Bulletin de l'ACFAS /, 1 mars 1983, Cahier 1
[" Bulletin de Printemps 1983, Vol.4, no 4 Rapport annuel et Programme du 51e Congrès ÉLAIS fINANCIETS \u2026.\u2026.\u2026.ersursrrssersensersanreessennressrrsenreenrereeseneeenmren eme nenaes arr eneeneenenne rase e nantes re sense Assemblée générale annuelle .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026eennennennnnnnnnnnnnnnnennnnnnnennnnnnnnnnnnnennnn Rapport du président \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026iereenmnnmnnmnennnnnnnnnmnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnntnennnennnennnnnnn Mises en candidatures, COMIÉS \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026rrcesrerermenseennentestensrererresarrnnerenaresaceaa rennes rene er reserves Contributions à des COÏÏOQUES \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026iiiesesenernsnnentnnnnnnnnnnnnennnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn Membres HONOTAITES .\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.» 26 mai (midi), R-1093 : Les organismes subventionnaires * 26 mai P.M., MS-0001 : Etre femme de science * 26 mai A.M., R-2077 : Microélectronique, robotique * 26 mai (soir), R-1026 : Association des communicateurs scientifiques * 27 mai A.M., AT-1200 : Les films interdits de l'ONF * 27 mai A.M., R-1070-71 : La spectrométrie de masse/ sciences de la vie * 27 mai A.M., R-3104 : Le français scientifique * 27 mai, R-3043 : L'évaluation des programmes * 27 mai A.M., AT-2223 : La recherche sociale * 25 mai, MS-1404 ; 26 mai A.M., MS-1404, P.M., R-1029 ; 27 mai, R-1029 : Société d'esthétique du Québec * 27 mai P.M., AT-1200 : Assemblée générale de lACFAS * Programme des sections BIOCHIMIE 25 mai, P.M.(LP-1434) : communications libres 26 mai, (LP-1434) : communications libres BIOLOGIE CELLULAIRE ET MOLECULAIRE 25 mai, (R-2077) : communications libres 27 mai, A.M.(R-2077) : communications libres BIOPHYSIQUE ET GÉNIE BIOMÉDICAL 25 mai, (PB-2018) : communications libres 26 mai, (PB-2018) : communications libres BOTANIQUE ET ÉCOLOGIE VÉGÉTALE 25 mai, (R-2083) : communications libres 26 mai, A.M., (R-2083) : colloque : principes et développement de la classification des plantes 26 mai, P.M., (R-2083) : communications libres 27 mai, A.M,, (R-2083) : communications libres Us 4 ma ns hr im », CHIMIE ANALYTIQUE 25 mai, (R-1089) : communications : chimie inorganique (AM) et bioinorganique (PM) 26 mai, A.M.(R-1037) : colloque : la matière organique dans l\u2019environnement 26 mai, P.M,, (R-1089) : communications : chimie analytique environnementale 27 mai, A.M., (R-1089) : communications : spectroscopie et électrochimie CHIMIE ORGANIQUE 25 mai, P.M., (R-1092) : communications libres 26 mai, (R-1092) : communications libres CHIMIE PHYSIQUE 25 mai, A.M., (LP-2507) ; communications : rayons X et structure moléculaire 25 mai, P.M., (LP-2507) : communications : cinétique, radio-chimie et convers.énergét.26 mai, A.M., (LP-2507) : communications : spectroscopie et chimie théorique 26 mai, P.M.(LP-2507) : communications : thermodynamique et polymèé- res DÉMOGRAPHIE 26 mai, (R-1026) : communications (AM), Assemblée générale, Association démographes du Québec (PM) 27 mai, (R-1026) : colloque : les politiques de population ÉCONOMIQUE 25 mai, (R-3043) : économie régionale (AM), économie de l\u2019emploi (PM) 25 mai, (R-3045) : économie du travail (AM), économie de la demande (PM) 25 mai, P.M.(R-1030) : économie monétaire 25 mai, P.M., (R-1032): économie régionale 25 mai, P.M., (PB-1006) : l\u2019héritage de Marx (colloque) 25 mai, P.M., (R-2077), 17h00 : Assemblée générale de la Société canadienne de science économique 26 mai, A.M.(R-1069) : économie agricole 13 26 mai, A.M., (R-2100) : économie et règlementation 26 mai, AM., (R-3100) : théorie économique 26 mai, AM, (R-3101): commerce international 26 mai, (PB-2002) : colloque : la crise et les PME 26 mai, P.M., (R-1067) : colloque : I'emploi au Québec dans les années 80 26 mai, P.M., (R-3100) : économie des ressources naturelles 26 mai, P.M., (R-3101) : statistique économique 27 mai, A.M.(AT-2283) : crise et PME (suite) ÉDUCATION 25 mai, (R-1069) : communications libres 25 mai.(R-2100) : colloque : interaction des éthnies/éducation des écoles second.25 mai.(R-2101) : colloque : l'administration scolaire, défi des années 80 25 mai, (R-3044) : communications libres 25 mai.(R-3096) : communications libres 25 mai, P.M., (R-2047) : la pédagogie de I'antagonisme 26 mai.A.M.(R-2078) : colloque : la recherche-action 26 mai.PM., (R-2100) : études des religions au secondaire 26 mai, (R-2102) : colloque : l'enseignement des sciences 26 mai.(MS-140 1) : communications libres 26 mai.(MS-1402) : communications libres 26 mai, (MS-1403) : communications libres 26 mai.(R-3044) : communications libres 26 mai, P.M., (MS-1404) : communications libres 27 mai, A.M.(R-2100) : l'éducation en milieu carcéral 27 mai.(R-2101) : La crise en charge (AM)/EDIPEQ (PM) 27 mai.A.M., (R-3044) : communications libres 27 mai, AM.(R-3045) : communications libres 14 ENDOCRINOLOGIE 25 mai.(R-1037) : communications libres 26 mai.A.M.(R-1089) : communications libres ENVIRONNEMENT ET ÉCOLOGIE AQUATIQUE 25 mai.(R-1073) : communications : traitement des eaux usées/ milieu aquatique 26 mat.A.M.(R-1037) : colloque : la matière organique en milieu aquatique 26 mai.P.M.(R-1037) : communications : polluants, physiques et chimiques, toxicité 27 mai.A.M.(R-1037) : communications libres ÉTUDES AMÉRINDIENNES 25 mai.(R-2283) : communications libres GÉNIE CHIMIQUE, CIVIL, MANUFACTURIER ET MÉCANIQUE 25 mai.(R-2082) : communications libres 26 mai.(R-1033) : communications libres/ PM : l\u2019industrie manu- facturiére : CAO / FAO GENIE INDUSTRIEL 26 mai, AM., (R-1073) : la recherche appliquée en génie industriel 27 mai, AM., (R-1073) : communications libres GENIE ELECTRIQUE 25 mai, AM.(R-2047) : communications libres 26 mai, A.M., (R-2077) : colloque : « microélectronique, robotique, électronique de puissance » 26 mai, (R-2047) : communications libres 27 mai, A.M., (R-2047) : communications libres GEOGRAPHIE 25 mai.A.M.(R-3103) : l\u2019espace urbain 25 mai.P.M, (R-3086) : GREDIN 25 mai, P.M.(R-3103): aménagement et ressources 26-27 mai, (R-3477) : cartographie 26 mai.(R-3045) : développement régional/territoire et état 26 mai, (R-3103) : climatologie régionale 26 mai, (R-3484) : mythes, images, identités : Canada-Amérique 26 mai, (LP-3512) : colloque ; Carto-Québec 27 mai, A.M., (R-3103) : aménagement de l'espace rural GÉOMORPHOLOGIE ET QUATERNAIRE 25 mai, (R-1029) : communications : milieux froids/ la déglaciation : Estrie et Vallée du St-Laurent 25 mai, (R-3104) : géomorphologie paléogéographie 25 mai, A.M., (R-1029) : milieux karstiques et littoraux 26 mai, (R-3104) : colloque : l\u2019érosion accélérée et anthropique quantifiée et structure/ GERONTOLOGIE 25-26 mai, (MS-1050) : communications libres 27 mai, A.M., (MS-1050) : communications libres HISTOIRE 27 mai, (R-3086) : communications libres LANGUES MODERNES (a) Études anglaises 25 mai, (MS-000 1) : colloque : la traduction littéraire 26 mai, A.M., (MS-0001) : informatique et traduction ! 26 mai.P.M., (AT-2223): informatique et traduction 11 27 mai, (R-3096) : l\u2019avenir de l\u2019anglais au Québec (b) Études hispaniques 26 mai, A.M., (R-3041) : communications libres 27 mai, (R-3041) : autres activités (c) Études germaniques 25 mai, (R-3041) : communications libres 25 mai, P.M, (R-2283): conférence spéciale (d) Etudes slaves et est-européennes 26 mai, P.M., (R-3041) : communications libres LINGUISTIQUE 25-26-27 mai, (R-1085) : communications libres 26 mai, 16h15 (R-1085) : Assemblée annuelle de l\u2019Association québécoise de linguistique LITTÉRATURE DE LANGUE FRANÇAISE 25 mai, (R-1067) : colloque : la littérature de masse 27 mai, A.M,, (R-1067) : communications libres MATHÉMATIQUES ET INFORMATIQUE 26 mai (R-3043) : communications libres MICROBIOLOGIE ET IMMUNOLOGIE 25 mai, (R-2096) : immunologie (AM), parasitologie/bactériologie (PM) 26 mai, (R-2096) : bactériologie (AM, virologie (PM) : colloque sur la contamination microbienne des aliments 27 mai, A.M., (R-2096) : communications : virologie 27 mai, P.M., (R-2087) : les insecticides microbiologiques NEUROLOGIE ET PHYSIOLOGIE 26 mai, (MS-2041) : communication : aspects sensoriels (AM), motricité (PM) NUTRITION ET VIVRES 26 mai, (AT-2283) : communications libres PÂTES ET PAPIERS 25 mai, A.M.(R-3086) : communications libres PHARMACOLOGIE ET TOXICOLOGIE 25 mai, (R-1033) : communications libres 26 mai, (R-2082) : communications libres PHILOSOPHIE 25 mai, (R-1031) : l'analyse des entreprises de recherche/ pragmatisme et savoir 25 mai, A.M., (R-1032) : communications libres/la logique épistémique 25 mai, (R-1083) : la philosophie se vulgarise-t-elle/à quoi bon la philo ?15 25 mai, P.M.(PB-1006) : colloque : l\u2019héritage de Marx 26 mai, (R-1031) : philo.analytique de l\u2019action 26 mai, (R-1032) : les formes philosophiques du Marxisme 26 mai, (R-1083) : communications/ discussion d\u2019ouvrage 26 mai, P.M., (R-1073) 16h00 : Assemblée générale de la Société de philosophie du Québec 27 mai, (R-1031) : philo grecque/philo québécoise 27 mai, (R-1032) : colloque : actes de discours, signification de l\u2019énoncé 27 mai, (R-1083) : discussion d\u2019ouvrage/la réduction de l\u2019ens.de la philo.PHYSIQUE 25 mai, (R-1026) : colloque : les énergies nouvelles : positions québécoises 25 mai, A.M., (PB-0057) : communications : état solide 26 mai, A.M., (BS-20003) : colloque : physique/arts plastiques : l\u2019holographie 26 mai, (PB-0057) : communications : énergie et plasma (AM), physique atom.et moléc.(PM) 26 mai, P.M., (R-1069) : communications : optique et laser 27 mai, A.M., (PB-0057) : communications : optique 27 mai, A.M., (R-1069) : communications : physique théorique 27 mai, A.M., (1070-B) : posters PSYCHOLOGIE 25 mai, (MS-2043) : communications libres 26 mai, (MS-2043) : communications libres 26 mai, P.M., (MS-1062) : communications libres 27 mai, A.M., (MS-2043) : communications libres 27 mai, P.M., (hall d\u2019entrée) : posters SCIENCES ADMINISTRATIVES 25 mai, A M., (MS-2041) : communications : administration publique \u201c2008 25 mai, (MS-1064) : communications : productivité et gestion des ressources humaines (AM) méthodes quantitatives .et systèmes (PM) 26 mai.(MS-1064) : l\u2019intégration des diplômés au sein des PME 27 mai.A.M.(MS-1064) : communications : marketing SCIENCES DE L'ACTIVITÉ PHYSIQUE 25 mai, (R-3095) : communications : l'enseignement (AM), physiologie (PM) 26 mai.(R-3095) : communications : biomécanique et performance (AM), performance motrice (PM) 26 mai.(R-3086) : communications : nutrition et métabolisme (AM), génétique (PM), santé et activité physique (PM) 26 mai, (R-3096) : posters 27 mai, A.M., (R-3095) : communications : psychologie et sociologie de l'activité physique SCIENCES DU LOISIR 25 mai, (MS-1411) : communications libres 26 mai, A.M.(MS-1411) : communications libres 25 mai, P.M., (MS-1411) : colloque : les entreprises commerciales de loisir SCIENCES JURIDIQUES 26 mai.(R-1030) : colloque : la charte canadienne des droits et libertés SCIENCE POLITIQUE 25 mai, (R-1070-71) : crise et transformations des régimes 26 mai, (R-1070-71) : l\u2019état canadien en crise 27 mai, A.M., (R-1033) : réseau femmes et politique 27 mai.A.M.(R-1092) : réseaux économie politique et théories, idées, idéologies 27 mai, A.M., (R-2078) : les aspects politiques de la crise 27 mai, A.M.(R-2087) : sociologie électorale 27 mai.A.M., (R-2102) : réseau analyse des politiques SCIENCES RELIGIEUSES 25 mai, (R-2102) : A.M.: communications libres, P.M.: religion et vie quotidienne 26 mai, (AT-1226) : A.M.: communications, P.M.: corps et religion SOCIOLOGIE ET ANTHROPOLOGIE 25 mai, (R-1088) : communications 26 mai, A.M., (R-1067) : débat : socio et anthropo : mode d\u2019emploi 26 mai.P.M.(MS-141 1) : l'autonomie des disciplines en se.soc.26 mai, P.M., (MS-1412) : formation et emploi 26 mai, P.M., 17h00, (MS-000 1) : Assemblée générale de l\u2019ACSALF 26 mai, P.M., (MS-1413) : l\u2019évolution de la division du travail 27 mai, (MS-1411) : les débats théoriques et méthodologiques 27 mai, (MS-1412) : fragmentation du savoir et des pratiques 27 mai, (MS-1413) : l\u2019autonomie de la pratique ZOOLOGIE, LIMNOLOGIE ET ÉCOLOGIE ANIMALE 25 mai, (R-3038) : communications libres 26 mai, (R-3038) : communications libres 27 mai.A.M., (R-3038) : colloque : la tordeuse des bourgeons de l'épinette Sociétés membres e Association canadienne des sociologues et anthropologues de langue française, a/s Département de sociologie, Université de Montréal, C.P.6128, Succ.\u201cA\u201d, Montréal H3C 3J7, Tél.: (514) 343-6625.® Association catholique des études bibliques au Canada, Faculté de théologie, Tour des Arts, bureau 920, Université Laval, Ste-Foy G1K 7P4, Tél.: (418) 656-7975.e Association des démographes du Québec, C.P.403, Succ.Côte-des-Neiges, Montréal H3S 287.PPS EE RP PP REIN Î | 17 e Association des géographes du Québec, a / s Christian Morissonneau, Université du Québec à Montréal, Tél.: 282-3993.e Association des professeurs de sciences du Québec, 6555, 32e Avenue, Montréal HIT 3C7, Tél.: (514) 728- 6642.e Association mathématique du Québec, 1415 est Jarry, Montréal H2E 2Z7, Tél.: (514) 374-4700.e Association québécoise de gérontologie a / s : Nicolas Zay directeur, Lab.de gérontologie sociale, Université Laval, Québec, (Québec) GIK 7P4 e Association québécoise de linguistique, Dép.d\u2019études françaises, a / s : M.Robert Fournier, Université de Sherbrooke, Sherbrooke, Qué.J1K IRI e Association québécoise de télédétection, C.P.10047, Ste-Foy GIV 4C6, Tél.: (418) 656-2294 ou (819) 565- 4523.e Association québécoise des techniques de l\u2019eau, 6290 Périnault, Montréal H4K 1K5, Tél.: (514) 337-4446.e Association québécoise pour l\u2019étude du quaternaire, a / s Département de géographie, Université de Sherbrooke, Sherbrooke J1K 2R1, Tél.: (819) 565-4571.e Centre québécois de la couleur, 1200 Latour, Saint-Laurent H4L 4S4, Tél.: (514) 747-2308.e Club de microscopie électronique de Québec, a / s Département de pathologie, Université Laval, Ste-Foy GIK 7P4, Tél.: (418) 656-5499.e Conseil de développement du loisir scientifique, 1415 est rue Jarry, Montréal H2E 277, Tél.: (514) 374-0173.e Recherches amérindiennes au Québec, 4050 rue Berri, Montréal H2L 2R1, Tél.: (514) 524-1062.e RUFUTS (Regroupement des unités de formation universitaire en travail social), Dép.de travail social, UQAM, C.P.8888, Montréal, Qué.H3C 3P8 e Section québécoise (à Montréal) de l\u2019A.S.Q.C., 540, 40e Avenue, LaSalle H8P 2X6.e Société botanique du Québec, a / s : Luc Brouillet président, 4101, est rue Sherbrooke, Montréal HIX 2B2 e Société canadienne de science économique, a /s Département de science économique (M.François Vaillan- court), Université de Montréal, C.P.6128, Succ.\u201cA\u201d, Montréal H3C 3J7.e Société de biologie de Montréal, 2730 Chemin de la Côte-Catherine, Montréal H3T 1B7.e Société d\u2019énergie solaire du Canada (section québécoise), a / s Ecole Polytechnique, C.P.6079, Succ.\u201cA\u201d, Montréal H3C 3A7.e Société de géographie de Québec, a / s Faculté des Lettres, Université Laval, Ste-Foy GIK 7P4.e Société d\u2019histoire du théâtre du Québec, a /s Département d\u2019études françaises, Université de Montréal, C.P.6128, Succ.\u201cA\u201d, Montréal H3C 3J7.e Société de philosophie du Québec, C.P.1370, Place Bonaventure, Montréal HSA 1H2, Tél.: (514) 671-7427.e Société de protection des plantes du Québec, Station de recherches agricoles, 3300 rue Sicotte, C.P.480, St-Hya- cinthe J2S 7P8, Tél.: (514) 774-0660.® Société des études anciennes du Québec, a / s Léopold Migeotte, Département d\u2019histoire, Université Laval, Ste- Foy G1K 7P4, Tél.: (418) 656-7059.e Société entomologique du Québec, Complexe scientifique, 2700 rue Einstein, Ste-Foy GIP 3W8.Tél.: (418) 643-9679.e Société historique de Montréal, 4420 rue St-Denis, Montréal H2J 2L1.e Société linnéenne de Québec, 1675 avenue du Parc, Ste-Foy GIW 453.e Société québécoise de science politique, a /s Département de science politique, Université du Québec, C.P.8888, Montréal H3C 3P8, Tél.: (514) 282-4582.e Société québécoise pour l\u2019étude biologique du comportement, a /s Département de biologie (M.André Cyr), Université de Sherbrooke, Sherbrooke JIK 2R1.e Société zoologique de-Québec, 8191 avenue du Zoo, Charlesbourg, Québec G1C 4G4, Tél.: (418) 627-3072. 18 R&D L\u2019entreprise face à la révolution microélectronique* par Simon N.Garneau, vice-président, région de l\u2019Est, IBM Canada Ltée L\u2019apparition de la microélectrique transforme l\u2019ensemble de notre société.Nous sommes en effet au seuil d\u2019une ère nouvelle \u2014 celle de l\u2019information \u2014 qui apportera dans nos vies des changements aussi profonds que ceux qu\u2019ont connus nos ancêtres lors de la révolution industrielle.La révolution microélectronique est une question si vaste qu\u2019il n\u2019est pas facile de savoir par où l\u2019aborder.Certaines observations me paraissent cependant plus évidentes : e l'ère de l\u2019information n\u2019appartient plus à l\u2019avenir et ne concerne pas uniquement que les entreprises.Elle est maintenant parmi nous, quel que soit le domaine dans lequel nous évoluons.e [a technologie sous-jacente existe déjà et est en grande partie prête à être utilisée.e Nous ne vivons plus uniquement dans un territoire aux frontières bien délimitées mais bien dans un village mondiale D\u2019autres pays sont déjà dans cette nouvelle ère et nous livrent déjà concurrence.e Nous avons donc le choix entre subir cette révolution mondiale ou en tirer partie Connaissant les très grandes possibilités que l\u2019ère de l\u2019information nous offre et les capacités de notre société, il ne fait aucun doute que les Québécois peuvent relever le défi.En fait, c\u2019est déjà le cas pour plusieurs.Tous ceux qui voudront profiter des bienfaits de l\u2019ère de l\u2019information devront traverser une période d\u2019adaptation.Il y aura des remises en question tout le long du parcours, et il serait probablement avantageux de s\u2019appuyer sur des principes directeurs pour sortir gagnants de l\u2019aventure.Il suffit de lire les journaux pour tirer ces conclusions.Time Magazine' vient d\u2019annoncer la personne de l\u2019année \u2014 une machine \u2014 le microprocesseur.Le Forbes Magazine\u201d annonce pour sa part le déclin de l\u2019ère industrielle.Ces deux revues remontent dans le passé pour mieux comprendre le présent et entrevoir l\u2019avenir.L\u2019ère industrielle\u201c Il n\u2019y a que 76 ans, en 1907, l\u2019Amérique entrait à plein dans l\u2019ère industrielle.Plus de la moitié des travailleurs, soit 13 millions, étaient des agriculteurs.C\u2019était l\u2019époque des outils manuels : scies, marteaux, pelles, râteaux, charrues, chevaux\u2026 La production des biens et services était encore faible, une famille installée sur la ferme ne pouvait subvenir aux besoins que de quelques autres familles.L\u2019ère industrielle s\u2019est accompagnée de grands changements.Nous avons adopté les machines-outils qui devenaient le prolongement de la force physique de l\u2019homme, de ses bras et de ses jambes.C\u2019est alors que sont apparus les scieries, les fonderies, les tracteurs, les machines agricoles, le train, les camions, les avions, etc.Tout comme les HEC, IBM Canada a aussi vu le jour pendant cette période.Nous avons en effet ouvert notre premier bureau à Montréal en 1911, en vendant des balances de boucher.L\u2019ère industrielle a amené bien des progrès depuis.IBM compte maintenant 2 500 employés au Québec, et une usine à Bromont où 1 250 employés produisent et assemblent des composants microélectroniques qu\u2019on retrouve dans la plupart des produits vendus par IBM, de par le monde.Pour nous, c\u2019est une croissance phénoménale et il ne fait aucun doute que la nature du travail a beaucoup changé.Par exemple, sur les 2 500 employés, environ 25% possèdent un diplôme universitaire et presque tous nos employés ont une formation secondaire.Les HEC ont aussi beaucoup changé.Si elles comptaient seulement quelques étudiants au départ, elles en accueillent maintenant 1 800 le jour et 6 000 le soir, et la diversité des diplômes décernés par les HEC est beaucoup plus grande.Aujourd\u2019hui, en Amérique, seulement 3 millions de personnes travaillent dans le domaine de l\u2019agriculture, comparé aux 13 millions d\u2019autrefois, malgré une population trois fois plus importante.Le secteur manufacturier est passé de 7 millions de travailleurs à l\u2019époque à 25 millions aujourd\u2019hui.La production des biens a connu une croissance spectaculaire, d\u2019un PNB réel de quelques centaines de dollars à 10 000 $ per capita aujourd\u2019hui.Le secteur tertiaire génère maintenant deux emplois sur trois! Maintenant 80% d\u2019entre nous vivent dans des agglomérations urbaines où les fruits de la spécialisation ont rehaussé grandement notre niveau de vie.Nous sommes beaucoup mieux vêtus, logés, nourris, soignés.La nature de notre travail peut être plus valorisante et notre survivance moyenne atteint 75 ans tandis qu\u2019elle est encore d\u2019environ 50 ans dans les pays sous-developpés.Ce qui est remarquable dans le passage à l\u2019ère industrielle, c\u2019est que notre société a su si bien s\u2019adapter.Nos institutions en sont les grandes responsables.Les entreprises, les travailleurs, les gouvernements, les universités ont tous évolué pour en arriver à ce qu\u2019ils sont aujourd\u2019hui.Nos valeurs de démocratie et de libre marché ont permis à l\u2019entreprise d\u2019exploiter les béné- *Extrait de l\u2019allocution prononcée à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales, le 26 janvier 1983.fie (ai Le pain Js p fices de l\u2019ère industrielle au profit de notre société.Certes, l\u2019ère industrielle s\u2019est accompagnée de sous- produits non souhaitables : pollution, congestion urbaine, connaissances sur-spécialisées, exploitation abusive de ressources énergétiques et matérielles.On peut dire que ces méfaits représentent les nouveaux besoins de la société.Nous en sommes encore au seuil de l\u2019ère de l\u2019information, et déjà nous avons bon espoir de pouvoir corriger ces méfaits.Je ne veux pas dire que l\u2019ère de l\u2019information servira uniquement à redresser les torts causés pendant l\u2019ère industrielle.J\u2019y vois en effet de grandes possibilités d\u2019épanouissement personnel.Maintenant que nous avons comblé les besoins physiques fondamentaux de l\u2019être humain, nous tenterons de satisfaire les besoins de son intellect.Voilà donc la perspective dans laquelle il faut placer la microélectronique.L\u2019ère de la microplaquette, mieux connue sous le nom de «puce» ou de «chip» nous place maintenant dans une situation où nous devons nous interroger.Il est donc très utile de faire une rétrospective de l\u2019avènement de l\u2019ère industrielle, pour mieux nous préparer à la transition vers l\u2019ère de l\u2019information.Cette rétrospective nous permettra d\u2019aborder cette nouvelle époque avec confiance.L\u2019ordinateur Le numéro du 3 janvier du Time Magazine sur la machine de l\u2019année nous apprend que l\u2019origine de l\u2019ordinateur remonte en fait à l\u2019abaque, inventé par les Chinois il y a au moins 2 500 ans.Beaucoup plus tard, en 1642, Pascal a conçu une machine qui pouvait additionner et soustraire.Cependant, le vrai père de l\u2019ordinateur fut Charles Babbage qui, en 1812, conçut le modèle d\u2019un engin analytique, soit un système théorique comportant une fonction arithmétique, une fonction de logique, une fonction de mémoire, une fonction de contrôle pouvant accepter des instructions, et finalement une fonction permettant d\u2019entrer et d\u2019extraire des données.Malgré 40 ans d\u2019efforts, la machine de Babbage ne fut jamais construite.Quelques années plus tard, en 1885, un jeune ingénieur, Herman Hollerith, inventa la carte perforée qui fut utilisée à des fins de recencement.La petite compagnie Hollerith fut achetée par IBM à peu près en même temps que les HEC furent fondées.Nous avons franchi beaucoup d\u2019étapes importantes après cela, mais je n\u2019en citerai que quelques-unes.Le Mark I d\u2019IBM et l\u2019ENIAC dans les années 1940 furent les premiers ordinateurs modernes.Après la découverte des transistors en 1948, de nombreuses machines furent installées dans le secteur privé et le milieu universitaire.Au début des années 1960, plusieurs transistors pouvaient être placés sur une seule pièce de silicium, ce qui a entraîné des réductions de prix et permis la croissance rapide de ces machines.Dans les années 60, l\u2019ordinateur a permis d\u2019améliorer les activités traditionnelles dans les commerces.Auparavant, les commis recevaient les commandes, allaient au fichier des produits, vérifiaient les stocks et remplissaient la commande.Par la suite, ils allaient au fichiers des clients pour mettre à jour les comptes-clients et ils expédiaient la marchandise.Périodiquement, à partir du fichier des produits, ils plaçaient des commandes aux fournisseurs afin de réapprovisionner les stocks et ils mettaient à jour les comptes-clients.Naturellement, tout ce travail fort prévisible et routinier fut absorbé par l\u2019ordinateur.Pour de nombreuses entreprises, il s\u2019est écoulé 20 ans depuis ces réalisations ! L\u2019ordinateur s\u2019est également révélé fort utile dans les banques et les manufactures.Par exemple, les Caisses Populaires disposent d\u2019un des plus grands réseaux téléinformatiques bancaires au monde.Canadair utilise un système de conception graphique.Aujourd\u2019hui, la plupart des compagnies sont très avancées dans leur utilisation de l\u2019ordinateur.Cependant, le microprocesseur réunissant tous les éléments de l\u2019unité centrale sur une seule microplaquette est sans doute une des plus importantes découvertes du XXe siècle.Ted Hoff, de la compagnie Intel, est le pionnier de cette puce devenue microprocesseur qui est à la base des ordinateurs personnels et de la robotique.On l\u2019utilise déjà pour fabriquer des robots domestiques\u201c.Le renommé R2D2 du film «La guerre des étoiles» n\u2019est peut-être plus très loin.En un sens, le développement technologique en est encore à ses débuts.Le vice-président et chef de la recherche scientifique d\u2019IBM, Monsieur Lewis Branscomb°, nous annonce que les progrès microélectroniques continueront d\u2019améliorer la vitesse de commutation et le rapport prix / rendement allant de 21% à 35% par an.Il s\u2019agit donc d\u2019un multiplicateur de changement exponentiel au cours des décennies.On voit par exemple poindre à l\u2019horizon le principe de Josephson.Il amène des alliages de métaux à la température de l\u2019hélium liquide, soit 4 degrés au-dessus du zéro absolu et leur fait ainsi atteindre des vitesses de commutation dépassant 10 000 fois celles que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui.Du côté des mémoires, le potentiel de croissance paraît aussi grand et pourrait éventuellement faire appel à la biotechnologie.Comment interpréter ces chiffres extraordinaires ?Eh bien, prenons la bibliothèque des HEC et tentons de la placer sur ordinateur.Il y a tout près de 230 000 volumes dans cette bibliothèque et si on suppose que chaque livre compte 300 pages et qu\u2019il y a 1 500 caractères par page, on en arrive a un trillion d\u2019octets.IBM commercialise aujourd\u2019hui le système de mémoire de masse 3850 d\u2019une capacité de 500 milliards d\u2019octets on peut donc ainsi dire qu\u2019il suffirait de deux systèmes 3850 pour emmaganiser toute la bibliothèque des HEC.Le microprocesseur est révolutionnaire car il permet de décentraliser la puissance de l\u2019ordinateur.Il peut mettre entre les mains de n\u2019importe qui la possibilité 20 d\u2019étendre ses facultés intellectuelles de la même façon que l\u2019ère industrielle avait permis l\u2019extension de la force physique de l\u2019homme.Pour mieux comprendre l\u2019importance du microprocesseur, nous pouvons établir une comparaison avec l\u2019automobile.Au tout début de l\u2019automobile, on croyait que chaque véhicule exigeait la présence d\u2019un expert, d\u2019un chauffeur spécialement formé.On sait très bien que ce fut le contraire, qu\u2019en peu de temps, tous pouvaient conduire.Ce sera la même chose avec les microprocesseurs ou ordinateurs personnels.Notre facilité d\u2019adaptation à l\u2019ère de l\u2019automobile nous permet de croire que le passage à l\u2019ordinateur personnel se fera sans peine.Tout comme les automobiles ont justifié la construction d\u2019autoroutes, les ordinateurs personnels donneront lieu à l\u2019installation de réseaux de communications.Nous assisterons à l\u2019avènement de la téléconférence et du télétravail.D'ailleurs, c\u2019est déjà commencé.Les communications\u201c Les efforts de l\u2019homme pour communiquer sur de longues distances remontent à fort longtemps.Le code morse pour le télégraphe est apparu en 1844.En 1899, Marconi démontra le télégraphe sans fil de I\u2019 Angleterre a Terrebonne.En 1877, Alexandre Graham Bell inventa le téléphone.L\u2019apparition du tube a vide en 1904 mena très tôt à l\u2019invention de la radio et les premières stations diffusaient dès 1924.Les stations de télévision firent leur apparition en 1950 et les communications n\u2019étaient plus uniquement verbales mais visuelles aussi.Depuis ce temps, nous avons vu l\u2019apparition de la photocopieuse et du vidéotex.Les progrès dans les communications par satellite, par fibre de verre, par infrarouge, vont assurer la croissance exponentielle de nos possibilités d\u2019échanger nos connaissances.Ces développements sont très importants pour l\u2019ère de l\u2019information, car ils se conjuguent avec ceux de la microélectroni- que appliquée à l\u2019ordineteur.La participation d\u2019IBM au projet de Satellite SBS en est un exemple convaincant.Un autre exemple est la signature entre IBM et Mitel 7-8 du Canada d\u2019une entente de sous-traitance importante en communications.C\u2019est donc dire que le travailleur de demain pourra faire son travail sur un ordinateur personnel et le communiquer à peu près à n\u2019importe qui, n\u2019importe où.Déjà l\u2019information à sens unique est répandue à l\u2019échelle mondiale par nos médias mais maintenant nous verrons l\u2019échange d\u2019information prendre un essor phénoménal.Le village terrestre pourrait devenir réalité.Nous pouvons également observer que notre société a accepté de très bon gré la croissance dans les communications.Malgré leurs profondes répercussions dans nos vies, nous nous sommes adaptés à ces changements et nous en avons profité, surtout parce qu\u2019ils ont été introduits en l\u2019espace d\u2019un siècle.Nous n\u2019avons pas été bousculés.Le message est clair : même si la transition ROOMS OUR vers l\u2019ère de l\u2019information suppose d\u2019énormes changements, nous aurons et nous prendrons le temps nécessaire pour y arriver.Cependant, comme ces changements surviennent à l\u2019échelle mondiale, il est important que nous les suivions de très près.Village terrestre En plus des progrès énormes réalisés dans le monde des ordinateurs et des communications, nous assistons à un autre phénomène primordial pour nous tous.Il est de plus en plus question de marchés mondiaux, que nous encourageons tous par notre désir de profiter des meilleurs produits et services disponibles.Déjà le Québec et le Canada comptent beaucoup sur les échanges internationaux pour répondre à leur besoins.En règle générale, nous importons des produits finis de technologie de pointe et exportons des ressources naturelles.Aussi une bonne part de notre propre fabrication pour consommation domestique se retrouve dans les secteurs traditionnels.La microélectrique et l\u2019ère de l\u2019information auront un effet marquant sur nos échanges commerciaux et nous devons réagir promptement.D\u2019autres pays mettront en œuvre les nouvelles technologies dans les secteurs traditionnels et concurrenceront fortement nos industries.La microélectronique permettra de conserver davantage les ressources naturelles ce qui pourrait affaiblir la demande mondiale et, par conséquent, nos exportations, au moment même où nos importations augmentent.L\u2019Association des manufacturiers du Canada a récemment remis son rapport « Concurrence dans le village terrestre\u2019» dans lequel on souligne l\u2019urgence pour les Canadiens de s\u2019orienter vers les plus hautes technologies et de pénétrer les marchés étrangers.Cependant la concurrence dans les domaines de haute technologie est très vive et difficile\".La mise en œuvre de plusieurs de ces technologies est fort coûteuse et peut être difficile à réaliser.Par exemple, les deux pays avec lesquels le Canada fait le plus de commerce, les États- Unis et le Japon, sont fortement engagés dans la construction d\u2019ordinateurs et dans la recherche technologique.Le Québec et le Canada devront donc miser sur des marchés qui leur sont propres.Déjà nous connaissons des succès importants dans les communications, la bureautique, et le logiciel'\".Il faudrait pousser notre avantage.Le Québec et le Canada pourraient évidemment tenter de retarder l\u2019avènement de l\u2019ère de l\u2019information mais ils devraient alors interdire à leurs citoyens d\u2019acheter les nouveaux produits fabriqués ailleurs.Ces gestes donneraient certainement lieu à des mesures de représailles de la part des autres pays.Ce genre de problème fait déjà l\u2019objet d\u2019un débat dans les pays industrialisés et, en juin dernier, un colloque international sur l\u2019industrie informatique'\u201d fut tenu à Québec, réunissant les hommes d\u2019État et les dirigeants des plus importantes sociétés internationales.Tous furent d\u2019accord pour garder les qu pr 9 (0 dial ça fon on pi que qui qu (ll Jp pou casa marchés ouverts mais aussi pour aider les pays à équilibrer leur balance commerciale.Déjà plusieurs entreprises internationales mettent de l\u2019avant des stratégies pour implanter des missions mondiales dans leurs usines situées dans les pays étrangers.C\u2019est le cas de l\u2019usine d\u2019IBM à Bromont dont la production est presqu\u2019entièrement destinée à l\u2019exportation.On compense ainsi l\u2019importation d\u2019autres produits et on procède à un transfert de technologie qui nous sera fort utile pendant l\u2019ère de l\u2019information.Par exemple, IBM a une politique d\u2019achat local qui permet à beaucoup de sous-traitants de s\u2019associer aux nouvelles technologies.Cette méthode nous aide à être plus concurrentiels sur le marché mondial et en 1981 la compagnie a exporté pour 484 $ millions, soit 55% de toutes les exportations canadiennes dans le secteur informatique.IBM n\u2019est qu\u2019une des nombreuses compagnies qui agissent ainsi.La compagnie Northern Telecom en est un autre exemple.Alcan et Bombardier le sont aussi dans d\u2019autres secteurs.Ce qu\u2019il est important de retenir, c\u2019est que les grandes entreprises peuvent aider à diffuser la haute technologie à l\u2019échelle mondiale et ceci d\u2019une façon saine pour les pays qui les accueillent.Les avantages pour une entreprise de s\u2019orienter vers les marchés mondiaux au lieu des marchés locaux ne se limitent pas à la simple économie d\u2019échelle.Il s\u2019agit surtout de minimiser les risques de lancer sur le marché une technologie au mauvais moment ou pire encore une mauvaise technologie.L\u2019analyse des besoins du marché mondial permet d\u2019améliorer le choix des technologies a exploiter pour l\u2019ensemble de marchés locaux.L\u2019ère de l\u2019information Quelles seront donc les grandes lignes de cette nouvelle ère de l\u2019information ?Il est difficile de les préciser!\u2019 mais nous pouvons néanmoins entrevoir leur orientation.Plusieurs entreprises mettent déjà en œuvre la microélectronique pour augmenter leur productivité.Elles utiliseront davantage la robotique dans leurs usines et la bureautique dans leurs bureaux.Elles devront le faire pour soutenir la concurrence internationale.IBM Canada favorise déjà cette voie et améliore sa productivité d\u2019environ 20% par année.Ceci suppose nécessairement un changement dans les opérations.Par exemple, nous avons maintenant dans les bureaux d\u2019IBM Canada en moyenne un terminal pour deux employés.Au Québec, c\u2019est plus près d\u2019un pour un.Aux États-Unis, IBM a un terminal pour 4.8 employés, nos clients en sont à un terminal pour 25 employés tandis que la moyenne américaine est d\u2019un terminal pour 48 employés.IBM fait en outre plusieurs autres expériences en vue d\u2019augmenter sa productivité.Un petit groupe de nos employés travaillent à domicile avec un terminal relié à l\u2019ordinateur.Nous observons les résultats de cette expérience pour déterminer de quelle façon elle pourrait être appliquée à tous nos employés.Nous utilisons les outils de conception assistée par ordinateur dans notre laboratoire canadien.IBM améliore aussi sa productivité en conservant l\u2019énergie.À l\u2019aide d\u2019ordinateurs, l\u2019usine de Bromont a réduit sa consommation d\u2019énergie de plus de 50%.Depuis cinq ans, nous augmentons notre conservation des matières premières en mettant en marché des produits plus petits quoique toujours plus puissants.Si IBM améliore sa productivité, c\u2019est d\u2019abord pour protéger ses marchés mais aussi pour mieux répondre aux besoins de la société.L\u2019ordinateur personnel en est un bon exemple car il permettra à beaucoup de gens de travailler à domicile, ceux, en particulier qui conçoivent du logiciel.Au début, le logiciel sera produit pour améliorer les processus décisionnels des entreprises et des professionnels'*.Cependant, nous voyons déjà du logiciel produit pour aider le profane à apprendre seul à l\u2019aide de l\u2019ordinateur personnel.IBM travaille depuis 1981 à une méthode pédagogique qui peut accélérer l\u2019apprentissage.La croissance exponentielle des produits logiciels dans divers domaines facilitera la mise en place de nombreuses banques de données.Ces données permettront de meilleures analyses, de meilleures décisions et de meilleurs et plus nombreux produits ou services.Dans l\u2019avenir, il est possible que les tendances observées pendant l\u2019ère industrielle soient renversées, de sorte que nos sociétés moins urbanisées et l\u2019environnement plus sain, que les invividus soient beaucoup plus instruits, possèdent une meilleure intégration des connaissances, que les soins médicaux soient d\u2019une meilleure qualité et que nos vies soient prolongées.Il est aussi fort possible que nous puissions faire profiter les pays sous-développés des bienfaits de l\u2019ère de l\u2019information, car la matière première principale de la microélec- tronique n\u2019est que du sable et son résultat est l\u2019extension de nos facultés intellectuelles.Enfin nous pourrons dire que la principale caractéristique de l\u2019ère de l\u2019information sera la multiplication rapide des connaissances et l\u2019échange de celles-ci entre les individus.Piusieurs disent que le secteur de travail principal sera celui des connaissances.Les répercussions sur notre épanouissement personnel seront énormes.Nous serons plus libres dans nos choix et pourrons mener de nombreuses carrières de front.La créativité de l\u2019individu deviendra un objectif important.Ces modifications sont déjà visibles dans certaines entreprises.Le besoin de découvrir, de créer et d\u2019échanger est en somme aussi important pour l\u2019Homme que les autres besoins, mais dans le passé, la satisfaction de ces besoins a surtout été réservée aux plus privilégiés.L\u2019avènement de l\u2019ère de l\u2019information nous offre la possibilité d\u2019accroître nos connaissances et de contribuer davantage à la société.Le passage à l\u2019ère de l\u2019information amènera naturellement beaucoup de changements.Tout le monde sait que 21 22 lorsqu\u2019il y a du changement, il n\u2019y a pas seulement le potentiel de réussite mais aussi le risque d\u2019échec.Nos institutions ont dû évoluer, depuis 76 ans, et elles l\u2019ont fait dans bien des cas avec beaucoup de panache.Pensons à l\u2019Expo 67, à la Baie-James, etc.Nos valeurs aussi ont évolué : nous sommes plus conscients de nous-mêmes, de nos voisins, de notre collectivité et du rôle de plus en plus important que nous avons à jouer dans les affaires du monde entier.Cependant, l\u2019évolution de nos institutions et de nos valeurs sera la clé de notre participation à l\u2019ère de l\u2019information.Nous connaîtrons des remises en question tout le long du parcours et nous devrons trouver des réponses satisfaisantes pour y réussir.Les questions Quel sera l\u2019impact de la microélectronique sur la santé et la sécurité des gens ?La microélectronique va permettre de plus grandes banques de données médicales et de meilleurs fichiers de patients de sorte que nous profiterons de meilleurs soins médicaux.D\u2019autre part, elle donnera aux gens la possibilité de faire un travail plus intéressant et plus satisfaisant.Les produits pourront être plus sécuritaires.Évidemment il y aura des remises en question.Ainsi, dans le cas des postes d\u2019affichages ou écrans visuels, est-ce que la radiation, la fatigue des yeux, le mal de dos et autres facteurs présenteront des dangers pour l\u2019individu ?Il est important de trouver des réponses à ces questions et certains groupes sont déjà au travail.L\u2019Association canadienne des manufacturiers d\u2019équipements de bureau a soumis un rapport'\u201d au gouvernement fédéral portant sur la radiation émise par les écrans.Plusieurs études conclurent que cette radiation équivaut à moins de un pour cent de celle qui existe dans la nature.D\u2019autre part, l\u2019Université Laval a fait une étude de cinq ans sur la fatigue des yeux et confirme une fatigue normale plutôt qu\u2019excessive.Toutefois, il faudra faire d\u2019autres études sur différents facteurs qui pourraient causer de la fatigue et l\u2019ergonomie est en train de devenir une spécialité, voire une industrie nouvelle.Quel sera l\u2019impact de la microélectronique sur les défavorisés's : les pauvres, les chômeurs, les handicapés ?La microélectronique permettra à plus de gens de se procurer des microprocesseurs personnels.La croissance des emplois axée sur la microélectronique peut aider à réduire le chômage, et l\u2019ordinateur à domicile peut en réalité être un atout très important pour les handicapés.D\u2019un autre côté, les emplois liés à la microélectronique sont plus spécialisés et plus techniques.Il faudra mieux former les gens et procéder à beaucoup plus de recyclage.Ce travail est déjà bien engagé.Pensons au nombre d\u2019inscriptions aux cours du soir offerts par les HEC, l'UQAM et CONCORDIA, sans compter la formation dispensée à l\u2019intérieur des entreprises privées.Qu'est qu'est-ce que la microélectronique réserve à notre jeunesse ?Les premières indications sont très positives.L\u2019enfant pourra jouir d\u2019une formation plus personalisée, convenant mieux à son rythme naturel.Les connaissances seront mieux intégrées, les gens pourront approfondir leurs connaissances à domicile et les partager en famille.Il pourrait également arriver que le jeune se concentre davantage sur les jeux sans valeur pédagogique'\u2019, qu\u2019il perde son temps et même s\u2019oriente vers une nouvelle forme de délinquance.Il y a beaucoup de travail sérieux entrepris dans ce domaine.Déjà IBM conçoit pour les très jeunes des logiciels pour apprendre à lire et à écrire.IBM au Québec travaille aussi sur une approche pédagogique axée sur l\u2019intégration des connaissances qui pourrait éventuellement convenir à tous les groupes d\u2019âge.Quel sera l'impact de la microélectronique sur la protection du citoyen ?Il y a déjà des bénéfices.Les services bancaires et de cartes de crédit offrent déjà une plus grande sécurité en raison des réseaux téléinformatiques qui peuvent immédiatement réagir à des vols ou pertes de cartes.Il y a aussi des systèmes de sécurité utilisant des ordinateurs qui ne peuvent absolument pas être déverrouillés avec des clés ordinaires.Les corps policiers ont maintenant des terminaux portatifs qui favorisent un meilleur suivi des situations.Il y a par contre de nouvelles possibilités de fraudes contre lesquelles il n\u2019existe pas encore de lois.Le Barreau et les gouvernements! en sont conscients et déjà le gouvernement du Québec a adopté une loi pour protéger l\u2019information sur l\u2019individu.Cette loi donne au citoyen le droit de connaître l\u2019information que le gouvernement possède à son sujet.Quel sera l'impact de la microélectronique sur notre identité sociale ?Les aspects positifs sont séduisants.Nous allons tous nous serrer les coudes pour être plus concurrentiels sur les marchés mondiaux.Nous allons nous diriger vers les secteurs de pointe, les secteurs de haute technologie.Ceci nous permettra d\u2019exporter davantage et nous pourrons importer en plus grand nombre les produits que nous ne fabriquons pas ici.La mi- croélectronique pourrait cependant entraîner l\u2019affaiblissement de nos secteurs traditionnels avant que nous puissions mettre en œuvre les nouvelles technologies.Le débat est déjà engagé entre les gouvernements et les entreprises.Dans son rapport « Vers une concurrence dans le Village Terrestre», l\u2019Association des manufacturiers canadiens a incité ses membres à accroître les exportations et les technologies nouvelles.Le gouvernement du Québec en dit autant dans son énoncé sur le «Virage technologique'?».Notre presse écrite alimente aussi le débat\u201c, Ce sont des signes encourageants, mais nous devons réfléchir et agir sans tarder car il nous faudra en plus modeler l\u2019ère de l\u2019information à notre culture et à notre langue.Toutes ces questions sont primordiales car elles nous demandent quel sera l\u2019impact de la microélectronique sur tous les aspects de nos vies.Il y a beaucoup d\u2019aspects positifs mais qu\u2019il y a encore bien des points d\u2019interrogation.Les gestes que nous poserons à l\u2019avenir seront déterminants.Nous devrons avant tout nous fier à notre sens des valeurs.S\u2019il repose sur de solides valeurs, nos décisions seront plus justes et profitables et c\u2019est dans cet esprit que j'aimerais vous soumettre quelques principes directeurs.Des principes directeurs À mon avis, le respect de l\u2019individu devrait être notre premier principe directeur.Notre société est orientée vers l\u2019épanouissement de l\u2019individu et il est primordial que celui-ci puisse jouir de l\u2019ère de l\u2019information et y participer pleinement.Chacun d\u2019entre nous devra être mieux préparé et nous devrons miser sur l\u2019éducation, la formation, le recyclage, le perfectionnement pour répondre à cet objectif.Comme deuxième principe directeur, nous devrons être à l\u2019écoute de la collectivité.La mise en œuvre de la microélectronique sera d\u2019abord et avant tout un phénomène mondial et nos vies seront envahies d\u2019informations provenant de toute part.Il sera plus difficile de protéger notre culture, nos valeurs, nos traditions, notre langue, etc.C\u2019est un sujet d\u2019ailleurs que le Premier ministre René Levesque?\u2019 a abordé lors du colloque international de l\u2019industrie informatique l\u2019an dernier.Personnellement je crois qu\u2019un des meilleurs moyens de protéger notre culture sera de l\u2019affirmer sur la place mondiale.C\u2019est une des raisons pour lesquelles nous devrions faire porter nos efforts sur le développement de logiciel plutôt que celui du matériel.Ceci est d\u2019autant plus justifié que nos deux partenaires éconcmiques les plus importants, les États-Unis et le Japon, sont déjà fortement engagés dans le développement de matériel et une stratégie axée sur le logiciel serait complémentaire.Il y a déjà des exemples intéressants dans ce sens dont le système des Jeux Olympiques développé à Montréal pour 1976 et ensuite utilisé à Moscou en 1980.Un troisième principe directeur, que je crois important, porte sur la qualité de la communication entre les différents interlocuteurs.Étant donné les nombreux changements qui auront lieu partout dans le monde, il sera important pour nous tous de conserver une ouverture d\u2019esprit et d\u2019entretenir le dialogue sur ces questions.En bref, il faudra rapprocher plutôt que d\u2019opposer le secteur privé et le secteur public, les grandes entreprises et les petites, le patronat et les travailleurs.Nous prendrons de meilleures décisions si elles sont basées sur une bonne communication.D'ailleurs on doit dire que ce rapprochement est déjà en cours.À titre d\u2019exemple, le gouvernement du Québec a privilégié le débat en présentant dans «le virage technologique», une politique évolutive plutôt réglementaire.La Chambre de commerce du district de Montréal a créé un comité pour mieux entreprendre ce dialogue et accroître les possibilités dans les secteurs de haute technologie.Un autre exemple de bonne communication est le Salon annuel de Magazine, 22 novembre, 1982, p.161-167.23 la sous-traitance auquel les grandes et petites entreprises participent.Un quatrième principe directeur porte sur l\u2019importance des investissements pour recueillir les bénéfices de l\u2019ère de l\u2019information.Nos voisins investissent énormément dans cette direction et nous pouvons difficilement être parmi les gagnants si nous ne faisons pas nous- mêmes les sacrifices nécessaires pour investir.Nous devons investir de toutes les matières pour moderniser notre économie : éducation, amélioration de la productivité, recherche et mise au point commercialisation mondiale et meilleur financement.Dans le contexte du virage technologique, le gouvernement du Québec s\u2019est engagé à investir plusieurs millions au cours des quatre prochaines années.IBM a investi depuis un an $90 millions pour implanter à l\u2019usine de Bromont une technologie de pointe dans la microélectronique, les céramiques métallisées qui personnalisent les microplaquet- tes\u201d*.L'usine de Bromont s\u2019est méritée cet investisse- Ë ment parce qu\u2019elle a été plus concurrentielle que E d\u2019autres usines situées aux Etats-Unis et au Japon.L\u2019in- 4 vestissement sert à modifier les bâtiments, à mettre en É place de l\u2019équipement sophistiqué, à accroître et recycler le personnel technique.Un cinquième et dernier principe directeur que je veux vous présenter porte sur la liberté d\u2019action dont ont besoin les agents économiques.Pour effectuer une gestion optimale des changements associés au virage technologique, l\u2019entreprise privée doit jouir d\u2019une liberté accrue pour faire face aux changements et soutenir la concur- gi: rence.Autrement dit, il est essentiel de confier les responsabilités du changement a ceux qui en sont les plus près.Naturellement, qui dit liberté dit responsabilité et je crois que les entreprises d\u2019aujourd\u2019hui font davantage preuve du sens des responsabilités.D\u2019ailleurs, la Chambre de commerce de la province de Québec rend tous les ans hommage aux entreprises méritantes par le biais des Mercuriades.Déjà 720 entreprises se font concurrence pour 16 Mercuriades en 1983.L\u2019ère de l\u2019information est un mouvement mondial.Elle peut favoriser énormément notre développement social et économique et je suis certain que les Québécois voudront y participer pleinement.Surtout, il importe de s\u2019inspirer de principes ancrés à notre sens des valeurs.Après tout, toute cette révolution a pour but l\u2019amélioration de la vie humaine.| COGDEK) hil hilly La 1.«Machine of the Year», Times Magazine, 3 janvier.1983, p.7-27.2.«America\u2019s Shrinking Industrial Base», Forbes 3.Dictionnaire encyclopédique Quillet.«Histoire des techniques », Edition 1970, p.6725-6735. 1028 RR.24 4.« Home Robots are Coming», Businessweek, 13 décembre, 1983, p.62-63.5.Lewis M.Branscomb.«All the best for the next 100 years», Think Magazine, Juillet / Août 1980, p.17-21.6.«The Telegraph », p.66-78, « The Telephone », p.82-96, « Television », p.105-123, Encyclopedia Britannica, Volume 18, 1977.7.«IBM to Market Office Technology Developed by Mitel », Globe and Mail, 22 juillet, 1982, p.B14.8.«IBM-Intel : What the Deal Means », Businessweek, 10 janvier, 1983, p.96-98 (Mitel - p.98).9.L\u2019Association des Manufacturiers du Canada.« Concurrence dans le Village Terrestre».septembre 1982.10.Gouvernement du Québec.Ministère des Communications.« Bâtir l\u2019avenir».Québec : Éditeur officiel, 1982, p.17-45.11.«Vers la Société d\u2019information», Informatique et Bureautique, Vol.3, no.9, novembre 1982.12.Canadian Business Equipment Manufacturers Association.« International Information Industry Conference \u2014 Proceedings », Quebec, Canada, juin 1982.13.Dr.Louis Robinson.« Tomorrow, and Tomorrow, and Tomorrow», Think Magazine, mai / juin 1981, p.36-39.14.«New Software for your Personal Computer», Businessweek.13 décembre 1982, p.73-74.15.Canadian Business Equipment Manufacturers Association.« Statement Before The Federal Task Force on Microelectronics and Employment », Montreal, July 15 1982.16.«The Techno-Peasants», Globe and Mail.1 et 4 janvier, 1983.17.«The Great Computer Frenzy, Newsweek.27 décembre, 1982, p.68.18.«Canada\u2019s New Privacy Act», p.275-276, « Quebec Introduces New Freedom of Information and Privacy Legislation», Transnational Data Report.p.283-284, Vol.V no.6, septembre 1982.19.Gouvernement du Québec, Ministére des Communications.« Le Virage Technologique».Québec : Editeur officiel, 1982, p.52-61, 223-225.20.« Braving New Worlds », Canadian Business Magazine.Janvier 1983, p.17-30.21.Alain Dubuc, «Peut-on importer les recettes japon- naises » La Presse, 24, 28, 31 décembre 1982, 4, 6 janvier 1983.22.René Lévesque, «Can Society Guide Telematics», Transnational Data Report, Vol.V, no.6, septembre 1982, p.297-298.23.André Hains.«IBM a investi $90 millions à Bromont pour fabriquer un nouveau produit envelé à une de ses filiales au Texas», Les Affaires, le 15 janvier, 1983, p.11.Prochaines manifestations a l\u2019Université Laval 13-15 mai Congrès économique de Ste-Foy Responsable Mme Margot Brousseau, Faculté des sciences de l\u2019administration, tél.: 656-4063 Endroit : Pavillon De Koninck Nombre de personnes attendues : 500-600 15-19 mai 13° Congrès annuel de l'Association canadienne des études africaines Responsable : M.Harry Qualman, Dép.de science politique, tél.: 656-2406 Endroit : Pavillon De Koninck Nombre de personnes attendues : 150-200 17-20 mai Congrès de l\u2019Association des Archivistes du Québec Responsable : M.Gilbert Caron, Division des Archives, Université Laval, tél.: 656-3722 Endroit : Auberge des Gouverneurs centre- ville Nombre de personnes attendues : 160 20-23 mai Congrès conjoint de la Société royale d\u2019astromonie et de [\u2019Association des groupes d\u2019astronomes amateurs Responsable : M.Réjean Dutil, Dép.de physique, tél.: 656-4047 Endroit : Université Laval Nombre de personnes attendues : 300-400 26-28 mai Colloque de [\u2019Association canadienne de linguistique appliquée Responsable : M.André Boudreau, Dép.de langues et linguistique, tél.: 656-3262 Endroits : Théâtre de la Cité universitaire et Pavillon De Koninck Nombre de personnes attendues : 350-400 1-3 juin Congrès « EastCast » Responsable Mme Thérèse Laferrière, Dép.de psychopédagogie, tél.: 656-5200 Endroit : Université Laval Nombre de personnes attendues : 50 20-23 juin Congrès national sur les biomatériaux Responsable : M.Robert Guidoin, Laboratoire de chirurgie expérimentale, tél.: 656-3353 Endroit : Université Laval Nombre de personnes attendues : 60 or a Soc $0 COCO An cer OO UT OA A Gen ricoe, 25 sociétés affiliées Le R.U.F.U.T.S, qu\u2019est-ce que c\u2019est ?Le R.U.F.U.T.S., c\u2019est le Regroupement des Unités de Formation Universitaire en Travail Social du Québec.C\u2019est aussi un des derniers-nés de l\u2019ACFAS, en effet, nous sommes devenus membres en décembre 1982.Malgré un nom qui peut prêter à ambiguïté, il s\u2019agit d\u2019un regroupement d\u2019universitaires et c\u2019est le seul en Travail Social au Québec, au niveau universitaire.Les membres sont des professeurs (une centaine au Québec) en travail Social et leur but est le partage des activités de recherche et de pédagogie.L\u2019organisme a aussi comme objectif la défense de ses membres, mais cela ne nous apparaît pas incompatible avec des objectifs scientifiques.Le R.U.F.U.T.S.est né en 1979, même si l\u2019incorporation a été faite en 1980 seulement.Auparavant quelques professeurs des Unités de Formation en Travail Social participaient aux activités de l\u2019Association Canadienne de service social.Afin de regrouper tous les professeurs du Québec, quelques professeurs ont lancé l\u2019idée d\u2019un regroupement provincial impliquant tous-tes les professeur(e)s.Finalement le projet a pris forme, et au- jourd\u2019hui tous-tes les professeur(e)s participent au RUFUTS.Au cours de l\u2019année 1982-1983, plusieurs groupes et comités sont actifs.D\u2019abord, en cours d\u2019année, nous avons quatre journées d\u2019études 1) les politiques sociales au Québec; 2) le travail social en contexte d\u2019autorité; 3) l\u2019enseignement et la recherche en travail social; 4) le travail social et la condition féminine.De plus, plusieurs comités sont très actifs un comité d\u2019orientation, un comité du congrès, un comité des publications et un comité de la formation pratique, sans oublier le comité de coordination.Le R.U.F.U.T.S.joue un rôle actif, tant au niveau de la pédagogie, des orientations du travail social que de la recherche.À ce dernier chapitre, nous considérons que la recherche en travail social a ses exigences spécifiques.Le travail social est une discipline d\u2019intervention pratique, mais le développement d\u2019un corps de connaissance propre à notre champ d\u2019étude est tout aussi nécessaire pour nous que pour les disciplines des sciences humaines dont la stratégie principale d\u2019intervention est la recherche, par exemple la sociologie.Notre participation à l\u2019ACFAS nous donnera sûrement un nouvel élan dans la promotion de la recherche adaptée aux exigences spécifiques du Travail Social.Nous nous souhaitons donc longue vie parmi vous.André Jacob Professeur Département de Travail Social Université du Québec à Montréal RETRO EN PTE La linguistique a PACFAS L\u2019implantation de la linguistique «scientifique » dans les universités au Québec remonte aux années 1946-50 quand ont été établis les premiers départements voués à sa promotion.Ce n\u2019est qu\u2019en 1956, cependant, qu\u2019une section de linguistique a été fondée dans le cadre organisationnel de l\u2019ACFAS et c\u2019est en 1957 que la nouvelle section a participé pour la première fois au congrès annuel.L\u2019événement a été rapporté sous le titre LA LINGUISTIQUE À L\u2019ACFAS (The Journal of the Canadian Linguistic Association, vol.4, n° 1, 1958, p.45-46) par le premier responsable de la section, Roch Valin, de l\u2019Université Laval.Depuis, la linguistique a été représentée à tous les congrès de l\u2019ACFAS, excepté en 1977, où la participation de la section a été suspendue et ses communications annulées.La section devait fêter ses 25 ans en 1981, dans le cadre du 49e Congrès de l\u2019ACFAS à l\u2019Université de Sherbrooke.À cette occasion, l\u2019assemblée générale de la section s\u2019est constituée en assemblée de fondation d\u2019une corporation selon la loi, l\u2019Association québécoise de linguistique.Cette «restructuration » était devenue une nécessité du fait que la section n\u2019avait pas d\u2019activité entre les congrès et qu\u2019il n\u2019existait donc aucun organisme véritable dont le but avoué était de regrouper les linguistes et de défendre leurs intérêts et ceux de la linguistique au Québec.Les travaux annuels de la section n\u2019étaient assurés d\u2019aucun suivi et perdaient ainsi beaucoup de leur impact sur le milieu.D'ailleurs, l\u2019AC- FAS ne publie pas d\u2019actes des travaux de ses sections; et il convient de rappeler que, dans le cadre organisationnel de l\u2019ACFAS, la responsabilité des sections est dévolue normalement aux sociétés affiliées.La nouvelle association aura bientôt deux ans, et regroupe déjà deux cents membres.Elle est incorporée en vertu de la loi québécoise sur les compagnies et affiliée à l\u2019ACFAS.Entre les congrès, ses intérêts sont défendus par un conseil d\u2019administration et un bureau.Une revue paraît quatre fois par an et publie également les actes des congrès.Dix-huit volontaires se partagent, avec un budget de fortune, les tâches que représentent le fonctionnement d\u2019un conseil d\u2019administration, d\u2019un bureau et d\u2019un comité de rédaction.Le premier président, élu pour un mandat de deux ans, fut Normand Beauchemin, de Sherbrooke.Le vice-président actuel, Henri Wittmann de Trois-Rivières, accédera à la présidence en 1983, lors du 51° Congrès de l\u2019ACFAS à Trois-Rivières; ce congrès verra aussi l\u2019élection d\u2019un nouveau vice-président.Le secrétaire général en exercice est Robert Fournier de l\u2019Office de la langue française.On peut communiquer avec l\u2019Association québécoise de linguistique en s\u2019adressant au Département d\u2019études françaises de l\u2019Université de Sherbrooke, J1K 2R1, pour les adhésions et à C.P.95, Trois-Rivières, G9A 5E3, pour la Revue. L\u2019émergence et l\u2019avenir des jeunes chercheurs : responsabilités partagées Le thème proposé par le colloque thématique du 51ème congrès de l\u2019ACFAS reprend une préoccupation exprimée à quelques reprises, au cours des dernières années, tant par des individus que par des organismes québécois et canadiens.S\u2019il fait directement référence aux difficultés généralement rencontrées par les jeunes diplômés au doctorat face aux perspectives d\u2019emploi, le thème renvoie aussi à un contexte québécois marqué notamment par le vieillissement du corps professoral universitaire, par le nouveau défi pour le milieu universitaire à l\u2019égard du virage technologique et par la pénurie de centres de recherche industriels ainsi que de ceux relevant du fédéral.Ce contexte est aussi marqué par l\u2019absence de véritables programmes d\u2019aide à l\u2019emploi de la main-d\u2019œuvre scientifique et par une formule de financement des universités qui pourrait malheureusement conduire ces dernières à des retranchements et à des abandons non souhaitables.À plusieurs reprises, on a décrié le fait que l\u2019Ontario produisait un plus grand nombre de jeunes Ph.D que le Québec.Or, à l\u2019heure où la situation semble se redresser à cet égard, les nouveaux diplômés ont énormément de difficulté à se dénicher un emploi correspondant à leur niveau de formation.On pourra bien sûr évoquer que les jeunes Ph.D ont acquis, au cours de leurs études universitaires, une formation qui les rend capables de flexibilité lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019arrêter le choix d\u2019un emploi.Toutefois, pour plusieurs domaines de formation, il faut bien se rendre à l\u2019évidence qu\u2019il existe une limite à ce degré de flexibilité.Faut-il le rappeler, le jaune chercheur s\u2019est identifié lors de ses études doctorales à un champ disciplinaire ou interdisciplinaire et c\u2019est souvent dans la possibilité de poursuivre sa carrière dans son secteur propre qu\u2019il a trouvé la principale source de motivation pour mener à terme ses études.À cet égard, il peut s\u2019avérer démobilisant de devoir œuvrer à des tâches qui ne s\u2019apparentent aucunement à son secteur de formation.Plus conséquent encore est le cas du jeune Ph.D.qui se voit contraint d\u2019accepter un emploi qui ne requiert pas de formation de troisième cycle, voire même de formation universitaire.Il est un postulat que d\u2019aucuns ne peuvent rejeter et qui a été traduit de la façon suivante par le ministre de l\u2019Éducation, M.Camille Laurin, à l\u2019occasion de la Conférence du Conseil des ministres de l\u2019Éducation, tenue à Toronto en octobre 1982 : «Les premières ressources d\u2019un pays, ce sont ses ressources humaines.Le moteur, l\u2019ajout premier de tous les développements, n\u2019est-ce pas toujours et ultimement le potentiel humain, la seule colloques spéciaux richesse qui puisse générer et maîtriser son propre renouvellement, celle à laquelle aucune richesse naturelle ne peut suppléer \u2014 plus même : sans richesses naturelles abondantes, une société peut quand même aller de l\u2019avant grâce à ses ressources humaines ».Ainsi, fait-on ressortir l\u2019impérieux besoin, pour un pays, de capitaliser sur les ressources humaines.Or, au moment où le Québec forme davantage de chercheurs aptes à contribuer au développement de notre société, on assiste à une diminution du nombre d\u2019emplois dans la plupart des secteurs d\u2019activités.Pendant ce temps, on assiste à un vieillissement accéléré du corps professoral universitaire québécois.Pour cause, le nombre de nouveaux postes de professeurs, qui pourraient être comblés, notamment par de jeunes Ph.D., est réduit au minimum depuis quelques années.Ce vieillissement se traduit déjà, et se traduira avec encore plus d\u2019acuité au cours des prochaines années, par une diminution des ressources disponibles pour la poursuite des activités de recherche.Plus encore, le Québec francophone compte un pourcentage de professeurs détenant un doctorat qui est encore inférieur à la moyenne canadienne.On ne peut ignorer non plus que ce manque de ressources se manifeste au moment où les universités québécoises sont sollicitées, sinon mises en demeure, de fournir leur appui au virage technologique et à l\u2019étude des conséquences de ce dernier et, plus généralement, de contribuer au développement harmonieux de la société par leurs recherches et leurs interventions.Une conclusion s\u2019impose : il faudra, au nom de la consolidation et du développement des effectifs et, en conséquence, de la recherche universitaire, permettre l\u2019engagement d\u2019un nombre suffisant de jeunes professeurs et chercheurs, lesquels représentent l\u2019élément déterminant du renouvellement nécessaire de toute université.La solution passe sans doute par plusieurs voies que sont, par exemple, une modification de la formule de financement des universités, une augmentation de l\u2019enveloppe et du nombre de programmes d\u2019aide à l\u2019emploi de la main-d\u2019œuvre scientifique et par des pratiques universitaires reconnaissant l\u2019obligation de ménager des corridors et des moyens adéquats pour l\u2019émergence des jeunes chercheurs.Pour clore ce très court exposé, relatif au Colloque sur l\u2019émergence et l\u2019avenir des jeunes chercheurs, citons à nouveau le Ministre de l\u2019Éducation : «En période de crise comme celle que nous traversons, un des meilleurs investissements personnels et collectifs que nous puissions faire, c\u2019est encore d\u2019accroître notre potentiel de ressources humaines qualifiées» (Conférence des ministres de l\u2019Éducation, Toronto, octobre 1982).Et on pourrait ajouter que cet investissement sera fécond dans la mesure où on permettra à ceux qui ont consenti des efforts pour atteindre un haut niveau de qualification, de pouvoir mettre leurs compétences au service de la société.Gilles Beaudry Université du Québec Programme du Colloque Jeudi 26 mai 9h15 Mot de bienvenue du président du Colloque \u2014 M.Germain Gauthier, vice-président a l\u2019enseignement et à la recherche, Université du Québec 9h20 Présentations par les membres du panel (15 min.chacun)* \u2014 M.Réal Tremblay, directeur, département de physique, Université Laval \u2014 M.René J.-A.Lévesque, vice-recteur à la recherche, Université de Montréal \u2014 M.Yvan Cliche, président du Comité exécutif et directeur général du Fonds F.C.A.C.pour l\u2019aide et le soutien à la recherche \u2014 Mme Michelle Fortin, sous-ministre adjointe à l\u2019enseignement supérieur, ministère de l\u2019Éducation * Une courte période de questions de 5 minutes suivra chacune des présentations.10h40 Pause-café 11h00 Échanges et discussions 12h15 Fin du Colloque Organisateur du Colloque : M.Gilles Beaudry Directeur du service de la recherche Université du Québec Téléphone : (418) 657-2226 Cu bh 2
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