la fin des années 60.Depuis cette époque, on en a construit un peu partout à travers le monde.Aujourd\u2019hui, un certain nombre de projets sont en chantier : Paris, Pékin, Arabie Saoudite, Australie, Vénézuéla, etc.À une époque où la science et ses réalisations techniques sont remises en question, où le public se pose tant de questions, on se rend compte qu\u2019un Centre des sciences bien conçu est un outil de vulgarisation scientifique très efficace.Le Colloque sur les musées scientifiques L\u2019extraordinaire diversité des intérêts manifestés lors du Colloque sur les musées scientifiques tenu dans le cadre du 50ème Congrès de l\u2019ACFAS, le 14 mai 1982, en a fait un exercice de rhétorique dont le mérite essentiel aura été de permettre aux participants de se connaître.L\u2019un des objectifs majeurs des organisateurs de ce Colloque était cependant de mettre sur pied un projet de musée des sciences à Montréal.L\u2019objectif majeur des participants étant de parler de musées scientifiques, cette question a été pratiquement escamotée.Deux conceptions de musées scientifiques se sont affrontées : celle du «muséum », axée sur la conservation des collections de sciences naturelles, et celle du «science center», à contenu plus technologique, articulée sur l\u2019animation scientifique.Au-delà de ces concepts, deux volets de vocation muséologique se sont dégagés : celle du musée utilisé à des fins de recherche et celle du musée- arcade scientifique.Deux types de musées ont aussi été revendiqués : le musée métropolitain et les musées régionaux.Une douzaine de participants actifs se sont donc plus ou moins partagés huit notions de musées scientifiques.Toutes ces vues de l\u2019esprit sont tout à fait légitimes, à plus forte raison, comme c\u2019était le cas, lorsque l\u2019estomac en vit : nous avons besoin de musées régionaux, nous avons besoin de collections de recherche, nous avons besoin d\u2019équipements animés, \u2026 Et besoin de constituer un réseau de muséologie scientifique solidaire.G.A.17 Le pavillon Un Monde Insolite\u201d par Linda Corriveau, responsable du Pavilion de l\u2019Insolite (Montréal) Le pavillon de l\u2019Insolite à Terre des Hommes s\u2019est situé d\u2019emblée au cœur du mystère, de l\u2019énigme, de l\u2019étrangeté, de l\u2019inconnu, du fantastique \u2014 bref aux frontières de la connaissance, frontières, faut-il dire, souvent érigées par un désintéressement ou un mépris émanant de la communauté scientifique.L'esprit qui a caractérisé l\u2019approche des phénomènes présentés en était un d\u2019ouverture, de curiosité, d\u2019écoute, de suspension du jugement, souvent même d\u2019humour.L\u2019exposition s\u2019est faite pendant de nombreuses années l\u2019avocat du diable conformément au découpage du réel qu\u2019un concept tel celui de l\u2019insolite pouvait permettre et sans doute aussi en réaction à un certain rationnalisme oppresseur.Après treize années de renouvellement constant, la plupart des facettes de l\u2019étrangeté ont été explorées et le concept restreint de l\u2019insolite a été délaissé au profit d\u2019une vision plus globale où le sens de l\u2019étonnement et l\u2019esprit inquisiteur ont libre cours.Le concept de l\u2019insolite est désormais éclaté pour nous et l\u2019émotion vive mais souvent superficielle créée par la rencontre de l\u2019inusité a été remplacée par une réflexion plus profonde et combien plus troublante de l\u2019étrangeté d\u2019être, d\u2019être humain, corps et conscience dans l\u2019espace et dans le temps.Aujourd\u2019hui le pavillon de l\u2019Insolite demeure une exposition où s\u2019enchevêtrent l\u2019esprit philosophique et l\u2019esprit scientifique, le merveilleux et le mesuré, le possible et l\u2019impossible.L\u2019étonnement philosophique Les musées se donnent généralement pour tâche de vulgariser la connaissance scientifique.Le pavillon de l\u2019Insolite s\u2019est fixé bien humblement comme but de pratiquer une «maïeutique» pour ainsi dire en faisant appel à l\u2019esprit d\u2019émerveillement, à l\u2019intelligence plus ou moins éveillée et aux interrogations plus ou moins nébuleuses de chacun de ses visiteurs interpellé au plus profond de lui-même.Plus précisément cela veut dire que le pavillon est conçu non pas comme un véhicule d\u2019information ou un outil de vulgarisation imitant la neutralité, mais comme un endroit où des positions claires, controversées, osées, farfelues et méprisées sont prises dans l\u2019espoir de briser les images dépassées que nous entretenons tous sur nous-mêmes et sur le monde, et d\u2019introduire des visions nouvelles plus conformes à la réalité des choses.Le pavillon de l\u2019Insolite est un agitateur de conscience, une expérience personnelle, émotive, intellectuelle, physique où se côtoient le rationnel et l\u2019irrationnel.L\u2019Insolite est une provocation qui laisse très peu de ses visiteurs indifférents ou blasés.Une mise en situation dès l\u2019entrée nous permet de confronter le visiteur aux questions éternelles : qui sommes-nous ?d\u2019où venons-vous ?où allons-nous ?sur un fond de scène ouvert sur notre système solaire, notre galaxie et l\u2019Univers entier.Notre parti-pris est donc évident au départ : la vision que nous proposons est large.Penser l\u2019homme c\u2019est penser l\u2019Univers.La gestation de la nature que décrit si bien Hubert Reeves fait partie de nos thèmes depuis longtemps déjà.Et le parallèle homme / nature sert de fil conducteur à travers l\u2019exposition.Cette confrontation a pour but de créer un choc émotif et de susciter une réflexion personnelle, une distanciation par rapport au quotidien et une conscience seconde chez le visiteur dans l\u2019espoir de le mettre en contact avec ses propres questions, sa propre quête de sens et de l\u2019aider à faire sa propre synthèse à partir des éléments nouveaux que nous introduisons dans son champ de connaissance.Une visite du pavillon de l\u2019Insolite est une expérience intense qui peut agir comme un stimulant aux recherches personnelles.En agissant ainsi sur les émotions du visiteur, nous croyons être en mesure de l\u2019éveiller quelque peu de sa torpeur habituelle et d\u2019élever aussi son niveau d\u2019attention.La question de l\u2019attention est fondamentale puisque nous savons au départ qu\u2019elle est très limitée chez le visiteur moyen.Le réenchantement de la nature Le pavillon de l\u2019Insolite a été conçu en réaction au réductionnisme de la science classique : à l\u2019idée d\u2019une nature «automate» s\u2019est opposée une approche «phé- noméniste» où la nature est présentée avec toutes ses anomalies, ses fantaisies et son humour.Aujourd\u2019hui l\u2019Insolite reflète davantage l\u2019idée du «réenchantement de la nature» dont parlent fort pertinemment Ilya Prigogine dans « La Nouvelle Alliance », Robert Jastrow dans «The Enchanted Loom» et plus prés de nous Morris Berman, de Concordia, dans « The Reenchantment of the World».Hubert Reeves exprime aussi cette idée s\u2019il n\u2019utilise pas ce mot.La métamorphose de la science que décrit Prigogine est d\u2019ailleurs ce qui explique que depuis quelques années le pavillon s\u2019est quelque peu réorienté en se rapprochant de la science et en utilisant de plus en plus de données scientifiques comme matière à réflexion.Par exemple, l\u2019idée de la stupidité de la nature fait partie de la représentation scientifique classique, alors que l\u2019idée de son intelligence appartient à la nouvelle science.En 1981, nous avons présenté entre autres thèmes celui de l\u2019intelligence de la nature.*Conférence présentée à lACFAS le 14 mai 1982.It ra Al gon PA b ager ger ds [ misère 0 veut pas d ne.que l'an quliple fn de gaphique ans park La con Malgré metre el ment, le | croissant, nent là m decomna quoi la 9 Pourquoi peur ?D Ce ram Keni coupés d lenter de leur img Sle lim Lag Pell fy de ij iffy Lat eng Eten Darle de nny Since 2 \u201cve | étude \u201cOni fa I RE de qu ogg 9 Oar TS ey 0501 thog Ung RIRE LOU a Is: ele L\u2019idée du réenchantement de la nature fait aussi allusion a une connivence de la nature avec l\u2019homme, au fait que celui-ci n\u2019est pas un étranger en un monde indiffé- rent et que sa nature qualitative importe dans le destin de l\u2019Univers.C\u2019est le genre de position qui est soutenue dans le thème «L\u2019esprit de la terre» où l\u2019idée de l\u2019harmonie de l\u2019homme avec la nature joue un rôle important.Le réenchantement de la nature introduit aussi la valorisation de l\u2019irrationnel autant que du rationnel, non pas dans le sens de leur opposition mais de leur complémentarité.Les points de vue qui sont donc exprimés ne relèvent pas seulement de l\u2019information mais des valeurs esthétiques, morales, naturelles.La nature réenchantée ouvre aussi la voie au sens du mystére sous forme physique et métaphysique, ce qui ne veut pas dire un retour aux superstitions ou a 1\u2019obscurantisme.Nous visons a équilibrer les représentations que l\u2019on se fait de la réalité en introduisant l\u2019idée de la multiplicité de la nature qui conduit à une vision non linéaire de celle-ci.Comme on parle d\u2019un modèle holo- graphique pour expliquer le cerveau on peut peut-être aussi parler d\u2019une nature holographique.La connaissance et l\u2019homme Malgré toute la bonne volonté que nous voulons y mettre et les vœux pieux que nous proférons abondamment, le fossé entre la science et la culture va en s\u2019accroissant.C\u2019est donc dire que les rapports qu\u2019entretiennent la majorité des êtres humains avec un certain type de connaissance deviennent de plus en plus ténus.Pourquoi la science est-elle si mal intégrée à notre société ?Pourquoi est-elle si mal comprise ?Pourquoi fait-elle peur ?Pourquoi la déforme-t-on, l\u2019attaque-t-on ?Est- ce vraiment parce que la vulgarisation manque ?Les scientifiques vivent-ils vraiment dans des tours d\u2019ivoire, coupés du monde extérieur ?Ce serait trop long que de tenter de répondre à ces questions aujourd\u2019hui malgré leur importance.Pour l\u2019instant, je peux seulement signaler quelques esquisses de réponses qui soustendent la démarche du pavillon de l\u2019Insolite.La confusion sociale qui entoure la science émane peut-être d\u2019une confusion à l\u2019intérieur même du cercle des initiés et des grands-prêtres de la science.La différence entre le savoir et la pratique scientifique et l\u2019attitude que l\u2019on a envers eux est énorme.Beaucoup de scientifiques font preuve encore de scientisme, bien que le scientisme ait été réfuté il y a longtemps.Lorsque je parle de scientisme, je me réfère à la croyance que la connaissance scientifique est le seul mode de connaissance authentique.De ce scientisme émane une piété envers la science, une peur de la transgresser et une attitude mythique et superstitieuse qui ont, je crois, contribué à distancer la science du commun des mortels et à propager le culte de la science.19 Thèmes \u2014 l\u2019Univers \u2014 Les cinquantes prochaines années dans l\u2019espace ; \u2014 les OVNI \u2018 E \u2014 l\u2019archéologie \u2014 les phénomènes et les frontières du savoir Tenant compte du fait qu\u2019un musée complet pourrait É être aménagé autour d\u2019un thème tel celui de l\u2019Univers, E nous nous sommes cependant aventurés dans ce domai- e ne avec l'intention d\u2019esquisser brièvement le contexte cosmique dans lequel se situe l\u2019homme.Nous nous sommes attardés à dessiner un tableau d\u2019ensemble fort réduit pour tenter de relativiser la situation de l\u2019homme.L\u2019origine de la vie a par le fait même pris une place importante chez nous ainsi que certains phénomènes déjà plus ou moins connus du grand public tels les trous noirs.En jouant sur l\u2019imagination populaire nous avons évidemment des chances d\u2019attirer l\u2019attention suffisamment longtemps pour pouvoir dire autre chose.Les sujets présentés reflètent des recherches et des discussions i de scientifiques tout à fait à la pointe de l\u2019astronomie.i Par exemple, nous avons parlé du HEAO, un observa- E toire astronomique en orbite autour de la terre.Nous avons développé sur deux années consécutives une exposition sur Voyager où les systèmes jupitériens et saturniens ont été explorés successivement.Nous ne pouvons prétendre aucunement à une exhaustivité mais si nos efforts ne contribuent qu\u2019à indiquer des pistes que d\u2019autres pourront explorer davantage par eux-mêmes, nous considérons que nous aurons atteint notre but.Nous avons déjà fait allusion à la section sur l\u2019in- pi dustrialisation de l\u2019espace, notre seul thème à caractère technologique.Ici le ton est celui d\u2019un scénario.Les A visiteurs sont confrontés à la direction éventuelle que prendra le développement de l\u2019espace et ils sont mis devant un choix qui leur appartient.D\u2019un autre point de vue, les enfants voient ici les emplois qu\u2019ils auront a ° demain.i La section des OVNI fait suite a l\u2019espace et encore une fois pour les enfants en particulier, elle représente une continuité logique.Les jeunes ne sont pas scandalisés par la possibilité de vie extra-terrestre.Notre approche met en place plusieurs explications du phéno- mene, plusieurs attitudes possibles, la nature du phénomène, les pours et les contres, les aspects matériels, psychologiques, sociaux.Le point de vue scientifique prudent côtoie l\u2019interprétation physique, concret.C\u2019est un véritable tour d\u2019horizon que nous brossons ici.11 foes, HG La section archéologique a longtemps privilégié la théorie des anciens astronautes.Ce théme est presqu\u2019entièrement disparu au profit d\u2019une vision moins mythique du passé.Nous nous attachons à décrire de l\u2019intérieur les cultures et civilisations passées dans le but d\u2019arriver à avoir une perspective sur nous-mêmes.Nous n\u2019évoquons ni le paradis perdu ni les civilisations Ep Ear 20 technologiques à rivaliser avec le nôtre mais plutôt les limites de tous les savoirs.Les frontières du savoir est conçu à la manière d\u2019un pot-pourri.Nous allons dans toutes sortes de directions en privilégiant certains aspects de la recherche scientifique et certains traits de la nature qui fascinent par leur beauté, leur complexité, leur incongruité.Les simulacres côtoient le mimétisme, les structures cristalines et la molécule d\u2019ADN.La symbiose, la théorie de l\u2019évolution, l\u2019origine de l\u2019homme, l\u2019apparition de la conscience, la complexité du cerveau.Tous les sujets présentés dans cet ensemble sont comme une touche finale, une envolée qui laisse la dernière bonne impression.Nous pratiquons le culte de la science lorsque nous mettons tout en œuvre pour l\u2019ériger en phénomène ou savoir autonome, distinct, pur, détaché du contexte social qui le crée.Nos musées scientifiques reproduisent le mythe de la science en se donnant uniquement comme tâche de pratiquer la science ou de la vulgariser.Ce dont nous avons besoin pour rapprocher la science du commun des mortels c\u2019est de la traiter avec irrévérence.Le pavillon de l\u2019Insolite y a pris un très grand plaisir depuis quelques années.Ceci ne veut pas dire que la science est ridiculisée ou déformée mais plutôt qu\u2019elle est cernée de tous côtés, qu\u2019elle est regardée comme un objet de curiosité dont on fait le tour, qu\u2019elle est approchée avec humour plutôt qu\u2019avec un sérieux circonstanciel mal à propos.Rappelons que s\u2019il est important de connaître la science c\u2019est que nous valorisons la connaissance comme telle, que connaître c\u2019est être humain, que la connaissance est un plaisir intellectuel et esthétique absolument gratuit qui surgit indépendamment des applications pratiques ou technologiques.Il est extraordinaire de connaître notre système solaire parce qu\u2019il existe et que nous en faisons partie.En ce sens, le pavillon de l\u2019Insolite a pris la position naïve du retour à l\u2019émerveillement que peut nous inspirer la description du monde élaborée par la science et qui peut nourrir la curiosité individuelle, le sentiment d\u2019appartenance au monde, la réconciliation avec la nature violée.Bref à l\u2019attitude servile que l\u2019on destine trop souvent aux musées scientifiques nous opposons le jeu des idées, des hypothèses, des polémiques qui con- \u201ccernent tous les êtres humains dès lors qu\u2019il s\u2019agit d\u2019attribuer un comportement à la réalité.Nous utilisons la science comme prétexte à réflexion : la section \u2018archéologique permet de comparer notre société, notre savoir et nos mythes à d\u2019autres façons de voir, de vivre, de croire, de s\u2019organiser, de valoriser, de transformer \u2014 bref de passer à l\u2019histoire.La section consacrée au programme spatial des cinquante prochaines années peut apparaître comme une apothéose de la navette spatiale mais lorsqu\u2019elle est saisie dans l\u2019ampleur de ses implications, elle apparaît comme un prétexte à une réflexion sur un choix de société pour demain, pour un scénario du futur.L\u2019industrialisation de l\u2019espace peut entraîner de soi la colonisation de l\u2019espace.Voulons-nous quitter notre Terre pour vivre en capsules géantes ?.En plus de la réflexion que nous pouvons avoir sur la science, d\u2019autres attitudes peuvent aussi se pratiquer.Toute une poésie peut être développée autour de la science; la narration de faits est bien complétée par une envolée sur leurs implications.Je reviens à la question du sens.Les questions exclues par la science valent la peine d\u2019être posées autour de la science.Bref les distinctions théoriques que la pratique scientifique nécessite ne doivent pas dicter notre approche muséologique de la science.La vulgarisation scientifique n\u2019est valable, complète et sensée que si elle remet la science à sa place, dans un cadre historique et humain.Nos illusions sur la science seraient alors peut-être moins dangereuses.Le jour où nos scientifiques et nos vulgarisateurs développeront leur propre sens historique, leur propre critique de la science et une plus grande rigueur épistémologique et philosophique, ce jour-là nous verrons peut-être que la science est un produit culturel comme les autres et que la distance qui existe entre la science et la culture n\u2019est qu\u2019imaginaire.Pour l\u2019instant cependant, il faut subir les maux attribuables peut-être à l\u2019enfance de l\u2019âge\u2026 La présentation matérielle Le pavillon de l\u2019Insolite a existé pendant treize années consécutives.C\u2019est le seul pavillon de Terre des Hommes à avoir toujours occupé le même espace, ce qui implique une amélioration progressive et soutenue du lieu et des infrastructures de l\u2019exposition.Le design du pavillon a été pensé dans un seul esprit.L\u2019ambiance générale a toujours eu une prépondérance car à notre avis, l\u2019efficacité d\u2019une exposition dépend beaucoup de l\u2019atmosphère qui s\u2019en dégage.Parce que le pavillon est conçu comme un objet d\u2019expérience en soi, nous avons beaucoup misé sur les éclairages dramatiques de couleur.La musique contribue aussi à créer l\u2019atmosphère, à faire sentir le genre d\u2019émotion que nous voulons susciter chez le visiteur.L\u2019émerveillement, le sens de la beauté, du mystère, de la complexité sont des émotions que nous avons tenté de susciter par l\u2019aménagement autant que par le contenu de l\u2019exposition.Autant certains aspects de la présentation sont froids et métalliques, autant d\u2019autres aspects sont chauds, féminins, reposant pour l\u2019oœil.Les dédales, les labyrinthes, les choix multiples de parcours font aussi le miroir de processus intellectuels et émotifs suscités par la visite.Tous les exhibits ont une forme tri-dimensionnelle complétée par des graphiques et des textes.Parfois un diaporama complète un thème et plusieurs films et vidéos en projection continue ajoutent une dimension supplémentaire à l\u2019exposition.Les films représentent souvent des attractions spectaculaires.Les éléments d\u2019exposition sont tantôt empruntés de musées ou de col- sonné découvert je la prés adolescenls gral, 0 fe nol moyende cents on ensemble \u20ac Quant fermé com destin ét sea cépel lechnolog Salon le sions su Terre des ments de Dh Quoiqu' pavillon fon seul d'hu me ment Je dde, Me Pace, ue, nf lections privées, tantôt achetés, fabriqués, inventés ou reproduits.La liste de nos collaborateurs est beaucoup trop longue pour être énumérée ici.Suffit de dire qu\u2019elle est bien sûr internationale et prestigieuse, incluant même un lauréat du Prix Nobel en Angleterre.Les visiteurs Au-delà de 250,000 visiteurs par année sont passés dans le pavillon (chaque saison d\u2019exploitation s\u2019échelonne sur deux mois).Si on fait le calcul, cela veut dire que plus de 3,000,000 de personnes ont visité ce pavillon depuis qu\u2019il existe.Ce succès incontestable indique clairement qu\u2019une exposition de ce genre répond à un besoin réel, que l\u2019homme de la rue est curieux de connaître, que la beauté attire aussi.L\u2019esprit de découverte et d\u2019aventure qui constitue un autre aspect de la présentation a beaucoup de succès auprès des adolescents qui raffolent du pavillon.De façon générale, on peut dire que le visiteur typique du pavillon de l\u2019Insolite ne correspond pas tout à fait au visiteur moyen de Terre des Hommes.Non seulement les adolescents sont-ils nombreux, mais notre public dans son ensemble est assez jeune, soit en bas de quarante ans.Quant aux visiteurs de cette année, le pavillon a été fermé comme tous les pavillons de l\u2019île Ste-Hélène et son destin est inconnu pour l\u2019instant.Un imposant kiosque sera cependant présenté au Salon de la science et de la technologie où 100,000 visiteurs sont attendus.Après le Salon, le kiosque sera installé dans le pavillon des Expositions sur l\u2019Île Notre-Dame.Est-ce que cela dire que Terre des Hommes se contente de présenter des fragments de ses propres pavillons ou qu\u2019il y a espoir que le phénix renaisse de ses cendres ?Je ne saurais dire.Quoiqu\u2019il en soit, l\u2019important c\u2019est que l\u2019expérience du pavillon de l\u2019Insolite ne soit pas oubliée mais intégrée non seulement à la discussion qui nous réunit aujour- d\u2019hui mais aussi à l\u2019orientation que prendra éventuellement le musée des sciences du Québec.21 an 22 Nouvelles brèves L\u2019ICIST présente un fichier en physique nucléaire et en science de la Terre.L\u2019Institut canadien de l\u2019information scientifique et technique annonce la mise en service de deux importants fichiers, INIS et GEOREF, qui viennent s\u2019ajouter à ses autres services de recherche automatisée.Le Système international de documentation nucléaire (International Nuclear Information System \u2014 INIS) est maintenant offert en direct pour la première fois en Amérique du Nord sur CAN /OLE et CAN SDI, les systèmes informatisés de recherche bibliographique de PICIST.La base de données INIS comprend plus de 650 000 références couvrant tous les aspects des utilisations pacifiques de la science et de la technologie nucléaire depuis mai 1970.Plus de 50 pays et organismes internationaux participent a ce fichier qui s\u2019enrichit de prés de 6 000 références par mois.INIS comporte des résumés pour les références mises en mémoire depuis 1976.Les documents versés dans INIS peuvent être commandés en direct sur CAN/OLE et les demandes seront acheminées par l\u2019ICIST.GEOREF est la base de données en géoscience la plus complète au monde et permet l\u2019accès à plus de 700 000 références accumulées depuis 1960.Accessible sur CAN / SDI depuis 1971, il est dorénavant possible d\u2019interroger ce fichier sur CAN/OLE.GEOREF, réalisé par l\u2019American Geological Institute, dépouille régulièrement quelque 5 000 périodiques de sorte qu\u2019environ 5 500 nouvelles références sur tous les aspects de la géo- science sont ajoutées mensuellement au fichier.Les principaux domaines traités sont notamment la minéralogie, la géochimie, la géologie extraterrestre, la pétrologie, la paléontologie, l\u2019océanographie, la géographie régionale, la géophysique, la géologie des formations superficielles et la géologie économique.Les documents recensés dans GEOREF peuvent être commandés en direct sur CAN / OLE et les demandes seront acheminées par la Commission géologique du Canada.Pour obtenir de plus amples renseignements, il suffit de communiquer avec : Service aux clients ICIST Conseil national de recherches du Canada Ottawa (Ontario) KIA 0S2 Télex : 053-3115 Téléphone : (613) 993-1210 Louis-Edmond Hamelin recoit le Prix Molson.Le Conseil des arts du Canada annonçait récemment la remise de quatre prix Molson d\u2019une valeur de 25 000 dollars chacun destinés à reconnaître des contributions exceptionnelles à la vie des arts, des lettres et des sciences humaines au Canada.Parmi les lauréats, nous soulignons la présence de M.Louis-Edmond Hamelin, recteur de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, fondateur du Centre d\u2019études nordiques, et ex-président de l\u2019Association canadienne- française pour l\u2019avancement des sciences.André Fortier, président du Conseil de recherche en sciences humaines et des jurys de sciences humaines a tenu à souligner ainsi la contribution exceptionnelle de M.Hamelin à l\u2019étude de la «nordicité» canadienne.Les autres lauréats sont le chansonnier Gilles Vigneault, l\u2019éditeur Jack McClelland et le politicologue Alan C.Cairns.Langue et Société Un congrès sur le thème général de la langue et la société se déroulera les 11, 12 et 13 novembre prochain au Centre des Congrès de Québec sous les auspices du Conseil de la langue française.L\u2019objectif général du congrès est de mettre en commun un ensemble de données et de réflexions sur les rapports existant entre le français et les différentes activités sociales, économiques, culturelles et éducatives des Québécois.Le congrès réunira des spécialistes et des praticiens de plusieurs champs d\u2019activité et leur demandera d\u2019appliquer leurs connaissances et leurs méthodes à l\u2019examen de ces rapports entre Langue et Société.De ces assises sortira une synthèse qui mettra en lumière les points forts et les points faibles de l\u2019état actuel de la langue - française dans la société québécoise et qui présentera des perspectives d\u2019avenir.Les Actes de ce congrès, publiés en quatre volumes, rapporteront l\u2019essentiel des débats.Envoyez vos communiqués L\u2019ACFAS publiera désormais, sous la rubrique « Nouvelles brèves », les informations susceptibles d\u2019intéresser la communauté scientifique d\u2019expression française.Ses membres, les organismes de recherche et de développement ou les institutions d\u2019enseignement sont priés d\u2019adresser leurs communiqués à l\u2019ACFAS, C.P.6060, Montréal H3C 3A7, en tenant compte du fait que le «Bulletin» est une publication trimestrielle.L\u2019ACFAS se réserve le droit de publier ou non un communiqué, selon sa pertinence.sue git rl giles De pal i net get Les fi PL fn fir ue ; user ges on ue | paca pide S08 gande ME Un SUCf (Non & a, TO qr in Ct médecine pop finlandais éme du chercheur prés dl aucun el remplace Finlande, wll, Auto Jl des cour nombre dea, [aver hg Hess they fy teu Jy Jintem Lo dy De eli ls aly 6 ny hi tl don | la op tg he Wey d'ions i de; eV, i du \"ads me.Ko M à le de Oils one ah ain wi iis Asc a CAPSULES Les pluies acides, des milliards de $ Héritage-Canada évalue à un milliard de dollars par année les dommages causés aux édifices par les pluies acides.De son côté, le Council on Environnemental Quality des États-Unis estime à deux milliars de dollars par année les coûts des soins médicaux pour le traitement des maladies causées ou aggravées par les pluies acides.En Ontario, une étude gouvernementale considère que la disparition du poisson dans les lacs acidifiés causera des pertes annuelles de 28 millions de dollars.Si on ajoute les pertes de l\u2019industrie forestière et celle de l\u2019agriculture, on comprend facilement que les pluies acides soient considérées de plus en plus comme la plus grande menace à l\u2019environnement.Un sucre anti-caries «Non seulement le xylitol ne cause pas la carie dentaire, mais en plus il empêcherait les bactéries d\u2019absorber les sucres habituels et inhiberait leur multiplication.» C\u2019est ce que pensent des chercheurs de l\u2019École de médecine dentaire de l\u2019Université Laval, qui étudient les propriétés de ce sucre de substitution.Des recherches finlandaises ont déjà démontré le caractère non cario- gène du xylitol, et c\u2019est en poursuivant ces études que les chercheurs lavallois sont en train de découvrir les propriétés étonnantes de ce sucre; celui-ci de plus n\u2019aurait aucun effet secondaire néfaste et pourrait facilement remplacer le sucre dans l\u2019industrie alimentaire.Déjà, en Finlande, les friandises courantes sont sucrées au xylitol.Auto vs adolescents Initier les adolescents a la conduite automobile par des cours obligatoires à l\u2019école ne ferait qu\u2019augmenter le nombre d\u2019accidents, selon Mme Claire Laberge-Na- deau, du Centre de recherche sur les transports de l\u2019Université de Montréal.Depuis que de tels cours sont obligatoires en Alberta, soit depuis 1976, le nombre de blessés et de morts a augmenté de façon significative chez les moins de vingt ans, de dire Mme Laberge-Na- deau, lors d\u2019un colloque sur la sécurité routière tenu ce printemps.Le danger des petites autos De nombreuses études démontrent que plus le véhicule est petit, plus il y a de morts, et cela pour toutes les catégories d'accidents d\u2019autos.Aussi faudrait-il que les normes de sécurité auxquelles sont soumis les véhicules soient changées, car ces normes ont été établies en majorité il y a quinze ans, pour des voitures dont les masses étaient le double de celles d\u2019aujourd\u2019hui.C\u2019est l\u2019opinion qu\u2019a émise M.Michel Gou, professeur au département de génie mécanique de l\u2019École Polytechnique de Montréal, lors d\u2019un récent colloque sur la sécurité routière.PR SPORE Fierté canadienne sous l\u2019eau Une petite compagnie de la Colombie-Britannique, l\u2019International Submarine Engineering (ISE), a mis au point des submersibles inhabités qui se sont taillé une place d\u2019honneur sous les eaux du globe.Chacun de ces submersibles a des tâches bien particulières à remplir.Par exemple le TREC sert à la surveillance sous-marine à l\u2019aide d\u2019une caméra de télévision tandis que le TROV est équipé d\u2019un bras mécanique capable de fermer des valves, récupérer des torpilles ou transporter un sonar (comme ce fut le cas pour la localisation de l\u2019épave du Titanic).Pourquoi des submersibles inhabités ?Jim McBeth, un des ingénieurs de la compagnie, explique que les submersibles habités comme celui du capitaine Cousteau coûtent beaucoup plus cher et nécessitent un bateau spécial.Les effets cachés des insecticides L\u2019empoisonnement des abeilles par l\u2019épandage d\u2019insecticides n\u2019affecte pas seulement la production de miel, qui représente un chiffre d\u2019affaires de 100 millions de dollars par année.Ainsi un déclin dans la population des abeilles entraîne une baisse de la production des fruits qui dépendent des abeilles pour leur fertilisation.Comme il y a moins de fruits, il y a donc moins de nourriture pour les oiseaux et les petits animaux.La pol- lénisation se faisant plus difficilement, la regénération des forêts se fait plus lentement.Ces faits contenus dans un rapport du Conseil national de recherche du Canada viennent appuyer l\u2019hypothèse que la baisse de récoite des bleuets au Nouveau-Brunswick correspondrait avec le début des épandages contre la tordeuse.Des gerbilles-flics C\u2019est a une escouade de gerbilles que les Services correctionnels canadiens confieront le soin de détecter la drogue dans les prisons.Des essais seront entrepris sous peu au pénitencier de Warkworth, en Ontario.Les petits rongeurs snifferont prisonniers et visiteurs et, s\u2019ils sentent de la drogue, ils pousseront un levier actionnant un voyant rouge.Les gerbilles, spécialement dressées, seraient plus efficaces que les chiens et coûtent beaucoup moins cher.Un essai semblable a déjà été tenté à Cowansville, mais les petits limiers sont morts après avoir bu de l\u2019eau contaminée\u2026 Broue, ou l\u2019héritage des Québécois Un milliard trois cent millions de mètres cubes d\u2019eau sont passés du réservoir de LG3 à celui de LG2.À la Société d\u2019énergie de la Baie-James, on a calculé que toute cette eau additionnée d\u2019un peu de houblon permettrait de remplir 159 milliards de caisses de 24 petites bouteilles de bière.Chaque Québécois hériterait ainsi de 26 500 caisses de 24 de sa boisson favorite.C\u2019est encore bien mieux que le Heritage Found des Albertains! 23 Après St.Helens, deux autres menaces Deux éruptions volcaniques récentes pourraient aggraver le problème des pluies acides et provoquer une baisse de température d\u2019un demi-degré Celsius.C\u2019est ce que pensent plusieurs experts canadiens et américains qui tentent d\u2019en savoir plus long sur le contenu de deux gros nuages volcaniques et sur leurs effets.Un volcan mexicain, qui a fait éruption le 29 mars dernier, et un second volcan inconnu (on pense qu\u2019il serait situé en Afrique ou dans le Pacifique sud) auraient émis dans l\u2019atmosphère une quantité de dioxyde de sulfure \u2014 le grand responsable des pluies acides \u2014 de 25% plus importante que ce qu\u2019émet chaque année toute l\u2019industrie nord- américaine.De plus ces gaz, lorsqu\u2019ils atteignent la stratosphère, font rebondir dans l\u2019espace un certain pourcentage des rayons solaires, ce qui ferait baisser les températures sur tout le globe.Ainsi un météorologiste britannique attribue l\u2019absence d\u2019été de 1916 (alors que par exemple les lacs de Baie St-Paul, près de Québec, étaient gelés au mois de juillet) aux éruptions massives du mont Tambora, en Indonésie.Les cultivateurs canadiens pourraient avoir des problèmes de gelées hâtives cet automne, craignent plusieurs spécialistes._ On est sous de bons cieux Il est tombé sur le Complexe La Grande 17 680 milliards de bouteilles de bière\u2026 en neige le 16 avril dernier.C\u2019est du moins le calcul astronomique et farfelu que se sont amusés à faire les journalistes de la revue «En Grande» de la Société d\u2019énergie de la Baie James.Quand on travaille pour des méga-projets, on a pas peur des méga-calculs.Ainsi toute cette neige une fois fondue en eau va s\u2019accumuler dans le bassin de la centrale LG2.Les turbines de LG2 vont transformer cette eau en électricité pour un revenu brut de 45 546 914 dollars.Même si le temps n\u2019est pas toujours clément, le ciel est avec les Québécois.Montréal vs Toronto «L\u2019évolution du coût du travail à Montréal par rapport à Toronto est probablement le facteur dominant d\u2019explication du déclin de l\u2019économie montréalaise».Cette affirmation lancée par le directeur du Département des sciences économiques de l\u2019université de Montréal, Robert Lacroix, est la conclusion d\u2019une étude des marchés de travail de Montréal et Toronto.Pour relancer l\u2019économie montréalaise, deux conditions sont essentielles, estime M.Lacroix : stabilisation des salaires et assainissement des relations de travail.Le rattrapage des salaires a coûté cher à l\u2019économie de Montréal : au cours de la décennie 1970-1980, le nombre de grèves à Montréal a été de 71% plus élevé qu\u2019à Toronto.Pour redonner le titre de métropole à Montréal, M.Lacroix estime que la main d\u2019œuvre francophone devra continuer à se perfectionner, donc à étudier.Revanche des berceaux, connais pas L\u2019age moyen des femmes qui ont recours a la ligature des trompes et des hommes qui se font vasectomiser était en 1979 de 33 et 32 ans respectivement.Au Québec, de 25 a 32 000 femmes subissent cette opération, dont 7 à 8 000 ont moins de trente ans.Il y a de 2 à 3 fois plus de femmes que d\u2019hommes qui se font stériliser.Ces chiffres sont tirés d\u2019un rapport sur la stérilisation au Québec de 1971 à 1979, préparé par des démographes de l\u2019Université de Montréal.Il ressort que cette méthode radicale de contraception est de plus en plus populaire, et chez les individus de plus en plus jeunes.Le 21° siècle, pas celui du Canada Alors que la France consacre près de 2% de son produit national brut à la recherche et au développement scientifiques, et le Japon 2,4%, le Canada se contente d\u2019un maigre 1%.Aussi des experts réunis à Ottawa ont- ils prédit un avenir sombre à notre pays, quelle que soit sa constitution, si des efforts rigoureux ne sont pas consentis pour développer et utiliser les nouvelles technologies.Chômage et baisse du niveau de vie attendent les Canadiens, dont les vétustes manufactures risquent de plus en plus d\u2019être balayées par les industries hautement technologiques de pays plus dynamiques.Les biorythmes au pilori Une pièce de plus au dossier des biorythmes : le mathématicien Guy Châtillon, de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, a examiné les dates de décès de 747 personnes (en éliminant les gens morts accidentellement) et essayé, par divers calculs mathématiques, de voir s\u2019il y avait une relation entre la mort et les courbes bio- rythmiques.Sa conclusion : «Nos observations correspondent exactement à ce que ferait le hasard seul.» Sans nier l\u2019existence de cycles dans le fonctionnement de notre organisme, M.Châtillon considère que la théorie des trois courbes biorythmiques est «une nouvelle théorie craque-pot pour astrologue recyclé ! » Une picoseconde, S.V.P.Qu'est-ce qu\u2019une picoseconde?Un espace de temps très très bref, environ dix millions de millions de fois plus bref qu\u2019une seconde! Ce laps de temps intéresse une quinzaine de chercheurs d\u2019universités canadiennes, qui se sont vu octroyer cinq cent mille dollars par le Consei! de recherches en sciences naturelles et en génie pour acheter l\u2019appareillage nécessaire à l\u2019observation de réactions chimiques se déroulant durant une ou quelques picosecondes.C\u2019est à l\u2019université Concordia, à Montréal, que sera placé l\u2019appareil en question.connai montant delareché eux, Le! quis A 1 gion surveille oi du dames.Un gel Ali créer le 90 fem milla cour q par see Vis ass br phénor gues trons à Rey Les l'qui Conso Table de om de pa fie Papi Souve tm le u fe Ut Ini Wn lle ise hey lo 7 ily Shi.Mie ly.Tad i a ro: ment lente 0 Sol 100- 5 y de eat Comment attirer les Montréalais Quand vient le temps des vacances, les Montréalais vont aux États-Unis ou dans les îles du sud plutôt que de visiter le Québec.Telle est l\u2019une des constatations d\u2019une étude sur les habitudes touristiques des Montréalais réalisée par Marcel Samson, de l\u2019Institut national de recherches scientifiques.Les Montréalais anglophones ne se sentent sûrement pas les bienvenus au Québec, puisque 83 pour cent quittent le Québec pour leurs vacances, contre 37 pour cent de francophones.Selon l\u2019étude, 30 pour cent des Montréalais n\u2019ont pas pris de vacances en 1980, et 20 pour cent n\u2019en ont pas pris depuis trois ans.Accroissement de la recherche militaire La recherche à des fins militaires au Canada connaîtra une hausse de 24% en 1982, pour atteindre un montant de 164 millions de dollars.Les autres secteurs de la recherche scientifique restent plutôt stables quant à eux.Les millions de la recherche militaire seront consacrés à toutes sortes de projets : uniformes militaires anti-bombes ou anti-produits chimiques, satellites de surveillance, détection acoustique sous-marine, etc.La moitié du budget va à la recherche et au développement d\u2019armes.Un éclair de génie À l\u2019aide d\u2019un laser, des chercheurs de Bell ont réussi à créer le phénomène le plus bref au monde : un éclair de 30 femtomsecondes, c\u2019est-à-dire de 30 millionièmes de milliardième de seconde.L\u2019événement fut tellement court que même en se déplaçant à 300 000 kilomètres par seconde, cet éclair n\u2019a pu que traverser le tiers de l\u2019épaisseur d\u2019un cheveu humain.Cet éclair de génie, aussi bref soit-il, permettra éventuellement d\u2019étudier des phénomènes tous aussi brefs comme des échanges chimiques dans une cellule ou bien le mouvement des électrons dans un circuit intégré.Recyclons, mes frères Les Québécois jettent en papier chaque année l\u2019équivalent de 20 millions d\u2019arbres.Ceci représente une consommation moyenne de 325 livres de papier par habitant.À ce rythme, il y aura au Québec une pénurie de bois de pulpe en 1995.Les différents groupes qui s\u2019occupent de recyclage se plaignent que les compagnies de papier n\u2019achètent plus de vieux journaux pour en faire du carton.Comme les compagnies de pâtes et papier vont recevoir plus d\u2019un milliard de dollars des gouvernements pour moderniser leurs usines et réduire la pollution engendrée par la fabrication de ce papier, les groupes de recyclage considèrent qu\u2019elles devraient être obligées de mettre jusqu\u2019à 5% de fibres déjà utilisées dans leur pâte de papier journal.Ceci permettrait de vider nos sacs de poubelles avec profit car ils contiennent 42% de papier.Des kangourous au Canada Des kangourous au Canada ?Et pourquoi pas des castors en Australie! Pourtant des chercheurs américains visiteront certaines îles de l\u2019Antarctique afin de dénicher des fossiles de marsupiaux comme le kangourou, l\u2019opussum et le wombat.La présence d\u2019ossements renforcerait une théorie selon laquelle un super- continent appelé Gondwana, regroupant l\u2019Afrique, l\u2019Antarctique, l\u2019Amérique et l\u2019Australie, se serait fragmenté pour ensuite dériver et donner la carte du monde actuelle.Ces mammifères seraient partis d\u2019Amérique du Nord et auraient émigré en Australie via l\u2019Amérique du Sud.Rêver en trois dimensions M.Gérard Elver, un Montréalais spécialisé dans la réparation d\u2019appareils photographiques et cinématographiques, croit avoir trouvé la réponse aux multiples problèmes que pose la télévision en trois dimensions! M.Elver a innové en proposant une solution qui n\u2019exige ni le port de lunettes spéciales ni le changement de nos téléviseurs actuels.Il suffit selon lui de développer une caméra spéciale équipée d\u2019un microordinateur qui rendra l\u2019image impeccable, M.Elver estime posséder six mois d\u2019avance sur les Japonais.« C\u2019est le moment ou jamais pour les Québécois de se tailler une place dans l\u2019industrie optique à travers le monde » a-t-il déclaré.Le nucléaire se recycle au solaire Les laboratoires nucléaires de Chalk River vont bénéficier d\u2019une subvention du gouvernement fédéral pour améliorer l\u2019isolation de leurs installations et s\u2019équiper.en panneaux solaires! Ainsi donc le nucléaire croit en l\u2019avenir du solaire.C\u2019est une belle réconciliation entre l\u2019atome et soleil qui, espérons-le ne fera pas trop d\u2019étincelles.L\u2019ère des tiques Au cours des deux prochaines années, l\u2019industrie aéronautique du Québec devrait engager 1 200 ingénieurs, au-delà de 1 000 techniciens et 6 000 travailleurs en atelier d\u2019usinage et de production.Telles sont les prévisions faites par M.André-Jean Laprade, vice- recteur adjoint de l\u2019Université Concordia suite à une enquête faite auprès de cette industrie, et qu\u2019il a rendu public lors d\u2019un colloque sur l\u2019aéronautique dans les années 1980 au 50e congrès de l\u2019Association canadien- ne-française pour l\u2019avancement des sciences (ACFAS).M.Laprade a rajouté que le Québec entre dans «l\u2019ère des tiques» : robotique, dessin par l\u2019informatique, télématique, aéronautique et l\u2019astronautique.Pour ne pas manquer cette entrée, les Québécois se doivent de prendre un tique scientifique à l\u2019école.FE EEE TE RENFORCE) 25 26 Ingénieurs demandés «Il nous faut dès maintenant un programme national qui, dès l\u2019école secondaire, encourage nos jeunes, et surtout les femmes, à choisir la carrière d\u2019ingénieur ».C\u2019est ce que vient de déclarer M.Jean de Grandpré, président de Northern Telecom Limitée, dont l\u2019entreprise prévoit avoir des difficultés au cours des prochaines années à recruter du personnel spécialisé.«Notre entreprise devra recruter 400 personnes par mois au cours des cinq prochaines années, alors que l\u2019on prévoit que le Canada sera a court notamment de |! 000 à 2 000 ingénieurs chaque année durant cette période ».Comme il sera difficile d\u2019importer des ingénieurs, car la pénurie serait mondiale, il ne reste plus qu\u2019à en former \u2014 et vite.Acide arctique En se servant des neiges des glaciers de l\u2019arctique pour remonter dans le temps, des chercheurs d\u2019Environne- ment-Canada ont pu constater que la neige tombée depuis les années 1950 est deux fois plus acide que la moyenne des précipitations sur plusieurs centaines d\u2019années.La pollution de l\u2019homme atteint donc les coins les plus reculés du monde puisque les lieux de prélèvement choisis par les scientifiques d\u2019Envi- ronnement-Canada sont situés à plusieurs centaines de kilomètres de toute source de pollution.Ail des bois et démons rouges Le Parti Québécois a décidé de tout mettre en œuvre pour éloigner les Rouges du pouvoir.En effet lors de leur dernier congrès, les militants du Parti Québécois ont décidé de protéger l\u2019ail des bois, une espèce végétale en voie de disparition suite à une cueillette abusive.Dans le folklore québécois, l\u2019ail sert à éloigner les loups- garous de même que les suppôts de Satan.On pourrait imaginer quelle catastrophe représenterait la disparition de l\u2019ail des bois, les péquistes ne pouvant plus s\u2019en accrocher une gousse dans le cou afin d\u2019éloigner les démons rouges.Haro sur les pesticides «Si l\u2019on connaissait les effets à long terme sur l\u2019environnement, les animaux et l\u2019homme des 405 pesticides utilisés couramment au Canada, la plupart serait probablement retirés du marché, comme le DDT il y a quelques années.» Ce cri d\u2019alarme a été lancé par le Conseil consultatif canadien de l\u2019environnement, dans un rapport déposé en juillet 1981, mais diffusé publiquement au printemps 1982 seulement.Les experts du conseil sont convaincus que la lutte biologique est la seule façon de débarrasser l\u2019agriculture des insectes nuisibles, car les pesticides chimiques contribuent à créer des insectes de plus en plus résistants, tuent des insectes utiles, et peuvent avoir des effets négatifs sur la santé des humains.Trente-quatre millions de kilos de pesticides sont utilisés chaque année au Canada, rapporte le conseil, et en Saskatchewan même on atteint la moyenne de 4 kilos par habitant.«Avons-nous vraiment besoin de tout ce poison pour vivre ?», demande le rapport.Des spermatozoïdes paralysés Un défaut enzymatique, qui empêche les spermatozoïdes de bouger, les rendant incapables d\u2019aller au devant de l\u2019ovule à féconder, serait responsable de certains cas de stérilité masculine, révèle une recherche menée par le Dr Claude Gagnon, du Centre hospitalier de l\u2019Université Laval, en collaboration avec des chercheurs américains.Cette déficience serait réversible (un des sujets de l\u2019étude a retrouvé sa fertilité en cours de recherche) \u2014 mais on ignore comment.En plus d\u2019aider à guérir certains cas de stérilité, cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles méthodes de contraception masculine.Boisés en péril La vallée du Richelieu, au sud de Montréal, est à la veille de perdre ses derniers boisés, qui comprennent une dizaine d\u2019espèces végétales presqu\u2019introuvables ailleurs au Québec.C\u2019est ce qu\u2019a révélé le botaniste Claude Hamel, de l\u2019Université du Québec à Montréal, lors du dernier congrès de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences.Ces espèces, comme le chêne bicolore, le pin rigide, l\u2019herbe à la puce géante et la fougère Thelipteris simulata, sont menacées principalement par des développements immobiliers.Cette région a l\u2019avantage d\u2019être la plus chaude du Québec, et constitue un corridor privilégié d\u2019extension de plusieurs espèces végétales situées plus au Sud.Mais la chaleur n\u2019attire pas que les espèces végétales ! L\u2019Université populaire Les cours que peuvent suivre les lecteurs du journal La Presse remportent un grand succès.Il y a 25 000 personnes qui lisent assidûment ces cours préparés par le Collège Marie-Victorin de Montréal.Sept cents à mille cinq cents d\u2019entre elles assistent aux soirées-rencontres qui permettent d\u2019obtenir une attestation de leurs études par le ministère de l\u2019Éducation.Ces cours s\u2019adressent à toutes les catégories de lecteurs et traitent aussi bien de psychologie, d\u2019économie, de communication, de marketing, d\u2019informatique, etc.Le contraire est toujours vrai D\u2019après une étude réalisée par l\u2019Institut Armand- Frappier, ce sont les travailleurs qui sont le moins exposés au cuivre, au plomb, à l\u2019arsenic et au cadmium qui, paradoxalement, ont le plus fort taux de mortalité.L\u2019étude portait sur un groupe de 711 travailleurs masculins ayant œuvré plus de 20 ans à la mine Horne du groupe Noranda.Madame Lise Davignon, de l\u2019Institut Armand-Frappier, n\u2019a pu expliquer ces drôles de résultats qui viennent contredire toutes les études faites auparavant.Les auteurs de l\u2019étude se demandent si leur méthode de classification était bonne.Comme quoi même un scientifique peut être mêlé dans ses papiers.qi (aus q@' onl phe pk \\ one?gone nt Jae glomes i ke ction i [ev ult qos * d'unêes ral ol J qos del Un rem La ton dim | péiming desem, fonal de ques de contamin somment résultats Sous peu Inver La Ba Français Projets \u20ac Taig, Cet i Menge ; Canady bis Nologe LOL de ce | oct Lop laval Cours Pour In { les le Pon.Une re die SH.tan Pl AM aig une ary tide Tous des étoiles Ceux qui ont la manie de se prendre pour des stars sont plus près de la vérité que l\u2019on pense.En effet le Dr K.E.Money, de l\u2019Institut canadien de médecine environnementale, décrit dans un numéro du Canadian Aeronautics and Space Journal l\u2019être humain comme étant de la poussière d\u2019étoile.Le Dr Money fond son allégorie sur la théorie à la mode qui veut que tous les atomes de l\u2019Univers, donc notre corps, proviendraient de réactions thermonucléaires à partir de l\u2019hydrogène et de l\u2019hélium contenus dans des supernovea, ces étoiles de quelques années-lumière de diamètre.La forme de nos corps se serait transformée au cours des 3.8 milliards d\u2019années avec la composition de l\u2019atmosphère, de la température, etc.Le seul facteur qui demeure constant est le champ gravitationnel qui nous permet de garder nos deux pieds sur terre tout en rêvant à nos ancêtres.Un remède à la MIUF ?La toxicité de la mousse d\u2019urée-formol pourrait être éliminée par des produits chimiques, selon les résultats préliminaires d\u2019études menées par le laboratoire So- dexem, de Laval.Selon un porte-parole du Conseil national de recherches du Canada, certains produits chimiques de faible toxicité pourraient abaisser le degré de contamination des matériaux imprégnés de MIUF suffisamment pour rendre les habitations sécuritaires.Des résultats définitifs des recherches en cours sont attendus sous peu.Inventaire des projets en terminologie La Banque de terminologie de l\u2019Office de la langue française a publié en 1974 et en 1975 un Inventaire de projets et travaux de terminologie en cours de préparation.Cet inventaire a été réalisé au moyen d\u2019une enquête menée auprès des gouvernements du Québec et du Canada, des services de traduction des entreprises québécoises, de groupes restreints s\u2019intéressant à la terminologie et de quelques organismes internationaux.L\u2019OLF compte publier en 1983 une nouvelle version de cet Inventaire en y incluant les travaux faits par les associations canadiennes les plus connues.L\u2019OLF souhaiterait que soit signalé tout projet, travail ou fichier de terminologie en préparation, en cours ou en voie de publication.Pour information, communiquez avec : Huguette Guérin Service de la documentation Office de la langue française 700, boul.St-Cyrille est Québec (Québec) GIR 5G8 ir rt raies: aegis: Les dépenses scientifiques augmentent au Canada «Notre objectif est de porter les dépenses du Canada pour les sciences naturelles à 1,5% du produit national brut d\u2019ici a 1985», a répété dernièrement le ministre d\u2019État aux Sciences et à la Technologie, M.John Roberts.Malgré une baisse constante entre 1967 et 1976 (où on est passé de 1,28 à 0,94%), le pourcentage a augmenté depuis cinq ans, pour se retrouver à 1,07 en 1981, pour un total de 3,5 milliards de dollars.Ce qui est également très encourageant est la contribution de l\u2019industrie, qui a augmenté de 43% en deux ans, atteignant 1,48 milliard de dollars en 1981.Malgré tout, le Canada est encore loin de pays comme le Japon, la France et les États-Unis.Turista québécoise ?Une épidémie de turista au Québec ?Ce n\u2019est pas impossible, estiment deux chercheurs du laboratoire de parasitologie de l\u2019Université de Montréal.Chaque année, 50 000 Québécois reviennent du Mexique avec cette maladie, une diarrhée causée par une variété de la bactérie F.coli, qui produit une toxine qui irrite l\u2019intestin grêle.Selon l\u2019étude épidémiologique de Sylvie Martin et Pierre Viens, les deux tiers des voyageurs qui ont attrapé la turista (elle frappe 31% des voyageurs) sont encore porteurs de la bactérie en question neuf mois après leur retour.Il faudrait cependant plusieurs conditions, entre autres une détérioration des conditions d\u2019hygiène, pour qu\u2019une telle épidémie se déclenche chez nous.(Suite de la page 5) dérer comme un grand poisson s\u2019était soudainement transformé en fleuve.Pourtant, dans la continuité de ses structures et de son mode de fonctionnement, l\u2019ACFAS a su poursuivre une œuvre originale et valable.Au lendemain du 50e congrès de l\u2019association, c\u2019est encore un point tournant qui s\u2019annonce, avec des changements sans doute majeurs dans l\u2019organisation générale de la recherche et dans la communication scientifique.Et l\u2019ACFAS relèvera encore le défi car, après toutes ces années, elle a su rester remarquablement jeune : le tiers de ses membres sont des étudiants et parmi ses sociétés affiliées, près de la moitié ont été fondées il y a moins de douze ans.Mais le plus puissant gage de pérennité et de succès demeure la centaine de scientifiques bénévoles que l\u2019on retrouve chaque année dans les différents comités de l\u2019association; c\u2019est à leur contact que j'ai trouvé le plus de satisfaction et c\u2019est eux que je voudrais remercier le plus chaleureusement pour la riche et inoubliable expérience qu\u2019ils m\u2019ont permis de vivre.Serge Hamel RER EE RO NET MN EEE OR ER ES ETES 27 maa aT "]
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