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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-02-04, Collections de BAnQ.

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[" Éric Desrosiers et rinterminable crise de l\u2019emploi Page A 5\t( ^ V John R.MacArthur: les démocrates et les armes Page A 7 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 2 2 LE DEVOIR, LE LUNDI 4 EEVRIER 2013 1,09 $ + TAXES = 1,25 P«INT CHAUD « Le gel serait une grande victoire » Le philosophe Michel Seymour en appelle à une « utopie réaliste » dans le débat sur les droits de scolarité ERIC DESROSIERS Le gel des droits de scolarité à l\u2019université serait une grande victoire pour le mouvement étudiant québécois, estime le philosophe «utopiste réaliste» Michel Seymour, surtout s\u2019il est décidé pour les bonnes raisons.Les négociations en vue du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, à la fin du mois, pourraient finir par tourner au marchandage où chaque camp essayera de grappiller le moindre cent, les uns pour une augmentation des droits de scolarité, les autres pour une marche vers la gratuité et, entre les deux, un ministre qui essaiera de vendre une forme ou une autre d\u2019indexation, a observé en entrevue au Devoir le professeur de l\u2019Université de Montréal.«Cela pourra paraître dérisoire tout cela, mais, en fait, ce seront des principes fondamentaux qui se joueront alors.Le gel, c\u2019est la défense d\u2019un modèle québécois tourné vers le droit d\u2019accès pour tous.L\u2019indexation, même si elle est petite, c\u2019est accepter une logique complètement différente qui pourrait nous amener, dans deux ans, à une grosse \u201cindexation\u201d.Si on obtient le gel, et qu\u2019on comprend que c\u2019est pour se rapprocher de la gratuité.Wow! Ça serait majeur! Ce serait une très grande victoire!» Devoir de philo Le philosophe de 58 ans doit lancer ce lundi un nouvel ouvrage inspiré du Printemps érable et intitulé: Une idée de l\u2019université, propositions d\u2019un professeur militant.L\u2019idée de cet ouvrage dédié à «Martine, Léo, Gabriel et les autres» est née d\u2019un «Devoir de philosophie» que son auteur a publié dans Le Devoir, en mai, sur la hausse des droits de solidarité et la conception entrepreneuriale de l\u2019université telle qu\u2019aurait pu lavoir John Rawls, un philosophe américain qu\u2019il a beaucoup étudié.«Je n\u2019ai jamais reçu autant de commentaires positifs suite à VOIR PAGE A 8 : VICTOIRE Michel Seymour Aujourd\u2019hui Actualités > Pont Champlain : Montréal préfère un système de péage modulé pour la région métropolitaine.Page A 3 Aborder ouvertement le thème de la mort comme moyen de prévention du suicide.Page A 2 Le Monde > Après trois semaines de succès contre les islamistes au Mali, le plus difficile reste à accomplir pour Tarmée française.Page B1 7\t,\t, Avis léfiaux.Décès Météo.Mots croisés Petites annonces.Sudoku.B2 B6 B5 B5 B6 B2 / LA PRESSE CANADIENNE/LP MAURICE Les retombées économiques sont modestes pour les créateurs québécois qui participent à la Semaine mode Montréal, dont la 24® édition qui démarre est privée de plusieurs grands noms.Montréal et la mode Une réalité loin du faste des défilés Alors que s\u2019amorce lundi la 24® Semaine mode Montréal (SMM), la réalité de l\u2019industrie est loin du faste des défilés.En coulisses, on parle encore d\u2019un réseau fragmenté, de rivalités de clocher, d\u2019un marché marginal qui peine à s\u2019exporter.Du «grave problème» à la «maladie incurable», le constat est sévère et mérite une réflexion de fond.GENEVIÈVE TREMBLAY Ce n\u2019est pas la première fois que la mode québécoise subit les critiques de ceux qui souhaiteraient la voir décoller pour de bon et devenir une capitale estimée, comme New York et Paris.Mais pour aspirer à un tel statut, il faut d\u2019abord un modèle d\u2019affaires solide et un réseau qui se tient les coudes \u2014 deux maillons faibles au Québec.«Les nouveaux créateurs mettent l\u2019argent dans la diffusion plutôt que dans la production et la capacité de distribution.Ils font la Semaine de mode, des acheteurs passent une commande et ils ne sont pas capables de livrer.C\u2019est un problènie», constate Jocelyn Bellemare, professeur à l\u2019Ecole supérieure de mode de l\u2019UQAM.Si les défilés et l\u2019aspect tape-à-l\u2019œil de la SMM permettent de se faire voir et connaître, l\u2019industrie de la mode reste un business qui se doit d\u2019étre rentable pour faire vivre ses créateurs.Raison pour laquelle il faut «arrêter de jouer à l\u2019autruche», tranche le designer multidisciplinaire Jean-Claude Poitras, qui déplore le «manque de solidarité de l\u2019industrie».«Que seraient les grands noms de la mode internationale s\u2019ils n\u2019avaient pas derrière eux beaucoup d\u2019argent, bien sûr, mais aussi une organisation manufacturière prête à livrer, avec des équipes de marketing, de mise en marché et tout le reste.On ne pourra plus continuer longtemps dans la marginalité.» Le marché local pâtit justement de ce levier défaillant: frileux, les acheteurs préfèrent attendre trois ou quatre saisons avant d\u2019acheter, le temps VOIR PAGE A 8 : MODE Le Super Bowl a manqué de jus.mais pas d\u2019action Les Ravens remportent un match complètement fou JEAN DION Ouf! Il n\u2019y a guère d\u2019autre mot pour décrire l\u2019indescriptible, ce que fut le XLVIP match du Super Bowl disputé dimanche soir au Super-dome de La Nouvelle-Orléans et remporté au compte de 34-31 par les Ravens de Baltimore face aux 49ers de San Francisco, marquant la victoire de l\u2019entraîneur John Harbaugh sur son frère cadet Jim et scellant par un championnat la carrière du grand seconder Ray Lewis.L\u2019un des jeux les plus électrisants de l\u2019histoire du football professionnel presque immédiatement suivi d\u2019une panne de courant dans le stade puis, après une pause forcée de plus d\u2019une demi-heure, le vent qui change radicalement de côté pour provoquer une fin de rencontre où les 49ers étaient à cinq verges de VOIR PAGE A 8 : SUPER BOWL S GERALD HERBERT ASSOCIATED PRESS Jacoby Jones, des Ravens de Baltimore, a effectué im retoiu- de botté de 108 verges poiu- amorcer la deuxième demie, juste avant ime panne de coiu-ant qui a interrompu le mateh dmant 35 minutes.Un pays sans le sou Jean Dion Il faudra s\u2019y faire, car le monde ne sera plus jamais pareil.Ce ne sera plus jamais avec des cennes qu\u2019on fera des piasses.À moins de les conserver au fond d\u2019un placard par nostalgie ou dans la crainte d\u2019une apocalypse économique, personne, dans pas longtemps, ne pourra encore être près de ses sous.Rien ne sera désormais propre comme un sou neuf.Dans l\u2019autre langue officielle, on ne sera plus en mesure de vous offrir a penny for your thoughts.C\u2019est aujourd\u2019hui, 4 février 2013, que s\u2019amorce le retrait graduel de la pièce d\u2019un cent au Canada.Jour fatidique s\u2019il en est, qui n\u2019est pas sans nous rappeler que nous avons déjà eu à déplorer, en cette trop brève vie où tout va trop vite, la disparition du billet d\u2019un dollar pour le huard, à compter de 1987, et de celui de deux pour le nounours polaire, dès 1996.Déplorer?Certes.Car les autorités anonymes de l\u2019argent avaient décrété à ces occasions que nous allions dorénavant ressentir une lourdeur supplémentaire dans la région de la poche, de la sacoche et du porte-monnaie.Ce ne serait donc qu\u2019un juste retour des choses qu\u2019on nous soulage maintenant de ces piécettes noires (qui sont en réalité d\u2019une autre couleur, les fourbes) auxquelles l\u2019inflation, ce modèle de persévérance, a achevé d\u2019arracher pratiquement toute valeur.Que le pays se retrouve, littéralemenL sans le sou, le gousset allégé et le bordereau de dépôt moins encombré.D\u2019autant que la cessation de production du cenL survenue en 2012, permettra au gouvernement fédéral d\u2019épargner quelque 11 millions de dollars par année \u2014 il en coûte 1,6 é pour produire un cent \u2014 et que cette somme sera très certainement (hum) rendue aux contribuables VOIR PAGE A 8 : SOU 77831302829406 A 2 LE DEVOIR LE LUNDI EEVRIER 20IS ACTUALITES Équiterre veut donner l\u2019heure juste sur le projet d\u2019oléoduc Enbridge L> organisme Équiterre orga-' nise trois séances d\u2019informations pour dénoncer le projet de la société pétrolière En-bridge visant à inverser le flux d\u2019un oléoduc entre le Québec et l\u2019Ontario dans le but d\u2019acheminer du pétrole albertain à Montréal.La première rencontre se tiendra mardi à Mascouche.Les suivantes aiuont lieu mercredi à Montréal et lundi prochain à Saipt-Césaire, en Montérégie.Équiterre est ouvertement contre le projet, soulignant qu\u2019il permettra à la pétrolière d\u2019acheminer du pétrole issu des sables bitumineux dans l\u2019est du pays.Son directeiu général adjoinp Steven Guilbeault, a souligné dimanche que l\u2019oléoduc en question, qui passe au nord de Montréal, est vieux d\u2019une quarantaine d\u2019années.Utilisé pour transporter du pétrole «léger», il ne serait pas adapté à l\u2019expédition de pétrole lourd, un combustible plus corrosif.«Il faut plus de pression pour le transporter, a-t-ü expliqué.Ça augmente de beaucoup les risques de fuite, de déversement.Il faut aussi comprendre qu\u2019Enbridge a une feuille de route lamentable en matière de sécurité.Cette compa-gnie-là est responsable en moyenne d\u2019un accident par semaine depuis dix ans.» M.Guilbeault a ajouté que le projet est contraire aux orientations du Parti québécois qui, en campagne électorale, souhaitait que le Québec se détoiune progressivement de sa dépendance au pétrole.«On semble ouvrir la porte au pétrole en Gaspésie, sur Vile d\u2019Anticosti, on ne sait pas trop ce qui se passe avec Old Harry dans le golfe du Saint-Laurent, M\u2019\"\u201d Marois crée un comité de travail avec l\u2019Alberta pour l\u2019arrivée des sables bitumineux au Québec.C\u2019est très décevant», a déploré M.Guilbeault, regrettant dans la foulée la dernière sortie de l\u2019ancien premier ministre Bernard Landry.Sur les ondes de la première chaîne de Radio-Canada samedi à l\u2019émission Faut pas croire tout ce qu\u2019on dit, M.Landry a dit souhaiter que le Québec devienne un jour un pays exportateur de pétrole.En attente d\u2019une décision Le projet d\u2019Enbridge doit maintenant recevoir l\u2019aval de l\u2019Qffice national de l\u2019énergie afin d\u2019inverser le flux de son oléoduc reliant la métropole québécoise à la ville de Westo-ver, en Qntario.Cette conduite est mieux connue sous le nom de «pipeline n\u201c 9».Selon M.Guilbeault la pétrolière n\u2019a tenu que deux discrètes séances d\u2019informations à ce sujet à Montréal-Est et près de Mirabel.Seules 50 personnes se seraient déplacées poiu y assister.Vendredi, le ministre fédéral des Ressources naturelles, Joe Cliver, s\u2019est dit favorable en principe à l\u2019initiative, de même qu\u2019à celle de TransCa-nada visant à transformer un gazoduc sous-utilisé en oléoduc afin d\u2019acheminer du pétrole albertain jusqu\u2019au N ouveau-Br unswick.La Presse canadienne Le squelette de Richard III identifié ^âce à l\u2019ADN d\u2019une famille canadienne ?Toronto \u2014 Un mystère historique pourrait bientôt être résolu, et ce, avec l\u2019aide d\u2019une famille canadienne.Des chercheurs annonceront lundi les résultats de tests visant à déterminer si un squelette trouvé sous un stationne-menL dans le centre de l\u2019Angleterre, appartient au roi Richard 111, le dernier monarque anglais à mourir au combat, au XV® siècle.Des scientifiques de l\u2019Université de Leicester ont analysé les os, qui ont été découverts lors de fouilles archéologiques en septembre.La dépouille montrait des signes de la courbure bien connue de la colonne vertébrale du souverain, ainsi que de bles-siues fatales reçues au combat.Des chercheius ont comparé l\u2019ADN du squelette à des échantillons provenant d\u2019une famille canadienne qui descend directement d\u2019Anne de York, la plus vieille fille de Richard.Jeff Ibsen dit avoir été averti il y a longtemps que sa famille pourrait être réquisitionnée si le dernier lieu de repos du roi était découvert.Des archéolo^es cherchent la tombe du roi depuis longtemps ; son emplacement a fait l\u2019objet de conjectures depuis plusieurs siècles.Des archéologues, des historiens et des responsables du tourisme local espèrent tous que l\u2019emplacement est bel et bien celui de l\u2019enterrement du squelette du monarque.Les membres de la Société Richard III sont également très enthousiastes, d\u2019autant plus qu\u2019ils désirent rétablir la réputation longtemps mauvaise du roi.Richard III a été immortalisé dans une pièce de Shakespeare comme un usurpateur bossu qui a laissé une série de cadavres \u2014 y compris ceux de ses jeunes neveux, tués à la Tour de Londres \u2014 en route vers le trône.«Il s\u2019agira d\u2019une toute nouvelle ère pour Richard III», a déclaré Lynda Pidgeon, membre de l\u2019organisme.«Cela provoquera certainement un regain d\u2019intérêt.Avec un peu de chance, les gens auront un esprit plus ouvert envers Richard.» La Presse canadienne Résultats des tirages du : 2013-02-02 04 15 22\t47\t\tni 03 05\t42 27 29 31\tcompl.\t\t21 27 29\tcompl.Prochain gros lot (approx.) : 11 000 000 $- LOT BONI 01 08 13 32 38 43 * Une rente de 100 000 $ par année à vie.9598268 Résultats des tirages du : 2013-02-01 (o^osjl 8p7j3lj34p9) COMPL (C) (24) + 7 sélections gagnantes additionelles Consultez votre détaillant ou à lotoquebec.com E|tra 6597805 En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité m Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 % PEDRO RUIZ LE DEVOIR André Reumont, que l\u2019on voit ici en compagnie de sa conjointe, Carole Hamel, a écrit, dans les jours qui ont suivi le suicide de sa fille, un conte pour enfants afin de les initier à la mort et au deuil.SEMAINE DE PRÉVENTION DU SUICIDE Parler de la mort pour s\u2019accrocher à la vie CAROLINE MONTPETIT L> ombre du suicide ne faisait pas partie de la ' vie de Carole Hamel, ni de celle d\u2019André ReumouL son mari, jusqu\u2019à la mort de leur fille chérie, Amélie.«Nous, on ne pouvait pas s\u2019imaginer que ça pourrait arriver dans notre famille, une chose comme ça.On a trois filles, puis c\u2019était une famille tissée serrée.Moi, je travaille dans un milieu où je côtoie souvent cette réalité-là.Mais non, ce n\u2019était pas pour nous ça», raconte Carole, qui est infirmière dans un CLSC.Petite fille enjouée au primaire, Amélie était devenue plus tourmentée au secondaire, avant d\u2019entrer en dépression profonde à 22 ans, entre autres à cause d\u2019un chagrin d\u2019amour, alors qu\u2019elle étudiait en musique à l\u2019Université de Montréal.Seul indice de son funeste dessein, les deux pièces qu\u2019elle avait choisi de présenter à la fin de la session: La marche funèbre de Liszt et la Sonate pathétique de Beethoven.«Pouvoir remonter dans le temps, il y a des choses que je ferais différemment, je parlerais ouvertement de la possibilité du suicide», raconte M.Reumont, qui a écrit, dans les jours qui ont suivi le suicide de sa fille, un conte pour enfants, Eilame et les Camélutins, publié cet automne aux éditions Mathémagiques.Par ce livre, M.Reumont veut, entre autres choses, initier les enfants au deuil, et il croit qu\u2019aborder ouvertement le thème de la mort avec eux peut servir en prévention du suicide.«Dans notre société, l\u2019enfant est dans une ouate.On ne veut pas le mettre^ en contact avec la mort et avec la souffrance.A travers mes expériences de salons du livre, j\u2019ai compris que, dans la présentation du livre, il ne fallait pas prononcer le mot \u201csuicide\u201d.Mais même le mot \u201cmort\u201d et le mot \u201cdeuil\u201d, font frémir les gens.Pourtant, cela fait partie du développement de l\u2019enfant.Si on veut les aider à affronter des épreuves, il faut leur apprendre à nommer ce qui les fait souffrir».Un conte pour enfants Le conte de M.Reumont, qui raconte l\u2019histoire des Camélutins, créatures colorées qui doivent faire le deuil de la petite Eilame et de son oiseau-piano Qctavia, morts d\u2019un mal étrange, est assorti d\u2019un guide pédagogique.Qn y propose d\u2019aborder le caractère irréversible de la mort, mais aussi de procéder à des bricolages ou à des collages, ainsi que de rédiger des lettres pour faire la paix en soi et pour se rappeler l\u2019héritage de la personne décédée.En fait, une enseignante a raconté qu\u2019elle l\u2019avait utilisé dans une classe où un enfant avait perdu sa grand-mère, et d\u2019autres enfants ont parlé à cette occasion du décès de leur animal de compagnie.«Tout se tient dans notre société.Les gens ne veulent pas vieillir, ils ne veulent pas souffrir.Ils ne veulent pas mourir, c\u2019est un verre déformant.Ce n\u2019est pas ça la vie.La mort, ça fait partie de la vie», poursuit M.Reumont.Reste que, selon l\u2019Association québécoise de prévention du suicide, une forte proportion du millier de suicides qui surviennent chaque année au Québec pourraient être évités.La jeune Amélie, quant à elle, avait vu un médecin généraliste trois semaines avant sa mort, et prenait depuis cette date des antidépresseurs.Mais les antidépresseurs peuvent mettre un mois à faire leur effet, et entre-temps, ils peuvent donner suffisamment de force au patient pour qu\u2019il passe à l\u2019acte, relève Carole Hamel.Qr, selon sa mère, sa fille, qui présentait des symptômes de dépression majeure et avait des hallucinations, aurait dû, à ce moment-là, être hospitalisée.Un accès limité aux spécialistes Autre problème important du système de santé, la rareté de l\u2019accès à des spécialistes de la santé mentale.«Cela prend six mois avant d\u2019avoir rendez-vous avec un psychiatre», relève André Reumont.Avec le résultat que les médecins généralistes se retrouvent à traiter un nombre très important de problèmes de santé mentale.M.Reumont cite en exemple le cas d\u2019une amie, médecin généraliste, qui affirme traiter 12 cas de sapté mentale siu 20, au cours d\u2019une journée type.À cet égard, «la formation des généralistes n\u2019est peut-être pas adéquate», relève M\u201c® Hamel.Le couple mentionne aussi l\u2019importance du réseau de soutien, dont tout un chacun fait partie.Dans sa pratique d\u2019infirmière en soins périnataux, Carole Hamel a récemment dépisté des intentions suicidaires chez une jeune mère.«Elle avait un plan.[.] Son mari l\u2019a appris au cours de notre entretien », relève-t-elle.Éa nouvelle mère a signé avec Carole Hamel un engagement à ne pas passer à l\u2019acte avant de recevoir des soins professionnels, et un processus d\u2019encadrement a été mis en branle pour l\u2019aider.Le Devoir Une priorité de santé pnbliqne C\u2019est dimanche qu\u2019a été lancée la 23® Semaine nationale de prévention du suicide.L\u2019Association québécoise de prévention du suicide profite de l\u2019occasion pour donner le coup d\u2019envoi de sa campagne «T\u2019es important pour nous.Le suicide n\u2019est pas une option».Malgré une légère baisse ces dernières années, l\u2019association déplore près de trois suicides par jour.Selon le directeur général de l\u2019association, Bruno Marchand, de nombreuses expériences au Québec et à l\u2019étranger montrent qu\u2019il est possible d\u2019avoir une emprise sur le problème, tant par des stratégies globales que par des mesures spécifiques.M.Marchand souhaite que le Québec fasse de la prévention du suicide une priorité de santé publique.Des centaines d\u2019activités de sensibilisation, de mobilisation et de formation seront offertes cette semaine au Québec.La Presse canadienne Glissement de terrain à L\u2019Épiphanie : une enquête est ouverte BENJAMIN SHINGLER La Sûreté du Québec (SQ) et la Commission de la santé et de la séciuité au travail (CSST) ont ouvert une enquête sur le glissement de terrain mortel qui s\u2019est produit, la semaine dernière, dans la carrière de L\u2019Épiphanie, dans Lanaudière.Maintenant que les recherches ont pris fin, les enquêteurs tenteront de déterminer les causes de cet accident, a affirmé dimanche Gregory Gomez, porte-parole de la SQ.Les corps de deux travailleurs, un homme et une femme, ont été extirpés samedi de la carrière, quatre jours après le glissement de terrain.La police provinciale se penchera sur la façon dont l\u2019entreprise Maskimo s\u2019assurait du respect des règles de sécurité appropriées.La SQ a déjà effectué des analyses sur les lieux et dans la cavité où ont été retrouvées les dépouilles.Les enquêteurs tenteront d\u2019établir la séquence des événements et de déterminer s\u2019il y a eu négligence criminelle, a dit Gregory Gomez.L\u2019homme qui a perdu la vie dans cette tragédie est Daniel Brisebois, 54 ans.Les policiers n\u2019ont pas encore officiellement identifié la seconde victime, mais il s\u2019agirait vraisemblablement de Marie-Claude Laporte.Les conditions vaseuses du sol ont compliqué le travail des secouristes.Un troisième travailleur, Benoît Robert, qui a survécu à l\u2019affaissement, avait été secouru de la carrière par hélicoptère le jour de la tragédie.Une sanction en 2008 L\u2019entreprise, qui exploite la carrière (le L\u2019Épiphanie a été sanctionnée dans le passé : Maskimo a en effet été mise à l\u2019amende en 2008.L\u2019enquête portant sur un travailleur qui s\u2019était retrouvé sous les roues d\u2019un camion sur un chantier de construction avait permis de déterminer que l\u2019entrepreneur n\u2019avait pas suivi les normes en matière de séciuité.Maskimo a tenu une conférence de presse, samedi, afin d\u2019offrir ses condoléances aux familles des victimes.L\u2019entreprise en a profité pour assurer qu\u2019elle collaborerait pleinement avec les enquêteurs.Lorsque Benoît Robert s\u2019est entretenu avec les journalistes, jeudi dernier, il a af firmé qu\u2019il ne blâmait pas l\u2019entreprise.Des travailleurs de l\u2019entreprise et des spécialistes en géologie seront interrogés dans le cadre de cette enquête, a indiqué Jacques Nadeau, porte-parole de la CSST.«Nous devrons nous pencher sur les antécédents de l\u2019entreprise, mais chaque événement est unique», a-t-il déclaré, précisant que l\u2019enquête devrait durer environ six mois.Selon M.Nadeau, il existe environ trente carrières en exploitation au Québec, et aucune d\u2019entre elles n\u2019a été le théâtre d\u2019un événement du genre.La Presse canadienne FORUM POUR QUE LE QUÉBEC AIT MEILLEURE MINE DROITS CITOYENS, ENVIRONNEMENT, ÉCONOMIE Perspectives citoyennes 8 FÉVRIER 2013, MONTRÉAL Agora HQ | Coeur des sciences UQAM | Métro Place des arts Inscriptions dès maintenant : www.amiando.com/forummeilleuremine | forummeiiieuremine@gmaii.com | 514-465-7277 â UQAM >*) centr ERE n DËVELOmiBrT DLDABŒ HEC MONTREAL CQAUnON POUR QUE Œ QUÉBEC AIT MEIU.EURE AAINE ^lALOG^ Québecl LE DEVOIR Libre de poncer 1%.ru LE DEVOIR, LE LUNDI 4 EEVRIER 20IS A 3 ACTUALITES Le Canada nouveau fr ¦' ' ^ A Manon CORNELLIER à Ottawa Cette semaine, Stephen Harper célébrera le septième anniversaire de son assermentation au poste de premier ministre.Sept années passées à changer à petites touches, mais en profondeur, le visage du Canada.Stephen Harper n\u2019est pas friand des livres blancs et des grands énoncés de politiques.C\u2019est un étapiste.Il l\u2019était, en tout cas, jusqu\u2019à l\u2019an dernier, avant la présentation de ses projets de loi omnibus qui ont bousculé d\u2019un coup les façons de faire en matière de justice, d\u2019environnement, d\u2019immigration, de pensions, d\u2019assurance-emploi et j\u2019en passe.Depuis qu\u2019il dirige le pays, le travail de son gouvernement a consisté à déconstruire pour modeler à son image certains piliers du système fédéral, de la politique étrangère aux symboles canadiens en passant par la relation entre le pouvoir exécutif et le Parlement.Plusieurs de ces réformes ne vivront que le temps de ce gouvernement.Les lois en matière de justice, celles sur l\u2019évaluation environnementale et même sur la Sécurité de la vieillesse peuvent facilement être changées.Mais d\u2019autres mesures seront plus difficiles à renverser, dont la politique fiscale mise en place depuis 2006.De toutes les politiques conservatrices, c\u2019est celle qui, sans en avoir l\u2019air au début, a les effets structurels les plus importants.Dès leur arrivée au pouvoir, les conservateurs n\u2019ont en effet cessé de réduire les sources de revenus du gouvernement fédéral, créant ainsi les condjtions nécessaires à la réduction de la taille de l\u2019État.Car avec moins d\u2019argent dans les coffres, il devient plus facile de justifier les compressions de dépenses, les réductions de services et le resserrement des programmes de soutien au revenu.Depuis la fin de 2007, la réduction de la TPS prive le gouvernement canadien d\u2019environ 12 milliards de dollars de revenus par année.Ce n\u2019est pas rien, et tout cela, sans aucun effet de levier.Les diminutions d\u2019impôt aux entreprises accordées depuis deux ans, alors que le gouvernement est toujours dans le rouge, représentent une perte de revenus annuels allant de 4,5 à 6 milliards.Comme à peu près aucun politicien n\u2019ose parler d\u2019augmentation de taxes par les temps qui courent, cette politique conservatrice a pour conséquence de menotter les prochains gouvernements.De limiter leur capacité de réinvestir dans les programmes et services qu\u2019ils privilégient.L\u2019effet cumulatif et à long terme de tous ces changements \u2014 financiers et autres \u2014 aboutit à une transformation en profondeur du gouvernement fédéral et, par ricochet, du Canada.Mais peut-on blâmer un gouvernement démocratiquement élu de s\u2019appliquer à mettre en oeuvre sa vision du pays?Non, mais on peut lui reprocher avec insistance sa façon de procéder.Car ce gouvernement s\u2019est aussi distingué par son unilatéralisme, son manque de transparence et sa manie de mettre les Canadiens devant le fait accompli.Ils n\u2019ont eu droit à aucun débat de fond sur la transformation de la mission fédérale.Nombre de réformes ont été imposées sans consultations.Le lien entre plusieurs d\u2019entre elles n\u2019a jamais été expliqué.Peu importe la question, l\u2019économie fait foi de tout, comme si l\u2019économie pouvait tout justifier, de la politique commerciale à celles sur l\u2019environnemenf l\u2019immigration et les autochtones.Le premier ministre l\u2019a répété la semaine dernière, sa priorité demeure l\u2019économie.Et c\u2019est cette carte qu\u2019il veut jouer pour gagner la confiance des Canadiens, laissant entendre que personne ne peut mieux que lui faire ce travail.Après touL le Canada a traversé mieux que personne la dernière récession.Il est vrai que le Canada s\u2019en est mieux tiré, mais une grosse part du crédit revient à ses prédécesseurs.Aucune des fondations solides qui ont permis au Canada d\u2019affronter cette crise n\u2019a été mise en place par le gouvernement Harper.C\u2019est Brian Muboney qui était aux commandes au moment de l\u2019adoption de la politique monétaire (toujours en vigueur), du libre-échange, de la TPS.C\u2019est sous Jean Chrétien que le déficit a été éliminé et la dette, réduite, que le Régime de pensions du Canada a été consofidé et le système bancaire, mieux encadré.Pour l\u2019instanL Stephen Harper n\u2019a rien du genre à son actif.Les lois omnibus sont des fourre-tout adoptés sans examen parlementaire digne de ce nom, et ce, même si certains volets importants, dont l\u2019âge d\u2019admissibilité à la Sécurité de la vieillesse, n\u2019ont jamais été soulevés en campagne électorale.Contrairement à Brian Mulroney qui a publié un livre blanc sur la fiscalité et défendu le libre-échange en campagne électorale, ce gouvernement n\u2019a jamais vraiment expliqué le raisonnement derrière ses réformes tous azimuts.Personne ne peut encore accoler le nom de Stephen Harper à une réforme structurelle fondamentale pour l\u2019économie canadienne.Mais une fois qu\u2019on a relié tous les points et additionné toutes les étapes, on est forcé de constater qu\u2019après sept ans au pouvoir, il a réalisé une grande partie de son projet politique: changer l\u2019orientation et l\u2019image du gouvernement canadien eL du même coup, celles du Canada.Reste à savoir si c\u2019est pour de bon.La réponse : le 19 octobre 2015.mcornellier@ledevoir.com PONT CHAMPLAIN Montréal dévoile ses « principes directeurs » ERIC DESROSIERS Montréal prie le gouvernement fédéral d\u2019inscrire le péage, qui pourrait s\u2019appliquer à son nouveau pont Champlain, dans une vision d\u2019ensemble.L\u2019administration Applebaum a dévoilé dimanche la lettre qu\u2019il vient d\u2019envoyer au ministre canadien des Transports, Denis Lebel, dans laquelle elle établit les quatre «principes directeurs» qu\u2019elle voudrait qu\u2019Ottawa suive dans la construction du nouveau pont Champlain.Elle y dit ne pas s\u2019opposer à la mise en place d\u2019un partenariat public-privé et dit même comprendre que, compte tepu de la capacité limitée d\u2019investissement de l\u2019État, « un apport du secteur privé et d\u2019un péage peut s\u2019avérer nécessaire».Elle espère cependant que cette décision tiendra compte d\u2019autres réflexions et initiatives en cours dans la région métropolitaine afin d\u2019éviter des effets pervers.On dit craindre, notamment, que l\u2019établissement d\u2019un péage seulement sur le pont Champlain ne déplace la circulation vers d\u2019autres ponts et n\u2019y crée des engorgements.On voudrait également éviter que l\u2019île de Montréal soit gardée par un «cordon de péages».Aussi préfé-rerait-on un système modulé dans toute la région métropolitaine, a expliqué en conférence de presse le responsable du transport au comité exécutif, Réal Ménard.La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) prépare justement une étude approfondie sur les modalités techniques et financières que pourrait prendre cette forme de financement des infrastructures et services de transport.Cette étude est attendue d\u2019ici au mois de juin.La Ville de Montréal s\u2019est déjà dite favorable au péage 'iiCjsOW PEDRO RUIZ LE DEVOIR Le responsable du transport au comité exécutif de ia Viiie de Montréai, Réai Ménard dans son propre Plan de transport.Les automobilistes n\u2019assument actuellement que 7% des coûts, a fait valoir Réal Ménard.Pour un système léger sur rail Si Montréal ne s\u2019oppose pas à l\u2019établissement d\u2019un péage sur le pont Champlain, elle demande cependant que ce ne soit pas son seul mode de financement et qu\u2019une «part significative de la structure soit financée directement par le gouvernement fédéral», comme il l\u2019a fait pour d\u2019autres ponts ailleurs au pays.«Il serait inéquitable que les automobilistes de la région montréalaise paient entièrement un pont dont les coûts pourraient atteindre 5 milliards», écrit l\u2019administration Applebaum.Cette dernière souhaite, de plus, que la capacité routière du nouveau pont \u2014 qui dépasse les 60 millions de véhicules par an \u2014 ne soit pas augmentée et qu\u2019une part des revenus de péage serve à financer le service de transport collectif qui l\u2019empruntera.Toutes sortes d\u2019options seraient à l\u2019étude, mais le premier choix de Montréal serait un système léger sur rail (SLR), solution «plus attrayante et davantage structurante».La Ville voudrait enfin, que ce nouveau pont espéré en 2021 ait une architecture qui puisse «établir une signature identitaire unique à la métropole» contribuant à «son rayonnement international».Reprenant le contenu d\u2019une résolution adoptée par le conseil municipal la semaine dernière, elle demande que son design fasse l\u2019objet d\u2019un concours international.L\u2019oreille des gouvernements «Je pense que ces demandes seront très correctement reçues», a déclaré Réal Ménard.D\u2019abord «parce qu\u2019elles sont raisonnables», a-t-il dit.Mais aussi parce qu\u2019elles feraient l\u2019objet d\u2019un «consensus» entre Montréal, la CMM et le gouvernement du Québec.«Québec et Montréal sont sur la même longueur d\u2019onde sur ce projet», a-t-il affirmé.Le porte-parole de l\u2019administration Applebaum ne se formalise pas outre mesure du fait qu\u2019Ottawa et Québec aient chacun leur groupe de réflexion sur le projet et dit avoir bon espoir que les deux groupes finissent par dialoguer.Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, et la première ministre du Québec, Pauline Marois, ont convenu, lors d\u2019une rencontre vendredi, que les deux gouvernements devaient travailler de concert pour la réalisation du nouveau pont Champlain.Le Devoir GRAHAM HUGHES ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE Le ministre de i\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne SOMMET SUR L\u2019ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR L\u2019ASSE va tendre une « perche finale » au gouvernement L\u2019association étudiante fera connaître ses intentions ce lundi BAHADOR ZABIHIYAN Après de longs débats, les délégués de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) se sont majoritairement entendus quant à leur participation au Sommet sur l\u2019enseignement supérieur et ils feront connaître leur décision lundi matin, à 10 h, lors d\u2019une conférence de presse.«Nous en sommes arrivés à une position qui a été adoptée à la majorité sur la question de la participation », a expliqué Jérémie Bédard-Wien, un des deux porte-parole de l\u2019ASSE, au Devoir.Plus de 70 délétés de l\u2019ASSE, issus d\u2019une trentaine d\u2019associations étudiantes, s\u2019étaient réunis cette fin de semaine à Saint-Eélicien à l\u2019occasion du congrès de cette organisation qui représente quelque 70000 étudiants au Québec.Divers sujets fieraient à l\u2019ordre du jour, mais celui la participation de LASSE au Sommet sur l\u2019Enseignement supérieur, qui aura lieu les 25 et 26 février prochains, a retenu toute l\u2019attention.Dimanche, le porte-parole de l\u2019ASSE, soulignait qu\u2019une décision avait bel et bien été prise, mais il refusait de dire laquelle.Vote majoritaire Toutefois, M.Bédard-Wien précisait qu\u2019il avait été ardu d\u2019arriver à un compromis, car les positions des diverses associations membres de l\u2019ASSE divergeaient La décision s\u2019est prise à la suite d\u2019im vote majoritaire, samedi soir, peu avant le souper, dit-il.«Nous tendrons une perche finale au gouvernement Mais la décision, pour nous, elle est prise si le sommet ne correspond pas à nos attentes», indique-t-il.Sur les réseaux sociaux, une rumeur faisait état d\u2019un vote très serré, où il y aurait eu autant de délétés qui avaient voté pour que contre la participation.«Ça ne représente pas ce qui s\u2019est passé», affirme M.Bédard-Wien.Il précise que la décision prise samedi est belle et bien «finale», «à moins qu\u2019une association étudiante ne décide de revenir sur la décision, mais la décision a été prise», rajoute-t-il.Jusqu\u2019à présent TASSE a tenu des propos peu élogieux, envers le Sommet «Au Sommet sur l\u2019éducation, à quoi bon jouer si les règles sont truquées», peut-on lire sur les documents de TASSE, que Ton trouve sur le site Internet de l\u2019organisme.Gel des droits de scolarité Le ton est plus posé du côté de la Eédération étudiante universitaire du Québec (EEUQ), qui participera au sommet voulu par le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne.La présidente de la EEUQ, Martine Desjardins, espère que le sommet débouchera sur un gel des droits de scolarité, une position sur laquelle elle compte se montrer ferme.«Les débats sont sains et nécessaires.Il n\u2019a jamais été question de couper les ponts, et nous ne sommes pas dans une confrontation comme l\u2019année dernière.Reste à voir qui remportera la mise à la fin», a précisé encore Martine Desjardins, samedi.S\u2019il n\u2019est pas question d\u2019une nouvelle grève illimitée pour Tinstanfi Martine Desjardins dit se préparer à «tout».Mais il y aura tout de même des relents de printemps érable à la fin du mois de février.Une manifestation étudiante aura lieu le 26 février, avec pour point de départ le square Victoria à Montréal, selon TASSE.Déjà, trois associations étudiantes ont reçu des mandats de grève d\u2019une journée de la part de leurs membres, à l\u2019occasion de la manifestation.Il s\u2019agit des associations étudiantes du Cégép de Saint-Laurent et des facultés de musique et de sciences sociales de l\u2019Université de Montréal.D\u2019autres mandats de grève sont à prévoir pour la journée du 26 février, selon M.Bédard-Wien, dans les prochains jours.Le bureau du ministre Pierre Duchesne et le porte-parole de la PECQ n\u2019ont pas souhaité faire de commentaires.Avec La Presse canadienne Le Devoir La GRC avait à l\u2019œil le mouvement Occupons Ottawa STEVE RENNIE à Ottawa La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a monté un dossier sur le mouvement « Occupons Ottawa», épluchant les réseaux sociaux et interrogeant même les services de sécurité d\u2019un campus après que des manifestants eurent tenu des réunions de planification dans une université, révèlent des documents récemment publiés.Des notes de réunion montrent également qu\u2019il existait un plan pour surveiller le parc de la Confédération \u2014 le lieu de la manifestation \u2014 en utilisant une caméra installée sur les bureaux voisins de la Commission de la Capitale nationale (CCN).La publication des détails sur les tactiques de surveillance ne fait que débuter, environ 14 mois après que la police eut expulsé les protestataires du mouvement du parc de la Confédération, à la fin du mois de novembre 2011.La CCN n\u2019a répondu que la semaine dernière à une de- La publication mande d accès a 1 information déposée par La Presse des détails canadienne.\t.Les militants du mouve-\t1®® ment « Qccupy Wall Street» tnptinupc dp qui ont monté des tentes\t^ dans le quartier des finances surveillance de New York, en septembre 2011, ont déclenché un ne fait mouvement mondial à pro-\t,,, pos de ce que les manifes- QU® aebuter tants percevaient comme un écart social et économique grandissant séparant le 1 % des plus riches du reste de la population.Rapidement, des rassemblements similaires ont eu lieu dans des villes canadiennes, y compris Halifax, Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.Des notes provenant d\u2019une rencontre tenue avant l\u2019occupation d\u2019Qttawa montrent que des discussions ont mentionné la possibilité que les manifestants ciblent également la colline parlementaire, la résidence du premier ministre au 24 rue Sussex, ainsi que le Bureau du Conseil privé et l\u2019ambassade américaine.Mandat judiciaire Selon un rapport de renseignements de la GRC, malgré le fait qu\u2019une «manifestation pacifique» était attendue à Qttawa, on ne pouvait écarter «des actes de désobéissance et de violence».Selon Marc-André Marrie, un porte-parole de la division «A» de la GRC, qui est responsable de la région de la Capitale nationale, il est habituel que la GRC effectue ce genre de travail dans le contexte d\u2019une manifestation.M.Marrie ajoute que la police tente toujours de maintenir un contact constant avec les organisateurs de ce type d\u2019événement avant et pendant celui-ci.Wesley Mark, un expert en sécurité et en renseignement de l\u2019Université de Toronto, a indiqué que la GRC avait dû juger que les manifestants d\u2019Qccupons Qttawa valaient la peine d\u2019être surveillés.«Ils ont un mandat judiciaire pour ce faire, et ils ont le pouvoir de le faire», a-t-il dit.«Je suppose que la question est que la GRC dispose de ressources limitées, et que de nombreuses menaces existent.Il y a dû y avoir une décision au quartier général de la GRC selon laquelle il s\u2019agissait d\u2019une cible qu\u2019il fallait suivre.» La Presse eanadienne A 4 LE DEVOIR LE LUNDI EEVRIER 20IS ACTUALITES JAPON Construire une ville intelligente Le Japon est en train de repenser ses villes pour faire face à d\u2019éventuelles catastrophes naturelles.Le tremblement de terre et le tsunami de mars 2011 lui ont fait prendre conscience de sa fragilité et surtout des risques liés à l\u2019utilisation du nucléaire.L\u2019archipel s\u2019est lancé dans une quête de solutions innovantes pour réduire sa dépendance énergétique.Voici le dernier d\u2019une série de trois textes.MELANIE LOISEL à Yokohama Elle pourrait presque passer inaperçue à côté des grandes tours résidentielles construites en plein cœur de Yokohama, en banlieue de Tokyo.Cette petite maison de bois, fabriquée par la compagnie Sekisui, est plus petite qu\u2019un bungalow québécois et n\u2019a vraiment rien d\u2019impressionnant à première vue.Elle est pourtant le symbole du nouveau développement immobilier au Japon.Il suffit d\u2019en franchir le seuil pour constater que cette maison est un véritable laboratoire technologique.Sur l\u2019écran plasma accroché au mur du salon, toutes les données concernant la consommation d\u2019énergie de chaque appareil ménager sont indiquées grâce à un système HEMS (Home Energy Management System).En un coup d\u2019œil, vous pouvez connaître, avec ce système, la consommation d\u2019énergie du lave-vaisselle, la quantité d\u2019eau utilisée depuis la matinée ou la température ambiante.Système central de données Ce système central de données se gère simplement à partir d\u2019une tablette ou d\u2019un téléphone intelligent.«Si vous êtes au bureau et que vous réalisez que vous avez oublié de fermer les lumières, vous pouvez maintenant les éteindre à distance», lance Minami Yusuke, le responsable de la maison Sekisui, alors que son index effleure sa tablette pour nous plonger dans le noir.Le principe est le même pour activer l\u2019alarme, diminuer le chauffage ou arrêter le système d\u2019air climatisé.«Comme la population est vieillissante au Japon, il sera aussi possible de connecter votre système à celui d\u2019un proche parent», tient à ajouter M.Yusuke en expliquant qu\u2019un Japonais pourra savoir si son vieux père a éteint les éléments chauffants de la cuisinière ou si l\u2019appartement de sa mère est assez chauffé pendant l\u2019hiver.Il pourra même leur envoyer un message texte en cas d\u2019oubli.Un peu plus loin dans la cuisine, un comptoir avec un système électroniqqe intégré a aussi été installé.A l\u2019avenir, les familles japonaises n\u2019auront plus à se casser la tête à l\u2019heure du souper.Il suffira de déposer un paquet de nouilles sur l\u2019écran tactile et une liste de recettes sera proposée.En déposant une bouteille de vin, une suggestion de plats apparaîtra pour l\u2019accompagner.«Ce système fonctionne avec une étiquette à puce collée sur les produits, mais l\u2019étiquette coûte 80 yens [environ 1$].C\u2019est encore beaucoup trop cher pour commercialiser ce système», explique M.Yusuke en dépo- KAZUHIRO NOGI AGENCE ERANCE-PRESSE Ville portuaire, Yokohama compte 3,7 millions d\u2019habitants, ce qui en fait la deuxième ville en importance du Japon derrière l\u2019agglomération de Tokyo.saut une pomme étiquetée sur l\u2019écran pour obtenir instantanément ses informations nutritives.L\u2019innovation se poursuit jusqu\u2019au garage où un véhicule électrique est stationné.«C\u2019est la voiture qui alimente la maison en électricité en ce moment», lance M.Yusuke.En fait, l\u2019électricité excédentaire produite par des panneaux solaires intégrés au toit est emmagasinée dans une batterie.Pendant la nuit, la voiture électrique, la Nissan Leaf, se charge sur cette batterie et, pendant le jour, la batterie de la voiture peut servir de génératrice.S\u2019il y avait un arrêt de production d\u2019électricité comme ce fut le cas à la centrale nucléaire de Eukushima en 2011, la batterie de la voiture pourrait fournir de l\u2019électricité pendant deux jours.«Cet événement nous a fait prendre conscience de notre dépendance énergétique et de l\u2019urgence de trouver des solutions en cas d\u2019une autre catastrophe», affirme Naoshi Nagura, le directeur de projet sur les changements climatiques à la ville de Yokohama.«C\u2019est ce qui a incité le gouvernement japonais à aller de l\u2019avant avec les projets de création de villes intelligentes», ajoute-t-il.Consommation à l\u2019œil A vrai dire, ce concept de ville intelligente vise surtout à créer un réseau central de données sur la consommation électrique et énergétique de toutes les infrastructures d\u2019une ville.L\u2019offre et la demande pourront ainsi être mieux gérées.Pour y arriver, la compagnie Toshiba a développé un système central de données appelé le CEMS.Ce système recueillera toutes les données des maisons, des édifices publics et des commerces qui devront, eux, être dotés d\u2019un système HEMS comme celui de la maison Sekisui.Jusqu\u2019à maintenant, 14 édifices sont branchés au système CEMS à Yokohama, ce qui est bien peu.Cette ville de 3,7 millions d\u2019habitants ressemble à Montréal avec son vieux port, son centre urbain et ses quartiers résidentiels et industriels.«Nous ne sommes qu\u2019au tout début du projet, mais la volonté est là.En transformant Yokohama en ville intelligente, cela nous aidera à atteindre notre objectif de réduire de 25 % les émissions de CO2 d\u2019ici 2020 et de 80% en 2050», note M.Nagura.D\u2019ici avril prochain, la ville prévoit donc doter 2000 mai- sons d\u2019un système HEMS qui coûte environ 1600$.Au cours des cinq prochaines années, 150 millions de dollars sont prévus pour mener à terme le projet, dont les deux tiers des coûts sont couverts par le gouvernement central et la municipalité.Le reste est assumé par le privé.Un exemple : JX Nippon A quelques kilomètres du centre-ville de Yokohama, JX Nippon finance d\u2019ailleurs l\u2019un des projets de la ville.La pétrolière est en train de convertir un vieil édifice de 16 appartements en immeuble intelligent.«Au Japon, nous avons plutôt l\u2019habitude de démolir et de reconstruire plutôt que de rénover, souligne Kei Morita, le responsable du projet de JX Nippon.En rénovant cet immeuble, nous en avons profité pour installer dans chacun des appartements un système HEMS qui est relié à un système central dans l\u2019immeuble, et c\u2019est ce système qui est lié au CEMS de la ville.» Les familles vivant dans l\u2019immeuble de JX Nippon ont ainsi accès aux données concernant leur consommation d\u2019électricité et de chauffage, mais aussi à celles de leurs voisins et de la ville.Inversement, le gestionnaire du système CEMS de la ville sait combien l\u2019immeuble de JX Nippon consomme d\u2019énergie dans son ensemble et combien chacune des familles consomme.Et s\u2019il y a exagération, le CEMS enverra tout simplement une alerte, par message texte, pour leur dire de mettre la pédale douce.Collaboration spéciale Le Devoir MICHtL DAVID ANIMATION : KARINA MARCEAU, JOURNALISTE INDEPENDANTE Eric desrosiers Poursuivez vos réflexions avec les journalistes du Devoir ÉMISSION 1 LE DEVOIRt À Canal Savoir, lundi 20 h CE MOIS Cl : Le politicien idéal en 2013 Entrevue avec le chroniqueur politique Michel David Les mesures d'austérité du FMI Entrevue avec le chroniqueur économique Éric Desrosiers Les défis du journalisme d'enquête Avec la rédactrice en chet Josée Boileau Le Devoir de philo L'éducation selon la philosophe Hannah Arendt Par Marianne Di Croce (collaboratrice) prolongez votre EXPÉRIENCE: www.ledevoir.com ET TOUS LES MARDIS À L\u2019ÉMISSION Le Midi Libre C^H AnlmerMentréal LE DEVOIR PHOTOS JEAN FRANÇOIS HAMELIN canal SAVOIR CHEFFERIE DU PLQ Ressources naturelles : oui à plus d\u2019exploitations.et de consultations Les candidats à la succession de Jean Charest veulent donner plus de place à la consultation citoyenne et au développement durable EISA-MARIE GERVAIS à Rimouski Les trois aspirants-chefs du Parti libéral ont reconnu les agissements précipités de l\u2019industrie dans l\u2019exploitation des ressources naturelles, en particulier des gaz de schiste.«Je pense que le gaz de schiste, c\u2019est qu\u2019on en connaissait très peu, les industriels ont \u201cbulldozé\u201d et les études auraient peut-être pu être commandées au départ», a admis I^aymond Bachand, lors d\u2019un point de presse suivant le cinquième et dernier débat de la course à la chefferie, qui portait sur le développement économique.Cela n\u2019a pas empêché les trois candidats d\u2019ouvrir la porte à exploiter davantage les ressources naturelles, mais en faisant plus de place à la consultation citoyenne et au développement durable.«Le pendule revient dans la direction du développement durable, sans idéologie», a soutenu M.Bachand.Il ne croit pas à Tunanimité sur la question de l\u2019exploitation et dénonce les «opposants-idéologues».«Quand vous avez du pétrole, du gaz naturel et du gaz de schiste, qu\u2019en est-il du terrain et de l\u2019endroit où on doit le faire ?Les idéologues disent non.Moi, je dis qu\u2019on a mis des experts, qu\u2019on va faire un rapport.[.] si pour 80 %o du territoire ça va \u201cmaganer\u201d la nappe phréatique, je n\u2019en veux pas, mais si c\u2019est 20%o et que c\u2019est acceptable je dis, allons-y, développons.L\u2019opposant dit non, c\u2019est zéro.» M.Moreau prétend que les régions seraient plus ouvertes à l\u2019exploitation du sous-sol québécois s\u2019ils en comprenaient mieux les enjeux.«Lorsqu\u2019on fait confiance aux gens des régions et qu\u2019on leur dit \u201cvous allez vous enrichir\u201d [.], les gens des régions sont capables de se prendre en main.» «Personne ne veut un puits de gaz de schiste dans sa cour», a convenu pour sa part Philippe Couillard, en soulignant que l\u2019adoption projet de loi 14 aurait laissé plus de place à la consultation.Revoir la fermeture de Gentilly Le Québec, qui a besoin d\u2019énergie, doit exploiter lui-même ses propres ressources, ont-ils d\u2019ailleurs tous laissé entendre.«On consomme de grandes quantités de gaz que l\u2019on achète de l\u2019étranger.Pourquoi aller acheter ailleurs des ressources alors que nous en possédons?», a dit Pierre Moreau.«Dès que les pancartes se lèvent, on a l\u2019impression que ça fait arrêter la société.» Quand on lui a demandé s\u2019il aurait fermé Gentilly, à la lumière des informations aujourd\u2019hui connues, M.Bachand a laissé entendre qu\u2019il «réexaminerait» la décision.Quant à M.Moreau, il a parlé de «serrer la vis» à Hydro-Québec pour qu\u2019elle dise publiquement de quelle façon elle établit ses projections.«Dans le dossier [de la centrale thermique] Su- Place aux délégués Maintenant que les débats entre les trois candidats à la direction du PLQ sont terminés, l\u2019étape de l\u2019élection des 3000 délégués débute ce lundi.Dans chacune des 125 circonscriptions, 12 hommes et 12 femmes devront être désignés, et le tiers d\u2019entre eux devront être âgés de moins de 26 ans.Le vote se poursuivra jusqu\u2019au 10 mars.Le successeur de Jean Charest à la tête du PLQ sera connu le 17 mars, dans le cadre d\u2019un congrès au leadership à Montréal.La Presse canadienne roît, le p.-d.g.d\u2019Hydro-Québec avait dit qu\u2019on allait manquer d\u2019électricité, mais les réservoirs se sont refaits à l\u2019automne suivant.» Fin du monopole de l\u2019UPA?Habitué à sortir du lot par ses formules plus incisives, Pierre Moreau n\u2019a pas hésité à dire qu\u2019il fallait revoir le monopole de l\u2019UPA qui n\u2019est plus adapté à la production d\u2019aujourd\u2019hui.«On est le seul endroit au monde où on a un syndicat pour représenter l\u2019ensemble de l\u2019agriculture, c\u2019est un modèle qui date de 40 ans», a dit le candidat qui a grandi dans une ferme laitière.«Avant, on avait des fermes de production laitière et céréalière et de la production porcine, on a beaucoup plus que ça maintenant au Québec.» Plus prudent, son collègue Couillard lui a néanmoins emboîté le pas en disant que «le moment est venu d\u2019en discuter».Seul Raymond Bachand a semblé ne pas remettre en question le monopole de l\u2019UPA Contrairement aux autres affrontements qui ont été ponctués d\u2019attaques, le débat de Rimouski sur le développement économique a été très consensuel.L\u2019intervention des libéraux pour protéger le quincaillier Roua d\u2019une offre hostile d\u2019achat par l\u2019américain Lowe\u2019s, pourtant évoquée dans les autres débats également, a provoqué l\u2019échange le plus musclé entre M.Couillard et M.Bachand, lui qui semble en avoir contre son adversaire, qui s\u2019est prononcé contre le geste interventionniste effectué par le Parti libéral.Comme lors des autres débats, l\u2019aspirant-chef Pierre Moreau s\u2019est encore une fois plus imposé, sans jamais trop s\u2019engager.Pour se différencier, il a beaucoup misé sur le fait qu\u2019il allait rallier les jeunes et amener des idées nouvelles.Philippe Couillard a fait le pari d\u2019être la personne la plus rassembleuse et a insisté sur sa réforme fiscale.Quant à Raymond Bachand, il a mis davantage l\u2019accent sur son expérience.Le Devoir LE DEVOIR, LE LUNDI 4 EEVRIER 20IS A 5 ECONOMIE La crise qui ne veut pas finir {.À Eric Desrosiers 4 ; La situation de l\u2019emploi continue de se détériorer dans plusieurs coins du monde.Le phénomène risque non seulement de plomber nos économies pour de longues années, mais aussi de marquer durablement toute une génération de jeunes travailleurs.La timide amélioration de l\u2019économie mondiale n\u2019est pas suffisante pour renverser la situation sur le marché de l\u2019emploi, constatait l\u2019autre jour le directeur général de l\u2019Organisation internationale du Travail (OIT), Guy Ryder.«Les tendances vont dans la mauvaise direction.» Le nombre de chômeurs dans le monde est reparti à la hausse l\u2019année dernière, il augmentera encore cette année au point de battre le record absolu de 199 millions établi en 2009, et continuera d\u2019augmenter au moins jusqu\u2019en 2017, a prévenu son organisation dans son portrait annuel dévoilé il y a une dizaine de jours.«Les régions qui ont réussi à prévenir une nouvelle hausse du chômage ont souvent enregistré une dégradation de la qualité des emplois, avec l\u2019augmentation de l\u2019emploi vulnérable et du nombre de travailleurs vivant sous ou tout près du seuil de pauvreté.» Les rares nouveaux emplois disponibles requièrent souvent des compétences que les chômeurs ne possèdent pas, ou ne possèdent plus.La crise est particulièrement aiguë chez les jeunes, dont le taux de chômage frçle les 13 % dans le monde, dépasse 16% aux Etats-Unis, frappe en moyenne le quart des jeunes travailleurs en Europe et atteint les proportions stratosphériques de 57% en Espagne et de 58% en Grèce.Plus du tiers (35%) des jeunes chômeurs dans les pays développés sont sans emploi depuis au moins six mois, comparativement à 28,5% avant la crise.Devant cette situation, de plus en plus de jeunes quittent le marché du travail et «ne sont ni au travail, ni au chômage, ni à l\u2019école, ni en formation».Ce dernier phénomène serait particulièrement sévère en Europe avec près de 13% des jeunes travailleurs concernés.Le Canada n\u2019est pas à l\u2019abri de ces inquiétantes tendances en dépit de sa situation économique plus enviable.Le taux de chômage des travailleurs de 24 ans et moins est le double de la moyenne (14,1% contre 7,2%) et leur taux de participation au marché du travail reculait encore le mois dernier.Environ un tiers des diplômés collégiaux ou universitaires de 25 à 29 ans occuperaient des emplois peu qualifiés.Au secours de la génération perdue Il est vrai que les experts nous avaient prévenus dès le départ que les récessions provoquées par des crises financières étaient de celles dont on met le plus de temps à se remettre.D\u2019autres experts et des gouvernements admettent également aujourd\u2019hui qu\u2019ils y sont allés un peu fort avec les plans d\u2019austérité qui ont été appliqués dans certains pays, notamment ceux aux prises avec une crise de leur dette souveraine.L\u2019OIT constate aussi que «les indécisions» et «les incohérences politiques» de nombreux gouvernements, ainsi que leur «approche au coup par coup» des problèmes financiers, particulièrement en Europe, ont fait naître «des doutes» et «des incertitudes» qui ont renforcé la tendance des entreprises à remettre à plus tard leurs projets d\u2019investissement ou d\u2019embauche.On en conclut qu\u2019il est plus que temps, «surtout dans les pays développés», de se donner des «plans stratégiques plus cohérents et plus prévisibles».De faire plus attention, aussi, à l\u2019impact de ces politiques sur l\u2019emploi et, pourquoi pas, d\u2019adopter des mesures de stimulations à court terme.On rappelle également l\u2019importance d\u2019avoir des politiques de formation et de recyclage pour réduire les problèmes d\u2019inadéquation entre l\u2019offre et la demande.On presse enfin les gouvernements de redoubler d\u2019effort pour contrer le chômage des jeunes afin de faire reculer le spectre d\u2019une «génération perdue».On sait, en effet, que plus on reste longtemps au chômage, et plus on risque d\u2019en garder des séquelles en matière de revenus, de compétences professionnelles, d\u2019intérêt aux yeux des employeurs, d\u2019estime de soi et de motivation.Selon une recherche britannique, citée la semaine dernière dans une étude de la Banque TD, un jeune travailleur qui a connu de 7 à 12 mois de chômage accusera encore une «pénalité salariale» de 11% à 33 ans et de 7,6% à 42 ans.Cette perte de revenu s\u2019élèvera respectivement à 15% et 10,5% s\u2019il est resté sans emploi plus de 12 mois.Selon la TD, l\u2019impact économique à court et à plus long terme du chômage des jeunes pourrait s\u2019élever sur 18 ans à l\u2019équivalent d\u2019au moins 6% du produit intérieur brut en Grèce, de 8,5% en Espagne et de 15% en Irlande.Qualifié de minimal, ce prix gérait beaucoup moins élevé au Canada et aux Etats-Unis, où il est évalué à 1,3% du PIB, soit environ 23 milliards au Canada.Et il y a le coût humain.Demandez à ceux qui sont sortis de l\u2019école au début des années 80, alors que le Québec amorçait sa pire crise de l\u2019emploi, de vous raconter leur parcours professionnel.Vous verrez que leur histoire n\u2019est souvent pas celle de ceux qui ont eu la chance de commencer un peu avant, ou un peu après.Plusieurs vous parleront de nombreuses années, voire de toute une carrière, faites de toutes sortes d\u2019emplois sous-qualifiés, de contrats temporaires, et autre travail autonome.P ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Lise Hébert, présidente et chef de ia direction de Kiox Technoiogies, est une scientifique doubiée d\u2019une femme d\u2019affaires.lŒOX TECHNOLOGIES De la biopharmacologie aux instruments médicaux CLAUDE TURCOTTE KIox Technologies, cela vous dit quelque chose ?Probablement pas, mais ce n\u2019est peut-être qu\u2019une question de temps avant que le nom de cette entreprise soit plus connu.Déjà, les investisseurs qui ont mis ce projet sur les rails sont pour ainsi dire des célébrités dans le monde de l\u2019industrie biopharmaceutique et des affaires.Le principal actionnaire et président du conseil de Kiox est le D\"^ Prancesco Bellini, dont le nom est associé à Biochem Pharma, qui fut et demeure un énorme succès scientifique et commercial.En outre, une collaboratrice de longue date, la D\"^® Lise Hébert, est présidente et chef de la direction de Kiox.Détentrice d\u2019un doctorat en médecine expérimentale sur l\u2019amyloïdose, elle a fait en plus des études postdoctorales et elle a suivi un cours sur les valeurs mobilières.C\u2019est donc une scientifique et une femme d\u2019af faires qui a accumulé 25 ans d\u2019expérience.Enfin, elle fait partie des fondateurs de Kiox qui, dès le départ, se sont entendus sur une vision qu\u2019elle résume ainsi : «Développer des produits de catégorie d\u2019instruments médicaux.Et cela, pour se différencier du développement de médicaments.On avait beaucoup navigué là-dedans.Moi, fy avais été pendant 14 ans.Dans la catégorie d\u2019instrumentation médicale, le développement de produits est habituellement moins long et nécessite beaucoup moins d\u2019argent que dans le domaine des médicaments, où il faut généralement des investissements de 300 à 800 millions et une dizaine d\u2019années pour atteindre le succès, alors que les investissements requis dans les instruments se situent entre 3 et 20 millions pour développer un produit en quelques années, avec un potentiel de marché qui demeure dans les milliards.» Encore faut-il avoir une idée innovatrice pour passer des « biotech » aux «med-tech ».Le D\"^ Bellini l\u2019a trouvée en Europe auprès de deux spécialistes qui cherchaient à s\u2019éloigner du laser en prenant le virage biophonique.Cela les a conduits à la mise au point d\u2019un système impliquant l\u2019utilisation conjointe d\u2019une lampe DEL à haute densité de puissance projetant une lumière bleue qui n\u2019a rien à voir avec le laser, l\u2019infrarouge, l\u2019ultraviolet ou le néon.Cette lumière est projetée sur un gel mis à la surface de la peau qui agit comme un convertisseur de longueur d\u2019onde.Dans ce gel, il y a une molécule, plus précisément un chromophore, capable de transformer cette lumière en diverses couleurs capables d\u2019influencer la biologie.Ce gel contient une formulation permettant de produire de l\u2019oxygène à la surface de la peau et de tuer des bactéries.Cette technologie permet d\u2019abord de rendre le milieu favorable à la guérison en tuant les bactéries, puis la lumière pénètre l\u2019épiderme et même le derme dans des longueurs qui influencent favorablement la biologie.Le traitement se fait en cinq minutes et doit être répété deux fois par semaine, sans aucune douleur, ni chaleur.La guérison se fait rapidement et devient même permanente, selon les expériences vécues jusqu\u2019à maintenant.Les marchés ciblés : l\u2019acné et les lésions de pression chroniques Kiox, une société fondée et installée à Laval en 2007 entend appliquer cette technologie dans des domaines très ciblés.Les premiers visés sont le traitement de l\u2019acné et des lésions de pression chroniques, notamment les escarres (plaies de lit).Les tests en laboratoire et les essais cliniques sur des humains pour combattre l\u2019acné sont terminés en Europe, et les résultats devraient être communiqués incessamment par les autorités compétentes, de sorte que la mise en marché pourrait commencer en 2013.Santé Canada ayant fourni les autorisations d\u2019essai expérimental, il y a maintenant à Montréal des essais qui commencent sur des humains pour le traitement des plaies de lit ou des plaies qui affectent les paraplégiques.Si, tout va comme prévu et personne n\u2019en doute chez Kiox, cette technologie pourrait être sur le marché en 2014 en Europe et l\u2019année suivante en Amérique du Nord.Contrairement aux médicaments qui doivent réussir trois phases d\u2019examens cliniques, les instruments médicaux n\u2019en requièrent qu\u2019une seule.Le marché mondial pour les plaies chroniques est de 5,5 milliards en 2013, et la croissance annuelle prévue est de 10% pour les dix prochaines années, par suite du vieillissement de la population et de la montée du diabète.Dans le cas de l\u2019acné, le marché mondial est évalué à trois milliards.Pour l\u2019instant, Kiox n\u2019a que 25 employés, mais la présidente prévoit que l\u2019entreprise grandira considérablement au coqrs des années.À ce jour, 25 millions ont été injectés dans Kiox, soit 17 millions par les actionnaires, le reste comprenant les crédits d\u2019impôt, les subventions et les revenus provenant de la vente d\u2019un produit.Le D\"^ Bellini et sa famille, ainsi que certains membres de la direction détiennent 90% des actions.Le plan d\u2019affaires prévoit que d\u2019ici à deux ans une inscription en Bourse en vue d\u2019un appel public à l\u2019épargne, ce qui assurerait un marché secondaire aux actionnaires actuels et pourrait contribuer à un accroissement de valeur.Mariano Rodriguez, vice-président Ei-nances, souligne que Kiox se définit surtout comme une société d\u2019innovation et de développement.Cela implique que la partie commerciale pourrait être confiée à un ou à des partenaires, tant pour la fabrication des produits que pour leur distribution dans le monde.Qn mise essentiellement sur des gens qui connaissent déjà les professionnels de la santé.Il s\u2019agit donc maintenant de choisir les bons partenaires, lesquels pourraient être déférents, selon les marchés et les produits.Kiox pourrait au demeurant décider de faire lui-même la commercialisation de certains de ses futurs produits.La technologie de Kiox (Kl pour horloge et rapidité, ox pour oxygène) est une plateforme qui pourrait donner lieu à de multiples applications.Il suffirait de modifier la formule du gel pour l\u2019adapter à divers traitements.La première application a été une trousse de blanchiment dentaire qui a été vendue en novembre dernier à Valeant, une société pharmaceutique multinationale qui est en voie de lancer cette technologie sur le marché américain.Kiox l\u2019a vendue non seulement pour encaisser un profit, mais aussi pour concentrer ses énergies sur le traitement de l\u2019acné et des plaies chroniques.Il y a aussi des traitements médicaux de la parodontite en cours de développement.Dans des étapes futures qui vont au-delà du plan d\u2019affaires actuel, il pourrait y avoir des adaptations du gel à d\u2019autres problèmes de la peau, par exemple les brûlures et l\u2019eczéma.Les brevets envisagés couvrent déjà une large gamme d\u2019options.Kiox a 13 familles de brevets, c\u2019est-à-dire «13 idées présumées différentes par nous», précise M\u201c® Hébert.Ces 13 familles regroupent 97 demandes actives dont 86 sont spécifiques à certains pays.Un brevet délivré pour un pays en Europe devient automatiquement actif dans tous les pays de l\u2019Union européenne.Ailleurs, une demande de brevet doit être demandée et obtenue dans chacun des pays.En somme, pour l\u2019instant «Kiox poursuit de façon très active ses travaux à propos de ce portefeuille afin d\u2019obtenir ces brevets pour les indications médicales qui l\u2019intéressent plus particulièrement».Collaborateur Le Devoir A 6 LE DEVOIR LE LUNDI EEVRIER 20IS EDITORIAL FORUM SUR LA CHANSON QUEBECOISE Problèmes de « transmission » Encore une fois, l\u2019état de la chanson québécoise inquiète.D\u2019ailleurs, «diffuseurs», «créateurs» et «producteurs» se réuniront en un Forum ce lundi et mardi «pour ausculter le malade, tenter des diagnostics et concocter des remèdes», selon la métaphore utilisée dans nos pages la semaine dernière.L\u2019angle mort de ce «sommet» : l\u2019école.Bref la «transmission».L I ^ A» Antoine ROBIiaiLLE a chanson est un des signes vitaux d\u2019une communauté linguistique.Comme l\u2019écrivait avec raison André Gaulin, expert en la matière : on peut difficilement séparer la chanson québécoise de «l\u2019histoire du Québec moderne».Elle fut V«expression [.] de sa redécouverte de soi après un long hiver historique ».Aujourd\u2019hui, un autre «long hiver» menace.Le document de présentation du Forum, organisé par le CALQ et la SODEC, parle pudiquement d\u2019un «essoufflement, alors qu\u2019on perçoit une croissance du nombre d\u2019artistes choisissant de s\u2019exprimer artistiquement en langue anglaise».Il n\u2019y a pas que les artistes professionnels qui optent pour la langue de Spears (Britney).Dans les nombreuses émissions consacrées à cet art à la télé québécoise, on observe les artistes amateurs mordre dans l\u2019anglais avec des accents plus américains que celui des Américains; les mêmes ont bien souvent du mal à «connaître la chanson» lorsqu\u2019elle est en français.Les airs de famille ont souvent les mêmes résonances non francophones.Dans les spectacles de fin d\u2019an- , née, à l\u2019école, on ne chante presque jamais en A \u2019\tfrançais.« Vivre en ce pays, c\u2019est comme vivre aux F États-Unis» : ce que chantait Charlebois n\u2019a jamais paru si juste.L\u2019industrie a des succès qui ne sont pas à négliger : ceux de Cœur de pirate, de Fred Pelle-rin, de Loco Locass, des Hommes rapaillés, etc.Mais ces hirondelles font-elles un printemps?Dans le document présentant le Forum, on met en relief les principales causes des «défis» actuels: révolution numérique, mondialisation, entre autres.Il faut assurément trouver des manières de faire du judo avec ces phénomènes massifs.L\u2019ennui est que le Forum se concentrera sur la chanson d\u2019abord en tant qu\u2019«industrie culturelle»; non comme réel pan de la culture.Normal, il est organisé par deux organismes dont c\u2019est le mandat.L\u2019aspect manquant à ce sommet, Robert Jasmin et Marie Fra-dette l\u2019exposent en quelque sorte dans notre page Idées: chante-t-on suffisamment le patrimoine chansonnier francophone dans les écoles du Québec ?Cette transmission se fait-elle comme elle le devrait?Dans nos écoles, lorsqu\u2019il est question de culture, trop souvent met-on l\u2019accent sur l\u2019expression de l\u2019élève alors qu\u2019il faudrait insister sur la fréquentation des grandes œuvres.Avant même que l\u2019élève ait acquis quelque connaissance sur les mille et un grands poèmes, chansons, romans, essais qui ont été écrits ici avant qu\u2019il naisse, on lui intime de s\u2019exprimer lui-même.On le voudrait «créateur», selon le mot à la mode.Cela conduit dans la quasi-totalité à des exercices de simples resucées de ce que les industries culturelles déversent en quantités industrielles dans toutes les plateformes auxquelles ce même élève s\u2019abreuve.Un cercle vicieux s\u2019installe : les professeurs concluent que c\u2019est ce que les étudiants veulent et ils finissent souvent par le leur donner.En somme, en plus des problèmes de «diffusion» et de «création» (propres aux «industries culturelles»), la chanson québécoise souffre actuellement aussi d\u2019un sérieux problème de «transmission» auquel il faudrait s\u2019attaquer d\u2019urgence.SCANDALE EN ESPAGNE La dépression lors que l\u2019Espagne est confrontée à une crise économique d\u2019une violence telle que la pauvreté progresse à vitesse grand V, voilà qu\u2019à la suite d\u2019une enquête menée par le quotidien Èl Pais on apprend que les membres en vue du Parti populaire (PP) actuellement au pouvoir se gavaient des espèces sonnantes marquées du sceau de la corruption.Selon les documents obtenus par les limiers du journal même, le premier ministre, Mariano Rajoy, a empoché, dans la plus grande discrétion évidemment, les « dons » alloués par les entreprises, et notamment _\t_ celles de la construction, pendant des années ^ et des années.%\u2014Selon les révélations publiées, de 1996 Fi\t' à 2008, le trésorier du PP Luis Barcenas a uti- T \u2014-\tlisé les canaux inhérents à la double comptabi- lité mise en place pour distribuer l\u2019argent sale entre initiés des magouilles politiques.Ainsi Rajoy a touché plus de 30000$ par an pendant onze ans.D\u2019autres bien davantage, d\u2019autres moins, mais ce qu\u2019il faut retenir, c\u2019est l\u2019ampleur du scandale : pratiquement tous les membres du cabinet Rajoy ont perçu les sommes versées pour que les obstacles au n\u2019importe quoi économique soient levés.Cela dit, on comprendra mieux qu\u2019en moins de 24 heures, 250000 Espagnols aient signé une pétition réclamant la démission de tout le gouvernement.Des lièvres levés par El Pats, il y en a un qui mérite une attention soutenue tant il révèle combien les uns et les autres étaient par ailleurs maîtres en cynisme.C\u2019est tout simple, à la faveur de l\u2019amnistie fiscale décrétée par Rajoy, le trésorier du PP, l\u2019argentier de sa formation politique, en a profité pour blanchir 14 millions.Pour rapatrier des sommes évidemment «planquées» dans des comptes de banques suisses.Le scandale mis au jour récemment est le dernier d\u2019une très longue liste.On insiste, d\u2019une liste d\u2019autant plus longue que les premiers soubresauts ayant propagé une odeur de soufre remontent à une bonne dizaine d\u2019années.En fait, tous ces scandales sont liés à la vague de déréglementations commandées par José Aznar lorsqu\u2019il était premier ministre.Tous ces scandales découlent du développement économique imposé par Aznar et emprunté au Royaume-Uni, soit miser sur le couple immobilier-banque.Plus que toute autre donnée ou tout autre propos, un chiffre en dit long sur l\u2019aigreur qu\u2019éprouvent les Espagnols à l\u2019endroit, et non à l\u2019égard, des élus: 96%! Autrement dit, tous les Espagnols, il n\u2019y a pas de quoi chipoter, estiment que la corruption au sein de la classe politique de leur pays est «très élevée».Bref, de quoi sombrer dans la depresiôn.Serge Truffaut LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE flnANV£ tA\tAw wVo'i-oq LETTRES La liberté de presse en chute libre au Canada Le classement mondial de la liberté de la presse 2013 de Reporters sans frontières considère que la Jamaïque a une presse plus libre que le Canada.Le pays de la feuille d\u2019érable en automne qui était en 10® place se retrouve en 20®.La Namibie et le Costa Rica ont maintenant une presse plus libre que le Canada.Le projet de loi C-30 déposé à la Chambre des communes le 14 février 2012 est une des raisons de cette dégringolade.En prétextant la lutte contre la criminalité, cette loi autorise les policiers à obtenir des données personnelles de clients d\u2019entreprises de télécommunication sans mandat judiciaire.Qu\u2019un juge de la Cour supérieure oblige le 28 février Maurice Giroux du journal en ligne MediaSud de donner le nom de ses sources n\u2019a pas non plus aidé à la réputation du Canada parmi les journalistes.Un événement encore pire pour la liberté de presse arrivait le 15 mars quand les policiers perquisitionnaient au domicile d\u2019Eric Yvan Lemay du Journal de Montréal.II s\u2019est fait saisir son ordinateur et même les vêtements qu\u2019il portait quand il a fait un reportage sur de graves négligences en milieu hospitalier.Si vous rajoutez à cela la manière dont certains journalistes ont été traités par les policiers durant le printemps érable, il est facile de comprendre cette chute de dix points de la liberté de presse au Canada en un an ! Michel Gourd L\u2019Ascension-de-Patapédia, le 30 janvier 2013 Deux poids, deux mesures La classe politique canadienne et les médias anglophones du pays s\u2019indignent de voir le NPD accepter la règle du 50% + 1 dans le cas d\u2019un référendum sur la souveraineté du Québec.Mais cette règle du 50% + 1 est pourtant celle de la Cour suprême du Canada, institution fondamentale, s\u2019il en est, de notre régime démocratique.Dans le jugement rendu le 25 japvier dernier dans l\u2019affaire « Lola contre Eric », c\u2019est à 5 contre 4, en effet, donc à 50% + 1, que les juges ont rendu leur décision.Et personne au Canada anglais n\u2019a rechigné ! Gilles Léveillé Montréal, le 31 janvier 2013 Les écarts du ministre Lisée Le PQ manque de netteté dans sa vision du Québec.La conséquence la plus évidente en est l\u2019incohérence du discours de plusieurs de ses «vedettes».lî resterait bien peu de raisons à l\u2019indépendance et surtout aucun enthousiasme à la désirer et à prendre les mesures pour l\u2019établir si le PQ ne proposait qu\u2019un Canada ramené aux frontières du Québec.A quels maux, à quels dysfonctionnements l\u2019indépendance devrait-elle remédier ?Il s\u2019agit d\u2019abord de nous redonner une indépendance perdue que nous avons déjà possédée dans le sein de la France à laquelle nous étions fondamentalement accordés.Nous nous serions fatalement détachés de la France comme entité poli- tique européenne, non pour devenir anglais, mais pour former une bifurcation originale et à part entière de la France en Amérique du Nord.Tel était le destin premier qui nous hante toujours et qui rend illégitimes et adverses tous les avatars politiques auxquels une histoire cruelle nous a asservis.Denys Arcand le disait récemment à propos de Trente Arpents : «Notre destin était d\u2019être français.» Chacun a le droit de parler l\u2019anglais pour les contraintes de la vie économique et mondiale, mais tout discours visant à égaliser l\u2019anglais au français, à lui donner une place dans l\u2019espace public québécois, ce discours, disons-nous, embrouille notre être, approfondit notre aliénation politique et détruit le caractère distinct du Québec dan^ l\u2019immensité anglaise du Canada et des Etats-Unis.Tout le monde s\u2019accordait sur les mérites du ministre Jean-François Lisée quand il se contentait de briller en salonnard de la télévision.Il ne semble pas avoir compris ce qu\u2019est le domaine politique, en tout cas il ne manifeste pas qu\u2019il en ait le sens.Un ministre québécois, conscient de sa responsabilité et de son devoir de présenter une image absolument nette du Québec, doit taire absolument tout ce qui s\u2019oppose au destin français dont nous venons de parler.Il est des sujets qui, sans doute, nécessitent des accommodements d\u2019ordre pratique, mais ils ne doivent occuper aucune place dans le discours officiel.Tel devrait être, parmi quelques autres et en première place, la présence de l\u2019anglais au Québec.«Celui qui dit tout ce qu\u2019il pense est comme un enfant qui pisse au lit.» (Montherlant) Hubert Larocque Gatineau, le 31 janvier 2013 LIBRE OPINION Nous sommes fiers d\u2019avoir pu protéger nos retraités PIERRE CHOQUETTE Directeur principal.Affaires publiques Canada, Produits forestiers Résolu Réponse à M.Alexandre Côté de Beaupré, dont la lettre ouverte est parue le 25 janvier 2013.\\ A la suite de la lecture de votre lettre ouverte où vous reprochez à Produits forestiers Résolu de se conduire de façon indigne, nous jugeons nécessaire de rectifier quelques-unes de vos allégations et d\u2019offrir une perspective plus large quant aux enjeux véritables auxquelles la compagnie a fait face au cours des dernières années.Tout d\u2019abord, sur la question de la fermeture de l\u2019usine de pâtes et papiers de Beaupré, on doit tous reconnaître un fait incontestable : la consommation de papier en Amérique du Nord a diminué de façon spectaculaire depuis les dix dernières années.Entre l\u2019an 2000 et 2012, la production de papier est passée de 24 millions de tonnes à 12 millions de tonnes sur une base annuelle.Cette diminution de 50% de la production représente six fois la production annuelle de toutes nos usines de pâtes et papiers au Québec en activité aujourd\u2019hui.Malheureusement, cette diminution a eu des impacts non seulement à Beaupré, mais dans d\u2019autres communautés québécoises, en Qntarip, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Ecosse, en Co-Ipmbie-Britannique, à Terre-Neuve et aux Etats-Unis.En 2007, l\u2019entreprise employait 18 000 personnes, alors qu\u2019au-jourd\u2019hui.Produits forestiers Résolu compte 9000 employés.Impacts de la restructuration Vous faites également allusion aux impacts de la restructuration de l\u2019entreprise en 2009 et 2010.A ce sujet, il est également difficile d\u2019ignorer le fait qu\u2019à défaut de procéder à cette restructuration importante alors que l\u2019entreprise était sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, la compagnie aurait été mise en faillite et que plus de 55000 personnes au Québec auraient perdu leur emploi, plus de 10 000 retraités québécois auraient subi une réduction d\u2019au moins 25% de leurs rentes de retraite et plus d\u2019une trentaine de communautés dans neuf régions administratives auraient été directement touchées par cette faillite.Par ailleurs, quant à l\u2019appui du gouvernement du Québec pour permettre à l\u2019entreprise de se restructurer, les contribuables québécois doivent savoir que le prêt a été complètement remboursé quelques mois après que la compagnie l\u2019eut reçu grâce à la vente d\u2019un actif hydro-électrique.Ensuite, la restructuration de l\u2019entreprise a engendré une perte colossale de plus de 7 milliards de dollars auprès des actionnaires et des créanciers.Tout le monde s\u2019est serré la ceinture durant ce processus difficile afin de permettre à l\u2019entreprise de continuer ses opérations.Nos employés ont d\u2019ailleurs absorbé une diminution de leur salaire.Par ailleurs, nous sommes fiers d\u2019avoir pu protéger nos retraités dans des circonstances aussi difficiles.Rares sont les compagnies, dans une telle situation, qui ont pu émerger d\u2019une restructuration pareille sans réduire les rentes de leurs retraités.Du côté de Résolu et grâce à des ententes auprès des gouvernements du Québec et de l\u2019Qntario, nous continuons à verser 100% des rentes aux retraités canadiens.Malgré des conditions de marchés qui sont toujours difficiles, notamment en ce qui a trait à la consommation de papier, l\u2019entreprise est dans une meilleure situation financière grâce aux décisions, certes difficiles, mais nécessaires prises au cours des dernières années.Nous travaillons d\u2019ailleurs sans cesse dans la perspective d\u2019améliorer notre compétitivité afin de continuer à honorer l\u2019ensemble de nos obligations pour l\u2019avenir. LE DEVOIR LE LUNDI EEVRIER 20IS A 7 IDEES Suggestion pour venir à la rescousse de notre chanson L\u2019immense patrimoine de la chanson francophone est en danger, certains adolescents n\u2019ayant connu Frédéric que grâce à une publicité récente pour le lait ROBERT JASMIN Auteur, conférencier MARIE ERADETTE Chargée de cours en littérature jeunesse à l\u2019Université Laval.a chanson de langue française est sans contredit un des vecteurs majeurs de la culture québécoise.Qu\u2019elle soit du Québec ou de la France, elle a toujours servi de ciment dans la construction de notre patrimoine.C\u2019est par elle que plusieurs ont eu accès à la littérature et à la poésie.Pour certains, Sensations de Charlebois a ouvert la porte à toute la poésie de Rimbaud.C\u2019est souvent par la chanson que l\u2019histoire et la géo^aphie ont pu s\u2019infiltrer dans la culture populaire.Connaîtrait-on la rivière Mingan sans les paroles de Jack Monoloy ?C\u2019est tout un pan de notre histoire que nous livre Le plus beau voyage de Claude Gauthier.Les hommes sauraient-ils mieux parler aux femmes sans les mots de Jean-Pierre Ferland ?Mais cet immense patrimoine est en danger.Certains adolescents n\u2019ont connu Frédéric que grâce à une publicité récente pour le lait.La radio commerciale inonde les ondes de la chanson anglo-américaine.Celle-ci sert de façon régulière d\u2019intermède musical dans les émissions culturelles ou d\u2019information de Radio-Canada.La réputation de la maison est toutefois sauvée par la résistance de gens comme Catherine Pépin et Monique Giroux.Mais certains animateurs se plaisent à faire étalage de leurs connaissances en chanson anglophone en nous bassinant avec leurs analyses savantes sur les types et les sous-types de tous les rocks possibles.Qn n\u2019a pas à faire la courte échelle à des géants qui imposent leur culture facile urbi et orbi.Dans son livre Portrait du colonisé, Albert Memmi tend un miroir à ces thuriféraires de l\u2019impérialisme culturel.Comment reprendre possession de ce patrimoine, le valoriser, l\u2019enrichir et le perpétuer ?Imagine-t-on à quel point la chanson pourrait servir d\u2019instrument d\u2019intégratioq pour les nouveaux arrivants?11 y a certes l\u2019État québécois qui devrait \u2014 ce serait la moindre des choses \u2014 s\u2019assurer de la présence de la chanson dans l\u2019enseignement et dans les réseaux culturels.Peut-être le fait-il un peu, mais, si c\u2019est le cas, admettons qu\u2019il pèche par une très grande discrétion.Pourquoi ne pas marier les cours de français avec les textes des chansons en mettant celles-ci aux programmes?La France le fait: la chanson Gottingen de Barbara doit être écoutée et lue par les élèves du primaire à qui l\u2019on dévoile la musicalité de l\u2019œuvre, la qualité de la langue et les valeurs de fraternité qu\u2019elle 1 FRANÇOIS PESANT LE DEVOIR Alors que s\u2019ouvre le Forum sur la chanson québécoise, organisé par ie Conseii des arts et des iettres du Québec, ies auteurs proposent d\u2019inciure i\u2019œuvre des piiiers comme Giiies Vigneauit et Robert Chariebois dans ies programmes d\u2019intégration des immigrants comme dans i\u2019apprentissage des enfants.transmet.Avec les chansons on fait toujours d\u2019une pierre plusieurs coups.Archéologues de la chanson C\u2019est ce que nous avons compris dans notre patelin, à Neuville.Dans une expérience pilote et sur une base volontaire, des enfants des dernières années du primaire ont adhéré à un club que nous avons appelé La société des archéologues de la chanson.Une fois par semaine, nous les réunissons en toute complicité avec l\u2019école dans les locaux de la bibliothèque.Nous leur soumettons des textes de chansons dont ils preiment connaissance par la lecture et l\u2019écoute (les enfants ont d\u2019abord bien appris à faire la différence entre écouter et entendre) .C\u2019est alors qu\u2019ils se transforment en archéologues, fouillant les mots pour y découvrir toutes les informations, les symboles, les métaphores, la poésie qui y sont enfouis.Au fil des semaines, ils voyageront sur les mots dans le temps et dans l\u2019espace.Ils passeront du rire aux larmes, visiteront tant le monde des rêves que celui de la nostalgie, en somme ils côtoieront des poètes et des conteurs de toutes sortes.Et toujours dans leur langue, le français.Ces enfants seront peut-être vaccinés contre la tentation d\u2019écrire plus tard sur les murs ou sur les arbres des « Philippe, I love you » ou de s\u2019exclamer à tout coup avec des «Oh my God»l Paradoxalement, lors de la toute première rencontre, les enfants ont eu droit à l\u2019écoute d\u2019une chanson anglaise, créée dans les années 1970 par Pauline Julien et reprise récemment par Fred Pellerin: Mommy.La chanson leur traçait le portrait éventuel de notre collectivité si nous ne nous portons pas à la rescousse de cette langue belle sertie dans un étau, telle quTves Duteil l\u2019a décrite.dans une chanson.Pour un cours obligatoire sur la démocratie Le temps n\u2019est pas qu\u2019à l\u2019indignation, il est aussi à la responsabilisation des citoyens, des élus et des fonctionnaires L ALAIN SAULNIER Chargé de cours à l\u2019Université de Montréal Ancien directeur général de l\u2019information à Radio-Canada e feuilleton quotidien des acteurs de la téléréalité de la commission Char-bonneau va de rebondissement en rebondissement.Tout un scénario ! Devant nos écrans, nous, téléspectateurs, hésitons entre l\u2019impuissance et le découragement.«Cela a toujours été comme ça», entend-on incrédule, de la bouche de Michel Lalonde, grand patron d\u2019une de nos entreprises-vedettes, et grand complice de ce système qui vient vicier le mode de représentation démocratique.Mais qu\u2019avons-nous fait pour que ce système achète la complicité et la passivité d\u2019autant de citoyens ?Ces jours-ci, il n\u2019existe d\u2019ailleurs plus aucune société, en Europe comme en Amérique, où la population n\u2019exprime pas son ras-le-bol à l\u2019égard des tares du système démocratique.Les scandales révélés par les journalistes d\u2019abord, puis par la commission Char-bonneau et le travail de l\u2019UPAC ensuite, illustrent avec éloquence que notre démocratie au Québec est bel et bien malade.Certains s\u2019en lèchent les babines: «On vous l\u2019avait bien dit: ce sont tous des pourris.» Mais avant d\u2019en arriver à cette conclusion, élevons quelque peu notre niveau de réflexion.Obsolescence démocratique Les règles démocratiques établies au XX® siècle semblent aujourd\u2019hui dépassées.Nous devrons peut-être nous pencher sur de nouveaux modèles, sans quoi la population ne trouvera d\u2019exutoire que dans la rue, réelle et virtuelle (les réseaux sociaux), afin de crier sa colère et son indignation.Les partis politiques et les gouvernements de tous les niveaux doivent prendre la mesure de cette colère, car ce sont eux qui, en premier lieu, doivent s\u2019adapter à ces nouvelles exigences.Un politicien pouvait dire sans sourciller, il y a 25 ans : « Je rencontre des gens d\u2019affaires pour prendre le pouls de l\u2019économie.» Mais lorsqu\u2019on découvre que ces gens d\u2019affaires flirtent avec le milieu du crime organisé sans réserve, et sans gêne, l\u2019alimentent même en pizzo-dollars, «accommodent» tout un chacun pour les «imprévus», alors trop, c\u2019est trop.Passait encore que ce ne soit l\u2019œuvre que du milieu du crime organisé.Sauf qu\u2019il s\u2019agit bel et bien des beaux fleurons de notre milieu des affaires qui font dans la ristourne et le pot-de-vin à qui mieux mieux.Qn l\u2019a vu, des firmes d\u2019ingénieurs-conseils obtiennent des contrats en achetant des individus.Est-ce bien ça, avoir le « sens des affaires » ?Et était-ce avoir le « sens de la politique » lorsque le premier ministre Charest demandait à chacun de ses ministres de récolter 100000$ par année lors de ces activités de financement organisées avec les gens d\u2019affaires ?Pas étonnant que l\u2019ex-patron de SNC-Lavalin Pierre Duhaime ait été un des premiers à oser prétendre que nous n\u2019avions pas besoin de commission d\u2019enquête sur la corruption dans l\u2019industrie de la construction au Québec.Depuis, Pierre Duhaime a été arrêté par l\u2019UPAC et il attend son procès.Navrant! La population a besoin de croire en sa démocratie.Elle en est le propriétaire.Qn a dit que les chantiers de travaux d\u2019infrastructures avaient coûté environ 30% plus cher en raison des ristournes versées, à la mafia, aux partis politiques, à certains élus, aux fonctionnaires et tutti quanti.Pensons aux sacrifices que pendant ce temps on imposait aux écoles en manque de ressources pour les enfants en difficulté d\u2019apprentissage.Imaginons les rendez-vous ratés avec une quelconque possibilité de méga-investissements dans le domaine de la recherche.Même vide au compteur dans le soutien à la culture, créatrice de sens qui constitue pourtant l\u2019âme d\u2019un peuple.Enfin, jusqu\u2019à la commission Charbonneau, parce qu\u2019il était temps.Sauf que le temps a aussi fait son œuvre, favorisant au passage le cynisme des gens et la défiance de la population à l\u2019égard des institutions démocratiques.Qr, ce cynisme ne doit surtout pas déboucher sur la passivité.Notre démocratie est en danger, et on ne saurait banaliser l\u2019immensité de la crise actuelle.La population a besoin de croire en sa démocratie.Elle en est le propriétaire.Et jusqu\u2019à preuve du contraire, elle se méfiera des partis politiques et des gouvernements.11 me semble urgent de trouver rapidement de nouveaux repères pour redonner confiance à la population.Relever le défi éthique ne sera pas suffisant, la transparence non plus.Le temps n\u2019est pas qu\u2019à l\u2019indignation, il est aussi à la responsabilisafion des citoyens, des élus, des fonctionnaires.À quand un cours obligatoire pour tous sur la démocratie afin de redonner un sens et une cohésion à la vie en société ?Les démocrates n\u2019oseront pas John R.MacAkthur epuis le massacre de Newtown, au Connecticut, je suis assailli de questions au sujet de !\u2019«énorme emprise» du lobby des armes à feu qu\u2019est la National Rifle Association (NRA) et de la prétendue bonne foi de Barack Qbama pour redresser la situation.La naïveté de ces interrogations me perturbe et je me rends compte qu\u2019il faut réveiller les étrangers.L\u2019Amérique n\u2019est ni aussi bornée dans sa pensée populaire, ni aussi figée au sujet du droit constitutionnel qu\u2019on le pense.11 faut comprendre que la véritable Amérique est oligarchique dans ses pratiques pobtiques.Car c\u2019est une toute petite oligarchie qui dominera le débat sur la proposition du président pour freiner la Me «flingueuse» dans ce pays.Son projet de loi est très timide et on ne peut plus respectueux de la NRA et des pobticiens qu\u2019elle soutient.En faiL il propose seulement de renouveler l\u2019interdiction des fusils d\u2019assaut semi-automatiques (qui a expiré en 2004), de réinstaurer la limite de dix cartouches par chargeiu et d\u2019exiger des contrôles par les commerces sur les origines des clients poiu détecter des criminels éventuels (alors que 40 % des ventes se font en privé par des individus).Poiu être sérieux, il faudrait restreindre l\u2019accès aux armes de poing, qui sont utilisées pour la grande majorité des meiutres.En 2011, selon le FBI, au moins 6220 homicides étaient le fait d\u2019une arme à canon court par rapport à 679 à canon long, dont près de 100 % étaient des armes de chasse et des fusils ordinaires, qui ne seraient pas visés par la nouvelle loi.En dépit de la prudence du présidenfi des démocrates-clés restent à la traîne.Sans l\u2019appui des sénateurs Harry Reid (chef de la majorité), Max Baucus (président du comité des finances) et Tim Johnson (président du comité des banques), il est probable que la réforme ne sera jamais adoptée.Leur pouvoir tient non seulement à la structure régressive de ce parti, mais aussi à l\u2019influence disproportionné^ accordée par la Constitution aux sénateurs d\u2019États ruraux.Baucus, du Montana, ne s\u2019est toujours pas prononcé au sujet de Newtown; Reid, du Nevada, et Johnson, du Dakota du Sud, ont déploré la tuerie, mais sont demeurés équivoques siu l\u2019interdiction des fusils d\u2019assaut.Baucus et Johnson seront en élection en 2014.Ils vont donc rester cois.Quant à Reid, il s\u2019esquivera.Bref, la puissance de la NRA reste entière et menaçante.Toutefois, cette sale politique des États à la culture cow-boy ne fait pas d\u2019Qbama un ange.Si la conduite de Baucus et compagnie est dégoûtante, la sieime l\u2019est tout autant, lui qui a profité de la tentative de meurtre de Gabrielle Giffords, représentante démocrate d\u2019Arizona.Qn a vite oublié, dans les remous de Newtown, la libre opinion qu\u2019il a publiée dans YArizona Daily Star le 13 mars 2011, après la fusillade où Mme Giffords a été blessée.11 y déplorait la violence de cette tuerie qui avait fait six victimes.Peu après, il affichait néanmoins son soutien au deuxième amendement : «La chasse et le tir font partie de notre patrimoine national.Et, en fait, mon administration n\u2019a pas réduit les droits des propriétaires d\u2019armes à feu, elle les a élargis, par exemple pour permettre de porter des armes dans les parcs nationaux et les réserves fauniques.» Eh bien, bravo poiu le deuxième amendemenfi mais on poiurait se demander d\u2019où sort ce prési-denL ex-professeiu de droit consdtutioimel, qui ne parle que des droits des chasseius et amateius de tir.Gui, le deuxième amendement offre des garanties, mais il faut se rappeler le contexte dans lequel il a été promuMé.Au XVIIE siècle, le concept A\u2019«une milice bien organisée nécessaire à la sécurité d\u2019un Etat libre» \u2014 servant à protéger le peuple des tyrans \u2014 était au cœiu de l\u2019idéologie de la révolution américaine.L\u2019écrivain Daniel Lazare explique que même si les milices locales des treize colonies ont peu contribué à la victoire contre le «tyran» George 111, «les Américains avaient besoin de croire que les citoyens soldats amateurs avaient gagné la guerre» et non seulement que « les armes étaient nécessaires à l\u2019autodéfense, mais que leur possession étendue confirmait l\u2019image d\u2019une Amérique patrie de la liberté».Qn est loin de l\u2019idéologie de la NRA, prônant l\u2019autodéfense des innocents contre les criminels.Aujourd\u2019hui, le principe plutôt admirable d\u2019armer le peuple afin qu\u2019il puisse se défendre contre l\u2019oppression est travesti par des fous furieux, des racistes blancs Cd y a très peu d\u2019adhérents noirs à la NRA) et des libertaires.Pour protéger les enfants de cette secte minoritaire, il va falloir revenir à l\u2019intention première des auteurs du deuxième amendement et tenter de modifier la Constitution.Qn a corrigé d\u2019autres erreurs des Pères fonda-teius, dont l\u2019esclavagisme.Mais le Parti démocrate n\u2019osera pas lancer ce débat essentiel.Alors qu\u2019il observait le défilé depuis son perchoir aux vitres blindées, le long de Pennsylvania avenue, le jour de sa deuxième investiture, je me suis demandé à quoi pensait Barack Qbama.John R.MacArthur est éditeur de Harper\u2019s Magazine.Sa chronique revient le premier lundi de chaque mois.L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Jeanne Corriveau (reporter), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien Degliseésoc/éféJ et Jean Dion (sports) ; information politique : Michel Davidéc/^rowe-, Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à OffatcaJ, Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec) ,^rian.Myles (affaires municipales, (Montréal) ,lsahe\\[Q:Vort'er (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Louise-Maude RiouxSoucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters) ,J\\xh.Q: Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy ^eàWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie EoUe-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazeUi et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : André^ne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant,' soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)-, Elorence Eerraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeurj, Manon Derome ((Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITE Céline Benoît, Jean de BiUy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Amel EUmam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Chantal Rainville, Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Elise Girard(secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald EiUon, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Ugo GalfrascoH (analyste-programmeur), Hansel Matthews\tinformatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion), Maxim-Olivier Leclerc (responsable du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie EiUon, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette BéUveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, CéUne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE LUNDI EEVRIER 20IS ACTUALITES MODE SUITE DE LA PAGE 1 qu\u2019un créateur ait fait ses preuves, et migrent vers les plaques tournantes, comme Toronto et New York, où sont réunies des centaines de lignes de valeur sûre.Les retombées économiques pour les créateurs québécois au sortir de la SMM sont du coup très modestes.«Quand je fais la Semaine de mode, c\u2019est clair et net dans mq tête que c\u2019est pour les médias, admet la designer Eve Gravel.Je ne le fais pas pour les acheteurs, il n\u2019y en a pas.» Exode des grands noms L\u2019absence remarquée de grands noms, comme Marie Saint Pierre et Denis Gagnon, dans la programmation de la 24® SMM ne serait pas étrangère à cette rareté de nouveaux acheteurs, d\u2019autant plus que leur visibilité locale n\u2019est plus à faire.«Il y a une désaffection de leur part, ce qui n\u2019augure rien de bon.Chacun retire ses Mlles petit à petit», remarque M.Poitras.Comme le roulement de l\u2019industrie exige que les designers conçoivent une collection tous les six mois, leur choix est facile à faire entre Montréal et New York.«On est juste des petites équipes, à un moment dçnné il faut que tu choisisses tes combats», analyse Eve Gravel, absente de la 24® SMM.L\u2019édition de cet hiver de la SMM serait d\u2019ailleurs «le reflet des enjeux» que vit l\u2019industrie de la mode, avance Chantal Durivage, coprésidente de Sensation Mode.Pour recréer une djmamique au sein de l\u2019industrie québécoise, il faut donc que le consommateur fasse lui aussi partie de l\u2019équation, défend-elle.«Nos détaillants locaux vivent dans les enjeux, la game en ce moment est très agressive.Pour nos designers, c\u2019est difficile.Pour qu\u2019une boutique achète leurs créations, il faut qu\u2019il y ait des consommateurs qui entrent et disent qu\u2019ils en veulent.Pour que leur achat soit sûr et leur boutique viable.» Le grand public peut désormais assister à plusieurs événements la SMM jadis réservés aux professionnels de l\u2019industrie \u2014 une décision qui ne fait pas consensus.Une question d\u2019argent Avec l\u2019arrivée de la Chine sur le marché et l\u2019abolition des quotas à l\u2019importation en 2005, les finances publiques ont enchaîné les mesures d\u2019aide à l\u2019industrie, aux prises avec des vagues de fond.La stratégie PRO mode du ministère du Développement économique a injecté 82 millions de dollars sur trois ans en 2007 pour aider les entreprises à s\u2019adapter au nouvel échiquier mondial.Après la création du Bureau de la mode par la Ville en 2009, une enveloppe de 9,5 millions a été dégagée en juin 2012 par Québec, de pair avec la création d\u2019un Groupe de travail sur la mode ayant pour mandat 61 «analyser le positionnement actuel de l\u2019industrie» et de trouver des «avenues plus prometteuses pour la croissance des entreprises d\u2019ici».Mais malgré ces investissements majeurs, l\u2019effet de levier escompté tarde à se faire sentir \u2014 la conséquence d\u2019un manque de connaissance de l\u2019industrie, croit Jean-Claude Poitras.«Les gouvernements arrivent avec des programmes abstraits, alors que la mode est une industrie à part: est-on des commerçants ou des artistes ?Faut-il produire des vêtements ou créer un style ?C\u2019est une approche totalement différente.Et c\u2019est ça le problème avec la mode ici: elle ne s\u2019est jamais branchée sur ce qu\u2019elle voulait être.» Impossible de distinguer Montréal sur la planète mode, dit-il, sans d\u2019abord mettre de côté les guerres de clocher et concilier deux solitudes : designer et fabricant.Concilier deux solitudes Le constat à cet égard est unanime: une rivalité tacite, im travail «en silos isolés» et la rareté des collaborations entre les acteurs de l\u2019industrie réduisent les possibilités d\u2019essor de la mode d\u2019ici.«Chacun voit son voisin comme un concurrent direct.On se partage peu d\u2019information, c\u2019est très difficile», constate Jocelyn Bellemare.«Je ne vais pas commencer à donner mes fournisseurs ou mes couturiers, je fais un effort de fou pour trouver de^ matières pour me différencier des autres, explique Eve Gravel.Ce n\u2019est pas de l\u2019égoïsme, c\u2019est ça la game.Chacun doit protéger son petit truc parce que c\u2019est sa survie.» D\u2019autant plus, dit-elle, qu\u2019avec la rareté de la main-d\u2019œuvre locale en période d\u2019intense production \u2014 les sous-traitants spécialisés ayant payé cher l\u2019arrivée de la Chine \u2014, le réseau se sature vite.Dans ce contexte, une volonté collective de changement de cap s\u2019impose, avance Joceljm Bellemare.«A un moment donné, le ministère veut plus que l\u2019industrie, assène-t-il.C\u2019est ça qu\u2019on sent Tout le monde doit s\u2019asseoir, commencer à créer des maillages, à faire du développement » La mise sur pied en février 2011 du Conseil des créateurs de mode du Québec apparaît comme une première étape de coopération dans les rangs de ses 120 créateurs membres.«La volonté associative est vraiment là désormais, assure sa directrice générale Linda Tremblay.Quand on se retrouve autour de la table, on est en recherche de solutions.» Solution : le mot est dit.Et les idées pour lancer l\u2019industrie québécoise de la mode sur de nouveaux rails existent: création d\u2019un organisme qui chapeauterait et relierait l\u2019ensemble de l\u2019industrie; collaboration entre créateurs émergents et gens d\u2019affaires; délégafion,à l\u2019international de créateurs de la SMM.A l\u2019École supérieure de mode de l\u2019UQAM, on attend avec impatience les conclusions du Groupe de travail sur la mode, qui déposera son rapport à la mi-février auprès de la ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banqpe de développement économique du Québec, Élaine Zakaïb.«On est en train de tabler sur une chaire de recherche en mode et habillement, qui pourrait servir entre autres à de la veille, révèle Joceljm Bellemare.On a un rapport de bâti, on serait prêts.Reste à voir si l\u2019industrie, elle, est vraiment prête.Mais on sent qu\u2019on arrive à quelque chose.» Le Devoir La SMM en rafale Vitrine de la mode québécoise qui se tient deux fois par an, la Semaine mode Montréal (SMM) entame lundi, pour sa 24® édition, ses quatre jours de conférences, d\u2019expositions-boutiques et de défilés de la collection automne-hiver 2013.Au programme: le défilé de Mélissa Nepton, lundi à 20 h 30; un midi-fashion au Centre international de mode de Montréal, 555, rue Chabanel, mardi à 10 h, et le défilé de Martin Lim à 21 h 30; l\u2019inauguration de la boutique vintage QldWIG près de l\u2019Arsenal, mercredi à 16 h, et une activité sur Giorgio Armani au Musée McCord à 18 h ; chaque soir à 20 h, présentation des Fashion Premiere, une sélection de courts métrages mode.Du 4 au 7février à l\u2019Arsenal, montrealfashionweek.ca VICTOIRE SUITE DE LA PAGE 1 un article.J\u2019ai pensé: il y a plus à dire sur ce sujet » L\u2019ouvrage commence par établir quelques idées maîtresses de la pensée de John Rawls, «l\u2019un des plus grands théoriciens de la justice au monde», notamment celle qu\u2019il appelle la «juste égalité des chances».Dans son célèbre ouvrage sur la Théorie de la justice, l\u2019Américain affirme que, pour qu\u2019une société soit juste, il ne lui suffit pas d\u2019assurer une égalité de droif garantie par la loi, entre les citoyens.Elle doit chercher aussi à institutionnaliser ime égalité de fait en faisant en sorte, notammenf que le ^stème scolaire permette effectivement à im enfant issu d\u2019une classe défavorisée d\u2019accéder à une carrière adaptée à son talent Pragmatique et imprégné des valeurs libérales, Rawls n\u2019exclut pas l\u2019idée qu\u2019il puisse demeurer certaines inégalités socioéconomiques à condition, toutefois, qu\u2019elles permettent la création de plus de richesse coUective qui pourra ensuite être redistribuée aux plus démunis.Selon lui, non seulement l\u2019éducation universellement accessible a un effet favorable sur l\u2019égalité des chances, mais, en outre, il ne peut pas y avoir d\u2019égalité des chances sans éducation universellement accessible.Dérives S\u2019il n\u2019était pas décédé en 2002, John Rawls aurait qté consterné de voir la dérive de cet idéal aux États-Unis ou au Canada, pense Michel Seymour, alors que les universités sont de plus en plus perçues non pas comme offrant un bien public, mais comme des entreprises privées qui vendent le plus cher possible leurs services perçus comme des biens de luxe à des étudiants eux-mêmes considérés comme des clients cherchant à maxi- miser leurs revenus professionnels futurs.Cette logique transforme les universités en «usines à diplômes» dont la valeur réelle ne cesse de décroître tout en excluant un nombre ^andissant de personnes qui voudraient poursuivre leurs études (et qui auraient le talent de le faire) pour le plus ^and bien, oui, de l\u2019économie du savoir, mais aussi de la culture, de la société, et du débat démocratique.Michel Seymour décrit dans son livre les différentes facettes de ces dérives dans lesquelles le Québec est en train de se laisser entraîner à son tour.Cela montre bien, selon lui, que «l\u2019absence de vision claire relativement aux principes de justice et à leur ordonnancement risque de nous faire passer à côté de ce qui est prioritaire, au profit de ce qui l\u2019est moins», dit Michel Sejunour.Des philosophes dans la rue De ce point de vue, le professeur ne cache pas la fierté qu\u2019il a eue de voir le rôle joué par plusieurs de ses anciens étudiants de philo durant le Printemps érable.«Au mois de mai 2012, le contraste était saisissant entre ceux qui voulaient débattre et négocier à l\u2019aide d\u2019arguments et ceux qui se braquaient et voulaient forcer les étudiants à rentrer dans le rang», note-t-il dans son livre.Adepte d\u2019une philosophie engagée, Michel Seymour ne s\u2019est pas privé, au fil des ans, de sortir de sa salle de cours pour défendre la cause de la souveraineté, dénoncer la mauvaise gestion, par l\u2019Université de Montréal, de son pavillon au 1420, avenue du Mont-Royal.11 réserve dans son livre ses critiques les plus virulentes au rôle des recteurs dans le dernier conflit étudiant.«Le conflit est né à cause d\u2019eux, il a perduré à cause d\u2019eux et il a abouti à une répression qu\u2019ils ont appuyée ouvertement, quand ils ne l\u2019ont pas provoquée délibérément » 11 en appelle toutefois, en cette veille de Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, à une «utopie réaliste» comme le faisait son maître à penser John Rawls.«Une utopie qui n\u2019est pas réaliste, ça ne vaut rien.Et un réalisme qui n\u2019est pas éclairé par des idées, ça ne vaut rien non plus.» De ce point de vue, il dit craindre que les étudiants, qui parlent de boycottage du Sommet ou de nouveau mouvement de grève, ne fassent fausse route.Le ministre peut encore être influencé si les étudiants et leurs alliés jouent bien leurs cartes, es-time-t-il.Ils auraient lieu d\u2019être fiers si le Printemps érable débouchait sur l\u2019abolition du projet de loi 78 (devenu loi 12), le gel des droits de scolarité et l\u2019interdiction de recourir à des injonctions pour forcer la reprise des cours au nom du droit politique des étudiants de faire grève.«Ce serait déjà un premier pas très important dans la bonne direction.» Le Devoir Michel Seymour, Une idée de l\u2019université, propositions d\u2019un professeur engagé, Boréal, 2013,204 pages.Michel Seymour en quatre dates 1992 : Professeur de philosophie à l\u2019Université de Montréal 1995-1999 : Premier président des Intellectuels pour la souveraineté 2001 : Prix Richard-Arès de la revue LAction nationale pour l\u2019ouvrage Le\tde la démesure 2009: Prix Jean-Charles-Palardeau de la Pé-dération canadienne des sciences sociales et prix de l\u2019Association canadienne de philosophie pour l\u2019ouvrage De la tolérance à la reconnaissance SOU SUITE DE LA PAGE 1 SOUS forme de réductions d\u2019impôt.Car que peut-on se procurer de nos jours pour im sou sonnant et trébuchant?Les bonbons à cenne de l\u2019enfence des moins jeimes d\u2019entre nous ne sont plus qu\u2019un lointain souvenir.Certains se rappelleront les timbres-poste de cette valeur qui venaient compléter l\u2019affranchissement d\u2019ime enveloppe.Et à la naissance du journal en janvier 1910, c\u2019était bien le prix d\u2019un exemplaire du Devoir, des difficultés financières allaient toutefois bientôt se profiler, et à partir du 8 septembre 1914, il laudrait se résoudre à le doubler.Une hausse de 100% du jour au lendemain, voilà qui est quand même hardi bien que la marge de manœuvre soit inexistante.Remarquez qu\u2019à l\u2019époque, le cent en menait large.Prappé au Canada pour la première fois en 1908 (la comtesse Grey, épouse de l\u2019homme de la Coupe du même nom, avait présidé en grande pompe à son lancement), il était un colosse de 5,67 grammes, près de deux fois et demie les 2,35g auxquels il fait osciller la balance aujourd\u2019hui Les 95,5% de cuivre ont été troqués pour 98,4% de zinc ou 94% d\u2019acier.Et son diamètre a di minué du quart Le design, lui, s\u2019est montré d\u2019ime stabilité exemplaire.Sauf en 1967, à l\u2019occasion du centenaire de la Confédération, le sou noir n\u2019a jamais cessé d\u2019être le même, du moins sur son côté pile, depuis 1937.Les deux feuilles d\u2019érable sur une branche ont été dessinées par l\u2019artiste britannique George Edward Kruger Gray, à qui l\u2019on doit égcîle-ment le castor de la pièce de cinq cents, raison pour laquelle on retrouve sur chacune les lettres «KG ».Certes, le cent continuera d\u2019être actif parmi nous, mais sous une forme virtuelle, ainsi qu\u2019il sied à cette ère de dématérialisation.Les transactions électroniques, y compris les chèques, continueront de se faire au sou près.Qn pourra encore trouver de temps à autre en ligne, sur eBay par exemple, des biens en vente au coût de 0,01 $.Mais lorsque viendra le moment de payer en espèces, il sera fortement conseillé d\u2019arrondir.1,21$, 1,22$?Ce sera 1,20$.1,23$, 1,24$?Ce sera 1,25$.Au bout du compte, tout devrait s\u2019équilibrer, et personne n\u2019est censé y perdre au change.11 n\u2019est d\u2019ailleurs pas sans ironie que, pour rendre le portefeuille plus léger, on ait recours à des sommes rondes.Dans un passé plus ou moins récenf plusieurs pays ont procédé au retrait de pièces de monnaie de faible valeur, notamment l\u2019Australie, la Nouvelle-Zélande, la Suède et la Suisse, et cela n\u2019a pas incité les gens à descendre dans la rue pour manifester leur colère.En général, au bout de six mois à un an, les pièces avaient pour l\u2019essentiel disparu et la population était disposée à affronter avec un regard neuf les défis que présentait l\u2019avenir.Alors que des œuvres de charité profitaient de la situation se sont seules retrouvées endeuillées les fontaines de centres commerciaux et les tirelires de l\u2019UNlCEE 11 est impossible de déterminer, même très approximativement, combien de pièces d\u2019un cent sont actuellement en circulation au pays, ne serait-ce que parce qu\u2019une quantité phénoménale d\u2019entre elles dorment au fond de pots ou de petits cochons.Ce qu\u2019on peut avancer, c\u2019est qu\u2019en-viron 35 milliards d\u2019unités ont été produites en un peu plus d\u2019un siècle.11 reste donc peu de temps pour apprécier le cenL même s\u2019il conservera sa valeur indéfiniment.En revanche, on se rassérénera en songeant qu\u2019on pourra continuer à trouver qu\u2019une chose ne vaut pas cinq cennes, à virer sur un dix cennes et à changer quatre trente sous pour une piastre.Rectificatif Une erreur s\u2019est glissée le vendredi 1®® février en page B 9 dans la légende de la photo accompagnant le texte sur Israël.La photo montrait la statue d\u2019un soldat israélien (et non un véritable militaire) sur le terrain d\u2019un poste de l\u2019armée israélienne du mont Bental, sur le plateau du Golan.SUPER BOWL SUITE DE LA PAGE 1 prendre les devants, voilà un peu qui vient chercher son amateur.Jacoby Jones, des Ravens, venait tout juste d\u2019amorcer la deuxième demie en retournant le botté de reprise sur 108 verges, le plus long à égalité de l\u2019histoire de la NEL, un exploit qui venait donner un sérieux coussin de 28-6 aux siens, lorsqu\u2019une partie du Superdome a été plongée dans la pénombre, causant une interruption du match de 35 minutes.Cet arrêt des procédures a semblé mettre la table à une résurgence totale des 49ers, jusque-là dominés, qui ont mis toute la gomme et sont venus bien près de toucher au but.Leur dernière poussée, avec un peu moins deux minutes à faire en temps réglementaire, s\u2019est terminée par une passe incomplète sur un quatrième essai à la ligne de 5 de leurs rivaux, qui ont par la suite concédé un touché de sûreté afin d\u2019égrener le temps.Les Ravens mettent ainsi la main sur leur deuxième trophée Vince Lombardi en autant de participations au Super Bowl.Les Niners, eux.ont connu la défaite pour la première fois après cinq victoires en match ultime.Le quart-arrière de Baltimore, Joe Elacco, a reçu le titre de joueur par excellence de la joute, lui qui a complété 22 des 33 passes qu\u2019il a tentées pour 287 verges de gains, trois touchés et aucune interception.Et dans l\u2019ensemble, que d\u2019émotions! En début de match, les Ravens n\u2019ont pas tardé à imposer leur rjThme.Après avoir résisté d\u2019entrée à l\u2019attaque des 49ers, ils ont orchestré une poussée initiale de 51 verges en six jeux qui a culminé lorsque Elacco a repéré Anquan Boldin qui s\u2019était faufilé derrière deux rivaux dans la zone payante.Passe parfaite de 13 verges par-dessus la défense, et c\u2019était déjà 7-0 Baltimore.Sur la séquence suivante, San Erancisco a monté le terrain avec une belle prestance, mais tout s\u2019est brutalement arrêté lorsque, avec un troisième jeu et les buts à la ligne de 7, Colin Kaepernick a été victime d\u2019un sac.Les Niners ont dès lors dû se contenter d\u2019un placement de 36 verges de David Akers, qui ramenait l\u2019écart à quatre points.Én guise d\u2019amorce du deuxième quart, les rouge et or se donnaient des allures de rouleau compresseur offensif quand encore une fois le glas a sonné sans avertissement: échappé de La-Michael James plaqué par deux Ravens.Premier revirement de la joute.Et coûteux il fut.La série subséquente devait voir Baltimore franchir 76 verges et Elacco trouvait l\u2019ailier rapproché Dennis Pitta plutôt seul dans les buts pour le majeur sur une verge.Une 10® passe de touché pour le quart des Ravens contre aucune interception en éliminatoires 2013.Puis, dès le premier jeu à la reprise, Ed Reed s\u2019emparait d\u2019un tir mal dirigé de Kaepernick.11 s\u2019agissait de la première fois en six Super Bowls qu\u2019un quart des 49ers se faisait intercepter.Mais cette fois, les Ravens seraient incapables de capitaliser : une course du botteur Justin Tucker sur un jeu truqué, feinte de placement, allait laisser ce dernier à la ligne de 6 adverse, une verge en deçà d\u2019un premier essai.De la matière à faits saillants.11 restait à Baltimore à lancer un dernier feu d\u2019artifice en première demie avec Elacco qui rejoignait Jacoby Jones pour un catch spectaculaire sur 56 verges, avant que les 49ers ne répliquent avec un placement de 26 verges d\u2019Akers.C\u2019était 21-6 Ravens à la mi-temps, pendant laquelle Beyoncé se proposait cette fois de chanter pour vrai.Ce fut proprement fabuleux.Comme n\u2019allait pas tarder à l\u2019être la rentrée des Ravens au troisième quarfi avec cette envolée du même Jacoby Jones évoquée plus haut.Le proverbial clou dans la non moins proverbiale bière?Qn en était quand même à 28-6.Quelques minutes plus tard, une autre première : la panne.Qn pouvait légitimement se demander s\u2019il était possible de parier sur une telle occurrence à Vegas.et si la longue pause allait provoquer un changement de tempo.La réponse?Mettons que oui.Dans l\u2019immédiafi Kaepernick faisait équipe avec Michael Crabtree sur 31 verges pour porter la marque à 28-13.Pas longtemps après, Erank Gore marquait sur une course de 6 verges.Puis un échappé de Ray Rice, qui menait à un autre placement d\u2019Akers.17 points en 4 minutes et des poussières.La remontée était solidement amorcée.Les Ravens devaient cependant reprendre un peu de mordant et amorcer le quatrième quart avec un placement de Tucker.Kaepernick s\u2019est ensuite chargé de marquer un touché dont la transformation de deux points, qui aurait créé l\u2019égalité, a été ratée.Tucker devait ajouter une réussite de trois points.Et Baltimore allait tant bien que mal tenir le fort jusqu\u2019à la toute fin.Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone Par courriel Par télécopieur 514 985-3344 avisdev@ledevoir.com 514 985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514 985-3322 Par télécopieur\t514 985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019impnmene du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de pubhcation \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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