La Justice : journal de nouvelles, 12 octobre 1895, samedi 12 octobre 1895
[" ; : étrangors eb par: suite la bäisse.des prix; \u2014 SAMEDI 1%OCTOBRE 1897 a SAMEDI, 12 OOTOBRE 1895 I FINANCES FEDERALES Tout le monde savait que l'année fiscale 1894-95 se terminerait par un déficit dans les opérations ordinaires ; cela était inévitable après la crise qui vient do passer pur tous les pays du monde, et lo ministre des finances avait annoncé ce déficit, en l'estimunt à $4,500,000.T1 y a donc une certaine cunsolution à constater que les prévisions du ministre étaient plus sombres que la réalité.Les recettes ont monté i $33,929,809 quand on ne les estimait qu\u2019à $33,800,000.D'un autro côté, les dépenses ont été de £38,009,341, au lieu de $38,300,000 prévucs.Le déficit reste.néanmoins a $4,070.632, Si l'on compare cc résultat avec celui, de l\u2019annéo précédente 1893-94, on con tate que les recettes ont diminué de S2,444,- 864 pendant que les dépenses augmen- nent léur cours, le revenu revieut à sn.trôle de l\u2019adiministration et incidemment | ES chance le public en benéficie puisqu'il paie moins d'impôts.Par le pussé, le gouvernement prenuit souvent le surplus duns les opérations ordinaires pour payer des dépenses spéciales extraordinaires telles que les grands travaux publics, les subsides aux chemins de fer, etc.Naturellomeut, la chose n\u2019a pas été possible l'an dernier, de sorte que déficit et dépenses extraordinaires sont allées s'ajouter à In dette, dont l'augmontation a été curame suit : es enfaveurde Blair , Moncton, N.B., 9\u2014On est en- pleine lutto daus le Nouveau-Brunswick.Les élections générales approchent-ot le gouvernement Blair, compusé à peu près d\u2019uu nombre égal de libéraux et de conservateurs, va recevoir son arrêt (de vie ou de mort.C'est aujourd'hui qu'a lieu la nomination.- -Ù } Dans ls majorité des comtés }5 libéraux sont presque tous en faveur du gou- | vernement Blair ; dans quelques autres comtés, ils sont presque tous contre le gouvernement.Dans d\u2019autres coimtéa représentés par des conservateurs qui Fuite de Ia reine et de ses ministres \u2014\u2014 Loudres, 8\u2014Le correspont du Times écrit de Tunsnarive à lu date du 23 sop- tembre : \u201c* Les Français ne sont plus qu\u2019à trente millos de ls capitale ot avancent à marches forcées.Le cimetière anglais et l'observatoire français ont été saccagés par Ja populace.\u2018* La reino Ranavolo dans un discours à ses soldats, n dit, hier : \u2018* Les Français sont à nos portes.Vous aviez juré de combattre pour ma causo, mais vous Avez manqué à vutro sermon Déficit.ee $4,079,532 supportent le gouvernement, la majeure Je no me rendrai pus.Je muurrai, ici, Dépenses extraordinaires char- gées au cnpital.4,510,888 Escomptes sur emprunts.400,000 $8,820,370 À déduire : TFends d'amortissement .2,002,300 Augmentation de la dette.$6,818,070 Autant qu'il est possible de prévoir l'avenir, cut état de choses amené par des circonstances incontrôlables ne se répètera pas.En effet lesaffaires repren- partie des votes conservateurs cst en fu- veur do Blair, alors que dans d\u2019autres \u2018comtés, représentés et par des libéraux et par des cunservateurs, le vote consor- \u201cvateur est divisé.Aiusi, dans lo comté de-York, aui compte quatre députés, il y avait trois (conservateurs et un libéral, tous adver- suires du gouvernement, tandis que dans le comté voisin, celui de.Charlotte, il y avait deux libéraux et deux conservateurs, votant pour le gouvernement.\u2018L'on s'attend donc, duns la présente lutte, à des combinaisons de partis cocasses, Dis le comté de Kings, il ya deux taient de $424,316 ot le déficit n été porté marche ascendante, et pendant le tri- conservateurs et un libéral sur les rangs, de $1,210,332 en 1893-94 à $4,079,532 en 1894-95.Quelques mots d'explication sufiiront à mestre terminé le 30 septembre, lu dette a diminué de $2,330,617.De jlus, le tableau des opérations Dans Westmoreland, un conservateur ; sera le candidat du gouvernement et pro- bablemant qu\u2019un autre conservateur, ad- ,versaire du gouvernement, fera la lutte faire comprendre les causes do cot état do financières des trois derniers mois est contre lui.choses.L'augmentation desdépenses -$424,316, \u2014est due à la révision des listes électo- nels aux provinces, $180,000 et aux trn- vaux de défense faits à Esquimault, $200,000.On le voit, dans l\u2019ensomble du budget des dépeuses il y ñ ou une diminution importante.Depuis 1885, los dépenses annuelles 50 sont accrues de 81,300,000 mais on aurait mauvaise grâce à on faire un reproche au gouvernement, cela étant dû à l'augmentation do ln dette coutractée pour des améliorations publiques ct aussi aux dépenses encourues par I'extension du service postal.Ces quelques chiffres indiquent de Ia part de l'administration un soin jaloux À tenir les dépenses au plus bas niveau compatible avec les besvius publics, Le désarroi temporaire dans les finances fédérales est dû presque uniquement à la diminution notable qui s\u2019est produite dans les recettes, l'an dernier\u2014par suite du remaniement du tarif diminuant eon- sidérablement les taxes sur le thé.le café, etc.\u2014spécialement dans les recettes pro: venant des douanes ct de l\u2019accise, ninsi quo l\u2019indique le tableau comparatif sui vaut : + 1894 1895 Dounnes.ee.819,198,114 817,600,463 Accises.8,381,088 7.805.952 Postes.2,809,341 2,792,789 Travaux Publics 3,702,745 3,692,297 |: ivers.2,283,408 2,098,300 $36,974,601 $33,929,757 Unodifférence do plus de trois millions, rien que sur les revenus de douanes et de l'accise ! Les recettes provenaut dos douanes ont diminué à cause de\u2019 In crise dans les pays étrangers plus encore qu'à la suite des difticultés financières ot commerciales du Canada.Il est un fait important qui ne duit pus échappér à l'attention de celui qui vent porter un jugemont impartial sur.les affaires canadiennes, C'est que le volume de nos importations n\u2019a pas diminué ; lé valeur, le prix seul en à baissé.Pourquoi?\u201d Pave que la crise a produit l'encombrement sur les marchés des plus encourageants.Le revenu a mouté a 38,610,563 et la dépense à $5,037,627, lnissaut un surplus d\u2019au- la période correspondante do l'an dernier,il y a une augmentation de $600,000 onviron dans les rovenus, et une diminution de $230,000 dans les dépenses.C'est bon sigue et donne lieu d\u2019espérer que, pour l\u2019année courante, recettes et dépenses seront à peu près au même chiffre.\u2014 > \u2014 2 \u2014 Le duc de York Aumiral de Ia flute britannique Londres, 8\u2014Le duc d'York, petit-fils de la reine Victoria et fils unique du prince do Galles, va être prochainement \u2014probablement à l\u2019occasion du nouvel an \u2014élevé nu grade d'amiral de la flotte britannique.Le futur roi d'Angleterre a, comme sun oncle, le duc d\u2019Edimbourg\u2014actuelle- ment duc de Saxe-Coboury ct Guth\u2014 conquis jusqu'ici tous ses grades en naviguant et a seulement bénélicié® de quelques tours de faveurs pour son avancement.1l a renoncé à la navigation seulement depuis que, par suite de lu mort de son frère aîné, lo duc de Clarence, il est ovenu l'héritier présomptif de la couronne d'Angleterre.> Les Etats-Unis et le Canada Washington, 8.\u2014L'attorney général, M.Harmon, vient de recevoir de Malone '(New-Yurk) une communication assez curieuse.Il est dit duns cette lettre qu'un individu résidant sur lu frontière des Etuts-Unis et du Canada n jugé bon do déplncor un des poteaux cu fer qui indiquent la ligne de démareation entre les deux pays et de la reculer d\u2019une dizaino de pieds sur le territoire américain, de façon à ce quo, daus son idée, la ligne frontière passat au milieu d\u2019uno maison lui appartouaut.Grâco à ce subtertuze, éluder les luis douanières des Etats-Unis et so livrer impunëment à la contre- baude: L'attorney général chargé le représentant du gouvernement fédéral dans le -district de faire une enquête sur les , fnita.cignalés et do lui adresser un rapport.es d Le beurre de première qualité se von anjourd\u2019hui 18: cents, m§is le \u2018beurre d D en eat resulté que Tes droits dovantess oq 7 2 722 cents.o Ce qui ajoute encore i ces complications, c'est que le Nouveau-Bruuswick vient d'avoir lui aussi, son imaglio \u2018dans ce palais.\u201d PRISE DE [A CAPITALE Paris, 9.\u2014Le zouveruement vient d'ô- tre informé quo les troupes françaises à Maduguscar out capturé Tananarive, la, capitule, le 21 septembre.La reine et.sa suite avec les ministres se sont sauvés et refugiés à Ambosistra.La nouvelle de la châûte de In capitale malgache est parvenue à Varomuudry le 0 septembre, LA CONQUETE DE FARAFATRA - i Paris, 9.\u2014Des dépêches de Tamatave annoncent que les troupes françaises ont Lombardé la position des Havas a Fara.fatra, le 3 octubre, et qu\u2019ils l'unt emportée d\u2019assaut.' Une dépêche au Figaro annonce quo le général Duchesne est parti d'Andribn le 21 septembre avec 2,500 honunes de troupes.~~ Petites nonvellrs \u2014La compagnie du Grand-Trune a - \u2014\u2014\u2014== = == == \" sBONNEMENTS ANNONCES: .\u2019 | \u2014 .{{ Fremtara insertion.1808, vu craoncc000000r 50 OUR || Autresinsortions.8cts.par amp: UT 80 cts, - Niiesarices, marlages ou décès.255tæ ix csepssssecce H + é PATARLES D'AVANOE rie ay - | Demandes d'emploi, demant:s de a pouvoirdiscontinuer, il faut payer se musliques où cimployos Annvnues ] Ps Pos ct 8 vertir au moins quinse ; | chambre où pension, t l'expiration \u2018te * .sse es le nals .fr pion 5542 JOURNAL DE NOUVELLES | re a de - .+ \u2014\u2014\u2014 2 - * \u2014 re » | N, - Ju Je DEMERS & FRERE, Editeurs-Propriétaires } { BUREAUX : 39, rue de la Fabrique, Québes » .7 ed valorem, ont produit un montant |Les élections au Nouveau-Bronswick! PRISE DE TANANARIVE | QUEBEC moindre pour un mwéme volume d'impor- .IS TUE PAR LES CHARS \u2014 tations.Cela échappe fatalement au con- - ! \u2014_\u2014 Uue famille de St-Roch, celle M Guoryes Tessier, a été plongée, lur le plus affreux mulheur : lu mort du , 8 circonstances qui ont entouré l'acole dent sont comtho suit: M.Georges Tob sier, âgé de Bb aus, sollier de son état, demeurait au numéro 42, ruo ce Edouard, A son retour lund: de l'atelier de M.Legaré, ruc du Punt, où ibétaib employé, le défunt voulut, suivant pon habitude, so rendre sur le bord de la rivière St-Charles, afin de faire une promenade.11 partit sur lu ligne des chars.Rendu près de ls rue St-Roch, il onten- dit venir derrière lui uno locomotive.\\ ly a deux voies à cet eudroit.Se croyant sur la mauvaise, il saute sue l\u2019autre ligne.A ce moment lu locomajavé arriva ot le frappu.Il eut le crane turé et mourut iustantunément.Les gens s'empressèreut autour de luf{ niais on ne\u2019put que coustater In mort.La malheureuse victime, outro de nombreu ses blessures internes, avait une partid de la têLo emportéo.Lo corps a été transporté à la morgue où il na passé la nuit, Mardi, le cadavre a été transporté à su résidence, rue Princo-Xdosnid.La scène daus la famille, lo:sque le corps est arrivé est indesoriptible.Mine \u2018l'essier et ses trois oufants puussaien dus gémissements à fendre l'âme.D nombreuses personnes présentes n'ont p retenir leurs larmes.; Notre reporter a cu une entrevue aveo le fils de la victime, ot ce monsieur a cuks roboré les détails que nuus vcuuns de donner.Lu malheureux Tessier est père de quatre enfants dont trois à uébec eb le quatrième étudiant au séminaire de Nicolot.11 a trois frères, dont l\u2019un prêtre scolaire à Bathurst.On aurait, paraît-il, réglé avec Mme O'Farrel, dont le mari n à St-Célestin ; un autre cst étabii u Ste -àd bside ition- delà de $3,000,000 dans le compte du accordé des privilèges aux catholiques en ul ralee, $106,000 ; os subsea addition \"fonds consolidé.Comparaison faite avec contravention uvec l'acte dus Fooles Craig's Road, pour $2,600.\u2018Publiques de 1870.Cette iprportante té une des victimes du désastre de i \u2014Une enfant de trois ans, fille de M.Anne de la Pérade, un autre à St-Ger- wain de Compton.gnestion rälliera, paraît-il, le-vote catho- Omer Sylvestre, de Joliette, est\u201dtouibée Un projet d'immigration du lique au gouvernement, Les chances sent que M.Bluir restora au puuvoir.UN DRAME EPOUVANTABLE Un homme tue sa femme et son enfant et se suicide Bruxelles, 8.\u2014Un épouvantable drame vient de jeter la consternation à Ath, prés de Charleroi en Belgique.Au faubourg de Touruai vivait un horticulteur nommé Louis Maréchal avec sn fenune et un jeune enfant, Le ménage so len Las d'une maison à trois étnges sur le ! pavé et s'est tuée.\u2014Les travaux de construction à Ju nouvelle ile du collège do Lévis avancent rapidement.Le rez-de-chausséo est déjà presque terminé.\u2014Dimanche dernier, a ou lieu à Des- chambault In bénédiction d'une magnifique statue du SSt-Antoinoe de Padoue.La fête a été magnifique.M.le curé Côté, de Stc-Croix, a douné Je sermon de circonstance.\u20141l y aura 29 ans, le 14 courant, que St-Ruch et St-Sauveur étaient dévastés pur une conflagration.Il y aura 20 nus à In même date quo , Voyage daus Je but d'inspecter In voie.trouvait dans une certaine nisance ot pa- Québec était secoué par un tremblement raissuit uni.Le mari était un ouvrier de terre.sobre et laborieux ; il étuit âgé de trente-! \u2014M.Fraul: Ross à tué un magnifique cinq ans et su femme de vingt et un ans.Ours noir, ces jours derniers, sur sa ré- Un uiatin, ln maison restant close, les serve, à St-Ignace.voisins ouvriteut la porte du jardin ct y, \u2014A leur derniere excursion sur la ré- péuétrèrent.Dans un hangar, on trouva serve du club Tourilli M.Geo.Van- Maréchal pendu à une poutre; près de Felson: ot quelques amis ont capturé lui se trouvaient deux bouteilles de vin grande quanlilé de Lruiles ot Lué un cari- vides.bou de grande taille dont le panache esé On pénétra ensuite dans la maison et exposé dans la vitrine de la.V.& Bun spectacle épouvantable sc présenta Sporting Goods Co.aux regards des voisins.La fomme Maréchal gisait inanimée, Leus feux do forêt Les journaux ont annoncé que lors des l\u2019individu en question espérait, paraît-il, | o Pertes, $60 ) 8 ol qualité sdcondaire-se.vend, eu gros, de\u201910 iron.On droit que lo feu a été nis {dans son lit, la tête horriblement fracas.sév.À côté, dans son borceau, un petit bébé do dix-sept muis était tnort égale- mens.On lui avait mis de la ouate dans la bouche et les narines.| On eut vite fait de reconstituer In scène de la nuit.Le mari avait assassiné sa femme à coups de marteau et avait en- suito étouffé son enfnnt.Son forfait accompli, il s'était pendu.Tuncendie à Limoilou Vers 10.30 heures, lundi soir, une im- menso lueur apparut dans la direction de ' Limoilou.était du nouveau le théâtre: d'une désas- \\treuse\u2019conflagration et grand nombre de personnes de Québec su portèrent sur les lieux.On apprit bientôt que ce n\u2019était lqu\u2019uno grange qui flambait.La grenge Anpartenuit à ls succession Anderson.Ello était remplie de foin et d'avoine appartenant \u2018à M.John O'Brien.D y ~ avait cngrangé environ 600 boisseaux.des épis de grains est \u201c[d\u2019avoine,'3,500 Lottes de foin et 4,000 épaisse qu'à V'ordinaire, ce.qui montre- boîtes de paille.\u2018Tout a été incendié.\u2019que nous sommes menacés de grands.$600 à 8700 assuréés pour la moi- :tié environ.: par \u2018dés:tramps.- > © On crut que cetto paroisse ! feux de forêts MM.U, J.Roberge & Cie i&vaient perdu au-delà do 1,000 cordes de buis de pu'pe et que les dommages qu\u2019ils avaiont subi s\u2019élevaient à $5,000.Ces \u201cmessieurs déclurent qu'ils ont perdu en tout 42 cordes de bois de pulpe \u201cet d\u2019écorce et que les dommages ne \u2018s'élèvent qua $150.; Changement ccoléaiastiquie Le rév.L.J.Langis, vicaire général du diocdse de Rimouski, a quitté ces jours derniers la paroisse de l'Île Verte, \u2018 \u201ccomté de Témiscouata, où il était curé \u2018depuis 12 ans, e rév.P.A.Carbouneau, curé de Ste-Cécile du Bic, le remplace.- Uu biver rigoureux - Si nous devons en croire les prophètes \u201cdes temps, nous auruns un hiver excessivement froid au Canada.L'un d'entre eux, qui se prétond plus connaissant que ses confréres, s'appuie, pour confirmer ses prophéties, sur le fait que l\u2019enveluppe ucoup plus | roids & bref délai.~~ \u201ctrop agitée.Nord-Ouest Sir William Van Horne, accompagné de M.É.S.Clouston, gérant général de lu banque de Montréal, M.Jases Ro entrepreneur, qui « construit une grand partio de la voie du Pacifique, M.l'homas \u2018Tnit, assistant de ls compagnie, M.Alux, | Peterson, ingénieur en chef, M.Gilberf Parker, si bicn connu dans le mondo 4 lettres et M.George McDonalil, secréta privé de Sir Wiltium Van Horne sunt pare tis hier sur le char privé \u2018\u201cSaskatchewun,\u201d par le train de Vancouver, pour un ui ne que \u201c dion de Montréal a Vancouver eb : 'élondue du pays qu'elle traverse, Un dit que sir Van Horne p-nse à u rand projot d'immigration et que l\u2019ébjeb | fo sun présent voyage eat de faire nb étude plus Stondue du, Nord-Oufst, coinme pays de culturg.Vu que r ne voyage que de j 2 oat trois à qüatre sompines, .pme + Le naufrage du \u2018 Mariposa\u201d?- Plus d\u2019espoir de lesnuver Lo capitaine Reid, gardien du port de Montréal, est revenu de l'endroit lieu le naufrago du Muriposu, char sera mis sur la voie d\u2019évitement soir, ce qui permettrs à Sir Vun de montrer à ses hôtes la voie du Pac Cam 1 À détroit de Bolle-Ile.Il rapporte I arrivant la, vers une houro p.ni.makdi, Iefer coûtant, il a frouvé le capitaine Cave.e} les oficiers occupés à saûver Jj arpuiton, Déôpuis, Ier qui a été vuifb, 3 conpidérahlemont Fhagé le Mériposa, presque submergé.n'est plus plu ruino et tout espuir dc le snuwèr maintenant abandonné.Un plongeur'a essayé d'examiner le dessous de Ia coquë, mais la chose n été impossible, l'eau était Il a fait plusieurs tentas tives et, chaque fois, on l'a retiré les pieds les premiers et sans connaissance, Dane son rapport, M.Reid fuit l\u2019élo de l'activité déployée par le \u2018capitairie Onvo et il déclare que la plus grande partie do la cargaison de lard, fromage et de marchandises en conservu est sai vée ct qu'elle puurra être envoyée intucle #& destination.\u2018 10 ul est actue e }- -S vous ne voulez pas avoir do chéveux , ES CES TOMAC tn Etat, phnaute, ec us dé la § \u201cMALADIES 0ES TOM en sde 55.Mev.bos 2 Pha + em, ra.Le : \"MOBY DE M.OWEN MURFEY [LA SESSION PROVINCIALE M.Owen Murphy, citoyen bien conna de cotte ville, est décédé vendredi, le 4 octobre.Je défunt a succombé à In maladie des rugnuns dont il soufirait-depuis -quelques années à sa résidonce de la rue Bto-Vranle.LI étuit âgé do 64 aus.Le famille de M.Owen Murphy est originaire du cumté de Wexford, Irinnde, ot vint s'établir au Canada, dans la paroisse de Stoneham, comté de Québec, où naquit M.Murphy, le 9 décembre 1829.Le défunt fut conseiller municipal pendant longtemps et, en 1874, il fut élevé à la dignité du maire de Québec, poste qu'il occupa jusqu'en 1877.M.Murphy a été directeur.du Québec Central, pré- aident de l'Institut littéraire Snint- Patrice, président du Turf Club et do le Chambre do Commerce.Le 14 octobre 1886, il fut élu député de Québec-Uuest à la Législuture.Son élection fut an- nuléo ct il fut réélu en 1890, pour la même divisiou contre NT.Matthew Hoarn.Il a beaucoup contribué au renvoi de M.Mercier du pouvoir en 1891.1! exerçait à Québec lu profession de banquier privé et d'agent d'assurances.Pendant son administration comme faire de Québec, on signale l\u2019embellisso- ment et l'achèvement de Ia Terrasse Dufferin, les fêtes à l\u2019occasiun du deuxième centenaire du diocèse de Québco, la visite à Québec de Mgr Conroy, délégué du pape, au sujet do l'ingérence du elergé duns les aflaires politiques.M.Murphy a assisté en 1875, à Londres, à la grande convention des maires du toutes les villes du monde civilisé.ET I Taha Le feu dans une ecole Woodville, Mis., 4.\u2014L\u2019institution de jeunes Giles Edward MacGhee, de cetto ville, n été détruite pur un incendie, qui s'est déclaré pendnnt la nuit.L'institution est vnc des plus fréquentées du Sud.Il avnit dans les dortoirs, au momeut où alarme na été donnée, svixante-quinze jeuno filles, sans compter, duus les pièces annexes, les professeurs et lours familles \u201c Une panique à eu lieu.La fumée avait envahi tout le bâtiment et la retraite n\u2019était déj plus possible pur les escaliers fagnés pas l'incendie.Plusieurs jeunes filles, cn essayant de se sauver par les corridors, so sont évanouies, suffogudes par la fumée.Ce n'est que grâce a Ia rapidité avee laquelle los seconrs ont été organisés que les plus grands malheurs ont été évités.Les pompiers qui n'avaient pu mettre qu'un seule pompe en batterie ct qui par Conséquent he pouvaient pas combattre efficacement l'incendie, se sont multipliés our opérer le sauvetage des habitants de d'institution et ils ont réussi à les trans- portor tous sains et saufs hors des bâtiments eh feu.Les pertes sont purement matériclles.\u201c Le meurtrier de Lenuoxvilie ERP TE a BY Sherbrooke, 5.\u2014Le meurtrier de Len- noxville, Sherburn, a été déclaré fou par les spdcinlistes qui avaicnt été chargés de l'examiner, et irresponsables du crime \u2018qu\u2019il a commis.Fu conséquence il ne subira pas do procès ct sera intorné à T'agile pour la vie.Explosion d\u2019une boite de poudre A - \u201cTroin hommox mis en pièces Lamont, 11l., 5\u2014Trois ouvriersde che- \u2018min de fer travaillant en cette ville B'étaient ndussés, pour prendre leur goû- \u2018ter, à Uno caisse remplie de poudre de \u2018mine.Après le repas, ils sc'sont mis à fumer ct unc étincelle a communiqué le feu à la poudre qui s fait explosion.Les trois hommes ont été lnncés a vingt pieds en avant ct horriblement brûlés.L'an d'eux, dont les vêtements flambaient sur son dos, \u2018s\u2019est jeté dans un roissean ; Quand on l\u2019en a retiré, toute In chair, dé- \u2018tachée des us, est restée dans l\u2019eau.Fossiles des rochers de Lévis M.T.O.Weston, F.G.S.A: \u201cdu sor- \u201cvice géologique de la Pnissnnco, est re- .tourné à Ottawa, après avoir.passé.plusieurs jours à Québec.Il .emparte use collection intéressante de fossiles venant .des rochers de Lévis.On lui a demandé (co qu'il pensait du charbon que l\u2019on dit avoir trouvé à l'Ile d'Orléans.TI a ré- -pondu qu'il n\u2019avait pas vu lo terraïn, Mais qu'il craignait que-ce ne fut\u2019 seulo- ment une veine d'anthéoxite, qui se rencontre assez communément: dans ho- régie.- x ea 7 ~ A 854 .- 8 GL .UE » S\u2019ouvrira le 30 courant La législature provinciale est convoquée pour la dépêche des ufluires.Un ordre en conseil a été passé hier, fixant mercredi, le 30 courant pouz l'vuverture des chambres.Un extra de la Gazette Officiel coutu- nant l'avis réguligr sora probablement publié aujourd'hui.\u2019 MALADE A EN MOURIR L\u2019expérience d'une dame bien connue de Coatitooke Attaquée de In grinne compliquée do phueoumonie, etle Inngait prenclancé pines d\u2019uno snnée, Lex Plinles Ros wes du Dr William parviennent A In guérir, quand tous les autres ro abdos SOUÉ hmpuissnnty, De l\u2019Étoile de l'Est, Couticooke, Québec so La ville d\u2019Averill, Vt., ost situso i huit milles.environ de Coaticooke, et o'est lh quo réside Mine Ada: Hartwell, qui compte à Coaticooke beaucoup do parents et d'amis, Mmo Hartwell vient de pusser par une aventure à laquello l\u2019Htvile de l'Est & jugé à propos de donner touto la publicité possible, vu quo Lbeuucoup d\u2019autres en pourraient bénéficier.Mme Hartwell avait toujours été considéré comme une femme eu bonne santé jusqu'à il y a une couple d'annéos, époque à laquelle, comme bien d'autres, elle fut prise d\u2019influenzs, où, pour nous sorvir d'un terme plus cunnu, de la grippe, une maladie qui en a emporté plus d\u2019un ici et dont les traces so voient encore dans la faiblesse et la débilité do ceux qu'ello u épargnés.Comme il arrive souvent, la phoumonie suivit les premiers symptômes de ln grippe et lime Hartwoll devint imalade à en mourir.Les meilleurs médecins furont mau- dés et Mme Hartwell échappa à uno mort que ses amis considéraient commo cortaine, mais quand vint la convalescence, ello sentit son appétit dicparaître, sa faiblesse augmenter et ello se vit sans cesse oxposée à une rechute ; malgré tous leurs effurts.les médecins ne purent la rameuor à la santé.Plusieurs remèdes furent essayés, mais suns succés ; elle se sentait faible, abattue ot désespérait de ne jamais recouvrer sa santé et sa vigueur d'autrefois.Pendant toute une aunée après-son attaque dc pneumonie, elle continua à languir duns cet état.Enfin, un jour son mari lui acheta quelques boîtes des Pilules Roses du Dr Williams.Elle avait lu les cures remarquables opérées par cet excellent remède, mais il se le procura moins à cause de sn confiance en lui que pour pouvoir dire : \u2018 Nous avons tout essayé, \u201d Pour pluive à son mari.Mme Hart- well consentit de bonne grâce à prendre les Pilules Roses, et grande fut sn surprise eb celle de son mari, quand, après en avoir absorbé trois boîtes, elle put faire une courte promenade en voituro sans éprouver de fatigue.Elle prit la sage résolution de continuer ce traitement et au bout de quelque temps sa force des jours d'autrefois lui revint et elle déclare qu\u2019elle duit sa guérison uniquement aux Pilules Ruses du Dr Williams.L'hiver dernier, Mme Hartwell craignit uno rochute ct une fois de plus elle eut recours aux Pilules Roses ot depuis lors, olle n'a pas cu un jour de maladie.Les Pilules Roses du Dr Williams sont le plus grand rénovateur du sang et le plus grand restaurateur des nerfs conuu dans le monde médical.Il guérit quand tous les autres remèdes font défaut.Si votre pharmacien ue les a pas, nous vous les enverrons franc de port sur réception de 50 cts pour une :buite ou de $2.50 -pour six boîtes.Adressez-vous à la Dr Williams Medecine Co., Bruckville, Ont, ou.Schenectady, N.Y.Procurez.vous la véritable marchandise ; les imitations et Lies coutrefaçous sout saus valeur et même dangercuses.\u2014\u2014>-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Terrible accident Explosion d\u2019uno cartonclze Montréaal, 5.\u2014Un pénible acçident vient-d'arriver ici.Un eufant de 11 ans, Willie Aubert, qui demeure avec sa mère et sasœur, jouait avec une cartouche qu'il avait ramassée on ne sait où, et, de sa ain gauche, il la frappait contre le poële, lorsque tout à coup une explosion so produisit, et l\u2019enfant reçut de très graves blessuzes à la main.Le jeune Willie perdit connaisaance.Sa, mèro s\u2019empresss de lui \u201cdônner des soins, et, quelque temps après, fit appeler l\u2019ambulance qui transporta lo blessé- à l'hôpital Notre-Dame.Là, les médecins ont déclaré qu'il ne pouvait conserver sa main -putée.- du j grave, car\u201d\u2018l\u2019éxplosion\u2019 lui a doônné.une viclente secoûsse au système nerveux, \u201d gauche, qui, en conséquencé, a-été.amn- \u2018état du jeune Aubert est très: ots 4 |La Barique d Assemblée des, déposnnts de Quebec : |Les \u2018délégués au courité de Une paroisse en danger.par 1; cousnitation À uno nasemblée des déposants de la Banque du Peuple, à Québec, tenue uu Château Frontonue, le 5 uctobre courant, à 8 heures du suir, étaient présents : Déposauts \u2014Dr Arthur Lavoie, Wilf.Lavoie, Ernest Lavoie, L.Simouéau, Dr A, Vallée, Law.J.Cannon, Eusèbe Bel- leau, U.Germain, Louis Lambert, J.I.Lavery, F.X.Duplessis, Mimo Ferd.Richard, Arthur Lavigne, Ls.Dufresne, Mme P.S.Masselotte, Camille Bérubé, Damnse Bérubé, Zéphirin Crépault, U.J.Maguire, J.N.St-Picrre, Jos.Fré- mont, .F.X, Bruncau, Ford.Nadeau, L.F.Piteault, Ulceric Rousseau, W.Ii Brunet & Cie, P.Godbout, Alb.Boldue, H.Déty, représenté par J.A.Mailloux Octave Miguer, J.N.Lachance, J.A.Mailloux, dde F.N.Lachaine, La Corp.Limoilou, l\u2019hon.L.P.Pelletier, O Ouellet, Ernest Iaudry Jos.Spéuard Mde A: G.Hartt, Dr U.A.Bélanger, Mde Dr U, A.Bilanger, P.And 6 Buu- chard, Ph.Huot, Cyr F.Deliye, N.P.MdesC.F.Delage, Suce.Thos.Laviviore sr, Succ.Vve.Jos, Lubbé, Dame Vve, J.B.Brousseau, J.E.Boily, L.J.-C.Fiset.; - Sur proposition de l'hon.L.P, Pelletier, appuyé par M.J.I.Luvery, il est résolu : .Quo M.O.Migner soit nommé président, ct M.Eusèbe Belleau, secrétaire do cetto assemblée.Il est proposé par M.Philippe Huot, appuyé pur M.Honoré Lachance : Que trois délégués soient choisis pour roprésenter les déposants de la Banque du Peuple, à Québec, à l'assemblée des directeurs et des déposauts & Montréal.Lo montant des dépôts de Québec étant de près de $1,000,000.> I] est proposé par M.J.L Lavery, appuyé par M.Ernest Landry : Que MM.L.P.Pelletier, J.Frémont et Octave Migner soient nommés délégués.\u2014Adopté.L'assemblée s'ajourne sine dic.\u201d user BELLEAU, Secrétairo.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Se UN JEU BARBARE Liverpool, Ohio, 5\u2014I! y a quelques semaibes, une troupo d'Indiens et de cowboys est passée en cotte ville ety a donné une représentation daus laquelle des massacres par les Indiens, des auté- ques par les cowboys, des combats do toute surto formnient le foud du spectacle.Les gamins de l'endruit en ont gardé le souvenir, et depuis lors ils ne cessont de jouer ** aux Indiens\u201d.Ce jeu vient d'avoir des conséquences fatales pour un enfant de six ans, le jeune Andrew Van- dine.\"Cinq de ses camarades qui ropré- sentaiont les Indiens, l'ayant poursuivi en poussant des cris snuvages, sc sont omparés de lui, l\u2019ont conduit dans une ruelle déserte et l'ont attaché à un po- tenu.Puis, après avoir fuit feu sur Andrew avec des pistolets iv amorces comme en ont les enfants, ils ont amassé autour du poteau dcs brindilles de buis et dos feuilles mortes et y ont mis le feu.Et pondant que ce bûcher commençait à \u2018flamber, les cinq prétendus Indiens dun snient autour du poteau et entonnaient un chant de mort.Mais les flammes augmentaient et at- teiguaient lo petit Androw qui s\u2019est mis à pousser des cris déchirants.Ses compagnons ont-pris peur ct se sont sauvés snns penser à couper les liens qui le reto- uaient au potesu.En entendant les cris poussés par l'enfant, des voisins sont accourus qui l'ont délivré.Mais déjà ses vêtements uvaient pris feu et il avait sur tout le corps des brûlures tellement pro- fundes qu'on désespère de le sauver, \u2018Une terrible ch ute ute tombe d\u2019nne banteur da 31,0000 picds Lima-(Ohio), 5.\u2014 Louis Eissel, aéronaute, a fait une ascension en ballon & Liberty, avec l'intention de faire su descente en parachute.A une hauteur de mille pieds, 'séronaute a coupé ls corde qui rattachait le parachute au ballon, mais le parachute ne s'étant pas ouvert, Louis Eissel est tombé sur\u2019le sul avec une rapidité vortigineuse et s\u2019est mortellement blessé.Nombre de personnes 5e- sont évanouies.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019éperlan_ L\u2019éperlan est en grande abondance cet automne.Les quais- sont garnis de pé- clienrs & la ligne composés d'enfants, d'amateurs et de sans-travail.Ces derniers ne trouvent rien de mieux à faire en attendant Yoiivrage qui \u2018ne vient pas vite, que\u2019de tirer de l\u2019eau ce succulent: petit-poisson:qui- féra- partie\u2018dù répas'de famille.OT, : - Un néronn LA JUSTICE \u2018x u Peu pletkNouvelles des Cantoñs'dél\u2019Est Accident fatal: Tentative de meurtre \u201c suite des feux de forêt Magog, 5.\u2014Un nommé John Purdy, revenait du sun ouvrage aù vinduc de |-Millette eu char à brus, lorsque l'on ne sait trop comment, il tomba en avant du clinr qui Jui pussu sur la tête.Il fut role- Vé.saus conuaissanco et mourut quelques heures après.Thetford Mines, &.\u2014Le feu a fait des ravages considérables, ici, daus les bois.M.J.Roberge, marchand, avait au-delà de mille cordes do buis de pulpo ot d'écorce tous prêts à charroyer ; lufeu a tout cousumé, D'autres -petits lots appartenant à différeuts cultivateurs ont aussi été brûlés.Somerset, 5.\u2014 M.Ferdinand Gosselin, cultivateur du huitième rang, était i se reposur, ces jours derniers, près do la riviére qui traverse sa terre, lorsque deux étrangers se présentèrent soudnin à lui, lui disant de les suivre ou que su vio était en danger.M.Gosselin cst un hommo paisible, dans los 70 ans, et se voyant éluigué du monde at menncé de ln sorte, dit qu\u2019il no peut trop raconter ce qui \u2018s'ost passé.ll'a perdu conunissance et lorsqu'il est revenu à lui, les hommes étaient disparus.Il était blessé à l\u2019abdomen, mais malgré tout, il a pu se rendre chez lui ; il garde lo lit, mais il prend du mieux.Choso singulière, l\u2019année dernière, il fut ainsi attaqué dans son étable.Les commentaires vont leur train.Mais toujours est-il que M.Guaselin est au lit depuis cette rencontre inattendue.La paruisse de Suint-Oyrille de Wendo- ver, à fnilli être, la semaine dernière, victimo d\u2019une conflagration générale.Les feux de forêts, qui ont porté lu terreur dans presque tous les Cnutons de l'Est, sont venus sur le point d'envelopper toute In paroisse dans un cercle de fou.Des quatre coins do l& paroisse, d'immenses gorbes de fumée et de flammes, s\u2019élevuient dans les airs, et, puusséus pur un vont de l\u2019ouest d\u2019une vitesse extra- ordinmire, monacaient la paroisse d\u2019un désastre complet, Tous les paroissiens, mus par un mdme instinct de conserya- tion, ont fait, de concert avec le dévouement héroique de M.le curé et de M.le vicaire, des prodiges pour arréter 1'élément destructeur.Néunmoins, malgré tous les efforts réunit, nous avons à déplorer des pertes considérables.Voici les noms de ceux qui ont été le plus éprouvés : MM.Béli- veau, deux moulins à scie ct à moudre, perte, plus de $6,000 ; M.Joseph Cha- goon, une grange avec récolte entière, $600 ; M.Raiche, maison et grange, 8450 ; M.Poirier, grange, récolte et instruments agricoles, $300.Les dor- vières pluies ont, heureusement, arrêté les progres du fou.L'administration de la justice \u2014 M.Laroche, officier du bureau do I'an- diteur de lu province, a parlé du coût probable du procès de Demers ct des autres procès pour meurtre.Il a dit que les témoignages des inédecins seulement, dans le procés de Demers, vont coûter £1,000.Puis il y a trois semaines de salaires pour les jurés a 81 par jour, pour jurés demournnt dans la ville et $1.50 pour ceux résidant en dehors de la ville ; leur pension & $2 par jour ainsi que pour une demi-douzzine de gurdiens, le salaire- des procureurs et autres dépenses incidentes.Prenant toutes choses en considération, ce procès seul va coûter à ln province au moins $15,000.Il y aaussi les procès de Gauthier ot de Shortis, et la cause d\u2018infanticide de la fille Ladouceur: - Le tout va coûter | environ $50,000.Les procès pour ortine d'incendie vont aussi être dispendieux.Pensez à cela, dit-il, et imaginez-vous les membres du l'opposition se lever à la Chambre ot demander que les dépenses du département de ls justice soient tenues à un montant fixe.Qui va contrôler lo meurtro?Quelqu'un pouvait-il diro-que \u2018Mme Demers devuit être assassinée, qu'un double meurtre devnit avoir liou à alleyfiold ou que Gauthier tuerait son amunte?Il est impossible d\u2019avoir une somme fixe pour cette classe de dépenses, Moulin à scie MM.Laro che & Tremblay de Mille Vaches (Saguenny), sont venug cette semaine compléter leur matériel pour le moulin à soie dont ils ont doté leur village.Ils avaient précédemment donné commande à-M.F.X.Drolet pour \u2018un engin de 30 forces.I's ont un contrat de 25,000 madriéxs pour Ia prochaine snisoy de scinge, et font aussi À -monture des metre ata 2 PROGRES DE A 00LORIS gy Colone tascrits au Bunesu de \u2018tion, de Montréal, pendant îe septembre, 391.e Montréal, 808 ; Franco, 8 : L'A ,somption, 2 ; Rimouski, .1 ; Ste-Clotilde dlyoke, Muss,, 1 ; Côte des No; or 4 ; Williamstown, Mass., 11 ; Fall River Mass., 2 ; Les Cèdres, 1 ; St-Laurent.4° St-Esprit, 2 ; St-Jacques l'Achigan Belgique, à ; Trois-Rivières, 4 ; * 1 ; Adama, Mass, 1 ; St-Clet, L4 ; Sault au-Réoullet, 2 ; New-Bedford, 1 ; Ha.ton, 2 ; Laprairie, 2 ; Vaudreuil, ?; Ste.\u2018 Marthe, 2 ; Lauronceville, 2 ; Manchester 2 ; Napierville, 1 ; Plymouth, N, colagig, mois de vo; Inscrits pour les endroits suivants : Pour le nord de Montréal.++.25 \u2018* lo Lac St-Jesn.,.,.ri ** le Lao Témiscamingus.| 40 \u2018* Los Basses Laurentidos.2 ** La Mnatapédia.su 4 Sur ces 391 colous, nord d'Ontario.Colons inscrits au département de l'Agriculture pour lo Lac Saint-J eun, pendant le mois de septombre dernier : De Hocholaga, 2 ; Saint-Sauveur, Québec, 7 ; Manchester, N.H., 3 ; Saint Cyprien, Napicrroville, 4 ; North Cambridge, Mass, 2 ; Lno Mégantic, N, Y.13; Paterson, N.Y., 1; Sainto-Foye, Québeo, 2 ; L'Islet, 5 ; Saint-Jean-Pap- tiste, Quebec, 1 ; Baie Saint-Paul, Clay.levoix, 2 ; Brunswick, Mme, 9 ; Boston, Mno, 2 ; Suint-Cyrille, L'Islet, 1 ; Trois.Rivières, 13 Tanton, Mass 1; Saint.Raymond, Purtnouf, 5 Amesbury, Mass, 3 : 62.> Grand total, 426.il y on a 17 pour le i rt, en.La Vallée de la Métanédia Plusieurs coluns se sont établis à Mé- tapédin, nu village Lagacé, depuis le printemps.Ce sont : Augusto Lagacé, Achille Beaulieu, Jos, Sirois, Léon Beaulieu, J.B.Fournier, Albert Wheclhouse, Pierre Trépauicr, John Essismbre, Jephy LeBlanc, Alexis Fupère, John J.Cyr, J.B.Sirois, Phi, LeBlanc, Ernest Bérubé, Phil.Beaulieu, Laurent Trépanier, Charles Barthelotte, Edouard Trépanier, Zach.Barriault, BI.Fournier.Ces colons viennent de Ia Baie des Chalcurs, du Nouveau-Brunswick, de l\u2019Isie du Prince Edouard, des Etats-Unis et de Québec.Plusieurs familles de Moncton, de Pointe-Verte, de Campbellton ct de 1a Baie des Chaleurs doivent aller prendre des-lots prochainement.Le sol est d\u2019uno grande fertilité.Sur 100 visiteurs 99 restent et pronneut des ots.M.A.Beaulieù autrefois de Cacouna, a défriché 33 acres de terre, dans son été.Il a pu ensemencer en blé d'hiver à peu près ln moitié.Il n dit que si le vent lui avait été favorable pour mettre lo feu à tout'son abatis, qu'il aurait pu facilement préparer ses 33 acres pour toutes les ousemencer en blé d'hiver.Si la population prend des proportions ci grandes i Métapédia c\u2019est dû, dit un correspondant, à l\u2019encouragement quo \u2018donne le gouvernement par In construction des ponts et des chemins.= LE \u201cMARIPOSA\u201d Le remorqueur Lord Stanley est arrivé à Québec dimanche, ayant à sa remorque la goélette G.T.D., de rotour de Belle.Isle, où il a fait quelques tentatives pour renflouer le stcamer Mariposa, naufragé dans le détroit.Lo temps a été très mauvais la semaine dernière ct ce n'est quo jeudi que le Lord Stanley & pu approcher l'épave.Comme nous en avions déjà émis l\u2019opinion a la suite d'une entrevue avec le ca pitaine do l\u2019Avwstrign, le Mariposa cst complétemont perdu.Il est tellement enfoncé qu'il y' a douze pieds d'eau dans sa cale à l'avant et trente pieds à l\u2019arrière.Les inspecteurs l\u2019unt condamné.Parmi les personnes présentes sur le Lord Stanley et qui out visité le navire, on remarquait le capitaine Reid, maitre du havre de Montréal, M.Lascrie, représentant les compagnies d'assurances de St-Jean de Terrancuve.Unc partie de la cargnison a été sauvée ot transportée à St-Jean, où toutes les marchandises \u2018sauvées seront envoyées.M.Daviv a fait transporter à Québec tout le cuivre qu'on a pu enlever du steamer.On demande de Fouvrage Résolation dn Conseil Central Le Conseil Central des Métiers et du Travail de cette ville s\u2019est ému plus que jamais du manque d'ouvrage à Québec.En conséquence, à la durnière réunion, une résolution a été proposée et adoptée, à l'efft de demander de l'ouvrage aux autorités.CC i Unè requête sera dressée au gouvernement provinoial\u201d eb à l'hôtel de ville graiñs à moulée, Cag \u201c> \"dana ce sens. PE des, \u2014 [7 NEUBTBIER -SHORTIS Devant les assises a Beauliarnois pACTE D\u2019ACCUSATION Le plaidoyer.de la défense e correspondant spécial) \u2014À la reprise de l'au- hier après-midi, il y dans la salle.| sins principaux, John Loy, le Les ton gh ilson, étaient dans Fassistance.Oe dernier a de nombreux ins de poudre dans la jouc gauche et rtera toute sa Vie les marques do su Ms ductours Surprenants et Nap._De- lisle, qui procédèreut à l'arrestation, étaiont également Ta., .A 2 h, 16, Shortis fut amené la barre.M.Branchaud, grettior de la couronne, lui lut l'acte d'accusation, A la demande traditionnelle : oo Etes- vous coupable ou non coupable ?! Shortis répond d'une voix forte et en levant la tête : *\u201c J am not guilty \".Immédintoment M, Greenshiclds lut la déclaration suivante : « Province de Québec, district de Beau- harnois.LA REINE vs.VALENTINE-FRANCIS CUTHBERT SHORTIN L'avocat du prisonnier accusé de meurtre en outre de la plaidvierie orale de « non coupable \", offre cuimme plaidoyer spécial au dit acte d'accusation sous lour réserve que de droit ut dit : \u2018* Qu'au moment où ont été comunis les actes allégués à la listo d'accusation, le prisonuier agissait sous influence d\u2019une imbécilité naturelle et d'une maladie du cerveau, à tel point, de le rendre incapable d'apprécier la nature et la qualité de l\u2019acte, ot de savoir qu'un tel acte était mauvais ; qu'il était de plus, à co moment, daus un état d'ignorance et de muludie de cerveau qui no lui permettait pas de jouir de son libre arbitre ; qu\u2019il étuit dans un état de démence et qu'il était fou.\u201d Beauliarnois, ler octobre 1895.GrepNsSBIELDS & ST-PIERRE, Avocats du prisonnier.\u201d L'avocat do la Couronue, M.McMastor, répond qu'il s'objecte à la production de co plaidoyor spécial,.Il déclaro que la demunde telle que présentée n'est pas régulière.I} lit, à l\u2019appui de sa these, divers articles du code de procédure.I fuit ensuite resortir que toute idde d\u2019irresponsabilité doit être excluo en présence des frits tels que commis et de la préméditation qui semble absolument mn- pifeste.M.Greenshields répond qu\u2019une commission spéciale a été nommée pour examiner l'accusé et se rendre compte de ses antécédents.Le rapport de cotte commission est actuellement entre les maine de la cour et son ouverture qu'il demande immédiatement lui donnera Taison.- La couronne répond que cette ouverture ne peut-être faito qu'on présence des petits jurés.Le juge à cause do l'absence de M.St.Pierre, a ajourné Ja discussion sur cette question au lendemain.Ce matin, le juge Mathieu est monté sur le banc à 10 heures précises.M.St.Pierro est a son poste.Lo pèro ot la mère de Shortis occupent des sièges auprès des nvocats de In dé- fousc.À tout instant, ia mêre pleuro abondamment.Le spectacle est fort pénible, : M.St-Pierre a fait motion, ce matin, pour que la Couronne procède sur \u201cune seule nccusntion de\u2019 mourtre à la fois.Après discussion, lu Couronne a consenti et l'ou procède sur le meurtre do Juhn Loy.La cour s'occupo ensuite de In formation du jury.Le juré Sauvé étant recusé par ln défense, la Cour nommo le greffier Blanchard ct M.Bisson, M.P.P., pour décider si le juré n\u2019est pas préjugé.Coux- ci décident qu\u2019il peut Ctro impartial, mais ia défense le rocusc de nouveau, George Sunré étant appellé à sun tour, déclare que les fous comme Shortis doi- Yent être pondus ot il njoute que rien ne chaugera son opinion.La courunne admet alors QU'il no peut-être assermenté.Ro- Lert Wright, troisième juré appelé, ont (De notr Beauharnois, 2.dionco, à 2 heures, avait foule nombreuse toirement parce qu'il a déclaré qu'il ac.Quitterait le prisonnier\u2018si on lui prouvait w'il est fou.Charles McCarthy est \u2018abord recusé pour cause par lu défense, mais après l'avoir interrogé, M.Green- shields retiro son objection et McCarthy est assermouté.C'est le premier juré qui entre dans la boîte pour cette affaire Shortis.\u2019 : Joseph Daoust est d'abord recusë pour cause, mais la défense retire son ohjec- tion après l'avoir interrogé et il est asser- muenté.> Alfred Deschamps est reousé pour cause par M.St-Pierre, puis ensuite péremptoirement.Théodore Bourdon est recusé pour cause par la défense, puis nccepté après avoir été interrogé sur ses dispositions.Il en fut de même de Régis Cardinal, Alex.Watson est asscrmenté comme juré.John Darby est recusé péremptoirement par la défense, William Genner est rocusé pour cause par M.Greenshield.Après examen il est décluré compétent et _nssermenté, Il est une heure et ln Cour suspend alors ses séances.Six jurés seulement sont assermentés ; il faudra le reste do l'après-midi pour compléter le jury.Il n'est pas certain que le tableau du shérif soit suflisant.Beaubarnois, 3\u2014Quand la Cour s'est ajouruéo, à 1 heure 15, hier après-midi, il n'y avait que six jurés d'assermentés.A la reprise de audience, a 2 h.30, on n continué l'opération du tirage au sort des jurés.Comme chaque juré appelé est l'objet d\u2019un minutieux intorro- gatuire de la part de lu défenso d\u2019abord, de la Couronne ensuite, les deux derniers jurés acceptés sout assermentés à titre d'experts et donnent leur opinion, sur la personne proposée.La défense déclare alors le juré refusé ou nccepté, La question finale poséo à chacun est la suivante : \u2018* Avez-vous ja- miiis dit que lo prisonnier devrait Otre pendu, qu\u2019il soit reconnu sain d'esprit ou non.\u201d Les inessieurs dont les noms suivent ont été refusés pour causo d'opinion arrêtée d'avance ou de purtinlité reconnue : Adam Easton, Alphonse Pilon, Joseph Picard, Arsène Bouchard, Jean-Baptiste Dupuis, Hercule Brault, John Moore, James McWliennie, Zephirin Amosse, J.Pitre, Guisolple Leonard, George Hyde, Édouard Robert, Thomas Boys, Chs.Wilson, Zotique Lefebvre, Ephrem Major, Jos.Roy, Julien Baudin.la fallu 1.30 heure pour choisir lo douzième juré.David Elliot, Thomas Gibbin, Alex.McMartin, Willinm.Met- calleet Jmnes Caruthers, sont tour à tour récusés et pour cause.À la fin, John Cunningham est assermenté ; il était alors 11.80 heures, Les témoins de In Couronne reçoivent l'ordre de la cour de se retirer, puis M.MeMaster commence,à midi moins quart, i expliquer la cause au jury.Sn récolte du sucre 1,200,000 tonttes de moins que Pau drrnter London, 2\u2014Giesceker, qui est une autorité dans le commerce du sucre, dit que cette année ln récolte en Europe sera de 1,200,000 tonnes de moins quo l'an dernier.Le commerce de sucre a eéjà diminué de 700,000 tonnes ct le revenu aux Etats-Unis accuse à ce chapitre, pour les six mois finissant le 30 septembre, une diminution de £4,063,000.Mort d\u2019un Frappiste Lo supéricur do Mixtansing Le révérend Père Alban, supérieur des Trappistes de Mistassini, est mort subi- temeut, avant:hier, dans la nuit, à l'âÂre de 68 ans.Lo révérend Père était malade depuis quelques jours, mais rien ne faisait Prévoir une fin si soudnine.Tl n'a pu recevoir les derniers sacrements, bien qu'il y eut plusieurs prêtres dans le nio- nastére.Le révérend Père Alban était natif d'Angleterre.\u2014 La noyade de la rivière Batisoan Mécouverte du cadavre de madame Joy Nos lecteurs se rappollent la noyade arrivée duns lo cours de 1'été dernier dans la riviere Batiscan.Madame Joy, do Cambridge, Muss., a perdu la vie avec un guide dans cette catastrophe et son aussi recusé péremptoiroment nprès que ;Curp8 n\u2019a pu être retrouvé.Ce n'est MM.Blanchard elaré compétont est recusé pétent par Clutchy est à son tour recusé pur M, St, 8 Ja Couronne admet qu'il ne peut être: Marcellin Pour cause ot déclaré incom- | Hébert est rocusé péromp- toirement par ln défense .&près avoir été décluré compétent par les vérifioateurs Bisson et Blanchard.Jeremiah Murphy est recusé pour cause.Après avoir été couronne To 12 @6 bronchites.Le Baume Rhumal se le recuse.péromp- partons 26-conts le flazon.et Bisson l'eurent dé-!que mercredi dernier qu'on a découvert à être juré, Win, Adams, le cadavro.La-défunte était sœur de M.Grco- les vérifgateurs.Jamos Mc- nough, de Portneuf.L'accident est arrivé ; pour cause | pendant uno axcursion do pêche.Pierre.Après l'avoir interro- |' _ Guérisacs votre rhume Le Baume Rhuwal est le remède le plus efficace pour les maladics de la gorge et de la poitrine.Dès les premières doses la toux «diminue et l'oppression cesse, Son.usage prolongé guérit Jes vieillos Low ewe {lish sult Magasin 1e jour oll LA JUSTICE i LE PROCES DE DEMERS Déclarations sensationnelles Un individu les habits macu- Tés de sang n été vu'le four du meurtre Moatréal, 2\u2014A quatre heures précises la séance est reprise., Le bruit que la défense avait deux nouveaux témoins à produire s'est répandu rapidement autour du Palais, aussi ln salle est-elle bondée et la curiosité de tout le monde vivement excitée.: Le premior témoin entendu se homme Tenac Aronson, prôteur sur gages, do- meurant 3121 rue Notre-Dame, entre les rues Vinot et Dominiou, tout près de la rue Atwater.Le jour du meurtre Aronson à vu sortir do la cour de son voisin, M.Mercure, un homme dont les habits étaient imucu- lés de saug.Cet homuie à pussé à sept ou huit pieds tout au plus du témoin.Il était alors entre cinq et six heures du soir, et, à co moment-là, Aronson igno- Trait quel cinourtre eut été commis.Ln figure de l'individu était aussi éclaboussée de saug.Ce même homme, Aronson affirme I'avoir vu aussi In veille du meurtre, à In porte de son magasin, causaut avec une femme qu'il cherctait à y fairo entrer.A la fin, le couple entra et la femme proposa au témoin de lui vendre sa collerette ; Aronson refusa, Il était alors midi à peu près.; : La femmo était jolie, taille cinq pieds et demi environ, face ronde, teint coloré, choveux foncés, Elle portait une robe bleue tachetéo de blanc, ot Aronson reconnaît ln faneuse robe bleue qui lui est présentée par l'avocat de l'accusé, conime étant bieu celle que portait la personne dont il parle.Le témoins est très affimatif et dit qu'il ne peut se trumper quant a la robe, cur le dessin n\u2019en est pas commuu.Il a de plus vu la femme de très près.Aux questions de lu courudne: Aronsou répond qu\u2019il u'a jamais vu Mme Demers et qu\u2019il ne connuît M.Demers que de vue.L'homme qui accompagnait la femme en question étuit veau plusieurs fuis dans le magasin du témoin, son nom doit même être entré dans ses livres,c'était un homme de 35 à 40 ana, habillé en ouvrier, portant sa barbe, large des épaules, ayant deux ou trois pouces de plus que le témoin.(Celui-ci mesure 5 pieds et 2 pouces et demi.) Le second témuin est M.Damien Mercure, marchand de Sto-Cunégondo, ruc Notre-Dame entre les rues Vinet et Dominion.C'est lo jour du meurtro, à huit heures du soir, qu'il à appris la mort de madame Demers.Le méme jour, vers quatre heures de l'après-midi, un homme est entré dans Ia cour du témoin, il avait les habits et In figure couverts de sang.M.Mercure l\u2019a laissé là jusque vers six heures puis lui a ordonné de files.Cet homme était is jeun, ne paraiesait unullement blessé, il portait un habit brun jaune carrenuté, un chapeau brun et était plus grand ot plus gros quo le témoin.Jamais, ajoute celui-ci, jo n'avais vu cet homme là avant ct jamais je ne l'ai vu depuis ce joux-là.La couronne ne pose qu\u2019une seule question au témoin, \u2014Quolle est votre taille ?\u2014Cinq pieds neuf pouces.M.Desmarais appelle eusuite un témoin do la couronne, M.Arcadc Dupuis, mais celui-ci est absent.L'avocat do lu défense décinre qu'il nn que deux ou trois questions à posor su témoin et que sa preuvo sera close.Le témoin suivant est Donalda Demers, sœur de l'accusé.Elle recounuit comme étant celles de su helle-sœur et do sun frère les photographies qu\u2019on lui montre.Ces photographies ont été prises durant ls première année de leur mariage.Le juif Aronson est alors rappelé dans ls Loito aux témoins.On lui montre les photographies en question.Le témoin répond que ces portraits sont en tout semblables à la femme qui est entrée dans son magasin la veille du meurtre en compagnie d'un autre homme.M.Quinn soumet le témoin à une trausquestion des plus sérieuses.Il veus connaître son expérience en ces matières, comment il so peut qu'il puisse reconnaître une femme qu\u2019il n'a vu qu'une seule fois par unc photographio prise ily a cinq ans, etc.Aronsnn répond qu'i; a l\u2019æil oxercé dans ces choses-lh, qu'il est toujours soupgonneux duns son genre de commerce of qu'il remarque tous les visages qui entrost dans sou magnsin.I faut Que les apparences d'une porsonne chan- Kent de beaucoup pour qu'il ne puisse Pos cspaco de temps et par sa photographie.seule.M ajoute qu'il a fait des recherches depuis hier pour retrouver dns ses livres Tes noms de ceux qui sont omme \u201c1 gieuse converse ; et il à donné l'habit re- la reconuaître, même après Un assez | aux taches de sang à mis quelqu'objet en &ago chez lui, mais comme il y a cing ou six-voms français entrés dans ses livres ce jour-là, il no peut dire quel est celui de l'individu en question.Montréal, 3\u2014M.St-Jean n demandé que l'affaire Gauthier ue vicune qu'en novembre, car l\u2019enquête médicale ne sera pas torminée avaut cette époque.L'affaire est renvoyée en novembre, à moins que les.médccins ne soient prôts auparavant.- M.Massy, chef de police do Saint- Henri, en se rendant à la demeure de Demers, à rencontré un homme qui saignait du nez ; le sang tombait duns ln moustacho et sur le menton ; lu moustache semblait pleine de sang et lo chef Massy n\u2019a pus cru devoir y prêter plus d'attention.C'était à deux arponts de la maison du meurtre.Le témoin fuit la description du costume et de la figure de l'inconnu, qui chambrarduait vu pou mais qui avait l'air calme.I! ne savait d'ailleurs, nav moment où il n rencontré l'individu, qu'il y avait un crime de commis ; on lui a parlé d'un suicide et il n\u2019en & pus pensé plus long sur le moment et il à voulu aller au plus pressé, sans s'inquiéter de cot homme qu\u2019il n\u2019avait jamaig vu.M.MacMahon, coronor.\u2014- La première fois qu\u2019un lui a parlé de lu chuse, c'était deux jours après le mourtre.Co fut le chef Massy qui lui rapporta en riant lo fail qu'un homme avait été vu saignant du uez le long de In route.Quelques jours plus tarel, le constable Lacroix rucontu au curoner ce qu'il avait appris d\u2019Aronson et Mercure, Le corunur HORRIBLE ACCIDENT Un jeunc homme écrasé pal les chars \u2014 Un hortible accideut est arrivé jendf matiu, le 3 octubre, à la station d'Har laka, dans les circonstances suivantes : Un jeune komme de Québec du n de Pierre Dorion, de Suint-Roch, ised de Rhétorique au séminaire de Québé , était allé à Harlakn chez un de ses oncles, ter, \u2019 Il devait revenirà Québec ce jour-l et en conséquence, il se rendit à la a tion afin de prendre le convoi expres d l\u2019Intercolonial.Ur, co convoi n'arrête pal à cet endroit.À 11 h, 20, lo convoi arviva.Malgré la défense de l'agent de la station, il vidas lut enuter dans le train et roula sousTeg chars.Le convoi fut immédiatement arrêté \u20ac Un voln au secours du blessé.Détai émouvaut, le père du blussé, MN, Napa} léon Doriun, qui est commis de malle, était sur le train.TI ignorait com lôtek ment que son fils fût à Harlaka.Qu'é imagine ln douleur du père lorsqu\u2019it'fe- connut son lils couvert de sang.- Le blessé avait le crâne défoucé et uno jambe cassée.Il fut transporté à Lévis d'où l'ambulance le conduisit à l\u2019Hôtel-Dieu.Drs Huarn et Lemieux lui ont doar {leurs soins.A 1h.50, le malheureux blessé était mourant.Le pauvro jeune hommo avait ontra autres blessures une jumbo écrasée, u ,a alors tracé à l'agent son devoir.ll lui n conseillé de se procurer uno photographie ou un numéro dela Presse du 14 juin, pour présenter à Aronson.Doux jours après, Lacroix fuisait son rapport, mitis commoil commençait, lo chef Massy se chargea de fuiro une dus- cription qui coiucidait avee celle que le constable allait rapporter Le coroner avuit ordonné à Lacroix d'essayer de trouver l'inconnu ensauglan- té, et il croyait que Lucroix était allé aux adresses indiquées par Aronson Mine Lugut connaît Gustavo Demers ct on lui demande certains renscigne- ments au sujet d\u2019un voyage de Gustave Demers à Montréal pour allor chercher l'enfant.Joseph Juneau, forgeron de Suinte- Cunégnnde.a été lo premier témoin entendu à ln séance d'hier après-midi.T! à appris le meurtre de Mme Demers i lo jour méice ot le crime a été commis, | Le même jour, il à vu un homme su Lat- tre dans la cour de M.Leclaire, hôtelier.| Après s'être battu, cet homme snignait : beaucoup.Il avait le visago cusanglantd.Il est allé se reposer duns In cour du juif Aronson.Je connais, continue le témoin, le nom do cet homme, C'est un nommé Sunny Bastien.Je connais aussi se femine de vue.Je l'ai rencontrée avec son mari la voille du meurtre.Elle était vêtue de noir.Je ne sais pas on ils do.mourent.Je crois mêmo que Bastien est waintenant en prison.Quant à sa femme je l'ai vue encore en me rendant ici cet après-midi.Elle étuit eur là rue Notre- Dame.Le jour du meurtre, je ne travaillais pas.J'ai vu arriver Bastien à la buvette avoc une femme qui l\u2019a quitté quelques minutos plus tard, parco quo MM.Leclaire I'n mise dehors.Cette femme n\u2019était pas l'épouse de Bastien.Jenc sais pas où j'ai connu ce dernier.M, Desmarais, le défensour de Demers, a reçu d\u2019'uue femme une lettre dans lu- quelle ello dénonce un témoin de la Cou- ronno, ot déclare au savant nvocat que si l'accusé est condumné, elle fera connai- tre le noi du véritable meurtrier.Cotto lettre a fait sensation au palais.Profession religicuso Jeudi matin, & 'Hotel-Dieu do Québec, M.l'abbé Réné-Eluuard Cusgrain, ussis- tant-chapelain de cet Hôtel-Dieu, a reçu les vœux perpétuols des Sœurs Emma Lachauce dito de Marie du Carmel (de St-Jeun, I.O.); Claudio Mayrand dito de Saint-Jean do Dieu, (des Grondines) ; Julie Bernier dito de St-Joseph, (do St- Edouard) ; Laure Gaumond dite de Ste- Cécile, (de Québec) religicuses de cheeur ; et Célina- Lebel dit Beaulieu dite de Saint-Jacques, (de St-Ambroise), reli ligieux aux Sœurs Ophelia Rousseau dite de St-Alphonse de Lisgori, (de St-Michel); Alexandrine Drolet, dite do St-François de Sallus, (de St-Augustin de l\u2019ortneuf) ; Amanda Langlais dite de Marie de In Providence, (de Bt-Basile); Joséphine Normand dite do Bte-Anno de Jésus, (de St-Paschal) ; Marie Côté, dite de Mario de.la Nutivité, (des Lrois-Pistoles) ; José- hine Nadeau, dite do Ste- Anastasie, (do 3t- Lambert).Lo sermon do circonstance s été prô- ché par Jo Révérend Père Adam, de la Congrégation de Jésus.Para) les prêtres présents à In céré- monio, on remarquait le Révérend Père Adam, de la Compagnie de Jésus, comme diacre, ot-M.l'abbé J.OU.Bernier, sous- épnulo disloqués, ct lo crâne fractut trouvé nécessaire de lui ampater un pie Lin dépit des soins intelligouts que bi out prodigués les Drs Ahern et Lemieux, le malheureux jeune homme wa pu survivre et il a expiré à 8 h.30 du soir.PENIBLE ACCIDENT Enfants Chonillantés Dimauche matin, au moment où M.Ls.Lacouturo, M.P.P., et za femme de Sorel partaient pour la messe bns-e, trois de leurs jeunes enfants ont été victimes d\u2019un bien pénible accident.lis jounient autour du poéle, dans lu cuisine, quand tout à coup l\u2019un d'eux s'accrochn iv ur chaudron, rempli d\u2019eau bouillante, quii sq vida en entier sur eux, L'un, figé do ans,à eu le bras tout échnudé, un bébé de 8 muisa eu le pied affreusemeut brulé: et Un autre, âgé de 2 ans, au.cu tout côté, depuis l'épaule jusqu'au pied, coms plètement ébouillanté, 4 ta! point qu'en retirant ses habits lu peau s'cnlovait, eb onn 6t6 obligé de la couper avec lea ciscaux.Ce pauvre potit malheuroux n été sans connaïssanes dimanche et hier touto la journée.Cu matin cependant il cst mieux et on le dit hors de danger, M.et Minc Lacouture ont tuutes nos sympathies dans le malheur qui vient de es frapper.UN CRIME MYSTERIEUX , Dans lo cours do l'après-midi, il bed Un fiontine tué à Coup de fusil Paris, 3\u2014 Un crime épouvantable vient d\u2019être commis « Pleudihen, près Dinah, (Côtes du Nord.) \u2019 Vers six hsures du matin, Louis Ega- lon, figé do quarante-quatre ans, quittaib sn mere, âgée de quatre-vingt-deux ans, avoc laquelle il demeurait à l'extrémité du Lourg, pour su rendre à Dinan.I cimportait un panior vide et un trousseau de clefs.Il avaît promis à sa mère do rentror par lo train de ouzo heures trente-deux.Mnis ayant oublié quelque chose à sa forge, il retournu aussitôt à l\u2019atolier.A midi, sa mère no le voyant pas revenir, eut l'idée d'aller voir à l\u2019atelier ; elle trouva sun fils étendu au milieu ot baignant dans une mare de sang.Il portait à lu tête uno blessure béante produite par un coup do feu.La mort avait du être instantanée.\u2019 On a retrouvé up fusil Lefuucheux au râtelicr, déchargé d\u2019un coup.Mais la position de la victime, collo de sa blessure et l\u2019endroit où l'arme est dépusée ne pouvaient faire admettre l'hypothèse d\u2019un suicide, ainsi qu'on l'avait pensé tout d'abord.Il y à donc eu assnssinat ; mais personne ne connaît d'ennemi à Egalon, qui jouissait du l'estimo et do la considération générales.On so perd en conjectures sur ce crime mystérioux, Des mandats d'amener out été décornés coutre les frères de ls victimo, sur qui pèsent de graves soupçons ; l\u2019un d'eux & été arrôté et ccroué à Dinan.: En unuté den vioitinrais Loremède des vieillards atteints dç rhume, toux, grippe, bronchite, c\u2019est 4 A diacre ; MM.les abbés Boaudry, Gauvin, \u2018Beaulieu, chapelain do l'Hôtel-Dieu.- Ce yr: , SFR TA ; a Rhumal.ne'fatigue pus l'esta mac.25 cts.le flacon.ser tate > \u2018> .vf 4.# 2 Ae Ll - LDA J USTIGE r : - Ÿ css \u20ac Shortis dovant les.Assises , - de Béauharnois ; Suite du procès Beauharnois, 4\u2014Le premier témoin sppelé à l'audience d'hier, est John Lowe.Jolin F.uwe est caissier de la filature de coton à Valleyfield.Tl ne quitte pas l'accusé des yeux.Tl à fuit la connaissance de Shortis en - juillet 1894, lorsque\"oo dernier est entré au service de M.Simpson.Après avoir donné quelques détails sur les rapports de Simpson avec Shortis, il explique comment les employés étaient payés.C'est lui-même qui recevait les fonds de la banque de Montréal chaque quinzaine.La fabrique compte 1,600 employés, Le ler mars, il reçut, comme à l\u2019ordinaire, la solde des ouvriers.C'était un vendredi.Shortis connaissait parfaitement les habitudes de la fabrique.Ce jour là, Luwe reçut l'argent vers 74 hou- res.Vers 10 heures du soir, quelqu'un a frappé.Lowe a demandé qui frappait, \u2018Etténdant le nom de Shortis, il a ouvert.Lowe travaillait avec Wilson, Shortis \u201c est entré dans le bureau, et s\u2019est mis à -Causer avec ses anciens aimis.M.MacMaster produit un plan de l'usine de Valleytield.Lowe donne lui- même les explications nécossaires aux jurés.; A 3 heures, M.et Mme Shortis arrivent en cour et se placent auprès de leurs avocats.L'HISTOIRE DU DRAME A l'ouverture de la cour, ce matin, le juré malade était 4.son poste et John a continué son témoignage comn- mencé, hier l'après-midi, Comme il la dit hier, Shortisea entrant dans les bureaux de ls manufacture, le soirdu ler mars, se mit à causer amicalement avec les employés.Lu paie-maîtro Lowe avait selon son hahitude en cas d'attaque par des voleurs, un revolver chargé, du calibre 32, sur lu table, où il comptait l'argent.Shortis remarqua le revolver, ot me demanda de le lui passer pour l\u2019examiner.En réponse à M.McMaster, le témoin explique de nouveau qu'il était ce soir-là dans le bureau nvec Hugh Wilson et Jack : Loeye.Il y avait-aussi dans ls*fabriqué, \"les deux gardiens de nuit, Maxime et Ar- \u2026 thur Lebœuf.Ceux-ci se tenaient géné- .Falement dans la vaste chambre des, mou- - Hius à tisser le coton.De temps à autre, durant la nuit, ile faisaient une visite de tout l\u2019établissement.Dans la cave du corps de la bâtisse le \u201cVaneytield \u2014\u2014 situe à l\u2019est, se trouvent les bouillvires | et les fournaises.Trois hommes y passent toujours la nuit, afin d\u2019entretenir les feux.Le ler mars, c'étaïent Napoléon De- lisle, J.B.Lavigueur et.Chs Trempe.Du département des bouilloires, i} est physiquement impossible d'entendre ce qui se passe dans les autres parties de Yéditice.Shortis remarqua le revolver et me demanda de le lui passer pour l\u2019examiner.J'enlevai les cartouches des chambres et passai l'arme au meurtrier.Shortis se mit à nettoyer le revolver, tout en causant avec nous.Il s\u2019amusa sinsi durant \u2018une houre.A onze lieures, il me remit le revolver.Je le rechargesi et quand les chambres furent toutes remplies, Shortis me redemanda l'arme de nouveau sous prétexte de voir le nom de fabrique où elle était sortie.Au même instant jeu besoin d\u2019aller à la voûte._ Shortis prit le pistolet sur ma table.Jo lui dis: ** Laisse ça là, il y a assez longtemps que tu joues avec ce revulveF.\u201d Au -même instant, un coup de feu partit, et tine balle atteignit Wilson à la jouo.Au premier moment je crus à un accident.Je courus soutenir Wilson, pen- .dañt que Jack Loy, courait au téléphone pour appeler un médecin.Comme vous \u201c Voyez, continue M.Lowe, le téléphone se .trouve dans une petite chambre située \u2018dans le coin gauche du bureau.Jack .Lowe n'avait pas encore touché l'instrument, quand je vis Shortis se retourner de son côté, faire un pas en avant et lui tirer unc halle dnns la téte.Lowe tombna mort comme une masse eur le parquet, lu tête en purtio dans In petite chambre du téléphone.Shortis coupa ensuite lo téléphone, afin d'interrompre toute commu- Mention entre la fabriquo et la ville.A: alors seulement que je compris quo ÿ ftais en présence d'un malfaiteur.\u2018 Je m'eurparai de l'argent et je me ré- f-giai dans la voûte, où m'avait précédé de:thur Lebœuf dès le premier.coup de r volver.Je referimai lu voûte sur nous \u2018e@ - j'entendis, presque immédiatemont \u201ca 295, quatre autres détéualibns.- Je ne Vi ; plus rivn, exceplé au moment uit on et : vonu outrir la porte à 2 houres 30 lo ile domain matin.- Lo a8 sla.votto,.Shin aväit\"'pris le Did recharger lus delxarines.\u201cPoirier.- produit \u2018aussi lé.gros oiseau trouvé duns les \u2019pochés-de palotut \u2018du \u201cprisonnier, des cartouches, \u2018une paire de bretelles, celles de Maxinio Lebœuf diint Shortis s'était\u2019 servi pour traîner le cada- yre de sa victime daus l'escalier de ln tour centrale de la bâtisse.° Ces brotélles étaient .attachéos au.bras gauche du pauvre Maxime Lebœuf.Le-témuin pru- duit également les balles trouvées dans les corps de Luye, de Lebœuf et du jeune Wilson.Enfin, ,il produit le tube du téléphone et quelques nutres parcelles de l'instrument arrachées par Shortis.Lowe continue ensuite son témoignage.circonstances qui ont précédé le {romier coup de revolvertiré sur le jeuno Wilson, HUGH WILSON Beauharnois, 5\u2014Voici, on résumé, l'intéressant témoignage dunné par le jeune Hugh Wilson, hier.Il confirme les déclarations de.Lowe, jusqu'au moment où Shortis lui a tiré sa première balle.A ce moment, Wilson vonait de mottre son pardessus pour s\u2019en aller.Wilson a reçu la balle sur fa joue gauche.Elle a ricoché on bas, est venue lui briser trois dents, puis est sortie par le bas de ln machoire.exhibe une parcelle de plomb qui est sortie de sa langue après y avoir séjourné deux mois.\u2019 Sitôt blessé, il s\u2019est porté les deux mains à la figure.Il n'a pas eu couvais- sance, sur le momont, de la mort de Loye.Il était trop étourdie;par sa propre: blessure ; quelques iustants après, reprenant ses sens, il l'a vu étendu à terre.Il a vu Shortis relever la main, Il luia orié \u2018* Ne tire pas\u201d.Il a voulu lui aussi aller au téléphone, mais Shurtis l'a visé de nouveau et a tiré, mais il l\u2019a manqué.Wilson na reculé et Shortis a tiré sur lui une troisième fois.La balle a frappé le mur.Il n'a pas connaissance quo Shortis ait tiré sur lui quand il était dans les bras de Lowe.Il était presque évanoui à ce moment.Après le troisième coup de feu, il s\u2019est réfugié dans le bureau du gérant.A ce moment il-a vu Shortis tiré sur une personue qui arrivait par le corridor de l'usine ; c\u2019étuit Maxime Lebœuf qui faisait sa ronde habituelle.Wilson s'était enfermé dans le bureau.Shortis ost re- vonu en courant et & défoncé un panneuu de la porte à coups de pieds.Wilson a réussi cependant à s'enfuir dans le corri- doret dans la salle des inétiers.De ce moment, ses souvenir sont très confus.Il avait presque perdu la raison.Shortis le poursuivait de près, 11 a entendu le bruit du chien du revol-' ver qui s'gbattait sur une cartouche, mais heureusement l'arme était déchargée.Dans'le corridor il a vule corps de Le- bœuf gisant à terre.Au moment oti il-entrait dans la-galle des métiers, une nouvelle balle lui a sifflé à l'oreille.Il est tombé sans connaissance dans cette salle, épuisé par.la perte de son sang.I oo Il a eu connaissance .que Shortis est venu près de lui, tenant à la main le fanal de ronde de Lebœuf.Là, sans dire un mot, il lui a encore tiré un coup de rovol- ver.La balle l'a frappé en pleine poitrine et a traversé le poumon.Shortis s\u2019en est retourné.Wilson à encore entendu de nouvelles détonations.Rassemblant son énergie, il s\u2019est relevé, puis est retumbé de nouveau près d\u2019un banc.Shortis est revenu une troisidme fois, en frottant des allumettes ot en disant : ** Wilson, Wilson, pour l'amour de Dieu, où es-tu ?Wilson a eu garde de lui répondre.Il est encore resté là, étendu Pongtomps, puis reprenant un peu ses sens, il a réussi à se traîner jusqu\u2019à une porte, qu'un contrepuids tenait fermée.Avec une peine inouïe;\"il a\u2019 réussi à passer.Il est arrivé à la chaufferie où il est tombé dans les bras de Nupoléon Delisle en disant \u2018\u201c uu docteur.\u201d Delisle I's fait assoir et a couru chercher un_ médecin.Delisle a ramené le.docteur Sutherland qui lui posa -d\u2019abord des questions.Le blessé lui a dit : ** C\u2019est Shortis qui m'a blessé.Loye est mort et aussi Le- bœuf.\u201d .\u201c Un a transporté Wilson chez lai.Pendant quinze jours, il a été entrela vie et la mort.Et pendant deux mois il n\u2019a pu travailler.Rien de plus émotionnant que le témoignage du jeune-Wiison.La pauvre madame\u2019 Shortis sanglote à fendre l'âme.Le père est calme.Shortis, la tête haute, immobile; pro- niène un regard insolent du témoin au juge.La mère de Shortis semblait attérée en entendant lo jeune Wilson.1,E DOCTEUR WALTER SUTH LAND, de Valleyficld, intorrogé après Wilson, a été appelé à la filature de coton par Napo- Jéon Delisle.Il à donné ses suins à Wilson.Celui-ci a dit: \u2018* Jo crois que Loyo est tué.\u201d Le docteur est alors parti à la In.découverte, aves Nap.Delisle, Ce dernier s\u2019ost arnié d\u2019une barre de fer, et le Joctour-d'un - gros bâton.- Ils ont cheminé par la sallo.des métiers et le corri- dôr.Arrivés duns le bureau, \u2018ils:ont-en- tendu Lowe qui, de la vuûte, leura \u2018érié :\u201d ** Pronez gùrde, il - va-vous tuer, \" ERs 5 $: ant qu\u2019ils étaient tous i! deux enfèr: |_\u2014Au:monient.cùile sont arrivés; Shortis à; quitté la poîte de la vote.*Le'décteur.-~ Il raconte dans les moindres détails les côtés Aéla pôrte di buresu: * Shortis a cuntoufhé un cumptoir.Le'ductour lui s érié : ** Haut Jos mains\u201d.Shortis les & levées en I'niret a'dit : * Voila mon revolver.Je me rends.Je ne sais pas \u201c PrUrquoi.je tue ces gens-là.\u201d; < | .Il teusit son revolver de la main gau- ; \u20achu, et le docteur l\u2019a pris égalemont de la muin gauche.Il a fait assoir Shortis : dans un fauteuil.\u2018 Delisle le surveillait, sa barre de fer à la main.Lowe a crié au témoin d'aller voir à Loye.Le docteur a coustaté que co dernier était mort.MM.Sparrow et Smith arrivèrent l'un après l'autre, puis M.Lecompte.MM.Sparrow et Smith prirent un fanal et trouvèrent le cadavre de Lebœuf nu milieu'dé l'escalier conduisant au sous-sol, la tête sur Ju troisième marche d'en- haut.\u201c C'était Shortis qui l'avait traîiné là.Il était deux heures muins dix à la pendule du burenu quand le ducteur a constaté la mort de Loye.Le docteur Sutherland dit que Wilson purtait- au cou des traces de doigts, comme si une tentative de strangulation avait été faito.Pas du tranequestion.: 1 > 1 INAPOLEON DELISLE employé de ln filature de Vulleyfiold et l\u2019un des gardiens de nuit, est appelé.C'est lui qui & relevé Wilson, à son/arrivée, vors 1} heures de In nuit.à ls chumbre des chaudières.Il corrobore les témoignages précédents.x La défense avant de communiquer sa preuve, demande qu\u2019une commission rogatoire soit nommée pour aller interroger M.McGinnis qui est malade à Huntingdon.La cour accorde la reauête et on décide d'aller l'interroger lundi soir.M.Lapointe, député greflier de la couronne, est nommé commissaire.La défense commence sa preuve par la lecture de sa commission rogatoire qui ost allée en Irlande interroger des témoins pour établir la fulie de l\u2019accusé.Beauharnois, 7\u2014La lecture du rapport de la faineuse commission rogatoire qui est allée en Irlande examiner des témoliis à l'effet d'établir quo le meurtrier de Valleyfield n'est pas responsable de ses'\u2018actes, durera deux jours.Il comprend 575 pages, grand format, er 48 témoignages de toutes sortes.Une centaine de pages out été lues samdi.Les jurés ne prêtent guère d'attention à lalecture eunuyante de ce volumineux rapport.Les quelques témoignages exposés jus-: qu'iv présent semblent indiquer \u2018que.\u2018Frank .Cuthbert Valentine Shortis;.fils unique d'une famille de riches importa- tours de bestiaux, a grandi sans que ja mais ses volontés-se svient trouvés contrecarrées.- Ses mauvais instincts naturels se sont développés, et il est arrivé à son âge actuel, 20 ans, ayant perdu tout sens moral, toute pudeur, toute dignité et tout sentiment bumain du bien ct du mal.\u2018 Les moindres faits reprochés à Shortis par la commission d'Irlande, sont la cruauté envers les animaux, les tentatives d'incendie maintes fois répétées, des coups de revolver et de carabine tirés sur ses voisins, dans les portes, les fenêtres et sur les animaux.Afin de permettre aux jurés, aux avocats, aux experts et aux journalistes d'aller passer les dimanches à Montréal, la cour s'est ajournée à 3 h.30.Shortis a passé In journée du dimanche enfermé dans &a cellule.Il n\u2019en est sorti- que pour aller prendre ses repas dans les appartements du géôlier.Ill a été gai toute la journée ; il a mangé et dormi comme un bionheureux.Son père et sa rhère sont allés le visiter deux fois dans la journée.\u2019 Comme il n\u2019y a jas de chapelle à la prison de Beauharnois, le prisonnier n\u2019a pu aller à la messe.Les jurés ont subi le même -sort ; on ne les à pas conduits à l'évlise paroissiale.: Co Ce matin, lo juge, les avocats et les experts sont arrivés parle train de 8 heures 30.M.Greenshield.ct M.Foster ne sont pas allés à la ville.M.Foster s\u2019est rendu,\" hier, à Valleyfield, pour recueillir - des témoignages favorables à la défense, La cour a repris ses séances, ce matin, à 10 heures précises, et on a continué la lecture du-rapport de lu commission rogatoire.Ce matin le prisonnier Shortis s'est levé en chantant \u2018* La Marseillaise.\u201d II connait l\u2019air de- l'hymne nationale de la république française à la perfection, mais il en ignore les mots.Tout ce qu'il sait et peut prononcer, c\u2019est \u201c\u2019 aux armes citoyens formez vos bataillons.Après avoir turluté jusqu'au bout la * Marseillaise \u201d, Shortis a dit au géôlier qu'il aimait beaucoup lo chant et qu\u2019il \u2018regrettait de ne pas savoir assez le français pour en prononcer toutes les paroles, Le prisonnier n'a plus maintenant aucun souci et est parlaitement satisfait de son s0rt, attendu que sn mère lui a\u2018féit - - parven PER ~ i et Delisle se sont dissimulés des deux du bon savon: CC 3 \u201cThoihas Josepli-Oream,\u201d âge, de 60 \u2018ans.ir ée qui lui manquait, c\u2019est-à-dire \u201c qt nanquait, ER) Lore père de\u2018Shortis et séit qu\u2019il est mort fou à l'asile d'Aliénés\u201cde'sa ldéalité: :-Le \u2018dé* funt s'imaginait toujours qu\u2019il \u2018allait-être pendu, où il fini par devenir un it- écile-complêt.Thomas Shortis, le gränd père de Valentine, ost mort à l'asile 77 il à été complètement fou -durant les sent dernières années de sn vie.Il était d'un; À) fallait sans cesse le surveillor.En transquestion par M.McMaster, lo témoin dit que le défunt n\u2019a pas fait de testument avant de mourir, parce qu'il n'avait pas assez d'esprit.WILLIAM MH.GARDNER Agé de G5 ans, et médecin de Clomnel Il était surintendant de l'asile d'nliénés de l'endroit.Il déclare que vers 1868, John Shortis, frère du père de I'nccusé, a été interné à l'institution.Il est mort à l\u2019asilo en février 1886.Il fut successivement admis quatre fois dans l'institution depuis 1868 à 1886.La dernière fuis qu'il y est entré, ce fut en 1876, et il n\u2019en est point sorti jusqu'au jour de sa mort.John Shortis était d'une grande violence ; il n\u2019avait aucun contrôle sur lui-même ; il faulluit doux ou trois gardiens pour en prendre soin.Le témoin jure aussi quo William Scott, un jeuno garcon de 104 11 ans, été interné à l'institution de Clomnel et y est demeuré quelques mois en 1888, Sa folio provenait de cause épileptique ; lu jeune Scott était un neveu de Madame Shortis.Le témain jure éualement que Francis Wynberry, grand oncle de' l\u2019accusé, a passé douze ans dans l'asile de Clomnel, et y est mort.En 1872, deux frères et deux sœurs de ceM.Wynberry ont étéégalement internés durant plusieurs années dans la même institution et y sont morts absolument fous.Letémuin dunne ensuite un lung rapport indiquant la condition dans laquelle se sont trouvés chaque jours tous les malades durant tout le temps de leur internement.La lecture de ce rapport, suns intérêt n\u2019était pas terminéde i\u2019 une heure, quand In séance à été suspendue.La première déposition extraite du rapport de la cominission, ce matin, a été celle de John Cullins.Il connaît l'accusé dcpuis quinze ans ot est gérant do théû- tre dans la ville natale de Shortis.Le prisonnier a été pour lui une véritable nuisance ; à chaque représentation\u2019 il moutait sur la scéne avec des revolvers, faisait feu sur les décors etsur les acteurs.Quand: je voulais un soir le chasser, il me demanda pourquoi et me fit obser-, ver qu\u2019il \u2018était aussi bon \u2018acteur que les gens de la troupe ; \u2019j'insistai cépendaut ; alors'il me menaça de son-revoiver., Un\u2018autre jour, il fit feu \u2018sûr l'horloge hde\u2018l\u2019iôtel de ville de Waterford \u2018ot en briga le verre.Shortis n\u2019a jamais parlé; en présence de Cullens' d\u2019une manière sensée.J'ai conseillé à son père de l\u2019envoyer en Amérique, ajoute le témoin, ou\u2019 de l'enfermer dans une institution où sa folie ne pourrait nuire à personne.J'ai toujours conaidéré le jeune homme comme un fou parfait et jai dit a plusieurs reprises que c'était une honte pour son père etsa mère de ne pas l'avoir interner dans une asile cinq ans aupara- vaut.Beauharnois, 7\u2014James John Shea, coroner du district de Tipperary et gouverneur de l'asile d\u2019aliénés de Clomnel, âgé de 75 ans, -connaît lo prisonnier.Il à aussi connu le frère du père du jeune Valentine, et il atteste qu\u2019il a vécu plusieurs aunées à l\u2019asilo et y est mort fou en 1891.Il atteste que d'autres frères ou sœurs de la nère ou du père de l'accusé sont morts fous dans la même institution, Ce témoin prouve hors de tout doute qu\u2019il y a folie héréditaire du côté du père et du côté de la mère de Shortis.~~ La déposition de Edward Doody vient ensuite.C'est un fermior du comté de Waterford.Il connait le prisonnier.11 y a huit ans, Shortis tira sur sa petite fille, un samedi soir, et -ln \u201cblessa Au bras.L'enfant n\u2019était Âgée que de 4 ans.Shortis fut conduit à la résidence de ses paronts.Une plainte fut faite à la loi, mais le jeune homme nia positivement avoir tiré sur la fille du témoin.La mère prit sa part.Le.témoin.raconte que Shortis se conduisait comme un fou dans la ville de Waterford.Il conduisait son cheval dane les rucs de façon à tuer les piétons.Quand il réussissait à blesser, à écraser ou à renverser quelqu'un avecson cheval affolé, il avait un plaisir inouï.Il riait à se désopiler la rate.Pour lui, Shortis n\u2019est pas responsable de\u201d ses (actes.Transquestionné par M.MacMaster, le témoin dit que quand sa fille a été blessée par l'accusé, il est parti en une monumentale \u2018* brosse \u201d ct que c'est la raison pour laquelle il n'a pas averti lo père du prisonnier.George Moore, Patrick Walsh, William Kavanagh, Samuel Clustien Allingham et James J.Odonohue relatent, conime les témoins précédents, les excentricités do Shortis à Watorford.etl Ln santé des.vielllards.mède des - vieillards atteints \u201cde rhume, toux, gri ppes - bronthite.c'est\u201d le\u2019 et médecin a Olduinel, a\u201d coniiu le.grand .\u2018tempéramment d'une grande violence et | On-enténd devant Ia vill | + Qes-détopationg dp-]' française Les Hovas vont demander de cessor les hostilités 8 bru armés Londres, 8&\u2014Une dépêche do Mall Gazette, de Tanuvarive, dit que le 20 seprembre doruier, des émeutiers se sont rendus dans le cimetière anglais à la capitale des Hovas et unt brisé les cer.cueuils et mutilé les cadavres.Ils se sont ensuite jetés sur Pobservatoire francaig ot l\u2019ont détruit, monaçant en même temps de détruire les muisons des régi.dents français.Les deux urmées françuises ot Mulen- ches sont waintenant en vue de lu cnpi- talo et l'on entend distinctement le bruit des détonations.On envoie conatammient de la villo des renforts composés des détachoments de soldats indigènes.- Des Hovas chuisia parmi les citoyens les plus en vue de la ville sont partis croit-on, chargés d'une mission diplomatique, qui serait de traiter avec les représentants français afin de faire cesser les hostilités.On à reçu de Paris des avis transmis de Tananarive à Ja date du 22 septembre portant que la reine Ranavalo a lanes une proclamation necusant ses suldata d'être dus lâches.La reine y déclare que, quant à elle, elle ne quittera pas lu capi tale et ne fuira pas devant les Français, Les résidents étrangers sont retenus dans la capitale Mnlgnche qu\u2019ils ne peuvent quitter.la Pal x Tananarive est la .ville principale de Vile ; sa population dépasse 80,000 hati.tants, Elle s\u2019élève par 1,460 mêtres d\u2019ai- titude, à 180 Xkilomèsres de ln côte orientale et à 360 de la côte occidentale, Tananarive est bâtie sur le somment et des flancs d'une montagne de granit.Do poiff, son aspect dst grandiose et original.On ue voit d'abord, & \u201cune assez grande distance, que le palais du gouvernement, de couleur grise, qui domine tout ; peu à peu, les autres palais du sommet se dégagent, ainsi que les clochers des temples méthodistes.: A mesure qu'on approche, on aperçoit les cases qui envahissent ls tmontague dans tous les sens ; ces cases, bâties en terre glaise en général, ont une couleur sombre et sont couvertes de paille.Du haut de la ville, surtout vers le Svd, on n un coup d'œil magnifique C\u2019est un immense panorama qui se déroule, avec des lacs et des rivières dont les rives courent à perte de vue, et, à l'horizon se drusse une ceinture de montagnes \u2018d'une teinte bleue.Tout le pays environnant est déboisé.En sommo, Tananarivo est un entassemunt de cases de toutes formes, séparées par des espaces étroits qui ne peuvent avoir aucun nom, avec de ci de là, des palais d\u2019aue assez belle architecture qui les dominent.In malpropreté et l'aridité ge rencontrent & peu prés partout\u2019 dans ces rues et ces maisons, vit une population quia toujours l\u2019air de se promener, de ne rion faire.Pas d'entrain, pas d'activité com- mercisle et industrielle ! La plupart des hommes sont vêtus de blanc, et, au pieds, marchent solennelle ment où se tiennent de longues heures accroupis le long des niurailles.On en rencontre quelques-uns portés par des osclaves sur leur \u201c\u2018 filauzane\u201d.Toujours\u2019 des figures jaunes, noires, cui vrées, les unes autoritaires, les autres passives et humbles, toutes d'un aspect peu gracieux.Cette population .paraît indifférente Aux nouvelles qui arrivent au palais sur la marche en avant des français.Rien n'indique chez elle la souffrance ou le malaise.On pourrait croire qu'elle voit sans amertume la France secouer le joug que leur imposent une reine impuissante et des ministres barbares, .Telle est la ville dont les Français seront maîtres bientôt.- Honneur à un compatriote M.Benupnrinnt candidat républicaln Fall:River,:8\u2014La convention républi- .|enine, poùr la-nomination des candidats wépüblicains au poste de député à la Jégislature pour le huitidme district, a eus lieu, hier, en cetto ville.- Hercule.Bénuparlan Burune Bhumal.Il:ue fatigue pas Vosto: mac; 25 cta, Jeflacon.as ~ n \u201c2 satlant a été choisi à l\u2019unänifiité comme l\u2019uiisde.ces candidats. ETS \"es x \u2026 LA JUSTICE ~ 5 ARC LETTRE.DÉ LEON XIH sur les de Moutréal i \u2014 Mgr Fabre suivante quo Pande Frère, Salut et Bénédiction stolique.Elbe du \u2018Canada, en raison de son étroit et constant attachement au Siège de Rome, à toujours été particulièrement père à Notre cœur.Aussi, est-ce avec une profonde joie que Nous avons reçu J'annonce de lu tenue prochaine du premier Concile provincial de Montréal ; ion de plus évident, en cffot, que les n ptages que de tolles réunivns sont de nature à procurer à la religon.Pour vous vous Nous avez douné ln prouve de votre déférencu et du votre nttachomeut en prenant soin de convoquer cette assomblée sous les Auspices du Siège lique.APE our côté en reconnaissance de cotto déférence que vous avez eue pour Nous, Nous appelons de tout cœur sur le Concile lui-même et sur tous les Evêques qui y sorout présents le bienfuit dus graces célestes.Et pour favoriser vos travaux et leur assurer un plein succès.Nous vous accordons très aficctucusement a vous ct i tous lcs autres Prélats, la bénédiction apostolique.; Douné à Rome, près Saint-Pierre, le 19 septembre 1895, et de Notre Ponti- feat, ln 18ème année.Léon XIII Pare.TERRIBLE ACCIDENT Lorain, Ohio, 7\u2014Un terrible accident gest produit samedi matin, lors de Ia ose de la pierre angulaire de l'église catholique Sainte-Marie de cette ville.Environ 5,000 personnes assistaient à lu cérémonie._ Un millier de personnes environ svaient pris place sur l\u2019estrade qui avait été élevée nu-dessus do lu maçonnerie, lorsque tout à coup cette construction s'est effundrée et plus de 300 personnes ont été précipitées pôle-mêle dans la cave de l'édifice.On s'itnagine l'épouvantable panique qui a suivi l'accident.Un service de sauvetage fut promptement organisé et on parvint, non sans peine, a porter secours aux victimes.| Les morts et les blessés sont noimn- breux.i lui\u201d à adressée le Souverain La vieille église qui est à deux pas du: théâtre de l'accident, à, été tomporaire- ment convertie en hôpital et en morgue, et c'est Jh que tous les blessés et les morts - ont été transporlés.On tient les entrepreneurs responsa bles de ce terrible accident, rer Triste accident Une enfant ¢choulliantée par sn mre Toledo, 7\u2014Un triste accident est arrivé ici.Une petite fillo d\u2019environ 14 \u2018mois est tombée en convulsions causées par une dentition trop lente.Sa mère trés offrayée commanda immédiatement à la servante d'apporter un bain d'eau chaude dans lequel elle plongen immédia- toment, sans l'essayor, lu corps du bébé.Malheureusement, l\u2019eau était trop chaude pour une chair aussi délicate, et quand on 'enretira les ongles des pieds et des mains sont restés au fond du bain.L'enfant est mort quelques heurés après dans des souffrances atroces.La mère cat à moitié foile de chagrin.VOL AUDA\u2014CIEUX Les voleurs s\u2019emparent de 82,500 Toronto, 7\u2014Vers une heure vendredi matin, des voleurs sont entrés dans la gare du Pacifique à Myrthe, une petite ville à 30 milles d'ici.Ils ont assommé l'opératour et ont enlevé $2,600 dans lo safe qu\u2019ils ont défoncé.La chose n été découverte quand le train de l'Est est arrivé à Courtuey, l'opérateur n\u2019était pas à la gare.Il fut découvert attaché dans Ia chambre aux bagages.Los voleurs ne sout pas connus.Courtney est si grièvement blessé qu\u2019il ne peut pas encore ra- couter au justo commont la chose est arrivée.Er Décrets importants Pins d'ausemblée auprès des linen Montréal, 8&\u2014M.le chanoino Archam- bault a fait, dimanche, la lecture des décrets du concile de Montréal.\u20ac UNS recommandent aux prôt: ne pas se miler de politique de ne ne pratiquer la médecine ; \u2018los autres disent éligiou \u2019évi suvelles dé vax relig ses d éviter ks nouvelles dé- Le dixième décret condamne\" } \u2018luxe.l'usure, les assemblées à - la nd a aon églises, ete,\u201d - Tl ; .porte dés +, \u2018 Ls Loy vient de.recoyujrJà.Jettre.\u2018avantages du concuis AFFAIRES ORIENT Ye * Les désordres à Constantinople Les Arméniens se réfugiént dans les églises Cunstautinople, 7\u2014Les églises, dans les différents quartiers dela capitale, regorgent d'Arméniona qui y ont cherché un refuge contre la fureur dela popu- Liace.Lu eculo église cathédrale coutient cing counts fugitifs.Tous cos malheureux sont duns la plus pitoyable situation.Ils déclaront que les l'ures se sont livrés aux plus terribles excès surtout daus le quartier Karaghiomknk duns la nuit de lundi dernier, jour ott ont coimmencd les désordres.On ne pout oucore établir d\u2019une façon certaine le nombre des anorts et des Llessés, mais on s'accorde à admettro que lu pulice turque a favorisé le massu- cre.Suivant la version cuuranto, deux cents porsonnes uurnient été tuées pendant la nuit de lundi.\u201c A l'issue do la conférence quia été tenue par leg représentauts des puissances étrangères, pour discuter la situution, les drogmans des diverses umbassades ont reçu la mission de se rendre auprès du ministre des affaires étrangères pour -protester contre la cruauté dont les musulmans out fait preuve cn frappant à coups de gourdins les Arméniens arrôtés, blessés pour lu plupart, et dont quelques- uns ont été, en outre, barbarement mutilés.Les drogmans ont également reçu pour instructions d'appelor sérieusement attention du ministre sur cette malheureuse afluiro et de l'enguger à prendre les mesures nécessaires pour protéger les étrangers cb rétablir l'ordre, La ville est tranquille.Il est évident que le gouvernement an pris toutes les précautions possibles pour prévenir do nouvelles émeutes et est préparé i bes réprimer impitoyablement au cas oit elles viendraient à se produire mulgré les mesures adoptées.Des piquets de troupes sont postés autour des quartiers tures pour empêcher leurs habitants de se rendre dans les parties de In ville occupées par les Armné- nions.Ces deruiers continuent à aflluer dans les églises.La police turque n'a pas mis jusqu'ici à exécution ls menace qu\u2019elle avait faite de saccager le palais du patriarche si les Arméniens qui s\u2019y sont réfugiés continuaient-à refuser de se ren- dro.Le collége arménien -de Galata a formé ses portes pour \u201céviter l'invasion des étudiants en théologie mahométans qui ont annoncé leur intention de le piller.Ces étudiants ont pris une part très active aux désordres ct l'opinion générale des résidents étrangers est que le gouvernement est dans l'obligation de les surveiller étroitement s\u2019il veut les em- pêchor de se livrer à de nouveaux excès.Leur fanatisme est exalté à un haut degré et ils se répandent en continuolles menaces cuntre les ennemis de leur foi religieuse.On apprend de bonne source que plus do mille Arméniens ont été arrêtés et écroués sous l'accusation d'avoir pruvo- qué lès troubles ou d\u2019y avoir pris part.Bien qu'aucun désordre nouveau ne se soit produit depuis jeudi dernier, il règue dans toute la ville un visible sentiment de malaise ot d'inquiétude.Un fait significatif est que les l'urcs achètent un peu partout des revolvers et des cartouches.Un fabricant d'armes anglais a déclaré qu\u2019il avait refusé de vendre des revolvers au moins à plus de cinquante individus.Pendant les émoutes de joudi beaü- \u2018coup de musulmans ont profité de la circonstance pour mettre au pillage nombre de boutiques appartouant à des armu- riera, et le bruit;court qu'ils ont recueilli un ample butin.Une députation composée de quaranto notables Arméniens s\u2019est rendue à l'ambassade anglaise dans le but de solliciter l'intervention en leur faveur de sir Philip Currie.L'ambassadeur d'Angleterre se trouvant, à ce moment-là à Therapia, les Arméniens ont annoncé leur intention d'aller lui rendre visite à cet endroit.Assez tard dans la soirée, la police entournit les églises dans lesquelles les Arméuiens out été invités à sortir ot à rentrer paisiblement chez eux.Quelques- uns ont suivi le conseil, mais le plus grand nombre, craignant le piège, à préféré rester à l'abri et attendre que l\u2019agitation populaire soit complètement calmée, Cette nuit, toute trace d'agitation paraît avoir disparue comme par enchan- toment.On cspère, à moins de complications imprévues, que le calme est définitivement assuré, Le bruit court, et tout fait supposer qu'il est fondé, que Munir pacha, actuellement gouverneur do Brousse, va étre appelé à faire partie du ministère.On s'attend, sous pou, à plusieurs autres changements importants dans ln consti- v .[| tution du\u2019cabinet.* \u201d\u201dTondres, 7\u2014Depuis la chute du cabi- x net libéral, co n'est un secret pour per- sonte \u2018que \u2018lord Rusebery à menacé ln.Porte de s'emparer de deux des priuci- .paux ports turcs, probablement Smyrnoe et Sulunique, ct de séquéstrer les revenus des droits de douane, si les demandes des puissances,- n'étuient pas accoptées dnus un temps\u2019 déterminé.La dépêche qu'il était secrétaire d\u2019Etat aux affaires étrançères, existo dans les archives du ministère.- Le premier ministre Salisbury a depuis lo début continué la politique de son prédécesseur.La présence do la flotte anglaise à Lemnos confirme l'intention de l'Angleterre d'occuper les ports turcs si ln Porte renvayait indétiniment lu su- lution do In question.Néanmoins, la uomination de Kismil pacha comme grund.visir avec d'autres qui moutrent que le sultan désire accorder satisfaction aux puissances, ont mis en échec lu puli- tique auglaise, \u2019 Les juurnaux anglais disent quo le rappel de Kiamil pacha au pouvoir, cst uu triomphe pour l'Angleterre.Ils oublient que Kiamil pacha n'a jamais montré d\u2019inclination spéciale pour l'Angleterre ct qu'il ost oppusé à l'occupation continuelle de I'lgypte par I\u2019 Angleterre.Ils trouvent également à propos d'oublier \u2018qu'il à refusé d'adurettre la liberté du passage du détroit des Dardanelles de- ; mandéo par les Anglais, en cas de guerre avee ln Russie.Il s'est toujours attaché à lu dénoncer comme le danger des em - piètements de l'Angleterre.\u2014 Accident de chemin de fer 30 p:-rsonnes tnées ou blessées \u2014 Bruxelles, 7.\u2014 Deux trains de passa- ! gere trés chargés sont vonus en collision entre le Havic ct Ottiginies, à environ dix-huit nrilles do cetto ville, hier soir, et Ja plupart des wagous ont été mis en , Pièces.Dix personnes ont été blessées et , quarante blessées, quelques-unes d'elles , très dangereusement.Parmi les passagers se trouvaient: M.Blunnert, président.de la chambre des députés; sa femme ct sn sœur, Mme Mouiih ; ces deux dornières ont été légèrement blessées.Plus tard.\u2014D'autres dépêches plus récentes nous informent que l'accident de chemin de fer prend toutes les proportions d'une graude catastrophe.On assure waintenant qu'il y a eu dix-huit personnes de tuées et au moins une centaine dunge- reusement blessées.La collision p's pas eu lieu entre deux trains de paseagers, comme on l\u2019a déjà annoncé, mais entre un train de passagers et un train de fret.\u2018On a travaillé toute la nuit pour porter sccours uux blessés ot déblayer la voie.GROSSE FAILLITE Séguin, Endimo & Cie, manufacturiers do chaussures de St-Ilyacinthe Passif: $160,000 Une dépêche de Montréal annonce que Séguin, Lalime & Cie, manufacturiers de chaussures de Saint-Hyacinthe, sont en difficultés financières.Le passif est d'environ $160,000.Une assemblée des créanciors aura lieu demain, mercredi.Cette société manufacturière, qui fut d'abord établie à Saint-Jean, existe depuis une quinzaine d'années, et était considérée comme une des plussolides du monde commercial.La perte do son géraut M.Kirkland, ily à une couple d'années, semble l'avoir affectée, et la superbe fabrique construite l'an dernier au prix de $59,000 n'a pas dû manquer de la mettre à court dans ges finances.Les priucipaux créanciers sont : Beardmore & Cie, $11,000 ; Mosely & Cie, $13,000.(Cette société a déposé son bilan il y a deux semaines.) Marlatt & Armstrong, $9,000 ; Du- clos & Payan, Saint-Hyacinthe, $5,- 000 ; Tourigny, $5,000 ; Dowker & -Mo- \u2018Intosh, $3,000 ; King Bros, Whitby et Toronto, $4,000 ; H.J.Fisk & Cie, 81,5600 ; J.Robertson & Son, Oshawa, $2,500 ; Hector Lamontagne, $4,000 ; Paul Galibert, 8800 ; G.Bisson, $500, et la Banque du Peuple, $70,000, direct.On no connait pas encoro le montant dos avauces indirectes.La suspension de la Banque du Pouple a déterminé la faillite do Séguin, Lalimo & Cie.L\u2019actif est estimé comme suit: Marchandises, $75,000; édifices et propriété $70,000 ; machinerie, 825,000.On dit qu'il y a une hypothèque de $20,000 sur l\u2019édifico de cette société.\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Guérisses votre rhame - Le Baume Rhumal est le remède le plus efficace pour les maladies de Ja gorge et de la poitrine.Dès los premières doses latoux diminue et l'oppression cesse.Son usage prolongé guérit les vieilles bronchites.- Le Baume Rliumal se :vend partout 25 centsrle flacon.Ne du comte de Kimberley à co sujet, ai078 lees Canadicns-Francais des Etats-Unis Ea déxolntion à Warren » | Ffiuceud ic des fabriques Wu terman Lis population se prépare à émigrer Terrible nccident Warren, Mass., 8\u2014La désolation regne en cette ville par suite de l'incendie des fabriques Waterman, qui employaient plus do millo ouvriers.Les fabriques Waterman étaient la seule industrie du village.Il reste bien la filature Cuttler, mais elle n'emploie quo 200 personnes environ et lu fonderio qui donue de l'ouvrage à uno centaine au plus.M.le curé Bernard est dans la désolation, ll est actucllement sous le coup d'un double malheur.Sa vieille mère est mourunte et l'afffiction de ses paroissions trouve un écho sympathique dans son cœur de prêtre.1 dit que la paroisse canadicuno de Warren comptait environ 1200 à 1300 âmes réparties on 200 familles environ.La plupart des employés de la fabrique étaient des Canadiens.Toute la partie du village est canadienne et nus compatriotes forment un peu plus d'un tiers de la population.llusiours familles émigrerout an Cu- nada avec armes et bngnges.Les autres s¢ disperseront dans les centres ouvriers de la Nouvelle-Angleterre.Des agents de fabriques de Fall River, Taunton, Providence, Woonsocket, Paw- tucket, ete, sont allés à Warren hier, pour engagor les familles à vonir travailler chez eux.De nouvelles fabriques seront ouvertes biontôt à Fall River, et cette ville, qui est In plus proche de Warren, offre le plus d'avantages aux émigrants.La moitié du village est déserté ct los écoles publiques sont fermées.Des familles canadiennes étaient arrivées à Warren Je jour mème de la conflagration, une venue du Canada et une de Fall River.Cette dernière est paraît- il arrivéo lursque l'incendie étuit dans, son plus fort.Une autre fumille est arrivée en voiture vendredi matin.Fall River, 8&\u2014Un pénible accident, iént d'arriver dans le village de Flint.v Pendant que Mie Théophile Héon préparait le souper de Théophile, sun petit enfant de deux ans est allé se pendre à la nappe ct a renversé la lampo qui a fait explosion ¢t a communiqué le fou aux vêtements du pauvre petit.Les cris do Mme Iléon nttirèrent l\u2019attention d'un M.St-Amant qui entortilla l'enfant daus des draps et essaya de lui sauver la vic.Lorsque le fou fut éteint on s'aperçut que le pauvre petit était horriblement brûlé.Le Dr de Grandpré fut mandé en toute hate et donna ses svins i l'enfant mais tout fut inutile.Sea blessures étaient mortelles.Le pauvre petit à expiré trois heures environ après l'accident.mere me La catastrophe de u l\u2019Elbe ** Le proces qui s\u2019en suit Rotterdam, 7\u2014Lo procès en dommages-intérêts intenté par In compagnie North German Lloyd contre les propriétaires du steanier anglais Crallie qui, comme on se le rappelle, a could \"Elbe il y a quelques mois, est venu devant le tribunal civil de Rotterdam.La compagnie établit ses prétontions sur ce fait que la responsabilité do la catastrophe doit retomber tout entière sur le commandant du Crathie qui n'avait pas installé de vigie à son bord et n\u2019était pas sur le pont (comme du reste aucun autre officier du bord), au moment de la collision.Il est évident pour elle que celle-ci aurait pu êtro évitée si lo Crathie avait modifié sa route comme il aurait dû le faire.Les propridtaires du steamer anglais allèguent que si le Crathie cst blamable, l'Ælbe à une part de responsabilité, ctle aussi dans l'accident.Ils ont introduit une demande reconventionnelle en doin- mages-intérdts pour ln détention illégale de leur bateau après la collision.Le tribunal rendra son jugement le 6 novombre.\u2014\u2014\u2014\u2014 rase Le traité franoo-canadien Les ratifications de la convention commerciale franco-canadienne ont été échan- M; Hanotaux, ministre des affaires étrangères, ot lord Düfferin, ambassadeur d'Angleterre.gées à Paris-hier matin, 7 octobre, entre | ECHOS D'EUROPE Lo prochain consistolre\u2014=3 .nouvenux cardinnux.| \u2014 ¢ Ln récolte des vins en France Le mnssacre des missions naires en Chino La situation au Portugal Le congrès des socinlistes dés moceratigues Paris, 8,\u2014Le Figaro public une dépé- che de sou correspondant à Romeo déiis laquelle un assure que l\u2019arclevêque Sa- tolli, délégué du pape aux Etats-Unis, Mgr Agliardi, nonce papal à Vienne, ob Mgr Ferrato, nonce du pape à Paris, seront élovés wu rang du cardinaux au prochain cunsistoire.Paris, 8\u2014Les rapports sur lu réovlte des vins en J\u2019rance montrent que, quoique le rendement soit un peu au dessous de celui de l'année dernière, il est bien au dessus de ln moyenne comme quantité.II y auva plus do vin que les années précédentes par suite de la chaleur intense qui s'est fnit sentir peu de tempa avant la récolte.Les annlyses nccusent, en matières sucrées, uno richesse plus grande qu'à l'ordinaire, ce qui donnera aux Vins, lorsqu'ils auront fermenté, uno force alcuolique de douze à treize degrés.Shanghaï, 8\u2014Les autorités chinoises s'opposent et contostent tous les ren- scignoments qui peuvent être apportés à l'enquête.Ils décluront que les sept exécutions qu'ils ont vrdonnées sont plus que sullisantes pour venger les mission- uaires ct lours familles.Le consul anglais a quitté Foo Choo.ll se rend à Pékin près de sir Nicholas O'Connor pour lui expliquer la situation uavranto et l'inutilité de l'euquêto, qu'il considère commu unie farce.Le vice-rui de Nankin a refusé de roce- voir le vice-amiral Butler sous prétexte de maladie.Les navires anglais out quitté Naukin.Dublin, 8.\u2014L'anniversaire de la mort de Charles Stewart Parnell, lo leader irlandais, n été célébré le Goctubre à Dublin.Lo maire, un grand nombre de conseillers municipaux, MM.John et William Redmond, Harrington, Ficld, Kelly, John Darnell, Hayden, Clancy, O'Brien.membres -de la Chambro dos Communes, des délégués de ln ligue Nationale et des corps politiques sont allds en procession au cimetière de Glasnorin, où reposent In dépouille de I'arncll, et ont déposé des couronues sur la tombe.La procession 8'étendait sur deux willes do longueur.' Londres, 8.\u2014Une dépêche de Madrid dit que l'opinion générale dans les cercles politiques Lien informés est que les visites du roi du Yortugal a Londres, Madrid, Rome et Borlin ont été motivées par la situation critique dans Inquelle se trouve le royaume.Le parti libéral y ost devenu très puissant ct il menace lo gouvernement d\u2019une révolution.Lo bruit court que les chefs du parti ont notifié au rui que si le ministère actucl ne donne pas sa déinission ilsne pourtunt empô- | cher un soulèvemeut populaire.Le roi craint les libéraux mais il est attaché à son ministère et il a eu le désir do pressentir les gouvernements d'lispagne, d'Angleterre, d\u2019Allemague ot d'Italie pour savoir s'il pourrait compter sur l'un d'eux au cus où su couronne Scrait mMona- cée par une révolution.Berlin, 8.\u2014M.Tlge, réducteur du Ta- geblatt de Leipsick, à été coudumné jeudi dernier it six mois de prison pour avoir publié un article dans lequel il critiquo en termes malsonnants le discours pro- noucé par l'empereur au banquet des officiers de la gurde, le jour anuiversaire de Sedan.\u2014Le cungres des socialistes démocratiques s'est ouvert à Bresluu, M.Bobel y à prononcé un discours dans lequel il a fait un tableau de ln situation désespérée dans laquelle s6 trouve les ouvriers allo- mands et développé un programme de réformos pour l'adoucissement do leur sert.Ta dit quo l'empereur Guillaume svail un jour promis à une députation d'ouvriers d'amésicrer le sort des travailleurs.Mais le sort des Guvaillours ne peut pas êlre muélioré par ln soule inter vention d'un roi ou d'un empereur.Il faut que la société elle-même soit rocon- stituée sur de nouvelles bases.Les 60° cislistes, a-t-il ajouté, n\u2019eutendent pas revendiquer pour les corps du métiers les prérogatives du moyou âge ; ils marchent avec le progrès, ils combinent, ils orga nisent ct ils luttent avec joie et énergie pour le triomphe final, M.Bobel en .toriminant, à dénoncé la politique protce- tionniste qui, aclon lui, ne scrt que les : intérêts des capitalistes.| Les Dames qui veulent avoir une balle : chevelore n\u2019ont qu'à.se servir.de iF la Swag | yoni de J.B.Morin, \u2018161; rue Bain | Joseph, St-Roch.\u201com 6 @ | _LA_ JUSTICE | _ PS meme es \u2014 Te = \u2014 ue \u2018 = es FEUILLETON DE \u201c LA JUSTIOE.\u201d| Il déchira !' sprolo et déployà 1a vous no pourrez songer à partir que Jors- de.Paris ayant dans les mais un doublo lui, prit tout à coup Ia_parole.° Fo.14 os DE = feuille qu'elle contenait.plex?que nous aurons rendu les dorniors de- |du testament du comte Bnnmoucl, Jui \u2014 Votre nom 1 P Bal ve voix a, 9 ROSE pl Marie-Blanche PREMIERE PARTIE Le Testament du Comte d\u2019Aroynes LVI Le doctour Pertuiset avait combiné toutes choses afin de pormettre à Gilbert Rollin d'arriver à Feencstranges un pou avant l'heure fixée pour la cérémonie funèbre.Tous les amis du défunt, tous les chase «© -telains des environs, avaiènt été convo- Qués parlettre ou par dépêches.Malgré le titre de la fortune du comte Emmanuel, leconvoi devait être d\u2019une grande simplioité, solon le désir exprimé À maintes reprises par le vieillard d\u2019être vunduit au tombeau de ses pères saus pompo ct sans ostentation.Fidèles exécuteur de sos volontés, le bon Pertuiset avait donné ses ordres, ou plutôt ses instructions : Au sortir de l\u2019église des paysans de Fe- nestranges portersient le cerveau, sur un brancard drapé de noir, jusqu\u2019au caveau funéraire où dormaient leur dernier sommeil les ancôtres du comte.On attendait avec anxiété au château des nouvelles de Gilbert Rollin.À coup sûr uno dépêche le précéderait annonçant son arrivée.Un appartement était tout prêt pour le recovuir.Le docteur ne devait quitter le château ue lorsqu'un membre do la famille serait là pour le relever de Ja tâcho douloureuse impusée par son eflection.On avais calculé minutieusement le temps qu\u2019un télégrammo de Gilbert Ro)- lin, répondant à celui du docteur, mettrait pour arriver à Fencatranges.Partie à dix heures du matin, la dépè- 3ho de Pertuiset ne pouvait être remise % son destinataire avant midi.Si celui-ci répondait à l'instant même on recevrait sa réponse vers deux heures - Mis il fallait faire une large part à l'imprévu, et tenir compte des nléas pos- tibles.\u2019 Si Gilbert était absent momentanément le chez lui, lalongueur du retard\u2019 dépen- Arait de ln durée de son absence.Enfin, selon toute vraisemblance, une Répêcho arriveraituvant cinq houres.Un domestique du château était en permaneuce au bureau du puste depuis midi, attendant.Ce domestique revint à quatre houres, spportant un télégranime qu\u2019il remit à Raymond Schloss.Le télégramme offrait cette suscrip- ou : \u201c* Comte Emmanuel d'Areynces.\u201c\u2018 Fenestranges.; 1 ne venait donc pas de Gilbert Rol- n?.Très surpris Raymond Schloss s\u2019empressa de le porter au docteur Pertuiset.\u2014Une dépêche adressée nu comte ! \u2014 ît celui-ci avec embnrras, \u2014- Mais, mon pauvre Raymond je n'ai pas le droit de Pouvrir ! \u2014Ce n'est point mon avis.\u2014 répliqua le garde général\u2014 vous avez absolu- nent co droit! \u2014 Vous étioz l\u2019ami de notre rénéré muître en ce moment vous représentez In famille.\u2014Sans doute, mais d\u2019unu façon qui n\u2019a tien d'ofticiel.\u2014Q'importe ?\u2014Fergonne au monde ne pourrait vous blâmer.personne au inonde ne supposerait que c'est la curio- lee qui vous pousse A lire cette dépé- the.Lo docteur hésitait.\u2014Croyez-vous aux pressentiments ?\u2014 reprit brusquement Raymond Schloss.= Oui, j'y crois.veut se rénliser.\u2014- Pourquol cette question ?.\u2014Parce quo j'ai le prossentiment qu'il tst urgent de prendre connaissance de tctte dépiche ct qu'elle apporte une nou- rolle heureuse.: \u2014Uno nouvelle heureuse, dans notre leuil !! cola serait-il possible ?\u2014 répliqua octeur.=Je nc lo sais pas mais je lo seps.Pertuiset hésitait oucoro.M n'osait déchirer cette idressée au mort, es mains tremblaient ot ses regards restaiont fixés sur lo nom du comte Emmanuel.; \u2014Monsieur le docteur, ouvrez, ! \u2014 fit taymound d\u2019une voix vibrante\u2014 je vous e demande au nom de celui -qui- n\u2019est plus i.Ca x _ Lhésitation do Pertuisot _cessa jar onchantédient, créent co enveloppe les ayant vus sou- | Le garde général, peuché sur son épaule, lisait en mêmo' temps que lui et s'écris : ; \u2014Ah mes pressentiments ne me trom: paient pas |\u2014Je le sentais bien que cette dépêche devait \u2018apporter un allegement: Anotre douleur ! M.l'abbé d'Areynes est vivant.il ost sauvé.avait menti.\u2014Et ce mensonge a Lué le comto !\u2014fit Pertuisot d'une voix sourde.Raymond eut un geste de fureur.\u201cTo lâche ! \u2014inurmura-t-il.Après un instant de réflexion il ajou- On nous ta : \u2014Mais il no répond pas à votre dépê- chet : \u2014Non.\u2014 répliqua lo docteur\u2014ot je ne puis m'expliquor cela.A moims toutefois qu'il n'ait expédié ce télégrammo avant d'avoir roqu le mien.Raymond Schloss scoounit la tôte ot semblait absolument incrédule.Pertuisct examina la dépêche, y cherchant l'heure du dépôt au bureau de Paris.\u2014Trois heures moins dix.\u2014 fit-il \u2014 Gilbert Rollin devait âtre absent de chez lui lorsque ma dépêche y est arrivée.\u2014JI s'était vendu çans doute chez l'abbé Raoul d'Areynes, où il n appris la bonne uuvuvelle, ot 31 s'ost hâté de télégraphior cette nouvelle au cumte avant do rotour- ner rue Servan.\u2014 Ceci me parait surabondamment démontré par cette indication.Et il montrait la dépêche ouverte.\u2014C'est possible \u2014 répondit le garde général sans conviction \u2014 ne préjugeons rien quant à présont.Attondons.Après avoir réfléchi pendant quelques secondes, il reprit : \u2014Munis pourquoi l\u2019annonce aussi prompte, aussi formelle, de la mort de l'abbé d\u2019Arcyues, lorsque quarante-huit heures plus tard la sinistre nouvelle se trouve inexacte.* \u2014Un médecin pout se trompor dans ses diagnostics, mon cher Raymond, .\u2014 fit le dncteur, \u2014 Combien rencontrons- nous de gens bien vivant ot que la science avait condamnés.\u2014Soit !\u2014uous verrons plus tard.Les deux hommes regagudèrent ls chambre à coucher où le corps du comte ropo- sait sur son lit, en attendant qu'on le mit en bière pour le deruisr voyage.Raymond Schluss apprit aux domosti- quedu château la nouvelle heureusc qu'on venait de recevoir, et chacun éprouva uno surte d\u2019allégement à sa douleur en son- gennt que du moins un second douil ne B'ajoutait pas au premior.Vers sopt heures du soir un employé du télégraphe arriva de Fenestranges.adressée au docteur Pertuiset.Ce fut Raymond qui la reçut et so hâta de la porter au vieil ami de la maison.Le docteur l\u2019ouvrit aussitôt et ses sourcils se froncèrent tandis qu\u2019il Ia lisait, on temps que son visage exprimait une énio- tion pénible.\u2014C'est de M.Rollin sang doute 7\u2014de- manda lo garde général.\u2014Oui.\u2014Îl vous annonce son arrivée ?M.Pertuiset ne répondit pus à cetle question.Mais il tendit lu dépêche à Raymond en lui disant : \u2014Lisez ! Cette dépêche, nous la connaissons déjà : Docteur Pertuisei.\u2014 Fenestranges.\u2014 Lorraine.Nouvelle inattendue et désolante.\u2014- Chagrin prafond.\u2014-Rechute d'Henvicte, état grave.-\u2014 Impossible de la quitter.\u2014 Je comple swr vous pour faire toute démarches nécessités par catostrophe.\u2014- Lettre suit, } ~ GILBERT ROLLIN.Schloss froissn le télégramms avec colore.Ses youx étincelldrent.\u2014Mousonges ! Mensonges ! Mensonges parce qu'il ne veut pas venir.a peur de se trouver un face de sa victime! |.Il'a pour de sotrabir! | To doctour \u2018regards Raymond.nvec étonnement.; Co \u2014Que supposez-vous donc ?\u2014dit-i}.\u2014Qu\u2019il sc passe & Paris quolque éhose ue l'on nous cache ; que -M.\u201cGilbert ollin me parait un misérable et quo sa conduite est plus que suspecte ! Depuis longlemps déjà le bon Pertui- set -counaissait la valeur morale du neveu par alliance du comte Emmanuel.\u2014 On s'était bien\u2018Zouvent ontretenu devant lui des fautes qu\u2019il avait commises.\u2014 passé du mari d'Flenriette donngit une .fâcheuse vraisemblance aux soupçons do Raymond Schloss.doeteur, cepeudant n'osait formu- Jer une accusation positive contré lui.\u2014Peut-être vous :tronipaz-vous mon ani.\u2014dit-il d\u2019un air peu convaincu.\u2014-Ah \" je le saurai 1 faudra qne je le sache ! \u2014 répliqua violemment le gardo comme midst.1 T1 17 i.A: \u201cJo vous approuvs Raymond., Mis énéral.\u2014 J'irai à Paris, moi, et je verrai M levé d'Aranes.\u2014- A: nous deux zious arriverons -bién À faire le lu- Il apportait cette fois uno dépêche |.\u2014S'écrin-t-il.\u2014Cot homme ne vient pns |.Le{le déposa voirs à celui n\u2019est plus.: \u2014Je u'y songe pas non .plus.monsieur le-Apcteur.Je serai la jusqu\u2019au ut.\u201coes, .~Du reste, avant dé jon conclure \u2014 reprit Pertuiset\u2014 noüs devons.attendre la lottre \u2018explicative annoncée par la dé- déploho de M.Rollin.\u2014Nous attendrons.La nuit tout entières fut passé on prières auprès du corps du comte Emmanuel, = Le londemain out lieu la miso on \u2018bière et l'exposition du cercueil dans le hall \u2018transformé en chapelle ardente, et devant 2e cercueil tous les paysans des environs lvihrent s\u2019agenouiller, les youx gros de larmes et le cœur surré, car l'effection ct le respeot qu\u2019inspirait le vicillard avaient duns le pays des racines profondes, Dès l\u2019aubo du surlendemain Raymond descendit à Fenestranges afin d'y prendre à la poste le courrier du château et selui du docteur.* Une soule lettre ndresée à ce dernier et venant de Paris lui fut remise.Il se hâta de la porter à son destinataire.Ello était de Gilbert Rollin.Cette lettre ne fuisnit gue répéter, on lo développant, le thème du\u2019 télégrammo de l'avant-veille.Au milieu de phrasés savaminent étudiées où l\u2019art simulait l'émotion, ot plei- .| ne do larmes de commande, Gilbert parlait des intéréts de sa femme sur lesquels ne pouvait veillor l'abbé d\u2019Areynes cloué chez lui par sa blessures ]1 süppliait lo docteur, au nom d\u2019Henriette et de sn petite fillo Marie-Blanche légutaire universelle du comte, de vouloir bien s\u2019accuper des démarches adiministra- Lives incombaut à la famille du défant, ajoutant qu\u2019il était prêt à fournir sans lo moindre reta:d toutes les pièces légales nécessaires, actes de l\u2019état civil, procuration, etc.etc.Après M.L'ortuiset, Raymond prit communication de cette lettre.-C'est l'héritier qui parle, et rien que l'héritior \u2014murmura-t-il ensuite-\u2014I n\u2019y dans gon ame qu'une préozcupation, celle d'être mis le plus tot possible en possession de J'usufruit de la fortune du comte .\u2014 Cela saute aux yeux! .Cela sautait on effot si bien aux youx que sans le nom d'Henriatte évoqué dans la lettre, d'Henriette qu\u2019il avait counue toute enfant, qu'il avait vu grandir, qu'il avait soignée, aiméo, le docteur eût dé- l'appol, fait à sa bienfaisauco par Gilbert Rollin.\u2014 Mais il no pouvait, en de si dou- loureüse circonstance, abaudonuor les intérêts de la nièce de son vieil ami.ll accepta donc le mandat qui lui était confié, songeaut aussi que l'abbé Raoul d'Areynes lui saurait gré de ca dévouement, lui qui avait plaidé si chaleureuse- en sa présence, auprès du comte Emuma- nuel, la cause de sa cousine.Que lui importait Gilbert ?Counaissant par le menu les clauses du testament du comte, il savait que Gilbert et sa femme jouieraient de l\u2019usufruit d\u2019une fortune léguée toute entière à leur fille et dont ils ne pouvaient entamer le capital.C'était pour la fille d'Henriette qu\u2019il travaillait.En conséquence, il résolut de hâter les démarches indispensable pour régler le plus promptement possible les nffnires do ia sucecssion.} \u2014Henriette est malade ot ils sout pau- vres\u2014se disait-ils encore \u2014 Plus vité le bien-être leur arriva, moins Henriette ot son enfant souffriront, a A midi eurent lieu les obsèques du comto Emmanuel d'Areyues.Une foule émue et recueillie suivit lo convoi de l\u2019homme de bien dont chacun bénissnit le nom dans le pays et que chacun regrettait.Le soir même Raymond Schloss partait pour Paris, \u2018 Dès le.lendemaio, le docteur Pertuiset alla trouver le jugo do paix de Fonestran- ges et, après lui avoir expliqué le motif\u2019 e sa visite, il lo pris de Faire: diligence ana l'intérêt de la famille d\u2019Aroynes si\u2019 doulousenient éprouvée.scellés furent opposés le même jour après qu\u2019un inventaire out été dressé.a - Le juge de paix pris le testament du comte dans le meuble où il se trouvait et.quelques houres plus tard daus les mains du présicont -du tribunal de première iristance de Nancy.- Sur le déeir exprimé par le docteur, Pierre Renaud avait été nommé gardien des scoltés.Nn Pour cause de forco majeure, l'exdcu- teur Lestamentaire\u2014Rtnoul d\u2018Aroynes \u2014 ne pouvant remplir son mandat, on devait à bref délai fournir uvo pièce justifie cative de oct empêchement, et ou même temps l'acte de waissabce do J'héritière Maris-Blanche et les actes de \u2018naissances des:usnfruitiors.\u2018Un mot prosseint fut afrossé au notniré - SET ST que uous aimions tant ot qui 5 ] \u2018 : \u201c| ble et de fournir un état des biens et va- demandant de produire sans délai ce Jeurs désignés dans le testament ot dont il était dépositaire ot administrateur: Tout ces formalités remplies, la aucces- sionserait promptoment ouverte ot Ven- voi oh possession ordonné.w* \u201cLes conseils de guerre siégeant en permanence à Versailles fonctionnaient avec une infatigable activité.C'est par centaines que des arrôts étaient prunoncés chaque jour contro ceux qui avaiont été arrêtés comme ayant pris une part active à l'insurrection com- uarde.- Bizarro coincidence | Le jour où les oksèques du comte Em- manucl avaient lieu, l'heuro imêmo où l\u2019on descendait son corps dans eo caveau funèbre que possédait ln famille d\u2019Arey- nes au cimetière do Fenestranges, Servais Duplat comparaissait devant ses juges, officiers dévoués à leur patrie, ne connaissant que le code millitairo, implacable à bon droit dans sa justice, puis- Que sur ses assise de granit repose la discipline qui l\u2019houneur et ia force de l'armée, Les esprits s\u2019étaient un peu calmés, les colères de la promière heure s'apaisaient, les exécutions sommaires nvaient cessé.On jugeait mais or: jugeait rapidement sans onquôte minutieuso, inutile d'ailleur puisque Jos accusés \u2018avaient été pris les.armes à la main, ou dénoncés avec preuves à l'appui de la dénonciation.Servais Duplat avait eule temps de réfléchir.Si dans un premier mouvement de dé- sespuir ot do rage il s'était dit : \u2014-On uo claque qu\u2019une fois ! \u2014J'ai joué j'ai perdu ! tunt pis pour moi !.La réflexion avait modifié du tout au tout son état oral.Il se disait maintenant : \u2014Ceux qui passeut devaut les cunseils do guerre ne sunt pas tout fusillés.\u2014 quelques-uns sont ncquittés.\u2014 Beaucoup ne sont condamnés qu\u2019a la déportation.Ça serait trop bôte de ne pas faire des pieds et des nmins pour éviter les feux do peloton du camp de Satory.Le misérable so rattachait avec ardeur à l'existence.: ll faisait si bon vivre ! Mourir, quaud il possédait une fortune enterrée dans un coin de la banlieue | Allons donc ! - cst-ce que c\u2019était pos sible ?8 Non ! non !.\u2014il ge défendrait bien ! \u2014II serait plus malin quo les juges !\u2014 lus roulerait.Lorsque Duplat sortit de l'une des sal- los do l\u2019Orangie transformées cn .casoma- tes, ct ou grounilluient antassés, dégnenil- los, les prisonniers haletants d\u2019anguisse, lorsque, escordé de deux gendarmes, il fut cunduit devant lo tribunal, il avait le cœur plein d'espoir.Uno grande pièce nue tendue de papier sombre d\u2019un bru rougcâtre, éclairée par deux hautes et larges fenêtres sans rideux, des toiles d'araignés pendant aux angles du plafond, voila le décor.Au fond de la salle un volumineux trophée de drapeaux tricolores Tixé à la inu- raille par une cartouche à fond bleu de ciol sur lequel se lisaient en lettre d\u2019or ces mots : \u2018\u2018 HONNEUR\u2014PATRIE\u2014DEVOIR.\u201d Au-dessous du trophéo une estrade carrée à laquello on accédait en gravisant trois marches.: Au contre de l'estrade une longuo table rocouverte d'un tapis vert, couleur drap de billard.À droite ot à gauche doux bureaux, celui du secrétaire rapporteur ct celui du groffior du conseil, in Derière ces tables surchargées de dos- sicrs, des hommes de tous les âges, aux figures martiales mais soucieuses, ot portant des uniformes chamarrés d\u2019or.C'étaiont les officiers de tous les formaut le conseil do guerre.Un colonel présidait, vieux soldat à la moustache longue, aux cheveux grisonnants, taillés eu brosse.à la physionomie rude, mais sévère et non méchante.\u2026 Devnnt le président le: code militaire, des extraits des lois régissant les villes mises en état de siège et les insurrections & main armée.Tout ua arsenal de législation fournis- sont des armes terribles.Autour do la galle, formant la haie, des soldats, fusils chargés, baïonnette au canon.Les officiers qui les commendaient, sa- bro au clair.Un silence profond, glaciaL Lorsqu'on le fit arrôter.eu face du conseil, Servais Duplat paraissait.calme et résigué.LL.Il jeta un regard rapide sur ceux qui: allaient ôtre ses juges et disposer de sa.vie , Sur leurs vieages il, cherchajt à sur prendroXexpression de Jeuss, pepsées.| - .Mais ces visages \"êta) dar grades rétrable muets.ir .nuelnues-uns dey papiers NY lent.impassibles, | mee 1e PE ss j étions de bonne foi.\u2014Moi che, : s\u2019ex-capitaine de fédéré ré it - \u2014Servais Duplat.| pondit : joue avez dud soldat.-Oul mon colonel.j'ai fui g6 dana 1e'1%e de ligne.°C Ub con \u2014Voùs avez été sergent-fourrier ay 5 bataillon de lu gardo uftiouale pendant la Ee oui 1 \u2014Oui, mon cononel.\u2014 j'ai fai tie d'une compagnie de marche, Lai c a battu les Allemands ma compagnie ; bataille de Montretout, où ça chauffée dur, ot je me suis conduit en brave, peut le demnnder aux camarades, 0\" \u2014 Après la signature de l'armi pourquui n'avez-vous pas déposé fusil ¥ \u2014Le désarmement n'avait poi ordonné, mon colonel, et ui, gardione l'arme au bras, les canons qui nous avait été confié et que nous ne voulions pas abandonner à l'ennemi.\u2014 Vous entriez en lutte déjà contre le gouvernement._ \u2014Jene pensais pas à cela, mon colonel.\u2014 j'agissais par pur patriotisme comme bien d'autres.! \u2014Et après ?\u2014Apres.\u2014balbulia Duplat, \u2014Vous avez sollicité un grade l\u2019armée de la Commune.\u2014C'est-à dire que je l'ai accepté.-\u2014Vous étiez capitaine d'une compagnie de fédérés.\u2014Oui, mon colonel.\u201cServais frissonna! Allait-on lui parler des soldats de cette compagnio à qui, dans la cour de la Re.quetto, il avait commandé le feu sur leu otages ?Le colonel reprit : \u2014 Pourquoi avez-vous qortez les armes contre l'arméo régulière ?.contre votre patrie ?contre vos frères ?Servais respira.L'interrogatoire qu\u2019on lui faisait subir n\u2019abordait puit la question des outages, 11 répondit- \u2014Je me suis laisser entraîner.et puis.il fallait vivre, \u2014 je n'avais, pour mauger quo ma solde.\u2014 Vous pouviez vous rendre à Versailles et, comme l'on fait bien d'autres, vous ranger du côté des honnêtes gens, au lieu de vous mettre au servico de l'insurrection.\u2014Je n'ai pas réfléchi.\u2014 Dil leurs je n'avais pas le sou pour quitter Paris.\u2014Dites donc que vous aimiez mieux rester à Paris où lo désordre était votre élément et où vous pouviez sans contrôle donner vu libre cours à vos mauvais instinots.\u2014 Pendant deux muis vous avez terrorisé votre quartier par les brutnlités et lo cynisme les plus révoltants !\u2014 J'ai sous les youx des bons de réquisition si- gués par vous alliez porter vous-même, cscortés d'hommes on armes, et mena çant de les mettra au mur les cummer- ¢ants quine so soumettralont pas d'asses bunne grâce à leur exigances.Servais baissula tête en frissonnounant de nouveau.Merlin ne mentait puint on lui afür- mant que de nombreuse dénonciation avaient été déposées contre lui.Le président du conseil roprit : \u2014Niorez-vous avoir commis tous les crime dont on vous accuse ?\u2014Non mon colonel.\u2014 Alors vous vous ble 1.\u2014Oui, mon colonel, oui, jo suis coupable, c\u2019est vrai, très coupable, mais à qui la faute ?\u2014Oomment, à ce me semble.\u2014-Non, mon colonel.\u2014A qui donc ?\u2014A ceux qui nous excitaient à la révolte [\u2014répliqua Duplat avec une sorte de sauvage éloquence.\u2014A ceux, les chefs qui voulaient le chambardement universel pour s'emparer du pouvoir ct des écus et qui nous poussait en avant avec do grands mots.nous exaltunt, nous grisant de menzonges et d\u2019utopies que nous gobions comme des imbéciles 1.** 118 nous disait que de l'insurrection victorieuse naitrait \u2018union ot la force, ct qu'après après avoir déboulonné le gouvernement qu'ils rendaient resposable des \u2018défaites do l'arméo, de l\u2018armistice, de la reddition-de Paris, défendu par plus de deux cent millo hommes bien armés nous battrions les Prussiens a plate couture et nous leur donnorions la frontière, ef même plus loin, Ia baïonnetto dans le Las des reins I.\u2018* Ça nous tournait la tête, tout ça L\u2026.* On nous tendait des urmes et des vers pleins.\u2014On a'armait et on buvait, ot puis, il faut tout dire, un véritabie vent de folie soufflait sur Paris.on se com: plaisait bêtement dans les panaches, les dorures, les galons et les échappe rouges.Le bruit du sabre que l'on trainait frap- nt le pavé -durrière soi, les sonneries Ses clairons, les batteries des tambuurs, stice, Votre dans avouez cuupa- qui la faute ?\u2014- à vous, donnait Jo vertige.\u201cNous nous \u2018prenions au sérioux.Prêtrà :combattre et.à mourir, nous gai vous parle mon colonol, j'aurai jurd président, après, is, £oniillote ds doyanté pouce sueur du, monde oop, Foes ~ wu bien aujourd'hui, , mais 2 ai gervit Ia Commune c'est que j'avais 8 tot creux, et aussi parce ce je croy- \u201ca servir uns cause Juste.& et Je ne suis coupable que d'une err malheureusement pour moi cotte a était un crime 1.\u2014 ilà!.vai tut.Be adore, bizarre ct nuflement mala- écoutée religieusement par les vois que trop dr bres du conseil de guerre, venait de oe uiro sur cux ub certain offet, et cet \"était point défavorable.pu apitaine de fédérés s'on aperçut merveille.et brusquement se décida à rand coup.fr 0 les recommandation do Mer- Be vous n'avez rien A sjouter i votre défense ?\u2014 lui demanda le président du autel mon présidont.\u2014Quoi ?Lo J \u2014Ccci :\u2014 Malgré cette griserie conti- puelle dans laquelle on vivait, quand par basard jo réfléchissais, j'avais des re- mo es remords, vous !! \u2014 ft le président d'un ton ironique.\u2014Gui mon colonel.\u2014Vousledites.\u2014Ft jo l'ai prouvé.\u2014Comment ?__Savez-vous, mon colonel, le nom de l'oflicier de In Commune qui bravant les plus gronds dangers, 4 ouvert aux troupes régulières la porte des Prés-Saint- vais.Ger Nous ne tonous pas a le savoir, \u2014ré- tiqua séchemont le colonel en fronçant e sourcil, .\u2014Je ne le nommerai donc pas, mais il me semble qu'en agissant aiusi il a racheté une une partie de sus fautes.\u2014Bien tardivement cu tout cas, ob lorsque les deux tiera de Paris était en notre pouvoir.\u2014li lui était impussible de le faire plus ot.Asser commands le président du conseil.LYTIII Après avoir imposé silence à l'accusé, le colonel se pencha vers le commandant assis à sa druite et lui dit quelques mots tout bas.Le commandant lui passa une double feuille de papier ministre sur laquelle des noms se trouvaient inscrits, et du duigt Jui désigna celui de Servais Duplat doux fois souligné.En face de ce nom se voyait une note à l'encre rougo ainsi conçu : *\u201cServais Duplat, capitaine de fédérés, commandant le poste dela porte des % Pré-Saint-Gervais, a, par une ruse * adroite ct au péril do sa vie, livré l\u2019en- \u201c trée de cette porte au génral Vinoy.\" Et, dans ls coloune d\u2019obsorvation tracé de la main du général Valentin, directeur général du service de la sûreté pondant le siège de In Commune, on pouvait lire ces lignes , »* Désavouer l'homme s'il invoqunit ce * fait pour sa défense, mais user d'indul- * geuce envers lui si cela est possible.\u201d Quelques mots d'explication suffiront pour faire comprendre comment et pour- quui ces notes so trouvaient en face du nom de Servais Duplnt porté sur l'état nominatif des hommes qui devaient daus Ja journée, paraître devant le conseil de guerre, Tous les procès-verbaux des agents subalternes se concentraient dans les Lu- reaux du général dont Merlin était un des inspecteurs les plus habiles, les plus dévoués et les plus écoutés.Merlin, en lisant ces rapports, avait appris l\u2019arrestation de Duplat,,chez Palmy- re, à Champagny, et, cette fois encore, il voulut essayer de lui sauvor 1a vie, C'est lui qui avait donné cunnaissance du service rendu par le capitaine de fédé- dés à l\u2019armée de Versailles en lui livraut la porte des Près-Saint-Gervais.Servais éprouvait les plus poignante angoisses tandis que chacun de ses juges preuait tour à tour connaissanco des notes Que nous venons de produire.S'agissait-il de nouvelles charges contre ui ?d'uno nouvelle et écrasante délation Survenuo au dernier moment ?, ne sueur d'agonie mouillait ses tem- es, Les cinq minutes de silence qui se firent dans ln salle du consoil lui parurent Plus longues que des heures.Sn gorge se serrait, ll n'aurait pu articuler un mot tant sa souche était dosséchée et sa langue agitée d'un tremblement nerveux.8 premières paroles prononcés après ee pence seraient-ellles son avrêt de L'atteute et l'incertitude constituuaient un supplice srns nom, Enfin le président ré \u201c TeAU sa douuble fouille tre qui revenait à lni après e main en main; voix.mots ; aça sur le bu- avoir \u201d passé fes assesseurs il-pronongs ces + + papier minis.| et après consultd \"a.en vertu des pouvoir qui lui ont été conférés, le conseil de guerre siègeant à Versailles lo 7 juin 1871 pour juxés les insurgés de là Commune, condamne le nommé Servnis Duplat à la déportation dans uno enceinte fortiliéu.Servais Duplat sentit disparaître comme par enchantement le poids énormu qui écrnsait sa poitrine et l'empêchuit de de respirer.11 g'inclina sans mot dire mais le cœur inondé de joic.Lu déportation c'était 1a vie 1.Il échappait aux feux de peloton du camp de Catory ! \u2014Et une amnistie, douc !\u2014 se disait-il radieux.\u2014 Qu no doit pas tarder beaucoup.\u2014 Qu'un im'envoio au bout du monde, je m'en fiche !.je reviendrai!.Quelques jours plus tard il fuisait partie d\u2019un convoi de condainmués qu'on dirigeait vers Belle-Isle, où un l'embarquait aveo trois conts do ses compagnons, sur ün navire de guerro, In frégato In Danaé, qui levait l'encre ot s'\u2019éloiguait de la France pour se reudro à la Nouvelle-Calédonie.C'était à l'îlo des Pins, à Nouméa, à l\u2019île Nou et à lu presqu'île Ducus, que do- vaient résider, en attendant l'amnistie qu\u2019ils espéraient prochains les insurgés de In Commune.: Gilbert apprit la condamnation de Du- plat, et tout en éprouvant une déception, car il espérait uno condamnation à mort pour sun complice, il dit qu\u2019il n'avait plus rien à craindre.«Ty Dès lo commencements du siège de Paris, vers le 16 septembre 1870, on avait installé des ambulauces dans tous les quartiors.Les unes étaient dues au coucours actif des muvicipalité, les autres à l\u2019initia- iive privée.Tout le monde chorchait à assurer des refuges à nos soldats blessés, car on prévoyait quo la lutte serait longue, acharué terrible.Le nombre des drapeaux blancs à croix manière prosque exagérée, ut il existait certainement un abus daus le numbre d'appartement mis ä la disposition dus victimes de guerre.Bien des gens arborsiont lo drapeau - d\u2019ambulance avec l'intention de s'en faire une égide, une sauvegarde, pour le cas: où les Prussiens entreraient dans Paris.Beaucoup aussi se plaçaient dans le service des ambulance afin d'éviter celui de la garde nationale.On appelait ceux-là avec ironie : Ler Chovaliers de la Croix | \u2014 surnom qui leur venait de la casquettte ornée d'une croix rouge avec laquelle il paraduient dans Paris.Ce fut vers trois heures du matin, dans la nuit du 27 au 28 mai, qu'une compa- guio de marinus, commandé par le capi- taino Edmond de Kernoël, prit posession de l'ambulance de la ruc Servan ct!y mit un poste do vingt horames sous le commandement d\u2019un lieutenant.Le directour avait lui-même ouvert les portes aux oflicicrs de l'armée régulière.C'était au plus fort des derniers combat livré par les troupes de Versailles aux soldats affulés de la Commune, aussi le nombro des blessés appartenant aux deux partis augmentait d'heure en heure.Parmi ces blessé se trouvaient doux femmes.Une truisieme les suivit bientôt, apportée, calle-ci, par les marins du capitaine de Keznoël.C'était Jennne Rivat.Personne ne savait son nom, ce qui ne permettait point de l'inscrire sur les registres de l'ambulance.Du reste, dans le désordre de cette nuit terrible, le temps manquait pour prendre note des entrées.Un infirmier fic déposer ls blessé sur un matelas placé à terre et on lui donna les premiers suins.: Dans Vaprés-midi du 28, les chirurgiens do l'armée et les médecin civils qui s'était installés à la petite Roquo vinrent visiter l\u2019ambulance.En raison de l\u2019agglomération des malades, les vastes salles de l'écoles des Fre- res, offectée a cette ambulance, étaient devenues trop étroites et n'offrait plus par c nséquent, les conditions d'hygiène nécessaires.Le chirurgicn-major commandant le service de sauté douna l'ordre de les faire évacuer le plus promptement pcasible en taux ntilitaires ct civils de Paris.trousseau, où elle occupa le lit numéro 17.- La pauvre femme était dans un état In- mentable.: ; Sorvan.: rouge se multipliait aux fenêtres d\u2019une © fer écouté le médecin, dévorait, constituaient les uniques soins qui avaient du lui être donnés.L'iuterne do la Pitié, chargé de la recevoir aiusi que d\u2019autres femmes, iucon- Bues cumine olle, examina sans retard et très consciencieusement ses blessuros.Au bas du front tout pres de 'sreade sourcillidres, se trouvait une déchirure assez lougue saus profondeur.Ceci n\u2019était rien, mais au sommet du criänu uxistait une plaie pénétrante produite par un éclat de projectile ayant déterminé uno lésion de la Loite os- scuse, Là était le danger.En attendant la visite que devait faire le lendemuin le ducteur Besson, chef du service dans Inquel Jeanne avait été pla- céo, l'intorne fit un pensement sérieux, et adininistra une potion calmante des- tiée à enrayer autant que possible In fièvre dont l'intensité épuisait la malade.Le lendemain ce fut autour du docteur Besson d'examiner les personues entrées la vicille au suir dans son service.Excellent médecip, chirurgien labile travailleur infatigable, il no demandait u'à trouver cn face de lui des cas exceptionnels pour lesquels il faudrait faire appel à toute sa science.Ne ue fiant ni nu diagnostic ni aux con- sidérauts relatés dans le rapport de son interne en qui il avait cependant une grande confiance, il voulut juger par ses propres yeux.Au point de vue chirurginal, la bles.ure du Jennne Rivat l'intéressa vivement.Ily avait porforation du crâne, ot peut-être attointe à ln dure-mère.Quoi qu'il fat impossible en ce coment de sonder sans danger la plaie, 'upinion de l\u2019habile praticien fut faite aussitôt, Le fragment d'obus qui avait entamé la boîte osseuse, ct peut-être touché la dure-mère, n'ayant point été extrait, ou reposait-il ?À cet question on ne pouvait répondre sur-le-champ.Ii fallait attendre que l'inflammation de la plaie diminuant permit d'opérer un souduge afin de eo rendre compte exactement des ravages causés par les débris de projectile.Le docteur Besson, en présence d\u2019obstacles momentanément insurmontubles, dut se contenter de prescrire des émol- lionts destinés à empêcher les progrès de l'inflamtmation, puis il quitta le numéro 17 et passa à une autre malade.«Fx Lorsque le vicaire de Saint-Ambroise surtit de l'état de prostration absolue dans lequel il était demeuré pendant huit jours entre la vie ct la mort, lorsqu\u2019il put ressaisir sn penséo, comprendre ce qui se passait autour de lui et se rendre compte de sa situation, le docteur Le- blond, sa femme et la vieille Madeleine se trouvaient au chevet de son lit.Chacun d\u2019eux attendait avec anxiété la crise prévue par l'ancien chirurgien-ma- jur de l\u2019armée, car de cette crise dépendait le sort de Raoul d'Areyns.Violonte, il avait bien des chances pour qu elle l'emportât.Calne, nu contraire, elle devait être le point de départ d\u2019une guérison certaine, .Que fallait-il pour que la scconde de ces éventualités se réulisût ?Ii suflisnit que le malade no fit aucun mouvement pouvant détruire en une seconde les résultats déjà obtenus, c'est-à- dire la cicatrisation complète des ravages interues causés par la balle du fusil chassepot.De plus il était nécessaire que le blessé ne prononçât pas un seul wot, et n'éprouvât aucune émotion.Toute surrexcitation dos organes respiratoires et du systèma nerveux pouvait être la cause d\u2019un danger immédiat con- \u2018tre lequel la science se trouverait désar- mde.En reprenant possession de 8a pensée \u2018longtemps obscurcie par la fièvre, l\u2019apbé d\u2019Areynes pcomena autour de lui un re- vague d'abord, mais qui bien vite deviat interrogateur.Eu reconnaissant sa chambre, en voyant ea vicille servante, scs souvenirs Jui revinrent confus, mais au but\u2019 \u2018d\u2019un instants il se précisèrent.M.Leblond, épiant ce réveil du cerveau, compritlo travail quise faisait dans l\u2019esprit du vicaire de Saint-Am- broise.11 fallait au plus tôt arriver ce travail.\u2014Ne vous étonnez de rien mon cher abbé\u2014dit-il vivement et d\u2019une voix toute dirigeant tous les blessés vers les hôpi- paternel.\u2014 N'interroger pas votre mé-| moiro éviter de penser, ct surtout de par- Le lendemain soir, Jeanne Rivat qui, ler.\u2014 Si vous tenez à vivre, \u2014(et cela, blessée à la tête, brûlée parla fièvre et je l'afirme ne dépeudra pas de vous), \u2014 délirant, n'avait pu répondre à aucune Suivez de point en point, non pas les con- duestion, fut, sur cette indication : 1n- ,8eils mais les injonctions formelles du CONNUE, traneféréo à l'hospice de la Pitié ; praticien qui a pris possession de vous rue Lacépède, et plncée dnns la salle ©t s'est juré de vous remettre sur pied.\u2014Laisser-moi, jusqu'à nouvel ordre penser pour vous, parler pour vous.\u2014 Je vous le demande aumom de ceux.qui vous aiment et dont le dévouement ne pe Aipéine avait-on pu d'occuper\u201c d\u2019elleià démentira pas.H'ambulance de la rue S 3, \u201cUn pansement on perchlorure d oul d'Areynes avait religieusement > 7 d'une reconnnissance infinie, tunis il ne pus un mouvement ©t ne prohonçs pas une parole, 11 avait compris.L'aucien chjrurgien-major poureuivit : \u2014 Vous avez été dangereusement blon- sé, nus puuvre ani.\u2014 fine Lallo vig a traversé la poitrine.\u2014 Q'est presquy miraclo quo vous ayez survéeu ! \u2014 Unu immobilité complote, un mutisme alisolu peuvent seuls hâter votre guérison qui est on Lonne voie.\u2014 Obéissance passive set je réponds de tout !.Doux larines coulèrent sur les joues du blessé, Il pressa doucement la main du docteur qui tenait la sienne mais il enfroiguit aussitôt la recommandation qui venait de lui être faite.\u2014Mon oncle ?\u2014 murmura-t-il d'une voix à peine distincte.M.Leblond eut un gesto désolé.\u2014Ne parles pas !.no parlez pas, mon enfant !.,.\u2014 s'écrin-t-il.\u2014 Poiut d\u2019émotion !\u2014 Aucune préoccupation !.Aucune iuquiétudo !.Quand vous irez mieux, je vous permettrai de penser à ceux qui vous sont cher, et qui sans doute, so portent mieux que vous, mais guérissez d'abord !.Le jeune prêtre sentant bien l'absolue nécessité d\u2019obéir.Il ferma les yeux, et chassaut de son esprit tout autre pensé que celle do Dieu il prin.C'est ainsi que l'ex-chirurgion-major désirait le voir.À l'instant précis où cetto scène tou- chaute par sa simplicité se passait duns ln chambre du vicaire de Saint-Ambroise, Raymond Schluss sortait de la gare du chemins de fer do l'Est, 11 venait d'arriver à Paris, bien résoiu à pénétrer le mytère que semblaient cu- cher les dépêches condradictoires et la lestro hypocrite de Gilbert Rollin, ot a suvuir ce qui se pussaib réellement chez la nièce du comte Emmanuel ct chez l\u2019abbé d'Areynes.LIX L'iinmense affection qu'éprouvait Raymond Schloss Poür touË ceûx qui apfar- tenuit à la famille de son vieux maître à jamais regretté le faisait sortir du rôle passif que lui imposait sa position subal- ue, oL dunt en toute cirzonstance il no serait point reparti.Pour le voyage le brave Lorrain avait revêtu son plus beau costume de garde général.Un crêpe noir entourait sa cape de drap vert ornde d\u2019un cor de chasse en argent, Un crêpe pureil serrait son bras gau- gauche.Raymond portait sinsi le douil du comte Eminunucel, ce deuil qui remplissait son cœur ct qui vingt fois par juur met- ttt de grosses lurmes sur ses joues basanées, Pour tout bagage une valiso légère qu\u2019il tenait à la main.Il se rendit à pied de la gare do l'Est à la rue Popiucourt.Le temps était superbe.Que de changements dans [l'avis depuis le jour vü, au péril deen vie, il avaic fait le voyage pour veuir chercher l'abbé d'Areynes !.Le désordre des des rues ot des boulevards n'était encore que bien imparfaitement réparé.Partout sur les édifices, on voyais les traces profondes luissées par les balles et les boulets.Là des pans de murs écroulés, des débris de barricades, des canons de fusils tordus, et déjà rongé à demi par le rouille, sous des tas de pavés oncôre rouges de sang par places, Raymoud Schloss, en marchant, voyait tout cela, le cœur serré l'âme pleine do tristesse, Plus loin il longos dos maisons conau- mées aux trois quart, dont les murailes chiquetées et noircies par lo feu some blaient au moment de s'écrouler, Le Lorrain passait épouvanté au milieu de cette ruine tragiques où parfois les yeux surpris reutraient un détail grotesque.Ainsi à un cinquième étago.accroché à un mur à pic sur l\u2019abîme se voyait un vieux jupon rouge ! Le feu, détruisant tout autour de lui, avait respecté cette loque ! Plus loin, un détail touchant.Dans une mansarde à jour, dont le paroi faisait face à la ruo n\u2019existait plus, \u2018une cage.; Dans cette cage un petit oiseau chantait.Sæ mangeoire remplie de grain lui avait permis do vivre jusque-là.Plus loin, encore dans un chambre dévastée sans cloisons, sans plafond, saus plancher, sur une éheminés une petite pendule flanquée de deux vases bleus, Quolques miroirs.fixés aux murailles, \u2018était aussi restés intacts par miracle.: Le soleil'y älumait des foyer éblouissant.: Î Schloss marchait toufours agité, .op- \u201c de sanglots.pressé, les yéux humides; 1a gorge pleine Oui, j'ai mal agi, je le vois bien, jene Au nom dela République Française, pour apuiser Ia soif inextinctivo quila| Ii lui répondit par un regard empreint{ \u2014Pancre Paris !.= murmnrit-il\u2014 ct co aout des Francis ani out fait cela sous les rexords moquebrs dus Allemands ivres du juie ! \u2014 Des l\u2018rançuis.uh ! les {inisérables.I route, Lorsqu'il fit tinter la soun te du l'ap- parte:neut du vicaito du Saimnt-Aimbruise, lu cœur serré que ha plus doulonieuso Curotion, le jeune prktre dormaient pre- foudement, cous l'influence bieufaisante d'une potion apinzée, L'ancien chirarsien major, «a ferome ct la vicille Madeleine, qu'il ne traitaieñt PAS COUILIG UNG Fervinte minis COMME UN amie, \u2014coe done son absolu dévouemont la rendait digue.\u2014 déjeuunient somuimai- rement dous lu salle à manger de l'abbé, ne voulaut point s'éloigner do lui, leur présence immédiate pouvant être tout à cuup nécessaire.Us tressnilirent tons les trois on entendant les vibrations de la sonnette, \u2014Qui pout venir 1\u2014- demanda M.blond, tres contrarié d\u2019une visite, surtdue au moment où le blessé roposait.\u2014 Je vais voir mousieur.\u2014 dit Mn- deloine en 40 levant.\u2014A qui quo ce suit\u2014reprit lo médecin \u2014répondez quo M.lo vicaire no peut ni ne doit recevoir persoune, et que par copséquunt il serait inutile d\u2019insistor à ce sujot.\u2014Soyez tranquille monsieur to docteur une consigne est une cousigne, ot je sons trop bien lu nécessité do faire rospector ello-là!.\u2014Allez donc vite ouvrir,.\u2014 il faut éviter qu'on sonue une secunde fuis.Madeleine 36 hâte d'obéir.En aporçevaut Raymond Schloss sur le carré, lu digue servante ne put s\u2019empêcher de pousser un cri de surprise.L'ancien chirurgien, en eutondant ce cri.quitta précipitamumient ls tuble et Fé- juignit Madeleine.\u2014Vous, monsiour Sebloss ! \u2014 disait colle-ci en serrant duns les sionnes les mains du garde général \u2014 vous™h Pu- vis 1.\u2014Qu'y a-t-il I\u2014 demanda M.Leblood puis, sans transition il ajoute : \u2014 Parlez plus bgs, Madoleino.\u2014 vous savez bien quo M.L'ablié ropdto.\u2026 Le Lorrain \u2018était ontré dans lo veatibu- lo dont Ta servanto roforina la portè dor- rière lui.\u2014C'est M.Raymond Schloss\u2014 ft-ello alors en baissant la voix pour répondre à la question du docteur \u2014 M.Schloss, lo gardo général de M.le comte Emmanuel d'Areynes, l'oncle dv.M.l'abbé.\u2014 Il arrive de Fonustrunges.Venez, venez, monsieur Schloss.it, pronant au Lorrain sa valise qu'elle pluça sur une chaise de l'anti-ckambre elle lo poussa dans ln salle à manger, eu ajoutant : \u2014Quel bonheur de vous voir ! \u2014 Vous allez nu moins nous donuer des nouvelles de M.le comto !\u2014 Mais pour sûr, vous n'avez pas déjeuné |\u2014Assoyez-vous à ta- blo.\u2014Jo vais mettre votre couvert.\u2014 Nous commencions à peine quand vous avez sonné.\u2014 Voici BI, le doctour Leblond ct sn dame.Nous lui devons lu vie da M.l'abbé.\u2014 Ah ! mon pauvre monsieur Raymond, quel affreux malheur !,.\u2014 Blessé.\u2014 blessé mort notre pauvre cher M.l'abbé !\u2014Muis prâcu à M.le dgc- teur Lobloud, qui est un chirurgie comme vu en voit guère, nous lo sauverons.Tout en parlant avec unc volubilité qui n\u2019était puint dans ses habitudes et décelait la grande joic quo lui causuit l\u2019ur- rivée du Lorrain, Madeleine oubliait la recommaudation del'uncien chirurgion, ot peu & psu cessait do mettre une Bofff- dine à sa uojx.Le ducteur fut obligé de la rappèler à l'ordre.\u2014Parlez douc plus bas ! \u2014lui dit-il.Raymond, étonné et étourdi par le flux de pardles de la vicille servante, n'svaif pu placer un mot.Toutefois la dernière phrase de Mnde- leine : \u2014 Grâce à M.le docteur Leblond nousle savvorons !.\u2014 avait uttiré violemment son attention, ; \u2014 Monsieur, \u2014lit-il d'une voix basse ot altérée en s'adressant à l'ancion chiryr- gien-major,\u2014je connais le terrible accident arrivé à M.le vicaire.\u2014 La triste nouvelle nous est arrivée a Fenestranges par l'intermédiairo de Gilbert Rollin, le cousir: par alliance de l'abbé.Mais ler dépôéhes que nous avous reçues de lui, et ges fëttres, ge dontredissient à quelques heures de distance.\u2014J'arrive donc i le cœur rempli d'angoisse ot do crainte.Dites-mui le vérité je vous on supptio, \u2018 monsieur.la vérité touto ontière.\u2014 M, Raoul d'Areynes est vivant puisque M&delcine a dit : \u2014Nous lo sauvorons ~\u2014Mais est-il bien cortain que que your lesauverez?Cela est absolument certain, mon ami, \u2014répondit le chirurgien major, la bjeæ sure était gruve et le blessé à deux doÿ de la mort, mais grâce au ciel jo su aujourd\u2019hui en mesure d'affirmer qu\u2019a oune complication imprévue n\u2019est à craja dre et que M.l'abbé d'Areynes se trou hors do danger.: pe & chaudes larmes o Vostiyis SUB your et continus sa Raymond pieurait Fa vieille Madeleine 1'imitait, Ah! je vais donc lo voir |\u2014 m \u2019 1 3.poy qi .3 4 ; 4 « 5 C ; hd - : | w 8 - \u201c LA JUSTICE os A millen de nos san LE Laissez-moi lot dire quon a sand ss SHORTTES |LE PROCES DE DEMERS ~'\u2014Quant à cela, non ! \u2014 répliqua le médecin.-\u2014Jo nele verrai pas! \u2014 fit Schloss avec un étonnement mêlé de crainte.\u2014En ce moment c\u2019est impossible.\u2014Vous refusez de me lnisser approcher de M.Raoul ! \u2019 \u2014Absolument ! \u2014Mais, pourquoi ?\u2014il est donc encore on péril, quoique vous en ayez dit tout à l'heure Il n\u2019est pas le moins du monde en \u2018péril, mais nous devons lui évitor touto émotion, qu\u2019elle soit pénible ou joyeuse -.Une sensation vive pourrait rouvrir sa blessure à peine cicatriséo et le danger _roparaitrait.Or, fatalement en vous voyant, l'abbé d'Areynes éprouverait une \u201cémotion violente.\u2014 Voulez-vous lo tuer ?Grand Diou !! \u2014Coiprenez-donc que notre malade, jusqu'à son eutior rétablissement, ne duit voir personne et vous moius quo tout autre! - \u2014Et copendant, \u2014fit Schloss avec l\u2019uc- cent d'un véritable désespoir, \u2014 il faut jo le voie.il faut que je lui parle.Eu ce moment Madeleine devenue très pâle, posa In main sur l'épaule du garde général.Elle vonait d'apercevoir pour la première fois le crôpe de sa cape ot le crépe de son bras, \u2014 Vous apportez ici une-mauvaise nouvelle, monsieur Sohlos.balbutia-t-elle d'une vuix tremblante, \u2014Raymond, au Heu de répondre, demanda : \u2014Vous n'avez pas vu M.Gilbert Bol- lin ?\u2014Si, je l'ai vu.\u2014- C'est moi qui suis allée lui apprendre que M.l'ubbé d\u2019Aroy- nes était blessé.\u2014 Quand avez:vous fait-cette démarche ?Il y trois jours.\u201411 ne vous a rien dit ?\u2014 Que sa femine était accouchéo d\u2019une petite lille.\u2014Pas autre chose ?\u2014Pas autre chose.\u2014 Il ne portait point le deuil, \u2014Je uc m\u2019en suis pas aperçue.\u2014Ah ! ma pauvre madeleine, \u2014 mur mura le garde général, \u2014 vous ne vous irompiez point en disant que j'apportais ici une mauvaise nouvelle.\u2014Le comte Emmanuel est mort ! \u2014Mort ! Ce mot sivistre fut répété à la fois par lo médecin, par\u2019 sa femme ct par Madeleine, Raymond poursuivit : \u2014Frap; é d'une congestion cérébrale en apprénant lu mort de son neveu bion- aimé, M.l'abbé d\u2019Areyues.La foudre tombant au milieu de la pièce où se trouvaient les auditeurs de Raymond h\u2019aurait pu produire sur eux une impression plus terrible que celle résultant de la nouvelle sinistre apportée par le Lorrain.Madeleine s'était agenouillés en faisant lo signe de Ia craix.Mme Leblond tremblait de tout son corps.Seul.le chirurgien nvait\u2019 gardé un peu de sang froid.\u2014Que dites-vous là, mon ami, ?\u2014 demunda-t-il à Raymond, comme s'il espérait avoir mal entendu ou mal compris.; \u2014Je dis qu'une lettre écrite par M.Gilhert Rollin à la date du ler juin, arrivée à Fenestrauges le 5, et annonçant la mort de l'abbé d'Areynes, a tué le comte Emmanuel aussi sûremont qu'aurait pu le tuer une Lalle de carabine en pluin cœur :.\u2014 Voici cette lettre, monsieur le ducteur la voici.Et Raymond tirant de son portefeuille plraieurs papiers, tendit au chirurgieu la lettre fatale .-Mon Dieu !.Seigneur mon Dieu ! \u2014halbutiait Madeleine afolée.\u2014 Prenez pitié de nous.\u2014 Voyons, soyous enlmes !.\u2014 interrompit M.Loblond après avoir pris connaissance des lignes écrites ct signés par Gilbert Rollin,\u2014et raisonnons posément \" .\u2014Cettre lettre est infime ;\u2014 Quel but.voulnis donc atteindre M; Rollin eu l\u2019adressant au comte ?= \u2014Celut qu'il a atteint, monsieur !.\u2014 |., Il voulait jouir plus vite de l'usufruit attribué à sa femme parle testament dy comte Emmanuel.\u2014Le monstre !\u2014s'écria Madoleine.\u2014 Mais, \u2014 reprit le chirurgion, \u2014il y dans tout cela quelque chose que je \u201c m'explique mal, © \u2014Quoi donc 7\u2014 demanda Schloss.: \u2014Le ler juin, jouroù M.Rollin a écrit, Mndeloine-ne lüi avez avait pas encore rendu visite.\u201c .- \u2014Et quand je l\u2019ai vu, \u2014 fit à son tour.Madelcine,\u2014 il ne savait pas que l'abbé \u201cre .d'Aroynes \u2018avait été dangereusoment blessé \u2014Ou plutôt-il voulait-paraitre Vignorer © \u2014réplin Raymond, © 1\".+ =e greflin'on était bien __ Murmurs la serränte.DOL Teer et o ell capable L\u2014 Jo L'ancien chirurgien reprit FC, \u2014Madolcine a vu M.Rollin Je 3 juin, la date est précise dans ma mémoire.\u2014- C'est ce jour-là quo jo l'ai engagée à aller prévenir la famille de M.l'abbé Raoul d\u2019Aroynes de l'état dans loguel il se trouvait.\u2014Ello est partie d'ici vers doux heures.2.-A deux heures précises j'arrivais rue Servau.\u2014appuya Madeloine.\u2014OCe jour-là \u2014dit Raymond\u2014le comte Ennnanuel recevait à nouf heures du mas tin la lettre qui l\u2019a tué.Î \u2014A-t-ou tétégraphié à M.Rollin la nouvelle de cette mort 7.\u2014 demanda le chirurgien.\u2014 Oui, monsieur.\u2014 répondit le Lur- rain.\u2014On croysit que M.Raoul n'\u2019oxis- tait plua, et une heure cuviron après la catostruphe on télégraphin à M.que su présunce était nécessaires à Fenostranges puisqu'il se trouvait, parsa femme le seul représentant de la famille .\u2014 A quelle houre a-t-on déposé cotte dépêche ?.-\u2014À dix heures précises.\u2014 C'est moi- même qui l\u2019ai portée au bureau du télégraphe.\u2014En combien de temps pouvait-clle arriver à destination.-M.Pertuiset et moi nous avions compté deux houres.au bureau de poste on m'affirma qu'il ne fallsit pas plus, les communications avec Paris étant par- faitemnent rétablies.\u2014-Par conséquent monsieur Rollin devait connaitre la mort du comte d'\u2019A- reynes quand il a reçu la visite de Madeleine.Ce n'est pus doutoux.\u2014Pourquoi ne m'en at-il point parlé ?\u2014-demanda la servante, \u2014Pourquoi ?\u2014 Parblou il devait avoir ses raisons le scélérat !.\u2014- répliqua répliqua Raymond Schloss.\u2014 Sachant que le coup porté par lui avait frappé juste c\u2019est après votre départ qu\u2019il expédin à Fenostranges une première dépêche annonçant que l'abbé d'Areynes était sauvé ut, deux heures plus tard, une seconde dans laquelle il expliquait que l'état maladif de 8 femme no fui permettait point de sc rendre en Lorraine pour nssister aux funérailles.\u2014 Voici ces deux dépê- chos, monsieur le docteur.Lt Raymond les Lendit à M.Leblond eu ajoutant : \u2014\"Tout celu avait été combiné avec un snug-froid qui m\u2019épouvante ! \u2014 Rien ne m'ôtera de l\u2019esprit que M.Rollin a lâchement prémédité ln mort du comte Emina- nuel ! L'ancien chivurgien-major avait lu les dépêches.\u201cN'affirmons rien, monsieur Schluss, \u2014 dit-il, \u2014nous pourrions nous tromper.\u2014Dans cette promière dépêche déposée au bureau de Paris à trois heures et tren- te-cing minutes, Gilbert Rollin annonce à son oncle, \u2014 vous entendez, a son oncle !.\u2014que l\u2019ahbé d\u2019Arcynes n'est pas mort et qu'il peut guérir.\u2014Daus lo second télégramme, partide Parls à cinq heures quatre, il répond à M.Portuiset qu'il ne peut allor a Fenestranges, \u2014 Qu'est-ce que cela prouve ?que M.Rallin quand il reçut Mudeluine, ne connaissait pas encore ja mort de M.d\u2019Aruynes, et qu'il veuluit calmer les angoisses qu\u2019il avait fait naître en transimettant une nouvelle fausse, résultant d\u2019un rensaigne- ment erroné.\u2014 !l n'aura reçu in dépè- che du docteur Pertuiset qu'après le départ de la première.-\u2014C'est très invraisemblable.\u2014Enfin.celn peut s'admuttre, en som- mo, \u2014supposons un retard.un oncom- brement des lignes télégraphiques et des bureaux.La vieille Madeleine intervint.\u2014Tout ça n'empêche pas, \u2014 dit-elle, \u2014 \u201cque M.Rollin n'aurait pas dû jouer l'étonnement quand je lui annoncé que.M.lu vicaire.était blesss.\u2014 il le savait bien, puisque trois jours auparavant il avait écrit qu\u2019il était mort !.L'oliservation de In servante était d\u2019une écrasante logique.Il n'y avait rico à répondre.\u2014 Comment le savait-il, puisqu'il n'était pna allé chez vous 2.\u2014 demanda le médecin.Lo .\u20ac \u2014Suns doute il se sera renseigné à In core.- +4 Co .\u2014 Enfin, il le savait, c'est .prouvé,.et c'est le point important |\u2014 fit Raymynd.Schinss.\u2014, Le misérable s\u2019est dit : Le comte Emmanuel est agé, soufrant.il ne peut vivre qu'à lan condition de jouir d'un calme absolu, de n\u2019éprouver aucuno émotion vive.\u2014 Eu luiannonçant brutalement que son cher neveu, Ravul est mort, je Jui porterai un coup qui le tue- l'usage que le vulgaire assassin fait d'un couteau !.\u2014J'affirme\u2019 que cette homie à froidement, lâchement prémédité son crime |I\u2014Ah ! vous'ne le cunnaisssez pas vous, mais mon maître à jamais rogretté le comte Emmanuel, le connaissait bion ! Il n\u2019a point de cœur, il-n\u2019a point\u201d d'âme, il n\u2019a qu\u2019un besoin qu\u2019il veut satisfaire à tout prix !\u2014Réduit aux expédients, la misère lé rendait capable de tout ! \u2014Pour J.Joule do Yosutruit de la fortune.du: comte meute grace À AREA AS La ES RX é 1.= Je Vous'en\u201csüpplio, monsieur .> ; ra 1.\u2014Et il a écrit, faisant de sa lottre.eynos, il lüi fallait'sa mort !.\u2014 II l'a: oncle qu'il aimuit comme un pire}.\u2014 Il faut que M.-Ruoul connaisse ls vérité, la vériter tout entière ! \u2014 Con- duisez-moi près de lui.Laissez-moi lui parler, \u2014Si vous voulez le.tuer comme on n'a tué le cuite Emmanuel, faites cela ! \u2014 répliqua Je chirurgieu.\u2014Si je voux le tuer |.\u2014répéta Raymond Schloss avec offarement.\u2014M.l'abbé d'Aroyues serait frappé à more d\u2019une émotion violente !\u2014ruprit le docteur.\u2014 Certes il duit connaître Ja véri- rité ct il la conuaîtra.\u2014Vous la lui révélerez vous-même, mais seulement quaud jo jugerai qu\u2019il pourra vous attendro sans péril pour su yiv !\u2014 D'ici li, vous no l'approcherez pas !La mission que vous vous êtesimposée par dévouement pour Ju famille du vienire de Suint-Ambruise eat louable, je le reconnais, mais roi j'ai un deuvir sacré à remplir ! \u2014 Nous avons tous lus deux une lourde tâche ! \u2014 Il faut que d'abord j'accnmplisso In mienne pour guu vous puisiez accomplir la vôtre \u2014Je verrai du moins lo criminol !-\u2014dit Raymond Schloss les dents serrées.les poings criapés par la colère, ous verrez Gilbert Rollin 8\"l-vous Plaitwe lo voir.- réplique monsieur Loblond\u2014 celn no me regarde pas.\u2014 Copendant peormettez-moi de vous donner uti conseil dont je crois bon à suivre.-\u2014Avaut do vous immisser brusquement dans une affaire de famille aussi délicate souvenez-vous que M.l'abbé d'Areynes à voué la plus profonde, In plus fratornel- le affection à sa cousine, Mme Henriette Rollin, et qu\u2019il pourrait être douloureu- soment surpris d'apprendre que, sans son-autorisation, vous avez agi coutro l\u2019homme qui est le mari d'Heuriette d'A- reynes.-\u2014Monsieur le docteur a raison, mou- sieur Schloss \u2014 appuya la vieille Ma- duleine \u2014 vous ne doves rien faire a l'insu de mon cher attondre qu\u2019il vous nit entendu ot qu'il décide.Lo garde général sembluit écrasé.\u2014Ainei \u2014-murumura-t-il avec découra- vment \u2014 je ne pourrai voir monsieur Pabbé-que quand il sera complètement guéri ?:.\u2014Je n'ai pas dit cela, vous avez mal compris.\u2014fit lo docteur\u2014 Je vous le permettrai de voir M.d\u2019Areynes avant son rétablissemont complet, mois à ln condition expresse que vous nu lui révélerez nila mort de son oncle, soupçons au sujet du crime qu'aurait commis selon vous le mari de sa cousi- te.\u2014De plus pour Être admis auprès de lui, quand je jugerai que c\u2019est pussible et que nous aurons trouvé un prétoxte pour expliquer votre présence à Puris, vous Quitterai cus insignes do deuil.T1 faudradra mentir à monsieur l'abbé, alors \u2014 balbutis Raymond avec an- goirse.-1) faudra lui mentir oui, -Eh Lien ! soit, je mentivai.Ca serv Aur, innis au moins je verrai.It le pauvre Lorrain, étouffé de nou- veaw par les sangluts, se laissa tomber sur un siège, Mme Leblond, sans cesse prénceupée connue son mari de la situation du jeune prêtre s'était dirigée vers la chambre à coucher du malade dont eHe avait avec précaution, légèrement entre-bâillée In porte.Elle jeta un coup d'œil sur le lit.Raymond, qui suivait des yeux ses mouvement, s'était dressé et allait so précipiter vers elle.L'ancien chirurgien-majur duvina sa pensé et d'un geste rapide l\u2019arrétn.\u2014Ne craignez rien, monsieur.\u2014 fit Raymond obéissant, puis il ajouta d\u2019une voix suppliante, pleine du larme : \u2014 que je le voie.\u2014 que je Ventrevoic seulement.\u2014Eh bien ! regardez.\u2014 dit le médecin.Le Lorrain, sans changer de place, se puncha en.avant et riva ses yeux sur lo visage pâle de Raoul d\u2019Areynes qui dor- wait toujuurs, lu tête\u2019 soutenue sur les orvillers.- \u2014Paüvre mn muræ-t-il ensûite on essuyint ses pau- \u2018pièrés huniïdes.Muwmu.Leblond porte, : La surextitation de Raymond Schloss s'était notablement calméo: - - Madeleine en profita pour rappeler nu ducteur que leur déjeuner.interrompu par l'arrivée du gardo-chasse, n\u2019était poiut terminé.\u201c \u2014Prenoz-un peu de nourriture avec nous, monsieur Schloss, dit-elle au Lorrain.\u2014Soyez raisonnable ct aussi fort, vous êtes un homme, quo moi qui suis une vieille femme.\u2014 Jo souffre bien cependant, allez !.j'aile cœur bien gros.\u2014 il faut surmonter tout cola.\u2014 Plus les prines sont grandes, plus roferma doucomont li on duit avoir le courage.Seliluss sentait bien que la\u201c digne\u201d servante âvait raigth;* > 2 0 3 \u201cIso -imit à-.tâble servit.: eu + (A suivre) ni vos | onsieur l'abbé !.\u2014 mur:] \u201cét Madoleirio 15 Le rapport de la Commission rogatoire TEMOIGNAGE IMPORTANT DU OURÉ DE WATERFORD Robert Dunn est le om du référend curé de Waterford, qui est venu d'Irlande oxpressémeont pour le procés et qui est en Cour.Ou lit quand même sa dépusi- tion avec l'entente que la défense l'intor- rogora verbalement.Il est directeur des Frères dus Ecoles Chrétienues à Waterford.I à connu le jeune Shortis en 1889, à l'école dus Frères.Le prisonnier a été dans l'institution une cause continuelle de désordres ; ses instincts lo por- talent sans cesse à maltraîter ses cumpa- goons, i les brutaliser.Son intelligence était médiocre ; il avait une wémoire trés ingrate ; avec son tempérament violont, il était dangereux pour les autres élèves ; on le considéruit comme un fou complet.Au collège, les auturités étaient obligées de le mettre duns une chambre spéciale et de lu faire attendre une heure après les classes afin de ne pus exposer ses confrères à êtru imaltraités, sur lu route, par lui.Le Révd M.Dunn dit qu\u2019il n\u2019a pas été du tout surpris d'apprendre lo meurtre épouvantable commis par Shortis.J\u2019avais, cuntinua-t-il, avorti sa mère qu'elle aurait beaucoup d\u2019ennuis à cause du son ils.Je lui ni prédit qu'avec un tempé- rument aussi incontrôlable que le sien, il était exposé à commettre, duns le monde, dus actes de violence dont au foud il ne serait pas responsable.Nous le considérions au collége comme un idivt dange- maître.-\u2014 il faut | roux, Quand j'ai appris qu\u2019il était devenu meurtriur, j'ai dit à mes confrères : Cela ue 1ne surprond pas, car j'ai toujours été d'opinion quo si quelqu\u2019un était exposé à être mis en accusation pour le crime capital, c'était bien Valentine Shortis.Eu transquestion, par M.MeMaster, le témoin dit qu\u2019il ne croit pas que le | meurtre commis par Shortis pouvait avoir i | eu pour mobile le vol d'une somme considérable d'argent.Il sait, cependant, qu\u2019au cullége Shortis n'a jamais dunné d'indice qu'il étaitfinolin à voler.Il avait, du veste, de ses parents, tout ce dont il avait besoin.Edward Donnelly, 32 ans, connait le prisonnier.Il croit qu\u2019il a toujours été un lunatique.John.Hearn, de Waterford, ancien employé du père du meurtrier, connaît i colui-ci, 11's été a l'emploi de M.Shortis duraut quatorze ans.Dès les premières années de ln vie du jeune Shortis, il a constaté que c'était un être excentrique, maussade, parfois, méchant ot furieux.Il était très cruel pour les chiens, les chats et les chevaux.Il jounit avec des armes à feu comme un autre enfant joue avec un joujou inoffeusif.Le témoin relate une multitude d'actions do l'accusé ; la plupart constitue dos espiégleries que, d'orditaire, les enfants no font pas, mais Qui se coustautent quelque fois chez les natures violentes et les caractères dilli- ciles.° Edward Thomas Murphy.âgé de 25 ans, marchand de charbon de Waterford, cunuait le prisonuier.En 1892, il est allé aux courses avec lui.Shurtis s\u2019est alors conduit comme un insensé.1! tirait sur tout lo monde dans les rues, criait, chantait, rinit, conduisait ses chevaux à une allure désordonnés ct voulait renverser tout Jo monde eu chemin, ln jouant avec un canif, il s'est blessé 3 Jammin, mais n'a prété aucune attention à cette blessure.Le Dr Clarke, de Kiugston, expert de ln défense, n déclard, apres avoir cntendu toute In preuve, qu\u2019il se trouvait en p:é- sence d'un cas de folio classique et des mieux carnctérisés.La \u2018couronne prétend, au contraire, que les promesses de Shortis en Irlande dénotonut uno nature indomptable, mais n'indiquent en rien l'irresponsabilité aux termes de la lui.: : x - Je viens d\u2019avoir une longue convorsa- tion avec le père du prisonuier.- Il déplore avec lurines le silence coupable que es personnes témoins des mauvais coups de gun fils, ont gardé à son égard.J'ignore, dit-il, lee trois quarts et demi de ce qui a été rapporté dovant la Cum- mission rogatuire.Je savais mon lila écervelé, saus jugement, sans mémoire, mais je ne l'ai jamais vu faire les actes du fou à lier.M.Shortis à ensuito parlé de l\u2019attitude du prisonnier depuis le com- moncoment du procès.Valentine dit que tous los témoins conspirent pour.le fairo passer pour fou, Il affivme que tous les témoins de In Couronne se sont parjurer, quo coux de la défense vont se parjurée, que son père et sa mère vont également \u2018se, parjurer si Ja défense los fait entrer dâns la boîte, CL De ce qui se passe en cour, 16 prison.nier-en parle trés\u2019peu ou oint.> II mage | à bois {rie bisa, Pen 28 poe: Co L'adresse dujuge aujury - Pas de verdict Le jury ne s'accorde pas LAS Montréal, 8-\u2014L audience de ce matin a été exclusivement consacrée à l'adresse du juge aux jurés.En voici un Tésutué : Le prisonnier est accusé du plus graud de tous les crimes, l\u2019ussussinut, et quel assassinat, celui de sn feuime, de la cuin.pugno qu'il avait donnée a sa vie, Le juge établit lu différence qui c entre les preuves do circonstances preuves directes.Les pruinières ne sont jamais certaines Cependant leur enchainement peut êtro quelquefois suflisant pour former Une conviction.Mais, alors il faut que toutes les mailles sv tionnent ou alors la chaine ue tient plus.Dans le cus de preuves de circonstan.cvs, il faut que lo jury ait une conviction absolue, ou alors, sans hésiter, il doit ge réfugier duns le doute.Puss .nt à examen de la eause actuelle, le juge met de côté certains témoignages qui n\u2019ont pas de constance, Philomène Veish, Suzanne Hawkins, lu robe bleue le pantalon taché, la visite à St-Charlca, la question des amants, des ennemig sont tour i tour écartés, \u2019 Le juge cherche à établir que les rap.purts médicaux disent d\u2019une façon indiscutable que Mme Demers a été tuéu le matin de bonne heure.Il fait ressortir l'attitude extraordinaire de Demers avec on frère Oscar, chez lui, et chez ses parents.La clef n'a juge.Les soupgons sur Deguise sont examinés.Le juge cherche à les démolir, mais il laisse aux jurés lo suin de rononcer, Il tache ensuite de réfuter les témoignages de Trudeau et des dames Borve.ron et donne à entendro que cos personnes, bien que de bonne foi, peuvent bien se tromper sur le jour.Venant ensuite à la question de doute l'honorable juge déclare que l\u2019esprit de Ia loi anglaise est que le doute bénélicie à J'accusé.Par conséquent les jurés, partagés entre la société qui crie vengeance et un accusé contre lequel aucune preuve con- vaineante n\u2019a pu être nnenée, doivent suivre l'inspiration do leur conscience.Ils doivent faire leur devoir, sune crainte du public ni de personne.La société n'a jamais demandé la mort d\u2019un innocent, mais le châtiment d'un coupable.Si le moindre doute existe daus l'esprit des jurés, 1ls doivent sans hésitation acquitter Napoléon Demers ; si au cuu- traire ils trouvent lu preuve de cireuns- tance suffisante pour le déclarer coupable, qu'ils le fassent sans pitié.Le juge à continué son adresse en anglais à la séance de cet après-midi, et le jury s'est ensuite retiré pour délibérer.Ses délibérations ont duré trois heures et ilest revenu en cour, où il à annoncé qu\u2019il ne s'accordait pus sur le verdict à rendre : dix étaient en faveur de l'acquit- tomeut du prisonnier et deux contre.Le jugo Wurtele a congédié le jury, et a refusé d'admettre le prisonnier à caution, En couséquence Demers a 6té renvoyé en prison en attendant un nouveau prucès.xiste et lus pas d'importance pour le Pour combatire lo rhumo Pour combattre le rhume, la toux, la grippe, la bronchite, le Baume Rhumal est lu remède le plus actif et le plus sûr que les dernières découvertes médicales unt wis & ln portéo du public.Cumme efficacité, il est sans rival.Comme prix, il est inesthnable, et cependant il ne coûte guère plus d\u2019un centin la duse, 25 conts le flacon.Dans toutes les pharmacies à Québec.ES DECES Lépine.\u2014A Lorelte, jo 28 septembre 1895, eat décédéo dnimo Nathulio Genois, énouse do feu Damage Lépine; à l\u2019âge do 73 ans.Wisoman,\u2014Déeédée 3 St-Roch, lo 30 septembre, à l\u2019Ago do 81 añs, dame Emélia Dupuis dit St-Michel, épouse de M.P.Ë.Wisew:n, de la maison Forgues Æ Wiseman.No6l.\u2014Lundi, 80 septembre, à l\u2019âge de 65 ans ot JO mois, sieur Joscph Noël, époux do dame héphire Beaudoin.Allard.\u2014Le 5 octobre 1895, à l\u2019âge de 42 nns, Pierre Allard, boulanger, époux do Marie Stella Levesque.Hardy.\u2014Ce matin, à l\u2019Hôtel-Dieu, à l\u2019âge de S)-ans, rieur David Hardy.Giroux.\u2014A St-Jean Obrysostôme, comté de Lévis, lo 7 octobre, à l'âge de 77 ans et 10 imoit, dame Mar e-Louise Bourassa, épouse do fou Piorre Gj oux, éer.Bourget.\u2014Le8 octobre 1895, à l\u2019âge de 66 ans, sieur Pierre Bourget.Lelièvre.\u2014Le 8 courant, à l\u2019âge de 83 ans, Joseph Lelièvre, époux do damo Marie Vouile leux.: .Mans oon ted .de Lévis, le- 6 octobre pique ge ard Jihad Pas laspesiour de oire A mène Paquette dit Lavallée.4 Phile- .# re "]
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