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Titre :
La Justice : journal de nouvelles
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & Frère,[1886?]-[1895?]
Contenu spécifique :
samedi 13 juillet 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Justice (Québec, Québec: 1886: Édition quotidienne)
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Références

La Justice : journal de nouvelles, 1895-07-13, Collections de BAnQ.

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[" ra.A Lai Ce | SAMENT.3.FGI ¥ +205 _ aBoNNEMENTS: =.\" F- : : r BEDE, osspe thnase nanan 0-ote |: 5) Fe mois BEA eens 30 ots.p x ) A PAYABLES D\u2019AVANCE ; : > a, 2 a + 4 = .P ur pouvoir discontinuer, il faut payer EDITION DOMADAIRE ° et avertir au moins quinzo nos der an l'expiration \u2018lu l\u2019annoc, ou bin refuser Jo journal, TEE \u2014\" 5.J.DEMERS & FR ERE, Editeurs-Propriétaires } : - a JOURNAL DE NOUVELLES ANNONCES: \u2018[}'remèro insertion.voscocuue.VS CLS, |] Autrosinsortions.sestorsseso Scots, :| Nasssances, marlagos où décès.23 at Les annonces sufvantes soront ineérées pour UN CRNTIN le mot : Demandes d'emploi, demiandos do da moestiquos ou employos Annonces poe chambre ou pension, Adro:rez toutes lettres pour co Journaly LA JULTICE, Québeo.{ BUREAUX : 30, rue de In Fabrique, Québes QUEBEC SAMEDI, 13 JUILLET 1695 CY \u2014_\u2014 Catastrophe de Craig's Road $100,000 de dommages Liste des morts ct des blessés Deux versions de l'accident (Pour les premiers détails coir à la quee trième page.) de clinque côté où ils formérent un hor-! rible chaus qu\u2019on n'a réussir à déblayur.LE DESASTRE Les deux convois ne composuient l'un de neuf chars et l'autre de sept.Sur co nombre six ont été réduits en poudre ct les débris ne pourront tout au plus servir qu\u2019à faire du bois de chauffage.La locomotive du convoi qui a frappé lo train a été renversée hors do Ja voie et brisée.Des haquets entiers servant à porter les wagons ont été lancés à de grandes distances, dans toutes les directions et brisés dans leur chute.Le char-palais n'existe Plus que de nom, ou plutôt il est impos- siblo d\u2019en retrouver les débris qui gisent çà ot là ou pêle-mêle au milieu de la voie, In Lloquant et arrêtant complètoment la circulation.Ilen est de mêtme d\u2019une couple do chars de première clusse qui sont réduits on aiguillettes.Partout, sur une distance de deux arpents,ou aperçuit dans un chaos indescriptible les restes de co qui fut jadis des wagons d\u2019une grando richesse.pu jusqu'à présent (De l\u2019Evénement de mardi.) LA SCENE Parvenu sur les lieux du sinistro, notro} roporter n apergu le spectacle le plus, épouvantable qu'il suit possible d\u2019ima- iner.Vraiment, il faudrait une plume plus autorisée que celle d'un humble reporter pour donner uuo idée exacte de; co quia dû se passer à l'instant suprême où les deux convwis 50 sont frappée.Qu'un sc figure environ 800 personnes hommes, femmes et onfants quittant cette | nuit leurs foyers pour accomplir un; devoir quo tout catholique de ce pays ne manque jamais de rendre à ls grande thaumathurge du Canada ln Bonne Sto- Anne.En toute confiance, ils parcourent une grande distance et arrivent au terme de leur pôlorinage, inuis l'ange de In mort plane au-dessus d'eux.ll a choisi ses victimes et en muins d\u2019une seconde.ily frappe.sans choisir, nu hasard,et ses ki i \u2018 times sont en grand nombre, : Donc, cette nuit deux convois de pèle- ; rins partaient de Sherbrooke, l\u2019un à 9 h.! 30 ot l'autre à L1 heures, en route pour Lévis et de lh à Ste-Anne do Beaupré, terme du voyage, Les deux convois devaient se suivre à une heure et demie de distance.Le premier à pour conducteur M.Divnne, ct pour mécanicien M.Fur- guson ; le second sous la direction de M, McCabe avait pour mécanicien Hector McLeod.; Le premics des deux convois est arrivé à Craig's Rond à 3 heures et s\u2019y est arrêté pour renouveler sa provision d\u2019eau.En même teinps, Un convoi mixte partait de Québec sous ln direction de M.Au-} guste Bégin et se dirisenit vers l'ouest.Le convoi sous la direction do Dionne attondait en même temps le passage du convoi mixte.UN TERRIBLE NOMENT Soudain, lo bruit d\u2019un convoi se fait\u2019 entendre dans la direction de l\u2019ouest et les foux d\u2019une locomotive apparaissent de la feligion, adoucissant ainsi leurs der-' et au côté dans le luintain.Le danger n'ust cepen-, dant pas encore imminent.; La chose est parfaitement naturelle ; cela ge voit tout les jours et il est impus- McLeod et de l'abbé Mercier, ont pu se, sible de douter un instant que le mécanicien stoppers avant d'arriver à la sta-! tion en no voyant pas la voie libro.* Mais, nous dit le conducteur du' Puliman, M.Morewood, pendant que je mo tonais'sur la plateforme, voilà que je constate que la vitesse du convoi ne semble pas diminuer.Le convoi 'avance avec une épouvanta- blo rapidité, vomissant lo fou et la fumée.Une catastrophe va arriver | Des centaines de personnes vont être lancées dans l'éternité sans qu\u2019aucuns force humaine ne puisse empêchor cette épouvantable catastrophe.Le conducteur Dionne constate lui aussi le danger.II donne au mécanicien ! Turgueon l'ordro de mettre en mouvement le convoi arrêté.Le convoi part pendant que je m'enfuis de mon côte on sautant du train.L'instant d\u2019après, un bruit incroyable reveillait les échos aux alontours ; le tamponnement se produisait avec le bruit d\u2019un tremblement de terre ; la locomotive frappait le char-palnis.fuisant voler dans les airs des myriades d\u2019éclats et mettant en aiguillettes les ais durs et la forte charpente des wagons, Oeux-ci s'emboitant les uns dans les = Autres, furent culbutés sur la voie, lanoés ;16, dont 11 à Craig's > \u2018leusomant échappé à la mort.Il était \u2018avec l'abbé Mercier dans le char-palais Iinfin, il ne nous est pas possible de d mer une idée complète du spectacle dont nous ne connaissons pas d'exemples duns le district, snus en excepter la ca-| tastrophe de l\u2019Intercolonial à St-Joseph de Lévis le 18 décembre 1890.| Lu catastrophe de ce matin a pris du reste des proportions beaucoup plus considérables que celle de 1830 ; Ivs morts sont trois fois plus nombreux et les dom-; mages matériels infiniment plus considé- | rables.Ils ne peuvent se chiffrer cette fois-ci pour le compte de la compagnie du Grand-Trone i au moins $100,000.UNE SCENE DE DESESPOIR On n'imagine quo diflicilement la scène de désespoir qui a suivi l'accident.Les deux convois portaient au moins 800 pur- sonneg venues de.toutes les paroisses échelonnées le long de Ia ligne entre Sherbrooke et Lévis.Des fumilles on-| \u2018tidres prenaient part au pélerinage, ct comme cela se produit toujours, il était, arrivé (ub les membres de quolques-unes de ces fumilles étaient séparés los uns des autres, ~ + Lorsque l\u2019uccident se produisit, une in q J immense clameur fendit les nirs et monta, \u2018vers le cie), suivie de gémissements et de jambe cris de désespoir.La commotion duns les deux convois fut torrible.Les gens furent, culbutés dans les chars tandis que d\u2019autres cherchaient leur salut en sautant des chars, hors desquels, du reste, de nombreuses personnes furent précipitées, par lo choc, les unes se blessant issez grièvement dans leur chite, lo.long des rails, Pendant trois heures, les pluintos ct; les gémissoments se croiserent.Les passagers appolant qui su mère, son père, | son frèrd, des enfants, cherchant à droite et à gauche.Pout-on décrire lo désespoir qui accompagnait la découverte de chaque | cadavre et de chaque blessé 7 | Les pasteurs à leur puste prodiguniont | à leurs ouailles les dernières.consolations niers moments.Tous les morts, dont nous donnons plus loin la liste, à l'exception de M.Queensland, de l'ingénieur i i confesser, LE REVEREND M.BRASSARD Notre ruprésentant a eu une entrovuo avec le révéreud M.Brossard, curé de Bolton, comté de Shoford.M.le curé romercie la pruvidence d'avoir miracu- i daas le premier des convuis.Lorsque le train fut arrêté, il se rendit dans le troisième char, ce qui lui sauva la vie.Il nous a donné uno foule do rensoigne- ments que nous publions plus haut.LE PELERINAGE noms de ceux que nous avons pn identifier : .M.l'abbé Morcier, vicaire de Richmond, crâne fracturé ; M.Charles Bédard, commis de malle, frèro du député de Richmond, marié et père do famille ; Mademoiselle Valin, St-Joseph d\u2019Yves ; Mademoiselle Phaneuf, même localité ; M, H.Perkins, chauffeur du convoi No.2 ; : Madame C.Cayer, de Danville.Son mari et ses deux filles sont grièvement blessés ; Deux jeunes filles d'Ily,Shefford, n\u2019ont pu être identifiées et trois sutres inconnus ; : H.McLeod, le mécunicien ; Un inconnu qu\u2019on n'a pu rotirer des décumbres ; M.Queensland, agent do passagers, wort par la suite ; M, l'abbé Dignan, mort à deux heures à l\u2019Hôtel-Dieu ; } ! Mademoiselle Godette, de Danville.LES BLESSES ?Voici la liste des blessés transportés à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.- M.Irenée Duigneault, de Danville, scalpé et 4 duigts coupés ; w Lazare Godbout, de Windsor Mills, blessures à la tête et internes ; Cléoplhas Charest, de Cuaticooke, blessures internes, blessures aux jambos ct aux mains ; blessures aux mains et aux reins ; Pierre Allard, blessures graves à la cassée et os fracturés ; Basile Hamel, de Danville, pied cassé ;, Mame Basile Hamel, jambe cassée ; | Révérend F.Desrusiers, curé de St-' François-Xavier, de Brompton, jambe gauche cussée et bras droit fracturé, outre i d'autres contusions nombreuses ; C.Cayor, de Danville, blessures \u2018à Ia poitrine.Sa femme est morte sur le co up; Sh fille, Célinn Cayer, qui a sauvé son pire do la mort, âgée de 1G ans, a des blessures à la jambe ; Sou autre fille, 14 ans, Séraphine, a la mbe cassée ; J.Bennett, porter du char-palnis, cassée.C'est uu nègre.On craint pour ses jours ; Mademoiselle Godette, d'Arthabasku, blessures internes.Sa sœur est morte ; Madame J.B.Cayer, de Danville,\" blessures graves à la jambe ; ; Joseph Cayer, blessures géné- Son fils, rales ; Son autre fils, J.B.Cayor, blessures internes ; Mademoisello Olivine Morin, blessures générales ; Madame Frank Cayer, de Danville, bras cassé.Sa lille, Eva, blessures sérieuses ; Antoine Paradis, Arthabaska, 9 ans, blessures aux jambes et aux bras ; | Madame L.Morin, de St-George de Windsor, blessures à Ia tête, à la main gaucho ; Madame Z.Lomelin, St-George de Windsor, contusions à la figure, à ln jambe, à l\u2019 Virginie Sylvestre, de St-Adrien do Ham, blessures à la tête et aux jambes ; Hercule Descoteaux eb sa femme, blessures générales ; .Frank Descoteaux, un\u2018 enfant de six mois, jambe cassée.(De l'Evénement de mercredi.) L'émotion causée à Tsévis, hier, pur la terrible catastrophe de Craig's Road s'est un peu calimée, muis ce matin comme \u2018hier, ce désastre est encore le principal sujet do conversation sur la rue comme dans les familles.Hier soir surtout, des rassemblements se formaient en divers endrolts ; on s'informait de tous côté des xbdomen et à l\u2019épine dorsalo ;! uclques heures aprés Paccident, les endl { cussivonte sans blessures ont continué Victimes, des blossés transportés à l\u2019Hô6- leur route vers Sainte-Anne do Beaupré, tel-Dieu, on discutait les diverses circon- excepté les parents des victimes, sous la stances qui ont entouré la catastrophe, direction dos prêtres survivauts.Le Mais on en discutait surtout les causes.i pèlerinage s'est effectué sans autres inci-| Sur co dernier point les commentaires dents tragiques.Inutile de dire cepen- | vont leur train et bien des théuries sont dant que c\u2019est le cœur sorré par uno émisos.Les una disent que la machine émotion facile à comprendre que les Wa pu être.contrôlée à temps, car dos compagnous des victimes se sont dirigés Signaux ont été fnits par le train station- vers le but de leur voyago.nant sur la voie principale; d\u2019autres ; croient quo l'ingénieur et le chauffeur .LES MORTS .[ont dû s'endormir, car ils pouvaient voir Au moment où nous mettons -sous le premier.train à un demi mille de dis- presse, les morts étaient au nombre de tance; les uns, sont d\u2019opinion \u2018que les moment de l'accident.Espérons que l'on- quête du coroner réussira à établir exnc- tement la cause de l'accident, McLood et- Perkins, le mécanicien .ât, le chauffeur, qui sont au nombre des morte, étaient deux braves employés, sobros, d'excellente conduite, et estimés de leurs supé- ricurs comme de leurs nombreux amis, On ne peut donc alléguer qu\u2019il y a ou négligonce causée pur l'ivresse, puisque ces deux hommes ne faisnient jamais usage de boissons et qu'ils étaient remarquables par leur sobriété.La supposition qui semble être In plus vraie, c'est que tous deux, épuisés do fatigue par suite d'un travail prolongé, ont succombé au sommeil.On nous assure qu'ils étaient en devoir depuis quarante-huit houres.Encore une fois nous espérons que l'enquête, qui se continuera jeudi matin, fora le jour sur ce point, et déterminera exactemont à qui incombe lu responsabilité de co terrible désastre.x L'Hôtel-Dieu de Lévis, oil tous les blessés ont été transportés, hier, dans la matinée, à été nssiégé toute la journéo par uno foule considérable, anxieuse d\u2019avoir des nouvelles des infortunés auxquels les médecins étaient à prodiguer leurs soins.Le service d\u2019ambulance a été promptement organisé par quelques citoyens de Lévis, qui ont mis, avec beaucoup d'em- | Joseph Richard, de Brompton Fally, pressement, leurs voitures à la disposi- | tion des blessés.Pendant que ces braves citoyens, que la circonstance uvait fait ; i ambulanciers, transportaient les blessés ! Patrick McHugh, de Cappleton, jumbo à l'hôpital, plusieurs dames ct jeunes : filles sont nccourues à l\u2019Hôtel-Dieu et ont généreusement offert leurs services aux Révérendes dumes religieuses qui, vu leur petit nombre, avaient plus de besagne qu'elles ne pouvaient cn faire.L'Hôtel-Dieu de Lévis, dont l'établissement est tout récent, s'est trouvé un peuà ln gêne en présence d\u2019uu si grand nombre de Llessés ;.i] manquait bien des choses, mais-la générosité do quolques citoyens et de quelques dames a suppléé à cet'état de choses.ls s'em- presserent do faire transporter à l'hôpital, des médicaments, des rafraichisse- ments, des vêtements, deslits,ote, de sorte quequelquesinstantsapres, tout ce quiétait nécessaire uu soulagement des Llessés, était en abondance.M.lo maire I.N.Belleau, entre autres, à envoyé à l\u2019Hôtol- Dieu une caisse du brandy «t diverses autres liqueurs ct provisions dont le besoin se faisait sentiv.Bref, les médecins, les dames et les citoyens de Lévis ont rivalisé de dévoucment pour le soulagement de ces pauvres blessés.uclques sœurs grises du couvent sont aussi allées nider aux religieuses do l'Hôtel-Dieu.Vers 7 heures, hier soir, vu qu\u2019on était un peu à l'étroit à l'Hôtel-Dieu, une douznino de blessés ont été transportés au couvent.Ce sont ceux dont les blos- sures sont les moins graves, Ce transport a été effectué sans accident.Un peu avant midi, la foule qui se pressait autour cle l\u2019Hôtol-Dieu et qui voulait entrer dans les salles, était si grande qu'il à fallu faire garder les portes par des constables.Ce n'est que dans l'après-midi que cette foule s\u2019est dispersée.x En faisant une visite à 1'Hotel-Dieu, hicr soir, nous avons pu interroger deux des blessés : M.C.Cayer, de Danville, et le Révd M.F, Desrosiers.M.Cayer est uu des plus éprouvés.Non seulement il est très grièvement blessé, mais sa femme à été tuée et ses deux jeunes filles blessées.Monsieur, nous a-t-il dit, je suis dans une position bien lamentable, j'ai perdu ma femme, cl mes deux enfants sout gravement bleszdes.Avoz-vous eu connaissance de tout ce qui s\u2019est passé, lui avons-nous demaudé.Je n'ai pas perdu connaissance un seul instant.J'étais assis avec ma femme ot mes doux jeunes filles.La plus jeune, Séraphine, était assise au côté de sa mère et j'avais à côté de moi l'aînéo, Célina.Ma femme dormaig, la tête appuyée sur l'épaule de sa fillo lorsque tout a coup un choc épouvantable s\u2019est produit.\u2018l'out croulait avec fracas autour et au dessus du nous.En un instant nous avons été écrasés ot ensovelis sous un amas de décombres.Ça été aussi rapide que l'éclair.Nous étions dans l'obscurité complète.J'étais assis, courbé, et je me Road: -\u201cVoioi- les deux\u2019 malhoureux étaient asphyxiés au + \u2014 * sontais écrasé par un lourd fardeau.Lors- Tee Ce se 7 quo je fus revenu'de wa femme et surprise, je demmandai à ma femme et mes filles si elles était blessées.* C'est là plus vicille, Célina, qui mo répondit : * Non, dit-clle, je ne sens aucun mal, © vous 7\u201d ** Moi, lui dis-je, je n'éproave aucune douleur non plus, mais comarent est ta mère ?\u201d * Elle ne répond pna eb je ne m'aperçois pas qu\u2019elle respire.\u201d Quelques instants après la pauvre enfant s'éoriait d\u2019une voie tromblante d'émotioh: ** Je crois qu\u2019elle cst morte, car su figure est froide.Il me semble que nous avons été un Biècie dans cetto triste position, Ma fille Célina, qui n'avait qu'un bras de valide.l'autro étant fracturé, travaillait autänt qu\u2019olle le pouvait à vous débarrasser Mais finalement ont viut à notre secours et nous fûmes rotirés de sous les décom- res.C'est alors que j'ai réalisé toûto \u2019êtenduo de mon malheur.Lorsque le convui s'est arrdté & Craig's Road, nous dit-il, je suis sorti pour aller respirer l'air frais du matin sur la plate- forme.Ju venais à pcino de mettro le pied hors du char qu'une imasso énormo s'abattait sur moi.Jo mo trouvai tout & coup eusoveli sous un amas de débr'a.Jo ne savais plus où j'étais ot je ne px uvais comprendre co qui veuait de se pr.!uire.Je mo sentis blessé 4 une jambo ot iv un bras.Je n'éprouvais pus de doulenr cependant.Avec mon bras valide j'us- snyais de me dégager, lorsqu'une main bienfaisante se tendit vors moi et iu'nida à sortir de ma dangereuse position.Ce n\u2019est qu'alors que je compris que c'élait un accident, et combie: il avait été «iésas- treux.Outre un bras et une jambe fracturds, M.l'abbé Desrosiers souffre aussi de contusions très graves ot d\u2019une profonde blessure dans lo dos.C'est un des blessés les plus en danger.L'enquête du coroucr est commencéo * hier après-inidi à deux heures.l£ilo est dirigée par l'assistant coroner, le De Garneau.Le coroner Bolleau y n assisté cepondant lui-même.Tmmédiatement après avoir été prévenu cie l'affreux désastre, le Dr Pulluau s\u2019est mis en devoir de préparer cetto im- portunto enquête qui sera, suivant toutes i les appurences, fort longue, vule nembre incalculable, pour le moment,des témvins.| l\u2019lusicurs de ces derniers ont déjà été : nusignés et les déteclives ont 6t¢ forb | ocsupés,hier,à ce sujet, avec l'ussigoation des jurés qui ont été assermentés sur les midi et dont voici les noms : .Flavion Roy, N.P., chef ; Gilbert Carrier, Alph.Dumontier, N.P., Z.CS Dussault, Ÿ.M.Boivin, L.Laflamme, Marc Couture, Elzénr Bédard, Pierre Bégin, O: Cauchon, Albert Lambert, F.X.Couture, M.Moison, A.Robitaille, * F.X.Julien, Eugéne Labranche.Depuis hier midi, deux autres cadavres ont été reconnus.Ce sunt ceux d'Arselie Patenaude, do Notre-Damo de Bonse- cours de Sutcley, et M.Girard, dos Cantons do l'Est.+ A 1\u2019HOTEL-DIEU Nous avons fait, ce matin, une nouvelle visite à l'Hôtel-Dieu do Lévis, où sont cncore do nombreux survivants do la catastropho.Les nouvelles des malhoureux blossés sont loin d'être rassurantes.À 10 houres, hier soir, on cruignait pour les jours de plusicurs malades, notamment de madame Fontaine, de Brompton, à qui on a amputé uno jambe ; c'est précisément cello dont nous n'avions pu nous procurer lo nom.Madame Basile Hamel, de Danville, James Bennett, le porter du char-palais, étaient aussi en danger de mort prochaine.Il en est de mémo du révérend M.Desrosiers, qui endure des souffrances atroces.Il a des blessures internes nombreuses, une jambe et un bras cassés.On nous a fait remarquer, à l'Hôtel-Dieu, qu'il supporte ses suuffrances avec une énorgio inouie.Jamais une plainte, une sérénité continuelle qui ferait croire que le malheureux ne souffre \u2018pas du tout.Les médecins lui ont fait les opérations nécessitées par son état sans qu'il ne pousse aucune plainto.Co Parmi les blessés au sujet dosqucls on entretenait des craintes se trouve aused M.Iréuée Daigneault, de Danville.La malheureux est scalpé et souffre de nômr breuses autres blessures.a - \u2014 re, or a RS à LA JUSTICE Ct RE Na es F _ hE cee ç 8.\u2018roconnaissanta.\u201d Raconte comment In vic de sa Mle a ¢te snnvée Une mis + ' .\u2014 Pa) : L'anémie\u2019 et uno \u2018débilité générale Pavalent runemés 8.un pied do Ia tembeo\u2014Lex médecing Wasolemt ane onn espoir dt In ramener à In snuté \u201c Les Piinten Roses dn Dre Wiitinmns \u2018prouvent encore woe fia qu\u2019elles .sout un snnveteur \u2014 ~\u2014 , \u2014 De l'Ottatra Frer Press : - .Une note perguuuslle paruo daus lo = Feee Press, il La \"quelque temp, disuit \u201cque Milo Sophie Bélanger, 428, rue \u201c Ocoper, Ottawa, vensit de recouvrer d'uie sérieusu maladie causée.par l'ané- mic et la débilité générale, n.excité appa- -xemment un intérét plus qu\u2019urdinaire .Parnsi ses parents ct acs coubaisssuces.- À tel point qu'un.reporter du journal \u2026 eut ôtra grandement intéressant quo de visiter la famille ct faire un bout de cau- sotte avec Mme Bélanger sur lo retour 3 Ja sunté de sa fille apres avoir été pen- - dant deux uns cuusidérée une victime irrévocable du cette terrible ot dangé- reuse maladie.Mmu Bélanger est une Canadienue-française, épause de ML Jos.Bélauger, dont l'établissement.de tapis- gerie, de peinture et de vitre est au No.146, ruo Bank.Mile Sophie Bélanger, Tiuvalide en question, vaillante entre ls mort ot in vie, est une jeune fillo promet- tauio de dix-coys aus.To Studie chor \u201c Ello était eauchéa comme uno porsonne à ; oo l'agonie ; .Jes sœurs de l\u2019école St-Jean-Baptiste, sur la Côte Primerose, , .Ilynun peuplus de.deux ans, elo tom!n malade ct se mit À dépérir rapidement, On appela successivement uno foule du édcecing, mais l'un après l\u2019au- - tre, iis déclarérent.que\u2019 Io \u201cmal \u2018était un .mystère puür eux.__ Le désespoir S'empara da Is famille à \u2018la vue de cette bulis \u2018et joyeuse jeune fille d'autrefuis, étendue jour après jour | \u201cet sumaiue après semaftu, sar sou lit de doulk ur, s'en allant lentement, tandis \u201cqu'eux, les pauvres parents, In regar- daiviit désolés ct inrpuissants à ks faire anôn:ie sourire.Médécin après médecin déclara qu\u2019il | \u2018fallit se préparer s un dénouement £atal.Muse Bélauger n'est cependant pas femisr à se décourager, taut qu\u2019il y a vie \u20act espoir.On le cunstatera par ses paroles : : ** Quolle période.d\u2019avgoisees, \" dit- elle.On nons avait div encero ot encore que ricn ue pouvait sauver Suplrie et| tout paraissait donaer dreit aux méde- -.dommages et les personnes qui étaient à bord, ont été si violemment secouées que plusieurs d'entre elles ont été Fenversées ot quelques-unes ont été légèrement bles- sécs.: Il est plus facile d'imaginer que de décrire ln scène d'horreur-que présentait alors le théâtre de la catastrophe, et la confusion qui ya régué pendant quelques instants.Les deux côtés de la voie étaient bordés de débris .sous lesquels on voyait quelques-unes des victimes, faisant des efforts inouïs pour se dégager.De tous côtés on entendait les cris et les gémissements des blessés.Les employés des deux convois et quelques voyagours se portérent eu toute hâte au secours des blessés.Un service de sauvetage fut promptement organisé et pendant qu'on commençait à déblayer le terrain pour relever: les morts et les blessés, on téléphonait à tous les médecins do Lévis de se rendre au plus vite sur lo théâtre du sinistre.Tous répondirent à l'appel et une demi heure après, ils étaient auprès des blessés et leur prodiguaient leurs svins.: | nous est encorc impossible de donner exactement le nombre des morts et des blessés.Ce qu\u2019il y a de certair, mal-' beurcusewent, c\u2019est qu'ils \u2018sonL-.nombreux.- Aux dernières nouvelles, 20 morts et 30 blessés avaient été retirés des décombres, Il y à plusieurs prêtres parmi eux.Le révd M.Fiset, vicaire de St-Patrice, de Sherbrooke, le \u2018curé de Windsor Mill, le vicaire de Richmond, sont men- tiounés comme étant au nombre des morts.Le wmdcanicien et le chauffeur du deuxième convoi, Hector McLeud et M.Poilins ont été tués.On a retrouvé les deux cadavres.-Lo premier convoi était sous la direction du conducteur Dionne.Le conduc- tour Dinclabe conimandait le second.Lorsque la voie fut déblayée, un convoi se furma pour transporter à Lévis les xoyngeurs qui avaient échappé à la catastrophe.* Tous ces pblerins continudrent le voyage et se rendirent à\u2018 Ste-Anne de Beau- ré.\u2019 el - P Lu nouvelle de ce terrible accident - {s'est - répundue, comine\u2019 une trainée de poudre duis 1a ville* de Lévis, ce matin do bdnite heure; et y à causé beaucoup, Wémoi.CL ot Fe - Peu Au temps Après, la gars de} Titer: 15 morts et 30 blessés |.loolonial-\"égijont' entoürés \u2018d'un rand ndinbre\u2018de porsunnes désireuses d'obtenir des renseigndiuents sur la catastrophe.que tous pourrons, dans notre dernière édition, fouruir à nos- lecteurs des ren- svighemetits plus \u2018camplots,\u201d ninsi~que In liste des morts et des blessés.(Plus tard) 101.30 a.m.Craig's Road, 9\u2014Jusqu'à présent 11 cadavres ont été retirés des décombres et 25 blessés'ont été transportés à l\u2019Hôtel- Dieu de Lévis.LES.NOYADES Trois accidents ont eu lieu dimanche, au cours desquels trois jeunes gens ont pordu la vie.- Le matin, un jeune homme du nom de J.Boily pôchait 'däns la rivière Mont- moroncy au-dessus des chutes.Il se tenait sur une roche lorsque lo pied lui mauqua ct il glissa dans ln rivière.Il n'a pas\u2018été retrouvé et on croit que le corps est descendu dans le gouffre.C'était un jeune homme de 19 ans, Un jeunc homme du nom de Roberge, âgé de 20 ans, s'est noyé, dans ln rivière, à St-Henri, pendant qu'il so bai- guait, : : Un de ses amis, un jeune Mercier, qui se baignait avec lui, a bien failli se noyer en essayant de porter secuurs à Roberge.Le cadavro do l'infortuné jeune homme à été trouvé peu de temps après l'ucci- ent.Vers 8 h dimanche soir, un des enfants de M.Atphouse Lamontagne, fruitior, marché Champlain, jouait sur le quai-de ce nom près du troisième ponton lorsqu'il tomba à.l'eau eutre le quai et le ponton.Le célèbre sauveteur Patrick Murphy uccourut et plongea.Il ne put malheu- reuseiment que ramener un cadavre.Il a eu enquête du coroner.L'enfant était figé de sept ans.: Depuis-le commencement de la saison, les noyades ont été bien nombreuses et les parents ne sauraient prendre assez do précautions pour empêcher leurs enfants de jouer sur les quais hors de leur surveillance, .- Un triste accident eat arrivé au Lac Minnetoïlka, près de l'hôtel St-Louis, dans le Minnesota, dimanche dernier, Ernest Reau, igé'de 19 ans, en sé baignant, essayait de faire nager un cheval appartenant à un voisin, et arrivé à uno certaine distance, il voulut le faire retourner au bord, mais le choval se roula, ronversant le jeune bonune qui so noya.Un jeune ami, qui l'avait accompagné au lac, témoin de la catastrophe, accourut au bord, juste au inoment où le jeune Reau, remontait à la surface pour la troisième fois, mais ne sachant pas nager, il n'a pu lui prôter secours.Lo corps fut retrouvé quelquo temps après.Ses funérailles ont eu lieu mercredi, à l\u2019église Ste-Clotilde, au milieu d'un grand concours de parents et d'amis.Un triste accident est arrivé à Ste- Rose, au pique-nique donné par les enfants d'école de l'église Baptiste Olivet, Parmi ceux qui s'étaient rendus à Ste- Rose pour la journée se trouvait le jeune John Chisholm qui demeure au No: 191 rue Coursol.Dans le cours de l'après-midi, comme il faisait une chaleur oxcessive, le jeune Chisholm partit avec quelques camarades pour aller se baigner.Chisholm malheureusement s'aventura trop loin et disparu soudain sous les flots pour no plus repa- raitre.Ses camarades se portèrent à son secours, mais en vain, \u2018 Le corps a été retrouvé dans la soirée, Genève, 9.\u2014Cinq personnes se sont noyées dans la rivière, ici, dimanche après-midi, dans un oyclone qui a fait Verser un petit bateau à vapeur contenant \u2018es toutiätes se promenant sur la rivière.pu haut d\u2019un clôcher Uno chute'de 115 picds à Berthier M.Zotique Rhault a'été, ces jours derniers, à Berthier, victime d\u2019un accident où quatre-vingts-dix-neuf sur cent auraien trouvé la mort.Il travaillait sur le clocher de l\u2019église, lorsque la corde qui soutenait la chaise dans laquelle il était placé pour faire son ouvrage cassa et il-fit une chute de 115 ieds.: .M.lo curé Champeau, qui se trouvait aur les lieux, lui donna l'absolution, \u201cle croyant fini à tout jamais.Mais non, M.Rhault en £ut quitte pour - un violent choc nerveux, un mu- ment de délire ct uue blessure assez grave à un pied.A part cela, il est bien ot s\u2019est même levé samedi.: - Bn-vbiliun qui la échappé belle.\u2018 EE .\u2018Pendant qu'un crève de -chaleur- dans- 7, certains Etats des Etats-Unis, :dans .le: Dakota-Sud.]a geléo cadse\u2018 de sérieux- (dommages aux récoltes.- .\u2018dans le paganisine,\u201d LES ORANGISTES Un de nos reporters s'est rendu, ce] matin, sur le théâtre du.sinistre, de sorte | Les Pôyteurs oran Intes-insul- NL A Ottawa, 9\u2014Le- révérend Jos.Elliot a fait un sermon, dimanche, dans l'église méthodiste de la rue MoLeod, à l'adresse des orangistes.Parlant sur la question des écoles, le prédicateur a dit qu\u2019il était convaincu que le meilleur système d'écoles pour la burine entente des populations canadiennes était les écoles nationales.Il ne compreud pas qu'on parle d\u2019écoles provinciales ; il n\u2019y a que les écoles natio- uales.Il aurait voulu avoir le temps de s'expliquer aulong.Les écoles nationales sont plus propres à inspirer à lu génération des idées élevées.Los écoles séparées sont meurtrières aux nations ; elles propagent toujours Jes dissentions traditionuelles.Elles exercent encore plus d\u2019inflence dans un jeune pays.Elles nbaissent l'éducation ; \u2018c\u2019est pourquoi lu Canada n\u2019en a que faire.Les adhérents à ces écoles devraient avuir assez de con- liance duns- lours ductrines pour fie pus craindre de rogarder ** pardessus le mur.\u201d Ils semblent au\u2019 \u2018contraire craindre la lumière.Pourquoi cet-exclusivisme étruit.Les catholiques romains comme les pro- tostanta croient en Dieu et au sacrifice du Notre-Seignour Jésus-Christ.Pourquoi alors ne pas se donner la main sur ces questions ot laisser le reste au caprice du vent.Sur les marchés, dans les ussem- blées législatives, sur les champs- dè bataille, l'on'combat côte à côte ; pour- Quoi ne pas agir de même dans los écules, Purmi les personnages qui ont pris part à la procession on à remarqué : Sam.Hughes, M.F., le contrôleur Clarke Wallace, Rubt.Birmingbain.Les orateurs au nombre de 300 se sont rondus, lundi après-midi, à l'église bup- \u2018tiste,à Westmount, où le pastour Graham à prêché le sermon traditionnel.Avant de commencer son discours, M.Graham a fait chanter la ** Gloire soit au Père \u201d parce que les orangistes avaient pu se rendre à l\u2019église sans être insultés, Son discours » été une dénonciation en règle de l'église catholique, des moines et des sœurs.: .Tout le monde n ri dans le potit temple.quand le révérend a dit que la coifluro des \u2018moines rossemble à une chaudière à charbon et une ceinture en foin.Parlaut de la mort de sir J obi from > son, le prédicaut a tonné contre be purgatoire et contre les prières \u2018por, les trépassés.URSS Il a terminé son sermon aux appleudis- sements des auditeurs, en déclaraiit que pas un oraugisto digne do ce\u2019 hom ne voterait aux Communes, pour lë écoles catholiques du Manitoba.we T \u201d Ontario est la province du .progres, Québec celle de lu superstition, de \u2018l\u2019idu- lâtrie.** Si Québec n'est pas christianisé, cette province jettera toutes les autres : ke ' LE \u201c MERRIMACK\" - On réussit à le renilouer Montréal, 9\u2014On a réussi hier - matin, vers midi moins le quart à renflouer lo Merrimack échoué depuis vendredi matin.Après avoir onlevé sa cargaison, on a dû travailler jour et nuit pour surtir:le vaisseau de sa mauvaise position.Ce \u2018n\u2019est qu'aujourd'hui après un travail opiniâtre qu\u2019on a réussi.Quatre remurqueurs puissants ont travaillé sans relâche.\u2018.Dimanche dans la matinée, ils avaient réussi à changer un peu la position du navire, et ce n\u2019est qu'aujourd'hui .qu'il'a été remis b flot.On ne connaît pas encore la causo de l'accident; et avant que l'enquête:ait cu lieu, il sera assez difficile de savoir à quoi s\u2019en tenir.Toutefois les opinions sont assez disparates.Pour quelques-uns, le pilote surait responsable do l'accident parce qu'il aurait mal dirigé son bateau, pour d'autres, co serait une défectuosité dans l'appareil du gouvornail, ot celui-ci serait\u2018devenu incontrôlabie.Une troisième opinion vout que lors du départ du Merrimack: M.Victor Gagnon, le pilote on charge, aurait dit au capitaine qu'il ne se rendait pas responsable du bateau, parce qu'il était trop mal chargé ; que lo poids de la cargnison était trop à l'arrière du bâtimont, et de là, qu\u2019il lui était très diflicile, sinon impossible de le diriger.Le capitaine Simons, lui aurait répondu de ne pas s'occuper du cola, qu'il so rendait responsable de tout.Quelle que soit la cause de l'accident, l'enquête le révôlera, et nous saurons alurs qui est responsable.Il «st peu probable quo le | Merrimack ait subi des avaries sérieuses.\"| On est actuellement à On le remdrquer i ses qunis.Il.est rumeur à\u2019 Londres que: lord A pringeido Gallen, - 1.Roseberry vi: épouser- uiig\u2019des Gilles-du Y a >; as _.in question des écoles \u2026- stentless sathéliques ns la corde des Franciscans al, Un dfame-=de-a jalousie - Un hèmme:iné à coup da ci \u201crevolver °° ,_ Lincoln, Ohio,-8\u2014-Un baïiquet on-cétée ville pas les Fi Sdn vets été atfristé par an double meurtre, Au nombre des convives se trouvaient un nommé Tipton, sa femmo, dont\u2019 il était séparé depuis quelque temps, ét un sieur Vills, un jeune instituteur, fils à un riche fermier des environs.Tipton avait \u2018souvent dit, depuis sa séparation, qu'il tuerait le promier homme qu'il verrait parler à sa femme.Or, pendant le repas me Tipton et Wills ont engagé In con.vorsation, et il s'est trouvé un ami complaisant pour le faire remarquer au mari, Saus rien diro à personno, Tipton s'est, levé do table, est sorti de la salle et, allant s'embusquer à uue fenêtre, il a tiré deux coups de revolvor sur Wills qui est tombé foudroyé ; les deux balles lui avaient traversé la tête.Tipton a fait feu ensuite sûr sa forme et l\u2019a tude du coup ; puis il s\u2019est sauvé dans les buis avant quo les assistants aient cu lo temps de S'uppo- sur à sa fuito.Quelques citoyens de bonne volonté sont partis aussitôt à ls poursuito do l'assassin, oL, s'ils lo rejoignent, il est fort probable qu'ils épargneront au co.nrité les frais d\u2019un procès et d\u2019une oxécu- tion.Wills était âgé do 23 ans ; if laisse une veuve ct un enfant.Quant à Tipton, il a 24 ans ot il est lé fils adoptif d'un riche propriétaire du pays.Sa femmo l'avait quitté à cause des mauvais traito- ments qu'il lui faisait subir.25 cents Le prix de 16 duses de Baume Rhumal n\u2019est que do 25 cents.Tous ceux qui sont atteints de toux, grippe, rhume, bronchite, se guérissent radicalement avec le Baume Rhumal.En vente partout.Greenway cat malude Xi frn en Austraile dans l\u2019intérêt de sn santé Winnipeg, 8&\u2014Le premier ministre Greenway est assez gravement imalude.La températuré lourde de cette saison, les \u2018tracas do l'imbroglio scolaire, les soucis ministériels, etc, tout concourt à empêcher le rétablissement de sa santé.Una résolu de faire un voyage dans l\u2019Océan' Pacitique.On.dit \u201cqu\u2019il Spartira- prochaïnement wur l'Australie et qu'il s'embarquera a ancouver à cette fin.Certaines gens disent qu'on exagère Tindisposition de M.Greenway ct que colui-ci n'irait pns au bout du monde s'il était séreusoment malade.Un ancien Meuteuant-gouvers neur se donne In mort Chicago, 9\u2014Le Dr Sherwood, ancien lieutenant-gouverneur du Minnesota, s'est donné la mort en se noyant duns le lao Michigan.On supposo quo cu sont des cmbarras financiers et le mauvais état de sn santé qu'ont poussé le malheureux à cet acte e désespoir.Pénible accident à Sainte Hyacinthe \u201cUn enfant broyé par les] chars Omer [Chicuine, âgé de six ans, fils\u2018de M.J.-A.Chicoine, menuisier à St-Hya- cinthe, était à jouer, vendredi après-midi avec uno dizaine de petits camarades sur lu voie du Grand Tronc, à l'endroit où cette ligne traverse le chemin du rui, de l'autre côté de la rivière.La bande enfantine vit alors partir de la gare un train de fret se dirigeant vers l'est ct devant ainsi passer à l'endroit plus haut indiqué.Les petits imprudents conçurent alors l'idéo de passer devant le convoi, prenant d'autant plus-do-plaisir.à co manège que le'danger-devenait de plus en plus -menaçant.O'était & qui traverserait lo dornier la ligne avant le passage du truin.Lo jeune Chicoine\u2019 resta malheureuse- men victorieux.Surpris par l'engin, il fut trainé sur une distance d'environ deux arpeats.Eu constatant l'accident, l'ingénieurarrêta la machine aussi promptement que possible.Il releva le petit infortuné aux trois quarts Lroÿé ct tout ensanglanté, puis le porta à la maison de ses purents.Les blessures sont mortelles et l'on jugea toutes opérations sérieuses absolument inutiles.L'enfant n les juinbos broyées, le bus du corps cmporté et les entrailles à découvert.Arrivé chez ses paronts, il ne paraissait pas souffrir en proportion du mal qu'il avait, conservait encure touto sa connaissance ct.parlait presque comme il aurdic fait une heure auparavant.oo .2\u2014\u2014 Un negligent .Celui qui tousse est, un négligent s'il na fait.pas usage du -Baume Rhumal, qui le guérira en quelques jours, A quoi bun souffrir quand on peut avoir Ia santé 7 Vous-le trouverez dans toutes les phar- .-macies ot épiceries,26 dts la buuteille. oR op MontréalL: 6\u2014La sdernibre-séauce del , e sur ls trégédie de St-Honri Pont rte hier matin, peu aprés dix h res La foule plus considérable qu'à l'ordinaire, dès neuf heures, se pressait aux abyrds de l'hôtel du ville.L'intérêt ue chacun semblait.prendre à cette der- |- i ance était mnnifeste et les\u2019 trois Bikes +08 derniers témuvins ontendu qui ont été interrogés ont jeté bien peu de lumière sur le mystère que ls justice veut éclair ferme Gossolin, que le chef Massy rocherchait jeudi goir, ne savait rien sur 1e.lo Mme Félix Bergeron cst lo premier témoin ontendu.lille confirme le témoi- guage qu'elle a précédemment dunné au cours de l'enquête.Elle répète, suns hésiter, que c'est à midi et vingt minutes, le jeudi, qu\u2019elle # vue Mme Domers.Elle ajoute même qu'elle l'a reconnuo et dit aussi que Mme Demers était la seule.personne qui put descoudro l'escalier daus la r.so vant d'être transquestionnée, Mme Bergeron déelare qu'elle a dita M le curé qu'ello avait vu Mme.Demers ; cllo lui a dit cela Jo jeudi en réponse à lu question qu'il lui pusait.Jo n'ai vu personne autre dans la cour de Mme Demers au même moment.Jo suis certaine de celu.: Le ducteur Johnson, médecin bactériologiste, a fait l'analyse des nombreux objets ramassés duus l'appartement des Domers ct qui lui ont été svumis, entr'autres des vêtements, des ciseaux, des couteaux et un morceau de toile cirée.Son analyse lc peut établir d'une manière définitive s'il y avait du sang sur les objets qu'il a analysés, faute d\u2019un spoctroscope, nécessaire, à cetto opération, et qu'il n\u2019a pas en su possession.Il croit .qu\u2018avec un tel inscrument, une seconde analyse serait plus fertile en résultats.Le doctenr déclare que le temps le plus court pour que le refrvidissement se produise, apres un accident, dans les partics intérieures du corps, est au moins six heures, mais c\u2019est variable.Le ducteur ajoute qu\u2019il est peu probable que le corps à l'extérieur soit devenu froid avant deux heures.Les extrémités du corps telles que les mains, Jes picds refroidissent bien avaut.Le corps refroidit plus vite quand ily à eu grande perto de sang avant la mort.D'après ce que le docteur a entendu sur cottu affaire, il croit que Latmort remontait à l\u2019avnautenasdi et cela à six heures avant la découverte du corps.Jeau-Baptiste Richot, entrepreneur de pompes funèbres, est le quatrième ot dernier témuin entendu.Tlavn le cadavre jeudi après-midi, à deux heures et demie à peu près : il y a touché ; le sang était séché à torre.Cane sentait pas mauvais dans la chambrè.C'est lui qui a lavé la figure do Mme Demers plus turd.LESANG ETAIT SECHE sur sa Ggure.C'était In première fois que le témoin lavait un cadavro sur lequel il y avait du sang.Le sang faisait des croûtes et il à fallu gratter la figure, carl'enuv.le savon ne suffissiont pas pour l'enlever.Le cadavre a été lavé vers cing heures.C'est lui, Ritthot, qui |.a fait l'enterrement.Il n\u2019a pas eu de conversation avec lo mari de la défunte, à part cela qu'avant l'autopsie, il est parti avec lui, Demers, et qu'ils ont pris un verre ensemble ct que la, Demers lui à dit : ** J'ai hâte quo ce suit fini.\u201d Cca paroles ont été dites avant de descendre © corps dans le chariot, - Lo coroner adresse ensuite la parole aux jurés.Il .passo en revue la preuve qui a êté faite à l'enquête et démontre \u2018abord que le jury ne peut s'arrêter à la théorie du suicide, car il est prouvé que la femme Demers a été assassinée.Lo coroner terinine comme suit : .La famille Demers et Demers lui-môme jusqu'ici a joui d'une excollente réputation, cela ne fait doute dans l'esprit de personne, mais dans cette aflaire-ci il est prouvé malheureusement, je le regrette pour lui, qu'il n'a pas dit toute la vérité.| est ñ regretter que Demers n'ait pas dit qu'il avait eu parfois des difficultés avac sa femme et méme qu'il Vavait battue, Sans doute, si Demers eut fait ici de tels avoux jamais le moindre soup-
de

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