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Titre :
La Justice : journal de nouvelles
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & Frère,[1886?]-[1895?]
Contenu spécifique :
samedi 19 janvier 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Justice (Québec, Québec: 1886: Édition quotidienne)
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Références

La Justice : journal de nouvelles, 1895-01-19, Collections de BAnQ.

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[" a 2 aad a diatement.- | a Ce RAMMED 19 ABONNEMENTS: rar DNMÉO.s0+00000 sroeracsasnnce 50 ota SIM MOIS .020000000000 vo>.+0.+>.- 30 CLS, PAY ABLES D'AVANCIE Pour pouvolrdiscentinuer, il faut payor 1s arrérages ol avertir au moins quinze jours avant l'expiration \u2018lo l'énuée, où bien refuser le journal.| 1.J.DEMERS & FRERE, Editeurs-Propriétaires QUEBEC SAMEDI, 19 JANVIER 1895 COUP DE FOUDRE EN FRANCE La CRISE MINISTERIELLE AGGRAVEE Par la démission du président Casimir-Perier LA CONSTERNATION A PARIS Paris, 15\u2014 Le président Casimir-Perier, Après une conférence avec le président\u2019 du sévat M.Challemel-Lacour, ce matin, ' achargé M.Brisson, président de In chambre des députés, d'entreprendre la tache de furiner un cabinet.M.Brisson & refusé.Les chances sont encore en fuveur de M.Bourgeois bien qu\u2019un certain nombre des modérés se prononcent pour M.Félix Fauro.Mais onignore s'ilacceptera.Paris, 15\u2014M.Cusimir-Perier à résigné comme président do lan République française, ll n annoncé sa démission ce soir à une réunion spécinle du cabinet, après avoir préalablement déclaré à M.Challemel-Lacour, le président du sénat, qu'il était dans l\u2019impossibilité de résoudre le problème que la démission du cabiucet_ Dupuy à fuit naître.Lu nouvelle de Ia résignation du président, s'est répandue dans Paris comme une traînée de poudre, et à jeté ln consternation dans tous les corcles.Lo pre- mior renscisnement à ce sujet publié par les journaux, fut d'abord considéré comme absurde, mais il ne tarda pns à être confirmé.LE 1 que ques instants les bureaux publies ot lva bureaux des journaux furent eutourés d'une foule compacte anxieux de ao renseigner sur la criso qui venait de s\u2019aggraver d\u2019une façon si inattendue.L\u2019AVIS OFFICIEL DU _PRESIDENT La nute suivante, dictéo ou écrito par M.Casimir-Périer, a été publiée dans la soirée : ) | ** Le président de la République a pris la résolution de se démettre de ses fone- tions ofliciolles.Lus délibérations et le vote d\u2019hior i la chambre des députés, no sont, & ses yeux, quo les incidents secon- .daires de I'ngitation qui a été commencéo contre l\u2019action du Parlement, de Ia liberté publinue.\u201c Il avait espéré tue le président de la.République, étant dépourvu do moyens d'action, resterait en dehors des ngita- tions do partis ct quo la confiance de tous Tes pertis politiques lui donnerait Ia forco ot l'autorité nécessaire.Il avait ospéré que ceux qui, malgré lui, Pavaient placé à un poste où il ne pout dépendre de lui- mômo, cntreprondraient la défense du premier magistrat de l'Etat.Il à prié les ministres de retirer, provisoirement, leur résignation en vue d'assuror la transmis.| sion régulière de ses pouyoirs À son suc- cosseur.\u201d M.Charles Dupuy, président du conseil, à informé les présidents du Sénat et de ln Chambre des députés de la décision du président de la République, et ils vont convoquer le Farlément img.M: Challemel-Lacour, .président du pourvyes: Prix 25 cents 1s bouteille.LN S , v.bet MARS EDITION HEBD 1 J Sénnt, à été interviewé par lo correspon dant de la Presse Associde nu sujet de In déuiission du président.ll a déclaré qu'il n'avait pas encore décidé s'il alluit convoquer l\u2019Assemblée Nationale pour le 18 ou lo 19 janvier courant, afin délire uu successeur à M.Cusimir-l\u2019érier.11 annoncera probablement, demain, à l'us- semblée du Sénat et de lu Chambre des députés, la date de cette convocation.L'allégation que fuit M.Cusimir- Périer daus ln note qu'il a publiée ce soir, que 6% position de président de la République no lui permet pas de se dé- fondre, est expliquée, s'il faut eu croire l'itformation obtenue par le corr-spon- dant de la Presso associée, par le fait que ayant été sous-sccrétaire d'Etat dans le cabinet qui a conclu les conventions des chemins de fer en 1885, il considère que le vote adverse donné à ce sujet duns la chambre, lundi, l'atteiut personncllo- ment, Lien qu'il n\u2019avait pas droit de vote dans le enbinet lorsque ces conventions ont Gté faites.Quelle que soit la raison qui ait motivé sa démissfon, il démontre jusqu'it quel point il est décidé à combattre les sucivlistes, qui, selon lui, ne cherchent qu'à provoquer uno révolution.Lorsque le correspondant de la Presse Associéo u quitté la Chambre des députés, à 7.50 h., ce soir, on était bien loin de soupçunner que M.Cusimir-Périer était sur lo puint de démissionner.Aussi, ln nouvelle de co grand événement à ou l'effet d'un coup de foudre dans toute la Frauce.Paris, 1G\u2014 Les niinistres se sont réunis ce matin, mercredi, à 1 heuro pour diseu- ter la position fnitc à la France parla déniission do M.Casimir-Périer.Une réunion de lu chambre des députés aura lieu cette après-mudi au sujet de l\u2019élection du successeur du président de la République Française.Les journaux condamment énergiquement l'action du président.: Leo Journal des Débats dit : \u201cL'histoire se chargera d'expliquer la retraite de M.Cusimir-Périor.Il veste à savoir sl son action sera justifi¢o.\u201d Le Guulois décrit l'action du président comme déshonorante.UNE LUGUBAE PROOESSION Un peuple conrouné d\u2019épines implorant la madono On signale de Rome une scène qui s\u2019est passée à Oppido Mamertino, un des districts les plus éprouvés par le tremblo- ment do torro : Il y avait procession dite de In pénitence.Un long cortège s'échelounait à travers In bourgade.Des jeuncs gens, ln tête courunnée d\u2019épines, portaient sur leurs épaules uno statuo de In Vierge.Chaque mouvement do la statue, de sun pavois, enfonçait davantago les épines dans les crânes, créant des traces sanguinolentes.L'évêque, couronné d'épines, précédé de son clergé, des congrégations laïques, des persunnages de la commune, auivi de la foule pleurant, gémissant, psalmodiant, accompagnait la statuo imploréo do la madone.- Tous les assistants étaient coiffés d\u2019épines.Détail lamentable : des fommes dn peuple, leurs enfants dans los bras, avaient aussi garni d\u2019épines les crânes do leurs pauvres marmots, on signe d'oxpia- tion et do deuil.Une prière sourde, lente, continue, un long gémissement, un sanglot rythmé montait de ce peuple.Plus de 10,000 personnes des communes environnantes étaient accourues pour assister à Ja lugubre procession.22\" = \u2014 Celui-qui veut guérir vite et bien son rhumo \u2018ou sa bronchite trouvera un remède | efficace et sûr\u2019 dans lo Baume Rhumal: Toutes les pharmacies on \u2018sont NN AST ITR 1895 15 aS OMADAIRE JOURNAL DE NOUVELLES TERRIBLE ACCIDENT Butte, Mont., 16\u2014Pendant un incen- dic it Is gare du chemin da fer Montana Contral, le feu s'est communiqué à plusieurs chars chargés de poudre, qui ont fait explosion.La détonation a été terr1- ble.Plusieurs pompiere et spectateurs se sont fait tuer.Les clurs out été mis en pièces, et leurs débris lancés dans tuutes les dirce- tions.Des ambulances ont été mandées ct des médecins appelés pour dunuer des soins aux blessés.Le théâtre de la catastrophe ressemble & un chawps de bataille, il est couvert de morts ct do blessés.Lu gare et l\u2019édifice servaut d'entrepôt ont été littéralement mis en pièces parl\u2019explosion.On croit que plusieurs personnes ont été ensevelies sous les décombres.Comme l'incendie mennçait tout le restu du village, les pompiers ont été appolés en toute hâte pour empêcher l'élément destructeur d'éteudre ses ravages plus loin.Plusieurs des morts et des blessés ont été projetés à de grande distance par la furce de l'explosion, Ou estime à pas moins de 73 le nombre des portes de vie.Les dommages à In propridté s'élèvent à au\u2018dclà d\u2019un million de piastres.A 2 heures, 48 cadavres avaient été retrouvés ct trausportés à ls morgue.La plupart sont si horriblement brûlés et mutilés qu'il n\u2019y à pas moyen de les identifier.Le cadavre d'un garçon d'environ 10 uns, dont le nom est inconnu, à été trouvé dans une rue du village, à une bonne distauce du théâtre du désastre.Une femme a été tué dans an maison par uve cuclume, projetfe sion, et qui « passé trovers le tuit, Uno quantité de têtes, bras et jambes ont été trouvés dans les décombres.Ce n'est pas avant plusieurs jours que l'on pourrra connaître le nombre exact des morts, Toute !n ville était plungéo dans le sommeil lors que In première alarme a été sonnuée.L'explosion s\u2019est produite quelques minutes après et toute In villu n ébraulée comme si elle avait été secoude par un tremblement de terre.En peu de temps le théâtre de la catastrophe fut entourée d\u2019une foule compacto parmi Inquelle régnait la plus grande consternation.Aux dorniéres nouvelles, le service do sauvetage quia été orzanisé, continuo son travail de recherches.ee Explosion de chaudieres Aux nrines Carnegie Pittsburgs, Pa., 16\u2014A 2 heures co matin, deux chaudières ont fait explosion dans l'établissement métallurgique Car- negic de cette ville.Deux ouvriers out été tués.Deux autres ont été blessés, dont un mortellement.Les dommages s'élèvent à &8,000.Accident dans une houlllisre Une vingtaine do mineurs n\u2019ont pas été retrouvés Londres, 16,\u2014Un triste accident est mrivé, à la grande houillère de Audloy, North Staffordshire daus lequel uno vingtaine de porsonues ont perdu la vie.Deux cents trente hommes et enfants travaillaient dans la même houillère lors- quo vers midi une voie d'eau se déclarn.Soixante-dix hommes ont pu être remontés iminédiatement.A 5 heures, 150 hommes ot enfants étaient hors do dun- ger.Des 80 qui restaient, on craint qu'il y on ait une vingtaine de noyés.On fait les recherches les plus actives pour retrouver les corps des malheureux.La mère de Dreyfus Croit à innocence dx son fils Londres, 16.\u2014T.e correspondant parisien du Daily News a ou une entrevie avec Mme Hadamard, la belle-mère d\u2019'Alfred Dreyfus.Elle dit que sa fille ost convaincuo do l'innocence de Dreyfus, et qu\u2019elle ira lo rejoindre en exil, Dreyfus, dit Mme Hadamard, n\u2019a perdu l'espoir de voir son innocence et amener la guérison.W.Brunet et Cie rétablie.% : X ; TRE ee at ale ln 3 RE = CU ae A ; ar l'oxploej.ANNONCES: Premtive tnsertion.rere.13 ots,\u2019 | Autresinsertlons.voue.BC à Kaissances, mariages ou dccès\u2026.5 at, Les annonces sujvantes soront Inséréeg pont UN CKNTIN lp mot : J Domandegs d'emploi, domandes de mestiques ou employer, Anuvicus pui 1 chambre ou pensfon, | Adro:sez toutes lettres pour co Journal | LA JUSTICE, Québoo.{ BUREAUX : 38, rue de la Fabrique, Québes Désustreux incendics Ste-Catherine, Ont., 16\u2014Le Masonic Tomple, sur ln rue Ontario, a été totalement détruit par le feu vers deux heures du matin.L'édilice était occupé par le ** Business Colloge \", au premier étage, une biblivthèque publique au second étage et les St-George, .Maple et Tomplo Lodges au troisième.Tout a été détruit de fund en comble, Cet ddifico était 1'un des plus beaux ot des plus riches du genre dans le Dominion, Les pertes sont d\u2019environ $10,000.Les assurances de £5,000.Maudue, Ont, 15\u2014L'église presbytd- rienne de cetto ville à été réduite en cou- dres.Pertes, $10,000 ; cles assurances de £6,000.od Les plaintes des pilotes Montréal, 16\u2014Le capitaine W.RR, Smith, de ln ligne Allau, n\u2019est pas du mémo avis quo les pilotes de Montréal, qui déclarent que les dangers de In navi- tation sont devonus plus nombreux depuis la construction de ls jotée dans le port.Le capitaine Sinith prétend qu\u2019il n\u2019y a pas ou de changoment dans la direction du courant, cn face do l'ile Ste-Hélène, que les piloles ne se préoccupent pas assez «les sondages faits par ordre de lu Commission du Hâvre dans le port que l'on a trop d\u2019égards pour eux lors d'une enquête quelconque, ut qu\u2019en somme In responsabilité du la majeuro partie des accidents duit retomber sur eux.Le capitaine Smith reconnait cependant que lu batture & Molson est un danger coustant à la navigation ct que l'élargissement du cheual à cet endroit s'impose, - TOUR RIRE \u2014 Le docteur 7.cst aussi decin que mauvais chasseur.Mais chaque année il n\u2019en pread pas Moins un consé d'un mois pour battre in plaine, le fusil sur l'épaule.\u2014C'est la ecule époque do l\u2019aunéo où il no tue pas, dizait l'autre jourun de scs bons confrères.mauvais mé- x Une leçon do théorie : \u2014 Attention ! disait un sergent i quelques recrues auxquelles il s'\u2019efforçait d'inoculer les principes de la théorie.Il y à trois temps : lo premier cest colui qui viout avant les autres, lo deuxième est le subséquent eb lu truisième est celui après qui il n\u2019y en n plus.Avez-voua compris $ Je vais recommencer pour les innbéciles; x Chez le deutisto : \u2014J'ai une dent qui mo fait horriblement souffrir depuis huit jours ; je viens pour que vous me l'arrachiez, \u2014 Très bien.Asseyez-vous.Apres examen \u2014Oh! oh! Il nous faut employer le chloroforme.\u2014Quui ! vous allez m'endonnir ?Le client Lire sou purte-monnaic de sa poche et l'ouvre.\u2014Ne vous pressez pas, s'écrio, lo den- tiste ; vous ne paierez qu'après l\u2019opération.\u2014Oh ! co n\u2019est pas ça : je voux simplement savoir ce que j'ai sur moi avant que vous m'endurmiez.Un exemple d'à tachoment au foyer On vient d\u2019enterrer à Paris un nommé y.Picrre Clément, décédé do ga bello mort, à l'âge de quatre-vingt-douze ans, au No.41 du Faubourg Saint-Jacques, dans le lit même où il était né, dans la chambre qu'il avait habitée toute sa vie, sans interruption, ct que sa mère, avant lui, occupait déjà depuis vingt-cinq ans.Uni tol oxemple d\u2019attachoment au foyor méritait d'être signalé.rs .Ln santéet les affaires Quand on est dans lea affaires, il faut veiller tout particulidrement sur sa santé.Uno maladie peut en effet, on certains cas, avoir les plus ficheuses influences.: Au premier symptôme de rhumo, de tôux ,ou de bronchite, quelques doses de Bar- me Rhumal suffiront pour enrayér le mal agents pour Québec, \u2014 _ pg LE SERPENT DE MES DANS LE LAG MICIHIGAN Lo serpent de mer, dont on était say nouvelles dopuis quelque temps, ost ai pusser lhiver, paraît-il, dans le lac My ohigan.On mande en effet do Petoskey (Michi gan) quo deux charpentiers travaillans sur lo toit d'une mnison dominant Ta petite baie de Traverse, ont aperçu flot i taut sur eau, un objet étrango qu'ils | ont d'abord pris pour vue vergue tombée : de quelque navire.Mais tout à coup l\u2019olijet à disparu sous l'eau, et ost revegy \u2018 eusuite à la surface à une grande distance ; de l'endroit où on l'avait vu d'atord Les deux charpentiers, intrigués aprèg avoir surveillé pendant quelques instants les mouvements de ce qu\u2019ils avaiont: d'ubord pris pour une vergue, descuna! dant du toit en toute hâte, sont allés prée venir los habitants de la lucalité qu'a; monstre des plus étranges prenait & a ébats dans la baie.lin quolques instan une trentaino de personnes munios da longues vues, se sout rendues sur la rivot | ct ont constaté avec stupéfaction nue l monstre était un gigantesque serpent da wer, \"l'ous s'accordent à diro qu'il vty au moins soixante pieds de loug ot up, tête énorme qu'il soulevait do temps Al autre au-dessus de Peau, Lo serpent de mer s'est approché pra- gressivemeut do la rive, sans avenr l\u2019aje* de se préoccuper des curieux qui I; regardaicut, et ceux-ci effrayés re c'ispos : suient à s'enfuir, lorsque lo monstre, se retournant tout à coup, s\u2019est dirisé vers.le large avec une grande vitesse.Te BBrlé A mort Affrenses souffrances d'un enfant dde deux nna Un pénible accidont est arrivé dimanche à Ste-Cunégonde.L'enfant de deux ans de M.Iswie F, Bertheict à été brûlé à mort avec de la graisse bouillante.Uno servante ayant imprudeminenb laissé une tasse remplio dergraisse houils lante à In portée de l'enfant, celui-ci cn répandit le contenu sur sos vêtements.1a été horrillemout brûlé, ot ab mort hier après avoir enduré d'ntroces souffrances.Lo coroner n'a pas été averti.Les personnes qui pèsent et comparent connaissent et achètent ce qu\u2019il y a de mieux.La Cottolene, la nouvelle graisse À frire, s'est fuit une vaste et étonnante popularité.Lorsqu'on l\u2019a présentée au public, on l'a soumise à l'examen de savants chimistes, de médecius éminents et de célèbres cui- sinicrs, Tous ont déclaré que la ftèlene estun produitalimentaire naturel, sain ct acceptable, meilleur que le saindoux pour tous les usages de la cuisine.Le succds de 14 Cottoleuc appartient maintenant à l\u2019histoire.Voulez-vous jouir d\u2019une meilleure cuisine et d\u2019une meilleure santé, qu\u2019elle procure, en l\u2019employant chez vous?En vente, chez tous les épiciers, en eve scaux de 3 et § livres.\u201c2 -Fabriquée seulement par st) à 1) The N.K.Fairbank 3p Company, Rues Wellington et Anne, - Montreal.i 3 ly La Chine et le Japon - Nouvelles victoires des srimées Sn ponirises \u2014\u2014 \u201d .Londres.11\u2014Lcs-nouvelles de \u2018Faki- Ping annouce qu'un détachement du lu .Beçoude arméu Japonaise, commandée par \u2018To général Nogi, n attaqué un corps do , forges chrnois, dans les euviroms do Æai-Sing et l'u wis en déroute après un ; combat qui n duré quatre heuros.4.L'atméo chinoise se,.commposait-de 3,000 \"w+ hommes, de deux canons Gatling et de 12 i autres pièces d'artillorie, Les Chinuis ont fui duns la direction do Haisotnsaï, .Vigoureusement poursuivis par Turinéo + victorieuse.Il1i\u2019y a pas de Chinois dans | 16 onvirons,et, maintenant, New Chwang \u2018 #0 :trouve pris ontro les deux.armées « japonaises.\"Berlin, 11\u2014La Gazelle de Cologne conseille au Japon de fairo au plutôt lu paix &voc la Chine.Ce gorait un événement tebs dangereux pour lo Jnpou, ajouto ce jourual, si sce oxigeances nécessitaient d'intervention des, pouvoirs européens pour empêcher In Chino de su rendre aux désirs du Japon.Une dépéclio do Shanghai dit quel'armée jéponaise s\u2019est emparé de Ka- Hing, le 18 décombrederniur.Le général Suvg, ainsi que les officiers ot les soldats chinois ent retraité précipitamment sur Ying Kingot la plus grande confusion règne mainteunnt cn cette ville.Les étrangers à Ka Hing sout allés se réfugier à Chiu Show.\u2014\u2014\u2014 ele GRAND INGENDIE A TORONTO Toronto, 11.\u2014La ville de \u2018Toronto Viout d\u2019être visitée par un autre incendie désastiroux, C'\u2019ust la deuxième conflagration depuis uno semaine.Cette fois, il n'y a pas eu de pertes de vie, mais les.douunaues à In propriété sont considérables.'¢levant i plus de $700,000.Vers 7 heures, le feu s\u2019est décluré dans lo blue Oagondeby, situé du côté sud de la roc Melnida, à deux pas du théâtre de l'incendio de dimanche dornier.Ce grausi édifico a êté construit l'an dernier par M.G.Onguodeby.Il a coûté 550,000.La piutio supérioure do l'édifice était occupéu par Ju famille Ed.Caven.Mmo Caven était malade nu lit et son sauvetage s'est effectué au milieu de besucoup de diflicultés.Les pettes totales s\u2019éièvent à plus de $700,000 on partie couvertes pur les assurances.On rapporte quo cet incendie est dit a explosion d'une lampe.Quiclques personnes ont été blessées.Lec Pere Paradis et In coloni- sitfion canadienne Cattumet, Mich., 6\u2014Les conférences du Rév.P.Paradis sur le rapatriement et les avantages offerts aux colons qui vont se fixer sur le sol canadion, ont décidé pres dc cinq cents pères de familles canadiennes - françaises d'émigrer au Canada.Ils iront se fixer dans le foris- sant village de Vornor, au nord de Nipis- sing.Le pays était couvert d'arbres autrefois, mais il est maintenant cultivable.Il y a de nombreux gisomonts de marbre ot de pierre porouse dans !a-région.Les villages visités par le Père Paradis sont Houghtou, Lake Linden, Calumet, etc., etc.La Âlle d\u2019un millionnaire Se consacre aux sauviges ct aux nègres Philadelphie, 11.\u2014La Dfère Marie- Catherine, fondatrice des Sœurs du St- acrement pour ln conversion ot l\u2019éduca- \u201ction des sauvages cet des nêcres aux Etats-Unis, a fait ses vœux juudi, au monastère qu\u2019eHe viout de fonder.La-Mère Mario-Catherine est lu fille de feu le millionnaire Francis Drexel, de à fameusc wnison de banque Drexel et ie, La nouvelle religieuse.a consacré toute sa fortune à l\u2019œuvre qu\u2019elle à entreprise.Les pieds gelés Montréal, 12\u2014Merrredi soir, l\u2019'ambulance de l'hôpital Notre-Dame a été .Appelée à la côte St-Luc pour recueillir un-français nommé Georze Emmanuel.Le malheureux avait les doux picds -gelés.7 Il'y:a quelques jours, Emmanuel s'est couché suus uno meule de foin :où il a \u2018passé la nuit.Quand il n été découvert il avait les pieds gelés.Transporté chez M.Ulric Surprenant, contre-maître do In section du chemin de fer-de la Cote St-Luc, Emmanuel y est.resté jusqu'à hier.Le malbeuroux n\u2019est pasonnnu.Il n'a aucun parent ici.Dans quelques jours Æumanuel'devra dla.moitié desu subiFI'smputation piodés VE © xr 1 - .lL.Un engagement avec les Hovas Us: grand nombre tués Tamatave, 13-Les Français ont bombardé le fort hova de Turafute situé à sept kilomètres de Tamatave.Les Hovas ont répondu pur sept coups do canon, mais bientôt ils ont dû cesser le feu cb 50 sont rotirés aprés avoir subi des pertes considéyaules.Voicijquelques détails sur cet engago- mont.le 28 décembre à huit heures du wintin, les croiseurs Primauguet ct Dn- pelit-Thouars,, et l'aviso le Papin, appuyés par los deux canons d'une batterie do côte, ont ouvert le feu sur les posi- tivns occupéos.par les Hovas à quelque distance de Tamatave.A onze heures, les Hlovas ont tiré sopt.coups de canon dans la direction des navires de guerro francais qui n'ont été attoints par aucun des projectiles.La canonnadé a cessé vers inidi.Les Hovas ont cu un grand numbre d'hommes tués ou blessés.Lo Primauguel s\u2019est ensuite dirigé sur Ma- juuga quo les Français occuperout pro- chninement.Voici sur cette pusition de Farafate quelques renseignements qui ont aujour- d'hui un vif intérêt d'actualité : ** Le fort hova de Farafute.est titué à 7 kilomètres de Tutuntave.En 1885, l\u2019amiral Biot ne put s\u2019en cemparer, faute de troupes, maïs surtoût faute d\u2019un armement suffisaut.Aujourd'hui, avec des obus ir lu mélinite, les Français pourront très facilement déluger ia gnrnison hova qui sera obligée de regagner Tannvarive.L'ollet moral produit scra très grand, sans Compter quo, dans les environs du fort, existent plusieurs potitos localités très snities, comme Sonrinave, Mohazcha ot Pangalave.ll y n aussi doux usines iinmenses qui ont été admirablement construites par des Français, Elles appartiennent aujourd'hui la reine IRana- valu, Ces usines pourraient être transformées en superbes casernes, car elles ont été édifiées daus des conditions d\u2019hy- ffiène irréprochables, sur des hauteurs hors d'attuinte des minsmes qui pullutent dans les bas-fonds.Maîtres de Farafate, les soldats français commanderont sur toute lu région do Manjaka iu Trisnam- boma.La rivière de l'Yvandrou appartiendra également et les indigènes qui y verront naviguer les chaloupes ne inan- queront pas alors de se joindre it nous coltro leurs persécuteurs perpétuols, les Hovas.\u201d \u2014_\u2014\u2014 La dette cle In ville de New-York New-York, 14\u2014Conformémentä l'usage établi, le nouveau maire de New-York, M.Strong, a adressé au consuil des aldermen son premier message annuel.Ce document assez lons débute par un ox- posé de la situation financière de la ville d'apres un état fourni par le contrôleur.Il constate que la dotte de la ville de Now-York s\u2019éléve actuellement, en chsif- fres ronds, à 104 millions de dollars, soit une augmentation de plus de 3 rmillions sur le chiffre de l\u2019année dernière.Le budget pour 1895 est de 37 millions et don:i, soit une augmentation de © millions ot demi sur l\u2019exercice précédent.M.Strong déclare ensuite qu'il est entré en fonctions depuis trop peu de tcinps pour puuvoir parler on connaissance de cause des divers bureaux de l'administration municipale ; mais il ae réserve plus tard d'en entretenir, à de fréquents intervalles, lc conseil des aldermen.Il dit que les dernières élections ont prouvé que les aflaires municipales devaiont être traitées d'uno façon pratique ct en dehors de In politique.Ils'engage à nommer aux fonctions municipales des hommes capables ct it réduire les dépenses duns des proportions raisonnables, sans perdre de vue que New-York est uno grande ot belle ville où :l est sage do ménager tous les intérêts, Une jeune femme prisonnière Ottawa, 14\u2014La polive de cette ville vient d\u2019être saisie d\u2019une affaire mystérieuse ct des plus graves.Il s'agit de l'enlèvement -d\u2019uno jeune fomme, âgée de 28 ans, par uv citoyou Lien connu et faisant partie de la plus haute société.Jes parents ot _nmie de lu joune fomme prétondent qu'elle a été victime d\u2019un guet-apens et qu'elle à été maltraitée.On à eu toutes les peines du monde pour pénétror dans los appartements où la jeuve fenime était enfermée ot les visiteurs ont été fort surpris de ln trouver sous l'influence d\u2019un narcotique.\u2014\u2014\u2014\u2014 .81 vous avez In grippe Le soul moyen de vous en-débarrasser, Hêtre do J.B.Morin, c\u2019est lo meilleur romèdé/qui puisse être consoillé .pour \u2018{ cette maladie.Nous: vous rocommandpns \u2018do l\u2019essayer si vous voulez 8tre guéri, En- vente chez JB; Morin et Cie, 161, \u201crue am LES \u201cFRANÇAIS A HADAGASOAR| c'est de prendre le Vin a In Créosote do.x pe a: LA JUS \u2018UN SUICIDE Ottawa, 11.\u20141I1 s'est passé, i Ottawa, une triste.tragédie.Une jeuno fille, du nom de'Mary Ann Shon, âgéo de 24 uns, s'est tiré un coup do revolver daus la bouche.La mort a été instantanée.On a trouvé lu cadavre gisant au pied de l'excalier qui monte de la sällo à l'étage supérieur.Le corps était sur le côté, lu figure tournéo cuntre torre.Une des mains de.la victime roposait sur une petite chaige d'enfant ot l'autre sous sa tête.Mile Shen ost Ia fille de M.Shen,agent de machines à coudre.\u201cOn u rapporté qu\u2019à ln suite de difficul- Lés de famille, elle n quitté lu innison de fsut pèro pour aller résider chez sou frère rue Catheart.Lorsque les détectives sont arrivés sur les lieux, ln porto de lu maison était fer- méo iv clof.La belle-sceir de Milo Shea ot sos enfants, offrayés par lo malhour.qui venait d'arriver, s'étaient onfuis chez des voisins.La innison est de triste apparence.\u2018Tout est défnit à l\u2019intérieur ot indique ln pauvroté.À l\u2019endroit où Ja jeune lille s\u2019est suicidée, lu sæng couvre les dernières marches de l'escalier eb la petite thnise sur inquelle la malheureuse » une maiu posée.Ottawn, 12\u2014Le pèr3 de MHe Mary Shon, qui s\u2019ost suicidée avant-Lier soir, en cette ville, dit que sa fille s\u2019ost tude accidentellement ou daus un accès de mauvaise humeur dont elle étuit coutu- midre.M.Shea dit que sn fille a toujours eu un Caractère étrange et très excentrique.Lille était morcse et n'avait pas d'anies, ut refusait toujours-de prendre part aux amüsements avec ses sœurs.Pendaut ses acces de fureur, elle v'avait aucun contrôle sur elle-même, et lançait tout ce qui lui tombait sous la main.M.Shea ajoute qu'vlle s'absentuit souvont de cliez lui, et était quelquefois deux ou truis semaines absente chez des parents.Le revolver avec lequel Dfary s\u2019est suicidéo appartenait à son fils ob Mary l'avait en sa possession depuis quelque temps.Madame Edward Shea, chez qui le drame s\u2019est passée, raconto qu\u2019elle était à l'étage supérieur occupée à endormir son bébé, lorsqu'olle n entendu la détonation d\u2019un pistolet.Il n\u2019y avait pas 5 minutes qu'elle avait quitté sa belle-sœur Mary à l\u2019étage inférieur, ct rien dans sn conduite ne pouvait fairo supposer qu\u2019elle avait l'intention de s'ôter la vie.Îl est diflicile \u2018d'arrivor à trouver les causes du suicide.Le père de Mary Shea était mmarié en secondes noces ot il paraît que Mary ne s'accordait pas avee sa belle mère.Mary s'est tiré le coup de revolver dans In région du cœur.et nun dans la tôte.CHEZ LES CHINOIS Chinois et Japonais sont d'actualité ; les Chinoises nussi.Voici sur ces der- niéres quelques détails curieux : La Chinoise vit très enforméo, et cela dès Feufanco ; nous parlons de la feimme du la classe élevée, car In femme du peuple n'existe pus comme femme et n\u2019est guère qu'une bôte de summeo destinée au travail et i une reproduction du hasard.Dans les familles riches, la mère et la nourrice s'occupent de l'éducation de l'enfant, mais, il faut le dire, la mère se consacre surtout au fils dont olle attend la gloire.Sou zèle va quelquefois jusqu\u2019à lui donner elle-même des leçons.Il y a en Chine des mères célèbres, des sortes de Cornélies, miatrones nugustes dont le nom est yesté dans 'histoire,entre autres la mère du grand philosophe Man- chou, qui nourrit son fils de la pure morale de Confucius et lui inspira hbrreur du mensonge.L'éducation des filles, moins importante, destinée à des résultats moins Lrillants, est plutôt lnisséc aux meorcenaires.** Ce sont les servantes aussi, les universelles servantes du Japon et dela Chine, qui triturent les pieds des Chi- \u2018noises, les compriment jusqu'à leur imposer In- déformation jugée ot distinguée et si élegante.Il y a pour cet usage des moules spéciaux et progressifs ; le pied de l'enfant y est introduit lorsqu'il est encore tout petit, quo les os sont presque aussi tondres quo la chair ; ainsi rosserré, il ne peut grandir et, au \u2018bout de quelques années, l'atrophie est complète ; toutefuis, comme la pression est exercéo non sur un organe fait, mais sur un organo en croissance, clle n\u2019a pas causé les vives douleurs quo les Euro- [péons se figurent généralement.Ce qui est barbare dans cetto coutume, c'est le réaultat : dès avant l'âge ndulte, la Chinoise cst-bien et dûment infirme ; c'est à poine si elle pout faire quelques pas appuyéo sur les épaules de ses femmes, Dans ses rares courses en ville, elle so sert du palanquin ; mais le plus souvent colle demeure & la maison, immobile et \u2018 ds rice\u201d LE MERITE AGRICOLE Voici, par ordre do mérite, la liste des lauréats du mérite agricole pour 1894 : Révdes Dames Ursulines, Roberval ; Célostin Fortin, David Fortin, Snint- Jonchim ; Joseph Ratté,Saint-Augustin ; Louis Durand, Saint-Ambroise ; Thomns Boivin, Bagotvillo ; Luc Boily, Saint- Louis, Chambord ; H.J.Beemer, Roberval ; Ferdinand Gauthier, N.D.de Laterrière ; Nemèzo Garneau, Sto-Foye ; Stanislas Tremblay, Bagotvillo ; Joseph P.Gugnon, St Jérôme ; Alexandre Cuu- ture, St-Augustin ; Victor Châteauvert, Ste-Foye ; François Coutnru, Alfred Ouu- turo, St-Augustin: J.L.Maltais St-Domi- nique de Jung.; J.Gaguon, Héberville ; Jean Bte Jubin.Charlesbourg ; Louis Jobin, St-Augustin ; Isidore et Kdmond Valin, St-Augustin ; Louis Boulisune, Malbaio ; Damuse Ouellet, S-Félicien ; Onésime Lapointe, N.D.Latorrière ; Duni¢l l\u2019apillon, St-Bnzilo ; Augustin Constantiu, St-Augustiu'; Antoine Hé- bert, St-Félicien ; Wm.Ed.Duggan, Malbaie; Louis Guay, Chicoutimi ; Josoph Boily, St-Jérônie; Jean MoNicol, Malbuie; Witfrid Simard, St-Gédéun ; dame venvo R.Hudon, Hébertville ; Alfred Coutu- rior, Malbaic ; Guillaume Roy, Brau- purt ; Charles Junoau, St-Primo ; Sixte Bouchard, St-Jéréêmo ; Josuph Bolduc, St-Louis, Chambord ; Goorges Hudan, Ste-Anue de Chicoutimi ; Thomas Coulombe, St-Jérôme ; Flavien Dufour, St- Jérôme ; Jean-Baptiste Rossignol, St- Louis, Chambord ; Joseph Riverin, Chi- coutiuti ; Jean-Baptiste Carbonneau, Normandin ; Pierre Boily, St-Gédéuu ; Pierre ct Bernard Chabot, St-Laurent, Ue-Orléans ; Jacques Bouchard, Malbaie ; Armius Dufour, Malbaie ; Didime Bouchard, St-Alphonse ; Damase Laprise, St-Félicion ; Ephraim Potvin, St-Jérôme ; Jean Mareuda, St-Laurent ; Nérée Gravelle, Ste- Anne de Chicotimi ; André Plourde, St-Jérome ; Alfred Ar- cand, Deschambault ; Jos.et Naz.Cloutier, Château-Richor ; Alfred Lavoie, Hébertville ; John West, Doschambault ; Maurice Lemoine, Malbaie ; Omer Lu- voice, St-Alexis, G.B.; Alfred Boivin, Bagotville ; Alfred Filion, St-Joachim ; Claude Villeneuve, St-Jérôme ; J.Bte Gosselin, St-Laurent, I.O.; Joseph G.Côté, Grondines ; Honry MeNicoll, St- Alexis, G.B.; Joseph Larouche Sr- Jérôme ; François Bilodeau, Malbaie ; Ephrem Allard, Hébertville ; Louis Gagnon, Saint-Géddon ; Abel Savard, St-Félicion ; Elzéar Dufour, St-Jérôme ; Ls.D.\u2018Tremblay, St-Alexis, G.B.; Ferdinand Landy, Hébertville ; J.-Bte.Beaulieu, St-Louis de Chambord ; Isale Jubin, Chicoutimi ; François Tremblay, St-Flicien ; Thomas Villebeuve, Charles Gagnon, Augustin Néron, André Nérun, Joseph Duré, St-Jérôme.\u2014\u2014 meurt de Un jeunc Hhormemo froid Ottawn, 14.\u2014On vient de trouver, à 30 milles au nord du lac Moore, on pleine forêt, lo corps gelé de Eugène Robert, en Janeville.Le jeune Robert était parti d\u2019Oitawa au mois d'août dor- nier, en compagnie do son frère, pour passer l\u2019autommne et l'hiver dans les chantiers de Hawkesbury Lumber Co, Eugène Robert vint passer le jour de Noël chez sa mère, et c'est à son retour aux chantiers qu\u2019il s'est perdu dans la forêt où il n trouvé une mort affreuse.Du lac Moore, il avait trente mille à parcourir à pieds.Le malheureux joure homme n'était Âré que de 22 aus.Son corps est arrivé, hier soir, à Ottawa, d'où il a été immédiatement expédié à Jane- ville.MORT SUBITE M.Esdras Beaudet, cultivateur do Sainte-Victoire d\u2019ArthaLaska, est décédé sübitement à In demeure de sén benu- frère, DI.David Désilets, forgoron de- Victoriavitle.Il était revenu de Laconia, N.H., pour prendre coin de so propriétés ct sa famille devait vonir le rejoindre prochainement.: Il deweurait aux cinq aus.Il était âgé de HO ans ot laisse une veuve ct dix enfants.Le service ot lu sépulture auront licu à Victoriaville lundi, le 14 courant.Etats-Unis depuis \u2014 NOUVEAUX COLONS ns Winnipeg, Nan.14\u2014Trois cents om- ployés qui vienment-d'être ronyoyés par in compaghie du chemin de \u2018fer du Pacifique Canadien se sont réunis on cetto vitlo.5 Il à été résolu de demander au gouvor- Nord-Ouest ou dansle Manitoba où une colunie peurs s'établir.Un,comité aété chargé dé.présentdr In raquête ad gow.yerpement., LL -rêveuse, sur 8a chaise de bambou.* Quelle riante perspective Le = pe L *dë'is nouvelle -Oes 300 familles furméridtns le :mOYau UN MIRAC uomeont sédéral des terrains daus le j'éi-dessus.pr DU COMTE DE GREY etre Un rapport important d\u2019un FE cpltivateur bien connu § 2 .Al rnconte I'histolre do hut années go JF.sonfirances of xen nutes eforgy A pour recouvrer In annté.\u2014 Comment 11 pnrvint à réaliser ses désirs Du Meaford Monitor : Connaissant l'honorabilité et ions.I toté de lu Dr Williams Medecine Co.BR nous n'avons jamais eu aucun motif qo JF douter de Jn vérité des articles qui parair.sent do temps à autre, racontant les plu ME sos dus gguérisons remarquables opér/elk par leurs Pilules Roses.Il n'y n presquo ll pns do localité, en Canadu, qui w'nit pu fourni un ons plus ou moins importunt, tf si los détails tels que donnés n\u2019étaicutlé pas conformes à In vérité, il serait ips.Jf sible que lo public ne découvrit pas lin.posture ot ninsi lo romède serait discré.\u2026 dité.Il y à dono toutes raisons de croire que les faits exposés sont vrais dans leurgié détails.Nous avons maintenant été migË en état do vérifier par nous-mômes un def ces cus et nous on donnous histoire fide.lement, un'sccordant pas aux Dilule Roses un seul mot de louange qui ue soitié mérité.MM.F.Clarke et Cio, pharma ciens, de Menford, qui out vendu une très grando quantité de ces famcuses pilules, attirèérent notre attention sur le cgs, nous donnant le nom de M.Henry Lamub, un cultivateur bien connu ct res pecté An canton Saint-Vincent, D Aynnt quelques relations avce MR Lamb, nous eines une conversation ave lui et voici la substance de ce qu\u2019il uvvif adit: *\u201c Il y n environ 8 ans, je fus pris d'une inflammation d'estomac qui wl cnusait.une douleur ec un malaise extre-J mes, Ju me mis sous les soins du DJ Clarke, de Meaford, qui m'a entouré de ses svins et je luiai toujours donuf crédit pour m'avoir sauvé la vio en cette circonstanco.Les suites de ma maladi 8 no disparurent pas cependant et je defi meurai avec uno MAUVaise santée passië à l\u2019état chronique et ce qui me reudai complètement incapable de vaquer à mc occupations ordiunires.J\u2019avais réclleniendg une existence misérable.Jo souls pendant sept ans d'une douleur constant gi dans l'estomne, aussi bien que du ff blesse ot do débilité.J'essayai plusieur remôdes annoncés, les croyant bons pou ma maladie, mais je n'en ai pas cu JR suulagement.À la fin je décidai d'essayer les Pitula Rases du Dr Williams.Aussitôt je sentigig quo ma douleur dans l\u2019estomac ditminuxif et après avoir prix six boîtes le mul dif parut entièrement ct 3e me sens Inuinto nant un homme nouveau.Je puis i pré sent travailler une demi-journée sul être fatigué, et comme je continue encor à prendre des Pilules j'espère avec cond finnco, et j'ai tout le doit d'espérer ot jf considèro les heureux résultats que jt ai obtenus jusqu'ici, d'être capable travailler comme auparavant, J'ui © any, et avant ma maladie j'avais toujou: joui d\u2019une bonne santé.J'ai raconte nif guérison à plusieurs personnes eb leur 4 Invariablement recommandé d'essay ci 14 Pilules Roses du Dr Williams, 5 Ce qu\u2019on vient de Jire est le régume l\u2019histoire racontée pnr M.Lamb, ig quelle le Moruteur peut ajouter qu'il co sidére co inonsieur comme un citoy® honnête ct digno do foi, qui ne À aucune décleration qu\u2019il saura n\u2019Étr- ; vraio ou conforme aux faits.Les Pilules Roees du Dr Williams cf tienneut tous lus éléments udcessii pour donner une nouvolle vie cor f richesse du stug ot pour tonifier 4 nerfs brisés.Elles sont un spéeifique iy faillible contre l\u2019atuxie locomotrice, À paralysio partielle, ja danse do St-t 48 la sciatique, la névralgie, le rhumatis: lo rhal de tête nerveux, des effets véuf pectifs de In grippe.lu palpitation 4 cœur, lu prostration nerveuse, tou maladies causées par les humeurs vi.du sung, tals quo le scrofule, l'érysipf chronique, ote.Ellos sont aussi un spc fiquo contra los maladiag particulieres i femmes, telles que suppression, irréuu rité ot toutes les tormes do la faible Elles redonnent un uouvean sun: rendent les teints de In santé aux j À pâles ut creuses.Chez los hommes el opèrent une guérison radicales dans :4R fes les maladies proveuant de surexd tion mentale, excès du travail ou de toute nature.Les Pilules los.- Dr Williams sant fabriquées.par lu Willinms' Medecine Company, lv ville, Ont., et Schencctidy, N.Y.§ sont venduos seulement et Boîte put1g leur marque de commerce et envei imprimée en encro rouge, 50e la boitct six boîtes pour 82.50, ct qn peut se procurer chez\u2018tous les pharmacieus diroctement par In mate \u2018de fn Dr W liams\u2019 Modesine Company aux adres = ts Mm yee mr ed leo solonie.LL ADIES ES T OBA Ci Dani nw\u2019 + 4 Sur le Pacifique Canadien ntréal, 9\u2014On estime que près de 5, É hours seront congédiés sur le Pacifique Canadien, dans un but d'économie.Cinq counts employés 1ci ont été romerciés de lours services et on s'attend à uve nouvelle diminution du personnel dans tous les départements.Dans les usines des locomotives le nombre des umployés n été réduit de moitié.Dans le bureau du surintendant géne- ral quatre employés ont regu un congé d'ua mois.Dans le dépurtement des achats sept commis ont requ avis do ecsner Jo sorvice pour deux mois ; dons le Phones.| ine Co, tuotif de 1 paris.BY département du.l'agonce générale des les pla.passagers sept commis ont aussi regu le Oper mémenvis.presque M.CO.W.Spencer, surintendant général de la division-est et plusieurs de ses lioutonauts sont en conférence depuis W\u2019étaicnt trois juurs, eb hier M, J.B.Elliott, ingé- it ins.nieur on chof de ln voie, qui était en cetto pus Lin.ville, u pussé toute Ia matinée en compa- it discrd #nio\u2019du surintendant général.Le cumité des voies ot moyens est cu scssion et il est très possible que de nouvelles réductions aieut lieu.Si l'épéo de Damuclés est suspendue au-dessus des bureaux do Is rue Wind- sur, colle est déjà tombée ailleurs.On yomarque sur Ia liste do paye Uno diminution do 20 p.c.Tous tes hangars de fret à Hochelngn ont été fermés lundi et les hommes qui y étaient cimnployés ont été transférés aux hangars du carré Dalhousie.\u2018 C'est dans le département des machinistes qu\u2019a ou licu ln Phos grande réduction du personnel.Là les dépenses ont été dituinuées dans une moyenne de 15 à 20 p.c.168 UN de vire fide.Pilules 01 ue soit eh phar.EA chdu une fauncuses on sur 1.35 1.Tien je AU CE res tion avec t'il noué 6 fus pris aul nid ise ext J s du Dr ntoutd de rs donnd \u2014\u2014\u2014 Statistiques vitnles À Montmagny Il y a eu durant l'année écouléo 157 baptêmes, 137 sépultures dont 53 adultes ot 17 mariages, dans lu paroisse.Jo nombre des mariages est très restreint.0 en cette 11 faudra que les consoillors municipaux à maladidif imposent Une taxe spécinie et élevée sur ct jo de lus vieux gargons, de passafl \u2014_\u2014 Ruznr a 'Fiadoussse Un grand bazar aura licu a Tadousac, en juillet prochain, avec l'approbation de Myr Labreeque.Les recuttes sout desti- nces à éteindre In dette de l'église de cette paruisse.> rendatiR tuer à mil cllenieng soulindy Pr const: dal M 2,0 sucre d'érable an Colorado Barnston, P.Q., 10\u2014M.G.B.Hull, de Larnston, envoie i Denver, Colorado, un char qui contient uno nssez curicuse cargaison : elle Feprésente unie sucrerie canadienne en pleine opération.TI y n le es Piluia je senti limits ke mul dis hième session\u2014Srème Parlement.Séance de mercredi, 9 janvier.La séance-de la législature hier nprès- midi a été remplio en grande partie par des affairos de pou d'importance.Excepté toutefois la discussion du bill de Mout.réul devant le conseil législatif.Dovant In chambre d'Assemblée cette après-midi, l'hon.M, Flynn, en l'absence de l'hon M.Taillon, proposa que ls chambre se forme en comité des subsides, M.GLADU so leve et propose en amendement une motion de nou-con- fiance contre le gouvernement.La motion dit quo la dépenses pour les salaires du service civila 616 do $22,377.46 plus élevéo sous le gouvernement \"l'aillon durant l\u2019oxorcice 1892-93 ot 1898-94 que sous lo gouvernement Mercier durant les quatre exercices compris entre le 30 juin 1887 et le 30 juin 1891, Qu\u2019ù l'exception du bureau du lieutenant gouverneur où la diminution a été de $5.49, l'augmentation a été générale et s\u2019est étenduo à tous les départements.** Que cette augmentation d'une dépense aussi susceptible de contrdle ext une violation flagrante de déclaration et des promesses antérieurement faites par plusieurs des ministres.\u201cQu\u2019elle n'est justiliée par aucune raison valable et que, par conséquent, olle mérite le blame de cette chambre.\u201d Naturellement une motion comme celle-li a svulové une inmenso discussion à laquelle ont pris part coux qui ont entrepris de faire la guerre & tous les employés civils, même ceux qui ont été leurs amis pendant les beaux jours du régi- mo Mercier, Le gouvernement n'avrit pas besvin d'une défense bien longue.C'est ce qui est arrivé.\u2018Toute la séance de l'après-midi n été oceupéo par les sorties \u2018 do l'opposition contre le gouvernement et les l'épouses victoricuses des ministres.À & heures, la Chambre s\u2019ajourne au soir à 8 heures.SEARCE BYU SOIR À 8 h.30 l'Ornteur est au fauteuil.L'hon.M.MARCHAND prend on-! Suite ia parole, en réponso au commissaire des Perros du ln Couronne, et prétend que le gouvernement actuel dépeusu Autant que le gouvernement précédent, malgré les promesses d\u2019éconontie qu'il à fuites à l'électorat en 1892, L'hon.M.PELLETIER reproche au chef du l'opposition d'avoir voulu pré- teudre quo le gouvernement actuel avait augmented les dépenses du fonds de pen- | sions.Le chef de opposition sait quo ces depenses ne sont pas conirolables, I 10 ans, il ne sera pas forcé de rembourser ces dépenses: On a fait beaucoup de tapsgo à propos de cotte question ; mais le peuple comprendra que lo gouverne- mont fait une économie de X par année, et qu'il no dépense pas un seul sou.M.Fl'ZPATRICK veut suivre le secrétaire provincial sur la question des asiles, L'ORATEUR\u2014A l'ordre ! Le député du comté de Québec cat hors d'ordre, M, FITZPATRIOK continue de parler sur lo mômo sujet.L'ORATEUR\u2014-A l\u2019ordre ! Le député du comté de Québce no peut parler quo sur la motion de l'honorable député d\u2019Yrmaska.L\u2019Oruteur demande si Ia Chambro est: Prôte à voter.Personne ne demande i enrégistrer lo voto, I'Oratour déclare que l\u2019amondement est rejeté, L'honorablo M.FLYNN fait romar- quer le fait que la Chambre ne refuse pus d'enregistrer le voto.M.FITPATRICK continue le débat sur les déponses publiques.Il n'a pas l'intentien d'entrer dans le détail, mais il prétend que ln moycnue des dépenses \u2018du gouvernement Morcior est muins élevée que celle des dépenses du «ouver- nemeut actuel.Parlant ensuite de l'asile du Beauport, il soutient que cet asile a cofité trop cher à la province.Dans lo cours de ses remarques, il affirme quo le i contrat passé entre les propriétaires ori- | ginaires et les Sœurs n\u2019est pas légal, et que l'asile appartiont encore aux anciens propriétaires.Ceux-ci peuvont cutrer du nouveau cn possession de leur établissement.La Chambre so forme ensuite en comité des subsides et adopte quelques résulutions.M.TESSIER critique l'administration actuclle et propose un vote de non- confiance à propus des réclamations de M.J.A, Charlebuis, et rédisé commeo ! Suit : ** Que cette Chambre cat prête a voter les subsides à Sa Mujesté, mais consta- tunt par le rapport du commissaire des Travaux Publics pour l'année expirant au 30 juin 1894, que M.A.Chavlobois, | a8, le 19 avril 1894, produit une pétition | de droit contre Sn Majesté, représentéo par le gouvernement de cette province, | pour In sounne du 852,681,85 ; quo le ! gouvernement u contesté et plaidé qu'il \u2018 débat qui s'est déjà fait sur 1 on divorses circonstances depuis le com- meoncement de Ia session, senté rien do:nouvoau.La motion a été rejotéo par 41 voix contre 21: .A 6 houres la sénnoe est-levée.fille n\u2019a pré- .SEANCE DU SOIR Au début de la séance, le rapport de la séance du matin du comité des comptes ublics, au sujet du témoignage de M.Barbeau, À cetto séance, M.Barbeau était présent.M.Fitzpatrick ayant déclaré qu'il se proposait d'examiner le Barreau sur tout ce qui touche à sa mission en Europe, l\u2019hon M.Flynn s'y est vppusé alléguant que, pour le présent, il serait contraire nux intérêts do In province de faire connaître sur cette mission autre chuse que co qui a été régulièrement commuuiqué i la chambre.L'aflaire en est restéo là, C'est cet incident qui a douné lieu à In discussion.Il s'agissait de savoir ei l'adoption de ce rapport duit ttre proposée devant In chambre, co qui cst décidé duns la négative par l\u2019Orauteur.Motion cst faite que lan Chambre so forme en comité des subsides.En amendements, M.Marchaud propose que, vû les circonstances qui ont précédé et_ accompagné la négociation du l'emprunt fuit récemment par le gouvernement il est de l'intérêt public que tuutes les circonstances su rapportant à la vente des débentures de lu province soient counues do In Chambre ct que la Chambre donne iustruction au comité des comptes publics d\u2019enteudre M.Bur- Leau sur lu résultat do sa mission en rapport avec lu dit emprunt, ce que le comité a refusé do faire.L'hou.M.FLYNN s'objecte i ln mus tion qu'il sontient être hors d'ardre, Elle est baséo eur un faux exposé des faits.Le rapport du coimité des comptes publics ne dit pas que lu comité a refusé \u2018 U d'entendre M.Barbeau, mais seulement que lu commissaire des terres s\u2019est oppusé, nu nou du gouvernement, à cu que M.Barlicau soit entendu.Une nouvelle discussion, assez vive cette fois, s'élève.Uno dizaine de dé- utés y prenuent part.L'Orateur dit qu'il voudra su décision plus tard dans la soirée.La Chumbro procède à concourir dans le rapport du comité des subsides.Les libéraux s'ubjeetent à l'item de $1,500 pour bulance due à M.Charlebuis, au sujet du mur d\u2019encetute du Palais lésris- CC » LA JUSTICE 3, 5000- employés congédiés Assemblée législative oi OI aa a etant en dincussion a été [a répétitiondu| Un enlèvement extraordinaige : Un agent de polico enlevé par les anarchistes \u2014 Londres, 11.\u2014Les autorités sont ocest Pécs en co mument à rechorcher los auteurs d\u2019un attontat anarchiste d\u2019ug nouveau genre.Un agent de lu police accrète Française, envoyé on mission ag, siale à Londres, a été saisi par log 4 chistes qui se sont vinparés de sa pet.sonue ob l'ont transporté dans un leurs repaires où, par des menaces, ilg l'ont forcé de révéler lo but de son voyagé à Londres.On croit quo cetto affaire \u2018 flonnern licu k un échange de notes diplomatiques, Voici les informations recueillics ce oir au sujet des mésavontures do lagon de In polioo secrète française.Un jeun liommeo nonnné Eugèue, venant do Paris, arrivait à Londres au mois d\u2019août dor- nior ct s\u2019installait en ploin quartier anarchiste.l£ugèno semllait n'avoir que d ressources tout à fnit insuflisantes.À près l'avoir nourri ct vêtu, les nnarohistes lui trouvèrent du travail.Au bout de quelque temps, ile n\u2019avaieut plus de secrets pour lour protégé.Celui-ci professait le doctrines ét ussistait souvent aux cones liululce auarchistes.Vers In fin de novembre, Eugène avait pris part à plusieurs réunions\u2019 secrètes, C'est it ce momont quo l\u2019on s'aperqut que In prlico parisienne recevait uno quantité d'informations sur lus agissoments des anarchistes réfugiés à Londres.Dune les commencenients du mois de décembre, les soupçons se portèreut sur Mugono, Une lettre adrosséo à cu dernier par linge pecteur do lu sûreté André, et délivréo pal erreur à un nnarchisto anglais, confirma les criiutes dus compagnong, Vingt-quatre heures pius tard, nne réûe { nion spdeinle avait eu et, comme d'or divaire, Bugene fut invité n s\u2019y rendre.M était à peine ontré qu'il était saisi, garatté et roud de coups ; plusieurs dog avarchistes Jui crachèrent nu visage.Approchant un vevoiver de sa tempo eb appuyant sur sa poitrine la pointe de | leurs poignards, les compagnons dounè- \u2018rent & Eugène dix minutes pour tout avotier.Lo milheureux déclara qu'il était l'un ides ageuts de la shreté les plus ostimés par ses chefs, ct qu'il était cornu sous les noms de Cotin, Cavilier et Cottance.Sur sa persobi.e on trouva duns une pos : che secrète, Un puquet du paniers prove unt de Ia police.L'un de ces documents était Une lettro de lu préfecture de police \u2018 i tion dans le plnidoyer que le gouverne-! ment ne doit rien et que M.Charlebois a reçu 852,540.95 de plus qu\u2019il ne lui était \u2018 réclloment dû, cet Lasée sur un Ctat de ne devait rien à M.Charlebois, unis Rif, Litem est adopté par 56 voix qu'au contraire lo gouvernement lui avait ! cont ro LG.payé a2,540.H5 de trop ; que l'alléga-! 1e vote est encore pris sur litem \u201c Trissn do Montréal, logement du ; géôlivr, S4,000 \u201d qui est adopié jar 36 veix contre 17.L'Orateur décide que In motion de M.; donnant à l'agent l'ordre de surveiller {les agissements d'uue femme qui était ;sur lo point de quitter Dicppe pour se roudtre à Londres.i Quand l'agent ent répondu à toutes \u201cles questions dus anarchistes, ceux-ci l'inalo- \u201cpropostrent d\u2019abord do le tuer, ment on lo chassa dana la rue on le pré- a fait mention de P'aucien greflier de la | compre fouri par les ofliciers du dépar- .: M\" : Marchand n\u2019est pus dans l'ovdre parce Chambre, M.Delorme.Ith bien cet ofti- tement des Travaux Publics (pare 58 du tronc du doux grosses-érables, plus gou- qu'elle équivaut a prendre ation sur un s urrinte inte ane me A a |v 4 ; Xe \" ; TL I venant qu'il serait assassiné sil ve nis i pre drelles, des chaudrons pour faire bouil cier a demandé lut-méme d être ais à la rapport du commissaire des Travaux lu- | Ti perb qui ne peut pas être adopté avant quittait Londres sur le champ.L'agent née sauf lir, des chaudières pour ramasser l\u2019eau, rotraite pour cause do santé, et le gnu- blies de 1894.) : d'avoir été deux jours sur la table de la : des moules pour refroidir le sucro et plusieurs échantillous de sucre, depuis le plus vilnin jusqu'au plus beau.partit immédiatement pour Paris, ot l\u2019on ue cucory , ; à sa demande Ello regrette qu\u2019au lieu de maintenir ; ge , ivernement s'est rendu à sa demande.On \u201cie vegrette qu'au lieu de maintenir leroit qu'il s'engagera daus l'armée pour nous reproche, aujourd'hui, d'avoir mis sa réclamation contre M.Churlebois an Chutbre.du ln cuvo, mais tous les soins ne purent heures plus tard.Explosion d'anc chaudière 5 inorts ct 2 bloxsés Washington, Caroline du Nord, 10.\u2014 La grande scioric mécanique de M.Short, ancien maire de la ville, a été détruite par l'explosion d\u2019unu chaudière.M, Short ot quatre de ses employés ont été Lués sur le coup et deux autres grio- vement Llessés.En outre, par suite de cet accident 250 ouvriors se trouvent suns emploi.Une pauvre femme prés dun podle \u2014 bralée irrdon mes cl M Un de ces soirs derniers, vers les onze heures, Mme J.B.Lapohce a été victimo d'un terrible accident qui lui coûta la vie.Elle était assise devant 10 poèle et dormait, lorsque soudnin une étincello tomba sur ses vêtements ot y mit le fou.Kn dix secondes les flammes augmentèrent et lorsqu'elle s'évoilla ses vêtemonuts ment, d'ouvrir In porto pour sortir ; ello to jeta alors sur son lit, où une jeuno fille, qui était seule avec elle dans lamai.fou, attirée par ses cris, la trouvn aguni- sante.Elle-parvint à éteindre les flammes en jetant un seau sur elle.Mme Lapolice est moite de ses bri.ures lo lendemain étaient en feu.Ello cssaya, mais vaine.| Ve \u201c + .: 1 .= .cet oflicier à la retraite, et si nous Pavions | montant de $52 | pas eu d'ordre eu-conseil pour ces aug- | officiers ce qu'il méritaient ?Malgré ces augmentations, on constate encore une i diminution de déponses dans son département, Que le député d'Yamuska remue les : chifires comme il le voudra, il ne pourra \\ nier qu'il y avait un déficit de plus d'un \u201cmillion a In tin de l'exercicu de 1810-91, | Le député du Québec-kst n'a pas nié co : déficit dans son discours du budget.Pour tâcher de diminuer le déficit, l'ancienne administration plagait les recettes :extraordinitres daus lu colonne des re- cottes ordinnires, ct les dépenses extraordinaires avec les dépenses ordinaires.On cunfondait tout.Si nous suivivns la mène ligno de conduite, nous aurions un excédant considérable.Tl y u eu des avances, mais c'était pour faire des nméliorations pour le confort des malades, Mais ce no sont que des prêts.Ce sont les Sœurs qui paiont pour toutes les améliorations qu'elles jugent nécessaires.En supposant quo les deux prêts, qui s'élèvent à $44,000, fussont donnés en pur don ; oh bien, les dépenses du gouverncment no seraient ° pas encoro plus élevées qu'à l'époque où es anciens propriétuires administraient l\u2019asile de Beauport.Les Sœurs méri- { taient qu'on vint hJdeur aide pour oxécu- ter les améliorations qui étaient jugées indispensables.Les comptes publics ne contiennont pas un seul centin pour cet édifice.Los Sœurs ont fait des travaux pour plus do $80,000 sur cette propriété, 1 le conserver à la vie.Il expira trois, mentation; est-co quo l'opposition vai ; nous reprocher d'avoir donné it ces deux | gouvernement actuel ont été commises ; par lo gouverhement Mercier.Montréal, 10\u2014Un triste accident est : QUI ont cu lieu dans son députtement, lo | de $40,000 nu dit M.Chas s, lorsqu arrivé à $ t-Léon.Un jeu nfant de Secrétaire provineial cite les noms de M.'appert du rapport du commissaire des ! arrivé à Saint-Léon.jeune enfant de Stere] .si té Travaux Publics de 1894, wae Ge fain \u201cuatre aus, fils de M.Josoph Laperrière, | Boivin, dont le salaire a - été augmente, -_ prête de Philippe, si radieuse, si confian- - to' dans sn joie naïve et pure, que M.de : Prabert en était tont réchanilé ot qu\u2019un fräne souriro parut plusieurs fois sur =, 808 lévres.Vors quatre heures, lo jeune oflicier prit congé do Bernard et de Puybarrau.- À demain, monsieur !.dit Mar- gucrite un faisant une cérémonierse révérence, car j'espère bien que vous no manquerez pas do venir frire votre cour à mademoiselle votre fiancée !.Lt avec une légèreté d'uiseau elle s'enfuit, laissant Philippe tout décun- curté do son brusque départ, de la gaîté malicieuso de ses yeux ct du rire mysté- \u2026 * rieux et provocnteur de sa bouche.je Aussitôt qu'il fut seul- Martineau qui Euettnit lo moment accourut \u2014Si vous voulez faire votre petite conumission à l'oncle, je puis vous conduire à sa chambre, mon lieutenant, je sais où.\u2014Faisons vite, Seulement il y a un grand laquais qui s\u2019embête à mourir devant la porte, C'est une façon de garde-mialado d\u2019antichambre, Limbécile n'a pas besoin de vous voir entrer.Je vais m'arranger de façon a l'éloigner citg minutes.Vous savez mon lieutenant, il ost tres fort, uutre oncle Daniel, continua Marti- \u201c Neau à voix basse.Personne ne l\u2019a vu -Sortir cette nuit, ni ce matin.Co diablo dé château, bâti sûr de vieux plans moy- enagoux, doit avoirses souterrains, ses issues gecrètes.En somme, il serait bien difficile de faire la preuve juridiquo des deux nttontats que nous savons perti- .Menment avoir été perpétrés par le petit vieux.\u2014\u2014Nous n'y songeons nullement.\u2014Sans doute, sus doute, mais c\u2019est égal.\u2014Que voulez-vous diro, maitre Marti- ueau ?: \u2014Que c'est un peu.inquiétant d'avoir affnire à un citoyen qui prend si jo- liniont toutes ses précautions.\u2014Bnh ! qu'importe.dit Philippe Avec on geste plein d'indifiérence.H était si heureux si tvivmphant, qu\u2019il ; : DO Voyait rien daus l\u2019univers entivr qui 4.- pât'prévaloir contre tout le bonheur dont i: il venait d\u2019être comblé en quulques heu- BN A) bien 1.Ah bion.1.faisait *\u201d Martiticau en vecouant sa tôte : gläbre,: si vy A =\u201c = 1 éelr n'importe pas, tout est pour le tnieux on lieutenant, dans le meilleur des fhondes, comme disait le Pangloss de cot \u2018excellent Voltaire |.Fure cérémonie alors que le potit entretien que vous désirez avoir uvec notre bon uncle Daniel 7 |\" \u2014Puro cérémonie, mon cher Marti- neau.\u20148i nous reboussions chemin ?.\u2014Du tout.Un avertissement est bona donner.Î \u2014Comme vous voudrez, mon lieuto- nant.Alors, permettez-moi de preudro les devants pour débarrasser l\u2018anticham- bro de M.Hilson, \u2014 iaquelle se trouve justement au bout de cette galerie, \u2014 du valet qui s'y tient on permanence par ordonnance du médocin, et qui s\u2019y ennule ferme, je vous assuro I.\u2014 Enites, _ Martineau prit sonair Jo plus ninis, onfonça son képi jusqu'au ras de ses longues orvilles, ct trainant sur lo tapis ses gobillots ferrés au bout de ses longues jambes, il s'avança dans In galerie, pou- dant que Philippe s'arrôtait devant\u2019 uno vitrine qui ronfoermait une très complètu cullection d'animaux naturalisés appartenant & la faunc des Alpes.Lo dialogues entre Martineau et lo valet fut assez court.Philippe comprit que son ordounance so prétendait perdu dans les couloirs ot esealiors du chitteau et qu\u2019il se proclamnit incapable do retrouver son chemin tout soul.{| supplinit done son interlocuteur du la conduire jusqu'à l'office où l'attendait NM.Auguste, le mai- tre d'hôtel, en face d'une bonne bouteille de pale-ulo que l'on partagerait assurément en trois bons Locks, appuyés de trois autres pour faire passer les premiers.Le lnqunis, alléché par la perspectivo de boire un bun coup, convaincu par l'air ahuri et cfiaré de Martineau qu'on ue so moquait pas de lui, accepta de rendre le service demandé.\u2014Deux minutes sculement, mon bon mousicar.quoi je suis utile ci 1.Et ils s\u2019en allèrent l\u2019un derrière l'autre Martineau no tavissant pus en remercio- ulents ct où exclamations sur l\u2019immeusi- té du châtau de Saint-Colomban.Philippe s'élança aussitôt, En quelques secondes, il fut à l\u2019extré- inité de ls valerio ; il traversa la pièce que venait de quitter le Inquais, pousse Une porte ct se trouva dans la chambre où l\u2019oncle Daniel était couché.Celui-ci en le voyaut entrer tout à coup, se leva à dutui d\u2019un mouvement automa- tiquo.Sa figure grimaçante devinu livide, ses yeux s'arrondirent comme des yeux de hibou, se firent vacillants, s'empliront de noirceurs ct tout son être chétif, usé, vieillus, exprima une terreur foile, une au- oisse éperdue.Ses lèvres remutront, miuis aucun son ne vuulut sortir de 31 gorge aplatio.\u2014Misérable :.dit Philippo, je sais co que tu as fait cetie cut ct Ce matin.Je devrais t'étranetsr \u2018ve un vil chien que tu es!.uvigns-toi bien que ce que je; - iv tiens, Si ju- mais, entends-in ainnis tw tentes qu'e'que chose, =i 3 ou.s tu dresses qu'el- ques lâches ombâches contre Molle Mure guerite do Driais ou contre moi, j'enver- mi au diable ton ame effroyable, moi-tnê- me, de cette mnin que voilt!.Tu as compris, Daniel Hilson ?Sur mon honneur d'oflicier, je jure que je te tuerais sis pitié ni reururds *.Ét maintenant, gardeir toi !.Et tournant les talons, Philippe Dor- melles sortit de lu chambre, tandis que l'oncle Daniel à demi mort d\u2019épouvante s'aflalait sous ses couvertures en poussant des petits gloussements de poule étranglé.Dans la cour du château, lo lieuteunnt dut attondre quelques mumonts le fidèle Martineau qui tenuit tête au maître d'hôtel dont il s'était précautionnement fait un ani, el au valot, su victime, pas pressé du tout de rejoindre son poste, Enlin, il parut.\u2014Nous pouvons partir, Martinsau, c\u2019est fuit.\u2014Bien, mon lieutenant.Iis remontérent dans la voiture qui les avait amenés et ils quittèrent Saint-Co- lomban, Philippo Dormelles était radieux.Toutes choses avait tourné au gré de ses désirs, Une seule potite ombre cependant à sa félicité sans bornes.Marguerite l\u2019u- ait un peu brusquement quitté.Mais avee un Joli sourire.Enfin.Le chemin qu\u2019ils suivaïent formait d\u2019abord une allée droite au travers d'un grand jardin à la francaise, puis se plinit en courbes molles pour gagner ln plaine inférieure, dégageant pou a peu lo monti- eule rocheux sur lequel le château était bâti.La terrasse naturelle ainsi formée à l'aplomb do la route n'était pas une des moindres beautés de Snint-Colomban.Une hranche du rose tumiba soudain dans la voiture de Philippe.Le jeune homme peussa un cri de surprise ct leva les yeux.Penchée sur la Lalustrado, à une ving- taino de maotres do hauteur, In fine-silhou- etto de Marguerite de Briss, \u2014Halte ! commanda la joune fille heu- reuso de Li surprise «urello causait-ot rianb aipleines lèvros.-Lah ! cing si vous voulez :.Pour à Philippe était déjà à terre.Il allait se juter sur la muraille de rochers et tenter de s\u2019éluver jusqu'à son sommet on s'accrochant aux maigres touffes do trüènes et d\u2019ajoncs.poussées dans les.fissures d\u2019uno ravine.co Philippe ! crin-t-elle alarmée, je vous en supplie, abundonnoz cette folle tanta- tive ! Co serait mo faire repentir d'avoir voulu vous jeter un bonsoir moins som- mairo et moins sec quo celui de Saint-Cu- lomban.Lü ! Bien!.Sovoz raisonnable et.dites-moi quelque choso de très gontil.Vite!.Vite!.Il faut que je retourne tout de suite au château, c'est l'heure de la promenade de ma tanto et je serais bion confuse si l'on s\u2019apercevait de mon absence.Alors, Dormelles dit gravemont avec uno ardente conviction : Marguerite, jo vous aime !.Elle répondit de même : \u2014Philippo, je vous aime !.Er tout nussitdt, avec un geste gracieux de ln main, commencé bien près de ses lèvres : \u2014Je mo sauve.À demain.heure, t\u2019ost-co pas ?Et, saus attendre lu réponse de son fiancé, elle s'onvola comme une célesto apparition, \u201c Lorsque Philippe so fut rendu maître du ravissement indescriptible dans loquol cette scène aussi rapide qu'imprévuo l\u2019avait plongé et qu\u2019il eut repris sa place dans la voiture : \u2014 Al ! s'écria-t il, que jo suis heureux! Cette journée ost la plus belle, la plus radieuse de ma vie!.Dien oui! Bien oui ! mon lieutenant, fit Martineau avec un scopticismo qui n'eut pas do prise sur l'âme extusiée de Philippe, mais faut peut-être pas trop se ficr a tout co bouheur-là.Ça a trop bien marché pour qu'il n\u2019y nit pas à craindre quelque retour du bâton !.FIN DE LA PREMIERE PARTIE Do bonne DEUXIEME PARTIE LE SUPPLICE D'UN PERE \u2014_ 1 L'HOMME A LA BARBICHE Environ trois semaines après les évené- nements que nous venons de relater, Au- rélien du Prabert arriva vers dix heures a la gare do -Paris-Lyon, tout émitouillé dans un magnifique pardessus do fourrures, muni d'une couverture de voyage, et demandait-un billet de promière classe pour la gare d'Issuir, ligne du Buurhon- nnis.On l'avertit que l'expresso n\u2019allnit pas tarder à se mettre en marche et il passa tout aussitôt sur le quai.Comme il arrivait, le chef de sorvico donnait le coup de sifflet de départ et Au- rélien se lit ouvrir le compartiment qui se trouvait devant lui.Il n\u2019eut que le temps do monter en wagon.L'employé poussa la portière.\u201d Le train démarra.Aurélien fit uno moue très désagréable en constatant qu\u2019il n\u2019était pas seul dans son wagon.Tout au fond de In voitura, adossé dans un coin, les pieds allongés sur la banquette qui lui faisait face, déjà cuveloppé daus £a couverture, coiflé d\u2019une casquetto de voynge à visière, uti homme de grande taille ct de forte corpulence était installé.On n'appercevait do son visago que l'extrémité d\u2019un nez aquilin, uno lèvre supié- ricure sans moustaches et une longue bar- Liche grise.Pas plus qu'Aurélien l\u2019homme à Ja barbiche no paru satisfait d\u2019avoir un compa- gnou de voyago.\u2014Que diable emporte les intrus qui arrivent au dernier moment cb qu\u2019on ne peut éviter !.maugréa-t-il, Aurdlien n\u2019entendit pas.Il était d'ailleurs occupé à maugréer lui-même : \u2014Que lo ciel patañolo les géneurs fourrés dans les coins et qu\u2019on no voit pas!.Ceci dit il s'installn dans langle de gnu- che parallèlement et à pou près de la inê- me façon que le premier voyageur.Le train roula prenant de l'allure.Au bout do cinq à six minutes l'homme à la barbiche se leva, vint d'une \u2018 onjaum- béo jusqu'au milieu du compartiment, puis sans wot dire tira sur la lampe les deux demi-cnlottus d'étoffe bruno destinée à intercopter ses rayons.L'obacurité fuite, il retourna s\u2019assuir à sa placo ot reprit son attitude première.Aurélien s\u2019irrita de cet acte, qui pourtant répondaità ses plus intimes désirs, lesquels étaient de ne pas so faire remarquer et de dormir si possible.En touto autre occurence, il se fut levé à son tour ot oût été-débarrasser In lumière do ses enveloppes.Mais, reprimant un premier mouvement de colère, 11 so tint coi, se contentant de donner libre cours à sa ricuses : .\u2014Joli voisin que j'ai là ! Une brute américaine :®paremment.Ça se vuit Ysa lbvre rasée ct à ra barbiche.Je vous de- mauvaise humeur on des réflexions fu- |.-mande un peu si on pout avoir'des gufits t aussi saugreñus !;.Fngager'tne querol-] le avec un être semblable ?Ça ne m'avan- coruït à rien.Ces rustres-làh se battent à coup de poing.Mes poings énormes !.Aütant se mesurer avoc un hippopotamel \u2026 Et pnis, refaire l\u2019éducation d'un de bœufs où d'un commissionnairu\u2018en pé- trolé; c'est une besogne quo je vous luisse volontiers à d'autres.\u2018D'ailleurs j'ai bien d'autres chiens a tondro !.-Et, sur cette réflexion très sage, le jeune homine prit dans l'obscurité toutes ses dispositions pour dormir tranquille.éanmoins, à Montargis, où l'express à vingt minutes d'arrêt, il changea de compartiment.\u2019 La ligne est pou fréquentée à la saison d'automne et il n'eut que l'embarras du choix.Seul, il gromelait légèrement et réfié- chit beaucoup.\u2014Je doute, conclut-il, que ma prome- nado à Issoire, \u2014 très désagréable: très longue, très malcommode\u2014vaillo la peine du dérangement.Quand j'aurni lu acto do naissance do Philippe Dormelles, sur les régistres mêmes do l\u2019état civil, je n\u2019en serai pas beaucoup plus avancé.Personne ne s0 souvient plus lh-bas de l'histoire que Barillet racontu si bien et surtout fort à propos.Mais Daniel a pout-être raison.Il faut commoucor par le commencement et prondre un point initial.Mé- thotio scentifique.Va pour la méthode !.11 se secoun un peu et alluma un cigaro.\u2014-Fichuo corvée quand même L .Aht.il mo paiera tout ça en bloc lo lieutenant Philippe Dormulles!.\u2026.\u2019 ** Hest joliment candide, monsieur mon rival !.continua-t-il.Parce que maman Jui fait bonne figure, il croit que tout marche comme sur des roulettes ! Quelle déconvenue lorsque toutes nus petites combinaisons viendront à aboutir ! ** En attendant, j'avalo des kilomètres cu chemin de fer et jo m'ennuie horrible- mont.Lo jour ne viendra donc pas ?** Décidément j'eusse mieux fait de rester avec l'homme à in barbiche ! Jo l'aurais fait enrager tout mon savûi, cela eût passé le temps !.A Clermont-Ferrand, où l'on arrive vers huit heures du matin, Aulélion cous- tata que l'hoimnime à la barbiche, comme il disnit, était toujours dans le train.Il eut envio de lui adresser quelque impertinence la table dn buffut de lu gare où ils déjeunèrent en hâte, munis il u'osa pas, tellement la physionomie du voyageur était imposante et résoluv, tel- loment l\u2019aspcet de ea personne révélait In force physique au service d\u2019un caractère peu endurant.\u2014Oh ! oh ! so dit Aurélien, j'ai mieu fait, je crois, de ne pas cohabiter avec ce butlle des pampas, l'inévitable querello cût tourné à mon détriment ct j'euase passé par la portière !.Il ne faut, dit ln sugesso cles nations, agacer lcs ours que lorsqu'ils sont en cage 1.Ce fut dans ces dispositions d'esprit qu'Aurélien de Prabeat \u2018continua son voyage.du descendant sur le quai dela gare d'Issoire, il ne put retenir une exclamation de surprise.L'homme à la Larbiche aussi.\u2014FEat-cc un agent do la sûreté qui me file ?Aurélien so répoudit à Jui-même : \u2014Bah ! pourquoi faire 7.\u2018Tions |.Tiens !.Cela devient curieux !.Le voyageur en ce moment enveloppait Aurélien d'an regard soupçonneux ot menaçant.\u2014Le monsieur n'a pas l\u2019air enchanté de la coïncidence, se dit Aurélien.Jist-ec qu'il aurait peur d'être tilé lui ?.Ah ! si j'avais le temps comme je intriguerais 1.Mais laissons-le à ses nffaires ot faisous les miennes.Le jeuno sortit de In gare ct se mit en quête d'une voiture.Les loueurs ne sont pas nombreux à Issuire et il trouva ditf- cilement à qui s'adresser.Enfin, après avoir perdu un quart d'heure à errer dans les rues accidentées de In cité nuvergnate, il découvrit ln demeure do l\u2019un des muîtres cochers de l'endroit.Justement, an milieu d\u2019une cour pavéo do cailloux puintus, un honnne en inan- ches do chemise .suait sang et eau à vouloir faire entrer bans les Dbraucards trop étroits d'une calèche un grand liniousinr qui protestuit à sa manière contre cette prétention exorbitante.\u2014Je veux une voiture tout de suite, mieux attelée quo celle-ci, pour qu\u2019un me conduisc à Miramont la-Moutagne, dit Aurélien.L'homme qui avait intorrompu sa beso- gno pour regarder le nouvel arrivant; ré- pundit en colère : \u2014H¢ ! ullez vous faire fiche.vous | Je n'ni que cette calècho do disponible et elle est retenuo.\u2014Ah ! fit Aurélien trés ennuyé.\u2014On vous contrario 7 \u2014Enormément.\u2014Dommage.\u2014Snns duute car vous y perdez une course bien payée.L'homme se gratta In toto : -\u2014Dam | ei vous voulez vous entendre Avec mon voyageur.La calèche vous tiendra bien tous'les deux.© \u2014Ahl.1} va done à Mirament-la- descendait Montagne, votre voyageur Tq.\u2014Oui.: \u2014Un homme de haute taille, aves grande barbiche griso 7.\u2014C'est ça.Vous le connaiez § \u2014Du tout.Ca a \u2014\u2014Tiene se disait Aurélien tv petto, l'a venture se corse ! -\u2014Dans dix minutes, poursuivait lo louour, il rera ici.** Le temps d'aller à la poste et de revenir \"\u201d m'\u2019a-t-il dit.Si vous voulez ?.; .Non, mon bravo.Décidément, non.Mais il y à vingt francs pour vous si vous voulez me dire où je trouverai un attola- go capable de faire vivement la course de Miramont.L'homme hésita quelques secondes.Il lui on coûtait beaucoup de désigner un confrére, un concurrent, wuisia pièce d'or qui brillait aux yeux d\u2019Aurélien était bien tentante et si facile à empocher ! I] y a Cavirol qui pourrait peut-être.\u2014 Est-ce loin d'ici ?\u2014Oh ! non.Cent pas.Vous montez, puis vous tournez à gauche.\u2014Merci, Le jeune homme donna la pièeé de vingt francs et se rendit en touto hite a l'adresso indiquée.Maitre Cuvirol avait deux chevaux ot un bon vieux coupé, haut perché Sur do gigantesques ressorts, \u2014Ceut sous |.si vous Ôtes dans cing minutes, Cavirol gagna les cent sous.Une 1déo commençait a germer dans la cervelle d\u2019Aurélien.Tlle avait trait à son obstiné compagnon de voyage.\u2014Si c'était ça, disnit-il en couraut sur In route de Miramont, assez rudement secouc par les reszorts de su voiture dont l\u2019élasticité paraissait en raison inverse des dimensions, Bi c'était ça, c\u2019est maman qui no serait pas contente !.Moi, Ia rencontre m'nmuserait assoz !.Oh ! j'en aurai le cœur net ct comme j'avriverai avant lui à Miramont, jo vais l'observer d'assez près pour me former uno conviction.** Bah ! une mauvaise nuit passéo on chemin do fer me donne des idéus folles.L'homme à ln barbiche u'est qu\u2019un commissionnaire ei salaisons qui a des aflaires du côté de Miramont.Dans les montagnes, on doit dévorer beaucoup do ces horreurs-là !.\u2018* Et puis, au diallo j'aime pas à mo creuser In tête, on verra bien.Aurélien fit son entrée à Miramont vers deux heures ct demie de l'uprès- midi.La maison commune, fanquée du grou- e scolaire obligatoire, s'élève au milieu du bourg, dominant fastucusement uno place plantée de tilleuls.Une ribambelle do guinins s'ébattaient sous Jes arbres uvec des cris nssourdissauts, du quart d'heure de récréation qui coupe maintenant la classe en deux moitiés, La calèc:s de Cavirol produisit sur cette marmaille un effet prodigieux, Les jeux s'interrompirent, les chuneurs cessèrent, et tout ce petit monde, bouche bée ct Jeux écarquillés, se rangea sur lo bord du trottoir pour admirer In belle équipage arrivant d\u2019Issoir.Cette réception flatteuse n\u2019eut pas l'heur de plaire à Aurélien de Prabort, Il arrêts Cavirol, descendit de voiture et ordonna it son coucher d'aller l\u2019attondre cent mètres plus loin à l'angle d'une rue.\u2018Le jeune homme se dirigea à pieds vers ln mairie.La purte était ouverte ct dans lu sallé nssez vaste que surveillait sévere- ment le buste en platre de In Républiquo, coilié du bonnet phrigien, 'instituteur de Miramont, en même temps secrétaire de la muirie, copinit un acte sur un gros ré- gistre : \u2014Pardon, monsieur, dit Aurélien, très poli, j'aurai besoin d\u2019un rsnseignement, \u2014 À votre servico, monsieur, Je désire que vous me communiquiez le régistre des naissances de l\u2019unnéo\u2026 1561.\u2014Cels tumbo à merveille, fis l\u2019instituteur, je l'ai justement en main.\u2014 Ah! Fort bien.Il s'ugit d\u2019un acte concernant M.Philippe Dormelles.\u2014De mieux en mieux, et le maitre d%- cole\u2014uv vieux ancien jou tout à fait, rasé, unu petito calotte noire sur l'occiput, se mit à vire discrètement sans bruit.Ima- ginez-vous, monsieur, que je suis en train de copier cet acte.M.Dorumeolles va se marier, parait-il, et son père a fait demander pour lui cette pièce indispensable.Aurélien se mordit les lèvres.Tout co qui lui rappelait le projet d'union, oston- siblement accepté par tout Je monde, de Philippe et de Marguerite, réveillait sa jalousie et scs colères.\u2014Mantrez cet acte.Lo gécrétaire tendit lo régistre.La pièce en question était courte ot banale.11 y était consigné que le 831 mars 1861, le garde forestier, Charles-Antoine Dormclles, s'était présenté accompagné do deux témoins à ln mairie du Miramont, déclarant qu\u2019un enfant du sexo masculin lui était né de sun union légitime avec Mauric-Jeanne Morin, lingère, auquel enfant il disait vouloir donner los prénoms de Philippe-Georges.En fui de quoi, le père, les témoins et le maire do in commune avaiont signé après lecture.3 Rien à retenir de cet acte, sinon que Philippe Durmelles'no descendait pas des Oruisés : son père était .garde, sa -mère ~ attelé Au lieu de se retirur, saisi par une itn- + de lard ttychiné ou de bœuf en conserves! : PEERY 2084 > : 1 LT TL 2 LA JUSTICE - Après un dernier salut à l'adresse d'Au- rélien, le secrétaire ferma la porte.\u2014Je l'aurai donc toujours dans mes jambes, ce citoyon-là !.s'exclamait le jeune homme de Prabort.périeuse curivsité, il domeura devant la ports close, faisant somblant de lire la nde afiche blanche qui donnait l'ordre des appels, pour l'année 1891, des réservistes et des territoriaux, tâchant en rén- lité de surprendre quolques wots de ce Qui se disait à l\u2019intérieur.| \u2018 L'huis avait quelque épaisseur et il entendait forl ma .11 dovina cependant que l'honfme à la barbiche était désireux, lui aussi, lui aussi do conpulser les régistros do l\u2019état civil et qu'il s'intéresanit de même à lu taissan- ce de Philippe Dormelles, C'était décidément plus qu'une simple coincidence.Une question qu'il entendit distincto- mont, parco qu\u2019elle fut faite avec une hi.te fébrile, uno satisfaction joyeuso, fut celle-ci : \u2014Alors, vous savez où demeure M.Dormelles père ?CL \u2014 Monsieur, répondit lo secrétairo, je dois lui adresser cette copie à Bois-le-Roi, départomont de Svine-et-Marno.Aurélien jugea qu'il no pouvait restor plus longtomps devant l'affiche de convocation des territoriaux, les écoliers boulo- versés par l'arrivéo simultunée do deux voitures de la ville s'étaient attroupés ét le regardait comme un évenement.Il rojoiguit le coupé de Cavirol, so disant : \u2014 Hé ! hé ! voilà l'idée qui me revient.Pourtant si c'était lui, pourquoi s\u2019inter- resserait-il à co Philippe de malheur #.Je m'y perds.T1 y à là une énigme dont lo mot ne me parait pas facile i trouver.Parbleu ! si j'avais le toupet neces- snire, j'atteudrais l'homme à In barbiche à sa sortio de lu mairie et je lui dirais carrément : ** Dites donc, n'êtes vous pas un cerlain Robert Duhesme, forçat évadé, qui à fait fortune en Amérique?En ce cas, je suis votre neveu !.Touchez là mon onele ! ; \u201cQui mais, ily u cent à parier quo\u2019 mon gracieux compagnon de route nm'\u2019allongerait un coup de poing en pleine figure des les premiers mots do cette petite haranguo.* Et puis, à quoi vais-je penser ?J'ai décidément la cervelle à l'envers.Parce que l'homme cn question a l'air de revo- nir d'Amérique, parce qu\u2019il n unlong nez acquilin et une LarLe en pointe qui donne à su figure quelque aunlogie d'aspect avec celle de M.de Prabert, mon imagination court ln prétentaine !.Du calme, mon garçon, du caline ! *\u201c Et d'ailiours, toutes les précautions n\u2019ont-elles pas été prises pour que le hé- Tos de Miramont-lu-montagne ne remit pas les pieds 2n France!.C'est avec une véritrblo fureur que l'oncle Daniel ct maman, \u2014 surtout mania, je ne la reconnaissais plus, elle si indolente et si pou taillée pour les lungs eflorts, \u2014 se sont op- osés à l'embarquement de ce malheureux tobert Duhesme.S'il efit apporté la; este en France, une peste spéciale pour A fumille de Prabert, on ne l\u2019oût pas ro- jeté avec tant d'horreur.*¢ Muman s\u2019est multipliée ; celle a acheté lus hommes de la préfecture, elle à ca- : jolé le préfet, lo ininistre, tout le gouver- ; nement, et l\u2019on n enjoiht au citoyen de la 1 libre Amérique de bion vouloir laissor .l'Atlantique entre Jn France et lui ; sinon .au - blue, réintiégation du bagne !.' L'honneur, Insécurité do ln famiile de | Prabert et un tas d'autres choses très convenables ne pouvait tolérer la petite excursion de mon ancieu forçat d'onele ! \u201c J'ai trouvé ça idiot, mais onfin, c\u2019est fait tout de même.Et il faudrait que mon | respectable parent fût bien aventureux pour tegliger les avertissoments gui lui | ont été envoyés par le tôlégraphe, ot 1l pourrait lui en cuire trop dureoimont de les néghgor.Donc mon obstiné compagnon | du routo n\u2019est qu\u2019un vulgaire inarchand | .ne | Lt sur cette sage conclusion, Aurélien + de Prabert se renversa sur les durs cous- | sins de sun conpé ct su mit à sifllotter le dernier refrain de cnfé-concert que venait de créer Ia divette à ln mode.I} fut de retour à Iseoir vers cinq heures.Pus de train dircet pour Paris avant | le lendemain matin \u2014Ma foi ! pensait-il, je vais aller dîner et coucher à Clermont.La bonne ville d'Issoire ne me dit décidément rien.Après une nuit de ropos dans un hôtel de lu capitale de l'Auvergne, le jeune homme se fit conduire à la gare ot atten- | dit l'express, commodément installé au \u2018 pufrot, on face d'une bavaroise au choco- t.Lo hasard avait voulu qu'il choisit sa place tout près de In vitre extérieure.Le Quai so profilait sous ses yeux, sillynné pfe des employés affairés qui s'agitäiont dans In brumo hu matin.L'oxpress entra on garo.La première personne que le jeune Aurélien aporçqut penchée à la portière, inspeétant le trôttoir d\u2019un regard investigateur, fut son Améticain, Fhomme & la * iche.\u2014Elte est trop forte, mA Aurélien.Cet Aüimal comme un cauchemar | Ah \u2014 suis pas curieux, nas jo veux tout do même savoir quel est le nom de cet individu ?Lo dinblo m\u2019ompotte si j'y euten: duls malioo au \u2018départ de Paris, maïs à l\u2019arivée il n\u2019en sora pas de même.Je vais te tenir à l'œil, mon camarade.On verra, Le jeuve homme jeta uno pièce de inonnaie sus Ia table et s\u2019éloignu on toute lite.Au lieu de franchir ln porte qui donnait suc ie quai, il gagnalu sortie d'arrière, communiquant avec les salles do Lagages, se faulila adroitement, et à la faveur du va-et-vient qui sc produisait pour lo changement des bouilloties, il s'installa, sans avoir été 1omarqué, dans l\u2019un des compartinents du dernier wa- On, 8 Il leva les glaces et tira les rideaux.Une fois chez lui, à l'abri de touto indiscrétion, il consulta son indicatour et sur une pnjo de carnet évrivit vivement la dépêche suivante : ** Duniel Hilson, avenue des Champs Elysées, Paris.** Attends moi au trnin de huit houres quinze, gare de Paris avec chef nouveau survice.Besogno intéressante pour lui.6\u20ac AURÉLIEN \"\u201d Ceci fuit, il déchira In feuille, ouvrit la pottière du côté de l'entre-voie et fit signe à un employé : \u2014Cette dépêche nu télégraphe.Recommandé.Faites vito ot apportez-moi le récépisé.Avec le toxte du télégramme, il tendait une pièce d'or.\u2014 Lo aurplus sera pour vous.L'employé partit en courant do toutes ses jambes.Il revint quelques secondes avant lo départ du train, la monnaie dans une imain, le répissé dans l'autre.\u2014Bon.Merci, fitle jeune homme en prenant le potit carré de papier.Puis il ferma la glaco, Inissant l\u2019homme d'équipe heureux de l'aubaine, se confondant en salutations, \u2014Comuio ça, 8e disnit Aurélien pendant quo l'oxpross çc mettait en marche, jo suis sûr de mon affaire.Eu arrivant iv Paris je désigne au mouchard que Daniel a pris au service da ln maison de Prabert, on vue possible de Robert Duliesme, jo lui désigno, dis-je, mon citoyen suspect.T1 lo 6le très facilement, \u2014 c\u2019est an malin, on y a mis le prix,\u2014 et quelques heures plus tard je suis renseigné sur les tenants ot les aboutissants du personnage.Après l'élaboration de ce plun de cam - pagne, Aurélien poussa un soupir de su- tisfaction.Il était très content de lui-mô- me, Personne assurément n\u2019oût, de nun- nièro plus inteliigente, tiré parti de la si- tuntion.Où cols le mènerait-il?Peut-être à quelque précieux résultat.Eu tous eas l'expérience servirait toujours à montrer qu'elle étnit réellement la capacité professionnelle de l\u2019honumo prêté par la préfecture.\u2014-Oui, mais, peusa soudain l'héritier de Bernard de Prabert, il faut pour la réussite do ce beau projet quo mon pêlorin de Miramout-ln-Montagne ne mu fausse pus compagnie en route 1.Sans cela toute ma stratégio cst perdue !.S'il allait descendre à quelqu'une destrop nombreu- scs statiques que cet express.complai- saut honoro d\u2019un arrêt?.Cette penée fut très désagréable au petit jeune homme.S'il ne voulait pas perdre le fruit do ses premières imanœu- vres, s'il voulait contenter sa curiosité, il lui fallait besogner lui-même et faire le mouchard derrièro un rideau à chaque garo dessorvio par le train.Corvée désn- rénblo !.Détcestable journée en pers- pectivo !.Muitié par entêtement, moitié par une sorte d'avidité instinctive, Aurélien accepta ce rôle ot lc remplit en concience.Mais ni à Snint-Gormain-des-Fossés, ni à Moulins, ni à Nevers, ni à Cosne, ni à Montargis, ni à Moret, nià Fontaine- leuu, l'homme à la barbiche ne descendit de son wagon pour no plus y remonter.Fvidemmient 11 revenait à Paris, son point de départ.Tout était pour le mieux.Sept heures moins douzo minutes au départ do Fontninobleau.La nuit, si prompte à descendre au milieu d'uctobre, couvrait déjà ln campagne, Le service se faisait aux lanternos.Plus quo deux arrêts avant Paris : ln station secondaire de Buis-le-Tioi fuvorisée spécialement d\u2019un train d'allure rapide matin et soir, puis Melun.\u2014Encore uno centairie de minutes, se disait Aurélion en baillant.Vraiment, la délivrance n'arrivera pñs trop tôt.Jo suis moulu, brisé, anéanti.Îl fut sur, ris par la halte brusque du tia'n à la station do Bois-lceRoi,\u2014 En Farcourant \u2019aoraire, cet arrêt exceptionnel d'uño séule minute lui avais échappé.\u2014Qu\u2019est-co qu'il y n 7 fit-il en s\u2019approchant de la portière.C'était un arrêt régulier, on pleine gare._\u2014\"Fonnerre du ciel ! cria Aurélien, mon Américain est descendu !.Et on efiet sur le quai, à In lueur des- -Inmpes à réflecteur qui éclairait, Ip : » gare, go profilait la haute et massive silhouette ! de 'honime a la barbiche.celle-lh ! s'excla- | 1no :poursuit { mais, je ne Déjà le coup dè sifflet du chef de gare Tetentissait, puis aussitôt to son de Hite plaintif du condncteur, puis le cri strident sing de la locomotive ot le train démarra.Aurélien avait saisi son sac de voyage ouvort In portière du côté opposé à la gare ct sautait sur la ligne.Heureusement pour lui aucun train no venait en seus in- verso.Il laissa filer l\u2019exprerzs, puis lente: mont, en se tournant le plus possible dans l'ombre, il quitta Ja voie ct monta sur le quai.L'Américain causait avec l'employé chargé de rocueillir les billets.Aurélien écouta, \u2014 Alors vous dites ?domandaint le voyageur.\u2014 Vous nlloz passer sous le pont à quelques pas d'ici, tourner à droite, suivre In route jusqu\u2019 l'église, seule avoc la tusirio au miliou de la plaine, traverser le vieux cimetière, passer une Eeconde foi sous le chemin de fer, au pont des Petits-Prés, remonter tout droit par un sentier à trn- vers champs.La première maison est celle de M.Dormelles, Pas à se tromper.Elle est toute seule.À cent tuètres en avant des autres.\u2014-Biun, Merci.Pt l'américain ayant récompensé com- ue il convenait tant de bonne volonté ot d'oxactitude dans le renseignement, quitta la gare et s'enfonça dans in nuit d'un grand pus régulier et ferme.Aurélien se présenta à son tour devant l'employé surpris qui croyais bien n'avoir vu qu'un seul voyageur.Mais on peut se tromper, surtout à la lueur douteuso des mêches à pétrole.Lo jeune homme s'informa a quelle heure il aurait un nouveau train pour Paris.\u2014A neuf heures, \u2014Bou, J'ai presque doux heures devant moi.Je reprendrai mon nécessaire de voyage en partant, serre-moi cela.Et léger, excité, un peu ému, il s\u2019élança sur les traces de l\u2019Américnin.La nuit était assez noire pour qu'il ne distinguât pas i cont mètres ia stature athlétique de celui qu'il filnit avec ardour et l'émotion d'un policier amateur et novice, mais il eutendait clistinctement, duns lo grand calme dos bois et des chumps, sonner ses pus sur la route ferrée.D'aillenrs no connaissnit-il pus l'iti- uéraire dans tous los détails ?L'Américain ne se méfiait aucunement il allait droit son chomin.Peut-être ses ponsécs intimes ne lui luissaiont-elle puè- re le loisir do s'occuper des choses exté- rivures ct se cruyait-il en complète sécurité au milieu des terres do ce village, \u2014 bruyant, animé lors aola belle saison quand ga population est triplée par l'uF- flux des amateurs de saine nature, mais silencieux ct paisible des la chute des feuilles ?On ne rencontra personne sur Îc chemin De jeunes garçons essayait au lointain de soutler daus un clairon faux des marches militaires.Poésie do rencontre saus doute, mais qui endrait bien avee cette soirée oLscure, maussade, froide, la note qui revenait le plus, c\u2019étnit celle, très mélancolique, très triste, de l'extinction des feux, avec sa dominante indéfiniment prolongé.Arrivé it cent pas do lu maison exactement indiquée par l'employé do ln gare, ct que désignait une lumière derrière une vitre, Aurélien s\u2019arrêti, Tl avait entendu les abois du chien, puis la lumière avait bougé de place, des voix avaient échangé des questions ot des réponses brèves, puis tout était rentré dans l\u2019ordre et le silence s\u2019était fuit do nouveau.\u2014Mon Américain a été recueilli, se dit Aurélien.Il est entré.Avançons.Le jeune homme parvint sans emcom- bre jusque devant la innisonnetto.Il ro- connut qu'elle était bâtie dans un immodes- to terrain enclos d\u2019un grillage de fil de fer solidement maintenu par da forts pioux.La fenêtre éclairée se trouvait à uno dizaine de niêtres en dega du grillage.L'espaco intermédiaire paraissait vecupé par des massifs de fleurs déjà flétries par les premières gelées, et de petites allées snblées contournaïent.\u2014Bien oui, se disait Aurélion, il doit se dire à quelques pus de moi, j'imagino, des choses intéressantes.Mais voilà, faudrait les entendre.Il hésita quelque secondes.\u2014Si j'usais ?.Et un léger tremblement parcourait sa chair malgré le chaud pardessus dont il était couvert.\u2014Bnst !.finit-il par dire, si je suis surpris, ON NO MO mangera pus après tout !.Uno aventure commencée si bien, conduite avec taut d'art et tant de bonheur finirait en queue de poisson ?Jo ne pourrais pas faire In pige au mouchard de l'oncle Daniel ?.C'est pas pour rien que jo suis entdté et que jo me serais rompu les os pour ne pas déniordre d'un ca- prico ou d'urio curiosité !.Allons du courage !.Lt résolument il s'approcha de la porte grillagou qui fermait l\u2019euclos, constata qu\u2019elle n'était fermée qu\u2019au loquet, Il soñlova délitatement celui-ci, poussa lo battant mobile ot ayant bien soin de le luisger large ouvert derrière lui, il s'introduisit dans ln propriété.Sur In puinte des pleds, il se dirigea vers Ja fendtie ol Ia Tumitre ot un bruit de voix de plus en plus distinct l\u2019aiti- raionit.Justément-uñ appoñtis qiii ser \u2018vait de cabane à lapins formait aveo lo pignon de ls maison un renfoucement qui lui ofirait uno cachette propice.Il s\u2019y glissa, Puis so peuchant uu peu en uvançant précautionnément la této il regarda.Une cuisine assez vaste ot tres propre, éclairée par une lumpe à abat-jour.Au milieu de la pièce, une table dressée, deux couverts, une soupière découverte ot fumante.Le dîner des Dormelles avait été sans doute interrompu par l'avrivéode l\u2019étranger.Celui-ci était assis et tournait lo dus.Durimelles et sa fomiume, assis égale- went, se tronvaient eu faco, éclnirés à plein par ls Inpe.Petit do taille, trapu, vigoureux, une moustaclie grise assez mince coupant si figure brune, hülée, avoc un air de rude franchise, un caractère d'honuêteté invé- téréo, tel étuit le père du Jieuteuant Philippe.Maris-Jeanue.la mère, était d\u2019une taille plus élevée, mince, le viengo d\u2019une pâleur blaucho illuminé par des youx vifs et Lrillunts, elle prraissait d'une sauté déli- cite, wis l\u2019énergie do l'âtie devait chez elle auppléer à In faiblesse du corps.En co moment, l\u2019étraager disait d'une voix sourde : \u2014Vous ne me reconnaissez pas ?\u2014Non monsieur, répondit nettement Dormelles.Marie-Jennuo dévisagenit lo nouvesu venu et un sentiment d'inquiètude onva- liissait pou à peu ses traits ex pressifs.\u2014Souvenez-vous de la terrible nuit du 18 janvier 1884 !.\u2014Mon Dieu !.crin Dormelles.Vous êtes l'homme ?\u2014Oni.~ Oelui que poursuivait les gendarmes?~~Qui.\u2014Qui portait un petit enfant dans ses bras ?.\u2014Oui, \u2014Vous êtes.?Une angoisse qui sorrait le vieux garde i In gorgo l\u2019empêchait d\u2019articuler les mots.\u2014Oui, oui, oui, ncheva le voyageur d'une voix ferme ob triste, je suis Robert Duliesme, le muurtrier, l\u2019ancien forent!\u2026.Ah ! fit Aurélien qui ne perdait pus un mot do ce rapide dialogue, mon flair no m'avait pas trompé, c'était lu voix du sang qui mo murmurait des choses à l'oreille!.Voici mou oncle, inon cher oncle d'Amérique !.Ii y avait cu dans la maison un moment de stupeur.Soudain Mme Dormelles, dont la pileur avait encore angmenté, dont les youx brilluient largement, ge leva d'un mouvement fébrile, et menagante, marcha sur Robert Dulicsnio.-\u2014(Jue veuez-vous faire ici ?.elle avoc une sauvage énergio.Le chien de Dormelles, un griffou à poils rudes, qui depuis quelques minutes grondait sourdement, éclata en abois fu- ricux.Robert Duhesines\u2019était levé, pâle, dou- loureusoment ému.I] balbutinit des paroles qu'un entendait pus.Lo chion akoynit sons discontinuer au pied de la fenêtre.\u2014Tais-toi, Rolland, silence !.disait Durmelles en s'efforçant de le calmer.Rolland ue se tuisait pas.Alors le garJe prit l\u2019animal, lo trainait jusqu\u2019à la porte ot le mit en dehors.Lo chien s'élança, concinuant d\u2019aboyer fit le tour de là maison et tout à coup se drossa devant Aurélien de Prabert, rencogné le long de la muraillo et fort désa- gréabloment surpris par cetteattaque inu- tendue.Rolland n'était pas do forte taille, mais il avait bonne gueule, paraissait d'un ca.ractèro fort peu accomodont.Ramassé sur sou train de derrière, prêt à bondir, il montrait deux pnires de crocs d\u2019uno respectable longueur furieusement entrechoqués à chaque coup do gusier.\u2014-En voilh uno sale bêto !.fit lo jeune homme effrayé.C\u2019est à moi qu\u2019il en avait !.Ft bien ! jo suis dans une julie situntion !.Il fait un train d'enfer ot son maître va sûrement venir !.Et comme le chien so rapprochait do plus on plus, il voulut l'éloigné on lui luu- gant un coup de pied, Mais la bonne bate so déroba, fit un saut do côté, et, ripos- taut par une attaque à fond, se jotu sur Aurélien et lo mordit à la cuisse.Le jeune hommic eut un cri de douleur et de rage : \u2014Ah | maudit chien ! Si j'avais scule- ment uno canne, un bâton pour mo dé fondro ! 11 avait bien sur lui un rovolver de poche, mais ce n\u2019était pas le moment de s'en servir.La position étuit intenablo.\u2026 Il fallait avant tout sortir de l\u2019enclos.Quel dommage de s\u2019en aller ainsi, à la minute même où il allait apprendre quol- que sccrot,\u2014 il en avait Vintime conviction, \u2014 lui donnant barre sur son rival et li permettant peut-être de faire rompre le mariage imminent do Philippe ct de Marguerite !.C'était jouer de inalheur! out avait été ai bion jusque lal.Et sa colère of ses regrets étaient plus cuisants quo la déchiruro faite duns sa chair par les crocs de Roland.Et il était toujours lit, le maudit chion, toujours déterminé, toujours menaçant, toujours buïlans.Cria-t- + Lui faisant face, Aurélien glissn le long de in muraîlle, s'éloiguant de la feuttro, battant cn retraite de fico piteuso, fou de rage ct d'humiliation.4 -Cochou de chien !.Mossard ! Cabot de malheur ! en tâchant de garantie 8ez jambes de nouvelles moraures.Cu ne vaut pas quat'sous CL Ça vous empbcho d'apprendre des choses au\u2018un puicrait d'unu fortune !.Ah! si je t'attrape on dehors de In clôture, sale laquet, tou affaire eut claire I.Tiens, voila pour toit.Uni coup de pied mieux dirigé que le premier atteignit le chien en ploin mu.sceau.Lo pauvre Roland reculs avec uno une plainte sourdo suivit de cris do douleur très aigus, puis la colère, le désir de vengeance do l'animal battu, lo précipité- tent de nouveau sur son ndvorsaire.Heurensement pour celui-ci qu'il avait atteint la porte d'entrée ct qu'il put retirer à temps sur lui le ventrail grillage.Aurélien avait au poing sun révolver tout armé, maintenant résolu à rer sue - chien s'il le poursuivait dans les champs, Certes, Roland pouvait d'un bond sauter par dessus la clôture et poufreuivne sou eunemi, mais l\u2019entelligent animal seu- blnit connaître lu limite de ses droits : prêts au cops a corps dans l'intériaur do la propriété de son maître, il wavaib pour l'instrus reconduit et inaintouant sur le chemin do tout le monde quo dos, inenacus, des nbois, dus sauts désordonsr nés tout lo long do la palissuto.! Aurélien dévorant sa fureur, honteux do sa déconvenue, domeura quelques mi nutes à rôder autour de In maison.Il se pluça dans l'axe de la fenêtre ct tach de divinor à l'attitude ot aux gestes ce quo disnient les personnages dont la voix ne parvensieut plus jusqu'à lui.D'aileurs la scène dont il connaissait le début ot qui s'aunonçait comme violouto, paraissait, au contraire, avoir perdu tout curactèru passionné, Comment ?l\u2019ours quoi ?Robert Dulicsme, Dormelles ot Mario.Junnne, autant qu'il en pouvait juger à travers les troillages ut les arbustus, étaient assis ct causuient paisiblement ou à peu près.: Mais le maudit chien, au rebours de ses maitres, nese culmait aucunement.Ses abiviement avaiont dans tous la nuit des intensités efiiayantes.Tous les échos de In fordt somblaient lui repondre ila fuis.Les bruits du village s'étaient tus, le clniroa lui-même avnit lassé les jeunes lèvres inhabiles qui le tourmentriont, ob c'étuit dans tout l'espaco un silenco pe- \u2019 sant ob suggestif que troublait, seulo et formidablement, In voix de Roland.Il Fallait que chez Dormelles on fût bien vecupé pour que lo garde no vint pas reconnaîtro la cause des fureurs de sun chien.Cola ne pouvait duror.Evi- demmont on allait sortir etse reudro comple.Alors Aurdlien jugea que son éxpédi- tion était terminée ; il no saurait rien cette fois, du secret qu'il pressentait ot il n\u2019avait qu'à s\u2019en aller, Il reprit dune, dans la nuit, le senticæ qui se cirigonit vers in gare.Sa morsure, maintenant refroidio, lo faigait horriblement souffrir, \u2014 lui qui ne connaissait pas la douleur physique, \u2014 ct co fut on traînant la jumbe, en jurant et en so ln- mentant à chaque faux pas qu'il atteiguit Ia station, 11 espéra jusqu\u2019au dornier moment que Robert Duliesme rentrerait à Paris par le mémo train que lui.Mais cet ospoir fut déqu.\u2014 C'est érul, maugréait-il, on montant pénillement daus son compartiment, nous tenons une piste sérieuso, ot Daniel en fera son affuire.Nous n'avons pas fini de rive.Ça no fuit mémo quo coimmeoncer., 11 L'ENFANT \u2014Queo venez-vous fairo ici ?\u2014 n'était écriéo-Mimo Dormeiles, en s\u2019élançant mes uaçante, les traits angoissés, vers celui qui venait de dire avec uno douleureuso franchise : \u2018* Je suis Robort Duhesme, le meurtrier, l'ancien forçat !.Les aboioments du chien qui avait éventé lu présence d'Aurdlion derrivre In fenêtre empêchérent d'ontendre lu répon- so troublée, balbutianto de Robert.Mais lorsque Dormelles eut ouvert Ia porte au fidèle gardien, ainsi quu nous on toute hâte, ému lui aussi, inquiet, le gesto brusque.\u2014Oui, que venez-vous fuirc ici ?., ré- péta-t-il.\u2014Oh ! mes amis, s'éerin Robert aves une infinio tristesse, je vous on supplie, ne vous méprencz pas sur mos intentions, Je ne suis en France que pour quelques jours.Jamais plus vous me revorrez.Jo viens seulement vous demandez la grâce de parler de Lud quelques instants avec vous, \u2014Mnis vous avez juré que vous ue pa- raitriez jamais devant nous ?.\u2014J'ai voulu mourrir.Par deux fois, In mort n\u2019a pas voulu de moi.\u2014Qu'importe vous ôtes mort nous I.\u2014Vous savez bien, dit avec force Mme pour - = s l'avons précédoumment rapporté, il revint \u2014- \u201ci \u2018 / Dormelles, que mon fils ne pout pss vous - sonnedtre.Jo dis non fils, vous entendez 7 \u201c \u2014EL vous avez mille fois raison, sainte et digue fcimme.Vous Êtes sa mère, votre bravo mari est son père, aussi moralement Que légalement, aussi bien devant Dieu Que duvant les hointies.Moi, jo ne suis Qu'un pauvre misérablo «nj ai souffert horribloment durant toute ina vie ot qui viont vous demander un peu de pitié, pondant une heure seulement.\u2014 Alors vous ne voulez rien Ini apprendre 1.\u2014Platôt les tortures do l'enfer que d\u2019ê- tre la cause d'un tel inalhour !.\u2014 Vous ne voulez pus lo reprendre 7._\u2014Le pourrai-je, 51 une aussi offroyable idée pouvait germer duns wun de 2.\u2014Non, vous uo le pourriez pas! dit Mure Dormelles avec une sorto de défi.Uni soupir gontla la piussanto poitrine .de Robert Duhesnio.\u2014 Vous voyez bien que vous n'avez rien à craindre de ma présence.D'ailleurs un mot de dénonciation ot le premier gendur- me venu mo mettra lu man su collet, J'avais demandé un sauf conduit pour venir en France, en me l'a refusé, Mais j'étais si inquiet, si lus, si travaillé du désir du revoir mon pays, de suvoir ce qu'il était ndvenu de l'enfant, que je suis parti quand même.Quand j'aurai su, Quand vous in\u2019aurez tout dit, je m'en itai bien vite, emportant dans mon vieux cœur assez de chaleur et de réconfort pour finir sans d'autres souffrances, une vio qui désormais sera courte, j'en ni lu certitude.En disant ces parvlos, l'attitude de Robert Duhesnie était si vraie, sun nc.cent si sincere, que les Dormelles furent convaincus, Linquidtude et V'efiroi gu'ils avaient manifestés dés apparition du Voyageur se dissipérent en partie.Le mari ct ln femmo échangèrent un regard, Tous deux se comprirent.Ils reprenaient confiance.-\u2014Asseyuz-vous et parlez, dit Dor melles.\u2014Merci.Vuus êtes bous.Si vous saviez, il y a des années quo j'aspiro après ce moment ! Ah ! pouvoir dégontler mon cœur, donner enfiu- libre essur à tout co qui s'est accumulé li, depuis vingt-six ans, Cal il y a vinut-six ans que la entas- trophe est arrivée ! Personne, personne pour en partager le poids ! Le sermont que je vous avuis fait, l'horreur et la hun- tu de ce que j'ai été m\u2019interdisaient toute espérance ! \u2018* Oh ! ce que j'ai souffert pendant les vinat six aue, les personnes de vie calme el d\u2019onnêté régulière ne peuvent le comprendre ! Evadé de Cayenne, j'ai connu les tisères les plus efroyables, mais j'ai triomphé do tout, j'ai tout dompté, et je suis aujourd'hui sous le nom d\u2019Etias Bull- wer l'un des personnage les plus riches et les plus considérés d'Amérique ; ais hélas ! je ne suis pas venu à bout d\u2019anéantir en moi la petite flamme d'amour qui brülait pour le cher petit être luissé en France.\u201c* Cruellement trahi, je n'ai vu systématiquement autour de moi d'hypucrisio ettrahison, plus d'affection, plus d'amitié, Plus d'amour, mais la petite flaunne grandissait malgre moi ct pronait tout mon cœur, toute mon âme pour aliment.\u201cJai lutté, lutté.Jo me suis lancé dans les entreprises les plus hasardeuses, je ne suis astroint aux labeurs intelloctu- els et physiques les plus capables d'anni- hiter un homme, l'oubli u'est pas venu.* Pendant vingt-six ans, j'ai combattu victoriouscinent pour ne pas manquer a mon sermont, J'ai eu l\u2019affreux courage de ne pas chercher à savoir si l'unfaut était vivant cu mort, de ne pas m\u2019inquiétor de vous, de faivo brutaloment taire toutes les révoltes de mon être, d\u2019écraser les es- .pairs fuus qui parfois me venait.Mais je suis vicux, mon corps est usé, ma volonté n'a plus grand ressurt, alors j'ai été faible ot lâche, In petite flammo a vaineu.Par- donnez-imoi, \u2014Nous vous pardonnons, dit Mme Dor- mielles.Robert Mahesme lui adressu un regard plein de reconnaissance.-\u2014Maiz comment, avez vous su que nous demeuriau:: ici ?Qui vous a donné ce renseignement ?demanda l'ancien garde.\u2014Je u\u2019ui pas cherché.Je n'ai payé aucune agence pour l'avoir, C\u2019est le husard qui a tout fait.Il n'y a que trois jours quo jo suis en France.Ma première im- puision à été de courir à Miramont et de refair: pns à pas mon douloureux calvai- vaire de 1864.En arrivant au village j'eus la curivsité d'aller consultor à la mairie l'acto de naissance do votre fils, vous conprenoz, je ne savais même pns le petit nom que vous lui aviez donné !.Le nom de famille, je l'avais appris par les pièces de mon procès; un plan de la région avait été dressé et sur ce plan figurait la ** maison du garde Dormelles \u201d.C\u2019est le soul détail qui m'ait intéressé dans tout le dossier.Justement, lo secrétaire, accu- pé à copier cet acto, m'expliqua que cette copio était destinés au père de Philippe Dormelles pour le mariage de son fils.**\u2014Vous savez l'adresse de M.Dormelles pèro ?\u2014 Mais oni, \u2019 me répondit cot hom- ine.Et illindiqua tout nussitôt de lui- même.A Bois-le-Roi, Seine-et-Marne, \u2014 O'était avant hier.Jo.no pus résister à la tentation.Voilà pourquoi je suis ici.ae Et - ; ai ESN A Eh \u2014Bien.Je m'explique, fit le forestier en approuvaut de la.tôte.Une avidité se réfiéta dons le regard de Robert : \u2014-Alors il se.commoenca-t-il i doman- der, Mhnis s'orrêtant soudain : \u2014Non.Vuus me direz de lui ce que vous vuudrez bien, tout à l'heure.Il faut avant tout ce que j'ai fait en France et co que j'ai intention de faire, avec votre expresse autorisation.Rien sans cela.Voyez-vous, j'ai voulu revivre l\u2019effroyable nuit d'il y a vingt-six ans.l'as à pas dans lus ténèbres, j'ai suivi la route fatale, m'arrétaut longuement aux stations douloureuses, j'ai traversé la Cou- ze, j'ai escaladé les rudes sentiers do In montagne et, comme il y à vingt-six ans, je me suis arrêté, épuisé, sanglotant, devant la petite maison que vous linbitiez, sur le bord de Ia grand\u2019route.Elle n'a pas beaucoup changéd d'aspeet.Tout de suite je l'ai reconnue.Des forostiers, vos succveseurs, dormaient là.Jo ne les ni pas réveillés et, fermant les youx, à genoux sur le seuil, j'ai évoqué le piissé.Je me suis vu traqué, poursuivi comme une Lôte fauve, perdant mon sang, i bout de forces, un puuvre potit enfant endormi dans les bras, je me suis vu traversant le chemin ot me dirigennt vers votre niaison, attiré par lu lurnière qui y brillait encore i cette heure avancée de ls nuit.La porte étuit grande.Après avoir mouté les trois marches qui surélevaient le seuil, je m'arrêtui saisi d\u2019épouvante.Cetto maison était une maison de deuil.Deux bougies de cire brûlaient au chevet du petit lit d'enfant.Et sur le sol une jeune femme se tordait en proie à une criso de désespoir.Un homme qui enn- glotait lui-même cssayuit vainement de la consoler.Jamais je n\u2019ui entendu de cris plus déchirants, de plaintes plus puigunn- test.Ce lugubro souvenir évoqué par Robert émut extrômement le vioux garde ct sa femme.\u2014I! y avait trois sciuaines quo je disputais co pauvre petit être à Ia mort, murmura Mme Dormelles dont les youx ruis- selnient do larmes.Tant de peines por- dues, tunt d'amour inutile, tant de supplications au ciel, tant de prières inexau- cées !.\u2014Et puis, dit à son taur le garde, l\u2019enfant, dès su naissance, avait cansé d\u2019atroces souffrances à sn mère, olle avait failli mourir en lo mettant au monde ; c\u2019est par miracle ct à force de soins que nous l'avions amené jusqu\u2019à l'âge de deux ans.Mais nous l'aimions d'autant plus qu'il nous avait causé plus de poines.Ensuite, it cause des couches douloureuses de ms femme, le médecin nous avait dit que uous n\u2019en l'aurions jumuis d'autres !.\u2014Oui, roprit Robert Duhesme, c'est par une inspiration de Dieu quo j'entrai dans votre maison, que je m'approchai de vous et gue jo tendis mon tils à ln mère.disant : \u2018* Vous pleurez votre enfant, pauvre femme, prenez celui-ci.I! est à vous.\" ** A moi !.A moi !.,.fites-vous en relevant le front.** Et vos yeux égarés se fixèrent sur cet étranger qui surgissait tout à coup ot ses traits ravages, ses yeux weurtris, sun front frappé de la malédiction divine révélèrent qu\u2019il y avait en luiun nbime de douleur somblable à celui qui s'était creusé en vous.Puis votre regard tomba sur l\u2019enfaut.J'avais légèrement écarté les châles de Inine qui l'euveloppaisnut et sx mignonne tête apparaissait, ot délicate, si blanche, si jolie |.\u2014\u201c Amoi! A moi! vépétâtes-vous incertaine, avançant vos Lras vers Venfant ct les retirant aussitôt, d'un mouvement instinctif.\u2018*\u2014 Oui, à vous, repétai-jo, à vous pour toujours !.\u2018Ecoutez.Je suis un misérable.Les gendarmes mme donne ln chasse comme à unu bête fauve.Ils ont tiré sur moi.Jo suis blessé.Mes forces sont à Lout.Je ne puis leur échapper que par la mort.Tout à l'heure jo vais mourrir.Prenez donc cet enfant et inottez-le à In place de celui que vous avez pordu.**\u2014 Mais sx mère /.demandâtes-vous.Et co cri dovait jaillir de vos lèvros, ad- mirablo créature.\u201c* \u2014Sa mère est morte ! criai-jo d\u2019un accent farouche.Et son père impuissant ile défendre, son père qui n\u2019a à lui léguor qu\u2019un nom déshonoré, à jamais infime, son père qui aspire À la mort, vous le dunne, entendez-vous ?\u201c\u2014Je vous en supplie, coutinuni-je, \u2014 et des sanglots hachaient mes paroles, \u2014 prenvz-le.sauvez cotte innocent.vous uimicz tant votre petit que vous ne vous consolercz jamais de sa perte.puisqu\u2019on vous dit que vous n\u2019en auriez jamais d'autres.ce serait un dueil éter- uel.celui-ci vous consolura.vous fera oublier.Ah ! Inissez-vous apitoyer, ne mo repoussez pas.Vous voyez bien que je nu puis plus, que mes forces s\u2019en vont.mon sang a taut coulé, le fruid est si dur, que mes membres s'engourdissent et que ma tôte se pord.Pitié ! Pi- tiél.\u2014** Vous étiez de braves gona.Votre cœur était-bou.Mes paroles déscspérées vous touchérent.Et puis la jolie figure de l\u2019enfant parlait d'une autre et infini- LA JUSTICE iment plus persuasive éloquence que ma voix.Déjis la mère ne pouvait plus détacher ses regards de la mignonne tête en- -{dormie.Suudain l\u2019enfaut s'éveills ; encu- rè dans sun rêve de chérubin, ges paupid- fcs à domi soulevées, il murmurs : ** Maman ! maman !.\u2019\u2019 et il vous tendit les bras.\u2018 Ma cause et la sienne étnient wa.gudes, Un irrésistible mouvement et il fut sur votre sein, fébrilemont surré, dé- vord de caresses urdentes.© Oh! morei, merci !.balbatisi-jo éperdument, \u201cEtily cut tant de joie dans mon être brisé que je chancelni en jutanl co cri de supréme délivrance.Se tournant vers Dormelles, Duhesnio ajoutu : \u2014-Alors vous intervintes : \u2018* \u2014 Soit, dites-vous.Nous gardons va- tro onfant.11 prendra la pluce de cului qui vient de vient do mourir, Mnix nous voulons qu'il soit nôtre, qu\u2019il ne sazhe rien du pussé et qu'on puisse jamais nous le reprendre.** Je lo veux nussi de toutes nios forces, ** \u2014Jamais vous ne reparaîtrez devant nous ?\u2014 *\u201c Je vais mourie !.** Juvoz ** Je le jure sur lo Dieu qui me jugera dans quoiques heures !.,.Ët maintenant adicu !.** \u2014Vos habits sont geléssur votre corps ; il y a sur le plancher uno mare de votre sang ; réchautlez-vous un moment, jo vais jeter un fagob dans l'âtre, Inissez- moi soigner votre blessure.** \u2014 À quoi Lun.Une grace seulement.** \u2014Laquelle ?** \u2014Permettoz que je l\u2019embrasse une durnière fois, ++ \u2014Fuites, \u201c« Silencieusement, longuement, mes lèvres s'attachèrent sur lo front do mon fils, puis je sortis sans tourner In tête.Tout était consomnué.** Vous avez appris sans doute que je m'enfonçui dans les profondeurs les plus sauvages de la forêt.Au fond d\u2019un ravin perdu, je me glissai sous une reche.Lo pou de forces qui me restait, \u2014 oh ! bien peu, \u2014 fut employé par moi à pousser devant l'ouverture decet éternel tombeau, jo le cruynis du moins, un amas de terre et de feuilles séehes, puis je w'éva- nous.** Dans l\u2019état où je we trouvais, c'était ln mort à bref délai, ju ne devais pus sertir de cut engourdissement qui éteignait toutes mes soufivances.Iih bien ! non, Ju fatalité voulut qu'on mme découvrit !.O l'épouvantable réveil ! \u2014L'épouvantable nuit pour nous aussi, allez! murimurait Domnelios, tout frissonnant.Elle est Lien loin dans le passé, mais quand son souvenir me traverse l'es- pri, lv sang se glace dans mes veines! .Femme, un verre do vin !, .Après avoir bu, le vieux garde poursuivit: \u201cNous avious deux enfants, Van vivant, l\u2019hutre mort.Celui qui vivait devnit rendre Is placo de celui qui n'était plus.Iuis quo faire du petit cadavre ?O l'hor- rihle besogne de celle d\u2019un père assem- Llunt lui-même les pisuches du cercuuil de son ecnfaut !.Nous avions fermé la porte, nous avions Larricadé dans notre maison, eflards, silencieux comme des criminels.Le bruit du marteau enfonçant les clous nous causit uno sonlfrance inouïe, ane appréhension terrible.Chaque coup qui frappait nous répondait au coeur, uous meuttrissait le cervenn, Puijs il failut déposer le petit dans la boîto que je vents d'assembler.La inère ne voulait plus s\u2019en séparer.Une nouvelle crise de désespoir l'avait suisie.Et moi, je n'avais plus de force d'exiger le douloureux sacrifice, T1 me semblait que nous allions commettre un sacrilège, que nous volions à l'enfant les prières de l\u2019église, lo chant des prêtres, sa plucc au cimetière, que nous le plongions une seconde fois volontairement de nos muins'dans les ténèbres de lv met! ** Vous avez souffert, monsieur, cette nuit-làa.Nous aussi, je vous assure.\u2014Oui, murmura Robert.\u2014Enfiu, après bien dos pleurs ct des sanglots, nous nous déterminâimes.Le pavvre petit fut cloud dans ln bière, ot précicitamment dans la crainte de faiblir encore, je Pewportai.Je mo saisis d'une piuche ct je courus à travers buis jusqu'à uno claivière sableuso que je connaissais Lien et dunt lo calme ct la solitude m\u2019avaient frappé maintes fois.Non loin d\u2019un bouleau qui se dressait dans le ciel com- mo un grand ciergo blanc, j'attaquai In terre.Mais In gelée l'avait profondément durcic et lus prem:eis coups du pic de ma 10che sonnaient conne sur le rocher.ta biso était glacinle, mais bien que j'ausse enveloppé le cercueil do ma vareuse pour que le froid ne le péuétrit pas, jo fus bientdt en nage, Deux heures durant, sans trôve ni repos, je travaillai avec acharnemeont, avec rage, \u201c+ Jo suis brave, monsieur, j'ai fait les guerros d'ltalie et de Crimée, ot j'ai gagné la médaille militaire sur le champ do bataille.Wlaintes fois dans ies expéditions do nuit contre les braconniers, j'ai prouvé quel était mon sang-froid et mon Flotbert courage.Eh bien ! là, tout seul dans ce Le Es huis avec ce pktit corps dont.je creusni la torbo, j'avais peur, une peur irrésistible, une pour affulauto 1.Cr \u2019 \u2018* Et je redoublais d\u2019efforts, ot je'tAchai par la vigueur de mes coups do pioche ot par une application acharnée à mun travail de chasser les terreurs qui m'nsscillaient de toutes parts.J\u2019attoignis enfin la terre meuble et le trou se creusn plus vite.Je le voulais très profond, an Que plus tard des bucherons v'allassent ms cn arrachant quelque arbre trou.hler l'enfant dans son éternol repos.** Quand co fut fait, je descendit lo po- tit cercueil, lentement, doucoment, tout au fond.A genoux au bord do la fusse, ju fis le signo de Ja croix et récitni toutes les p:ières que je savais encuro, Puis ce fut le recomblement.la disséminution des terres en trop duns un fourrd, le trans.pert de feuilles «1 do brovssiilles sur le sol fraîchement remué, l'effu ement de cette tombe perduc dans l'immensité des Lois.Ob ! nol ue la découvrira jamais, des croupes succussives ont modifié l\u2019as- pret do la forôt et la terre à dévoré son tristo secret ! ** Quand Je revins à ln maison, épuisé, 1n0 soutonant à peine, ma femme m'atton- duit, assise devant lo feu, notre nouvel enfant endormi sur ses genoux.\u2018Elle m\u2019intorrogen d'un rogurd plein d'angoisse.tm C'est fait !.répondis-je.\u201c\u2014Mon Dieu !.fit-elle.\u2018\u201c* Etcomme dos sanglots soulevaient nos deux poitrines, elle me tendit soudain l'enfunt en disant : *-Doimelles, embrasse ton fils, eme brasse tou putit Philippe !.Oui, ju l'embraissai rudomunt et de bon cœur, et je sentis un grand calme renaître en moi.Mon enfant n\u2019était ren- ul.À suivre.) 0 We.LA GRIPPE Le mayen d\u2019éviteor ses ACsastrenx ctfets Voila qu'on annonce quo la grippe recommunce à friro des siennes en Amérique.Nous espérons que nos lecteurs ne se laissereut pas prondre au dépourvu ot seront assez prudents pour recourir de suite, à lt moindre aprarition de cette vilaine visiteuse, nu remèdo que les médecins recommandent comme l'un des plus elliences daus toutes les tualadies de la poitrine.Lu Vin à la Créosote de Hôtre de J.B.Morin est souverain dans tous les cas d'affections respiratoires.Tous les juurs nous recevous des lot- tres de remerciements d'une guérison soit d'une brouchito, du l'asthimo ou d'une maladie grave, telle que 'atteste ce cer- tilient que nous vous conseillons de lire : M.J.B.Mons, 161, ruc Saint-Joseph.Dopuis 6 à 7 muis ma femme était malade, ello toussait souvent, et elle affni- blissait graduellement, elle souffrait constamment d'une oppression qui ln fatiguait Lenucoup, cola ne faisait craindre In cousomption, clle avait fait plusieurs traitemunts ct essayé différents remèdes ct rien ve lui faisait du bien.Quand un ami me donua un acon de volre Fin à lu Créosote de Hêtre, combiné In Gen- tlinoetäln Noix Vomiquo qu\u2019elle a prise, Du promier flacon elle s'est aperçue d'un grand soulagement qu'il l'a encou- ragéc à continuer le traitemont, et sous peu «do temps après sa toux est disparue, scg forces rovinrent et son oppression a complètement cossée.Maintenant je compte ma femme sau vée do toutes ses affections graves, entre autres la consomption.M.Marin, jo dois vous dire aussi que mon enfant souffrait bonucoup de ln coqueluche ot jo l'ai guéria promptement avec votre Fin à lu Créosote de Hêtre.Je me fais un devoir de Je faire connaître à tous ceux qui souffrent de ces maladies et je vous remercie des guérisons nussi prompte, © Je demeure, Epbouvanp Carox, Huissier, De St-Roch des Aulnaices.11 fant qu'il alt du mérite - I! faut récllomont qu\u2019il ait du mérite, car le Bœwme Rhwmal est chaque jour de plus en plus demandé.Les médecins lo recommandent à ceux qui toussent.Il guérit rapidement et sûrement bronchites, catarrhes ote.Il est chez tous les harmaciens ot tous lo vendent 25 cts, la outeille.Panique dans nne église New-Haven, Conn., 16\u2014Au moment où uno foule était assemblé daus l\u2019église catholique de cette ville pour assister aux obsèques de Ruffude Del Grogo, assassiné la semaine dernière, le plancher fléchit tout à coup de trois pouces.Une panique indescriptible s'empara de l\u2019assistance, qui se rua sur les sorties, Des.femmes ot des enfants furent fouiés aux pieds.Mais fait miraculous, aucune personne n\u2019a été séricusement blessée.La récolte de glace Une industrie considérabic \u2014 En compaguie du cunseiller N.Run.cour, notre reporrer est allé visiter hier l'endroit où on fait In récolte de glaco sur les battures de Buaupert, L'industrie de la récolte et de ln vite de ln glace est plus considérable qu'on ne lu croit généralement.Deux marchands do glace travaillent en ce moment ala récolte et pour so faire une idée disung que M.Rancour a iv lui seul a son cuplog une cinquantaine d'hommes.Bientôt il en aura le double ct lorsque la comp.gnie Allan, le Pacifique, le Frontenac, 1g St-Louis, le Victoria, ete, comm-nce.ront leurs récoltes, il y aura plus de trois cents charretiors employés.La glace où on Ja prend est absolument pure.Elle à à présent 20 pouces d'épnis- seur ct au milieu de mars elle nuta jusqu'à 30 pouces.Elle est mesuréu, sciée par morceaux pueant environ 900 livres el trausportée dans los glacières.Cette industrie donne du pain à plus de 150 familles durant l\u2019année.Le travail de la récolte s'opère avec uno exactitude mathématique.\u2018l'out marche comme dans une manufacture, La glace est remarquablement belle cette année.Reprise des.travaux Ditr Ia manufacture den mouliiss à coudre ** Singer * South Bend, Ind., 15.\u2014La manufacture des moulins à coudre Singer, qui omploie 300 hommes, n ropris ses travaux Hier, Il y n aussi roprise de travaux dans d'autres établissements donnant de l'emploi à un millier d\u2019ouvriers.Racine, Wis.15.\u2014La \u2018\u201cJ.J.Caro throshing machine Co\u201d, dont l'établissement était fermé depuis six mois, à repris ses travaux hier.300 ouvriers sont maintenant à l\u2019œuvre dans ses ateliers, SUICIDE D\u2019UNE MERE Elle se noie nvec son enfant Windsor Mills, 15\u2014Un drame bien triste s\u2019est déroulé ici hier.Une mère de fumillo s'ost suicidée en se jetant à l\u2019eau avec son enfant dans les bras.Cette in- furtunée est l'épouse de M.Haunah Moore, un respectable citoyen de cette localité.Madame Muoro s'est levée de très à bonne heure, et est sortie de In maison en portant dans ses bras son jeune enfant igé de 18 mois.Ellu s\u2019est dirigéo vers ln rivière St-François et s\u2019est précipitéo dans les flots avee sun enfant.À cet endroit le courant est si fort quo le pont de glace ne s'y forme jamnis.cs cadavres n\u2019unt pas encore été retrouvés.On a trouvé à la maison une lettre que ln malheureuse fonimo avait écrite à son Mari, et qui prouve qu'elle avait perdu lu raison.Lo pain N 18 cts Dopuis le 4 courant, les boufansers de Chicoutimi vendent le pain 18 cts.En outre, personne ne pourra acheter plus de 12 pains à crédit.MM.Georges Vézinn, Joseph Desga- gué, Arthur Boudrault et Gerges Gagnon ont tous signé une convention uniforme it ces arrangements, A Québec, le pain se vend 12 c.depuis une couple de mois.A Lévis, il se vend 14 cts.Elections muanicipales Hier, M.William Lee et M.Philippe Bazin ont été élus conseillers pour lu municipalité Notre-Dame do Qudbee.A Beauport MM.Thomas Parent et François Marcoux, cultivateurs, ont été, à l'unanimité, réélus conseillers à l'assemblée publique tenue hier.À Limoilou, M.Napoléon Lortie a été élu unanimemont hier.St-Ambroiso de In Jeune Loretto.\u2014 M.Augustin Bédard, réélu par acclamation ; Jérémio Pelisson, véelu par acclamation.\u2014La cause du auccès du Baume Rhu.mal cst connue de tous ceux qui en ont fait usugo : il guérit promptement eb radicalement.C'est Jà tout le secret.Prix 25 cents la bouteillo dans toutes les pharmacios, CREED DECES Blals.\u2014 Au faubourg St-Jean-Bantiste do Québco, le 18 janvier 15%, à l\u2019Ago de 18 aus ct 8 mois, Joroph Edounrd Arthur Blais, élèvo do cinquième olasso au séniinaire de Québec et fils nfné de Bd.N.Bluis, employé chez M, Z Paquet.Létournoau.\u2014Samedi, le 12 du courant, à St-Roch dos Aulnaies, Demoiselle Justine Lé- tournoau.Gagnon,\u2014Décédé à St-Pierre, Ile d'Orléans, sieur Narcisse Gaguon, à l'âgo de 78 ans, époux de fouo dame Nathalio Boissonnault.Braun.\u2014Le 8 du courant, au faubourg Sainte Jean, à l\u2019Age do 26 nns 10 mois, Madnmo Jo phine Demers, épouse do B.de Bales Braum employé civil ; Lefebvre.\u2014Le 10 du courant, à l\u2019Axc de Ÿ ans, Dame Edwidge Ponlin, épouse de M.Hoget Lefebyre.; ."]
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