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Titre :
La Justice : journal de nouvelles
Éditeur :
  • Québec :L.J. Demers & Frère,[1886?]-[1895?]
Contenu spécifique :
samedi 13 juillet 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Justice (Québec, Québec: 1886: Édition quotidienne)
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Références

La Justice : journal de nouvelles, 1895-07-13, Collections de BAnQ.

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[" ra.A Lai Ce | SAMENT.3.FGI ¥ +205 _ aBoNNEMENTS: =.\" F- : : r BEDE, osspe thnase nanan 0-ote |: 5) Fe mois BEA eens 30 ots.p x ) A PAYABLES D\u2019AVANCE ; : > a, 2 a + 4 = .P ur pouvoir discontinuer, il faut payer EDITION DOMADAIRE ° et avertir au moins quinzo nos der an l'expiration \u2018lu l\u2019annoc, ou bin refuser Jo journal, TEE \u2014\" 5.J.DEMERS & FR ERE, Editeurs-Propriétaires } : - a JOURNAL DE NOUVELLES ANNONCES: \u2018[}'remèro insertion.voscocuue.VS CLS, |] Autrosinsortions.sestorsseso Scots, :| Nasssances, marlagos où décès.23 at Les annonces sufvantes soront ineérées pour UN CRNTIN le mot : Demandes d'emploi, demiandos do da moestiquos ou employos Annonces poe chambre ou pension, Adro:rez toutes lettres pour co Journaly LA JULTICE, Québeo.{ BUREAUX : 30, rue de In Fabrique, Québes QUEBEC SAMEDI, 13 JUILLET 1695 CY \u2014_\u2014 Catastrophe de Craig's Road $100,000 de dommages Liste des morts ct des blessés Deux versions de l'accident (Pour les premiers détails coir à la quee trième page.) de clinque côté où ils formérent un hor-! rible chaus qu\u2019on n'a réussir à déblayur.LE DESASTRE Les deux convois ne composuient l'un de neuf chars et l'autre de sept.Sur co nombre six ont été réduits en poudre ct les débris ne pourront tout au plus servir qu\u2019à faire du bois de chauffage.La locomotive du convoi qui a frappé lo train a été renversée hors do Ja voie et brisée.Des haquets entiers servant à porter les wagons ont été lancés à de grandes distances, dans toutes les directions et brisés dans leur chute.Le char-palais n'existe Plus que de nom, ou plutôt il est impos- siblo d\u2019en retrouver les débris qui gisent çà ot là ou pêle-mêle au milieu de la voie, In Lloquant et arrêtant complètoment la circulation.Ilen est de mêtme d\u2019une couple do chars de première clusse qui sont réduits on aiguillettes.Partout, sur une distance de deux arpents,ou aperçuit dans un chaos indescriptible les restes de co qui fut jadis des wagons d\u2019une grando richesse.pu jusqu'à présent (De l\u2019Evénement de mardi.) LA SCENE Parvenu sur les lieux du sinistro, notro} roporter n apergu le spectacle le plus, épouvantable qu'il suit possible d\u2019ima- iner.Vraiment, il faudrait une plume plus autorisée que celle d'un humble reporter pour donner uuo idée exacte de; co quia dû se passer à l'instant suprême où les deux convwis 50 sont frappée.Qu'un sc figure environ 800 personnes hommes, femmes et onfants quittant cette | nuit leurs foyers pour accomplir un; devoir quo tout catholique de ce pays ne manque jamais de rendre à ls grande thaumathurge du Canada ln Bonne Sto- Anne.En toute confiance, ils parcourent une grande distance et arrivent au terme de leur pôlorinage, inuis l'ange de In mort plane au-dessus d'eux.ll a choisi ses victimes et en muins d\u2019une seconde.ily frappe.sans choisir, nu hasard,et ses ki i \u2018 times sont en grand nombre, : Donc, cette nuit deux convois de pèle- ; rins partaient de Sherbrooke, l\u2019un à 9 h.! 30 ot l'autre à L1 heures, en route pour Lévis et de lh à Ste-Anne do Beaupré, terme du voyage, Les deux convois devaient se suivre à une heure et demie de distance.Le premier à pour conducteur M.Divnne, ct pour mécanicien M.Fur- guson ; le second sous la direction de M, McCabe avait pour mécanicien Hector McLeod.; Le premics des deux convois est arrivé à Craig's Rond à 3 heures et s\u2019y est arrêté pour renouveler sa provision d\u2019eau.En même teinps, Un convoi mixte partait de Québec sous ln direction de M.Au-} guste Bégin et se dirisenit vers l'ouest.Le convoi sous la direction do Dionne attondait en même temps le passage du convoi mixte.UN TERRIBLE NOMENT Soudain, lo bruit d\u2019un convoi se fait\u2019 entendre dans la direction de l\u2019ouest et les foux d\u2019une locomotive apparaissent de la feligion, adoucissant ainsi leurs der-' et au côté dans le luintain.Le danger n'ust cepen-, dant pas encore imminent.; La chose est parfaitement naturelle ; cela ge voit tout les jours et il est impus- McLeod et de l'abbé Mercier, ont pu se, sible de douter un instant que le mécanicien stoppers avant d'arriver à la sta-! tion en no voyant pas la voie libro.* Mais, nous dit le conducteur du' Puliman, M.Morewood, pendant que je mo tonais'sur la plateforme, voilà que je constate que la vitesse du convoi ne semble pas diminuer.Le convoi 'avance avec une épouvanta- blo rapidité, vomissant lo fou et la fumée.Une catastrophe va arriver | Des centaines de personnes vont être lancées dans l'éternité sans qu\u2019aucuns force humaine ne puisse empêchor cette épouvantable catastrophe.Le conducteur Dionne constate lui aussi le danger.II donne au mécanicien ! Turgueon l'ordro de mettre en mouvement le convoi arrêté.Le convoi part pendant que je m'enfuis de mon côte on sautant du train.L'instant d\u2019après, un bruit incroyable reveillait les échos aux alontours ; le tamponnement se produisait avec le bruit d\u2019un tremblement de terre ; la locomotive frappait le char-palnis.fuisant voler dans les airs des myriades d\u2019éclats et mettant en aiguillettes les ais durs et la forte charpente des wagons, Oeux-ci s'emboitant les uns dans les = Autres, furent culbutés sur la voie, lanoés ;16, dont 11 à Craig's > \u2018leusomant échappé à la mort.Il était \u2018avec l'abbé Mercier dans le char-palais Iinfin, il ne nous est pas possible de d mer une idée complète du spectacle dont nous ne connaissons pas d'exemples duns le district, snus en excepter la ca-| tastrophe de l\u2019Intercolonial à St-Joseph de Lévis le 18 décembre 1890.| Lu catastrophe de ce matin a pris du reste des proportions beaucoup plus considérables que celle de 1830 ; Ivs morts sont trois fois plus nombreux et les dom-; mages matériels infiniment plus considé- | rables.Ils ne peuvent se chiffrer cette fois-ci pour le compte de la compagnie du Grand-Trone i au moins $100,000.UNE SCENE DE DESESPOIR On n'imagine quo diflicilement la scène de désespoir qui a suivi l'accident.Les deux convois portaient au moins 800 pur- sonneg venues de.toutes les paroisses échelonnées le long de Ia ligne entre Sherbrooke et Lévis.Des fumilles on-| \u2018tidres prenaient part au pélerinage, ct comme cela se produit toujours, il était, arrivé (ub les membres de quolques-unes de ces fumilles étaient séparés los uns des autres, ~ + Lorsque l\u2019uccident se produisit, une in q J immense clameur fendit les nirs et monta, \u2018vers le cie), suivie de gémissements et de jambe cris de désespoir.La commotion duns les deux convois fut torrible.Les gens furent, culbutés dans les chars tandis que d\u2019autres cherchaient leur salut en sautant des chars, hors desquels, du reste, de nombreuses personnes furent précipitées, par lo choc, les unes se blessant issez grièvement dans leur chite, lo.long des rails, Pendant trois heures, les pluintos ct; les gémissoments se croiserent.Les passagers appolant qui su mère, son père, | son frèrd, des enfants, cherchant à droite et à gauche.Pout-on décrire lo désespoir qui accompagnait la découverte de chaque | cadavre et de chaque blessé 7 | Les pasteurs à leur puste prodiguniont | à leurs ouailles les dernières.consolations niers moments.Tous les morts, dont nous donnons plus loin la liste, à l'exception de M.Queensland, de l'ingénieur i i confesser, LE REVEREND M.BRASSARD Notre ruprésentant a eu une entrovuo avec le révéreud M.Brossard, curé de Bolton, comté de Shoford.M.le curé romercie la pruvidence d'avoir miracu- i daas le premier des convuis.Lorsque le train fut arrêté, il se rendit dans le troisième char, ce qui lui sauva la vie.Il nous a donné uno foule do rensoigne- ments que nous publions plus haut.LE PELERINAGE noms de ceux que nous avons pn identifier : .M.l'abbé Morcier, vicaire de Richmond, crâne fracturé ; M.Charles Bédard, commis de malle, frèro du député de Richmond, marié et père do famille ; Mademoiselle Valin, St-Joseph d\u2019Yves ; Mademoiselle Phaneuf, même localité ; M, H.Perkins, chauffeur du convoi No.2 ; : Madame C.Cayer, de Danville.Son mari et ses deux filles sont grièvement blessés ; Deux jeunes filles d'Ily,Shefford, n\u2019ont pu être identifiées et trois sutres inconnus ; : H.McLeod, le mécunicien ; Un inconnu qu\u2019on n'a pu rotirer des décumbres ; M.Queensland, agent do passagers, wort par la suite ; M, l'abbé Dignan, mort à deux heures à l\u2019Hôtel-Dieu ; } ! Mademoiselle Godette, de Danville.LES BLESSES ?Voici la liste des blessés transportés à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.- M.Irenée Duigneault, de Danville, scalpé et 4 duigts coupés ; w Lazare Godbout, de Windsor Mills, blessures à la tête et internes ; Cléoplhas Charest, de Cuaticooke, blessures internes, blessures aux jambos ct aux mains ; blessures aux mains et aux reins ; Pierre Allard, blessures graves à la cassée et os fracturés ; Basile Hamel, de Danville, pied cassé ;, Mame Basile Hamel, jambe cassée ; | Révérend F.Desrusiers, curé de St-' François-Xavier, de Brompton, jambe gauche cussée et bras droit fracturé, outre i d'autres contusions nombreuses ; C.Cayor, de Danville, blessures \u2018à Ia poitrine.Sa femme est morte sur le co up; Sh fille, Célinn Cayer, qui a sauvé son pire do la mort, âgée de 1G ans, a des blessures à la jambe ; Sou autre fille, 14 ans, Séraphine, a la mbe cassée ; J.Bennett, porter du char-palnis, cassée.C'est uu nègre.On craint pour ses jours ; Mademoiselle Godette, d'Arthabasku, blessures internes.Sa sœur est morte ; Madame J.B.Cayer, de Danville,\" blessures graves à la jambe ; ; Joseph Cayer, blessures géné- Son fils, rales ; Son autre fils, J.B.Cayor, blessures internes ; Mademoisello Olivine Morin, blessures générales ; Madame Frank Cayer, de Danville, bras cassé.Sa lille, Eva, blessures sérieuses ; Antoine Paradis, Arthabaska, 9 ans, blessures aux jambes et aux bras ; | Madame L.Morin, de St-George de Windsor, blessures à Ia tête, à la main gaucho ; Madame Z.Lomelin, St-George de Windsor, contusions à la figure, à ln jambe, à l\u2019 Virginie Sylvestre, de St-Adrien do Ham, blessures à la tête et aux jambes ; Hercule Descoteaux eb sa femme, blessures générales ; .Frank Descoteaux, un\u2018 enfant de six mois, jambe cassée.(De l'Evénement de mercredi.) L'émotion causée à Tsévis, hier, pur la terrible catastrophe de Craig's Road s'est un peu calimée, muis ce matin comme \u2018hier, ce désastre est encore le principal sujet do conversation sur la rue comme dans les familles.Hier soir surtout, des rassemblements se formaient en divers endrolts ; on s'informait de tous côté des xbdomen et à l\u2019épine dorsalo ;! uclques heures aprés Paccident, les endl { cussivonte sans blessures ont continué Victimes, des blossés transportés à l\u2019Hô6- leur route vers Sainte-Anne do Beaupré, tel-Dieu, on discutait les diverses circon- excepté les parents des victimes, sous la stances qui ont entouré la catastrophe, direction dos prêtres survivauts.Le Mais on en discutait surtout les causes.i pèlerinage s'est effectué sans autres inci-| Sur co dernier point les commentaires dents tragiques.Inutile de dire cepen- | vont leur train et bien des théuries sont dant que c\u2019est le cœur sorré par uno émisos.Les una disent que la machine émotion facile à comprendre que les Wa pu être.contrôlée à temps, car dos compagnous des victimes se sont dirigés Signaux ont été fnits par le train station- vers le but de leur voyago.nant sur la voie principale; d\u2019autres ; croient quo l'ingénieur et le chauffeur .LES MORTS .[ont dû s'endormir, car ils pouvaient voir Au moment où nous mettons -sous le premier.train à un demi mille de dis- presse, les morts étaient au nombre de tance; les uns, sont d\u2019opinion \u2018que les moment de l'accident.Espérons que l'on- quête du coroner réussira à établir exnc- tement la cause de l'accident, McLood et- Perkins, le mécanicien .ât, le chauffeur, qui sont au nombre des morte, étaient deux braves employés, sobros, d'excellente conduite, et estimés de leurs supé- ricurs comme de leurs nombreux amis, On ne peut donc alléguer qu\u2019il y a ou négligonce causée pur l'ivresse, puisque ces deux hommes ne faisnient jamais usage de boissons et qu'ils étaient remarquables par leur sobriété.La supposition qui semble être In plus vraie, c'est que tous deux, épuisés do fatigue par suite d'un travail prolongé, ont succombé au sommeil.On nous assure qu'ils étaient en devoir depuis quarante-huit houres.Encore une fois nous espérons que l'enquête, qui se continuera jeudi matin, fora le jour sur ce point, et déterminera exactemont à qui incombe lu responsabilité de co terrible désastre.x L'Hôtel-Dieu de Lévis, oil tous les blessés ont été transportés, hier, dans la matinée, à été nssiégé toute la journéo par uno foule considérable, anxieuse d\u2019avoir des nouvelles des infortunés auxquels les médecins étaient à prodiguer leurs soins.Le service d\u2019ambulance a été promptement organisé par quelques citoyens de Lévis, qui ont mis, avec beaucoup d'em- | Joseph Richard, de Brompton Fally, pressement, leurs voitures à la disposi- | tion des blessés.Pendant que ces braves citoyens, que la circonstance uvait fait ; i ambulanciers, transportaient les blessés ! Patrick McHugh, de Cappleton, jumbo à l'hôpital, plusieurs dames ct jeunes : filles sont nccourues à l\u2019Hôtel-Dieu et ont généreusement offert leurs services aux Révérendes dumes religieuses qui, vu leur petit nombre, avaient plus de besagne qu'elles ne pouvaient cn faire.L'Hôtel-Dieu de Lévis, dont l'établissement est tout récent, s'est trouvé un peuà ln gêne en présence d\u2019uu si grand nombre de Llessés ;.i] manquait bien des choses, mais-la générosité do quolques citoyens et de quelques dames a suppléé à cet'état de choses.ls s'em- presserent do faire transporter à l'hôpital, des médicaments, des rafraichisse- ments, des vêtements, deslits,ote, de sorte quequelquesinstantsapres, tout ce quiétait nécessaire uu soulagement des Llessés, était en abondance.M.lo maire I.N.Belleau, entre autres, à envoyé à l\u2019Hôtol- Dieu une caisse du brandy «t diverses autres liqueurs ct provisions dont le besoin se faisait sentiv.Bref, les médecins, les dames et les citoyens de Lévis ont rivalisé de dévoucment pour le soulagement de ces pauvres blessés.uclques sœurs grises du couvent sont aussi allées nider aux religieuses do l'Hôtel-Dieu.Vers 7 heures, hier soir, vu qu\u2019on était un peu à l'étroit à l'Hôtel-Dieu, une douznino de blessés ont été transportés au couvent.Ce sont ceux dont les blos- sures sont les moins graves, Ce transport a été effectué sans accident.Un peu avant midi, la foule qui se pressait autour cle l\u2019Hôtol-Dieu et qui voulait entrer dans les salles, était si grande qu'il à fallu faire garder les portes par des constables.Ce n'est que dans l'après-midi que cette foule s\u2019est dispersée.x En faisant une visite à 1'Hotel-Dieu, hicr soir, nous avons pu interroger deux des blessés : M.C.Cayer, de Danville, et le Révd M.F, Desrosiers.M.Cayer est uu des plus éprouvés.Non seulement il est très grièvement blessé, mais sa femme à été tuée et ses deux jeunes filles blessées.Monsieur, nous a-t-il dit, je suis dans une position bien lamentable, j'ai perdu ma femme, cl mes deux enfants sout gravement bleszdes.Avoz-vous eu connaissance de tout ce qui s\u2019est passé, lui avons-nous demaudé.Je n'ai pas perdu connaissance un seul instant.J'étais assis avec ma femme ot mes doux jeunes filles.La plus jeune, Séraphine, était assise au côté de sa mère et j'avais à côté de moi l'aînéo, Célina.Ma femme dormaig, la tête appuyée sur l'épaule de sa fillo lorsque tout a coup un choc épouvantable s\u2019est produit.\u2018l'out croulait avec fracas autour et au dessus du nous.En un instant nous avons été écrasés ot ensovelis sous un amas de décombres.Ça été aussi rapide que l'éclair.Nous étions dans l'obscurité complète.J'étais assis, courbé, et je me Road: -\u201cVoioi- les deux\u2019 malhoureux étaient asphyxiés au + \u2014 * sontais écrasé par un lourd fardeau.Lors- Tee Ce se 7 quo je fus revenu'de wa femme et surprise, je demmandai à ma femme et mes filles si elles était blessées.* C'est là plus vicille, Célina, qui mo répondit : * Non, dit-clle, je ne sens aucun mal, © vous 7\u201d ** Moi, lui dis-je, je n'éproave aucune douleur non plus, mais comarent est ta mère ?\u201d * Elle ne répond pna eb je ne m'aperçois pas qu\u2019elle respire.\u201d Quelques instants après la pauvre enfant s'éoriait d\u2019une voie tromblante d'émotioh: ** Je crois qu\u2019elle cst morte, car su figure est froide.Il me semble que nous avons été un Biècie dans cetto triste position, Ma fille Célina, qui n'avait qu'un bras de valide.l'autro étant fracturé, travaillait autänt qu\u2019olle le pouvait à vous débarrasser Mais finalement ont viut à notre secours et nous fûmes rotirés de sous les décom- res.C'est alors que j'ai réalisé toûto \u2019êtenduo de mon malheur.Lorsque le convui s'est arrdté & Craig's Road, nous dit-il, je suis sorti pour aller respirer l'air frais du matin sur la plate- forme.Ju venais à pcino de mettro le pied hors du char qu'une imasso énormo s'abattait sur moi.Jo mo trouvai tout & coup eusoveli sous un amas de débr'a.Jo ne savais plus où j'étais ot je ne px uvais comprendre co qui veuait de se pr.!uire.Je mo sentis blessé 4 une jambo ot iv un bras.Je n'éprouvais pus de doulenr cependant.Avec mon bras valide j'us- snyais de me dégager, lorsqu'une main bienfaisante se tendit vors moi et iu'nida à sortir de ma dangereuse position.Ce n\u2019est qu'alors que je compris que c'élait un accident, et combie: il avait été «iésas- treux.Outre un bras et une jambe fracturds, M.l'abbé Desrosiers souffre aussi de contusions très graves ot d\u2019une profonde blessure dans lo dos.C'est un des blessés les plus en danger.L'enquête du coroucr est commencéo * hier après-inidi à deux heures.l£ilo est dirigée par l'assistant coroner, le De Garneau.Le coroner Bolleau y n assisté cepondant lui-même.Tmmédiatement après avoir été prévenu cie l'affreux désastre, le Dr Pulluau s\u2019est mis en devoir de préparer cetto im- portunto enquête qui sera, suivant toutes i les appurences, fort longue, vule nembre incalculable, pour le moment,des témvins.| l\u2019lusicurs de ces derniers ont déjà été : nusignés et les déteclives ont 6t¢ forb | ocsupés,hier,à ce sujet, avec l'ussigoation des jurés qui ont été assermentés sur les midi et dont voici les noms : .Flavion Roy, N.P., chef ; Gilbert Carrier, Alph.Dumontier, N.P., Z.CS Dussault, Ÿ.M.Boivin, L.Laflamme, Marc Couture, Elzénr Bédard, Pierre Bégin, O: Cauchon, Albert Lambert, F.X.Couture, M.Moison, A.Robitaille, * F.X.Julien, Eugéne Labranche.Depuis hier midi, deux autres cadavres ont été reconnus.Ce sunt ceux d'Arselie Patenaude, do Notre-Damo de Bonse- cours de Sutcley, et M.Girard, dos Cantons do l'Est.+ A 1\u2019HOTEL-DIEU Nous avons fait, ce matin, une nouvelle visite à l'Hôtel-Dieu do Lévis, où sont cncore do nombreux survivants do la catastropho.Les nouvelles des malhoureux blossés sont loin d'être rassurantes.À 10 houres, hier soir, on cruignait pour les jours de plusicurs malades, notamment de madame Fontaine, de Brompton, à qui on a amputé uno jambe ; c'est précisément cello dont nous n'avions pu nous procurer lo nom.Madame Basile Hamel, de Danville, James Bennett, le porter du char-palais, étaient aussi en danger de mort prochaine.Il en est de mémo du révérend M.Desrosiers, qui endure des souffrances atroces.Il a des blessures internes nombreuses, une jambe et un bras cassés.On nous a fait remarquer, à l'Hôtel-Dieu, qu'il supporte ses suuffrances avec une énorgio inouie.Jamais une plainte, une sérénité continuelle qui ferait croire que le malheureux ne souffre \u2018pas du tout.Les médecins lui ont fait les opérations nécessitées par son état sans qu'il ne pousse aucune plainto.Co Parmi les blessés au sujet dosqucls on entretenait des craintes se trouve aused M.Iréuée Daigneault, de Danville.La malheureux est scalpé et souffre de nômr breuses autres blessures.a - \u2014 re, or a RS à LA JUSTICE Ct RE Na es F _ hE cee ç 8.\u2018roconnaissanta.\u201d Raconte comment In vic de sa Mle a ¢te snnvée Une mis + ' .\u2014 Pa) : L'anémie\u2019 et uno \u2018débilité générale Pavalent runemés 8.un pied do Ia tembeo\u2014Lex médecing Wasolemt ane onn espoir dt In ramener à In snuté \u201c Les Piinten Roses dn Dre Wiitinmns \u2018prouvent encore woe fia qu\u2019elles .sout un snnveteur \u2014 ~\u2014 , \u2014 De l'Ottatra Frer Press : - .Une note perguuuslle paruo daus lo = Feee Press, il La \"quelque temp, disuit \u201cque Milo Sophie Bélanger, 428, rue \u201c Ocoper, Ottawa, vensit de recouvrer d'uie sérieusu maladie causée.par l'ané- mic et la débilité générale, n.excité appa- -xemment un intérét plus qu\u2019urdinaire .Parnsi ses parents ct acs coubaisssuces.- À tel point qu'un.reporter du journal \u2026 eut ôtra grandement intéressant quo de visiter la famille ct faire un bout de cau- sotte avec Mme Bélanger sur lo retour 3 Ja sunté de sa fille apres avoir été pen- - dant deux uns cuusidérée une victime irrévocable du cette terrible ot dangé- reuse maladie.Mmu Bélanger est une Canadienue-française, épause de ML Jos.Bélauger, dont l'établissement.de tapis- gerie, de peinture et de vitre est au No.146, ruo Bank.Mile Sophie Bélanger, Tiuvalide en question, vaillante entre ls mort ot in vie, est une jeune fillo promet- tauio de dix-coys aus.To Studie chor \u201c Ello était eauchéa comme uno porsonne à ; oo l'agonie ; .Jes sœurs de l\u2019école St-Jean-Baptiste, sur la Côte Primerose, , .Ilynun peuplus de.deux ans, elo tom!n malade ct se mit À dépérir rapidement, On appela successivement uno foule du édcecing, mais l'un après l\u2019au- - tre, iis déclarérent.que\u2019 Io \u201cmal \u2018était un .mystère puür eux.__ Le désespoir S'empara da Is famille à \u2018la vue de cette bulis \u2018et joyeuse jeune fille d'autrefuis, étendue jour après jour | \u201cet sumaiue après semaftu, sar sou lit de doulk ur, s'en allant lentement, tandis \u201cqu'eux, les pauvres parents, In regar- daiviit désolés ct inrpuissants à ks faire anôn:ie sourire.Médécin après médecin déclara qu\u2019il | \u2018fallit se préparer s un dénouement £atal.Muse Bélauger n'est cependant pas femisr à se décourager, taut qu\u2019il y a vie \u20act espoir.On le cunstatera par ses paroles : : ** Quolle période.d\u2019avgoisees, \" dit- elle.On nons avait div encero ot encore que ricn ue pouvait sauver Suplrie et| tout paraissait donaer dreit aux méde- - mer cea mm ei semi Cee .: - i 4\u20ac: \u201cLA F0sricE rt \u201ci 5 seer \u2014 \u2014 NOTRE CUNO Nous commeonc-ns cétfe, semaine\u2019 Ja cation \u2018d'ün' nouveau \u2018féuilleton inti- # vu >.SPRÉTÉLDFON = je .: oe 5 47 .«: «a7 Rosevet:Marie=Blanche.; Oost un des romans Îes plus niouve- maghtés et les plus dramatiques.=\" L'action émouvante de ce récit com- Mménet aux jours sombres de la commune A Paris.Au.niilieu des pdripéties Jes plus va- rides ct les plus imprévues, passent des personages originaux de toute unture et 6 gracieuses et touchantes figures de femmes.\u2018Trois d\u2019entre elles feront couler bien des larmes, tandis quo des caractères inoubliäbles de grandeur, de charité, de- dévouement, commanderont l'adiniration.+ Nous sumnmes convaincu que .Rose et Marie-Blanche sera lu avec beauçoup d'\u2019iutérêt par tous nos lecteurs.: Les catholiques des deux Amériques .Ln population du nord et du sud de l'Amérique est d\u2019environ 110,000,000 dont 67,000,000 sont catholiques et 53,- 000,000 sunt protestants juifs, athés etc.Les Catholiques résident - dans les Etats-Unis 12,000,000 au Canada et l'Amérique Anglaise 2,200,000, à Cuba eb Porto Rico 1,000,000, à Hayti et St- Domingue, 1,000,000, au Moxiquo, 11,- 600,000, dans l'Amérique Centrale, 3,150,000, au Brésil, 14,000,000, dans la république Argentine, 4,260,000, duns la Comble, 4,000,000, au Pérou, 3,000,- @00, au Chili, 2,700,000, en Bolivie, 2,300,000, au Vénézuéla, 2,100,000, à l\u2019Equateur, 1,150,000, en Uruguuy, 150,- 000, au Paraguay, 500,000.Ainsi, les catholiques sont de beaucoup plus nombreux que n'importe qu\u2019elle autre dénomination religieuse.La P.P.À.a un fort ouvrage à faire ; celui de nous détruire: Catholic Telegram.er Le pont de Sce-Anne de la Pôrade Les travaux du pont quo la municipalité de Ste-Anne de la Pérade fait cons- UNE \u2018CATASTROPHE Sur Ja Voie du Grand-Trene à Craig's Boal.Une collision entre deux convois QUATRE CHARS ET UNE LOCOXO- TIVE DEMOLIS Des prôtres parmi les victimes (De l\u2019Evénement de murdi.) La voie ferrée du Grand-Trune a'été, cette nuit, le théâtre d'uano épouvantable catastrophe, qui a coûté la vis à un grand nombre de personnes.Cotte catastrophe s'est produite ce matin, vers 3 hrs 30, à Oraig\u2019s Road, in premiore station a l'ouest de la Chaudière.Voici les renseignements que nous avons pu recucillir jusqu\u2019à présent et que nous complèterons dnns notre dernière édition : Doux convois spéciaux portant un grand nombre de pèlerins de Sherbrooke, de Windsor Mill et des localités environnantes, se rendant à Ste-Anne de Beaupré, sc suivaient à dix minutes de distance.Le premier convoi, qui se compasait de huit chars dont un char dartoir, est arrôté à la station de Craig's Rond, afin de permettre à la locomutive de renouveler su provision d'eau.Quelques instants après, l'autre convoi arrivait à toute vitesse.Dès que son approche fut annoncée, on se mit & faire des signaux, qui u'ont pas été apergus sans doute, car, croyant la ligne libre, il entra on gare avec la même vitesse eb donna avec un fracas épouvantable sur l'arrière du premier convoi.Le choc fut terriblo.Le char dortoir truire avec l\u2019aide du gouvernement sont | et les trois chars qui lo précédaient et qui \u2018 sérieusement commencés: - MM.Beiu- -étaieut, comme les autres d'ailleurs, ban- cage et fils, les entrepreneurs de la ma- |-dés de pèlerins, furent culbutés de cha- çouncrie, termineront en septembre ou octobre et le tablier de fer posé par un ancien Québecois, M.Ant.Rousseau, de Ilinperial Bridge Co., de Montréal, sera que côté de la viio et mis en-pièces.La locomotive du second convoi dérailla aussi et fut rénversée au côté de la ligne.Les autres chars, qui ne sont pas dé- instuilé six semaines après et coûtera fraillés, ont éprouvés cependant quelques \u2018819,500.La maçonnerie coûtera $13,- 000 ct la pierre est tirée des carrières de M.Lenucage, à St-Alban.Les piliers sont enfoncées à 30 pieds et sont au nombre de quatre.Les journaliers sont payés 81.00 par jour.Environ 800 verges de pierre entreront dans In confection des piliers.Une trentaine d'ouvriers y travaillent.Close étrange, le bois des anciens pi- licks u été retrouvé parfaitement sain eprès 54 ans.À l'ondroit où était l\u2019ancion chenal maintenant complètement bouché, ou placera un pilier en pierre.Le meurtre de David Scollie Peiorboro, Ont, 7\u2014Le détective pro- viucial Murray, qui s'était rendu a Ocala, Floride, il y a environ deux semaines, pour opérer l'arrestation de M.et Mme Tay, accusfs du meurtre de David Scollie, de Otonahec, est arrivé en-cette villo à midi avec les deux\u2019 prisonniers.Une foule de personnes s'étaient rendues à la garo pour voir les inculpés, qui sont accompagnés de leurs six enfants, dont le Plus vieux a 18 ans et le plus jeune n\u2019a pas encore un an.Toute la famille a été Conduite devant le magistrat E'Iminson ; après une courte délibérat.oa, il a été décidé de remettre l'enquête au 12 cou- \u201cTant.\u201d Le magistrat Xdwinson a permis au constuble qui a instruction de conduire les deux accusés cn prison d'accorder aux amis de M.ct Mine Gray de prendre soin des enfants, s'ils en manifestont le sir.\u2014_\u2014\u2014 L'esprit d\u2019autrfois Un des plus grands voleurs du pays fut un jour pris par les archers du prévôt, qui l'ameuêrent devant lui, disant : \u2014Monsieur, ce grand voleur que nous yous amenons, qui a fait tels et tols vols en.tel lioux ct à tel.\u201cO6 voleur aépond : \u2014dJ'ai fait bien pis, inonsieur.\u2014II est vrai, répond un \u2018des archers ; c'est lui qui vola ct :issassina un toi.\u2014J'ai fait bien pis, monsieur.Les autres, contant encore d'autres vols ot d'aulres \u2018assassinats, colui-ci répondait toujours : =J'si fait bien.pis., ; Lie prévls lui deninndant ce.qulilavait- fait.du pis, il dit.: \u201cvo Te \u201c5e mo suis laissé prouidre: >.dommages et les personnes qui étaient à bord, ont été si violemment secouées que plusieurs d'entre elles ont été Fenversées ot quelques-unes ont été légèrement bles- sécs.: Il est plus facile d'imaginer que de décrire ln scène d'horreur-que présentait alors le théâtre de la catastrophe, et la confusion qui ya régué pendant quelques instants.Les deux côtés de la voie étaient bordés de débris .sous lesquels on voyait quelques-unes des victimes, faisant des efforts inouïs pour se dégager.De tous côtés on entendait les cris et les gémissements des blessés.Les employés des deux convois et quelques voyagours se portérent eu toute hâte au secours des blessés.Un service de sauvetage fut promptement organisé et pendant qu'on commençait à déblayer le terrain pour relever: les morts et les blessés, on téléphonait à tous les médecins do Lévis de se rendre au plus vite sur lo théâtre du sinistre.Tous répondirent à l'appel et une demi heure après, ils étaient auprès des blessés et leur prodiguaient leurs svins.: | nous est encorc impossible de donner exactement le nombre des morts et des blessés.Ce qu\u2019il y a de certair, mal-' beurcusewent, c\u2019est qu'ils \u2018sonL-.nombreux.- Aux dernières nouvelles, 20 morts et 30 blessés avaient été retirés des décombres, Il y à plusieurs prêtres parmi eux.Le révd M.Fiset, vicaire de St-Patrice, de Sherbrooke, le \u2018curé de Windsor Mill, le vicaire de Richmond, sont men- tiounés comme étant au nombre des morts.Le wmdcanicien et le chauffeur du deuxième convoi, Hector McLeud et M.Poilins ont été tués.On a retrouvé les deux cadavres.-Lo premier convoi était sous la direction du conducteur Dionne.Le conduc- tour Dinclabe conimandait le second.Lorsque la voie fut déblayée, un convoi se furma pour transporter à Lévis les xoyngeurs qui avaient échappé à la catastrophe.* Tous ces pblerins continudrent le voyage et se rendirent à\u2018 Ste-Anne de Beau- ré.\u2019 el - P Lu nouvelle de ce terrible accident - {s'est - répundue, comine\u2019 une trainée de poudre duis 1a ville* de Lévis, ce matin do bdnite heure; et y à causé beaucoup, Wémoi.CL ot Fe - Peu Au temps Après, la gars de} Titer: 15 morts et 30 blessés |.loolonial-\"égijont' entoürés \u2018d'un rand ndinbre\u2018de porsunnes désireuses d'obtenir des renseigndiuents sur la catastrophe.que tous pourrons, dans notre dernière édition, fouruir à nos- lecteurs des ren- svighemetits plus \u2018camplots,\u201d ninsi~que In liste des morts et des blessés.(Plus tard) 101.30 a.m.Craig's Road, 9\u2014Jusqu'à présent 11 cadavres ont été retirés des décombres et 25 blessés'ont été transportés à l\u2019Hôtel- Dieu de Lévis.LES.NOYADES Trois accidents ont eu lieu dimanche, au cours desquels trois jeunes gens ont pordu la vie.- Le matin, un jeune homme du nom de J.Boily pôchait 'däns la rivière Mont- moroncy au-dessus des chutes.Il se tenait sur une roche lorsque lo pied lui mauqua ct il glissa dans ln rivière.Il n'a pas\u2018été retrouvé et on croit que le corps est descendu dans le gouffre.C'était un jeune homme de 19 ans, Un jeunc homme du nom de Roberge, âgé de 20 ans, s'est noyé, dans ln rivière, à St-Henri, pendant qu'il so bai- guait, : : Un de ses amis, un jeune Mercier, qui se baignait avec lui, a bien failli se noyer en essayant de porter secuurs à Roberge.Le cadavro do l'infortuné jeune homme à été trouvé peu de temps après l'ucci- ent.Vers 8 h dimanche soir, un des enfants de M.Atphouse Lamontagne, fruitior, marché Champlain, jouait sur le quai-de ce nom près du troisième ponton lorsqu'il tomba à.l'eau eutre le quai et le ponton.Le célèbre sauveteur Patrick Murphy uccourut et plongea.Il ne put malheu- reuseiment que ramener un cadavre.Il a eu enquête du coroner.L'enfant était figé de sept ans.: Depuis-le commencement de la saison, les noyades ont été bien nombreuses et les parents ne sauraient prendre assez do précautions pour empêcher leurs enfants de jouer sur les quais hors de leur surveillance, .- Un triste accident eat arrivé au Lac Minnetoïlka, près de l'hôtel St-Louis, dans le Minnesota, dimanche dernier, Ernest Reau, igé'de 19 ans, en sé baignant, essayait de faire nager un cheval appartenant à un voisin, et arrivé à uno certaine distance, il voulut le faire retourner au bord, mais le choval se roula, ronversant le jeune bonune qui so noya.Un jeune ami, qui l'avait accompagné au lac, témoin de la catastrophe, accourut au bord, juste au inoment où le jeune Reau, remontait à la surface pour la troisième fois, mais ne sachant pas nager, il n'a pu lui prôter secours.Lo corps fut retrouvé quelquo temps après.Ses funérailles ont eu lieu mercredi, à l\u2019église Ste-Clotilde, au milieu d'un grand concours de parents et d'amis.Un triste accident est arrivé à Ste- Rose, au pique-nique donné par les enfants d'école de l'église Baptiste Olivet, Parmi ceux qui s'étaient rendus à Ste- Rose pour la journée se trouvait le jeune John Chisholm qui demeure au No: 191 rue Coursol.Dans le cours de l'après-midi, comme il faisait une chaleur oxcessive, le jeune Chisholm partit avec quelques camarades pour aller se baigner.Chisholm malheureusement s'aventura trop loin et disparu soudain sous les flots pour no plus repa- raitre.Ses camarades se portèrent à son secours, mais en vain, \u2018 Le corps a été retrouvé dans la soirée, Genève, 9.\u2014Cinq personnes se sont noyées dans la rivière, ici, dimanche après-midi, dans un oyclone qui a fait Verser un petit bateau à vapeur contenant \u2018es toutiätes se promenant sur la rivière.pu haut d\u2019un clôcher Uno chute'de 115 picds à Berthier M.Zotique Rhault a'été, ces jours derniers, à Berthier, victime d\u2019un accident où quatre-vingts-dix-neuf sur cent auraien trouvé la mort.Il travaillait sur le clocher de l\u2019église, lorsque la corde qui soutenait la chaise dans laquelle il était placé pour faire son ouvrage cassa et il-fit une chute de 115 ieds.: .M.lo curé Champeau, qui se trouvait aur les lieux, lui donna l'absolution, \u201cle croyant fini à tout jamais.Mais non, M.Rhault en £ut quitte pour - un violent choc nerveux, un mu- ment de délire ct uue blessure assez grave à un pied.A part cela, il est bien ot s\u2019est même levé samedi.: - Bn-vbiliun qui la échappé belle.\u2018 EE .\u2018Pendant qu'un crève de -chaleur- dans- 7, certains Etats des Etats-Unis, :dans .le: Dakota-Sud.]a geléo cadse\u2018 de sérieux- (dommages aux récoltes.- .\u2018dans le paganisine,\u201d LES ORANGISTES Un de nos reporters s'est rendu, ce] matin, sur le théâtre du.sinistre, de sorte | Les Pôyteurs oran Intes-insul- NL A Ottawa, 9\u2014Le- révérend Jos.Elliot a fait un sermon, dimanche, dans l'église méthodiste de la rue MoLeod, à l'adresse des orangistes.Parlant sur la question des écoles, le prédicateur a dit qu\u2019il était convaincu que le meilleur système d'écoles pour la burine entente des populations canadiennes était les écoles nationales.Il ne compreud pas qu'on parle d\u2019écoles provinciales ; il n\u2019y a que les écoles natio- uales.Il aurait voulu avoir le temps de s'expliquer aulong.Les écoles nationales sont plus propres à inspirer à lu génération des idées élevées.Los écoles séparées sont meurtrières aux nations ; elles propagent toujours Jes dissentions traditionuelles.Elles exercent encore plus d\u2019inflence dans un jeune pays.Elles nbaissent l'éducation ; \u2018c\u2019est pourquoi lu Canada n\u2019en a que faire.Les adhérents à ces écoles devraient avuir assez de con- liance duns- lours ductrines pour fie pus craindre de rogarder ** pardessus le mur.\u201d Ils semblent au\u2019 \u2018contraire craindre la lumière.Pourquoi cet-exclusivisme étruit.Les catholiques romains comme les pro- tostanta croient en Dieu et au sacrifice du Notre-Seignour Jésus-Christ.Pourquoi alors ne pas se donner la main sur ces questions ot laisser le reste au caprice du vent.Sur les marchés, dans les ussem- blées législatives, sur les champs- dè bataille, l'on'combat côte à côte ; pour- Quoi ne pas agir de même dans los écules, Purmi les personnages qui ont pris part à la procession on à remarqué : Sam.Hughes, M.F., le contrôleur Clarke Wallace, Rubt.Birmingbain.Les orateurs au nombre de 300 se sont rondus, lundi après-midi, à l'église bup- \u2018tiste,à Westmount, où le pastour Graham à prêché le sermon traditionnel.Avant de commencer son discours, M.Graham a fait chanter la ** Gloire soit au Père \u201d parce que les orangistes avaient pu se rendre à l\u2019église sans être insultés, Son discours » été une dénonciation en règle de l'église catholique, des moines et des sœurs.: .Tout le monde n ri dans le potit temple.quand le révérend a dit que la coifluro des \u2018moines rossemble à une chaudière à charbon et une ceinture en foin.Parlaut de la mort de sir J obi from > son, le prédicaut a tonné contre be purgatoire et contre les prières \u2018por, les trépassés.URSS Il a terminé son sermon aux appleudis- sements des auditeurs, en déclaraiit que pas un oraugisto digne do ce\u2019 hom ne voterait aux Communes, pour lë écoles catholiques du Manitoba.we T \u201d Ontario est la province du .progres, Québec celle de lu superstition, de \u2018l\u2019idu- lâtrie.** Si Québec n'est pas christianisé, cette province jettera toutes les autres : ke ' LE \u201c MERRIMACK\" - On réussit à le renilouer Montréal, 9\u2014On a réussi hier - matin, vers midi moins le quart à renflouer lo Merrimack échoué depuis vendredi matin.Après avoir onlevé sa cargaison, on a dû travailler jour et nuit pour surtir:le vaisseau de sa mauvaise position.Ce \u2018n\u2019est qu'aujourd'hui après un travail opiniâtre qu\u2019on a réussi.Quatre remurqueurs puissants ont travaillé sans relâche.\u2018.Dimanche dans la matinée, ils avaient réussi à changer un peu la position du navire, et ce n\u2019est qu'aujourd'hui .qu'il'a été remis b flot.On ne connaît pas encore la causo de l'accident; et avant que l'enquête:ait cu lieu, il sera assez difficile de savoir à quoi s\u2019en tenir.Toutefois les opinions sont assez disparates.Pour quelques-uns, le pilote surait responsable do l'accident parce qu'il aurait mal dirigé son bateau, pour d'autres, co serait une défectuosité dans l'appareil du gouvornail, ot celui-ci serait\u2018devenu incontrôlabie.Une troisième opinion vout que lors du départ du Merrimack: M.Victor Gagnon, le pilote on charge, aurait dit au capitaine qu'il ne se rendait pas responsable du bateau, parce qu'il était trop mal chargé ; que lo poids de la cargnison était trop à l'arrière du bâtimont, et de là, qu\u2019il lui était très diflicile, sinon impossible de le diriger.Le capitaine Simons, lui aurait répondu de ne pas s'occuper du cola, qu'il so rendait responsable de tout.Quelle que soit la cause de l'accident, l'enquête le révôlera, et nous saurons alurs qui est responsable.Il «st peu probable quo le | Merrimack ait subi des avaries sérieuses.\"| On est actuellement à On le remdrquer i ses qunis.Il.est rumeur à\u2019 Londres que: lord A pringeido Gallen, - 1.Roseberry vi: épouser- uiig\u2019des Gilles-du Y a >; as _.in question des écoles \u2026- stentless sathéliques ns la corde des Franciscans al, Un dfame-=de-a jalousie - Un hèmme:iné à coup da ci \u201crevolver °° ,_ Lincoln, Ohio,-8\u2014-Un baïiquet on-cétée ville pas les Fi Sdn vets été atfristé par an double meurtre, Au nombre des convives se trouvaient un nommé Tipton, sa femmo, dont\u2019 il était séparé depuis quelque temps, ét un sieur Vills, un jeune instituteur, fils à un riche fermier des environs.Tipton avait \u2018souvent dit, depuis sa séparation, qu'il tuerait le promier homme qu'il verrait parler à sa femme.Or, pendant le repas me Tipton et Wills ont engagé In con.vorsation, et il s'est trouvé un ami complaisant pour le faire remarquer au mari, Saus rien diro à personno, Tipton s'est, levé do table, est sorti de la salle et, allant s'embusquer à uue fenêtre, il a tiré deux coups de revolvor sur Wills qui est tombé foudroyé ; les deux balles lui avaient traversé la tête.Tipton a fait feu ensuite sûr sa forme et l\u2019a tude du coup ; puis il s\u2019est sauvé dans les buis avant quo les assistants aient cu lo temps de S'uppo- sur à sa fuito.Quelques citoyens de bonne volonté sont partis aussitôt à ls poursuito do l'assassin, oL, s'ils lo rejoignent, il est fort probable qu'ils épargneront au co.nrité les frais d\u2019un procès et d\u2019une oxécu- tion.Wills était âgé do 23 ans ; if laisse une veuve ct un enfant.Quant à Tipton, il a 24 ans ot il est lé fils adoptif d'un riche propriétaire du pays.Sa femmo l'avait quitté à cause des mauvais traito- ments qu'il lui faisait subir.25 cents Le prix de 16 duses de Baume Rhumal n\u2019est que do 25 cents.Tous ceux qui sont atteints de toux, grippe, rhume, bronchite, se guérissent radicalement avec le Baume Rhumal.En vente partout.Greenway cat malude Xi frn en Austraile dans l\u2019intérêt de sn santé Winnipeg, 8&\u2014Le premier ministre Greenway est assez gravement imalude.La températuré lourde de cette saison, les \u2018tracas do l'imbroglio scolaire, les soucis ministériels, etc, tout concourt à empêcher le rétablissement de sa santé.Una résolu de faire un voyage dans l\u2019Océan' Pacitique.On.dit \u201cqu\u2019il Spartira- prochaïnement wur l'Australie et qu'il s'embarquera a ancouver à cette fin.Certaines gens disent qu'on exagère Tindisposition de M.Greenway ct que colui-ci n'irait pns au bout du monde s'il était séreusoment malade.Un ancien Meuteuant-gouvers neur se donne In mort Chicago, 9\u2014Le Dr Sherwood, ancien lieutenant-gouverneur du Minnesota, s'est donné la mort en se noyant duns le lao Michigan.On supposo quo cu sont des cmbarras financiers et le mauvais état de sn santé qu'ont poussé le malheureux à cet acte e désespoir.Pénible accident à Sainte Hyacinthe \u201cUn enfant broyé par les] chars Omer [Chicuine, âgé de six ans, fils\u2018de M.J.-A.Chicoine, menuisier à St-Hya- cinthe, était à jouer, vendredi après-midi avec uno dizaine de petits camarades sur lu voie du Grand Tronc, à l'endroit où cette ligne traverse le chemin du rui, de l'autre côté de la rivière.La bande enfantine vit alors partir de la gare un train de fret se dirigeant vers l'est ct devant ainsi passer à l'endroit plus haut indiqué.Les petits imprudents conçurent alors l'idéo de passer devant le convoi, prenant d'autant plus-do-plaisir.à co manège que le'danger-devenait de plus en plus -menaçant.O'était & qui traverserait lo dornier la ligne avant le passage du truin.Lo jeune Chicoine\u2019 resta malheureuse- men victorieux.Surpris par l'engin, il fut trainé sur une distance d'environ deux arpeats.Eu constatant l'accident, l'ingénieurarrêta la machine aussi promptement que possible.Il releva le petit infortuné aux trois quarts Lroÿé ct tout ensanglanté, puis le porta à la maison de ses purents.Les blessures sont mortelles et l'on jugea toutes opérations sérieuses absolument inutiles.L'enfant n les juinbos broyées, le bus du corps cmporté et les entrailles à découvert.Arrivé chez ses paronts, il ne paraissait pas souffrir en proportion du mal qu'il avait, conservait encure touto sa connaissance ct.parlait presque comme il aurdic fait une heure auparavant.oo .2\u2014\u2014 Un negligent .Celui qui tousse est, un négligent s'il na fait.pas usage du -Baume Rhumal, qui le guérira en quelques jours, A quoi bun souffrir quand on peut avoir Ia santé 7 Vous-le trouverez dans toutes les phar- .-macies ot épiceries,26 dts la buuteille. oR op MontréalL: 6\u2014La sdernibre-séauce del , e sur ls trégédie de St-Honri Pont rte hier matin, peu aprés dix h res La foule plus considérable qu'à l'ordinaire, dès neuf heures, se pressait aux abyrds de l'hôtel du ville.L'intérêt ue chacun semblait.prendre à cette der- |- i ance était mnnifeste et les\u2019 trois Bikes +08 derniers témuvins ontendu qui ont été interrogés ont jeté bien peu de lumière sur le mystère que ls justice veut éclair ferme Gossolin, que le chef Massy rocherchait jeudi goir, ne savait rien sur 1e.lo Mme Félix Bergeron cst lo premier témoin ontendu.lille confirme le témoi- guage qu'elle a précédemment dunné au cours de l'enquête.Elle répète, suns hésiter, que c'est à midi et vingt minutes, le jeudi, qu\u2019elle # vue Mme Domers.Elle ajoute même qu'elle l'a reconnuo et dit aussi que Mme Demers était la seule.personne qui put descoudro l'escalier daus la r.so vant d'être transquestionnée, Mme Bergeron déelare qu'elle a dita M le curé qu'ello avait vu Mme.Demers ; cllo lui a dit cela Jo jeudi en réponse à lu question qu'il lui pusait.Jo n'ai vu personne autre dans la cour de Mme Demers au même moment.Jo suis certaine de celu.: Le ducteur Johnson, médecin bactériologiste, a fait l'analyse des nombreux objets ramassés duus l'appartement des Domers ct qui lui ont été svumis, entr'autres des vêtements, des ciseaux, des couteaux et un morceau de toile cirée.Son analyse lc peut établir d'une manière définitive s'il y avait du sang sur les objets qu'il a analysés, faute d\u2019un spoctroscope, nécessaire, à cetto opération, et qu'il n\u2019a pas en su possession.Il croit .qu\u2018avec un tel inscrument, une seconde analyse serait plus fertile en résultats.Le doctenr déclare que le temps le plus court pour que le refrvidissement se produise, apres un accident, dans les partics intérieures du corps, est au moins six heures, mais c\u2019est variable.Le ducteur ajoute qu\u2019il est peu probable que le corps à l'extérieur soit devenu froid avant deux heures.Les extrémités du corps telles que les mains, Jes picds refroidissent bien avaut.Le corps refroidit plus vite quand ily à eu grande perto de sang avant la mort.D'après ce que le docteur a entendu sur cottu affaire, il croit que Latmort remontait à l\u2019avnautenasdi et cela à six heures avant la découverte du corps.Jeau-Baptiste Richot, entrepreneur de pompes funèbres, est le quatrième ot dernier témuin entendu.Tlavn le cadavre jeudi après-midi, à deux heures et demie à peu près : il y a touché ; le sang était séché à torre.Cane sentait pas mauvais dans la chambrè.C'est lui qui a lavé la figure do Mme Demers plus turd.LESANG ETAIT SECHE sur sa Ggure.C'était In première fois que le témoin lavait un cadavro sur lequel il y avait du sang.Le sang faisait des croûtes et il à fallu gratter la figure, carl'enuv.le savon ne suffissiont pas pour l'enlever.Le cadavre a été lavé vers cing heures.C'est lui, Ritthot, qui |.a fait l'enterrement.Il n\u2019a pas eu de conversation avec lo mari de la défunte, à part cela qu'avant l'autopsie, il est parti avec lui, Demers, et qu'ils ont pris un verre ensemble ct que la, Demers lui à dit : ** J'ai hâte quo ce suit fini.\u201d Cca paroles ont été dites avant de descendre © corps dans le chariot, - Lo coroner adresse ensuite la parole aux jurés.Il .passo en revue la preuve qui a êté faite à l'enquête et démontre \u2018abord que le jury ne peut s'arrêter à la théorie du suicide, car il est prouvé que la femme Demers a été assassinée.Lo coroner terinine comme suit : .La famille Demers et Demers lui-môme jusqu'ici a joui d'une excollente réputation, cela ne fait doute dans l'esprit de personne, mais dans cette aflaire-ci il est prouvé malheureusement, je le regrette pour lui, qu'il n'a pas dit toute la vérité.| est ñ regretter que Demers n'ait pas dit qu'il avait eu parfois des difficultés avac sa femme et méme qu'il Vavait battue, Sans doute, si Demers eut fait ici de tels avoux jamais le moindre soup- a\u2019 os we 1 or JS > TT a 4 = - - = NT a NY A , À = | J USTICE Be = % ps _ FEUILLETON DE \u201cLA JUSTICE.\u201d tomba tout à coup du firmament, la côte trace ne reste, ot qui, comme les jours éléments eux-niêmes so méttaïiont de la! reforma sur In vision du yacht.Les >, DEUXIÈME PARTIE : a ga Su \"Or, elle tombait dans toute ea force, dans toute sa vitalité, cette Aloyone au- perbe, frappée lâchement par un ennemi intime, par cet homine maudit, dont il avait si bien observé Ja soélératesse.A cette seule pensée, tout l'être do Kerdis- tel se révoltuit.Il n'avait jamais hai.Il haisssit maintenant cot homme.Ft, en mémo temps, il no songeait pas à le punie, que ce fut par simple veange, ou que ce-fût par châtiment, Mais la douleur devonait insupportable, affreuse, quand le vioux marin peu- sait à Hira.Elle allait maurir, elle aussi.Mourir ! Bira mourir ! Est-ce quo cela était possible ?Lorsqu'on aîme avec toutes les forces de son cœur, il est des certitudes terribles auxquelles on ne vout pas s'arrêter.Ceux qu'on aime ne doivent pas mourir.Tls échappent au temps, ils échappent à l'Ausure, aux meurtrissures des années et des jours.Nous ne voulons pas que l'être aimé disparaisse ; nous nous refusons A sa déchéance.Ce sentiment est violent et oppressif chez les jeunes ; il est iutense, absorbant, durable chez les vieillards.Kerdistel consentait à mourir, I] était prêt depuis longtemps, et, selon ses pro- pros expressions, ses comptes étuient en règle.Mais, le trépas, il le repoussait pour sa filleule, sa fille, plutôt.Il ne lui venuit pas à l'esprit que le destin pitt, sans injustice, clere l'existence de cette fleur à peine ouverte au jour.Et e\u2019il luttait encure, s'il s\u2019acharnait dans sa résistance contre cette fin inévitable, dont il se sentait enveloppé déjà, c'était que l\u2019espoir vivait toujours en lui, l\u2019espoir d\u2019ar- vachor Hira du gouffre.Jamais père n\u2019aima avee plus de force que cet homme, donut l'âuie sortait, en quelque sorte, de Pimmortalité d'un dela, pour prolonger en çe moude la vio mortelle de ce qu'il chérissait.Un instant, !a doulour du commandant fut, s\u2019il était possible, plus forto encore.Lo cuntraste même l'avivait.Depuis quelques secondes, Ia force cen: tripète qui dressait l\u2019Alcyone à la \u2018côte semblait s'amoindrir.Le vent 'avaît\u2019 des Accalmies assez longues ; le niveau même des lames, paraissait s\u2019aplanir.On cit dit que, satisfait d\u2019avoir ressai- ®i sa proie, l'Océan, sûr dola tenir, lui accordait un répit, pour lui faire mieux savouror les affres de cette cruelles agonie.En se bouclant sur la nef désemparée, les cercles coucentriques des vagues ralentissaient leur mouvement.Ah ! Ceci était trop ! Si la machine de l\u2019Aleyone eût encore fonctionné, ce n'cfit été qu\u2019un jeu de franchir ces lignes courbes.\u2014 mer savait bien ce qu\u2019elle faisait.Les lames qui sc fussent laissé vaincro par le yacht, étaiont encore assez fortes pour briser et chavirer les embarcations.N'importe ! D fallait faire tout son devoir.Kerdistel donna l\u2019ordre d'armor les deux espingoles des gaillards.On allait .tirer le canon, C'était la supbme demande de secours.Le sccond eut un geste découragé.\u2014A quoi bon, commandant 7?\u2014 mur- mura-t-il.' \u2014 Faites tirer tuujours, insista le vicil- lard, - de trois minutes en trois minutes.Et alors, dans l\u2019un des répits du vent, Ja plaiute du bronze s'envois, lamentable \u2018faisant frissonner l'atmosphère humide d'un sanglot continu.Puis il y eut silence, si l'on peut appe- lor silence le délai qui s\u2019écuulas, troublé par lès los rugissements du vent etle rit sourd des lames.Et, comme un écho au ocup de canon de l'Alcyonc, uno autre détouation, venue de l'horison, traverss les ondes sonores.Le second regards Kordistel.On nous a eiitendus, on nous répond.Sa voix avait tromblé, non do craintes, ans doute, mais de la ln peur d'exprimer trop d'espoir.\u2014OQui, fit le commandant, \u2014on nous a entendus, etl'an nous répond.C'est évi- demmont un batiment do guerra, Aura-t- il le temps de nous atteindro ?Pourrn-t- il venir jusqu'à nous ?\u2026.Jui aussi se tut, Lui aussi cut peur de -88 raocrocher à une espérance, Alors, comme par ue dernière ironie, et dans l'espace de quelques secondes à e, le Jénauement du drame se pré- -cipite oyco uno effrayante rapidité.; Ju odté de la terre, horizon parut s'4.© Fy SL 1 to fit une Iaionse_déghiruro dans Ter -vapours .ef les nudes qui.env.\u2018paient la ong 3 or sa ) veo dsl ate AE À la faveur lècjuti iter ancotrale-qui apparut à moins d\u2019un mille du navire, la te basse, bordée de récifs Intents, avec às chevelure do palétuviers, et de manguiers, tordus, fouettés par le vent.Kt le trépas deviut visible aux yeux de tous.Un quart d'heure encore etl'Alcyone irait s'éventrer sur los rochers.En ce moment un mouvement, d\u2019abord insensible, bientôt plus accentué, fit pivoter le yacht.I se mit à tournoyer sur l'abîue.Certes, la tempête était violente, son aspect sinistre.ais cotto soneation de rotation, ootte attraction aspirante du gouffre, cette conscience du vortex se crausant sous leurs pieds, donna sux marins un désespoir stupide, sans parules et saus cris, le désospoir hébété en face de I'horrible qui avuisine le surnaturel.Cette fois, on était bien perdu.Kerdistel, d\u2019un geste, assembla ses officiers.Sa question fut brève.\u2014Quo fullait-il faire ?\u2014 Attendre à bord lo secours annoncé, co qui n\u2019était peut-être, hélas ! qu'un leurre, \u2014 ou abandonner le navire et tenter d'atterrir.Les avis se partagbrent.L'un opinait pour que l'on demeurât à bord, faisant observer avec raison que la violence des lames briserait les embarcations et no leur permettrait pas d'accoster ; l'autre pensait qu'il valait mieux mettre à la mer les deux baleinières.Le commandant cousontit à essayer de ce modo ds sauvetage.L'urmement des baloinières fut rapidement fait.Au milieu d'un silence do mort et profitant d\u2019un instant où le tourbillon paraissait s'apaiser, sept homines B\u2019embarquèrent.Lus palans griucèrent.Les garants furont filés avec précaution.Au moment où ln quille de la première ombarcation rasa la terrible houle, une vague se leva par le travers.Elle prit ln Laleinière en écharpe, et, d'un seul coup, d'une chiquonaude wons- truouse, elle écraga le bâteau ct les sept malheureux qui le montaient sur la coque craquauto de l\u2019Alcyone, Il y eut un cri de détresse parmi les survivants.Tous ces moribonds eurent le cœur broyé du même coup qui déchiqueta la baleinière.L'épreuve était aussi désastreuse que cuucluanto on ne la renouvela point.Désormais, il sembluit patent que ln mer rofusnit de recevoir à merci l\u2019équipa- go condamné.Ces hommes devaient fata- loment périr sur l\u2019épave qui les entrai- nait.Il leur était défendu de chercher lout salut dans la fuite.: Ils so regardaient: les uns les autres.Machinaloment aussi ils regardèrent le rivage.Ils étaïent pas à plus d'un demi- mille de distance.: D'un accord unanime, tous, vaincus, tombèrent à genoux, En ce moment, par le travers de Ya- vant, à tribord, un canot à vapeur\u2019 surgit en haut d'une vague.: C'était le canot à vapeur de la Flore, Il stoppa sous le vent de l\u2019Alcyone, et laissa arriver le yacht jusqu'à lui, Plusieurs homines, au moyen de gaffes, muintinrent l'embarcation et l'empêchèrent de se briser contre les flanes du bâtiment, A bord du canotle commandant se trouvait étre un oflicier, ; Kerdistel, & cette vue, ne fit qu'un bond jusqu'au salon, atin d\u2019en arracher les deux femmes, Il était suivi de Le Guen.Los deux hommes assistèrent à l\u2019agression de Dubrouil et au terrible duel du mécanicien avec le chien Dhole, Mais, cn vérité, nul n'avait le temps d\u2019applaudir ou de s'intéresser à cette lutte.L'important maintenant, -c\u2019était de fuir.Le commandant et Le Guan arrivèrent sur le pont au moment où l\u2019échelle de coupée venuit d'être abattue.Mais on ne pouvait songer à y faire] passer les doux femmes.Hira évanouie, brisés par 'eflort et lu contension d'esprit, ndait inerte au bras de son parrain.Plus forte Soona- mookco avait résisté aux épreuve de l\u2019an- lus oisse.# Maintenant la mer était un peu calme.Le canot à vapeur de la Flore ut- tait cependant à grand'paine contre le remous.Quelques centaines de-brasses tout au plus séparaient l'Aleyone des bri- sauts \u2019 \u201c I fallait 60 hâter.XVI La Flore ayait accompli sa mission sans enconibre.=~.Lea nuivs de Ia grande Comore avaient besuin de revoir nos coulours, C\u2019était un.sédatif & leurs ferments de discorde.Dis qu'ils les eureut vues, ils s\u2019apaisèrent.On séjourna vingt-quatre heuros dans ces parages, ; Telle était la monotonie, la lents fatit guo de cette existence d\u2019observatiort, Qu'on prolongeait au delà du nécessaire Jee ocdasions de\" distikction- qui pouvaient s'offcix, ; \u2018 SOUS HE! © RU Ge at \u2018Mais; but de 68'temipe; ox Fepiit jé Emme care set vécus, s'afface à mesure qu'on la parcourt cotte voic des flots niubiles sur l\u2019immobile immensité.OT C i La frégate Tevenait paressensement, à la voile, Janse du départ, lasse du retour.Que Inf importaient quelques houres de plus ou de moins dans le séjour, suf cetto oôte lostilo ot inhospitalière, que le génie dela France, livré à lui-même, eût si promptement soumise, quo la politique semblait prendre & ticho de hérisser d'obstacles, Car ce n était point Tanni-Bé, \u2014 la Grande Terre, \u2014 qui se dérobait d\u2019elle- même à l'influence française.Elle ne lui échappait que par lo conflit des races et des civilisations blanches.Les méthodistes anglicans, l'aventurier Willoughby, se tenaiont dorrièro les Hovas conquérants, en face ct au.dessus de ces Sakala- ves conquis qui protégcait la France.L'empire de l'île marchande, de ls Carthage contemporaine, venait, sur cette terre sauvage, se heurter, une fois de plus, au prosélytismo des idées dont la race franque fut toujours le plus vaillant le plus ardent apôtre.Mais, à l\u2019encontre des efforts de nos missionnaires so dressait le fanatisme des propagateurs de bibles anglaise, | .Li encore, le conflit sécûlaire des deux races et des deux principes allait demander le sacrifice d\u2019un homtne d\u2019élite, l\u2019amiral Pierre.i» = Et, commo si une masse de fer ot de buis eût compati aux secrètes douleurs du chef qu\u2019elle portait, la Flore regagnait Taimatave \u2018avec l\u2019effrayante lassitude du son inutilité, Philippe Borsand était morne.Que s'était-il passé pendant son absence ?L'Alcyone était-elle venue dans les eaux de Tamntave, comme le lui annonçait la lettre d'Hira ?Ou bien, serait-il, lui, le premier rendu pour ce cher revoir dont lu penséo le faisait revivre agonisant ?Ah! s\u2019il eût pu de son souffe pousser le croiseur d\u2019une course folle versie but où teudaient ses désirs ! Rien, hélas ! Rien ne venait à son secours.; C'était, au retour, le même horizon qu'à l\u2019alier Ju même mer calme, le même ciel pesant, avait, pourtant, quelques symptômes de plus : des teintes plombées qui maculaient brusquement l\u2019azur, des taches-de cuivre ou des traînées visqueuses qui.venaient ternir la surface glauque et moyvante.Et sous cette atmosphète écrasanto, à travers l'agitation de son impatience, l'officier sentait son esptit hanté de visions terrifiantes, Quelquefois il saisissait ln lettre, l\u2019ouvrait do nouveau, la contemplait longuement, se demandant s'il ne rêvait pas, s\u2019il n\u2019était pas fou, s\u2019il était exact que ce papier fût là, dans ses mains qu\u2019il vint d\u2019olle, et qu'il contint la preuve certaine de tout cet amour qui en débordait.Il avait des heures de désespérance plus cruelles que celles qu'il avait subies jusque-là.Dès doutes invineibles l'enva- lissaiont parfois sous cet implacable soleil, père des nuées d'orage, Ah si elle était venus ! Si elle était vehue de nouveau, pour fuir, désespérée emportant son malincurable ! : t il était là, sur ce vaisseau parais- seux qui no comprenaient rien à sa douleur, enchaîné paï ce lien sublime, mais terrible : le devoir.Au reste, libre même qu'eût-il pu faire ?L'Océan n\u2019est point come la terre ; on nele franchit pas en quelques heures sur les ailes de la vapeur.Les flots se soudant les uns aux autres ne remplissaient l\u2019espace que de leur mobile inconsistance.n\u2019on demeurait pas moins un obstacle à lu marche du vaisseau.Certes,- il est des heures où l\u2019homme voudrait avoir des ailes, c\u2019est lorsque le cœur'qui vole na.peut emporter le corps avec lui.\u2018Philippe en était à çs point de-l'impatience où les nerfs viennent s'ajouter à l'imagination.- \u2018Rien ne dure er ce -monde, pas-plus l'impatience que Ja joie.2 La Flore, si lonte que fût sa marche, n'en approchait pas moins du termé.Une ligne brumeuse s'Accusa au\u2018sud.G'était' adagatcar.| : ° Ll Mais on même temps, horizon.s'assombrit.i JS Des taches noiros qui montaîènt et grandissaient -& tue d'œil \u2018a\u2019unifièreut tout à coup.Le ciel so couvrit.La chute du baromètre et les brusques remous de l'air rent comprendre aux marins qu\u2019on -allait subir une grave perturbation.: ;Et dans le groupo des\u2019 officiers, dans l'entourage même de l'amiral un mot cir- ui trahit toutos les-inquiétudes.culu qui tr \"da oÿclone ! Il avançait, ce cyclone, \u2018avec une \u2018pro- \u201c| digieuse vitesse.Le vent pesant sur la mer, la creusait-et la renfiait dans d'ef- jÉrayantes ruptures du niveau.Un sentait que la tempête courait sur l'île, et.que Jo dloiseur aurait àen supporter le:ohoo La manœurre était tout indiquéel:: = Il fallait éviter la terre.'Oe)fut, pour ainsi dire;-le dernier po : porté à Taie de Borsand.Décidément io Jui était-contraire.Vi uw.ae -}dans l'érection dè scs partie pour accumuler lcé obstacles entre ira ot lui, Puie, une poignante anxiété le saisit, Si l'Alcyone était 1h ?+ _ En un instant, comme par une vision interne, le jeuno hommo eut le pressen- timet de l'affreux danger que couraient mademoiselle Raimbuult et ses amis.\u201d Une sueur froide porla à ses tempes ; \u2018un frisson glacial courut dans ses veines.Il était trop bon marin pour ne pas se rendre compte de la situation.Qu'était-ce qu'un colosse comme la Flore en face d\u2019une pareille tompôte ?A plus forto raison, que pouvait l'Aleyne ?Il suffirait d'une vagué monstrueuse, d'une seule colonne \u2018de trombe, pour broyer, pour déchiqueter lo y£cht, invisible fétu aur cette surfnce démentée.Tout entier à la mortelle prévccupation Philippe était monté sur lu duisette, Les jumelles à lu main, il interrogeait le sud assombri, La Flore pousrait ses feux, calculant ses mouvement avec une précision mor- veillouse, pour surtir des lignes concentriques do in tourmente.Car, en dehors du cerole du météore, quelque violente que fût la mer, elle n\u2019était pas invincible, Tout à coup les pressentimontsde l'officier se convertirent en une terrvifiante certitude.ir : | Sur lu fond encore clair du cicl, en de- ça de la ligne des côtes.un point moir s'approchait d'une vitesse désespérée.A la direction oblique suivie sur ce point, il était évident, pour un marin de profession, qu'on était en présence d'un navire admirablement gouverné.Eu effet, ce navire venait vers la Flore selon uu rayon perpendiculaire au croiseur, coupant par le plus court la zone d'investissemnent du cyclone.C'était un spectacle par lui-même trop plein d'intérêt, pour que d\u2019autres que Borsand n\u2019y portassent puint lour attention.Los conversations des marins, à Lord de la Flore, y avaient trouvé naturellement leur thême.\u2014 Tonnerre ! disait l\u2019un, \u2014 celui-là qui va de l'avaat ! \u2014Jl franchira la ligne, \u2014 disait un autre.-\u2014Savoir ! risquait un troisième, hochant la tête.Maintenant qu\u2019on se sentait à 1'abri, on était plein de sollicitude pour cet inconnu qui luttait contre la mort.Philippe, lui, ne quitta pas des yeux ls dunette.>\u2019 Maintenant, le navire avait grandis On pouvait voir son gréement/.1les: lignes élancées de sa carène ; l'énorme-pauache de fumée qui courunnait sat cheminée rendait compte de l'effort de sa - machine.Soudain, le lieutenant de vaisseau devint très pâle.Tu, Ses mains laissèrent échapper les jumelles.Lui-même dut se retenir.à la lisse de garde-corps pour ne puint fléchir.avait reconnu l'Aleyone.Plusieurs de ses eamarades s'eupressé- rent autour de lui.On était impressionné et inquiet de son attitude.Qu'est-ce que cela voulait dire ?.L'amiral lui-même s'était rapproché du groupo.I avait, avec tous les autres, remarqué le trouble, l'émotion de Boraand.Il avait lu sur le visage décomposé du jeuno hommo l'inteuse douleur qui le bouleversnit.Paternellement, avec toute la discrétion nécessaire, avec la grande délicatesse d\u2019ex pression, il s'informa des causes de ce chagrin.oo Philippe répondit d\u2019une voix brève saccadés : ci cuone, commandé par un ancien capitaine de frégate, M.Kerdistel.Il porte à son bord mademoiselle Hira Raimbault, ma fiancée.i .\u2014Ah ! \u2014 fit l'homme de guerre, ému Jui-inôme dans ses entrailles parla simplicité de cette poignante déclaration.Philippe put lire à son tour sur les traits de son chef ls profonde sympathie que son malheur venait do faire naître.Oependant ce dramo de la mer montait à la plus haute période de ea puissance.\u201c L'Aleyone, vue de loin,\u2019 paraissait gagner la limite de la zone d'investissement du météore.Encore un effort, et elle franchirait le cercle de la fatalité destructive, \u201c Brusquement, elle retrograda.Un soul cri souleva toutes les poitrines halotantes des spectateurs sur le pont de la Flore.De leurs poste en dehors de l'infernale rotation, les marins pouvaïent voir le demi-cercle de l'ouragan accélérer la course dg sa pointe menaçante, à la'façon | d'une fadcille titanigue rasant la surface hérissée da l'Oocéan.\u2018Derrièré, duns le fond des densos ténd- hges, la'colunne formidable de la trombe accourait, jüignant lo ciol à l\u2019eau dans ls monstruense aspiration: de _son_ vortex, 8 piliers opduleux et gréles toïmnre le tontiodles d'un\u2019 poulpe géunt.7, Lidleyons allai\u20ac êtro \u2018atbéinte.Elle que los, ER pin.; CLS ce _ - \u2014Amiral, ce navire estle yacht VAl| rins de la Flore ne virent plus dovane leurs yeux que le rideau tournoyant à3 \u2018vapours anténébrées.syant dis |: Quelque part, sous ce voile de .nuit, Ie navire ressaisi par le cyclone a nisait, : Philippe, brisé, défaillant, avait juint les mains nu-dessus do sn tête, | : M s'était fait autour de lui un- grand silence, : Soudain, un son lugubre vint, du mj.lieu des nuées tourkillonnantes, \u2014l'appel de détrense du canon, le, s\u2019êtai \u2018amiral, grave ot pâle, s\u2019était nvan vers Jes oficlers, 1 om dit : \u2014Messieurs, il y a \u2018à de braves ons, des compatriotes, qui réclument notre aide, Panini eux sa trouve uns femme, ot cette femme touche de très près l'un des nôtres.Ce que nous forions pour des in.différeuts, nous devons le faire pour des Français ot des amis.A part, il s'entretint quolques secondes avec le capitaino de vaisseau qui était son chef d\u2019état major cn inôme temp que son capitaine de pavillon.Celui-ci donna des ordres sur-le- champ.En quelques instants le canot à vapeur du croiseur fut inis à flot et paré à débor- er, Habituelloment, dans les cas analogues c\u2019est à un aspirant qu'échoit la rude et glorieuse missisn do conduire au sauvetage l'équipage de cotto embareation, Mais, ici, il se passa un faït anormal, émouvant, Philippe Borsand, la casquette à la main, s'avança vers l'amiral etle commandant.\u2014 Amiral, \u2014 demanda-t-il, \u2014 je solli> cite, par une mesure exceptionnelle, une dérogation à la règle.Je réclame l'honneur, la.favenr de commander l\u2019expédition.Lo chef d'état-major interrogen des yeux l\u2019amiral.Celui-ci avait piene à contenir son émotion.\u2014Soit, mon ami ! \u2014 acquiesça-t-il.En raison de la cirsconstance, prenez le commandement, - Et il tondit la main À l\u2019officier, À près, ce fut, le chof d\u2019état major.Puis, tous les officiers de vaisseau vinrent, l\u2019un après l'autre, échanger une chaude poignée de main avec Philippe.Quelques-uns l'embrassèrent avec effusion.L'aumônier le bénit avec les cinq hommes qui l'accompagnaient.\u2014 Alloz, mon ami et que Diou vous ra- mêne, \u2014 prononça l'amiral à haute voix.Borsand \u2018decendit parla conpéo de tribord.On largua la bosse, et le canot, emporté par sou hél\u2018ce, s\u2019élança vers la tournoyante muraille de la tempête, à la rencoutre de l\u2019Alcyone.Tous les hommes du croiseur haletants, le regardèrent s'éloiguer.1ls purent le voir filer rapidement sur Ig face relativement paisible de In mer.On savait bien que la lutte ne commencersit guère quo là-bas, nu pied de la tempête visible et palpable, au moment où cetto coquille de noix s\u2019eflacerait, elle aussi, sous l'amoncellement des ténèbres, que lc vent se- couail du ciel sur l\u2019océan.Alors, ces cœurs bronzés, endurcis contre les émotions et les imprévus, ne vécuront plus, pondant les moments qui s'écoulèrent, que pour ceux do leurs com- pignons qui jouaient leurs vies afin de racheter d'autre vies indifférentes.Et tolle fut l\u2019intonsité de l'intérêt, que la Flore, cessant d\u2019évitor la tourmente et tes surprises éventuelless, se rapprocha du plus près\u2019 qu'il - Jui: fut possible du tourbillon des vapeurs.- 1 .XVII Cependant, lo canot & vapeur, vigou- rousemont poussé, abordait In terrible muraille par le flanc, ct entrait sans transition, dans la région de la tempête, Ce sont là d\u2019étranges phénomènes qu\u2019il faut avoir vus ct observer pour s\u2019en rendre compte.Dans le cyclono, l'effort de l\u2019ourngan est uaturellement localisé.La puissancè souveraine qui dirige etgouver- ne lo monde, a assigné des bornes précises au pouvoir de la mer et au courroux des vents.Do là cette impuissance du météore à dépassor certains cercles de rotation.O'est même cette impuissance qui fait sa force, car, plus étendu, il se disséminerait, se résoudrait ou averse diluviennes, en orages analogues à tous les orages.Au ; contraire, Tesserré, enfermé dans des bornes étroites, le cyclone agit avec une avec une effrayante faculté de devastation.On en à va emporter de grands na- viros à trois et quatre cents mètres dans les terres, soulever des vagues prodigieuses, à l'instar de ces dépressions pluton- niennes des niveaux quo, dans d'autres pays, on nomme des rs de marée.rico aux efforts qu'elle ventit de dépenser, l\u2019Alcyone avait fui le centre mè- me de la tempête.Le crime de Dubreuil était autant plus abominable, que, sans cet attentat, le yacht eût certainement franchi ia zone d'investissement, - À cette.heure, cè qui l'emportait à la côte, c'était le réphes es, \"ce \u2018inôu.| Che ane Voment gitélre qik-vieat sa clore ellp- | \u201c 0 _A ne sAqa AS Ne rigide, au fonc di conot à doute Toe ve 3.aon poate, ant vs vi Int .+ msi Si.Be _LA \u201cTSTICE \u2014\u2014 - \u2014 rent sur Ja terre, formidables rides Hage surface qui entraînent toute épavo dans leurs mortels plissements.a.Pour s'être falenti, le mouvement n'en était pas moins sûr, Ia perte du bâtiment muins inévitable.Téncore quelques minutes et la coque g'échouerait la-bas, suv les points latents des recifs, sur ces fonds vaseux ot fétides or los palétuviers uéants gardent sous Jeur épuis feuillage la hideuso mort de la Bo luis ce ne sertit pas delx fièvre que mourrait l'équipage du yacht.Ja mer aurait tôt fait d'on dispercer les débris et les cadavres sur ses lames écumuntes.D'abord; lo canvt à vapeur s'avança au hasard, envoloppé par la brume, no démêlant rien sous la trame dos vapeurs lourdement épanilues.Trempés d'enu sa.Jée, aveuglés par ln fumée refoulée, Phi- Tippo et ses hommes durent faire appel à toute leur énergie pour trouor lcs premières violence de ln teinpête.Unc fois cette première ligne franchie pout-être rencontrerait-on un calme re- tif.Cet espoir, du moins, ne fab pas tout à fait déçu.Co.11 semblait que, pour se rendro invincible, ls tempêto cÂt accumulé an dehors tous ses moyens de défense, tout l'appa- roil de ln terreur qu'olle était capable d'inspirer.Maintenant que le canat de la Flore avait rompu son prestige on forçant ce blocus du cyclone, le munstre purais- sait à demi vaincu.Mais il n\u2019était quo tcinps.Trois conts brasses à pefno séparaient le yacht désomparé des premiers hauts uds.fo Borzand sperqut la masse errante ainsi qu'uue tache noire brusquement projetéo sur la voûte grise ct sale du ciol, 11 héla, Les clameurs du vent couvrirent sa voix.Encore quelques coups d\u2019hélice ct le canot fut ala portée du yacht.Mais alors il fallut stopper.Le remous était énorme.De leur place, les hommes de l\u2019embarcation purent voir la mer écraser ln bu- leinière sur le bordage de b'Aleyone.Une vague semblable pouvait leur in- fligerle mêmesort.2.N'importe ! Philippe Borsaud fit dé- criro un demi-cercle au canotà vapeur de maintenir dans le sous de la pousséo du remous, et à aborder sous le vent du davire.A maintes reprises, des paquets de mer s'sbattirent sur la teuque du frêle esquief.Mais chaque fois la main ferme du lieutenant de vaisseau, qui avait lui-même saisi la barre, redressa l'embar- catiun ct In maintint, l'avant dans la direction da lame.| ; Enfin, il atteignit l\u2019Alcyone, vira de bord, et se trouva Je long de in coque, au | picd de l'échelle de coupée.Des cartahuts furent tendus d'un bord à l\u2019autre, et tan dis que les hommes de la Flore mainte- maient le canot à vapeur, le sauvetage comulença.Muis ici seulement on pouvait dire qu'il fallait accomplir des prodiges.Tout à coup, comme prise de rage devant le succes de ces hommes qui la bravaient, Is mer out un ressaut of- frayant.Le vent jeta une clameur &pre.Une va- guo énorme suuleva le yacht et le canot, les couchant littéralement - sur le flanc.On entendit crépiter le foyer brusquement atteint par l\u2019eau.- Un gabier de In Flore rouln, sanglant, au fond du canot, le crâne ouvert par uu choc cuntre le plat-bord.Yacht et canot se redressérent.Mais alors le spectacte devint effrayant.D'une seulo poussée la mer avait jeté l'Alcymme surles hauts fonds, après l'avoir retournée de bout en hout.L'arrière effleurait les recifs.Encore une: minute ou deux vire talonnernit.: Cependant, le canot de la Flore s'était attaché à ses flancs.Maintenant, lui aussi sit condamné à vaincre ou à puourir.\"il no parvenait point sauver l'équipa- go et à s'éloigner Dem, il bali icy liblenent entrainé avec I\u2019 Alcyone dans lq Best alors Phil ; \"ost alors que Phili ut entendre Kordistel orion : Pre P 3 \u2014Les femmes d'abord.Alors, sur uno des cordes rigides, ballotté entre.la mor etle ciel, prêt à se rompre à tout instant sous le choc d'une lame, un groupe apparut.; Une sorte de paquet informe, ramené sur lui-même psr des lignes, fut saisi à Vavant par les robustes mains d\u2019un gn er.Puis ce fut le tour du second paquet, qui échappa, lui aussi, par mirgole, la mer., Do l'avant du yacht une voix cria : Deux femmes, commandant et le na- .\u2014Philippe ne parla poïnt.H avait lea td donts serrées.Seulement, sea yeux [s'éle- prière, vèreut, chargés de vers la voûte noire, arte, ou.vivante Il ne pouvait s\u2019en enquérir.Au lieu de courir vera Fentaing étendue De ceg deux femmes Faugi étilk.Hip.{ Il raidit donc ses musclos et son énergie, refuuln ea\u2019pensée, et coimmanda me- chine arrière, espérant ainsi retardor quelque peu le choc contre les récifs.Cette manœuvre fut inutile.L\u2019infernale poussée avait ramené le yacht à la côte son point de départ.Un craquement horrible annonça que le navire lieurtait ea quillo aux invisibles arôtes.Une seul vague, une seule, ot c'on était fait.: Le navire alluit s'entr\u2019ouvrix, s'éventrer de l'uvant à l'arrière, creusant un offroyable vortex, un tourbillon dans lequel il s\u2019engloutirait, eutraînant avec lui sos imprndeats sauveteurs.\u2014Cnpitaine, \u2014- demanda le imatelot qui veillait l'avant du canot ; \u2014 fouc-il couper les muarres ?\u2014Non ! \u2014 répondit Philippe haletant, \u2014 Tiens bon, garçon ! Ses yeux s\u2019attachèrent h l'Alcyone ; ils ne la quittérent plus.Un coup de silHets retentit.Aussitôt une trentraine de matelots du yacht so glissant leloug des filières embarquaient dans lo canot.Le reste de l'équipage avant réussi à mettreä flot la seconde baloinièro s'apprêtait le terrible voisinage du bâtiment en perdition.En co moment, à deux milles au large, lo lioutenant de vaisseau aperçut le sinistre piveau do la trombe accourant.C'était Ie dernier assaut dela tourmente.Mais quel assaut ! De ce point, les marins épouvgntés pouvaient mmesaror les dimensions formidables do In colonne liquide.Sur ton pns- sage, la mer, comprimée, gonflait les bords de su cuvotts commela margelle d\u2019uu puits fantastique.La première lame do ces vulutes alluit prondre par lo travers l'Aleyonc et deux embarcations.Con étuit fait de tous le monde, si l'un ne parvenait à éluder ce choc formidable.Quolque sccondes et l'épave, nussi bien que les canote, suraient broyés, mis on pièce pur lu trombe.Une voix commands du pont do l'Al- cyvne : \u2014Largue les amarres.C'était la voix de Kerdistel.Seul, resté debout et le dernier sur la carcasse du yacht, le commundant avait fait d\u2019avance le sacrifice de sn vie, Mais il n'accptait pas le sacrifice do sea amis ct de ses sauveurs.C'était lui qui avait jeté l\u2019urdre.La hache d'un anatelot trancha seul coup les liens.Alors Kerdistel s\u2019approcha de lu cou- éc, et, des larmes pleins los yeux, om- rassa d'un dernier regard ce navire qu'il n'avait pu sauvor ct qu'il abandonnait à son tour.C'était son bien, sa chose, cotte Alcyone expirante.C'était plus ; \u2014 sa vie pas- géo et sn vie présente, le monde de ses rêves et de ses souvenirs.d'un gues du ressac talonna avec une grande violence.Toute la membrura frémit ct rendit un sou lugubre, un véritable gémissement.Le commandant de l\u2019Alcyone se déeida enfin à descendre l'échelle de coupée.Mais déjà le canot à vapeur avait débordé.\u2014Sautez, commandant, sautez ! \u2014 crièrent les matoluts désespérés.Kerdiatel leva les deux bras au ciet et signa piensement.La trombe arrivait avec la vitesse d\u2019une locomotive lancée à toute vapeur.Une vague cacalada In 'dunette cb l'on entendit l'eau pénétrer daus le veutre de l'AI- cyone, La baleinière, vigoureusement enlevée par ses rameurs, était déjà au large.Daus In cauot à vapeur, tous les hom- l mes debout, tendrient les bras à l'infor- | tuné commandant.Il sauta.L'eau lo coùvrit.Pendant quelques secondes, mornes, désolés, les tnatolots ne viront rien np- paanitre sur la surface convulsée.Minis, brusquement, una main avait saisi le bordage.C'était Kerdistel.Il avait nagé énergiquement, Tandis que les six bras s\u2019empressèrent de le hisser à bord, on put distinguer un autre âtre nageant à côté du bateau.Et lo commandant, en s\u2019affaissant, épuisé, murmura : .-\u2014Le chien | \u2014 Sauvez le chien.Le chien, c'était Dhole.Chose étrango ! Comme siun secret instinet l'eut averti que sa présence était utile sur le pont du yacht, jusqu'au dernier moment, i} s'était tenu aux côtés de Kerdistel.Quand celui-cù avait santé du pied do l'échelle, Dhale, d'un bond l'avait re- omt.- Et là, de sa guevle puissantes it avait toutenu les efforts du vieux mari luttant contre les flots.- Naturellement, quelque oncombrde que fût l'ombarcation, il ÿ eut place.pour la vaillante bôte.\u2019 -Dieu était bon ! \u2014 À part l'infâme Dubreuil, dont le cadavre demeurait dans les-flancs du yacht, et les sept .malheu- -*haïginière, | veux qui avaio 0 ar Lo yacht, atteint par les premières va- |- sauvé.Car, comme dit ie proverbe, quand on échappe au duuger, ñ importe peu quo od soit de la disuince d'une ljeuo.ou de l'épaisseur d\u2019un choveu.°°\" Or ne fut pas mêmo de l'épaisseur d'un cheveu qu'on évita la mort.CL Cing conts brasses étaient à peine frau- chics que la trombe déferlu.Sou remous imprimma au canot et à la - baleiniére un roulis énorme.En même temps, poussé sans doute purla destinée mystérieuse qui l\u2019acharnait sur ce navire, théitro do deux crimes, le imétéore tout entier parut se desscrrer sur l'épave.L'Alcyone craqua sous l'inconunensu- rable pression.A travers Je jour plus limpido tombé des déchirures des nuages, les fugitifs purent voir lo yacht s'incliner sur le pez, puis & une réaction effrayantu du tungago, se redresser presque à pic l'étruve et la quillo hors de l'eau, pour clouer son arrière défoncé à la puinte sous-marine qui l'avait éventré.Cela fut sinistre ct Inmentable.On eût dit alors quo le navire prenait une conscience et que, pour ln première ct la dernière fois, cette conscience était celle de en fin.Ainsi dressée battant le ciel de ses agrès déchiquetés, l\u2019Alcyone eut l'air de jeter uu cri de détresse, uno imprécation sur ceux qui l'abandunnait sans merci a In rage do la tourmente, tant fut âpre et déchirante la clameur de cette coque mu- tiléo où lu mort entra dans le bouillonue- ment des lames monstrueuses.Quelques chocs terribles ébranlèrent les ondes sonores, couvrant même les siflemonts rauques du vont ; puis une détountien éclata, le fracas du pout sous la pression dol\u2019air comprimé dans les flunes du uavire caduvre.Et ce fut tout.Le silence retomba, pesante ou, du moins, on uo perçut plus quo les bruits de la mer et du ciel.Alvrs seulement Borsand put reprendre possession de lui-même.Lo cunot avait rejoint la Flore.Une longuu heure de cet vio, ou plutôt do cette mort, vécuo dans un gigantesque combat, que cetto embarcations surchar- ée ct non ponté, ct dont le triomphe aissait les vainqueurs plus épuisés que par une défaite.On recut avec transport ces rovenants du cyclone, On les ontoura de prévenan- ces- Par l\u2019ordre de l'amiral les fonnnes furent deacendues dans ses propres appartements.Houreusement l'Indienne, presqu\u2019aussitôt raniméo put rendre ss services à Hira.Il n\u2019en fallut pas moins plusieurs jours pour que la jeune fille recouvrat Yusage de sos facultés, css 2 La secousse avait été trop fortes L'état de mademoiselle Raimbault exigaïent dus soins.Lo lendemain, elle fut conduite à terre, chez les sœurs de Saint-Vincent- de-Paul à Tamatavo.Le séjour n\u2019était guère fait pour opérer one cure rapide.Sur l\u2019avis des médccius, on s0 décida à envoyer la jeune fille à la Réunion.Là, du moins, l'air plus pur, la température plus douce, hâteraient le rétablissement et l\u2019équilibre dans ce cerveau et cet organisme si violbmment troublé.' Plusieurs mois s'écoulèrent.Une pé- riodo d'hostilité snurdo commença, qui se termina par l'arte de vigueur.de l'ar- reastation d\u2019un ministre protestant anglais.On sait que le gouvernement dé- savoun cette mesure.L'amiral rentra on France avec ka Flore.Borsand devait le suivre, Mais par une faveur spéciale, il oltint de raliier Ir Réunion, et de ne ro- venir quo sur un paquebot des Messageries Maritimes, ayant charge de.ramener Hira et Soonamoukee.Le paquebot, d'ailleurs vint fairo escale à Tamatave.Ce fut pour les deus jeunes gons un délicieux voyage.On était en hiver, au sortir da la saison des pluies, La température ealme et douce striail à peine le ciel de quelques cirrus effilée.fa mer avait pris des tons verts variant de l\u2019émornude à la topaze.Les lames chatoyaient, gazouillait un hymne de paix et d'amour, Vue du pont du paquebot, Ia côte de Madngascar, si cruelle naguères, avait un sourire de fête épandu sur ses \u2018profondes végéta- | tions.Mademoiselle Raimbault avait pris des nouvelles de tout le monde.Kerdistel l'avait confiée a son fianed, tonunt à rapatrier lui-même les survivants de l\u2019Alcyone.Mais la vieillo daïe avait voulu demeurer avec son \u2018\u2018enfant.\"De son côté, Dhole, si attachée au commandant pendant la tourmente, était reveuu pren- \u2018dre sa fagkion auprds de la jeune mais trasge.Les dernters apprêts étaient terminés.Au moment où on lova l'ançre, Philippe et Hira a'ussirent l'un près -de l\u2019autre, et, la main dans la main, se iniront à revivre le passé.~-Ah } \u2014 murmura la jeune file, d\u2019un acoent profond, \u2014 Est-il possible que nous ayons vécu séparés l'un de -J'autre, après avoir été ai près du bonheur Ÿ .\u2014Vous le voyea bien, \u2014 répondit-il isque nous nous sommes retrouvés .r= -dans Ja première ete do l'équipage était Lvivants, mort.ec apes: avold été ob près\u201d de la A.- 3665 \u2014 Ello buissa le frour.Dos larmes tremblnicnt à ses paupières \u2019uais uu sourire se jouait sur ses lèvres.\u201cElle dit lentemont : ' \u2014Philippe, vous souviont-il de notre dernière entrevue à Sfax, avant la bataille ?\u2014Oui, ma bien-aîinéc.\u2014 Et des paroles que vous m'adressûtes alors, parole qui Fibrent encureà mon oroille ?' \u2014-Oui, Hira.Jo vous jurais que je vous arrachorais même à la mor, s'ille fallait.Ils étaient seuls sur lo pont.Elle ap- puys sa tête sur l\u2019'épaulo de l'officier.\u2014Dieu, l'amis, Philippe.Vous avez to- nu votre promesse.Vous m'avezarrachée i la mer, ! .n.\u2026.t.e.Lo stcamer avait quitté la rade do Tamatave.La terre fuyait sous ses yeux découvrant ses criques etses ansés, sa perpective de montagnes et de furêts.Tout à coup comme on allait dépasser la pointe de la Grande-Terre, Hira se leva toute droite, blanche comme sa col- lerotte.Ses doigts criapés serrèront convul- sient le puignet de Philippe Borsand.Il go leva, lui aussi.\u2014Que se passe-t-il, Hira ?\u2014- Qu'avez- vous De sa gorge étranglée des mots juilli- rent avec offort.\u2014Lä-bas ! Là-bas ! \u2014 Regardez ! Et su main tenduo désignait le rivage au nord.Philippe suivit des yeux ln direction.Une masse blauchâtre, adlonsée, de laquelle jaillissaient des mats ct des ver- guce, 80 laissait voir aux doux tiers cnli- sée dans Ia vase des haut fonds.Hira chancelait.Elle glissa, évanouie, dans les bras du lieutenant de vaisreau.Mais ce ne fut qu\u2019une syncope occasionnelle.Un flot de larmes soulagea la pauvre onfant.Philippe avait compris.Tandis que lo navire étranger les emportait tous les ceux vers la France, vers le bonheur, \u2014 elle demeurait lk, inerte perdue, abandonnée, lu nef de leurs premières amours Pauvre oisenu de la mer mortellement frappée, olle gisait sans vie sur la rive inhospitalière, C\u2019en était fait.Ello n\u2019ouvrirait plus ses ailes sur l'Océan, l\u2019Alcyone qui avait porté tour À tour le lerceau d\u2019Hira, lit de souffrance de Philippo, le cercueil de Louis Raimbault.Et la vague capricieuse et changeante, emporterait un à un ses débris, comme les jours les mois ct les années, vagues d'un autre océan, emporteraient souflle par souffle In vie de ceux qui y avaient vécu, quiy avaient souffert, qui y avaient aimé.\u2014Hé ! qu'importe ! \u2014 dit doucement Philippe en baisant les mains froides de sa fiancé.\u2014 Qu\u2019importe ma bien-aimde, que les flots et le temps fassent leur œu- vre, puisque son imnge demeurera devant nos yeux, puisque l'oubli ne l\u2019effacera Jpmais ! l ajouta plus tendrement encore : \u2014Et puis, est-olle vraiment norte notre Æleyone ?No peut elle ressuciter de la ruine ?\u2014 Ello sera comme le Phénix, la nef nouvelle de nos amours.C'est mot qui en serai le capitaine, mais elle aura ton caprice pour guide.FIN \u2014\u2014- LE WHISKEY Se fabrique sur nu grande ¢chdlle dans 1e comté do Comptan Cookshire, P.Q., 8\u2014L'on soupçonne fortement l'existence d'une baude de fabricants de Wuhiskey illicite dans ce comté.Dopuis un an ou deux il se vend dans toute larégion des quantités de boisson de provenance douteuse.La rumeur veut qu\u2019ur fabricant poursuivi il y à quelques années pour avoir exercé C6 métier en dépit du fisc soit de retour et de nouveau à l'œuvre.Vols à St-IEyacinthe St-Hyacinthe, Qué., 8.\u2014Ces jours derniers, deux vagabonds étnient arrêtés, ici, par le chef de police et traduits devant la cour sous I'iuculpation de vagabondago.L'un d\u2019cux, nommé James O'Leary alias l'autre fub acquitté.On trouva en je possession du prisonnier uno certaine quantité d'outils qui étaient le fruit de plu- siours rapines.O'Leary a en conséquence coupable il a été condamné à trois ans de pénitencier.N\u2019on yrence png d'autre parents, amis et connaissances, toux coux toux intante ou une bronchite chro- prenez pas d'autre.Popu \u201celle, En vonte-partouf l~ .Recd, a été condamné à un mois et subi un nouveau procès et s'étant avoué C'est le conseil que donnent à lours qui ont svigné un rhume upiniâtre, una nique, en prenant du Baume Lhumal.Si vous voulez être guéri vite et bien, n\u2019en lairo par ses yertus et son pris modéré.26 cts la-bou- PRETRE ET BANDITS Uno Thtte tersible Entre le vieaire de Dutlily ct deux.volours C\u2019est un siège en règlo qu'u soutenu mercredi soir, M.Dutilly, vicaire à - Actan.Doux individus inconnus daus la localité avaient été vus rôdant autour du presbytère, samedi soir, ok étaiont vonus jusqu'à lu porte dans l'intention évidente de lu forcer.Mais en voyant quo l'on veillait à l'intérieur, ils s'étaient rotirés.Lundi soir, plus bardis, ils sont revenus et ont aitaqué vigoureusement ln porte, qui avait été barricadéo.M.Dutilly s'était posté, uno cavabine à la main, ob donnu aux assaillauts l'ordre de se retirer, et sinon il ferait fou.Cette fois encore les voleurs se retirérent.Mais lo mercredi, dans la nuit uno nouvelle attaque a eu lieu.Le vicaire est crcure À sun poste.C\u2019ost par une ouverture dana le sou- bussement quo les hardis coquins out résolu de pénétrer.M.Dutilly accourt à l'endroit attaqué et se tient résolument sur la brèche, prêt à faire feu.- Ilappuie lo bout do ax carabine sur la puitrine d'un de ses assaillunts \u2018et presse lu détente.La capsule est écra- see sans enflamnicr la poudre.Alors uno lutto furieuse s\u2019ongage daus l\u2019embrasura du chassis.Le vicaire frappe à coups de crosse et l'arme se brise entre ses maius.I saisit le premier objet qui tombo sous 1a main, un tisonnier, l\u2019enfonce dans la gorge du plus jeune des assaillunts et lo retire avcc peino de la blessure ; le sang juillit : le blessé tombe, mais pour se ru- lever.Il ossaye de frapper avec son poignard le vaillant vicnire ; celui-ci lui saisit les braf ot entrava scs mouvements autaut qu\u2019il le peut.Cependant, il reçoit en pleine poitrine un violent coup de couteau qui perce la soutane en deux cu draits, cfffourant seulement les chairs et traversant son scapulaire, Pendant cc temps, Ie plus vieux dex agresseurs frappait à coups redoublés avec une barre de fer sur les épaules et sur le dos du vicaire.Cette lutte d'un seul contre deux ne pouvait se prolongor.Entre temps, M.Dutilly saisissaït à deux mains la barbe grise du misérable ou lui Tabourait de ses angles sa poitrine mine i nue.Le jeune, blessé à la gorge, s\u2019nffiis- sait, heureusement, à bout de forces, ot réclamait les soins de son sinistre compagnon.Les deux ont dû alors so retirer, l\u2019un emportant l'autre.M.Dotilly était relevé, uus heure ou doux après cetta lutte héruïque, dans le soubassement où \u2018il était sans connaissance.Le presbytère est assez éloigné dos autres habitations ; c\u2019est ce qui explique que les cris d'appel au eecours n'aient pas été entendus.M.le curé Boivin était absent.M.le vicaire était alors seul au press Lytère, à l'excoplion d'un vieux prêtre qui n'osn descendre de l'étage supérieur, Jeudi matin, des personnes 86 ron.dant aux courses d\u2019Adton ont remarqué, daus uno briqueterie, à onviron un mille d\u2019Acton, urr vieillard soignant un jeutio homme et lui appliquant sur Is gorge des fouilles d\u2019érables qu\u2019il comprimait sous un mouchoir.| Hier, dans la journée, on a téléphoné dans toutes les directions ct il n'est pas impossible quo les coupebles suiont arrô- tés aujourd\u2019hui, Sauvetage émonvant Ure femme & demi anphiyxide Montréal, 6.\u2014Un iucendia qui aurait pu avoir des conséquences graves, s\u2019est déclaré dans le magasin de M.D.Gue- rin, rue Dorchester.M.Guerin était nilé faire baptiser un enfant nouveau-né et, avant de partir, avait averti Mme Guerin qu'il avait allumé le poôle à l'huile pour avoir du thé chaud lorsqu'il reviendrait.Pendant la cérémonie du Laptôme à l'égliso, lc poslo a fait explosion et cn quelques secondes \u2018la maison fut remplie de fumée.Un passant, ayant vu les flammes \u2018es ayant appris que Mmo Guerin était\u2019 alitée, entra dans In maison et ayant enveloppé la malade daus des couvertures, Ba transports à dorni asphysiée chez un voisin.On sonna le tocsin et en quelques ge- condes tes pompiers arrivèrent ; le feu fut premptement étemt.Lés doinmages, cependaut, s'élèvent à environ 800.\u2019 Une riche mine de mien Découvorte d St-Hypcinthg Des ouvriers creusant sous le hlecade M.N.Martol, chapelier, en frais de faire \u2018élever sa bâtisso de deux étages, ont tout simplement danné sur une riche mine de mica.Lo brillant métal étincelait comme le feu 4 chaque pelletée da terre.Deg exports qui so souviennent de leur vayagg jen ifornie diseuk qu'on doit être suë *chomin de la mins d'of, - : \u201cVer = a) - t E eme DE \u201c LA JUSTICE.\u201d tet Fo.i N ROSE Marie-Blanche PREMIÈRE PARTIE Le Testament du Comto d\u2019Areynes 1 Huit houres du soir.Le vaste hall d\u2019une habitation quasi princière.LL Du côté du parc, uu immeuse vitrail à petit carreaux montant jusqu'à lu corniche, descendant jusqu'au parquet et s'ouvrant par trois buies sur un largo balcon.Des trois autres côtés, dos tapisseries des Flandres encadrés dans des panneaux .de chêne noirci par le temps.Sur les tapisseries, des portraits d'an- côtres, casqués et cuirassés, ou un costu- anes de cour.En face du vitrail, entre deux hautes portes en chêne semblable à celui dos panneaux, une chominée monuinentale surmontée d'un écusson portant d'azur au lèvrier d\u2019or, timbré de la couronne de comte.avec pour support deux lions ot pour devise ce jeu de mots héraltique ; D'Areynes toujours dans l'arène.Les crédences, les bahuts, les sièges, tous du temps (comme ou dit aujourd\u2019hui) du plus merveilleux travail et de la plus adiirable conservation.Le plafund très élevé oflrait des caissons alternativement bleus et rouges et fleur-deliséé.Dans le hal que nous venons de décrire aucune lampe n'était allumée ; mais, par instants, des lueurs iytormittoutes l\u2019éclai- taient jusque dans sé profondeurs.On entendait au lointain les sourds grondemeuts d\u2019une canunuade, alternnnt avec le crépitement des feux de peloton répercutés d'une façon sinistre par les échos des montages et des buis.Les lueurs passagères dont nous avons parlé provenaient dus éclairs do ls poudre.Debout, et le front appuyé contre l'un des carreaux du vitrail, un homme de haute taille, un vieillard, interrogenit l'horizon malgré les ténubres que ses re- qurds s\u2019effurçait de percer, et prêtait l'u- reille avec une anxiété croissante aux bruits lugubres du canon ct de Ia fuail- Inde.C'est que notre recit commente dans les premiers de \u2018septembre des l'Année terrible et que depuis cinq beures de l'a près-midi, un combat tuégal et meurtrier était engagé entre une division de l\u2019armée française et tout un curps de l\u2019armée allemande.Nous sommes au château de Fenes- trances, dépendant de la commune qui portent ce nom daus le département de Meurthe-et-Moselle, village placé au puint central du triangle qui forment les villes de Metz, de Nancy ct de Strasbourg, par conséquent tout près de lu frontière du grand-duché de Bade.Le chiitoau, qui jadis appartenait aux ducs de Lorraine, date de plus de quatre siècles.Construit sur un plateau élévé, au milieu de buis séculaires dans lesquels on à |.taillé un grand parc clos par des murailles et des sauts-de loup, il à conservé en plein dix-neuvième siècle son nspect féodal du teinps jadis, de même quele comte Emmanuel d'Areynes, malgré ses soixante-quatorze ans bien sonnés, gardait l\u2019us- pect imposant des anciens preux qui ont porté si haut la bannière de In France et tant fait pour sa gloire.Le comte était de haute stature, nous l'avons dit : su taillo restait aussi droite et en démarche aussi ferme que trente ans auparavant.Ses larges épaules somblaiont faites pour porter l'armure des chevaliors ses aïeux, ct son robuste bras pour manier sans peine lalance pesanto ou la lourde éput.Pont à peine si lu visage dy comte of: frait quelques rides, et ses yeux aut prunelles d'un bleu d'acier n'avaient rien rdu de leur éclat ; mais la violente co- oration d= zon teint, rendue plus frappante jar son coutraste avec les chevoux et la barbo d\u2019une llanchour de neige, indiquaient one disposition de l'apu- plexic.Les poings crispés, le regard chargé do haine ct de colère, ils s'obstinait à sonder l'horizon noir que l'éclair \u2018d\u2019un coup do canon illuminait do sucondu en secondo, faisant paraître, dans los intervalles, les ténèbres plus profondes.; : Brusquowent, il frappa du pied avec rage et le jarquet trembla.\u2014Seront-ils dono encore vaingueurs?\u2014 jurmura-E-ils d'une voix-aourde.\u2014 Dieu TI» .IS - +4 .toe tm pee est-il contre hous 1 \u2014 Noble.France, 6s- tu donc maudite ?Chère France, es-tu condumuée Ÿ Puis il revint à son poste d'observation et de nouveau il appuya son front au vitrage.Quolques minutes s\u2019écoulèrent.Tout coup l'attention de M.d\u2019Arey- nes fut attirée par un bruit léger.On frappait doucement à l'une des portes du hall, il prêta l'oreille pour s'assurer qu'il ne se trompait pas.On frappa de nouveau un pou plus fort.Le comte alors se diriger vors le contre de In pièce, ct d'une voix de commande- mont cris : \u2014 Entrez ! , La porte s'ouvrit et un homme d\u2019une cinquantaine d'années, entièremont vôtu de noir et tenant a la main unc Jampe i globe de verro dépoli.franchit lo seuil et poss la Jampe sur un meublo.Puis il se tint immobile, semblant attendre qu'on iaterroegoât.C'était le valet do chambre et en même temps l'hvimne de confiance, le factotum de M.d\u2019Areynes.\u2014 Ah ! c'est toi Renaud.\u2014 dit le gentilhonune.\u2014 Viens-tu m\u2019apprendre quelque chnse de nouveau et quelque chose d'heureux ?\u2014Hélus : imonsieur lo comte, d\u2019heureux.\u2014 répondit Renaud, \u2014Les Allomands ?\u2014Maurchent sur la routo de Nancy.-Iit ils avancent ?.\u2014Ce n'est que trop certain, puisque le bruit du canon se rapproche.\u2014 Alors nous battous en retraite ! Une fois de plus, nous sommes vaineus ! En prononçant ces mots, les lèvres du comte tremblaient d'humiliatiou et de fureur.-\u2014Tout est à craindre.\u2014 balbutia Renuud avee abattoment, M.d\u2019Areynes courba la tête, tandis qu\u2019un long frisson, un frisson pareil à celui de l\u2019agunie, secouait ses épaules puis.pendant un instant, d\u2019un pas lièvreux et inégal il arpenta le hall en prononçant des muts indistincts, Soudain 1l s'arrêta en face du serviteur dévoué dont le regard inquiet no le quittait pas.\u2014Raymond Schloss est-il au château ?\u2014- demanda-t-il.\u2014Non, monsieur le comte.sorti.\u2014Sorti seul ?\u2014Seul, oui.\u2014Armé ?\u2014Oui monsieur le comte.Où allait-il ?\u2014Rejoindre ses amis, nus triotes, \u2014C est juste, c'est la nuit surtout qu\u2019ils font la chasse aux vedettes allemandes.Le vieux gentillurame poussa un long soupir et reprit : \u2014Dévouement inutile !.nombre ils sont impuissants.\u2014Ils ne le seraient plus si tout le monde suivait leur exemple, murmura Renaud.\u2014Oui, tu as raison, mais par_ malheur tout le monde ne leur ressemble pas.Enfin, j'admire du plus profond de mon cœur leur courage, leur patriotisme !.\u2014 Ces luttes daus l'homme sont périlleuses.Coux qui lea tentent sont des hé- rug, mais à quoi bon cet héroïsme?\u2014Que peuvent-ils un contre mille ?Si Raymond se fait Luer, sa mort n'aura servi à rion ! \u2014 Dieu ne m'\u2019u-t-il donc Inissé vivre quo pour voir la force brutale primer le droit et le fouler au pieds ?M.d'Areynes s'animait on parlant, la colère faisait gonfler les voines da ses tempes, et les tons déjà pourpres du son visage devenaient violets, \u2014Calmez-vous, je vous en supplio, mon bon maître ! fit Pierre Renaud d\u2019une voix émue.\u2014Me calmer ! \u2014 Est-co que c'est possible en présence de ce qui se passe ?\u2014Vuus vous faites du inal.beaucoup de inal.\u2014Eh ! qu'importe ?\u2014 Je voudrais mourir.\u2014 Que ne suis-je mort avant cette guerre fatale 1.Ils sont heureux coux-là qui n\u2019on pas vu la France humiliée, vaiucue.ils sont heureux et je les envie ! Les yeux de M.d'Areynes s'injectait de sang.\u2014 Les veines do ses tempus se gouflait de plus en plus.\u201c Soudain il s\u2019interrompit et se tourna vers la porto par laquelle quelques ininu- tes auparavant était entré Pierre Re- haud, | Cette potte venait de s\u2019ouvrir avee violence et un homme de quarante ans environ faisait irruption dans la hall.Le nouveau venu portaitun costume de chaese de velours d\u2019un vert sombre à côtes.Il tonait à la main une carabino.Son visage était noirci par la poudre.En le voyant, le comte poussa unu exclamation et courut à lui.\u2014To voila, Raymond, \u2014 s'écria-t-il, \u2014 que enis-tu ?Que viens-tu m\u2019apprendre ?\u2014Claude Reis est mort, frappé à oôté de moi.\u2014 répondit Raymond d\u2019une voix sourde.- .LU \u2014Encore un Lravo de moins-!.\u2026.\u2014Jacques.est blessé: .\u2014Dangeusement-?; - - - rien il est compa- Contre le _ \u2014J\u2019en ai peur.
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